Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
GOLF LYNE

Tournoi Putter Bernier< : Mission accomplie 10 000 $ d’amassés

De gauche à droite, Étienne Bouchard, David Fournier, Lyne Bernier et Claude Giroux.

Les organisateurs du tournoi de golf-bénéfice Putter Bernier, dont Lyne Bernier en tête, sont fiers du succès obtenu pour la 19e édition, qui a permis d’atteindre l’objectif de 10 000 $.
« On a obtenu nos 100 joueurs et amassé 10 000 $ », lance-t-elle avec enthousiasme. Rappelons que l’argent recueilli est versé à la Fondation Sports et Loisirs de East Angus. L’objectif est de venir en aide aux enfants démunis et sert entre autres à soutenir les jeunes pour des activités sportives, sociales et culturelles. Mme Bernier invite les familles en difficulté, à faire une demande auprès de la fondation. Le traitement est fait en toute confidentialité. Il est possible de se prévaloir de ce service en consultant le site Web de la municipalité ou appeler au 819 560-8600.
Gagnant
Une seule classe, amateur, était à l’honneur lors du tournoi-bénéfice de type Vegas. Le quatuor gagnant a présenté une carte de -13. Elle se compose de Sylvain Grenier, Guylaine Clément, Andy Marois et Dominique Dokoubou. Deux équipes se sont livré une chaude lutte pour la deuxième position rapportant respectivement une carte de -12. Le titre pour la deuxième position a été joué en prolongation et remporté par le quatuor de Clément Corriveau. Les membres de la troisième équipe représentant Entreprise E. Lapointe ont remis leur bourse de 240 $ à la fondation.
« On a eu une belle journée, les gens étaient satisfaits. » Mme Bernier réitère son désir de participer à la 20e édition. « Je me rends à la 20e et après on verra », complète-t-elle.

actualite

Sawyerville to Get a Temporary Rink

Skaters and hockey fans in the Sawyerville area of Cookshire-Eaton can breathe more easily; they will have a temporary skating rink for the 2022-2023 season.
The latter had been dismantled in anticipation of the construction of a new one with all the necessary infrastructure. Due to the calls for tenders received for the project to repair the three skating rinks in Johnville, Cookshire and Sawyerville, the municipal council has agreed to wait until 2023 before proceeding.
In order not to penalize the users of the Sawyerville sector, it was agreed to temporarily put the skating rink back in place. However, the work will include the installation of new boards, which will be reused during the installation of the permanent ice rink scheduled for 2023. In addition, the existing lighting system will be replaced by light-emitting diode (LED) floodlights. These new lights will have a power of 28,000 lumens, which is a significant improvement, explained Claude Leclair, director of communications for the Town of Cookshire-Eaton.

Patinoine Sawyerville

Le secteur Sawyerville aura une patinoire temporaire

Les patineurs et adeptes de hockey du secteur Sawyerville dans Cookshire-Eaton peuvent respirer, ils auront une patinoire temporaire pour la saison 2022-2023.
Cette dernière avait été démantelée en prévision de la construction d’une nouvelle avec toutes les infrastructures nécessaires. En raison des appels d’offres reçus pour le projet de réfection des trois patinoires à Johnville, Cookshire et Sawyerville, le conseil municipal a convenu d’attendre en 2023 avant de procéder.
Afin de ne pas pénaliser les utilisateurs du secteur Sawyerville, on a convenu de remettre en place de façon temporaire la patinoire. Toutefois, les travaux comprendront l’installation de nouvelles bandes, qui seront réutilisées lors de l’installation de la patinoire permanente prévue en 2023. Par ailleurs, le système d’éclairage existant sera remplacé par des projecteurs d’éclairage à diode électroluminescente (DEL). Ces nouvelles lumières auront une puissance de 28 000 lumens constituant une nette amélioration, d’expliquer Claude Leclair, directeur des communications à la Ville de Cookshire-Eaton.
Quant aux autres patinoires dans le secteur Cookshire et Johnville, elles seront en opération dès que la météo le permettra.

Débat des candidats 2022

Un débat d’idées

Plus d’une soixantaine de personnes ont assisté avec attention et discipline au débat des candidats, présenté par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François avec la collaboration de la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François et de la municipalité de East Angus.

