Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
Voisin francais

Rencontre de voisinage à Cookshire-Eaton : Un exercice apprécié des élus et citoyens

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, a présenté les réalisations de la municipalité aux 35 personnes présentes pour le secteur de Johnville.

Une centaine de citoyens de Cookshire-Eaton ont participé aux rencontres de voisinage tenues dans les secteurs de Cookshire, Johnville et Sawyerville. Le maire, Mario Gendron, aurait souhaité davantage de participants à cette activité, organisée par la municipalité, mais se montre satisfait des échanges.
Lors des présentations, le maire, accompagné des conseillers de chaque secteur, a présenté les réalisations de la municipalité et des voisinages concernés au cours de 2022 ainsi que les perspectives pour la présente année.
Parmi les réalisations, le maire Gendron a rappelé la refonte du plan d’action de la municipalité consistant à améliorer la structure organisationnelle, la recherche d’optimisation des ressources humaines et des procédés. L’efficacité, la saine gestion, le développement résidentiel, commercial et industriel ainsi que la mise en valeur de la particularité du territoire de Cookshire-Eaton font partie de la nouvelle vision adoptée par l’équipe du conseil municipal, d’exprimer M. Gendron.
D’autre part, on a effectué une refonte de la stratégie de développement de la municipalité. Cette dernière comprend cinq orientations soit de conserver et mettre en valeur le caractère naturel du territoire, améliorer la qualité de vie de façon continue, de devenir une destination touristique attrayante, de positionner la ville comme une alternative de choix pour la région de Sherbrooke, notamment en tirant profit de l’aéroport de Sherbrooke, situé sur le territoire de Cookshire-Eaton, et de créer des centres urbains dynamiques et invitants.
Le maire explique que cette refonte est ajustée afin que la municipalité puisse bénéficier des subventions offertes par le Fonds régional et ruralité. Ce programme d’aide financière de développement régional est administré conjointement par le gouvernement du Québec et la MRC du Haut-Saint-François.
Hausse de revenus
M. Gendron insiste sur l’importance de majorer les revenus de la municipalité et une façon d’y arriver est de poser diverses actions susceptibles d’augmenter la croissance sur son territoire. Dans son plan d’attraction, Cookshire-Eaton prévoit développer des terrains pour l’habitation unifamiliale et de logements que ce soit à Cookshire, Johnville, Sawyerville et même Birchton. D’ailleurs, 250 unités de logement sont prévues pour les prochaines années sur l’ensemble du territoire. Le développement d’installations plein air, de plateaux sportifs adéquats, de garderies, de commerces de proximité et l’arrivée de nouveaux employeurs devraient contribuer à susciter un intérêt pour de futurs résidents, de souhaiter les élus.
Réalisations
Le maire et les conseillers ont présenté les différentes réalisations dans les voisinages rencontrés. À Johnville, la mise à norme de l’église pour accueillir temporairement le CPE, l’agrandissement de la caserne No. 3, l’ouvrage de captation d’eau au parc Écoforestier pour les projets domiciliaires, les travaux effectués à l’usine d’épuration sans oublier la réfection de plusieurs segments s’inscrivent parmi les initiatives complétées. Évidemment, les secteurs Saint-Laurent et Maheux sont énoncés sans oublier celui de la rue Gendron, prévu pour 2024. Plusieurs autres projets concernant les loisirs et le communautaire ont été présentés. Satisfaits des sujets abordés, les citoyens ont tout de même dénoncé l’excès de vitesse au cœur de Johnville et suggéré que les élus interviennent.
Sawyerville
La rencontre à Sawyerville est celle qui a attiré le plus de citoyens avec 54 personnes. Parmi les réalisations effectuées dans ce secteur, les conseillers Daphné Raymond et Marcel Charpentier ont rappelé la réfection des voies publiques, le remplacement des bandes de bois à la patinoire, les travaux du sentier du parc du Barrage notamment avec la construction d’une tour d’observation. L’inauguration de la nouvelle caserne No 2 s’inscrit comme un moment fort au cours de la dernière année.
Sur la liste des projets s’inscrivent la mise aux normes du Centre communautaire estimé à 125 000 $ ainsi que la réfection du barrage évalué à 1,1 M$ consistant à des travaux d’entretien requis par le gouvernement du Québec. À ce sujet, un citoyen, Jack Garneau, demande s’il serait possible d’installer au barrage une plaque commémorative faisant référence à l’ancien moulin à scie, à farine et le pont couvert d’autrefois. Au secteur résidentiel figure un projet de construction d’un six logements à proximité de la caserne d’incendie. Au domaine des loisirs et communautaire, on prévoit compléter le projet de bétonner la patinoire en ajoutant des ancrages pour y installer éventuellement un toit. Cette démarche est identique pour les trois secteurs de la municipalité. Compléter le sentier de piste cyclable, bonifier les modules de jeux et installer du mobilier urbain dans les parcs complète la liste de choses à faire.
Au terme de la rencontre, les citoyens présents ont signifié leur satisfaction envers l’initiative. L’ensemble des questions posées a porté sur le projet de rénovation du centre communautaire, son entretien et l’utilisation.
Cookshire
L’assemblée à Cookshire s’est révélée la plus faible en termes de participation. Une dizaine de citoyens ont assisté à la rencontre. Les conseillers Josée Pérusse et Roger Thibault ont fait part des principales réalisations en débutant par les travaux d’infrastructures que ce soit sur la rue Eastview, la réfection de plusieurs segments de routes, le lancement des opérations intergénérationnelles sur le site de l’étang Cloutier et la mise en place d’une nouvelle scène pour les concerts au parc des Braves en collaboration avec le Cœur villageois.
Au chapitre des projets, on prévoit faire un trottoir sur la rue Bibeau, homologuer le bureau d’accueil touristique et faire de l’accompagnement dans l’implantation d’une garderie en milieu familial. Au domaine industriel, il est envisagé de développer le secteur de l’aéroport sur des terrains privés. Le conseil municipal étudie la possibilité d’une voie de contournement pour les camions lourds. Le développement industriel fait également partie des projets et on prévoit la construction de trois édifices dans le développement du Boisé pour une capacité de 50 unités de logement. La rénovation du pont John-Cook s’inscrit également parmi les choses à faire. Les conseillers rappellent que la recherche en eau se poursuit. Au domaine des loisirs, on songe à moyen terme à l’aménagement d’un pumptrack. D’autres projets en développement pour les années à venir ont été énoncés au cours de la rencontre.
De retour l’an prochain
Le maire estime que la démarche a atteint l’objectif. « Le pouls que j’avais des gens et ça remonte à sept, huit ans, c’était : on n’est pas informé de ce que vous faites, où vous vous en allez, c’est quoi les projets qui s’en viennent, qu’est-ce que vous allez faire pour la communauté?» M. Gendron est satisfait des échanges et suggestions qui ont d’ailleurs été pris en note. « Moi, ce genre de rencontres, j’y tiens et ça devrait revenir l’an prochain », complète-il.

CHLSD

Unité protégée au CHSLD d’East Angus : Un projet innovateur qui donne des résultats intéressants

Annie Dupuis, gestionnaire responsable du CHSLD d’East Angus, Robert Beaunoyer et Sophie Rodrique, chef de l’unité protégée devant une murale.

Le CHSLD d’East Angus innove et fait preuve de modèle dans le réseau. Les équipes de soins et techniques avec les acteurs de la communauté se sont donné les moyens financiers et le temps pour réaliser un projet : celui d’aménager l’unité protégée pour lui donner, à l’aide de grandes murales, des allures de petit village. Complétée en janvier dernier, l’initiative n’a pas tardé à donner des effets bénéfiques, estiment les responsables, que ce soit pour les résidents, les membres de leur famille et le personnel.
À l’aide de grandes murales, on a reproduit diverses scènes de la vie quotidienne que ce soit par des paysages, des animaux de ferme, un marché de légumes, un garage avec des véhicules, un salon de coiffure et une boutique de vêtements. On y a également aménagé un petit coin outils que les résidents peuvent toucher en toute sécurité, une chambre de bébé avec couchette et poupée ainsi qu’une chaise berçante. Certains résidentes et résidents s’y arrêtent pour prendre le temps de bercer la poupée ou même la changer. En plus, une murale reconstituant le coin bistro est aménagée dans la salle à manger. En outre, toutes les portes des chambres sont reconverties en différents styles d’entrées de maison de couleurs variées, faisant en sorte que chaque résident reconnaisse sa propre maison. L’uniformité des chambres par la couleur, explique Annie Dupuis, gestionnaire responsable du CHSLD d’East Angus, faisait en sorte que les résidents se trompaient fréquemment de chambre et s’installaient dans celle d’un autre. L’initiative n’a pas réglé le problème au complet, mais plusieurs, soit 25 % d’entre eux, reconnaissent maintenant leur chambre, ce qui est considéré comme étant efficace dans le domaine.
Mme Dupuis explique, « on s’est rendu compte que les gens atteints d’Alzheimer circulent beaucoup, certains font de l’errance et avaient plus ou moins d’occupationnel, des choses qui pouvaient les tenir occupés, ce qui pouvait amener des comportements d’agressivité, des troubles de comportement. L’idée a germé qu’on pouvait créer un village qui les tiendrait occupés avec des souvenirs qui leur rappelleraient des choses qui se sont passées dans leur vie active. L’idée est d’avoir un côté rural et urbain pour toucher le plus de gens possible. » Elle souligne que les résidents sont d’anciens agriculteurs et citadins. « On voulait vraiment qu’ils aient un sentiment d’appartenance à l’unité. On voulait recréer un village dans lequel ils ont vécu autrefois », d’ajouter Sophie Rodrigue, chef de l’unité protégée du CHSLD.
Pascale Rodrigue, préposée aux bénéficiaires, remarque des améliorations. « Il y a moins d’erreurs de chambre, le visuel et la couleur aident à se repérer. Les murales suscitent des souvenirs et les résidents s’y arrêtent et racontent des histoires. D’autres regardent et sourient. » Le trompe-l’œil à la porte, qui est barrée, permet d’éviter l’attroupement de résidents et diminue le bruit, ajoute Pascale Rodrigue. Tout le concept, d’expliquer les responsables, apporte des bienfaits tant sur le plan moteur qu’intellectuel. On remarque une diminution de l’agitation et même de l’agressivité chez certains résidents.
Fière de cette réalisation, Mme Dupuis souligne l’implication de la communauté, notamment pour la recherche de contributions financières. À ce chapitre, Desjardins du Haut-Saint-François, la Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François, les municipalités d’East Angus et Westbury ainsi que le Club des amis du domaine ont contribué à la démarche. Une partie provenant du fonds de l’ex-ministre des Aînés, Marguerite Blais, a permis d’amorcer l’initiative. Le coût du projet s’élève à 20 000 $. À cela, il faut ajouter l’implication du personnel du CHSLD.
Phase II
Fort satisfaites des résultats, les intervenantes travaillent sur une phase II qui s’appliquera à l’ensemble des résidents du CHSLD. Sans en dévoiler la teneur, Mme Dupuis parle d’une idée principale en développement. Il y aura des murales, mais l’objectif sera différent. Elle ajoute que les résidents seront consultés pour développer quelque chose qui répondra à leur désir et besoin.
Mentionnons que plusieurs intervenants du réseau ont fait un passage au CHSLD d’East Angus afin de voir l’application du concept pour l’aile protégée. Il existe certaines murales dans d’autres CHSLD, mais pas de concept du genre village, d’expliquer Mme Dupuis. Mmes Rodrigue et Dupuis ne cachent pas leur fierté de cette belle réalisation, précisant au passage que l’initiative n’était pas d’embellir l’aile concernée, mais bien d’améliorer la qualité de vie des résidents.

