Épatants

Marchés de Noël : Les Épatants sont là

Le groupe réunissant une dizaine de bénévoles du Haut-Saint-François, Les Épatants Relais pour la vie, participera à deux marchés de Noël soit celui de la Boîte à cadeaux de Dudswell les 2 et 3 décembre et à Johnville le 9 décembre. L’implication vise à amasser des fonds qui seront remis à la Marche relais pour la vie organisée par la Société canadienne du cancer. L’argent sert à supporter la recherche et accompagner les gens malades, d’exprimer Lynne Martel-Bégin, membre du groupe. Les Épatants, explique-t-elle, pratiquent une sorte d’économie circulaire. « On récupère toutes sortes de choses et ont réussi à faire des pièces de bois, des serviettes, des tabliers et autres. » Outre les marchés de Noël, le groupe organise d’autres activités de financement au cours de l’année. Un montant approximatif de 13 000 $ a été remis à la Société canadienne du cancer l’année dernière. Le groupe s’est formé en 2016 en hommage au fils de Mme Martel-Bégin qui a perdu son combat contre le cancer. Les Épatants relais pour la vie ont versé plus de 60 000 $ depuis sa création.

actualite

Canton de Westbury : Des réponses incomplètes, estiment des citoyens

Le maire du Canton de Westbury, Gray Forster, a fait face à un barrage de questions provenant de citoyens, concernant un contrat de 80 000 $ octroyé à l’entreprise Excavation Lyndon Betts, pour effectuer le déneigement de la municipalité pour une période de deux mois (novembre et décembre) lors de la dernière séance régulière du conseil municipal. Plusieurs citoyens ont manifesté leur insatisfaction accusant le maire de se défiler en ne donnant pas de réponse complète.
Rejoint au téléphone, le maire Forster précise que le contrat a été adopté par le conseil municipal. Contrairement à ce que certains citoyens prétendent, le maire précise que l’entente de 80 000 $ ne couvre pas essentiellement l’embauche de deux chauffeurs. « Non… Non… il n’y a pas juste les chauffeurs, on a des ententes avec Cookshire-Eaton, Dudswell et Ascot Corner dans le déneigement ; c’est pour respecter les ententes-là aussi. »
M. Forster mentionne que la municipalité a lancé un appel d’offres pour pourvoir le poste de celui qui remplaçait le contremaître en congé de maladie. Le remplaçant, explique le maire, aurait démissionné pour des raisons de harcèlement au travail au mois d’octobre. La municipalité, ajoute M. Forster, est allée en appel d’offres pour le déneigement. Considérant que l’offre était trop élevée, précise-t-il, la municipalité a convenu d’octroyer un contrat de déneigement pour seulement une période de deux mois. Le Canton de Westbury tentera d’embaucher du personnel pour assumer le déneigement dès le mois de janvier.
Le journaliste a tenté de résumer la situation pour s’assurer d’avoir bien compris ; malheureusement, le maire Forster a coupé court à la conversation prétendant que le journaliste faisait du harcèlement psychologique.
Malheureusement, nous n’avons pas été en mesure d’obtenir de réponse quant au droit de veto que ce serait prévalu le maire concernant la mise sur pied d’un comité de gestion des ressources humaines et en matière de harcèlement psychologique. Le maire se serait également prévalu de son droit de veto concernant l’ajout de deux conseillers pour appuyer le comité de voirie pour trouver des alternatives à l’ouverture des chemins en janvier. Précisons que le droit de veto a pour effet de retarder la prise de décision à une séance ultérieure du conseil municipal.

Salon des artisans

Premier marché de Noël : Le Salon des ARTisans d’Ascot Corner

L’affluence au Salon des ARTisans d’Ascot Corner a légèrement augmenté cette année par rapport à l’an dernier. Il accueillait les visiteurs sur deux étages où se trouvent les salles principales du Centre communautaire Paul-Lessard.

Il exigeait de se plonger rapidement dans ce qu’on appelle l’esprit des Fêtes, ce Salon des ARTisans d’Ascot Corner, qui avait lieu ces 11 et 12 novembre, par un temps plutôt gris et frisquet, pas encore orné d’un tapis tout blanc ! Compté comme le premier marché de Noël de la région du Haut-Saint-François (HSF), il s’est tenu sur les deux étages du Centre communautaire Paul-Lessard, rue Principale à Ascot Corner, où l’affluence drainée par l’activité n’a pas manqué d’amener une bonne foule.
L’organisatrice principale, Suzanne Hardy, avec sa complice Manon St-Louis, a accueilli la quarantaine d’exposants à bras ouverts. Il s’agissait de la 12e édition de l’activité, qui avait débuté, les premières années, par un salon de collectionneurs et de seulement quelques artisans. À la longue, les collectionneurs s’étaient éclipsés et d’autres artisans se sont ajoutés.
« Je dirais que notre spécialité, c’est l’agroalimentaire. Il y en a pour tous les goûts. Nous privilégions évidemment l’achat local. La viande de lapin reste encore cette année notre principale nouveauté », a-t-elle énuméré.
Rejointe après le salon pour dresser un bilan de son activité, elle a spécifié que 405 visiteurs ont fait cliquer le compteur mécanique des présences au salon. Les profits de l’activité, composés principalement de la location des espaces de vente par les exposants, reviennent à la Corporation des loisirs d’Ascot Corner, pour l’achat de certains équipements et objets voués aux jeunes dans les parcs. L’entrée au salon étant gratuite, il n’y avait pas vraiment d’objectif de revenus à amasser pour la bonne cause.

Parlement Étudiant

À la polyvalente Louis-Saint-Laurent, d’East Angus : Des étudiants jouent des rôles sérieux de politiciens

Les membres du Parlement étudiant de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, de East Angus, avec les élus qui ont assisté à l’assermentation officielle des nouveaux ministres membres de ce parlement.

Ils peuvent déjà rêver de devenir un jour ministre des Sports ou de la Culture et même premier ministre d’une province comme le Québec, en incarnant aujourd’hui des rôles très sérieux qui les amènent à se dévouer pour leurs concitoyens… leurs collègues étudiants, par l’intermédiaire de leurs rôles au Parlement étudiant de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, à East Angus.
Avec sans aucun doute des responsabilités moindres que les vrais politiciens, dans la vraie vie, mais les étudiants qui campent ces rôles pour toute une année scolaire démontrent un sens des responsabilités, un sérieux, une maturité précoce souvent et une confiance en eux qui sont dignes de mentions et d’admiration.
La première ministre de ce Parlement scolaire, Maïka Baillargeon, en était à sa troisième année au Parlement étudiant. « Mon prof de français m’avait incité à y aller pour m’impliquer, à cause de mon potentiel, d’après lui. Il trouvait que je chialais souvent. La première année, j’ai été élue par acclamation Ministre de secondaire 2. La deuxième année, il y avait trois autres candidats, j’ai dû faire campagne, j’ai finalement été élue Ministre de secondaire 3. J’ai repostulé en secondaire 4, à la suite de la démission de la première ministre. Il y a eu élection entre trois candidats et j’ai été élue. Je suis là pour essayer de changer les choses, rendre l’école meilleure. J’ai quand même besoin des idées des autres élèves ! », indique Mme la première ministre Baillargeon.
Myriam Martin, la ministre des Activités culturelles, a avoué s’intéresser à tout. « J’ai agi par choix. Il n’y en avait pas à l’école, d’activités culturelles, même si le conseil culturel existait. Je voulais apporter quelque chose, organiser des activités culturelles de l’école. J’ai demandé aux élèves ce qu’ils veulent. Il faut faire au moins une activité, pour laquelle j’ai un budget. L’année dernière a été créée la mascotte de l’école, Monarque, c’est le nom des équipes de sports. Cette année, le 23 novembre, nous organisons la Journée des enfants. J’ai idée de créer des capsules d’enfants qui ont marqué la société et même le monde. Par exemple, trois enfants que je vise à faire connaître, Aurore l’enfant martyre, Anne Frank, la petite juive au moment de la Guerre 1939-1945, et Amber, une jeune fille qui a été enlevée et tuée, à la suite de laquelle a été créée l’Alerte Amber.
Le moment de l’assermentation officielle des 12 ministres et de la première ministre a été marqué d’un rituel protocolaire qui avait de quoi émouvoir. Main droite levée, les élus à ces postes ont répété les paroles prescrites qui leur étaient suggérées par le lieutenant-gouverneur, personnifié par le directeur de la polyvalente, Tommy Poulin. Il a introduit la cérémonie par ces mots… « Je vais maintenant procéder à l’assermentation des membres du Parlemente au secondaire de notre école. J’invite le premier ministre, ainsi que tous les ministres et le secrétaire général à se lever pour prêter serment. Veuillez lever votre main droite et répétez après moi : Je déclare solennellement que j’exercerai mes fonctions de membre du Parlement de mon école, avec honnêteté et justice, dans le respect des valeurs de mon école. »
Et le lieutenant-gouverneur, Tommy Poulin, de conclure : « Félicitations, vous êtes officiellement des membres du Parlement de l’école ! »
Ils ont été nombreux, les élus réels du Haut-Saint-François (HSF) invités à cette assermentation, à féliciter le courage et l’engagement de ces étudiants membres de ce Parlement reconstitué pour 2023-2024, à la Cité-école de la polyvalente.
Citons le maire de Newport, Robert Asselin, qui a dit : « C’est fantastique l’implication des jeunes pour aider les autres ! »
Pour sa part, la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, a profité de la tribune du Parlement étudiant, pour encourager les nouveaux assermentés : « Gênez-vous pas de foncer. Il ne faut jamais douter de son potentiel. Au début, la politique ne me disait rien. Ce que vous apportez à partir d’aujourd’hui, soyez-en fiers ! Dans mes fonctions de mairesse, j’aime être à l’écoute des gens ! », a témoigné Mme Boulanger.
Le préfet de la MRC du HSF, Robert G. Roy, Martial Gaudreau, directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, Julie Sage, attachée politique de la ministre Marie-Claude Bibeau, également députée de Compton-Stanstead, et Sylvain McSween, attaché politique du député de Mégantic, François Jacques, ont parlé de leurs rôles respectifs pour que les jeunes ministres comprennent ce qu’ils apportent réellement à la société. Tous ont manifesté leurs félicitations aux jeunes pour leur implication et leur dévouement auprès de la communauté étudiante.

La Passerelle

Vers une commémoration différente de la tuerie de Polytechnique : 12 jours contre la violence basée sur le genre

Marilyn Ouellet, la co-coordonnatrice, responsable des communications du Centre des femmes du HSF, La Passerelle, a parlé de la volonté de commémorer différemment la tuerie de l’école Polytechnique de Montréal cette année.

