Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
francais expo

Exposition agricole de Cookshire : Achalandage record !

Les petits animaux suscitent toujours l’attention des enfants et des parents.

Le président de l’Exposition agricole de Cookshire, Brandon Ward, et des membres du comité organisateur, étaient tout sourire au terme de la dernière édition s’étant déroulée sur le terrain de l’exposition de Cookshire-Eaton. S’ils avaient des craintes quant à la reprise de l’événement après deux ans d’arrêt forcé par la pandémie, elles se sont rapidement dissipées. Les organisateurs ne disposaient pas des chiffres officiels au moment de l’entrevue, mais pouvaient affirmer qu’il s’agissait d’un record en termes d’achalandage.
Dès l’ouverture des portes le jeudi soir, la foule s’est présentée en masse pour le bingo, le concours expertise 4-H et le gala de lutte. Cette nouveauté s’est avérée un bon coup des organisateurs.
L’affluence s’est poursuivie tout au long de la fin de semaine que ce soit pour les activités de jugements d’animaux, la parade des jeunes éleveurs, l’attelage de chevaux de trait, la soirée de danse country pop et autres. Les attractions principales comme les tires de tracteurs de ferme et camions de rue, de tracteurs et camions modifiés ont attiré les foules. La compétition amateur de bras de fer a également drainé plusieurs adeptes. Le chapiteau des Winslow Dancers a été abondamment achalandé tout au long de la fin de semaine alors que le Centre Mc Auley a obtenu son lot d’affluence.
Le président affichait une grande satisfaction. « Vendredi et samedi soir c’était plein comme on n’a jamais vu », exprime-t-il. Emballé par le succès obtenu, le président souhaite que l’événement poursuive sa croissance. « Si on continue le beat qu’on a pogné là, on espère que chaque année maintenant on va monter pis on va monter. » Neil Burns, membre du comité organisateur, attribue le succès au fait que « le monde avait hâte de sortir. Les gens cherchent un événement et pour toute la famille. » D’ailleurs, l’organisation a innové en remplaçant les manèges par des jeux gonflables.
Événement couru
Des gens de partout se déplacent pour participer à l’Exposition agricole de Cookshire. De l’avis du président, des proches des familles participantes provenant du Manitoba, de la Saskatchewan et des États-Unis prennent leurs vacances pour venir participer à l’événement. Plus près de nous, Jean-Jules Gilbert, de la Guadeloupe, en était à sa première visite. Il s’est laissé convaincre par son copain de Mégantic, Rosaire Boulet, qui compte plusieurs visites à son actif. « Moi je trouve ça beau et je vais rester pour la tire de chevaux. J’aime ça, moi, ça vaut la peine.» Pour sa part, M. Gilbert s’est dit étonné de voir les animaux. «Des animaux comme ça, je n’avais jamais vu ça, c’est beau.» Plus près, Élisabeth Sanderson, de Weedon, avoue aimer l’activité. Elle se dit surprise et contente de voir autant de gens, malgré la pandémie qui est toujours présente. Son amie Chrystal Flander, de Johnville, est une habituée. «J’étais haute comme deux pommes quand j’ai commencé ça. Je compétitionnais avant quand j’étais petite.» Les deux femmes avec les membres de leur famille étaient installées sur le terrain avec leur roulotte pour la fin de semaine. Elles ont apprécié leur visite sur le site. Parmi toutes les activités présentées, elles avouent avoir un faible pour les chevaux.
Hommage
L’organisation a profité de l’occasion pour rendre des hommages notamment en désignant la grande estrade,  Estrade Mac Fraser,  en hommage à Malcolm Fraser, impliqué au sein de l’organisation pendant plusieurs années. On a également remis le titre de bénévole de l’année à Barbara «Barb» Ward pour son implication à la réfection de l’édifice principal.

anglais Expo Cookshire

Cookshire Agricultural Fair : Record Crowds!

The parade of teams of horses is always appreciated by the crowd.

The president of the Cookshire Agricultural Fair, Brandon Ward, and members of the organizing committee were all smiles as the latest fair drew to a close at the Cookshire-Eaton fairgrounds. Any fears they might have had about resuming the event after two years of forced shutdown by the pandemic were quickly dispelled. The organizers did not have official figures at the time of the interview, but could confirm they had a record-setting attendance.
As soon as the doors opened on Thursday evening, people arrived in droves for bingo, the 4-H expertise competition and the wrestling gala. This novelty turned out to be a good move on the part of the organizers.
The crowds continued throughout the weekend, whether for the animal judging activities, the parade of young farmers, the teams of draft horses, the country pop dance evening, and more. The main attractions, such as farm tractor and street truck pulls, modified tractors and trucks, drew large crowds. The amateur arm wrestling competition also attracted many fans. The Winslow Dancers tent was amply busy throughout the weekend, while the Mc Auley Centre got its share of the crowds.
The president appeared greatly satisfied. “Friday and Saturday evening it was fuller than we have ever seen,” he said. Excited by the success, the president hopes that the event will keep on growing. “If we continue the rhythm we’ve set, we hope that every year from now we will grow more and more. Neil Burns, a member of the organizing committee, attributed the success to the fact that “everybody was eager to get out. People are looking for an event for the whole family.” Also, the organization introduced an innovation, replacing the rides with inflatable games.
Popular Event
People from far and wide come to take part in the Cookshire Agricultural Fair. According to the president, relatives of participating families from Manitoba, Saskatchewan and the United States take their vacations to come and participate in the event. Closer to home, Jean-Jules Gilbert, from Guadeloupe, was on his first visit. He let himself be convinced by his friend from Mégantic, Rosaire Boulet, who has attended the Fair several times already. “I think it’s beautiful and I’m going to stay for the horse pull. I like it, it’s worth it.” For his part, Mr. Gilbert said he was amazed to see the animals. “Animals like that, I had never seen. It’s beautiful.” From even closer, Elisabeth Sanderson of Weedon admits to enjoying the activity. She says she is surprised and happy to see so many people, despite the pandemic which is still present. Her friend Chrystal Flander from Johnville is a regular. “I was just knee-high to a grasshopper when I started. I used to compete when I was little.” The two women with their family members were installed for the weekend on the site with their trailer. They enjoyed their weekend. Among all the activities presented, they admitted to having a weakness for horses.
Homage
The organization took the opportunity to pay tribute, in particular by designating the main stage “Estrade Mac Fraser,” in honor of Malcolm Fraser, who was involved in organizing the Fair for many years. They also presented the title of “Volunteer of the Year” to Barbara “Barb” Ward for her involvement in the renovation of the main building.

Bresse

Nathalie Bresse veut reprendre le collier

Nathalie Bresse tentera de convaincre à nouveau les électeurs de lui faire confiance le 11 septembre prochain.