Formation Ch. commerce

Pénurie de main-d’œuvre : Des formations pour soutenir les entreprises locales

Plus d’une trentaine d’employeurs ont participé aux deux formations offertes par la Chambre de commerce du HSF et du Comité d’adaptation de la main-d’œuvre (CAMO) régional.

Plus d’une trentaine d’employeurs du milieu ont participé aux deux formations en ressources humaines offertes par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François (CCHSF) et le Comité d’adaptation de la main-d’œuvre (CAMO) régional.
Les formations offertes portaient sur la rémunération globale et l’expérience employée. Les formateurs Marie-Josée Tessier, stratège en ressources humaines pour Koläb, et Alex Philibert-Smith, stratège en ressources humaines pour GoRH, ont été appréciés des participants. Les présentations laissant place à la discussion permettant aux personnes d’échanger sur leurs pratiques en matière de rémunération ou encore d’expérience employée dans le but d’attirer de nouveaux employés et maintenir les emplois existants.
Selon les organismes qui présentaient les formations, le monde du travail est caractérisé par une pénurie de main-d’œuvre. Il leur apparaît donc essentiel pour les employeurs de la région d’avoir les outils nécessaires pour développer leurs pratiques en ressources humaines et ainsi, concurrencer les régions avoisinantes.
« Dans un contexte de rareté de la main-d’œuvre qui se fait de plus en plus criant pour les employeurs du Haut-Saint-François, il est essentiel de pouvoir offrir des formations ciblées sur les besoins existants de façon à améliorer leurs stratégies en ressources humaines », d’exprimer Alexandra Jacquet, directrice générale de la CCHSF. « En plus de réseauter, ces formations ont permis aux participants de discuter entre eux et avec les formateurs de différentes stratégies efficaces pour l’attraction, l’engagement et la fidélisation des employés », de poursuivre Léa Duquet, coordonnatrice du CAMO.

Conte hiver

Conte d’hiver numérique audiovisuel extérieur : Une première prometteuse

Près d’une centaine de personnes ont participé à la première du conte numérique audiovisuel extérieur qui se déroulait les 3 et 4 mars derniers au parc des Braves, à Cookshire-Eaton. Jeunes et adultes ont découvert la technologie de projection artistique architecturale à travers le conte, Les hivers qu’ils nous restent à compter.
Cette création, l’œuvre du cinéaste-réalisateur, Sébastien Croteau, de L’inconnu dans le noir, a ravi les spectateurs. Près d’une centaine de personnes ont visionné une des 20 présentations étalées sur les deux soirées, totalisant 4 heures de diffusion. M. Croteau aurait souhaité davantage de participants, mais se dit fort satisfait « compte tenu que l’activité se déroulait à l’extérieur, en soirée, l’hiver et dans un contexte post-pandémie. C’est plus difficile, le monde sort moins qu’avant. Ça reste quand même un succès. Il y a eu beaucoup de monde en début de soirée », d’exprimer l’artiste.
Créateur de Les Murmures du Canton projeté sur les murs extérieurs des trois bâtisses patrimoniales entourant le parc des Braves, M. Croteau a poussé son expertise plus loin. « En tant que cinéaste, j’avais le goût de poursuivre ce type de création, mais en racontant une histoire sous forme de conte afin de nous amener à réfléchir à notre impact sur la Nature. Je voulais m’adresser autant aux adultes qu’aux enfants dans un espace de diffusion sortant de l’ordinaire à la fois intimiste et immersif. Les hivers qu’ils nous restent à compter, c’est un véritable conte (narration audio) accompagné de musique et d’animations numériques projetées sur une reconstitution d’un petit village en impression 3D d’environ 30 pi3, avec une montagne en arrière-plan entourée d’un écran de 15 pi2. C’est ce qui rend le tout unique comme expérience. »
Le compte raconte l’histoire d’un petit garçon qui entretient une relation d’amitié profonde avec un bonhomme de neige, mais chaque année, le réchauffement climatique fait toujours un peu plus fondre cette relation. Le garçon prend alors la décision de transporter son bonhomme de neige dans la montagne afin de prolonger sa vie, causant l’émoi dans le village. Le tout se termine sur une note joyeuse et encourageante quant à l’avenir climatique.
Avenir
Satisfait de la production, M. Croteau mentionne qu’elle est facilement transportable et pourrait être présentée dans les autres municipalités ou dans les écoles primaires. Quoi qu’il en soit, il semble déjà assuré qu’elle sera à nouveau présentée l’an prochain à la même période.
D’autre part, mentionnons que les projections de la production Murmures du Canton, sur les murs extérieurs des bâtiments patrimoniaux situés aux abords du parc des Braves, reprendront pour la saison estivale. Il s’agira de la troisième édition.

Patisserie

L’entreprise 1001 saveurs des Cantons : Un projet entrepreneurial enrichissant pour les élèves

Quelques élèves en compagnie de l’enseignant, Alexandre Guy, et de Jonathan Gendron, éducateur spécialisé.

Les élèves de la FPT 1 (formation préparatoire au travail) de la Cité-école Louis-Saint-Laurent, à East Angus, ont créé en début d’année leur projet entrepreneurial spécialisé dans la fabrication de pâtisserie. L’entreprise 1001 saveurs des Cantons mettra en vente le 6 avril prochain l’ensemble de sa production dans le cadre d’une levée de fonds. L’argent amassé servira à financer le fonctionnement de l’entreprise, défrayer le voyage de fin d’année tandis qu’une portion sera conservée pour les élèves de la prochaine classe.
Plusieurs produits sont déjà en vente auprès des élèves et enseignants de l’école, et ce avec un certain succès. Les élèves s’activent à concocter différentes recettes pour offrir un vaste choix lors de la journée du 6 avril. Toutes les personnes intéressées peuvent faire un don à partir de 10 $ ou se procurer différentes pâtisseries selon le montant accordé. Un don de 25 $ permettra de recevoir deux différentes pâtisseries et 50 $ pour quatre. Avec un montant de 100 $, le donateur recevra une petite boîte de différentes pâtisseries. Le ou les donateurs de 200 $ auront le privilège de recevoir une généreuse boîte comprenant différents produits qui seront livrés directement à votre domicile ou à l’entreprise. Mentionnons qu’un reçu fiscal sera émis pour les dons de 20 $ et plus. Il est possible de faire un don en ligne en se rendant sur la plateforme lafabriqueaprojets.ca/1001saveursdescantons.
Les personnes pourront se présenter à la cafétéria de la Cité-école le 6 avril prochain, de 16 h à 18 h, pour prendre possession de leur commande. Il sera également possible d’acheter des pâtisseries sur place.
Entreprise
Chaque année, les élèves de la formation préparatoire au travail doivent choisir un projet entrepreneurial. Après un vote en classe, la majorité a choisi de créer une entreprise spécialisée dans la fabrication de pâtisserie. L’enseignant de FPT 1, Alexandre Guy, et Jonathan Gendron, éducateur spécialisé, veillent à la bonne marche du projet. M. Guy mentionne que le choix est celui des élèves. « L’an prochain, ça pourrait être autre chose », explique-t-il.
Au cours de la démarche, les élèves sont amenés à s’impliquer à divers niveaux avant même d’entamer la production. Des sous-groupes sont formés, précise l’enseignant, que ce soit pour le choix du nom de l’entreprise, la conception du logo, le marketing et pour faire les achats selon le budget déterminé.
Au cours du cheminement, les élèves sont amenés à se sensibiliser au monde du travail, à développer l’autonomie, la responsabilisation, arriver à l’heure, avoir des tâches. L’apprentissage académique s’insère dans la démarche. « À travers un projet entrepreneurial, on peut faire des maths, c’est du concret. On avait à calculer, à changer les grammes en litres ou en millilitres, on intègre des maths, du français. On intègre les compétences de manières plus concrètes plutôt que moi d’être au tableau. Récemment, on a appris le produit croisé qui servait à transformer les kilogrammes en grammes. On l’avait vu en classe, mais là c’est par rapport à l’entreprise. On fait des calculs comme quand on double ou triple la recette. Cela s’ajoute à la formation », d’exprimer M. Guy. Il ajoute que la majorité des élèves réagissent très bien à ce type d’apprentissage. « Ça les motive, ça les sort de leur zone de confort, mais je pense qu’ils aiment ça. » L’enseignant constate un net changement chez certains étudiants. En début d’année, « je n’aurais jamais pensé qu’ils auraient été capables de faire telle chose. Chez certains, je vois des qualités de leader que je n’aurais jamais douté. » L’enseignant remarque une motivation pour des élèves à venir en classe. Il en attribue la raison au projet.
Les élèves passent en moyenne deux périodes par semaine pour la production. On y fabrique une foule de bonnes choses que ce soit des mousses au chocolat, des truffes, des gâteaux, des tartes, des mini-choux, des produits d’érable et bien d’autres. En outre, ils ont la chance de compter sur les précieux conseils de Soledade Lemay, pâtissière professionnelle et ancienne élève de la Cité-école.
Réactions
Océane et Mundo font partie du groupe et apprécient leur expérience. « Moi j’adore et je m’implique beaucoup. C’est vraiment une expérience que les gens devraient faire. C’est vraiment un travail d’équipe », d’exprimer avec enthousiasme l’étudiante. « Moi je trouve ça full instructif. Je trouve que faire de la pâtisserie, c’est une bonne idée et en plus, ça nous apprend plein de trucs pour le futur. On a dû monter des planning pour l’argent, ça nous aide à marcher vers une entreprise. » Océane avoue qu’elle était sceptique à l’idée de participer à la création d’une véritable entreprise. « Je pensais que ça serait genre un petit stand à la cafétéria, mais finalement, c’est vraiment une entreprise et tout le monde participe. » Pour Mundo, la démarche d’entreprise fait en sorte « qu’il faut s’intéresser davantage au cours. Il faut plus travailler pour l’entreprise, pour toute ta classe. » Ces élèves aiment le projet de pâtisserie, même qu’Océane songe à poursuivre ses études dans ce domaine. L’enseignant est fort satisfait de la progression des élèves à travers le projet entrepreneurial.

robert roy

Développement éolien : La MRC consulte les municipalités

Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François.