Il n’y aura pas cette année le même genre de vigile visant à commémorer la tuerie de l’école Polytechnique de Montréal, comme les années passées. Tous se rappellent bien cette tuerie en milieu scolaire la plus meurtrière de l’histoire du Canada, survenue le 6 décembre 1989, où 14 femmes ont été tuées par Marc Lépine, et 13 autres personnes blessées, avant que ce tueur s’enlève la vie.
Le Centre des femmes du Haut-Saint-François (HSF), La Passerelle, propose plutôt une activité spéciale qui s’intitule 12 jours contre la violence basée sur le genre , qui doit se dérouler du 25 novembre au 6 décembre 2023.
« Cela vise la violence faite aux femmes, aux personnes non binaires, les violences particulières comme les féminicides, etc. Nous voulons faire les choses différemment cette année », indique Marilyn Ouellet, co-coordonnatrice, responsable des communications de l’organisme.
« Nous proposons aussi la création d’une bannière spéciale sur les violences particulières comme les féminicides, en collaboration avec la Municipalité de East Angus. Cette bannière sera accrochée à un endroit bien visible à East Angus, le 6 décembre, très tôt le matin, jusqu’en soirée. L’endroit sera une surprise. Ce sera un geste important, car les personnes auront travaillé très fort pour produire cette bannière », révèle Mme Ouellet.
« Ce sera un affichage symbolique, avec un jeu de lumière et une boule pour chaque victime, soit les 14 femmes tuées lors de cette tuerie de Polytechnique. Dans un espace commémoratif », témoigne-t-elle.
Le geste veut se draper de significations politiques. Car la co-coordonnatrice, responsable des communications du Centre des femmes du HSF, La Passerelle, ajoute : « On sait très bien que ça n’avance pas très vite », en évoquant la cause qu’elle défend en même temps que son organisme, depuis plusieurs années.
« Nous nous battons pour obtenir des services psychologiques pour celles qui sont victimes d’actes criminels, qui seraient admissibles à une aide du programme de l’IVAC. Il y a longtemps qu’on dénonce les longues listes d’attente qui prennent des mois et des années. Il faudrait un investissement massif en santé mentale. Il n’y a même pas de psychologue qui offre des services dans le HSF », s’objecte-t-elle.
Elle continue sur le même ton. « Il faut arrêter que soient banalisés les actes de violence. Il faut plus que des campagnes de sensibilisation de la population. Par exemple, en ce moment, on vit beaucoup de violence relative à la transphobie. Il y a trop de propos qui remettent en question et se moquent de l’identité des personnes. Il y a une ridiculisation au quotidien des personnes trans, par exemple, qu’on peut voir au restaurant, dans la vie de tous les jours. Il faut que les gens arrêtent de les remettre en question tout le temps. Il y en a plus qu’on pense dans la région du HSF », décrit-elle.
Et ça peut être sournois, la violence. « Il y en a certaines violences dont on n’entend pas souvent parler. Comme les programmes inefficaces d’aide au logement, qui font que des femmes victimes de violence sont obligées de rester avec leur homme tortionnaire parce qu’elles n’ont pas d’autre logement où aller se loger. Comme aussi les coûts d’épicerie qui ne cessent d’augmenter, pour les femmes qui ont peu de ressources, aussi l’augmentation des coûts scolaires », donne-t-elle comme exemples qui briment des femmes.
« Nous venons de sortir d’une série d’ateliers d’autodéfense, qui s’adressait aux femmes et aux personnes de la pluralité de genres. Il n’aurait pas fallu que ce soit la première fois qu’on entende : “Non, on a le droit de prendre notre place”. Il faut se réapproprier le droit de dénoncer des violences, c’est difficile de plus en plus de faire ça. Il y a des choses qu’on n’est pas obligées d’accepter, par exemple, durant la saison des Fêtes qui s’en vient, simplement pour ne pas briser l’ambiance des réjouissances de cette saison positive, comme une petite tape sur les fesses de la part d’un cousin ou d’un proche qui n’est pas si proche… C’est un portrait réel, pour certaines catégories de personnes vulnérables comme celles-là, pas seulement des femmes », insiste-t-elle.

Hanns logement

Ajout de huit logements HAN à East Angus

De gauche à droite : François Jacques, député de Mégantic; Gilles Daoust, président de Han-Logement; la ministre du Revenu national et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau; la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger; et Hélène Pelletier, représentante du Fonds immobilier de solidarité FTQ.

Bénéficiant d’un soutien financier pour un projet de logements abordables, l’organisme Han-Logement, qui se spécialise dans les logements adaptés pour personnes handicapées, a pu en construire huit de plus à son complexe immobilier de la rue Warner, à East Angus, d’avril à septembre 2023.

Il s’agissait de la troisième phase de ce projet réalisé avec une aide précieuse de 760 000 $ du gouvernement du Québec, de 325 000 $ du fédéral, via la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), par son Fonds national de co-investissement pour le logement (FNCIL), et de 200 000 $ provenant du Fonds de solidarité de la FTQ. La Ville de East Angus, pour sa part, a fourni le terrain à l’organisme Han-Logement, pour la concrétisation du projet, ce qui équivaut à 215 000 $ d’équité foncière.

Les logements s’adressent à des personnes vivant avec un handicap physique, intellectuel ou avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Les ménages pouvant occuper le nouvel immeuble pourront bénéficier du Programme de supplément au loyer Québec de la SHQ, leur permettant de débourser 25 % de leur revenu pour se loger, une mesure d’aide supplémentaire de près de 125 000 $, assumée sur cinq ans à 90 % par la SHQ et 10 % par la Ville de East Angus.

La ministre du Revenu national et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, s’est réjouie de l’action concertée de son gouvernement avec celui du Québec, la FTQ et le niveau municipal. « C’est un bon exemple de ce qu’on peut faire en travaillant ensemble. Un bon travail d’équipe, qui donne des résultats importants, avec la contribution des deux paliers de gouvernement, dans notre stratégie nationale du logement, avec la SCHL et les différents crédits d’impôt qui s’ajoutent. Il faut aussi considérer l’exemption de la TPS pour stimuler la construction de nouveaux logements, de même que le nouveau compte d’épargne pour les jeunes, complètement libre d’impôts, jusqu’à 8000 $ par an jusqu’à 40 000 $, pour acheter leur première maison », a fait valoir la ministre Bibeau en entrevue.

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, s’est dite heureuse, pour sa part, de l’addition de ces huit logements sur le territoire municipal, pour un total de 24 répartis dans les trois immeubles du complexe immobilier de Han-Logement. « C’est un appui financier essentiel qui aide une clientèle à revenus modestes. Mais c’est une clientèle reconnaissante. J’ai entendu une de ces personnes résidantes qui en a bénéficié, dire : “Ici, on est au paradis !” Nous sommes très heureux à la Ville d’y avoir contribué », a-t-elle déclaré après la conférence de presse.

« En matière de logements, notre gouvernement met en place plusieurs leviers économiques pour faciliter la construction de nouveaux milieux de vie afin de loger adéquatement chaque ménage, à plus forte raison quand ceux-ci ont des besoins particuliers. Notre partenariat avec le Fonds de solidarité FTQ contribue fortement à la réalisation de ce projet. Je suis fier de voir que des gens d’East Angus et de la région en bénéficieront. Je veux aussi féliciter l’organisme Han-Logement, dont l’engagement dans ce projet permettra d’améliorer la qualité de vie de futurs locataires et de leurs familles », a affirmé le député de Mégantic, François Jacques.

De son côté, le président de Han-Logement, Gilles Daoust, s’est exclamé : « C’est exceptionnel ! Je trouve remarquable que notre organisme, qui est quand même un OBNL, soit si efficace, rapide et connaisse tant de succès. Depuis seulement 20 ans d’existence, nous sommes rendus à 180 appartements déjà construits un peu partout en Estrie. Nous sommes un organisme sain, qui n’a pas de dettes, avec des logements à Sherbrooke, Magog, Windsor, Val-des-Sources, Farnham, East Angus et Cowansville. Et nous anticipons nous déployer dans le Bas-du-Fleuve, à Rivière-du-Loup, Rimouski, Mont-Joli et Matane, plus tard », d’énumérer le président.

« Nous développons toujours d’excellents partenariats qui nous permettent d’avancer, pour le bien des handicapés physiques, intellectuels et du TSA. Cela permet aussi des échanges entre ces personnes et la population en général. La société acquiert des modèles plus grands qu’elle, elle explore les différences et elle bénéficie des gens différents. Le physique finit toujours par influencer et modeler les manières de penser, qui se modifient », a philosophé, M. Daoust.

Finalement, un résidant de Han-Logement, Marc Rousseau, qui a une fondation à son nom, s’est dit enchanté d’habiter un logement de la phase 2 du complexe. « J’ai un beau logement trois et demi, bien adapté à ma situation. Je souffre de fibromyalgie, ce qui m’apporte des limitations. J’ai visité un logement quatre et demi, de la nouvelle phase, et je l’ai trouvé bien beau. Ma fondation aide les personnes dans le besoin », a-t-il fièrement conclu.

Visite

160 élèves de l’école du Parchemin visitent l’aéroport de Sherbrooke

Séparés en quatre groupes plus faciles à rencontrer, les jeunes élèves de l’école du Parchemin, de East Angus, ont eu la chance de pénétrer dans différents avions d’Altitude Centre de l’Aviation, ayant pignon sur rue à l’Aéroport de Sherbrooke, le vendredi 10 novembre, une activité spéciale à l’occasion d’une journée pédagogique.

160 élèves de l’école du Parchemin, à East Angus, de la maternelle à la 6e année, ont eu la chance d’effectuer une visite guidée des installations de l’aéroport de Sherbrooke, le vendredi 10 novembre dernier, à l’occasion d’une journée pédagogique prévue à l’année scolaire.
Accompagnés par des éducatrices du service de garde qui en avaient la charge pour cette activité spéciale, ces élèves ont démontré un intérêt rempli d’excitation qui leur a agrandi les yeux afin de leur permettre de tout voir !
« Ce n’est jamais trop tôt pour leur faire découvrir des choses qui les fascinent comme le monde des avions ! », a commenté l’une des éducatrices du service de garde, Mélanie Côté, qui agissait comme responsable d’un de ces groupes de jeunes.
Ces derniers ne se sont pas fait prier pour écouter religieusement les instructions des instructeurs de vol, qui les invitaient, entre autres, à pénétrer dans les enceintes des avions, sans doute pour la première fois de leur vie.
Cette aubaine, pour eux, constituait d’ailleurs le prélude à une opération « portes ouvertes » plus largement publicisée, prévue pour le lendemain, le samedi 11 novembre, pour toute la population du Haut-Saint-François (HSF), où les enfants de l’école étaient aussi invités à revenir avec leurs parents. À cette nouvelle visite, les tours d’avion s’ajoutaient aux possibilités d’activités supplémentaires, pour un coût abordable de 30 $ par personne. (Voir autre texte principal.)
« Notre but est que les jeunes se familiarisent un peu avec les avions. Il y a deux salles de classe ici, à l’école d’aviation Altitude, dont une théorique, mais une autre qui est assez adaptée pour les jeunes. Deux groupes d’élèves se trouvent à l’extérieur qui visitent les avions, avec des instructeurs pour leur donner un peu d’informations pertinentes », indique Jean-Christophe Rouleau, lui-même instructeur de vol.
Un commentaire entendu au passage, de la bouche d’un instructeur, en s’approchant d’un groupe d’élèves qui se trouvait à l’extérieur : « Il y a une façon d’entrer dans l’avion… » Effectivement, on n’entre pas dans un avion comme on le fait pour une auto… ! Il y a tellement de spécificités, de manettes, de bou-tons-poussoirs et de cadrans, même dans un petit avion, qu’il y a vraiment de quoi mystifier et impression-ner tous les jeunes qui en sortent grandement impressionnés !
« Tous les jeunes sont extrêmement intéressés par les informations qu’ils reçoivent. On comprend vite que les instructeurs ont adapté leurs interventions à l’âge des jeunes participants, aujourd’hui », a conclu l’éducatrice Mélanie Côté.

