Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
Musique aux sommet

Musique aux Sommets : Chartierville se prépare à accueillir la visite

Marie Denise Pelletier, Joe Bocan et Marie Carmen présenteront le spectacle principal Pour une histoire d’un soir.

Après avoir présenté une édition modifiée, l’année dernière, les organisateurs du festival Musique aux Sommets présenteront du 19 au 21 août la cinquième édition dans sa forme intégrale. Spectacles, parade, village allemand avec artisans et autres seront au rendez-vous.
Le volet spectacle s’amorcera le vendredi soir avec l’Orchestre du Septième Art. Suivra le lendemain Pour une histoire d’un soir  mettant en vedette les artistes Joe Bocan, Marie Carmen et Marie Denise Pelletier. Le dimanche fera place à une démonstration et initiation à la danse country par les Winslow Dancers.
Tout au long de la fin de semaine se dérouleront différentes activités comme la parade de chars allégoriques, le samedi, avec possiblement des amuseurs de rues. Il y aura également la participation d’une fermette pour les enfants et un petit train qui circulera dans la municipalité. Le village allemand, avec plusieurs artisans, reviendra pour l’édition 2022. Les visiteurs auront aussi l’occasion de visiter le musée Côté, circuler dans le sentier de la mine d’or, confronter la loi de la physique à la côte magnétique et même faire une partie de mini-putt.

Cours de golf east angus

Club de golf East Angus : On reprend les cours de golf

Les responsables du Club de golf East Angus travaillent à mettre à niveau le terrain de golf dont les trappes de sable.

Après un an de relâche, le Club de golf East Angus offrira à nouveau pour une période déterminée des cours de golf pour les enfants, adolescents et adultes au cours du mois de juillet.
Dès le 6 juillet, les jeunes âgés de 8 à 16 ans auront l’opportunité de se familiariser avec ce sport gratuitement. Quatre moniteurs seront sur place pour accueillir les participants dans le cadre d’ateliers qui se dérouleront à 9 h, 10 h et 11 h. Les autres cours seront offerts les 11, 18 et 25 juillet. Cette fois, ce sera l’ancien professionnel Yves Mandeville qui donnera les formations. Les cours s’adresseront aux jeunes en avant-midi et pour les adultes à compter de 13 h et 14 h. Des frais de 5 $ pour le cours et 5 $ pour le panier de balles seront imposés pour les jeunes. Les adultes devront débourser un montant de 10 $ pour la formation et autant pour le panier de balles. M. Mandeville, qui a œuvré à titre de professionnel au club local, a manifesté sa joie de voir ses anciens et nouveaux membres, d’exprimer Marc Reid, directeur général du club. Pour ce dernier, il est important d’offrir des cours aux jeunes puisqu’ils représentent la relève. Il ajoute que les adultes demandent également des cours. « L’an prochain, on va essayer de s’y prendre plus tôt », complète-t-il.
Mise à niveau
La nouvelle direction du club de golf s’applique depuis le début de la saison à effectuer la mise à niveau du terrain. Les chemins pour les karts sont pratiquement tous refaits. On s’attaque présentement aux trappes de sable et à certains départs. M. Reid mentionne que la présente saison en est une de mise à niveau en marge de la prochaine. Malgré les caprices de dame Nature, les responsables sont satisfaits du début de saison, même qu’on enregistre 35 inscriptions de membres de plus que l’année dernière.
Les personnes intéressées à en savoir davantage ou pour s’inscrire peuvent communiquer avec le club en composant le 819 832-3643.

Journée Golf Champigny

Au profit de la Journée Natalie Champigny : Le tournoi de golf du Pub Central affiche complet

Nous retrouvons des participants de l’édition 2021. De gauche à droite, Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, Marc Dion, propriétaire du Pub Central, Lyne Boulanger, mairesse de East Angus, et Michel Champigny.

Le tournoi de golf du Pub Central Buff open dont les profits sont versés à la Journée Natalie Champigny affiche complet. Un total de 144 golfeurs foulera le parcours du Club de golf East Angus le 22 juillet prochain. Déjà, les organisateurs prévoient amasser plus de 10 000 $ pour l’activité.
Marc Dion, propriétaire du Pub Central, et Michel Champigny, frère de la regrettée Natalie, sont plus que satisfaits de la réponse des amateurs de golf. Des personnalités du hockey professionnel sont attendues pour l’occasion comme Normand Léveillé, ex-membre des Bruins de Boston et le gardien de but, Stéphane Fiset. « Le tournoi de golf est le lieu idéal pour échanger avec les gens », de préciser M. Champigny.
Rappelons que la Journée Natalie Champigny avec l’activité plein air et sa participation au Grand McDon amasse des sous pour venir en aide aux élèves dans le besoin fréquentant les écoles du Haut-Saint-François et certaines en périphérie. M. Champigny mentionne que l’organisation doit répondre pour la rentrée scolaire de septembre prochain à 108 demandes d’aide représentant un montant de 74 150 $. Présentement, les responsables ont amassé près de 60 000 $ et ont bon espoir d’atteindre l’objectif, voire même le dépasser. Avec l’aide de certains commanditaires comme Desjardins et autres, M. Champigny est confiant de franchir le cap des 80 000 $. « Un jour, on va peut-être atteindre le 100 000 $. Pour nous, c’est une aide importante pour nos jeunes. Il y en a une en haut qui doit être fière », d’exprimer le frère de la regrettée Natalie.

Nerprun

Lutte au nerprun bourdaine à Cookshire-Eaton : La municipalité autorise une coupe de récupération de peuplement naturel

Le bois récolté sera vendu en usine de sciage.

La municipalité de Cookshire-Eaton a confié le mandat au Groupement forestier des Cantons d’entreprendre une coupe de récupération de peuplement naturel dans le secteur de l’étang Cloutier, afin d’endiguer le nerprun bourdaine, cette plante exotique envahissante.
La présence de cette plante très menaçante pour la végétation était déjà connue de la municipalité et faisait l’objet d’un suivi par l’organisme. Ce dernier a proposé un plan d’aménagement détaillé du site auquel la municipalité a donné son approbation.
La plante affecte la biodiversité de la flore et de la faune, « nous, la Ville, on s’est fié à l’avis des experts de l’aménagement quant à la méthode de travail pour voir l’éradication de cette plante qui est très menaçante pour les plantes indigènes », d’exprimer Claude Leclair, directeur des communications à la Ville de Cookshire-Eaton.
Cette plante venue d’Asie entrave le recrutement et la croissance des essences forestières indigènes. L’espèce a la capacité d’occuper un large éventail de types de sols et de milieux, tel que les zones humides, non inondées, les rives, les plaines ou les sols sablonneux. Le nerprun bourdaine est envahissant en raison de sa production abondante de graines tôt dans son développement, de même qu’en raison de son établissement et de sa croissance rapides. De plus, sa capacité à adapter sa structure selon le milieu lui permet d’optimiser la captation de la lumière disponible en adoptant une forme arborescente en sous-étage et une forme arbustive dans les ouvertures. En fait, le nerprun bourdaine compétitionne pour la lumière avec les espèces indigènes. Il peut atteindre jusqu’à 7 mètres de hauteur. La plante prend littéralement possession du couvert forestier et en raison de sa densité, étouffe les plantes indigènes.
Travaux
Jean Tremblay, technologue forestier pour le Groupement forestier des Cantons, explique que la nature de l’intervention vise d’abord à récolter le peuplement devenu à maturité et en perte de rendement depuis plusieurs années. À cela s’ajoutent l’éradication du nerprun et la préparation du terrain pour faire du reboisement en 2023, notamment avec du pin rouge et de l’épinette blanche.
La préparation du terrain consiste à couper tous les arbres sauf les feuillus, les pins et les cèdres. Tous les résineux, épinettes blanches, épinettes de Norvège seront récoltés puisqu’ils sont à maturité, d’expliquer M. Tremblay. La coupe sera suivie d’une préparation de terrain et de reboisement. L’intervenant ne se fait pas d’illusion quant à l’endiguement complet de cette plante. Il explique la particularité du système racinaire de celle-ci, faisant en sorte qu’il est très difficile de l’arracher au complet. « S’il reste la moindre petite racine, c’est sûr que ça redécolle. On ne s’en sauvera pas de refaire deux ou trois entretiens dans les années futures de la plantation si on veut la rendre à terme. » La préparation du terrain comprend également la récupération des déchets de coupes. Les travaux de coupes, en cours, devaient s’étaler sur une période de deux semaines suivies de 5 à 6 jours pour la préparation du terrain, donc le tout devrait être complété vers la mi-juillet. L’intervention se fait sur une superficie approximative de 6,5 hectares. Les travaux comprennent également une coupe d’éclaircie. Jean Tremblay mentionne que des mesures d’atténuation et des bandes de protection sont prévues notamment autour de l’étang Cloutier.
Le technologue forestier précise que le bois récolté sera transporté vers les usines pour la vente. Selon les ententes, explique-t-il, un droit de coupe sera versé à la municipalité qui devrait en partie servir à défrayer les coûts supplémentaires reliés à la préparation du terrain et au reboisement. Selon l’intervenant, il s’agit d’un chantier de taille moyenne qui va générer 1650 m3 de bois apparent. Ce dernier ajoute qu’il s’agit tout de même de bois de bonne qualité. Il souligne que l’intervention était nécessaire puisque les arbres étaient à maturité. Les travaux n’endigueront pas complètement le fléau que représente le nerprun bourdaine, mais devraient permettre à tout le moins de le contrôler dans ce secteur avec des interventions ponctuelles selon le besoin.

