Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
Frechette

Pour le plaisir d’aider les jeunes et moins jeunes

Lise Fréchette n’a pas besoin d’être payée ni félicitée pour son implication. Ce dont elle a besoin, c’est de donner.

Lise Fréchette de Weedon s’implique bénévolement au sein de sa communauté depuis de nombreuses années. Ça fait tellement longtemps qu’elle n’est pas en mesure de dire quand cela a débuté. Elle comptabilise encore moins les heures consacrées à faire du bien autour d’elle. Mme Fréchette a même sourcillé par la question s’interrogeant sans doute sur la pertinence. Pour elle, le bénévolat ne se quantifie pas en heure, en jour ou semaine, mais par les effets bénéfiques que cela apporte autant pour celui qui offre que celui qui reçoit.
Cette retraitée de l’enseignement s’implique auprès de la communauté sans distinction d’âge que ce soit auprès de jeunes élèves du primaire ou des personnes aînées. Son implication est multiple. Enseignante retraitée, elle avoue son amour pour les jeunes et participe au projet du Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François Lire et faire lire et de correspondance.
Lire et faire lire est un projet dans lequel Mme Fréchette s’implique sur une période de six semaines. Pendant une heure, elle fait la lecture à un petit groupe de quatre élèves de 4e et 5e année et ceux-ci en font autant. En découle un échange permettant aux participants de bien comprendre les lectures. Notre bénévole participe également dans un projet de correspondance. Elle correspond, par lettre, de façon anonyme, avec quatre élèves de 5e et 6e année d’une école primaire du Haut-Saint-François. « Parfois, certains enfants s’ouvrent un peu. Certains, ajoute Mme Fréchette, ont demandé qu’on poursuive la correspondance occasionnellement. Je suis impliquée, mon amour pour les enfants est grand. J’ai été enseignante pendant 30 ans, c’est aussi mon amour du métier, c’est un peu une continuité de ce que j’ai déjà fait pis c’est mettre certaines compétences en place pour aider les jeunes. C’est ça, le grand but, vivre quelque chose avec eux autres et les aider. »
Mme Fréchette écrit également dans le journal communautaire L’Éveil du citoyen. Elle y a une chronique qui s’intitule Le billet de Lise  portant sur les grandes valeurs humaines. « J’aime communiquer, c’est ma façon d’aider. Faire sortir ce que j’ai en dedans, partager ce que j’ai comme préoccupation au niveau de l’amour, la bonté, la gentillesse, du respect et le partage. Toutes ces valeurs-là, je les ai, mais je veux les redonner. » Mme Fréchette se voit comme un messager pour faire prendre conscience qu’il y a de la beauté dans le monde et semer de l’espoir. Cette dernière a pris la relève d’Alvine Rousseau, décédée à l’âge vénérable de 105 ans.
L’engagement de Mme Fréchette se poursuit au sein de la Société d’Histoire de Weedon. Membre du conseil d’administration et trésorière, Mme Fréchette y joue un rôle administratif et participe à la préparation de diverses expositions. Elle et des membres de son groupe travaillent sur la prochaine qui s’intitulera Photos Cécile. Il s’agit de mettre en évidence d’anciennes photos prises par cette photographe bien connue du milieu. La bénévole fait également de la généalogie et répond à diverses demandes de personnes désirant en savoir davantage sur leurs racines.
Bénévole de longue date, Mme Fréchette n’a pas l’intention de s’arrêter. « Je n’ai pas pensé à ça encore. Je sens que j’ai encore le goût de travailler, de bouger et être en communication avec les gens, quel que soit l’âge. J’aime les humains, j’aime communiquer, c’est ma façon d’aider. La fraternité des humains, c’est quelque chose qui me touche. J’arrêterai un jour par la force des choses, mais le feu est là. Ce que je trouve fort dans le bénévolat, c’est que je n’ai pas besoin qu’on me paye, je n’ai pas besoin d’avoir plein de félicitations, j’ai besoin de me donner, c’est comme ça », complète-t-elle.

Robitaille

Faire du bénévolat : L’histoire d’une vie pour Roger Robitaille

Bien qu’il ait réduit le rythme, Roger Robitaille n’a pas l’intention d’arrêter de faire du bénévolat.

Roger Robitaille d’East Angus fait du bénévolat pour aider les gens. Il ne compte plus, depuis longtemps, les années qu’il s’implique auprès de la communauté. « Moi, le bénévolat, ça fait partie de ma vie depuis longtemps. J’ai fait toutes sortes de choses bénévolement », lance-t-il en riant.
Depuis plus de 30 ans, il fait bénévolement des rapports d’impôts pour les plus démunis. Bien qu’il ait réduit le rythme, il poursuit son implication au sein de ce service offert par le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François et n’a pas l’intention de s’arrêter. « Tant que je serai en santé, je vais continuer », lance-t-il le plus sérieusement du monde.
« Le bénévolat, ça remplit ma vie. Plutôt que d’être à ne rien faire assis à regarder la TV, ça me tient occupé. Le bénévolat, ça m’apporte une certaine satisfaction de pouvoir aider les gens et faire une bonne action. Ça me fait sentir utile. » Pour M. Robitaille, son implication n’a pas de date d’expiration. « Tant que je vais être capable et que les gens auront besoin, je suis là, si la santé me le permet. »
Le retraité rappelle avoir eu une vie bénévole bien remplie. Il s’est impliqué au sein de la pastorale, la préparation au baptême, le service aux messes, les repas paroissiaux. Il s’est impliqué pendant plusieurs années au sein de la Maison des jeunes Actimaje sans compter sa participation auprès du Club Lions. Lui et sa conjointe ont même accueilli, un certain temps, une famille cambodgienne.
M. Robitaille a réduit ses activités en conservant exclusivement le service d’impôt. Cependant, ç’a été plus fort que lui, il offre un service d’accompagnement. « Je fais de l’accompagnement pour les gens de la résidence qui n’ont pas d’auto, qui ont des rendez-vous. Ça a commencé, par un ami ici que je connais depuis longtemps, qui m’a demandé pour un rendez-vous, pis là ça s’est parlé dans la résidence. Quand quelqu’un a besoin, ils savent que j’en fais. Je n’ai pas fait d’annonce. » Ce petit service occupe quand même M. Robitaille pour au moins deux à trois accompagnements par semaine. « J’aime ça me promener en auto pis voyager. C’est plus un plaisir pour moi. » M. Robitaille ne compte pas les heures ou les services qu’il rend. Ce qu’il retient, c’est la satisfaction de faire du bien autour de lui.

Lachance

Faire du raccompagnement pour le plaisir

Le couple Lachance fait du raccompagnement pour le plaisir de rendre service et d’échanger avec les usagers.

Que ce soit pour se rendre à des rendez-vous médicaux à l’hôpital, à Sherbrooke, ou ailleurs dans Weedon, accompagner les personnes pour aller faire l’épicerie, de petites commissions ou même pour prendre un repas au restaurant, Pierrette et Claude Lachance, de Weedon, sont toujours là, au bout du fil, et prêts à faire le transport avec plaisir en bonus.
Ce couple de retraités fait du transport depuis sept ans et éprouve du bonheur à le faire. « Lorsqu’on a arrêté de travailler, on s’est dit : faut trouver quelque chose à faire pour s’occuper », d’exprimer M. Lachance. Sa conjointe travaillait comme livreuse pour la pharmacie locale. « On s’est dit, on va donner notre nom au Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François pour faire des transports. Ça nous fait sortir de la maison et ça accommodait les personnes », d’expliquer M. Lachance. « On est tous les deux qui en fait et on prend tous les transports », ajoute-t-il. Lors d’un accompagnement à l’hôpital, M. et Mme Lachance escortent la personne jusque dans l’hôpital et s’installent dans la salle d’attente avec le patient. « On ne les laisse pas aller tout seul. Il y a des personnes qui aiment être accompagnées dans le bureau, elles nous le demandent, plus moi que Claude, surtout les femmes. S’ils veulent, je les accompagne, c’est beau, s’ils ne veulent pas, c’est beau et on les attend dans la salle d’attente », de préciser Mme Lachance.
Il arrive parfois que le couple fasse deux accompagnements simultanément et prenne chacun leur véhicule respectif. Ils font les transports de façon individuelle et Mme Lachance en fait davantage que son conjoint. Ils effectuent, en moyenne, trois à quatre accompagnements par semaine, parfois même le samedi. « C’est jamais pareil », précisent-ils. Outre ce volet avec le CAB, ils font également de l’accompagnement pour dépanner les gens que ce soit pour faire des commissions dans la municipalité, aller à l’épicerie, se rendre au CLSC, au restaurant. « Des fois, c’est juste pour aller chez la coiffeuse », d’ajouter Mme Lachance. « On a fait un accompagnement à Québec, mais c’était spécial », de préciser le couple. Leur horaire est éclaté. Ils peuvent être appelés pour accompagner tôt le matin, en soirée, mais généralement leurs services sont sollicités de jour. « Ça nous fait plaisir d’accompagner les gens, on aime ça », disent-ils en souriant.
Présente lors de la rencontre, Lucie Bougie fait appel régulièrement au service du couple. « Ils sont très disponibles. J’ai développé des liens d’amitié avec eux. Je les ai déjà appelés à 6 h du matin pour qu’ils viennent me chercher à l’hôpital. Pour moi, ce sont des amis », exprime-t-elle.
Le couple retire une grande satisfaction de leur implication. « C’est pour notre moral. On est à notre retraite, moi, si je ne faisais pas ça, je suis habituée de voir du monde. J’ai travaillé 15 ans à la pharmacie pour livrer les médicaments. J’ai appelé au CAB, je leur ai dit : j’embarque pour faire du transport. J’adore ça, j’ai beaucoup de jasette avec mes personnes. » Pour M. Lachance, c’est de rendre service. « Ça nous fait du bien de sortir. On aime ça et on va continuer tant qu’on va être capable », de compléter le couple.