Bien qu’elle soit relativement confiante à l’aube de l’élection municipale du 11 septembre, l’ex-mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, dit ne rien prendre pour acquis et entend solliciter les électeurs tout en leur rappelant l’importance d’aller voter.
Rappelons que Mme Bresse s’était portée candidate du Bloc Québécois lors de la dernière campagne électorale fédérale de 2021, pendant qu’elle poursuivait son mandat de mairesse d’Ascot Corner qu’elle a d’ailleurs mené à terme. Elle n’a pas sollicité de renouvellement de mandat, préférant faire une pause le temps de refaire ses forces et alléger sa charge de travail professionnel avec son entreprise.
La candidate comptant 15 années de vie politique municipale, dont quatre comme conseillère et 11 au poste de maire, admet avoir toujours la passion de la politique municipale. Elle mentionne avoir été sollicitée par plusieurs citoyens.
Consciente d’être connue par les contribuables, elle entend néanmoins faire campagne en distribuant des dépliants présentant une synthèse de son implication à titre de mairesse et conseillère, tout en expliquant les raisons de son désir de briguer à nouveau la mairie. « C’est une municipalité qui me tient très à cœur. Je suis née ici et ça fait 40 ans que je m’implique. »
Si elle devait être élue, Mme Bresse mentionne « je vais embarquer dans le train, travailler avec eux (conseillers) vers où ils s’en vont. Mais c’est sûr que le train, je vais le conduire à ma façon, comme je l’ai toujours fait. J’ai toujours travaillé en équipe et je vais continuer à le faire. » La candidate avoue qu’un projet lui tient à cœur. Elle aimerait réaliser l’implantation d’un écocentre.
Mme Bresse mentionne que son retrait de la vie politique, de près de 10 moins, n’aura pas d’impact sur son efficacité. « J’ai quand même suivi autant à la municipalité qu’à la MRC ce qui se passait. J’ai toujours lu les procès-verbaux, je me suis tenue au courant de tous les dossiers. » Mme Bresse ajoute qu’elle aurait peut-être besoin d’une mise à jour sur les récentes discussions concernant les dossiers. « J’ai comme l’impression que je vais rembarquer, ça va être comme du vélo, on rembarque dessus et ça part. »
Rappelons que le vote par anticipation est le 4 septembre et la journée du scrutin le 11 septembre prochain.

Musique aux Sommets

Musique aux sommets de Chartierville : Une édition appréciée

Les artistes Marie Denise Pelletier, Joe Bocan et Marie Carmen ont littéralement charmé leur auditoire.

Bien qu’il y ait eu un peu moins d’achalandage dans la journée du samedi, la dernière édition du festival de Musique aux Sommets à Chartierville a rempli les attentes et les organisateurs tout comme la population étaient satisfaits de ce retour dans une formule plus traditionnelle.
Les spectacles, moment fort de la programmation, ont attiré leur lot de visiteurs habituels. La prestation de l’Orchestre du septième art, le vendredi soir, a su rapidement envoûter la foule. Celui du samedi intitulé Pour une histoire d’un soir mettant en vedette les artistes Joe Bocan, Marie Carmen et Marie Denise Pelletier a ravi l’assistance qui s’était massée en grand nombre sous le chapiteau.
Les autres activités de la fin de semaine comme le musée, mettant en vedette notamment des scies à chaîne, calèches et autres artéfacts, ont suscité la curiosité des visiteurs et des gens de la place. Le village allemand et tous les autres attraits comme la mine d’or, la côte magnétique ont capté l’intérêt des visiteurs.
La traditionnelle parade était de retour, toujours intéressante avec ces rutilantes automobiles neuves et antiques, chars allégoriques et cavaliers. Cependant, moins de visiteurs étaient massés de chaque côté de la rue pour admirer le défilé. Le président du comité organisateur, Jean Bellehumeur, a avoué sa surprise de constater la faible assistance, mais n’arrivait pas à l’expliquer. Une nouveauté, le petit train électrique qui transportait les visiteurs, a eu la cote tout au long de la journée du samedi.
Spectacles
Évidemment, les spectacles musicaux forment le cœur du festival et les gens s’y présentent en grand nombre. Pierrette Potvin, de Granby, est une habituée du festival. « Je suis venue tous les ans. » Elle et son conjoint s’installent avec leur roulotte. « J’arrive le vendredi soir et je fais la fin de semaine au complet. J’aime les spectacles, la parade, c’est super. » La festivalière était ravie de la prestation offerte par les trois artistes du samedi soir. « C’est fameux. » Mme Potvin mentionne avoir aimé toutes les éditions et prévoit revenir l’an prochain. M. Yvan Rodrigue, de Waterville, en était à sa troisième visite au festival. Un collègue de travail fait partie du comité organisateur, précise-t-il. M. Rodrigue assiste principalement aux spectacles qu’il apprécie au plus haut point. Parmi la foule se trouvait la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau. Elle mentionnait ne pas assister à titre officiel, mais pour son plaisir personnel.
M. Bellehumeur est fort satisfait de la fin de semaine. Sans avoir les chiffres officiels en main au moment de l’entrevue, il affirme que le festival de Musique aux Sommets est en excellente santé financière. Quant à savoir si l’événement reviendra dans sa forme habituelle l’an prochain, la question demeure entière. M. Bellehumeur parle d’une éventuelle rencontre avec les membres du comité. « On va voir si on garde la même formule ou si on regarde une formule différente avec des événements différents. Ça va-tu être une journée super ou sur quatre jours ? On ne sait pas. On veut comme groupe voir où est-ce qu’on se situe. Qu’est-ce qu’on pourrait faire de mieux, qu’est-ce qu’on pourrait faire de différent ? Et ainsi de suite. » Il rappelle que la raison d’être de Musique aux Sommets « est de faire connaître la région aux gens de Sherbrooke, Granby, Drummondville, Magog, pour qu’ils viennent ici découvrir la région. Ç’a été créé pour ça et c’est toujours sa vocation. On s’interroge sur comment remplir notre mission d’attirer des gens de l’extérieur ici dans notre région pour leur faire découvrir notre coin de pays. »

Lumberjacks

Ligue de hockey senior A : East Angus entame son camp d’entraînement

L’équipe de hockey senior A, les LumberJacks d’East Angus, arborera un nouveau logo sur son chandail.

L’ouverture de la saison régulière de la ligue de hockey senior A s’amorcera le 30 septembre prochain. La formation d’East Angus débutera sous une nouvelle appellation LumberJacks et arborant un nouveau logo.
Le directeur général et entraîneur-chef, Jean-François Houde, mentionne que le nom vise à rendre hommage aux bâtisseurs, soit les bûcherons, qui ont permis le développement de l’usine de pâte et papier de l’époque.
La formation locale est en plein camp d’entraînement. Elle a disputé, samedi dernier, ses premiers matchs intraéquipes. Les matchs présaison sont prévus les 9, 17, 23 et 24 septembre. Deux se dérouleront à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus, le 9 septembre, face aux Nordik Blades de Val-des-Sources à compter de 20 h 30 et le 23 septembre contre le DLC de La Guadeloupe.
Équipe prometteuse
Après avoir terminé dernier au classement général l’année dernière, l’entraîneur anticipe une fiche beaucoup plus intéressante pour la saison 2022-2023. « Je suis très satisfait, on a travaillé fort sur le recrutement et on a fait de belles signatures. On a une équipe plus équilibrée à toutes les positions. On a quatre trios offensifs. On a signé un des meilleurs attaquants de la ligue, Patrick Johnson. » L’entraîneur se disait très excité à l’idée du début du camp d’entraînement. Bien que le noyau de joueurs ayant conduit l’équipe aux séries sera de retour, le coach laisse entrevoir de belles bagarres à différents postes. « Je suis très excité. On a une équipe plus rapide offensivement. On a amélioré et solidifié notre défensive et on a ajouté de bons vétérans. »
Avouant que l’équipe est en reconstruction, le pilote croit qu’elle pourrait causer de belles surprises. L’objectif, ajoute M. Houde, est toujours de gagner le plus de matchs possible et de faire les séries. Il est d’avis que la 4e ou 5e position est un objectif réaliste.

