Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
conseil wesbury

Séance du conseil municipal de Westbury : De la suspicion et des projets

Bien qu’il y avait moins de citoyens à la dernière séance du conseil municipal, on pouvait tout de même sentir une certaine suspicion dans la salle.

Même si la dernière séance du conseil municipal de Westbury s’est avérée moins houleuse et que le nombre de citoyens était moindre que la précédente, on pouvait tout de même sentir une certaine tension et un malaise dans la salle.
D’ailleurs, une citoyenne a questionné le maire, Gray Forster, de la présence d’un agent de sécurité et du coût que cela représentait pour les contribuables. Le maire soutient qu’il s’agit d’une mesure temporaire « qui va probablement cesser. » Quant au coût, la directrice générale et secrétaire-trésorière, Nathalie Audet, mentionne qu’il est moins de 200 $ et invite la citoyenne à faire une demande d’accès à l’information pour obtenir le montant exact.
Le citoyen, Shane Coates, est revenu à la charge en demandant, sans succès, des excuses de la municipalité concernant la lettre de la firme d’avocats Therrien Couture Jolicoeur lui demandant de cesser de harceler un employé municipal. M. Coates soutient que les allégations sont fausses et mensongères. Il ajoute, au contraire, que c’est lui qui a été victime de harcèlement dudit employé et de la municipalité par l’envoi de la lettre. Il demande à la municipalité de faire comme cet employé qui se serait excusé auprès de lui. Ce dernier laissait entendre que l’information transmise aux conseillers était fausse et demande qui du maire ou de la directrice générale aurait transmis l’information. Le maire mentionne que l’employé aurait fait une plainte à sa patronne et elle aurait été amenée en atelier de travail. Les conseillers, Mario Dolbec et Claudia Gilbert, ont précisé que la décision avait été prise par l’ensemble des élus. Ils précisent que la municipalité avait reçu une plainte et qu’elle n’avait d’autre alternative que de procéder puisque le conseil est tenu de protéger ses employés.
Cueillette de plastiques agricoles
La conseillère, Mélanie Cyr, représentante de la municipalité à la Régie intermunicipale sanitaire des Hameaux, mentionne que Westbury offrira la cueillette des plastiques agricoles à partir du 3 juin. Les cueillettes s’effectueront une fois par mois par la Régie. Les usagers devront mettre leur sac dans un plus grand, prévu à cet effet. Il est demandé de nettoyer les sacs, enlever l’excédent avant d’en disposer. Les personnes désireuses de se prévaloir du service devront communiquer avec la municipalité, à compter du 16 mai, pour s’inscrire et obtenir les informations nécessaires. La municipalité prend en charge le service, toutefois les usagers devront défrayer le coût des sacs.
Conteneurs
Concernant la pétition signée par plusieurs citoyens demandant le rétablissement du service aux entreprises de ramassage par conteneurs des ordures et matières récupérables, la conseillère Cyr mentionne que la municipalité crée un comité pour se pencher sur la question. « Ce qu’on a convenu de faire pour approfondir ce dossier-là, c’est aller vraiment chercher toute l’information et regarder ça sous tous les angles possibles, pis voir ce qu’on peut faire avec ça et vous revenir par la suite. » Le comité est formé des conseillers Claudia Gilbert, Mario Dolbec, Pierre Reid et Mme Cyr.
Loisirs
La conseillère Gilbert, responsable des loisirs, mentionne que des discussions sont en cours avec la municipalité de East Angus afin que les citoyens de Westbury puissent bénéficier du même tarif pour les services de loisirs (hockey mineur, patinage artistique, camp de jour) que ceux d’East Angus, sans avoir à payer de surtaxes. Comme la municipalité rembourse déjà la surtaxe aux citoyens usagers, on étudie la possibilité de procéder autrement. Vraisemblablement, la municipalité poursuivrait son engagement financier, mais sans que le citoyen n’ait à débourser de surtaxe.
Enfin, une citoyenne, Mohika Tremblay, demande que les séances du conseil soient retransmises en ligne afin de permettre aux citoyens ne pouvant assister aux séances de le faire de la maison.

Aviation

Aéroport de Sherbrooke : Une nouvelle école d’aviation prend son envol

Nous apercevons Alexis Etienne, propriétaire de l’école ALTITUDE Centre de l’Aviation et Chantal Ramsay, conseillère aux entreprises du CLD du Haut-Saint-François.

L’aéroport de Sherbrooke, àCookshire-Eaton, s’enrichit d’une entreprise additionnelle, ALTITUDE Centre de l’Aviation. Déjà en fonction, ce nouveau service veillera à former principalement des pilotes professionnels.
Le propriétaire, Alexis Etienne, instructeur de formation, est confiant que son école réussira son décollage. « Pour notre projet, le choix de l’aéroport de Sherbrooke s’est imposé. Les installations possèdent tout ce que nous désirons: piste pouvant recevoir les avions multimoteurs, locaux adéquats pour nos différentes activités, système de radiocommunication à la fine pointe, équipements de déneigement sur place, etc. Mais au-delà de tous ces avantages, celui qui aura arrêté notre choix, c’est indubitablement l’accueil chaleureux et empressé que nous a fait l’équipe de l’aéroport », d’exprimer M. Etienne.
L’école donnera des formations sur simulateur et attend la livraison de deux avions qui s’ajouteront à celui déjà en fonction. L’éventail des cours offerts s’étend de la formation de pilote de loisir jusqu’à celle de pilote de ligne. On prévoit former de 50 à 70 élèves par année. Les installations comprennent une salle pour les examens écrits de Transports Canada. M. Etienne est examinateur pour Industrie Canada pour les examens de radio-aéronautique et il est agent autorisé pour l’émission de licences de Transports Canada.
Chantal Ramsay, conseillère aux entreprises du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François, en collaboration avec Jean-François Ouellet, directeur général de l’aéroport de Sherbrooke, a facilité l’implantation du projet. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, l’arrivée d’une école de formation de pilote professionnel arrive à point, d’exprimer Mme Ramsay. Rappelons que le développement du parc aéro-industriel de l’aéroport fait partie des projets du PALÉE (Plan d’action local pour l’économie et l’emploi ) du CLD visant à développer différents volets économiques autour de ce « poumon » situé dans le Haut-Saint-François.
« Nous travaillons d’arrache-pied pour développer ce parc aéro-industriel, un projet auquel nous croyons fermement; en développer le potentiel économique ne peut qu’être profitable pour le Haut-Saint-François. Je me réjouis de voir cette belle entreprise s’y installer », d’exprimer le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy. Sans pouvoir en dévoiler la teneur, le journal a appris que d’autres projets seraient sur la table pour l’aéroport de Sherbrooke.
« Nous sommes très heureux d’accueillir ALTITUDE Centre de l’Aviation dans les locaux de formation déjà opérationnels de notre centre de qualification adjacent au site de l’aéroport et nous offrons notre plein appui à cette implantation. Les entreprises axées sur les technologies de pointe sont un levier majeur pour notre développement économique et sont les bienvenues sur notre territoire », d’exprimer le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron. L’ouverture officielle de la nouvelle école de pilotage est prévue pour le 18 juin.

chambre de commerce

Relance de la Chambre de commerce du HSF : Une autre étape de franchie

Une quinzaine de personnes intéressées ont participé à la récente assemblée générale annuelle de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François.

