Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
Nathalie Loiselle

Nathalie Loiselle fait du bien autour d’elle

C’est avec le sourire et le sens du devoir accompli que Nathalie Loiselle s’est fait raser la tête, tenant ainsi parole de son engagement.

En plus de se démarquer parmi les vendeurs de la vente directe de bijoux Tocara en renflant divers prix, Nathalie Loiselle, de Westbury, contribue généreusement à aider son milieu.
Femme de défi, elle s’est donné comme objectif d’atteindre le record de ventes de 25 000 $ pour un mois. Motivée à souhait, elle a littéralement pulvérisé ce record en vendant plus de 27 000 $. L’entreprise Tocara verse déjà 10 % des ventes pour la cause du cancer du sein.
Cependant, Mme Loiselle n’entendait pas s’arrêter là et s’implique davantage en remettant 10 % de ses commissions à cinq organismes du milieu, ce qui représente la rondelette somme de 2 702,30 $. Souhaitant toujours faire davantage, cette dynamique femme a réussi à entraîner dans son élan de générosité sept commerçants qui ont contribué à la cause pour 2 500 $, totalisant 5 202,30 $ qui sont remis dans le milieu. Les organismes bénéficiant de cet appui sont la Fondation Marc Rousseau, Les Étincelles de Bonheur, Moisson Haut-Saint-François, La Méridienne et La Passerelle. Déterminée à atteindre l’objectif, Mme Loiselle n’a pas hésité à se mettre la tête sur le billot. Elle avait pris l’engagement que si elle atteignait l’objectif, elle se ferait raser la tête. Femme de parole, elle a passé aux actes en se faisant raser la tête publiquement au Resto bar Rive Sud d’East Angus, le 22 octobre dernier. « La raison que je me rase la tête, c’est pour que les gens me prennent au sérieux et mettre l’accent sur la levée de fonds. » Dans toute cette effervescence, Mme Loiselle a accumulé des dons additionnels de 183 $ qu’elle entend remettre à la Maison des jeunes Actimaje d’East Angus.
Par son implication, Nathalie Loiselle mentionne que « mon but c’est d’aider quelqu’un, aider à faire une différence. Ma mère m’a dit que donner c’est recevoir. La satisfaction personnelle de donner, c’est la gratitude et je le fais de bon cœur. » Visiblement, cette femme n’a pas l’intention de s’arrêter.
Mme Loiselle se démarque à plusieurs niveaux au sein de l’entreprise de vente directe bijoux Tocara. Parmi ses récentes distinctions figurent les premiers prix pour la vente annuelle, pour le parrainage, le leader de l’année et celui de leader dynamique. Elle fait partie du club sélect des neuf leaders dynamiques en Amérique du Nord. Mme Loiselle compte également à son actif le prix Esprit Tocara (prix de cœur).

Champigny

Journée Natalie Champigny : Hommage à ses généreux donateurs

Dave Thompson et Valérie Tremblay désignent la plaque au grand plaisir de Daniel Lamoureux à l’extrême gauche ainsi que de Lyne Boulanger et Michel Champigny

L’organisation de la Journée Natalie Champigny, dont l’objectif est de venir en aide aux élèves et familles dans le besoin, a rendu hommage à de généreux donateurs en remettant une plaque qui est installée à la Cité-école Louis-Saint-Laurent et une à l’école primaire du Parchemin côté Collège.
La première plaque installée à la Cité-école Louis-Saint-Laurent s’inscrit en guise de remerciement envers le transporteur TFI International dont une division se trouve à East Angus. Michel Champigny, porte-parole de la Journée Natalie Champigny, rend particulièrement hommage à Yvan Lapointe, directeur général maintenant retraité de la division locale, celle de Montréal et de Drummondville, pour avoir convaincu la direction de consacrer 10 000 $ à la cause. D’ailleurs, l’entreprise a versé cette somme pour 2021 et 2022. M. Champigny estime que les besoins pour la Cité-école Louis-Saint-Laurent sont supérieurs à 10 000 $, mais que la contribution de l’entreprise permet d’en combler une bonne partie.
M. Lapointe se dit sensible à la cause des enfants qui représente « la relève de notre communauté, la relève du Québec. C’est important que tous ces jeunes-là aient la chance égale de s’épanouir. C’est un peu ça la contribution et le but de TFI International. » M. Lapointe mentionne que par ce geste l’entreprise voulait avoir un impact au sein de la communauté et aider les familles.
Pour Tommy Poulin, directeur de la Cité-école Louis-Saint-Laurent, l’aide apportée aux élèves se reflète également à l’ensemble de la communauté du Haut-Saint-François. « Si on aide nos jeunes, on aide notre milieu et les jeunes, c’est l’avenir. » Il souligne l’effort apporté par l’organisme et l’entreprise pour offrir des chances égales aux élèves de pouvoir se réaliser. Rappelons que la Fondation Louis-Saint-Laurent contribue également à répondre aux besoins des élèves et familles démunies.
Du Parchemin
M. Champigny s’est livré au même exercice de remise d’une plaque à l’école du Parchemin d’East Angus. Cette reconnaissance met en évidence 11 organismes et entreprises ayant contribué pour plus de 1 500 $ et plus. De ces donateurs, nous retrouvons la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, Optoplus d’East Angus, la municipalité de East Angus, Englobe, le Journal régional Le Haut-Saint-François, Pharmacie Proxim, Centre de rénovation BMR G. Doyon, LYB Entreposage, Transport Excavation Thompson, Club Lions d’East Angus, Tred’Si et IGA Couture.
Lyne Boulanger, mairesse de East Angus, est fière de l’implication municipale que ce soit sur le plan financier et logistique. « Pour nous, c’est important la réussite scolaire, c’est la base pour l’avenir. » Pour Dave Thompson, propriétaire de l’entreprise Transport excavation Thompson, service de conteneur, c’est important de soutenir les enfants défavorisés que ce soit pour l’habillement et autres afin qu’ils puissent bénéficier de la même chance que tout le monde et d’avoir tout le matériel nécessaire à leur cheminement scolaire. « Je trouve que c’est important de mettre tout le monde au même niveau. » Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, ajoute « qu’au-delà des produits financiers, la caisse s’est donné comme mission d’être un levier pour la communauté au niveau social et économique. On pense que tous les enfants devraient partir à la même ligne de départ et c’est pour ça qu’on est heureux de soutenir la Journée Natalie Champigny. » Pour Valérie Tremblay, directrice de l’école du Parchemin, la contribution de la Fondation permet aux enfants de partir du bon pied de différentes façons que ce soit l’aide aux familles pour les repas chauds, des manteaux d’hiver et d’autres choses. « Ça fait en sorte que les élèves sont disponibles aux apprentissages parce qu’ils ont mangé. De faire les activités à leur plein potentiel parce qu’ils ont l’équipement nécessaire. Pour nous, c’est une collaboration qui a tout son sens parce que ça permet aux enfants de commencer sur le même pied d’égalité. » Mentionnons que 31 familles bénéficient de l’aide de la Fondation à l’école du Parchemin sur un total de 509 élèves répartis dans deux pavillons Couvent et Collège. L’aide couvre entre autres aux effets scolaires, les habits de neige, les vêtements de tous les jours, les repas du midi ou encore les diverses activités scolaires. « La Fondation permet aux enfants de participer à la vie étudiante au maximum », de compléter Mme Tremblay.

actualite

Chambre de commerce du Haut-Saint-François : La DG quitte son poste

Directrice générale de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François depuis juin dernier, Anabel Laurie a récemment annoncé aux membres du conseil d’administration qu’elle quittait son poste. Mentionnant avoir apprécié son passage et la découverte de la région, Mme Laurie dit partir pour des raisons personnelles.
L’organisme bien en selle
L’annonce a eu l’effet d’une douche froide pour les administrateurs qui appréciaient son implication. La chambre de commerce qui a entrepris une relance en juin dernier, après une année de relâche, poursuit ses activités comme prévu. Isabelle Couture, directrice du développement local et des communications à la SADC du Haut-Saint-François, assurera la direction de la chambre de commerce par intérim jusqu’à l’arrivée de la nouvelle ressource. Les personnes intéressées à relever le défi peuvent faire parvenir leur CV à info@chambredecommercehsf.com.

Continuum

Forum 2022 continuum HSF : Près de 60 participants se parlent pour améliorer leur efficacité

Les intervenants ont participé sans retenue aux divers exercices proposés par le comité organisateur du Forum 2022 continuum HSF.