INONDATION WEDON

Inondation mineure à Weedon

Les pluies intenses de la semaine dernière, 90 millimètres d’eau en 24 heures, selon le maire de Weedon, Eugène Gagné, ont causé une inondation mineure. Les résidents du lac Louise et de la rivière Saint-François ont eu la surprise de voir leur terrain envahi d’eau. Sauf quelques exceptions, la majorité en a été quitte par des désagréments sans plus.
Le maire, Eugène Gagné, insiste sur le terme d’inondation mineure. « Oui, il y a de l’eau sur les terrains, mais au niveau des chemins, il n’y a quasiment rien. Il y a deux places où il y a un petit peu d’eau dans le chemin. » M. Gagné mentionne que depuis deux ans, la municipalité évite le pire en ayant des inondations mineures. « Ça, c’est des inondations contrôlées. On est en communication constante avec la sécurité civile. De la façon qu’on fonctionne depuis deux ans et ce n’est pas parce que je suis arrivé, les intervenants avec ma permission ouvrent les pelles à Saint-Gérard et nous mettent en inondation mineure pour faire de la place dans le lac Aylmer. Tous les barrages se parlent. Le grand lac Saint-François essaie de se faire un peu de place, le lac Aylmer la même chose. C’est sûr que ça a un impact sur le lac Louise et la rivière Saint-François. » Cette façon de faire, selon le maire, se veut une mesure préventive permettant de créer de l’espace afin d’éviter le pire lors de pluies soutenues. « C’est une façon de contrôler ça. On est mieux de se tenir en inondation mineure que de se faire noyer d’un coup sec. » M. Gagné ajoute avoir une « collaboration exceptionnelle avec la sécurité civile et ils savent exactement où ils s’en vont. »

actualite

Fière la fête< : Des activités dans le Haut !

La Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François se joint à la programmation des activités de la 10e édition de Fière la fête, la célébration de la diversité en Estrie. Cette collaboration permet d’étendre la programmation à l’extérieur du centre-ville de Sherbrooke dans un milieu rural tout aussi dynamique et impliqué, explique-t-on dans un communiqué de presse.
Les activités sur le territoire se dérouleront au Centre culturel de East Angus, parc de la Rive Sud, les 24 et 25 août. La première se tiendra de 15 h à 21 h par le Collectif LGBTQ+ du Haut-Saint-François, en collaboration avec la CDC et le Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle. Il s’agit d’un moment privilégié permettant aux personnes de la communauté de la diversité sexuelle et de genre de se regrouper. De l’information sera diffusée sur place, il y aura un groupe de discussion ainsi qu’un buffet et le visionnement d’un film suivi d’une discussion. Il est possible d’indiquer votre présence en contactant Julie Blackburn à l’adresse courriel julie-blackburn@cdc-hsf.org.
La seconde activité, le 25 août, est une formation offerte par la CDC du Haut-Saint-François. Séré Gabriel Beauchesne Lévesque, conférencier, intervenant et auteur, donnera une formation interactive d’une journée. L’objectif est de promouvoir des pratiques inclusives des personnes.
Fondé en 2013 par la communauté étudiante de Sherbrooke, Fière la fête – Fierté Sherbrooke Pride est un rassemblement festif, familial et inclusif qui touche toute la population estrienne. Sa mission est de permettre aux membres des communautés LGBTQAINB21S+ et à leurs proches d’avoir accès à de l’information complète et à jour concernant des thèmes essentiels (santé, éducation, droits), de connaître les services publics et les services offerts par les organismes, d’interpeller des intervenants et de participer à une panoplie d’activités inclusives sans avoir à s’exiler dans les grands centres. Les festivités de Fière la fête se tiendront du 23 au 27 août.

Conservateur

Mathieu Chenard dans Mégantic

Le candidat de Mégantic, Mathieu Chenard, le chef du PCQ, Éric Duhaime, et la candidate dans Iberville, Anne Casabonne, ont chauffé les partisans conservateurs.

Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, était de passage au Club de golf East Angus la semaine dernière pour annoncer le candidat dans Mégantic, Mathieu Chenard, en marge de la campagne électorale provinciale qui devrait s’amorcer officiellement au cours des prochains jours. Le chef s’est même avancé, mentionnant que Mégantic pourrait peut-être causer une surprise le soir du 3 octobre.
Près d’une centaine de personnes de tout âge étaient sur place pour rencontrer le chef et découvrir celui qui sollicitera la confiance des électeurs le 3 octobre prochain. M. Chenard est un homme d’affaires ayant œuvré en importation et en distribution et opère maintenant dans le domaine immobilier avec Gestion groupe MC.
Domicilié à Stoke, le candidat connaît bien le secteur pour avoir de la famille dans la région de Stratford et Weedon. Il a œuvré dans la région de Mégantic. « La 108, la 112 je la connais et le monde du coin. » N’ayant aucune expérience de la vie politique, le candidat mentionne avoir trouvé sa motivation au cours des dernières années. « Ces deux dernières années, c’était invivable. La santé prend 50 % du budget. Quand une compagnie a un problème qui prend 50 % du budget, ça va pas bien. Le système de santé est vulnérable et non les gens », exprime-t-il. Le candidat est d’avis que le secteur privé pourrait y jouer un rôle. M. Chenard ajoute que le PCQ aura l’audace de s’attaquer au secteur de la santé. Sur le plan entrepreneurial, le candidat mentionne être en faveur de la libre entreprise et n’est pas très chaud aux subventions sauf pour des démarrages et de l’aide à l’innovation.
Comté prenable
En entrevue, le chef du PCQ se montre confiant en avançant que la circonscription de Mégantic pourrait être prenable. « Mégantic sera une circonscription à surveiller le soir du 3 octobre. C’est une région qui n’est pas loin de la Beauce et la Beauce, c’est notre château fort. S’il y avait une circonscription qui devait tomber, ajoute M. Duhaime, ça pourrait être Mégantic. Si on regarde le profil socio-économique, quand on regarde le nombre de membres qui ont adhéré ces derniers mois, il y a plus de 600 membres ici dans Mégantic, c’est quand même beaucoup pour un parti politique qui est nouveau. » M. Duhaime ajoute que les membres sont très discrets « mais très disposés à aller voter. » Quant au reste de l’Estrie, le chef souhaite être en mesure « de déterrer les racines bleues », dit-il.
Le chef a rappelé la montée fulgurante de sa formation politique. « Le Parti conservateur a franchi les étapes depuis un an que normalement un parti franchit en une décennie. Il y a un peu plus d’un an, le Parti conservateur comptait seulement 500 membres, aujourd’hui on est 50 000. » M. Duhaime est fier de préciser que sa formation politique sera représentée dans toutes les circonscriptions du Québec. Le chef a rappelé que sa formation politique allait dévoiler sa plateforme électorale dimanche dernier et qu’il présenterait cinq propositions concrètes. 