À l’heure où certaines MRC voisines lorgnent pour évaluer le potentiel du développement éolien, celle du Haut-Saint-François tâte le terrain auprès des municipalités pour vérifier leur intérêt à développer cette ressource énergétique.
Le préfet, Robert G. Roy, laisse entendre que la MRC en est encore à l’étape préliminaire. « Présentement, on est en discussion avec les villes qui sont intéressées parce qu’il y a des secteurs propices. On va rencontrer EDF prochainement. » Cette firme française devrait identifier les secteurs qui seraient propices au développement éolien. Il semblerait que Chartierville le soit. « Nous, ce qu’on veut faire, si jamais il y avait un projet, c’est de voir les maires qui seraient intéressés. Il y a des maires qui nous ont dit oui, d’autres non. Nous, ce qu’on veut faire, c’est de regarder avec les villes qui sont intéressées, si elles ont le potentiel et si elles désirent toujours aller de l’avant. » M. Roy mentionne que plusieurs municipalités pourraient être partenaires d’un projet et se partager les redevances. Des ententes seraient à définir entre autres avec l’entreprise privée EDF par exemple ou autres scénarios.
M. Roy précise que plusieurs autres étapes devront être franchies dont l’acceptabilité sociale et diverses autorisations que ce soit au domaine forestier, agricole et autres. « On en est à la première étape. Je ne peux pas en dire plus », de compléter le préfet.

Ascot Corner

Vandalisé, le chalet du parc Pomerleau à Ascot Corner : Maintenant ouvert au public

Les vandales ont causé pour plusieurs milliers de dollars de dommages.

Vandalisé, au début du mois, vraisemblablement par quatre jeunes, le chalet du parc Pomerleau à Ascot Corner aura été fermé qu’une seule journée avant d’être à nouveau accessible au grand public.
Selon la mairesse, Nathalie Bresse, les délinquants auraient défoncé la porte du chalet pour y pénétrer et faire du vandalisme. On aurait brisé une toilette, causant de ce fait un dégât d’eau. Heureusement, exprime-t-elle, les murs et planchers sont en béton, ce qui a limité les dégâts. En outre, les malfrats auraient cassé la porte du congélateur où était entreposée de la nourriture appartenant à des organismes. Des bris ont également été causés dans la salle de bain. Les assaillants auraient aussi renversé les poubelles sur leur passage. Les travaux de réfection étaient en cours au moment de notre appel. Mme Bresse n’était pas en mesure de préciser le coût global des dommages, mais parlait d’un montant variant entre 5 000 $ et 10 000 $.
Une plainte a été déposée auprès de la Sûreté du Québec qui mène l’enquête. Sans dévoiler l’identité des individus, la mairesse mentionne qu’ils auraient présenté leur méfait sur les médias sociaux. Mme Bresse ajoute que des caméras de surveillance ont capté le groupe de quatre jeunes bousculant et renversant des poubelles sur le chemin Hébert et les rues Bastonnais et Principale avant de se diriger vers le chalet du parc Pomerleau. Mme Bresse croit qu’il s’agit d’un geste isolé, ajoutant que les derniers actes de vandalisme à avoir été perpétrés au sein de la municipalité remontent à plus d’une quinzaine d’années.

Centenaire de leglise east angus

100 ans de construction de l’église Saint-Louis-de-France à East Angus : Une programmation étoffée pour souligner le centenaire

Nous apercevons à l’avant de gauche à droite le président d’honneur Rémi L. Petit, Carole Blais, présidente du comité organisateur, Lyne Boulanger, mairesse de East Angus et Gray Forster, maire du Canton de Westbury. Dans le même ordre à l’arrière, Alexandre Fonda, représentant de la députée de Compton-Standstead, Marie-Claude Bibeau, François Jacques, député de Mégantic, Michel Bédard, directeur général Emballages Hood, Robert G. Roy, préfet de la MRC, et Dany Boily, présidente de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.

Reconnue comme étant un véritable bijou patrimonial, l’église Saint-Louis-de-France à East Angus est centenaire. Érigé en 1923, ce lieu de culte a aujourd’hui 100 ans bien sonnés. Les paroissiens n’ont pas l’intention de passer ce fait d’armes sous silence. Le comité organisateur, composé de différentes sphères de la communauté, a concocté une série de neuf activités qui se dérouleront tout au long de l’année.
La première activité se déroulera le 12 mars et mettra en vedette l’organiste, Pierre Grandmaison, compositeur et titulaire des orgues de la basilique Notre-Dame de Montréal. L’animation sera assumée par l’abbé Donald Thompson. Parmi les autres activités, figure le Symposium des arts le 15 et 16 avril. Le spectacle avec l’organiste Raphaël Ashby, titulaire des orgues de l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus de Montréal et originaire d’East Angus, se tiendra le 23 avril et sera animé par l’abbé Donald Thompson. Le 24 juin ne passera pas inaperçu puisqu’on y célébrera une messe québécoise suivie d’un concert présenté sur le parvis. Le dimanche 2 juillet se déroulera une messe solennelle présidée par Mgr Luc Cyr, archevêque de Sherbrooke. Les 9 et 10 septembre seront marqués par la participation aux Journées du patrimoine religieux alors que le 30 septembre et 1er octobre marqueront l’implication aux Journées de la culture à laquelle s’ajoutera une exposition de photos. Cette activité sera bonifiée par la présentation du spectacle musical de Jean-Guy Piché. Enfin, les 14 et 15 octobre marqueront la participation à la Balade des clochers par une visite guidée et d’un mini concert d’orgue par Dominic Alexandre, organiste titulaire de la paroisse.
C’est à l’occasion d’une conférence de presse tenue à l’église, que les membres du comité organisateur, le président d’honneur Rémi L. Petit et les principaux commanditaires que l’on a procédé au lancement de la programmation marquant le centenaire de construction du bâtiment.
« La région du Haut-Saint-François dispose d’un bâtiment patrimonial d’exception sur son territoire. Que ce soit par son architecture gothique, l’orgue puissant de facture Casavant Frères, les vitraux uniques ou les pièces d’orfèvrerie qu’on y retrouve, cette église mérite d’être connue et valorisée », de mentionner M. Petit. Le comité organisateur souligne de façon particulière le centenaire de l’église en ayant disposé diverses banderoles à saveur historique mettant en évidence la construction de l’église, le curé Jean Arsène Rodrique Plamondon et autres. Le bâtiment, œuvre de l’architecte Louis-Napoléon Audet, a été érigé en 1923 au coût de 364 298 $. Sa valeur actuelle est estimée entre 35 M$ et 40 M$.
Carole Blais, présidente du comité organisateur, mentionne que le choix de M. Petit comme président d’honneur était tout à fait naturel. « Il a participé aux travaux de rénovation, il connaît notre église par cœur. Il est là pour faire connaître notre église », précise-t-elle. M. Petit avoue avoir été surpris d’être sollicité d’autant plus qu’il n’est pas d’East Angus. « J’ai accepté parce que je travaille dans l’église pour la restauration depuis 2004. Ça fait partie de ma carrière, de ma vie d’architecte. Tout le travail qu’on a mis ici. Je sais que ça vaut la peine de le préserver, de le faire connaître. Je trouvais ça amusant d’être invité à donner du temps pour ça. C’est un plaisir de fonctionner avec le comité du centenaire. » Le président d’honneur joue un rôle actif au sein du comité. Il ajoute que son rôle consiste à « faire aimer et connaître le patrimoine. On est capable d’en parler, de le faire aimer plus. Les gens vont être capables de se l’approprier et vont le conserver plus longtemps. » Pour M. Petit, « développer le patrimoine en architecture, c’est aussi développer la connaissance et la connexion avec ce patrimoine-là. »
Mentionnons que les festivités sont possibles grâce à la générosité de plusieurs commanditaires. Plus de 45 000 $ sont amassés jusqu’à présent et permettent d’offrir une programmation variée. Mentionnons que certaines activités comme les concerts d’orgue nécessiteront l’achat de billets. Les personnes désireuses d’en savoir davantage peuvent consulter le site www.eastangus.ca.

actualite

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS recherche des parents adoptifs

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS recherchait au moment des entrevues avec les parents adoptifs une trentaine de familles pour s’inscrire comme famille adoptive au programme de type banque mixte.
Les personnes désireuses d’adopter doivent passer par un processus de famille d’accueil de type banque mixte, explique Sylvie Raymond, travailleuse sociale au service d’adoption de la Direction de la protection de la jeunesse en Estrie. Pour ce faire, plusieurs critères sont exigés comme le fait d’être en bonne santé, d’avoir une vie personnelle stable depuis deux ans, avoir une bonne santé physique et psychologique, ne pas avoir d’antécédents criminels, être résident permanent ou avoir la citoyenneté canadienne et avoir un revenu au-dessus du seuil de la pauvreté.
La première étape, celle de la famille d’accueil permet de cheminer avec l’enfant jusqu’à l’adoption, explique Mme Raymond. Elle souligne qu’il existe une possibilité que l’enfant retourne à sa famille initiale, mais que les « possibilités sont très faibles. » Plus de 90 % des enfants demeureraient avec sa nouvelle famille jusqu’au moment d’adoption, précise la travailleuse sociale. Il existe le type famille d’accueil, mais aussi famille d’accueil dans le but d’être adopté, ce qu’on appelle banque mixte. « Nous, ce qu’on recherche, c’est des parents, des personnes seules, des couples, des personnes de même sexe, des personnes stables qui sont financièrement au-dessus du seuil de la pauvreté. »
« Ce qui est merveilleux de ce programme, pour les enfants, le jour un, ils arrivent à une place et ils vont être adoptés par les gens-là au lieu de dire là ils font un petit peu de famille d’accueil et ils changent de famille d’accueil parce que le projet n’est pas clair. Les familles d’accueil traditionnelles accueillent les enfants pour une période. Quand tu arrives dans une famille d’accueil de type banque mixte, tu arrives dans ta famille. Là, ils peuvent créer des liens, c’est qu’ils n’ont pas à faire plusieurs familles d’accueil. »
Mme Raymond mentionne que « les enfants de la DPJ ont un bagage, un vécu. C’est un enfant, qui des fois, a un niveau de besoins un petit peu plus élevé ou différent d’un enfant biologique. » Plusieurs étapes sont nécessaires avant d’obtenir l’accréditation pour être disponible à recevoir un enfant. La travailleuse sociale souligne que le processus se fait assez rapidement, soit quelques mois.
Pour obtenir davantage d’information, il est possible de consulter le site Web, d’appeler au Centre jeunesse au 819 822-2782 poste 52424 ou sans frais 1 800 463-5769 au même poste ou encore assister à une des rencontres d’information.

Adoption

L’adoption mixte à la DPJ : Une expérience non sans risques, mais enrichissante pour les familles

Les parents s’amusent avec les enfants.