Budget francais

Alourdissement du fardeau fiscal 4,29 % à Cookshire-Eaton

Le conseil municipal de Cookshire-Eaton a adopté, lors d’une séance extraordinaire, tenue le 19 décembre, le budget pour l’année 2023.

Les contribuables de Cookshire-Eaton subiront un alourdissement de leur fardeau fiscal en 2023 de 4,29 %. Même si le conseil municipal a abaissé le taux de la taxe foncière de 0,94 $ du 100 $ d’évaluation à 0,66 $, certains risquent de voir leur compte de taxes monter considérablement en raison du nouveau rôle d’évaluation municipale qui grimpe en moyenne de 29 %. D’autres contribuables, plus chanceux, bénéficieront d’une légère diminution de leur compte de taxes.
Voilà ce qui se dégage des prévisions budgétaires 2023 adoptées par les élus lors d’une séance spéciale tenue le 19 décembre et à laquelle n’assistait aucun citoyen. Le budget de la municipalité pour l’année en cours grimpe de 172 700 $ pour atteindre le montant de 10 761 700 $. Cette majoration, explique le directeur général, Martin Tremblay, est principalement attribuable à l’augmentation du coût de la vie.
Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, soutient que les élus ont fait le maximum pour réduire l’impact du nouveau rôle d’évaluation sur les contribuables. « On a travaillé sur plusieurs scénarios pour en arriver à ce que ça soit le plus équitable possible ». M. Gendron mentionne que l’augmentation moyenne du rôle d’évaluation est de 29 % et que les élus ont réduit le taux de taxation de 30 %. Dans tous les nouveaux rôles d’évaluation foncière, on remarque des écarts considérables. La plus forte augmentation serait de 235 %. À titre d’exemple, un immeuble évalué à 186 800 $ et grimpant à 300 100 $ marquant une hausse de plus de 60,7 % subira une augmentation de son fardeau fiscal de plus de 420 $. À l’opposé, un immeuble évalué à 276 800 $ passant à 303 900 $ en hausse de 9,8 % se traduira par une diminution de 406 $ sur le compte de taxes municipales. Selon le directeur général, 60 % des contribuables connaîtront une diminution de leur fardeau fiscal alors que 40 % subiront des majorations.
Taxes
La municipalité a modifié cette année son mode de calcul en excluant 50 % de la taxe des matières résiduelles et le recyclage qui étaient basés sur la valeur foncière afin d’établir un coût fixe. Le reste devrait se faire graduellement au cours des prochaines années. Au chapitre de la taxation, toutes les formes de taxes incluant celle de l’agglomération sont comprises à l’intérieur de l’augmentation de 4,29 %. Parmi elles, nous retrouvons la taxe pour les égouts qui augmente de 43 $ atteignant le montant de 229 $. Cette majoration est attribuable à la vidange des bassins d’épuration, explique-t-on. Quant à la taxe d’eau, elle demeure stable. Celle pour la cueillette des ordures s’établit à 105 $, le recyclage à 45 $, tandis que pour le compost, elle grimpe de 10 $ atteignant le cap du 86 $. L’augmentation pour la cueillette s’explique par l’acquisition d’un nouveau camion. Par ailleurs, le coût pour la vidange des fosses septiques fait un bond de 33 $ atteignant 110 $. Le directeur général précise que les montants correspondent au coût réel pour les services offerts.
Satisfait
Compte tenu du contexte actuel où le taux d’inflation s’élève à près de 7 %, le maire Gendron estime que la hausse de 4,29 % n’est pas élevée. « On est satisfait. Par contre, on n’a pas une grande marge de manœuvre. » Pour obtenir une marge de manœuvre appréciable, ajoute le maire, il aurait fallu une augmentation de 7 %, ce que le conseil municipal n’était pas prêt à faire.
Plan triennal
Les autorités municipales ont présenté, au cours de la soirée, le plan triennal 2023-2025 au coût de 9 711 521 $. Bien entendu, la réalisation est conditionnelle à l’obtention de subventions gouvernementales. Parmi les principaux projets prévus au cours de la présente année évalués à 3,8 M$, on retrouve des travaux d’entretien du barrage à Sawyerville (900 000 $), la recherche en eau au parc écoforestier de Johnville, puits de captation et bâtiment de filtration (1,3 M$) et la mise à niveau des trois patinoires des secteurs Cookshire, Sawyerville, Johnville (750 000 $).
Développement domiciliaire
Le développement domiciliaire s’inscrit parmi les préoccupations du conseil municipal et du maire Gendron. Dans cette optique, on souhaiterait attirer des promoteurs susceptibles de stimuler le développement de multilogements. La municipalité dispose pratiquement de quatre terrains dans le secteur du Boisé de Cookshire et est disposée à les vendre. Elle possède également quatre terrains du côté de Birchton et aimerait bien les vendre en exigeant que la résidence unifamiliale soit construite dans une période de deux ans. À Sawyerville, on dispose d’un terrain situé juste à côté de la caserne et on souhaiterait y voir bâtir un immeuble de six logements. Outre le projet de développement d’une rue dans le secteur Johnville et du développement du secteur Maheux, on dispose de deux grands terrains commerciaux situés sur le site de l’ancienne salle communautaire et donnant sur la route 251. On souhaiterait les vendre pour favoriser les commerces de proximité, d’exprimer le maire Gendron.
D’autre part, ce dernier est fier de rappeler la construction d’une nouvelle garderie de 63 places qui sera située juste derrière l’église à Johnville. Le projet de 2,4 M$, entièrement payé par le ministère de la Famille, devrait être complété pour l’automne prochain.
Agglomération
D’autre part, le conseil d’agglomération de Cookshire-Eaton, auquel participe la municipalité de Newport, notamment pour le service d’incendies, a adopté le budget pour 2023. Le montant global en hausse de 14 000 $ passe de 1 148 000 $ à 1 162 000 $. La quote-part de Newport, à la hausse de 10 000 $, s’élève à 236 000 $. Cependant, bien que Newport accepte le budget dans son ensemble, elle conteste sa quote-part, la considérant trop élevée. Celle de Cookshire-Eaton augmente de 5 000 $, passant de 921 000 $ à 926 000 $. Mentionnons que les contributions municipales sont établies selon l’évaluation foncière. L’augmentation globale du budget est attribuable au remboursement de la dette des casernes et l’intérêt pour les achats des appareils respiratoires pour 2023.

Budget anglais

Increased Tax Burden of 4.29% in Cookshire-Eaton

The Cookshire-Eaton Municipal Council adopted the budget for 2023 at a special meeting on December 19.

Cookshire-Eaton taxpayers will see an increase of 4.29% in their tax burden in 2023. Even though the municipal council has lowered the property tax rate from $0.94 per $100 of assessment to $0.66, some may see their tax bill rise considerably due to the new municipal assessment roll, which has gone up an average of 29%. Other taxpayers who are luckier will benefit from a slight reduction in their tax bill.
This is what emerged from the 2023 budget plans adopted by elected officials during a special meeting on December 19, which was not attended by any citizens. The municipality’s budget for the current year went up by $172,700, to reach the amount of $10,761,700. This increase, explained the general manager, Martin Tremblay, is mainly attributable to the rise in the cost of living.
Cookshire-Eaton Mayor Mario Gendron said elected officials have done their best to reduce the impact of the new assessment roll on taxpayers. “We worked on several scenarios to find the one that is as fair as possible,” he said, pointing out that the average increase in the assessment roll is 29% and that elected officials have reduced the tax rate by 30%. Looking at all the new property assessment rolls, one can see considerable discrepancies. The biggest increase is 235%. For example, a building valued at $186,800 and going up to $300,100, an increase of more than 60.7%, will suffer an increase in its tax burden of more than $420. On the other hand, a building valued at $276,800 and rising to $303,900, an increase of 9.8%, will result in a decrease of $406 on the municipal tax bill. According to the Director General, 60% of taxpayers will experience a reduction in their tax burden while 40% will experience an increase.
Taxes
The municipality changed its method of calculation this year by excluding 50% of the waste and recycling tax, which was based on the property value, in order to establish a fixed cost. The rest should be carried out gradually over the next few years. In terms of taxation, all the forms of taxes, including that of the agglomeration, are included within the increase of 4.29%. Among them, we find the tax for sewers, which increased by $43, up to $229. This increase is attributable to the emptying of the purification basins, he explained. The water tax remains stable. The tax for garbage collection is $105, recycling is $45, and compost has gone up $10 to reach $86. The increase for picking up the compost is explained by the acquisition of a new truck. In addition, the cost for emptying septic tanks has jumped from $33 to $110. The Director General clarified that the amounts correspond to the actual costs of the services offered.
Satisfied
Given the current context with an inflation rate of close to 7%, Mayor Gendron considered that the 4.29% increase is not high. “We are satisfied. On the other hand, we do not have much room for manoeuvre.” To have a meaningful margin of manoeuvre, the mayor added, a 7% increase would be needed, something the municipal council was not prepared to do.
Three-Year Plan
During the evening on December 19, municipal authorities presented the 2023-2025 three-year plan at a cost of $9,711,521. Of course, carrying out the plan is conditional on obtaining government subsidies. Among the main projects planned for this year, valued at $3.8 million, are maintenance work on the dam in Sawyerville ($900,000), research into water at the Johnville ecoforest park, catchment wells and a filtration building ($1.3 million) and the upgrade of the three skating rinks in the Cookshire, Sawyerville and Johnville sectors ($750,000).
Residential Development
Residential development is one of the concerns of the Municipal Council and Mayor Gendron. With this in mind, they would like to attract promoters likely to stimulate the development of multiple-dwelling buildings. The Municipality has some four lots in the Boisé de Cookshire area and is willing to sell them. It also owns four lots in the Birchton area and would like to sell them, asking that a single-family residence be built within a two-year period. In Sawyerville, the Municipality owns land located right next to the fire hall and they would like to see a six-unit building constructed there. In addition to the project to develop a street in the Johnville sector and the development of the Maheux sector, the Municipality has two large commercial lots located on the site of the former community hall, overlooking Route 251. They would like to sell them to promote local businesses, said Mayor Gendron.
On the other hand, the latter is proud to recall the construction of a new 63-place daycare center which will be located just behind the church in Johnville. The $2.4 million project, entirely paid for by the Ministry of the Family, should be completed by next fall.
Agglomeration
On another note, the Cookshire-Eaton agglomeration council, in which the Municipality of Newport participates, in particular for the fire department, adopted the budget for 2023. The overall amount, up $14,000, went from $1,148,000 to $1,162,000. Newport’s share, up $10,000, is $236,000. However, although Newport accepts the budget as a whole, it disputes its share, considering it too high. Cookshire-Eaton’s share increases by $5,000, from $921,000 to $926,000. Note that municipal contributions are established according to the property assessment. The overall increase in the budget is attributable to the repayment of the debt for the fire halls and the interest for purchases of respiratory equipment for 2023.

