Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
ACTU-Programme

Consultation des membres pour la mise à jour du PPMV

L’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie (AMFE) est à compléter sa tournée de consultations publiques auprès de ses membres pour la mise à jour de son Plan de protection et de mise en valeur (PPMV) de la forêt privée sur le territoire estrien. L’exercice est hautement important puisqu’il détermine et guide l’agence dans ses actions pour les années à venir.

« Comme je le dis souvent, le PPMV, c’est notre bible à l’agence. C’est toute notre grande orientation stratégique qui est là-dedans. Ce n’est pas compliqué, c’est la valorisation du couvert forestier estrien », d’exprimer le président de l’agence, Jean-Paul Gendron. La dernière version complète du PPMV remonte à 2003. Plusieurs mises à jour ont été effectuées au fil des années en raison de l’évolution de la forêt, souligne M. Gendron. Le nouveau plan devrait être déposé vers mars-avril 2017, précise-t-il.

Rappelons que le PPMV dresse un portrait de la forêt privée de l’Estrie et de ses ressources. Il dégage des problématiques, fixe des objectifs régionaux de protection et de mise en valeur et suggère des moyens dans le but d’atteindre les objectifs retenus.

Le PPMV dresse le profil du propriétaire type. Il révèle entre autres que 11 % des propriétaires sont des femmes et 89 % des hommes âgés de plus de 55 ans. De ce nombre, seulement 4 % retireraient plus de la moitié de leur revenu des activités forestières. Selon les statistiques recueillies pour 2012, 85 % des propriétaires forestiers posséderaient leur terre pour le plaisir. Outre ce constat, on parle d’aménagement durable de la forêt privée et du couvert forestier qui est relativement jeune. On aborde également les programmes d’aide, les possibilités de récolte annuelle, l’évolution de la mise en marché sans négliger la réglementation municipale. Au chapitre de l’aménagement durable de la forêt, il y est question des différentes menaces comme la tordeuse des bourgeons d’épinette, le nerprun bourdaine, l’agrile du frêne et autres. L’aménagement forestier, la pérennité de la biodiversité, les ressources fauniques comme espèces d’intérêt socio-économique avec les espèces en péril que ce soit faunique ou végétal font partie des préoccupations. La biodiversité, les ressources hydriques, acéricoles ainsi que les produits forestiers non ligneux et les ressources récréatives ainsi que paysagères et autres complètent les nombreux éléments inscrits à l’intérieur du PPMV.

Le président de l’agence semble satisfait des rencontres. « On sent que les gens sont friands de connaissances, à caractère, ce que j’appelle écosystémique. C’est pas juste tel type d’arbre, qu’est-ce qu’on fait avec l’épinette blanche, comment je vais développer mon érablière à potentiel acéricole. C’est beaucoup plus que ça. Ils veulent être au courant des ravageurs, des changements climatiques. Ils veulent être au courant de l’importance des milieux humides. Ils posent des questions sur les structures d’exploitation de l’aménagement des forêts. Ils sont critiques. Ça nous permet d’avoir une évaluation un peu empirique et sommaire de la perception qu’ont les propriétaires forestiers vis-à-vis les professionnels de la forêt. »

  1. Gendron rappelle que la forêt privée en Estrie appartient à 9 200 propriétaires et couvre 730 000 hectares soit 91 % du territoire forestier de la région. Un nombre de 150 entreprises et 8 500 emplois sont directement liés à ce secteur d’activité. Jean-Paul Gendron croit que la forêt n’obtient pas tout le mérite qu’elle devrait. « Je constate que la forêt est un produit qui se vend mal. Les forestières, on a un problème, on ne sait pas se vendre. On est dans la forêt partout, mais le monde ne le remarque pas. » M. Gendron ajoute que la forêt joue un rôle important au niveau touristique que ce soit pour les sentiers pédestres, de quad, de motoneiges, les pistes cyclables, les centres de ski et autres.
ACTU-Mobilisation

Près de l’objectif de 50 % de récolte du boisé privé

Le Groupe mobilisation des bois de l’Estrie dont l’objectif, entre autres, est de sortir davantage de bois en forêt privée, est sur la bonne voie pour atteindre la récolte de 50 % d’ici 2018. Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie, membre du Groupe, est d’avis que la récolte devrait s’approcher de l’objectif d’ici le 31 mars 2017. « On devrait être proche. Si on ne l’a pas atteint, on ne sera pas loin », exprime-t-il.

Créé en décembre 2014, le Groupe mobilisation des bois de l’Estrie est né à la suite d’un constat du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec et la compagnie forestière Domtar sur le fait que la région avait un faible pourcentage de mobilisation de bois, à peine 40 % sur le territoire. Évidemment, la papetière aimerait bien augmenter son approvisionnement en évitant de longues distances à parcourir ainsi que les usines.

L’organisme regroupe une douzaine d’organisations œuvrant principalement dans le secteur de la forêt. Dès le départ, on a établi d’augmenter le pourcentage de récolte à 50 % pour 2018. Plusieurs propriétaires forestiers sont inactifs, d’exprimer Jean-Paul Gendron. « Pour eux, la cueillette de bois pour vendre est la cinquième ou septième préoccupation. » Pour convaincre l’ensemble des propriétaires, plusieurs actions ont été mises de l’avant à travers des axes stratégiques, d’expliquer M. Gendron. De ce nombre, on remarque la sensibilisation, l’éducation forestière et l’acceptabilité sociale. Le second axe repose sur le recrutement et la mobilisation des propriétaires forestiers. Le troisième consiste à recruter et former la main-d’œuvre alors que le dernier repose sur la réglementation municipale. À cela, divers projets se greffent aux axes stratégiques comme la mise sur pied de démarcheurs impliquant des personnes allant à la rencontre des propriétaires et proposant des travaux de récolte en mettant en avant plan les divers avantages. Des échanges industriels et de meilleures pratiques forestières s’inscrivent parmi les initiatives mises de l’avant.

L’efficacité des mesures semble porter des fruits, et ce, à l’avantage des producteurs et même de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie. L’AMFE, qui dispose d’un budget de fonctionnement de 2,5 millions $ provenant principalement du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, pourrait recevoir une bonification additionnelle de 725 000 $. Ce montant, genre de prime, sera versé dans la mesure où l’on augmente le volume de livraison aux usines de 100 000 m3s portant le total de collectes à plus de 600 000 m3s. Jean-Paul Gendron semble confiant que cet objectif sera atteint. « On a une bonne année et ça sera plus d’argent qui va aller sur le terrain. »

Le président de l’agence rappelle que la forêt estrienne couvre 77 % du territoire avec 810 000 hectares soit 1 % des forêts du Québec. Le couvert forestier est dominé par peuplements feuillus et mélangés à tendance feuillue. La forêt privée en Estrie couvre 730 000 hectares dans les mains de 9 200 propriétaires. On dénombre également 150 entreprises et 8 500 emplois liés à ce secteur d’activité.

Outre cet aspect, M. Gendron rappelle que la forêt est source d’activité fort importante dans l’économie québécoise. Le tourisme, la chasse, les sentiers pédestres, les pistes cyclables, la pêche, les motoneiges et quads génèrent entre autres des millions $ annuellement.

Mission économique

Mission économique à Montréal

Les élus des MRC du Haut-Saint-François et du Granit, accompagnés de 32 entrepreneurs, sont revenus satisfaits de leur récente mission commerciale B2B en réponse à l’invitation du maire de Montréal, Denis Coderre.

Suite à l’initiative de ce dernier, la Société de développement économique du Granit (SDE) et le Centre local de développement du Haut-Saint-François (CLD) ont uni leurs efforts pour mettre en place des rencontres avec des entrepreneurs des territoires concernés. Les 32 entrepreneurs ont rencontré 110 de leurs homologues montréalais au cours de la journée dans le but de se faire connaître et instaurer de nouveaux liens d’affaires. On désirait également échanger le savoir-faire mutuel et les technologies. Cette journée se voulait une occasion de développer de nouveaux marchés pour les entreprises locales. Plus de 90 rendez-vous d’affaires se sont déroulés au cours de la journée.

Benoit Fortin et Marco Désilets, de l’entreprise Léo Désilets, maître herboriste, à Scotstown, participaient à la mission. « On a rencontré des gens dans l’industrie qui aimeraient faire leurs produits. On essayait de trouver des entreprises qui auraient besoin des services qu’on offre. On a eu trois rendez-vous dans la journée », d’exprimer M. Fortin, directeur de l’entreprise. Ce dernier semble satisfait de cette expérience. Sur les trois rencontres, M. Fortin estime qu’une semble prometteuse. Pierre-Jean Désilets, de la Charcuterie de Scotstown, a rencontré deux boutiques et un distributeur au cours de la journée. Pour sa part, M. Fortin mentionne avoir apprécié la formule de rencontres individuelles avec les entrepreneurs.

