Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
ACTU-Scotstown

125e anniversaire de fondation de Scotstown

Tout au long de la présente année, la population de Scotstown célèbre son 125e anniversaire de fondation. Le 24 juin prochain, date correspondant à la journée de fondation, se déroulera des activités dans le cadre de la Fête nationale, mais également en marge des festivités marquant la venue au monde de la municipalité.

Les festivités se mettront en branle en début d’après-midi dès 13 h avec un défilé de chars allégoriques, concocté par des commerçants, des organismes du milieu et même d’autres municipalités, souhaite-t-on. Suivront le mot de bienvenue et l’hommage au drapeau. En après-midi, les enfants auront de quoi s’amuser au parc Walter-MacKenzie avec divers jeux. Le comité de l’école Saint-Paul prévoit faire un BBQ pour le souper. S’enchaîneront le karaoké avec feux d’artifice, feu de joie et musique québécoise.

Les festivités se s’ont amorcées dès le début de la présente année. Le mot d’ordre est de faire une activité à connotation du 125e à travers les activités régulières. La fête des neiges, le bingo-cabaret, la fête des bénévoles, la fête des Mères et Pères célébrées simultanément et autres. D’autres interventions comme la plantation d’arbres, la décoration des résidences et le concours du bébé de l’année s’inscrivent dans le cadre des festivités.

Dans cette foulée, la traditionnelle rencontre des Écossais, le Ceilidh, se déroulera au parc Walter- MacKenzie, du 3 au 6 août prochains. Pour l’occasion, il y aura présentation spéciale le jeudi 3 août d’un artiste descendant de Donald Morrison, soit Callum Martin. Une exposition de photos et projection de vidéo marqueront également cette fin de semaine d’activités marquant le passage des Écossais. Une belle occasion de retrouvailles.

D’autres activités suivront au cours des prochains mois que ce soit à travers la fête de la famille, la fête des récoltes, le 1er salon des artisans, l’Halloween, le jour du Souvenir, le Noël des enfants ainsi que le grand réveillon communautaire à la fin de la présente année. Toutefois, cette dernière activité reste à confirmer. La mairesse de Scotstown, Chantal Ouellet, est d’avis que les festivités représentent une belle occasion pour les citoyens de démontrer leur fierté, leur sentiment d’appartenance.

Histoire

Scotstown a connu ses heures de gloire à la fin du XIX et début XX siècle. La construction d’un barrage hydro-électrique, la décision de la Glasgow Canadian Land and Trust Company d’y installer son entreprise a permis d’y développer le hameau vers 1872 qui est devenu officiellement Ville de Scotstown en 1892. L’appellation provient du nom de John Scot, premier gérant de la compagnie. Le passage du chemin de fer a également contribué au développement de la municipalité. En 1948, la ville comptait quatre églises, un couvent, un high school, trois écoles de rang, un Hôtel de Ville qui abritait la Kayser (industrie de couture qui employait 30 personnes) et l’armée de réserve, une étude de notaire, un médecin, un cinéma, 15 entreprises commerciales, trois industrielles, un hôtel, une banque et un bureau de poste. Entre 1950-59, s’ajoutent des garages, deux salons de beauté, trois restaurants, un commerçant d’équipements de sport, un autre d’appareils ménagers, une salle de billard, un marchand de grains et dépositaire d’huile et des magasins de vêtements. Scotstown est la place où on trouve de tout durant ces années prospères. La population totalise 2 000 personnes en 1958. La fermeture de la principale industrie en 1958 marque la fin de cette belle époque.

Les fermetures se sont succédé depuis, mais les vrais pionniers ou les descendants sont toujours présents, dit-on. Malgré les coups durs, Scotstown démontre une volonté indéniable à survivre. D’autres fleurons se sont développés au fil des années que ce soit Léo Désilets maître herboriste, la Charcuterie Scotstown et autres. Le volet nature, touristique s’avère prometteur. Le développement du concept Coeur Villageois contribue également à donner un souffle nouveau au sein de la petite communauté. La volonté du milieu à célébrer le 125e démontre une confiance évidente dans l’avenir.

ACTU-Galerie

Galerie d’art Cookshire-Eaton

La saison 2017 de la Galerie d’art Cookshire-Eaton, située à l’intérieur de la Maison de la Culture John-Henry-Pope, met en vedette l’art visuel avec les artistes Sylvie Pinsonneault, Chantal Bonneville et Robert Péloquin. À cela s’ajoute un volet musical qui se déroulera gratuitement en plein air si la température le permet, sinon à l’intérieur.

C’est devant plusieurs invités que le commissaire délégué aux œuvres et artiste, Luc Pallegoix, et Myriam Genest-Denis, responsable de la programmation musicale, ont présenté le menu artistique de la prochaine saison estivale. Tout au long de l’été, et ce dès le début juin, les visiteurs pourront admirer gratuitement les œuvres des artistes le samedi et dimanche de 10 h à 16 h. La galerie d’art sera ouverte sept jours semaine à partir du 24 juin prochain.

Artistes

Sylvie Pinsonneault en étonnera plus d’un avec son approche qui fait rejaillir les émotions telles que l’abandon et l’oubli. Avec Traces, l’artiste a effectué la tournée des cimetières du Haut-Saint-François qu’elle présente sous un nouveau jour et avec un œil des plus révélateurs. « J’ai trouvé des perles de cimetières », d’exprimer l’artiste de Montréal. Mme Pinsonneault a déjà une connaissance du territoire pour avoir effectué plusieurs passages à l’Atelier Auckland. L’artiste s’est récemment démarquée sur la scène internationale puisqu’une de ses photographies se retrouve parmi les 50 meilleures au monde. Cette reconnaissance lui a été attribuée dans le cadre du prix Sony 2017 catégorie nature. Une seconde photo s’est ajoutée pour illustrer les 150 ans du Canada.

Chantal Bonneville

Cette Sherbrookoise, une habituée de l’Atelier Auckland, Mme Bonneville est heureuse de présenter ses œuvres à la galerie d’art. « Luc m’a approchée et je suis enchantée d’être ici. J’ai découvert des gens intéressés à la culture, passionnés et dévoués. » L’artiste multidisciplinaire qui présente plus d’une vingtaine d’œuvres utilise la photographie comme moyen d’expression. On peut lire dans une note biographique que ses expérimentations sur transfert polaroid ainsi que ses travaux effectués à l’aide de techniques anciennes d’impression en photographie telles que la gomme bichromatée et le cyanotype lui ont permis de se forger une identité visuelle qui évoque un univers poétique personnel, cohérent et unique.

Robert Péloquin

Cet artiste de chez nous à Cookshire-Eaton n’a plus besoin de présentation. On retrouve juste devant la galerie d’art deux de ses œuvres. La plus récente intitulée Stretching Time illustrant le temps, faisant référence au rythme trépidant de la vie d’aujourd’hui, mais à la fois l’attachement au milieu rural et sa quiétude. À quelques pas se trouve une autre œuvre L’arbre de la vie. Sur place, on peut y lire un poème expliquant le sens de la pièce. Mentionnons que les sculptures sont un prêt public de l’artothèque Genest-Denis.

Pique-nique

Le volet musical occupera une place au cours de l’été. Trois représentations se dérouleront le 30 juillet avec un trio de cuivres Boréas mettant en vedette Robin Doyon, trompette, Christian Beaucher, cor, et Martin Ringuette, trombone. Les mélomanes auront droit à un autre spectacle le 27 août avec un duo flûte et basson mettant à l’avant-plan Myriam Genest-Denis, flûte traversière, et Karine Breton, basson. La dernière représentation se déroulera le 17 septembre avec un duo violoncelle et piano. Les artistes Anne-Marie Leblanc, violoncelle, et Marie-Michelle Raby au piano en éblouiront plus d’un. Les concerts pique-nique IGA Cookshire sont offerts gratuitement. Si la température est clémente, les prestations se dérouleront en plein air à compter de 11 h 30. En cas de pluie, le tout se déroulera à l’intérieur de la galerie d’art. Mme Genest-Denis invite les familles à se présenter sur place, accompagnées de leurs enfants. « Les concerts durent 45 minutes. Les gens doivent apporter leur chaise. » Pour la responsable de la programmation musicale, il s’agit d’une autre manière d’initier les gens à la musique classique et de les amener à découvrir la Maison de la Culture.

Triangle culturel

Les amateurs d’art, de culture, de poésie, de littérature seront servis à souhait au cours de l’été. Les intervenants artistiques ont façonné un triangle culturel formé de la Galerie d’art Cookshire-Eaton, le Salon le Buvard à Gould et l’Atelier Auckland à Saint-Isidore-de-Clifton. À cet endroit se dérouleront tous les vendredis à compter du 9 juin prochain les apéros 5 à 7.