Messe

Saint-Isidore-de-Clifton dit adieu à son église, sous la tristesse

Moment symbolique de la dernière messe à l’église Saint-Isidore-de-Clifton, lorsque trois citoyens de Cookshire-Eaton ont pris possession de la statue de saint Isidore, léguée par la paroisse qui a porté son saint nom pendant de nombreuses années. La précieuse statue prend le chemin de la paroisse Saint-Camille-de-Lellis, à Cookshire-Eaton.

Le mot tristesse résume très bien l’ambiance générale et le sentiment qui a animé principalement la foule des fidèles présente lors de la dernière messe avant la fermeture définitive de l’église de Saint-Isidore-de-Clifton, le dimanche 29 octobre dernier.
Une messe chantée, avec un beau décorum particulier, qui a été appréciée par une assistance composée d’anciens et d’actuels paroissiens, qui a presque rempli l’église au maximum de sa capacité, des gens avides de vivre le dernier service religieux officié par le Père Pierre Célestin Ona Zué, ayant agi aussi comme curé dans les derniers temps de cette église.
La chorale paroissiale, dirigée par Noëlla Bilodeau, et qui réunissait une dizaine de choristes seulement, s’en est très bien tirée pour l’animation musicale tout au long de la cérémonie, dont plusieurs se souviendront longtemps.
« C’est une journée de deuil, de funérailles vraiment tristes, une grosse perte pour nous, notre belle église de briques rouges, qui n’a même pas une seule colonne à l’intérieur. La structure du toit est d’ailleurs très impressionnante, avec toutes ses poutres enchevêtrées, on le voit quand on monte dans le grenier… C’est vrai qu’il y a moins de prêtres pour desservir notre église, moins de fidèles qui la fréquentent, et les dépenses qui augmentent beaucoup. Les quêtes du dimanche et la campagne de contribution volontaire (CVA) ne fournissent pas, les jeunes ne s’impliquent pas, les plus vieux ne sont pas remplacés, il y a un manque à gagner et le curé n’est jamais le même… ! », a énuméré le président des gestionnaires locaux de la Fabrique, Claude Perron. Il nomme quand même les derniers prêtres qui sont venus comme curé, pour leur rendre hommage : Donald Thompson, Antonio Dibaldo, Pierre Célestin Ona Zué.
« Sans compter les frais statutaires qu’il faut payer à l’Archevêché, de plus de sept pour cent », rappelle-t-il. « L’église a été vendue 10 000 $ à un monsieur Tisserand, un Français de France. Il a admis “qu’un monument comme cette église-là, on ne détruit pas ça, on la laisse telle quelle.” Ce monsieur-là, il n’a même pas de plan pour son utilisation. Il aurait acheté aussi l’église à Bury, ce serait à vérifier. Il attend que quelqu’un lui fasse des propositions pour y faire quelque chose ! », a indiqué M. Perron.
Rencontré dans l’église, le doyen de la paroisse, Marcel Fortier, âgé de 99 ans et quatre mois. Il a vécu 89 ans à Saint-Isidore-de-Clifton, est déménagé à Cookshire-Eaton, depuis 10 ans. « J’y ai fait ma communion solennelle, mais je ne me suis pas marié ici, c’était à la paroisse de mon épouse, à Island Brook. Mais nous avons eu 12 enfants, tous vivants ! », raconte-t-il.
Le maire de Saint-Isidore-de-Clifton, André Perron, a bien voulu consentir une petite déclaration : « C’est triste comme réalité, aujourd’hui. On est rendu là ! Il y a vraiment un achalandage très amoindri dans cette église. Est-ce que c’est l’Église qui n’a pas su s’ajuster ? Ou bien n’avons-nous pas su bien transmettre notre foi ? De plus, il faut dire que ce n’est pas une priorité pour les jeunes… L’avenir le dira peut-être. Aujourd’hui, on attend beaucoup de monde. Cette église, c’est un peu nous autres ! »
Le Père Pierre Célestin Ona Zué a débuté son homélie par ces mots : « Après la messe du pape à Québec, c’est la première fois que je vois une église aussi remplie ! », a-t-il admis sur un ton amusé. Et son enseignement évangélique a porté sur l’amour du prochain, le troisième qui complète nécessairement l’Amour de Dieu et l’amour de soi. Et pour lui, l’église ne se finit pas là. « Dieu continue à aimer Saint-Isidore. Il va nécessairement se manifester… Il faut dire merci pour tout ce qui s’est passé ici, la présence de Dieu dans cette église. Nous allons vers un avenir où il n’y a plus de bâtiment, mais où l’Église continuera en chacun de nous. »
Moments particulièrement émouvants quand a été enlevée la pierre d’autel, un trésor sacré, et que trois citoyens de Cookshire-Eaton, François Chabot, Robert Talbot et Gaétan Perron, ont pris possession de la statue de saint Isidore, que la paroisse a léguée à celle de Saint-Camille-de-Lellis. « Dieu vous attend à Cookshire et à East Angus », a annoncé le Père Pierre Célestin. « Ici, l’église ferme, mais de temps en temps, nous pourrons présenter une messe spéciale, ici, ou au cimetière, en demandant la permission de le faire. Vous restez des pierres vivantes, pour l’Église du Christ. »
Un souvenir a été remis à tous les participants, soit une carte bénie par le célébrant, à la fin de la messe. Une carte montrant l’intérieur de l’église, au verso de laquelle figurent les mots : « Hommage aux fondateurs et à tous les paroissiens et paroissiennes qui ont fait vivre notre église. »
Des fidèles rencontrés sur le perron de l’église ne tarissaient pas de parler avec leur cœur : « C’est le cœur du village, cette église, c’est triste. Ce fut une belle cérémonie, je tenais à y être », a dit un homme qui n’était pas de la paroisse locale. « C’était très émouvant, très touchant. Nous sommes venus au monde ici à Saint-Isidore. Nous avons grandi ici. Nous y avons fait notre premier bénévolat, en faisant le ménage de l’église. » « Ce fut une très belle cérémonie. C’est de valeur que ça ferme, il y avait plein de monde. Nous, on ne vit plus ici », on dit des gens qui vivent maintenant à Sawyerville, paroisse voisine.

Doris Lussier

À Weedon : Le Centre culturel porte maintenant le nom de Doris Lussier

Nous apercevons de gauche à droite le maire de Weedon, Eugène Gagné, Pierre Lussier, fils de Doris Lussier, coupant le ruban, entourés d’autres dignitaires.

Le Centre culturel de Weedon a dernièrement officialisé son changement de nom pour Centre culturel Doris-Lussier, en présence de tout le gratin social et politique de la MRC du Haut-Saint-François (HSF) et de membres de la famille de Doris Lussier.
Toute une génération de gens plus âgés se souvient très bien du principal personnage incarné par Doris Lussier, le Père Gédéon, Beauceron jusqu’au plus profond de lui-même, au franc-parler, aux idées politiques bien arrêtées et à la dégaine familière.
D’ailleurs, Doris Lussier a été très bien décrit par son fils Pierre, dans un discours touchant et humoristique, qui a émerveillé l’assistance très attentive, qui a beaucoup réagi par des rires entrecoupés par des applaudissements. Un discours qui a duré plus longtemps que la période prévue et dont les spectateurs, réunis dans la nouvelle salle de spectacle rénovée du centre culturel, en auraient pris encore davantage tellement ils ont apprécié !
« La gloire, soleil des morts, a écrit Balzac. Et même si au bout de quelques siècles, cette gloire ne sert plus qu’à ennuyer les écoliers… les gens de Weedon ont quand même voulu, gentiment et à leur façon, immortaliser la brève, mais un peu notée, existence de Doris Lussier et de son poids lourd de la scène légère, le Père Gédéon. Ce dernier était le baladin, l’espiègle, le Roger-bon-temps qui aimait parler légèrement des choses sérieuses et sérieusement des choses légères. C’était connu. », a commencé son discours le fils de Doris Lussier, Pierre, sur le même ton et style de monologue qu’aurait sans doute pris son paternel s’il avait été présent !
« …Au cours des semaines qui ont suivi son départ, j’ai réellement pris conscience de la valeur de l’héritage culturel que représentaient sa bibliothèque et ses exhaustives filières où le froment de sa vie était classé, je me suis senti comme un arabe qui venait d’hériter du harem de son père. Je ne savais pas par quel bout commencer… Et je me suis dit qu’un jour, il serait intéressant d’en dévoiler une partie à ce peuple québécois qu’il a tellement aimé. Et le hasard a voulu que votre bien aimé maire, Eugène Gagné, me propose de mettre le nom de papa sur votre Centre culturel. Mon hésitation à accepter a été aussi brève que mon réflexe à mettre de côté l’idée de refuser », a indiqué Pierre Lussier, au sujet du legs de plusieurs objets ayant appartenu à son père, qui sont exposés dans une vitrine très intéressante installée dans le salon du centre culturel.
Elle contient, entre autres, des photos de Doris Lussier prises avec des artistes, des politiciens (dont Jean-François Lisée, qui l’appelait mon oncle ! Le père de ce dernier était cousin de Doris Lussier), des personnalités sportives (surtout du monde du golf)… Et des objets personnels comme sa trousse de maquillage, son sac de golf, des caricatures de Normand Hudon et des extraits de sa correspondance avec René Lévesque, Jean Lesage et Raymond Devos, etc.
Le maire de Weedon, Eugène Gagné, a souhaité la bienvenue aux personnalités qui ont assisté à la cérémonie d’inauguration du changement de nom du Centre culturel, aux membres de son conseil municipal, du c. a. du Comité culturel, ainsi qu’aux citoyens et amis de Weedon et de la région. « Permettez-moi de saluer de façon particulière le fils de M. Doris Lussier, Pierre, ainsi que sa famille. Un gros merci de votre présence », a spécifié M. Gagné.
Il a par la suite dressé un petit historique des démarches qui ont mené à cet hommage rendu à Doris Lussier, décédé le 28 octobre 1993. « Oui, nous nous souvenons toujours de lui… En choisissant le nom de Doris Lussier pour notre centre culturel, nous espérons susciter la curiosité des générations qui n’auront pas eu le privilège de voir et entendre M. Lussier… Un homme érudit, engagé, écrivain et humoriste, qui a laissé sa trace dans le milieu artistique et le cœur des Québécois… », a-t-il rappelé.
« Nous pouvons ajouter son implication politique, auprès du mouvement souverainiste du Parti Québécois, dans les années 70-80. Enfin, nous sommes fiers que cet homme soit originaire de Weedon, plus précisément du secteur de Fontainebleau, lieu où il aimait toujours revenir et pour lequel il a eu ces mots : Fontainebleau, oasis de paix dans notre monde… Fontainebleau, lieu de mes premiers bonheurs… Fontainebleau, terre chaleureuse où sont plantées mes plus profondes racines… Je t’aime pour toujours. »

greve

Secteur public en grève : Les travailleurs du HSF emboîtent le pas

Nous apercevons des travailleurs manifestant devant l’école du Parchemin, côté Collège, à East Angus.

À l’instar des autres régions du Québec, les travailleurs du Haut-Saint-François, membres du front commun du secteur public, étaient en grève ce lundi pour démontrer au gouvernement du Québec leur détermination à renouveler leur convention collective. Un peu partout sur le territoire, devant les écoles primaires, à l’intersection de routes, les travailleurs du secteur public manifestaient leur insatisfaction envers la dernière offre gouvernementale. Les représentants du front commun regroupant les centrales syndicales CSQ, l’APTS, CSN et FTQ ont déjà annoncé une grève de trois jours les 21, 22 et 23 novembre à moins d’une entente quant au renouvellement des conventions collectives.