Au niveau politique, Richard Tanguay, maire de Weedon et préfet suppléant, ainsi que Chantal Ouellet, mairesse de Scotstown, représentaient le Haut-Saint-François. « Ç’a été vraiment agréable. Le maire de Montréal semble honnête et sincère de collaborer avec les régions. » M. Tanguay mentionne que la journée avait deux volets, d’abord économique avec les entrepreneurs et un autre plus politique et informatif avec la visite des installations du Quartier de l’innovation. « Nous avons tous intérêt à renforcer les liens économiques entre Montréal et les régions, c’est toute l’économie québécoise qui en sort gagnante », affirme-t-il. Mentionnons que la journée s’est ouverte avec un déjeuner en compagnie du maire de Montréal et terminé par un cocktail favorisant le réseautage. Évidemment satisfait de cette première expérience, M. Tanguay mentionne « ça pourrait valoir la peine de le revivre avec plus d’entreprises de chez nous. »

Déménagement agence

Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie (AMFE), maintenant à Cookshire

Depuis près d’un an, l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie (AMFE) a son siège social à Cookshire-Eaton. Son président, Jean-Paul Gendron, mentionne que la dissolution de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l’Estrie, proche collaborateur, et la fin du bail créaient une nouvelle conjoncture permettant le rapprochement de l’AMFE « des partenaires de première ligne. »

À l’époque, explique M. Gendron, la CRÉ de l’Estrie et l’AMFE étaient situées dans le même édifice au centre-ville de Sherbrooke. « Sur le plan opérationnel, on partageait les locaux, les équipements et les connaissances. » Le choix de Cookshire-Eaton, selon le président de l’agence, est tout à fait logique. « La MRC du Haut-Saint-François est éminemment forestière. 80 % de son couvert est forestier. Il y a 2 300 proprios forestiers dans le Haut-Saint-François et un certain nombre d’usines. » Le siège social, explique Jean-Paul Gendron, se trouve à la jonction de la route 108 et 253 où l’on retrouve « le trafic le plus intense de camions forestiers en Estrie. Sur 37 transporteurs accrédités, 14 sont du Haut-Saint-François. C’est ici qu’il y a le plus important couvert forestier privé. On vient confirmer et consolider la logique de notre mandat de s’installer ici. » M. Gendron ne croit pas que le déplacement de Sherbrooke vers Cookshire-Eaton isole l’agence, au contraire. « Nous sommes à moins de 30 minutes de Sherbrooke, près de l’aéroport et de la route 108-112, de la voie de contournement 610 et de la 410, points de convergence vers Cookshire. »

Sur le plan technique, M. Gendron mentionne que l’agence bénéficie d’une superficie similaire à celle occupée à Sherbrooke avec des services connexes. Le bail de 5 ans signé avec le promoteur Gilles Denis permet à l’agence de réaliser des économies de loyer à la hauteur de 7 000 $ par année. « Ce qu’on payait en loyer, l’argent n’allait pas sur le terrain », d’exprimer le président. Ce dernier mentionne que les employés ont contribué à créer un milieu de vie pratique et agréable. « L’équipe a dessiné l’intérieur des locaux en fonction de leurs besoins. La ville de Cookshire-Eaton a payé la moitié du déménagement. » Jean-Paul Gendron ajoute que la MRC s’est montrée fort accueillante et facilitante en permettant l’accès à la grande salle de conférence et à des outils si nécessaire. Mentionnons que l’AMFE a vu le jour en 1996. Ses bureaux étaient situés à Cookshire avant d’être transférés à Sherbrooke au début des années 2000. Cette décision reposait sur la volonté de se rapprocher de la CRÉ qui avait entre autres plusieurs mandats concernant la forêt.

Comité administratif

Comité administratif de la MRC

L

es élus ont convenu lors de la dernière séance régulière du conseil de la MRC du Haut-Saint-François d’ajouter un deuxième siège au sein du comité administratif pour représenter les agglomérations de 1 000 habitants et moins.

L’arrivée de la municipalité de La Patrie, avec son maire Bruno Gobeil, s’ajoute donc au siège occupé par le maire de Saint-Isidore-de-Clifton, Yann Vallières, qui est également adjoint au préfet, Robert Roy. « C’est pour avoir une meilleure représentativité des petites municipalités qu’on a ajouté un siège. C’est plus facile d’avoir le pouls », d’exprimer le préfet de la MRC.

Le nombre de maires siégeant au sein du comité administratif se compose de sept, plus le préfet, Robert Roy. De ce nombre, on remarque le maire de Weedon, Richard Tanguay, qui siège à titre de préfet suppléant. S’ajoutent la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, et Lyne Boulanger de East Angus. Toutes deux représentent les municipalités de 3 000 habitants et plus. On compte également les maires de Dudswell, Jean-Pierre Briand, et Walter Dougherty, de Bury, pour les municipalités de 1 000 à 2 999 personnes.

Persévérance scolaire

Les journées de la persévérance scolaire à la Cité-école LSL

Après une semaine intense d’activités, dans le cadre des journées de la persévérance scolaire, à témoigner mutuellement comment on est beau, bon dans ce qu’on fait et ce qu’on est, à se faire dire de ne pas lâcher, d’aller au bout de ses rêves que ça vaut la peine avant tout pour soi, les élèves de la Cité-école Louis-Saint-Laurent sont gonflés à bloc pour entamer la dernière étape de l’année scolaire.

Pour Louis-Philippe Lamoureux et Jade Reid, respectivement étudiants en troisième et cinquième secondaire, les journées de la persévérance scolaire ont leur raison d’être. « Ça dépend à quelle période de l’année tu le fais. En début d’année, les profs sont smooth, mais après la deuxième étape, c’est plus difficile, on commence à être tanné, le timing est bon », d’exprimer le jeune homme. « C’est le fun que ce soit souligné, ça peut encourager les élèves. Moi, j’ai bien aimé la présentation des capsules », d’ajouter Jade.

« J’ai toujours eu de la difficulté dans quelques matières. Cette année, j’ai plus de misère, je vois ça comme de l’inspiration pour persévérer », admet Louis-Philippe. Il mentionne avoir bien apprécié l’exercice d’écriture pour présenter son héros soit la personne ayant le plus inspiré. « J’ai choisi ma sœur. Elle est en secondaire cinq et elle sait où elle s’en va. »

Tout au long de la dernière semaine, les étudiants de la cité-école ont eu l’opportunité par de nombreux moyens d’entendre et de lire les messages d’encouragement de leurs confrères étudiants, enseignants et membres du personnel. Les élèves ont également contribué à cette poussée de reconnaissance en présentant par écrit leur modèle de persévérance et pourquoi ces personnes les inspirent. Des messages ont été exposés dans la salle Jacqueline-Loiselle pour consultation. Les membres du personnel associés représentant l’ensemble des municipalités du territoire ont rédigé des messages de persévérance. Une affiche avec photos des personnes impliquées a été installée un peu partout à l’intérieur de la cité-école. Des lettres personnalisées d’encouragements provenant des municipalités ont été adressées aux finissants de juin prochain.

Les journées de la persévérance scolaire ont débuté du bon pied par un lancement officiel, en début de semaine, auquel participaient quelques dignitaires dont le président de la Commision scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert, et Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François. Ancien élève de la Cité-école, M. Roy intervenait à titre de président d’honneur. Ce dernier n’a pas fait de cachette aux élèves présents dans l’auditorium lançant « c’était une corvée pour moi d’aller à l’école. Mon héros, c’est Charles Labrie. » M. Roy insiste « peu importe le métier que vous allez faire, ce qu’il faut c’est être bien avec votre décision. On a besoin de tout le monde dans la vie », d’ajouter le président d’honneur. Soucieux de la réussite des jeunes, M. Roy lance « je m’engage à venir vous voir si vous avez envie de démissionner. N’ayez pas peur de réaliser vos rêves. »

Les membres du comité de suivi de la Cité-école ont profité de l’occasion pour présenter six capsules mettant en vedette d’anciens élèves. Pascale Desruisseaux, propriétaire de son entreprise Centre Éducatif Canin Pass-Poil, Billy Fillion, animateur à la Maison des jeunes de Dudswell et Weedon, Zacharie Godbout en voie de réaliser son rêve d’agent de bord, Zacharie Lapointe fier d’avoir complété son parcours scolaire en passant par l’alternative, Jean-Baptiste Poirier, propriétaire et chef du service de traiteur Le Poivron rouge, et Charles Labrie, comme professeur-intervenant, témoignent de leur cheminement. On remarque dans les témoignages que chaque intervenant ne l’a pas eu facile et a dû faire preuve de persévérance pour en arriver où ils en sont aujourd’hui. Décrochage

D’autre part, selon les récentes données sur le décrochage scolaire dévoilées par Québec pour 2013-2014, c’est la Commission scolaire des Hauts-Cantons qui viendrait en tête de liste en Estrie pour le plus bas taux de décrochage avec 14 %. M. Gilbert attribue cette performance à la concertation. La mise en commun des divers projets d’équipes-écoles et les pratiques favorisant la réussite scolaire bénéficient à tous, d’expliquer le président de la commission scolaire. « Nous avons des équipes-écoles très compétentes. Ça part du primaire jusqu’au secondaire. » M. Gilbert mentionne que c’est la succession des interventions et d’attitudes à commencer par l’accueil des élèves par le chauffeur d’autobus jusqu’aux pratiques pédagogiques.