Près d’une soixantaine de participants provenant d’une quarantaine d’organismes du Haut-Saint-François et en périphérie œuvrant dans les secteurs de la santé, l’éducation, le communautaire, du municipal, des affaires et autres ont participé au récent Forum 2022 continuum HSF. Le but était de se connaître et d’échanger afin d’être plus efficace auprès de leur clientèle respective.
L’objectif principal, d’exprimer Martin Monette, agent de développement et coordonnateur du continuum HSF, est de faire du réseautage, se rencontrer, découvrir ce que les autres font. « Connaître et se reconnaître, créer un sentiment de solidarité et d’aider au référencement personnalisé sur le territoire du Haut-Saint-François », voilà le but ultime recherché par la rencontre.
Pour y arriver, on a proposé, au cours de l’avant-midi de travail, des exercices auxquels participaient les divers intervenants de différentes façons que ce soit en grands groupes, sous-groupes et plénières de façon à faciliter la prise de contacts et l’échange. Parmi les approches utilisées, les intervenants ont été invités à réagir sur trois capsules démontrant diverses situations que ce soit pour relever les bons aspects comme ceux à améliorer. Le tout s’est clôturé sur un petit quizz amical permettant aux participants de déterminer s’ils connaissaient bien le territoire et les divers services qui y sont offerts.
Le forum, d’exprimer M. Monette, vise à « se donner un outil commun d’intervention de l’approche de proximité. Si tout le monde est capable de l’utiliser minimalement, le référencement est facile, pis on peut passer la puck. »
Rappelons que la mission du continuum HSF vise à solidariser les groupes du territoire, faciliter un processus de référencement pour que les personnes qui ont besoin d’aide puissent passer à travers les différentes organisations et soient capables d’être dirigées rapidement vers les bons endroits. « Ce n’est pas juste dire va là. C’est de dire: on va appeler telle personne à telle place, il va t’attendre. Dédramatiser, souvent pour les personnes qui sont en difficulté, juste aller cogner à la porte, c’est difficile. S’ils n’ont pas la bonne réponse, ils ne demandent pas d’aide. C’est là que les coûts sociaux explosent et que les gens vulnérables passent dans les mailles du filet », d’expliquer M. Monette.
Différentes documentations comme un petit Bottin des ressources du Haut-Saint-François et une page regroupant l’ensemble des groupes sur le territoire ont été remis aux participants afin de faciliter le référencement. Mentionnons que le continuum dessert l’ensemble de la communauté anglophone et francophone du territoire.
Suivi
Au chapitre du suivi, on prévoit faire deux petites tournées après Noël afin d’amener les intervenants à différents endroits pour voir et échanger sur place avec les gens qui travaillent dans diverses organisations.
M. Monette est fier de la participation des intervenants et songe déjà au forum l’an prochain.

Assermentation poly

Assermentation du Parlement étudiant : Des jeunes engagés et motivés

Les élèves et les invités d’honneur au moment de prêter serment.

À l’instar de nos représentants à l’Assemblée nationale, les 13 ministres du Parlement étudiant de la Cité-école Louis-Saint-Laurent à East Angus ont prêté serment devant leurs pairs d’exercer leurs fonctions dans l’intérêt de l’école et de leurs collègues élèves.
Représentants des députés, Marie-Claude Bibeau et François Jacques, plusieurs maires, élus de diverses municipalités, le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, Martial Gaudreau, et membres de la direction de l’école participaient à la rencontre.
Tous les degrés scolaires sont représentés au sein du Parlement étudiant. Les jeunes ont profité de l’occasion pour échanger avec les divers élus et profiter de leur expérience. Le maire de Weedon, Eugène Gagné, mentionne que la moyenne d’âge des conseillers est plutôt vieillissante. Il se réjouit de voir la jeune relève, « pour moi, de voir la relève qui s’en vient avec de nouvelles idées, c’est plus qu’inspirant. » D’ailleurs, il a invité les ministres représentant le secteur de Weedon à passer un avant-midi avec lui pour leur faire vivre c’est quoi le travail d’un maire. Les participants auront également l’occasion de visiter les bureaux municipaux.
Lyne Boulanger, mairesse de East Angus, rappelle aux jeunes qu’ils sont écoutés par les élus à la Table des maires de la MRC du Haut-Saint-François. « On a dit oui à la piscine. Vous allez avoir votre piscine intérieure. Ça, ce sont des messages qu’on a eus de vous. C’est important de dire vos besoins, continuer. Croyez-en ce que vous voulez. Allez-y et vous allez les réaliser. Si vous voulez changer des choses, c’est déjà un bel engagement. » Michel Champigny, conseiller municipal à East Angus, admet avoir entamé son implication au sein du conseil municipal sur le tard, mais encourage les jeunes à s’impliquer. « Dans vos forces ou vos faiblesses, vous pouvez amener quelque chose, ça a un impact. » La conseillère de Cookshire-Eaton, Daphné Raymond, invite les jeunes à assister et participer à une séance régulière du conseil municipal; c’est une belle façon d’apprendre, précise-t-elle. Pour le maire de Bury, Denis Savage, le premier défi qu’il a relevé a été de se présenter à la mairie. Ce qui anime un élu, souligne-t-il, ce n’est pas seulement la volonté de changer les choses, mais également de faire des améliorations. L’écoute est également un aspect fort important, insiste-t-il. Le maire de Newport, Robert Asselin, souligne l’importance de vouloir servir les concitoyens et de mettre tout en place pour offrir de bons services à la population et des réponses à leurs questions. Il profite de l’occasion pour inviter les jeunes élus à se présenter aux réunions du conseil municipal et apporter leurs parents avec eux. Conseillère municipale depuis un an à Dudswell, Domenica Guzzo avoue « je suis un peu comme vous, j’apprends. Je trouve que l’avenir est entre vos mains. C’est important de s’impliquer. » Elle ajoute que son implication bénévole l’a amenée à être conseillère et ne regrette pas son choix. Pour sa part, M. Gaudreau souligne deux valeurs importantes que les élèves ont franchies soit « le dépassement en se présentant et l’engagement dans votre milieu, dans votre école, dans votre parcours. »
Ministres
Sage McKinnell d’East Angus, ministre 4e secondaire, se sent interpellée par la politique. « La politique m’a toujours intéressé et aussi j’aime ça aider les élèves de mon niveau. » Elle avoue que la rencontre avec les élus lui a donné le goût d’aller plus loin en politique. Pour Kellyane Gagné, de Cookshire-Eaton, ministre de l’Environnement et de la Solidarité, en est à sa première participation au sein du Parlement étudiant et se dit particulièrement interpellée par l’environnement. Son objectif est de « motiver les élèves à s’impliquer plus. » Mathieu Gagnon, de Dudswell et ministre 1re secondaire, avoue ne pas savoir dans quoi il s’embarquait. « Je trouve que c’est quand même le fun. Tu peux voter pour une activité et en proposer. » Comme ministre, Mathieu aimerait ajouter du temps pour l’éducation physique « parce que je trouve ça important. » Le jeune ministre apprécie le fait que les maires et représentants des députés se soient déplacés pour rencontrer les élèves.
Tous les ministres seront bien encadrés par la première ministre Victoria Lamontagne. Elle qui entame son second mandat à ce poste, est une doyenne du Parlement étudiant puisqu’elle en est à sa quatrième année. Cette jeune fille, motivée et dynamique, carbure visiblement aux projets et elle en a plein la tête.

Les producteurs forestiers du Sud du Québec

Création de l’agence de mise en marché pour le bois de sciage de sapin-épinette : Le syndicat va de l’avant

Au centre, le président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy, entouré des administrateurs Robert Couture, Hughes Beaudoin, Emery Bélanger et Jean-François Tessier.