Touristique

Lancement de la saison touristique dans le Haut : On attend la visite

Nous apercevons quelques outils promotionnels disponibles dans les bureaux d’informations touristiques du territoire ou à la SADC du Haut-Saint-François.

C’est dans l’enthousiasme des retrouvailles, après deux ans, que Tourisme Haut-Saint-François a procédé, la semaine dernière, au lancement de la nouvelle saison et de son guide des attraits touristiques du Haut-Saint-François.
Isabelle Couture, directrice du développement local et des communications à la SADC du Haut-Saint-François et responsable du comité tourisme, mentionne qu’il est difficile de prévoir l’achalandage, mais demeure confiante. « Je pense que les gens vont être de retour. Les signes qu’on a pour l’instant, c’est qu’on devrait avoir pas mal de monde cet été quand même. Ça va être un bel été. » Plusieurs propriétaires d’entreprises et représentants du monde touristique ont pris la parole lors du lancement de la saison pour présenter les services offerts ainsi que les attraits de leur secteur. Ces derniers fondent de grands espoirs pour la saison qui s’amorce et attendent les visiteurs les bras grands ouverts.
Le comité tourisme du Haut-Saint-François met le paquet pour attirer les visiteurs. Campagne radio, cartes du genre napperon indiquant les randonnées à faire sur le territoire et du circuit des sheds panoramiques sans oublier le nouveau guide des attraits touristiques du Haut-Saint-François contribueront à faire saliver les visiteurs désireux de faire de belles découvertes.
Le nouveau guide abondamment illustré, comprenant 200 attraits et entreprises touristiques, est fort invitant. Chaque municipalité y est représentée avec ses attraits, événements, activités plein air, culturel et autres sans oublier les restaurants et hébergements. Pour simplifier les recherches, on a également regroupé les hébergements de l’ensemble du territoire avec les pictogrammes appropriés. Le volet culturel y est représenté, que ce soit pour les boutiques d’artisans et antiquaires, les galeries d’art et ateliers d’artistes, le musée et centre d’interprétation ainsi que le circuit et balado. L’agrotourisme trouve sa place que ce soit par l’autocueillette, les érablières, les fermes agrotouristiques, les marchés publics, microbrasserie, charcuterie, fromagerie, les jardins à visiter et les kiosques de vente à la ferme. Évidemment, on ne peut visiter le Haut-Saint-François sans parler de plein air, qui est avantageusement présenté que ce soit par la route panoramique, les parcs multifonctionnels comme le Marécage-des-Scots, les terrains de golf, les sentiers de randonnée, les centres de plein air, les parcs et autres. Les restos englobant le bistro-café, les cantines et les restaurants de cuisine du monde, restaurant d’été et rapide sans oublier le restaurant familial et brasserie contribueront à ouvrir l’appétit des visiteurs.
Bien entendu, le circuit des sheds panoramiques couvrant l’ensemble des municipalités du territoire est un incontournable et mérite à lui seul le déplacement.
La saison touristique fera découvrir aux visiteurs plusieurs nouveautés, dont les sentiers de gravel bike. Les sept sentiers seront accessibles au cours des prochains jours. Il est possible de consulter le site Web de Tourisme Haut-Saint-François. D’ailleurs, toutes les informations touristiques sont accessibles sur ce site. Quant aux outils promotionnels (dépliants, cartes format napperon et guides des attraits), ils sont disponibles dans les divers bureaux d’accueil touristique ou à la SADC du Haut-Saint-François.

Aeroport de sherbrooke

Rapport sévère sur l’aéroport de Sherbrooke : Peu d’impact sur les projets à venir estime le préfet

La vérificatrice générale de la Ville de Sherbrooke, Andrée Cossette, a déposé un rapport accablant concernant la gestion de l’aéroport de Sherbrooke. Elle propose 26 recommandations pour corriger les lacunes.

Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François et membre du conseil d’administration de la Corporation de développement de l’aéroport de Sherbrooke (CDAS), situé sur le territoire de Cookshire-Eaton, ne croit pas que le rapport de la vérificatrice générale de la Ville de Sherbrooke, identifiant plusieurs lacunes quant à la gestion de l’organisme, cause préjudice sur les divers projets en cours.
Reconnaissant le travail effectué par la vérificatrice, Andrée Cossette, M. Roy précise que cela « ne signifie pas la fin de l’aéroport. Pour les autres projets, ça va continuer », insiste-t-il.
Rappelons que la vérificatrice générale a récemment déposé son rapport, qualifié d’accablant par la mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, et rapporté dans le quotidien régional La Tribune. Le rapport soulève plusieurs lacunes entre autres, l’absence de planification stratégique, la composition du conseil d’administration, des mécanismes de contrôle insuffisant et des données financières dépassées notamment dans le projet de desserte commerciale. La vérificatrice suggère 26 recommandations en lien avec les problématiques identifiées.
M. Roy n’était pas en mesure de commenter le rapport au moment de l’appel téléphonique précisant qu’il était en voie d’en faire la lecture. « Elle (vérificatrice) a fait une présentation; à savoir si je suis tout en accord, c’est autre chose. Je vais lire le rapport pour bien comprendre et après je vais en discuter avec les gens (membres du conseil d’administration). »
M. Roy mentionne retrouver des éléments importants à l’intérieur du rapport et souhaite prendre le temps de bien les analyser. Il avoue être surpris de la teneur du document sur certains aspects, mais veut prendre le temps d’approfondir sa réflexion et compréhension. Le préfet souhaite que le contenu du rapport soit discuté en conseil d’administration.
M. Roy voit d’un bon œil que Mme Beaudin siège au sein de la CDAS.

DCI

Démarche de concertations intégrées (DCI) : Le mouvement est en marche

Le coordonnateur de la Démarche de concertations intégrées (DCI) du Haut-Saint-François, Samuel Dupuis, s’adresse aux représentants des différents organismes du territoire.

La démarche de concertations intégrées (DCI) visant à augmenter l’impact social des actions collectives dans le Haut-Saint-François semble bien amorcée et les intervenants des diverses concertations s’apprêtent à passer à l’action.
Ils étaient plusieurs représentants d’organismes du territoire et même de la région estrienne à participer récemment à une rencontre visant à faire le point sur l’évolution de la démarche auquel chacun apporte sa contribution sous forme de concertation.
Le rôle de la DCI, d’expliquer Samuel Dupuis, agent de développement et coordonnateur de la démarche, est d’intervenir sur plusieurs tableaux, dont celui d’augmenter l’interconnexion entre les acteurs et actrices du Haut-Saint-François. L’objectif, poursuit-il, est d’apporter un appui pour que tout le monde puisse travailler ensemble et augmenter l’efficacité des interventions. L’action s’articule autour des trois enjeux parapluies comme la jeunesse, les services de proximité ainsi que l’isolement et l’exclusion sociale. Rappelons que plusieurs thèmes se retrouvent sous chaque parapluie, que ce soit le logement, le transport, l’alimentation, les services de garde, le décrochage scolaire, les relations intimes pour les jeunes, la maltraitance des personnes aînées, le racisme, le sexisme et autres.
La DCI bénéficie d’une aide financière de la Fondation Lucie et André Chagnon de 810 000 $ sur trois ans. De ce montant, 430 000 $ serviront à financer les coordinations des différentes concertations au cours de ces années. Quatre concertations bénéficient déjà de l’aide financière pour supporter des coordinations au sein de leur groupe. Un montant global de 92 542 $ a été consacré à cet effet. La DCI dispose également d’une enveloppe de 90 000 $ qui pourra être utilisée comme effet levier pour propulser des projets multisectoriels.
Plusieurs coordonnateurs et coordonnatrices des diverses concertations ont profité de l’occasion pour présenter l’évolution de leurs discussions et les projets en voie de développement. Les responsables de la DCI ont poussé l’exercice plus loin en formant divers groupes qui ont eu à réfléchir sur différentes thématiques en atelier de travail. L’objectif, d’expliquer M. Dupuis, est de donner l’opportunité à l’ensemble des acteurs en développement social sur le territoire, de travailler ensemble.  « On voulait amener les participants à mieux cerner les perceptions des partenaires et comprendre les besoins et capacités des acteurs en développement social sur le territoire », explique-t-il. Au terme de la rencontre, les représentants de chaque atelier présentaient le contenu de leurs discussions. Les informations recueillies serviront à réorienter la suite du travail de la DCI, de compléter M. Dupuis.

Eric Mageau

Le maire d’Ascot Corner, Éric Mageau, démissionne : L’ex-mairesse, Nathalie Bresse, parmi les candidats intéressés

Le maire d’Ascot Corner, Éric Mageau, a remis sa démission le 25 mai dernier.