UNE-Hockey

Les Shark’s Pee-Wee C l’emportent

La 36e édition du tournoi provincial Atome/Pee-Wee du Haut-Saint-François qui se déroulait à l’aréna Robert-Fournier à East Angus s’est soldée sur une belle note, dimanche soir, avec la victoire des Shark’s Pee-Wee C en tir de barrage par le compte de 2 à 1 aux dépens des Gaulois de Saint-Hyacinthe.

Les spectateurs ont eu droit à un match enlevant au possible. Les jeunes athlètes et l’équipe d’entraîneurs savourent pleinement le championnat inattendu. « Je suis surpris en câline. D’autant plus que cinq joueurs n’avaient jamais joué au hockey. L’objectif était de jouer ensemble, avoir du fun et y mettre du cœur », d’exprimer l’entraîneur Mario Bellavance. Faut croire que le message a porté. À la question lancée aux jeunes hockeyeurs, à quoi attribuez-vous la victoire, ils lancent à l’unisson « on a mis tout notre cœur. »

Dans les autres divisions, les Olympiens de Shawinigan Sud ont décroché les honneurs dans la catégorie Pee-Wee A alors que les Tigres 3 de Victoriaville faisaient de même dans la catégorie B.

La présidente du tournoi Katherine Mailhot est satisfaite d’autant plus que deux des quatre formations locales ont remporté le championnat dans leur catégorie respective. « Lorsqu’on a des finales locales, ça attire plus de familles », précise-t-elle. L’organisation du tournoi a ajouté six jours de compétitions répartis sur les deux semaines permettant ainsi d’accueillir plus d’équipes. Les revenus du tournoi sont versés à l’Association du hockey mineur du Haut-Saint-François. Ces sommes servent, entre autres, à faire l’achat d’équipements et payer des heures de glace.

Mme Bellavance est fort satisfaite de la dernière édition. « Ici cette année, on a eu une belle participation des bénévoles, des membres de l’association et des comités. C’est un succès », complète-t-elle.

VTT Ascot Corner

Challenge VTT à Ascot Corner

Les caprices de Dame nature ont affecté à la baisse l’assistance et le nombre de coureurs lors du récent challenge VTT qui se déroulait à Ascot Corner. Le président, Bertrand Ash, est tout de même satisfait de la 7e édition, la qualifiant de « succès malgré la température et la piste a toffé le coup. »

Toute la journée, une petite pluie fine s’est abattue sur le site. Toutefois, cela n’a pas altéré le spectacle, au contraire. Si les organisateurs déplorent aucune sortie de piste, on note tout de même quelques accrochages. Les coureurs n’hésitaient pas à jouer du coude dans les endroits stratégiques au grand plaisir des spectateurs. « Cette année, les gars ont été téméraires. Il y a eu beaucoup d’excès de vitesse. On a allongé la piste de 50 pieds et les gars faisaient le parcours en 58-57 secondes. L’an passé, ça prenait une minute », d’exprimer M. Ash. Malgré la température, ce dernier précise que la piste était en parfait état et sécuritaire.

Bourses

Un peu plus de 800 spectateurs se sont présentés sur le site comparativement à 1 400 pour l’édition précédente. Quant aux coureurs, le nombre d’inscriptions est passé de 139 à 127. Toutefois, cela n’a pas empêché l’organisation de remettre 5 080 $ en bourses. Au total, 24 coureurs hommes et femmes sont répartis avec des bourses variant de 650 $ à 100 $.

Évidemment, les recettes globales de l’activité, qui se veut caritative, s’inscrivent à la baisse. C’est tout de même 5 000 $ à 6 000 $ qui seront remis aux œuvres des Chevaliers de Colomb conseil 1129 d’Ascot Corner. « Cherche les activités de financement que tu peux donner autant d’un coup, elles sont rares », d’exprimer avec fierté M. Ash.

Ce dernier tient à remercier l’équipe de bénévoles soit près de 80 personnes dont 35 la journée de la compétition et les précieux commanditaires qui contribuent à faire de l’événement un succès. Le dynamique président annonce déjà que la 8e édition se tiendra le 20 janvier 2018.

Maire Landry

Le maire Landry ne sollicitera pas de nouveau mandat

Le maire de Cookshire-Eaton, Noël Landry, ne sollicitera pas la confiance des électeurs en vue de la prochaine élection municipale de l’automne prochain. Au terme de son deuxième mandat, M. Landry aura occupé le siège de maire pendant une période de 7 ½ ans et demi. Âgé de 79 ans, ce dernier désire passer à autre chose.

« Après ma première élection, je voulais une continuité, c’est pour ça que j’étais revenu. J’avais dit que je ne ferais pas plus de deux mandats. » Rappelons que M. Landry avait succédé au maire Normand Potvin dans le cadre d’une élection partielle. Le poste était devenu vacant à la suite du décès de M. Potvin.

« Depuis 1955 que je donne du temps pour la société. Là, je vais chez nous pour m’occuper de ma famille et de mes petits-enfants. Je pense que ça fait longtemps qu’ils attendent que je sois là. Je pars content », d’exprimer le maire.

Ce dernier est particulièrement fier du travail accompli. La restructuration du personnel administratif à la suite de la fusion Sawyerville et Eaton avec Cookshire s’inscrit, à son avis, parmi ses grandes réalisations. « On a une équipe administrative hors du commun. On a un groupe de personnes capables et appliquées, fiables et généreuses de leur temps. » M. Landry note qu’il y a eu beaucoup de changements sous son administration. Le développement, exprime-t-il, est évident. « Il se fait du développement dans tous les secteurs de la municipalité. À Sawyerville, il y avait 28 maisons à vendre dans le village au printemps passé. En septembre, il y en avait 15 vendues et c’est attribuable aux actions posées. » Le maire soutient que la dynamique est similaire du côté de Johnville. « On a le projet de développement domiciliaire à Johnville et la reconstruction de la salle communautaire. » Le bon entretien de quelque 300 kilomètres de routes sur le vaste territoire de la municipalité constitue un véritable tour de force de laisser entendre le maire. Sur la scène régionale, M. Landry est fier d’avoir contribué à l’implantation du plan de la zone agricole (PDZA) et de la politique de l’eau.

  1. Landry estime laisser la municipalité en bonne position. « Tout n’est pas fini, mais le gros de l’alignement pour le futur est fait. On a un plan de développement sur 20 ans. On a commencé en 2013 et on respecte l’échéancier. » La création de la Corporation de développement Cookshire-Eaton fait partie de cette stratégie, de préciser le maire.

Avenir

Le maire mentionne que l’un des défis auquel devra faire face la municipalité est sans contredit le niveau de taxation qu’il considère inéquitable. Selon lui, les entreprises agricoles, industrielles, forestières et commerciales paient une trop large part comparativement au résidentiel. « C’est toujours les mêmes qui prennent l’augmentation. »

Élection

  1. Landry ne souhaite pas s’immiscer dans la prochaine campagne électorale. « Je ne serai pas la belle-mère de la ville. » Toutefois, ce dernier souhaite une course à plusieurs candidats pour la mairie. Le fait de signifier immédiatement son retrait permettra aux gens de mûrir leur réflexion, croit-il. « Je pense que ça donne du temps aux gens de réfléchir. J’espère qu’il y aura au moins trois ou quatre candidats pour partager l’homogénéité de la ville. » Mentionnons que deux noms circulent déjà pour la course à la mairie soit la conseillère Sylvie Lapointe et Marc Turcotte.
Golf East Angus

Richard Ravary travaille à la pérennité du Golf East Angus

Le Club de golf East Angus a maintenant son directeur général, Richard Ravary. Depuis janvier, ce dernier a pour mandat de veiller au bon fonctionnement du club sous toutes ses facettes.