ACTU-Fosse

Plainte de non-respect de fosses septiques à St-Isidore-de-Clifton

Normand Drouin, domicilié sur le chemin de la Nation à Saint-Isidore-de-Clifton, réclame depuis plusieurs mois pour ne pas dire années, de la municipalité, qu’elle applique la réglementation concernant les fosses septiques. Ce résidant mentionne que des voisins déverseraient leurs eaux usées dans les ruisseaux et rien n’est fait alors que lui se conforme aux règles établies.

Drouin se sent lésé en regard des autres. « Moi, je suis pénalisé. Je paie plus cher parce que je suis conforme. Ça donne une plus-value à ma propriété, parce que je respecte les lois. Les autres, qui sont non conformes, ne sont pas évalués aussi cher et paient moins de taxes. J’ai demandé à la municipalité d’envoyer une lettre aux citoyens leur demandant de se conformer le 2 février 2016. J’ai fait plusieurs sorties, mais ça ne grouille pas. J’ai fait une demande à la MRC pour avoir la liste des citoyens qui ne sont pas conformes. J’ai demandé à l’environnement d’obliger des personnes à se conformer. L’environnement a contacté la municipalité par téléphone. » M. Drouin mentionne avoir adressé une plainte au ministère de l’Environnement concernant trois voisins. « Un seul s’est conformé. On fait quoi avec les deux autres », de questionner M. Drouin.

Le maire de Saint-Isidore-de-Clifton, Yann Vallières, dit comprendre le sentiment de M. Drouin, mais assure que la municipalité intervient dans le dossier. « On a envoyé des lettres à ceux qui ne sont pas conformes » tout en assurant que le suivi serait fait. « Les gens doivent se conformer à la réglementation », d’insister M. Vallières. D’ailleurs, la municipalité travaille présentement sur une réglementation pour forcer les contribuables récalcitrants à se conformer. Le maire est clair « tous les citoyens non conformes devront se conformer. On va commencer par ceux qu’on connaît. Après, on va faire tous les rangs et résidences. »

Programme d’aide

  1. Vallières mentionne que la municipalité est consciente des coûts qu’engendre une telle mesure pour les citoyens. C’est pourquoi, explique-t-il, que les élus sont à concocter un programme d’aide financière qui pourrait alléger le fardeau monétaire. « On prépare une façon qu’on pourrait financer sur 10 ans. Ça pourrait être la municipalité qui prêterait aux résidents. » Pour ceux qui se conformeraient rapidement, il pourrait même y avoir une forme de ristourne, d’ajouter le maire tout en précisant que le programme est toujours à l’étude. Dans le souci de réduire les coûts, le maire mentionne que les employés municipaux pourraient effectuer des travaux avec l’excavatrice. « On veut aider le plus possible », insiste le maire.
  2. Vallières assure que la démarche est sérieuse. Les citoyens auront l’opportunité de s’inscrire au programme d’aide qui se fera en deux vagues; d’abord vers la fin de septembre ou octobre prochain et l’autre le 31 décembre « pour ceux qui n’auraient pas embarqué », d’exprimer le maire. M. Vallières mentionne que la démarche vise tous les résidences et chalets. Les travaux devront s’amorcer au printemps 2018, précise le maire. Ce dernier mentionne que tous les citoyens devront se conformer à la nouvelle réglementation sous peine de pénalités et amendes sévères. « Il y aura des amendes salées pour ceux qui ne seront pas conformes », d’assurer M. Vallières.

Pour sa part, M. Drouin s’interroge sur l’efficacité de la nouvelle mesure envisagée. « C’est la même chose qu’en 2009 et ça n’a pas fonctionné. » M. Vallières prétend que la démarche est différente. Dans l’ancienne formule, la municipalité procédait par appel d’offres et devait faire un devis. « Les contracteurs chargeaient le double et le triple. On a essayé de faire une zone cible, mais le coût était trop élevé. On est retourné au système individuel avec une forme de financement supportée par la municipalité » d’expliquer le maire.

ACTU-École

Agrandissement de l’école de la Source-Vive à Ascot Corner

La volonté du député de Mégantic, Ghislain Bolduc, d’intervenir auprès du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MÉES) pour obtenir l’agrandissement de l’école primaire de la Source-Vive à Ascot Corner fait en sorte que la Commission scolaire de la région de Sherbrooke (CSRS) adressera une demande au ministère en ce sens.

Le président de la CSRS rappelle que les commissions scolaires sont tenues de respecter les règles du ministère en matière d’agrandissement. Toutefois, « l’intérêt du député à aller voir plus loin fait en sorte qu’on va déposer la demande. Le député a un effet de levier pour aller plus loin dans le dossier », de préciser M. Normand.

La Source-Vive, unique école sur le territoire d’Ascot Corner, est pratiquement au maximum de sa capacité. On compte près de 300 élèves et ce nombre pourrait augmenter pour la rentrée de septembre prochain. Les prévisions du ministère annoncent une augmentation d’une cinquantaine d’élèves sur un horizon de cinq ans. Ce nombre pourrait augmenter d’une quarantaine si le développement urbain annoncé se concrétise. Dans l’hypothèse d’un agrandissement, M. Normand croit que cela pourrait se traduire par une, deux ou quatre classes additionnelles.

Rappelons qu’en fonction des règles établies par le ministère, la CSRS prévoyait déplacer des élèves dans d’autres écoles ayant des espaces libres dans le secteur, soit à l’école des Avenues, dans l’est de Sherbrooke ou à Notre-Dame-des-Champs à Stoke. Cette possibilité a soulevé l’ire de la municipalité qui réclame depuis un agrandissement de l’école actuelle.

Député

Le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, semble déterminé à pousser le dossier. Le fait de se confronter à une grosse machine qu’est le ministère et de modifier les règles établies ne semble pas l’intimider. « On va faire le possible et l’impossible. Je n’en suis pas à ma première difficulté. » Le député met en exemple la tragédie de Mégantic où il a fallu trouver de nouvelles façons de faire. M. Bolduc est d’avis qu’il faut défendre les institutions en ruralité sinon « on ne leur permettra pas de se développer. » Ce dernier croit que dans certaines situations, la réglementation doit être revue. « Ce que j’essaie de dire, c’est que dans la gestion, il faut ouvrir les yeux et c’est possible d’ajuster les règles. » M. Bolduc mentionne avoir déjà effectué des approches auprès du ministère « l’écoute est là. La question est: comment on s’y prend ? »

Mairesse

La mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, manifeste une grande confiance envers le député Bolduc. « Il comprend bien les problématiques de la ruralité », précise-t-elle. Quant à la décision de la CSRS de déposer une demande d’agrandissement, Mme Bresse s’en réjouit. « C’est sûr qu’on est content, mais ça aurait pu être fait il y a six mois », laisse-t-elle tomber. « En octobre, on nous donnait jusqu’en juin pour trouver une solution. On leur disait: faites une demande; nous, on va pousser le politique. M. Bolduc était avec nous dès le départ », d’exprimer Mme Bresse. Toutefois, elle semble confiante que le député réussira à changer la donne dans ce dossier.

ACTU-Défi

Défi OSEntreprendre du Haut-Saint-François

Deux nouvelles entreprises Ébénisterie Wood You d’East Angus et De Cuisine en Cuisine de Dudswell ont obtenu le prix local du 19e Défi OSEntreprendre. Représentant le Haut-Saint-François, Mathieu Drouin et Véronique Carbonneau ont eu l’opportunité de présenter leur entreprise devant un jury régional dans le cadre de la finale estrienne.

Malheureusement, nos représentants n’ont pas été retenus pour la finale, mais l’expérience s’est révélée fort enrichissante. Audrey Beloin, responsable du Défi OSEntreprendre volet entreprise pour la MRC du Haut-Saint-François, s’est dite impressionnée de la qualité des dossiers qui lui ont été présentés. Pour Mme Beloin, le Défi OSEntreprendre procure une opportunité pour les nouveaux entrepreneurs qui obtiennent une belle visibilité en plus d’acquérir des aptitudes en présentant leur projet devant un jury.

Au niveau local, nos deux lauréats ont été récompensés pour la qualité de leur projet, leur sens de l’innovation et leur créativité. Dans la catégorie Exploitation, transformation et production, c’est Mathieu Drouin de l’entreprise Ébénisterie Wood You qui a obtenu la faveur du jury. Le jeune entrepreneur confectionne des planches à découper et des meubles en bois sur mesure qui présentent un aspect naturel.

