Moisson HSF

Moisson Haut-Saint-François : Une guignolée au-delà des attentes

Les citoyens ont entendu le cri du cœur lancé par Moisson Haut-Saint-François afin d’amasser 25 000 $ dans le cadre de sa campagne de financement visant à répondre à la demande des paniers de Noël. Plus d’une vingtaine de bénévoles avec la participation du Club Lions d’East Angus ont participé à la récente guignolée qui se déroulait samedi dernier à deux endroits dans la ville d’East Angus. « Je n’en reviens pas de la générosité des gens, de leur solidarité. On n’a pas fini le décompte, mais je crois qu’on va dépasser notre objectif de 25 000 $ », d’exprimer avec enthousiasme la directrice générale, Nathalie Blais.

Couple entrepreneur

Après une formation au CFP du HSF : Un couple d’entrepreneurs lance chacun son entreprise

Dans le garage adapté à la préparation des mets alimentaires produits par la nouvelle entreprise Marie Gourmet de Marie-Andrée Glaude, le couple formé aussi par Daniel Dolbec travaille en équipe efficace, elle dans sa cuisine et lui à la livraison des mets aux cafétérias des deux écoles d’East Angus, entre autres.

Marie-Andrée Glaude et Daniel Dolbec forment un couple dans la vie. Après avoir suivi tous les deux le cours Lancement d’une entreprise, offert par le Centre de formation professionnelle (CFP) du Haut-Saint-François, ils ont créé tous les deux une nouvelle entreprise.
Mme Glaude se spécialise comme traiteur et en « prêt-à-manger », dans son entreprise qu’elle a appelée Marie Gourmet. Elle offre tout un assortiment de services variés, des repas maison, frais ou surgelés en portions individuelles et familiales, des boîtes à lunch pour des réunions ou événements spéciaux, en formats individuels pratiques. Il est également possible de se procurer, auprès de son entreprise, des mets de buffets froids, incluant la livraison et l’installation si désirées, et des cocktails dînatoires pour des 5 à 7 entre amis ou en famille, même pour un mariage ou des événements corporatifs.
« C’est un rêve d’enfance que de réaliser l’idée que j’ai eue, à la suite d’un cours de pâtisserie suivi après mon secondaire 5, et après avoir travaillé près de 10 ans pour un traiteur de Sherbrooke. Après un autre cours, celui d’observation en milieu de travail, en orientation durant mon cours secondaire, je suis restée marquée par mon premier emploi dans le domaine alimentaire. Après avoir été maman trois fois, en m’occupant de mes enfants à la maison, je n’ai pas réussi à chasser l’idée que j’avais de créer ma propre entreprise », raconte Marie-Andrée Glaude.
« Nous avons beaucoup de demandes pour des clients corporatifs, pour des cocktails où nous servons des bouchées froides, un service sur demande, distingué et festif. Nos buffets froids conviennent aussi pour des événements familiaux et corporatifs, des réceptions d’après-funérailles, où nous pouvons servir des assortiments personnalisés, variés et goûteux, qui satisfont très bien toutes les clientèles », décrit-elle.
Elle et son conjoint Daniel Dolbec forment une famille reconstituée qui compte sept filles, oui, sept enfants, toutes des filles ! Une grande « petite famille » dont il faut s’occuper à travers les tâches que l’entrepreneuriat n’a pas manqué de leur ajouter !
« Nous avons travaillé très fort pour réaliser nos rêves. Nous formons une très bonne équipe tous les deux, car nous nous complétons de façon très efficace », admet Mme Glaude.
« Nous avons adapté notre projet à notre vie… pas l’inverse. Nous ne voulons pas que ces projets soient trop gros et nous fassent évoluer en grandissant trop rapidement, car notre qualité de vie est aussi très importante », enchaîne pour sa part M. Dolbec.
Ce dernier a lancé une compagnie de transport, surtout pour effectuer les livraisons que Marie Gourmet nécessite, car sa conjointe a réussi à obtenir deux contrats intéressants et importants pour fournir en repas deux écoles d’East Angus, et la demande ne cesse pas d’augmenter. Un beau problème qu’accepte de solutionner bien volontiers sa dynamique et persévérante conjointe.
« Je suis assez bien équipé, dans ma compagnie de transport en tous genres, j’ai une «remorque traileur», une plate-forme de 30 pieds, un camion de type pick-up, un tracteur pour les travaux légers d’excavation et d’aménagement, des remorques à chevaux, etc. J’ai toujours été entrepreneur, j’ai eu plusieurs chevaux, à l’âge de 20 ans, j’ai été maréchal-ferrant, ce que j’ai fait pendant 35 ans, je suis encore entraîneur de chevaux, j’ai même créé un rodéo, j’ai eu un bar-resto pendant 15 ans à Dudswell », énumère M. Dolbec.
Mme Glaude reprend la parole au sujet de Marie Gourmet. « Mon entreprise, c’est le prolongement de ma famille, de ma cuisine, de mon social, de ce qui m’entoure. Je fournis des repas pour les petits et grands groupes, en plus des deux cafétérias des écoles d’East Angus. Mon troisième volet, c’est le prêt-à-manger, autant surgelé ou frais, en portions individuelles et familiales. Et nous assumons la livraison, bien entendu », dit-elle en souriant.
« On s’est posé plusieurs questions avant de lancer nos entreprises. Les réponses ont été importantes pour nous. Nous avons remis en question nos choix, nous avons finalement adapté notre garage pour la production de mon entreprise, au lieu d’acheter un restaurant qui était fermé et qui aurait pu abriter Marie Gourmet, mais qui aurait aussi créé des frais inutiles », décrit-elle.
Incidemment, Marie Gourmet tenait une opération portes ouvertes, le vendredi 20 octobre, qui servait en même temps d’ouverture officielle.
« Chez nous, tout est fait maison et nous tendons vers le zéro déchet. Nos plats de service sont toujours réutilisables, avec des contenants légers et des assiettes compostables et/ou récupérables. Je suis fière de mes produits et je sais faire la part des choses dans toutes les opérations de ma compagnie », assure-t-elle.
« Nous sommes fiers de nos deux entreprises, ouvertes en même temps, et nous nous entraidons beaucoup tout en étant très complémentaires », transmet en conclusion Daniel Dolbec, démontrant une passion bien évidente pour leurs projets communs.
Comme l’entreprise Marie Gourmet n’a pas encore de point de vente, il faut commander ses produits à l’avance. L’idéal est de procéder en ligne pour l’instant, sur le site www.mariegourmet.ca, par courriel à l’adresse mariegourmettraiteur@gmail.com ou encore par téléphone au 819 919-6408.

Marche Noel-Scotstown

Marché de Noël de Scotstown : Un très haut taux de participation !

De g. à d. sur la photo, Jessica Charland, Francis Larochelle, directeur de l’école, Roxanne Vachon, Alexandre Lemay, Annie Désindes, Alexandra Lombardi, Cindy Boisvert, Caterina Maillé, tous enseignants, sauf Annie Désindes, secrétaire.

Francis Larochelle, le directeur de l’école Saint-Paul, de Scotstown, où se tenait le Marché de Noël le 2 décembre dernier, s’est dit très satisfait du résultat global de son activité, organisée par les enseignants et les élèves. Ces derniers ont produit les décorations, des cartes de Noël, des chocolats, etc. « C’est un très bon succès, avec un très bon achalandage, un très haut taux de participation. C’est apprécié par les partenaires, les exposants, les artisans locaux, qui ont offert une belle variété de produits et de bonnes idées-cadeaux. Ici, on amasse des fonds pour équiper l’école pour le ski de fond. Nous avons une école qui bouge, grâce à notre prof d’éducation physique. C’est un projet particulier d’hiver. Nous avons un plateau multisports à l’arrière de l’école, une dalle de ciment pour le hockey-balle l’été qui devient une patinoire l’hiver, et des sentiers de randonnée », a insisté M. Larochelle.