Gestion administrative, entretien du terrain, pro shop, restauration ainsi que le service à la clientèle, entre autres, feront partie des responsabilités du nouvel homme fort du club. Les administrateurs ont pris cette décision à la suite d’un rapport d’un consultant suggérant l’embauche d’une permanence sur place, d’exprimer M. Ravary.

La principale raison, explique-t-il, est d’assurer un meilleur suivi. « Il y a un paquet de bénévoles qui font leur possible selon la disponibilité qu’ils ont, mais la direction a décidé qu’il fallait quelqu’un sur place pour faire un suivi des dépenses et revenus. Avoir plus de rigueur pour savoir où on s’en va. »

  1. Ravary connaît bien le fonctionnement du club de golf pour avoir déjà siégé au sein du conseil d’administration à titre de représentant de la papetière Cascades East Angus. Celui qui travaille à préparer la saison 2017 depuis plusieurs semaines déjà assure que « la priorité est le terrain de golf. On va s’assurer d’avoir du monde sur le terrain, d’aller chercher des membres, améliorer la qualité du service pour les golfeurs. » Outre la publicité traditionnelle, le D. G. entend se servir des médias sociaux pour mousser le club local qui comptait 165 membres au terme de la dernière saison.

L’avenir du club fait partie des préoccupations de Richard Ravary. « On travaille pour amener la pérennité. On va revoir notre façon de faire. » Le D. G. mentionne que la formule de transformer la structure administrative du golf en coopérative est toujours sur la table et pourrait se concrétiser au cours de l’année. « Pour le reste des choses, va falloir regarder au fur et à mesure. » M. Ravary est bien conscient que l’hypothèse d’opérer le chalet 12 mois par année nécessiterait des investissements puisque l’ancienne partie du chalet n’est pas isolée pour affronter les hivers. « On va aller à notre rythme selon notre capacité de payer. » Mentionnons que l’assemblée générale des actionnaires est prévue pour mai prochain.

Globale

Démarche de planification globale et intégrée

Maintenant qu’elle a en main les cinq enjeux déposés par l’Observatoire estrien des communautés, l’équipe de développement du Haut-Saint-François est en mesure de passer à la dernière phase soit leur réalisation dans un plan d’action qui reste à définir. Amorcée, il y a maintenant deux ans, la démarche vise à améliorer la qualité de vie sur l’ensemble du territoire.

C’est à la suite de plusieurs consultations publiques que l’équipe de développement du HSF en est arrivée à établir une liste de 18 constats touchant divers champs d’activité du territoire. Le fruit de ce travail, complété en octobre dernier lors d’une assemblée publique de consultation, a été remis à l’Observatoire estrien des communautés pour qu’il en fasse une étude objective débouchant sur des enjeux précis. L’organisme a déposé cinq enjeux sans déterminer un ordre de priorité. Parmi ceux-ci, on remarque « le renforcement du niveau d’éducation de la main- d’œuvre locale, en termes de scolarisation, de qualification et de compétence. » Un autre enjeu touche « le développement du pouvoir d’attraction et de rétention du territoire (notamment de qualité) et d’expertise afin de contrer l’exode des populations et en vue d’attirer de nouveaux résidents. » L’autre concerne « l’optimisation de la zone verte sous-exploitée à des fins agricoles (agriculture et foresterie). Notamment se servir de la zone verte pour attirer de nouveaux exploitants agricoles (résidents aussi) et utiliser une partie du territoire pour développer des entreprises ou des activités complémentaires à l’agriculture ou la foresterie afin de vitaliser les communautés rurales. » Toujours au chapitre des enjeux, on remarque « l’amélioration de la cohésion sociale notamment entre d’une part, les populations féminine et masculine, d’autre part, les municipalités dans l’ouest et celles dans l’est du territoire en favorisant les relations interpersonnelles ainsi que l’intégration sociale et économique de la population. » Enfin, « l’optimisation d’une offre de services et de ressources de proximité en adéquation avec les besoins de la population locale, notamment pour de l’intervention précoce auprès des enfants de 0 à 5 ans ainsi que de la prévention et du curatif auprès de toutes les franges de la population », constitue le dernier enjeu.

Satisfait

Richard Tanguay, président de la SADC et de l’équipe de développement, est satisfait du résultat. « Les cinq enjeux vont chercher les principaux éléments de la réflexion. Les enjeux sont très larges, mais satisfaisants. Les objectifs de travail sont intersectoriels. On ne voulait pas d’enjeux pointus. On visait plus l’intersectoriel et de créer une nouvelle façon de faire. Si on est plusieurs à regarder un problème, on va apporter différents angles. »

Mise en œuvre

Lors de la dernière rencontre publique de travail, en octobre dernier, les intervenants parlaient de tenir une nouvelle consultation à la suite du dévoilement des enjeux. Mais les choses évoluent, d’exprimer M. Tanguay et les membres de l’équipe ne voient pas pour l’instant l’intérêt de tenir ce genre d’exercice. « On va voir comment ça va évoluer. Il est possible qu’on retourne peut-être voir les gens pour faire une présentation des résultats, voir où on en est et où on s’en va », d’ajouter M. Tanguay. Mais pour l’instant, l’équipe de développement est à élaborer la façon de faire. « L’équipe va définir de grandes orientations avec des indicateurs d’objectifs; après, on va inviter des gens à se joindre à des comités de travail », de préciser le président. Ce dernier souhaite que des actions puissent être entreprises dès le printemps prochain. Il précise néanmoins que certaines choses sont en marche. « Déjà, des organisations ont modifié leur intervention en tenant compte de ce qui se passait. D’autres organismes ont intégré dans leur plan d’action certains aspects qui auront un impact sur les orientations. » M. Tanguay convient qu’il y a beaucoup de pain sur la planche, de quoi s’occuper pour au moins les cinq prochaines années. Il précise que chaque action contribuera à remplir l’objectif étant d’améliorer la qualité de vie dans le Haut-Saint-François.

Mentionnons que l’équipe de développement du HSF se compose de 14 personnes provenant de divers organismes de développement socioéconomique, de l’emploi, de la santé, du communautaire et des municipalités.

Étude de lectorat

Votre journal apprécié de tous

La majorité des lecteurs consultant le journal régional Le Haut-Saint-François le fait d’un couvert à l’autre et plus de la moitié des ménages de deux personnes et plus le consulte régulièrement. Voilà ce qui ressort d’une étude de lectorat réalisée l’automne dernier par une équipe d’étudiants de l’Université de Sherbrooke, dans le cadre du cours Recherche en marketing.

La recherche effectuée est de type descriptif. La méthode de collecte des données s’est effectuée par enquête en ligne autoadministrée par le biais de la page Facebook. Un total de 90 personnes provenant des 14 municipalités du territoire a répondu au questionnaire de 18 questions. La marge d’erreur est de plus ou moins 12 % et ce 19 fois sur 20.

L’objectif de la démarche visait à déterminer le profil sociodémographique des lecteurs, de comprendre les habitudes de lecture, connaître les attentes, intérêts des lecteurs et découvrir les forces et faiblesses du journal.

Au chapitre de la fréquence de lecture, on note que 71 % des répondants disent lire régulièrement le journal. De ce nombre, plus de 55 % mentionnent consulter le journal entre 18 et 24 fois par année, ce qui se rapproche de chacune des publications. Quant à savoir les préférences, 95 % des répondants disent avoir un intérêt marqué pour les nouvelles régionales. Par ailleurs, 59 % des lecteurs mentionnent apprécier les thématiques et la rubrique agenda.

Groupes d’âge

L’étude révèle que 38 % des répondants constituent la tranche de 35-44 ans suivis de 21 % par les 25-34 ans totalisant donc 59 % des répondants. Le reste se scinde dans l’ordre suivant 15 % pour les 45-54 ans, 13 % pour les 55-64 ans, 9 % pour les 65 ans et plus et 4 % pour les 18-24 ans.

Internet

D’autre part, 70 % des répondants disent connaître le journal sur le web et 60 % le consultent. Le même ratio manifeste l’intérêt d’avoir une version mobile pour tablette et téléphone intelligent.

Le profil sociodémographique révèle que 72 % des répondants sont sur le marché du travail, dont 60 % à temps plein et 12 % à temps partiel. D’autre part, 14 % de l’échantillonnage sont des personnes à la retraite. Au niveau académique, on remarque que 80 % des répondants possèdent un diplôme postsecondaire.