Élévaction

Élévaction en pleine croissance

Lyne Parent et toute l’équipe sont conscientes des besoins de la clientèle et visent à la satisfaire dans la mesure du possible.

Élévaction, cette entreprise d’Ascot Corner spécialisée dans la vente, l’installation et la réparation de produits élévateurs de personnes handicapées, a le vent dans les voiles. Les deux années de pandémie n’ont pas freiné sa croissance, au contraire ; elle a développé son créneau résidentiel et commercial faisant en sorte que l’entreprise dispose déjà d’un carnet de commandes bien rempli pour 2023 et on prépare 2024.
Cette croissance fulgurante survient à la septième année d’existence de cette jeune entreprise dont les propriétaires sont le couple Ghyslain Grondin et Lyne Parent. « Nous sommes chanceux, on est arrivé avec les bons produits au bon moment. » Le service offert part d’une réalité, d’expliquer Mme Parent. Elle-même, en fauteuil roulant, connaît bien la réalité que vivent les personnes à mobilité réduite. « Nous deux ensemble, mon conjoint, mécanicien d’ascenseur et moi, on a les compétences », exprime-t-elle.
Au moment du lancement de l’entreprise, au printemps 2016, le couple était conscient qu’il répondait à un besoin. « On a été chanceux, on n’a jamais attendu après le téléphone. » De deux employés, Élévaction est passé à dix et un autre devrait s’ajouter au cours des prochaines semaines. « Cette année, on a dépassé le million de charges salariales », d’exprimer avec une certaine fierté Mme Parent. Élévaction offre ses produits et services aux secteurs résidentiel, commercial et institutionnel. Elle dispose de tous les permis nécessaires pour œuvrer dans ces sphères d’activités.
Croissance
Mme Parent ne s’en cache pas et mentionne que plusieurs idées de diversification, entraînant la croissance de l’entreprise, proviennent des employés. Ces derniers sur le terrain sont à même de constater les besoins de la clientèle, explique-t-elle. Dans cet esprit, un employé a suggéré d’offrir les services de gros ascenseurs au secteur commercial et institutionnel. Cet ajout a permis de décrocher, entre autres, un contrat pour deux ascenseurs à l’hôpital Fleurimont (CHUS). « Ça, c’est grâce à l’expertise de Sylvain (un employé) », de lancer la copropriétaire. « Dans le fond, c’est l’équipe qui nous a amenés à nous diversifier. On a beaucoup de connaissances toute l’équipe ensemble. Il n’y a à peu près rien qu’on ne peut pas faire. » L’entreprise installe également des plates-formes élévatrices dans les écoles, organismes communautaires et autres.
Heureuse du nouveau volet, Mme Parent mentionne que le secteur résidentiel s’est considérablement développé au cours des années. « Particulièrement depuis la pandémie, on a eu beaucoup de demandes au privé. On a eu un boum et c’était essentiel de répondre. La demande est trop là et trop essentielle. On s’est ramassé avec un boum effrayant et humainement très difficile à vivre, de besoins essentiels à répondre. » Elle ajoute que plusieurs personnes peuvent bénéficier du programme d’adaptation à domicile (PAD) et font des demandes. L’entreprise a donc élargi son mandat et en plus d’offrir et installer des chaises d’escalier, des élévateurs, des leviers, ouvre-portes automatiques et lève-personnes, elle exécute certains travaux d’entrepreneur général comme celui d’installer des balcons adaptés, des rampes d’accès ainsi qu’une dalle de béton. Même si cela semble sortir de la mission première de l’entreprise, Mme parent en explique la raison en soutenant « Je vois des clients qui sont tellement mal pris et c’est difficile de trouver un entrepreneur général. »
Partie de rien, l’entreprise Élévaction est en bonne santé et l’avenir s’annonce prometteur. Outre le siège social situé à Ascot Corner, elle dispose de deux autres bureaux situés à Coaticook et Québec. Elle offre particulièrement les services pour les gros ascenseurs du côté des Rive-Sud de Montréal et Québec et bien entendu en Estrie. Quant au volet résidentiel, il est accessible pour l’Estrie et divers endroits au Québec. Les personnes intéressées à en savoir davantage peuvent contacter l’entreprise en composant le 819 658-2222 ou par courriel info@elevaction.ca.

Rémi Vachon

Le secteur manufacturier en relative bonne santé

Rémi Vachon, directeur adjoint au CLD du Haut-Saint-François, estime que les entreprises du territoire se sont relativement bien tirées d’affaire.

Les deux années de pandémie n’ont pas été faciles, mais il semblerait que le Haut-Saint-François tire relativement bien son épingle du jeu. Rémi Vachon, directeur adjoint au CLD, mentionne qu’aucune entreprise manufacturière n’a été contrainte de fermer. Au secteur du commerce et service, la situation n’a pas été facile et un restaurant a fermé ses portes. Cependant, la raison n’est aucunement liée à la pandémie.
M. Vachon admet que la situation s’est révélée particulièrement difficile pour le secteur des commerces et services incluant notamment la restauration. Les restaurateurs ont fait preuve d’ingéniosité avec des plats à emporter et réussi tant bien que mal à s’en tirer, exprime-t-il. À ce chapitre, il croit que l’année 2023 sera déterminante pour ce secteur qui a dû déployer beaucoup d’efforts pour garder la tête hors de l’eau.
Quant au secteur manufacturier, la situation n’a pas été plus rose, éprouvant entre autres des problèmes d’approvisionnement, mais tout indique que les entreprises ont traversé la tempête. Le CLD, précise M. Vachon, a été présent pour venir en aide aux entreprises qui en manifestaient le besoin. Plus d’une quarantaine ont bénéficié de l’aide financière provenant du fonds d’aide d’urgence et une centaine ont contacté l’organisme d’aide pour obtenir différentes informations et des conseils.
L’année 2022 marque une certaine reprise, indique M. Vachon. 2022 s’est avérée une bonne année au niveau du financement. On note quelques démarrages d’entreprises, surtout dans le commerce et service, mais également dans le secteur de la transformation alimentaire. M. Vachon croit qu’il s’agit d’une avenue intéressante pour plusieurs producteurs. Ce dernier est d’avis que 2023 sera intéressant, mais ajoute que les défis comme la pénurie de main-d’œuvre seront encore présents et pour plusieurs années. Dans cette optique, précise-t-il, le CLD avec le projet AmbassadeuRHSF, a donné un coup de main aux divers entrepreneurs dans la gestion des ressources humaines. « L’objectif, à partir de diagnostic, était de leur (entrepreneurs) donner un plan de match, une feuille de route, voici tes priorités: qu’est-ce que tu dois faire. » Plus d’une trentaine se sont prévalus de l’aide et ont établi une démarche pour leur entreprise. Par ailleurs, près de 70 entreprises ont également répondu au sondage diagnostic. Le CLD poursuivra son aide à ce chapitre, d’assurer M. Vachon.
Défis
Le directeur adjoint précise que la pénurie de main-d’œuvre demeure un défi de taille et nécessitera un effort des employeurs que ce soit au domaine salarial, avantages, conditions de travail, disponibilité et autres. M. Vachon entrevoit la nouvelle année avec optimiste d’autant plus qu’il compte, dit-il, sur une équipe complète de quatre conseillers aux entreprises. D’ailleurs, il invite les gens d’affaires à communiquer avec l’organisme pour obtenir de l’aide.