Adopter des enfants de la DPJ comporte son lot de risques et d’inquiétudes, mais en bout de course, les parents rencontrés par le journal régional Le Haut-Saint-François, qui en ont fait l’expérience, disent que le jeu en vaut la chandelle et ils sont visiblement fiers de leur famille.
Pour Marie-Pierre Tardif d’Ascot Corner, le désir d’être maman et avoir sa famille était plus fort que tout. Elle a adopté quatre enfants sur une période de 15 ans, soit un de l’adoption internationale, âgé aujourd’hui de 16 ans et trois 8, 4, 2 ans, issus du programme de banque mixte de la DPJ. Célibataire, Mme Tardif utilise le terme soloparentale pour se définir « parce que c’est moi qui décide, c’est un choix de vie que j’ai fait. J’ai décidé d’avoir des enfants toute seule. Pour moi, la chose la plus importante dans ma vie, c’était d’avoir des enfants avant même d’avoir un conjoint. » Cette maman a rencontré une personne qui est devenue une amie et qui avait adopté trois enfants à la DPJ. « Elle a fait tomber tous mes préjugés. »
Mme Tardif a fait une première demande auprès de la DPJ et obtenu la garde d’un enfant d’à peine 40 heures après sa naissance. Elle l’a gardé pendant 9 mois avant qu’il lui soit retiré pour retourner dans sa famille biologique. « Ç’a été l’exception, il n’y a pas beaucoup d’enfants de la DPJ qui repartent. » À sa deuxième tentative, Mme Tardif a eu Henri pendant 9 mois. Il lui a été retiré, puis revenu pour de bon, cinq mois plus tard. « Quand ils m’ont appelé le 20 avril 2015 pour me dire que Henri revenait, je pense que ç’a été le plus beau jour de ma vie. » Bien que l’inquiétude soit toujours présente, au cours du processus, les deux autres adoptions se sont bien déroulées. À 45 ans, la maman a décidé qu’elle avait suffisamment d’énergie pour adopter son quatrième enfant. Pour elle, une véritable famille, c’est quatre enfants. Pour se faire « faut avoir un bon entourage. Faut avoir un entourage qui croit dans le projet ou du moins qui nous écoute. Ça prend des gens pour nous aider, ça prend des professionnels pour nous écouter et nous accompagner. On a un intervenant pour nous et un intervenant pour l’enfant. Tout au long du processus, on a quelqu’un pour nous accompagner. »
Pour Marie-Pierre Tardif, la motivation d’avoir des enfants est très égocentrique. « C’est le besoin d’être entourée, d’avoir une famille, d’avoir de l’action autour de moi. Avoir l’impression que je sers à quelque chose. » Pour la maman, l’adoption est motivée par le désir d’avoir une famille, pas de sauver un enfant. « Les enfants, avoir une famille, ce n’est pas un privilège, c’est un droit. Moi, par contre, être parent, c’est un privilège. »
Mère soloparentale avec quatre enfants n’est pas toujours évident. « C’est un joyeux chaos à la maison ici, c’est à l’envers, il y a des jeux partout, ça crie, ça hurle, je suis heureuse là-dedans. Faut être capable d’accueillir cette surcharge-là et moi, ça me nourrit. »
S’entourer
Mme Tardif est bien entourée, une femme de ménage deux jours semaine, des amis et des parents qui répondent présents à l’appel. Même si les enfants proviennent de divers milieux, ils forment une famille unie. « Le lien de sang n’est pas important, ils ont vécu des choses. Ils sont très fusionnels mes enfants. » Elle est d’avis que sa famille est plus unie qu’une dite normale, peut-être à cause de ce qu’ils ont vécu. Le fait d’avoir deux enfants de couleur, deux filles dont une rousse et la petite dernière blonde ne font aucune différence aux yeux des enfants. Ils se voient tous comme frère et sœur sans distinction. « Ils sont hyper proches. »
Le conseil que Mme Tardif donne aux futurs parents est d’aller à la séance d’information et « d’être solide dans ce que vous souhaitez et engagez-vous ; c’est la plus belle aventure du monde. Moi, ça m’a permis de devenir une famille, c’est pas rien, c’est un projet de vie. »
Un des enfants, Henri, a bien voulu commenter à visage découvert. Lui qui a vu la famille s’agrandir avec l’arrivée de ses sœurs n’a pas ressenti d’animosité et la transition s’est faite comme une famille à laquelle s’ajoute un nouveau-né. « J’étais très content d’avoir de nouvelles sœurs quand maman me l’avait dit. »
Couple
Le couple Chantal et Jean-Michel, du Canton de Westbury, a bien voulu accueillir le journal pour parler de leur expérience. Ils ont adopté trois enfants âgés aujourd’hui de 6, 5 et 3 ans. Ne pouvant avoir d’enfants de façon biologique, le couple a effectué des recherches sur Internet pour choisir l’adoption, banque mixte de la DPJ. « On ne connaissait pas ce service. On est allé à la séance d’information en avril 2016, et on a fait nos démarches. En septembre 2016, on a été accrédité, puis on tombait sur la liste d’attente le 30 septembre pour essayer d’avoir un enfant et le 23 décembre, on accueillait notre premier, un beau cadeau de Noël. Nos enfants sont tous arrivés à deux mois de vie. On a été chanceux pour ça, d’avoir de petits bébés. » Le couple était déterminé à avoir deux à trois enfants. Les délais se sont avérés très rapides d’une à trois semaines après avoir déposé la demande.
Les parents admettent que la première année avec l’enfant est plus inquiétante en raison du risque qu’il soit rappelé. « C’est un risque qui est faible, mais qui est vraiment bien expliqué au départ. Pour nous, le désir d’avoir des enfants et de fonder notre propre famille était plus grand que le risque. On a beaucoup de soutien », d’ajouter le papa. Le couple a été appuyé par la même travailleuse sociale tout au long du processus d’adoption. « Ça fait maintenant sept ans, elle connaît bien notre couple », de préciser Jean-Michel. Les enfants ont également leur travailleuse sociale.
Pour le couple, l’intégration « se fait comme une famille qui a trois enfants rapprochés. Le processus est un peu différent, mais en adoption, on va voir l’enfant puis tout est beau, l’enfant progressivement revient dans notre milieu, on l’intègre jour à jour selon les besoins de l’enfant. Chaque histoire est différente, chaque enfant a son bagage, ses défis, ses difficultés. On doit et c’est là-dessus le soutien qu’on a est pertinent ; on s’adapte à chaque situation aux besoins de l’enfant selon le cas », d’expliquer le père. Même si l’ensemble du processus s’est bien passé, les parents admettent que le plus difficile est de gérer le risque de se voir retirer l’enfant particulièrement la première année.
Pour les parents, le fait d’avoir un enfant par l’adoption fait oublier rapidement le processus dit naturel. « Tout ça tombe très rapidement. Quand on est avec l’enfant, puis au jour un comme une mère qui accouche, on vit la fébrilité d’accueillir. C’est juste que c’est accéléré. On donne un coup de téléphone, quelques jours après l’enfant est chez toi, tu vis comme si papa, maman avait arrêté de travailler pour s’occuper de l’enfant comme si l’on venait d’avoir un accouchement », d’exprimer les parents. Toutefois, ils admettent que l’intégration peut nécessiter quelques mois et varie selon l’enfant. « Faut se laisser le temps de s’adapter mutuellement et le lien se crée. Maintenant, on a un lien d’attachement très fort. Nos enfants, on se le fait dire, vos enfants sont tellement humains, tellement attachants. C’est un processus où l’on est amené par choix et intérêt à s’impliquer beaucoup parce qu’il a fallu le construire, le travailler. Sans rien enlever à aucun parent, aucune famille, de par ce qu’il faut faire, dès le départ, si ce n’est que par l’intérêt d’aller là, il y a un investissement, faut travailler fort le lien. Comme les trois sont adoptés, c’est notre plus grande fierté. Notre but, c’était de créer notre famille en tant que couple et de permettre à des enfants qui pouvaient peut-être sur un point de départ avoir un peu moins de chance, de leur permettre d’aller où il serait capable d’aller par eux-mêmes. On veut juste leur donner le meilleur et qu’ils soient heureux. »
Selon les parents, les enfants ne voient pas de différence au fait qu’ils soient adoptés. « Pour eux, il n’y a pas de différence et depuis l’arrivée de la troisième, ils sont encore plus fusionnels dans la discorde comme dans le bonheur. Ils ont besoin de l’un et l’autre pour être bien. C’est vraiment mon frère, ma sœur. Ils font ça tout seuls ; on n’a pas eu besoin d’intervenir, ça se fait naturellement », d’exprimer les parents.
Bien que les enfants soient en bas âge, les parents ont bien l’intention de leur expliquer la situation. « On leur a fait chacun un album photo. Les enfants, explique Chantal, ont été retirés de leur famille biologique dès leur naissance. On a pris des photos quand on est allé les chercher dans leur famille d’accueil d’urgence. On est leur troisième famille », précise-t-elle.
Enfin, s’informer auprès de personnes qui ont adopté et participer à la séance d’information sont deux façons efficaces de se faire une bonne idée sur le projet d’adoption banque mixte, d’exprimer les parents. « Moi et mon conjoint, on ne pensait jamais adopter dans notre vie. Au final, on est rendu avec trois beaux enfants, on a créé notre propre famille, on est vraiment reconnaissants et nos enfants, c’est notre plus grande fierté. On recommencerait l’expérience demain », de soutenir la maman.

Tournoi hockey atome peewee

Tournoi provincial Atome Pee-Wee : Une 40e édition réussie

Les joueurs des Sharks du Haut-Saint-François catégorie M13C n’ont pas à rougir de leur défaite en finale.

La 40e édition du tournoi provincial de hockey Atome Pee-Wee, qui se déroulait principalement à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus, a connu un vif succès. Les formations locales ont fait belle figure alors que deux se sont rendues en finale et une en demi-finale, contribuant ainsi à faire augmenter l’assistance.
Au cours de la dernière fin de semaine d’activité consacrée au Pee-Wee, le M13C s’est incliné en finale par la marque de 3 à 1 aux dépens des Lions de Saint-Jérome. Un peu plus tôt dans la journée, le M13A a perdu en demi-finale par la marque serrée de 2 à 1 en tir de barrage face aux Concordes de Mirabel.
Rappelons que l’Atome A M11A s’est imposé lors de la première fin de semaine d’activité en remportant le championnat dans sa catégorie raflant le championnat par une victoire serrée en tir de barrage 2 à 1 face aux Éclaireurs de Lévis. Quant au M11C, il s’est incliné par la marque de 0 à 1 aux dépens des Seigneurs-Soulanges.
Jessika Boislard, présidente du tournoi, est satisfaite du déroulement, et ce malgré une frousse du vendredi 17 février alors qu’une panne de courant sévissait sur la rive sud d’East Angus. « Vendredi, la météo était moins de notre bord, mais au moins, aucune équipe n’a annulé. » Mme Boislard était satisfaite de l’achalandage. Le fait que certaines équipes locales se soient rendues en finale a contribué à remplir les gradins, explique-t-elle. La présidente signale avoir reçu beaucoup de bons commentaires et les équipes prévoient se présenter à nouveau l’an prochain.

Graphic

East Angus : l’avenir de Graphic Packaging incertain

L’avenir de Graphic Packaging International à East Angus est incertain, mais les travailleurs sont confiants de passer au travers.

Un gros nuage noir rempli d’incertitude plane au-dessus de l’usine Graphic Packaging International à East Angus. Des représentants du siège social, situé à Atlanta aux États-Unis, sont venus rencontrer les travailleurs, la semaine dernière, pour leur annoncer que la survie de l’usine serait assurée pour les trois prochaines années, mais qu’ils ne pouvaient s’engager davantage pour son avenir.