Coup de théâtre à Ascot Corner. À peine six mois après son élection, le maire d’Ascot Corner, Éric Mageau, a remis sa démission le 25 mai dernier. Il explique son départ au fait d’avoir mal évalué la conciliation entre son travail professionnel et celui de maire. Les citoyens devront donc retourner aux urnes le 11 septembre prochain si nécessaire.
« Il a fallu que je fasse un choix. Le job de maire, c’est une erreur de ma part. J’avais pensé être capable de sortir l’ouvrage que le maire a à faire avec mon job principal. Mais je rentrais trop en conflit. Je suis directeur de territoire pour Strongco, c’était beaucoup trop. Je pensais être capable de faire une vingtaine d’heures par semaine à la municipalité, mais c’est un job à temps plein. »
Pourtant, M Mageau comptait deux mandats d’expérience comme conseiller et devait avoir une petite idée de la tâche qui incombe au maire. Il mentionne avoir songé à refaire des comités afin de se libérer un peu ainsi que le directeur général. L’ex-maire ajoute que les réunions de comité à la MRC étaient, fréquemment de jour, et posaient problème avec ses disponibilités.
M. Mageau ne cache pas qu’il est arrivé au poste de maire avec une vision et que cela ne faisait pas l’affaire de tous, mais insiste pour dire que la principale raison de son départ est l’incompatibilité de l’horaire au niveau professionnel.
En se retirant, M. Mageau mentionne que la vie politique est terminée pour lui. « J’ai donné. J’ai fait huit ans et demi. J’aurais aimé finir mon mandat de maire, mais c’était trop exigeant. Ce n’est pas comme ça qu’on veut partir. J’aurais aimé être capable d’aller au bout de ça, mais ça devenait trop compliqué pour moi. »
Élections
L’ex-mairesse, Nathalie Bresse, qui avait démissionné de son poste pour se présenter candidate du Bloc Québécois lors des dernières élections fédérales, a la ferme intention de se présenter à nouveau au poste de mairesse de la municipalité. Elle entend déposer son bulletin dès l’ouverture des mises en candidature le 29 juillet. « Le 29 juillet au matin, je vais être là pour déposer ma candidature. J’ai toujours fait ça à chaque élection. J’essaie d’être la première à déposer, comme ça, j’ai comme pas l’impression de déposer ma candidature contre quelqu’un. »
Mme Bresse mentionne avoir toujours le goût de la politique. Consciente que le poste de maire demande beaucoup de temps, elle entend réduire ses heures de travail à son salon de coiffure afin de se donner de la disponibilité. Dans l’hypothèse d’une réélection, l’ex-mairesse croit qu’elle n’aura pas de difficulté à faire équipe avec les élus, mentionnant connaître les quatre femmes conseillères. « Les hommes, je les connais un peu moins, mais je pense que c’est une belle équipe.» Si elle devait être élue, l’ex-mairesse croit que la transition devrait se faire assez rapidement. « Je suis quand même les dossiers autant à la MRC qu’à Ascot Corner. Je me garde encore au courant », confie-t-elle.
D’autre part, le candidat défait à la mairie lors de la dernière élection municipale, Jacques de Léséleuc, admet être en phase de réflexion. « Je n’ai pas pris de décision, mais j’y songe sérieusement, mais tout va dépendre qui va se présenter, etc. » Lors de la dernière élection, l’ex-maire de Hatley avait obtenu 16,98 % des votes, soit 117 bulletins en sa faveur.
Mentionnons que la période des mises en candidature est du 29 juillet au 12 août. S’il devait avoir la tenue d’élection, elle se déroulera le 11 septembre.

film

Lancement du court-métrage sur la maltraitance aux aînés : Une réalité et des solutions

Nous apercevons une partie de l’équipe de bénévoles ainsi que Sébastien Croteau et France Lebrun réunis sur la scène au terme de la présentation du film.

C’est devant une salle presque pleine, au Centre culturel de Weedon, que le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François a récemment procédé au lancement du court-métrage L’automne où le bonheur sombra, traitant de la maltraitance envers les aînés.
L’œuvre réalisée par Sébastien Croteau, des Productions de L’inconnu dans le noir, s’appuie sur la participation de plusieurs aînés qui ont mis bénévolement de leur temps et leur cœur à produire le court-métrage. L’objectif, d’expliquer France Lebrun, directrice générale du CAB, est de sensibiliser les aînés, mais également les personnes gravitant autour de ces derniers. « Les gens ne se rendent pas toujours compte que peut-être leurs gestes vont au-delà de ce que veut la personne. On y présente les différents types de violences, mais également les alternatives et pistes de solution » pour contrer ce phénomène malheureusement trop répandu.
Louisette Gosselin, assistante à la réalisation, en plus d’occuper plusieurs autres postes dont celui de diriger les acteurs, mentionne que l’objectif était de rendre le film simple et réaliste. « On ne voulait pas que ce soit un psychodrame. Notre objectif était de sensibiliser la population en général à la situation existante de maltraitance envers les aînés. On met en vedette des aînés, tous bénévoles sans formation. En même temps, on brise l’isolement, on donne la chance à des gens d’expérimenter de nouvelles choses. » Mme Gosselin, ex-présidente et directrice générale du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, a puisé à même son expérience dans le domaine de la santé pour contribuer au scénario. « On voulait qu’il y ait des messages qui passent, la maltraitance, ça peut arriver à n’importe qui, n’importe quand, mais il y a des services. Il faut les reconnaître qu’on est peut être en situation de vulnérabilité et d’exploitation et il faut accepter de l’aide. L’autre message qu’on voulait lancer, c’est qu’il y a de l’espoir, on peut en sortir. Les messages ont été passés », précise-t-elle.
Mme Lebrun a bien l’intention de se servir du film pour entreprendre dès l’automne prochain une tournée de sensibilisation auprès des différentes clientèles. « On prévoit, dès l’automne, aller dans des municipalités, voir des groupes d’aînés pour diffuser le film et avoir des échanges avec eux et sensibiliser la violence faite aux aînés, sensibiliser les gens à la bientraitance. »
Réactions
Au terme de la projection, Robert Lebeau, de Dudswell, mentionne que « c’est une belle façon de nous sensibiliser, une fois de plus, au problème de la maltraitance. C’est sûr qu’on en entend parler, mais je trouve que ce n’est jamais assez. Pour des amateurs, j’ai trouvé que le film avait été bien réalisé, de belles prises de vue et les acteurs ont été bien dirigés. » M. Lebeau avouait ne pas avoir appris de nouveaux éléments tout en ajoutant que « c’est toujours bon de se le faire rappeler. » Pour Nicole Morel, Raynald Breton, Claire et Léopold Fillion, de Dudswell, le film reflète bien la réalité et « très réaliste. On voit que c’est une question d’argent », d’exprimer M. Fillion. Pour Mme Fillion, le film démontre « qu’il faut être attentif envers nos voisins. » Ces personnes ont bien apprécié le court-métrage et elles ont bien l’intention de le recommander auprès de leur entourage le moment venu.
Mentionnons que le film relate l’histoire d’une dame aînée autonome qui se blesse lors d’une vilaine chute. Une membre de sa famille (cousine) avec son conjoint lui offre de l’aide. De façon progressive, le couple abuse financièrement de la dame en plus de lui imposer des sévices physiques. La dame a tendance à s’isoler. Heureusement, elle reçoit de l’aide et découvre qu’il existe des moyens de se défaire de cette emprise. Ce qu’elle fait avec succès.
La réalisation du film a été rendue possible grâce à l’initiative du CAB qui a déposé une demande d’aide dans le cadre du programme Nouveaux Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada. Fort de ce premier succès, l’organisme est en voie de produire, toujours avec la contribution de Sébastien Croteau, des Productions de L’inconnu dans le noir, un documentaire. Sans trop en dévoiler le contenu, Mme Lebrun mentionne que le film traitera des abus intergénérationnels et autres, sous toutes sortes de formes. Si tout va bien, le produit pourrait être disponible vers la fin de l’automne prochain ou au printemps 2023.

Gravel Bike

Projet de vélo de montagne à Chartierville : Le sentier pourrait être accessible à l’été 2023

Si tout va bien, le sentier de vélo de montagne à Chartierville pourrait être complété vers le milieu de l’été 2023.