actualite

Club de golf East Angus : Le tournoi Putter Bernier de retour

Le tournoi de golf-bénéfice Putter Bernier est de retour et se déroulera le 9 septembre prochain sur les allées du parcourt du Club de golf East Angus.
En raison de la pandémie, la classique a fait relâche au cours des deux dernières années, mais Lyne Bernier, membre du comité organisateur, souhaite reprendre l’événement pour le plus grand plaisir des golfeurs et des enfants dans le besoin. Rappelons que les profits amassés servent à venir en aide aux enfants démunis. L’argent récolté sert, entre autres, à soutenir les jeunes pour des activités sportives, sociales et culturelles. Lors de la dernière édition tenue en 2019, l’organisation avait réussi à amasser plus de 10 000 $. Souhaitant recueillir le plus d’argent possible, Mme Bernier n’ose pas s’avancer sur l’objectif. « Cette année, on le fait et c’est une véritable boîte à surprise. On ne sait pas comment les gens et commanditaires vont réagir. On va prendre selon la générosité des gens. »
Bien que la classique ait fait relâche au cours des deux dernières années, cela n’a pas empêché l’organisme de venir en aide à certains enfants. « On avait des sous d’accumulés, on est venu en aide selon les demandes formulées. »
Tournois
Le comité organisateur, composé de Claude Giroux, David Fournier, Étienne Bouchard et Lyne Bernier, souhaite accueillir plus de 100 joueurs pour la classique Putter Bernier. Le coût d’inscription est de 340 $ par équipe. Trois bourses seront remises aux gagnants de la catégorie amateur, pouvant atteindre un maximum de 1 200 $ selon le nombre d’inscriptions. L’emplacement des jalons sera fourni lors de l’inscription selon le handicap des joueurs. Un souper est également prévu. Différents prix seront tirés au cours de la soirée. Une vente de billets permettant l’accès aux cadeaux précédera le tirage. Pour obtenir de plus amples informations, il est possible de communiquer avec Lyne Bernier au 819 832-4786 ou par courriel lettly@videotron.ca et également auprès de Claude Giroux au 819 566-6869. Mentionnons que deux commanditaires majeurs participent à la classique soit Promutuel Assurance Centre-Sud et Graphic Packaging.

Multi Sport Weedon

Weedon : Une surface multisports pour le secteur Fontainebleau

Les résidents du secteur Fontainebleau à Weedon et particulièrement les jeunes auront de quoi s’amuser puisque la municipalité investira dans une surface bétonnée multisports, permettant de pratiquer des sports toute l’année.
Le maire, Eugène Gagné, semble particulièrement fier de confirmer la nouvelle. Il rappelle que Weedon fait partie des cinq municipalités les plus dévitalisées du Haut-Saint-François. À cet effet, ces dernières bénéficient de l’aide du gouvernement provincial d’un montant global de 250 000 $, provenant du Fonds région et ruralité volet IV Soutien à la vitalisation.
Le projet sera soumis à la MRC pour approbation et le maire est confiant d’obtenir une réponse positive. Le fonds prévoit accorder 50 000 $ aux municipalités, d’expliquer M. Gagné. Or, le conseil municipal a déjà convenu de combler la différence si cela était nécessaire. Le montant exact du projet n’était pas arrêté au moment de l’entrevue puisque la municipalité venait juste de faire une demande de soumission, d’exprimer le maire.
Le maire insiste pour dire que tous les membres du conseil sont d’accord avec la démarche. Il mentionne que « le secteur Fontainebleau à Weedon, c’est un secteur qui a été oublié quelque part à un moment donné, ça même pas de bon sang. Il y a un parc qui n’a pas d’allure; on va revitaliser ce secteur-là de la municipalité. »
M. Gagné siège sur le comité de dévitalisation de la MRC du Haut-Saint-François et a demandé aux conseillers lors d’une séance de travail si quelqu’un avait un bon projet en loisir pour investir dans la municipalité. Le conseiller, Denis Rondeau, responsable des loisirs, a levé la main pour dire que le secteur Fontainebleau avait besoin d’une intervention. Ce dernier a rencontré les citoyens du secteur afin de connaître les besoins de la population et est revenu avec un projet, d’expliquer le maire Gagné.
Projet
Le projet prévoit une surface bétonnée multisports qui sera installée à l’endroit même où se trouve la patinoire. Les bandes qui sont enlevées pour la saison estivale resteront de façon permanente. On y installera des ancrages pour le tennis, le volleyball, le nécessaire pour du basketball. D’autres équipements pourraient s’ajouter, permettant la pratique de sport sur la plateforme. La municipalité doit obtenir des autorisations, mais si tout va bien, le maire est confiant que le tout pourrait être complété pour l’automne ou au pire au printemps.
M. Gagné souligne le désir de la municipalité de réinvestir dans les loisirs, et ce dans les différents secteurs, pour que les citoyens s’approprient leur municipalité.

Shed Dudswell

Dudswell s’ajoute au circuit des sheds panoramiques

La shed de Dudswell est la neuvième qui s’ajoute au circuit des sheds panoramiques.

Le circuit des sheds panoramiques s’agrandit. Le trajet des plus pittoresques compte désormais neuf sheds avec la nouvelle à Dudswell. Ces endroits privilégiés offrant un panorama unique ainsi qu’une page d’histoire des différentes localités se retrouvent tous répartis sur le territoire du Haut-Saint-François.
La toute nouvelle, Dudswell, offre aux visiteurs un magnifique point de vue sur le lac Adolphe. L’arrêt au cœur de la municipalité permet de faire une pause à la halte Éva-Tanguay. La shed met en valeur les créateurs locaux d’hier à aujourd’hui par des œuvres artistiques, des photos et des textes relatant le contexte historique de la municipalité. On retrouve, entre autres, des œuvres de Stewart Main et de sa fille Windy.
Cette réalisation est le fruit d’une collaboration de plusieurs intervenants, dont la firme Pittoresco qui a assuré le design, le graphisme et la construction. Anne Dansereau a complété les recherches et rédigé les textes. Les habiles charpentiers Steven et Paul St-Cyr ainsi que Rock St-Pierre ont également mis la main à la pâte.
La réalisation de cet attrait touristique a été orchestrée par le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. La shed de Dudswell a été financée grâce à l’entente de développement culturel signée entre le gouvernement du Québec et la MRC du Haut-Saint-François.
La municipalité a également contribué à la réalisation du projet avec ses équipes pour la préparation du terrain, facilité l’installation de la shed ainsi que l’aménagement complet de la halte Éva-Tanguay. La tournée du circuit des sheds panoramiques permet aux visiteurs de découvrir d’autres attraits, dont des haltes gourmandes.

Weedon

Boom domiciliaire à Weedon

On travaille à développer des rues du côté de Weedon.