Moisson HSF

Moisson HSF lance sa campagne de financement : Objectif de 25 000 $ pour préparer les paniers de Noël

À l’avant-plan, Nathalie Blais, directrice générale, et en retrait, Nathalie Martin, responsable de la réception et de l’expédition, devant des étagères presque vides à l’approche du temps des Fêtes.

Depuis quelques jours, Moisson Haut-Saint-François est en pleine campagne de financement, et ce jusqu’au 15 décembre prochain. L’objectif est d’amasser 25 000 $ qui serviront à préparer plus de 250 paniers de Noël. Simultanément se joint la cueillette de denrées alimentaires.
De petites banques seront disposées dans divers commerces du territoire ainsi que des boîtes dans plusieurs entreprises pour y déposer des denrées comme des pâtes alimentaires, boîtes de conserves, farine, sucre, articles d’hygiène, produits de base, shampoing et autres. Nathalie Blais, directrice générale de Moisson HSF, fait un appel à la générosité du milieu et précise que certaines entreprises se sont engagées à égaler les dons qui seront versés par les employés. « À l’approche du temps des Fêtes, les besoins sont plus grands qu’à l’habitude. C’est pourquoi nous désirons sensibiliser la population et le milieu des affaires à donner généreusement », d’exprimer Mme Blais. Elle ajoute que « les demandes de paniers de Noël, c’est souvent des ajouts, des gens qui ne reçoivent pas des paniers réguliers. Les ajouts, ça peut être des gens qui ne répondent pas aux paniers réguliers, mais qui sont éligibles aux paniers de Noël. » Mme Blais estime que le montant de 25 000 $ permettra de bonifier les paniers avec de la viande, des produits laitiers et petites gâteries. Le partenaire pour la collecte est Dave Thompson de Transport Excavation Thompson Inc.
Présentement, Moisson HSF vient en aide approximativement à 350 personnes incluant des familles, couples et personnes seules. Mme Blais mentionne que le 25 000 $ permettra de bonifier les paniers réguliers et de préparer plus de 250 autres paniers de Noël. Elle mentionne qu’une guignolée se déroulera le 2 décembre à deux endroits à East Angus, soit à l’intersection des rues Angus Nord et Saint-Jacques, à proximité du bureau de poste et sur la rue Angus Sud devant le centre commercial. La collecte se tiendra de 8 h 30 à 16 h 30. Les bénévoles disposeront d’appareils permettant de prendre les dons par carte à puce.
Demandes
Mme Blais précise que la demande d’aide alimentaire a augmenté d’au moins 25 % au cours de la dernière année. Malheureusement, elle prévoit qu’elle augmentera approximativement de 30 % pour la prochaine année. « Les quantités d’aliments que nous recevons sont limitées et ne subviennent pas à nourrir tous les demandeurs. Avec la croissance des besoins de la population, nous n’avons d’autre choix que de diminuer les quantités d’aliments dans les paniers, afin que tout le monde puisse recevoir de la nourriture. Avec toutes ces demandes qui s’ajoutent, nous craignons de ne pas pouvoir offrir toute l’aide demandée par les gens du Haut-Saint-François », d’indiquer Mme Blais. En plus, la quantité limitée de denrées fait en sorte que l’organisme est difficilement en mesure de répondre à des demandes d’aide alimentaire d’urgence.
Elle ajoute que « le visage des demandeurs a changé ; ça peut être des gens qui travaillent, ce n’est plus juste des gens de l’aide sociale. On observe que ce sont de jeunes familles qui ont de plus en plus de difficulté à arriver, beaucoup de personnes âgées. »

Bas

Cancer de la prostate : joignez-vous au combat !

Envie de soutenir l’importante cause de la santé masculine en contribuant à la lutte contre le cancer de la prostate ? Du 1er au 30 novembre, participez à la campagne Nœudvembre de l’organisme PROCURE ! Comment ? En arborant fièrement le nœud papillon 2023 ou en l’offrant à un ou plusieurs hommes de votre entourage !
La campagne, en bref
En 2023, Nœudvembre célèbre son 10e anniversaire. Cette initiative, qui se tient sur le thème Luttons avec style contre le cancer de la prostate, vise à amasser des fonds afin d’offrir du soutien aux hommes atteints de ce cancer et à leurs familles et à financer la recherche. Ainsi, pour chaque dollar récolté, 0,90 $ sert directement la cause.
PROCURE, seul organisme de bienfaisance québécois entièrement dévoué à la cause du cancer de la prostate, souhaite également sensibiliser la population à cette maladie qui demeure malheureusement taboue. Pourtant, à travers la province seulement, ce sont chaque jour 19 hommes qui en reçoivent le diagnostic.
Le nœud papillon 2023
Encore cette année, le renommé designer Philippe Dubuc a travaillé en collaboration avec PROCURE pour créer un nœud papillon à la fois sobre et élégant aux couleurs de la campagne. Chic et intemporel, celui-ci peut être porté pour une foule d’occasions variées.
L’organisme vous invite d’ailleurs à l’arborer le 19 novembre, Journée québécoise de sensibilisation au cancer de la prostate, en signe de soutien envers tous ceux qui sont touchés par cette maladie.
À vous de jouer !

Commandez votre nœud papillon !
Pour commander votre nœud papillon et son mouchoir de poche assorti, rendez-vous au boutique.procure.ca. Une collection Nœudvembre, qui comprend 7 paires de bas exclusives en plus du nœud papillon et du mouchoir 2023, est également offerte.

marche noel bury

Dans le Haut-Saint-François : Plusieurs marchés de Noël à visiter et à célébrer !

Période festive par excellence, à la fin de chaque année, celle des marchés de Noël donne lieu à une tournée qui marque aussi le lancement de la chasse effrénée aux meilleurs cadeaux de Noël pour toute la population, que ce soit pour sa tante préférée ou pour sa filleule de plus en plus exigeante avec les années qui passent… ! Votre journal communautaire veut vous faciliter la tâche pour amorcer votre visite des différents marchés de Noël qui risquent de vous intéresser !
Ascot Corner
Rappelons que le premier marché de Noël présenté dans la région est celui d’Ascot Corner, intitulé traditionnellement Salon des ARTisans, présenté les 11 et 12 novembre, au Centre Paul-Lessard, de 9 h à 16 h. Une quarantaine d’exposants y participent. Parallèlement, la bibliothèque de l’endroit présentera sa première vente de livres usagés.
Bury
C’est une journée de Noël que Bury présentera, Noël au Village, le samedi 9 décembre, de 10 h à 16 h, au Manège militaire – Centre communautaire de Bury. Des musiciens seront sur place. L’Image de Bury, journal local, servira un vin épicé et un jus de pomme chauds. La bibliothèque effectuera sa vente de livres usagés. Queues de castor, jeux gonflables, pompiers et camion sur place. Atelier mosaïque et vitraux, vente des créations des enfants, atelier des lutins avec présence du père Noël, par l’Association Athlétique de Bury, confection de cartes de Noël et de décorations, chocolat chaud. Il s’agit d’une belle collaboration avec les organismes qui travaillent avec la Municipalité. Tout est gratuit, sauf les queues de castor.
Cookshire-Eaton
Présenté le 26 novembre, au Victoria Hall, rue Principale Ouest, de 10 h à 16 h, sur deux étages. Artisans locaux seulement, au nombre d’une vingtaine, avec leurs productions faits main. L’activité au bénéfice de la Maison de la Culture John-Henry-Pope, afin de payer les activités des enfants à la Galerie d’art Cookshire-Eaton et faire connaître nos artisans, avec leurs produits géniaux tous différents !
Dudswell
La Boîte à cadeaux de Dudswell s’avère toujours assez populaire. Ce sera encore le cas cette année, les 2 et 3 décembre, de 10 h à 16 h. Une grosse activité se déroulera particulièrement cette année, soit le passage de la Tournée de la flamme des Jeux du Québec, qui auront lieu à Sherbrooke dans le futur. Des activités spéciales se tiendront sur le site de la Boîte à cadeaux, où quatre jeunes porteront la flamme à relais. La direction du marché de Noël recevra le comité organisateur des jeux en début d’après-midi. Des allocutions et le comité des bénévoles y seront présents, dans un esprit festif.
East Angus
Le marché de Noël de la Fondation Marc Rousseau se tiendra à la salle communautaire des Chevaliers, au 143 rue St-Pierre, à East Angus (salle du sous-sol), les samedi et dimanche, 18 et 19 novembre, de 10 h à 16 h.
Johnville
Au Centre communautaire de Johnville, situé au 62 Jordan Hill, le samedi 9 décembre, de 9 h à 16 h, le marché de Noël offrira 22 exposants de catégories variées, organisé par le Club Lions de Cookshire-Eaton. Ces derniers redistribuent les profits de l’activité à des organismes de la région. Les produits des Lions y seront également disponibles, soit gâteaux aux fruits, chocolats, truffes, plateaux de noix et d’amandes… Les enfants de l’école offriront des cartes de Noël et des décorations, au sous-sol de la salle communautaire. Une petite cantine sera sur place.
La Patrie
Le marché s’ouvrira le samedi 9 décembre, de 10 h à 16 h, à la salle municipale, 18 rue Chartier. Une bonne représentation de 25 exposants présentera toutes sortes de produits, d’artisanat, de sirop d’érable et alimentaires, avec des représentants d’entreprises, au bénéfice des enfants et de familles avec moins de ressources. Comme activités d’intérêt, il y aura promenades en charrette tirée par des chevaux, du maquillage pour les enfants et d’autres surprises.
Marché de Noël de l’aéroport
Les 25 et 26 novembre, de 10 h à 19 h, à l’entrée de l’aéroport, on procèdera au lancement du restaurant de l’aéroport. Le marché accueillera 24 exposants de plusieurs catégories : bijoux, produits alimentaires, auteur de bande dessinée, artistes peintres, accessoires, savons, etc. Les profits des ventes seront effectués à l’Afeas de Sherbrooke-Ouest et de l’église Saint-Esprit, de Sherbrooke. Des surprises étaient à venir, pour confirmation, au moment de mettre sous presse. On vous attend !
Saint-Isidore-de-Clifton
Ce marché de Noël est organisé par l’école primaire des Trois-Cantons, au 25 rue de l’Église, et les profits amassés serviront aux activités pour les enfants de l’école. Il aura lieu le 2 décembre, de 9 h à midi. Les marchands ont été invités à réserver une table pour offrir leurs produits. Un conte de Noël sera lu aux enfants par Sylvain Dodier et le père Noël viendra faire son tour.
Weedon
Le marché de Noël de Weedon sera présenté les 9 et 10 décembre, de 9 h à 16 h les deux jours, au Centre communautaire de Weedon, dans la grande salle du sous-sol, au 209 Des Érables. Sur le site, des activités diverses seront organisées. Il y aura fusion des deux activités, du marché et du Sentier illuminé de Noël, pour bonifier la fin de semaine du marché. Dans les catégories d’exposants, plusieurs ont des produits faits à la main, en bois, en tissus, des confitures, des produits alimentaires, dans un grand éventail, des cartes de Noël, etc. Les profits seront versés pour les sports et loisirs de Weedon. Un kiosque de chocolat chaud, de l’animation sur le site, la présence du père Noël et de ses lutins, il y aura donc du plaisir pour tout le monde !

Rachel Garber

DID YOU FORGET?