La Chambre de commerce du Haut-Saint-François vient de franchir une autre étape vers sa relance en tenant son assemblée générale annuelle à laquelle participaient une quinzaine de personnes intéressées. Les responsables ont profité de l’occasion pour former le nouveau conseil d’administration et tous entrevoient l’avenir avec optimisme.
Rappelons que l’organisme a cessé ses activités au cours de l’année 2021 à la suite du départ de la directrice générale, poste qui n’a pas été pourvu, et de la pandémie. Reconnaissant l’importance de la Chambre de commerce pour ses membres et la région, la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François a offert gracieusement son aide pour contribuer à la relance de l’organisme. Des membres du personnel de la SADC ont été mis à contribution pour remettre la chambre de commerce sur les rails, moderniser sa structure administrative et préparer l’avenir. Un travail préparatoire permettant l’élaboration éventuelle d’une planification stratégique s’est amorcé. Dans cette démarche, on a effectué un sondage auprès des membres pour connaître, entre autres, leurs attentes envers la chambre de commerce. L’exercice complété permettra à l’organisme d’être en mode développement, assure-t-on. Par ailleurs, la chambre de commerce n’est pas dépourvue de moyens pour effectuer sa relance puisqu’elle affiche une bonne santé financière. Le défi qui se présente à court terme est de procéder à l’embauche d’une ressource, et on assure travailler sur cet aspect.
Plan d’action
Quant au plan d’action, du travail est amorcé. Le sondage a permis d’établir différents constats, comme offrir du soutien et de la visibilité aux membres dans le but de faire connaître leurs services et leurs produits. On souhaiterait également que la chambre de commerce devienne une référence auprès de ses membres pour offrir de l’information et du soutien, développer des activités de réseautage pour développer une culture d’échange entre les entrepreneurs et assurer un leadership régional tout en offrant de la formation selon les besoins. En fait, on semble avoir déjà une bonne idée de la direction que doit prendre la chambre de commerce, mais on souhaite développer davantage avec la future direction générale et les membres du nouveau conseil d’administration.
Nouveau départ
Le constat de la situation et les perspectives ont semblé séduire les personnes présentes à l’assemblée générale annuelle puisque presque chacune d’entre elles a accepté de jouer un rôle au sein du conseil d’administration. D’autres se sont engagées à apporter un appui ponctuel selon la situation ou les projets. Le président sortant du conseil d’administration, Ghislain Brière, est reconfirmé dans ses fonctions. Il sera appuyé à la vice-présidence de Marielle Quirion et Daniel Lamoureux, du trésorier, Daniel Audet, et du secrétaire, Pierre Hébert.

Écocentre Weedon

L’écocentre : Une initiative efficace et payante pour la municipalité

L’écocentre est ouvert tous les samedis de 8 h à midi jusqu’au 29 octobre.

Implanté l’année dernière sur le chemin Ferry, l’écocentre à Weedon a permis de réduire de 20 % le tonnage acheminé au centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François, Valoris, à Bury, permettant par la même occasion à la municipalité d’économiser 40 000 $.

En plus de satisfaire les utilisateurs, l’écocentre aide à réduire le tonnage acheminé chez Valoris, permettant à la municipalité de réaliser des économies.
En plus de satisfaire les utilisateurs, l’écocentre aide à réduire le tonnage acheminé chez Valoris, permettant à la municipalité de réaliser des économies.


L’écocentre est ouvert au public le samedi de 8 h à midi, et ce du 30 avril au 29 octobre. Les chiffres obtenus, pour l’année dernière, démontrent un fort achalandage avec 1 392 entrées incluant automobiles et camionnettes. À cela s’ajoutent 430 remorques communément appelées trailers. « Pour un rayon de quatre heures hebdomadaires, on parle d’une moyenne de 20 à 25 automobiles à l’heure », d’expliquer l’inspecteur municipal, Nicolas Blouin.
En 2019, la municipalité avait enfoui chez Valoris 1 284 tonnes comparativement à 834 en 2021. L’année dernière, on a réduit le tonnage de 160 tonnes comparativement à 2020 permettant à la municipalité de réaliser une économie approximative de 40 000 $.
L’écocentre met à la disposition du public différents conteneurs au niveau des agrégats, de la récupération, des téléviseurs et autres effets du genre appelés les serpuariens, les RDD, les huiles usées, le métal. L’année dernière, on a récupéré plus de 5 000 litres d’huiles usées. « On a vidé aussi 12 palettes de serpuariens, au niveau des bacs des RDD, on en a vidé 12, on a vidé plus de 40 sacs de 360 litres de styromousse, on a retiré du bois de l’enfouissement quatre conteneurs de 40 verges cubes et on a aussi récupéré 22 tonnes de métal », d’expliquer M. Blouin.
Les résultats obtenus pour la première année d’activité de l’écocentre sont pour le moins intéressants. Pour la deuxième, on souhaite maintenir le rythme et augmenter la valorisation. Un des trois employés sur place pourra diriger le citoyen vers le bon endroit pour le tri.
D’autre part, le maire est particulièrement fier du conteneur appelé deuxième vie. Cet espace contient toutes sortes d’objets. Les citoyens viennent déposer ces objets, souvent en excellent état, et le client suivant repart avec. « Il y a un roulement, ça n’a pas de bon sens, on est content », de compléter le maire Gagné.

Hausse population

Augmentation de la population : Weedon enregistre la plus forte croissance du HSF

La population ne cesse d’augmenter à Weedon et le développement domiciliaire phase 2 du chemin Ferry va bon train.

La municipalité de Weedon a le vent dans les voiles. Sa population a fait un bond prodigieux au cours de l’année 2021 avec une hausse de 4,33 % pour 114 personnes additionnelles, ce qui en fait la plus forte croissance de tout le Haut-Saint-François.
Avec cette performance, la municipalité rejoint le nombre de personnes qu’elle avait en 2011. Depuis cette époque, elle était en décroissance constante, atteignant son plus bas en 2015 avec 1 582 résidents. « On est une ville dévitalisée, pis en 2021, je suis très fier de ça, on est allé chercher 10 ans d’une shot. On est revenu au stade de 2011, » d’exprimer avec une fierté évidente le maire de Weedon, Eugène Gagné. Au début de 2021, la municipalité affichait une population de 2 634 personnes pour la clôturer avec 2 748 résidants. Selon le maire, Weedon est sur une lancée et il est convaincu que l’année en cours sera meilleure. « J’ai dit au préfet, Robert Roy, préparez-vous, l’année 2022 sera meilleure que ça. »
Divers éléments ont contribué à cette fulgurante augmentation. Le maire est bien conscient que la pandémie a joué un rôle. Plusieurs plaisanciers, explique-t-il, ont transformé leur chalet en résidence pour y demeurer de façon permanente. Le projet de développement domiciliaire du chemin Ferry phase I a donné de bons résultats avec la vente de 8 des 9 terrains disponibles. Lancée le 5 décembre dernier, la phase II de ce secteur s’annonce tout aussi prometteuse puisque 8 des 16 terrains mis en vente ont déjà trouvé preneur. « C’est incroyable. On sent qu’on a offert sur le marché un produit que le monde voulait. À Weedon, on a la chance d’avoir de grands terrains avec le projet Ferry, des prix plus qu’abordables et un milieu de vie. Ça attire le monde. » Le maire signale que la municipalité dispose de plusieurs terrains zonés blanc et il entend bien les utiliser. Pour l’année en cours, il souhaite contribuer au développement de multilogements. La municipalité, d’ajouter le maire, va rendre les prix des terrains « plus qu’avantageux » et elle prendra les mesures fiscales nécessaires pour rendre le tout alléchant. Il rappelle que la construction de la Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon, de 26 logements, contribuera également à l’augmentation de la population.
Le maire Gagné est bien conscient que l’offre de terrains à prix abordable peut s’avérer intéressante, mais elle fait partie d’un tout. « Il faut rendre Weedon attrayant. » Dans cet esprit, le conseil municipal a amorcé une réflexion lors d’un récent lac-à-l’épaule pour voir comment bonifier l’offre de loisir et la rendre plus adaptée pour les jeunes familles. Le maire parle d’un virage à 180 degrés sans développer davantage.
Avec tous les projets qui sont sur la table, le maire est convaincu que l’année 2022 contribuera à l’augmentation de la population et dans une proportion aussi importante que 2021.

valoris texte

Valoris affiche un surplus et diminue sa dette

Au terme de l’année 2021, Valoris affiche un surplus financier tout en réduisant sa dette de 3,7 M$.

La Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke (Valoris) poursuit sa route vers la rentabilité en affichant un excédent net de 238 752 $ pour l’année 2021 et diminue par la même occasion son déficit de 3,7 M$ passant de 34,1 M$ à 30,4 M$. Les actifs de la régie sont établis à un peu plus de 37,6 M$.
Voilà ce qui ressort de la présentation des états de la situation financière au 31 décembre 2021 lors de la dernière séance du conseil d’administration.
On indique dans un communiqué de presse que Valoris obtient un résultat positif et cela malgré une baisse d’acheminement des résidus issus des activités de construction, rénovation et démolition (CRD) provenant du secteur privé. On ajoute que l’accréditation Trieur Bronze de Recyc-Québec remis tard en 2021 a eu pour effet de priver des avantages environnemental, économique et social qui lui procure celle-ci. Cette reconnaissance de Recyc-Québec garantit un haut niveau de valorisation. Celui-ci se situe à 95 % sur la ligne de tri CRD de Valoris. D’ailleurs, la régie a bien l’intention, en 2022, de se servir de la valeur ajoutée que lui procure son accréditation Trieur Bronze  pour conclure des ententes avec différents clients privés et publics et ainsi consolider ses revenus.
« L’année 2021 a été très bien remplie pour l’équipe de Valoris. Malgré des différents projets en cours, l’équipe a su garder le cap et nous permettre d’arriver à un résultat positif au terme de l’exercice financier 2021 », d’exprimer le président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy. Ce dernier souligne au passage l’apport du directeur général, Denis Gélinas, maintenant à la retraite. « Il ne faut pas oublier celui qui a joué le rôle de chef d’orchestre pour tous ces chantiers, Denis Gélinas. C’est grâce à lui et toute son équipe si nous sommes dans une bonne position en ce moment. Il peut prendre sa retraite avec le sentiment du devoir accompli », d’ajouter M. Roy.
Avenir
De son côté, la vice-présidente, Christelle Lefèvre, indique dans le communiqué de presse qu’elle voit l’avenir avec optimisme. « Après avoir mis en place avec succès le Plan de redressement 2019-2021, l’équipe de Valoris peut maintenant penser à relancer sa ligne de tri mécano biologique (TMB) et permettre à la Régie d’atteindre son plein potentiel et d’être un leader en gestion de la valorisation des matières résiduelles et un moteur de l’économie circulaire. De plus, nous travaillons sur un projet de valorisation des biogaz qui nous aidera à solidifier notre situation financière à long terme. »

violence genre

Contrer les violences basées sur le genre : Une première rencontre prometteuse

Près de 25 intervenants d’une quinzaine d’organismes participaient à la première rencontre du réseau des partenaires du Haut-Saint-François uniEs contre les violences basées sur le genre.

Le Réseau des partenaires du Haut-Saint-François uniEs contre les violences basées sur le genre a tenu une première rencontre, histoire de prendre le pouls sur le terrain, définir collectivement des enjeux et préparer le terrain pour un plan d’action quinquennal.
Près de 25 personnes représentant une quinzaine d’organismes provenant du monde communautaire, scolaire, de la santé, de la sécurité publique et autres du territoire et de l’ensemble de l’Estrie participaient à la première de deux rencontres, dont la seconde est prévue à l’automne.
En guise d’introduction, les intervenantes hôtes ont pris soin de présenter le réseau. Jinny Mailhot, directrice de la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François, a rappelé l’origine de la démarche découlant de l’urgence de mettre en place un lieu de concertation afin de lutter contre les violences basées sur le genre dans le Haut-Saint-François. S’enchaînait la présentation des différents acteurs gravitant autour du réseau ainsi que les deux organismes experts dans le Haut-Saint-François, La Méridienne, maison d’aide et d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, ainsi que le Centre de Femmes du Haut-Saint-François La Passerelle. Mentionnons que l’ensemble du réseau est coordonné par Julie Blackburn, agente de développement communautaire à la CDC du HSF.
Les participants se sont rapidement mis au travail, abordant, en atelier, quatre types de violence: conjugale, sexuelle, systémique et intersectionnelle. Une discussion en plénière a suivi permettant de dégager des enjeux et des pistes de solutions. Mme Blackburn insiste sur l’importance des partenaires du milieu « parce qu’ils vivent et ont des contacts avec la population. Un de nos objectifs est de pouvoir colliger ces informations-là et commencer de travailler ensemble, dresser une espèce de portrait très actuel et de regarder quelles actions mettre en place ensemble sur le territoire. Cette réflexion collective va nous amener à mettre en place un plan d’action quinquennal » de préciser, Mme Blackburn. La CDC bénéficie déjà d’une aide financière. Elle a obtenu près de 300 000 $ du programme Fonds de réponse et de relance féministes du Canada pour les femmes et l’égalité des genres auquel se joignait un plan triennal. Toutefois, on aimerait assurer la pérennité du réseau en développant un plan quinquennal permettant de poursuivre et promouvoir le travail qui se fait en collectivité. « Il s’agit d’un laboratoire collectif », d’ajouter Mme Mailhot.
Parmi les intervenants, on souhaite que la prise en charge pour lutter contre toutes les violences se fasse collectivement. Mme Blackburn rejette l’idée que la violence soit un dossier de femmes. « Ce n’est pas vrai, c’est un dossier pour tous. D’améliorer la qualité de vie passe par le bien-être des individus et pour le mesurer, un des critères est le sentiment de sécurité.  Et ça, c’est une lutte que tout le monde doit porter ensemble, peu importe ton genre. C’est ça le message qu’on veut passer aussi. »
Seconde rencontre
La seconde rencontre prévue l’automne prochain devrait permettre la mise en place du plan d’action. « Aujourd’hui, on a défini des actions, des enjeux, des pistes de solutions qui s’ajoutent au travail déjà effectué. À la prochaine rencontre, on va dresser le portrait. On est où dans le Haut-Saint-François ? C’est quoi nos enjeux prioritaires ? Ensemble, on va travailler à mettre en place des actions concrètes. »
Toute cette démarche devrait conduire à un éventuel forum en 2023. « Il faut que le plan d’action ait un effet de levier et faire connaître notre travail. On va dire aux gens, regarder ce qu’on a fait et ce qu’on veut faire, embarquez-vous ? », de compléter Mme Blackburn.
Préfet
Présent à la rencontre, Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, salue le début des travaux du réseau. « C’est aujourd’hui que le Haut-Saint-François se rallie pour changer la donne et faire mentir les statistiques. C’est aujourd’hui que nous commençons à construire un Haut-Saint-François où il fait bon vivre ensemble. Un Haut-Saint-François où règne ce sentiment de sécurité essentiel à la qualité de vie de tout notre monde. »

Lac epaule CDC

Transformation sociale : Tenue d’un lac-à-l’épaule pour y réfléchir

Les participants n’ont pas chômé, au cours du lac-à-l’épaule, et plusieurs exercices ont permis de jeter les bases d’un éventuel plan d’action menant à la transformation sociale.