Dans la catégorie Bioalimentaire, Véronique Carbonneau de l’entreprise De Cuisine en Cuisine, s’est démarquée auprès du jury. Après plusieurs années passées à Las Végas et San Francisco aux États-Unis, la jeune femme de Dudswell fait un retour aux sources. Riche en expérience et de savoir-faire, la chef culinaire passionnée des produits locaux n’hésite pas à les mettre en valeur. Son entreprise offre différents services dont celui de chef à domicile et de consultante pour des projets en agroalimentaire.

Le Défi OSEntreprendre est devenu une façon de propulser la relève entrepreneuriale. Chez nous, la SADC est l’organisme responsable pour la MRC du Haut-Saint-François. Elle compte également sur de précieux collaborateurs et partenaires. Le Défi OSEntreprendre comprend trois échelons; local, régional et national. Il vise à faire rayonner les initiatives entrepreneuriales pour inspirer le désir d’entreprendre et contribuer à bâtir un Québec innovant, engagé et prospère.

ACTU-CLD

CLD du Haut-Saint-François

De l’avis du président du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François et préfet de la MRC, Robert Roy, l’année 2016 en a été une de consolidation pour l’organisme qui est en voie de prendre sa vitesse de croisière avec l’embauche de deux nouvelles ressources. Sur le plan de l’aide aux entreprises, l’équipe en place a permis la réalisation de 25 projets pour la création et la sauvegarde de 140 emplois pour un investissement global de 5,9 millions $. L’organisme a également apporté une aide technique dans 80 dossiers.

Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD, qualifie cette performance de « bonne année par rapport à la petite équipe. » Ce dernier fait référence au chemin parcouru depuis les coupes budgétaires effectuées par le gouvernement du Québec en 2014 et qui avait eu pour conséquence de réduire l’équipe de 11 à 4 personnes. En consultant les dernières statistiques, M. Ricard mentionne « c’est positif. D’une année à l’autre, on réussit à lever entre 10 et 15 nouvelles entreprises. C’est bon considérant notre territoire. En plus, le fait de travailler avec le secteur agricole et la forêt ça aide. » M. Ricard a ventilé les réalisations de l’organisme sur le plan aide aux entreprises à travers les différents programmes et fonds disponibles lors de la récente assemblée générale annuelle, qui se déroulait à Scotstown.

  1. Roy mentionne que la « tempête » des coupes gouvernementales est passée et réitère la confiance du monde municipal envers l’organisme de développement. « Le financement du Fonds de développement des territoires (FDT) que la MRC a transféré au CLD a été maintenu et les municipalités se sont même engagées à hausser sur trois ans leur contribution financière au développement économique. Le développement économique est une activité prioritaire pour la MRC. Tous les projets que nous initions ou accompagnons n’ont qu’un objectif: contribuer à améliorer les conditions de vie de nos concitoyens. Les entreprises sont au cœur de notre développement; ce sont elles qui créent des emplois directement et indirectement par leurs achats ou sous-traitances. Plusieurs d’entre elles participent grandement à la vie communautaire par des commandites ou par d’autres formes de collaborations », d’exprimer M. Roy.

Poumons

Le CLD apporte de l’aide aux entreprises sous différentes formes, mais joue un rôle au développement global par le biais de son plan d’action local et l’emploi (PALÉE) « qui est axé principalement sur nos poumons » de développement. Il s’agit d’atouts majeurs qui sont propres à notre territoire. L’aéroport de Sherbrooke, Valoris, le Chemin des Cantons et le massif du mont Mégantic sont quatre exemples de moteurs qui ont le potentiel de créer de la richesse et des retombées dans toute la MRC », d’exprimer M. Roy.

Le directeur général du CLD, Dominic Provost, a effectué un bref survol de l’état de situation des divers poumons mentionnés. Pour celui du massif du mont Mégantic, il a souligné la réalisation de la dernière phase du parc du marécage des Scots et l’inauguration de la piste cyclable à partir de Scotstown. Il rappelle que les intervenants sont dans l’attente de l’obtention du statut de parc régional. M. Provost a tenu les quelque 35 personnes présentes en haleine en se référant au poumon Chemin des cantons précisant que le circuit Panorama des Cantons (SHED) allait se mettre en branle dès l’été prochain avec le développement de la première phase avec une première structure à Hampden. Le tout comprenant six structures (trois régulières et trois légères) devrait être complété pour le printemps 2018. Le directeur du CLD mentionne l’évolution des projets Coeur Villageois à Cookshire-Eaton et Scotstown qui devraient s’avérer un atout pour le milieu sur le plan touristique. La mise en place du Plan de développement de la zone agricole (PDZA) comprenant également le secteur forêt et la gestion du Programme d’aide au développement des forêts (PADF) devrait s’annoncer fort intéressante, de soutenir M. Provost. Parmi les autres projets, celui d’aménagement d’une piste cyclable multifonctionnelle a fait l’objet de discussions quant à son potentiel. Avouant l’intérêt pour la démarche, le préfet croit qu’elle pourrait être réalisable et susciter des retombées intéressantes pour la MRC. La participation du CLD à la démarche globale intégrée s’inscrit dans la volonté d’améliorer la qualité de vie sur le territoire. Le préfet croit que l’année en cours « s’annonce prometteuse et plusieurs projets vont connaître un dénouement cette année. L’entreprise Les Armoires de cuisine NAC s’est établie à Cookshire-Eaton en janvier dernier avec une cinquantaine d’emplois; la construction de la microbrasserie Onze comtés débutera bientôt et les Pétroles Chouinard s’installeront cet été à Ascot Corner. Les investissements annoncés à l’aéroport de Sherbrooke sont de bonnes nouvelles pour l’ensemble de l’Estrie. » M. Roy mentionne que le gouvernement provincial met 2 M$ cette année à la disposition du Fonds d’aide au rayonnement des régions (FARR) et l’augmentera jusqu’à 6 M$ dans quatre ans. « Soyez assuré que le préfet avec l’équipe va travailler fort pour aller chercher les sommes nécessaires. »

Témoignages

Comme c’est devenu une tradition, l’organisme a profité de l’occasion pour présenter deux jeunes entrepreneurs. Véronique Carbonneau de Dudswell, propriétaire de l’entreprise De Cuisine en Cuisine, a fait un survol rapide de son expérience professionnelle côté culinaire en passant par Las Vegas, San Francisco avant de revenir chez elle. Mme Carbonneau offre des ateliers en cuisine ainsi que le concept d’un chef à la maison pour toutes occasions. La chef offre également un service de consultation et de recherche en développement auprès des producteurs et transformateurs. Elle souhaite contribuer au développement des produits régionaux.

Pierre-Jean Désilets, de Charcuterie Scotstown, est un bel exemple en relève d’entreprise. Copropriétaire avec ses parents, Jean et Mariette, le sympathique jeune homme bouscule positivement l’ordre établi depuis son arrivée. Agrandissements, développement d’un centre d’affinage, achat d’équipements et élaboration de nouveaux marchés sans oublier l’ajout de personnel font de cette petite entreprise un bel exemple de réussite en milieu rural.

ACTU-Barils

Des barils potagers à East Angus

À la demande de la municipalité d’East Angus, les étudiants de l’option art de 4e secondaire à la Cité-école Louis-Saint-Laurent ont illustré de façon artistique les quatre barils potagers qui seront disposés aux endroits stratégiques, dès juin prochain.

L’idée soumise aux autorités municipales par Stéphane Vachon et sa conjointe Michelle Roy consiste à cultiver des légumes, tomates, fines herbes et autres à l’intérieur de barils et de les rendre accessibles gratuitement à la population d’East Angus. Pour que le tout soit attrayant, les intervenants municipaux se sont adressés aux étudiants de la classe de l’enseignante d’arts plastiques, Johanne Marchand. Pendant deux mois et demi, les élèves ont travaillé à développer le concept, préparer des ébauches, choisir la peinture, les couleurs et la façon de l’apposer de façon durable sur les barils.

Les élèves y ont apporté beaucoup d’attention en respectant certaines exigences comme celle de bien représenter la municipalité. Les participants étaient invités à illustrer comment ils voyaient East Angus. Un jury formé de Jean Dion, inspecteur en bâtiment et en environnement, Vincent Héraud, directeur des loisirs, et de la mairesse, Lyne Boulanger, a sélectionné les dessins se retrouvant sur les barils.

Les neuf étudiants participant au projet se sont dits emballés par l’initiative originale. « Le plus dur était de trouver une idée de départ. La texture des barils et le fait qu’ils soient ronds ont causé des maux de tête aux élèves qui ont trouvé des solutions. » D’ailleurs, c’est avec une fierté évidente qu’ils ont présenté le fruit de leur travail aux membres du jury qui sont venus cueillir les barils. « On voulait voir ce que représente East Angus pour ces élèves et on se demandait jusqu’où irait leur imagination », d’exprimer avec satisfaction Mme Boulanger.

