Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Moisson HSF reçoit une aide de Desjardins

La banque alimentaire Moisson Haut-Saint-François a signé en début d’été une entente de financement de l’ordre de 25 000 $ avec la Fédération des caisses Desjardins du Québec. La somme allouée servira à mettre sur pied un projet de mise en mouvement des bénéficiaires de l’organisme sur douze mois.

Grâce à ce partenariat, Moisson Haut-Saint-François vise doubler le nombre de ses bénéficiaires qui seront accompagnés. Leur mise en mouvement se traduit par la réinsertion sociale, une sortie de l’isolement et la réintégration du marché de l’emploi.

Dans un deuxième temps, les investissements permettront la rénovation et le réaménagement de la cuisine de Moisson HSF, l’ajout d’une chambre froide, l’augmentation des heures de travail des salariés et la tenue d’ateliers de transformation de nourriture. La revalorisation des aliments est l’une des valeurs de l’organisme, qui pense ainsi pouvoir réduire ses déchets de trois bacs à un seul bac à déchet par semaine. L’arrivée du compostage à East Angus devrait encore plus minimiser la quantité de détritus.

Moisson HSF aimerait finalement bonifier ses ateliers avec l’aide d’organismes et d’entreprises de la région. L’aide de Desjardins permettra alors de mieux outiller les bénéficiaires sur des questions comme la gestion d’un budget, le surendettement, la saine alimentation et l’éducation.

Au moment de la signature de l’entente, Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse du Nord du Haut-Saint-François d’East Angus, affirmait qu’il s’agissait « d’un grand projet qui fera avancer les gens de la région. » Le financement s’inscrit dans le cadre du Fonds de développement des régions du Mouvement Desjardins.

Musique aux Sommets célèbre son succès

Le festival Musique aux Sommets de Chartierville a réussi à attirer son lot de spectateurs à la mi-aout, malgré une météo capricieuse par moments. Pour sa troisième édition, l’événement a reçu la visite de Marc Hervieux et de Rick Hughes, accompagnés de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke (OSS).

« On est malgré tout content parce que, d’abord, les spectacles ont été appréciés par les gens au coton », résume Jean Bellehumeur, l’un des organisateurs. « D’autre part, malgré cette mauvaise température, on a eu une belle affluence aux spectacles et une belle participation. »

Le spectacle principal du samedi soir rendait hommage aux grands succès du rock québécois. Ainsi, des classiques d’Offenbach, comme Ayoye et Chu un rocker, tout comme Bobépine de Plume Latraverse ont fait se lever la foule massée sous l’immense chapiteau. Il était surprenant de voir Marc Hervieux sortir du répertoire classique et d’opéra. Il a livré une reprise touchante de Je ne suis qu’une chanson de Ginette Reno.

Le vendredi, soir de représentation de la troupe Le Groupe Show, la pluie a déferlé sur le site. Certains véhicules de spectateurs ont même dû être tirés par un tracteur après être demeurés pris dans le terrain utilisé comme stationnement.
Le samedi, une température fraiche, qui venait contraster avec les chaleurs des semaines précédentes, a refroidi les ardeurs des visiteurs en journée. Le village allemand, qui accueillait son plus grand nombre d’exposants cette année, a vu moitié moins de passants défiler.

En soirée, entre 700 et 800 personnes assistaient au spectacle. Parmi elles, on retrouvait Émilie Guillemette, de La Patrie, en compagnie de son amie Rébecca Boiteux, de Chartierville. Mme Guillemette en était à sa deuxième édition du festival et avait bravé le temps maussade du début de la journée pour profiter des jeux gonflables en compagnie de ses enfants.
L’organisateur, M. Bellehumeur, dit avoir parlé avec plusieurs visiteurs de l’extérieur au cours de la fin de semaine. Certains lui demandaient même conseil pour venir s’établir en région. « C’est la raison de l’activité. On le remarque plus parce qu’on est dedans tous les jours, mais on a vraiment une belle région à découvrir. »
Suite à l’événement, le conseil municipal de Chartierville en fera le bilan et décidera de la suite des choses. Jean Bellehumeur se montre confiant. « J’ai comme l’impression que ça va continuer pour une couple d’années. Tout le monde est bien satisfait du succès. »

Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François, toujours plus impliqué pour la communauté

L’assemblée générale annuelle du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François s’est déroulée sous la forme d’un 5 à 7, le 13 juin dernier. Les membres de l’équipe étaient ravis d’accueillir une trentaine de personnes de la communauté et de partenaires de l’organisme dans de tout nouveaux locaux au centre d’achat East Angus. Ils avaient de bonnes nouvelles à leur partager, soit une augmentation de la fréquentation de l’organisme ainsi que des prix de reconnaissance reçus en cours d’année.

Cela fait à peine trois mois que le CJE accueille le public dans ses installations de la rue Angus Sud. Olivier Jean, agent de migration Place aux jeunes, et Véronick Beaumont, agente de projets et de communication, se sont chargés de livrer le bilan annuel de l’organisation très engagée dans son milieu.

Le CJE a reçu plus de 1725 visites de gens en recherche d’emploi ou effectuant un retour aux études pour l’année 2017-2018. M. Jean mentionne que l’organisme est en constante évolution. Son service d’aide à l’emploi (SAE) a enregistré une augmentation de fréquentation de 18 %. De même, on observe une hausse de 45 % de rétention en emploi chez les jeunes ayant reçu un accompagnement de la part du CJE.

Pour une première fois, l’équipe en a profité pour recenser les reconnaissances qu’elle a reçues au cours de la dernière année, soit les bourses Ta marque, ton parcours du Réseau des Carrefours jeunesse-emploi du Québec, par le biais de Kristina Turcotte-Côté qui était accompagnée par la conseillère en emploi Fanny Gauthier, le prix Coup de cœur 2017 de la Fédération québécoise des municipalités ainsi que le prix Engagement régional pour le Défi OSEntreprendre Estrie.

Big Bang de la Contrée du Massif Mégantic

Val-Racine sera l’hôte du Big Bang de la Contrée du Massif Mégantic, le samedi 15 septembre prochain. Près de 150 personnes sont attendues à l’événement, qui vise à doter d’une vision commune les sept municipalités qui la composent.
Celles-ci sont La Patrie, Scotstown, Hampden, Chartierville, Val-Racine, Notre-Dame-des-Bois et Milan. Situées dans les MRC du Granit et du Haut-Saint-François, ces municipalités partagent des caractéristiques et des défis socio-économiques communs. Leurs résidents auront donc la chance, en compagnie d’une centaine de leurs concitoyens, de définir une stratégie cohérente et d’alimenter la synergie présente dans la Contrée. Hormis le public, on y attend également députés, maires, élus et intervenants du milieu.

En mai et juin derniers, la Contrée avait convié la population à répondre à un questionnaire citoyen. Plus de 175 formulaires avaient été reçus et leurs résultats seront dévoilés lors du Big Bang qui a pour thème Bâtissons ensemble notre avenir. Sur place, des ateliers de discussion permettront aux gens de s’exprimer sur plusieurs aspects et d’orienter l’avenir de la Contrée du Massif Mégantic.