Si la soixantaine de personnes ayant participé au débat mettant aux prises les candidats des différentes formations politiques reconnues dans la circonscription de Mégantic s’attendaient à des prises de becs ou des échanges musclés, ils sont demeurés sur leur appétit. Les candidats ont fait preuve de respect mutuel, de civisme et de discipline, préférant livrer leur message en s’appuyant sur leur plateforme politique respective.
L’exercice démocratique également diffusé en direct sur le Web était organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François et se déroulait à la salle communautaire des Chevaliers à East Angus. Les candidats François Jacques de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Mathieu Chenard du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éloïse Gagné du Parti libéral du Québec (PLQ), André Duncan du Parti Québécois (PQ) et Marilyn Ouellet de Québec solidaire (QS) étaient bien préparés pour la rencontre.
Le débat n’a pas donné lieu à des échanges corsés. Chaque candidat devait à tour de rôle répondre à une question. Les adversaires disposaient de deux minutes pour répliquer. L’ensemble des participants ont préféré utiliser ce temps pour répondre également à la question et passer leur message. Tout au plus, le député sortant et candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ) s’est permis deux rectifications. Une, envers le candidat péquiste, André Duncan, sur la question de l’accessibilité au logement social avec la préemption des terres et l’autre à la solidaire, Marilyn Ouellet, sur le développement des CPE sur le territoire.
À la question portant sur l’accessibilité au logement social, M. Duncan a rappelé la volonté de son parti de relancer et bonifier le programme AccèsLogis et d’élargir la préemption en dehors de Montréal qui est la seule ville au Québec à pouvoir en bénéficier et recréer un ministère des régions. Mme Ouellet, qui rappelle travailler au Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, dit vivre ce problème quotidiennement auprès de sa clientèle. Elle mentionne que sa formation politique propose une réforme majeure des logements sociaux et souhaite construire 1 500 logements en Estrie tout en voulant freiner les augmentations abusives de logements. M. Jacques concède qu’il s’agit d’un besoin criant. Il en appelle à la mobilisation des organismes, organismes communautaires et municipalités, qui ont le droit par des programmes, d’investir des sommes importantes dans les logements sociaux. Il rappelle que son gouvernement s’engage à réaliser 11 700 logements supplémentaires et 7 000 logements avec le supplément garanti au loyer. M. Chenard préconise le retour à un marché équilibré et contrôler les prix qui est plus ou moins 3 %. Il rappelle que son parti préfère donner une aide spécifique pour aider les gens à payer leur logement en bonifiant les programmes existants d’aide à l’habitation plutôt qu’en subventionnant la construction de HLM. Pour Mme Gagné, sa formation politique projette d’investir sur une période de 10 ans des projets de construction de 50 000 nouvelles unités locatives au Québec « et je vais m’assurer que Mégantic ait sa part du gâteau. » À la question provenant de l’UPA du Haut-Saint-François et demandant ce que les candidats comptent faire pour assurer la pérennité de l’agriculture et de la foresterie privée, la candidate solidaire, qui est propriétaire d’une ferme maraîchère, mentionne avoir l’occasion de côtoyer le monde du secteur agricole. Elle rappelle que pour sa formation politique « la transition écologique passe nécessairement par l’agriculture. » Il lui apparaît important de développer la souveraineté alimentaire et cela doit passer par une politique d’approvisionnement dans le secteur public qui inclut 70 % des aliments. Elle souligne également la volonté d’aider financièrement les fermes qui souhaiteraient se diversifier ainsi qu’une loi pour contrer la spéculation foncière. Quant au volet forestier, elle rappelle la volonté de créer des centres de distribution locaux. Pour sa part, M. Jacques précise que son gouvernement a investi énormément dans la culture, dans les serres dont les Serres dorées à Saint-Isidore-de-Clifton. Il souligne que l’objectif de sa formation politique est « d’atteindre 100 % des achats gouvernementaux en produit québécois d’ici 2025. » Pour la foresterie, le candidat rappelle le développement de la stratégie de la forêt et l’allongement de la période d’étalement du revenu qui passe de sept à dix ans ou encore un remboursement de la taxe. M. Chenard souligne la volonté de son parti de favoriser la relève apparentée, diminuer la lourdeur administrative, favoriser les initiatives de production et de mise en marché des produits locaux. Il ajoute la nécessité de faire une refonte en profondeur de la loi sur la protection du territoire agricole. Quant à la production forestière, M. Chenard mentionne la possibilité d’instaurer un crédit d’impôt pour favoriser l’exploitation des terrains privés. Mme Gagné propose la mise en place d’incitatifs fiscaux pour la relève, la volonté de réglementer et « restreindre la capacité des personnes d’acheter des terres s’ils ne comptent pas les exploiter. » Pour M. Duncan, il faut favoriser la relève en créant un prêt à long terme. Il souligne que son parti prévoit mettre à jour un programme de bourses qui devrait être mis à jour pour encourager les études au Cégep. Il parle d’un incitatif pour atteindre 70 % de produits locaux dans les écoles et institutions gouvernementales.
Dans un autre ordre d’idée, à la question que préconisez-vous comme solution pour enrayer la violence conjugale et sexuelle pour le Haut-Saint-François, M. Jacques mentionne que son gouvernement a effectué un investissement massif auprès des organismes d’aide au cours des dernières années. Il ajoute qu’il a également instauré des suivis spécialisés pour les cas de violences conjugales et sexuelles. Le projet de bracelet antirapprochement, porté par l’agresseur et la victime, constitue un geste concret qui a été posé. Il ajoute que du travail sera fait en amont avec le nouveau cours de culture et de citoyenneté québécoise qui enseignera aux étudiants comment agir en cas de rupture, la notion d’égalité des hommes et des femmes, le comportement des jeunes sur les réseaux sociaux. M. Chenard soutient que son parti s’engage à investir dans les services pour hommes violents en créant un réseau de centre de thérapie. Il désire également faire un registre public des agresseurs sexuels au Québec en plus d’élargir la loi 24 sur le port des bracelets électroniques à un condamné pour un crime de violence conjugale tout en y incluant les prédateurs sexuels et récidivistes de crimes violents. Mme Gagné réitère sa confiance dans l’éducation. Elle parle d’aide aux victimes en leur octroyant des ressources additionnelles, avocats spécialisés et travailler avec les organismes communautaires. M. Duncan mentionne que son parti s’engage à appliquer le programme, rebâtir la confiance. On entend également modifier la loi sur les normes du travail pour que les victimes puissent bénéficier de jours de congés payés. Le PQ prévoit débloquer 460 M$ dont 370 $ seraient versés au programme de soutien aux organismes communautaires. Mme Ouellet déplore le fait que l’aide financière présentement accordée aux organismes n’est par récurrente et force les intervenantes à consacrer des dizaines d’heures à remplir des formulaires pour obtenir des subventions et faire des redditions de compte alors qu’elles devraient être sur le terrain à aider les femmes. Elle souligne l’importance d’offrir des cours d’éducation à la sexualité donnés par des professionnels. Son parti préconise la création « d’un vrai ministère Femme et Égalité pour qu’on puisse avoir tout le poids nécessaire et le budget du ministère en place et non de simple Secrétariat à la condition féminine. »
À la question provenant de la Chambre de commerce de Mégantic et demandant quelles mesures concrètes comptez-vous mettre en place afin de contrer les effets de l’inflation sur nos PME, M. Chenard mentionne l’intention de sa formation politique de ramener la taxe sur la masse salariale à l’intérieur de la moyenne canadienne. Il ajoute l’importance d’investir dans l’automatisation afin de dégager la main-d’œuvre qui pourrait contribuer à faire croître d’autres secteurs d’activités. Favoriser une baisse d’impôt permettrait aux travailleurs d’absorber la hausse du coût de la vie, ajoute-t-il. Mme Gagné rappelle que son parti favorise l’investissement et l’innovation. Élargir la déduction pour la petite entreprise, diminuer certaines contributions et réduire le fardeau administratif s’inscrivent dans les pistes de solution. M. Duncan est d’accord avec la dernière mesure proposée par la candidate libérale. Son parti, précise-t-il, propose des subventions de départ plus accessibles pour le démarrage d’entreprise. Il ajoute que les entrepreneurs ont besoin d’oxygène et la réduction des taxes serait bienvenue. Pour Québec solidaire, d’expliquer Mme Ouellet, la plateforme est basée sur les commerces de proximité et le développement d’une économie locale. Pour la stimuler, QS mise sur la mise en place d’une politique sociale et circulaire et s’engage à créer une certification fabriquée au Québec. «On désire également développer une politique d’approvisionnement locale qui vise à soutenir les PME par la création de centres de distribution locaux. » De son côté, M. Jacques mentionne que cela ne passe pas des allégements réglementaires, ce qui a déjà été fait et devrait se poursuivre. Il souligne l’importance de stimuler les exportations. Il faut aussi solutionner les difficultés de main-d’œuvre en incitant les retraités à revenir sur le marché du travail, requalifier de la main-d’œuvre dans des secteurs importants.
À la dernière question comment comptez-vous faciliter le recrutement de la main-d’œuvre pour les différents types d’entreprises du territoire, Mme Gagné parle de deux solutions une à court terme en favorisant le retour au travail des retraités avec certains avantages fiscaux, des crédits d’impôt et à long terme en misant sur l’immigration. Dans cet esprit, le PLQ désire collaborer avec les différents ordres professionnels pour faciliter l’intégration des immigrants. M. Duncan parle d’un avantage que 100 % des immigrants possèdent une base suffisante en français pour intégrer rapidement le marché du travail. Il ajoute que sa formation politique souhaite que 50 % des nouveaux arrivants soient dirigés vers les régions en plus de ramener 150 000 retraités sur le marché du travail avec des conditions fiscales intéressantes. Pour Mme Ouellet et sa formation politique, il existe plusieurs solutions à la main-d’œuvre. Une passe par l’augmentation de places en CPE, la rémunération des stages, l’immigration permanente et humaine par la création de carrefour d’immigration régional avec un guichet gouvernemental unique dans chacune des régions et la reconnaissance des diplômes s’inscrivent parmi les solutions. M. Jacques mentionne qu’il y a plusieurs facteurs à considérer. Il note que des entreprises établissent leur façon d’optimiser certains postes. Il cite en exemple Bois Weedon qui a réussi à enlever quatre travailleurs sur une ligne de production pour les affecter à d’autres tâches dans l’usine. « La formation, l’automatisation et les nouvelles façons de faire des programmes de formation sont des pistes de solutions, d’exprimer le candidat caquiste.» Pour M. Chenard, « faut garder nos jeunes. On va ouvrir le secondaire IV en DEP, on veut raccourcir les délais pour les travailleurs étrangers temporaires, on veut rapatrier tous les pouvoirs d’immigration du gouvernement fédéral pour pouvoir mieux cibler les besoins qu’on a en main-d’œuvre.» M. Chenard manifeste également le désir de garder les travailleurs d’expérience en favorisant des allégements fiscaux.
Plusieurs personnes ont profité de la période de questions pour s’adresser aux divers candidats. Révision de la Commission de la protection du territoire agricole (CPTAQ), délais en soins de santé, les médecins de familles pour tous, environnement, surenchère des terres agricoles, protection des données personnelles au niveau bancaire sont les divers sujets qui ont été abordés.

Pierre Hébert directeur du Journal HSF

Tout le monde aux urnes le 3 octobre

C’est ce lundi 3 octobre que les citoyens habilités à voter pourront faire valoir leur poids démocratique et désigner leur représentant de circonscription, en l’occurrence Mégantic, à l’Assemblée nationale. La majorité des élus désigneront l’identité du prochain gouvernement.
Le comté de Mégantic est vaste 5 266,78 km2. Il regroupe 36 municipalités réparties dans quatre MRC pour un total de 48 975 personnes, dont 40 490 électeurs inscrits. Six candidats se font la lutte, le député sortant François Jacques, Coalition Avenir Québec (CAQ), Mathieu Chenard, Parti conservateur du Québec (PCQ), André Duncan, Parti Québécois (PQ), Eloïse Gagné, Parti libéral du Québec (PLQ), Marilyn Ouellet, Québec solidaire (QS) et André Giguère, Parti 51.
Tous sont d’avis d’être la meilleure personne pour défendre les intérêts des citoyens du comté et faire partie de la formation politique qui sera en mesure de concrétiser les aspirations des Québécois. Chacun s’est prononcé à travers les pages du journal et sur différentes plateformes.
Mais la décision finale vous revient et elle sera lourde de conséquences, car elle sera irréversible et valable, à moins d’un gouvernement minoritaire, pour les quatre prochaines années. À vous de considérer lequel des candidats sera le plus en mesure de servir au mieux nos intérêts de citoyens, de nos municipalités, de notre MRC et de la province. Il importe de faire un choix réfléchi et éclairé. Le 3 octobre prochain, c’est à vous de parler et parler fort en vous présentant massivement aux urnes.

Francois Jacques

Rendre service prône François Jacques

François Jacques.