Guignolée Moisson Cookshire

Guignolée pour Moisson Cookshire

Quelques bénévoles de Moisson Cookshire se sont installés vendredi dernier à l’angle des rues Principale et Craig, à Cookshire-Eaton, pour solliciter les automobilistes dans le cadre de la guignolée annuelle de l’organisme. Thérèse Soucy, présidente de Moisson Cookshire, souhaitait bien amasser autant que l’année dernière, soit plus de 3 000 $. L’argent servira à bonifier les paniers de denrées, précise-t-elle. L’organisme souhaite préparer plus de 70 paniers de Noël pour l’occasion. Outre les généreux donateurs, Mme Soucy remercie également les bienfaisants commanditaires.

Militaire Bury

Vies vécues, vies perdues : Conférence sur l’histoire militaire de Bury

Certains des quelque 100 participants à la Conférence sur l’histoire militaire dans le Manège militaire de Bury.

Des histoires personnelles sur le passé militaire de Bury ainsi qu’un souper avec des recettes de l’époque de la Seconde Guerre mondiale étaient à l’honneur au Centre communautaire du Manège militaire de Bury, le 21 octobre dernier. Ces deux expériences, qui ont réuni environ 100 personnes, ont été organisées par la Société d’histoire et du patrimoine de Bury à l’occasion d’une conférence sur l’histoire militaire de Bury et de ses environs.
En approchant du Centre, les visiteurs se promenaient entre une ribambelle de 40 bannières flottant le long de la rue Main, honorant les anciens combattants de Bury. À l’intérieur, ils ont pu faire la découverte de bannières et d’objets historiques bordant les murs, une sélection d’expositions sur l’histoire militaire que la Société historique avait montées au printemps dernier. De 13 h à 19 h 30, les invités ont également entendu des musiciens Paula Chiasson, Normand Breton et Christian Nolet et une série de conférenciers en français et en anglais. Ils ont aussi visionné de courtes vidéos et ont pu profiter d’un banquet.
La cérémonie d’ouverture offrait de la musique de cornemuse avec les cornemuseurs Matthew Fowler et Sylvain Ross, ainsi qu’un mot de bienvenue de la présidente de la Société, Mme Praxède Lévesque Lapointe, qui a reconnu les grands sacrifices consentis par les militaires et les civils au cours des guerres passées. Elle a appelé à « l’empathie et aux prières pour la paix » dans le contexte des conflits actuels dans le monde.
Les intervenants étaient des témoins locaux qui ont raconté leurs propres expériences ou des histoires transmises par leurs parents et grands-parents. Les conflits comprenaient les Raids des fénians de 1866 à 1870 ; la guerre des Boers de 1899-1902 ; la Première Guerre mondiale, 1914-1918 ; la Seconde Guerre mondiale, 1939-1945 ; la Bataille de Hong Kong, 1941 ; la guerre de Corée, 1950-1953 ; en Afghanistan, 2001-2014 ; et diverses opérations de maintien de la paix à partir de 1948.
Selon un livret informatif de 36 pages sur l’histoire militaire de Bury que la Société a publié dans le cadre de l’événement, Bury a eu un taux de participation élevé à de nombreuses guerres, en particulier lors de la Seconde Guerre mondiale.
« Bury avait le plus grand nombre par habitant d’hommes enrôlés de toutes les villes du Canada. Cent trente hommes et femmes étaient en service actif, dont dix sont morts. Trente et un étaient avec les Royal Rifles à Hong Kong. »
Le sergent-major régimentaire Justin Dahler des Sherbrooke Hussards a raconté en détail l’histoire du régiment, remontant à 1866 jusqu’à aujourd’hui.
Puis il y a eu les « Dames de l’Enfer ». C’est ainsi que les ennemis des forces écossaises appelaient les dizaines de cornemuseurs qui dirigeaient les forces écossaises, leurs cornemuses hurlant, ont expliqué les cornemuseurs Fowler et Ross.
Richard Gray, le président de la filiale 48 de la Légion de Bury, a présenté un historique détaillé du groupe, et Edith Lévesque a parlé des défis auxquels sont confrontés les conjoints et les familles des militaires, ainsi que de leurs rôles changeants pendant et après le déploiement à l’étranger. « La guerre aura contribué, sans la vouloir, au féminisme, les femmes participant de diverses manières à l’effort de guerre », a déclaré Mme Lévesque Lapointe.
Vêtue de l’uniforme de sa mère, Wendy Olson a parlé de ses expériences de jeune enfant, fréquentant le manège militaire de Bury avec sa mère, la sergente Kathleen (Kay) Olson. Elle a décrit les utilisations du bâtiment et le rôle de sa mère en tant que membre du Service féminin de l’Armée canadienne (CWAC), à titre de secrétaire et de commis comptable pour le bataillon de Bury. Sergente Olsen était bien connue pour ses années à titre de maître de poste de Bury à Postes Canada, et sa fille Wendy a suivi ses traces au Bureau de poste où elle occupe désormais le deuxième rang en termes d’ancienneté au Québec.
L’une des présentations les plus touchantes a été celle de Martine Staehler, qui a grandi en Alsace-Lorraine, une région qui a changé de mains à plusieurs reprises entre la France et l’Allemagne. Un de ses oncles a été conscrit par la France, et son frère, par l’Allemagne. Cette génération de soldats s’appelait les « malgré-nous » ; ils n’avaient pas le choix en la matière.
Un autre discours captivant a été celui de Larry Everett qui a décrit les horreurs endurées par les soldats qui ont combattu lors de la bataille de Hong Kong, puis détenus comme prisonniers de guerre jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le public a écouté en silence le récit des horreurs vécues. « Beaucoup de ces anciens combattants sont revenus avec ce que nous appelons aujourd’hui le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) », a déclaré M. Everett.
Finalement, les invités ont eu droit à un banquet de quatre services préparé par Doris Bolduc, Diane Gagnon et Praxède Lévesque Lapointe, qui nous a expliqué l’histoire de chaque plat durant le repas.
« C’était une excellente idée », a déclaré l’invité Robert Alain. « Faire un dîner sur un thème historique. Et comment cela s’est déroulé aussi. C’était excellent ! Même s’il y a eu un peu de tricherie. »
M. Alain faisait référence au plat principal, le Woolton Pie, préparé avec une sauce à base de viande de dinde. L’original était un plat de légumes bouillis garni de purée de pommes de terre, mais sans viande. Il a été recommandé par le ministère de l’Intérieur britannique en période de pénurie alimentaire.
Une salade de topinambours débutait le repas. L’histoire de ce légume racine, dit Mme Lévesque Lapointe, est venue de France pendant son occupation par les forces hitlériennes.
« Les Allemands ne l’ont pas aimé et ne l’ont donc pas confisqué ; les Français l’ont alors mangé en grande quantité. »
Ces deux plats de guerre sont tombés en disgrâce après la guerre ; les gens en avaient assez. Cependant, deux produits de la Seconde Guerre mondiale, le gâteau aux carottes et la crème glacée de Coaticook, restent aujourd’hui les favoris de nombreuses personnes.
C’était le dessert du banquet ; une douce fin pour une journée pleine d’émotions, à la fois remplie de fierté et de chagrin.

Panneau Dudswell

Au parc Éva-Tanguay de Dudswell, secteur Marbleton : Un panneau d’interprétation de la bande riveraine pour les citoyens

Ont assisté à l’inauguration du panneau d’interprétation de la bande riveraine, en face du lac Adolphe, près du lac d’Argent à Dudswell, secteur Marbleton, de g à d, Réjean Simard, conseiller municipal de Dudswell, Florent Mercier, administrateur de la Corporation des résidents du lac Miroir (CRLM), Marjolaine Larocque, conseillère municipale de Dudswell, Jacinthe Caron, co-directrice du CRE Estrie, et Sylvain McSween, attaché politique du député de Mégantic, François Jacques.