Des représentants d’une douzaine d’organismes du territoire ont récemment participé au lac-à-l’épaule sur une période de deux jours pour réfléchir et avancer des enjeux et pistes de solutions sur la transformation sociale. L’activité, une première en 19 ans d’existence, était organisée par la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François.
Grâce à une aide financière de la Fondation Lucie et André Chagnon, la CDC dispose de 100 000 $ annuellement pour une période de cinq ans. L’objectif est de réfléchir et poser des actions pour effectuer une transformation sociale dans la communauté. « Cela fait partie de l’ADN des organismes communautaires. Ce qu’on vient faire avec cet investissement, c’est de le canaliser, particulièrement la transformation sociale, et de l’adapter selon nos besoins de notre milieu à nous », d’exprimer Jinny Mailhot, directrice de la CDC du HSF.
Le lac-à-l’épaule, explique Mme Mailhot, constitue une première étape de la démarche. « On est en train de développer un plan de développement en transformation sociale. On planifie les moyens qu’on va mettre en place collectivement dans le milieu communautaire pour atteindre une transformation sociale au niveau de notre territoire. On met les bases d’un plan d’action et des moyens qu’on va appliquer dans les années à venir », d’expliquer Mme Mailhot.
Le but de l’exercice, des deux jours, comprenait deux volets, d’exprimer la présidente, Sabrina Denault Lapointe. Le premier visait à renforcer les liens et de mettre en commun des choses, des besoins, des services qu’on offre ensemble pour mieux répondre aux besoins. Le second était de renforcer la capacité d’agir des organismes du territoire. « Les organismes communautaires sont les plus proches de la population. Ils savent ce qui se passe. En les mettant ensemble, on augmente leur capacité d’agir », d’ajouter Mme Mailhot.
L’autre aspect était de travailler sur le plan de développement collectif. L’exercice visait à jeter les bases d’un plan d’action. Le processus n’est pas coulé dans le béton, ajoute Mme Mailhot, « puisque des échanges avec les directions et la population sont également prévus pour parfaire les moyens d’action pour mettre en place de nouvelles actions en 2023. »
Rappelons que la CDC du Haut-Saint-François regroupe une vingtaine d’organismes communautaires touchant différentes sphères de la société que ce soit les adolescents, les jeunes enfants, les femmes et enfants violentés, la santé mentale, l’alimentaire et autres.

actualite

Commission de l’environnement et de la lutte aux changements climatiques : Robert G. Roy se taille une place au sein du groupe

Représentant de l’Estrie au sein du conseil d’administration de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), le préfet du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, est maintenant promu membre de la Commission permanente de l’environnement et de la lutte aux changements climatiques (CPELCC).
« Je suis un des 47 administrateurs au sein du conseil d’administration de la FQM et je voulais m’impliquer au niveau de l’environnement. Avec les dossiers qu’on a chez nous et avec l’expertise que j’ai été chercher (Valoris, Récup Estrie) au fil des années, je pense que c’est une valeur ajoutée que je peux apporter à ce niveau-là. » Reconnaissant que la commission intervient pour l’ensemble des municipalités du Québec, M. Roy ajoute qu’il pourra y apporter la vision des régions et trouver de nouvelles façons de faire mieux adaptées à celles-ci.
La commission se compose de huit membres. M. Roy se réjouit de l’opportunité qu’il aura d’analyser les divers projets avant que les lois soient appliquées. « On va pouvoir faire des recommandations, déposer des mémoires. Ça, c’est un avantage que la FMQ a pour ses membres. »
M. Roy est d’avis que son rôle consistera, entre autres, « d’analyser ce qui est en train de se faire, émettre des recommandations et voir si cela peut s’intégrer dans nos régions. » Il souhaite apporter, dans les réflexions, l’élément du tri à la source et trouver des solutions pour générer moins de déchets possibles et même trouver des filières. M. Roy ajoutait qu’il en saurait davantage sur son rôle au cours des prochains jours.
Bien au fait des matières résiduelles, M. Roy mentionne qu’il ne se limitera pas qu’à cet aspect « parce que ça fait partie d’un tout. » L’environnement englobe beaucoup de choses « c’est large, ce n’est pas juste les matières résiduelles, c’est les milieux humides, les inondations et autres. »
M. Roy est convaincu du pouvoir d’influence de la Commission permanente de l’environnement et de la lutte aux changements climatiques sur le gouvernement. « Avec le gouvernement qui est là présentement, c’est un gouvernement de régions et il l’a démontré. On a une belle écoute et il y a des modifications qui se font. »

santé mentale

Conférences-témoignages de Virage Santé mentale : Nathalie Simard et Diane Demers- Roy se confieront

Virage Santé mentale reprend ses activités-conférences et témoignages les 3 et 4 mai prochains dans le cadre de la Semaine de la santé mentale. Pour l’occasion, Nathalie Simard fera part de son expérience de vie le mardi, à Weedon, et suivra le lendemain à East Angus, le témoignage de Diane Demers-Roy.
La participation de Mme Simard était prévue en 2020 avant que tout soit mis sur pause, mais elle sera présente à la salle communautaire de Weedon au 209, des Érables, ce mardi 3 mai à compter de 19 h. En plus de parler de son expérience de vie, l’artiste interprétera quelques chansons.
Le lendemain suivra le témoignage de Diane Demers-Roy au local d’East Angus, situé au 37, rue Angus Nord. L’activité débutera à 18 h 30.
Les deux activités se déroulent en présentiel et les règles sanitaires seront respectées, notamment le port du masque obligatoire. Pour les deux soirées, il est recommandé de réserver votre place en composant le 819 877-2674.

Bureau de developpement - copie

Implantation d’un bureau de projets

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, est d’avis que le bureau de projets sera un outil essentiel pour assurer le développement de la municipalité.

Lors de sa campagne électorale de l’automne dernier, le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, avait fait un de ses chevaux de bataille, le développement de la municipalité. En créant un bureau de projets, il croit être en mesure de remplir avantageusement cet engagement.
« Dans ma campagne, j’en ai parlé, ça me tient à cœur. C’est là-dessus que je suis branché, j’ai ouvert avec le conseil, avec les employés ici, on passe en mode développement, on avance. »  M. Gendron rappelle que de nombreux entrepreneurs et promoteurs lui ont fait des remarques quant au développement de la municipalité et il entend bien y donner suite.
Le surintendant des travaux publics, René Lavigne, sera affecté directeur du bureau de projets. Un espace est aménagé à cet effet. « Il faut qu’il soit bien installé, il faut qu’il ait tous les plans à sa disposition. Quand un promoteur ou un entrepreneur veut te rencontrer, bien il y a un bureau de projets. Ça, c’est un gros morceau qu’on vient de mettre en place. » M. Lavigne pourra compter sur Mégane Vachon, agente de bureau suivi de projets, pour l’appuyer dans sa tâche. Le bureau du directeur général de la municipalité, Martin Tremblay, qui est également ingénieur de formation, sera relocalisé à proximité de celui du développement pour assurer une collaboration. Ces personnes seront toutes situées à l’étage, à proximité du maire. « Moi, tout ce qui est promoteur, tout ce que j’entends parler, faut passer ça par le bureau de projets », insiste M. Gendron.
Il assure que cet outil de développement répond à une demande. « Des projets, il y en a. Là, on tombe dans une période où la conjoncture est bonne pour amener des projets parce que le gouvernement tente de repartir l’économie après pandémie, on sent que le député est à l’écoute, des argents il va y en avoir. »
M. Gendron mentionne qu’avec l’ancienne structure, il aurait été impossible de gérer l’envergure des projets à venir. « Tu ne peux pas gérer des projets d’infrastructure de nouvelles rues, de multilogements, de parc résidentiel si tu n’as pas un bureau de projets pour suivre tes projets, suivre tes consultants qui y travaillent, recevoir les consultants qui viennent te présenter les préliminaires. »
Projets
Pour les secteurs de Cookshire, Sawyerville et Johnville, on travaille sur une stratégie de dézonage pour la création de terrains résidentiels et de multilogements. « Cookshire, ça fait longtemps que c’est en demande du terrain résidentiel et multilogements. » Parmi le potentiel, le maire fait part de deux terrains pour des résidences unifamiliales sur la 1re Avenue et de cinq pour des multilogements dans le secteur du Boisé avec possibilité de 12 additionnels. « On n’arrête pas de se faire appeler sur ça. Le monde est à la recherche de logements et il n’y en a pas, faut vraiment travailler fort là-dessus. »
Johnville
Des projets sont également prévus pour du développement résidentiel et des multilogements dans le secteur Johnville. Un potentiel de 18 terrains pour des résidences unifamiliales et quelques multilogements sur la partie existante de la rue Gendron figure sur les plans. Le projet va bon train, les plans sont pratiquement complétés et il ne reste qu’à amener l’eau du parc écoforestier. Des essais de pompage ont été effectués et la municipalité est dans l’attente des résultats des tests de caractérisation de l’eau. Cette étape complétée, la firme de consultants EXP acheminera les résultats au ministère de l’Environnement pour obtenir le certificat d’autorisation (CA) et ainsi procéder à l’émission des plans et devis d’infrastructures afin de procéder aux appels d’offres auprès des entrepreneurs. Si tout va bien, on pense débuter les travaux l’automne prochain et compléter la finition de la rue au printemps 2023.
Toujours à Johnville, le développement de 24 terrains dans le secteur Maheux, prévu pour l’automne 2023, pourrait accueillir des résidences unifamiliales, des jumelés et des multilogements.
Le maire anticipe une forte demande. Leur coût approximatif de 80 000 $, selon le secteur, avec les services, sera hautement concurrentiel, précise-t-il. M. Gendron estime que les deux développements domiciliaires permettraient d’accueillir approximativement 65 nouvelles familles.
Sawyerville
Du côté Sawyerville, la municipalité est en exploration pour du développement domiciliaire, d’ajouter M. Gendron. Celle-ci est en négociation pour l’acquisition de plusieurs terrains, dont une douzaine, dans un secteur zoné blanc et une quarantaine potentiels dans un secteur zoné vert. On travaille aussi à développer le volet industriel dans le secteur abritant autrefois l’entreprise Perron Palettes.
Fonds de développement
Le maire ajoute qu’avec la création du bureau de projets, la municipalité a mis en place un fonds de développement. « C’est-à-dire que toutes les ventes de terrains seront versées dans le fonds. Cela nous permettra d’investir dans les infrastructures. »