Un souper méchoui sera servi aux participants de la concertation. Suivra par la suite une soirée musicale animée par le duo Kriss et Pat. Le Big Bang aura lieu au Centre communautaire de Val-Racine, derrière l’église. Pour plus d’information, veuillez contacter Pierre Brosseau au 819 657-1017.

Un retour aux sources

La cinquième édition de La Nuit du pont couvert a attiré plus de 600 festivaliers dans le secteur Gould, du canton de Lingwick, au cours d’un 24 heures ensoleillé et clément. Cette édition marquait le retour d’une formule melting pot pour le spectacle principal en soirée. La fête réussit aussi à laisser une empreinte écologique toujours moins grande pour le site du pont McVetty-McKenzie, aux abords de la rivière au Saumon.

Quelques jours après l’événement, Jonatan Audet, son directeur, se remettait de sa fin de semaine en triant les souvenirs. « Le gros hit de l’année, c’est vraiment la formule du spectacle. Tout le monde a été surpris, autant les musiciens que le public. Cette année, on est revenu avec l’esprit de base de ce qu’étaient nos shows. C’est un pari gagné. »
Le spectacle principal du Show dans le pont réunissait une quinzaine d’artistes issus des mondes de la musique et de la littérature. Les chansons étaient entrecoupées de prises de parole et ponctuées d’improvisations, le tout sans interruption autre que l’animation assurée par le coloré Pascal Angelo Fioramore.

Bouffe et écoresponsabilité
Tout au long des 24 h de La Nuit du pont, plusieurs restaurants étaient sur place pour rassasier tout le monde. On retrouvait entre autres Le Cuisinier déchainé de Cookshire-Eaton et Dom le charcutier, qui vient d’ouvrir un local sur la rue St-Jacques à East Angus, en collaboration avec la Boulangerie Des Pains et des Roses à Weedon.

Outre les commerçants locaux, le festival d’un jour a toujours eu une visée zéro déchet. Depuis les trois dernières années, La Nuit du pont couvert fait appel aux services de Festivals et événements verts de l’Estrie (FEVE) pour la gestion des matières résiduelles. Le taux de détournement est passé de 93,5 % en 2016 à 99 % cette année. « On peut se taper dans les mains. C’est extraordinaire ! », s’enthousiasme M. Audet. « Nous, l’événement, on n’en génère pas de déchets qui vont à la poubelle. Ça veut dire que le 1 % qu’il y a, c’est les festivaliers qui l’amènent. Ça peut être des couches jetables, par exemple. » Seulement 2 kg de déchets destinés à l’enfouissement ont été générés cette année.

Des fêtards pas couchables
L’un des photographes de La Nuit, Martin Mailhot, est rendu un habitué des soirées passées au bord de la rivière au Saumon. « C’est la troisième année que je participe et je pense que je n’en manquerai pas d’autres ! »
Erika Faucher arrivait directement de Sherbrooke afin d’offrir quelques heures de bénévolat à la fête tout en célébrant avec ses amis. Il s’agissait de sa première participation. « L’organisation, c’est une gang d’amis et ça se ressent dans l’atmosphère. C’est friendly. »

Maxime Catellier et sa conjointe Marilou avaient fait la route depuis St-Anicet, en Montérégie. Il faut dire que M. Catellier allait prendre part au spectacle principal en soirée en tant qu’artiste. Ils trainaient avec eux leurs deux enfants, dont la dernière avait 2 ½ mois. La mère et les enfants se rendraient dormir à la maison d’un ami en soirée, alors que M. Catellier avait préparé sa tente, comme bon lot de festivaliers.

La fin de la saison chaude pour les Jardin Communautaire de Sawyerville

Le Jardin Communautaire de Sawyerville entame son dernier droit menant vers la fin de sa saison. L’inauguration du nouvel abri sur le site au début du printemps a permis la tenue de nouvelles activités comme des repas de groupe et des représentations musicales.

La saison 2018 du Jardin Communautaire de Sawyerville se termine dans un peu plus de deux semaines. D’ici là, il y a toujours possibilité pour les curieux de prendre part aux Mercrediners, une nouvelle formule qui réunit une vingtaine de personnes lors des belles journées autour d’un diner sous l’abri du jardin. L’activité n’était pas prévue au départ et s’est présentée d’elle-même.

« Tout était là », commente Chantal Bolduc, responsable. « Il y a abondance dans le jardin, on avait l’abri. On s’est dit : « Qu’est-ce qu’on fait avec tout ça ? » C’est couru et c’est demandé. Les gens apprécient. Le fait que ce soit dans un milieu champêtre comme ici, c’est quelque chose d’innovateur. »

Des exemples de plats servis sur place sont les soupes-repas au pistou, le gratin de courgettes ou, encore, le spaghetti de courgettes au pesto, en fonction des récoltes du moment. Il en coute une douzaine de dollars par personne et les intéressés doivent réserver leur place à chantalbolduc99@bell.net ou au 819 889-3196.

Depuis cette année, il est également possible pour les citoyens de louer le site du jardin le temps d’une demi-journée pour un cout de 50 $. L’endroit se prête aux baptêmes et aux anniversaires. Une première célébration de mariage allait d’ailleurs avoir lieu dans les jours suivant notre passage. D’ici la fin de sa saison, le jardin continue de tenir ses marchés publics hebdomadaires chaque samedi entre 10 h 30 et 13 h. Le four à pain ancestral du site est alors mis à la disposition des gens présents.

La dernière formation offerte sera celle de Stefan Sobkowiak, spécialiste de la permaculture, les 20 et 21 septembre. Pour y assister, il suffit de contacter Mme Bolduc aux coordonnées indiquées précédemment. La Fête des récoltes viendra conclure le tout en beauté le samedi 22 septembre, autour d’un grand diner et de la présence d’un plus grand nombre d’exposants. Les détails finaux restent à être décidés, mais la fête de cloture est chaque année un événement spécial.

Bury dons her finest garments

Bury’s Main Street was bustling with residents and visitors on the occasion of the traditional Canada Day parade. Over the years, the event has been organized by the Bury Athletic Association and includes a long list of activities, beginning the day before in Memorial Park.

The festivities began Friday evening in Memorial Park with a singers’ competition followed by an evening of dance. On Saturday, the day-long activities were kicked off by a pancake breakfast and a fishing tournament. The grand parade at noon attracted hundreds of people along the length of Main Street. The parade featured horses, antique cars and floats. Candies were thrown to children who watched the procession from the sides of the parade route.

Linda Thompson was accompanied by her sister and their mother for the occasion. «We come almost every year,» she said. Her sister recalled having been in the parade as a majorette when she was a child, near the end of the 60s.

After the parade, the onlookers were able to choose from among a variety of attractions. Inside the Armoury Community Centre, some 10 exhibitors showed their creations of needlework, jewellry and honey. At the back of the hall was another tradition of the Canada Day festivities in Bury, feasting upon strawberry shortcake. This is the principal fundraiser of the Bury Historical and Heritage Society. Alain Villemure, former treasurer of the Society, said that the recipe dates back the 1940s when it was used by the Saint Paul’s Anglican Church, situated nearby. He also said the Bury festivities are the oldest continuous Canada Day celebrations in Canada, festivities in other places having been interrupted during wartime.
A little further down Main Street, the Saint Raphaël Church opened its doors to passersby. This place of worship recently set up an exhibition of a number of artefacts found in its vaults. A video presentation was also mounted in preparation for the Route des Églises.