Le couple Vachon-Roy sèmera à l’intérieur des barils potagers des concombres, tomates et autres légumes selon la saison. Les gens pourront se servir librement tout au long de l’été. « Je souhaite que les gens vont en prendre soin (barils) et qu’ils seront fiers de ce qui est offert », d’exprimer Mme Boulanger. Mentionnons que les barils seront disposés à la Vieille gare du papier, à proximité de la Banque CIBC ainsi qu’au Centre culturel. Le quatrième endroit reste à déterminer. Un projet semblable se déroulait l’année dernière à Trois-Rivières, ce qui a inspiré notre jeune couple d’East Angus.

Afeas East Angus

L’Afeas de East Angus cesse ses activités

Faute de relève, l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) East Angus met un terme à ses activités. Cette fin survient un an après avoir célébré le 50e anniversaire de l’organisme.

C’est par vote secret lors de la récente assemblée générale annuelle à laquelle participaient 15 de ses 16 membres que la décision a été prise. Évidemment déçue, la présidente Carole Blais laisse tomber, « ça m’a fait un coup au cœur quand j’ai entendu le résultat, mais je m’en attendais. Six de nos membres ont plus de 80 ans, d’autres doivent s’occuper de leur mari malade. Les femmes vont aux activités de l’Âge d’Or, les goûts et besoins ont changé. Je suis déçue que la relève ne se soit pas impliquée. Personne n’est venu voir ce que ça pouvait leur apporter. Dans 10 ou 15 ans, ils vont avoir des besoins. »

Mme Blais mentionne qu’aucune autre activité n’est prévue sauf une rencontre d’adieu en septembre prochain. Mentionnons que l’Afeas East Angus a vu le jour en septembre 1966. Les membres ont célébré le 50e anniversaire l’an dernier. Mme Blais remercie toutes les membres qui se sont impliquées au cours des années ainsi que la municipalité de East Angus pour avoir ajouté le 50 ans sur l’affiche de l’Afeas.

UNE-Musique

Musique aux Sommets à Chartierville

Fort du succès obtenu l’année dernière, le comité organisateur de Musique aux Sommets à Chartierville innove déjà à sa deuxième édition, qui se déroulera du 18 au 20 août prochains, en proposant des nouveautés et une programmation variée avec de gros noms artistiques.

L’Orchestre symphonique de Sherbrooke (OSS) rendra hommage à la musique des Beatles, le samedi soir, avec la participation des chanteurs Sylvain Cossette et Rick Hughes. La veille, c’est l’interprète Kim Richardson accompagné de musiciens de l’OSS qui présenteront une soirée jazz. Le dimanche, c’est Marie Onile, participante à La Voix, qui offrira un spectacle en après-midi. Contrairement à l’an passé, les organisateurs ont concocté trois spectacles différents. « On souhaitait faire des spectacles différents. On est content d’avoir Marie Onile de Lac-Mégantic pour le dimanche, c’est quelqu’un de la région », d’exprimer Jean Bellehumeur, responsable des communications.

Outre le volet spectacle, les organisateurs ont travaillé sur d’autres nouveautés comme le spectacle dansant, le samedi après-midi, suivi du souper méchoui et des jeux forains. On a également bonifié d’autres activités comme la parade dont M. Bellehumeur insiste pour dire qu’elle sera plus grosse avec des surprises. Encore cette année, les municipalités du Haut-Saint-François et des environs devraient présenter un char allégorique. En outre, ces dernières auront des kiosques aux abords de la rue principale pour présenter la beauté de leur territoire respectif. Un concours prendra forme pour inciter les participants à visiter les kiosques. « On veut que ce soit un événement régional, pas juste de quoi qui se passe à Chartierville », d’exprimer M. Bellehumeur. Le village allemand qui contenait neuf kiosques l’année dernière passera à une vingtaine avec autant d’artisans qui présenteront leur savoir-faire et des produits du terroir. La visite de la Route des Sommets, de la Côte magnétique, de la mine d’or, la découverte des sentiers équestres et autres figurent toujours au programme.

Musique aux Sommets a attiré quelque 2 500 personnes à sa première édition. Les organisateurs souhaitent doubler ce chiffre pour la seconde année. L’événement a soulevé la passion des résidants l’an dernier alors que plus d’une centaine de personnes se sont impliquées bénévolement représentant plus du tiers de la communauté. Le maire, Denis Dion, a laissé entendre, lors d’une entrevue précédente avec le journal, « nous, on a décidé d’investir dans le tourisme. C’est le tourisme qui fait vivre les petits villages. Le village a été en vie comme j’ai jamais vu. »

Pour les personnes désireuses de s’y installer pour quelques jours, cela ne semble pas poser problème puisque des chambres, des résidences, chalets champêtres et camping sont disponibles. Pour obtenir de plus amples informations et savoir le coût des billets ou pour le passeport, il suffit de visiter le site chartierville.ca.

UNE-Johnville

Salle communautaire et développement domiciliaire à Johnville

Plus de 70 personnes dont la très forte majorité des citoyens de Johnville ont envahi la salle du conseil de Cookshire-Eaton, lors de la dernière séance régulière, pour appuyer les élus dans leur projet de construction d’une salle communautaire et de développement domiciliaire dans ce secteur.

« Les citoyens demandent de mettre tout votre poids politique pour travailler au développement de Johnville. Nous sommes venus vous appuyer et dire d’accélérer », d’exprimer Jean Tremblay aux élus. Le maire, Noël Landry, mentionne que la municipalité avait obtenu un délai de 30 jours conduisant jusqu’à la fin du mois pour l’obtention d’une autorisation nécessaire permettant le début des travaux tout en conservant le plus bas soumissionnaire. Visiblement satisfait de l’appui des électeurs de son secteur, le conseiller Yvan Tremblay laisse tomber: « ça nous donne de l’air pas mal. » M. Landry laisse entendre que les travaux devraient se mettre en branle dès juin prochain. Rappelons que le projet évalué à 1,14 M$ devrait nécessiter un investissement approximatif de 350 000 $ pour la municipalité, le reste ferait l’objet d’une subvention du gouvernement du Québec.

Malgré le soutien massif de résidents du secteur concerné, quelques citoyens ont fait entendre leur dissidence. Certains ont fait part de leur crainte que la nouvelle salle ne fasse pas ses frais et se traduise par une augmentation de leur compte de taxes. M. Tremblay soutient que la salle devrait nécessiter moins de frais d’entretien du fait qu’elle soit neuve. Le maire Landry ajoute « une salle de ce genre fait ses frais. Elle ne fait pas de gains. »

Simultanément avec la construction de la nouvelle salle communautaire, desservie par une fosse scellée, se dessine un plan de développement domiciliaire en deux phases pouvant accueillir une cinquantaine de résidences. D’abord, la démolition de l’ancienne salle avec la disparition du terrain de balle et de la patinoire, jointe à l’acquisition de terrains additionnels par la municipalité, aura pour effet de libérer l’espace pour une vingtaine de terrains permettant d’accueillir de nouvelles familles. Déjà, un puits a été creusé et permet de répondre à la demande. D’autre part, le secteur communément appelé le «banc Maheux» devrait selon le maire Landry permettre l’aménagement de 25 à 30 terrains. Le développement domiciliaire de ce secteur suscite un intérêt. Présente à l’assemblée du conseil, une jeune femme originaire de Johnville et domiciliée à Sherbrooke demandait à qui s’adresser pour acheter un terrain et comment se fera la répartition des lots. « Est-ce que vous allez donner préférence aux gens de la place ? », lance-t-elle. Le maire réplique qu’il est encore trop tôt pour répondre à ces questions.

Traitement des eaux

Tous ces projets de développement domiciliaire sont, pour ainsi dire conditionnels, à l’aménagement d’une station d’épuration des eaux usées. Celle qui est présentement en fonction ne répond plus aux normes environnementales et doit être remplacée. Le conseil municipal travaille à obtenir des subventions pour financer dans une très large part la réalisation du projet. Le conseiller Yvan Tremblay mentionne que les démarches sont avancées. Tant qu’à devoir se conformer, les élus travaillent sur une station d’épuration de bassins aérés qui pourrait évidemment desservir les quelque 60 résidences déjà raccordées, mais capables d’accueillir plus de 85 autres résidences. M. Tremblay mentionne qu’il s’agit d’un projet visant le moyen et long terme. « On ne veut pas recommencer dans dix ans. » Pour l’instant, on ignore le coût total du projet. Selon les chiffres préliminaires, ça pourrait osciller entre 1,4 et 1,9 M$, de prétendre le conseiller Tremblay. Ce dernier mentionne que le conseil est en marche accélérée pour la réalisation. Dans un scénario idéal, le conseiller souhaiterait que les travaux s’amorcent l’automne prochain pour une mise en opération en 2018, permettant ainsi d’aller de l’avant avec le développement domiciliaire. Certains contribuables ont manifesté leurs craintes que le projet se traduise par un alourdissement de leur fardeau fiscal. Le conseiller Tremblay laisse entendre que c’est le grand Cookshire-Eaton qui va en profiter et le développement domiciliaire amènera de nouveaux payeurs.