Satisfait du travail accompli, le député sortant François Jacques, candidat de la Coalition Avenir Québec, dans Mégantic, n’a pas l’intention de modifier sa façon de faire qu’il qualifie de structurée. « C’est un combat de tous les jours être député, travailler avec la population pour pouvoir lui rendre des services, les entreprises, les municipalités pour aider à grandir. Les gens ont l’air satisfaits du travail qu’on a fait et là, il faut travailler pour l’avenir. »
M. Jacques se dit dévoué à la cause de faire progresser le comté. « Moi, je suis un gars qui fait tout pour rendre des services. On fait ça parce qu’on aime ça et on a le goût de servir. Les gens qui ne le font pas pour ça, bien ils n’ont pas d’affaire là. » Le candidat sortant se voit donc à sa place et manifeste clairement l’intention de poursuivre.
Celui qui en est à sa deuxième campagne électorale admet que celle-ci est différente de la première où, dit-il, sa formation politique était vouée à remplacer le gouvernement libéral sortant. À la première campagne, le candidat mentionne avoir senti chez l’électorat le désir « de tasser les libéraux de là. Maintenant, c’est nous autres qui sommes au pouvoir et je ne sens pas la volonté de nous tasser de là. » Le candidat caquiste ne cache pas néanmoins sentir une certaine rancœur d’une partie de la population envers les mesures restrictives liées à la COVID-19.
À quelques jours de l’élection générale, le candidat réitère ses engagements qui sont notamment de sécuriser la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell. L’amélioration de la couverture locale en santé notamment par la rénovation de plusieurs établissements du réseau dans Mégantic, dont le CLSC à Weedon s’inscrit sur sa feuille de route. M. Jacques rappelle la volonté de sa formation politique d’investir 900 M$ pour répondre au souhait des personnes âgées qui veulent demeurer chez eux ainsi qu’à l’amélioration des services professionnels et l’ajout de médecins. La couverture du réseau cellulaire sur l’ensemble du territoire est une évidence pour le développement du comté, insiste le candidat. Soutenir les municipalités en développant les noyaux urbains en créant de la construction autour des villages et aider à revitaliser les municipalités autant sur le plan culturel et de la qualité de vie de ces milieux est important aux yeux du député sortant. Il rappelle que plusieurs investissements ont déjà été effectués dans ce sens par son gouvernement.
M. Jacques soulève un enjeu qu’il qualifie d’important, soit la protection des lacs, des rivières, de l’érosion et particulièrement des espèces envahissantes. Il rappelle notamment « que le plan bleu va servir entre autres à s’occuper des espèces envahissantes, mais aussi de prolonger et peut-être de bonifier la subvention pour les installations septiques privées. Faut faire un travail exemplaire pour protéger les lacs, empêcher l’érosion des ruisseaux, les bassins de rétention doivent être conformes. »
Interrogé au fait que les municipalités réclament davantage d’aide financière du gouvernement pour les appuyer dans leurs nombreux projets de mise à niveau que ce soit infrastructures, logements, parcs et autres, le député sortant se dit sensible à cette volonté. Il rappelle néanmoins que son gouvernement a considérablement contribué. « Dans le dernier mandat, le pacte fiscal avec les municipalités a été au-delà des espérances des municipalités. On a même ajouté d’autres argents pour aider les municipalités sur divers aspects », de préciser, M. Jacques. Le candidat rappelle l’engagement du premier ministre du Québec, François Legault, lors du sommet électoral de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) de pérenniser le transfert de la croissance d’un point de la TVQ aux municipalités. » Le député sortant ajoute l’intervention du gouvernement pour la création du Fonds régions et ruralité avec une enveloppe de 1,3 milliard de dollars sur cinq ans et la bonification du programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles.
Au secteur acéricole, notamment la production en forêt publique, les producteurs demandent au député sortant de se prononcer à savoir s’il est favorable à la protection de 200 000 ha au Québec dont 5 000 en Estrie de forêt publique pour préserver le potentiel acéricole des coupes forestières. M. Jacques mentionne travailler sur ce dossier depuis quatre ans, précisant que des avancées ont été effectuées. Il est d’avis que chacune des demandes doit être étudiée individuellement. Il reconnaît le potentiel de ce champ d’activités autant en forêt publique qu’en forêt privée. « C’est un moteur économique important pour la circonscription de Mégantic. Je vais défendre les producteurs et le développement acéricole de l’ensemble du territoire de la circonscription. C’est un travail que je vais continuer de faire. »
Invité à énumérer succinctement les besoins du Haut-Saint-François, le candidat caquiste mentionne développer le sentiment de fierté sur le territoire, des logements sociaux avec l’implication du milieu et de garderies.

Mathieu Chenard

Mathieu Chenard confiant de faire une chaude lutte

Mathieu Chenard.

À l’aube du scrutin général du 3 octobre, le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans Mégantic, Mathieu Chenard, affiche une grande confiance. « Je fais du porte-à-porte et c’est positif. Je suis plus haut que ce que me donnent les sondages. Je ne dis pas que je vais gagner, mais je suis convaincu que je vais faire une chaude lutte », insiste-t-il.
« Ça va mieux que je pensais. Au début, quand j’ai dit oui, j’étais à 10 %. En regardant sur Québec 125, j’étais quatrième. Là, je suis rendu deuxième avec 14 %. Mais je suis plus proche de François Jacques que ce que les sondages disent », précisait M. Chenard au moment de l’entrevue le 15 septembre. Selon le site de Québec 125, en date du 14 septembre, le candidat du PCQ serait à 14 % des intentions de vote comparativement à 50 % pour le député sortant François Jacques.
À quelques jours de l’élection, M. Chenard rappelle ses engagements. « Tout le monde que je rencontre me parle de la santé. J’ai rencontré beaucoup de monde et je ne pensais pas que le confinement avait affecté autant de gens, je ne pensais pas que c’était aussi pire que ça. Il y en a qui m’ont pleuré dans les bras. Je vois les impacts sur le terrain. Les mesures ont été longues, des gens se sont sentis seuls. Je me suis fait parler de suicide. Quand je parle de santé, c’est au sens large, physique, mental. Je rencontre beaucoup de gens et le monde commence à comprendre le message de la santé qu’on veut essayer autre chose. Dans mon porte-à-porte, j’ai rencontré des infirmiers et infirmières et plusieurs ont lâché ou songent à lâcher. On fait quoi avec ça ? Faut arrêter la saignée. »
La couverture cellulaire revêt un aspect important pour le candidat. « Je ne te dis pas que ça va se faire demain matin, mais je vais mettre de la pression pour ça. » Autre aspect évident, le manque de main-d’œuvre. M. Chenard manifeste son intention de travailler à garder les jeunes sur le territoire. « Faut garder les jeunes dans le coin. Faut que ça arrête, l’âge moyen dans le comté est de 58 ans. » Cette réalité, explique le candidat, a un effet sur les services. « Plusieurs cantines sont fermées, des commerces sont à vendre. Il faut trouver un moyen d’encourager l’entrepreneuriat pour que les jeunes se lancent une entreprise qui va devenir petite et moyenne pour qu’ils restent dans le coin. » M. Chenard croit que son expérience dans le secteur manufacturier pourrait s’avérer un atout. Il ajoute ne pas avoir de solution miracle, mais se montre disposé à apporter tout l’appui nécessaire. Recréer de l’emploi dans les petites municipalités est la base pour relancer la vitalité d’une région, estime le candidat. La relève agricole s’inscrit également parmi ses préoccupations et souligne que sa formation politique entend travailler cet aspect. Il désire donc stimuler l’entrepreneuriat au sens large, commerce, service, manufacturier, agricole, forestier et touristique. Pour y arriver, il faut également bonifier l’offre de logements en créant des conditions intéressantes susceptibles d’intéresser le secteur privé, ajoute-t-il.
Quant aux municipalités, M. Chenard se dit conscient que les besoins sont multiples que ce soit pour les infrastructures, les parcs et autres pour une mise à niveau efficace. Le candidat est d’avis qu’une analyse en bloc des demandes municipales pourrait permettre de dégager des priorités et cibler les interventions. « Faut avoir une vision à long terme. »
Dans un autre ordre d’idée, l’importance de l’acériculture n’est plus à démontrer pour le comté. Les acériculteurs soulignent que l’acériculture en forêt publique est une voie importante pour l’établissement de la relève acéricole en soutenant que la forêt publique est de proximité. L’UPA du Haut-Saint-François rappelle que la direction régionale du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a décidé de ne plus octroyer de superficie pour l’acériculture en Estrie. En fait, 200 000 ha de forêt publique sont protégés au Québec, dont 5 000 en Estrie pour préserver le potentiel acéricole des coupes forestières. Interrogé à savoir si le candidat était favorable au 5 000 ha en Estrie de forêt publique pour préserver le potentiel acéricole des coupes forestières, celui-ci se montre prudent en mentionnant qu’il faudrait analyser les forêts. Avouant ne pas être au fait du dossier, M. Chenard admet ne pas être en mesure de dire si cela est suffisant.
D’autre part, le candidat se montre en faveur de la réfection de la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell. Selon les informations qu’il dit avoir obtenues auprès du ministère des Transports, c’est l’axe routier comprenant le plus de circulation avec 120 000 véhicules par semaine. En tenant compte des conditions actuelles, M. Chenard croit qu’il est judicieux de maintenir la limite de vitesse à 70 km/h entre Ascot Corner et East Angus. « Si on sécurise cette section, là, je serais ouvert qu’on augmente la vitesse. »
Interrogé à savoir ce qui le frappe de sa tournée du comté, le candidat signale les personnes âgées, la santé, le manque de médecins de famille, le transport. M. Chenard estime que la région est négligée par les gouvernements. « J’ai l’impression qu’il n’y a pas de vouloir politique et faudrait remettre Mégantic sur la map. On existe. »

Claire Comeau

Claire Comeau : Faire sa place dans un milieu d’hommes

Claire Comeau, copropriétaire de Service de pneus Comeau, aime son travail et n’a jamais songé à regarder pour autre chose.