Ce n’est pas tout le monde qui peut accéder à la propriété sur le bord d’un lac ou d’un cours d’eau, de nos jours. Mais quand on a la chance de le faire, il faut connaître certaines obligations qui viennent avec cet avantage. Le Comité Action-Climat, en collaboration avec la Municipalité de Dudswell, a décidé d’installer un panneau d’interprétation de la bande riveraine au parc Éva-Tanguay, au 900 rue du Lac, à Dudswell, secteur Marbleton, situé au bord du lac Adolphe, près du lac d’Argent.
Ce nouveau panneau a pour objectif de sensibiliser les citoyens afin d’en arriver à améliorer la conformité des bandes riveraines, dont l’état général souffre souvent de la méconnaissance de la façon adéquate de concevoir un aménagement de la rive du terrain que l’on possède, comme citoyen bénéficiant de la qualité de vie appréciée comme riverain.
« La bande riveraine constitue la dernière protection d’un plan d’eau contre les polluants ou l’érosion. Bien aménagée, elle évite la dégradation de la qualité de l’eau, réduit les risques pour la santé, augmente la valeur des propriétés et offre un milieu de vie pour la faune », peut-on lire sur le panneau en question.
Une information privilégiée s’y trouve également : les strates de végétation essentielles, l’illustration photographique des végétaux recommandés à planter sur cette bande importante qu’est la rive du plan d’eau, et les quatre grands rôles qu’elle remplit, soit freiner l’érosion, filtrer l’eau, rafraîchir le bord de l’eau et favoriser la faune et la flore.
Ce panneau vient en complément des efforts municipaux et de la volonté des trois associations riveraines présentes sur le territoire. Le Comité Action-Climat a d’ailleurs réalisé différentes activités, depuis 2021, pour encourager les résidents à bien aménager leur bande riveraine par des végétaux conformes à la réglementation municipale.
La démarche Municipalités et citoyens alliés dans l’action climatique a donné lieu à l’installation de ce panneau coordonnée en collaboration avec le Conseil régional de l’Environnement (CRE) de l’Estrie. Ont également contribué financièrement pour rendre possible cette réalisation l’entreprise Graymont, la Municipalité de Dudswell et Paquette Moto, en complément d’une aide financière du gouvernement du Québec, puisée du programme Action-Climat Québec, en lien avec le Plan pour une économie verte 2030.
La fierté se lisait sur les visages des personnes présentes à l’inauguration du panneau de sensibilisation de la population, soit les conseillers municipaux de Dudswell, Marjolaine Larocque et Réjean Simard, Florent Mercier, administrateur de la Corporation des résidents du lac Miroir (CRLM), et Jacinthe Caron, co-directrice du CRE Estrie. D’autres représentants de la Municipalité de Dudswell y avaient également participé, la mairesse Mariane Paré, des membres du Comité Action-Climat de Dudswell, des membres d’autres associations riveraines et du partenaire financier principal, Graymont.

Cocktail

Cocktail des jeunes entrepreneurs : Une reconnaissance appréciée

Parmi les lauréats, nous retrouvons à l’avant les maires de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, et de East Angus, Lyne Boulanger. À l’arrière, apparaissent Ghislain Brière, président de la Chambre de commerce du HSF, Richard Ravary, président de la SADC et à l’extrême droite, Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.

Une cinquantaine de personnes réunies au Pavillon des Mésanges, à Dudswell, ont participé au récent cocktail des nouveaux entrepreneurs du Haut-Saint-François où l’on a remis des certificats à huit personnes représentant six entreprises réparties sur le territoire.
L’activité organisée par la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François avec la collaboration de la Chambre de commerce du HSF visait à souligner l’audace et la persévérance de jeunes gens d’affaires qui se sont lancés dans l’aventure entrepreneuriale sur le territoire au cours des deux dernières années. « Le but, c’est vraiment de reconnaître l’entrepreneuriat des jeunes entrepreneurs. Dans un monde comme on a vécu dans les dernières années, déjà l’entrepreneuriat, ce n’est pas évident. Les dernières années ont été un défi encore plus grand. On veut féliciter l’audace, la persévérance et l’entrepreneurship des nouveaux entrepreneurs » d’exprimer Ghislain Brière, président de la Chambre de commerce du HSF.
Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, mentionne que la rencontre vise à célébrer « une nouvelle génération d’entrepreneurs, ceux qui embrassent le changement, innovent et repoussent les limites de la réussite. Le cocktail, c’est une occasion pour mettre en lumière des talents exceptionnels qui émergent de notre région. On a vu des idées audacieuses transformées en entreprises prospères, des rêves devenus réalité. On a également vu des entrepreneurs travailler très fort pour surpasser les difficultés et réussir. La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François est fière de jouer un rôle central dans le soutien à notre communauté d’entrepreneurs. Nous croyons en la vision de nos entrepreneurs et à leur capacité de contribuer de manière significative au développement de notre région. »
On a également profité du cocktail pour présenter et faire rayonner ces nouveaux entrepreneurs tout en favorisant le maillage avec la communauté d’affaires bien établie. La rencontre se déroulait au Pavillon des Mésanges.
Lauréats
Les lauréats sont : Hélène Petit d’Entretien HP de Weedon, Marie-Andrée Glaude Marie Gourmet d’East Angus, Julien Benoit Les Cultivés-Jardins sur mesure de Dudswell, Bianka Gelé Dupuis et Geneviève Dumont Café Laurier d’East Angus, Pascal Thériault et Alexandre Asselin-Allard, Toitures Pro-Sélection Inc. de Cookshire-Eaton et Étienne Bouchard L’Atelier Fer Angle de Dudswell. Les jeunes entrepreneurs ont tous apprécié cette marque de confiance témoignée à leur égard. Confiants dans leur entreprise, ils ont invité les gens présents à ne pas hésiter de faire appel à leurs services.
Coup de cœur
L’organisation de la soirée a profité de cette visibilité pour remettre le prix Coup de cœur à la jeune entreprise Café Laurier. Pour les propriétaires Geneviève Dumont et Bianka Gelé Dupuis, cette distinction « confirme que les gens nous aiment, qu’on a raison d’être. » Elles ne regrettent pas l’aventure « des fois, on se pose des questions, mais justement ces affaires-là nous aident à nous relever et regarder en avant. Faut être là pour les gens qui nous aiment. »

Salon Cité école

Un grand succès pour la première édition du Salon Cité-des-écoles

Jacob Menard et Mathieu Lehoux ont aimé l’activité.

Récemment se déroulait la 1re édition du Salon Cité-des-écoles au gymnase de la Cité-école Louis-Saint-Laurent à East Angus. Quelques 40 exposants, de tous les milieux, représentants d’écoles, de métiers et de formations professionnelles tenaient des kiosques d’informations pour l’occasion. Selon leur centre d’intérêt, les jeunes étaient encouragés à poser des questions aux différents kiosques, les élèves recevaient d’ailleurs des coupons pour un tirage afin de les encourager à aller chercher un maximum d’information et diversifier leur centre d’intérêt. Nous pouvions retrouver entre autres sur place, la GRC, les Forces armées canadiennes, le Centre 24-Juin, le CFP du Haut-Saint-François, la MFR du Granit, le CRIFA, l’Ordre des ingénieurs, le CFP Le Granit, l’Ordre des comptables, le CJE du Haut-Saint-François, YMCA du Québec, le Cégep de Sherbrooke, le Séminaire de Sherbrooke, l’Université de Sherbrooke et Bishop’s, UPA, ITAQ, Centre LVTC, Collège Champlain et les Centre-Expé du Val-Des-Sources, Val-St-François et Memphrémagog. Cette journée spéciale en collaboration avec le Carrefour jeunesse-emploi est une idée originale de 2 conseillères en orientation de la polyvalente, Emelie Côté et Windylee Gravel. Cette activité organisée pour les élèves du secondaire 3, 4 et 5 fut sans aucun doute un grand succès; lors de notre présence, le gymnase était bondé de jeunes enthousiastes de pouvoir directement rencontrer les exposants et connaitre les différentes options qu’offrent les formations. Mathieu Lehoux, élève de secondaire 5, nous a souligné « Je trouve ça vraiment l’fun, j’ai de nouvelles idées et j’ai eu plein de renseignements. » « Un succès sur toute la ligne », mentionne Jacob Menard, aussi en sec. 5. « Faudrait que cette activité revienne chaque année, c’est vraiment cool et intéressant. »

Souper Soiree Country

Le souper-soirée country pour la Fondation Louis-Saint-Laurent : Une activité de financement festive et à la bonne franquette

Une moitié de la cafétéria a accueilli les 153 convives au souper de la soirée country de la Fondation Louis-Saint-Laurent, alors que l’autre moitié a été convertie en salle de danse, où les Winslow Dancers se sont occupés de la portion dansante de la soirée.