CAB HSF

Entre tabous/guérisons : Regards intergénérationnels : Un documentaire pour stimuler l’échange

France Lebrun, directrice générale du Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François, présente le documentaire aux personnes assemblées.

Le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François, avec la collaboration Les Productions de l’Inconnu dans le noir, a produit un documentaire mettant en évidence l’importance de l’échange intergénérationnel.
La production d’une quarantaine de minutes a été présentée en grande première au début décembre devant une trentaine de personnes réunies pour l’occasion à la salle des Chevaliers de Colomb d’East Angus.
France Lebrun, directrice générale du CAB, attribue la motivation à l’importance de l’aspect l’intergénérationnel « parce que les jeunes et les aînés ont quelque chose à s’apporter mutuellement, il faut juste leur donner l’occasion d’être ensemble et échanger. » Le documentaire met en présence cinq personnes, trois jeunes et deux aînées, échangeant sur leurs épreuves vécues, leurs peurs. Alors que ces dernières discutent, on peut sentir, à travers le documentaire, l’importance manifeste pour elles d’être avant tout écoutées. Un échange a suivi la projection et les personnes présentes ont souligné l’importance d’être écouté sans jugement.
Le but de la démarche, précise Mme Lebrun, « est de démontrer qu’au lieu d’avoir plein de préjugés d’une génération à l’autre, on peut être aidant et entraidant les uns les autres. Le documentaire met en évidence qu’à tout âge de la vie on connaît des blessures et qu’à tout âge de la vie, on rencontre des personnes pour nous écouter tout simplement, être là pour accueillir notre peine. On peut s’entraider, grandir et diminuer notre sac à blessures pour vivre plus librement et s’épanouir pleinement. »
Mme Lebrun souhaite que la diffusion du documentaire serve de point de départ à stimuler l’échange intergénérationnel. Il sera mis à la disposition des organismes qui en feront la demande. La directrice générale du CAB ajoute qu’il est important « de faire saisir que peu importe l’âge, tu peux être aidant ou entraidant pour quelqu’un d’autre aussi. » La production du documentaire a été rendue possible grâce à une aide financière du programme Québec ami des aînés.

La PAsserelle

Commémoration en souvenir du drame de la Polytechnique : La Passerelle se souvient

Les participantes ont pris soin d’accrocher une boule identifiée du nom des victimes en guise de commémoration.

Quelques femmes ont répondu à l’invitation de La Passerelle du Haut-Saint-François et bravé la température maussade du 6 décembre dernier pour se regrouper et rendre hommage aux 14 victimes de la tuerie, survenue il y a 33 ans, en 1989, à l’École Polytechnique de Montréal.
Pour Andrée, membre du personnel de La Passerelle, il est important de prendre le temps de s’arrêter pour commémorer ce triste moment et dénoncer l’attentat et son caractère sexuel. L’activité clôturait les 12 jours d’action pour l’élimination des violences basées sur le genre qui se déroulaient du 25 novembre au 6 décembre.
« Il est important de dénoncer et crier notre indignation face à ces violences. Au centre, quotidiennement, nous recevons des confidences de femmes qui ont subi des violences. » Des violences peuvent prendre plusieurs formes et les participantes en ont cité à titre d’exemple la notion de consentement lors d’une relation sexuelle, la violence verbale, physique, psychologique, financière et autres. Plusieurs participantes ont pris la parole pour exprimer leur opinion sur le sujet.
Boules de Noël
En guise de commémoration, les participantes ont posé un geste symbolique en accrochant 14 boules de Noël sur lesquelles sont inscrits les prénom et nom de famille des victimes. Les intervenantes ont pris le temps au préalable de nommer ces femmes et préciser leur champ d’études.
Voulant terminer la cérémonie sur une note positive, les participantes ont également fait part de gains survenus au cours des dernières années que ce soit au niveau des lois, de la reconnaissance de la violence, du mouvement Me Too et de diverses initiatives pour dénoncer et lutter contre la violence faite aux femmes.

Budget East Angus

East Angus : Hausse de taxes moyenne de 3,06 %

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, présente le budget pour l’année financière 2023.

Le conseil municipal d’East Angus a approuvé lors d’une séance spéciale, tenue en décembre dernier et à laquelle participaient quatre citoyens, le budget de fonctionnement pour 2023, qui atteint 7,10 M$ en hausse de 6,45 % en regard de l’année précédente. Pour les contribuables, cela se traduit par une hausse moyenne de 3,06 %. Pour les propriétaires d’une maison moyenne unifamiliale évaluée à 181 015 $, cela représente un montant additionnel de 66 $.
Le taux de taxe de base pour le secteur résidentiel et agricole passe de 0,86 $ à 0,88 $ du 100 $ d’évaluation. Celui-ci demeure stable pour les 6 logements et plus, les terrains vagues desservis, le non résidentiel et industriel. Parmi les augmentations s’ajoute un montant respectif de 15 $ pour le service d’égouts ainsi que les ordures, recyclage et matières organiques pour un total de 66 $ pour une résidence unifamiliale moyenne.
La mairesse, Lyne Boulanger, attribue la majoration du budget de fonctionnement à la forte inflation, au taux d’intérêt, au renouvellement de divers contrats à la hausse ainsi qu’à l’augmentation des quotes-parts.
Parmi les divers postes outre celui des frais de financement qui bondit de 15,89 %, celui des loisirs et culture grimpe de 11,18 %. Cette majoration touche principalement le camp de jour. Les élus ont pris la décision d’augmenter le coût d’inscription par enfant afin de combler un important manque à gagner. Le montant passera de 340 $ à 500 $ pour la saison, ce qui représente 12,65 $ quotidiennement par enfant. Mme Boulanger mentionne que le nombre d’inscriptions au camp de jour est passé de 150 à 225 en 2022 et les responsables prévoient une tendance similaire pour 2023 voire même une majoration de l’achalandage. La mairesse explique que les participants au camp de jour ont effectué deux sorties, l’année dernière, pour des activités à l’extérieur de la région. « Le coût en transport scolaire a doublé ce qui n’était pas prévu. C’est sûr qu’on a un gros déficit », précise-t-elle. Mme Boulanger se dit consciente de la forte majoration, mais ajoute ne pas avoir le choix pour maintenir la qualité du service. Elle ajoute que la Fondation Sports et Loisirs de East Angus pourrait venir en aide aux parents afin d’alléger la facture. D’ailleurs, elle les invite à faire appel à ce service et assure que le tout se fait en toute confidentialité.
Dette
Quant à la dette nette approximative au 31 décembre dernier, elle s’élevait à 5  232  900 $. Cependant, elle grimpera de 2 M$ additionnels au cours de 2023 en raison des règlements d’emprunt de 1 M$ pour le garage municipal et autant pour la fin des travaux à l’aréna Robert-Fournier (toiture, douches et entrée). Avec le remboursement qui sera effectué au cours de la présente année, la dette approximative devrait être de 7, 2 M$ au terme de 2023. Selon Bruno Poulin, greffier-trésorier, cela s’inscrirait légèrement au-dessus de la moyenne des municipalités de taille comparable. « Mais ça permit de régler de gros problèmes », d’ajouter Mme Boulanger.
Compteurs d’eau
Mentionnons que la municipalité procédera à l’installation de 200 compteurs d’eau répartis dans les commerces, industries, institutions, bâtiments municipaux ainsi que dans une soixantaine de résidences qui ont été sélectionnées au hasard. La démarche imposée par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) vise à recueillir des données dans le cadre de la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable (SQEEP).
Projets
Les élus ont également fait part du programme triennal d’immobilisations pour les années 2023-24-25. Bien entendu, la réalisation demeure en partie conditionnelle à l’obtention de subventions. Cependant, on prévoit pour l’année en cours, des investissements de près de 3 M$ incluant du pavage, la mise à niveau de l’aréna Robert-Fournier, la finalisation de l’aire de jeux au parc de la Rive-Sud, l’implantation et le remplacement de compteurs d’eau, la réfection de la rue Grondin et Alexander-Bothwell, l’amélioration du système climatisation/chauffage à l’Hôtel de Ville ainsi que le traitement du phosphore à l’usine d’épuration des eaux usées.
Mme Boulanger a profité de l’occasion pour énumérer plusieurs réalisations au cours de la dernière année dont la finalisation du dépôt à neige, du garage municipal, l’acquisition du terrain avec le Centre de services scolaire pour l’implantation d’un nouveau CPE Fafouin de 98 places dont 20 poupons. Au chapitre des réalisations figure également le début des travaux de réfection de l’aréna Robert-Fournier, le prolongement de la rue Saint-Gérard, la construction d’une nouvelle patinoire au parc Nicol et autres.
La mairesse de East Angus est satisfaite du budget le qualifiant de raisonnable et réaliste. « On n’est pas allé au-delà de nos moyens, nous sommes tous des payeurs de taxes. » Elle ajoute que la municipalité est en plein essor, plusieurs développements domiciliaires sont en cours et que la population, en croissance constante, devrait franchir le cap de 4 000 habitants au cours de la présente année.

Decrochage scolaire

Le décrochage scolaire : L’affaire de tous !

Réunis en table ronde, Nathalie Couture, Vicky Couture, Isabelle Marchand, Charles Talon et Isabelle Poulin-Rioux, responsable du Mouvement employeurs engagés pour la réussite éducative au CJE, sont également d’avis que le décrochage est l’affaire de tous.