Katherine Lemire, directrice des ressources humaines à l’usine d’East Angus, confirme la nouvelle sans pour autant donner beaucoup d’information. Elle mentionne que Graphic Packaging International est en voie de construire une méga-usine au coût de 1 G$ à Waco au Texas, États-Unis et que la mise en production est prévue pour le début de 2026, dans trois ans. Quatre usines dont trois aux États-Unis et une au Québec, celle d’East Angus, sont touchées par cette initiative. « Graphic va soutenir les différentes usines en place pour faire la transition en lien avec cette nouvelle machine-là. L’objectif est d’améliorer la capacité de l’entreprise à répondre à la demande croissante de l’emballage recyclé sur le marché. Nous, c’est ce qu’on fait ici », d’expliquer Mme Lemire.

Jean St-François, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des pâtes et cartons d’East Angus (STPCEA-CSN), explique que la haute direction a procédé de la sorte pour donner l’heure juste sur un projet de construction d’une méga-usine qui devrait être fonctionnelle dans trois ans. Ce futur plan d’exploitation aurait une capacité de production équivalente à l’ensemble des quatre usines réunies, d’où l’incertitude quant à l’avenir de ces dernières. Celle d’East Angus produit 110 000 tonnes de carton annuellement. M. St-François mentionne que les dirigeants auraient laissé entendre que le marché était en constante évolution et qu’ils n’étaient pas en mesure de s’engager pour l’avenir.

Dans un souci de maintenir la capacité de production des usines concernées et éviter l’exode de certains travailleurs, la multinationale offre aux employés une prime incitative à demeurer en poste de 1 500 $ par mois pour les 36 mois à venir. Le montant sera remis au terme de cette période représentant 54 000 $. Cette somme sera versée aux employés, peu importe l’avenir de l’usine, de préciser le président du syndicat.

En raison de la croissance du marché, M. St-François mentionne que les représentants n’étaient pas en mesure de préciser l’avenir des quatre usines à savoir, si elles poursuivront toutes leurs opérations régulières ou si certaines seront fermées. « C’est comme un sursis, ils disent : on a besoin de vous autres trois ans et après peut-être, on va avoir encore besoin de vous autres, mais peut-être que non aussi. Chaque usine a ses forces et ses faiblesses, chaque usine a des capacités de production différentes qui va jouer beaucoup dans la balance. »

Confiant

Admettant que la situation est préoccupante, M. St-François demeure optimiste quant à l’avenir de l’usine. « En 2019, la même situation s’est produite. Il y avait quatre usines en danger, excepté que deux ou trois mois après l’annonce, Graphic East Angus a été retiré du peloton qui était en danger. Ils ont dit : Graphic East Angus, il n’y en a plus de problèmes, vous n’êtes plus en danger, vous allez rester ouvert. C’était la même situation, c’était le même trois ans. À l’époque, Graphic construisait la même usine, mais au Michigan, avec trois ans de construction. Ils avaient mis trois usines en danger et une a fermé sur les trois. »

Cette fois-ci, M. St-François ne cache pas qu’il existe une incertitude au sein des travailleurs et que certains expriment une frustration, mais que l’ensemble est confiant et « déterminé à se retrousser les manches pour garder l’usine ouverte. Nous, on pense que l’usine a de bonnes chances de passer au travers à cause de la qualité du carton que l’on fait et la diversité du carton qu’on peut faire. Les grosses usines qu’ils construisent sont capables de faire un seul ou quelques grades de carton. Ici, on est capable de faire des petites commandes et on peut changer de grade de carton dans l’espace d’une demi-journée et répondre à des besoins spécifiques très rapidement, c’est ça notre force. » M. St-François ajoute que le positionnement géographique de l’usine constitue également un atout pour desservir le Québec, l’Ontario et la Nouvelle-Angleterre.

Le président du syndicat indique qu’un sondage est mené auprès des travailleurs afin de vérifier leur volonté à demeurer en poste ou de quitter. L’exercice vise à dresser un portrait d’ensemble et de voir ce qui serait possible de faire pour maintenir les effectifs. On compte 88 travailleurs syndiqués. Au total, un peu plus d’une centaine de personnes œuvrent à l’usine d’East Angus. M. St-François ajoute : la direction a procédé à trois embauches alors que les nouveaux venus connaissent la situation. Ce dernier précise que le syndicat maintient une bonne relation avec la direction et tous deux travaillent dans le même sens.

Des représentants de la Ville de East Angus, dont la mairesse, Lyne Boulanger, en tête, ont rencontré la direction de Graphic Packaging au lendemain matin de l’annonce aux travailleurs. Sans dévoiler la teneur des discussions, Mme Boulanger s’est dite rassurée et confiante, « je reste très positive », commente-t-elle.

Centre communautaire Weedon

Weedon : Le centre communautaire fait peau neuve au coût de 2,2 M$

Les ouvriers se sont mis à pied d’œuvre dès le lundi matin suivant l’annonce de la ministre faite le vendredi précédent.

Les travaux de rénovation du centre communautaire à Weedon, un projet de 2,2 M$, sont en cours et devraient se compléter fin juin.
Les ouvriers se sont mis à l’œuvre trois jours après le passage à Weedon de la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest. Cette dernière accompagnée du député de Mégantic, François Jacques, annonçait une aide financière du gouvernement du Québec de 1 438 500 $ provenant du Programme d’amélioration et de construction d’infrastructures municipales (PRACIM).
Le projet de rénovation prévoit l’installation d’un système de gicleurs de même que l’ajout de séparations coupe-feu et de panneaux de gypse permettant d’encapsuler des éléments combustibles afin d’assurer la conformité du bâtiment aux normes de sécurité. On prévoit également démolir des murs intérieurs de l’édifice, en vue de rénover, la réfection du plancher, du plafond et de la toiture. Le remplacement des portes et fenêtres fait aussi partie des choses à faire. Le maire de Weedon, Eugène Gagné, mentionne que les travaux permettront de doubler la superficie de la bibliothèque municipale. On profitera de l’occasion pour la mettre au goût du jour.
Deuxième demande
« On avait fait une demande de subvention qui nous avait été refusée. Fait que j’ai appelé François Jacques, je lui ai dit : va falloir que tu m’aides parce que je vais être obligé de fermer le centre communautaire. Il m’a dit : je check ça et dans la même semaine, j’ai eu une réponse positive. François nous a vraiment donné un méchant coup de main. C’est lui qui a réglé le dossier à Québec. »
Ancienne école construite en 1956, le bâtiment a été transformé en centre communautaire. Celui-ci abrite plusieurs organismes dont le Centre d’action bénévole (CAB), Virage Santé mentale du Haut-Saint-François, l’Âge d’or, la bibliothèque municipale, le journal L’Éveil du citoyen, la Société d’Histoire, les Chevaliers de Colomb et les Alcooliques anonymes. « C’est le cœur du village, c’est ici que tous les organismes sont. C’est impensable de fermer ça », d’insister le maire. Néanmoins, de façon temporaire, pour la durée des travaux, les organismes seront déplacés au centre communautaire de Saint-Gérard ou à la salle du conseil municipal.
Le maire réitère l’importance du centre communautaire à Weedon et ajoute que l’aide gouvernementale accordée est une des plus importantes pour un projet de rénovation. Mentionnons que la participation financière de la municipalité s’élève approximativement à 700 000 $.
Pour M. Jacques, « le développement et la vitalité de nos régions, c’est au cœur des priorités de notre gouvernement. La mise aux normes du centre est une excellente nouvelle pour la population de Weedon. Le bâtiment réaménagé offrira un espace collectif plus sécuritaire et adapté aux besoins de la communauté. »
« Les infrastructures modernes et sécuritaires dans nos municipalités permettent d’augmenter la qualité des services offerts à la population. Je suis donc fière que notre gouvernement contribue au projet de centre communautaire de Weedon », d’exprimer la ministre Laforest.

Champigny

Journée Natalie Champigny : C’est un rendez-vous à Bury

La Journée Natalie Champigny est une belle occasion de s’amuser en famille et entre amis.

Pour une 13e année consécutive, la Journée Natalie Champigny battra son plein le 4 mars prochain pour une journée plein air sur le terrain de son frère Michel, situé à la jonction des routes 214 et 108 au clignotant à Bury.
La journée qui se veut festive et familiale s’amorcera dès 11 h jusqu’à 16 h et se terminera par un souper-bénéfice spaghetti au Club de golf East Angus. Les participants auront l’occasion de s’amuser et faire de l’exercice en empruntant un sentier de marche de plus de 8 km. Pour ceux qui préfèrent économiser leur énergie, ils pourront faire une randonnée de sleigh ride. Pour refaire le plein d’énergie, quoi de mieux que de se sucrer le bec en dégustant de la tire sur la neige, se réchauffer avec un bouillon fait maison ou tout simplement savourer de la viande fumée. Le tout est offert gratuitement, mais les dons volontaires sont acceptés. Mentionnons que l’ex-joueur de hockey du Canadien de Montréal, Gilbert Delorme, sera présent pour l’occasion. Plus d’une soixantaine de personnes ont participé à la journée l’année dernière. « L’objectif est de créer une ambiance familiale où les gens peuvent échanger et s’amuser », d’exprimer Michel Champigny.
Souper
La journée se clôturera par un souper au Club de golf East Angus. Le propriétaire du Restaurant La Ripaille des Cantons, Serge Roy, offre gratuitement à l’organisme le repas afin de venir en aide à sa façon. Pour se faire, il bénéficiera de la contribution du Marché Poirier qui donne la viande tandis que la famille Jacklin s’occupera du dessert. Cette belle participation fait en sorte que l’organisation bénéficiera de la totalité du montant versé pour le repas. D’ailleurs, 150 billets sont en vente au coût de 20 $ pour les personnes de 13 ans et plus et de 10 $ pour les enfants de 6 à 12 ans. Le souper est gratuit pour les moins de 6 ans. Pour réserver les billets, il suffit de joindre Michel au 819 943-2528 ou Shawn au 819 679-2147.
Mentionnons que la Journée présentée par Desjardins, Caisse du Haut-Saint-François, marque la première de quatre activités à se dérouler au cours de l’année. La mission est de venir en aide, par le truchement de la Fondation Christian Vachon, aux élèves de familles défavorisées que ce soit pour l’achat de matériel scolaire, les sorties scolaires, l’habillement ou le service de boîte à lunch. Un enfant qui bénéficie de ces quatre services peut lui voir allouer un montant de 750 $, d’expliquer M. Champigny. La Journée Natalie Champigny a amassé 102 000 $ l’année dernière et on souhaiterait augmenter la cagnotte au cours de 2023. Depuis sa création en 2011, ce n’est pas moins de 350 000 $ qui ont été versés pour venir en aide aux enfants dans 16 écoles, principalement dans le Haut-Saint-François. M. Champigny mentionne que près de 90 000 $ sont alloués pour la présente année scolaire « et elle n’est pas terminée ». Les familles peuvent faire des demandes en tout temps, il suffit de se rendre sur le site de la Fondation Christian Vachon.
M. Champigny se réjouit de la participation et de la générosité des quelque 140 commanditaires. Il aimerait développer des ententes triennales avec les participants majeurs afin d’assurer une certaine stabilité à la cause. « On a créé d’excellents liens avec nos partenaires. » Le frère de la regrettée Natalie souhaite que l’aide apportée « permettre de soutenir l’avenir des jeunes. » Pour l’instant, il semble que l’aide suffise à la demande. Cependant, M. Champigny mentionne que sa plus grande crainte est que des familles ne puissent faire de demande faute de savoir que cette ressource existe. « Je ne veux pas qu’il y ait des oubliés. J’aimerais qu’on ait des yeux dans les écoles si des enfants ont des besoins. » Faisant référence à sa sœur, M. Champigny mentionne que « son départ est d’une tristesse, mais la richesse qu’on est en train d’apporter, jamais elle n’aurait pensé qu’on aurait rempli la mission qu’elle nous a confiée. Elle serait fière de voir les gens ralliés à l’objectif. » Les prochaines activités seront le Grand McDon, le tournoi de golf et le Relais Desjardins du lac Memphrémagog.