C’est dans un esprit festif et amical que s’est tenu le souper-soirée country de la Fondation Louis-Saint-Laurent, à la polyvalente d’East Angus, qui porte également le même nom, une activité de financement qui dans le passé s’est appelée l’Oktoberfest.
Signe des temps, c’est un nombre plus modeste de convives que par les années passées, soit de 153 soupers qui ont été servis à cette occasion. Les résultats de la campagne de financement qui faisait l’objet de cette activité seront connus plus tard après tous les décomptes qui seront effectués par l’organisation de la soirée.
Plusieurs élèves de la polyvalente ont agi comme bénévoles pour la bonne marche de ce souper-soirée, à la cafétéria de l’institution.
L’esprit était à la fête, après les restrictions des dernières années reliées à la pandémie de COVID, dont les participants voulaient oublier les souvenirs plutôt négatifs. Une belle connivence a été remarquée de la part des commerces et des municipalités qui avaient réservé des tables complètes, occupées par leurs employés, leurs élus et/ou leurs collaborateurs et représentants.
Deux personnes ont pris la parole à cette occasion, soit la présidente de la Fondation, Renée-Claude Leroux, et la présidente d’honneur de la campagne de financement, Johanne Delage, mairesse de La Patrie. La première a remercié son équipe du comité d’organisation, de même que ses bénévoles et collaborateurs, comme les Winslow Dancers et les partenaires financiers.
Mme Delage, pour sa part, a salué tout son monde, a donné les grandes lignes de la mission de la Fondation, soit d’aider les étudiants qui ont moins de moyens financiers, à s’inscrire au programme de Santé Globale, un plus pour leur réussite scolaire. De plus, ils peuvent obtenir un repas de la cafétéria pour seulement 5 $ lors de certaines périodes. La différence est payée par l’organisme.
« La Fondation remet également des bourses aux plus performants, lors du Gala du Mérite, de même qu’il y a un programme pour aider certains étudiants par une bourse leur facilitant l’accès à l’école… », a-t-elle signifié. Mme Delage a ensuite pris en main la vente des moitié-moitié, ce qui est venu bonifier l’argent amassé pour la Fondation.
La soirée dansante s’est par la suite amorcée, pour le plus grand plaisir des fans des danses en ligne, sous la direction des Winslow Dancers.

actualite

Merci Pierre !

Le conseil d’administration et le personnel du Journal régional Le Haut-Saint-François remercient Pierre Hébert pour ses 32 années comme directeur général. Pierre a su se tailler une place dans notre MRC. Il s’est acquitté de ses fonctions avec un bon jugement, bon an mal an, et en étant professionnel, juste, avec toutes les personnes qu’il a pu côtoyer durant cette période que ce soit du côté des municipalités, des organismes et nos clients.
Merci Pierre pour tes loyaux services et nous te souhaitons une belle retraite.

Banderolle

Journée des enfants : Élèves du primaire et secondaire y participent

L’ensemble des écoles primaires du Haut-Saint-François avec la collaboration du parlement de la Cité-école Louis-Saint-Laurent ont souligné à leur façon la journée des enfants du 20 novembre dernier. Des bonhommes ont été acheminés aux différentes écoles. Les élèves ont décoré et colorié ces derniers. Retournés à la Cité-école, les bonhommes ont été assemblés pour faire une grande banderole. Cette dernière a été accrochée autour du gazebo de façon à être bien à la vue des élèves et du personnel de la polyvalente. Gaëlle Authier, ministre des Communications, a livré un message à l’interphone pour expliquer la nature de la journée. Nous apercevons Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire et Vicky Couture, technicienne en loisir, présentant la banderole.

CDC-Continuum HSF

Le Continuum HSF et son Forum : Une vaste opération de concertation favorisant les meilleurs services à la population

Martin Monette, agent de développement à la CDC du HSF, se réjouit du succès du Forum tenu dernièrement au sujet du Continuum HSF, à Johnville, réunissant les collaborateurs du milieu communautaire et social dans le but d’améliorer les services pour la population régionale.

Une préoccupation générale de toujours mieux servir la population se trouve à la base du Continuum Haut-Saint-François (HSF) et du Forum que vient d’organiser la Corporation de développement communautaire (CDC) du HSF, en collaboration avec ses partenaires qui l’accompagnent au quotidien, dans ce qui constitue en même temps sa mission globale reconnue.
« C’est une activité de concertation, le Continuum HSF, et le Forum que nous avons organisé et tenu le 25 octobre dernier, à Johnville. Une activité de réseautage, pour nous assurer que tous aient le même réflexe de travail, que tous se connaissent et se reconnaissent, pour qu’il n’y ait pas de dédoublements de services, et ainsi maximiser les interventions envers les clientèles que nous desservons. Il s’agit de tisser les mailles du filet social les plus serrées possibles, afin d’éviter les dérapages, que des personnes passent entre les mailles et soient défavorisées », explique Martin Monette, agent de développement à la CDC.
« Le Forum est une grosse activité annuelle où nous invitons tous nos partenaires, comme le CIUSSS de l’Estrie – CHUS, le milieu scolaire, le communautaire et le municipal. Une activité de rassemblement, où on échange des connaissances, il y a un partage d’expertises, de référencement, on discute entre nous, on échange des idées, et on essaie de faire tout cela dans une demi-journée. Le dernier Forum a réuni 72 participants. Il y a eu des présentations, des explications des services, par des travailleurs de proximité, qui sont sur le terrain, pour établir des ponts entre les gens, les amener vers les bonnes ressources, les accompagnatrices du milieu », ajoute M. Monette.
« Il y a également une conférence qui a été très appréciée, par Chris Gill, sur le leadership et la sécurité psychologique… Le réseautage a permis une mise en commun de la réalité du territoire, où il faut savoir qu’il y a 10 pour cent d’anglophones, c’est la réalité, donc il faut s’attendre à donner des services en anglais également. Car obtenir des services dans ta langue maternelle, quand tu ne files pas bien, c’est facilitant ! Le Forum a été une très belle réussite. Le sondage d’appréciation que nous réalisons nous le dit, c’est très positif, les participants sont très contents ! », se réjouit l’agent de développement.
Il reconnaît ensuite l’apport de son comité organisateur, qui comprend une organisatrice communautaire du CLSC local, une stagiaire en action communautaire provenant du CIUSSS, une représentante du Centre d’action bénévole (CAB) du HSF, de l’Association des Townshippers, organisation qui défend les droits de la minorité anglophone de la région, etc.
« Tout ça facilite le partage des tâches et l’efficacité du milieu communautaire dans la région », a conclu Martin Monette.

Grévistes

Devant le CLSC de Cookshire-Eaton : En grève, des employés du front commun manifestent

Devant le CLSC de Cookshire-Eaton, des professionnelles en soins, membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de même que des membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), formant un front commun solidaire, ont manifesté comme prévu les 23 et 24 novembre dernier, exprimant ainsi leur mécontentement face aux offres du gouvernement du Québec. Le Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, appuie le Front commun. « Nous ne pouvons passer sous silence qu’encore une fois, il s’agit de secteurs majoritairement féminins qui ne sont pas pris en considération », exprime l’organisme dans un communiqué de presse.

Pompier Talbot

Au sein du Service des incendies de La Patrie : Une rare femme comme cheffe des pompiers

Francine Talbot a réussi à s’imposer comme directrice du Service des incendies de La Patrie, un emploi qui est traditionnellement réservé à la gent masculine. Un accomplissement remarquable dans notre monde moderne.