Le sentier de vélo de montagne à Chartierville, un projet approximatif de 160 000 $ subventionné à 80 % par le palier provincial et comprenant une piste de 6 à 7 kilomètres sur les terres publiques dans le secteur du mont d’Urban et accessible par Chartierville au bout du rang St-Paul, va bon train. Si tout va bien, la piste pourrait être accessible à l’été 2023.
Jean Bellehumeur, membre du comité de bénévoles, mentionne que la totalité de la subvention demandée soit quelque 128 400 $ a déjà été versée. Les responsables se préparent donc à lancer les appels d’offres, si ce n’est déjà fait. Le sentier de type intermédiaire prévoit 7 kilomètres dont 3 à la montée et 4 km à la descente avec une section plus facile, en bas de pente. M. Bellehumeur précise que la montagne représentera le deuxième plus haut dénivelé au Québec.
Calendrier
Le porte-parole du comité mentionne que l’engouement du vélo de montagne est tellement fort que les entreprises spécialisées dans ce type de construction sont littéralement débordées. Toutefois, il aimerait que le comité soit en mesure d’accorder le contrat vers la mi-juillet ou le début d’août. Quant à savoir le moment du début des travaux, l’intervenant dit l’ignorer en laissant entendre l’automne prochain ou le printemps 2023. On prévoit approximativement un délai de 11 semaines pour exécuter les travaux. Si tout va comme souhaité, on aimerait que la piste soit accessible dès le milieu de l’été 2023. Au moment de l’entretien téléphonique, M. Bellehumeur mentionnait être en attente de l’obtention d’un bail du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, condition nécessaire, avant d’autoriser le début des travaux.
Le porte-parole du comité mentionne que le projet obtient l’assentiment d’une grande majorité de la population ainsi que de tous les membres du conseil municipal. De fait, la municipalité s’est déjà engagée par voie de résolution à assumer un engagement financier de 20 % plus les frais non admissibles pour la réalisation du projet.
M. Bellehumeur est confiant que le sentier de vélo de montagne attirera plusieurs visiteurs au même titre que le festival de Musique aux Sommets. L’objectif de ces activités, précise-t-il, est « d’attirer des gens de l’extérieur à venir découvrir notre région. » L’intervenant pense qu’il pourrait éventuellement y avoir des compétitions provinciales de vélo de montagne et Chartierville pourrait avantageusement faire partie du circuit.

concert apero

Saison estivale : Ça grenouillera d’activités à Cookshire-Eaton

Les concerts apéro, présentés en fin de journée, sont un moment privilégié pour relaxer et se détendre en plein air.

L’été promet d’être chargé en activités culturelles, particulièrement au Cœur villageois de Cookshire-Eaton, secteur Cookshire.
D’abord, la Galerie d’art Cookshire-Eaton présentera trois expositions. Pensée irisée du collectif du Corbeau présentement en cours avec les artistes Yong Sook Kim-Lambert, Robert Peloquin, Laurence Bacon, Ann Bilodeau et Normand Gladu. Suivra du 23 juillet au 9 octobre Vert de gris présentant l’œuvre de Louis-Pierre Bougie. Du 22 octobre au 20 novembre, Profondeurs, produite par le collectif Osh’n de Coaticook, occupera tout l’espace avec les artistes Andy Bourgeois, Claude-Andrée Rocheleau, Benoît Converset et Sébastien Croteau.
Concerts
Les populaires concerts apéro, présentés gratuitement en plein air au parc des Braves dès 17 h, reviennent. Le premier concert fera place à la relève en présentant le maître et l’élève soit un duo de guitares composé de Tommy Dupuis, diplômé de l’Université de Sherbrooke et son professeur, Jean-François Desroby.
Le 17 juillet ça sera au tour du populaire groupe Quintette DeVito mettant en vedette des gens de la place, Robin Doyon et Stéphane Beaulac, trompettes. Gabriel Gauthier Beaudoin au cor, Martin Ringuette, trombone et Jean-Philippe Dutil, tuba, compètent le groupe. Le 14 août mettra en vedette Ragtimes et compagnie avec Catherine Meunier, percussions et Steve Normandin, accordéon.
Le 13 juin sera le traditionnel arrêt des concerts Orford sur la route. Les amateurs découvriront des stagiaires de l’Académie Orford. Le spectacle sera présenté dès 20 h à l’église Saint-Camille de Cookshire.
Les spectacles se clôtureront le 17 septembre par l’Univers musical de Louis-Pierre Bougie. Myriam Genest-Denis mentionne que la présentation se veut en lien avec l’exposition Vert de gris qui sera en cours. « Ce concert présentera un panorama musical en lien avec les différents goûts musicaux de l’artiste, décédé en 2021. En alternance avec les extraits musicaux, des citations, poèmes et projections sonores et/ou vidéo permettront au public de s’initier aux différentes inspirations artistiques qui ont pu aider à forger la démarche créative de Bougie », d’exprimer Mme Genest-Denis. Cette flûtiste accompagnera le Quatuor Molinari composé de Olga Ranzenhofer et Antoine Bareil, violons, Frédéric Lambert, alto et Pierre-Alain Bouvrette, violoncelle. Le spectacle sera présenté à l’intérieur. L’endroit reste à déterminer. Mentionnons que des billets seront en vente pour cette représentation au coût de 25 $. Tous les autres concerts sont offerts gratuitement.
Mme Genest-Denis est fière d’offrir une programmation relevée et variée. « Chaque année, j’essaie de faire découvrir de nouveaux instruments. »
Théâtre
Les amateurs de théâtre, particulièrement la communauté anglophone, auront la chance de se divertir en assistant à la pièce Réguines et fantômes : Enquête sur le Chemin des Cantons. Le spectacle présenté en anglais se fait en collaboration avec les Productions Traces et Souvenances, le Chemin des Cantons. Le spectacle se tiendra le 24 juillet au parc des Braves à compter de 16 h. La présentation est offerte gratuitement.
Murmures du canton
La populaire présentation Murmures du canton, une production audiovisuelle projetée simultanément sur les murs du Victoria Hall, de l’école Elementary School de Cookshire et de l’église St-Peters, reviendra. Il y aura une représentation par soir du jeudi au dimanche, du 23 juin au 17 septembre à la tombée de la nuit.
D’autre part, mentionnons que l’exposition permanente John-Henry-Pope sera accessible tout l’été à l’intérieur de l’église St-Peters. D’ailleurs, la Maison de la culture John-Henry-Pope accueillera le bureau d’information touristique du 25 juin au 24 août tous les jours de la semaine. Il sera également ouvert les samedis et dimanches 27, 28 août, les 3, 4 septembre de 10 h à 17 h et les fins de semaine du 10 septembre au 9 octobre. D’autres activités sont prévues d’ici la fin de l’année.

CLD HSF

Assemblée annuelle du CLD : Moins de dossiers réalisés, mais plus d’investissement

Les représentants du CLD étaient heureux de renouer en présentiel avec la communauté.

L’année 2021 en a été une comprenant son lot d’inquiétudes pour plusieurs entreprises. Malgré un contexte incertain, l’équipe du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François a participé à la réalisation de 23 dossiers pour un investissement global de 8,7 M$ contribuant à créer et sauvegarder 151 emplois en plus d’apporter une aide technique à 104 entreprises.
L’organisme prépare également le terrain pour du développement dans l’est du territoire en prévision de la fin des travaux de réfection de la route 257 et prévoit aussi bénéficier des retombées attendues du projet au sommet de l’Astrolab du parc national du Mont-Mégantic.
Voilà deux éléments qui se dégagent du rapport annuel pour l’année 2021 présenté la semaine dernière lors de l’assemblée générale annuelle qui se déroulait au Centre Paul-Lessard à Ascot Corner. Quelque 25 personnes participaient à la rencontre.
Visiblement fier de ces chiffres, le président du CLD et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, n’a pu s’empêcher, en début de rencontre, d’avoir une pensée pour le regretté Bernard Ricard, adjoint au directeur général décédé en mars dernier.
Du côté du service aux entreprises, la dernière année s’est révélée passablement mouvementée avec l’ajout de personnel dans le cadre du financement d’Accès entreprise Québec qui a permis au CLD de lancer le projet AmbassadeuRHsf. Cette initiative vise à accompagner les entreprises dans leur gestion des ressources humaines. Plusieurs ont complété la démarche de dix heures avec les conseillers ce qui leur a permis de mieux s’outiller pour faire face aux défis qu’impose la pénurie de main-d’œuvre, d’exprimer M. Roy.
Les 23 dossiers réalisés sur le territoire se répartissent dans 8 municipalités. Cookshire-Eaton et Weedon comptent respectivement six dossiers, Bury en voit quatre complétés tandis que Dudswell et East Angus enregistrent chacun deux projets. Les municipalités d’Ascot Corner, La Patrie et Saint-Isidore-de-Clifton comptent respectivement un dossier.
D’autre part, Rémi Vachon, directeur adjoint au CLD, est particulièrement fier de l’efficacité de l’intervention de l’organisme auprès des entreprises dans le cadre du programme Aide d’urgence aux PME (PAUPME). Parmi les 33 entreprises à avoir bénéficié d’aide, une seule a fermé ses portes depuis.
Dominic Provost, directeur général du CLD, a dressé un survol du Plan d’action local pour l’économie et l’emploi (PALÉE) et des projets collectifs. Le parc éco-industriel et l’écoparc de Bury, l’aéroport de Sherbrooke incluant les vols commerciaux et le parc aéro-industriel, le Massif du Mont-Mégantic, la gestion du parc régional du marécage des Scots, le projet  au sommet de l’Astrolab, la Route des sommets, le Circuit
des sheds panoramiques,
Chemin des Cantons, les Cœurs villageois, les secteurs agricole et forestier avec le suivi du PDZA, le parc écoforestier de Johnville et la piste multifonctionnelle Cookshire-Eaton font partie des nombreux dossiers traités.
Parmi les projets collectifs, l’organisme souligne le travail effectué pour les Étoiles du terroir. Marc-Sylvain Pouliot, conseiller en développement agroforestier, a présenté l’évolution du projet de mise en valeur et de vente des produits agroalimentaires du territoire de la Réserve internationale de ciel étoilé comprenant les MRC du HSF, Granit et la Ville de Sherbrooke. La dernière année a été marquée par la mise en place de la phase 2 de déploiement. On a développé une plateforme de vente en ligne et on songe à multiplier les points de distribution.
D’autre part, les intervenants sont en attente d’une réponse de la demande d’aide financière pour conclure le projet du pavillon d’accueil au parc écoforestier de Johnville. Le développement du circuit des sheds panoramiques et l’appui aux Cœurs villageois de Cookshire-Eaton et Scotstown se poursuivent.
Lors de la rencontre, Julien Massonneau, président de Protéina Innovation, a présenté son entreprise de culture de grillon pour l’alimentation humaine et pour animaux de compagnie. L’entreprise gagnante régionale du Défi OSEntreprendre Estrie représente la région au niveau national.
Tenant compte du contexte pandémique, le président du CLD est satisfait de la dernière année. « Vu la pandémie, je considère qu’on a fait du bon travail. En 2020, la pandémie est venue mêler les activités. Il a fallu avoir une vision différente, s’attarder plus sur les programmes d’aide. » M. Roy estime que 2021 a permis d’aider les entreprises, mais également faire des liens avec d’autres intervenants permettant la réalisation des projets. Tout ça, insiste M. Robert, « pour aider les entreprises à traverser la crise ou apporter leur projet à un autre niveau. »
M. Vachon est satisfait de la dernière année. Bien que le nombre de dossiers réalisés en 2021 soit inférieur à celui de l’année précédente (39), cela est attribuable, précise-t-il, au nombre de dossiers traités pour le programme d’aide d’urgence. Cependant, les 23 projets réalisés marquent un investissement global nettement supérieur à l’année précédente avec 6 M$ de plus. « On a été quand même été sollicités, mais peu de projets se sont concrétisés ou sont en train de se concrétiser. D’après moi, il va y avoir des démarrages à retardement. En raison de la pandémie, ils attendent peut-être le moment opportun pour démarrer. » D’ailleurs, le début de l’année s’annonce prometteur. « Depuis le début de 2022, on a déjà trois fois plus de projets que dans l’année 2021 dans nos financements normaux. On a vu une réelle différence. » M. Vachon prévoit un été relativement calme, mais un automne occupé. Je crois que ça va déboucher en 2022 avec plusieurs autres projets d’entreprises ou des projets d’investissement d’entreprises existantes », complète-t-il.