If you didn’t make it to the recent conference on the military history of Bury, you can still have a small taste of the experience. John Mackley is creating a series of short videos of the event, one for each speaker. One of the first up is one by Colin Standish, talking about his grandfather’s experience in the battle of Hong Kong. More are coming. They are on YouTube/@histoireBuryhistory.
REMEMBRANCE SERVICES, 10th & 11th
War is terrible. Don’t forget.
The Royal Canadian Legion Sawyerville Branch 165 plans a series of bilingual Remembrance Day services on Friday, November 10. The first is slated for 11 a.m. at the Sawyerville cenotaph at 6 Principale North. The second is at 11:45 a.m. at the East Clifton cenotaph in front of the United Church, Route 253, between Clifton Road and Store Road. Next, at 2 p.m. at the cenotaph in front of the Cookshire Elementary School, 95 Park Avenue. The last one is at 2:45 p.m. in Island Brook, at the cenotaph in front of the Newport Municipal Hall, 1452 Route 212. All are welcome. Info: Branch 165 Past-President Jack Garneau, 819-889-2989.
The Bury Branch 48 of the Royal Canadian Legion plans two bilingual Remembrance Day services on Saturday, November 11. The first is at 10:30 a.m., at the cenotaph in front of the Scotstown Town Hall, 101 Victoria Street. In Bury, a ceremony is at 2 p.m. at The Armoury Community Centre, 563 Main Street. All are welcome. Info: Branch 48 President Richard Grey, 819-889-1024.
Remembrance Day poppies are available in poppy cans in local businesses in Bury and Cookshire-Eaton.
BOOKS & BRUNCH, 12th
Invited authors Ross Murray and Louise Carson will be featured at the second Books & Brunch offered by the Townships Sun on Sunday, November 12.
The first Books & Brunch, on October 15, featured memoir writers Mark Abley and Tanya Bellehumeur-Allatt. It got the series off to a rousing start, attracting more than 50 readers. I was there. People were really engaged! The readings by both authors sparked a lively conversation.
For the second Books & Brunch, the focus is on humour. “Everyone knows it’s good for your health,” said organizer Angela Leuck. “In these troubling times, we can use as much humour as we can find!”
Murray provides the laughs as he reads from his new book, Smileyville, the much-anticipated follow-up to his novel A Hole in the Ground. Then we’ll all be swept away into the world of whimsy with Montreal-born Louise Carson, who will read from her latest cozy mystery, The Cat Looked Back. This sixth book in her acclaimed Maples Mystery Series combines art, intrigue, gourmet food and far too many cats!
Ross Murray has published three collections of his humour and has written and directed two plays: All Together Now for Borderline Players in 2019 and Bride of Memphre this past summer.
Louise Carson is the author of 15 books. In addition to mysteries, she has also turned her hand to poetry, a lyrical novella, a historical fiction series set in 18th century Scotland, and a psychological thriller.
The Books & Brunch event begins at noon with a tasty and varied brunch. The authors will read at 1 p.m., followed by a discussion and question period. Their books will be available for purchase and author signing. The event is at the Amédée-Beaudoin Community Centre, 10 Samuel-Grantham, Lennoxville.
Admission is free, but places are limited. The Townships Sun asks participants to reserve in advance by emailing TownshipsSunRSVP@gmail.com or 819-640-1340.
Books and Brunch is a Townships Sun initiative and part of the magazine’s year-long 50th anniversary celebrations. Info: townshipssun.ca.
WILDLIFE
Say “wildlife” at this time of year, and hunting season comes to mind. But now there’s another response on the tip of my tongue, and it’s the October-November issue of the Townships Sun. On the cover is a beaver like you’ve likely never seen before, a photo by François Demers. Inside is a revealing study of biodiversity in the Townships. Also, two articles on wild habitat and how to rescue it by Jim Ferrier, a forest ranger who is been involved with several conservation groups. He offers a roundup of various organizations, and how they can help us hold on to the bits of wilderness we still have.
An exciting result of this issue, for me, is that a reader from my neck of the woods phoned to get contact information to help them conserve their back 40 acres. This Townships Sun is on the magazine rack in both the Cookshire IGA and the Lachance Dépanneur in Sawyerville.
VIACTIVE
The bilingual Sawyerville Viactive group is back in business! Gérard and Denise Nault facilitate the sessions in the basement of the Saint-Rosaire Catholic Church, 4 Randboro Road, Sawyerville, on Wednesdays at 10 a.m. Info: 819-889-2630.
The Newport Viactive is also bilingual, led by France Demers and Lyne Maisonneuve on Wednesdays at 1:30 p.m., at the Newport Municipal Hall, 1452 Route 212 in Island Brook. Info: 819-889-1340.
CHURCHES
Baptist. Sunday services are in French at 9 a.m. and in English at 11 a.m. All services are at the Sawyerville Baptist Church, 33 rue de Cookshire. For information, please contact Pastor Michel Houle at 819-889-2819.
Anglican. On November 19, the service is at 10 a.m. at St. Peter’s Anglican Church, 45 Principale West, Cookshire. Info: 819-887-6802, or quebec.anglican.ca.
United. Sunday services are at 10 a.m., as follows: November 12, at Sawyerville United Church, and November 19, at the Trinity United Church in Cookshire. Info: 819-889-2838. For pastoral care, call Rev. Spires at 819-452-3685.
Jim Robinson and Susan Fowler will offer a Benefit Concert for the BBCI/Trinity United Church to help offset some of the costs following the oil spill and clean-up at the Church. Tickets are $15, and the concert is on Sunday, November 19, at 1:30 p.m., at the Trinity United Church, 190 Principale West, Cookshire.
Do you have news to share? Call 819-640-1340 or email rawrites@gmail.com by November 13 for publication November 22.

Artisanex

Artisanex : Des passionnés prêts à repousser les limites du possible

André (père) et Alex (fils) Vézina sont passionnés et cherchent à repousser les limites du possible pour offrir des produits haut de gamme innovants sur mesure.

Artisanex, cette entreprise de chez nous spécialisée en ébénisterie, située à East Angus, a le vent dans les voiles. L’équipe de direction André et Alex Vézina, appuyée d’employés chevronnés, cherche quotidiennement à repousser les limites du possible afin d’offrir des produits innovants, élégants et fiables.
Lancée en 2017, l’entreprise n’a pas tardé à se faire un nom, une réputation ainsi qu’une notoriété reconnue à l’ensemble du Québec. La présentation de ses produits dans les revues spécialisées et passage à des émissions de télévision la placent à l’avant-plan dans le domaine.
L’entreprise se spécialise dans les produits haut de gamme sur mesure, cabinets de cuisine, vanités de salle de bain, foyers, bibliothèques, en fait tout ce qui est meuble intégré. « Tout ce qui peut être entrepris, on le fait. Il n’y a rien qu’on ne fait pas », de lancer André Vézina sous le regard approbateur de son fils Alex.
Tous deux, père et fils, de La Patrie, ont lancé l’entreprise en 2017 dans les anciens locaux de Menuiserie Côté, Avenue de la Tuilerie à Westbury. Il a suffi que deux ans pour que les carnets de commandes forcent l’entreprise à se relocaliser dans un espace plus grand à East Angus.
Contacts
Leur succès, l’entreprise le doit à l’efficacité de l’équipe d’employés, à la qualité du produit, du service personnalisé et bien entendu à des contacts. « J’ai suivi un cours de designer à Saint-Jean-sur-Richelieu. Ma professeure était Mélanie Rousseau et ça bien cliqués entre nous deux. On a créé un contact et à partir de là, on a été mis en contact avec des designers », d’exprimer Alex. Émilie Caretti, chroniqueuse et designer, est l’une qui a permis à l’entreprise locale de se faire connaître. D’ailleurs, Artisanex collabore en étroite collaboration avec les designers qui travaillent en même temps de pair avec les clients pour créer un projet unique qui répondra à leurs aspirations. « Les designers ont des idées spéciales. C’est du cassage de tête, mais on n’a jamais refusé un projet. On a tout le temps trouvé une solution, une façon de faire ce qu’ils voulaient », d’exprimer André avec le regard approbateur d’Alex. Les propos tenus par le père et le fils reflètent une fierté évidente de leur production. Ils précisent compter sur une équipe professionnelle et efficace.
Les résultats sont probants et à toute évidence répondent aux exigences de designer. D’ailleurs, ceux-ci leur rendent bien. L’entrepris a fait des pleines pages dans certaines revues spécialisées comme Les idées de ma maison, Je décore les plus belles cuisines du Québec et Canapé. Elle peut s’enorgueillir d’avoir fait des apparitions sur des chaînes de télévision spécialisées comme Casa pour l’émission L’envers du décor et Les idées de grandeur. En avril prochain, l’entreprise locale se retrouvera à l’émission Vendre ou rénover, diffusé sur les ondes de Canal Vie. Évidemment, tout ça contribue à mousser la notoriété de l’entreprise et cela se traduit par un carnet de commandes bien rempli qui mène jusqu’en février 2024. Volontairement, on ne va pas plus loin par souci de s’assurer de bien respecter les délais de livraison. Outre la fabrication, une équipe d’Artisanex effectue la livraison et l’installation des produits selon les exigences des clients. Alex insiste pour dire « on mise sur la qualité de nos produits et sur le service. On envoie des plans détaillés pour approbation au client et une date de livraison. On essaie de faire un suivi serré sur les échéanciers. Notre vision est axée sur le service aux clients. »
Marché
L’ensemble du marché d’Artisanex se situe sur l’île et la grande région de Montréal à la hauteur de 60 %. Une portion de 35 % se retrouve du côté américain et 5 % en région. Les responsables entendent mousser le marché local et pour y arriver, on ouvrira, si ce n’est déjà fait, une salle de montre accessible sur rendez-vous. Mais ce portrait pourrait changer au cours des prochains mois. Les propriétaires souhaitent développer davantage la région de la Montérégie et particulièrement le marché ontarien en ciblant Toronto.
Investissement
André et Alex n’ont pas l’intention de lésiner et se donnent les moyens de leurs ambitions. Un important projet d’investissement de 2,1 millions de dollars est sur le point de se réaliser. Cela comprendra un agrandissement de 7 500 pieds carrés qui portera la surface actuelle à 22 500 pieds carrés. On profitera de l’occasion pour optimiser la salle de peinture, faire l’acquisition d’un four pour la cuisson de la peinture et ajouter une seconde machine à contrôle numérique dernier cri. Les propriétaires tiennent à souligner le travail de Chantal Ramsay, conseillère aux entreprises, du CLD du Haut-Saint-François, pour son appui au projet.
Pour ces passionnés, l’investissement à venir n’est qu’une étape dans l’évolution de l’entreprise et leur objectif est de constamment repousser les limites. Ils carburent aux défis « on va de l’avant », d’exprimer Alex. D’ailleurs, ils sont fiers de préciser qu’ils comptent sur une excellente équipe d’employés alliant deux générations; celle regroupant des employés (ébénistes) entre autres d’expérience et la génération de concepteurs numériques. Artisanex, ce sont des travailleurs passionnés en quête de défis, prêts à repousser les limites du possible.

Freddy

Forêt hantée de Freddy Angus, créée par Lisa Cormier : Une idée folle qui perdure !

Lisa Cormier, l’initiatrice de la Forêt hantée de Freddy Angus, en 2007, a encore à cœur le succès de son activité fétiche.