Sans surprise, les membres du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, par la voix de leurs représentants élus, ont approuvé à 92 % le projet règlementaire visant à instaurer une mise en marché collective du bois de sciage de sapin-épinette.
« Il s’agit d’une décision historique, grâce à laquelle les milliers de propriétaires forestiers de la région pourront dorénavant espérer un partage plus équitable de la richesse générée grâce à leur matière première », d’estimer le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec.
La résolution entérinant le projet proposé de Règlement sur l’agence de vente du bois de sciage de sapin-épinette des producteurs forestiers du Sud du Québec a été approuvée avec l’appui de 70 délégués présents, sur une possibilité de 88, pour 92 % tandis que 6 ont voté en défaveur lors de la récente assemblée générale extraordinaire qui se tenait au Centre de foires de Sherbrooke. Près de 200 personnes participaient à la rencontre alors qu’une centaine d’autres suivaient les discussions sur YouTube, d’exprimer André Roy, président du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec. « On a eu une très belle participation. Le résultat correspond à nos attentes. À 92 %, on ne peut pas espérer mieux. »
Le projet, adopté intégralement, prévoit par le biais de l’établissement d’une agence de vente, une négociation collective, menée par le Syndicat au nom des propriétaires forestiers, du prix du bois de sciage de sapin-épinette, au sein d’une convention unique de mise en marché à conclure avec les acheteurs du territoire. Le projet envisage également une négociation collective du taux de transport de tous les bois, au sein d’une entente de transport à conclure avec les transporteurs du territoire.
Parmi les prochaines étapes, le Syndicat travaillera à l’implantation optimale du nouveau système. Il soumettra une copie du nouveau règlement à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) pour homologation. « Entre-temps, on va inviter les industriels à une négociation de la convention parce qu’il y a une convention assortie au règlement, elle est négociable », d’exprimer M. Roy. Cette entente prévoit entre autres déterminer le mesurage et les catégories de bois, les prix selon les catégories ainsi que les mécanismes d’ajustement de ceux-ci. « C’est un contrat qui couvre l’ensemble des bois de sciage de sapin-épinette », précise-t-il.
M. Roy estime qu’il s’agit d’une convention juste et équitable pour l’ensemble de la filière. « Les propriétaires ont été négligés dans les 10 dernières années. On n’a pas pensé souvent aux producteurs, à part le Syndicat qui y pense quotidiennement. Dans la filière que ce soit les industriels, les entrepreneurs, les transporteurs, chacun tire son épingle du jeu, mais le propriétaire au bout ramasse ce qui reste quand il en reste. » Par l’initiative en cours, le président du Syndicat dit souhaiter instaurer de meilleures conditions. « On veut que les conditions reflètent les conditions du marché. On le sait quand l’industrie est en crise; on ne peut pas espérer des revenus mirobolants. Mais quand ça fonctionne bien, comme ça fonctionne bien depuis trois ans, on voudrait aussi profiter de cette période de prospérité là. Quand ça va mal, ça va mal pour tout le monde. Mais quand ça va bien, il y a un acteur qui est oublié et c’est le producteur, ce n’est pas normal. Il est temps qu’on pense à celui qui par tout commence, celui qui produit le bois. »
Opposition
M. Roy anticipe une réaction de l’industrie. « Évidemment, on s’attend à de l’opposition de la part de l’industrie, principalement. On s’attend aussi à ce qu’il y ait des audiences tenues quelque part en 2023 par la Régie. Mais on pense que cette fois-ci, on n’aura pas 23 jours d’audience comme la dernière fois, parce que le règlement est tellement clair que même si on a de l’opposition sur certains éléments, d’après moi quelques jours d’audience vont suffire. On pense que ça devrait se régler en quelques mois. » Si tout va bien, le président souhaite que l’agence soit en force dès janvier 2024.
Rappelons que le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec regroupe plus de 6 000 membres, soit 40 % des 14 600 producteurs répartis sur le territoire du Syndicat. Parmi les membres, près de 30 % proviennent de la MRC du Haut-Saint-François. Notre territoire représente le deuxième plus important producteur de bois derrière le Granit.
Membre du conseil d’administration du Syndicat depuis 26 ans et président depuis 22 ans, M. Roy admet qu’il s’agit du dossier le plus important qu’il a eu à traiter et certainement un des plus gros depuis la création du plan conjoint en 1964. M. Roy souligne que le bois de sciage de sapin-épinette représente 60 % de l’ensemble de la production des producteurs forestiers représentant entre 500 000 et 600 000 m3 par année. Selon les années, ce volume représente entre 35 M$ et 40 M$ par année.

Hockey

Cours professionnels : Initiation au hockey à Weedon

Michel Provencher, ex-joueur de hockey professionnel en Europe et entraîneur, se fera un plaisir de transmettre ses connaissances aux jeunes.

Les jeunes hockeyeurs ont la chance de développer leur discipline sportive en participant au programme Initiation au hockey. La formation, présentement en cours, se donne à l’aréna de Weedon, tous les jeudis jusqu’au 30 mars 2023. Michel Provencher, ex-joueur professionnel et entraîneur de carrière au Canada, aux États-Unis ainsi qu’en Europe, donne la formation.
Le programme complet de hockey, sous forme de cours professionnels, est offert à trois groupes d’âge, soit les 5-7 ans de 17 h 20 à 18 h 20, les 8-11 ans de 18 h 20 à 19 h 20 et les 12-15 ans de 19 h 30 à 20 h 30.
Installé à Cookshire-Eaton depuis deux ans, M. Provencher a connu une carrière de joueur de hockey professionnel et entraîneur pendant 20 ans en Europe. Il entend mettre sa vaste expérience à profit pour aider les jeunes à bien démarrer dans le hockey. « Le but, c’est de leur donner le meilleur de mes connaissances pour qu’ils apprennent davantage les techniques autant canadiennes, américaines et européennes. » Parmi la formation, M. Provencher enseignera « les techniques de base concernant le patinage, la technique selon leur niveau d’apprentissage du point de vue individuel et collectif, comment tenir le bâton. Je vais, pour ainsi dire, les mettre dans le droit chemin du hockey pour qu’ils puissent pratiquer ce sport avec passion. » Le formateur constate que plusieurs jeunes font déjà partie d’une association et il croit qu’une formation supplémentaire pourrait leur permettre de corriger certaines petites lacunes. « Je vais peut-être leur donner le petit push supplémentaire qui va les aider dans leur association respective. » La formation, d’insister M. Provencher s’adresse à tous les jeunes, même ceux qui ne savent pas patiner ou qui ne jouent pas dans des associations.
Au moment d’écrire ces lignes, on comptait près d’une trentaine d’inscriptions réparties dans les divers groupes. Toutefois, aucun nombre limite de personnes n’est fixé. En outre, on entend offrir des stages d’initiation au hockey lors des journées pédagogiques et même pendant les vacances scolaires, d’ajouter M. Provencher.
Le programme de formation est offert au coût de 200 $ par enfant. Le montant peut être payé en deux versements. Les personnes intéressées doivent s’inscrire rapidement à loisirs.weedon@hsfqc.ca. « On prend les inscriptions même si le cours est commencé. On va les intégrer en cours de route », ajoute Michel Provencher.

André Roy

Projet d’agence de vente et de mise en marché collective du bois de sciage sapin-épinette : Les délégués trancheront ce jeudi

Le président du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy, est confiant à la veille du vote concernant le projet d’établissement d’une agence de vente et de mise en marché collective pour le bois de sciage de sapin-épinette.

Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy, est confiant de voir adopter, par les délégués, le projet de modification réglementaire visant à instaurer l’établissement d’une agence de vente, un système de mise en marché collective pour le bois de sciage de sapin-épinette.
M. Roy dégageait cette confiance à l’aube de l’assemblée générale extraordinaire qui se tiendra ce jeudi au Centre de foires de Sherbrooke. Ce projet ne date pas d’hier et remonte au printemps 2017. « Les raisons qui motivent cette décision sont les mêmes qu’à l’époque. C’est d’établir qu’il y a un déséquilibre entre les pouvoirs de négociations des producteurs et celui des acheteurs, transformateurs », précise le président.
L’évolution du marché a changé la donne, estime le syndicat. À l’époque, précise-t-on, on comptait des dizaines de scieries qui étaient en concurrence pour obtenir le bois de sciage de sapin-épinette, ce qui garantissait une certaine équité dans les prix perçus par les propriétaires forestiers. Le syndicat prétend que la consolidation de l’industrie forestière a façonné un tout nouveau marché dans la région, dans lequel à peine cinq scieries se partagent désormais près de 90 % du volume de bois de sciage de sapin-épinette mis en marché. Cette concentration confère aux quelques acheteurs de bois un rapport de force démesuré, estime le syndicat. « Pour nous, la seule façon de rétablir ça, c’est de se donner une agence de vente, un seul agent négociateur pour l’ensemble des producteurs. Ça, ça passe par une agence de vente, un règlement d’exclusivité de la vente du bois comme ça se fait dans la pâte », indique M. Roy. Il ajoute que l’ensemble des producteurs était d’accord en 2017 et ils ont réitéré ce désir à l’assemblée générale annuelle de 2022. Il existe néanmoins un groupe de propriétaires qui n’est pas d’accord avec la mesure proposée.
Devoirs
M. Roy estime que le syndicat a bien fait ses devoirs. L’organisme avait déjà essuyé un refus de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) à l’automne 2021. Elle estimait que le syndicat n’avait pas suffisamment consulté les producteurs. Cette fois, l’organisme a mené une large consultation en mandatant une firme spécialisée (AGÉO) d’effectuer un sondage auprès de ses membres. Des rencontres ont même été organisées, d’insister M. Roy. Près de 500 membres sur 1 500 envois ont répondu au sondage, d’exprimer le président. De ce nombre, 28 % manifestent leur satisfaction du prix obtenu au cours des cinq dernières années pour leur bois de sciage de sapin-épinette. Une portion de 83 % estime que tous les propriétaires forestiers de la région couverte par le syndicat devraient recevoir le même prix pour le bois de sciage sapin-épinette, de qualité équivalente. M. Roy insiste pour dire que 85 % des propriétaires se disent favorables à ce que le syndicat négocie avec les usines le prix selon la qualité pour le bois de sciage sapin-épinette et que 74 % sont favorables à ce que le syndicat négocie le prix de transport du bois de sciage de tous types pour l’ensemble d’entre eux.
M. Roy mentionne que ce sont les délégués qui se prononceront sur le résultat final. « Nous, on est très confiants; on sait depuis le début qu’une très vaste majorité de producteurs qui sont insatisfaits des prix obtenus de l’industrie du bois de sciage et qui veulent que la négociation se fasse collectivement. » Le président soutient être convaincu « qu’une fois le processus mît en branle, non seulement il ne se coupera pas moins de bois dans le territoire, mais il va s’en couper plus parce que les prix vont être meilleurs et les conditions de mise en marché vont être meilleures. »
Si le projet est approuvé par les délégués, le syndicat le transmettra à la Régie des marchés agricoles dès le lendemain matin pour approbation, d’indiquer M. Roy. S’en suivra une invitation à l’ensemble des industriels pour négocier une nouvelle convention. Le président du syndicat s’attend à une contestation des industriels auprès de la régie, ce qui pourrait conduire à un processus de conciliation et d’arbitrage. S’il ne devait pas avoir d’entente, la régie pourrait décréter les conditions de mise en marché qui vont s’appliquer pour l’ensemble des acheteurs. Le président est conscient que l’adoption de la nouvelle réglementation donnera lieu à un long processus et croit que la nouvelle mesure ne pourra être mise en place avant 2024. « On s’attend à ce que les industriels demandent des audiences publiques pour exprimer leurs opinions sur le règlement. »
Les délégués ont déjà une bonne idée de ce qui sera présenté puisqu’une soirée d’information s’est tenue le 19 octobre dans laquelle les responsables ont présenté le projet de règlement ainsi qu’une synthèse de la convention qu’on entend négocier avec les industriels. Les officiers du syndicat attendent près de 80 délégués pour la rencontre de ce jeudi. Le marché du bois de sciage de sapin-épinette représente 60 % du volume de mise en marché. Ce principal produit actuellement, s’élève approximativement à 35 M$ par année, pour 500 000 m3 pour le territoire desservi par le Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec. Ce territoire englobe le Haut-Saint-François, le Granit, une partie de la MRC des Sources ainsi que de la MRC des Appalaches, Coaticook-Memphrémagog, le Val-Saint-François et certains territoires dans la Montérégie.