Hann

Inauguration des Habitations L’Apothicaire à East Angus

Marc Rousseau, Mireille Daoust et Roch Poulin sont satisfaits pleinement de leur nouvelle résidence.

L’organisation sans but lucratif, Han-Logement, dont sa mission est de construire des logements adaptés à coût abordable, pour les personnes aux prises avec un handicap physique ou intellectuel, a récemment procédé à l’inauguration des deux bâtiments réalisés au coût de 3,6 M$ à East Angus, Les Habitations l’Apothicaire.

L’honneur de baptiser les deux bâtiments regroupant respectivement huit logements est revenu au principal donateur, les propriétaires des Pharmacies Proxim à East Angus et Cookshire-Eaton. Daniel Desruisseaux, porte-parole du groupe comprenant Nathalie Chouinard, Pauline Beaudry, Gérard Laliberté et Francis Breault, rappelle qu’ils songeaient depuis longtemps à redonner à la communauté. « On cherchait comment on pouvait redonner un petit peu à la population. Les gens nous encouragent, on a développé une relation vraiment spéciale et on se disait comment on peut faire pour leur montrer que tout l’encouragement qu’ils nous ont donné on est prêt à leur en donner un petit peu aussi. On voulait quelque chose qui resterait, qui aurait une pérennité dans le temps, qui reste beau, qui reste entretenu. Le projet tombait exactement dans ce qu’on voulait faire. On est très heureux de faire partie de ce projet-là », d’exprimer M. Desruisseaux.

Le porte-parole du groupe explique qu’il était difficile de donner le nom des cinq propriétaires aux bâtiments, cela aurait été laborieux. « On voulait trouver un nom qui rejoint un peu l’appellation de pharmacien et qui fait appel un peu à nos racines; ça fait qu’on a appelé ça Les Habitations L’Apothicaire qui est le nom ancien des pharmaciens. »

Rappelons que l’organisme avait déjà procédé, l’automne dernier, à l’inauguration du premier bâtiment sans dévoiler le nom officiel. Les deux bâtiments se retrouvent sur l’ancien stationnement des employés de Cascades sur la rue Warner à East Angus. Le premier comprenant huit logements de 3 ½ pièces est déjà occupé au maximum de sa capacité. Pour le second, il ne restait que deux logements de 4 ½ pièces disponibles au moment de l’inauguration. Le directeur général de Han-Logement, Jocelyn Jussaume, est confiant de les combler rapidement. D’autre part, tout indique que l’aventure de cet organisme à East Angus ne se limitera pas à deux bâtiments. Bien que ça ne soit pas encore officiel, un troisième pourrait s’ajouter à moyen terme. « C’est à l’étude. On travaille sur un troisième projet, les ficelles ne sont pas complètement attachées encore, mais oui, c’est un objectif qu’on a à court et moyen terme d’ici trois ans. »

Pour la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, les résultats sont au-delà des espérances. « De voir ça réaliser, ça fait du bien à notre cœur. On voulait tellement apporter une belle qualité de vie à nos personnes qui vivent ici avec un handicap et quand on entend des témoignages des locataires qui disent: on est au paradis ici. C’est beau, je veux rester ici toute ma vie. Ça fait du bien d’entendre ça. »

Mme Boulanger remerciait le conseil municipal d’avoir pris une orientation dans ce sens qui a permis la réalisation d’un dossier amorcé en 2018. Le projet, souligne la mairesse, est une première dans la MRC du Haut-Saint-François et répond à un réel besoin. « Nous voulions donner une qualité de vie à ces personnes qui souvent sont délaissées dans des appartements qui sont non adaptés pour eux. Il nous fallait trouver des gens d’une grande générosité avec un grand cœur pour embarquer dans ce beau projet, c’est alors que j’ai pensé à nos pharmaciens. » Outre les donateurs principaux, d’autres se sont joints au projet sans oublier les partenaires financiers.

Plusieurs autres intervenants, dont les représentants des députés, Marie-Claude Bibeau de Compton-Stanstead, et François Jacques de Mégantic, ont pris la parole pour souligner l’implication de leur gouvernement respectif dans le projet.

Résidents

Trois résidents du complexe résidentiel Marc Rousseau, Mireille Daoust et Roch Poulin sont pleinement satisfaits de leur résidence respective. M. Rousseau est satisfait « le logement est adapté pour notre condition. C’est comme si on était dans un logement bien ordinaire. » Mme Daoust apprécie la salle, « c’est tout adapté avec les barres de soutien, les prises de courant sont toutes plus basses pour nous que dans un logement ordinaire. » Elle ajoute également les différents interrupteurs qui sont facilement accessibles notamment pour la hotte de poêle. M. Poulin, qui est né dans le secteur, apprécie de pouvoir résider dans le même giron « c’est une belle place tranquille, j’adore ça. »

Marie-Josée Pellerin, directrice générale des Étincelles de Bonheur du Haut-Saint-François, mentionne que l’organisme s’est impliqué dans le projet en faisant la promotion auprès de ses membres et voir qui pouvait vivre dans ce type de logement. L’organisme offre également un soutien sur le maintien de l’autonomie à domicile. On pense même à développer une vie communautaire sur place que ce soit pour de petites activités comme une épluchette de blé d’Inde, une décoration commune pour Noël « afin de créer une facilité pour la vie communautaire. » Mentionnons que huit membres des Étincelles de Bonheur résident dans Les Habitations L’Apothicaire.

marché lingwick

La saison des marchés publics s’amorce

Avec son cachet bucolique, le Marché de la petite école de Lingwick suscite beaucoup d’intérêt.