Alongside the main artery, Memorial Park was converted into a gathering place. There, were a mini-farm and inflatable games for the children. A stage was installed under a tent for two musical performances during the evening. And the day closed with fireworks.

Andrée Larrivée (QS)

Andrée Larrivée portera les couleurs de Québec solidaire (QS) dans la circonscription de Mégantic en vue des élections du 1er octobre. Elle travaille depuis plus de 30 ans au Centre des femmes du Haut-Saint-François La Passerelle et vise toujours à réduire les inégalités.

Au Centre des femmes, « notre mission, c’est de travailler à l’amélioration des conditions de vie des femmes et de voir à ce qu’elles intègrent les lieux de pouvoir », rappelle Mme Larrivée. « Ça a été un message que j’ai lancé aux femmes depuis plusieurs années et, lorsque ça m’a été demandé [de se présenter comme candidate], je me suis dit : ‘Tu peux pas avoir lancé ce message aux femmes sans toi-même l’intégrer.’ »

Solidarité et égalité
Mme Larrivée confirme qu’elle se retrouve vraiment dans les valeurs féministes et égalitaires de Québec solidaire. « Les femmes doivent prendre la place qui leur revient, foncer, car elles sont capables de beaucoup de choses pour améliorer le quotidien des autres et le leur. »

Le constat des inégalités a commencé dès le jeune âge pour l’aspirante députée. Ces injustices l’ont incitée à vouloir changer les mentalités et à se mettre en action. En 1983, accompagnée de femmes du Haut-Saint-François, elle met sur pied un centre pour femmes, puis, en 1990, une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence. En 2005, elle représente les centres estriens de femmes auprès du regroupement des centres de femmes du Québec.

Son implication dans le milieu lui a d’ailleurs valu d’être reconnue dans le cadre du 15e anniversaire de la Corporation de développement communautaire (CDC) du HSF, en mai dernier. « Je fais pas les choses dans une optique d’avoir des prix. Je le fais parce que j’y crois, parce que je trouve que c’est essentiel, parce que je trouve que ça n’a pas de bon sens comment les gens en situation de pauvreté ont vu leur situation se détériorer, comment aussi on est en perte de services en ruralité. »

De multiples combats
Reconnue comme étant un château fort libéral, la circonscription de Mégantic pourrait voir un vent de changement. C’est du moins ce que constate Andrée Larrivée après quelques visites. « Pour m’être promenée un peu sur le territoire, j’entends autre chose : ‘On est fatigué, on a le gout de voir du changement.’ J’entends qu’on est tenté d’aller vers Québec solidaire. »
Fille d’enseignante et de producteur laitier, il est fondamental, selon elle, de travailler au développement d’une agriculture écologique et de proximité, comme moyen de faire rayonner les entreprises. « L’agriculture est une force économique dans la circonscription. Les agricultrices et les agriculteurs contribuent à la vitalité régionale. Notre particularité, c’est qu’on souhaite soutenir la qualité de vie des gens en agriculture, que ce soit par une coop de partage de main-d’œuvre. Les conditions de vie sont pas faciles. Il y a pas moyen d’avoir des congés, des congés parentaux, des vacances. »
QS préconise l’éducation gratuite, le salaire minimum à 15 $ l’heure, l’assurance dentaire universelle et un accès aux soins de santé et de services sociaux sur tout le territoire 24 h par jour, 7 jours sur 7. Cela passe par un désengorgement des urgences et le retour à la mission véritable des CLSC. Le parti souhaite aussi nationaliser la distribution du réseau internet et assurer l’accès haute vitesse partout en milieu rural. « C’est une problématique pour les entreprises qui souhaitent venir en région. »

Pour la première fois de son histoire, Québec solidaire jouit d’une campagne de visibilité d’envergure et étendue. Les pancartes montrent autant les candidats régionaux, que les deux co-porte-paroles du parti et les mesures populaires. Andrée Larrivée en est très fière et voit l’attitude des grands médias changer à l’égard du parti.

François Jacques (CAQ)

Dans le cadre de ses fonctions au Complexe funéraire Jacques et Fils à Lac-Mégantic, François Jacques a toujours été proche des gens. « J’ai tout le temps fait ma vie à aider les familles une par une. Là, je vais essayer de les aider tout le monde ensemble. » Il souhaite parvenir à ce but en représentant la Coalition Avenir Québec dans la circonscription de Mégantic.

Bien que ce soit tout récemment que M. Jacques ait fait le saut en politique, le sujet l’a toujours intéressé. « Depuis que je suis petit qu’on parle de ça chez nous. Ça a tout le temps été omniprésent. Il y avait deux courants de discussions à la maison : le hockey et la politique. »

Un vent de changement
L’accident ferroviaire de Lac-Mégantic a été un élément déclencheur. « Suite à la tragédie, j’ai pensé que j’étais capable de faire quelque chose. J’ai décidé de me donner à 100 % et d’aller au municipal. C’est à ce moment-là que j’ai décidé qu’il fallait prendre ça positivement et d’essayer de changer les choses. » François Jacques est devenu conseiller lors des élections municipales de 2017.

« On a besoin de quelqu’un qui communique, qui va chercher les problématiques pour ramener les bonnes solutions dans le comté puis régler les problèmes qui trainent depuis des décennies. Je veux faire partie de cette nouvelle génération politique qui nous rendra fiers et qui sera en mesure d’assurer l’avenir des régions du Haut-Saint-François, du Granit et de l’Amiante. La circonscription de Mégantic est libérale depuis près de 40 ans. Ce que j’entends et ce que je crois, c’est que nous sommes mûrs pour du changement. »

Une longue liste d’engagements
Pour François Jacques, ce renouveau passe tout d’abord par une appellation différente pour la circonscription. « Mégantic, c’est un grand comté, puis le nom n’est pas représentatif du comté d’ailleurs. J’aime pas ça. Est-ce qu’il est représentatif de Cookshire, Disraeli, East Angus, Stoke ou Ascot ? Non. Ça prend autre chose. Il faut faire une demande au Directeur général des élections du Québec pour que ça change. Il faut trouver un nom qui est représentatif de tout le monde. »
En tant que vice-président et copropriétaire du Centre funéraire Jacques et fils, le candidat caquiste est souvent sur la route. Il est horripilé par l’état de la route 257 lorsqu’il se promène entre Chartierville, Scotstown et Weedon. « La 257, c’est un enjeu majeur pour le Haut-Saint-François. Il faut régler le problème. Ça fait 22 fois qu’elle est promise. Il faut arrêter de faire des études et des projets pilotes. Il faut la faire la 257 de Chartierville à Asbestos. C’est un must. Il faut arrêter de rire du monde. »

M. Jacques a également à cœur la situation des acériculteurs. « Il va falloir qu’il se passe certaines choses pour que ça débloque. Il y a plus de 10 millions d’érables qui sont pas entaillés. C’est une histoire de quotas, de sirop qui dort dans les réserves. Il faut trouver une solution pour que tout le monde soit payé. » L’aspirant député est conscient de l’investissement majeur qui sera nécessaire à court terme afin de diminuer la teneur en plomb du sirop d’érable en vue de l’exportation, suite à un accord conclu en Californie en 2014.