ACTU-Quartier

Le projet de quartier durable prend son envol

La municipalité de Weedon pourrait être une des premières, sinon la première au Québec, à offrir un quartier vert sur lequel on pourrait retrouver dès cette année des maisons 100 % énergie solaire et certifiées Leed platine ainsi que des résidences écoresponsables. Le quartier en devenir d’une superficie de quelque 90 acres est situé derrière le parc industriel.

Déjà annoncé par le passé, le concept semble vouloir prendre son envol. La présentation du quartier innovateur au Salon ExpoHabitation de Montréal, en février dernier, s’est révélée fort populaire, d’exprimer le maire, Richard Tanguay. « On va chercher une clientèle particulière. Les gens veulent essayer l’expérience solaire. J’ai été surpris, plusieurs personnes de l’extérieur de Montréal, comme Thetford, Victoriaville, Drummondville, Sherbrooke, Stratford voulaient avoir de l’information. Je pense qu’on est dans les premiers à être aussi bien organisés. Notre quartier est vraiment axé sur l’écologie, le solaire. »

L’implication de deux promoteurs soit Énergéco pour les maisons solaires fabriquées en usine et Plan Image pour les résidences écoresponsables, qui seraient fabriquées sur place, notamment avec des produits recyclables et autres, démontre le sérieux de la démarche, souligne M. Tanguay. D’ailleurs, Plan Image devrait monter une maison modèle pour l’été tandis que Énergéco aurait déjà une ou deux propriétés prêtes à s’installer, de laisser entendre Richard Tanguay.

Le quartier contenant 37 lots se divise en deux parties. Une première, consacrée aux résidences 100 % solaires offre approximativement 14 lots. La seconde pourrait accueillir 22 résidences écoresponsables. Les terrains s’y rattachant seront plus grands, soit de deux à trois acres afin de permettre l’autosuffisance. Les propriétaires pourront posséder quelques poules, lapins et petits animaux ainsi qu’un champ, d’expliquer M. Tanguay. Un espace pour des jardins communautaires est prévu ainsi qu’une zone expérimentale agricole. Cet espace limité sera consacré notamment à des projets expérimentaux d’ordre écologique. Un boisé sera également préservé à l’intérieur du parc et une piste cyclable sera éventuellement aménagée donnant accès à divers endroits du village.

Le projet global devrait permettre d’accueillir près de 36 résidences. Les terrains seront offerts gratuitement, mais les propriétaires devront assumer les frais d’infrastructure inhérents, soit approximativement 12 000 $, d’exprimer le maire. Ce dernier précise que le projet s’étalera évidemment sur plusieurs années. « Les travaux se feront graduellement selon la demande. » Ce dernier aimerait bien voir une ou deux résidences s’installer d’ici la fin de la présente année.

  1. Tanguay est d’avis que l’initiative en cours fera tourner les yeux des Québécois vers Weedon. Déjà, mentionne-t-il, les deux promoteurs immobiliers impliqués « ne connaissaient pas Weedon. On souhaitait trouver un moyen de créer un concept immobilier qui sort de l’ordinaire. On voulait se démarquer par des produits spéciaux, se sortir de la masse et ça va attirer du monde », d’exprimer le maire Tanguay.
ACTU-Planification

Lancement de la planification stratégique et d’un budget participatif à Weedon

La Corporation Weedon milieu durable procèdera le 10 juin prochain au lancement de la nouvelle planification stratégique. On profitera de l’occasion pour dévoiler le plan d’action ainsi que les projets retenus. En plus, les intervenants innoveront dans la façon de faire en présentant le concept de budget participatif auquel les citoyens, réunis au Centre communautaire de la rue des Érables, auront à voter pour un ou des petits projets à être réalisés.

Un conférencier sera sur place afin d’expliquer en quoi consiste un budget participatif. En fait, la population sera invitée à voter pour des petits projets qui ne font pas partie intégrante de la planification stratégique. « Ça peut être installer un support à vélo, un banc dans un parc pour observer les étoiles, mettre une lumière à côté du jeu d’eau. Ça peut être une série de petits projets qui ne sont pas mis de l’avant encore », de préciser M. Tanguay. « La municipalité, précise-t-il, a prévu un montant de 10 000 $ dans son budget 2017 pour réaliser ce qu’on appelle un ou des projets citoyens. On veut que les gens soient impliqués dans la prise en charge de leur développement et de leur milieu », de compléter M. Tanguay.

Exceptionnellement pour cette année, explique le maire, les citoyens auront à se prononcer sur des projets qui seront présentés par le comité, mais qui proviennent du milieu lors de rencontres précédentes. Pour l’an prochain, ajoute-t-il, les citoyens auront à soumettre des projets dès l’automne 2017 pour en faire une compilation qui sera présentée à la rencontre prévue de juin 2018.

Planification stratégique

Lors de la rencontre de juin prochain, les citoyens découvriront le plan d’action et les projets à venir. Ce dévoilement est le fruit d’un long processus auquel la population est impliquée depuis quelques années. Une première rencontre d’information s’est tenue en 2015 permettant d’établir un diagnostic et les grandes orientations. Une autre rencontre citoyenne tenue l’année dernière a permis de valider et s’approprier les actions pour mettre en place des moyens.

Le maire insiste « la qualité de vie des résidents est une priorité pour la municipalité de Weedon, le développement durable est le cadre avec lequel nous avons choisi de travailler pour faire croître Weedon vers un avenir prometteur. Les dimensions sociale, environnementale et économique sont au cœur de nos réflexions et nous comptons sur les forces du milieu pour rayonner. Nous souhaitons être un modèle et inspirer d’autres municipalités à innover » de compléter M. Tanguay.

ACTU-Médecin

Demande de médecins à East Angus

La municipalité de East Angus est toujours en attente de solutions pour obtenir des médecins qui pourraient offrir du sans rendez-vous sur son territoire. Sans obtenir de réponses concrètes, les autorités municipales ont appris que le CSSS-IUGS effectuait une restructuration des services offerts sur le territoire du Haut-Saint-François et qu’ils en sauraient davantage en septembre prochain.

Une rencontre, tenue la semaine dernière, à laquelle participaient Carol Fillion, directeur général adjoint aux programmes sociaux et de réadaptation du CSSS-IUGS, Line Cardinal, directrice des services généraux des établissements et la médecin Stéphanie Boilard du GMF du Haut-Saint-François, permet à la mairesse d’East Angus, Lyne Boulanger, d’être optimiste pour l’avenir.

« Je suis satisfaite de la rencontre. J’ai senti une ouverture. On nous a dit qu’ils étaient en restructuration. Je comprends que c’est gros, mais on leur a fait comprendre que c’est à notre tour », d’exprimer Mme Boulanger. Les représentants du CSSS-IUGS ont profité de la rencontre pour souligner la consolidation des services offerts à East Angus comme les soins palliatifs, les soins en centre d’hébergement ainsi que la continuité de l’offre de services aux jeunes à proximité de la polyvalente Louis-Saint-Laurent.

Mme Boulanger mentionne que les parties en présence ont convenu de l’importance d’informer davantage la communauté sur des gestes posés par le CSSS-IUGS. Elle insiste sur l’importance pour les citoyens désireux d’obtenir un médecin de famille de s’inscrire à gamf.gouv.qc.ca. D’ailleurs, la ville diffusera d’ici la fin du mois de juin sur son site Internet et autres, des informations sur ce qui a trait à la santé.

Les représentants du CSSS-IUGS travaillant actuellement sur la réorganisation des services sur l’ensemble du territoire du Haut-Saint-François ont convenu de rencontrer à nouveau les représentants de la ville de East Angus en septembre prochain. D’ici là, Mme Boulanger souhaite que les intervenants aient trouvé une façon « d’avoir des médecins à East Angus », précise-t-elle.

ACTU-Gaétanne

Nouvelle présidente à la Chambre de commerce du HSF

La Chambre de commerce du Haut-Saint-François a une nouvelle présidente, Gaétane Plamondon, de l’entreprise Tardif Diesel, située à Ascot Corner. Cette femme d’affaires inscrit une page d’histoire en étant la première femme présidente de l’organisme régional. Elle succède à Guy Boulanger, qui occupait le poste depuis 2008.