Sentier La Patrie

La Base de plein air La Patrie change de vocation : Elle devient un centre d’aide pour l’humain

Yvan Pion et Marie Duff mettent tout leur cœur à bien accueillir et accompagner les participants.

À peine avait-elle mis les pieds sur le site de la Base de plein air La Patrie, Marie Duff savait déjà que c’était l’endroit où elle pourrait réaliser le rêve qu’elle caresse depuis une trentaine d’années. Démarrer un centre d’aide pour la reconstruction de l’humain, le centre L’Expérience d’Être Soi.
« Moi, ça fait 30 ans que je porte le projet, que j’attends que le bon temps, la bonne place et que tous les éléments se mettent en place. Je suis très à l’écoute audiblement et intérieurement, puis dans mon cœur, ça me disait, c’est ici ta place », d’exprimer avec émotion Mme Duff.
Le plein air, le décor champêtre, le calme, la quiétude, l’union avec la nature sont des éléments qui s’agencent très bien dans la démarche qu’elle met de l’avant. Le centre L’Expérience d’Être Soi est illustré par une flèche. Pour Mme Duff, ce symbole est sans équivoque, « les gens qui viennent ici, c’est pour regarder et aller de l’avant. »
Mme Duff, qui compte sur l’appui d’une équipe, dont Yvan Pion, propose ce qu’elle appelle la reconstruction de l’humain basée sur une approche métaphysique. « Je suis métaphysicienne et j’offre aux gens une nouvelle façon de voir la vie. Ça fait 23 ans que je fais ça. » L’intervenante est également zoothérapeute. À cela, s’ajoute une expérience de vie peu banale faisant en sorte qu’elle sait de quoi elle parle et surtout comment s’y prendre. Mme Duff a été abandonnée à l’âge de 3 ans et demi. Elle a fait plusieurs familles d’accueil, a connu la maternité à l’âge de 17 ans, victime de violence conjugale, divorcée, mère monoparentale avec quatre enfants et accidentée, surmonté deux cancers, les choses n’ont pas été faciles pour cette femme qui se dédie à faire le bien autour d’elle. « Je suis en mesure de comprendre la personne. Je suis très emphatique. La vie m’a mis dans plein de circonstances qui font que peu importe qui arrive avec un traumatisme, je m’adapte selon la personne qui est devant moi.  Le but du centre, c’est d’offrir la possibilité aux gens de se reconstruire de façon nouvelle, de façon créative à leur vitesse à eux. »Tout en respectant le rythme des personnes, Mme Duff vise l’efficacité et n’a pas l’intention d’étirer le processus outre mesure. « Mon logo, c’est une flèche, ça veut dire: enligne-toi, dis-moi ce que tu veux et je vais te donner la flèche que tu as de besoin et go. Yvan et moi, avec notre expérience de vie, on a fait le chemin long et ce qu’on veut, c’est d’offrir le chemin court. »
Le site sur lequel on retrouve 13 chalets et un centre d’accueil permettra d’accueillir les personnes que ce soit pour une journée d’initiation, une retraite de 7 jours, 14 jours ou même 30 jours. On propose de l’accompagnement individuel ou de groupe. Dans une première phase, le service s’adressera aux hommes et par la suite s’étendra aux femmes et adolescents. Mme Duff explique ce choix en soulignant le peu de ressources et de services disponibles pour la gent masculine. « On retrouve en moyenne deux organismes pour hommes et 50 pour femmes. »
Comme l’indique l’appellation, la reconstruction de l’humain est large et touche différents aspects de la vie. Le centre peut venir en aide aux personnes en manque d’estime et de confiance en soi, les personnes qui vivent de l’isolement, être aux prises avec des émotions négatives (abandon, humiliation, rejet, trahison, injustice), avoir des peurs de toutes sortes, vivre différents deuils, une séparation difficile, être aux prises avec une maladie, vivre un accident, éprouver des problèmes de colère, de violences et autres. Tout ça peut faire partie du processus de reconstruction.
Le processus se fera à travers de la relation d’aide, des rencontres individuelles ou de groupes, des retraites en nature, de croissance personnelle, des conférences, des ateliers, divers soins physiques et énergétiques. Tout cela peut se faire dans un contexte d’hébergement comprenant des repas. Le processus de reconstruction se fera à travers divers outils comme des moments d’introspection, la musicothérapie, l’écriture, les arts, la nourriture saine, l’exercice physique, la connexion avec la nature et divers ateliers. L’objectif, d’expliquer Mme Duff, est « d’apprendre à te connaître, te guider vers de nouveaux choix de vie, prendre conscience de tes forces intérieures, t’aider à être dans l’action, trouver et vivre ton bonheur et refaire vos nouveaux repères de vie. La personne qui va venir au centre, faut qu’elle puisse trouver une harmonie sur le corps, l’âme, l’esprit, le côté mental, spirituel, émotionnel et de tout ce qui est vie intérieure. Nous allons vous faire toucher la compréhension, d’être en mesure de comprendre vos habitudes, celles qui vous aident dans le but de pouvoir transformer ça pour en arriver à vivre la réalité que vous voulez vivre aujourd’hui. »
Le cheminement, explique Mme Duff, se fera à travers l’émotionnel, soit le ressentir, l’identification, comprendre et désamorcer les émotions. Cela se poursuivra en abordant le mental soit identifier et neutraliser les fausses croyances et les pensées limitantes. Le volet physique ne sera pas à négliger et visera à se réapproprier ses sensations physiques (malaise, douleur, douceur, plaisir) afin de passer de l’inconfort à l’aisance. Enfin, la métaphysique servira à resituer la trajectoire personnelle dans les diverses facettes de la vie, ce qui devient possible avec une meilleure connaissance de qui nous sommes et de notre pouvoir sur ce que nous vivons et ressentons.
Le programme, d’ajouter l’intervenante, favorise en chacun l’encrage des quatre piliers que sont l’authenticité, l’intégrité, la responsabilité et l’autonomie (AIRA) dans le but ultime de vivre l’expérience d’être soi. »
D’autre part, les nouveaux gestionnaires de la base de plein air ont l’intention de rendre l’endroit accessible au grand public. On proposera diverses activités, des spectacles et autres au cours des prochaines semaines.
Le centre L’Expérience d’Être Soi est un organisme sans but lucratif (OBSL). Il est présentement en campagne de levée de fonds. Il est possible d’obtenir davantage d’information sur l’initiative en cours, les services offerts, le mode de fonctionnement et autres en consultant le site au https://experiencedetresoi.ca.

mrc

La MRC un outil de plus en plus utilisé

Dominic Provost, directeur général de la MRC du Haut-Saint-François, est d’avis que les municipalités feront de plus en plus appel au service de la structure régionale pour les appuyer dans diverses tâches et ce dans un respect mutuel de leur champ de compétence respectif.