Le maire de Weedon, Eugène Gagné, a le sourire facile et pour cause, sa municipalité connaît un boom domiciliaire qui était impensable il y a à peine quelques années. L’acquisition par le promoteur immobilier Sherplex de Sherbrooke de trois terrains incluant le développement Ferry permet au maire d’envisager l’avenir avec optimisme.
Sherplex a fait l’acquisition de tous les terrains disponibles des phases I et 2 du développement Ferry en plus d’acquérir un lot de 42 acres adjacent, qui appartenait au Groupe Paré, de mentionner le maire. L’entreprise prévoit en faire un développement privé d’une quarantaine de résidences. Au départ, l’espace était prévu pour la construction de mini-maisons, mais sera désormais consacré principalement à la construction de résidences unifamiliales régulières. Toutefois, on entend réserver un secteur pour la construction de mini-maisons. Ces phases de développement se situent dans le secteur des chemins Ferry, Fontainebleau et de la rue des Pionniers. De nouvelles rues seront aussi construites, d’ajouter le maire Gagné.
Sherplex ne s’arrête pas là. Il a également acquis des lots sur la 5e et la 6e Avenue, dans le but de construire six immeubles à logements. Ceux-ci permet tront notamment de loger les travailleurs responsables de la construction du nouveau quartier, mais également de bonifier l’offre locative pour les années à venir. Heureux du développement, le maire mentionne néanmoins que certains résidants ont manifesté leur mécontentement.
« Les travaux, ça va bousculer tout le monde, on le sait. Après les vacances de la construction, ils vont commencer à bâtir 50 logements. » Le maire a pleine confiance envers le promoteur. Ils ont des moyens illimités par rapport à ce qu’une municipalité peut avoir. C’est sûr à Weedon, ça grouille, pis ça fait l’affaire de tout le monde. On est un village qui était après mourir, là on est en train de le ressuscité. On a deux choix, on avance ou on recule, on a décidé d’avancer. » Le maire rappelle que de 2011 à 2020, la population de Weedon n’a pas arrêté de décroître. « En 2021, on est allé chercher toute la perte qu’on a eue. Ça fait que 2022 pour nous, c’est du bonbon. Tous nos terrains de la phase I et 2 sont vendus. Ils ont deux ans pour mettre des maisons là-dessus. On en a qui s’en viennent à la fin de l’été, on ramène du monde à Weedon. Faut que les gens comprennent, plus qu’on va être de monde à payer, moins que ça va coûter cher de taxes. » D’ailleurs, le maire mentionne que les travaux immobiliers devraient faire bondir l’évaluation de 20 M$. De cela, il anticipe des revenus de taxes entre 150 000 et 200 000 $ d’ici la fin des projets prévus dans trois ans. Le développement domiciliaire devrait permettre la création de quelque 80 unités de logement.
« Pour nous autres, c’est positif. » Selon M. Gagné, l’équation est simple, plus de logements devraient attirer également des entreprises. « Tout ça va faire qu’on va être vivant et on va enlever de la pression sur la taxation. »

actualite

Espaces de VR à Weedon : Le projet inquiète quant au respect des milieux humides

La récente annonce de l’entreprisse immobilière de Sherbrooke, Sherplex, d’aménager un espace pouvant accueillir 200 VR dans une zone considérée largement couverte par des milieux humides, près de la rivière Saint-François à Weedon, inquiètent plusieurs citoyens.
Outre l’aménagement de 200 sites pour VR, le projet intitulé Destination W prévoit également un restaurant, des glissades d’eau, une marina privée avec service de location de ponton, de paddle board. Le promoteur a précisé dans un article publié dans le quotidien régional La Tribune, qu’il ne s’agissait pas d’un terrain de camping. Les terrains seront vendus selon une formule de type «cond o». Plusieurs riverains s’inquiètent des possibles conséquences sur l’écosystème et l’impact de l’affluence pour le cours d’eau et le lac Louise.
L’article de La Tribune du 21 juillet dernier rapportait l’inquiétude du Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) envers le projet. On prétend qu’une grande partie du lot se trouve en zone inondable à fort risque.
Maire
Le maire de Weedon, Eugène Gagné, admet que certains riverains sont en colère et demande à la municipalité d’intervenir. Selon lui, plusieurs manifestaient leur intention d’envahir la prochaine séance du conseil municipal de lundi dernier pour se faire entendre. M. Gagné précise que « la municipalité n’a aucun pouvoir dans le dossier. Il s’agit d’une entreprise privée qui fait l’acquisition d’un terrain privé. Le promoteur a fait une demande de dézonage à la CPTAQ et reçu une autorisation sur 15 acres. » Le maire reconnaît que l’appellation d’une marina peut soulever des craintes, mais ajoute qu’il ne serait pas possible de le faire dans ce secteur. « Ils n’ont pas le droit de construire, c’est une zone humide. Il y a 40 hectares qu’ils n’ont pas le droit de toucher. » Il croit qu’il s’agit plutôt d’un endroit pour faire de la location de matériel nautique.
Malgré cela, M. Gagné est d’avis que le projet apportera un fort potentiel pour sa municipalité. « Pour nous autres, 200 VR, ça va amener 400 personnes dans la région. Bien que cela représente des avantages aux yeux du maire, il ajoute que cela ne saurait se faire au détriment de la rivière et du lac. « On travaille à protéger le lac, c’est clair qu’on ne veut pas le faire détruire. Demain matin, il n’y a plus de lac à Weedon, ça n’a pas la même valeur. On n’est pas fou », insiste-t-il.
Un appel a été fait auprès de l’entreprise Sherplex pour obtenir leur version. Cependant, le journal n’avait pas reçu de retour d’appel au moment de mettre sous presse. Précisons que le journal est fermé au cours des vacances de la construction et qu’il a été envoyé pour impression avant les vacances. Donc, il se peut qu’il y ait une évolution dans le dossier au moment que vous lirez ce texte.

Arbres Dudswell

Distribution d’arbres à Dudswell : La population répond à l’invitation

La distribution d’arbres et arbustes a connu un vif succès.

Plus de 250 citoyens se sont récemment présentés dans le stationnement de l’hôtel de ville de Dudswell à l’occasion de la Journée de l’arbre. Plusieurs bénévoles ont distribué quelque 700 arbres, gracieuseté du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. À cela, s’ajoutaient près de 300 arbustes distribués par des associations riveraines pour la renaturalisation de leur bande riveraine.
Les personnes ont également eu la chance de visiter les différents kiosques aménagés sur place. Le Conseil régional de l’Environnement de l’Estrie (CREE) a tenu un kiosque sur la gestion des eaux de ruissellement ainsi que sur la protection des bandes riveraines. L’organisme a également fait tirer, parmi les participants, un baril de récupération d’eau de pluie et trois différents arbustes spécifiquement choisis pour les bandes riveraines. L’Association protectrice du lac d’Argent (APLAD), la Corporation des résidents du lac Miroir (CRLM) ainsi que l’Association des riverains de la rivière Saint-François de Dudswell étaient également sur place afin de sensibiliser, éduquer et recruter de nouveaux membres pour la protection de leur plan d’eau.
Les organisateurs de la journée remercient les citoyens pour leur participation et manifestent leur hâte de voir le magnifique travail d’aménagement des divers terrains.

Festival Rock and blues

Rock’n’Blues, La Patrie sous les étoiles : On est prêt !

Le band CCR Reborn fera revivre de bons moments.