Étant résident et conseiller à Lac-Mégantic, François Jacques était au fait des déboires de Valoris, la ville étant cliente du centre de tri. « Nos couts ont doublé. C’est une patente qui est trop grosse présentement. Ils ont de la misère à faire le traitement. C’est une bibitte qui coute très cher. »

M. Jacques profitera de la campagne électorale pour découvrir les coins de la circonscription qu’il connait moins bien. « Il y a une partie du Haut-Saint-François que je connais très bien, où je connais beaucoup de gens, mais il y a une partie où je connais pas personne. » À 48 ans, il considère le moment de se présenter comme étant parfait, aux côtés des autres candidats caquistes, dont la moyenne d’âge atteint 49 ans. « Pour moi, c’est le plus bel âge. Je n’aurais pas été prêt avant. »

Gloriane Blais (PQ)

Gloriane Blais représentera le Parti Québécois pour une quatrième fois dans la circonscription de Mégantic lors des élections générales du 1er octobre. Celle qui est maintenant établie à Lac-Mégantic a grandi à La Patrie avant d’entamer sa carrière d’avocate.

« Ici, dans la circonscription de Mégantic, il est dorénavant fort possible pour le Parti Québécois de gagner », rapporte Me Blais. De plus, celle qui approche la mi-quarantaine estime que le momentum est aussi bon de son côté. « Tu as suffisamment d’expérience pour apporter quelque chose en politique, d’avoir une vision terrain et, en même temps, tu es encore assez en forme pour faire un 10-15 ans avec énergie. »

Depuis toujours
On peut dire que Gloriane Blais est tombée dans la politique quand elle était petite. Son père, Jacques Blais, de la ferme du même nom à La Patrie, a été candidat pour le PQ en 1994 pour ce qui était à l’époque la circonscription Mégantic-Compton. C’est à ce moment que la jeune Gloriane a commencé à s’impliquer auprès du parti. Quelques années plus tard, c’est elle qui devenait candidate. En 2008, elle est arrivée deuxième avec 35 % des voix, tandis qu’aux élections de 2012, elle termine de nouveau seconde avec 31 % des voix, derrière Ghislain Bolduc, qui en récolte 35 %. « Sans avoir gagné, j’ai eu de très bons résultats. »

Depuis cette élection, Mme Blais a entamé une maitrise en droit et politiques de la santé à l’Université de Sherbrooke « parce que je voulais développer une expertise au niveau politique publique. C’est quelque chose qui m’a toujours très intéressée d’être active en politique pour la souveraineté du Québec. Quand j’ai choisi d’être avocate, c’était une des options. Je me suis dit : «Ça va me donner de très bons outils, si je m’en vais en politique, de connaitre le droit.» »

Prédestinée
Lors de son passage à la polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus, Gloriane Blais a été présidente du conseil d’élèves. « Tout le monde me voyait avocate. J’ai toujours été bien à l’aise de représenter les gens, bien battante ! » C’est ce qui est arrivé quelques années plus tard, après qu’elle eut fait le choix de demeurer en région. « Quand j’ai fait mon stage en droit, après j’avais des opportunités de carrière à Montréal. Il y avait un poste qui s’ouvrait à la SADC du Haut-Saint-François qui s’appelait conseiller jeunesse et juridique. » Elle y a œuvré de 1999 à 2001, avant de faire le saut au Réseau des SADC du Québec en tant que coordonnatrice du service aux membres et avocate jusqu’en 2003.

C’est en 2004 qu’elle lance sa propre pratique et décide de revenir près de son patelin. « C’était soit Sherbrooke ou Lac-Mégantic parce qu’il faut être près d’un palais de justice idéalement. Maintenant, ils l’exigent moins, mais avant, il y a 20 ans, c’était encouragé fortement. J’aimais beaucoup ma campagne, donc Lac-Mégantic était plus près de ma campagne de La Patrie. J’ai choisi Lac-Mégantic sincèrement pour les montagnes. »

Convictions
Elle poursuit depuis son implication au niveau politique. « Faire du Québec un pays est ma principale source de motivation pour agir en politique et c’est le plus beau legs à s’offrir et à offrir aux générations futures. Croire en nous nous permettra de détenir tous les leviers pour faire prospérer notre nation tant économiquement que socialement. Pour qu’un parti soit souverainiste, il faut que ce soit sa priorité, son article 1. Donc, c’est pour ça que j’ai choisi le Parti Québécois. Il y aurait pas question pour moi d’aller dans un autre parti. »

« Il y a à peu près 60-70 ans, la situation de la population au Québec, les francophones, on était dans un contexte de prolétariat. Pourquoi on s’est élevé tous ensemble aussi rapidement ? Parce qu’on a décidé de se mettre coude à coude par la social-démocratie. » Mme Blais dévoilera prochainement les détails de ses engagements locaux.

L’Expo Cookshire s’en tire bien

L’édition 2018 de l’Expo Cookshire s’est bien déroulée dans l’ensemble, le mauvais temps ne s’étant invité à la fête que lors de la journée du vendredi. On estime de manière préliminaire que 10 000 personnes ont visité le site pendant ses quatre journées d’activités. L’organisation en a également profité pour souligner l’implication de bénévoles.

« Je pense qu’on va s’en sortir quand même assez bien », estime Manon Corbeil, secrétaire du conseil d’administration de la foire agricole. À part la pluie du vendredi, « le reste s’est quand même bien déroulé. Jeudi, samedi et dimanche, c’était mieux que l’an dernier. » L’affluence totale devrait avoisiner les 10 000 spectateurs, soit environ autant que les éditions précédentes. En général, les inscriptions aux concours et jugements d’animaux furent bonnes. L’organisation a dû refuser des chevaux de selle, une catégorie dont les 95 places ont toutes été comblées.

Laurie Pépin en était justement à préparer des Clydesdales de plus de 2 m de hauteur lors de notre passage. La jeune fille, originaire d’Island Brook (Newport), en était à sa 6 ou 7e participation. Celle-ci s’est entrainée tout l’été avec ses bêtes en vue des compétitions de la saison. Elle doit mettre 1 h 30 de préparation avant d’embarquer dans l’enclos sous l’œil des juges. Pendant l’année scolaire, Mme Pépin étudie la massothérapie équine à l’ITA de La Pocatière.

Les sœurs Jocelyne et Ginette Roy avaient trainé leur conjoint avec elles pour la journée. L’une arrivait de St-François-Xavier-de-Brompton, tandis que l’autre, résidente de Birchton (Cookshire-Eaton), avait des fils qui prenaient part aux tires de camions plus tard en soirée.