Gilles Denis Foret

La forêt, un havre de paix pour Gilles Denis

Gilles Denis est en voie d’aménager un sentier dans son boisé qui sera parsemé de sculptures.

La majorité des personnes ont une occupation quelconque qui permet de faire le vide, se changer les idées. Pour l’homme d’affaires Gilles Denis, de Cookshire-Eaton, se promener dans son boisé lui apporte toute la quiétude nécessaire. Les effets apaisants et bénéfiques sont encore plus forts, dit-il, lorsqu’il est accompagné de ses petits-enfants.
Domicilié en plein centre-ville de Cookshire, M. Denis a fait l’acquisition, il y a maintenant trois ans, d’un terrain de 47 acres dont 25 sont en forêt et 22 en prairie, à la sortie du secteur urbain. « Je suis en train de réaliser un rêve tardif. J’ai hésité, juste pour savoir si j’étais trop vieux pour réaliser un autre rêve et l’avenir nous le dira. » Amant de la nature et d’art, M. Denis caresse un rêve particulier. « Ce que je trouvais le fun, c’était faire un boisé avec des sentiers pis des sculptures tranquillement. On a fait un sentier, il y a deux ans, mais la maladie m’a rattrapé. Je n’ai pas été marcher bien gros. Mais là, je suis en train de me reprendre, me remettre en forme pour continuer ça. » M. Denis insiste pour dire que son boisé ne servira pas à faire de la production forestière ou de la spéculation. « C’est un beau boisé pour marcher, pour accueillir la nature, les animaux », précise-t-il. Le but est d’utiliser le boisé comme havre de paix.
M. Denis entend faire profiter son boisé aux membres de sa famille. « Mes petits-enfants adorent ça, c’est sûr. C’est grand, ils peuvent aller se promener. Ils cherchent à voir les chevreuils, renards. Pis il y a de petits fruits. » Pour lui, la forêt représente l’oxygène. La forêt est reproductrice d’insectes, de la faune et de la flore. Originaire de Montréal, M. Denis n’hésite pas à dire « pour un urbain comme moi, je suis impressionné par ça. On respire du bon air et on est encore capable de voir les étoiles. Ça permet de décanter et moi, je suis un petit nerveux. »
Le boisé de M. Denis s’étend sur deux kilomètres. « J’ai fait faire ça par des travailleurs forestiers et là je suis capable d’aller me promener là-dedans. » L’homme d’affaires a déjà disposé des sculptures sur son terrain à proximité de la résidence, mais désire en installer à l’intérieur du sentier. Fidèle à lui-même, Gilles Denis aménagera des sculptures fabriquées par des artistes de la région. L’objectif, explique-t-il, est d’encourager les sculpteurs et animer la forêt, pour le plaisir. « Je n’ai rien inventé parce que ça existe à Saint-Venant et dans la Beauce et à Sutton, je pense. Il y a des gens qui se font de petits boisés. »
Travaillant sur sa mise en forme physique, M. Denis avoue avoir hâte de retourner marcher dans son boisé au printemps prochain. Le boisé pour lui est un joyau, « si tu fais attention, les chevreuils veulent avoir de l’eau, de petits fruits pis les petites bibittes autour d’eux autres. Si l’harmonie de la nature est là, c’est formidable. Quand on fait attention à nos prairies et nos forêts, on a des oiseaux, on a des hirondelles qui mangent des quantités innombrables de bibittes. » Pour M. Denis, se promener dans la forêt « ça me permet de m’isoler complètement. De faire le vide. Tu t’en vas là, tu regardes, tu observes tout ce qui se passe. Tu découvres la forêt. Quand tu y vas avec tes petits-enfants, c’est la même chose pour eux, ils sont émerveillés. Je pense que ce côté-là c’est fantastique, l’émerveillement de la nature. » Il ajoute avoir lu des textes sur la forêt. « Il y a des gens autour ici qui font des sentiers et écrivent de petits mots, des fois wow, c’est très inspirant. Je pense que ça vaut bien des antidépresseurs. » L’homme d’affaires insiste sur la nécessité de garder la région verte. « Moi je suis un développeur, mais pas un développeur à tout prix. Je veux développer pour que ça reste vert, agréable et écologique. Faut penser à nos petits-enfants. »

Sylva Plus

Aménagement forestier : Une façon différente d’intervenir avec Groupe Sylva Plus des Sommets

La machinerie de Groupe Sylva Plus des Sommets permet d’effectuer des travaux particuliers et minimiser les dégâts dans la forêt.

Groupe Sylva Plus des Sommets, cette compagnie d’aménagement forestier, se distingue des autres par sa petite machinerie. Elle peut se rendre à des endroits difficilement accessibles. La petite taille de ses équipements permet également de minimiser les dégâts dans la forêt.
Alexandre Lussier, technicien et ingénieur forestier, coordonnateur de l’entreprise regroupée au sein du Groupement Forestier des Cantons inc, stipule « on a une petite machinerie qui se démarque des autres parce qu’on va limiter les dommages au sol. On peut circuler à travers la forêt de façon à ce que nos sentiers ne soient pas apparents et aller à des endroits peu accessibles que les grosses machineries ne peuvent aller comme des dessus de montagnes. »
L’entreprise offre principalement un service de coupe d’arbres manuelle avec des scies à chaîne. « Il n’y a pas de machines hydrauliques qui vont couper les arbres, c’est un bûcheron qui va faire l’abattage manuel et par la suite, le bois va être récolté avec les tracteurs et les chargeuses », d’expliquer M. Lussier. L’entreprise, ajoute le coordonnateur, peut offrir un service clé en main incluant le bûchage et la mise en marché du bois. « On peut faire du déchiquetage. S’il y a du monde qui veut avoir des copeaux de bois dans leur sentier, on peut prendre le bois mort en bordure, le déchiqueter et le mettre dans leur sentier. » Groupe Sylva Plus des Sommets offre également des services-conseils, elle peut faire des sentiers pas trop larges, selon le désir des propriétaires forestiers, la plantation d’arbres que ce soit de gros calibres ou de petits pour le reboisement standard, des chemins forestiers et du martelage. L’entreprise fait également de la stabilisation de berges, notamment de terres qui se font éroder par l’eau au printemps. L’expertise développée est en mesure de répondre aux divers clients. « Ça peut être un propriétaire qui veut faire enlever 5 à 6 arbres sur son terrain, ou un propriétaire forestier qui a une terre de 200 acres, mais il ne veut pas faire entrer de grosses machines parce qu’il a peur qu’on massacre le terrain. Ils vont nous contacter pour faire la job que les grosses machines auraient faite, mais nous, on va la faire de façon différente. On va minimiser la compaction du sol, on va pas faire de gros sentiers déboisés, on va zigzaguer à travers les arbres. »
Groupe Sylva Plus des Sommets compte sur une équipe de six employés, bientôt huit. Elle dispose de quatre tracteurs forestiers avec déchiqueteuse à bois et autant de chargeuses. À titre de coordonnateur technicien et ingénieur forestier, M. Lussier rencontre les clients afin de bien comprendre leurs besoins, expliquer la nature des diverses interventions et de superviser les travaux. Il peut faire des prescriptions sylvicoles, faire des demandes de permis pour l’abattage d’arbres auprès des municipalités ainsi que la supervision des travaux. « Par la suite, s’il y a du bois qui doit être mis en marché, la valeur de ce bois-là va être créditée lors de la facturation du client », d’expliquer le coordonnateur.
Parmi les divers services offerts, l’entreprise est également en mesure de faire de la clôture de perche ou de cèdre pour clarifier des lignes de terrain de propriétés identifiées par un arpenteur.

Brunch des élus

Belle participation au brunch des élus

Nous apercevons l’ensemble des participants qui ont pris la parole au cours du brunch.