Après deux ans de relâche, le festival Rock’n’Blues, La Patrie sous les étoiles revient pour une autre édition, les 5 et 6 août. Les amateurs de musique seront servis à souhait avec dix spectacles tout aussi relevés les uns que les autres. Peu importe les caprices de dame nature, les prestations se dérouleront sous l’Abri-bois à La Patrie. Parmi les groupes à monter sur les planches, nous retrouverons Hommage à CCR avec le band CCR Reborn, Hommage aux Beatles avec la formation HELP !, Le Sortilège Blues Band, Musikelles, un regroupement de six femmes, Mike Goudreau et le Boppin Blues Band. Il y aura également un hommage à Supertramp avec le groupe Tramp Of The Century ainsi que Kevin et sa meute clôtureront les festivités.
Comme à l’habitude, le concours de band présenté le samedi en après-midi mettra en vedette les formations Kritick Blues & Rock Band, O.G.R Band et Matt Gibb.
Un comité formé de quatre juges ainsi que les amateurs seront invités à voter pour la meilleure prestation. Le groupe gagnant fera partie de la programmation de la prochaine édition.
Les activités se mettront en branle dès le vendredi à compter de 19 h. Un camping sauvage, sur le site, est mis à la disposition des festivaliers. Le traditionnel prix de présence d’une guitare Godin sera tiré au cours de la fin de semaine. Les billets seront en vente sur le site au coût de 10 $. Les personnes intéressées à en savoir davantage peuvent écrire au festivalrock’n’blues@gmail.com. Les profits seront versés à l’école de musique Rock’n’Blues de La Patrie. Le directeur général du festival, Charles Gaudreau, avoue l’excitation de toute l’équipe à l’idée de présenter à nouveau l’événement. « Le monde a hâte, on est fin prêt. »

LA PATRIE

Ça bouge à La Patrie

L’Abri-bois dispose de l’équipement nécessaire pour y tenir toutes sortes de rencontres.

Le moins que l’on puisse dire est que ça bouge à La Patrie. Rénovation de l’Abri-bois, de la salle municipale, bonification des haltes touristiques, sans oublier les autres projets comme celui de développement d’un sentier pédestre et vélo liant La Patrie à Scotstown.
C’est avec empressement et enthousiasme que la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, défile les projets les uns après les autres à commencer par l’Abri-bois. Cette structure qui fait la fierté de la municipalité est complètement rénovée au coût de 136 920 $ incluant une subvention de quelque 72 000 $ provenant de l’ancien Fonds de développement territorial (FDT)de la MRC du Haut-Saint-François. Outre l’achat de chaises et de tables, les travaux comprennent entre autres l’agrandissement de la scène, l’installation de panneaux rétractables des côtés nord, sud et est. « Les gens vont être à l’abri en cas de pluie, de froid ou de grand vent, on va pouvoir les fermer », précise la mairesse. Un écran et un projecteur s’ajoutent aux installations techniques.
C’est avec une grande fierté que Mme Delage parle des travaux effectués à la salle paroissiale. « Ça rien à voir avec avant, c’est le jour et la nuit », lance-t-elle en riant. La municipalité y a investi quelque 131 355 $ incluant une aide financière de 25 000 $ provenant du programme Nouveaux Horizons pour les aînés (PNHA). Réfection des toilettes, du plancher, nouveaux luminaires, peinture et autres marquent les améliorations apportées au bâtiment qui en avait besoin selon la mairesse. On prévoit également ajouter une plate-forme élévatrice pour les personnes à mobilité réduite. Cet ajout nécessitera un déboursé de 49 140 $ incluant une aide financière du PNHA de 25 000 $.
Halte
Les haltes routières Éva-Sénécal et du Soleil Levant font également partie des améliorations. Au premier endroit, la municipalité a aménagé deux bornes électriques de type 2 tandis qu’Hydro-Québec a fait de même avec une borne rapide. L’accessibilité aux prises de chargement de la municipalité est gratuite. Elles ont été installées au coût de 14 000 $. Mme Delage est confiante que les frais seront absorbés par un programme d’aide financière du gouvernement. Cependant, les utilisateurs de la borne rapide, propriété de la société d’État, devront débourser des frais.
La halte du Soleil Levant, située aux abords de la route 257 Nord permettant d’accueillir
approximativement quatre VR, sera agrandie de cinq places additionnelles. La municipalité a convenu d’une entente avec l’organisme Nuité VR permettant aux utilisateurs de passer une nuit gratuitement sur le site. L’endroit offre certaines commodités comme une toilette chimique et des emplacements avec petit gravier, des lumières ainsi que des foyers pour feux extérieurs. « Je peux vous dire que la halte est très appréciée par les utilisateurs de VR. »
Autres projets
Mme Delage ajoute que d’ici l’automne, la municipalité devrait procéder à la réfection complète de la surface du terrain de tennis. Dans leurs projets, dépendamment l’aide financière, précise la mairesse, « on songe à une réfection complète de la patinoire. On a les prix tout ça. On va déposer ça à un fonds de subvention. »
Autre projet, « c’est très demandé, quand on a fait la consultation MADA-Famille, d’avoir un sentier pédestre et de vélo. Il y en a tout le tour sauf chez nous. On aimerait être capable de rejoindre Scotstown. On est en train de voir si c’est possible de faire des ententes avec des propriétaires de terres privées. On est là-dessus. On va former un comité dans les prochaines semaines. C’est un gros projet, ça nous est très, très demandé », insiste la mairesse de La Patrie.

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Lutte et prévention du racisme en milieu rural : Un projet innovant pour le Haut

De gauche à droite, la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, Nawel Amokrane, vice-présidente de la CDC, Johanne Delage, mairesse de la Patrie, Mariame Cissé, adjointe à la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie, et Jinny Mailhot, directrice générale de la CDC.

La Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François fait preuve de leadership sur le territoire en matière de racisme. Elle va de l’avant avec son projet innovateur RurALTÉRITÉ : mobilisation et connaissance des moyens d’intervention en lutte au racisme en contexte rural.
Convaincue du bien-fondé de l’initiative, la députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, contribue au projet avec une aide financière de 88 639 $. Cet appui s’inscrit dans le cadre du Programme canadien de soutien aux communautés, au multiculturalisme et à la lutte contre le racisme.
« La CDC du Haut-Saint-François propose une initiative qui vise à combattre les préjugés, la discrimination et les actes racistes avant qu’ils ne s’enracinent. L’organisme va aussi aider les communautés à mieux comprendre les réalités des autres cultures et religions qui sont encore plus minoritaires dans un contexte rural », de mentionner Mme Bibeau. Elle ajoute que la CDC fait office de leader en ruralité pour le Haut-Saint-François.
Projet
Outre ce qui a été mentionné précédemment par Mme Bibeau, le projet vise également à aider les communautés à mieux comprendre les réalités des autres cultures et religions qui sont encore plus minoritaires en contexte rural. La démarche, explique Nawel Amokrane, vice-présidente de la CDC, au moment de l’entrevue, se divise en deux parties. Une première se traduisant par une recherche sur le racisme systémique, la discrimination, les bonnes pratiques en matière de lutte au racisme. « On veut savoir ce qui se passe sur le territoire », d’exprimer Mme Amokrane. La seconde sera de développer des outils, des ateliers avec les acteurs du milieu. On entend travailler, d’abord, avec les partenaires communautaires et par la suite étendre l’intervention auprès des commerces, des entreprises. « On veut faire beaucoup de sensibilisation et d’éducation avant d’aller à la population. Il faut commencer avec les acteurs principaux » d’ajouter la vice-présidente. Parmi les activités à venir, on prévoit organiser un atelier sur les processus d’embauche anti-oppressifs pour les organismes communautaires et les organisations en éducation, en santé et services sociaux. On souhaite également faire de la formation sur les statuts d’immigrants et la gestion de la diversité culturelle destinée aux entreprises privées du territoire. On désire créer une liste de livres pour les enfants, les adolescents et les adultes qui promeut la diversité culturelle et qui combat le racisme, la discrimination et les préjugés pour les proposer aux bibliothèques du Haut-Saint-François. L’organisation d’une petite tournée du Continuum HSF, une campagne de sensibilisation ainsi qu’un forum de RurALTÉRITÉ figurent au programme.
Johanne Delage, mairesse de La Patrie, est bien sensible à la cause pour avoir notamment travaillé pendant 14 ans comme agente d’immigration. Son implication, à titre personnel, vise à faire avancer la cause, dit-elle. « Sensibiliser, éduquer le milieu, c’est extrêmement important. Souvent, les gens portent un jugement par ignorance. Faut préparer le milieu à recevoir ces gens-là, surtout en milieu rural », insiste Mme Delage. La Patrie compte déjà quelques travailleurs étrangers et la mairesse mentionne qu’il s’agit « d’une ressource extrêmement précieuse surtout en pénurie de main-d’œuvre. »
Rappelons que le projet fait suite au colloque sur la ruralité et diversité culturelle de novembre 2018.