Si la Forêt hantée de Freddy Angus, présentée chaque année dans le parc des Deux Rivières, à East Angus, a été victime ces dernières années de son immense succès, c’est que les premières éditions ont été implantées avec passion et minutie. Traitée d’idée folle par plusieurs au départ, l’activité a fait son chemin et continue avec brio et efficacité.
La première idée de cette fameuse Forêt est née dans le cerveau des plus créatif de Lisa Cormier, épouse de l’actuel préfet de la MRC du Haut-Saint-François (HSF), Robert G. Roy. Ce dernier occupait alors le poste de conseiller à la Ville de East Angus.
D’ailleurs, l’équipe municipale de l’époque, menée par la conseillère Lyne Boulanger, devenue mairesse par la suite, a fait partie immédiatement, et avec un grand enthousiasme, de l’équipe rapprochée de la Forêt, qui allait devenir, avec le temps, l’activité rassembleuse et motivante que l’on connaît aujourd’hui. Et cela, autant pour l’équipe organisatrice que pour le public visiteur !
« Avoir l’idée, c’était une chose. Mais j’ai eu énormément d’aide, dès le départ, de Lyne Boulanger à la Municipalité, David Fournier, qui était responsable des loisirs, devenu directeur général, de nombreux employés comme Jean-Guy Simard, entre autres. Mais je ne peux pas tous les nommer, vous m’excuserez. Également certains de mes amis, Marc Reid, entre autres, Maxime Robert qui était aussi conseiller à la Ville, Catherine Mailhot, qui ne pouvait pas me dire non, selon elle, et d’autres qui se sont ajoutés avec le temps », évoque Lisa Cormier.
« J’ai également eu de merveilleux commanditaires qui ont été là pour apporter leur support, pas seulement financier. Par exemple, Cascades, pour ses génératrices, Pièces d’autos East Angus, devenu Bumper to Bumper, pour ses batteries d’autos qui ont fourni l’énergie aux stations horribles sur le parcours de la Forêt, BMR, IGA East Angus, etc. Si je peux affirmer aujourd’hui que je n’ai pas vraiment eu de difficultés à démarrer la Forêt hantée, c’est grâce à tous ces bénévoles qui m’ont aidée et à tous ces généreux commanditaires. Le noyau de l’organisation est pas mal le même encore aujourd’hui », reconnaît une Lisa Cormier très modeste quant à sa contribution qu’elle maintient, malgré le temps qui passe.
Le budget de départ dont bénéficiait l’initiatrice se qualifiait de très mince, voire inexistant. Elle s’était inspirée d’une forêt dont elle avait eu connaissance par hasard, qui s’organisait à Shawinigan, se souvient-elle.
« Aujourd’hui, on parle qu’il s’agit de la 13e édition de la Forêt hantée, sans doute à cause de la pause obligée et non souhaitée de la pandémie de COVID, car il me semble que c’est en 2007 que la première édition a été organisée. Au point de départ, il n’y avait que 12 stations montées par des bénévoles et l’activité couvrait une seule journée, le samedi. Le montage se faisait la journée même et l’accueil du public en soirée. Les quatre ou cinq premières éditions, nous nous sommes attelés à trouver des bénévoles pour créer davantage de stations. Il y a la Maison des Jeunes qui a embarqué avec sa Roulotte diabolique, apeurante, qui a contribué à augmenter le plaisir chaque année ! », raconte Mme Cormier qui travaille aujourd’hui à Weedon comme gestionnaire dans le domaine de la santé.
« Mon but en premier était de créer une activité familiale pour tous, à laquelle même les personnes moins nanties pouvaient participer. Le coût d’entrée n’était que de 1 $ ! Nous donnions des colliers lumineux aux enfants, et même un sac de bonbons. Nous avions eu 500 visiteurs, donc 500 $ ont été amassés la première année, et nous avions eu des dons en décorations ! La deuxième année, ce fut 1100 personnes. Nous avons connu une petite baisse de l’affluence, après quelques années », admet-elle.
Elle déclare ensuite qu’elle a été particulièrement fière de la marche de zombies qui a été créée la 3e ou la 4e année. « C’était à la suite d’une fusillade fictive au bureau de Postes Canada d’East Angus, une mise en scène impliquant de barrer la rue, où il y avait beaucoup de monde. C’était une grosse addition et j’ai eu l’aide de David Fournier qui a embarqué avec une grande efficacité. À la ville, il y avait aussi André Aubin et Miguel Fortin, toujours là pour aider, avec Étienne Bouchard pour gérer précieusement la logistique ! »
Elle a réussi à susciter des collaborations au fil du temps. C’est le cas de la polyvalente Louis-Saint-Laurent cette année, où les finissants ont amassé 3000 $ et l’école du Parchemin où les élèves de 4, 5 et 6 ans ont participé en décorant des citrouilles.
Elle a trouvé un petit truc pour le renouveler l’activité au fil du temps, en séparant le parc en trois sections où elle alterne les activités. « À gauche en entrant, au bout du parc, il y a des pierres debout comme à Stonehenge, en Angleterre, j’appelle ça Le Cercle des Sacrifices. Il faut avoir de l’imagination, donc plus d’idées pour les stations à monter ! La deuxième section se trouve au milieu et la troisième, à droite vers la plage. On y place des jeux des enfants, de l’hébertisme et plus. Cela forme trois emplacements différents, en quelque sorte », décrit-elle.
« Cela permet, avec moins de bénévoles qui veulent avoir moins long à marcher, de resserrer l’espace, mais on agrandit le cimetière, avec ces trois sections. Et l’ajout de bénévoles permet qu’on s’ajuste selon le nombre de stations. Il y a aussi de nouveaux immigrants qui se joignent à l’équipe. Nous ajoutons des jeux de lumières laser, dans le cimetière, où on entend des cris, c’est vraiment beau ! Il y a un engouement de la part des 9 – 10 ans et des ados, pour la relève, de plus en plus. Je suis contente de l’aide supplémentaire qu’ils apportent et que l’organisation a obtenue cette année », lance-t-elle en conclusion.
Rappelons qu’à la récente édition de la Forêt hantée, le samedi 14 octobre dernier, près de 2000 monstres et spectres fébriles ont visité la fameuse forêt, au grand plaisir des organisateurs et bénévoles qui les ont accueillis.

Bora Boreal

Bora Boréal, à Bury : Des chalets sur l’eau, plus naturels que la Nature elle-même

Nicolas Robitaille, propriétaire et actionnaire principal de Bora Boréal, respire la fierté envers son projet qui a pris son envol à Bury.

Posséder un chalet dans un boisé, c’est sûrement agréable et motivant, à tout moment pour prendre des vacances ! Mais séjourner dans un chalet flottant sur l’eau d’un lac, en pleine forêt ou pas, c’est assurément ajouter une caractéristique de plus pour goûter les joies que procure la Nature aux adeptes d’hébertisme.
De tels chalets flottants existent, à Bury, sous le nom de Bora Boréal, l’entreprise qui les a conçus et installés, chemin Batley, sur le lac artificiel du même nom. Le propriétaire et actionnaire principal, Nicolas Robitaille, ne se fait pas prier pour parler de son projet d’envergure.
« Nous venons tout juste de compléter la première phase de notre projet, à Bury, avec l’installation de six chalets. Ils sont déjà en location depuis trois semaines. D’ici la fin de novembre, deux autres chalets seront ajoutés et quatre autres apparaîtront en 2024 – 2025, durant la deuxième phase, ce qui portera le total des chalets à 12 pour Bury », annonce M. Robitaille, qui est aussi président de Bora Boréal.
« La location va bien. Nous sommes en période de rodage, on s’ajuste par de petites choses. Nos chalets, que d’aucuns qualifient de bateaux, sont des embarcations avec un permis de bateau de plaisance, délivré par le gouvernement fédéral. Nos chalets sont ancrés au fond du lac, mais en 2024, nous allons offrir de les installer n’importe où sur le lac, en plein milieu si désiré. Nos chalets peuvent donc sillonner le lac, ils sont déplaçables à notre convenance. Ils sont munis d’un moteur électrique puissant. Nos chalets sont munis de flotteurs, un peu sur le même principe qu’un ponton », explique M. Robitaille.
Les chalets sont qualifiés d’écohabitations incomparables, qui respectent l’environnement et les grands principes des habitations écologiques, étant alimentés à l’énergie solaire et munis de toilettes écologiques. Le chauffage des chalets s’effectue par un système au propane, de même que la température est maintenue par un poêle à bois.
Deux modèles de chalets accommodant quatre personnes ont été baptisés MiniBora, 1 et 2, et un autre modèle pouvant accueillir six personnes, la BoraVilla, caractérisera les deux chalets qui seront ajoutés sur le site de Bury à l’hiver 2023-2024.
« Nos sites de chalets offrent un calme plat, été comme hiver. Les activités qui y sont offertes sont adaptées selon la période, à l’intérieur de séjours d’exception, qui offrent une expérience unique », se targue l’homme d’affaires.
L’entreprise compte également deux chalets flottants dans la région de Québec, de même que deux autres à Sainte-Brigitte-de-Laval. « Notre site de Québec a constitué notre site-test, au point de départ. Il y vient des Européens, surtout, mais ces chalets attirent des touristes de partout dans le monde », révèle M. Robitaille.
Au point de départ, le projet de 12 chalets écologiques à Bury a reçu du gouvernement québécois une subvention de 2,2 millions $ pour sa réalisation, estimé au coût total de 5 millions $.
« De plus, nous avons bénéficié d’une très belle présence médiatique, dès le point de départ, quand notre projet a été annoncé », a reconnu M. Robitaille.
Sur le site Internet de l’entreprise, il est effectivement possible de prendre connaissance de toutes les informations publiées dans la plupart des médias québécois, canadiens et américains.
Afin de donner une idée des commentaires rédigés par des touristes ayant fait l’expérience de ces chalets prévus pour quatre personnes, citons un extrait des témoignages de visiteurs, soit celui de Mathieu Laustriat : « Nous avons vécu une expérience familiale exceptionnelle lors de notre séjour de deux nuits ! L’ambiance est incroyablement paisible et chaque élément semble avoir été pensé avec soin. L’utilisation de l’énergie solaire ajoute une touche écologique appréciable. L’arrivée se fait très simplement et la vue est tout simplement époustouflante. Si vous êtes au Québec, ne manquez pas cette perle ! »
Au chapitre des projets à venir, après avoir complété le projet de départ des 12 chalets à Bury, Nicolas Robitaille se fait optimiste. « Nous souhaitons ouvrir d’autres sites pour y installer des chalets flottants. Même que nous sommes ouverts à des partenariats. Nous cherchons des particuliers qui seraient propriétaires de terrains intéressants avec un lac sur leur territoire, c’est notre manière intéressante de développer notre entreprise », de suggérer l’homme d’affaires.
« Une région qui nous intéresse particulièrement, ce serait celle des Laurentides. Ce serait une de nos options privilégiées », a-t-il conclu.
De l’information supplémentaire peut être obtenue en consultant le site Internet www.boraboreal.com.

Moulin 4 milles

Le petit moulin du 4 milles, à La Patrie : Deux artisans fabriquent des saunas en cèdre merveilleux pour la santé

Céline Rivière a conçu et produit 34 saunas en cèdre avec son compagnon de vie, Richard Paquette, dans leur entreprise, Le petit moulin du 4 milles, à La Patrie. Ils posent tous les deux devant l’un de ces saunas qui peuvent s’installer pratiquement partout, afin d’assurer un bien-être grandissant, à l’usage, pour leurs propriétaires.