La rareté de main-d’œuvre, l’attrait du marché du travail et la possibilité de faire des sous peuvent sembler reluisants pour les jeunes qui décideront d’abandonner leurs études. Le décrochage scolaire est à la hausse depuis les dernières années et est en voie de gagner les plus jeunes. Tommy Poulin, directeur de la polyvalente Louis-Saint-Laurent à East Angus, s’inquiète de voir des jeunes de secondaire I et II abandonner l’école. Contrairement à la croyance populaire, ce phénomène n’est pas l’affaire exclusive du milieu scolaire: parents, amis, famille, employeurs, toutes les couches de la société devraient se sentir concernées.
C’est du moins le message que lancent les représentants scolaires, ceux des maisons des jeunes du territoire et du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François. Le décrochage, de mentionner Judith Olson, coordonnatrice aux services d’intervention et intervenante au CJE, n’est pas que scolaire et n’est pas lié uniquement à l’emploi, il est multifactoriel.
M. Poulin souligne que le décrochage scolaire est à la hausse. Bien que les deux dernières années pandémiques viennent changer la donne, il n’en demeure pas moins que le nombre de décrocheurs pour l’année scolaire 2019-2020 est passé de 13 à 27 pour 2020-2021, alors qu’il se situait autour de 15 pour les années antérieures. Pour l’année en cours, bien qu’elle ne soit pas complétée, on dénombrait 20 décrocheurs dont 4 sont âgés de 14-15 ans tout secteur confondu, régulier et adaptation scolaire. M. Poulin ne cache pas son inquiétude envers ce qui semble ce nouveau phénomène qu’il qualifie de décrochage précoce, chez des élèves de 14-15 ans, soit début secondaire. Parmi les 20 élèves ayant décroché, 7 ont quitté pour le travail, d’expliquer M. Poulin. Il existe également une autre sorte de décrocheurs non comptabilisés, d’ajouter la directrice adjointe, Anne Lachance, qui sont les élèves présents en classe, mais non attentifs, entraînant pour conséquence des redoublements.
Sans pointer du doigt une seule cause expliquant le décrochage scolaire, on parle de multifacteurs des effets post pandémiques, de santé mentale, d’anxiété, d’attrait du marché du travail alors que certains employeurs sont disposés à embaucher des jeunes sans diplôme et formation scolaire.
Des mesures sont prises, explique M. Poulin. « J’ai un comité d’appoint. Moi aussi, j’ai des élèves qui arrivent en premier secondaire avec des difficultés. On les accueille, on a de l’adaptation scolaire qui existe. On réfléchit à comment notre organisation peut faire pour les amener encore plus vers la réussite. » Le directeur ajoute qu’il n’y a pas qu’un seul parcours qui existe pour la réussite. « On a chacun notre parcours et c’est ça qu’on essaie de trouver pour que les jeunes puissent avoir leur propre réussite. » La réussite, c’est multifactoriel, précise-t-il, c’est de mettre des structures. « Je pense que la Santé globale, c’est une structure qui favorise la réussite à cause de la motivation scolaire, savoir où nos jeunes s’en vont, ça fait partie des facteurs qui peuvent amener à la réussite. Avoir une réflexion que ces jeunes-là savent pourquoi ils viennent sur les bancs d’école, c’est un facteur de réussite. » La mise en place, il y a quelques années, du parcours employabilité consistant à développer des cartes de compétence particulièrement pour les élèves en adaptation scolaire est un autre facteur de réussite, estime le directeur. « Ce qu’on veut, c’est que ces jeunes-là réussissent à leur façon. » Des efforts sont également déployés pour aider les jeunes individuellement, que c’est par l’intervention de professionnels comme psychologue, travailleur social, éducateur spécialisé, conseiller en orientation, orthophoniste. D’autres initiatives s’ajoutent comme celle d’être une école hors piste permettant l’intégration d’un programme qui travaille en prévention et intervention pour l’anxiété entre autres. Un autre partenariat avec Probex vise à garder les élèves accrochés à l’école et de revenir avec une idée positive de l’école, d’expliquer Mme Lachance.
Le message
La réussite, ce n’est pas juste entre les 4 murs d’une école, d’insister M. Poulin. « C’est une affaire de société, faut que ce soit l’affaire du Haut-Saint-François, qu’on se mette ensemble et qu’on valorise l’école, qu’on valorise la réussite scolaire et qu’on pose de petits gestes au quotidien qui va faire un effet boule de neige, qui aura un effet global. » « Ça passe par le loisir, le culturel, le politique, tout le monde est concerné. Si on veut garder une population active et diminuer la précarité, on est tous concernés. C’est important de valoriser notre jeune. Si vous êtes témoin d’un jeune qui subit de l’intimidation, que sa santé psychologique va pas bien, appelez, prenez un temps avec lui pour jaser. Appelez à l’école, au CJE », d’exprimer Mme Olson.
Le personnel des maisons de jeunes sur le territoire et de la Maison Actimaje à East Angus est aux premières loges pour observer ce phénomène. Vicky Couture, coordonnatrice à la Maison des jeunes Actimaje, rappelle que le rôle de la ressource est de sensibiliser les jeunes à plusieurs valeurs comme le respect, la communication, les relations sociales entre jeunes. « On les aide à participer à des activités dans la communauté. Ils vont avoir un sentiment de fierté et de valorisation en faisant différentes tâches. Ce qu’on va leur inculquer, ça va avoir un impact dans leur relation avec les adultes. »
Pour Charles Talon, directeur général à Animation jeunesse du Haut-Saint-François, pour les points de service de Weedon, Dudswell, Scotstown et Saint-Isidore-de-Clifton, c’est d’offrir un milieu de vie où les jeunes ne se sentent pas jugés. « On favorise l’écoute, fait du repérage, de la prévention, de l’accompagnement. On évite que les jeunes aillent vers la consommation. » Ces intervenants prônent tous la même chose: prioriser l’écoute sans jugement, ce qui semble un bon point de départ pour mettre les jeunes en confiance et qu’ils prennent les bonnes décisions.

Budget MRC HSF

Budget 2023 de la MRC : Hausse des quotes-parts de 7,32%

Dominic Provost et le préfet, Robert G. Roy mentionnent avoir travaillé fort pour réduire au minimum l’impact du budget 2023 sur les quotes-parts des municipalités.

Le budget de fonctionnement de la MRC du Haut-Saint-François pour l’année 2023 grimpe de 12,2% passant de 6 675 293 $ à 7 490 728 $. Si une forte proportion du financement provient de divers programmes gouvernementaux, il n’en demeure pas moins que les municipalités contribuent financièrement via les quotes-parts qui grimpent de 7,32% passant de 2 754 950 $ à 2 956 745 $.
Cette majoration pour les municipalités est principalement attribuable à l’ajout de deux ressources au département de l’aménagement et l’ajustement salarial du personnel. Ces initiatives, expliquent Dominic Provost, directeur général de la MRC du Haut-Saint-François, ont fait l’objet de discussion au dernier lac-à-l’épaule et sont nécessaires. Elles concernent le Plan régional des milieux humides et hydriques ainsi que la mise à jour du Schéma d’aménagement et de développement. Ces deux aspects correspondent à 5% de la majoration de la quote-part tandis que 2% s’inscrivent dans les améliorations salariales nécessaires afin d’assurer la rétention et l’attraction du personnel en cette période de rareté de main-d’œuvre, de souligner M. Provost. Seulement 0,32% correspond au coût de fonctionnement. Le directeur général et le préfet de la MRC, Robert G. Roy, mentionnent que des efforts considérables de restriction ont été apportés à divers postes notamment en développement pour en arriver à ce résultat.
Plan d’action
Parmi les diverses actions prévues en cours d’année, plusieurs s’inscrivent en continuité comme le Plan régional des milieux humides et hydriques, la mise à jour du Schéma d’aménagement et de développement, la finalisation de mise à jour du Schéma de risque incendie et la réfection de la route 257. Plusieurs autres actions sont prévues comme dans le domaine géomatique concernant la mise à jour des photographies aériennes servant notamment à la matrice graphique et pour diverses analyses et cartographies. On retrouve également au secteur patrimonial l’inventaire patrimonial et appui aux municipalités en cette matière conformément à la Loi 49. Au chapitre de l’environnement, on poursuit les démarches pour trouver une solution à long terme pour la disposition des boues de fosses septiques, la poursuite de la mise à jour du plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) et la poursuite de la campagne du Mouvemente J’y participe. L’adoption des politiques et plans d’action MADA-famille, la relance de la stratégie de mobilisation vers les huit changements souhaités inclus dans la démarche Ose le HAUT, la mise en place d’une stratégie spécifique pour le développement d’un plan d’action pour l’attraction d’immigrants se retrouve dans le plan d’action. Le branchement Internet haute vitesse et la couverture cellulaire font également partie des préoccupations. La mise à jour du plan d’intervention sur le réseau routier et le développement d’une programmation en loisir nocturne ne sont que quelques items inscrits dans le volumineux plan d’action.
CLD
Le plan d’action local pour l’économie et l’emploi (PALÉE) en sera à la dernière année de sa période quinquennale. Donc, 2023 s’inscrit dans la continuité des initiatives amorcées. Au cours des prochains mois, les intervenants entameront une réflexion pour la préparation du projet cycle du PALÉE qui est normalement élaboré sur une période de cinq ans. L’ajout de sheds panoramiques, la possibilité de relance du dossier de piste cyclable inter-régional par la voie ferrée du Québec Central en feront certainement partie. D’autre part, une demande d’aide financière a été déposée pour l’aménagement d’un pavillon d’accueil dans le Marécage-des-Scots. Cette infrastructure servira au parc régional ainsi qu’au camping à Scotstown. La MRC prévoit également appuyer le projet Au sommet phase II d’aménagement du sommet du Mont-Mégantic pour devenir quatre saisons. « La SADC a pris l’initiative, pis on est partenaire de ça, une réflexion pour un plan d’action en tourisme. Pour nous, on va prendre ce résultat et on va le mettre dans la réflexion PALÉE quinquennale», de mentionner M. Provost. La participation à la relance de l’aéroport fait également partie des diverses actions qui seront posées, en matière de développement au cours de la présente année.
Faire avec
Oeuvrant dans le monde municipal depuis plusieurs années, le préfet Robert G. Roy admet sans ambage « c’est un des plus durs budgets que j’ai eu à faire. » Parmi les défis qui devaient être relevés, les responsables devaient composer avec l’augmentation du coût de la vie, l’ajustement salarial du personnel dans le but de maintenir et créer l’attraction du personnel, sans compter les nouvelles responsabilités transférées par le gouvernement du Québec et l’argent en moins. M. Roy mentionne que l’objectif était d’en réduire l’impact sur les quotes-parts des municipalités et par conséquent sur les citoyens. « Ça, j’ai trouvé ça dur, je n’ai pas peur de le dire. Ça fait vingt quelque années que je fais des budgets municipaux et c’est la première fois que je déteste faire un budget. » Sans dire être confortable avec le présent budget, le préfet admet que l’augmentation de la quote-part à 7,32% « c’est élevée, mais lorsque l’on tient compte du taux de l’inflation à 6,9 % ,je suis quand même proche. J’aurais aimé faire mieux. Je ne dirais pas que je suis satisfait, mais faut que je vive avec. Moi, ce qui est important, c’est que les maires le comprennent. Les maires ont compris, personne n’était contre le budget. On a bien expliqué le travail qu’on a fait.»