Son nom : Francine Talbot. En 2020, elle agissait comme pompière volontaire au sein du Service des incendies de La Patrie, dans le Haut-Saint-François. À peine trois ans plus tard, elle gère ce service comme cheffe des pompiers, après avoir rapidement gravi les échelons et engrangé les formations nécessaires pour réaliser cet accomplissement, dans une discipline réservée traditionnellement aux hommes. Une rare femme à y arriver.
Native de La Patrie, elle a vécu dans une famille qui n’avait qu’un seul autre enfant, son frère, et dont le père était bûcheron au Québec et aux États, et sa mère couturière.
« J’ai fait mon primaire à La Patrie et Scotstown, où nous avions déménagé, et j’ai complété mon secondaire, plus tard, aussi à La Patrie où j’étais revenue, et à la polyvalente d’East Angus. J’ai ensuite suivi une formation pour devenir préposée aux bénéficiaires, dans le domaine de la santé, et j’y ai travaillé pendant 10 ans, à Sherbrooke », relate Mme Talbot.
Elle règne sur 19 pompiers volontaires, à La Patrie, qui sont tous des bénévoles, comme elle dans une certaine mesure, avec un salaire à temps partiel.
« Je travaille également dans une plantation, pour l’instant, en vue de la saison des sapins de Noël qui s’en vient », affirme-t-elle. Elle a deux filles, de 9 et 10 ans.
Elle a suivi toute une batterie de formations, évidemment, pour obtenir le poste de directrice du service des incendies, dont un cours qui s’intitule Pompier 1, pendant un an et demi, officier non urbain (ONU), qui a duré environ 90 heures, le RCCI 1, pour devenir enquêteur en Recherche des causes et circonstances d’un incendie, au Cégep de Chicoutimi, et une formation de préventionniste, pendant 45 heures, et une autre pour l’emploi des pinces de désincarcération.
« J’aimerais également suivre le cours RCCI 2, qui est plus coûteux. J’ai aussi une formation pour les premiers soins et pour les défibrillateurs. Il y a quelque chose d’important que nous voulons amorcer, soit le processus pour que les pompiers locaux deviennent Premiers répondants, ce qui serait un gros plus pour la protection de nos citoyens. Nous allons en parler au nouveau directeur général de La Patrie, Antoine Prévost, dès qu’il sera familier avec son nouveau poste », suggère-t-elle.
Visiblement, Francine Talbot aime sa municipalité de La Patrie. « C’est de toute beauté, ici. Je me sens très bien, au service de la population. Je m’accommode très bien de l’adrénaline qui augmente beaucoup quand survient une alerte d’incendie. Mais heureusement, nous n’avons pas souvent de ces urgences », indique-t-elle.
« Même quand j’étais petite, j’aimais quand l’adrénaline se faisait sentir. Il m’arrivait de courir les feux… Pour moi, aujourd’hui, dès que survient l’alerte, je commence immédiatement la gestion de l’intervention, c’est ce qui est différent comme directrice par rapport à n’être que simple pompier. La difficulté, c’est que je ne connais pas exactement les effectifs de pompiers volontaires qui vont arriver, pour le nombre de pompiers et aussi quand ils vont arriver. Nous avons des ententes avec toutes les casernes des municipalités autour, juste au cas où nous en aurions besoin. À ce sujet, il faut prendre une décision très rapidement et faire les demandes aux municipalités en urgence », soutient-elle.
Elle a évidemment certaines instructions et orientations à respecter en rapport avec le schéma de couverture de risques, généré par le monde municipal de la région, en collaboration avec la MRC du Haut-Saint-François.
« Des difficultés surviennent, quant à la disponibilité de l’eau. Nous ne pouvons pas vider le réseau d’aqueduc de La Patrie, s’il y a un incendie. Nous devons puiser l’eau dans les ruisseaux, rivières et lacs dans les rangs, et la transporter par camion, ce qui n’est pas vraiment un problème, et remplir une piscine que nous possédons déjà. Le nombre de pompiers disponibles peut également changer la gestion de l’alerte. Lors de la dernière intervention, seulement quatre pompiers volontaires sont arrivés. Mais d’habitude, il y en a en moyenne huit ou neuf, parfois dix. Nous avons heureusement une très bonne collaboration pour l’entraide des municipalités voisines, très sympathiques à la cause », se dit très contente la cheffe des pompiers de La Patrie.
Elle compte aussi sur deux autres femmes dans son service, comme pompières volontaires. « Il y a la pompière Vanessa Thériault, qui commencera sa formation en janvier 2024, et une autre qui va devenir officier, lieutenante, qui sera mon bras droit, Mychèle Morin, actuellement enseignante à l’école. Elle est très méritoire, car c’est aussi une athlète connue dans la région, qui a longtemps fait du biathlon, et qui, encore aujourd’hui, relève des défis gratte-ciel, comme pompière émérite ! », se réjouit Mme Talbot.
À la question « Comment ça se passe, pour vous, gérer des hommes ? » Francine Talbot rétorque : « Pour moi, cela ne fait aucune différence de m’adresser à des hommes ou à des femmes. Ce sont tous des pompiers, des individus, des êtres humains, j’envoie des pompiers combattre les feux, je suis très ouverte, nous sommes tous des humains et c’est parfait comme ça ! »

Nathalie Loiselle

Remise de dons à cinq organismes : Nathalie Loiselle fait encore des heureux

De gauche à droite, Rock Poulin, Nathalie Loiselle, Carole Poulin, Marie-Josée Pellerin. À l’arrière, Stéphanie Hudon, Marc Rousseau, Alain Rondeau et Évelyne.

Nathalie Loiselle, conseillère pour les produits Tocara, avec la collaboration de commanditaires et citoyens, vient encore une fois de faire des heureux en amassant un montant de 6 625 $, qui est réparti en parts égales à cinq organismes du Haut-Saint-François venant en aide aux gens du milieu.
La Fondation Marc Rousseau, Les Étincelles de Bonheur, Moisson Haut-Saint-François, La Méridienne et La Passerelle reçoivent respectivement 1 325 $ afin de poursuivre leur implication auprès de la communauté. Le montant provient d’une partie des ventes, pour le cancer du sein, de la contribution personnelle de Mme Loiselle et de plusieurs commanditaires. « Ce soir, j’appelle ça la soirée Donner au suivant », de lancer celle qui n’en est pas à sa première campagne de levée de fonds, en guise d’introduction devant plusieurs personnes rassemblées au Café l’Orchidée.
Pour Marc Rousseau de la Fondation portant son nom, « vous savez comme c’est difficile d’amasser des sous aujourd’hui pour aider la population de la MRC du Haut-Saint-François. Je vais vous donner un exemple. Vendredi dernier, on a eu une demande d’un père de famille qui s’est retrouvé devant rien. On avait eu une demande qu’il avait besoin de trois matelas pour ses enfants et on a payé trois matelas neufs par la Fondation Marc Rousseau. C’est ça qu’on fait. On peut rendre des gens heureux. On a habillé des enfants avec des habits de neige neufs. On essaie d’aider la population avec divers projets comme ça. »
Évelyne, représentante de La Méridienne, rappelle que l’organisme offre de l’hébergement pour les femmes et enfants victime de violence conjugale et autres services. « Ces sommes d’argent nous permettent de faire des sorties avec les femmes victimes de violence conjugale et offrir de petites douceurs pour les aider à passer à travers ces moments difficiles. »
Alain Rondeau, représentant de Moisson Haut-Saint-François, « ce montant fait vraiment la différence. » Il rappelle que la présente année est particulièrement difficile. « Moi, cette semaine, c’était la première fois que je voyais le fond de nos tablettes, ce qu’on ne voyait pas d’habitude. » Il souligne, au passage, que l’organisme doit acheter des produits qui étaient donnés dans le passé « et ça paraît. Notre clientèle a changé. On a moins de revenus, donc ça, c’est très apprécié. Ça va passer très, très vite parce qu’il y a beaucoup de demandes », complète-t-il.
Marie-Josée Pellerin, directrice générale des Étincelles de Bonheur, rappelle que l’organisme donne des services aux personnes qui vivent avec un handicap sur le territoire du Haut-Saint-François. « Les sous, c’est toujours bienvenu, ça nous permet de leur donner de l’amour, de la douceur, de les faire sortir de chez eux, d’avoir accès à des endroits adaptés pour eux. Mme Pellerin rappelle que l’activité d’aller aux pommes, notamment le Verger Le Gros Pierre est un endroit adapté pour leur clientèle. « On en fait tout le temps bon usage de ces dons-là. »
Carole Poulin, nouvelle membre du conseil d’administration de La Passerelle, rappelle que le centre est un milieu de vie inclusif ouvert aux femmes (trans et cis), aux personnes queer, non-binaire et les personnes en questionnement sur leur identité de genre. La Passerelle est un lieu accueillant et chaleureux offrant du soutien, de l’écoute et divers services, d’exprimer Carole.