Les municipalités du Haut-Saint-François utilisent de plus en plus la structure régionale que représente la MRC pour en faire un outil complémentaire pouvant intervenir en appui aux besoins de ces dernières. Les exemples se multiplient que ce soit pour les loisirs, l’environnement, l’habitation et autres.
Robert G. Roy et Dominic Provost, respectivement préfet, et directeur général de la MRC du Haut-Saint-François, se réjouissent de cette situation qu’ils interprètent comme une marque de confiance accrue des municipalités envers l’instance régionale. « À mon avis, c’est clair, on est dans une volonté d’utiliser de plus en plus la MRC parce que les gens ont une force de frappe », d’exprimer M. Provost.
Avec l’approbation des municipalités, de préciser le directeur général, la MRC a doublé sa force en loisir territorial et en environnement. En fait, la structure régionale a procédé à l’embauche de deux employés additionnels pour chacune de ces sphères d’activités. « On avait un employé pour chaque poste, on est rendu à deux, donc, on double les tâches. Le loisir, c’est de responsabilité locale, mais les maires croient de plus en plus que le loisir comporte une part de responsabilité locale et territoriale », de souligner M. Provost. Outre les loisirs dans les municipalités respectives, un volet comme l’activité Marche et cours revêt un caractère régional. À cet effet, l’activité, qui en est à sa septième édition, attire annuellement bon nombre de participants et se déroule dans une municipalité différente chaque année. L’initiative permet aux corporations municipales de profiter de cette affluence pour dévoiler ses charmes et se faire découvrir par les visiteurs sans compter les retombées économiques pour cette journée.
Dans la même foulée, la première édition de la marche aux flambeaux dans le Marécage-des-Scots sur le territoire de Hampden et Scotstown contribue à augmenter la visibilité de ces dernières. L’activité est appelée à se déplacer dans les autres municipalités et suscitera un intérêt régional pour l’ensemble du territoire. « Pour la marche aux flambeaux, on va aider les municipalités, on veut donner des coffres à outils aux municipalités », d’exprimer le préfet. « Pour certaines comme Hampden, s’équiper de ballons, de skis, d’équipements d’hiver et d’été pour eux, c’est illogique. Ce qu’on a fait, nous à la MRC, on a tous les équipements en loisirs d’hiver et d’été pour pouvoir animer les camps de jour qui se font dans certaines municipalités. C’est la force » d’insister M. Roy. « L’important, c’est le tandem, précise M. Provost, ce n’est pas de dire qu’on va passer par-dessus une municipalité. La question est: est-ce que je peux jouer un rôle que je vais être utile ? Si l’intervention de la MRC permet de faire une économie d’argent pour la municipalité, j’ai un rôle, si c’est plus efficace, j’ai un rôle. »
L’intervention de la MRC en appui aux municipalités ne se limite pas qu’à l’achat et prêt d’équipements. Elle joue également un rôle d’appui technique que ce soit pour former des sauveteurs nautiques, des animateurs pour les camps de jour, en appui pour une reddition de compte et autres. M. Provost ajoute que certaines municipalités ne pourraient embaucher un agent de loisir en raison de coûts. Le service de la MRC vient donner un coup de main en appui à ces dernières et à l’ensemble des municipalités.
Alexandre Vaillancourt, agent de loisirs à la MRC, mentionne que l’intervention en est principalement une d’encadrement. « Nous, on peut les aider à les structurer dans le développement de projets, des activités, tout ce qui touche aux loisirs. » M. Vaillancourt et Marie-Pierre Hamel, coordonnatrice, sont diplômés en loisir et disposent de l’expertise nécessaire pour faire des interventions pertinentes. « Ce n’est pas toutes les municipalités qui ont une ressource en loisirs. Souvent, c’est un groupe de conseillers qui vont développer les loisirs, donc on peut les aider. Nous, on a des guides, on peut faire la recherche de subventions, tout ce qui peut permettre à contribuer aux projets loisir et de s’assurer qu’ils se réalisent. » M. Vaillancourt ajoute que l’équipe de la MRC peut apporter un support pour effectuer des recherches pour déterminer quoi développer, pourquoi et comment le faire, rechercher les fournisseurs et autres.
L’agent de loisirs mentionne que l’intervention régionale est bien perçue des municipalités particulièrement envers celles qui sont démunies. Selon l’intervenant, les besoins sont différents d’une municipalité à l’autre et c’est important, précise-t-il, d’être en mesure de les aider à bien cibler leurs besoins. Selon M. Vaillancourt, on retrouve plusieurs projets de loisir en développement au sein des municipalités. « C’est tous des trucs qui seraient bénéfiques pour les citoyens d’ici, mais ce n’est pas facile de connaître les ressources que ce soit des projets de pumptrack, de pistes de vélo de montagne et autres. L’agent de loisirs précise que l’intervention de l’équipe de la MRC n’est pas décisionnelle, « ce sont les municipalités qui décident de leurs affaires, qui prennent les décisions finales. »
L’objectif de partenariat est similaire au chapitre de l’environnement. Toujours avec l’approbation des municipalités, la MRC a ajouté un deuxième agent pour ce secteur d’intervention et saisi notamment à bras le corps le Mouvement j’y participe! D’autres tâches sont également effectuées par la nouvelle ressource.
Selon le préfet et le directeur général, la confiance grandissante des municipalités envers la structure régionale se fait sentir à d’autres secteurs que ce soit notamment dans celui de l’habitation où elle s’est vu confier la responsabilité des OMH (Office municipal d’habitation) débouchant sur la création de l’ORH (Office régional d’habitation).
À cela s’ajoute également le transfert du transport adapté. D’autres responsabilités comme la loi 49 concernant le patrimoine immobilier sont tombées dans la cour de la MRC. Avec la collaboration des municipalités et une aide gouvernementale, la structure régionale a procédé à l’embauche d’un agent qui veillera à faire l’inventaire des immeubles patrimoniaux et ajuster les règlements en fonction de la nouvelle loi.
Au chapitre de l’habitation, la MRC a produit un guide susceptible de stimuler le développement immobilier. Le document remis aux municipalités indique divers moyens, leviers et comment faire un plan pour susciter la construction de logements. On a également mis en place un programme pour subventionner une partie de l’étude qu’une municipalité pourrait décider de faire par l’entremise d’un consultant. Dans la foulée de développer le secteur résidentiel, la MRC développera un plan d’action pour bien cibler et attirer les immigrants. Pour se faire, elle disposera d’une aide financière du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration. La volonté d’attirer de nouveaux résidents s’étend à l’ensemble de la population et dans cette optique, on est à revoir la stratégie de Ose le Haut.
Se projetant dans l’avenir, M. Provost est d’avis que la MRC sera de plus en plus utilisée par les municipalités. « Je crois que les municipalités individuellement auront de plus en plus besoin de s’entraider, c’est la base. Parmi les possibilités d’entraide, il y en a une qui existe et c’est la MRC, mais ce n’est pas la seule. Les municipalités peuvent se regrouper à trois dans une affaire. Moi, je ne veux pas tout concentrer. Il y a des regroupements, des entraides en municipalités, on le voit de plus en plus. »

Valoris

Valoris : Jean-Jacques Caron assume la direction générale par intérim

À l’emploi de Valoris depuis huit ans, Jean-Jacques Caron accède à la direction générale de la Régie intermunicipale.

Jean-Jacques Caron, qualifié de vétéran au sein de la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke, assume depuis septembre dernier la direction générale par intérim. Approuvée par les membres du conseil d’administration, ces derniers souhaitent certainement que cette fois soit la bonne.
M. Caron est le deuxième directeur général engagé en moins d’un an. Il succède à Claude Belleau, qui a remis sa démission au cours de l’été. Embauché, il y a huit ans pour développer le parc éco-industriel à titre de commissaire industriel, M. Caron a rempli divers mandats, dont celui de directeur de la demande d’agrandissement du centre d’enfouissement. Il affirme être prêt à relever le défi « je suis rendu là. »
En procédant de la sorte, le nouveau directeur évitait un long processus de recrutement. « Je me suis proposé, mais j’ai passé à travers tout le processus de recrutement et l’entrevue en bonne et due forme. Ce n’est pas facile de trouver un dirigeant. Ça prend six mois à un an avant de trouver quelqu’un. Quand un nouveau D.G. arrive, il faut qu’il apprivoise tout le travail, ça cause des soucis avec les employés. Il faut former quelqu’un surtout quand il n’est pas du domaine, ça peut prendre quelques années. C’est pour ça que je me suis proposé. J’ai vu le désarroi chez les employés et moi-même ça ne me tentait pas de recommencer à former quelqu’un et lui expliquer toutes sortes d’affaires. » M. Caron mentionne avoir rencontré divers employés, surtout les directeurs pour leur faire part de son intention. « Pour la plupart, c’était bien vu. Plusieurs étaient contents de voir qu’il y aurait une transition plus souple. Quand je discute avec mes directeurs, je suis au courant des projets, leurs enjeux. »
Le nouveau directeur général intérimaire se dit prêt à relever le défi. « Au niveau des opérations, il y a deux gros chantiers qui s’en viennent, une nouvelle usine d’épuration et la construction de la nouvelle cellule. C’est deux projets d’envergure. Au niveau gestion ressources humaines, c’est ma priorité. Il y a des choses qui retardent depuis trop longtemps. » M. Caron note des disparités entre les conditions de certains postes et souhaite s’y attarder. Le nouveau patron parle également de mettre en place une stratégie de rétention, recrutement, formation. Quant à son style de gestion, M. Caron est sans équivoque « je suis organisé, rigoureux très humain avec les gens et je ne changerai pas ma façon d’agir, moi, je m’en vais et je dis bonjour à tout le monde. »
M. Caron voit l’avenir d’un bon œil. « Les nuages noirs sont passés. Les litiges qu’on avait, c’est réglé. On a un nouveau groupe d’administrateurs et je vois l’avenir avec optimisme. La situation financière est très stable. On a accumulé des réserves en cas de mauvais coups. Notre ligne de tri résidentielle, on pense la redémarrer cet hiver avec une aide financière de RECYC-QUÉBEC. Ils sont en train d’analyser le projet. On pense que ça va aboutir avant la fin de l’année. On repartirait la ligne sur une base de démonstration. Le but principal est de faire une démonstration et de caractériser le genre de compost qu’on peut faire avec de la matière organique. C’est un projet qui va nous permettre de caractériser l’opération et les rejets. »
Quant au titre intérimaire, il apparaît que pour des raisons d’ordre administratives et disparaîtra au cours des prochaines semaines. « Question administration, ça prenait quelqu’un pour signer des chèques. On veut se donner le temps, se doter d’un plan d’action et des choses qu’on voulait mettre en place avec les membres du comité de sélection, qui sont les membres du comité de gestion. On s’est dit: on peut-tu laisser passer l’automne pour régler certaines affaires et on va régler ça à l’hiver. L’intention, c’est de devenir permanent à l’hiver. »
Pour le président de Valoris, Robert G. Roy, « la nomination de M. Caron à la direction générale par intérim s’inscrit dans une continuité naturelle chez Valoris, car il a été témoin de plusieurs des grands bouleversements de l’organisation. Il est parmi les personnes qui connaissent le mieux les enjeux auxquels la Régie doit faire face et c’est de cela que les employés et les administrateurs ont besoin en ce moment. »