C’est à l’unanimité que les membres du conseil d’administration de la Chambre de commerce ont appuyé Mme Plamondon au poste de présidente. Impliquée dans le milieu depuis plusieurs années, elle connaît bien le territoire, ses réalités et ses besoins. En plus d’être membre et de siéger au sein du conseil d’administration de la Chambre de commerce, Mme Plamondon siège au sein de divers organismes et comités dont le CLD du Haut-Saint-François, le CAMO et Camo Formation.

« J’ai été surprise quand Guy (le président) m’a demandé. J’ai été dans plusieurs comités. J’ai été sur le C. A. de la Chambre de commerce de Fleurimont », d’exprimer la nouvelle présidente pour signifier qu’elle n’est pas dépourvue d’expérience. Mme Plamondon mentionne que sa principale motivation est de rendre service aux membres de la chambre. « Ma vision est de donner des orientations aux membres pour développer la région. » Se définissant comme une femme d’équipe, la présidente mentionne que son approche en est une d’écoute, qui débouche par la suite sur des opinions.

Mme Plamondon avoue partager la vision de son prédécesseur et aimerait que la Chambre de commerce devienne une référence en région. « Aux États-Unis, la chambre de commerce est le point de ralliement des commerçants », précise-t-elle. La présidente souhaite que l’organisme soit éventuellement en mesure de transmettre de l’information sur différents aspects que ce soit de nature touristique, sur les endroits disponibles pour l’implantation de commerces et autres. « Je veux utiliser la chambre et attirer les gens dans la région et leur donner le goût de rester dans le Haut-Saint-François. »

Pour sa part, le président sortant devient président ex officio et continue de siéger au sein du conseil d’administration de la Chambre de commerce. M. Boulanger est satisfait du travail effectué sous sa présidence. « Je suis fier d’avoir amené une chambre pour toute la MRC. Nous avons une situation financière saine et un minimum de 200 membres. Nous sommes impliqués dans divers secteurs et nous avons développé des partenariats. » M. Boulanger mentionne l’implication de l’organisme que ce soit pour offrir de la formation à travers divers conférenciers, la tournée des municipalités, des activités de réseautage comme le souper tournant, le tournoi de golf annuel, les infobulletins en plus des rabais pour les membres et autres, pour signifier l’importance d’être membre.

Mentionnons que le conseil exécutif de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François se compose de Gaétane Plamondon, présidente, Serge Lemieux, premier vice-président, Gaston Tardif, trésorier, et Pierre Hébert, secrétaire.

ACTU-Étienne

L’ex-footballeur Étienne Boulay mène un combat de tous les jours

Se définissant comme un excessif, le footballeur à la retraite et ex-joueur étoile des Alouettes de Montréal, Étienne Boulay, admet que son trait de caractère l’a mené aux plus grands honneurs comme au plus bas fond en raison d’abus de drogues et d’alcool. Aujourd’hui, il admet que son combat pour rester sobre en est un de tous les jours, mais c’est possible d’y arriver lorsqu’on sait bien s’entourer et capable de demander de l’aide.

Celui qui prenait plaisir à rudoyer et projeter ses adversaires au sol a été renversé par son excessivité. L’homme de 34 ans en a surpris plus d’un par son humilité. Celui qui s’était forgé une réputation de dur à cuire a su toucher la soixantaine de personnes réunies au Centre communautaire de Weedon, à l’occasion de la Semaine de la santé mentale. Le conférencier n’a pas hésité à se présenter tel qu’il est, et cela en dépit de moments émouvants lui nouant la gorge par occasion.

Cet exercice auquel se prête l’ex-athlète, il le fait pour aider les autres, mais avant tout parce que ça lui fait du bien. « La première personne que j’aide, c’est niaiseux à dire, mais c’est moi. Ça me rappelle d’où je viens et/ou je ne veux plus retourner », d’exprimer Étienne Boulay.

L’athlète a raconté comment son excessivité lui a permis de gravir les échelons et atteindre des niveaux qui pouvaient sembler inaccessibles compte tenu de sa taille relativement modeste pour un joueur de football. Sa détermination et sa discipline personnelle lui ont permis de faire l’équipe professionnelle des Alouettes de Montréal à sa première tentative, d’obtenir le titre de recrue de l’année et plus tard, joueur canadien de l’année, en plus de remporter trois coupes Grey.

Populaire, adulé de tous, Étienne Boulay est tombé de bien haut. Victime de commotions cérébrales répétées, la consommation abusive de pilules pour calmer le mal, l’ajout sournoisement de drogues et d’alcool a rapidement entraîné l’homme vers le fond. Problème de consommation, performances moins bonnes sur le terrain poussent l’athlète à mettre abruptement, en 2012, un terme à sa carrière. S’enchaînent les problèmes de couple conduisant à un divorce difficile, guerre pour la garde de l’enfant, bref un cocktail qui n’avait rien de bon. Épuisé, conscient qu’il ne tenait pas ses promesses, développant des conflits avec tout le monde et qu’il causait de la peine à ses proches, Étienne Boulay tente en 2014 de mettre fin à ses jours. Ce qu’il s’efforçait à cacher éclate donc au grand jour.

À son réveil, l’homme se rend bien compte qu’il a besoin d’aide. Il s’inscrit dans un centre de thérapie et s’abstient pendant 1 an et demi. Ce processus lui donne confiance et croit être capable de contenir sa dépendance. Il va même à consommer un peu d’alcool, ce qui semble bien aller au début. Mais rapidement, il sombre à nouveau en y ajoutant de la drogue. « Je me sentais imposteur quand j’ai retombé. Je n’étais pas capable d’admettre que j’avais un problème. J’ai finalement dit que j’avais besoin d’aide et je suis rentré à nouveau en thérapie. »

Sorti en février dernier, Étienne Boulay mentionne qu’il apprend à se connaître. « Je vis avec la réalité que je ne peux pas consommer. C’est un combat de tous les jours. Je ne peux pas penser trop loin. Faut que je fasse attention. » L’idée de devoir prendre la route et dormir dans des hôtels effraie le jeune homme, car il sait que ça, fréquemment, était une source de rechute dans le passé. « Quand je dois faire de la route, je ne pars plus seul. Il y a toujours un membre de ma famille, un chum qui m’accompagne. Je vois un thérapeute une fois semaine. Ma maladie me fait peur. Je ne peux pas dire que j’accepte de l’avoir, mais il faut que j’y fasse face. Je me rends compte que ça ne sert à rien de se battre tout seul. C’est important de bien s’entourer et de demander de l’aide. »

Interrogé à savoir pourquoi il avait accepté l’invitation à Weedon, l’athlète de la Montérégie mentionne « parce que c’est un organisme en santé mentale, ce n’est pas trop loin et je n’avais pas à découcher. » Satisfait de l’échange avec le public, Étienne Boulay ajoute « J’ai passé par plein d’émotions ce soir. Il y a des affaires vraiment incroyables qui m’arrivent. Plus que je prends soin de moi, plus la vie me redonne. » Conscient du bien qu’il peut faire par ses conférences, l’homme de 34 ans insiste sur le fait qu’il faut apprendre à s’accepter tel qu’on est.

ACTU-Gratte-Ciel

Défi Gratte-Ciel à l’école de La Patrie

Deux enseignantes de l’école Notre-Dame-de-Lorette à La Patrie, Mychèle Morin et Isabelle Martin participeront au Défi Gratte-Ciel qui se déroulera à Montréal, le 2 juin prochain. Sensibles à l’activité, visant à recueillir des fonds pour la dystrophie musculaire Canada, les élèves de maternelle, 1re et 2e année des enseignantes ont convenu de faire leur part en relevant le défi de gravir les marches de l’école, ce qui a permis d’amasser 1 300 $ pour la cause.
« J’ai parlé que j’allais faire le Défi Gratte-Ciel. J’ai présenté le vidéo aux élèves. Surprise, ils ont embarqué. Ils ont dit: on veut aller avec toi le faire. Je leur ai dit que ce n’était pas possible. » Toutefois, les enseignantes ont préparé un genre de Défi Gratte-Ciel à la mesure de l’école. Les jeunes participants ont eu droit à un peu de pratique afin de s’assurer que les mesures de sécurité soient respectées. Les 32 élèves, divisés en trois groupes, ont obtenu des commandites et relevé le défi de monter approximativement 690 marches dans un temps donné. Les fonds amassés 1 300 $ sont remis à la fondation de la dystrophie musculaire Canada. Précédant l’exercice, les élèves de Mme Morin ont eu droit à des ateliers de prévention, recherche et sauvetage en plus de rencontrer des ambulanciers et pompiers. Toutefois, ces derniers ont dû quitter rapidement les lieux pour répondre à un appel, service oblige.
Nos deux enseignantes en seront à leur première participation au Défi Gratte-Ciel. « J’aimerais faire le plus rapidement possible. » Mme Morin, qui s’est remise d’un traumatisme crânien survenu en novembre 2015, cherchait une cause pour s’impliquer et la dystrophie musculaire lui semblait tout indiquée. Sa collègue, Mme Martin, admet avoir été sensibilisée à la cause à la suite d’un témoignage. À l’aube du défi, elle ne cache pas sa crainte. « J’ai eu un peu peur de ne pas réussir, mais mon objectif est de me rendre au sommet. »
Les deux participantes devront gravir 48 étages totalisant 1 125 marches le plus rapidement possible. Cette année, près de 700 personnes pompiers, paramédicaux, policiers et grand public participeront au Défi Gratte-Ciel, qui se déroulera à la Tour de la Bourse de Montréal, Place Victoria. Les personnes désireuses d’encourager nos participantes pour la cause de la dystrophie musculaire peuvent le faire en se dirigeant sur le site Défi Gratte-Ciel 2017 et cliquer sur J’appuie un participant.