De tempérament timide, Claire Comeau fait pourtant sa place dans un milieu d’hommes. Copropriétaire de Service de pneus Comeau, avec son conjoint André Martin, elle dirige en tandem l’entreprise de son père, Roger Comeau.
La jeune femme a mis les pieds au sein de l’entreprise, à la demande de son père, en terminant l’école en 1987. Âgée de 17 ans, elle débute sa carrière au poste de secrétaire. Graduellement, elle franchira les échelons pour en arriver à tenir les guides du commerce avec son conjoint. Mme Comeau avoue humblement que ça n’a pas toujours été facile, « j’étais un peu gênée, il a fallu que je me pousse beaucoup », mais avec l’appui de son père et de son conjoint, elle est maintenant bien en selle et maîtrise son rôle au sein de l’entreprise.
De secrétaire, au début, la jeune femme d’affaires a progressé en notant des numéros de roues selon les véhicules. Elle a développé ses connaissances en prenant de la formation avec des fournisseurs de pneus. Se tenant en retrait, elle a fait un autre pas vers l’avant en étant encouragée par son conjoint à se tenir au comptoir pour servir et conseiller les clients. « J’étais gênée, mais j’ai mis plus d’effort pour vendre des pneus; ce n’est pas naturel pour moi. J’avais plus de facilité à vendre avec les hommes qu’avec les femmes. Les femmes ont pour leur dire, on (les femmes) ne connaît rien. Là, c’est correct, mais au début, c’était plus difficile un peu. »
Mme Comeau passe présentement plus de temps à servir la clientèle au comptoir. Elle admet qu’au début c’était un peu bizarre, « si je parlais spécifiquement de quelque chose, d’une marque du pneu, de la qualité du pneu, la dimension, le client cherchait à se faire confirmer par André. Je trouvais ça très ordinaire. Ça se produit encore, mais beaucoup moindre. On sent qu’il y a encore un peu de résistance, mais je ne m’en fais pas trop avec ça », d’exprimer la copropriétaire depuis juin 2002.
Bien que le volet du personnel soit sous la responsabilité de son conjoint, Mme Comeau n’éprouve aucun problème à les côtoyer. Elle mentionne avoir eu un peu de difficulté avec deux employés au cours de sa carrière. Non pas qu’ils étaient désobligeants, mais elle sentait qu’ils éprouvaient certaines difficultés avec l’autorité féminine. « Je pense plus que c’était dans eux, qu’ils ne voulaient pas faire affaire avec une fille. Ils n’étaient pas à l’aise de discuter de choses avec une femme. »
À titre de copropriétaire, la tâche de Mme Comeau est multiple. « J’ai plusieurs chapeaux, je fais la comptabilité, je m’occupe de la facturation, de la publicité et du service au comptoir. On a une partie de la clientèle âgée et ces personnes n’aiment pas entrer l’auto dans le garage, je m’occupe de la rentrer et de la sortir. Je vais aller sortir les pneus quand les gars sont occupés. »
Ayant entamé sa carrière dans un milieu d’hommes, Mme Comeau ignore à quoi peut ressembler un milieu de femmes ou mixte. Elle ajoute ne pas être vraiment intéressée. « Je n’ai pas connu ça. Quand j’ai sorti de l’école, j’avais 17 ans, j’avais un petit cercle d’amis. Je n’ai jamais eu de grosse gang, moi, mes chums, ce sont les gars dans le garage. » Mme Comeau mentionne n’avoir jamais senti le besoin d’aller voir ailleurs. Bien établie au sein de l’entreprise, la copropriétaire y va de deux conseils à celles qui seraient tentées de plonger dans un milieu d’hommes : de faire preuve de persévérance et de ne pas s’en laisser imposer. « Faut foncer un peu. »

Route 257

Réfection de la route 257 : Travaux avancés, mais complétés au printemps prochain

La deuxième couche de surfaçage entre Lingwick et Scotstown devrait être complétée si ce n’est déjà fait.

L’important projet de réfection de la route 257, impliquant les municipalités de Weedon, Canton de Lingwick, Scotstown, Hampden et La Patrie, est passablement avancé, mais sera complété au printemps prochain. Prévu au coût global de 17 M$, le projet connaîtra un dépassement de plusieurs centaines de milliers de dollars, mais on n’était pas en mesure d’en établir l’ampleur au moment de l’entrevue puisque les travaux ne sont pas complétés.
Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, attribue ce dépassement à l’augmentation du coût de l’essence du printemps dernier. « Avant l’augmentation de l’essence, on respectait nos coûts et là on dépasse. L’an passé, si je prends nos tronçons qu’on a fait Weedon-Gould, La Patrie-Scotstown, on était dedans aucun dépassement de coût. Cette année, tout ce qui touche à l’essence (bitume, camionneurs) a augmenté. Il a fallu revoir les municipalités pour leur expliquer et les cinq étaient d’accord à l’assumer. » Rappelons que les municipalités participantes ont confié la gestion du projet et l’entretien subséquent de la route à la MRC du Haut-Saint-François. Cependant, le comité de la 257 regroupant les cinq municipalités demeure l’instance décisionnelle. Le projet devait se terminer cette année. Le préfet attribue ce retard à des facteurs externes comme la grève des ingénieurs au MTQ et des négociations impliquant la municipalité de Scotstown avec le gouvernement concernant la coordination des travaux d’aqueduc et égout avec un autre ministère que celui des Transports pour la réfection de la 257.
Travaux
La réfection de la route 257 sur les quelque 40 kilomètres traversant le territoire des cinq municipalités est passablement avancée, d’expliquer M. Roy. Au moment de l’entrevue, la semaine dernière, on s’apprêtait à compléter la deuxième couche de recouvrement de bitume entre Lingwick et Scotstown. La section Weedon et Lingwick est complétée et celle de Scotstown en direction de Hampden et La Patrie également. Si tout va bien, il devrait rester les accotements et un peu de signalisations à installer, d’exprimer M. Roy. Il reste donc que le surfaçage du tronçon de la rue Albert jusqu’à la limite de Lingwick et la rue Ditton à l’intérieur du périmètre urbain de Scotstown qui seront complétés au printemps prochain. Cette dernière partie comprendra des travaux d’infrastructure, voirie et resurfaçage.
Le maire du Canton de Lingwick, Robert Gladu, et celui de Hampden, Bertrand Prévost, sont satisfaits des travaux effectués. M. Gladu est particulièrement heureux que le surfaçage partant du cimetière jusqu’à Scotstown se fasse avec du bitume et non du macadam, ce qui était initialement prévu. « On est heureux d’avoir deux couches d’asphalte de façon qu’on puisse avoir une belle route organisée, structurée qui va être une route touristique qui va aller directement vers les États-Unis. » Du côté de Hampden, le maire mentionne que les travaux sont complétés depuis le printemps. « Tout va bien, on est très satisfait du job. » M. Prévost réitère également sa satisfaction de l’entente des municipalités quant au partage à parts égales des coûts.
Johanne Delage, mairesse de La Patrie et présidente du comité de la 257, est satisfaite du déroulement des travaux, malgré le retard qu’elle attribue à des circonstances incontrôlables. Quant au dépassement de coûts, elle admet qu’il existe, mais préfère attendre la fin de travaux pour se prononcer. Les municipalités iront jusqu’au bout, laisse-t-elle entendre, « on n’a pas le choix, on veut que ça se fasse. »
Avec son enthousiasme habituel, Mme Delage manifeste tout de même sa satisfaction envers les divers professionnels contribuant au projet et les maires des municipalités concernées. Elle réitère que l’entente intervenue, entre ces dernières, de partager à parts égales les coûts du projet « même si on n’a pas le même kilométrage, c’est unique au Québec et doit servir d’exemple. On est cinq municipalités qui travaillent ensemble, s’il y a quoi que ce soit qui arrive, on s’assoie, discute et prend une décision. On est un bel exemple de regroupement municipal, on se tient et on va se tenir encore pour un bout. »

Nathalie Bresse

Mairie d’Ascot Corner : Nathalie Bresse réélue sans équivoque

La fille de la nouvelle mairesse, Nathalie Bresse, Faith Donaldson, s’est empressée de féliciter sa mère.

Un peu plus de neuf mois après avoir quitté la mairie d’Ascot Corner, l’ex-mairesse, Nathalie Bresse, est de retour en poste et bien en selle ayant obtenu près de 92 % de la faveur populaire. Elle a récolté 344 voix alors que son adversaire, Jacques de Léséleuc, obtenait 27 voix pour 7 %. Quatre bulletins ont été rejetés.
Rappelons que cette élection partielle, à la mairie, faisait suite au départ d’Éric Mageau, survenu en mai dernier. L’élection de ce dimanche a suscité un faible intérêt chez les citoyens d’Ascot Corner. Seulement 14,36 % des 2 612 personnes habilitées à voter se sont prévalues de leur droit de vote.
Bien qu’elle s’attendait à une faible participation, Mme Bresse est heureuse de la confiance que lui ont témoignée les citoyens. La nouvelle mairesse s’est montrée à demi surprise du pourcentage en sa faveur. « Je ne suis pas si surprise que ça. Moi, j’ai fait du pointage, j’ai appelé les gens. » La mairesse attribue sa victoire au fait « que je suis ici dans la place, le travail que j’ai fait par le passé a été apprécié. » Elle rappelle que son départ en novembre dernier visait à prendre du repos. « Je n’ai pas été poussée dehors, les gens étaient déçus que je ne me représente pas en novembre dernier. » La nouvelle mairesse interprète le récent vote en mentionnant «  C’est juste me dire: on est content que tu reviennes. »
Au retour de cette pause de près de 10 mois, Mme Bresse assure que ses batteries sont chargées à bloc « puis j’ai diminué les heures de mon salon. » Elle entend se consacrer pleinement à sa tâche. Parmi ses priorités, figure celle de rencontrer individuellement les élus « pour voir dans chaque comité où s’en est rendu, c’est quoi leur priorité, comment ils voient ça et qu’est-ce qu’ils voudraient qu’on change ou pas. » Mme Bresse rappelle que le conseil municipal est formé de cinq nouveaux conseillers. Une rencontre rapide avec l’ensemble du conseil est également prévue. La mairesse souhaite aussi prendre connaissance de l’ensemble des dossiers tant à la municipalité que de la MRC du Haut-Saint-François où elle siégera. Mme Bresse ajoute avoir gardé un contact relatif avec la municipalité et l’instance régionale en prenant connaissance des procès-verbaux. « Je suis très contente et j’ai hâte de recommencer », de compléter la mairesse d’Ascot Corner.
Jacques de Léséleuc
À la sortie du bureau de vote, le candidat défait Jacques de Léséleuc ne cachait pas sa surprise et sa déception d’avoir récolté seulement 27 votes. « Je suis déçu. Est-ce qu’on a voté pour la vieille garde ? Je ne sais pas. On ne voulait pas avoir du sang neuf. » Pour M. de Léséleuc, l’expérience municipale est terminée et n’a pas l’intention de faire une autre tentative. « Là, je tombe en vacances. » Il assure ne pas être amer de son expérience tout en répétant être très déçu du résultat obtenu. Le candidat défait en était à sa deuxième tentative pour le poste de maire. Il a essuyé un premier revers en novembre dernier en récoltant près de 17 % des voix tandis que son adversaire, Éric Mageau, en obtenait 83 %. Mentionnons que l’élection partielle a coûté un peu plus de 9000 $.