Marche

Marche pour la lutte aux conditions climatiques : Les élèves de la Cité-école se font entendre

De façon disciplinée et ordonnée, les élèves de la Cité-école Louis-Saint-Laurent ont manifesté pour la lutte aux conditions climatiques.

L’ensemble des élèves de la Cité-école Louis-Saint-Laurent à East Angus ont effectué une marche pour la lutte aux conditions climatiques dans les rues de la municipalité et remis à la mairesse, Lyne Boulanger, une déclaration de la situation d’urgence climatique signée par plus de 400 élèves et membres du personnel de l’école.
La marche, qui se déroulait dans le cadre de la journée de mobilisation mondiale pour la justice climatique, s’est déroulée dans l’ordre. Parents, membres du personnel de l’école et la Sûreté du Québec encadraient les jeunes manifestants pacifiques.
L’initiative a été mise sur pied par Kellyane Gagné, ministre de l’Environnement, Victoria Lamontagne, première ministre du parlement étudiant avec la collaboration des enseignants Francis Lord, Françoise Petitclerc et Ginette Bruyère, animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire (AVSEC).
L’objectif de la démarche était de sensibiliser les élèves, membres du conseil municipal de East Angus ainsi que la population. Au terme de la marche, les représentantes ont remis la déclaration de la situation d’urgence climatique à la mairesse. La déclaration, que la mairesse s’est engagée à déposer à la prochaine séance du conseil municipal, comprend plusieurs engagements liant les élèves, la municipalité et la Cité-école. Mme Boulanger a profité de l’occasion pour demander aux élèves qui circulent dans les rues de la municipalité, sur l’heure du dîner, de ramener leurs déchets pour les déposer dans les endroits appropriés à l’école. Les représentantes des élèves soutiennent que ceux-ci ont bien entendu la demande de la mairesse et veilleront à ce qu’elle soit respectée.
On y retrouve notamment pour les élèves la volonté de faire revivre le comité enviro-cité composé d’enseignants et élèves incluant la ministre de l’Environnement. L’engagement de sensibiliser les citoyens de la polyvalente face aux enjeux climatiques et mettre en place des actions concrètes dans l’école afin de réduire l’empreinte écologique. Du côté municipal, les élèves demandent à la ville de prendre conscience de tous les enjeux environnementaux lors de chaque prise de décision. On réclame également qu’un système de compostage soit mis en place dans l’école avec la collaboration de la municipalité. On demande aussi que la ville débloque des fonds afin d’éduquer la population à réduire la production de déchets. Du côté de l’école, on désire que la direction fasse l’achat d’ustensiles à usage récurrent, ce qui est déjà en marche. On inclut dans la déclaration le fait que les citoyens de l’école feront de grands efforts afin d’atteindre les objectifs énoncés. Enfin, on reconnaît l’effort déployé par la municipalité de East Angus et souhaite qu’elle poursuive son rôle de leader positif en matière de lutte au changement climatique et de protection de l’environnement. Quatre groupes en arts plastiques ont apporté leur contribution à la marche en fabriquant des affiches qui seront réutilisées, affirment Kellyane et Victoria.

Nathalie

Journée Natalie Champigny : Plus de 100 000 $ pour aider les jeunes dans le besoin

L’équipe de Marc Dion, propriétaire du Pub Central, a travaillé fort pour faire du tournoi-bénéfice un autre succès.

La Journée Natalie Champigny atteint un nouveau sommet en amassant, par ses diverses activités et partenariats, la rondelette somme de 102 000 $. Ce montant est entièrement destiné à venir en aide aux élèves et familles dans le besoin. « Je crois qu’on fait une différence et je suis convaincu que cela s’inscrit dans la volonté de Natalie », d’exprimer Michel Champigny, frère de la regrettée Natalie, décédée d’un cancer en juin 2010.
L’aventure a débuté, il y a une douzaine d’années. Michel et son ami Yves Vachon se sont mis en tête d’organiser une activité de financement afin de compléter l’œuvre de restauration de la bibliothèque auquel participait sa sœur qui était enseignante à l’école Princess Elizabeth à Magog. L’objectif de l’époque, qui a été atteint, était d’amasser 3 500 $. Forts de ce succès, les comparses ont poursuivi leur implication. Michel mentionne que sa sœur aimait aider, particulièrement les jeunes dans le besoin, et la Journée Natalie Champigny est une façon de perpétuer sa mémoire et son œuvre.
Le groupe de bénévoles auquel se sont ajoutées des forces fraîches dont le fils de M. Champigny, Shawn, a contribué à donner un essor additionnel, permettant d’augmenter les revenus et d’atteindre des sommets que n’osaient imaginer les instigateurs.
Le résultat en est que la Journée Natalie Champigny par l’entremise de la Fondation Christian Vachon vient en aide pour la présente année scolaire à 108 enfants pour un montant alloué de 74 150 $. Ces chiffres, précise Michel Champigny, remontent en mai dernier et d’autres demandes se sont ajoutées depuis la rentrée scolaire. Les élèves de 15 écoles, dont toutes celles du Haut-Saint-François et quelques-unes en périphérie, profitent de la générosité de la population. M. Champigny mentionne que selon les calculs établis, il en coûterait 750 $ par année pour un élève qui aurait besoin d’habillement, d’aide pour les repas et de matériel scolaire.
Tournoi de golf
La popularité du tournoi de golf-bénéfice Pub Central, organisé par le propriétaire Marc Dion et son équipe, ne se dément pas. La dernière édition n’a pas fait exception. Année après année, on affiche complet. Plusieurs personnalités du hockey, Normand Léveillé, Stéphane Fiset et autres comme Pierre Gervais, ex-soigneur des Canadiens de Montréal, et les citoyens se font un plaisir et un devoir de participer à cette classique qui a permis d’amasser, cette année 12 166,45 $. Des initiatives et jeux organisés par Desjardins, sur le terrain de golf visant à garnir la cagnotte, la vente de billets auquel se rattachent plusieurs prix et des donateurs, ont permis d’atteindre le plateau de 12 166,45 $. « Les gens sont derrière nous, on développe des liens, des partenariats. C’est ça qui fait qu’on a tellement de bons bénévoles », d’exprimer M. Champigny
Mentionnons que la cueillette de fonds repose sur plusieurs activités comme la journée plein air Natalie Champigny, le Grand McDon, le tournoi de golf, les ententes de partenariats et la participation au Relais Desjardins du lac Memphrémagog. D’ailleurs, trois équipes de six participants représentaient la Journée Natalie Champigny à l’édition de septembre dernier. Précisons que l’argent amassé est confié à la Fondation Christian Vachon qui en fait la redistribution et comble le manque à gagner si nécessaire.
Humblement, M. Champigny ne croyait pas que l’initiative amorcée il y a 12 ans prenne une telle ampleur. « On continue l’œuvre de Natalie d’aider les enfants dans le besoin », complète-t-il.

Yvan Pilon

La Patrie : La base de plein air change de vocation

Yvan Pion, Johanne Delage, mairesse de La Patrie, et Marie Duff sont enthousiasmés par le nouveau projet unique en région.