La saison estivale approche à grands pas et avec elle l’ouverture des marchés publics. Le Marché de la petite école de Lingwick marquera le début de saison dès le 10 juin. Suivra le tout nouveau marché public à East Angus le 19 juin. S’enchaîneront les autres soit à Dudswell (25 juin), Westbury (30 juin), La Patrie (1er juillet) et Sawyerville à Cookshire-Eaton (2 juillet).
Le Marché de la petite école de Lingwick entame sa 13e édition. Situé aux abords de la route 108, juste à côté de l’église, en plein cœur du village, on ne peut rater l’endroit pittoresque avec ses nombreux kiosques et ses petites surprises. Il sera possible de faire de bonnes et succulentes affaires tous les vendredis du 10 juin au 9 septembre, de 16 h à 18 h 30.
Les visiteurs auront le choix parmi une multitude de produits frais provenant de producteurs locaux et régionaux. De façon permanente, on y retrouvera une variété de fruits et légumes de la Ferme Croque-Saisons; les saumons, canards, fromages et épices fumés du Fumoir de l’étang; les aliments et produits ménagers en vrac de Racine Santé et le miel de la Ferme Brookbury. En alternance, on pourra se procurer l’ail frais et la fleur d’ail de la Ferme Adam et Elle, ainsi qu’une gamme de viandes, agneau, porc et volailles de la Ferme Arc-en-Ciel. Il sera également possible d’acheter divers produits artisanaux tels que des savons, cartes de souhaits, travail du bois, céramiques, bijoux, etc.
Forts de leur succès l’année dernière, les Pizzaniers, groupe d’entrepreneuriat jeunesse, reviendront préparer et vendre leurs pizzas du 24 juin au 19 août. D’autre part, l’édition 2022 marquera le retour du P’tit pub qui met en valeur vins québécois et bières de la Brasserie 11 Comtés. Suivez la page Facebook du Marché de la petite école pour connaître les exposants sur place chaque semaine.
East Angus
Le premier marché public à East Angus, Découvertes des Cantons, aménagé sur le site du bureau de poste, au centre de la municipalité, se veut un lieu de rassemblement communautaire où les visiteurs viendront rencontrer, discuter et encourager les agriculteurs, jardiniers, fermiers et artisans. Tous les dimanches du 19 juin au 4 septembre, de 10 h à 14 h, les familles et autres seront attendus pour vivre une expérience de détente, de plaisir et de découvertes. Parmi les articles à vendre, on retrouvera des produits d’érable, du café, des épices, des savons, chandelles, huiles essentielles, des capteurs de rêve et bien d’autres. Les organisatrices avec la collaboration de la municipalité veulent faire du marché un rassemblement familial. Jeux gonflables, musique d’ambiance, démonstration des Winslow Dancers, animaux de petite ferme et chansonniers viendront agrémenter ces beaux dimanches. D’autre part, on prévoit également tenir un marché qui s’étalera sur deux jours les 24 et 25 septembre à l’occasion de la fête des conserves.

actualite

Nouveau service pour les patients sans médecin de famille : Un guichet d’accès à la première ligne

Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS bonifie l’offre de service pour les personnes sans médecin de famille afin de leur permettre d’avoir accès à des soins de première ligne. Le guichet téléphonique communément appelé GAP sera accessible le 15 juin et vise à détourner les patients orphelins des urgences et faciliter leur accès aux services appropriés.
On compte 83 000 patients orphelins, soit sans médecin de famille, en Estrie, dont 3 500 sur le territoire du Haut-Saint-François. Les intervenants mentionnent que cette clientèle consulte principalement les urgences des hôpitaux, ce qui exerce une pression sur les services dans les urgences. Avec le guichet téléphonique, des infirmières vont évaluer leurs besoins et vont référer le patient soit à un médecin dans un GMF (Groupe de médecine de famille), clinique médicale, ou encore un autre professionnel susceptible de répondre au besoin.
Selon Dre Stéphanie Blais-Boilard, chef adjointe au département régional de médecine générale et responsable du GMF du Haut-Saint-François, on évalue que 35 % de la clientèle qui se présente aux urgences dans les hôpitaux nécessitent des soins sur place alors que 65 % pourraient être référés à un autre professionnel dans une autre ressource de la région.
Selon Gaëlle Simon, directrice des services généraux CIUSSS de l’Estrie, l’initiative constitue « une avancée pour la population estrienne en termes d’accessibilité aux services de première ligne. Cela va permettre à la population d’obtenir une aide qui va être adaptée à leurs besoins par un bon professionnel au moment opportun. Notre objectif est d’offrir une solution à la population afin qu’elle puisse consulter un professionnel lorsqu’elle a un problème de santé au bon moment pour éviter le recours à l’urgence. »
Lors de l’appel, si les lignes sont toutes occupées, il est recommandé de laisser un message et le patient sera rappelé à l’intérieur d’un délai de 4 heures. Si la personne appelle à l’extérieur des heures d’ouverture, elle sera rappelée le lendemain matin pour procéder à l’évaluation. « Dans notre offre de service, on y est allé avec l’offre de tous les professionnels de notre réseau avec des partenaires, infirmières, travailleurs sociaux, pharmaciens, des médecins. On veut vraiment que tout le personnel de la santé qui offre des services actuellement soit intégré dans notre offre de service. », d’exprimer Dre Blais-Boislard. Elle ajoute qu’un effort sera fait pour répondre à proximité du domicile du patient le plus possible.

Dysprasie

Trouble développemental de la coordination : Un livre simple et pratique pour comprendre la dyspraxie

Karine et Gabryel Bouchard souhaitent que leurs livres puissent venir en aide aux enfants, parents, intervenants et enseignants.

Fort du succès obtenu avec le premier livre L’autisme raconté aux enfants, le duo composé de la mère Karine et de son fils Gabryel Bouchard, de Dudswell, revient à la charge avec un second livre La dyspraxie (trouble développemental de la coordination) racontée aux enfants.
La dyspraxie est un handicap physique qui se manifeste, entre autres, par une maladresse. Avoir de la difficulté à lacer ses souliers, boutonner sa chemise, tenir adéquatement son crayon à presser suffisamment puis le déplacer avec les doigts et écrire, à courir, attraper et lancer un ballon, découper une feuille sont autant de défis que doivent relever les quelque 6 % des enfants aux prises avec ce handicap. Chez les autistes, le pourcentage varie de 50 % à 60 %, d’ajouter Mme Bouchard.
La particularité des deux livres est qu’ils sont authentiques, dénués de formulation inutile et encombrante. Ce que l’on retrouve, c’est un vocabulaire simple, sans être simpliste, clair qui va droit au but ! Gabryel est autiste et dyspraxique, la maman, Karine, est éducatrice spécialisée. Ils savent de quoi ils parlent puisqu’ils vivent la situation au quotidien. En outre, le contenu du livre est approuvé par une professionnelle reconnue, France Léger, ergothérapeute.
Tout comme pour le premier, le livre s’adresse aux enfants, parents, intervenants et enseignants. L’ouvrage, agréablement illustré, se divise en diverses parties à commencer par l’histoire, l’auto-observation avec des trucs et astuces, inspirés de faits vécus, le volet pour les parents et les ressources utiles. Gabryel a rédigé l’histoire, la maman, le volet pour les parents et les ressources utiles alors que la partie auto-observation a été écrite en collaboration mère-fils.
« L’histoire est inspirée de faits vécus. Ce qu’on voulait est que les gens comprennent c’est quoi une journée pour un enfant avec la dyspraxie. Comment chaque matière est un défi. En art plastique pour la majorité des enfants, c’est une période de plaisir, pour un enfant dyspraxique, c’est un défi, découper, colorer, coller toutes sortes de choses qui sont un énorme défi pour lui. Ce n’est pas une partie de plaisir pour lui, l’éducation physique, non plus, parce qu’il est toujours confronté à ses difficultés. Ces enfants-là rushent toute la journée, moi je les considère des superhéros, c’est des enfants qui vont travailler quatre fois plus fort que d’autres enfants pour atteindre le même objectif. Faut reconnaître les efforts que ces enfants-là font pour réussir à suivre un groupe en régulier. » Mme Bouchard considère que la dyspraxie est un handicap invisible. « Si l’enfant était en chaise roulante, on ne lui demanderait pas de faire la même affaire dans le cours d’éducation physique que les autres. Parce que lui c’est un handicap invisible, on lui demande de faire la même chose et sera évalué sur les mêmes objectifs que les autres qui n’ont pas de handicap. » Il n’a pas eu d’adaptation, donc l’enfant se trouve en situation d’échec en art plastique et éducation physique, déplore la maman.
Gabryel ajoute un exemple qui peut sembler banal, mais compliqué pour un dyspraxique. « Pour une personne normale, ouvrir une porte, c’est juste ouvrir une porte, tu n’es pas obligé d’apprendre ça de 45 façons. Un dyspraxique pour ouvrir la porte, il doit se concentrer à lever la main, prendre ses doigts, les mettre autour de la poignée, mettre la force pour tourner la poignée, tirer la porte et après ça, pouvoir sortir ». Comprendre comment tenir le crayon est un autre défi. Gabryel prend ses notes en classe à l’aide d’un clavier, ce qui facilite son apprentissage.
« Quand j’ai écrit mon premier livre, moi, mon but était de toucher le plus de personnes pour que le monde ne vive pas ce que moi j’ai vécu, de se sentir incompris dans leur école, de pas avoir les moyens. Moi, je ne voulais vraiment pas ça. Quand j’ai vu l’impact que ça a fait avec le premier livre, j’ai voulu faire un deuxième pour aider d’autres personnes qui avaient la dyspraxie. » Gabryel et sa mère sont conscients de l’impact du premier livre. Certains ont signifié sur leur Facebook de 4 860 abonnés que cela avait changé leur vie.
Lorsque l’enfant est bien entouré, il peut s’épanouir et atteindre son plein potentiel, assure Mme Bouchard. Gabryel est étudiant au collège privé Clarétain à Victoriaville et bénéficie de toute l’attention et l’appui nécessaire, précise-t-elle. C’est d’ailleurs avec un large sourire rempli de fierté que la maman parle de son fils qui affiche une moyenne académique de 90 %. « Quand on adapte, c’est ça que ça fait, d’exprimer Mme Bouchard, en ajoutant que l’école était extraordinaire. Souvent, les enfants dyspraxiques sont très intelligents, mais s’ils sont trop fatigués, ils ne peuvent pas réussir, mais quand tu enlèves tous les stresseurs au niveau sensoriel pour l’autisme et cognitif pour le dyspraxique, l’enfant obtient des moyennes comme ça. » Au moment de l’entrevue, Gabryel était en nomination pour un gala dans deux catégories soit français et improvisation. L’école a même organisé une activité marquant le lancement du livre de leur jeune étudiant.
Mme Bouchard estime que Gabryel a fait d’énormes progrès au cours des dernières années. La rédaction des livres l’a forcé à faire de la recherche et par la même occasion comprendre et accepter sa maladie et son handicap. « J’ai remarqué qu’il a beaucoup pris confiance en lui incroyable. »
Le premier livre L’autisme raconté aux enfants s’est vendu à plus de 8 000 exemplaires. Le duo souhaite un succès comparable pour le deuxième. Sans le dire trop fort, Gabryel laisse tomber qu’il prépare un troisième ouvrage, mais attend l’autorisation de son éditeur, les Éditions de Mortagne avant de développer davantage.