Appréciation

Bien que la forte majorité des répondants mentionne apprécier le journal dans sa forme intégrale, on note quelques commentaires et suggestions constructives. De ce nombre, on déplore le temps écoulé entre la tenue d’un événement et sa publication, d’autres souhaiteraient y retrouver un jeu ou un texte éducatif sur un sujet donné. Certains souhaitent que le journal ajoute des éditorialistes occasionnels et parlent d’entreprises émergentes dans des domaines spécifiques. Enfin, le commentaire qui revient le plus est la satisfaction de lire des textes permettant de savoir ce qui se passe dans le Haut-Saint-François avec les gens du Haut-Saint-François.

ACTU-Concours

Concours de photos à la Cité-école

Un total de 35 élèves de la Cité-école Louis-Saint-Laurent ont participé au premier concours de photographies lancé par le comité culturel de l’école. Nelson Paré, élève de 4e secondaire, domicilié à Dudswell, a décroché le premier prix un portable remis à neuf.

L’initiative intitulée Photos d’automne du HSF se voulait une façon d’offrir aux élèves l’opportunité de découvrir le Haut-Saint-François. « On voulait qu’ils prennent du temps pour découvrir leur milieu », d’exprimer Renée-Claude Leroux, membre du comité culturel.

Selon les organisateurs, il semble déjà y avoir un engouement. Au total, 70 photos ont été soumises au comité de jury composé de René-Claude Leroux, Sophie Laroche, Johanne Marchand et Isabelle Couture, représentant le comité touristique du Haut-Saint-François.

Les juges ont retenu 11 photos finalistes. Le choix de la meilleure a été soumis au vote populaire. En fait, les élèves avaient le loisir de voter pour la photo qui leur semblait la meilleure. Au total, 121 élèves ont fait part de leur choix. Sans dévoiler le nombre, le président du comité loisirs, Alexis Dalpé, mentionne que le vote s’est avéré fort partagé. Les juges ont souligné, lors du dévoilement, la qualité des photos et la difficulté à en sélectionner dix tellement s’était serré d’où le nombre de 11 photographies.

Outre le grand gagnant, deux autres élèves ont vu leur photo obtenir des coups de cœur. Isabelle Couture mentionne que le comité touristique du Haut-Saint-François, à titre de partenaire, avait sélectionné les photos de Jessica Nadeau et Marie-Pierre Laprise. Ces personnes avec Nelson Paré verront leur photo imprimée à l’intérieur de la prochaine édition du guide touristique du Haut-Saint-François. Mme Couture a profité de l’occasion pour remettre aux jeunes filles un agrandissement de leur photographie.

Gagnant

Surpris du choix populaire, Nelson Paré est évidemment heureux d’avoir remporté le 1er prix. Le cliché gagnant est la capture d’une grange entourée de magnifiques arbres aux feuilles multicolores. « Je cherchais la couleur d’automne. Le côté antiquité de la grange et les feuilles, c’est ce qui caractérise le Haut-Saint-François », d’exprimer le jeune artiste.

Tous gagnants

En fait, tous les finalistes sont gagnants puisque leur photographie se promènera dans les municipalités de la MRC du Haut-Saint-François au cours des prochains mois. La première à exposer les œuvres sera Dudswell. Une place de choix sera faite à la Maison de la culture.

Nathalie Champigny

Journée Natalie Champigny

Conscient du succès et de l’efficacité qu’elle démontre à atteindre ses objectifs, soit de venir en aide aux élèves démunis du Haut-Saint-François par le biais de la Fondation Christian Vachon, la Journée Natalie Champigny ne cesse d’avoir de belles surprises au grand étonnement de son frère Michel, principal organisateur de l’activité avec son fils Shawn et son acolyte Yves Vachon. La populaire activité de plein air suivi d’un souper se déroulera le 4 mars prochain à la jonction des routes 214 et 108 à Bury.

Lors de la rencontre avec M. Champigny, Jean-Claude Cassidy et Rémi Vachon, respectivement président de la Caisse Desjardins des Hauts-Boisés et du Nord du Haut-Saint-François, ont remis un montant de 1 000 $ à la cause. Denis Dionne, organisateur du Derby de démolition à Cookshire-Eaton, faisait de même avec un montant identique au nom de l’organisme. Visiblement ému, M. Champigny mentionne « C’est surprenant de voir les belles choses. C’est grâce à nos partenaires-commanditaires qu’on a bâti une belle crédibilité à l’image de notre sœur Natalie. Comme elle, on monte tranquillement, c’est pas spectaculaire, mais efficace. » Pour les représentants des deux institutions financières, la contribution répond à un besoin. « Si t’as pas mangé, t’es pas habillé, t’as pas de fournitures scolaires, ça part bien mal », d’exprimer M. Vachon. Pour M. Dionne, l’organisme qu’il représente aime que l’argent reste dans le milieu.

La Journée Natalie Champigny a recueilli l’année dernière 16 500 $ avec la contribution du tournoi de golf du bar Pub Central qui a versé les profits de 3 500 $. Au cours de ses six années d’existence, c’est près de 60 000 $ qui ont été versés dans les écoles primaires grâce à cette activité. L’organisation bénéficie de la participation de la Fondation Christian Vachon. Cette dernière qui favorise la réussite éducative des enfants en leur offrant des fournitures scolaires, des repas du midi, des vêtements et autres vient en appui en bonifiant le montant amassé pour répondre aux exigences du milieu scolaire pouvant s’élever à plus de 25 000 $ pour le milieu.

Bien qu’elle jouisse d’une belle participation avec une centaine de visiteurs sur le site, la journée même, suivi de quelque 200 soupers, l’organisation tire ses profits de la générosité des partenaires-commanditaires et des gens. Plus de 70 partenaires commanditaires, dont une trentaine, donnent de 100 $ à 500 $ contribuant au succès de l’événement. « On a de bons commanditaires, mais on a plusieurs gens qui donnent des 20 $, 30 $, 40 $, tous les montants sont importants. » Pour y arriver, explique M. Champigny, « il faut être patient, honnête. Les gens savent que le montant donné va à la bonne place. »

Journée

La Journée Natalie Champigny est une façon agréable de se retrouver entre amis, en famille pour échanger sur un site des plus agréables. L’accès à l’activité est tout à fait gratuit. Les gens sont invités à apporter leurs raquettes. Des randonnées de sleigh ride, tire sur la neige, dégustation de poisson fumé et de soupe chaude sont offertes pour le bon plaisir des visiteurs. Une contribution volontaire est laissée à la discrétion des gens. Victime de sa popularité, l’organisation a déplacé le souper-bénéfice spaghetti de Bury à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton. Près de 200 personnes ont savouré le repas préparé par des bénévoles lors de l’édition précédente. Le coût du souper sera de 12 $ cette année. Il est important de réserver en communiquant avec M. Champigny en composant le 819 832-4948 ou Yves Vachon 819 875-3221. La soirée sera agrémentée par la prestation du chansonnier Guy Poirier.

Tirage

Au cours de la soirée, on procédera au tirage de nombreux prix d’une valeur totale de plus de 2 000 $. Chèques cadeaux au restaurant Chez Stanley, à la Brasserie Fleurimont, billets de spectacles à la salle Guy-Veilleux, micro-ondes gracieuseté de Luc Jacques Service, prix de présence offert par Bumper to Bumper, des billets de ski pour une journée au mont Sutton ainsi qu’une paire de billets pour un match du Canadien au Centre Bell font partie des divers lots. D’autres pourraient s’ajouter en cours de route. Les billets sont déjà en circulation, mais il est possible de s’en procurer en communiquant avec M. Champigny.

Partenaire

Pierre Roberge, copropriétaire de la Plantation Downey et Roberge contribue financièrement à l’activité depuis les premières heures. « Je connaissais Natalie et ce qu’elle faisait pour les jeunes avant son décès c’était incroyable. Il n’y a pas beaucoup de personnes pour faire ce qu’elle faisait. Elle faisait la différence. Comme enseignante, elle voulait en faire plus. » M. Roberge mentionne que Natalie s’impliquait pour ses élèves à Magog. « À Magog, plusieurs pensent que c’est le paradis, mais il y a des gens dans le besoin. » M. Roberge ajoute que toutes les causes sont bonnes, mais celle de Natalie Champigny le rejoint particulièrement. « Je connais la famille Champigny et Michel. Ils ont une bonne organisation, c’est solide, c’est bien géré. » M. Roberge a la ferme intention de participer « longtemps » insiste-t-il.