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Projet de 8,4 M$ pour une piscine intérieure à la polyvalente Louis-Saint-Laurent : Québec investit 5 M$ pour le Haut-Saint-François

Nous apercevons de gauche à droite, le député de Mégantic, François Jacques, en retrait à l’arrière, le directeur de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, Tommy Poulin, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, et le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, Martial Gaudreau.

Les 14 municipalités du Haut-Saint-François et le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) réaliseront un projet vieux de 50 ans, la construction d’une piscine intérieure à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Le député de Mégantic, François Jacques, était fier d’annoncer au nom de la ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, la contribution de 5 M$ pour le projet estimé à 8,4 M$ qui pourrait se concrétiser au cours de 2025.

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Assis à l’avant, de gauche à droite, le député de Mégantic, François Jacques, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, et le directeur général du CSSHC, entourés du directeur de la polyvalente, des maires et conseillers représentant les municipalités du territoire.

Initialement, l’infrastructure de piscine intérieure était prévue dans les plans de construction de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, mais a été abandonnée en cours de route. Fait du hasard, l’annonce coïncide avec le 50e anniversaire de l’établissement scolaire.
L’aide financière provient du nouveau Programme de soutien aux infrastructures sportives et récréatives scolaires et d’enseignement supérieur (PSISRSES). Le député de Mégantic mentionne que la conclusion de la démarche est le résultat « d’un travail de longue haleine qui a débuté, il y a plus de trois ans. Il s’agit d’un projet d’envergure pour la MRC du Haut-Saint-François. Il s’agit d’un projet rassembleur pour l’ensemble de la communauté. » M. Jacques parle de fierté pour les gens du territoire, mais également pour les étudiants qui vont bénéficier d’une nouvelle installation. Le projet du Haut-Saint-François s’inscrit parmi les 14 acceptés au Québec avec la contribution maximale de 5 M$. Le député précise que le partenariat impliquant l’ensemble des municipalités de la MRC du Haut-Saint-François ainsi que le Centre de services scolaire « a donné une opportunité d’avoir l’enveloppe maximale. »
Ce programme, explique M. Jacques, vise à accroître le nombre d’infrastructures sportives et récréatives scolaires et à mettre à niveau celles existantes afin d’assurer leur accessibilité à l’ensemble de la population. L’une des conditions d’admissibilité au programme est de rendre accessibles, dans un premier temps, les infrastructures à la clientèle des réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur et par la suite, les mettre à la disposition des citoyens pendant les plages horaires qui ne sont pas utilisées par les établissements scolaires et d’enseignement supérieur.
Partenariat
Le projet est estimé à 8 442 500 $. De ce montant, les municipalités contribueront pour 2 482 500 $ sur une période de 30 ans. Chacune d’entre elles versera annuellement un montant selon un calcul prenant en compte la richesse foncière, la population et l’éloignement. Selon ces critères, le montant à verser pourrait varier de 4 000 $ à plus de 20 000 $ annuellement.
Le conseil des maires de la MRC du Haut-Saint-François a approuvé à la majorité de 10 contre 4 lors de la séance ordinaire de juin d’aller de l’avant avec le projet. Les municipalités de Saint-Isidore-de-Clifton, Newport, Bury et Cookshire-Eaton avaient signifié leur dissidence, mais sont tout de même liées par la décision adoptée. Le préfet de la MRC, Robert G. Roy, aurait souhaité obtenir l’unanimité, mais retient que les discussions se sont faites dans le respect et l’harmonie.
« Rassembleur, attendu, souhaité, inspirant, structurant » sont les mots utilisés par le préfet pour qualifier l’importance du projet annoncé. Avec cette infrastructure, ajoute-t-il, le Haut-Saint-François est en mesure de bonifier son offre en offrant un complexe sportif « comprenant aréna, piscine et gymnases. » M. Roy ajoute que la démarche « rejoint les objectifs de la campagne Ose le Haut, soit de réduire l’âge moyen de sa population en attirant les familles et développer une culture de solidarité forte. Ces deux objectifs répondent aux deux volets de la campagne, soit l’attraction et la rétention de la population. S’inscrivant dans la démarche MADA-Famille, le projet permettra à nos enfants, leurs parents et nos aînés de se garder en forme et en santé avec une offre de loisir territorial bonifié qui rehaussera la qualité de vie de tous nos résidents. »
Outre sa participation financière annuelle, la municipalité de East Angus contribuera au projet en retirant sa surtaxe d’utilisation de l’aréna et garantit l’accessibilité gratuitement à la piscine aux citoyens du Haut-Saint-François. De fait, les plages horaires de bain libre pour les résidents du territoire seront offertes gratuitement. La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, mentionne que la mesure adoptée par le conseil municipal se veut une « façon de partager avec les autres municipalités. Ça va être notre participation qui va être là pour la vie. C’est une fierté de voir que les maires ont embarqué presque en totalité. C’est une fierté pour le Haut-Saint-François », complète-t-elle.
Pour sa part, le CSSHC, qui sera propriétaire de la piscine, assumera les frais d’exploitation, dont les dépenses liées aux heures d’utilisation des lieux pour ses élèves, de même que celles se rapportant à l’entretien. Elle sera maître d’œuvre du projet. Si tout va bien, on souhaite compléter la construction d’ici trois ans. Pour le CSSHC, la gestion d’une piscine intérieure n’est pas nouvelle. « On le fait déjà pour Coaticook, on a déjà une piscine », d’exprimer Martial Gaudreau, directeur général du CSSHC. Ce dernier est d’avis que l’ajout de cette infrastructure sera plus que bénéfique pour l’institution qui connaît une augmentation soutenue de sa clientèle au cours des trois dernières années. « 135 élèves se sont inscrits à la polyvalente Louis-Saint-Laurent depuis l’implantation du programme de Santé globale, ce n’est pas rien. On est passé de 550 à 685 élèves et ça monte encore. » Outre celui d’assurer la réussite scolaire, M. Gaudreau ajoute que la mission du CSSHC est également de contribuer au développement de la communauté.

Annonce F. Jacques- P. Fitzgibbon

Élections provinciales dans le comté de Mégantic : Le député François Jacques sollicite un renouvellement de mandat

Le député de Mégantic, François Jacques, était accompagné du ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable du Développement économique régional, Pierre Fitzgibbon.