Petite Tournée des organismes

Initiée par la CDC du HSF : Une petite tournée des organismes en diversité culturelle

La directrice générale de la CDC du HSF, Jinny Mailhot, présente les caractéristiques de son organisme pour le faire connaître aux participants de la Petite Tournée, à Weedon.

Histoire de confirmer un inventaire des ressources dans le domaine de la diversité interculturelle, de la Ruraltérité en fait, afin de mieux se connaître entre organismes, de se reconnaître entre les agents de changement, la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François (HSF) a organisé une petite tournée des organismes en diversité culturelle, le 21 novembre dernier.
C’est le dynamique agent de développement de la CDC, Edwin Moreno, qui a eu l’agréable tâche d’animer cette tournée dans le HSF, effectuée toute la journée en autobus scolaire !
Débutée par un déplacement vers Weedon, les 35 participants inscrits y ont été accueillis par le maire de cette municipalité, Eugène Gagné lui-même.
« Nous avons été bien reçus à la mairie directement. L’objectif de cette démarche globale, c’était de faire connaître les services des groupes régionaux qui interviennent en diversité culturelle et qui luttent contre le racisme, en faisant connaître les efforts qui sont déployés », a fait valoir la directrice générale de la CDC, Jinny Mailhot.
Les participants, composés de représentants d’organismes régionaux estriens, entre autres, comme les Pépines, de Sherbrooke, Vision Attractivité Cantons-de-l’Est, mais aussi d’intervenants du territoire, comme des travailleurs d’organismes communautaires pour le Centre d’action bénévole (CAB), le Centre des femmes La Passerelle, puis des représentants du monde politique, comme l’attaché politique Sylvain McSween du député François Jacques, des conseillers municipaux, comme entre autres Suzanne Jutras, du Canton de Lingwick, des exemples simplement pour en donner une bonne idée.
Ils ont eu droit à cinq présentations, à Weedon, successivement de la part de la Fédération des Communautés culturelles de l’Estrie, le CAB et sa directrice, France Lebrun, Solidarité Populaire Estrie, La Méridienne, maison d’hébergement pour femmes victimes de violence et leurs enfants, et de la CDC du HSF. Cette dernière a rappelé certains faits.
« Depuis 2018, plusieurs activités ont été organisées dans le domaine. À cette époque, nous avions présenté justement à Weedon un Colloque sur la diversité culturelle, il y avait eu une bonne tempête de neige d’ailleurs cette journée-là ! Nous avions créé pour l’occasion une Table de concertation en diversité interculturelle. Depuis, nous avons mis sur pied deux gros projets, et plusieurs choses ont été réalisées dans le HSF pour faire avancer les choses », décrit Mme Mailhot.
« Parmi elles, citons au chapitre de la lutte contre le racisme, une activité de portraits de personnes qui se sont démarquées, faisant ainsi avancer l’Estrie dans le domaine, en présentant une reconnaissance des personnes d’ascendance africaine », a conclu Jinny Mailhot.
Par la suite, le dîner était offert par la CDC au Resto bar Rive Sud, à East Angus. Le reste de la journée s’est déroulé à Cookshire-Eaton, en visite aux locaux de la Maison de la Famille La Relève et de La Passerelle, où de l’information a été fournie aux participants de la petite tournée, aussi par le Service d’aide aux Néo-Canadiens et le Soutien aux familles réfugiées et immigrantes de l’Estrie (SAFRIE).
« L’objectif principal de la petite tournée est d’outiller les passagers et passagères de l’activité afin qu’ils soient en mesure de mieux accompagner les personnes vivant en contexte de vulnérabilité, et ce, surtout en ce qui a trait à leur référencement », avait affirmé l’agent de développement de la CDC, Edwin Moreno, à propos de sa petite tournée en diversité culturelle.
« Cette activité est une opportunité de permettre aux personnes de rencontrer et de mettre un visage sur un nom, de créer et renforcer des liens de confiance entre partenaires, mieux connaître les services et les lieux physiques, partager des pratiques d’accueil et d’accompagnement des personnes vivant en contexte de vulnérabilité et de discussions informelles… Une occasion unique d’aller à la rencontre des organismes régionaux de l’Estrie et de la MRC du HSF, qui travaillent directement au niveau des enjeux liés à la diversité culturelle, à l’inclusion, à la discrimination et au racisme », avait-il résumé.

Sapin de noel

À Bury, à la Ferme Fronthill : Un petit producteur d’arbres de Noël dans la cour des grands

Fabian Garcia ne se compare pas du tout aux grands producteurs d’arbres de Noël. Il reste modeste. Il fait sa petite affaire et son succès lui suffit. Il a créé aussi une autre entreprise, une plantation de cannabis, légale et en règle, qui l’occupe également, avec beaucoup de paperasse. La seule chose qu’il déplore.

L’histoire de Fabian Garcia n’a pas été un conte de fées tous les jours.
Devenir producteur d’arbres de Noël, ça a commencé de façon un peu accessoire, pour lui, presque naturellement, comme un à-côté qui s’offrait d’emblée, à côté de ses autres occupations et de celles de son père, dans ce petit coin de Bury où ses parents s’étaient installés parce qu’il ressemblait à la Bavière, patrie de sa mère.
Il faut dire que Fabian Garcia est né d’un père espagnol et d’une mère allemande. Il a grandi à Montréal, dans un restaurant espagnol ! Mais ses parents voulaient déménager, fuir la grande ville, à un moment donné. Ils ont opté pour le chemin Brookbury, à Bury, au Québec, où ils ont élevé des bovins pure race Simmental, répandue surtout en France.
La vraie passion de Fabian, c’est la campagne. Cette passion a grandi à Bury, dans ce rang campagnard cosmopolite, où tous les habitants parlaient anglais, dont plusieurs travaillaient pour des médias d’information, vivant certes à cette époque un retour à la terre, où le bonheur se voulait et se faisait plus simple.
Mais cela n’a pas empêché Fabian de fréquenter la polyvalente d’East Angus, puis l’Université Bishop’s, à Lennoxville, et l’Université de Sherbrooke où il a fait son droit.
Il a ensuite travaillé dans le domaine pétrolier dans l’Ouest canadien, vécu trois ans en Chine, puis en Irak et au Qatar, il est venu dans le Sud des États-Unis, à Houston.
C’est en 2008 qu’il achète sa terre dans le rang Brookbury, à côté des 550 acres qu’y possède son père. Sa plantation couvre 900 acres, au bout du compte, mais il en a sacrifié une partie quand il a débuté sa plantation de cannabis, légale, en règle, qui l’occupe aussi, mais implique beaucoup de paperasse, selon ses dires.
« C’est le seul élément que je trouve difficile dans ce commerce-là, la bureaucratie. Les arbres de Noël, il faut s’en occuper, il y a plusieurs étapes qu’il faut respecter, la taille des arbres au bon moment, le dépistage, l’analyse des sols, la fumigation qui est nécessaire si on veut exporter nos arbres, la récolte, etc. Il y a plusieurs règlementations différentes, sur le plan sanitaire, entre les pays, qu’il faut connaître, suivre les juridictions et les législations, la validation des permis et avoir la main-d’œuvre nécessaire, c’est très important », assure-t-il.
« J’ai dû faire une consolidation, avec l’augmentation de l’inventaire, quand c’est devenu nécessaire. Puis j’ai vendu une partie des sapins pour mon autre projet d’usine de cannabis. J’ai acquis beaucoup d’expérience avec mon petit projet. Je ne vends pas au détail, mais seulement à un grossiste, surtout aux États-Unis. Je préfère la vente d’entreprise à entreprise, plutôt que la vente en ligne ou encore la vente directe. Il y a plusieurs modèles d’affaires qui existent. Je me suis rendu compte que plus c’est compliqué, plus c’est payant ! Je vends même dans les îles des Caraïbes », révèle-t-il, avec une pointe de fierté.
Fabian a quatre employés à l’année, mais au moment de la récolte, il a besoin d’une équipe un peu plus complète. Il n’a pas encore eu besoin de la main-d’œuvre étrangère.
« Ici, il y a également la question de la topographie qui nous amène à varier les cultures. On ne peut pas tout faire dans les mêmes endroits. Notre type de sols, où il y a des buttons, où c’est vallonneux, gravelé même, c’est moins bon pour les grandes cultures. Par contre, cela se prête bien pour les plantations », conclut Fabian Garcia.
À propos du marché des arbres de Noël dans le Haut-Saint-François, on comptait 54 producteurs en 2022, qui utilisaient une superficie totale de 2344,98 hectares de plantations.
Au Québec, il y avait 274 entreprises dont l’exploitation des sols couvrait 8880 hectares. En 2021, l’année précédente, près de 1,44 million d’arbres ont été exportés, ce qui représentait une baisse de 18 pour cent par rapport à 2020.