Retombées

Pour Yolaine Tétreault, enseignante en éducation physique à l’école primaire Saint-Camille à Cookshire-Eaton, la Journée Natalie Champigny « c’est hyper important. » La collaboration avec la Fondation Christian Vachon permet de petits miracles, laisse-t-elle entendre. Outre l’aide pour les collations, les repas, les vêtements et fournitures scolaires, l’organisation aide les jeunes à participer à des activités. « À la fin septembre, il y a le marathon organisé à l’école La Ruche à Magog. Le coût d’inscription est de 10 $ et comprend un gilet à leur nom, une collation et un petit foulard. On est une trentaine d’élèves de la maternelle à la sixième année qui veut courir chaque année. » Rappelons qu’en avril, les enseignants remettent aux élèves un formulaire d’inscription de la Fondation Christian Vachon en demandant de le donner à leurs parents. Ceux qui sont admissibles reçoivent de l’aide. Aucun argent n’est remis aux parents. L’aide se concrétise par du matériel, vêtements, cartes de repas ou sous une autre forme. La fondation est également en mesure d’apporter une aide ponctuelle tout au long de l’année.

UPA

Québec recule et l’UPA l’emporte

Il semble que la détermination des producteurs agricoles membres de l’UPA à bloquer l’accès aux sentiers de motoneige et de quad sur leur terre privant ainsi l’industrie touristique de revenus substantiels ait porté ses fruits. Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, annonçait vendredi dernier l’abandon de la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA) mis en place le 1er janvier dernier et son remplacement par l’ancien programme.
Par ce geste, le ministre Lessard vient de mettre sur la voie de garage le programme défendu par son prédécesseur Pierre Paradis. Rappelons que le PCTFA avait soulevé le mécontentement général des producteurs agricoles. « Le gouvernement du Québec prend une bonne décision. La détermination des producteurs agricoles, la nomination récente de M. Lessard et les comptes de taxes reçus jusqu’à maintenant, qui confirment toutes nos évaluations, ont clairement fait la différence », déclarait par voie d’un communiqué de presse le président général de l’UPA, Marcel Groleau. Toutefois, ce dernier déplore que le gouvernement du Québec « n’a pas annoncé qu’il entendait réunir les intervenants (UPA, FQM et ministères concernés) pour trouver des solutions durables à la fiscalité foncière agricole. L’augmentation importante du fardeau fiscal des producteurs agricoles ces dernières années, en raison notamment de la hausse substantielle de la valeur des terres (800 % en 20 ans) et du mode d’évaluation utilisé par les municipalités, est pourtant bien réelle. » Lors d’une conférence de presse tenue à Cookshire-Eaton jeudi passé, François Bourassa, président de l’UPA-Estrie, mentionnait « comme tous leurs concitoyens, les producteurs agricoles paient toutes leurs taxes sur leur maison et leur terrain. Mais là, les taxes de l’entreprise agricole augmentent de 40 % en moyenne. Ça ne respecte même pas la Loi. »
Évidemment satisfaite, Lynne Martel-Bégin, présidente du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François et vice-présidente de l’UPA-Estrie, rappelle « ce n’était pas de gaieté de cœur qu’on fermait les sentiers; c’est parce qu’on n’avait pas le choix. » D’ailleurs, vendredi en après-midi, l’UPA-Estrie contactait ses membres pour leur dire de suspendre le blocus. Mme Martel-Bégin croit que la menace de fermer les sentiers avec les nombreux appuis obtenus et l’injonction déposée par l’UPA contre le gouvernement du Québec ont pesé lourd dans la balance. De son avis personnel, Mme Martel-Bégin croit que le remplacement de Pierre Paradis par son collègue Laurent Lessard était une bonne chose. « On a vu au congrès de décembre dernier avec son arrogance que le courant entre Pierre Paradis et l’UPA ne passait pas. Avec M. Lessard, on voyait qu’il y avait une volonté de régler. » Lors de la conversation téléphonique, Mme Martel-Bégin mentionnait que le personnel de l’UPA-Estrie adressait des courriels de remerciements aux MRC, municipalités et associations diverses ayant appuyé les agriculteurs.
Accès aux sentiers
Jonathan Blais, acériculteur de La Patrie, avait devancé l’échéancier du 6 février en fermant l’accès aux sentiers sur ses terres mercredi passé. Toutefois, il n’a pas tardé à les rouvrir. « Je l’ai fait à la minute que j’ai entendu la nouvelle, j’ai enlevé mes cadenas. Ça bien adonné, il y avait des motoneigistes de la Beauce qui arrivaient et cherchaient leur chemin. Je leur ai dit qu’ils pouvaient passer dans le sentier. Ils m’ont remercié et on s’est donné la main. »
Bien qu’il abandonne le PCTFA, le ministre Lessard a par ailleurs annoncé qu’un programme supplémentaire de crédit foncier d’une valeur de 4 millions $ sera mis sur pied pour les petits agriculteurs dont la valeur de la production est en deçà de 5 000 $, ce qui aurait été favorisé par la réforme rejetée.

Shark

Les Sharks l’emportent

Le tournoi provincial Atome / Pee-Wee du Haut-Saint-François, se déroulant à l’aréna Robert-Fournier à East Angus, bat son plein. Les Shark’s-1 Atome B du HSF ont clôturé la première semaine d’activités en remportant le championnat dans leur division en disposant en finale des Hawks de Kingsey Falls par la marque de 3 à 1.
La jeune formation présente une fiche de 4 victoires et un match nul. « Ils ont travaillé fort durant tout le tournoi. Ils n’ont jamais lâché. C’est sûr qu’il y a des moments plus difficiles. On a une équipe super », d’exprimer l’entraîneur David Bilodeau. « C’est bien le fun. On a bien joué en troisième période », d’exprimer les joueurs après le match final. Le gardien Thomas Pouliot a décroché la médaille du joueur du match.
Mentionnons que la formation Sharks-2 a clôturé la compétition en terminant troisième du groupe B. Celle du Cyclones-1 Joliette-Crabtree a décroché le titre dans la classe A tandis que le Club Piscine en faisait autant dans la classe C. Mentionnons que le tournoi se poursuit avec la catégorie Pee-Wee pour se terminer dimanche prochain.
Katherine Mailhot, présidente du tournoi, se dit « très satisfaite de la première semaine de tournoi. Nous avons une très belle équipe pour l’organisation. Nous avons aussi une très belle participation bénévole de la part des membres de l’Association du hockey mineur. Pour la première semaine, nous n’avons eu aucun incident majeur, les équipes sont contentes d’être venues participer au tournoi. »
Ouverture
C’est vendredi passé devant une belle assistance que l’on a procédé à la mise au jeu officielle. Présentation des joueurs, serment de l’officiel, de l’athlète et interprétation de l’hymne national par Isabelle Blais marquaient le moment fort de la cérémonie. Par ailleurs, le président d’honneur Carol Bibeau avec d’autres dignitaires a procédé à la mise au jeu officielle. M. Bibeau a été honoré pour sa grande implication pendant plusieurs années au sein du hockey mineur. On a également profité de l’occasion pour remettre une plaque à Martin St-Laurent pour son implication comme arbitre au cours des 30 dernières années.