La Base de plein air La Patrie prend une autre direction. Toujours accessible au public, les nouveaux gestionnaires Marie Duff et François Bellavance, entourés d’une équipe, ont revitalisé le site pour en faire un centre de ressourcement L’Expérience d’Être Soi.
D’emblée, Mme Duff insiste pour dire que l’endroit n’est pas une chasse gardée et est accessible à tous. Consciente que les nouveaux gestionnaires et la direction peuvent susciter des interrogations, elle invite les gens de la communauté à venir découvrir le site à leur rythme.
L’endroit qui se veut un centre de ressourcement et d’accompagnement s’ouvre à la communauté en offrant une programmation de diverses activités que ce soit des cours d’espagnol, spectacles musicaux, conférences et fins de semaine de ressourcement.
Détentrice d’une maîtrise en métaphysique, Marie Duff explique avec émotion, lors de la récente conférence de presse, le rôle du centre L’Expérience d’Être Soi. « Ça fait 30 ans que j’attends pour mettre au monde ce projet-là. On veut aider tout le monde; cependant, une priorité, au départ, est accordée aux hommes. À date, il y a comme une cinquantaine d’organismes pour les femmes versus deux ou trois pour les hommes. Les hommes ont très peu de place pour pouvoir s’exprimer, être accueillis et être accompagnés. Les hommes comme les femmes vivent des deuils, des maladies, des accidents, ils vivent des pertes de toutes sortes, de maisons, ils passent au feu. Ils vivent toutes sortes d’émotions. » Mme Duff constate que l’homme est souvent laissé pour cause. Il va aller chercher de l’aide s’il a un endroit pour ça, précise-t-elle. « Les hommes, s’ils ont un endroit propre à eux où ils sont accueillis, respectés et amenés à faire une démarche dans le respect de ce qui ils sont eux dans leur cheminement, ils vont aller en chercher de l’aide. » Mme Duff fait de l’accompagnement depuis plus de 23 ans que ce soit au deuil ou autres. L’accompagnatrice utilisera divers outils pour aider les hommes.
Bien que la priorité soit accordée aux hommes, cela n’exclut pas les femmes et adolescents pour autant. Ces deux groupes seront accueillis éventuellement et on prévoit leur accorder toute l’attention nécessaire.
Se qualifiant d’exigeante, Mme Duff n’entend pas lésiner et souhaite travailler avec les personnes vraiment désireuses à se prendre en main et disposées à poser des actions. Faut changer des habitudes, des comportements. Ça demande des efforts et un peu de temps. « Moi, j’ai vécu le chemin lourd, long, alors maintenant que je le sais, je veux offrir le raccourci.  Je veux donner le plus d’outils aux gens pour qu’ils soient libérés le plus tôt possible. Ici, on va prendre le temps de vivre ce qu’il y a à vivre. Chaque catégorie d’humains vit des circonstances spécifiques. On veut reconstruire l’humain. » L’objectif, rappelle l’intervenante, est d’aider les gens à verbaliser, à se prendre en main et être prêt à poser les actions. Pour y arriver, elle dispose de plusieurs outils et de la collaboration d’Yvan Pion, qui se fait un devoir et un plaisir de détendre l’atmosphère, accompagné de sa guitare.
La mairesse de La Patrie, Johanne Delage, se réjouit de l’offre et mentionne avoir accepté la présidence d’honneur « parce que c’est une ressource unique, on se démarque. C’est un plus pour La Patrie parce qu’on l’a chez nous, mais qui peut desservir le Haut-Saint-François et déborder dans d’autres MRC. On est chanceux d’avoir ça ici à La Patrie. L’entourage a commencé à découvrir par eux-mêmes cette ressource et les gens commencent à intervenir, les saluer, offrir des services. Faut donner la chance avec des gens qui arrivent comme ça et qui ont de beaux projets. Faut leur donner la chance avant de porter jugement. Souvent, on porte jugement par ignorance. Ils sont ici depuis six mois. » Mme Delage mentionne que la municipalité travaille en équipe, on parle de collaboration, de partenariat. Elle précise avoir accepté la présidence d’honneur « parce que c’est un projet unique, particulier et on se démarque. Moi, j’ai embarqué pour ça, moi, j’aime ça quand c’est à part. »
L’organisme est présentement en campagne de levée de fonds. Pour en savoir davantage, consultez le site au https://experiencedetresoi.ca. Surveillez le reportage complet dans notre revue d’automne qui sera distribuée le 2 novembre prochain.

Patin artistique

Patinage artistique : Ève Carrier vise l’équipe du Québec

Ève Carrier en pleine action.

La jeune patineuse artistique de Cookshire-Eaton, Ève Carrier, s’est récemment distinguée dans la catégorie junior, en montant sur la troisième marche du podium lors d’une compétition provinciale de sous-section, Souvenir Georges-Éthier, qui se déroulait à Beauport.
Heureuse de sa performance, Ève avoue candidement « je ne m’attendais pas à ça. C’est ma première médaille de niveau provincial. » Cette magnifique performance lui permet de participer à la prochaine compétition provinciale qui se déroulera dans quelques jours à Sainte-Marie-de-Beauce. Son objectif est simple, mais exigeant à la fois: être sélectionnée au sein de l’équipe du Québec. « C’est la classification pour l’équipe du Québec. Ils prennent les huit premières. Je n’ai pas vraiment droit à l’erreur. » Ce défi ne semble pas ébranler la jeune athlète de 18 ans. « Je suis capable de relever ce défi. Je suis confiante. » Ève qui étudie en soins infirmiers au Cégep Édouard-Montpetit, à Montréal, poursuit ses entraînements. Elle y consacre en moyenne une quinzaine d’heures par semaine. « Il faut que je fasse de bons entraînements. En ce moment, ça va bien, ça devrait bien aller. » Elle admet ne pas rêver à faire partie de l’équipe nationale et représente éventuellement le Canada aux Jeux olympiques. « Depuis que je suis jeune, mon rêve est de me classer un jour sur l’équipe du Québec », complète-t-elle.
Membre du Club de patinage artistique de Sherbrooke, Ève patine depuis mars dernier au sein de l’Académie Performance Isatis, de Chambly, sous la direction de l’entraîneur en chef, Marc-André Craig. L’athlète a convenu de faire ce changement afin de poursuivre son développement et cela semble lui porter fruit.

actualite

Ligue régionale de hockey Senior A : Les LumberJacks s’inclinent 6 à 3

La formation de hockey les LumberJacks d’East Angus s’est inclinée par la marque de 6 à 3 lors de son dernier match contre le Gentilly Ford de St-Léonard-d’Aston. Avec cette défaite, la formation locale se retrouve au dernier rang du classement général avec une fiche d’une victoire et quatre défaites.
L’entraîneur des LumberJacks, Jean-François Houde, est déçu du résultat d’autant plus que la formation locale jouait devant ses partisans à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus. « C’est décevant puisqu’on venait d’aller chercher une grosse victoire sur la route à Lac-Mégantic, la semaine précédente. » Le pilote prend le blâme de la défaite en mentionnant que ses joueurs ont manqué d’émotion et de concentration. « Là-dessus, je prends le blâme du match. Je vais m’assurer que le prochain match, mes joueurs soient mieux préparés. » M. Houde attribue en partie la défaite aux nombreux revirements. « On est une ligue très offensive. Quand on donne trop de revirements, ça te rattrape pis ça te fait mal. »
IL est encore tôt en saison et l’entraîneur renouvelle sa confiance envers ses joueurs. « On a un bon noyau et l’engagement est là. » M. Houde demeure optimiste, les quatre prochains matchs seront sur la route et la formation locale se défend bien à l’extérieur, prétend-il.
Quant au début de saison, l’entraîneur aurait préféré un meilleur départ, mais ne s’en fait pas trop. « À part le premier match à Coaticook, les autres, on a toujours été dans le coup. On a un bon groupe de joueurs, on s’est quand même amélioré, on est plus rapide. Ce qui nous fait mal depuis le début de la saison, ce sont les revirements. On donne beaucoup trop de revirements. »
La prochaine partie locale se déroulera le samedi 26 novembre à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus, à compter de 20 h 30. L’entraîneur souhaite que les partisans soient au rendez-vous.

Resultats elections

Élections provinciales : Réélu, François Jacques désire être plus présent sur le terrain

Au centre, le député François Jacques, entouré par des proches.