Route 112

Sécuriser la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell : François Jacques en fait un engagement

François Jacques s’engage à entamer les travaux pour sécuriser la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell s’il est élu le 3 octobre.

Le député sortant de Mégantic et candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Jacques, y va d’un premier engagement électoral en promettant d’entamer les travaux pour sécuriser la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell au cours de son prochain mandat, s’il est élu.
Selon le candidat, la réalisation du projet nécessitera des travaux importants. On parle d’investissements majeurs, plus de 50 M$ qui visent des réaménagements, de possibles élargissements et d’autres mesures qui permettront, notamment le retour à une vitesse de plus de 70 km/h sur la plupart des sections de la route. Rappelons qu’en 2019, la vitesse a été réduite de façon urgente et temporaire sur le tronçon Ascot Corner et East Angus afin de réduire les risques d’accident. Cette mesure avait été prise peu de temps après un malheureux accident mortel survenu à l’angle du chemin Paul et de la route 112.
M. Jacques rappelle que plus de 17 000 véhicules circulent quotidiennement sur la route 112. « Les citoyens de la circonscription empruntent la 112 pratiquement quotidiennement et pour d’autres au moins une fois par semaine. Je prends l’engagement formel, si je suis élu le 3 octobre prochain, que des investissements majeurs seront effectués sur l’ensemble du tronçon entre Ascot Corner et Dudswell pour sécuriser la route et de pouvoir rétablir une vitesse supérieure à 70 km. Je garantis que ça va commencer avant la fin de mon mandat », d’assurer le candidat caquiste.
Pas moins de sept maires de la MRC du Haut-Saint-François participaient à la rencontre de presse aux abords de la route 112 devant l’Hôtel de Ville d’Ascot Corner. La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, s’est montrée particulièrement satisfaite de l’engagement de M. Jacques. Rappelons qu’elle s’était opposée à la réduction de la vitesse en 2019. « Moi, depuis le début, je demande qu’il faut remonter la vitesse. La population du Haut-Saint-François, on a été pénalisée là-dedans. Moi, j’ai des commerces qui voyagent ici tous les jours et me disaient les augmentations de coût que ça leur faisait en temps et autres. Je fais confiance à François Jacques et je suis sûre qu’on aura une belle 112 après la fin de son mandat. »

CJE HSF

Le CJE atteint ses objectifs

Le Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François s’applique à intervenir auprès des jeunes du territoire.

Malgré les aléas de sa dernière année d’activité, le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François a fait preuve d’imagination, d’originalité en plus d’utiliser les médias sociaux et diverses plateformes numériques pour atteindre tous ses objectifs et répondre aux besoins de sa clientèle.
Le directeur général de l’organisme sans but lucratif, Sylvain Lessard, et le président, Stephen P. Gauley, en étaient particulièrement fiers au moment de présenter le rapport d’activité pour l’exercice 2021-2022. Invité à commenter ce dont il était le plus fier, le directeur souligne les efforts et le courage de l’équipe. Il ajoute que « l’organisation a toujours prôné le travail-famille, mais cette année, c’était vraiment conciliation famille-travail. Tous nos objectifs ont été atteints, c’était un de nos gros défis. »
L’ensemble des interventions prévues et même les nouvelles initiatives ont été réalisées au cours de la dernière année. Le service d’aide à l’emploi avec 391 personnes rencontrées que ce soit en présentiel ou de façon numérique a bien fonctionné. Quant à la conciliation études-travail, elle s’est révélée une année charnière avec un plus grand risque du taux de décrochage et de démotivation à la suite de la pandémie. Les autres services que ce soit la persévérance scolaire, l’autonomie personnelle et sociale, le projet expérientiel et d’implication sociale, le bénévolat, le projet volontariat, l’entrepreneuriat ont obtenu une bonne participation des jeunes.
Place aux jeunes Haut-Saint-François continue à faire des petits. Le service a accompagné sept nouveaux résidents au cours de la dernière année en plus d’accueillir 10 participants dans le cadre des séjours exploratoires.
Le volet Place aux jeunes ados ainsi que le projet rassembleur avec l’initiative Chill dans le Haut et le projet Vlog ton Haut ont obtenu de belles participations. Au chapitre des expériences de travail, la Coopérative d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC) a encore été en mesure d’offrir des services auprès de la communauté grâce à l’implication de huit jeunes adolescents. La collaboration d’employeurs du Haut-Saint-François a contribué à l’application du programme Desjardins jeunes au travail. Cette initiative a permis à cinq adolescents de 13 à 17 ans de vivre une première expérience de travail. Par ailleurs, le programme Apprenti-stage Desjardins a donné l’opportunité à une jeune de faire un stage de 80 heures au Service d’animation estivale (SAE) de Saint-Isidore-de-Clifton.
Le directeur général est satisfait de la dernière année d’activité soulignant au passage que le défi de faire de l’intervention sur les plateformes numériques et en présentiel en respectant les règles sanitaires n’était pas toujours évident. « Mais avec tous ces défis-là, on a quand même eu de belles réalisations. » L’année 2021-2022 marquait pour M. Lessard une fin de transition entre « le monde de pandémie et le monde normal. »
Rappelons que la mission du CJE du Haut-Saint-François est de soutenir et guider les jeunes adultes de 16 à 35 ans dans leurs démarches d’insertion socioprofessionnelle, en les accompagnant dans leur cheminement volontaire vers l’emploi, un retour aux études ou dans le projet démarrage d’une entreprise ou d’un projet.

actualite

Branchement Internet HV : Pas tous les foyers branchés au 30 septembre

Le projet du gouvernement de François Legault de procéder au branchement Internet haute vitesse pour l’ensemble des mal desservis, pour le 30 septembre, accuse un retard, mais le préfet du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, semble confiant que la forte majorité des foyers du territoire ciblé soit branchée comme prévu.
Au moment de l’entrevue, le préfet était en attente de réponse quant à savoir combien de foyers resteraient à brancher sur le territoire au-delà du 30 septembre. Selon les chiffres qu’il détenait, passé cette date, de 70 000 à 100 000 foyers resteraient à être branchés au Québec. M. Roy mentionne que sa préoccupation est de s’assurer que les gens qui ont Starlink puissent avoir l’opportunité de se brancher sur la fibre optique s’ils le désirent. Le préfet mentionne que les foyers non branchés au 30 septembre et ne disposant pas du service Starlink pourront se faire offrir ce service de façon temporaire. Le coût, précise-t-il, devrait être comparable à celui de la fibre optique. M. Roy assure qu’il effectuera un suivi serré afin que tous les foyers prévus soient branchés le plus rapidement possible.

Francois Jacques

François Jacques désire poursuivre le travail amorcé

François Jacques.