Le comité organisateur de l’Expo a profité de la fin de semaine pour remercier des bénévoles de longue date. L’un d’eux était Noël Landry, ancien maire de Cookshire-Eaton. M. Landry a reçu une plaque commémorative soulignant ses 50 années d’implication à l’Expo. Il a commencé par exposer des animaux avant de devenir membre du conseil d’administration pendant 47 ans, dont 12 à titre de président. Le prix était remis par Pauline Hivert, veuve de Jean Hivert, afin de perpétuer sa mémoire, lui qui, de son vivant, était un autre grand bénévole de l’événement.

Cuir et dossards pour une bonne cause

Le troisième Bike Stop 108 de Lingwick a réuni 550 motocyclettes et encore plus de gens – certains s’étant déplacés en tandem – au cœur du secteur Ste-Marguerite. Les fonds amassés par la vente de boisson et de nourriture iront à des organismes locaux.

L’une des organisatrices, Josée Bolduc, rappelle que le but premier d’une telle activité est de « mettre Lingwick sur la map ! » « Et d’avoir une activité qui rend notre village vivant », vient compléter Manon Rousseau, une autre bénévole. Une grande et bruyante effervescence régnait effectivement sur le site avec son va-et-vient constant de motocyclistes. Il était possible d’y admirer une grande variété de deux-roues, certains plus anciens, d’autres modifiés (custom).

Outre l’aspect mécanique, on retrouvait sur place une douzaine de kiosques, dont la moitié offrait nourriture et rafraichissements et était gérée par l’organisation du Bike Stop. Plus de 600 hot dogs spéciaux avec «la saucisse à Donald» ont été vendus au kiosque de M. Rousseau, anciennement de l’abattoir du même nom.

Le rassemblement étant organisé par le Village de Noël du canton de Lingwick, les profits amassés vont à des causes aidant les enfants. C’est ainsi que 175 cadeaux peuvent être achetés en vue du prochain Village ou quelques repas pour les écoliers.
Paul Lacombe, de Sherbrooke, en était à son premier rassemblement moto à vie. Un ami avec qui il a l’habitude de faire des randonnées l’a contacté le matin même afin de se joindre à un groupe de six. Le retraité de 68 ans a déjà parcouru 35 000 km en une saison sur sa Harley Davidson 1340 Softail, mais a désormais ralenti le rythme suite à une opération.
Dany Bachand de Magog a effectué ce qu’il appelle « un petit détour de 200 km » pour savourer un hot dog spécial Rousseau. Un groupe arrivait même de Sorel pour l’occasion.

Les Flèches Filantes visent juste

La compétition annuelle de tir à l’arc du club Les Flèches Filantes s’est tenue dans le boisé du parc de loisirs de St-Mathias-de-Bonneterre à la fin aout. L’événement a réuni une cinquantaine de tireurs en journée, avant d’attirer plus de 200 personnes pour la soirée méchoui.

Éric Gaudreau, un des organisateurs, voit la fin de l’été comme un bon moment pour la tenue du tournoi. « Rendu à ce temps-ci, les maniaques de chasse commencent à sortir leur arc. Ça fait qu’on s’arrange pour faire notre parcours tard dans l’été. Il y en a gros que c’est des chasseurs qui viennent ici. Ils ne viennent pas tirer pour les points. C’est vraiment une pratique pour la chasse. »

Outre des gens du Haut-Saint-François, la compétition attire du monde de Sherbrooke, Montréal et même un tireur des États-Unis. Alex Phaneuf et Bryan Laroche, d’East Angus, en étaient respectivement à leur troisième et première participation. Les jeunes hommes se pratiquent pendant l’année sur le terrain du père de M. Phaneuf, situé sur le bord de la rivière Saint-François à Dudswell.

Les deux amis n’ont pas l’habitude de viser des cibles 3D, comme celles qui avaient été spécialement installées le long du parcours à l’occasion du tournoi. Le reste de l’année, ce sont des cibles plates, ou 2D, qui sont utilisées par le club de tir. Mais lors des grandes occasions, Les Flèches Filantes sortent une trentaine de cibles totalisant 22 000 $. Les plus dispendieuses frôlent les 1250 $ l’unité. « On est un des clubs avec les plus belles cibles au Québec », confirme Éric Gaudreau.

La journée se terminait avec le traditionnel méchoui de porc et d’ours. Le repas, qui regroupe plus de 200 personnes année après année, a la particularité d’être cuit sous terre pendant une quinzaine d’heures. Le déterrement de la viande est un événement en soi autour duquel se réunit une centaine de curieux. En soirée, un chansonnier s’offrait en spectacle. Le tournoi de tir à l’arc était une présentation de Loisirs St-Mathias et des Flèches Filantes.

Le ciel se dégage pour l’Observatoire du Mont-Mégantic

Après avoir vu son financement être mis à mal au cours des dix dernières années, l’Observatoire du Mont-Mégantic recevra 4 M$ pour les cinq prochaines années. Les gouvernements fédéral et provincial en ont conjointement fait l’annonce au début du mois à l’ASTROLab du parc national du Mont-Mégantic.

L’aide financière a pour but de poursuivre les activités d’innovation de l’Observatoire du Mont-Mégantic (OMM) tout en maintenant son attrait touristique. Le site reçoit 23 000 visiteurs chaque année. Le gouvernement fédéral remettra une somme de 2,5 M$, tandis que les 1,5 M$ restants proviendront du provincial.
Les universités Laval et de Montréal gèrent en partenariat les installations depuis maintenant 40 ans. Guy Breton, le recteur de l’Université de Montréal, dit que cette annonce « permet d’envisager l’avenir de l’Observatoire du Mont-Mégantic sous un ciel prometteur. Cet observatoire n’est pas qu’un lieu de recherche et de formation unique au Canada; nous y développons aussi des instruments d’observation de très haut niveau utilisés, entre autres, par la NASA. Pour le Canada tout entier, cet observatoire est une clé qui donne accès à l’espace. C’est l’un des tickets que nous avons pour continuer de participer à l’exploration spatiale en tant que nation. »

Ce dernier n’a pas manqué de souligner le travail fait par les élus à l’échelle locale. « La région s’est mobilisée de façon exceptionnelle pour créer la toute première Réserve internationale de ciel étoilé. C’est une première qui est maintenant imitée ailleurs sur la planète. »

Une collaboration estrienne
Le parc national du Mont-Mégantic étant situé à la fois sur les territoires du Haut-Saint-François et du Granit, une collaboration s’est formée entre les MRC, en plus de recevoir l’appui de celle de Sherbrooke. Des rencontres se sont tenues dès le mois de février afin de sensibiliser les gouvernements provincial et fédéral à l’urgence de soutenir les activités de l’OMM, alors que son financement venait à échéance en février 2019. Des dizaines de résolutions d’appuis des municipalités comprises sur le territoire de la Réserve internationale de ciel étoilé ont été expédiées aux élus fédéraux et provinciaux pour signifier leur appui à l’Observatoire.
Face à la manne touristique que représente l’OMM, l’ASTROLab et le parc national, la préfet de la MRC du Granit, Mme Marielle Fecteau, et ses comparses du Haut-Saint-François et de Sherbrooke ne pouvaient se permettre d’attendre. « Il nous fallait agir et sensibiliser les acteurs susceptibles de régulariser la situation pour le mieux. »

Son homologue, Robert G. Roy, est fier du travail d’équipe accompli. « On a bien travaillé ensemble. C’est un partenariat qu’on a fait les trois ensemble. On va continuer, les trois MRC, et ça, j’en suis extrêmement fier. »

Le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, représentait la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade. « Dans le comté de Mégantic et dans toute la région de l’Estrie, le mont Mégantic a un rôle économique, un rôle politique et un rôle de moteur fondamental. […] Les lettres d’appui que nous avons reçues des différents organismes mondiaux ont permis de convaincre et d’aider au maintien et à la survie à long terme de cet organisme. »

Le financement de l’OMM a souvent chancelé au cours des dernières années. En 2009, l’institution perdait un apport de 325 000 $ de la part du Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada, avant d’en recevoir 520 000 $ de Développement économique Canada. En février 2015, la fermeture de l’Observatoire avait été prévue pour le 1er avril de la même année, avant que le gouvernement fédéral ne revienne, dans la même journée, sur sa décision.