rue eastview

Travaux de pavage : 3 M$ à investir sur les chemins en 2022

D’importants travaux seront effectués dans la rue Eastview au cours du mois d’août.

La municipalité de Cookshire-Eaton dispose d’une aide financière de 3 M$ provenant du Programme d’aide voirie locale (PAV) pour effecteur des travaux de pavage dans les trois secteurs de la municipalité soit Cookshire, Sawyerville et Johnville.
Le maire, Mario Gendron, assure que le tout se fera de façon coordonnée et sera réalisé au cours de la présente année. « Pour nos routes, le pavage, on a tout un tableau de toutes les routes. Ça, on est appuyé par notre firme de consultants qui a tout vérifié, l’épaisseur de l’asphalte, l’épaisseur de gravier dans les rangs. Tout est défini », d’assurer le maire Gendron. Les travaux seront confiés principalement aux entrepreneurs privés.
Selon M. Gendron, les travaux se mettront en branle simultanément dès le début de mai. Au total, une quinzaine de projets sont prévus comprenant notamment du pavage, du rechargement des accotements, rechargement de chaussées gravelées, reprofilage de fossés, planage et marquage de la chaussée. Parmi ceux prévus, on remarque entre autres, dans le secteur Cookshire, la rue Eastview comprenant la réfection des infrastructures souterraines et trottoirs. Le début des travaux au coût de 1,8 M$ devrait débuter au mois d’août. Il est également prévu de faire la réfection de la rue Principale Est, notamment de la ligne d’aqueduc et d’égouts entre la rue Castonguay et le chemin Learned Plain au montant de 1,2 M$. Mentionnons que ces projets bénéficient de l’aide financière du Programme de la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec 2019-2023 (TECQ). Pour le secteur Johnville, on travaillera sur les plans et devis, la conduite et le bâtiment de service en prévision de l’installation de l’aqueduc pour la rue Gendron et le secteur Maheu ainsi que d’autres projets futurs. Le coût est de 1,2 M$ subventionné à 60 %.
Pour le secteur Sawyerville, on prévoit effectuer les travaux sur la Principale Nord et Flanders. M. Gendron est d’avis que les travaux sont répartis assez équitablement dans les trois secteurs de la municipalité.

Kiwi

Sortir des sentiers battus et produire des mini kiwis

Le kiwi est une plante grimpante, les agriculteurs projettent d’installer une structure en acier au cours des prochaines semaines.

Le couple Annick Lauzon et Francis Tremblay, de Cookshire-Eaton, sort des sentiers battus et innove, pour ainsi dire, en lançant une production de mini kiwis, le Kolomikta.
Encore à l’étape de début, cette plante qui mettra cinq années avant de produire au maximum de sa capacité, entame sa deuxième année et devrait donner ses premiers fruits à la fin de l’été 2023. Nos producteurs, en devenir, ont planté 250 plants sur une superficie d’un acre et demie à la fin de l’été 2021. Parmi les plants, principalement du Kolmikta, on retrouve également de l’Arguta qui lui, mettra cinq ans avant de produire. Au moment de l’entrevue, ils étaient dans l’attente de voir si les plants avaient survécu aux rigueurs de leur premier hiver.


Le couple ne semble guère angoissé de voir les résultats. « On ne peut rien y faire, de toute façon », de lancer avec philosophie, Mme Lauzon. Son partenaire est du même avis et ajoute « le pire qui va arriver est que les tiges qui ont poussé, elles auront séché et vont mourir puis vont retiger et repartir. On ne risque pas de perdre la production, mais ça pourrait la retarder », d’indiquer Francis Tremblay.
Le projet mijotait depuis quelques années. « On voulait faire de quoi, on avait pensé à des fraises et finalement en parlant avec mon boss, qui me parlait de mini kiwis, je savais que c’était une bonne idée », d’exprimer Mme Lauzon. « On s’est dit : on ne veut pas faire la même chose que nos voisins. On cherchait une culture nouvelle, il y a tellement de maraîchers. On songeait à développer une culture qu’on retrouve peu en région. On a choisi le mini kiwi parce qu’il n’y en a pas dans la région, parce que ça goûte bon, ça n’a pas besoin d’être épluché, ça contient beaucoup de minéraux, potassium, calcium, magnésium, phosphore, beaucoup de vitamine C et E, des fibres et des antioxydants. C’est un fruit sucré, on n’a pas besoin d’enlever la pelure, ce n’est pas poilu, c’est comme un gros raisin vert », d’indiquer le couple.
Bien que la culture de mini kiwis s’inscrit comme un essai, le couple prend le projet au sérieux et a bien fait ses devoirs en préparant un plan d’affaires. L’entreprise Kiwi & Compagnies est prête. Si tout va comme prévu, on pourrait récolter 325 kilos de kiwis la première année de récolte et plus de 650 kilos à la cinquième.
Débouchés
Le mini kiwi pourrait trouver facilement preneurs. Déjà, des restaurateurs se sont montrés intéressés par ce fruit et certains sont prêts à le transformer pour faire des recettes. Mais Annick et Francis aimeraient l’offrir à coût abordable aux consommateurs. Éventuellement, ils souhaiteraient aménager un kiosque sur le bord de la route et offrir leurs produits aux gens. Si jamais la production n’était pas suffisante à la première année de récolte, on songe à offrir le fruit aux divers marchés publics de la région afin de donner la chance aux gens de découvrir le mini kiwi.
Autre culture
Plein de fougue, le couple n’entend pas se limiter aux mini kiwis. Il caresse le projet de démarrer une culture d’asperges. Ils entament la deuxième année de préparation du sol et prévoient planter 10 000 asperges sur un acre au printemps 2023. Tout comme le mini kiwi, ce type de culture n’est pas courant en région. Comme si cela n’était pas suffisant, on y cultive également divers produits dans un jardin de plus de 250 pieds.
Tout cela se fait à travers le travail régulier, temps plein, de nos deux jeunes producteurs. « On est pas mal occupés », lancent-ils en riant d’un regard complice. Ils admettent néanmoins que leur rêve, à long terme, serait de développer leurs cultures et d’en vivre.

Garderie

CPE Il était une fois à Johnville : Accueillera les enfants dès juin

Le CPE Il était une fois ouvrira ses portes de façon temporaire dès juin en accueillant 40 enfants de 18 mois et plus.