Martial Gaudreau

Centre de formation professionnelle aux adultes HSF : Fermeture des programmes Secrétariat et Comptabilité

Martial Gaudreau, directeur du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, mentionne que la diminution des inscriptions à la formation professionnelle est malheureusement un phénomène généralisé à l’ensemble du Québec.

Le centre de formation professionnelle aux adultes, pour le point de service du Haut-Saint-François à East Angus, mettra un terme à deux programmes de formations pour l’obtention du diplôme d’études professionnelles (DEP) soit en secrétariat et comptabilité, le 30 juin prochain. La nouvelle a pris les étudiants par surprise et certains ont fait part de leur frustration de cette annonce survenue en décembre dernier.
Martial Gaudreau, directeur général du Centre de services scolaire (CSS) des Hauts-Cantons, mentionne ne pas avoir le choix en raison du faible volume de participants inscrits. La norme, explique-t-il, selon le ministère, est de 20 élèves par programme, soit 40 au total. Présentement, on compte que 16 élèves pour les deux programmes réunis à entrée et sortie continue. M. Gaudreau mentionnait au moment de l’entrevue, en décembre dernier, avoir reçu seulement cinq inscriptions pour le Haut-Saint-François depuis septembre. Il ajoute qu’en juin, il restera six élèves du programme qui n’auront pas complété, soit quatre en secrétariat et deux en comptabilité.
M. Gaudreau mentionne que le Centre de services scolaire mettra tout en œuvre afin de permettre à la clientèle de compléter le programme. Pour y arriver, on propose trois alternatives. La première est d’accélérer la période d’apprentissage en ajoutant des heures qui permettraient de passer d’une base de temps partiel à temps plein. La seconde alternative est que les six élèves concernés, dont un est de Sherbrooke, se déplace soit au Granit ou à Coaticook. Pour les personnes du Haut-Saint-François, un service de transport avec Transport HSF est déjà disponible pour faire la navette vers le Centre de formation professionnelle de Coaticook. La troisième, considérée comme l’avenue privilégiée, est de suivre à distance la formation. « Pour les six, parce qu’on avait un engagement de compléter la formation, on va leur prêter tout le matériel informatique dont ils auraient besoin pour bien finir leur formation. » Les trois modèles sont disponibles, d’insister M. Gaudreau. Il ajoutait que des rencontres avec les élèves concernés avaient eu lieu pour déterminer quel modèle leur convient.
Annonce
Quant aux reproches adressés par certaines étudiantes à l’effet que l’annonce soit faite tardivement, M. Gaudreau mentionne qu’il aurait été difficile de le faire avant. Ce dernier explique qu’une mise à jour est effectuée en novembre et que généralement, « avant le COVID, on avait toujours un lot d’entrée en novembre. On espérait avoir un lot d’entrées pour ne pas à prendre ce genre de décision-là. Au moment où on a vu qu’on n’avait pas le nombre d’inscriptions et on était à perte, on n’avait pas le choix. Par le passé, on était un peu déficitaire, ça fait partie de notre mission d’offrir de la formation et on se rattrapait ailleurs dans l’organisation. Mais là ce n’était plus de la saine gestion », de préciser M. Gaudreau.
Démarche
M. Gaudreau mentionne que dans le contexte de rareté de main-d’œuvre, ce sont tous les programmes de formation professionnelle qui sont affectés. En raison du manque de personnel, les employeurs ont tendance à embaucher des personnes non qualifiées. « Présentement, avec le plein emploi, les employeurs embauchent des travailleurs non qualifiés parce qu’ils manquent de monde. Il faut savoir que cela n’est pas un incitatif à suivre des cours. Présentement, le monde qui s’inscrit en formation professionnelle, on a une bonne diminution. C’est vrai pour secrétariat et comptabilité, c’est vrai pour d’autres programmes. Je regarde dans le Granit, Taille de pierre, je suis le seul au Québec à offrir le cours; on le ferme, en décembre parce qu’il ne restait plus d’inscription. Un cours d’Abattage que j’aurais dû partir au mois d’août, il y avait seulement 4 personnes intéressées; on n’a pas pu partir le cours. Dans le Granit, on part un cours à perte pour offrir un service. Le volume d’étudiants est à la baisse de façon importante. L’autre carte pour le Haut-Saint-François, celui d’Opérateur en équipement de production, on paye pour la formation. Quelqu’un qui vient suivre la formation, on le paye 15 $ de l’heure pour venir sur les bancs d’école et même à ça, je ne suis pas capable de débuter le cours ,je n’ai pas d’inscription. En formation professionnelle, la clientèle n’est pas au rendez-vous. Ce phénomène est vrai pour le Québec au complet », d’exprimer M. Gaudreau.
Des incitatifs ont été faits pour tous les programmes, d’assurer le directeur général. « Un paquet d’initiatives se sont faites à l’automne, on approche les gens, les commerces en disant : si vous avez du monde à faire former, envoyez-les. On offre du temps partiel, on a même embauché une ressource qui travaille spécifiquement à la promotion en formation professionnelle. On a de nouvelles pages Facebook, on a un nouveau site Web pour la formation professionnelle, on siège sur des comités régionaux pour la valorisation de la FP, on travaille en concertation avec les autres centres en Estrie », insiste M. Gaudreau.
Avec la fermeture des programmes Secrétariat et Comptabilité, il restera celui d’Opération équipement de production ainsi que le Transport et Charpenterie/menuiserie en raison d’entente avec d’autres institutions scolaires.
M. Gaudreau mentionne que les programmes seront toujours offerts à distance. Si jamais le nombre le justifiait, il serait possible de l’offrir à nouveau. Présentement, on peut offrir le cours, mais à distance. Pour les six, il sera possible de passer les examens finaux au Centre de formation professionnelle du HSF.