Roy

Les frères Roy de Cookshire-Eaton s’affrontent

Ce n’est peut-être pas la série du siècle qui opposait en 1972 l’équipe du Canada à celle de l’Union soviétique, mais le match qui opposera le Screaming Eagles du Cap-Breton au Phoenix de Sherbrooke le 10 février prochain, au Palais des sports Léopold-Drolet, promet un grand intérêt pour la communauté de Cookshire-Eaton. Et pour cause, les frères Sacha et Ugo Roy, du secteur Cookshire, croiseront le fer pour la première fois.
Des rumeurs persistantes circulent voulant qu’une délégation de Cookshire-Eaton se présente au Palais des sports pour encourager les deux jeunes hommes. En bons parents, Élyse Champigny et Gilles Roy refusent de dire s’ils encourageront une équipe plus qu’une autre. Dans ce genre de rencontre, l’important pour le couple n’est pas d’encourager l’équipe, mais leurs fils. « C’est sûr qu’on va être nerveux, mais on espère que les deux vont jouer un bon match », d’exprimer le père, Gilles Roy.
Âgé de 17 ans, Sacha en est à sa première année dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) alors que son aîné Hugo, âgé de 19 ans, complète sa deuxième saison pour le Phœnix. Le 10 février prochain sera la première occasion où les deux jeunes hommes auront la chance de jouer l’un contre l’autre. Rejoints au téléphone, tous deux se promettent d’avoir bien du plaisir à tenter de se supplanter mutuellement. Sacha, se qualifiant de défenseur robuste du haut de ses 6’ 1’’ et 195 livres, promet « je le laisserai pas passer. » Quant au joueur de centre et capitaine du Phœnix, Hugo rétorque « il va me faire la vie dure. Je vais essayer d’y aller de finesse et j’utiliserai ma vitesse pour le contourner. »
Rivalité amicale
« Depuis que le calendrier est sorti, on avait spotté la date. Ça va être de quoi de spécial. On a une rivalité qui date », d’exprimer Hugo. Tout jeunes et encore aujourd’hui, lorsqu’ils s’entraînent ensemble l’été, c’est celui qui court le plus vite, celui qui lève le plus de poids, etc., de mentionner Hugo. Cette rivalité amicale pousse chacun à se dépasser et il semblerait que ça perdure. Pendant la période des fêtes, Sacha et Hugo admettent s’être mutuellement provoqués en se lançant « tu seras pas capable de m’arrêter, ça va jouer physique. Des jokes entre frères » d’exprimer Sacha. « Je pense quand on va approcher, on va se faire une petite gageure pour le résultat et le perdant va payer le resto », de lancer Hugo. Tous deux admettent que la rencontre sera spéciale. « Ça reste une game, mais ça sera un plus de jouer devant ta famille et des personnes que tu connais », mentionne Sacha. Hugo anticipe une belle délégation de son patelin. « Je vais à l’épicerie et j’entends des gens qui disent on va y aller. Je pense qu’il y a quelque chose qui s’organise. » Interrogé à savoir qui les parents appuieraient, Ugo mentionne « on leur a donné des vêtements de chaque équipe, mais je sais pas s’ils vont les mettre. »
Rencontre familiale
Les parents ont déjà pris la journée de congé pour le vendredi 10 février. Les occasions sont rares d’être en famille et pour les parents, ils profiteront de ce moment pour aller dîner avec leurs deux fils. Ils souhaitent également passer du temps avec leurs enfants après le match. Avec la période des fêtes, Sacha en sera à son deuxième passage en région depuis le début de la saison. « L’équipe est au Québec pour deux matchs. On joue le vendredi à Sherbrooke et dimanche à Victoriaville. On va essayer de prendre le plus de temps possible en famille. On a gros de joueurs du Québec dans l’équipe, une dizaine, peut-être on pourrait nous libérer pour le samedi, » d’espérer le jeune homme de 17 ans.
À sa première année dans la LHJMQ et loin de chez lui, Sacha admet que l’adaptation n’a pas été facile au début, mais que tout était rentré dans l’ordre. « Là, le bout le plus le fun s’en vient, les séries. On est cinquième au classement général », d’exprimer tout enjoué le jeune hockeyeur. Par contre, l’accès aux séries est moins évident pour le capitaine du Phoenix. Sur le plan individuel, Hugo est fier de sa saison jusqu’à présent. « Ça va super bien, j’ai une très bonne saison. » Au moment de l’entrevue, le jeune homme de Cookshire-Eaton affichait 27 buts et 22 aides en 49 matchs. « Mon objectif était d’avoir un point par match », d’exprimer le jeune homme.
La rencontre de ce vendredi représente une opportunité pour les frères Roy de se mesurer dans un esprit amical, mais plus encore c’est l’occasion de se retrouver en famille.

Popotte

Livraison de repas congelés

Retraité depuis 2014, Marc Gagné, du secteur Saint-Gérard à Weedon, s’amuse à parcourir une fois aux deux semaines les quatre coins de la MRC du Haut-Saint-François pour livrer des repas maison congelés et surtout, dit-il, rencontrer les gens.
L’homme qui est accompagné occasionnellement de sa conjointe, Jocelyne, livre les repas dans le cadre du service offert par le Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François avec la collaboration du IGA Cookshire. Le service est disponible à toute la population, sans restriction. Les personnes âgées de 70 ans et plus auront le droit au crédit de maintien à domicile lorsqu’ils feront leurs déclarations d’impôt, explique le dépliant.
Parcourir 200 kilomètres dans une journée, Marc Gagné le fait par plaisir. Bien entendu, le CAB défraie le kilométrage, mais pour le reste, c’est le plaisir de rendre service qui l’emporte aux yeux de ce livreur. « J’aime bien voir du monde. Ma job avant, je voyais beaucoup de monde. J’étais commissionnaire dans un garage à Thetford Mines. J’allais reconduire des clients chez eux. Je m’ennuyais de ne plus voir de monde. J’ai donc commencé à livrer. J’aime jaser avec le monde, m’informer, leur demander comment ça va. Ça arrive assez souvent que ce soient des personnes seules, âgées ou qui sortent de l’hôpital. »
Journée de livraison
Une journée de livraison pour M. Gagné commence dès 8 h 15 le matin, direction CAB à Weedon, pour y cueillir la liste des gens et endroits où livrer les repas. Seconde étape, prendre possession des repas congelés au IGA Cookshire vers les 9 h 15. Lors de la rencontre, notre sympathique livreur accompagné de sa conjointe chargeait une quinzaine de sacs pouvant contenir un minimum de huit repas chacun. Notez qu’il n’y a pas de maximum quant au nombre de repas. Une fois les sacs bien placés dans le véhicule direction Saint-Isidore-de-Clifton suivi de Cookshire-Eaton, puis East Angus, Bishopton, Weedon, Lingwick et finalement Saint-Gérard. M. Gagné mentionne que l’itinéraire peut varier selon la demande. « Il y a des clients que je vois aux deux semaines, d’autres aux mois. Je rencontre de nouvelles personnes, je vois de nouvelles places. » De toute évidence, le livreur tire un grand plaisir et une satisfaction de son implication bénévole. Interrogé à savoir s’il pensait cesser prochainement son travail de livreur, le principal intéressé répond d’un ton convainquant « tant que la santé va me le permettre, je vais continuer. Ça passe bien le temps. »
Repas congelés
Le service de repas congelés a été mis sur pied en 2014, mais depuis l’année dernière il est offert avec la collaboration de l’équipe du prêt-à-manger du IGA Cookshire. On y prépare une multitude de plats au coût de 5 $. Pour la soupe et le dessert, il faut ajouter 1 $ chacun. Pour y avoir droit, il faut s’inscrire au CAB en composant le 819 560-8540 ou par courriel au cab@cabhsf.org. Le menu offre près d’une trentaine de repas différents avec six choix de soupes et treize variétés de desserts. Pour le consulter, il suffit de communiquer avec le CAB.
Le service répond à un besoin puisqu’on a livré 2 155 repas au cours de la dernière année, d’expliquer France Lebrun, directrice générale du CAB. « Depuis 2017, nous avons livré 314 repas sans compter les soupes et desserts. Nous desservons autant la clientèle francophone qu’anglophone », d’ajouter Mme Lebrun.

Gobeil

Bruno Gobeil invite les députés et les gouvernements à plus d’écoute

Le maire de La Patrie, Bruno Gobeil, interpelle les élus provinciaux et fédéraux à faire preuve d’écoute et de sensibilité envers ce qu’il qualifie de chose préoccupante, l’avenir de la ruralité au Québec.
M. Gobeil a profité de son temps de parole lors du récent brunch des maires, organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, et auquel participaient le député de Mégantic, Ghislain Bolduc ainsi que Jacqueline Belleau, attachée politique de la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie, pour solliciter leur écoute et appui.
« L’avenir de la ruralité repose sur l’innovation, l’audace et la solidarité. Ça va demander une réelle écoute et sensibilité des milieux politiques. On est conscient qu’au poids démographique, on ne peut influencer le monde politique. La richesse naturelle du Québec, c’est son territoire avec son occupation qu’on laisse aller », d’exprimer M. Gobeil.
Le maire de La Patrie insiste « il va falloir reconnaître cette richesse, prendre des mesures structurantes avec les gens du milieu. Il faut que l’information parte de la base et monte jusqu’au sommet de la pyramide et non le contraire. On a besoin de représentants politiques porteurs de la base. On le fait déjà à la MRC. On a besoin de gens qui s’investissent avec nous autres. En 2017, je souhaite que ce qui doit être dit soit dit et fait soit fait pour le bien commun », de compléter M. Gobeil.