Le Centre de la petite enfance (CPE) Il était une fois a obtenu l’autorisation du ministère de la Famille de s’installer temporairement à l’intérieur de l’église Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville et pourra accueillir 40 enfants âgés de 18 mois et plus dès juin.
L’autorisation est conditionnelle au fait que la municipalité, propriétaire de l’église, effectue des travaux de mise aux normes. D’ailleurs, elle dispose d’une aide financière de 56 200 $ pour ce faire et certains travaux sont déjà amorcés, d’exprimer le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron. Parmi les ouvrages à effectuer, on prévoit entre autres adapter les salles de bain, les sorties, la cuisinette, le vestiaire, tables à langer. D’autres travaux, dont l’aménagement d’une aire de repos à l’intérieur de l’église est prévu. Ce volet sera assumé par la municipalité. Rappelons que la gestion de l’église et son développement est sous la responsabilité de Cookshire-Eaton Innovation (CEI).
Évidemment, les instigatrices du projet, Vicky Champagne et Isabelle Côté, sont satisfaites de la réponse positive du ministère. L’objectif est d’ouvrir la garderie le 6 juin, mais cela pourrait retarder de quelques jours. « Tout dépend de comment les travaux vont aller. Quand les travaux vont être faits, ça prend l’approbation du ministère et après ils vont nous délivrer notre permis », d’exprimer Mme Côté. Cette dernière est confiante de disposer de tout le personnel nécessaire pour accueillir les enfants en juin. « On a affiché la liste d’embauche et on attend les CV. On a besoin de cinq éducatrices, on devrait y arriver », précise-t-elle.
Quant aux inscriptions, elles devraient être amplement suffisantes, voire même au-delà des 55 places disponibles. « Les gens nous ont contactées sur notre page Facebook. On en a plusieurs, on pourrait remplir un CPE de 80 places demain matin. Mais on va fonctionner avec la place 0-5. On (CPE) devrait être inscrit sur ça sous peu et dès qu’on sera inscrit, on va aviser les parents qui nous avaient déjà écrit d’aller cocher notre CPE et après on va aller avec la liste centralisée. » Mme Côté précise que c’est obligatoire de passer par la place 0-5.
Construction
D’autre part, bien que les travaux d’infrastructure de la rue Gendron ne soient pas débutés, cela n’empêchera pas au CPE de se bâtir, assure le maire. La future garderie sera située derrière l’église, ce qui permettra à la municipalité de fournir l’alimentation en eau et de la brancher temporairement au service d’égout de la route 251. La fin des travaux du futur CPE Il était une fois, au coût de 1,2 M$, est prévue pour août 2023. À ce moment, la garderie, à vocation verte, sera en mesure d’offrir 55 places dont 15 poupons et 40 enfants de 18 mois et plus.

Conseil-Westbury

Canton de Westbury : Tension à la séance du conseil municipal

L’ambiance de la dernière séance ordinaire du conseil municipal du Canton de Westbury était pour le moins tendue.

Le moins que l’on puisse dire, une certaine tension régnait à la dernière séance ordinaire du conseil municipal du Canton de Westbury. Visiblement frustrés, quelques-uns de la quinzaine de citoyens présents ont quitté précipitamment la rencontre, reprochant au maire, Gray Forster, de ne pas répondre aux questions qui lui étaient posées.
Un citoyen a demandé au maire l’autorisation de questionner le conseiller Mario Dolbec relativement à la récente sortie dans le journal régional, ce qui lui a été refusé. Le maire précisant que le sujet était d’ordre confidentiel. Un autre contribuable souhaitait revenir sur l’attribution des comités pour les conseillers et s’est rapidement fait dire que la réponse avait déjà été donnée à une réunion précédente. Un autre y est allé d’un préambule et s’est rapidement fait ramener à l’ordre, de poser directement sa question. Un citoyen qui s’était fait rabrouer a tenté de revenir sur l’affectation des comités et s’est fait refuser la question, le maire laissant entendre que ça tournait à du harcèlement. Tout cela en était assez pour que certains citoyens quittent la rencontre sous le regard de l’agente de sécurité présente.
Rencontrés à la fin de la séance, les citoyens reprochent au maire d’esquiver ou carrément refuser de répondre aux questions en utilisant divers prétextes. Interrogé à ce sujet, au lendemain de la rencontre municipale, M. Forster précise « c’est des questions que j’ai déjà répondu. Pis, ils reviennent à la charge avec les questions sur les mêmes sujets. » Le maire ajoute que des citoyens adressent des questions par écrit à l’Hôtel de Ville et qu’ils obtiennent des réponses écrites. Interrogé quant à savoir si une des questions sur les comités avait été adressée par écrit, le maire mentionne y avoir répondu verbalement lors d’une séance antérieure.
M. Forster reconnaît que l’ambiance des séances du conseil, notamment avec le public dans la salle est particulière depuis un certain temps. Il avouait ne pas être en mesure d’en expliquer la raison. La directrice générale, Nathalie Audet, ajoutait « nous, on veut avancer du positif, pis on a des citoyens qui nous envoient du négatif. L’ensemble du conseil travaille pour avancer, mais c’est de la grogne de citoyens qu’on subit. » Le maire laisse tomber qu’il « s’agit des mêmes citoyens avec les mêmes questions. »
Ramassage de conteneurs
Au cours de la soirée, le citoyen Sylvain Hébert a parlé du dépôt éventuel d’une pétition de 23 signatures, représentant autant d’entreprises, demandant à la municipalité de rétablir le service aux entreprises de ramassage par conteneurs des ordures et matières récupérables qui a été interrompu le 1er avril 2021. Dans la lettre, dont le journal a obtenu copie, on rappelle que la municipalité est membre de la Régie intermunicipale sanitaire des Hameaux et que le tiers du budget de l’organisme est consacré aux camions qui ramassent les conteneurs. On y mentionne que « la quote-part de la municipalité est de 58 608 $ en 2022, sans compter la commande faite pour la Régie de camions neufs exclusifs au ramassage de conteneurs. » On précise que « près de 19 000 $ de la quote-part de la municipalité sont consacrés pour le ramassage des conteneurs, sans aucun service en retour. Ceci s’apparente à une subvention annuelle du Canton de Westbury faite aux neuf autres municipalités membres de la régie. »
Lors de la séance municipale, la conseillère Mélanie Cyr, siégeant sur la Régie intermunicipale des Hameaux, mentionnait être en cueillette d’information et qu’elle allait revenir avec tout cela lors de la prochaine séance. En entrevue, le maire Forster rappelait que la décision avait été prise par souci d’économie. Il rappelle que la municipalité avait découvert qu’il lui en coûtait quelque 66 300 $ pour assurer le service, soit 26 $ par porte. La directrice générale déplore le fait que la demande n’ait pas été adressée au conseil au préalable et qu’il se retrouve avec une pétition dont elle précisait ne pas avoir obtenu copie au moment de l’entrevue téléphonique, le lendemain de la rencontre municipale. Quoi qu’il en soit, elle ajoutait que la demande serait étudiée attentivement. « La municipalité veut collaborer et si vraiment il y a 26 personnes qui ont ce besoin-là, on va prendre le temps de réétudier le dossier, même si cela avait déjà été fait. » Interrogé à savoir si la municipalité allait reconsidérer le dossier, le maire Foster répond que oui, sans s’avancer sur la réponse éventuelle.