Treize églises ouvrent leurs portes

La Route des églises du Haut-Saint-François s’est tenue à la mi-juillet dans 13 lieux de culte de la MRC. Plusieurs activités étaient organisées pour l’occasion, comme des visites guidées, des prestations musicales et des messes.

Les cloches des 13 églises ont retenti simultanément à trois reprises au cours de la journée, soit à 10, midi et 15 h. Plusieurs des établissements ouverts au public en avaient profité pour adjoindre des activités culturelles à leur programmation.

C’était le cas à Cookshire-Eaton, où l’église St-Camille organisait la visite du cimetière municipal en compagnie de Robert Talbot. Le clou du tour était le monument familial de John-Henry Pope. L’influent homme était également à l’honneur dans la toute nouvelle exposition à son nom située à l’église St-Peter.
À Scotstown, il était possible de visiter l’ancien presbytère écossais devenu l’atelier-galerie de Djinn, alias Ginette Bertrand. L’endroit présentait une cinquantaine de tableaux et d’objets d’art divers et était accessible au public dans le cadre de l’événement simultané des Sentiers artistiques. Un second jumelage art et église s’était produit au centre Canterbury, où l’artiste Tony De Melo avait déplacé ses œuvres le temps d’une fin de semaine.

Bury, avec ses trois églises situées sur la rue Main, était au cœur de l’action. L’église St-Raphaël tenait un musée, un marché aux puces, en plus d’organiser un méchoui au Manège militaire sur l’heure du souper. La responsable du musée, Mysie Paul, avait d’ailleurs produit une vidéo récapitulative de 30 min sur l’histoire de l’église. Elle aimerait bonifier le document d’archives en y ajoutant l’histoire des familles locales et de la municipalité.

Le Centre culturel Uni de Bury offrait Bob le chansonnier en prestation musicale dans son bâtiment principal avant. À l’arrière, une demi-douzaine d’exposantes offraient bijoux, tricots, conserves maison et maquillage. L’église St-Paul invitait les visiteurs à signer son registre. Des gens en provenance de Nantes et de Frontenac y avaient laissé leur trace. L’établissement anglican organisait une célébration œcuménique multiconfessionnelle en fin de journée.

Remorques Kerr transporte les radars de l’Armée

Les Remorques Kerr, de Cookshire-Eaton, en est à compléter une commande de dix systèmes de remorques qui transporteront de nouveaux modèles de radars de l’Armée canadienne. Le propriétaire, Ronnie Kerr, se dit honoré de « faire partie d’un projet aussi impressionnant, important et stimulant. »

C’est en 2014 que Rheinmetall, une compagnie allemande possédant des installations à Saint-Jean-sur-Richelieu et Ottawa, approche Remorques Kerr pour étudier la possibilité qu’elle devienne un sous-traitant en vue du projet de radars à moyenne portée (RMP) du ministère de la Défense nationale. L’entrepreneur principal passe ensuite la commande à l’automne 2015.

Le RMP est un système portatif fabriqué par l’entreprise israélienne Elta et distribué par Rheinmetall Canada. Sa mobilité et sa remorque spéciale lui permettent d’être installé et démonté en 20 minutes. Dix unités ont été commandées par l’Armée canadienne, celles-ci incorporant plusieurs sous-ensembles en provenance de différents sous-traitants, l’un d’eux étant Remorques Kerr. L’entité de Cookshire-Eaton s’occupe du système de remorques qui ira sous les radars, en construisant certaines sections et en incorporant d’autres qui lui sont fournies par Rheinmetall. « Et c’est nous qui certifions la remorque avec toutes les normes de Transports Canada », complète M. Kerr.

La petite entreprise comptant autour de sept employés selon les contrats n’a pas eu besoin d’embaucher plus de personnel, le projet ayant été annoncé longtemps d’avance. Il reste à Remorques Kerr quatre systèmes à construire, travail qui sera fait au cours des prochains mois. Une fois le contrat complété, les radars mobiles seront pour la plupart conservés au 4e Régiment d’artillerie à Gagetown au Nouveau-Brunswick.

Comme l’achat des RMP s’inscrivent dans le cadre d’un projet plus vaste, l’ISTAR, débuté en 2003, et que l’association entre Remorques Kerr et Rheinmetall fut fructueuse, ces dernières explorent conjointement de futures opportunités militaires. Il s’agissait d’une première expérience dans ce domaine pour l’entreprise de Cookshire-Eaton.

En temps normal, Remorques Kerr dessert à 99 % les entreprises (petites et grandes). Elle construit des remorques sur mesure et spécialisées depuis 1992.

Rentrée scolaire

La rentrée scolaire des élèves du primaire et du secondaire du Haut-Saint-François se fera lundi prochain le 27 pour la Commission scolaire des Hauts-Cantons et le mercredi 29 du côté d’Eastern Townships.

Plusieurs établissements du Haut-Saint-François ont opté pour la formule du déjeuner afin d’accueillir les étudiants et leurs parents. Ce sera le cas à l’école Notre-Dame-du-Paradis à Dudswell. L’accueil s’y fera à l’extérieur le lundi 27, si la température le permet. Pendant 45 minutes, les gens pourront manger et échanger entre eux, en plus de se voir présenter l’équipe professorale.

Des déjeuners santé seront également servis à Notre-Dame-du-Sacré-Coeur, à Weedon. Dès 9 h, muffins, café, fromages, jus et fruits réuniront parents, élèves et personnel. S’en suivra une visite des salles de classe. Un menu similaire attendra les petits dans la cour de l’école des Trois-Cantons de Saint-Isidore-de-Clifton. En après-midi, une programmation étoffée viendra les égayer. Des parents bénévoles en sont à préparer une course à relais, un atelier de décoration de cupcakes ainsi qu’un photobooth où les élèves pourront se faire immortaliser.