Gala

Gala Récolte du syndicalisme agricole et forestier de l’Estrie

Trois entreprises du Haut-Saint-François se sont démarquées lors de la 4e édition du Gala Récolte du syndicalisme agricole et forestier de l’Estrie, qui se déroulait récemment à Orford. L’événement organisé par la Fédération de l’UPA-Estrie a dirigé les projecteurs vers la ferme La JoualVert SENC, Ferme Referjean SENC, toutes deux de Cookshire-Eaton, et la Ferme laitière de Weedon inc. Les responsables ont profité de l’occasion pour rendre hommage à un bâtisseur, Réal Marcoux, de Weedon.
Plus de 300 personnes participaient à cette activité triennale. Parmi les dix prix remis dans sept catégories, trois sont dévolus à des producteurs du Haut-Saint-François. Deux prix ont été décernés dans la catégorie Relève et établissement – SCF Estrie inc. dont un à la ferme La JoualVert SENC de Cookshire-Eaton pour le démarrage et acquisition ainsi qu’à la Ferme laitière de Weedon inc. de Weedon pour le transfert. La distinction remise pour le démarrage et acquisition vise à reconnaître un jeune ou un groupe de jeunes entrepreneurs agricoles qui ont complété un processus visant à devenir propriétaire d’une entreprise agricole et de devenir ceux qui nourriront le Québec de demain. Stéphanie Leclerc et Andrès Rousseau ont eu l’idée de créer en 2014 La JoualVert pour relever le défi de devenir maraîchers biologiques. Malgré une année prometteuse au niveau de la clientèle, en 2015, les caprices de Dame nature ont détruit 85 % de leurs cultures par les inondations, la grêle et les vents. Le couple a su faire face à l’adversité au cours de 2016 et réussi à doubler son chiffre d’affaires en améliorant leur établissement et cultivant en serre en plein sol. Ils produisent avec l’aide de deux bénévoles stagiaires des paniers de légumes frais débordant de vitamines, de saveurs, exempts de pesticides, fongicides, herbicides, OGM, totalisant environ 130 paniers par semaine.
« On est bien content de cette reconnaissance de nos pairs. Ça va vraiment bien. C’est un baume pour nous après avoir traversé une période difficile en 2015. Nous avons eu l’aide de nos collègues maraîchers, ça nous a bien aidés à passer au travers », d’exprimer Andrès Rousseau, copropriétaire de l’entreprise avec Stéphanie Leclerc. M. Rousseau est d’avis que cette reconnaissance propulsera l’entreprise. « On prévoit faire 30 % de plus de volume de production avec la même surface soit 180 paniers sur 1,2 acre. » Ce dernier profite de l’occasion pour mentionner qu’ils sont à la recherche d’un producteur agricole qui serait prêt à morceler 10 acres de terre cultivable. Le couple serait preneur.
Pour leur part, Raphaël Laroche et Valérie Perreault, copropriétaires de la Ferme laitière de Weedon inc. sont retournés chez eux avec le prix dans leurs poches. Le couple est en voie de réaliser leur rêve de posséder une ferme laitière notamment celle qui les a fait craquer en 2015. M. Laroche devient actionnaire de la ferme pour une période de cinq ans avec l’ancien propriétaire, qui vient encore aujourd’hui lui donner un coup de main dans diverses tâches et lui apporter d’importants conseils. Au cours des prochaines années, M. Laroche souhaite se perfectionner et améliorer la production annuelle. Il souhaite également augmenter les rendements de ses fourrages et de ses grains tout en accroissant leur qualité.
Agroenvironnement
Cette catégorie reconnaît l’excellence et le savoir-faire des entreprises agricoles de l’Estrie ou d’un groupe d’entreprises agricoles, en matière de protection de l’environnement et de développement durable. Guillaume et Jérémie St-Pierre de la Ferme Referjean SENC à Cookshire-Eaton, sont deux jeunes entrepreneurs qui démontrent une grande sensibilité face à l’environnement, à la protection des sols et à la santé humaine. La ferme a entrepris un virage environnemental pour permettre une meilleure conservation de ses sols. De nombreux travaux de conservation des sols ont été réalisés en collaboration avec le MAPAQ et le CASE de l’Estrie. Ils contrôlent rigoureusement le passage de la machinerie afin de favoriser une meilleure conservation des sols.
Ces jeunes producteurs utilisent des engrais verts dans la rotation des cultures pour éviter de laisser les sols à nu. Au niveau de la fertilisation, l’entreprise utilise d’abord ses propres fumiers et lisiers et comble les besoins des cultures par des engrais minéraux. Les deux jeunes hommes ont également à cœur la protection des abords des cours d’eau et des bandes riveraines.
Hommage
Le prix hommage a été décerné à un homme qui s’est impliqué depuis plus de 35 ans dans le monde syndical agricole soit Réal Marcoux, de Weedon. Producteur de bovins depuis 1973, le lauréat est convaincu de l’importance de l’Union. Déjà en 1974, il participe à la mise sur pied du Réseau d’encans spécialisés de veaux d’embouche en Estrie. En 1981, il s’implique dans son syndicat de base de Weedon comme administrateur et en devient président en 1989. En 1993, il est élu 2e vice-président du conseil exécutif de la Fédération régionale et en 1996, il est élu 1er vice-président et ce, jusqu’en octobre 2016.
Évidemment ému d’un tel hommage, M. Marcoux avoue néanmoins sa surprise. « Je ne m’attendais pas pantoute à ça. Je croyais que c’était réglé au congrès. » M. Marcoux a été honoré à l’annonce de son retrait lors du congrès de l’UPA-Estrie tenu en octobre dernier. Faisant référence au dernier gala, le lauréat mentionne « c’est gratifiant de se faire honorer chez nous devant notre monde que j’ai représenté. » M. Marcoux qui a toujours joué le rôle de vice-président avoue humblement ne jamais avoir été attiré par le poste de présidence. « Moi, j’aimais m’occuper de dossiers spécifiques. C’est le syndicalisme que j’aimais faire. » Un des dossiers dont semble le plus fier le producteur est d’avoir contribué à la création du CIBLE. « On a commencé ça en 1996 avec Marcel Normandeau, directeur du MAPAQ. C’est une des belles réalisations pour aider les producteurs qui n’avaient pas de mise en marché ordonné. Je suis extrêmement fier d’avoir contribué à le mettre en place et d’avoir participé à son maintien et le faire évolué. » M. Marcoux explique son retrait de la vie syndicale en mentionnant « je veux me donner plus de temps pour moi. Faire les choses que je mettais de côté et profiter un peu de la vie. »

Désilet

Léo Désilets, maître herboriste à Scotstown achète le bâtiment Aux mille et une saisons

L’entreprise Léo Désilets, maître herboriste inc., à Scotstown, propriétaire des sociétés Laboratoire Léo Désilets M.H. inc. et Emballages Façotek inc., ne cesse de se développer. Elle vient d’acquérir le bâtiment-entrepôt d’Aux mille et une saisons, situé tout près du siège social de la rue Victoria. Le projet global incluant l’acquisition, l’achat d’équipements et l’aménagement des lieux nécessite un investissement de 1,8 M$. Cela permettra la consolidation des 35 emplois actuels en plus de créer sept emplois additionnels.
Benoit Fortin, directeur de l’entreprise, mentionne que l’achat n’est pas finalisé, mais « on a signé un bail avec option d’achat en dedans de deux ans. » Il mentionne que l’entreprise était confrontée à deux hypothèses soit agrandir ou faire l’acquisition du bâtiment Aux milles et une saisons. Le nouvel actif servira d’espace entrepôt. Cette option permettra à l’entreprise de libérer de l’espace dans son édifice de la rue Victoria pour y accueillir de la nouvelle machinerie, notamment une machine pour emplir des capsules, communément appelée encapsuleuse et une autre à blister. « On récupère un espace précieux pour la mise en capsule et l’emballage de produits finis. » Cela nécessitera l’aménagement de nouvelles salles de production. Le tout devrait être fonctionnel début juin, d’expliquer M. Fortin.
La croissance de l’entreprise est attribuable principalement à l’augmentation de volume de la division les Emballages Façotek inc. « Les probiotiques sont très populaires aux États-Unis. Il faut donc être plus productif et acheter des équipements plus sophistiqués. C’est grâce au dynamisme, à la compétence et à la souplesse de notre équipe de travail que nos partenaires nous ont fait confiance pour la production accrue de probiotiques et de crèmes analgésiques de grande qualité appréciées par une clientèle fidèle dont la moitié se trouve aux États-Unis et en Europe. Notre ambition est de devenir le leader en conditionnement de produits probiotiques en Amérique du Nord, et ce dans le respect de notre entourage », de mentionner M. Fortin.
D’autre part, ce dernier ajoute que Laboratoire Léo Désilets M.H. inc., dont les produits sont commercialisés sous la marque Léo Désilets, maître herboriste inc. depuis 42 ans, continue d’accentuer sa présence sur le marché québécois. « L’embauche d’une directrice des ventes et l’application de très hautes normes de qualité à la fabrication ont sans doute contribué à ce succès qui rayonnera bientôt dans le reste du Canada. »
Présentement, Léo Désilets, maître herboriste inc. occupe une superficie de 35 000 pieds carrés à son édifice de la rue Victoria. La nouvelle acquisition qui sera utilisée principalement comme entrepôt offre une superficie de 40 000 pieds carrés. Avec le nouvel espace disponible, l’entreprise est en voie de compléter l’aménagement d’un gymnase pour les employés. M. Fortin mentionne qu’il s’agit d’aménager les lieux afin de permettre aux employés d’apporter leurs appareils de mise en forme.

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