actualite

Problèmes du prix du millénaire ; Kilroy prétend avoir résolu P = NP

Un jeune homme du Haut-Saint-François préférant garder l’anonymat, mais dont son pseudonyme est Kilroy, prétend avoir résolu un des problèmes du prix du millénaire P = NP. En attendant de pouvoir publier dans une revue spécialisée et d’obtenir une reconnaissance, il soumet sa démarche sur un site Web accessible à qui veut bien la vérifier. Un résultat positif pourrait rapporter au prétendant la rondelette somme de 1 M$.
Les problèmes du prix du millénaire sont un ensemble de sept défis mathématiques réputés insurmontables, posés par l’Institut de mathématiques Clay qui remonte en 2000. La résolution de chacun des problèmes est dotée d’un prix d’un million de dollars américains offert par l’institut. Au moment d’écrire ces lignes, six des sept problèmes demeuraient toujours non résolus.
Chacun des défis consiste soit démontrer, soin infirmer, une hypothèse ou une conjecture qui n’a été ni confirmée ni rejetée faute d’une démonstration mathématique suffisamment rigoureuse, soit définir et expliciter l’ensemble des solutions de certaines équations. L’institut est d’avis que chacune de ces solutions permettra de consolider les bases théoriques dans certains domaines des mathématiques fondamentales et constituera un important tremplin qui servira à approfondir les connaissances associées.
Parmi les règles, l’institut précise que si la solution proposée par publication pour résoudre l’un de ces problèmes est largement acceptée par la communauté des mathématiciens au bout de deux ans, alors elle remettra un million de dollars américains à la personne ou au groupe qui l’aura formulée.
Jusqu’à présent, un seul des sept problèmes proposés a été résolu et il s’agit de la conjecture de Poincaré, démontrée par Grigori Perelman. Les autres problèmes encore officiellement non résolus sont l’hypothèse de Riemann, le problème ouvert P = NP, dont Kilroy prétend avoir trouvé la solution, la conjecture de Hodge, la conjecture de Birch et Swinnerton-Dyer, les équations de Navier-Stokes et celles de Yang-Mills.
Faute de n’avoir obtenu aucune publication dans les revues spécialisées, Kilroy se tourne vers le journal en rendant disponible sa résolution du problème P = NP. Il est donc possible à quiconque de consulter sa démarche en visitant le site www.theoriedutout.wixsite.com/kilroy. « Ce que j’aimerais surtout, c’est que les mathématiciens puissent valider ma découverte pour que le monde puisse s’en servir, que je ne sois pas le seul à connaître ces éléments basic là. Il faut utiliser la formule. » Kilroy prétend avoir résolu plusieurs problèmes avec la formule de SCI qu’il a mise au point et qui regroupe toutes les autres mathématiques en une seule. Il mentionne que ces solutions risquent de changer énormément de choses au niveau mathématiques. Tout ce qui se retrouve sur le site, de préciser le chercheur, est gratuit et libre de droits. « Celui qui a la connaissance a le devoir de la partager gratuitement », lance-t-il.
Ce jeune chercheur a déjà publié un livre qui se retrouve sur le site Internet et porte sur les nodes et les modules des mathématiques de SCI. Il travaille présentement sur le volume II en plus de fignoler quelques inventions dont il rendra publiques éventuellement.

Alexandra

Chambre de commerce du HSF : Alexandra Jacquet, nouvelle directrice générale

Alexandra Jacquet, nouvelle directrice générale de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François.

Alexandra Jacquet est la nouvelle directrice générale de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François. Elle succède donc à Anabel Laurie.
Diplômée en Sciences politiques, Mme Jacquet a travaillé quatre ans en politique fédérale au sein de divers bureaux de députés fédéraux québécois dont notamment celui de la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau. Cette femme qui recherchait de nouveaux défis est comblée par ceux qu’elle aura à relever au sein de la Chambre de commerce.
« J’avais rencontré Anabel un peu plus tôt cet automne et on avait parlé de son rôle en tant que directrice et je trouvais que ça avait l’air super intéressant et super le fun. Je me suis dit pourquoi pas. » Mme Jacquet dit avoir hâte de découvrir « le dynamisme entrepreneurial de la région, découvrir les petites entreprises, les petits commerces, je pense que je ne vais pas être déçue du tout. » Celle qui se définit comme une personne autonome, curieuse et travaillante entamera ses nouvelles fonctions de directrice générale de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François au début de janvier prochain

Guignolée Weedon

Guignolée des médias récolte 3 777 $

Léa Gosselin et Nathalie Martin de (Moisson Haut-Saint-François.

Une vingtaine de bénévoles se relayant tout au long de l’avant-midi du 1er décembre, à l’angle de la route 112 et de la rue Saint-Janvier à Weedon, ont intercepté la circulation pour amasser des dons dans le cadre de la guignolée des médias. L’activité organisée par le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François, Moisson Haut-Saint-François et les Chevaliers de Colomb de Weedon vient mettre un peu de baume pour les personnes démunies.
Tous les dons amassés seront redistribués dans les organismes de la région pour aider les gens dans le besoin. Une partie sera remise pour les paniers de Noël et le reste sera réparti au cours de l’année. France Lebrun, directrice générale du CAB, tient à remercier les commanditaires qui rendent cette activité possible, soit les pompiers volontaires et la municipalité de Weedon permettant d’assurer la sécurité des bénévoles. Elle remercie également les commerçants du coin qui autorisent l’utilisation des stationnements.

Éducation aux adultes

Centre d’éducation aux adultes : Le nouveau service (FAD)

Nathalie Roy, directrice au Centre d’éducation aux adultes, et Safran Bizier, enseignante, ont confiance que la nouvelle offre de service FAD obtiendra du succès auprès des utilisateurs.

Le Centre d’éducation aux adultes du service scolaire des Haut-Cantons à East Angus offre de la formation à distance. Implanté l’année dernière, le service a été peaufiné et est en mesure de répondre adéquatement à la clientèle.
« On a toujours offert de la formation à distance, mais ce n’était pas structuré nos affaires. Donc, l’année passée, on a retravaillé notre formule et maintenant on a une plateforme Moodle », d’exprimer Safran Bizier, enseignante d’anglais et sexualité. « Cette année, ajoute-t-elle, on a bonifié nos choses, on a continué à la retravailler et là on la déploie à plus grande échelle. » Sur la plateforme, on retrouve des explications, des exercices, des vidéos explicatifs, voir comment utiliser la plateforme et les travaux qui sont à faire. Il est possible d’y déposer les devoirs. Les enseignants ont également du temps disponible pour répondre aux élèves. Les étudiants peuvent donc communiquer avec eux soit sur la plateforme Team ou par téléphone, par courriel ou Messenger.
« L’année dernière, c’était une année de rodage, on l’a bonifié. Cette année, c’est vraiment au point » , d’insister Mme Bizier. Nathalie Roy, directrice du Centre d’éducation aux adultes, ajoute qu’il s’agit d’une plateforme en ligne, mais ce n’est pas de la formation synchrone. Les gens, explique-t-elle, ne sont pas devant leur ordinateur à suivre le cours. La formation aux adultes, ça reste de la formation individualisée. Les gens peuvent la suivre à leur rythme et selon leur disponibilité. « Donc, si une personne travaille, elle peut le faire le soir. Nous, on peut se donner de petits moments de rencontre idéalement une fois par semaine. Ça peut être jusqu’à 15 minutes, quelques échanges de courriel. Ils nous envoient leurs travaux, on les corrige, on fait une rétroaction. Ils n’ont pas besoin de beaucoup de temps avec l’enseignant », d’exprimer Mme Bizier.
L’objectif, précise Mme Roy, « est d’aller chercher plus d’élèves et de répondre aux besoins variés de la clientèle qui ne trouve pas toujours le temps de venir à l’école, particulièrement ceux qui travaillent, des personnes qui ont des enfants à la maison, certaines personnes malades, des personnes qui ne peuvent se déplacer en présentiel. Ça démocratise l’accès à l’éducation. » L’année dernière, la FAD a enregistré 31 inscriptions. En novembre dernier, on en était à 15, mais les intervenantes étaient confiantes que ce nombre allait augmenter au cours des prochaines semaines. L’inscription à l’éducation aux adultes se fait de façon continue et à sortie variable. Les gens peuvent s’inscrire en tout temps, particulièrement pour la formation à distance. Les utilisateurs du service au régulier cherchent à compléter leur formation scolaire que ce soit du 3e au 5e secondaire afin d’obtenir éventuellement un diplôme d’études professionnelles (DEP) ou un diplôme d’études secondaires (DES). Il est possible de poursuivre le cheminement scolaire en présentiel, en classe, ou à distance. Bien que les usagers de la FAD peuvent faire leur cheminement à distance, ils devront néanmoins faire leurs examens en présentiel.
Pour s’inscrire à la FAD, il suffit de joindre le Centre d’éducation aux adultes en composant le 819 832-3637 poste 1100. On vous donnera un rendez-vous avec la conseillère en orientation qui déterminera avec la personne le profil de formation et les besoins pour atteindre les objectifs. Le service s’adresse aux personnes de 16 ans et plus avant le 30 juin de l’année en cours.
Le centre de formation aux adultes compte pas moins de 600 élèves répartis dans les trois centres, soit Coaticook, Mégantic et East Angus. La formation, dite régulière, n’est qu’une facette des services offerts. On offre également des formations pour les élèves en déficience ou handicapés, les élèves avec le spectre de l’autisme, d’autres éprouvant des problèmes de santé mentale et des gens sur des plateaux de travail en insertion socioprofessionnelle.

Concert de Noel

Cookshire-Eaton : Le traditionnel concert de Noël pour réchauffer les cœurs

Catherine St-Arnaud, Pierre Heault, Marilène Provencher-Leduc et Julien LeBlanc.