valoris

Valoris : Signature d’une première convention collective

Les employés de la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke (Valoris) ont signé leur première convention collective.
Le contrat de travail d’une durée de cinq ans, touche les opérateurs, camionneurs, mécaniciens, trieurs et proposés à l’entretien. Le pacte comporte des hausses salariales moyennes de 4 % par année. Ces augmentations sont basées sur l’indice de prix à la consommation et sur certains ajustements salariaux rétroactifs.
« La main-d’œuvre est un enjeu important pour Valoris comme partout au Québec. Ce premier contrat de travail pour l’organisation vient garantir des conditions de travail très intéressantes pour nos travailleurs. Valoris évolue dans une industrie compétitive et la qualité de cette première convention collective nous permettra d’attirer et de retenir la main-d’œuvre chez nous », d’exprimer le président de la régie et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy.
De son côté, la vice-présidente, Christelle Lefèvre, également conseillère municipale à la Ville de Sherbrooke, félicite les gens qui ont participé à ce processus. « Négocier une première convention collective n’est pas une mince tâche et je tenais à souligner le travail accompli au cours des derniers mois pour en arriver à la signature de l’entente. Valoris croit plus que jamais dans la qualité des compétences de sa main-d’œuvre et ce contrat de travail lui donne un avantage pour réaliser sa mission de devenir un leader de l’économie circulaire au Québec. »
La signature de la première convention collective s’est effectuée dans les bureaux de Valoris le 18 mai dernier. Le Syndicat des employés de Valoris est affilié à la CSN. Une vingtaine d’employés seraient touchés par le contrat de travail.

Exposition Cookshire

Exposition : Le collectif du Corbeau se pose à Cookshire-Eaton

De gauche à droite, les artistes Ann Bilodeau, Robert Peloquin, Normand Gladu, Laurence Bacon et Yong Sook Kim-Lambert ont généreusement échangé avec les visiteurs.

La population du Haut-Saint-François et des environs a la chance de voir gratuitement, et ce jusqu’au 17 juillet, à la Galerie d’Art Cookshire-Eaton, une cinquantaine d’œuvres de cinq artistes membres du collectif du Corbeau.
Plusieurs personnes ont eu l’opportunité d’échanger avec les artistes Yong Sook Kim-Lambert, Ann Bilodeau, Robert Peloquin, Laurence Bacon et Normand Gladu lors du récent vernissage. Formé en 2015, le collectif du Corbeau compte déjà plusieurs expositions à son actif. Pour celle-ci, les artistes ont effectué une réflexion individuelle pour mettre en commun, par la suite, des thèmes et c’est celui émis par Robert Peloquin qui a été retenu. Comme le choix du thème de l’exposition précédente était celui proposé par M. Peloquin, Ann Bilodeau lance à la blague, « il est devenu le spécialiste de la thématique pour le collectif du Corbeau. »
Démarche
La démarche artistique « débute avec une discussion sur le thème et après, on s’en va chacun de notre bord. On travaille indépendamment l’un de l’autre. » Selon Mme Bilodeau, le thème sert davantage à créer un climat, un état d’esprit, un chaos créatif. Les membres du collectif se penchent sur la nature des interactions entre les humains, les autres êtres vivants et les espaces sociétaires, intimes et physiques qu’ils occupent. Transposant cette réflexion en atelier, chaque artiste y apporte son vécu et ses préoccupations esthétiques, culturelles et politiques. « Cette démarche entame un dialogue et des échanges avec les autres membres du groupe dans un esprit de respect et de collégialité afin d’investir le chaos synchronisé de la démarche créative », d’exprimer Mme Bilodeau.
La pensée irisée fait référence au corbeau avec leur beau pelage. « Les corbeaux sont curieux, sont toujours en train de chercher quelque chose de nouveau. Comme groupe, on est un peu comme des corbeaux. On cacasse chacun de notre bord, c’est convivial comme groupe d’artistes, on se balance vraiment bien. On a tous des méthodes de travail semblables et similaires », d’exprimer Mme Bilodeau. Selon Laurence Bacon, qui utilise le papier tissé et le médium mixte, le thème irisé sert à faire reconnaître le travail des femmes qui ont œuvré pendant des années dans l’ombre. Elle cite, en exemple, le tissage qui était reconnu comme étant essentiellement utilitaire. « En faisant du tissage différent en utilisant du papier et des courbes, c’est montrer tout le potentiel des femmes qui avait été caché », explique-t-elle.
Pour les artistes, rencontrer les visiteurs constituait un événement en soi. « On a comme le tract et en même temps, on est comme surexcité, c’est comme surréaliste de voir les gens sans masque, de voir leurs expressions. Toute la gang, ça fait au moins trois ans qu’on n’a pas eu quelque chose comme ça. Bien là, on est fébrile », d’exprimer respectivement Mme Bilodeau et M. Peloquin.
Interrogé à savoir les questions posées régulièrement par les visiteurs, le sculpteur Robert Peloquin laisse tomber : « À quoi tu as pensé ? C’est quoi qui t’a amené à faire ça ? », d’ajouter M. Gladu. « Pour moi, d’exprimer Mme Bacon, les gens me demande du côté technique, comment as-tu fait pour passer tes fils comme ça ? »
Peinture, collage, sculpture, tissage, teinture et techniques mixtes se retrouvent parmi les différentes œuvres exposées par nos artistes déjà reconnus dans le milieu. Ils feront un saut à la Galerie au cours de l’exposition afin d’échanger avec les gens. La Galerie d’Art Cookshire-Eaton sera ouverte les après-midi de fin de semaine jusqu’au 24 juin et du mardi au dimanche pour la suite de l’exposition.

virage

Durement éprouvée : Diane Demers-Roy lance un message d’espoir

Diane Demers-Roy a livré un témoignage qui n’a laissé personne indifférent.

Abusée sexuellement dès son enfance jusqu’à l’âge adulte par un père autoritaire, aux prises avec une maladie mentale, dépression sévère, pensées suicidaires, Diane Demers-Roy lance un message foudroyant en affirmant que « la vie vaut la peine d’être vécue. »
C’est avec émotion, appuyée d’une solidité indéfectible dans ses propos qu’on pouvait sentir la détermination de cette mère de trois enfants. C’est devant une vingtaine de personnes, incluant des proches, réunies au point de service d’East Angus que l’invitée de Virage Santé mentale a bien voulu parler de son expérience de vie dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale. « Si je suis là, c’est parce que j’ai accepté de faire des pas. Il y a des services à Virage et il faut s’en servir », lance-t-elle.
Le parcours de Mme Demers-Roy est loin d’être simple. Membre d’une famille de neuf enfants, elle a subi l’inceste dès l’âge de sept ans par son père, qui a perduré jusqu’à l’âge de 21 ans. « J’étais mariée et ça durait encore. J’avais tellement peur de mon père que je n’étais pas capable. Je ne pouvais pas parler, j’aurais mangé une volée, on était battus chez nous. » La jeune fille a même été sauvée in extremis, par une voisine, d’une tentative de viol à l’âge de 8 ans par un homme de 78 ans qu’elle considérait comme un grand-père. « Je suis devenue très renfermée, je me suis mis un écran. Je me suis dit: il n’y a plus personne qui va avoir mal, moi, j’aurais pu mal. À cette période-là, on m’a fait détester mon corps de femme et je ne voulais pas être une femme. J’aurais aimé mieux être un gars, j’aurais eu la paix, mon corps c’était un objet pour tout le monde. Ça a pris du temps avant que je m’accepte en tant que femme, que je puisse m’aimer en tant que moi-même. Personne ne savait rien sur moi. Je gardais ça pour moi. Je ne pouvais pas en parler. » En fait, ce n’est que plusieurs années plus tard, lorsque Mme Demers-Roy a publié son livre, en 2019, que sa mère et les membres de sa famille ont appris la triste réalité.
À l’âge de 17 ans, Mme Demers-Roy quitte son Abitibi natale pour s’établir à Sherbrooke avec sa famille. Plus tard, elle s’installe à Saint-Gérard avec son conjoint et fonde rapidement une famille. À 23 ans, elle comptait déjà trois enfants. Elle s’est impliquée au sein de la communauté que ce soit pour les loisirs, la bibliothèque et autres. Elle a composé deux pièces de théâtre en plus d’écrire des chansons.
Très active, sa santé s’est mise à se dégrader en 1991, moment d’une première dépression. Elle s’est retrouvée trois mois à La Méridienne et était en instance suicidaire. « Tout ce que je voulais, c’était essayer de mourir. »
Elle qui haïssait son père au point de souhaiter sa mort lance : « j’ai arrêté d’avoir peur de mon père, j’avais 55 ans, quand j’ai été capable de prendre le contrôle de ma vie. » Avouant sa foi religieuse, elle ajoute être cursilliste. « J’ai eu la chance, un jour, d’avoir la guérison du pardon. » Même si elle avait pardonné à son père, Mme Demers-Roy devait vivre avec le passé. Son cheminement n’a pas été facile. En 2000, elle s’achète une imprimerie et six ans plus tard, fait un épuisement professionnel, entraînant du coup une faillite personnelle. « Mon corps, mon physique et mon moral ont lâché en même temps. Je me suis retrouvée 35 jours à l’aile psychiatrique à Sherbrooke. On m’a diagnostiqué une maladie mentale. »
À sa sortie de l’hôpital, Mme Demers-Roy a poursuivi une thérapie pendant quatre ans, dont une sur la colère. Au cours de cette période, elle s’est rebâti une confiance en elle qu’elle avait perdue en raison de sa faillite personnelle. « Je ne voulais plus demeurer à Saint-Gérard. J’ai déménagé à Thetford Mines.
Mme Demers-Roy mentionne que son père est décédé en 2010 et que cela s’est révélé un moment pénible. À la suite de ce décès, elle a gardé sa mère pendant cinq ans et est aujourd’hui aidante naturelle auprès de son mari. L’écriture de son livre, précise-t-elle, « m’a permis de faire la paix avec mon passé et de me faire grandir. »
Pauline Beaudry, directrice générale de Virage Santé mentale, souligne le courage dont elle a fait preuve pour aller chercher les services disponibles. Les témoignages sont des exemples de gens qui ont été capables de s’en sortir en allant chercher de l’aide », complète Mme Beaudry.