jour souvenir

À Weedon et Sawyerville, les 4 et 10 novembre : De beaux hommages aux anciens et nouveaux combattants

Le maire de Weedon, Eugène Gagné, a remercié les participants à cette cérémonie du Souvenir, dans sa municipalité. Il n’a pas manqué de remercier les militaires qui ont œuvré en Afghanistan, avec les Casques bleus de l’ONU, et dans les autres conflits armés dans le monde.

Weedon, Sawyerville ainsi que d’autres endroits sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-François se sont souvenus des combattants aux différentes guerres et aux autres conflits, où des enfants du pays, des hommes et femmes y ont participé bravement, et de ceux particulièrement parmi eux qui ont perdu la vie sur les champs de bataille.
Ce faisant, ces braves ont ainsi assuré que leurs compatriotes conservent les droits à la liberté et à une vie meilleure, par leur sacrifice ultime.
Weedon, 4 novembre
Une cérémonie solennelle, digne et honorifique pour les soldats canadiens originaires de Weedon et des environs, qui sont intervenus en Europe durant les deux Grandes Guerres, puis au Vietnam, en Corée, en Afghanistan et ailleurs, lors des autres conflits mondiaux. Une pensée spéciale a été aussi exprimée pour les guerres en cours en Ukraine et en Israël, entre autres.
Des discours succincts ont été prononcés par les dignitaires présents. Citons l’ex-politicien David Price, représentant de la députée et ministre fédérale Marie-Claude Bibeau, François Jacques, député de Mégantic, Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François (HSF), et Eugène Gagné, maire de Weedon. Le sergent à la retraite Marcel Dumont, président de la filiale 25 East Angus et responsable militaire de l’activité, a agi comme maître de cérémonie.
Une dizaine de couronnes ont été déposées symboliquement au pied du cénotaphe de Weedon par ces mêmes dignitaires, mais aussi par Nicole Fontaine, présidente de la Société d’histoire de Weedon et organisatrice de la cérémonie du Souvenir, l’instructeur civil Olivier Breton, représentant des cadets de l’Escadron 670 du Haut-St-François, et des militaires vétérans de l’Armée canadienne pour représenter le Soldat inconnu et d’autres combattants, etc.
Sawyerville, 10 novembre
Comme ce fut le cas à la tombée du rideau tragique de la Première Guerre mondiale, au jour de l’Armistice, devenu en vigueur le 11e jour du 11e mois, à 11 heures 11 minutes, expression devenue symboliquement consacrée, même si, dans le secteur de Sawyerville de la Ville de Cookshire-Eaton, il s’agissait du vendredi 10 novembre dernier, les organisateurs tenaient à présenter leur cérémonie du jour du Souvenir à 11 heures.
Comme il y avait plusieurs activités de cette nature pour commémorer le jour du Souvenir, c’était impossible de toutes les prévoir pour le 11e jour, soit le samedi 11 novembre.
Le capitaine Pascal Yergeau agissait comme commandant des cadets de l’Escadron 670 du Haut-St-François, pour cette cérémonie du jour du Souvenir. Dans l’organisation des cadets depuis 25 ans, il a utilisé la dignité de son ton militaire pour déclarer en entrevue : « Nous sommes ici pour montrer aux générations futures que d’autres ont passé avant eux pour qu’ils puissent profiter de la liberté aujourd’hui. Nous sommes venus leur rendre hommage. Dans les petites localités comme ici, ce sont des grands-parents, des grands-oncles souvent qui ont servi dans les conflits du passé », a-t-il déclamé à titre d’introduction à la cérémonie.
C’est le président de la Légion canadienne filiale 165 de Sawyerville, Barry Berwick, qui a officié la cérémonie comme grand responsable de l’activité.
Une soixantaine d’élèves de la Sawyerville Elementary School, de même 57 élèves de la Pope Memorial Elementary School de Bury, se trouvaient sur place, accompagnés de leur directrice Norma Humphrey, formant une délégation impressionnante.
Une brève parade militaire composée de trois porte-drapeaux et 13 cadets, soldats et vétérans réunis par la Légion canadienne, a pris place devant le cénotaphe de la rue Principale.
De brefs discours ont été présentés, entre autres, par les représentants des députés de Mégantic, François Jacques, et du comté fédéral de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ainsi que d’autres dignitaires pour l’occasion.
Une prière du pasteur Michel Houle, de l’Église baptiste de Sawyerville, a ensuite eut lieu, où il a développé le thème du sacrifice.
La pasteure de l’Église unie du Canada, Tami Spires, a également déclamé une prière où elle souhaitait que les guerres deviennent des souvenirs lointains.
Des moments émouvants en grand nombre ont été remarqués et vécus, entre autres lorsque deux dames ont chanté la très belle chanson de Mireille Mathieu, Mille Colombes.
Des cérémonies similaires se sont également déroulées dans les municipalités de Saint-Isidore-de-Clifton, Cookshire-Eaton, Island Brook – Newport, Scotstown, Bury et East Angus.

POrte ouverte Aeroport

Altitude Centre de l’Aviation : Deux nouveaux services à l’horizon

Ce Cessna 310, à demeure à l’Aéroport de Sherbrooke, ouvre la porte à la formation multimoteurs IFR (instrument flight rules), pour la formation de pilotes, que ce soit pour un petit avion personnel jusqu’au pilote de ligne, pour le «travail aérien» et pour le «taxi aérien», au Centre Altitude, directement sur place.