La vie d’aujourd’hui amène les gens à être de plus en plus conscients de l’importance des soins de santé à développer dans leur quotidien. C’est ce qui a amené Richard Paquette et sa compagne Céline Rivière, deux artisans du bois qui habitent La Patrie depuis 30 ans, à se lancer dans la fabrication artisanale de saunas en cèdre. Leur entreprise s’appelle Le petit moulin du 4 milles.
Il y a longtemps que les Vikings, jadis, et leurs descendants scandinaves aujourd’hui, connaissent les bienfaits que procurent des séances dans la chaleur et l’humidité d’un bon sauna ! Ce rituel fait même partie des valeurs intrinsèques de leur civilisation, comme dans bien d’autres pays asiatiques, entre autres.
Richard et Céline, qui s’étaient connus en 1991, dans la région où est survenue la crise d’Oka à ce moment-là, ont acheté, en 1994, une ancienne ferme sur le chemin du Quatre-Milles, voie publique qui délimite les territoires municipaux de La Patrie et Hampden, dans le Haut-Saint-François. Ils n’ont cependant gardé que 10 acres de terre, bien amplement pour leurs projets.
Auparavant, Richard avait planté des arbres près de Manic 3, ce que Céline avait fait avec lui, puis il avait travaillé pour le Groupement forestier des Appalaches. Voulant restaurer le plancher de bois de leur maison, ils n’avaient trouvé personne pour le sciage des billots neufs qu’ils voulaient utiliser, faute de scierie prête à scier le bois qu’il avait alors en main. Cela a convaincu Richard de lancer son entreprise d’achat et de sciage de bois, surtout du cèdre choisi pour les produits futurs qu’il voulait développer, qui est précieux pour la production de saunas. C’est que le cèdre résiste mieux aux intempéries que les autres essences, plus léger à la manutention et qui sèche parfaitement bien à l’extérieur, évitant l’utilisation d’un séchoir.
Céline, née à Saumur, mais qui a grandi dans la région Loire-Atlantique, en France, est arrivée au Québec en 1989, sous l’influence d’un oncle qui habitait La Pocatière. Elle a donc la double nationalité canadienne et française.
« Au début de notre couple, je me suis concentrée à m’occuper de nos trois enfants, en bas âge, qui n’allaient à la garderie que deux jours par semaine. Quand notre bébé a été plus vieux, j’ai beaucoup aidé Richard, dans notre entreprise, en achetant un planeur, puis j’ai investi pour acquérir une petite moulurière. J’en ai fait des moulures, pour des clients, jusqu’en 2022 ! Et Richard aussi m’a aidé quand j’ai décidé de m’y mettre pour produire les saunas, il y a sept ans, en me fournissant le bois nécessaire. Depuis 2017, j’en suis rendu à mon 34e sauna ! », indique fièrement Céline.
Le couple a choisi de fabriquer ce produit parce que des gens l’avaient demandé. « La pandémie de COVID-19 a fait en sorte que nous avons été grandement débordés. Nous avons vraiment eu beaucoup d’ouvrage, car tout le monde voulait un sauna, tout le monde avait plus de temps pour relaxer et s’occuper un peu plus d’eux-mêmes, de leur santé, de leur bien-être ! », raconte Céline Rivière.
« Il y avait vraiment une très grosse demande, c’est un très beau et bon produit en cèdre que nous avons développé. Et le sauna contribue à une bonne santé. Mes saunas doivent être solides, durables, confortables et beaux esthétiquement », énumère l’artisane, bien convaincue.
« C’est quand même fatigant de travailler le cèdre, c’est beaucoup d’ouvrage, parce qu’il y a beaucoup de pertes dans le cèdre. Il y a de la silice dans la fibre de cette essence de bois, ce qui brise les lames des scies. Il me faut 120 planches de cèdre pour commencer un sauna, et j’en utilise vraiment que 77. Il y a donc des résidus, si on peut dire, il faut un certain triage pour identifier et ne conserver que les beaux morceaux, avec beaucoup d’attention pour obtenir finalement un beau produit », explique-t-elle.
« Avec les morceaux qui restent, je fais aussi des tables de pique-nique, des bancs de parc, des barils en cèdre et le reste sert comme bois d’allumage. Durant la pandémie de COVID, les gens voulaient aussi beaucoup de bois pour toutes sortes de travaux qu’ils avaient enfin le temps d’amorcer et de compléter. Nous avons été très occupés, les gens ne voyageaient plus, ils avaient du temps, nous n’avons pas chômé. Nous recrutons nos clients surtout grâce à notre site Internet », ajoute-t-elle.
« J’aimerais travailler encore trois ou quatre ans à faire des saunas, selon les commandes que nous recevrons, encore nombreuses, je l’espère », conclut-elle.
Pour Richard, qui avoue avoir travaillé physiquement depuis 50 ans, il aspire à un ralentissement de son activité de travailleur du bois, ce qui a été une grande passion qui a rempli sa vie.
Un sauna peut s’installer partout, car l’esthétique des gros barils se marie très bien avec tous les paysages et tous les aménagements de maisons, chalets, condos, etc., que ce soit en ville ou en campagne. Ses principales caractéristiques sont les suivantes : la structure en forme de baril a 6 pieds de diamètre, 8 pieds de longueur, munie d’un poêle à bois ou électrique, avec des pierres chaudes pour créer la vapeur. Les clients intéressés peuvent obtenir une démonstration en prenant rendez-vous avec Céline ou Richard. Choix de couleurs possibles grâce aux teintures à bois durables, de marque Sansin.
Pour communiquer avec Le petit moulin du 4 milles, il faut composer le 819 657-4781 ou consulter le site Internet www.cedredupetitmoulin.com pour parler directement avec l’artisane Céline Rivière, qui fabrique les saunas d’une esthétique parfaite !

Renée Morin

À l’église Saint-Louis-de-France, à East Angus : Renée Morin, cheffe de chorale de père en fille

La cheffe de chorale Renée Morin sait composer avec ses choristes, au nombre d’une vingtaine lors des messes régulières du dimanche, alors que leur nombre passe à une trentaine en préparation pour la période de Noël.

La grande aventure de la chorale, reliée à l’église Saint-Louis-de-France, pour l’actuelle cheffe de chorale Renée Morin, a commencé avec son père Lévis Morin, natif de Thetford Mines, au début des années 1960. Ce dernier, bénévole à l’église, a commencé à faire de l’animation à la messe de 9 h 30, jusqu’en 1985, et à chanter dans la chorale, dont le célèbre cantique Minuit Chrétien à la messe de Noël. Il a ensuite dirigé la chorale pendant quelques années. Sa fille Renée se joignit à lui et à la chorale alors qu’elle n’était âgée que de huit ans !
Mais effectuons un saut en arrière pour évoquer l’intéressant historique de la chorale. C’est vers 1934 que Hervé Bergeron introduisit le chant grégorien dans la paroisse Saint-Louis-de-France, à East Angus. Un groupe de 18 chanteurs acceptèrent alors de suivre une formation pour se familiariser avec cette catégorie ancienne de chants d’église.
Cela fit en sorte qu’en 1938, la chorale remporta un trophée d’honneur et de mérite, de même qu’un premier et un deuxième prix en participant à des concours de chant grégorien, sous la direction de Lucien Bilodeau.
C’est en 1943 que ce dernier créa enfin un chœur de chant mixte. Au printemps de cette année-là, la chorale effectuait des concerts se composant de chants à quatre partitions, composés de pièces classiques, populaires et folkloriques. Ces pièces, extraites du répertoire de l’abbé Charles-Émile Gadbois, étaient bien connues grâce à son recueil de chansons très populaires s’intitulant La Bonne Chanson.
Au début des années 1960, des voix féminines se font entendre enfin lors des cérémonies religieuses, dans l’église d’East Angus. Grâce au Concile Vatican II, l’animation par le chant fait donc son apparition dans les églises. C’est alors que le père de Renée Morin prend la direction de la chorale. Sœur Marielle Larose prit sa relève, enrichissant le chœur d’un répertoire de chants populaires et folkloriques, afin de donner quelques concerts à East Angus. Sœur Larose laissa ensuite la direction à Jean Benoit Marcoux, jusqu’à l’automne 1980, où M. Morin reprit les rênes de la chorale.
Une belle réalisation de sa part fut de monter un répertoire pour le traditionnel concert de la messe de minuit. En 1985, il céda sa place de directeur à Louis Fournaise, qui dirigea la chorale pendant quelques années. Depuis le début, Blanche Roberge agissait comme organiste, accompagnant ainsi la chorale pendant 60 ans, à titre de première femme à toucher l’orgue Casavant à l’église. Elle quitta l’orgue en 1976. Rodrigue Boivin prit sa place à titre d’organiste principal jusqu’en 1991, alors que son épouse Gisèle le remplaça. M. Boivin prit alors la direction de la chorale, jusqu’à la fin de 2008. Sous sa direction, le chœur Saint-Louis préparait chaque année un concert de Noël, avec des musiciens pour accompagner les 35 choristes.
C’est donc en 2009 que Renée Morin accède à la direction du chœur. Cadette d’une famille de trois enfants, celle-ci compte alors sur plusieurs chantres, mais ils ne sont aujourd’hui qu’une vingtaine pour animer les messes du dimanche. Notons que le nombre de chanteurs grimpe à 30 quand vient le temps de préparer la messe de Noël. La doyenne de sa chorale a 93 ans, Yolande Skelling. Mme Morin se trouve elle-même dans les plus jeunes, avec l’organiste Dominic Alexandre.
« Nous ne donnons plus de concerts de nos jours. Nous avons enregistré, dans le passé, deux CD, au cours de notre histoire. Un CD de Noël, le 4 novembre 2006, la chorale étant sous la direction de Rodrigue Boivin à ce moment-là, pour immortaliser toutes ses années de travail. Avec ce CD, nous avions amassé 10 000 $ qui ont été remis à l’église pour financer des travaux de rénovation et d’entretien. Le deuxième CD, qui présentait des chants de Pâques, nous l’avons produit en 2015 », se remémore Mme Morin.
« Mon père a toujours été mon mentor, avec qui j’ai beaucoup appris. Le 19 octobre 1985, il a été ordonné diacre permanent. Cela lui a permis de baptiser et de marier mes trois enfants et un certain nombre de ses petits-enfants ! », relate Renée Morin avec de l’admiration dans la voix.
« J’avais pris auparavant des leçons de musique, des cours d’orgue, pendant 10 ans, avec Rodrigue Boivin, alors organiste », raconte-t-elle. Mme Morin travaille comme éducatrice en service de garde à l’école du Parchemin, côté Couvent, à East Angus.
« La chorale représente un travail assez demandant, quand on pense à toutes les pratiques nécessaires pour se préparer. On peut passer un an à préparer une prestation musicale comme celle de la messe du centenaire. C’est aussi la préparation des messes du dimanche, où il y a des thèmes qui impliquent des chants spéciaux à apprendre. Cela demande de penser à l’avance, d’être à l’affût avant tout le monde, je vais sur Internet et je dois monter les programmes. À une certaine époque, il y avait plus de mariages qu’aujourd’hui, cela demandait également une préparation exigeante », se souvient-elle.
Dans notre monde moderne, la relève est très difficile à obtenir. « Nous sommes tous des bénévoles. C’est difficile de penser que la chorale pourrait disparaître un jour. Nous avons une chorale qui est réputée, à East Angus et même ailleurs. Je souhaite que nous puissions lancer un message important par l’entremise du journal : les gens intéressés à se joindre à la chorale, pour la période des fêtes qui s’en vient, il s’agit pour eux de se faire connaître, en m’appelant au 819 832-2196 », a-t-elle conclu.