UNE-École

Agrandissement souhaité à l’école de la Source-Vive à Ascot Corner

Loin d’apprécier la réticence de la Commission scolaire de la région de Sherbrooke à déposer une demande d’agrandissement pour l’école de la Source-Vive, les élus conviennent d’augmenter la pression. Ces derniers ont adopté, lors de la séance régulière du conseil municipal, une résolution dans le but avoué de faire bouger le milieu politique et de forcer la main à la CSRS.

Mentionnons que l’entité scolaire a rejeté la proposition de la municipalité d’aménager de façon temporaire le bâtiment de la Caisse Desjardins, considérant le coût évalué à 400 000 $, trop onéreux. La municipalité d’Ascot Corner s’est portée acquéreur du bâtiment en début d’année et souhaitait qu’on puisse y accueillir le surplus d’élèves le temps de permettre l’agrandissement de l’école de la Source-Vive. Dans une entrevue accordée au journal la semaine dernière, la mairesse, Nathalie Bresse, mentionnait « je m’attendais à ça. Je ne sens pas une très grande ouverture de la commission scolaire, de la direction d’école et du conseil d’établissement. Je trouve que c’est exagéré un peu 400 000 $. Je sens comme s’ils avaient déjà abdiqué. »

Les élus ont donc convenu de passer à la vitesse supérieure, et ce, après avoir obtenu une rencontre impliquant des représentants de la commission scolaire et le député de Mégantic, Ghislain Bolduc. La municipalité avait convié les médias, ce lundi, à une conférence de presse pour dévoiler leur stratégie. Malheureusement, le journal était déjà sous presse au moment de la rencontre. Sur le communiqué d’invitation, il est inscrit que « le conseil municipal d’Ascot Corner trouve discriminatoires les procédures et critères d’agrandissement pour le quartier dont Ascot Corner est jumelé à la ville de Sherbrooke. » On y fait mention que l’accroissement de sa population de 20 % depuis les dix dernières années est supérieur à celle de Sherbrooke qui se situe à 9 % en précisant que deux nouvelles écoles seront construites sous peu. « Les enjeux de la municipalité sont trop grands pour que son conseil puisse accepter la situation actuelle. Malgré les efforts de la municipalité, malgré l’offre de locaux pour héberger les élèves en surplus, nous nous heurtons à une réponse jusqu’à ce jour négative à un éventuel agrandissement de la part de la Commission scolaire de la région de Sherbrooke », de préciser le communiqué. Mme Bresse dit comprendre les règles que doit suivre la CSRS, mais croit que l’école de la Source-Vive peut s’inscrire comme un cas d’exception. La résolution sera acheminée à la CSRS, au conseil d’établissement de l’école ainsi qu’au député de Mégantic, Ghislain Bolduc.

Lors de la rencontre de presse, la municipalité comptait dévoiler la démarche qu’elle entend utiliser pour « répondre aux multiples plaintes de nos promoteurs et citoyens d’Ascot Corner qui se sentent brimés », précise-t-on.

CSRS

  1. Gilles Normand, président de la Commission scolaire régionale de Sherbrooke, laissait entendre, lors d’une entrevue téléphonique réalisée avant la convocation à la conférence de presse, qu’il était peu probable que la CSRS dépose une demande dans le cadre des règles actuelles. « Quand on veut faire une demande d’agrandissement, il faut faire la démonstration qu’il n’y a pas de place dans le quartier et qu’on est en déficit de locaux. Selon les règles ministérielles, on n’est pas qualifiable parce qu’il y a 10 locaux de disponibles dans le secteur », exprime-t-il. Quant à la proposition du bâtiment de la Caisse Desjardins, « notre responsable des ressources matérielles est allé visiter les lieux. C’est une bâtisse sur deux étages et l’aménagement en fonction d’une école et selon les normes serait trop onéreux si on regarde vers l’école temporaire. »

Interrogé à savoir si le déplacement des élèves était inévitable, le président de la CSRS s’est refusé de répondre en soutenant « il nous reste encore du temps. » Ce dernier rappelait au moment de la discussion que la municipalité avait jusqu’au 30 juin pour soumettre une proposition et que par la suite, le comité des territoires d’école devrait reprendre ses travaux pour trouver des pistes de solution. M. Normand indiquait que le problème de surpopulation à l’école devrait se présenter pour la rentrée scolaire 2018. « Pour 2017, ça va être assez serré », exprime-t-il. Approximativement, 290 élèves fréquentent l’école présentement. Les projections établies par la CSRS prévoient 320 élèves pour septembre prochain et 330 pour la rentrée 2018. M. Normand précise que ces chiffres sont des approximations et peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse. D’ailleurs, l’inscription de février dernier à l’école de la Source-Vive pour septembre prochain est pour l’instant de 304 élèves.

ACTU-Piste

Projet de piste cyclable évalué entre 20 et 35 M$

Le dévoilement du coût approximatif de 20 à 35 millions $ pour la réalisation du projet de piste cyclable multifonctionnelle, reliant Sherbrooke à Saint-Joseph-de-Colereaine, en passant dans cinq municipalités du Haut-Saint-François, en a fait sursauter plusieurs à commencer par le préfet de la MRC, Robert Roy. Ne rejetant pas le projet du revers de la main, ce dernier croit qu’il a moyen de le réaliser à un coût bien moindre, sans vouloir préciser le montant.

« À 25 millions $, ce n’est pas réaliste. On ne peut pas demander à sept ou huit municipalités de payer. Si on peut aller chercher un coût raisonnable, c’est différent », d’exprimer M. Roy. Ce dernier s’est toutefois refusé à préciser à quelle hauteur se situait un montant raisonnable. Il se proposait de lire attentivement le rapport déposé par la firme WSP avant d’aller plus loin. Toutefois, M. Roy semble convaincu qu’il est possible de réduire considérablement le montant. À titre d’exemple, il mentionne « je ne sais pas si les ponceaux sont inscrits dans les coûts. Ceux de trois pieds et plus sont de la responsabilité du gouvernement. S’il y a 50 ponceaux, ça fait quelques millions $. » M. Roy ajoute qu’il en va de même pour les ponts. Le président du comité de suivi, particulièrement pour les coûts reliés à l’infrastructure, est d’avis que certains programmes pour les infrastructures en loisirs ou autres pourraient alléger la facture. À cela, il croit que les municipalités pourraient jouer un rôle en utilisant leur machinerie et du temps homme. Comme la piste cyclable multifonctionnelle de 98 km pourrait être utilisée par les motoneiges. M. Roy croit que les associations pourraient contribuer au projet. « Les associations de motoneiges peuvent avoir droit à des subventions. Il y a des membres qui ont des entreprises d’excavation qui pourraient s’impliquer. » Le préfet ajoute que le ministère des Transports du Québec a accepté de laisser les rails aux municipalités afin de les vendre et de récolter l’argent du fer. « Je ne veux pas me fier juste à ça, le coût peut être volatile selon la période. »

Une fois tous les éléments mis en contexte, M. Roy est d’avis que le coût du projet pourrait réduire considérablement. Le président du comité croit que les gouvernements devraient en assumer la moitié à travers différents programmes. En comptabilisant l’apport des municipalités en machineries et temps, M. Roy est d’avis que le montant résiduaire pourrait devenir raisonnable pour le milieu. Toutefois, un exercice d’analyse doit être effectué au préalable et le préfet compte bien y participer.