« Nous sommes maintenant en mesure d’affréter un avion pouvant accepter jusqu’à 19 passagers, ici même à Sherbrooke. Cela peut être très utile pour certaines compagnies. Nous pouvons ouvrir les opérations aériennes, en 2024, pour du «travail aérien» et aussi pour du «taxi aérien», par notre école d’aviation Altitude, basée à l’aéroport de Sherbrooke. C’est une grande nouvelle ! », s’exclame Alexis Etienne, le propriétaire de l’école, avec un enthousiasme débordant, à propos de cette activité du samedi 11 novembre, soit l’opération Portes ouvertes,  à l’aéroport de Sherbrooke.
Les gros projecteurs ont alors été braqués sur les installations de son école qui prend résolument de l’expansion, par les temps qui courent. Évidemment, la population voit en même temps son attention accaparée par les avions eux-mêmes, les premières vedettes du jour et d’une telle opération charme. Il y en avait plusieurs pour l’occasion, de tous les types, du petit monomoteur à deux places, voué aux loisirs et divertissement de son propriétaire individuel, jusqu’au « King Air » (le Roi des airs) arborant aussi l’appellation SkyJet, pouvant accueillir 19 passagers, pour lequel M. Etienne avait une nouveauté à annoncer…
« Nous pouvons former monsieur et madame tout le monde, que ce soit pour du pilotage de loisirs que pour devenir pilote de ligne, car notre école qui est assez versatile aspire à devenir un collège d’aviation, ce qui s’en vient bientôt ; on sent un engouement ! Hier, nous avons reçu 160 jeunes élèves d’une école primaire de la région, et une trentaine d’entre eux sont revenus aujourd’hui avec leur famille. L’avion, ce n’est pas inaccessible même pour les jeunes qui veulent en faire une carrière. Ils peuvent venir ici pour leur entraînement. Déjà aujourd’hui, nous avons atteint 300 personnes sur le site assez rapidement », indique l’homme chevronné.
« Ces portes ouvertes, c’est en réponse à la mission de mon école d’aviation : rendre l’aviation accessible au plus grand nombre de personnes… Actuellement, nous avons six avions qui décollent en simultané, nous avons déjà 170 sièges de vendus en 36 heures, à 30 $ chacun, un prix abordable pour un tour d’avion. C’est très rigoureux, très sécuritaire et nous offrons des services de qualité à notre école. Les deux stationnements sont complètement pleins. Nous avons sorti notre équipement d’hiver, entre autres pour le dégivrage à cause de la saison. Nous avons fait un événement familial, on peut faire des choses intéressantes ici. Notre école est passée de 2 à 9 avions. Nous ajoutons les certificats d’exploitation de travail aérien et de taxi aérien, c’est majeur. Nous pouvons affréter des avions de ligne, on peut faire de l’évacuation médicale en affrètement. Nous attendons après la Ville de Sherbrooke pour déployer notre école encore davantage, car notre limite technique vient de son inaction. Même si les autorités municipales sont positives à notre égard, nous sommes en attente de démarches administratives par une entente qu’elle tarde à nous signer », admet M. Etienne.
« Toutes nos acquisitions et actions de notre centre aérien, jusqu’à maintenant, n’ont requis aucune subvention. Nous n’avons actuellement que le Centre local de développement (CLD) du HSF qui nous soutient au quotidien, par sa conseillère Chantal Ramsay. Je n’ai pas peur de le dire… », soutient-il.
« Nous effectuons actuellement des démarches pour acquérir deux simulateurs de vols, en 2024, un gros qui bouge, suivant les mouvements simulés en vol, et un plus petit », annonce-t-il « Je suis pilote instructeur de vol, classe 1 et aussi pilote examinateur pour Transports Canada. Je peux donner des tests en vol à travers le Québec, dans d’autres écoles. Ici, nous avons même une salle d’examen écrit pour Transports Canada. Et pour devenir collège d’aviation, nous allons construire un grand hangar de même que des classes et des bureaux en conséquence », lance-t-il, lui qui a déjà le vent dans les ailes !

Stéphanie

Nomination : Direction générale

La direction du Journal régional Le Haut-Saint-François est heureuse et fière d’annoncer la nomination de Stéphanie Paquet au poste de directrice générale.
Mme Paquet détient une maîtrise ainsi qu’un baccalauréat multidisciplinaire de l’Université de Sherbrooke. Ses années d’expérience comme assistante de surintendant de chantier, dans le domaine de la construction, la gestion de projets de plusieurs millions de dollars, en plus de coordonner diverses équipes de travail, lui procurent des outils indéniables pour assurer l’avenir du journal.
Mme Paquet effectue, depuis quelques jours, une entrée progressive. Elle occupera le poste à temps plein à partir du 11 décembre prochain.

Micro pulperie

La micro-pulperie de l’école du Parchemin : Une vraie petite industrie scolaire qui vire au quart de tour !

La photo de famille des travailleurs de la micro-pulperie, où le travail d’équipe fourni par chacun donne d’excellents résultats, soit les cartes qui sont vendues en bout de ligne et que la population peut se procurer.

Ce n’est peut-être pas comparable à une ruche d’abeilles, mais la micro-pulperie constitue une véritable petite entreprise bien huilée, qui pourrait remporter des prix d’ingéniosité, de créativité et d’innovation sur le plan écologique et environnemental.
À l’école du Parchemin, côté Collège, à East Angus, elle existe depuis 20 ans. Chaque année, la campagne de cartes de Noël qui en résulte revient avec ses acheteurs statutaires et ses campagnes de financement qui lui sont associées. Mais c’est une véritable opération de recyclage de papier, à la base, et une production complètement nouvelle de papier plus épais pour produire des cartes fabriquées par les élèves qui y jouent tous un rôle bien défini. Et toutes les catégories d’âges y sont impliquées, car les plus vieux de sixième année reçoivent tous les autres groupes en partant de la maternelle pour les initier et les intéresser à la micro-pulperie.
L’enseignant, Alexandre Dumas, en était le fondateur avec un de ses collègues, au point de départ, mais il a délaissé le projet pour quelques années, en cours de route, ayant œuvré dans une autre école, mais il y est revenu il y a maintenant 14 ans, avec beaucoup de plaisir qui se perpétue pour lui encore aujourd’hui. Il s’amuse avec ce projet, selon ses propres dires.
« Je laisse beaucoup aller les jeunes élèves avec ce projet où ils peuvent s’exprimer, se prendre en main, se réaliser eux-mêmes. C’est aussi une bonne préparation pour ce qui les attend dans peu de temps, devant eux, soit le marché du travail », évoque-t-il. « Ils ont à passer une entrevue pour obtenir un rôle dans le projet. Nous aurons un gala reconnaissance, en mai 2024, avant la fin de l’année, pour souligner les bons comportements », ajoute-t-il.
« La micro-pulperie, c’est un projet entrepreneurial pour stimuler les élèves, pour qu’ils développent leurs autres forces qu’académiques, leurs qualités entrepreneuriales, l’écoute, le respect, la collaboration, la recherche de solutions et le plaisir… C’est aussi pour les motiver et leur donner le goût pour l’école, pour leur faire aimer venir à l’école », explique Alexandre Dumas.
Le modèle d’organisation de la micro-pulperie comprend des rôles bien définis pour les élèves qui y participent librement : il y a plus d’une dizaine de postes de travail, dont les directrices adjointes, les déchiqueteurs, les papetiers, les tordeurs, les contrôleurs de qualité, les animateurs des plus petits, des préposés au séchage, pour ne nommer que ceux-là.
Tout un processus est mis en branle par plusieurs de ces « travailleurs », pour partir des papiers récupérés qui sont déchiquetés, mélangés à l’eau, malaxés pour former une pâte, remélangés, manipulés dans des bacs avec des cadres munis d’un treillis et d’un savant mélange de deux filtres noirs et de deux filtres blancs plus opaques, insertions de papiers dans ce cadre de bois qui agit comme un moulage, épongeage du surplus d’eau à une étape et passage dans un tordeur, le tout dans un processus précis de six étapes dont il ne s’agit pas ici de révéler tous les secrets, bien sûr, l’espionnage industriel n’étant nullement à favoriser !
Les trois directrices adjointes Marie-Claire, Laurence et Romy qui ont été rencontrées, ont bien gentiment exprimé la nomenclature et les modalités de ce processus de production qui est tout sauf patenté sous brevets !
« Le but de la micro-pulperie, c’est d’amasser des fonds pour la Fondation du CHUS et pour la Guignolée Haut-Saint-François, et pour notre voyage de fin d’année qui aura lieu à Ottawa », dit la plus petite des trois directrices adjointes, Laurence.
« Nous préparons des cartes depuis le mois d’octobre. Nous avons 300 cartes déjà de produites. Tous les élèves aiment faire la micro-pulperie et même de le montrer aux plus jeunes élèves », ajoute de son côté Marie-Claire, avec une belle volubilité.
« C’est agréable, c’est un soulagement, c’est amusant de travailler d’une autre manière. C’est une belle activité, un beau projet », soutient pour sa part Romy.
Ce qui est remarquable, c’est de pouvoir cerner la fierté et la joie dans les yeux de ces trois enfants, issues pour ce qu’ils réalisent de beau et de grand par ce projet spécial, pour eux et pour les autres.
Mathis, élève de 6e année dont le titre d’emploi est tordeur, a également été rencontré. « Ce que j’aime de la micro-pulperie, c’est que le travail de tordeur est très intéressant. On prend les cartes encore mouillées, on les insère entre deux rouleaux plus compressés, qui sont rotatifs, avec deux épaisseurs de filtres… J’aime l’ambiance amicale avec les autres, tous parlent, rient; il se crée des liens d’amitié, les personnes changent, on discute, j’aime le moment de la fin de la récréation. J’aime mon poste. »
Il est possible de passer une commande de cartes de Noël, qui se vendent seulement 1,50 $ chacune, incluant l’enveloppe, en appelant au numéro de téléphone de l’école : 819 832-2484.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François