C’est devant 80 sympathisants et accompagné du ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable du Développement économique régional, Pierre Fitzgibbon, et de plusieurs élus réunis au Club de Golf du Lac Mégantic que le député de Mégantic, François Jacques, a annoncé son intention de briguer les suffrages sous la bannière de la Coalition Avenir Québec, à l’occasion de l’élection provinciale du 3 octobre prochain.
Le député Jacques a profité de l’occasion pour dresser un bilan de ses réalisations que ce soit dans les domaines des transports, de l’éducation, de la santé et des affaires municipales. Au terme de quatre années, le député sortant dit vouloir poursuivre son parcours en sollicitant un nouveau mandat et poursuivre « sa longue liste de réalisations. Je suis fier de mes réalisations et c’est pourquoi je souhaite poursuivre dans cette lancée afin de relever d’autres défis, continuer de servir et de représenter les citoyens de la circonscription de Mégantic. »
Parmi ses réalisations, M. Jacques fait mention de l’aide de 11 M$ pour la réfection de la route 257, de 19,5 M$ pour des établissements scolaires du comté, dont les écoles de Notre-Dame-du-Paradis, de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, du Parchemin et de Saint-Camille. À cela s’ajoute l’aide de 20 M$ pour le Programme d’aide à la voirie locale (PAVL) – volets Redressement des infrastructures routières, Accélération des investissements sur le réseau routier local et Entretien courant et préventif des réseaux locaux. Dans le même ordre d’idée, il poursuit avec l’aide de 2,5 M$ pour l’initiative de création de logements avec une entente entre la Société d’habitation du Québec (SHQ) et la Société canadienne d’hypothèques et de logements (SCHL), notamment pour le projet de la Coopérative du Ruisseau Weedon sans parler des 218 nouvelles places en garderies dont 148 dans le Haut-Saint-François.

Martial Gaudreau

Pénurie de directeurs d’école dans le CSSHC : Le dg Martial Gaudreau confiant de combler les postes

Martial Gaudreau, directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC).

Le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) est en démarche pour combler cinq postes de directions d’école. Le directeur général, Martial Gaudreau, est confiant de réussir à pourvoir les postes pour le début de la prochaine année scolaire.
Parmi les directions vacantes, l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur à Weedon figurait sur la liste avec East Hereford, Stornoway, Nantes, Sainte-Cécile-de-Whitton et Coaticook (l’école Saint-Luc).
Au moment de la discussion, tenue le 22 juin, le directeur général du CSSHC mentionnait être sur le point d’entamer une période d’entrevues pour trouver des candidatures afin de compléter les postes disponibles. « Les banques étaient vides et moi c’est cinq postes pour l’ensemble du centre de services. J’en ai aussi dans la MRC de Coaticook et trois dans le Granit. » M. Gaudreau en attribue la raison aux deux dernières années de pandémie et l’essoufflement. « Les gens qui deviennent direction d’école, c’est généralement des enseignants qui sont stimulés, qui sont excellents et passionnés, qui ont le goût de relever d’autres défis. Les deux dernières années ont été exigeantes dans le monde de l’éducation et pour tout le monde. » M. Gaudreau mentionnait que quelques CV commençaient à entrer et démontrait un certain optimiste à trouver les bonnes personnes pour la rentrée. Dans le cas contraire, le directeur se tournera vers le plan B consistant à faire appel à d’anciens directeurs d’établissements à la retraite.

crise du logement

La crise du logement sévit partout, même dans le Haut

À gauche, Marilyn Ouellet, co-coordonnatrice au Centre des Femmes La Passerelle et Cynthia Nadeau, participante au Centre des Femmes.

La crise du logement sévit partout au Québec et le Haut-Saint-François n’y échappe pas. Plusieurs personnes du territoire dont plusieurs familles monoparentales sont à la recherche d’un toit. Certains organismes comme le Centre d’action bénévole (CAB), le Centre des Femmes La Passerelle, le Centre de services éducatifs populaires (CSEP) et la Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François tentent de donner un coup de main, mais demeurent limités dans leur intervention.
Marilyn Ouellet, co-coordonnatrice du Centre des Femmes La Passerelle, mentionne que l’organisme a remarqué depuis un an, une augmentation de la détresse des femmes à la recherche d’un endroit pour se loger. « Des participantes du centre nous appellent, souvent avec des enfants en détresse parce qu’elles n’ont nulle part à aller. »

L’organisme a récemment effectué un sondage auprès de sa clientèle et sur 87 réponses, 35 femmes ont mentionné avoir été en situation d’itinérance, au cours de la dernière année, c’est-à-dire être contrainte d’habiter chez des amis ou des familles « parce qu’elles avaient nulle part où aller. La plupart avaient des enfants », d’expliquer Mme Ouellet. Selon le sondage, East Angus serait l’endroit où sévit le plus la crise du logement. Plusieurs femmes, ajoute-t-elle, doivent quitter la municipalité faute de trouver un logement décent à prix abordable.

La raison principale, explique Mme Ouellet, est attribuable à des séparations. La pandémie, ajoute Cynthia Nadeau, qui a vécu une séparation, a favorisé une période de conscience. Cette mère de trois enfants a fini par se trouver, non sans peine, et après avoir vécu dans un logement insalubre, un logis adéquat. Ce n’est certes pas celui de ses rêves, admet-elle, mais au moins elle et ses enfants ont un toit sur leur tête. « Ça prend beaucoup de patience », précise-t-elle. La jeune mère de famille a multiplié les appels avant de trouver un logement à un coût convenable. Dans sa quête, elle s’est même fait répondre par des propriétaires qu’ils ne voulaient pas d’enfant dans leur logement. Mme Nadeau ajoute que le déménagement entraîne un haut taux d’anxiété. « Tu fais appel à qui quand tu n’as pas de réseaux sociaux qui ont un pick up ou un camion ? »

Au moment de l’entrevue, avant le 1er juillet, Mme Ouellet mentionnait être au fait de quatre familles qui étaient toujours sans logement. Sans être un organisme voué spécifiquement à la recherche de logement, ce dernier travaille avec d’autres pour trouver des solutions permanentes ou temporaires. Le Centre d’action bénévole (CAB) est porteur de projet avec plusieurs organismes dans le cadre du Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale PAGIEPS. L’objectif vise à prévenir un phénomène d’itinérance qui peut avoir plusieurs visages. La personne chargée de projet en hébergement d’urgence a pour tâche de faire un démarchage en dressant l’inventaire, à l’usage d’intervenants communautaires ciblés, des possibilités en matière de logement dans le Haut-Saint-François.

Elle surveille également de près le développement de nouvelles alternatives adaptées à la réalité du territoire. Cette personne pourra également devenir la ressource vis-à-vis les enjeux de logement pour les travailleurs de proximité en assurant une veille continue des logements disponibles sur le territoire, des droits des locataires et des ressources pour les propriétaires de maison. Au moment d’écrire ces lignes, l’organisme était en discussions pour dénicher des endroits d’hébergement d’urgence.

Mme Ouellet mentionne que les logements disponibles sont soit pour les personnes aînées ou pour les personnes en situation de handicap, dont elle admet la pertinence. « Tous les développements qu’il y a, c’est tout le temps pour des clientèles bien précises. On souhaiterait la construction de coopérative de logements sociaux », complète-t-elle.

Parmi les 87 personnes ayant répondu au sondage de La Passerelle, 43 répondants sont des familles monoparentales et 12 de cinq personnes et plus. Les personnes ayant besoin d’information additionnelle peuvent contacter un des organismes mentionnés dans le texte.

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