Transport HSF

Ça bouge au Transport de personnes HSF : Embauche d’une nouvelle directrice générale

Après une carrière de 36 années à la SAAQ, Sylvie Audet relève le défi de direction générale de Transport de personnes HSF.

Par voie de communiqué de presse, l’organisme Transport de personnes HSF annonçait récemment le départ de la directrice générale, Thérèse Domingue, et l’arrivée de Sylvie Audet pour combler ce poste.
On mentionne que le contrat de travail de Mme Domingue n’a pas été reconduit par le conseil d’administration. « Madame Domingue a dirigé les destinées de notre organisme depuis la prise en charge du Transport collectif et la relève de Transport du Bonheur pour le volet adapté. Elle a réussi à développer nos services à un niveau remarquable, nous permettant même de gagner le prix du meilleur transporteur rural du Québec. Au nom des citoyennes et citoyens du HSF, nous la remercions pour ses années de contribution qui a positionné le transport au cœur de notre qualité de vie », peut-on lire sur le communiqué signé du président du conseil d’administration et maire de Lingwick, Robert Gladu.
Rejoint au téléphone, M. Gladu mentionne que le départ de Mme Domingue s’est fait en bons termes. Le conseil, explique-t-il, voulait avoir « la possibilité de remettre une structure en place avec une adjointe, parce qu’on sait pertinemment que Mme Domingue tenait à bout de bras le transport. On n’a pas voulu reconduire le contrat parce qu’on est en train de revoir une nouvelle structure. On est en train d’améliorer le fonctionnement à l’interne pour être capable de voir venir les années. »
Parmi les réformes envisagées, le conseil d’administration de Transport de personnes HSF songe à revoir l’organisation pour rendre le transport plus efficace, mieux structuré. On souhaite également étudier les possibilités de trouver de nouvelles sources de financement afin de rendre l’organisme moins dépendant des subventions gouvernementales. « On veut faire en sorte qu’on va être de plus en plus indépendant du gouvernement. Ce qu’on veut, c’est d’avoir plus d’autonomie, de ne pas être restreint lorsqu’on doit livrer du transport et être plus organisé pour le futur », d’exprimer M. Gladu.
Quant à la nouvelle directrice générale, M. Gladu démontre une grande confiance envers ses capacités. Il soutient que son expérience au sein de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) et les divers dossiers qu’elle a traités en font une candidate idéale pour relever les défis de l’organisme.
Résidante du Canton de Westbury, Mme Audet connaît bien le territoire et la communauté du Haut-Saint-François. La nouvelle directrice générale maîtrise le travail de service à la clientèle pour y avoir œuvré sous différentes formes pendant 36 ans de carrière. Elle a eu à diriger des équipes de travail. Elle mentionne avoir été attirée par le poste par désir de rendre service et le goût de relever de nouveaux défis. « Moi j’ai travaillé toujours au service à la clientèle. Alors, si c’est pour venir en aide comme le transport pour les gens, aider ceux qui n’ont pas de transport, je trouvais que ça reflétait ce que je voulais faire et relever de nouveaux défis. » Pour y parvenir, Mme Audet mise sur le travail d’équipe et l’appui de son conseil d’administration.

André Roy réélu

Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec : André Roy réélu président

Nous apercevons de gauche à droite André Roy, président, et les administrateurs Hugues Beaudoin (Montérégie), Jean-Paul Roy (administrateur sortant de Coaticook-Memphrémagog), Jean-Denis Picard (Le Granit), Jean-François Tessier (administrateur de la relève), Robert Couture (Les Sources), Sylvain Rajotte (Le Val-Saint-François), Emery Bélanger (1er vice-président) et Yvon Desrosiers (administrateur élu pour Coaticook-Memphrémagog). Absente sur la photo: Nathalie Gobeil (Le Haut-Saint-François).

Le président sortant du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy, est réélu sans opposition à la tête de l’organisme.
Ce producteur forestier de carrière comptant plus de 40 années d’expérience dans ce secteur entame un mandat de deux ans. Voilà l’annonce faite par le Syndicat à l’issue de son assemblée générale annuelle, tenue récemment en présentiel au Centre de foires de Sherbrooke.
« Je tiens à remercier chaleureusement les propriétaires forestiers pour ce vote de confiance. Pour moi, c’est un immense honneur de défendre leurs intérêts au quotidien et je m’engage à continuer de le faire avec passion et détermination. Dès aujourd’hui, nous allons poursuivre les démarches visant à moderniser la mise en marché du bois de sciage de sapin-épinette, afin de garantir un système ordonné, efficace et qui reflète les efforts investis par les propriétaires forestiers de la région afin de fournir une matière première de qualité », de préciser M. Roy.
Les dirigeants ont profité de l’occasion pour faire une mise à jour sur l’état de différents dossiers portés par l’organisation comme celui de la modernisation de la mise en marché du bois de sciage de sapin-épinette. À cet égard, l’assemblée a confirmé l’orientation proposée par les administrateurs du Syndicat de lancer une consultation élargie des propriétaires forestiers de la région portant spécifiquement sur cette question. Cette démarche se déclinera en plusieurs volets et comprendra notamment des ateliers de discussion, un sondage détaillé pour approfondir les enjeux liés à la mise en marché du bois de sciage de sapin-épinette et la mise en ligne d’une page Web permettant à tous de faire part de leurs commentaires et suggestions sur la question. Le Syndicat compte également rencontrer, au cours des prochaines semaines, différents acteurs de la filière forestière.
Appui renouvelé
Par ailleurs, on mentionne que les délégués élus, plus tôt cette année, par les propriétaires forestiers, ont profité de l’assemblée générale annuelle du Plan conjoint pour réitérer leur appui à la mise en place d’un système de mise en marché collective pour le bois de sciage sapin-épinette. Une résolution, adoptée par ceux-ci à l’unanimité, « avalise l’orientation exprimée par le Syndicat à l’effet de poursuivre les démarches visant à doter la région d’un système de mise en marché collective du bois de sciage de sapin-épinette qui soit ordonné, efficace, mais aussi équitable pour l’ensemble des acteurs de la filière forestière, dont les propriétaires forestiers », précise-t-on dans un communiqué de presse. On ajoute que ce vote fait suite à une première décision, qui leur avait refusé la mise en marché collective, rendue à l’automne dernier par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Selon la résolution adoptée, indique-t-on, le Syndicat devra notamment, au terme de sa consultation des propriétaires forestiers, juger de l’opportunité de déposer « un projet de modification règlementaire afin d’instaurer, par l’établissement d’une agence de vente pour le bois de sciage de sapin-épinette, un système de mise en marché collective du bois de sciage de sapin-épinette dans la région. » Une telle proposition, le cas échéant, devra être présentée aux propriétaires forestiers et soumise au vote de leurs représentants d’ici la fin de l’année 2022.
Mentionnons que l’assemblée générale annuelle a permis de combler un autre poste d’administrateur pour le secteur Coaticook-Memphrémagog. M. Yvon Desrosiers succède donc à M. Jean-Paul Roy.

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