Westbury

Soupçonné de harcèlement et d’intimidation auprès d’employés municipaux : Shane Coates demande des excuses

Le citoyen du Canton de Westbury, Shane Coates, n’a pas apprécié recevoir une lettre de la firme d’avocats Therrien Couture Jolicoeur, mandatée par la municipalité, de lui signifier de cesser des gestes de harcèlement et d’intimidation envers des employés municipaux. Outré, de ce qu’il qualifie de faux, M. Coates demande à la municipalité de s’excuser, ce que ne semble pas vouloir faire la corporation municipale.
Dans la lettre adressée à M. Coates et dont le journal a obtenu copie, il est mentionné que des employés municipaux ont informé les représentants de la municipalité « suite à des interventions que vous auriez faites directement auprès d’eux afin de vous plaindre des débats politiques au sein de la municipalité, des décisions prises par le conseil et des compétences de certains élus, notamment le maire. »
Il est également mentionné dans la lettre que les employés concernés ont demandé de cesser de les interpeller concernant les débats politiques de la municipalité puisque ceux-ci ne les concernaient pas. On précise que les employés en question « se sont sentis harcelés et intimidés par vos propos et par le ton que vous avez utilisé. En conséquence, ils ne veulent plus que vous communiquiez avec eux d’aucune façon. » On ajoute que « les employés avec qui vous avez communiqué ont manifesté à l’employeur que la conduite que vous avez eue à leur endroit constituait du harcèlement psychologique et portait atteinte à l’intégrité de leur milieu de travail. Il est donc demandé à M. Coates « que vous cessiez immédiatement de communiquer directement avec les employés municipaux et que vous cessiez de les interpeller en lien avec les débats politiques au sein de la municipalité. »
Surprise et étonnement
M. Coates rejette les accusations proférées à son endroit. Il mentionne, dans une lettre adressée à la municipalité, d’un échange avec un employé municipal, dont il préfère taire le nom, lors d’un appel et que ce dernier ce soit emporté à son égard. « L’employé dans un trop-plein d’émotions a fortement réagi à une situation qui dépassait largement mon appel. Sachez que lors de cet échange, je ne suis pas celui qui a réagi avec agressivité et que j’ai d’ailleurs, en main un écrit de ce même employé qui confirme mes dires. » M. Coates ajoute à sa réponse, un passage dans lequel l’employé mentionne ne rien à voir avec la décision des élus et s’excuse d’avoir fait preuve d’agressivité à son égard.
M. Coates déplore les moyens utilisés par la municipalité et le fait que personne n’ait daigné le contacter pour obtenir sa version de l’histoire. « Je nie catégoriquement et avec véhémence vos accusations gratuites et j’y trouve un grand préjudice », précise-t-il dans sa lettre. Il ajoute déplorer « l’agressivité du conseil municipal qui semble choisir l’utilisation d’avocats, aux frais de la municipalité, avant le dialogue. Je déplore vos tactiques inquisitrices qui n’ont pas leur place dans une démocratie moderne. »
Reconnaissant que les accusations portées à son endroit sont sérieuses et non fondées, M. Coates estime que des excuses de la municipalité seraient suffisantes pour clore le dossier.
Pas d’excuse
Le maire du Canton de Westbury, Gray Forster, mentionne que ce sont les membres du conseil municipal qui ont convenu d’adresser la lettre à M. Coates. Quant à la suite des choses, il ajoute que les élus ont convenu, en atelier de travail, de ne pas donner suite à sa demande.

entreprendre

Défi OSEntreprendre Estrie : Protéina Innovation et la Brasserie 11 Comtés parmi les finalistes

Les entreprises Protéina Innovation et la Brasserie 11 Comtés, toutes deux de Cookshire-Eaton, représenteront le Haut-Saint-François dans le cadre du Gala régional Défi OSEntreprendre Estrie, qui se déroulera le 3 mai prochain.
Ces entreprises ont remporté le concours à l’échelle, locale, du Haut-Saint-François, se méritant respectivement un montant de 500 $. En activité au cours de 2021, Protéina Innovation se démarque dans la catégorie Bioalimentaire en faisant l’élevage de grillons pour la transformation en poudre.
La Brasserie 11 Comtés fait sa place dans la catégorie Faire affaire ensemble. Instaurée, l’année dernière, cette catégorie vise à faire rayonner les entreprises qui se démarquent par leurs pratiques d’approvisionnement auprès des fournisseurs québécois. La Brasserie 11 Comtés se fait un devoir de s’approvisionner auprès des fournisseurs locaux.

actualite

Semaine de l’action bénévole : Le CAB fête ses bénévoles

Après deux ans d’absence, le Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François (CAB) reprend son activité festive de tenir un souper en guise de remerciement pour ses bénévoles. La directrice générale, France Lebrun, ne cache pas sa hâte d’accueillir les membres lors de la journée du 30 avril au Centre communautaire de Johnville, à Cookshire-Eaton.
La dernière fête en présentiel remonte à 2019, fait remarquer Mme Lebrun. Les responsables attendent une centaine de personnes pour l’occasion à moins que la situation pandémique évolue autrement. Toutes les mesures sanitaires seront respectées pour l’occasion « on veut souligner nos héros », d’insister Mme Lebrun.
La journée s’entamera avec l’arrivée des membres vers 13 h 30. L’artiste bien connu, Jean-Guy Piché, assurera le volet musical et l’animation de la journée. Comme à l’habitude, des discours officiels sont prévus ainsi que de la danse accompagnée du souper, d’un tirage de prix et les remerciements d’usages. La journée se déroulera sous le thème Bénévoler change la vie!

Scolaire

Défi OSEntreprendre volet scolaire< : Sept projets du CSSHC retenus, dont quatre du HSF

Sept des 20 projets présentés par le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) sont retenus comme finalistes dans le cadre du gala Défi OSEntreprendre volet scolaire pour la région de l’Estrie. De ce nombre, quatre dont deux sont issus des établissements primaires et autant de la polyvalente Louis-Saint-Laurent.
Au primaire, un groupe de 11 élèves du 3e cycle de l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur à Weedon ont mis au point l’Escouade Covid. Sensibilisé à prendre soin de leur milieu de vie scolaire, le groupe d’élèves baptisé Escouade Covid  a mis au point des horaires de ramassage de masques et de sensibilisation jusque dans le village pour éviter la pollution causée par ces pièces d’équipement.
Du côté de l’école primaire du Parchemin (côté Collège), un groupe d’une dizaine d’élèves est à mettre au point un savon à lessive écologique. Les fondateurs de la petite entreprise Fabricoeur 2.0 développent leur savon en tenant compte de deux critères, soit utiliser des produits doux et naturels et des contenants réutilisables.
À la polyvalente Louis-Saint-Laurent, neuf élèves du 1er cycle ont participé au Marché de la petite école de Lingwick et mis en place la cuisine et la cuisson de succulentes pizzas qu’ils ont mises en vente. Les membres du groupe Les Pizzaniers ont appris tous les rudiments de la préparation, cuisson et vente de leurs pizzas. Ils ont participé à cinq journées pizzas au cours de l’été dernier.
Toujours à la polyvalente Louis-Saint-Laurent, un groupe d’une vingtaine d’élèves du secondaire en adaptation scolaire a participé au projet Tournesol : huiles à massage ». Dans le cadre du projet, les élèves ont prêté main-forte aux propriétaires de l’Écoferme Tribu de Dudswell. Les jeunes ont participé à la cueillette des tournesols pour en extraire les graines et ainsi les presser et en recueillir l’huile. Dans un second temps, ils ont utilisé leur propre huile de tournesol ainsi que d’autres produits pour fabriquer une huile à massage.
Mentionnons que le dévoilement des gagnants se fera le 3 mai prochain à l’occasion du gala régional de OSEntreprendre Estrie du 3 mai prochain.

Milieu Humide

Préparation du plan régional des milieux humides et hydriques (PRMHH) : On dégage des enjeux

Une cinquantaine de personnes ont participé virtuellement à une réflexion collective.