Comptabilisant quatre années d’expérience à titre de député de Mégantic, François Jacques, candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ), considère qu’il n’est pas le même qu’à sa première campagne de 2018. Les acquis qu’il a développés au cours de son mandat font de lui, estime-t-il, un bien meilleur candidat dont la population pourra bénéficier.
Parmi les réalisations dont il est fier, le député sortant mentionne la révision des horaires de factions des ambulances qui a entraîné des changements dans le comté soit à Weedon, East Angus, Mégantic et Disraeli.
Il mentionne avoir appris à travailler avec les élus en cours de mandat. « J’ai appris à travailler avec les maires. Je suis une personne qui travaille pour les compromis. » Il cite en exemple la route 257 qui est sur le point d’être complétée. « C’est une belle réalisation, autant des cinq maires de la MRC et du côté du gouvernement. On a été capable de s’adapter, avoir de la souplesse pour adapter les programmes. » Ce dossier figure parmi les réalisations dont M. Jacques semble le plus fier. « La 257, c’est quelque chose qui avait été promis depuis plusieurs années et non réalisé. Peut-être que c’était dur à croire pour tout le monde que ça se réaliserait, mais on a travaillé fort (maires, mairesses, MRC et gouvernement) sur ce projet-là. »
La Coopérative d’habitation Le Moulin des Cèdres Weedon est un autre bel exemple d’implication du milieu auquel aime se référer M. Jacques. « Il y a eu beaucoup d’embûches dans ce projet et les gens n’ont pas baissé les bras. On a travaillé, on les a soutenus. On a la chance d’avoir la bâtisse levée, habitée, ça c’est des gens qui vont rester dans leur milieu. »
À l’opposé de belles réalisations, le député avoue qu’il aurait aimé que Valoris soit réglé du point de vue gouvernemental. Il reconnaît que la régie intermunicipale regroupant la municipalité de Sherbrooke et la MRC du Haut-Saint-François avait du travail à faire, ce qui a été fait. « On a soutenu Valoris tout au long autant François Bonnardel (ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie) que moi et le ministère de l’Environnement. Je pense qu’on s’en va vers quelque chose. »
Engagements
Conscient que la couverture Internet pour les mal desservis connaîtra un retard pour certains foyers, M. Jacques demeure confiant que l’ensemble sera desservi à court terme. En attendant, précise-t-il, les personnes auront la possibilité d’obtenir une solution temporaire avec Starlink.
Il enchaîne en faisant sien un engagement national de son parti politique, afin de rendre la couverture cellulaire accessible partout. « Un des enjeux majeurs sur le territoire, c’est la couverture cellulaire. C’est aussi un enjeu de sécurité. »
M. Jacques veut travailler au développement de l’occupation du territoire en contribuant à l’amélioration des milieux de vie (petit parc, petite infrastructure sportive pour l’ensemble de la population) et autres pour maintenir la vitalité des municipalités. Le candidat ajoute que son gouvernement, s’il est élu, investira dans les bâtiments du CLSC et CHSLD à Weedon afin d’améliorer la qualité de vie des résidants. « Je pense que ces bâtiments ont besoin d’un peu d’amour. »
Quant au développement du logement social, le candidat soutient qu’il doit reposer sur la volonté du milieu. Il cite en exemple la Coopérative d’habitation Le Moulin des Cèdres Weedon qui a permis la création d’un bâtiment de 26 logements. Avec l’implication sociale de l’ensemble des acteurs, il est possible de faire une sorte de partenariat avec le privé, estime M. Jacques. « L’ensemble des municipalités peut travailler avec leur milieu communautaire et faire avancer le dossier du logement et je vais être là pour les soutenir », précise-t-il.
La pénurie de main-d’œuvre frappe le Haut-Saint-François comme partout ailleurs. Le député sortant est d’avis qu’une partie de la solution passe par la modernisation et l’automatisation des équipements. Évidemment, le besoin en logements doit également être pris en considération, ajoute-t-il.
Au secteur agricole, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) ne cachent pas leur crainte quant à la protection du potentiel acéricole sur les terres publiques. M. Jacques se dit préoccupé par la problématique et mentionne avoir eu plusieurs discussions avec les autorités concernées. Il ajoute l’importance de bien définir l’enjeu d’une terre contiguë à une production acéricole. Le candidat admet l’importance économique de l’acériculture, mais ajoute qu’il est important de trouver une façon dont tout le monde puisse profiter de la forêt, les marcheurs, les chasseurs et les compagnies forestières.
La violence conjugale et la maltraitance sexuelle font malheureusement partie de la réalité du Haut-Saint-François et M. Jacques en est conscient. Il mentionne que les ressources en place ont obtenu du financement supplémentaire. Il ajoute qu’un projet pilote est en cours en Estrie aux palais de justice de Mégantic, Sherbrooke et Granby pour les victimes de violences conjugales et sexuelles pour protéger celles-ci et qu’elles obtiennent un accompagnement particulier notamment dans les palais de justice. Il ajoute qu’une équipe de professionnels est en place pour soutenir ces personnes. M. Jacques encourage la dénonciation. « Ce n’est pas juste la personne qui doit dénoncer, c’est l’employeur, la famille, les voisins. C’est une responsabilité commune de protéger les gens. »

Mathieu Chenard

La santé avant tout pour le candidat conservateur

Mathieu Chenard.

Pour le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ), Mathieu Chenard, il n’y a aucun doute que la priorité est la santé. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il plonge en politique active.
Le gouvernement Legault, précise-t-il, a laissé plusieurs choses de côté que ce soit pour le traitement des cancers, les chirurgies et autres. « Quand tu es en santé, tu peux aller travailler, tu peux bâtir des logements. » Il reprend l’expression populaire en lançant « quand la santé va, tout va. » Que ce soit à travers les visites d’usines, de commerces ou de foyers, M. Chenard insiste « personne ne m’a parlé de baisse d’impôt. Les préoccupations, c’est vraiment la santé, l’inflation. Dans le manufacturier, on me parle du manque de main-d’œuvre et des loyers. C’est ça que j’entends. »
Pour le secteur de la santé et à l’image de son parti, le candidat propose l’inclusion du privé. M. Chenard admet que certains contribuables peuvent éprouver une crainte à voir le privé s’immiscer dans ce qui était la chasse gardée du public, mais il y voit plutôt comme une « police d’assurance » qui viendrait en appui, sans qu’il en coûte plus cher, précise-t-il. Pour illustrer son propos, il cite en exemple la réparation d’un genou que l’État pourrait confier au privé au même coût qu’il en coûterait au secteur public. « Toutes les autres façons, ça n’a jamais marché et ce que les autres partis proposent, ça ne marchera pas plus. » Le candidat ajoute que les primes ne suffisent pas à garder le personnel. « Le gouvernement est déconnecté. » Les primes, ajoute-t-il, ne suffisent pas à retenir le personnel infirmier. « Plusieurs ont des enfants, leur horaire est constamment chamboulé, ils ont une vie », martèle-t-il. « Je pense que dans le réseau, il faudrait qu’ils débarquent de leurs grands chevaux. Qu’ils aillent voir leur monde pour voir ce qui ne marche plus. Donner des primes devait être une solution temporaire qui est devenue permanente. Ce que j’entends, c’est que les gestionnaires en profitent parce qu’ils peuvent obliger le temps supplémentaire. » M. Chenard mentionne qu’au CIUSSS de l’Estrie – CHUS, 500 membres du personnel auraient quitté l’organisation au cours de la dernière année. « Je pense qu’en haut, ils ne consultent pas assez en bas. »
Pour le candidat, l’intégration du privé dans la gestion, les chirurgies est une avenue. Il mentionne que les médecins et infirmières qu’il a rencontrés seraient ouverts à cette alternative. Cette approche, « il aurait fallu y penser il y a 20 ans. Les gouvernements précédents savaient qu’il y avait un choc démographique qui s’en venait et que ça allait attaquer la santé et ils n’ont rien fait. Depuis que je fais de la route, conciliation travail-famille, c’est ça que j’entends des infirmières qui ont démissionné. »
Dans un autre ordre d’idée, le candidat est conscient que le logement social est une denrée rare sur le territoire. Il mentionne que le coût de construction d’un bâtiment est à peu près comparable, que ce soit en milieu urbain ou rural. « Le coût du terrain va peut-être être plus bas en milieu rural, mais c’est tout. Il faut que le gouvernement aide les promoteurs à réduire leur coût et à diminuer le risque. » M. Chenard rappelle que sa formation politique propose le dépôt en garantie. Il ajoute que la problématique du logement à coût abordable s’applique également pour la main-d’œuvre immigrante. « Quand tu veux avoir de la visite, tu te prépares. Là, on ne loge pas le monde qu’on a. » Le candidat insiste pour dire qu’il faut se préparer à accueillir les travailleurs immigrants. Selon lui, ceux-ci ne représentent qu’une partie de la solution. Il faut encourager la modernisation des entreprises, favoriser l’automatisation et former les jeunes en conséquence. « Nous, les conservateurs, on veut mettre les conditions gagnantes et je pense que les gens devront se prendre en main dans bien des domaines au lieu d’attendre tout le temps après le gouvernement. Faut encourager le monde à se reprendre en main. »
Quant à l’inflation, il rappelle que sa formation politique proposait de réduire la taxe ascenseur sur l’essence. Cette mesure aurait aidé les consommateurs immédiatement, estime-t-il. Par ailleurs, M. Chenard croit au transport en commun, mais est d’avis que d’encourager le covoiturage avec une application et des points de rencontre pourrait être une avenue intéressante. Il ajoute que les solutions doivent venir du milieu et ne pas attendre après le gouvernement.
Concernant la planification de potentiel agricole à prioriser sur les terres publiques du Québec, le candidat se montre sensible au désir des producteurs de sauvegarder le potentiel acéricole. Avouant ne pas être au fait du dossier, il lance « non, tu ne coupes pas un érable à moins qu’il soit malade. » M. Chenard préconiserait une sorte d’intervention sélective s’appuyant sur la notion de gagnant-gagnant.
Le candidat s’est dit renversé d’apprendre qu’on dénombrait dans le Haut-Saint-François 2,1 fois plus d’agressions sexuelles rapportées à la police que la moyenne canadienne. Aider les organismes déjà en place, encourager la dénonciation, travailler en amont sur la prévention et l’éducation semblent être des pistes de solutions.
Même s’il en était en début de campagne lors de l’entrevue, le candidat Chenard est confiant quant au résultat du 3 octobre et croit même qu’il pourrait causer une surprise. Il prend comme appui les nombreux bénévoles qui lui ont offert de l’aide pour installer ses pancartes. « J’ai même été obligé d’en refuser. Mes rencontres jusqu’à présent sont positives », complète-t-il.

actualite

Arts et culture : La MRC appuie le milieu

La MRC du Haut-Saint-François donnera un coup de pouce aux artistes et organismes artistiques professionnels du territoire en contribuant à la hauteur de 5 000 $, à l’entente de partenariat territorial appelée communément entente régionale CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec) Estrie. Cette aide financière sera bonifiée d’un montant similaire provenant de l’enveloppe régionale pour un total de 10 000 $ et facilitera la réalisation de projets artistiques dans le Haut.
Les élus ont adopté, à l’unanimité, la résolution proposée par le préfet de la MRC, Robert G. Roy, lors de la dernière séance régulière des maires. La MRC était la seule de l’Estrie à être absente de l’entente régionale. Le préfet attribue ce retard au fait qu’il voulait s’assurer d’obtenir des retombées pour le Haut-Saint-François.
Pour M. Roy, « la MRC est rendue là, c’est important. C’est quelque chose que je voulais travailler parce que je trouvais important l’aide aux artistes parce qu’on en a plusieurs chez nous. » Ceux-ci n’avaient pas accès à cette forme d’aide régionale du fait que la MRC ne faisait pas partie de l’entente régionale.
La participation financière de la MRC sera valide pour les deux dernières années de l’entente d’une durée de trois ans. « Je pense qu’on est capable de faire notre part », de préciser, M. Roy. Il mentionne que la Table des maires de l’Estrie (TME) travaille à ajouter un montant financier à l’entente régionale CALQ Estrie dont pourront bénéficier les artistes des MRC participantes, incluant celle du Haut-Saint-François.
Quelques artistes du milieu étaient présents au conseil des maires pour accueillir la bonne nouvelle. Amélie Lemay-Choquette, artiste bien connue de Cookshire-Eaton, se réjouit de l’initiative. « Ça fait du bien de se sentir appuyé. L’artiste va travailler fort pour rester l’argent ici. »

Piscine

Projet de piscine intérieure : Quatre municipalités manifestent leur désaccord

Claude Leclair, directeur des communications, et Mario Gendron, maire de Cookshire-Eaton, estiment que le dossier de la piscine intérieure à East Angus est incomplet et vise essentiellement à aller chercher la subvention de 5 M$ sans égard à la capacité de payer des municipalités.