Plus d’une cinquantaine de personnes ont participé, dimanche dernier, au brunch annuel des élus qui se déroulait au Club de golf East Angus. L’activité, organisée par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, marquait la première d’une série pour 2023.
Ghislain Brière, président de l’organisme, est fier de la participation des gens en ce début d’année. « J’ai senti un vent de légèreté. Je pense que les gens sont contents que la Chambre soit revenue sur les rails. Je pense qu’on se rend compte que c’était nécessaire. » M. Brière est confiant pour la suite des activités que présentera l’organisme.
Participants
Les députés, fédéral et provincial, ainsi que le préfet, les maires et représentants de 11 municipalités du Haut-Saint-François, ont pris la parole, soulignant leurs bons coups et leurs projets. Marc-Alexandre Fonda, représentant de la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, rappelle les diverses interventions de cette dernière et du gouvernement du Canada dans le comté. Il fait part d’un investissement de 1,4 M$ à travers différents programmes qui touchent le milieu communautaire, le développement économique, l’infrastructure et la jeunesse. Il précise que la santé des lacs relativement envers les plantes aquatiques envahissantes fait partie des préoccupations de Mme Bibeau. M. Fonda souligne l’intervention de la députée comme ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire relativement à l’indemnisation de 1,7 G$ dont 1,2 G$ seront versés aux producteurs de lait sous la gestion de l’offre pour compenser les pertes de marchés relativement à l’Accord Canada-États-Unis-Mexique.
De son côté, le député de Mégantic, François Jacques, était visiblement fier de rappeler la réfection de la route 257. Poursuivant dans la même veine, il fait part des discussions concernant le projet de réfection d’une partie de la route 112, évalué à 50 M$. Au domaine touristique, M. Jacques souligne l’aide gouvernementale de 2,2 M$ apportée pour la réalisation du projet de plus de 4 M$ de chalets flottants à Bury, piloté par Bora Boréal. Il fait part également de l’aide apportée concernant la construction d’une piscine intérieure de la polyvalente Louis-Saint-Laurent à East Angus. M. Jacques rappelle que « les garderies vont ouvrir normalement d’ici la fin 2023 après la construction Johnville, Ascot Corner, East Angus, pratiquement 208 nouvelles places en garderie. »
Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, a rappelé le rôle joué par la MRC avec le Centre local de développement (CLD) pour aider les entreprises à traverser la pandémie. Il souligne l’aide apportée de près de 390 000 $ en soutien financier à 14 entreprises par le programme d’aide d’urgence aux PME (PAUPME) alors que 12 ont eu accès à près de 720 000 $ en soutien financier avec le Fonds local d’investissements (FLI) et le Fonds local de solidarité (FLS). C’est avec une fierté évidente que M. Roy mentionne qu’aucune entreprise manufacturière n’a fermé ses portes au cours de cette période difficile. Le préfet soutient que 2022 a démontré une certaine reprise, notamment dans le secteur commerces et services ainsi qu’au secteur de la transformation alimentaire. Il ajoute que plusieurs défis se pointent à l’horizon et manifeste l’espoir que le milieu avec les divers organismes d’aide et les gens d’affaires seront en mesure de les relever.
La mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, rappelle que sa municipalité est en croissance depuis plusieurs années et que de nombreux projets ont été réalisés, que ce soit la rénovation du Centre Évariste-Dubreuil, anciennement la Caisse Desjardins, l’ajout d’un ascenseur au Centre communautaire Paul-Lessard, l’achat de nouveaux afficheurs de vitesse. Mme Bresse souligne l’obtention du prestigieux prix en environnement Eureka pour l’installation d’un système afin d’augmenter la capacité du traitement des eaux usées. Parmi les projets, figure le prolongement du réseau d’aqueduc à partir du village jusqu’à la route 610. Cela devrait permettre d’accueillir, entre autres, une plus grande variété de commerces, de mentionner la mairesse.
Denis Savage, maire de Bury, signale que l’agriculture et le forestier sont deux secteurs importants pour sa municipalité. Il souligne un important projet touristique concernant la construction d’une douzaine de chalets flottants, réalisée par Bora Boréal. M. Savage rappelle également l’appui de la municipalité envers ses organismes en mettant à leur disposition des bureaux. Il ajoute l’acquisition d’un immeuble dans le but d’y aménager une caserne de pompiers au cours de la présente année.
Claude Leclair, directeur des communications et de la vie communautaire à la Ville de Cookshire-Eaton, souligne les diverses réalisations au cours de la dernière année. À ce chapitre, figure le plan d’action sur la structure administrative de la municipalité avec notamment la refonte du site Web, l’implantation d’un bureau de projets et la mise à jour de la planification stratégique 2013-2023. Le positionnement de la Ville comme alternative de choix pour la région de Sherbrooke demeure une préoccupation. La dynamisation des centres urbains de la municipalité et la finalisation de certains projets de développement comme la station d’épuration quartier Johnville, la mise aux normes d’un bâtiment d’église pour accueillir une garderie temporaire de 46 enfants ainsi que la mise en service d’une caserne incendie dans le quartier Saywerville s’inscrivent sur la lise des réalisations. Divers projets communautaires et touristiques comme la piste cyclable, la surface bétonnée pour trois patinoires, le sentier du barrage Sawyerville figurent dans les cartons. À cela s’ajoutent des projets de développement résidentiel, industriel et commercial sans oublier la volonté de développer 200 hectares autour de l’aéroport par la promotion des volets de la technologie de pointe.
Marjolaine Larocque, conseillère à Dudswell, signale l’importance de l’environnement pour la municipalité du fait qu’elle soit entourée de plans d’eau avec des rivières et lacs. Dans cet esprit, la lutte aux plantes aquatiques envahissantes demeure une préoccupation. L’implantation de six écocentres témoigne également du sérieux qu’apporte la municipalité face à l’environnement. Au niveau des loisirs, l’installation de jeux est prévue. Dudswell prévoit également développer un projet pilote de marché printanier et rénover le centre communautaire
Lyne Boulanger, mairesse de East Angus, soutient que sa municipalité est en pleine effervescence et présente plusieurs attraits que ce soit les sentiers de ski de fond, le parc des Deux Rivières, le sentier illuminé, les jeux, la raquette. « Pour nous, se tenir en forme, c’est important. » Parmi les principales réalisations, la mairesse signale l’aménagement du nouveau garage municipal dans le parc industriel. L’ancien espace sera converti en stationnement pour les commerces de proximité, précise-t-elle. La réfection de l’aréna constitue un projet important. Quant aux aménagements du parc Rive de la Sud, ils devraient se compléter au cours des prochains mois. On envisage également la construction d’un troisième immeuble de l’organisation sans but lucratif Han-Logement de huit appartements pour personnes avec un handicap physique ou intellectuel. Au secteur des loisirs, la mairesse est fière de souligner une entente avec le Canton de Westbury. Mme Boulanger ajoute que la municipalité multiplie les efforts pour aider les entrepreneurs et commerçants par divers programmes. « Depuis plusieurs années, East Angus s’efforce à devenir un lieu de prédilection pour implanter sa famille. La population augmente graduellement, les écoles s’agrandissent et bientôt nous aurons notre CPE, nouvelle construction sur la rue Lafontaine. »
Bertrand Prévost, maire de Hampden, insiste « notre municipalité de 183 habitants a compris depuis longtemps que pour prospérer, il ne faut pas être un petit village Gaulois. Nous avons débuté depuis mon premier mandat à coopérer avec nos voisins dans des projets communs pour faire sortir de l’ombre nos communautés. La résidence des aînés de La Patrie, le parc Walter-Mackenzie de Scotstown, le parc régional de Franceville et bien d’autres exemples. » Présentement, d’ajouter le maire, la municipalité avec ses voisins travaille à mettre sur pied une régie des incendies et un service municipal commun pour la cueillette d’ordures, recyclage et bac brun. »
France Dumont, directrice générale de La Patrie, mentionne « qu’en étant une municipalité dévitalisée, le conseil veut prioriser le maintien des services à la population, attirer de nouvelles familles, améliorer la qualité de vie des gens qu’on a déjà, de leur donner l’opportunité de pratiquer de saines habitudes de vie et de favoriser le développement domiciliaire. » Plusieurs projets dont la réfection de la salle municipale, la conclusion de réfection de l’Abribois, l’acquisition de deux bornes électriques à la halte Éva-Sénécal et un nouveau développement domiciliaire privé font partie des principales réalisations. Pour 2023, on prévoit la mise à niveau du parc de l’Abribois avec la réfection de la patinoire et faire la mise aux normes d’une future rue pour offrir quatre terrains en périmètre urbain.
Parmi les réalisations, le maire du Canton de Lingwick, Robert Gladu, se félicite que sa municipalité avec l’aide de la MRC a réussi à installer quatre radars qui ont permis de réduire la vitesse à l’entrée du village. Il souligne le dynamisme des organismes du milieu qui permet entre autres de tenir le marché public en saison estivale et le Bike Stop auquel 800 motocyclistes ont fait un arrêt à Lingwick l’été passé. Il mentionne divers attraits comme la shed et le pont couvert patrimonial qui devrait être rénové cette année ainsi que l’église Chalmers, présentement en rénovation. Le maire fait part de deux projets de construction, dont un bâtiment pour les aînés.
Maire de Newport depuis un peu plus d’un an, Robert Asselin avoue être en apprentissage. Il mentionne que la municipalité offre un décor paradisiaque, mais que le développement est difficile. Les terres qui seraient disponibles, précise-t-il, appartiennent à des propriétaires demeurant à l’extérieur de la municipalité et préfèrent conserver leur terrain pour la chasse. M. Asselin est d’avis qu’un allégement des lois environnemental faciliterait le développement de sa municipalité.
« Nous, une de nos plus grandes réussites pour 2022 ça été la relance de la coop. On sait qu’une petite municipalité comme nous autres sans un dépanneur, sans un poste d’essence, c’est assez difficile d’exister, en plus qu’à l’intérieur de ça, on avait le bureau de poste. Tout est reparti, mais ce n’est pas terminé », d’exprimer, André Perron, maire de Saint-Isidore-de-Clifton. Au cours de la dernière année, précise-t-il, la municipalité a procédé à la mise à niveau d’une section des conduites d’aqueduc et d’égout. Parmi les projets, la corporation municipale travaille sur la construction d’une nouvelle salle communautaire. Le maire souligne l’agrandissement du Camping Vert portant à une trentaine le nombre de terrains disponibles. La municipalité travaille également sur un projet de logements sur un terrain lui appartenant. M. Perron fait part de la mise en marche d’analyse afin de valider la possibilité d’un projet éolien.
À l’instar de l’ensemble des municipalités du territoire, Mélanie Cyr, conseillère au Canton de Westbury, mentionne l’implication de la municipalité à la démarche MADA-familles amie des aînés. Elle est également heureuse de l’entente intervenue avec sa voisine, East Angus, pour les loisirs. Le parc du développement Godbout est en branle et le marché public a été relancé, d’exprimer Mme Cyr. Des améliorations au niveau des infrastructures au bureau municipal ont été apportées au cours de la dernière année. L’environnement est vraiment au cœur de nos préoccupations, exprime-t-elle et souligne l’importance d’accompagner les gens pour la diffusion d’information que ce soit pour les matières résiduelles, le recyclage, le compost. La conseillère mentionne que la municipalité a effectué une introspection au cours de la dernière année, qui a contribué à plusieurs améliorations par différents projets.
L’ensemble des participants ont semblé avoir apprécié le brunch des élus et plusieurs ont profité de l’occasion pour échanger au terme de la rencontre.

Ose

Défi OSEntreprendre Estrie : Les inscriptions battent leur plein

Nous apercevons les acteurs en développement économique impliqués auprès des entrepreneurs du Haut-Saint-François. À l’avant de gauche à droite, Audrey Beloin, SADC, Sylvie Hamel, SADC, Alexandra Jacquet, Chambre de commerce HSF, Robert Rodrigue, Lancement d’entreprise et Abdelmalek Moungid, Caisse Desjardins. À l’arrière Caroline Dufour, CLD, Mélanie Quirion, CLD et Daniel Bérubé, CLD.