L’école Notre-Dame-de-Lorette à La Patrie a aussi privilégié l’après-midi pour débuter avec une épluchette de blé d’Inde sur l’heure du diner avant de poursuivre avec une tombola animée par parents et enseignants. L’établissement Saint-Camille à Cookshire-Eaton offrira un léger gouter en début de journée en compagnie du personnel. Le début d’année y sera marqué par la thématique Vivez l’expérience Saint-Camille, orientée vers les sciences.
À la polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus, les adolescents devront patienter quelques jours avant de prendre part aux activités de la rentrée. Les élèves de première secondaire auront droit à leur cérémonie le jeudi 30 aout en après-midi. Le mardi 4 septembre, ce sera au tour des étudiants du reste de l’école d’avoir un moment de répit pour bien s’acclimater au retour en classe. Toujours à East Angus, les élèves de l’école du Parchemin côté Couvent sur la rue Saint-Jean devront composer avec les rénovations de l’établissement qui sont en cours depuis quelques semaines.

C’est cette année que l’école Saint-Paul de Scotstown verra sa population étudiante quadrupler suite au transfert d’élèves résidant à Bury et qui fréquentaient précédemment l’école du Parchemin devenue trop populeuse.

La Commission scolaire Eastern Townships offre quelques jours de repos supplémentaires à sa clientèle alors que ses trois établissements du Haut-Saint-François (Cookshire Elementary, Sawyerville Elementary et Pope Memorial à Bury) rouvriront leurs portes le mercredi 29 aout.

La polyvalente récompense 60 élèves

Pour la fin de l’année scolaire, la Cité-école Louis-Saint-Laurent a honoré une soixantaine d’élèves en fonction de leur persévérance académique, de leur implication dans le milieu et de leur personnalité.

La soirée avait des airs culinaires, alors que la scène de l’auditorium avait été transformée en atelier de cuisine, un clin d’œil à l’émission, Un lunch presque parfait, tournée dans l’établissement. Les animateurs-chefs ont, dans un premier temps, appelé à l’avant les récipiendaires du volet académique en fonction des matières scolaires. Tous les prix remis en cours d’événement étaient accompagnés de bourses variant entre 20 et 500 $. Celles-ci provenaient entre autres des Caisses des Hauts-Boisés et du Nord du Haut-Saint-François, de même que de Biblairie GGC. Plusieurs élus politiques se sont alternés sur scène afin de présenter les gagnants et leur remettre leur prix. Mentionnons le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, et le maire de Hampden, Bertrand Prévost.

Les grands prix
Antoine Nicol, un des animateurs de la soirée, fut récompensé du titre de Personnalité Louis-Saint-Laurent. Cet honneur lui est revenu suite à ses nombreuses implications scolaires. Il a occupé différents postes au sein du projet Parlement au secondaire, avant d’en devenir le premier ministre à la dernière année de son parcours.

La lauréate de la médaille du lieutenant-gouverneur du Québec avait déjà été dévoilée en avril dernier lors d’une cérémonie officielle à Sherbrooke. La polyvalente Louis-Saint-Laurent a tout de même profité de l’occasion pour présenter Émilie Trudel et lui remettre un montant de 100 $. Marie Blouin s’est vue remettre une tablette électronique en tant que récipiendaire du prix Engagement offert par la Commission scolaire des Hauts-Cantons.

La soirée s’est conclue avec la remise de la médaille académique de la Gouverneure générale, accompagnée d’une bourse de 1000 $. Le prix était présenté par le directeur André Lachapelle. Deux étudiants ont terminé ex aequo avec une moyenne de 93 %. Il s’agit de Mélysandre Bélouard et de Tristan Nadeau.

Des jeunes épatants
Lucas Labrecque s’est vu attribuer deux prix lors des mérites scolaires. Il a remporté celui du profil Éthique pour le premier cycle, en plus du prix Méritant qui récompense les efforts et l’assiduité. Le jeune de première secondaire reconnait bénéficier de l’appui de parents qui le poussent à donner le meilleur de lui-même. « Exceller, avoir de bonnes notes, puis baigner là-dedans, c’est la meilleure chose. »

Alexandra Rouleau a été récompensée pour ses bons résultats dans les profils Éthique et Français. Elle a également reçu le prix Élite qui récompense les meilleurs rendements académiques. L’étudiante de deuxième secondaire admet avoir une certaine facilité dans ses cours, mais qu’elle s’applique tout de même à étudier. Elle vise la médaille de la Gouverneure générale en cinquième secondaire et une carrière en astronomie plus tard.

Des joueurs des Monarques se démarquent

Une quarantaine d’athlètes des différentes équipes des Monarques de la polyvalente Louis-Saint-Laurent ont récemment été récompensés lors du gala sportif annuel. Pour l’occasion, l’auditorium Serge-Poirier était rempli d’environ 200 parents et proches venus célébrer les exploits sportifs des étudiants.

La soirée débutait par un cocktail dans le hall d’entrée de l’établissement scolaire. Les gens présents pouvaient déguster des sucreries accompagnées de Bubble Tea préparés par MysTea, soit des thés dans lesquels flottent des billes de thé en gélule. Ensuite, les entraineurs d’une douzaine d’équipes cadettes, benjamines et juvéniles passèrent sur scène pour récompenser leurs joueurs dans des disciplines variées telles que le handball, le soccer, l’athlétisme et le flag-football. Chaque équipe avait élu deux athlètes, soit le plus utile et celui ayant démontré le plus d’efforts.

Les sportives par excellence de l’année sont les sœurs Brochu : Mélodie au premier cycle et Angélic au deuxième. Du côté masculin, Xavier Bissonnette remporte l’honneur pour les élèves du premier cycle, tandis que Tommy Beauchemin-Goulder s’empare de la palme pour les plus vieux.

Parmi la douzaine d’équipes des Monarques représentées ce soir-là, celle de basketball juvénile masculin s’est mérité le titre d’équipe de l’année. L’entraineur Jean-Étienne Remy était tout sourire. « C’est la première saison qui a aussi bien été. Autant au niveau des victoires, de la performance, mais surtout au niveau du groupe d’athlètes que j’ai eu la chance d’avoir dans l’équipe cette année. C’était vraiment exceptionnel. »

Du côté des prix spéciaux, Lyne Moreau et Jean-Pierre Briand remettaient le Prix Martin-Pier Briand, en l’honneur de leur fils décédé en mai 2009, à l’âge de 17 ans, des suites du cancer. M. Briand était « fier de continuer à faire vivre » la mémoire de son fils disparu par l’entremise du gala.

Marc-André Skelling est monté sur scène pour remettre un prix à son nom, lui qui combat la maladie de Hodgkin depuis sept ans. Le récipiendaire, à l’image de M. Skelling, avait passé des moments difficiles tout en poursuivant son parcours scolaire et sportif. Le gagnant fut Nelson Paré, qui a obtenu également le titre d’athlète masculin conciliant le mieux le sport et les études en cours de soirée. Après coup, le jeune élancé a avoué se douter qu’il avait de bonnes chances de remporter le prix sport-études, mais avoir été surpris d’entendre son nom interpellé par Marc-André Skelling.

L’organisatrice de la soirée et technicienne en loisirs, Marie-Claude Labbé, mentionnait que le but d’un tel gala demeure l’instauration de saines habitudes de vie chez les jeunes. « Nous avons la conviction que de faire partie d’une équipe sportive au secondaire contribue grandement au développement de l’adolescent en tant qu’athlète, mais aussi en tant que personne. »

Vingt diplômés soulignent leur fin d’études

Le Centre de formation professionnelle du Haut-Saint-François tenait récemment son gala de finissants au Centre culturel de East Angus. La soirée réunissait une vingtaine de nouveaux diplômés des programmes de comptabilité, secrétariat, opération d’équipement de production et d’aide administrative, accompagnés de leurs proches.