La Galerie d’art Cookshire-Eaton, avec la collaboration de la Municipalité de Cookshire-Eaton, du Cœur villageois et la Maison de la culture John-Henry-Pope, présentera le traditionnel concert classique de Noël, à l’église Saint-Camille de la municipalité le 10 décembre à compter de 19 h 30.
Le spectacle annuel sert pour une bonne cause. Les recettes serviront à défrayer une partie des activités culturelles des écoles du territoire. Les amateurs de musique classique et ceux désireux de découvrir cette facette seront servis à souhait avec quatre artistes de haut niveau soit Marilène Provencher-Leduc à la flûte traversière, Julien LeBlanc au piano ainsi que les chanteurs Catherine St-Arnaud (soprano) et Pierre Heault (ténor).
Mme Provencher-Leduc est titulaire d’un doctorat en interprétation de l’Université de Montréal et est également diplômée du Conservatoire de musique de Montréal en plus d’être lauréate de plusieurs concours canadiens. Elle est actuellement professeure de flûte à l’Université de Sherbrooke. Élève à la Royal Academy of Music de Londres, à la Glenn Gould School de Toronto et à l’Université de Montréal, Julien LeBlanc est lauréat de plusieurs concours canadiens. Il s’est démarqué sur diverses scènes au Canada. La soprano Catherine St-Arnaud a remporté plusieurs prix internationaux et nationaux, tels que le Premier prix du célèbre Prix d’Europe dans la catégorie chant en plus d’être lauréate du concours de l’Orchestre symphonique de Montréal Manuvie et du Concours du Festival international de Lamèque. Elle a également été finaliste du prestigieux Metropolitan Opera New England National Council Auditions, en plus d’être nommée Jeune Ambassadeur Lyrique par le Théâtre Lyrichorégra L20 où elle a remporté plusieurs prix. Diplômé du premier cycle en chant au Conservatoire de musique de Montréal auprès de la soprano Aline Kutan, Pierre Heault poursuit son apprentissage en étant inscrit à la maîtrise en chant à l’Université de Montréal pour y étudier auprès du ténor Richard Margison. Il compte déjà plusieurs rôles à son actif.
Programmation
Les amateurs de musique classique auront droit à un répertoire varié. Le programme de la soirée comprend 17 pièces. Il débutera avec Adeste Fideles – arrangements Frédéric Chiasson et se terminera avec le traditionnel Minuit, Chrétiens – Adolphe Adam. Même si la contribution est volontaire pour assister au spectacle, les responsables comptent sur la générosité des gens.

Garage municipal east angus

Garage municipal d’East Angus : Plusieurs citoyens visitent les nouvelles installations

La superficie du garage municipal permet d’accueillir la flotte de camions au chaud et au sec.

Près de 150 personnes principalement d’East Angus ont visité les nouvelles installations du garage municipal lors de la récente avant-midi portes ouvertes. L’objectif, d’expliquer le directeur général, David Fournier, était de permettre aux gens de visiter et constater où va leur argent.
Rappelons que la municipalité a fait l’acquisition, en août 2020, du bâtiment au 16, rue David-Swan, qui abritait autrefois les autobus scolaires du transporteur Transdev. On a procédé à la mise à niveau de ce qui est maintenant le garage municipal. D’une superficie approximative d’une patinoire d’aréna, le bâtiment compte 9 portes dont huit permettent l’entrée et la sortie. Il comprend une partie entrepôt et une autre tempérée. La superficie permet d’accueillir à l’intérieur l’ensemble des équipements et tous les véhicules. « Ce qui permet une intervention rapide et efficace puisque tout est au chaud et au sec », d’exprimer M. Fournier. On a également procédé à l’aménagement d’un grand abri pour y accueillir le sel et le sable. Un des gros avantages, d’ajouter le directeur général, « est de pouvoir centraliser tout sous un seul toit puisqu’on entreposait du matériel un peu partout sur la rue Bilodeau, sur la rue Haute-Rive, on en avait au réservoir d’eau potable. Là, on est en train de finaliser le déménagement de nos équipements. Il n’y aura plus rien aux autres endroits qu’au garage municipal. » Un petit garage près du parc des Deux-Rivières continuera toutefois d’être utilisé, mais tout le reste du matériel sera situé sur la rue David-Swan. Le nouveau garage permet également à la municipalité d’entreposer près de 90 % du matériel à l’intérieur. L’objectif est de prôner par l’exemple et d’entreposer le moins possible à l’extérieur, côté esthétique et pratique également », d’ajouter M. Fournier.
Projet 2,2 M$
Le projet global s’élève à 2 203 589 $. De ce montant, une aide financière du gouvernement du Québec provient du programme Réfection et construction des infrastructures municipales (RÉCIM). La contribution municipale s’élève donc à 1 056 404 $. Le projet comprend l’acquisition du bâtiment et du terrain (368 000 $), la mise à niveau complète (1 533 225 $) et la construction de l’abri pour le sel et sable (302 364 $).
En plus de répondre adéquatement aux besoins de la municipalité, le garage est en mesure d’offrir un espace afin de permettre à la Croix-Rouge d’installer son matériel. À cela, s’ajoute l’aménagement d’un petit local pour accueillir les sinistrés. Ils disposeront d’une salle de bain privée et auront accès aux commodités du bâtiment comme la douche et la salle à manger, d’exprimer M. Fournier. Dans une entrevue antérieure, la mairesse Lyne Boulanger mentionnait que le nouveau garage municipal se trouve « plus centré et il permet de tout regrouper au même endroit. Pour les citoyens, ce sera vraiment plus pratique et pour la ville aussi. »

Batiment Bury

Centre multiculturel Victoria Hall : Bury remet à sa communauté

De gauche à droite, Alain Villemure, conseiller, Vanessa Chapman, conseillère, Louise Brière, directrice générale, greffière-trésorière, et Denis Savage, maire de Bury.

Installée à l’intérieur du bâtiment abritant l’ancienne caisse Desjardins, la municipalité de Bury a redonné au suivant en mettant à la disposition de sa communauté l’édifice qui abritait autrefois l’Hôtel de Ville et désormais appelé Centre multiculturel Victoria Hall.
Le maire de Bury, Denis Savage, mentionne que des locaux étaient déjà mis à la disposition de la communauté. Les espaces libérés par le transfert des bureaux municipaux permettent à la municipalité de mettre gratuitement des locaux avec service Internet à la disposition de trois organismes, dont le journal local L’Image de Bury, la Société d’histoire et du patrimoine de Bury et l’Athlétic Association. Quant à la bibliothèque municipale, elle est toujours à l’intérieur du Centre multiculturel Victoria Hall.
La grande salle située à l’étage supérieur est mise à la disponibilité de différents groupes qui y pratique du sport comme le ping-pong, badminton et autres. Elle peut également être utilisée pour des expositions. Le maire Savage ajoute qu’un local serait encore disponible et la municipalité aimerait l’offrir « à différents organismes ou des personnes qui auraient un intérêt peut-être à faire du développement. » De cette façon, le bâtiment serait occupé au maximum. Le maire mentionne que les organismes profitent déjà des installations, « la Société d’histoire a fait une exposition », précise-t-il.
La municipalité a procédé dernièrement à une journée portes ouvertes pour rendre officielle cette nouvelle opportunité et par la même occasion permettre à la communauté de se l’approprier. Le maire est fier de cette réalisation. « Je crois que c’est une belle réussite. »

la route des concerts

La Route des concerts : Un itinéraire à prendre

Chantal Boulanger, à l’avant-plan, coordonnatrice de la Route des concerts, est entourée de plusieurs partenaires.

Les amateurs de musique classique et les personnes désireuses de faire de belles découvertes ont désormais le choix. Ils peuvent parcourir la Route des concerts. Il s’agit d’une nouvelle initiative regroupant neuf diffuseurs dont l’Espace culturel de Cookshire-Eaton. Les endroits sont tous situés principalement en milieu rural.
Nouvellement formé, l’organisme présente sur son site Internet les neuf diffuseurs, un calendrier des concerts et propose des itinéraires thématiques qui font de cette plateforme web un incontournable pour les mélomanes avertis comme pour le grand public désireux de marier escapades et découvertes musicales.
Le projet initié en 2019 par Boulv’Art Saint-Camille, organisme producteur des Concerts de la chapelle de Saint-Camille, vise à faire connaître aux amateurs de musique classique la diversité et la qualité de l’offre en Estrie. « Notre région regorge toute l’année de propositions musicales de très grande qualité », d’exprimer Jean-Pierre Harel, fondateur et directeur artistique des Concerts de la chapelle. « Des collègues et moi étions déçus du peu de notoriété que rencontraient ces programmations pourtant exceptionnelles et réalisées dans des lieux magnifiques, souvent patrimoniaux. Nous avons donc réuni une première cohorte de diffuseurs prêts à former un réseau estrien, auquel se sont vite ajoutés des diffuseurs œuvrant ailleurs au Québec », ajoute-t-il. D’ailleurs, la porte est grande ouverte et d’autres diffuseurs pourront se joindre à la Route des concerts au cours des prochaines semaines.
Stéphane Tétreault, violoncelliste et porte-parole de l’organisme, mentionne « j’ai eu le privilège de me produire dans un grand nombre de petites salles de concert à l’échelle provinciale et leur acoustique n’a rien à envier aux grandes scènes. » Il ajoute que « le cadre champêtre de plusieurs d’entre elles est une expérience en soi, tout comme le caractère patrimonial de ces bâtiments auxquels des gens ont parfois redonné vie grâce à la musique. » Chantal Boulanger, fondatrice des Amis de l’orgue de l’Estrie et coordonnatrice de la Route des concerts, souligne que l’objectif est de « créer un réseau solide de partenaires, car c’est ensemble qu’on peut contribuer à un plus grand rayonnement de l’offre de concerts en région. »
L’organisme en est à sa première année de fonctionnement et propose une vingtaine de concerts classiques à travers la route qui est proposée parmi ses neuf diffuseurs. D’ailleurs, on a procédé au lancement officiel de la saison lors d’une conférence de presse tenue en septembre dernier à la Galerie d’Art Cookshire-Eaton.
La Route des concerts dispose d’une aide financière de Patrimoine Canada, du Conseil des arts du Canada et du ministère de la Culture et des Communications Québec. Pour en savoir davantage, il est possible de consulter le site Internet au www.laroutedesconcerts.com.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François