C’est en compagnie de plusieurs entrepreneurs du milieu, réunis dans le cadre d’un 5 à 7 au Resto bar Rive Sud, à East Angus, que l’on a procédé au lancement du volet local de la 25e édition du défi OSEntreprendre Estrie.
Audrey Beloin, conseillère aux entreprises à la SADC du Haut-Saint-François et responsable du secteur entreprise pour l’échelon local, rappelle la mission de l’organisme qui « est d’inspirer le désir d’entreprendre pour continuer à bâtir un Québec, innovant, engagé et prospère. »
Le concours comporte divers volets : Scolaire, Création d’entreprise, Réussite inc. et Faire affaire ensemble. Mme Beloin invite tous les nouveaux entrepreneurs de 18 ans et plus, de tous les secteurs n’ayant pas eu de ventes avant le 1er avril 2022, mais qui prévoient en faire d’ici le 31 décembre 2023, à déposer leur projet d’affaires sur le site Défi OSEntreprendre.
Quant à Réussite inc., il s’adresse aux entreprises qui ont déjà participé au volet Création, qui ont plus de 5 années et qui sont toujours en affaires. Les entrepreneurs intéressés sont invités à déposer leur dossier.
La troisième catégorie, au secteur entreprise, Faire affaire ensemble, invite les entreprises qui ont à cœur l’achat local et faire affaire avec leurs homologues québécois à déposer leur candidature.
Le Défi OSEntreprendre comprend trois échelons : le local, le régional regroupant les neuf MRC de l’Estrie et le national. Les participants du Haut-Saint-François ont fait belle figure l’année dernière. L’entreprise Protéina Innovation a remporté le lauréat régional dans la catégorie Bioalimentaire volet Création d’entreprise alors que la Brasserie rurale 11 Comtés faisait de même dans sa catégorie. D’ailleurs, Emilie Fontaine, copropriétaire de l’entreprise, est ambassadrice pour cette catégorie au niveau régional. Mme Fontaine et toute l’équipe éprouvent une grande fierté de travailler de concert avec des producteurs d’ici. Par son implication, elle veut démontrer par des exemples concrets qu’il est possible, mais surtout profitable, de s’approvisionner localement. Deux autres porte-paroles sont choisis pour cette 25e édition. Il s’agit de Jean-François Bédard, Boutique Glorius, pour le volet Création d’entreprise et de Marc-Olivier Brault, le Refuge des Brasseurs pour le volet Scolaire.
Inscription
Les entrepreneurs désireux de participer à un des volets doivent s’inscrire sur le site du Défi OSEntreprendre au plus tard le 14 mars prochain 16 h. Mentionnons qu’un montant global de 2 000 $ sera réparti parmi les gagnants du volet local. « Ce qui me motive le plus est l’aspect de faire rayonner les initiatives entrepreneuriales », d’exprimer Mme Beloin, qui en est à sa 7e année comme responsable local.

Tournoi Atome Peewee

Tournoi provincial Atome Pee-Wee à East Angus : Prêt pour la 40e édition

Nous apercevons les membres du comité organisateur ainsi que la bière à l’effigie des Sharks.

Après deux ans de relâche forcée, tout le monde est fébrile, joueurs, parents, organisateurs, à l’approche de la 40e édition du tournoi provincial Atome Pee-Wee, qui se déroulera du 6 au 19 février principalement à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus et un peu à l’aréna de Weedon.
« Cette année, les équipes avaient tellement hâte que ça n’a pas été long à combler les inscriptions pour les 48 équipes. L’enthousiasme est là et notre tournoi a une bonne réputation, on passe pour un bon tournoi », d’exprimer Jessika Boislard, présidente du tournoi.
Parmi les 48 équipes inscrites, on en compte quatre, représentant le hockey mineur du Haut-Saint-Fançois, soit deux dans la catégorie M11-A et M11-C et autant dans le M13-A et M13-C. Du nombre de formations participantes, 24 proviennent de l’extérieur que ce soit Saint-Basile-le-Grand, Roussillon, Terrebonne, Mirabel, Mont-Tremblant et autres. « Ces gens-là coucheront en région et mangeront dans le coin, ça va être bon pour l’économie locale », précise la présidente. En raison du grand nombre de matchs à disputer, six se dérouleront à l’aréna de Weedon, c’est-à-dire trois le 11 février de 13 h à 16 h et autant le 18 février de 9 h 30 à 13 h.
Cérémonie
La cérémonie d’ouverture se déroulera le 10 février à compter de 19 h 55, juste avant le match opposant le M13-A aux Cantonniers de Magog. À cette occasion, nous retrouverons sur la glace pour la mise au jeu officielle 12 des anciens présidents d’honneur ainsi que les principaux commanditaires. Une nouveauté cette année, l’entrée sera gratuite. « Le coût est compris dans le prix d’inscription des équipes », d’exprimer Mme Boislard.
Mentionnons que les profits du tournoi variant entre 18 000 $ et 20 000 $ sont investis dans l’Association du hockey mineur et servent notamment à payer des heures de glace et les chandails des équipes. Par ailleurs, les membres de l’Association ont fait preuve d’imagination en faisant faire par la micro-brasserie Les 11 comtés une bière à l’effigie des Sharks. Elle est vendue lors des matchs locaux en saison. En outre, spécialement pour le tournoi, on mettra en vente une bière spéciale marquant la 40e édition.

Bingo

Maison La Cinquième Saison : Le Bingo-média reprend vie dès le 15 février

La Fondation Maison La Cinquième Saison, résidence de soins palliatifs, située à Lac-Mégantic, et qui dessert les MRC du Granit et du Haut-Saint-François, reprend son activité de financement Bingo-média après une pause de 1 an et demi. Désormais, il sera possible de jouer à la télévision pour les clients de Cogeco en syntonisant les ondes de NousTV/Cogeco.
La première partie, bingo carte pleine, se déroulera le 15 février à 19 h sur le canal 111 ou 555. Les cartes sont présentement en vente (3 pour 5 $) au Dépanneur Bury, au IGA Cookshire ainsi qu’à l’Épicerie Scotstown. Les amateurs courent la chance de gagner un prix d’une valeur minimum de 1 000 $ pouvant aller même jusqu’à 5 000 $. Pour le jeu du 15 février, le lot sera de 5 000 $. Le Bingo-média se déroulera toutes les semaines, faisant relâche au cours de la période estivale. Les cartes seront en vente une semaine avant chaque jeu. Les responsables souhaitent être en mesure d’élargir le réseau de ventes de cartes à divers endroits dans le Haut-Saint-François.
L’activité est une importante source de financement. Lors de la dernière édition, la Fondation a récolté près de 150 000 $ pour une période de quatre mois. Une autre activité de financement se déroule à l’automne, un spectacle qui permet d’amasser approximativement 50 000 $. Mentionnons que la Maison La Cinquième Saison a besoin d’amasser 450 000 $ annuellement pour assurer son bon fonctionnement.
La résidence en soins palliatifs accepte les gens de toute maladie en fin de vie de partout en Estrie, mais principalement ceux des MRC du Granit et du Haut-Saint-François, d’exprimer Dominique Bilodeau, directrice générale et superviseure de soins à la Maison La Cinquième Saison.

Primeau

Faire du bénévolat : C’est enrichissant pour tout le monde

Martine Primeau considère que le bénévolat est enrichissant pour tout le monde. On la retrouve devant un certificat témoignant de son implication de comédienne dans le court métrage traitant de la maltraitance aux aînés L’automne où le bonheur sombra.

« Moi, j’aime être occupée. Je suis bien dans l’action. Le bénévolat, je trouve ça trop enrichissant pour arrêter. » C’est pour cette raison que Martine Primeau, du secteur Saint-Gérard, à Weedon, est impliquée dans quatre organismes et y consacre en moyenne une vingtaine d’heures par semaine.
Membre du conseil d’administration du Centre culturel de Weedon, du Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François, secrétaire pour Les Rayons de chaleur, membre du comité du Centre communautaire de Saint-Gérard et présidente de l’Âge d’or de Saint-Gérard sont les regroupements qui demandent en moyenne une bonne partie de son temps. Cela est sans compter les à côtés, comme participer au comité de lecture pour la pièce de la troupe de théâtre amateur Oh La La de Weedon et autres. « Quand je fais une vingtaine d’heures de bénévolat, c’est une petite semaine », lance-t-elle en riant.
« Quand on commence à faire du bénévolat, c’est tout le temps la même chose, on s’implique, on se dit : on va garder une ou deux causes, pis là, on a des demandes et on dit oui. Cette année, même mon conjoint et moi, il a fallu qu’on fasse un choix. Comme les loisirs de St-Gérard, il a fallu les laisser tomber pour 2023. Parce que vraiment ça n’avait plus de sens. Quand tu es retraitée et que tu as hâte aux vacances de Noël, c’est qu’il y a quelque chose qui ne marche pas. Moi, j’ai eu des semaines avant les Fêtes que c’était des 30 heures semaine de bénévolat.  C’est sûr que ce n’est pas facile d’en laisser, on a fait des choix déchirants un petit peu. Les loisirs à Saint-Gérard, ça faisait huit ans qu’on s’en occupait », d’exprimer Mme Primeau avec regret.
Tous deux retraités, le couple s’implique bénévolement depuis leur arrivée de Montréal, il y a maintenant 11 ans. M. Bergeron est également conseiller municipal de Weedon.
Ce couple montréalais s’est retrouvé par hasard à Saint-Gérard. Ils y ont trouvé leur maison de rêve. Selon Mme Primeau, il n’y a rien de tel que le bénévolat pour se former un cercle de vie sociale. Elle mentionne avoir participé, elle et son conjoint, lors de leur arrivée, à un repas organisé par l’association Weedon accueille, auquel participaient les personnes impliquées au niveau du bénévolat et d’autres expliquant ce qu’on retrouvait comme services et organismes au sein de la municipalité.
Mme Primeau dit avoir a fait ses premiers pas en bénévolat en répondant à une demande de Thérèse Lavertu qui cherchait, à l’époque, une secrétaire pour la Société d’Histoire. « C’est elle, qui m’a donné le goût. J’ai commencé de faire du bénévolat pour elle et j’ai trouvé ça tellement agréable de côtoyer des gens qui t’amènent à fréquenter d’autres comités et à un moment donné, ça devient des amis. Ici, tu entres dans un comité, tu travailles bénévolement pour que quelque chose réussisse. Ça, je trouvais ça super bien, c’est comme ça que mon conjoint et moi, on a commencé à s’impliquer. Ça fait une vie sociale qui est tellement agréable. C’est sûr qu’au début, on nous appelait un peu les étranges parce qu’on venait de la grande ville. Vu qu’on faisait du bénévolat, les gens nous ont acceptés hyper rapidement et on s’est impliqué hyper rapidement aussi. On s’est fait des amis, pis là un ami nous disait : moi, je suis dans tel comité, il nous manque une personne. Viendrais-tu nous aider ? Quand tu viens de Montréal, tu peux tomber dans la rue et ils peuvent passer par-dessus toi. On retrouve ici le côté humain. Tu parles toujours à quelqu’un. La vie communautaire ici fait que tu es toujours à jaser avec quelqu’un. »
L’implication de Mme Primeau est multiple, en participant au sein de divers organismes, elle a repeint des salles comme le Centre culturel et la salle communautaire de Saint-Gérard. Elle participe à faire des repas pour les dîners organisés par les Rayons de chaleur, travailler à préparer la programmation de spectacles pour le Centre culturel, organiser des activités pour l’Âge d’or et bien d’autres.
« Moi, ce que j’aime du bénévolat, c’est ma satisfaction ! Si on fait un bingo, il y a des dames qui sont un peu dans la solitude et qui viennent nous dire qu’elles ont passé un bel après-midi, qui ont pris un café, ont jasé. Ça l’air cliché de dire ça, mais moi, c’est mon salaire. Quant on fait des repas, on ne fait pas juste un repas, on décore, on s’arrange que ce soit agréable, que les gens aient le goût de revenir. Je trouve ça bien le fun. » Pour Mme Primeau, il n’y a pas juste le sentiment de faire du bien, mais de collaborer avec les bénévoles. « Ce sont des gens extraordinaires qui travaillent dans le même sens que toi. Ils veulent que ça réussisse, que ça fonctionne. Je trouve ça super le fun d’avoir cet échange avec ces gens-là, de ramer dans le même sens. Ça aussi, c’est extrêmement enrichissant pour moi. »

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