Opposés au projet de piscine intérieure à East Angus, qui sera annexée à la polyvalente Louis-Saint-Laurent, les maires des municipalités de Bury, Newport, Saint-Isidore-de-Clifton et Cookshire-Eaton digèrent mal le fait de devoir contribuer financièrement au projet pendant 30 ans. Ils justifient leur position par un manque d’information et à une méconnaissance de la capacité de payer des municipalités.
La MRC du Haut-Saint-François a adopté à double majorité, lors de la séance régulière du conseil des maires de juin dernier, d’aller de l’avant avec le projet estimé approximativement à 8,4 M$. À cela, on prévoit une participation financière des municipalités de 2 225 000 $ à laquelle pourrait s’ajouter une quote-part supplémentaire de 30 % en cas d’augmentation des coûts de construction et de contingence. Selon la loi, l’adoption du projet contraint toutes les municipalités à respecter le choix de la majorité. Les maires récalcitrants sont bien conscients qu’ils ne peuvent changer la décision, mais tiennent à faire valoir leur position particulièrement auprès de leurs contribuables.
Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, mentionne ne rien avoir contre le projet, mais fulmine à l’idée que sa municipalité devra verser une contribution annuelle de 23 795 $ pendant 30 ans. Lui et ses collègues, maires, s’opposent au montage financier proposé. M. Gendron ajoute que cela ne tient aucunement compte de la capacité de payer des villes et municipalités.
Le maire de Cookshire-Eaton souligne que la quote-part exigée totalisant 713 850 $ au terme des 30 années ne tient pas compte de la hausse d’indice du coût de la vie, ni des fluctuations des taux d’intérêt, ni des aléas financiers causés par les imprévus durant la construction de l’infrastructure. Il est d’avis que le montant global pourrait vraisemblablement excéder le million de dollars. Il ajoute que le total des quotes-parts annuelles des 14 municipalités s’élève à 4 669 150 $ et correspondrait davantage à un projet de 10 M$ contrairement à ce qui est indiqué dans le budget révisé présenté par la MRC indiquant 2 225 000 $ pour un projet de 8,4 M$.
Le maire cite un exemple d’impact de fluctuation des coûts en parlant du projet de réfection des patinoires extérieures pour les trois plateaux sportifs de sa municipalité. « On a fait faire un prix prépandémie, on en a fait sortir un récemment et le montant affiche une différence de 49 % à la hausse. » Le coût, indique M. Gendron, est passé de 501 562 $ à 751 133 $ forçant la municipalité à reporter le projet en 2023. Le maire ajoute que plusieurs projets prévus seront revus en raison de l’augmentation des coûts. « Qu’ils lèvent la piscine, qu’ils la financent, qu’ils aillent chercher des sous pour, je suis d’accord avec ça, par contre, venir faire amputer des projets dans notre propre ville, ça passe pas », de laisser entendre le maire.
M. Gendron et Claude Leclair, directeur des communications, reprochent à la MRC de ne pas avoir fourni un plan d’affaires démontrant clairement sa faisabilité tout en omettant de fournir des éléments comme une étude de marché élaborée avec des projections démographiques à moyen et long terme pour la MRC du Haut-Saint-François, des études identifiant et démontrant la réelle clientèle potentielle sur le territoire, des données statistiques liées à la réelle capacité de payer des citoyens. On fait part de l’absence de devis incluant un budget préliminaire des frais d’acquisition et de construction, un plan de gestion décrivant les coûts opérationnels et le niveau de rendement une fois l’infrastructure en service, les études comparatives décrivant les opérations d’infrastructures similaires ainsi qu’un schéma décrivant la gouvernance et la structure organisationnelle qui aura à gérer le complexe sportif. M. Gendron admet avoir obtenu des documents en novembre dernier, mais faisant état du premier projet abandonné. Il ajoute du même souffle qu’une note indiquait que les hypothèses de coût étaient caduques et que les scénarios de répartition de quote-part tout autant. On y précisait, indique-t-il, que le montage financier du projet restait à venir. Il mentionne ne pas avoir tenu compte de ces documents. Selon M. Leclair, « le chiffre magique est le 5 M$ de subvention qui doit représenter 75 % du financement. L’exercice a été fait pour que cette subvention soit obtenue. » « On a voulu aller chercher une opportunité », d’ajouter le maire Gendron.
Pour le maire de Bury, Denis Savage, « notre possibilité de payer sans se le faire demander, comme d’être imposé, ça n’a pas été bien vu par les élus. Pourquoi on ne mettrait pas notre 10 800 $ dans des choses de loisir qu’on veut mettre en place de plus en plus ? On veut ajouter une journée à notre agente de loisirs et ça correspond à peu près à notre quote-part qu’on donnerait pour la piscine. On avait plusieurs autres projets, le conseil a décidé de refuser. » 
Quant au maire de Newport, Robert Asselin, « il n’y a pas assez d’éléments là-dedans pour voter consciemment, s’engager pour 30 ans. On a eu un PowerPoint comme présentation, il n’y a aucune étude sur combien ça coûte. Les chiffres qui sont avancés, c’est les mêmes chiffres qu’en décembre l’an passé, on s’entend-tu que tout a monté de 30 % à 40 %, ce n’est même pas pris en considération. Il n’y a pas eu d’étude de fait, tout est à peu près. » Pour la municipalité de Newport, la quote-part s’élève à 8 033 $ annuellement.
Du côté de Saint-Isidore-de-Clifton, le maire, André Perron, signale que son conseil était unanimement contre le projet. Il estime que peu de citoyens utiliseront la piscine. M. Perron ajoute que la MRC ne tient pas compte de la capacité de payer des municipalités. « On fonctionne déjà les mains liées pas mal, donc ça nous les lie encore plus. » La quote-part de Saint-Isidore-de-Clifton est fixée à 5 534 $.

Robert Roy

Le préfet assure que le travail est bien fait

Le préfet, Robert G. Roy, assure que toutes les informations disponibles ont été transmises aux municipalités.

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, ne croit pas que le projet de piscine intérieure à East Angus soit aussi risqué que les maires le prétendent. « Il y a des choses que je pensais qu’on avait bien expliquées. J’aurais aimé qu’ils me téléphonent, j’aurais été capable de leur donner l’information. »
Le préfet mentionne que la municipalité de Lingwick et celle d’Ascot Corner ont demandé une rencontre privée pour en savoir davantage. D’autres rencontres d’information se sont déroulées à Scotstown et Cookshire-Eaton. Dans cette dernière municipalité, une seule personne résidante de Dudswell s’est présentée, précise le préfet.
M. Roy précise qu’un premier projet de piscine intérieure avait été présenté en 2018 dans le cadre du défunt programme PAFIRS (Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives et sportives) qui prévoyait une participation financière de 1/3, 1/3, 1/3. Le projet qui s’élevait à 15 M$ avait été refusé par les maires. La deuxième version, ajoute M. Roy, s’inscrit dans un nouveau programme le PSISRPE (Programme de soutien aux infrastructures sportives et récréatives de petite envergure) et il permet une aide financière gouvernementale d’un maximum de 5 M$ couvrant 75 % du projet. Ce programme est sorti l’automne dernier et M. Roy croit que les nouveaux élus n’ont peut-être pas eu l’occasion à l’époque d’en prendre connaissance, d’où une incompréhension, croit-il.
Le préfet mentionne avoir transmis la documentation à tous les maires en novembre dernier. Certains documents remontaient à la première version (2018), mais étaient toujours d’actualité, explique-t-il. « On a fait un suivi en mars, avril et mai; on a parlé de l’évolution. Le 10 mai, on a déposé le projet et on a demandé: est-ce qu’il y a des municipalités qui pensent que ça ne fonctionnera pas? Et on a cédulé des rencontres à certains endroits. »
M. Roy croit que les maires qui s’opposent ont une incompréhension concernant le 30 % de contingent. Ce montant, insiste-t-il, « est inclus dans la quote-part des municipalités. » Se montrant rassurant, le préfet ajoute que la réalisation du projet ne pourra excéder 8,4 M$. « Moi, j’ai un OK (résolution) de plus ou moins 8 442 500 $. Ma résolution est béton. Elle n’autorise aucun dépassement de coût. Je ne peux pas dépasser ça. Supposons qu’il dépasse 8,4 M$, l’appel d’offres, les maires peuvent tout bloquer. On l’a rentré dans la résolution pour le protéger et ç’a été fait à la demande d’Ascot Corner. »
Quant à l’établissement des quotes-parts, le préfet mentionne que des efforts ont été faits pour établir un processus qui soit le plus équitable possible. « Il y a eu un travail de fait. Je ne te dis pas que tout le monde était d’accord avec les montants, mais personne ne nous a fait de commentaire là-dessus. »
Le préfet dit comprendre que certaines municipalités éprouvent un malaise, mais souligne que le projet correspond à un besoin régional. Il ajoute au passage que le besoin a été manifesté par les aînés dans le cadre de la consultation MADA-Famille. Mentionnons que les élus n’ont posé aucune question au moment de l’adoption du procès-verbal de l’assemblée du 15 juin dernier, sur lequel figurait au point 12,1 la résolution Contribution financière au Centre de services scolaire des Hauts-Cantons pour la construction d’une piscine intérieure et l’accessibilité à un centre sportif.