L’événement débutait par un cocktail, avant de se poursuivre avec un repas servi par l’équipe du Resto 108. Après coup, la formation Sonia et les K-Dingues assurait l’animation de la soirée musicale. Le directeur du centre de formation, Claude Giguère, était fier des finissants dont l’âge variait entre 20 et 60 ans. « Considérez-vous comme des champions. »

Revenir de loin
Pour certaines, la formation professionnelle constituait un retour aux études après de longues années sur le marché du travail. C’est le cas de Diane Boucher qui, suite à une perte d’emploi, a choisi de s’inscrire en secrétariat et comptabilité pour se mettre à jour. Ses connaissances préalables avaient, de son propre aveu, été apprises sur le tas. « Ça nous redonne confiance en nous parce que, des fois, on a vécu des choses difficiles. » Même son de cloche du côté de Céline Vachon qui, après 20 ans de travail en service à la clientèle, était devenue « saturée ». « J’ai pris une pause d’un an pour retourner à l’école. J’ai changé de branche ! »
Bien que plus jeune que ses deux collègues de classe, Caroline Fredette-Courchesne a eu quatre enfants et a dû mettre ses études en veilleuse pendant six ans. L’attente en aura valu la peine puisque la vingtenaire a remporté le prix de vitesse de frappe et le méritas du programme d’adjointe administrative. Les autres catégories de mention comprenaient le développement des compétences, l’esprit d’équipe, le sens des responsabilités, la sociabilité et le courage. Un méritas comprenant une bourse de 100 $ était remis pour chacun des quatre programmes. Outre Mme Fredette-Courchesne, nous retrouvions Annie Lafrenaye en comptabilité, Joannie Brault en secrétariat et Alexandre Daigle en opération d’équipement de production.

Une demande accrue
« Ce soir, on a un gala upgradé, bonifié », s’enthousiasmait le directeur Claude Giguère. « C’est vraiment LE beau gala du Centre de formation professionnelle du Haut-Saint-François. » En cours d’année, deux activités de financement ont été mises en place par le comité-école afin de ramasser des fonds pour la soirée. Suite à un lave-auto et la vente d’un livre de recettes produit par deux étudiantes, 857 $ avaient été amassés et utilisés pour la venue du groupe musical, la décoration de la salle et divers cadeaux.

M. Giguère fit un bref survol de l’établissement en soulignant que le centre de formation était en croissance. C’est ainsi que, à la prochaine rentrée scolaire, les élèves de commerce (comptabilité, aide administrative et secrétariat) auront chacun accès à un ordinateur neuf. De plus, leur salle de classe sera agrandie. La formation professionnelle permet aux étudiants un calendrier d’études à leur rythme et par modules, certains programmes leur permettant même de commencer la formation tout au long de l’année.

Centre culturel weedon

Une programmation éclectique électrique au Centre culturel de Weedon

Le Centre culturel de Weedon amorcera sa saison artistique 2018-2019 le 15 septembre prochain avec Alexandre Poulin. Cette année, plusieurs gros noms passeront en région le temps d’une soirée; on n’a qu’à penser aux Respectables ou encore à Kaïn. Le comité de programmation offre en complément une belle sélection d’artistes à découvrir avec des styles et des médiums variés.

La saison 2018-2019 du Centre culturel de Weedon offrira plus d’une vingtaine de représentations, en plus de cinq projections dans le cadre de la série Les Aventuriers voyageurs. Comme à l’habitude, les Weedonnais bénéficient d’un tarif réduit, la municipalité étant le partenaire majeur de la salle de spectacles. « Ils sont partie prenante de nos activités », admet Robert Scalabrini, directeur général. « S’il y a pas de volonté politique municipale de tenir un petit centre culturel comme ça, ça tiendrait pas. »

Des choses qui ne changent pas
L’offre culturelle disponible à Weedon est résolument en santé. « On a réussi à développer depuis une dizaine d’années une espèce de curiosité pour essayer des choses », poursuit le directeur. On a « un public qui veut découvrir des artistes ». La programmation comprend d’ailleurs la série Découverte, qui regroupe cinq artistes : Mathieu Cyr (humour), Brian Tyler (chanson), David Goudreault (slam) ainsi que Roxane Bruneau et Sam Tucker, en musique.

Certains artistes se passent de présentation. C’est le cas du groupe Les Respectables qui célèbrent en tournée leurs 25 ans de carrière. « Pour venir à Weedon dans une salle à 110 places, il faut avoir des bons punchs ou des bons contacts », confie M. Scalabrini, qui avait reçu le groupe il y a une quinzaine d’années alors qu’il œuvrait au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook.

Outre les grands noms, le comité de programmation mise aussi sur la variété. « On essaie d’être à l’écoute des gens qui viennent depuis plusieurs années au centre culturel », raconte le directeur général. « Il y a des spectacles de découvertes qu’on voit pas bien, bien ailleurs qu’ici. La musique Trad, parmi tous les diffuseurs du Québec, tu en vois juste ici. Il y a Sherbrooke qui en fait une fois de temps en temps. Mais de la musique Trad à l’année, on est les seuls diffuseurs à faire ça. C’est l’origine de nos racines qu’on essaie de conserver le plus possible. » Les formations É.T.É., Rivière Rouge et Les Tireux d’Roches de même que les trios de Courtney Drew et de Timi Turmel proposeront donc des mélodies à saveur traditionnelle en cours de saison. Il est à noter que le spectacle d’É.T.É. initialement prévu le 8 septembre est reporté à une date indéterminée pour le moment.

La réalité d’aujourd’hui
L’avènement d’internet et des réseaux sociaux a quelque peu changé la donne pour les diffuseurs. Le Centre culturel de Weedon attire des gens d’un peu partout, que ce soit de Stratford, Victoriaville et Sherbrooke. Robert Scalabrini sait déjà qu’une fan de Rimouski descendra voir Ludovick Bourgeois le 3 novembre. Même chose pour Alexandre Poulin en ouverture de saison qui, grâce à sa présence forte en ligne, fait se déplacer les gens. Lors d’un de ses passages précédent à Weedon, « on vendait des billets, mais on savait même pas à qui. Du monde de Weedon, il en est pas venu », se rappelle le directeur artistique. De nouveau cette année, la venue de M. Poulin fera salle comble.

Si les spectateurs parcourent de grandes distances pour voir un artiste, ils apprécient la proximité avec celui-ci une fois sur place. Le Centre culturel de Weedon est une salle «cosy» de 110 places. « Le monde, c’est comme s’ils étaient dans le salon chez eux. Je pense qu’il se développe une clientèle vers ça aussi. » Dans ce contexte, il n’est pas rare que l’artiste rencontre le public à l’entracte ou après le spectacle. « C’est une plus-value, comparativement à une grande salle de 1500 places où il n’y a personne qui le voit après le show », estime M. Scalabrini.

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