Bury Militaire

Lives Lived, Lives Lost : Bury’s Military History Conference

The Military History Conference was organized by the Bury Historical and Heritage Society, whose Board of Directors are Praxède Lévesque Lapointe, President; Ed Pederson, President Emeritus; Diane Gagnon, Treasurer; Lise Dougherty; Dominique Lévesque; John Mackley, Archivist; Yvan Lapierre; (Absent: Joel Barter, Archivist).

Personal stories about Bury’s military past and a supper with recipes from World War II times: Both these experiences had pride of place in the Bury Armoury Community Centre last October 21. The occasion was a conference on the Military History of Bury and its surroundings, organized by the Bury Historical and Heritage Society and attended by about 100 persons.
Approaching the Centre, visitors drove between a fleet of 40 banners flying along Main Street, honouring Bury veterans. Inside, they perused historical banners and artefacts lining the walls, a selection of the military history displays that the Historical Society had mounted last spring. From 1 to 7:30 p.m., guests also heard musicians Paula Chiasson, Normand Breton, and Christian Nolet, and a series of speakers in both English and French. They also watched short videos, in both French and English, and enjoyed a banquet.
The opening ceremony featured bagpipe music with pipers Matthew Fowler and Sylvain Ross, and a welcome by the Society’s president, Praxède Lévesque Lapointe. She acknowledged the great sacrifices made by both military and civilians during past wars, and called for “empathy and prayers for peace” in the context of the current conflicts in our world.
The speakers were local witnesses who reported on their own experiences or stories passed down from their parents and grandparents. The conflicts included the Fenian raids of 1866 to 1870; the Boer War of 1899-1902; World War I, 1914-1918; World War II, 1939-1945; Battle of Hong Kong, 1941; Korea, 1950-1953; Afghanistan, 2001-2014; and various peacekeeping operations beginning in 1948.
According to an informative 36-page booklet on Bury’s Military History that the Society published in conjunction with the event, Bury has had a high participation rate in many wars, especially WWII.
“Per capita, Bury had the largest number of enlisted men of any town in Canada. In active service were 137 men and women, ten of whom paid the Supreme Sacrifice. Thirty-one were with the Royal Rifles at Hong Kong.”
Regimental Sergeant Major Justin Dahler of the Sherbrooke Hussars gave a detailed history of the regiment, dating from 1866 to today.
Then there were the “Ladies from Hell.” That’s what the enemies of Scottish forces called the dozens of pipers who led the Scottish forces, their bagpipes blaring, explained pipers Fowler and Ross.
Richard Gray, President of Bury’s Royal Canadian Legion, Branch 48, presented a detailed history of the group, and Edith Lévesque told about challenges faced by spouses and families of military personnel, and their changing roles during and after deployment abroad. “War accidentally contributed to feminism, with women contributing in many ways in the war effort,” said Lapointe.
Wearing her mother’s uniform, Wendy Olson spoke about her experiences as a young child, frequenting the Bury Armoury with her mother, Sergeant Kathleen (Kay) Olson. She described the uses of the building, and her mother’s role as a member of the Canadian Women’s Army Corps (CWAC) as secretary and accounting clerk for the Bury battalion. Sgt. Olsen was well known for her years as Bury Postmaster for Canada Post, and her daughter Wendy followed in her footsteps at the Post Office, where she now ranks Number 2 in seniority in Quebec.
One of the most touching presentations was by Martine Staehler, who grew up in Alsace-Lorraine, a region that changed hands many times between France and Germany. One of her uncles was conscripted by France; his brother, by Germany. That generation of soldiers called themselves the “malgré-nous” (despite ourselves); they had no choice in the matter.
Another gripping talk was by Larry Everett, who described the horrors endured by the soldiers who fought in the Battle of Hong Kong, and then detained as prisoners of war until the end of WWII. The audience listened in silence to the story of the horrors they endured. “Many of these veterans returned with what we now call PTSD,” said Everett.
Finally, guests were treated to a four-course banquet, prepared by Doris Bolduc, Diane Gagnon and Praxède Lévesque Lapointe. During the meal, she explained the story behind each dish.
“This was an excellent idea,” said guest Robert Alain. “Having a supper on a historical theme. And how it was carried out, too. It was excellent! Even if there was a little bit of cheating.”
Alain was referring to the main course, Woolton Pie, prepared with a sauce containing turkey meat. The original was a dish of boiled vegetables topped by mashed potatoes, but with no meat. It was recommended by the British Home office during a time of food shortages.
A Jerusalem Artichoke salad began the meal. The story of this root vegetable, said Lapointe, came from France during its occupation by Hitler’s forces.
“The Germans did not like it, and so did not confiscate it; the French therefore ate it in large quantities.”
Both these wartime dishes fell into disfavour after the war; people grew tired of them. Two products of the WWII period, however, carrot cake and Coaticook ice cream, remain favourites for many people today.
They were the banquet’s dessert; a sweet ending to a day full of emotions, both pride and sorrow.

Gilles Denis

L’Espace culturel Cookshire-Eaton de Gilles Denis enfin reconnu

Gilles Denis s’est permis de pavoiser un peu après avoir reçu la nouvelle, via le Conseil de la culture de l’Estrie, de la subvention de 24 000 $ pour son projet Culture en Ruralité, pour l’excellente programmation musique et arts visuels de 2023, une reconnaissance et un soutien qu’il attendait depuis très longtemps.

En octobre dernier, le prestigieux Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a annoncé un soutien exemplaire de 515 000 $ à 19 artistes et 8 organismes artistiques de l’Estrie, parmi lesquels figure l’Espace culturel Cookshire-Eaton, fondé en 2022, par l’homme d’affaires Gilles Denis, qui s’est vu attribuer une aide appréciable de 24 000 $.
Gilles Denis avait de quoi jubiler d’enfin recevoir ce soutien du CALQ, représentant pour lui une reconnaissance très importante. Son projet, rédigé par lui et sa fille Myriam, comportait une demande de 30 000 $ au programme de soutien aux organismes artistiques professionnels. Cependant, il est très rare que les subventionneurs gouvernementaux acceptent de verser au complet ce que demandent les organismes.
« C’est pour moi la reconnaissance de l’importance des Arts dans un milieu comme le nôtre. La ruralité a toujours été négligée, elle en a besoin de cette reconnaissance. Les villes ont des budgets restreints, ils nous supportent, mais pas à la hauteur de nos besoins, c’est important la culture dans nos vies », a déclaré M. Denis.
« Nos projets culturels ont débuté en 2015 pour les arts visuels et en 2003 pour la musique. Nos objectifs ont toujours été de développer les arts dans une région rurale comme la nôtre. Les préoccupations non urbaines de cette nature représentent des défis différents de ceux qui existent dans la métropole et dans la capitale de la province. Je suis très content que le CALQ reconnaisse ces faits. Car les préjugés auxquels nous faisons face ici ne nous facilitent pas la vie ! », a-t-il lancé en entrevue.
« Nos moyens financiers limités rendent difficile de supporter les artistes en leur payant des cachets décents, qui seraient mérités. On n’avait tout simplement pas les moyens. Cette aide du CALQ nous rend concurrentiels par rapport aux autres activités pour les artistes. Et puis, c’est aussi pour nous une belle reconnaissance des pairs, des élus, des politiciens, de la MRC, des municipalités du HSF. Cela va nous ouvrir des portes avec d’autres artistes et avec le public », fait valoir Gilles Denis.
« J’apprécie spécialement que la MRC se soit impliquée en versant sa quote-part à la Table des MRC de l’Estrie. Ce fut une bonne décision, car cela nous accréditait automatiquement à recevoir une subvention de la part du CALQ. Précédemment, la MRC ne participait pas au fonds. La culture était le parent pauvre des loisirs. Nous avons eu à convaincre nos politiciens comme participants. On ne peut pas être tout le temps tout seuls », déplore-t-il. « C’est encourageant que nous ayons un bon support de la part des commanditaires de notre milieu, cela nous a aidés, mais… » L’homme d’affaires n’a pas osé terminer sa phrase.
« Une autre étape importante a été l’accréditation Cœur Villageois obtenue pour Cookshire-Eaton. Les organismes s’inter-influencent… Tourisme Cantons-de-l’Est a apporté beaucoup à Cookshire-Eaton, en termes d’envergure, avec Cœur Villageois, et maintenant le CALQ… Notre crédibilité s’en trouve reconnue, de même que la qualité de notre travail. C’est un support aux artistes professionnels, c’est majeur, un support comme organisme qui aide à faire connaître les Arts par les professionnels, il s’agit de faire découvrir les “grosses pointures”, ce qu’on essaie de faire », martèle M. Denis.
Un extrait significatif ressort du document préparé par le duo père-fille pour la préparation du formulaire de demande de subvention au CALQ : « La programmation préparée pour notre saison 2023 propose treize événements en musique et en arts visuels, réunissant 29 artistes et musiciens professionnels, dont 11 de l’Estrie et 11 de la relève. La programmation des concerts est pensée par Myriam Genest-Denis, musicienne classique professionnelle depuis plus de 15 ans. Les expositions en arts visuels sont le fruit d’une réflexion d’un comité de travail regroupant artistes et membres du CA. Dans les deux volets, les expositions et concerts programmés sont sélectionnés en fonction d’une balance entre accessibilité et nouveauté », y est-il décrit.
« Le choix des artistes visuels va en ce sens, par la présentation de techniques et visions artistiques variées. Les concerts sont aussi pensés de manière à faire découvrir de nouveaux timbres sonores et mettre en valeur des œuvres moins jouées à travers une programmation plus classique, que ce soit par l’intégration de répertoire contemporain ou la mise en valeur de compositrices… Les cachets offerts sont supérieurs au minimum en usage dans les milieux professionnels », peut-on y lire.
L’Église Trinity United, le parc des Braves dans la ville, la Galerie d’art Cookshire-Eaton avec ses deux salles, la petite et la grande galerie au Victoria Hall, l’étang Cloutier pour les spectacles en plein air, sont ensuite identifiés comme sites des prestations, tous situés à Cookshire-Eaton.
Gilles Denis reprend la parole dans le cadre de l’entrevue : « L’importance économique de la culture, elle est sous-estimée. Les villes d’ici, à défaut d’industries, ont développé le tourisme, souvent par la culture. Le meilleur exemple se trouve dans une autre région : Baie-Saint-Paul ! Par le développement culturel, on sensibilise et on accroche la beauté physique des villes, on fait attention au patrimoine, par ricochet, on le protège, ce qui est un gros fardeau pour les villes », professe le passionné Gilles Denis.
« C’est aussi une question de continuité. Nous espérons faire maintenant partie du réseau du CALQ pour le développement culturel. Nous avons des projets à venir, continuer à développer le secteur de la musique et des arts visuels. Nous avons à cet effet des bâtiments extraordinaires pour le faire ! », a-t-il conclu.
Deux artistes du Haut-Saint-François (HSF) ont également reçu chacun une aide de 19 000 $ du CALQ, soit Chloé Bouchard-Fortier, pour la création et l’enregistrement de cinq compositions de l’artiste NORTH, et Camille Lacelle-Wilsey, pour un projet de recherche en danse et en photographie s’intitulant Enquête radieuse.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François