Mentionnons que le projet de piste cyclable s’étale sur trois MRC et traverse neuf municipalités, dont Ascot Corner, Westbury, East Angus, Dudswell et Weedon. Lors de la récente assemblée générale du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François, dont il est le président, M. Roy réitérait sa confiance envers le projet. « On a une idée du pire scénario. Je crois que ça va diminuer et devenir réaliste, mais la piste ne sera pas prête l’an prochain », prévient-il aux membres présents. Ce dernier ajoute que la piste cyclable identifiée par la firme sous le vocable Le vélorama des berges de la Saint-François pourrait attirer quelque 87 000 visiteurs annuellement.

ACTU-Marche-cours

Marche/Cours pour le Haut

Fort de 500 participants l’année dernière, l’activité sportive familiale Marche/Cours pour le Haut revient pour une quatrième édition consécutive. Le rassemblement, qui se déroulera le 13 mai prochain au parc du marécage des Scots, au 11 rue du Parc à Scotstown, se veut un événement festif pour toute la famille.

Une zone Bout’Choux sera aménagée pour les 0-5 ans sans compter l’animation et l’installation de jeux gonflables. Des kiosques de divers organismes sur le territoire seront montés afin d’informer la population sur la multitude d’opportunités disponibles. L’activité de la journée consiste à marcher ou courir sur différentes distances de 1, 5 et 10 km. L’événement est gratuit pour les 17 ans et moins et 15 $ pour les 18 ans et plus. Les personnes désireuses de s’inscrire peuvent le faire avant le 6 mai en consultant mrchsf.com. Il est également possible de s’inscrire la journée même, mais le coût sera de 20 $.

Horaire

L’inscription le jour de l’activité est annoncée pour 8 h 30 le matin. Dès 9 h 15, les participants pour le circuit de 5 et 10 km seront conviés au réchauffement collectif. Le départ est prévu pour 9 h 30. À 10 h 45, c’est le réchauffement pour les participants du trajet de 1  km, qui sera donné à 11 h. Mentionnons que le coup d’envoi pour le 1 km Bout’Choux (0-5 ans) se fera à 11 h 30. Une collation est planifiée pour les participants inscrits. Les gens sont invités à participer en apportant leur lunch et pique-niquer sur place. Mentionnons que les profits de la journée serviront à soutenir les familles du Haut-Saint-François pour la pratique d’activités physiques, sportives et culturelles. Pour de plus amples informations, contactez Sébastien Tison au 819 560-8400 poste 2181.

ACTU-Mairie

Mairie de Cookshire-Eaton

C’est un secret de polichinelle pour les résidants de Cookshire-Eaton. Depuis quelques mois déjà, plusieurs citoyens savent qu’une course à deux se dessine pour l’élection à la mairie de novembre prochain et opposera la conseillère Sylvie Lapointe au citoyen Marc Turcotte.

D’autres noms peuvent s’ajouter au cours des prochaines semaines, mais pour l’instant, ce sont les deux qui circulent et confirmé par les personnes concernées.

Sylvie Lapointe

Pour Mme Lapointe, le poste de maire semble un aboutissement logique. « J’ai toujours été dans le monde. Je m’implique dans toutes sortes de choses. J’ai fait quatre ans comme conseillère, je crois qu’il y a une place pour moi à la mairie. Je veux m’impliquer pour aller plus loin. Dès la première année comme conseillère, j’ai eu le coup de foudre pour la politique », précise-t-elle.

Se définissant comme une rassembleuse, Mme Lapointe mentionne être à l’écoute des autres. « J’aime écouter les gens et dans la mesure du possible leur donner satisfaction. » Pour la candidate, l’avenir de Cookshire-Eaton repose entre autres sur la famille. « Ma vision d’avenir est d’apporter plus de familles. Il faut développer nos parcs, nos écoles pour que ce soit le plus ouvert possible. » Évidemment, la conseillère ajoute que l’aspect développement industriel et autres jouera un rôle important pour l’avenir de la municipalité.

Par ailleurs, l’aspirante au siège de maire y va déjà d’un engagement « si je suis élue, je vais diminuer mes heures au travail pour pouvoir me consacrer presque à temps plein pour le poste de maire. » À l’aube de la campagne électorale, Mme Lapointe mentionne bénéficier déjà de plusieurs appuis.

Marc Turcotte

Pour M. Turcotte, sa motivation à solliciter le siège de maire découle de la volonté de « faire autrement », insiste-t-il. Sans dévoiler tout son programme, il mentionne « je veux amener la transparence. Il y a un sérieux problème. » Le candidat laisse entendre que la municipalité se limite à annoncer ce qu’elle est tenue de faire selon la loi. « Il faut se donner des outils pour informer », lance-t-il.

D’autre part, le candidat souhaite apporter une meilleure gestion des budgets et administrer la municipalité dans son ensemble et non secteur par secteur. « Il ne faut pas donner pour chaque secteur parce qu’on a donné à un. Il faut aller selon les forces de chaque secteur. » M. Turcotte songe à une restructuration de l’appareil municipal et redéfinir les tâches et responsabilités. « Les gens ne savent pas à qui parler. »

M.Turcotte mentionne avoir une bonne idée du fonctionnement de l’appareil municipal pour avoir été en charge de l’aménagement du territoire à la MRC à Saint-Jean-sur-Richelieu. « J’ai appris à travailler avec les gens et côtoyé les politiciens. » M. Turcotte se définit comme un gars de consensus. Retraité, le candidat mentionne disposer de tout le temps nécessaire pour s’acquitter de la tâche s’il devait être élu.

ACTU-Champigny

Une récolte de 16 000 $ pour les jeunes démunis

Le froid sibérien, qui a sévi lors de la Journée Natalie Champigny de mars dernier, a peut-être refroidi les ardeurs de quelques participants à la journée plein air, mais certainement pas la générosité du milieu qui a contribué à amasser 16 000 $.

Quelques jours après l’activité, Michel Champigny, principal organisateur et frère de la regrettée Natalie, était encore renversé de constater la contribution sans cesse croissante du milieu. Malgré une légère baisse des participants à la journée plein air, le souper qui se déroulait, cette année, à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton, s’est révélé un succès. À tout cela, la générosité des commanditaires partenaires, la popularité des divers tirages sans compter celui du soir même d’une bicyclette offerte par Bicyclettes Claude Chabot ont connu un succès éclatant.

Rappelons que l’activité se déroulait à la mémoire de Natalie Champigny, enseignante décédée d’un cancer en juin 2010. Ce triste moment s’est transformé en événement heureux pour plusieurs jeunes élèves du Haut-Saint-François. L’argent recueilli est remis à la Fondation Christian Vachon et retourné dans les écoles du territoire pour venir en aide aux enfants démunis. L’année dernière, c’est plus de 26 000 $ qui ont été distribués auprès des jeunes. Cette façon de faire rejoint la volonté de Mme Champigny qui voulait s’impliquer et venir en aide aux étudiants du primaire. L’aide qui se fait en toute confidentialité permet aux élèves démunis de profiter de collations, repas, vêtements, fournitures scolaires et de participer à des activités.

« C’est le fun de voir qu’on continue à respecter la volonté de Natalie. On ne pensait pas que ça deviendrait aussi gros, mais on contrôle notre croissance », d’exprimer Michel Champigny. Ce dernier attribue le succès de l’événement au fait que « les gens comprennent que le montant amassé, on le remet vraiment aux écoles primaires du territoire. » M. Champigny constate que beaucoup de monde veut contribuer d’une façon ou d’une autre au succès de l’événement. « Il y a des gens qui m’approchent et me disent l’an prochain oublie moi pas, je veux aider et c’est la même chose pour les commanditaires. » Autre élément de succès, ajoute-t-il, est le respect envers les bénévoles, les commanditaires partenaires et les participants. Ces éléments font partie de la façon d’être de M. Champigny, qui est partagée par ses proches collaborateurs comme son fils Shawn et son copain de longue date, Yves Vachon.

Golf

Évidemment très heureux du montant amassé, M. Champigny mentionne que la cagnotte pourrait augmenter substantiellement avec les profits du tournoi de golf-bénéfice, organisé l’été prochain par le bar Pub Central d’East Angus. L’activité est venue gonfler le montant, recueilli l’année dernière, de plus de 3 500 $. Forts du succès obtenu, les organisateurs mettent les bouchées doubles et comptent attirer 144 golfeurs. À cela s’ajouteront diverses promotions, dont un tirage d’envergure avec des prix impressionnants comme un gilet de hockey de la Coupe Canada signé et authentifié par Sidney Crosby, un sac de golf au sigle des Bruins de Boston avec la signature de Raymond Bourque et d’autres joueurs ainsi que divers prix. Plus de 500 billets au coût de 10 $ seront mis en vente pour l’occasion. Les responsables croient être en mesure de doubler le montant versé de l’année dernière. Plus de détails seront dévoilés au cours des prochaines semaines.

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