Bien que certains participants manifestent quelques inquiétudes face à la pertinence du plan régional des milieux humides et hydriques (PRMHH) du Haut-Saint-François, tous se sont prêtés de bonne grâce à la réflexion collective sur les enjeux liés à la conservation de ces milieux sur le territoire.
Près d’une cinquantaine de personnes participaient récemment à la deuxième rencontre de consultation publique virtuelle. L’objectif était de récolter des informations nécessaires à la réalisation du PRMHH et de définir des enjeux tout en recueillant les préoccupations des participants en lien avec la conservation des milieux humides et hydriques.
Rappelons que le PRMHH a comme mandat principal d’identifier des milieux humides et hydriques qui représentent un intérêt pour la conservation. Le plan doit également fixer des objectifs de conservation quantitatifs et qualitatifs à l’égard des milieux humides et hydriques d’intérêt préalablement identifiés. Finalement, le PRMHH doit établir une stratégie de conservation et proposer des actions concrètes qui permettront d’atteindre les objectifs fixés. Le tout doit s’appuyer sur trois grands principes soit qu’il n’y ait aucune perte nette, la gestion cohérente par bassin versant et la prise en compte des changements climatiques. En somme, le plan vise à répondre à deux questions : quels milieux humides et hydriques conserver, pourquoi et comment les conserver?
Charles Laforest, aménagiste et responsable du plan régional à la MRC du Haut-Saint-François, a rappelé aux participants l’objectif du PRMHH, la notion de conservation, la démarche de réalisation et présenté un portrait rapide du territoire avant d’aborder les enjeux préliminaires.
Un groupe de travail regroupant une douzaine de membres des gens avec des spécialités dans divers domaines, soit les milieux agricoles, forestiers, de la conservation des milieux naturels et autres a préalablement travaillé pour élaborer un diagnostic préliminaire.
Pour les besoins de la réflexion collective, les intervenants ont proposé des enjeux comme les inondations, la quantité d’eau et sécheresse, la qualité de l’eau potable et l’exploitation de la ressource forestière. À cela se sont ajoutés des enjeux préliminaires comme l’exploitation des ressources forestière, agricole et minérale. La villégiature et récréotourisme en lien avec les milieux hydriques, la sécurité publique et résilience des communautés face aux aléas fluviaux, la quantité et la qualité de l’eau potable pour les différents usagers, la préservation de l’actuelle bonne qualité générale des cours d’eau, la préservation des habitats fauniques que sont les milieux humides et hydriques, la conciliation entre la conservation des MHH et le développement urbain ainsi que les espèces exotiques envahissantes. Tout cela précise, M. Laforest, doit être en lien avec la conservation des milieux humides et hydriques.
Les intervenants ont poussé la réflexion plus loin en demandant aux participants, regroupés en diverses équipes, de bonifier les enjeux et à retenir quatre enjeux prioritaires pour la MRC.
Le tout s’est complété par un exercice de vision. Dans l’hypothèse que la MRC soit arrivée à une situation harmonieuse avec son plan, on demandait d’identifier ce qui avait été mis en place pour y parvenir. Une des équipes participantes avait ciblé la nécessité de bien documenter la situation, d’informer et éduquer la population à travers divers canaux de communication et d’établir une réglementation dans le respect des rôles et objectifs de chaque intervenant.
Prochaines étapes
Au terme de la rencontre, les intervenants ont recueilli les enjeux qui serviront à prioriser les milieux à conserver et définir, le comment faire. La qualité et la quantité d’eau potable sont des éléments qui reviennent régulièrement en tête des enjeux, d’exprimer M. Laforest. L’équipe responsable de préparer le plan veillera à voir comment il est possible de répondre aux préoccupations des gens, identifier les milieux à protéger pour répondre à cette demande, etc. Pour la suite des choses, on ignorait au moment d’écrire ces lignes, s’il y avait une autre consultation publique. Les interventions allaient plutôt s’orienter vers les maires, élus municipaux et municipalités.
Préfet
Avouant qu’il s’agissait d’un dossier complexe, le préfet de la MRC, Robert G. Roy, précise « qu’il va être important pour nous, les élus, de bien comprendre, bien définir les rôles et responsabilités de chacun. Voir comment on va pouvoir faire un mariage d’une MRC parfaite. » Le préfet mise sur la discussion, l’écoute, l’accompagnement et l’enseignement pour y arriver. Il insiste pour dire que « ces ressources d’eau là ont une vocation importante à jouer. »
Mentionnons que le gouvernement du Québec demande à toutes les MRC de faire l’exercice de rédiger un plan régional des milieux humides et hydriques de son territoire respectif et de le déposer pour juin prochain. Le PRMHH doit être adopté par la Table des maires et déposé au ministère pour juin prochain. Toutefois, il est possible que le ministère accorde un prolongement, d’exprimer M. Laforest.

actualite

Supposée situation de conflit d’intérêts : Le conseiller Dolbec répond au maire de Westbury

Se défendant bien de vouloir partir une guerre avec le maire du Canton de Westbury, Gray Forster, le conseiller au siège numéro 5, Mario Dolbec, s’insurge contre la lettre qui lui a été adressée par le maire, laissant entendre qu’il prêterait flan à une supposée situation de conflit d’intérêts. Il tient également à corriger, ce qu’il considère, comme des faussetés à son égard.
M. Dolbec explique sa sortie dans les médias par le désir de mettre les choses au clair. Ne voulant pas causer de préjudice au conseil municipal, il dit être prêt à remettre sa démission si nécessaire. « Si je dérange, ce n’est pas mon but. Je n’ai pas le goût ni le temps de faire des guerres. Si le conseil décide que je dérange, je suis prêt à donner ma démission. »
Dans le souci de diffuser toute l’information, le conseiller a fait suivre en copie conforme à tous les conseillers et au journal la lettre du maire ainsi que sa réponse. Il demande également que les documents soient déposés à la prochaine séance du conseil municipal le 4 avril.
Retraité et résidant de Westbury, M. Dolbec a été à l’emploi de la municipalité d’East Angus pendant une vingtaine d’années. Toutefois, il poursuit son lien d’affaires avec cette municipalité de façon sporadique. Ce dernier mentionne que la lettre du maire laisserait entendre qu’il se placerait en situation de conflit d’intérêts vis-à-vis la municipalité de Westbury. Le conseiller ajoute que la missive laisserait croire qu’il aurait pris des engagements au nom de la municipalité alors qu’il n’en est rien, insiste-t-il.
C’est un secret de polichinelle que les relations entre Westbury et East Angus sont difficiles. Élu au sein du conseil municipal depuis novembre dernier, M. Dolbec précise vouloir s’inspirer de la régie intermunicipale du service d’incendie regroupant Ascot Corner, Westbury et East Angus pour faire des échanges de bons procédés. « Moi, je voulais que le monde comprenne que je veux travailler avec les deux municipalités, qu’on travaille ensemble pour régler les problèmes en atelier de travail. Je peux vous assurer qu’aucune de mes déclarations ne pourrait contrevenir, selon les informations légales que j’ai obtenues, tant au Code d’éthique et de déontologie des élus municipaux qu’aux lois municipales ou aux règles générales de conduite », insiste le conseiller. « Je n’ai jamais pris d’engagements au nom de la municipalité à ce sujet ni avec des citoyens qu’avec la Ville de East Angus. J’ai simplement mentionné que je souhaiterais voir avancer ce dossier. »
M. Dolbec souhaiterait que le conseil municipal de sa municipalité prenne des engagements clairs avec la Ville de East Angus afin de faire cheminer les différents dossiers. Quant à son lien professionnel avec la Ville de East Angus, le conseiller précise avoir « toujours, agi de façon professionnelle et confidentielle et je poursuivrai toujours dans ce sens. Plutôt que d’y voir un problème, vous devriez profiter de cet avantage. Je demeure assuré que mon expérience et mon réseau de collaborateurs et de partenaires pourraient permettre à différents dossiers avec la Ville de East Angus et avec d’autres intervenants de cheminer beaucoup plus rapidement. Je n’ai aucun intérêt personnel, ces intérêts sont pour le bien-être collectif. Mon objectif n’est pas de réaliser le travail à la place des employés municipaux, connaissant très bien moi-même les problématiques de l’ingérence. Je souhaite plutôt travailler en collaboration avec le conseil municipal en faisant bénéficier mes connaissances et mon réseau de contacts au Canton de Westbury », de compléter M. Dolbec.
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Le journal a rejoint, par téléphone, le maire du Canton de Westbury, pour recueillir ses commentaires vis-à-vis la sortie publique de son conseiller. « Il s’agit d’une lettre confidentielle et je n’ai pas de commentaire à faire », laisse sèchement tomber le maire Forster. Interrogé à savoir s’il avait l’intention de déposer les lettres à la prochaine séance du conseil, M. Forster a refusé de répondre à la question se réfugiant derrière un « pas de commentaire. »

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