André Perron

Haut-Saint-François ou Coaticook ? : Saint-Isidore-de-Clifton étudie la possibilité de changer de MRC

Le maire de Saint-Isidore-de-Clifton, André Perron, ne souhaite pas partir de guerre avec la MRC du Haut-Saint-François, mais préfère savoir si la municipalité est au bon endroit.

La municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton adresse une demande d’étude auprès du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) afin d’évaluer la pertinence d’un éventuel changement de MRC. Si l’étude devait s’avérer concluante et que la population donnait son aval dans une consultation publique, les élus pourraient procéder au changement vers la MRC voisine, celle de Coaticook.
Ce n’est pas d’hier que cette idée circule dans l’air. En 2008, la municipalité avait effectué un référendum dans ce sens où la population s’était prononcée en faveur à 75 %. L’idée, d’expliquer la directrice générale, Sarah Lévesque, a été ramenée dans un lac-à-l’épaule et « les conseillers ont été unanimes sur le fait d’aller plus en profondeur sur cette question. »
Le maire de Saint-Isidore-de-Clifton, André Perron, insiste pour dire qu’il ne souhaite pas partir de guerre avec le Haut-Saint-François. « Nous, ce qu’on demande, c’est une étude d’impact. Ça ne veut pas nécessairement dire qu’on va changer de MRC. Ce n’est pas une question de partir en guerre contre la MRC. Après l’étude, peut-être que ça va être trop onéreux de changer de MRC. » M. Perron rappelle que le dossier remonte à 2008. Il ajoute que l’initiative découle d’une demande des membres du conseil municipal. Le maire souligne que sa municipalité est limitrophe du territoire du Haut-Saint-François. « On veut vérifier si on est à la bonne place. Je pense que c’est justifiable de se poser la question. Si ça ne fonctionne pas et qu’on reste dans le Haut-Saint-François, au moins on aura poussé jusqu’au bout et on aura fait toutes les recherches. » Ça sera comme boucler la boucle de ce qui a été amorcé en 2008, d’ajouter le maire. M. Perron admet que sa municipalité partage des affinités avec le Haut-Saint-François, mais ajoute qu’il y en a également plusieurs du côté de Coaticook, avec plusieurs ententes que ce soit avec la municipalité de Saint-Malo, côté incendie ainsi que Coaticook, Compton et Martinville. Il ajoute que sa municipalité, à caractère fortement agricole et forestier, fait affaire avec les concessionnaires du côté de Coaticook. Il en est de même pour les services vétérinaires, la caisse populaire qui est fusionnée avec Coaticook. « C’est plusieurs facteurs qui nous relient à Coaticook », précise-t-il.
Quant à la façon d’analyser les demandes, elle a évolué depuis 2008, d’exprimer Mme Lévesque. Maintenant, il y a une étude qui est faite par le MAMH. « Mais avant de pouvoir entamer l’étude, les deux MRC devront donner leur accord parce qu’il y aura du temps de ressources humaines à fournir pour transmettre les données et les informations qui seront pertinentes à l’étude. »
Le volet étude constitue la nouveauté dans le processus. Avant, il suffisait qu’une MRC rejette l’initiative pour que le processus s’arrête. « L’étude vient aider la prise de décision par des faits et des calculs. » La directrice générale n’était pas en mesure d’affirmer si l’autorisation des deux MRC était nécessaire pour entamer l’étude « sinon, ça va être de voir avec le ministère des Affaires municipales si on peut quand même aller de l’avant. Si une (MRC) ne veut pas donner les informations, c’est sûr que ça complexifie, mais faudra voir selon les deux réponses qu’on va obtenir des deux MRC. »
La MRC du Haut-Saint-François a reporté sa décision, préférant en discuter, au préalable, en atelier de travail en septembre. Pour la MRC de Coaticook, la directrice générale de Saint-Isidore-de-Clifton mentionne avoir reçu une résolution positive exprimant leur volonté à faire partie de l’étude.
Sur cet aspect, M. Perron ne semble pas trop inquiet. « S’il y avait un refus, on verra. Selon moi, on ne parle pas d’un changement de MRC à ce moment-ci, on parle d’une étude d’impact; donc selon moi, je ne verrais pas pourquoi on empêcherait une étude. Ça serait peut-être mal vu. La décision leur appartiendra. » Le maire compte sur sa participation à la réunion de travail de la MRC du Haut-Saint-François pour faire valoir la position de son conseil municipal.
Préfet
Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, préfère que les élus puissent discuter du sujet en atelier de travail avant de trancher. Il mentionne avoir rencontré au préalable le maire de Saint-Isidore-de-Clifton pour mieux comprendre l’objectif de la démarche. Le préfet précise ne pas vouloir perdre la municipalité et préfère essayer de la convaincre à rester au sein de la MRC tout en ajoutant que l’étude demandera beaucoup de temps pour faire une évaluation. M. Roy ajoute « je n’ai pas le droit de ne pas l’écouter, je pense que c’est mon rôle de l’écouter, qu’il (maire Perron) puisse se prononcer auprès des maires. » Le préfet partage sa crainte quant à l’intégrité de la MRC. « Sur 14 municipalités, j’en ai 10 qui sont limitrophes. Ma crainte, est-ce que ça va ouvrir une porte? Est-ce que le gouvernement est prêt à ouvrir cette porte-là, même si les règles ont changé? » Le préfet croit que le gouvernement pourrait davantage être tenté de favoriser les fusions.
Si jamais la MRC du Haut-Saint-François refusait la demande, le ministre des Affaires municipales et de l’Habitation pourrait, s’il le juge pertinent, autoriser l’étude. Si on devait aller de l’avant, les résultats ne sont pas attendus avant le début de 2023.

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Valoris : Le DG Claude Belleau quitte son poste

En poste depuis à peine quelques mois, Claude Belleau, directeur général de la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke (Valoris) quitte son poste.
C’est le président du conseil d’administration, Robert G. Roy, qui en fait l’annonce aux administrateurs lors de la séance régulière de jeudi dernier. « M. Belleau nous a informés qu’il quittait Valoris pour des raisons personnelles et nous respectons sa décision. Nous tenons à remercier ce gestionnaire d’expérience pour le travail accompli et d’avoir permis à l’équipe de voir la Régie sous un nouvel angle avec les nombreuses opportunités qui s’offrent à elle. » Le prochain directeur général devra s’investir dans plusieurs projets intéressants qui sont déjà en marche. « Le projet pilote avec le TMB se concrétisera sous peu, l’agrandissement du lieu d’enfouissement technique et la valorisation des biogaz sont des projets qui apporteront beaucoup à Valoris dans les prochains mois. C’est un beau défi », d’indiquer la vice-présidente de Valoris, Christelle Lefèvre.
Le conseil d’administration discutera de la succession de M. Belleau au cours des prochaines semaines. Entre-temps, M. Denis Gélinas assumera l’intérim, appuyé par l’équipe de directeurs de Valoris.

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Élections provinciales : La course s’amorce

Le premier ministre du Québec, François Legault, a déclenché dimanche les élections provinciales dont le point culminant sera le jour du vote, le 3 octobre prochain. Dans le comté de Mégantic, cinq candidats représentant les formations politiques de la CAQ, PCQ, PLQ, PQ et QS se font la lutte.
La dernière candidature à s’être annoncée, vendredi dernier, dans Mégantic, est celle de Ratiba Fares du Parti libéral du Québec. Mme Fares est une conseillère financière qui réside à Granby, elle s’est impliquée dans divers organismes communautaires de sa région.
Outre Mme Fares, nous retrouvons sur la ligne de départ dans Mégantic, le député sortant, François Jacques, de la Coalition Avenir Québec (CAQ), André Duncan, candidat pour le Parti Québécois (PQ), Marilyn Ouellet, représentante de Québec solidaire (QS) ainsi que Mathieu Chenard, du Parti conservateur du Québec (PCQ).
Mentionnons que les électeurs ont du 12 au 29 septembre prochains pour s’assurer qu’ils sont bien inscrits sur la liste électorale ou pour modifier leur inscription. Nouveauté, les électeurs ont jusqu’au 19 septembre à 21 h pour faire une demande en ligne pour modifier leur inscription ou pour s’inscrire à la liste électorale à l’adresse www.elections.quebec/inscription. Les 25 et 26 septembre sont les jours de vote par anticipation de 9 h 30 à 20 h. Le jour des élections est le 3 octobre de 9 h 30 à 20 h.
Le journal présentera des entrevues avec les candidats lors de ses prochaines publications précédant le jour du vote.

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