Le candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans Mégantic, François Jacques, a obtenu la confiance des électeurs dans une proportion de 46,38 %, lui permettant d’entamer un second mandat consécutif à titre de député à l’Assemblée nationale du Québec. Évidemment satisfait, le député attribue cette confiance au travail accompli au cours des quatre dernières années.
Malgré une confortable avance, le député admet que la campagne s’est révélée un peu plus serrée que la précédente. « Je la sentais beaucoup moins que celle de 2018. Les gens étaient beaucoup plus silencieux. » M. Jacques se réjouit du vote de confiance de la population et ajoute « c’est un privilège d’être député à l’Assemblée nationale. » L’élu est d’avis que sa présence dans le comté au cours des quatre dernières années et la gestion de la pandémie par le gouvernement ont été appréciées de façon générale par la population. « Je crois que le premier 18 mois du mandat avant la pandémie, ce qu’on avait dit qu’on ferait, on l’a fait et là, on va avoir la chance de faire ce qu’on a dit. J’ai l’impression avec ce deuxième mandat, qu’on ne fera pas juste de la gestion de crise, mais bien gouverner pour l’ensemble du Québec. »
M. Jacques a pris des engagements au cours de la campagne et il a bien l’intention de les tenir. « Les prochaines semaines, c’est 112, couverture cellulaire, finir le branchement Internet partout. Il y a des enjeux sur le territoire, les moissons ont de la misère à avoir des denrées, on va essayer de les aider aussitôt que nos budgets discrétionnaires seront débloqués. Il y a quelques priorités qu’il faut faire rapidement. »
D’autre part, M. Jacques ne croit pas que le nombre de 90 députés élus de sa formation politique puisse freiner ses démarches pour débattre les dossiers de comté. « Je n’ai pas l’impression que ça va être plus difficile. Avant, on était 76, on avait une écoute de M. Legault et de chacun des cabinets des ministères. On va retourner à Québec, parler à notre monde, être en présentiel et faire notre petit jeu de corridor. »
Le député entame son deuxième mandat et se promet de faire « plus de terrain. Ce n’est pas que je n’en ai pas fait, mais la pandémie m’a ralenti. Ce n’est pas tout le monde qui vient au bureau nous demander de l’aide. Quand je suis sur le terrain, je sais ce qui se passe exactement. »
Avec 46,38 % des votes, la victoire de M. Jacques ne fait aucun doute. Il a récolté 12 926 voix pour se tailler une majorité de 6 704. Cette performance est un peu moindre qu’à l’élection précédente de 2018 où il avait obtenu une avance de 7 336 voix. Le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ), Mathieu Chenard, a causé une certaine surprise en obtenant 22,33 % de la faveur populaire avec 6 222 votes pour une deuxième position. Le site Québec 125 le mettait au coude à coude avec la candidate de Québec solidaire (QS), Marilyn Ouellet, qui a glissé en quatrième position avec 12,48 % pour 3 479 bulletins. Le candidat du Parti Québécois (PQ), André Duncan, s’inscrit en troisième position avec 12,77 % des votes exprimés avec 3 559 voix. Arrivée sur le tard, la candidate du Parti libéral du Québec (PLQ), Eloïse Gagné, s’inscrit en cinquième place en récoltant 5,72 % des voix, soit 1 593 bulletins. Le candidat du Parti 51, André Giguère, ferme la marche avec 0,32 % du suffrage exprimé pour 89 voix.
Mathieu Chenard
Le candidat de PCQ, Mathieu Chenard, est satisfait de sa performance. « On aurait aimé premier, mais deuxième, c’est pas mal ça que je m’attendais. Quand j’avais rencontré Éric (Éric Duhaime, chef du PCQ), on était à 10 % dans les sondages. Je lui ai dit : je vais essayer de doubler ça et on l’a eu. C’est sûr, j’espérais 30 % intérieurement, mais bon. » Bien qu’il soit satisfait de sa campagne, M. Chenard ne cache pas sa déception du faible taux de participation. Il est convaincu que ce pourcentage non exprimé aurait penché en sa faveur. « J’espérais aller en chercher un 10 % là. » Le candidat mentionne avoir visité plus de 2 000 foyers et retient que les gens sont préoccupés par la santé. Avouant avoir apprécié l’expérience, M. Chenard ne s’engage pas pour l’avenir. « Dans quatre ans, je vais être là, mais je vais plutôt aider le candidat qui sera là. Le parti est sur la map pareil, on est quand même assez fort dans Mégantic. Je savais qu’il y avait gros du monde qui nous faisait confiance pareil, qui travaillait. » Loin d’être déçu de sa campagne, M. Chenard aurait souhaité un meilleur sort sur la scène provinciale. Il aurait aimé l’élection de deux ou trois députés.
André Duncan
Du côté du Parti Québécois, André Duncan se dit triste et surtout déçu pour les citoyens de la circonscription de Mégantic. « Je sentais que j’aurais pu être un excellent député pour Mégantic et une partie de ma déception vient du fait que ça va être plus compliqué d’aller de l’avant et de travailler de concert avec les gens que j’ai rencontrés au fil de la campagne. Je vais regarder de quelle façon je pourrais m’impliquer et aider à apporter des changements aux causes qui me tiennent à cœur, mais dans un cadre hors politique. » Le candidat du PQ se dit aussi déçu et alarmé face au taux de participation lors de ces élections provinciales de 2022.
Marilyn Ouellet
Suite aux résultats des élections provinciales, la candidate de Québec solidaire dans Mégantic se dit déçue, mais n’abandonnera pas la lutte. « Le résultat du vote n’est pas à la hauteur de ce qu’on s’attendait, avec le travail fait et la réception des gens sur le terrain. On rencontrait vraiment un bel enthousiasme pour les idées de QS. Je crois que ça n’a pas suffi à changer leur vote. » Mme Ouellet pense que revoir le mode de scrutin est un enjeu majeur. Le combat n’est pas fini pour la candidate défaite. « S’il y a des luttes à mener, nous serons là. François Jacques a dit qu’il ferait de la crise du logement sa priorité, on va s’assurer que ce soit le cas. »
Eloïse Gagné
La candidate du Parti libéral du Québec, Éloïse Gagné, quant à elle, n’est pas surprise des résultats et admet que le dernier mois fut fort d’apprentissage. « Le défi était vraiment de taille pour moi. Arriver au milieu de la course dans une région que je connais évidemment moins que les autres candidats représentait un beau challenge. L’expérience m’a permis d’apprivoiser le monde de la politique et j’ai vraiment aimé. J’ai eu la piqûre. J’ai trouvé que les gens de Mégantic étaient très ouverts et que l’esprit de communauté était très fort, ça m’a vraiment plu. »
Mentionnons que 40 481 personnes étaient inscrites sur la liste électorale pour le comté de Mégantic. De ce nombre, 28 262 personnes représentant 69,82 % se sont prévalues de leur droit démocratique de vote et 391 bulletins soit 1,39 % ont été rejetés.

CIUSS

Retour des retraités dans le réseau de la santé : Flexibilité, plaisir et stress en moins

Jacinthe Cadorette, au centre, veille à bien préparer les doses qui sont administrées aux patients.

L’arrivée de retraités, en renfort, au CIUSSS de l’Estrie – CHUS, semble faire une différence du moins à la clinique de vaccination locale pour la COVID-19 à East Angus. Le personnel sur place est tous des retraités. Jacinthe Cadorette fait partie des 1 000 retraités à avoir effectué un retour dans le réseau de la santé. Satisfaite et heureuse dans son travail, la retraite ne figure pas dans ses plans à court terme.
Retraitée depuis 2017, Mme Cadorette, qui occupait un poste d’infirmière aux urgences dans un centre hospitalier de la Montérégie, s’est sentie interpellée par l’appel aux retraités au tout début de la pandémie. « En 2020, j’ai été sur Je contribue et ça tout déboulé. » Originaires de l’Estrie, elle et son conjoint étaient revenus à leurs racines en région et demeurent à Chartierville.
Mme Cadorette est en charge de la gestion des produits immunitaires (GPI) soit la réception et préparation des vaccins à la clinique de vaccination locale à East Angus trois jours semaine et ce depuis le tout début de la pandémie. « Je gère le début du vaccin quand il arrive dans mes frigos jusqu’à tant qu’on l’ait administré aux citoyens. » Mme Cadorette a une drôle de conception de la retraite puisqu’elle fait trois jours à East Angus et deux jours à Sherbrooke, soit l’équivalent d’un temps plein.
Elle ne regrette pas son choix. Les conditions de travail sont différentes, les retraités ne sont pas tenus de faire du temps plein, ils peuvent choisir les journées, s’absenter au besoin sans problème. « Tu es maître de ton temps, donc tu es plus relax quand tu viens travailler », d’expliquer Luce Cardinal, chef de service du site de vaccination pour le Haut-Saint-François à East Angus. Mme Cadorette ne semble pas abuser de cette flexibilité. Elle a pris un seul congé depuis son retour et c’est pour le mariage de sa fille l’été dernier. « La grosse différence d’avant est que je ne sens pas la pression, c’est deux mondes différents. C’est un domaine que j’ai toujours aimé, pis elle met du bonheur dans l’équipe », d’ajouter Mme Cardinal.
« Ici, toutes les vaccinatrices sont formidables. Elles sont toutes retraitées, sont toutes de bonne humeur, on arrive reposé, on fait de petits jeux le matin, on a chanté Bonne fête. Ça donne un petit plus pour revenir. J’ai toujours été heureuse d’aller travailler, mais c’est sûr, ce n’est pas la même dynamique », d’exprimer Mme Cadorette.
Elle affirme avoir également une belle collaboration lorsqu’elle est à Sherbrooke. « Quand j’arrive le matin, les filles sont tellement contentes, elles disent yes, on a de l’aide aujourd’hui. Moi, je suis une fille très dynamique. Je leur prépare toutes les petites choses. Moi, quand je pars le soir, le lendemain, leur journée, tout est programmé, tout est fait. Je suis très bien accueillie. »
L’heure de la retraite ne semble pas avoir sonné pour cette infirmière de profession. Visiblement pleine d’énergie, enthousiaste et dynamique, la retraite ne semble pas figurer dans les plans de Mme Cadorette. « Moi, j’ai pour mon dire que chaque personne retraitée qui est revenue travailler, c’est qu’ils ont encore le goût et ils ont le meilleur à apporter. Moi, je viens travailler pis j’en apprends encore et c’est ce que je veux, apprendre. C’est toujours du renouveau et c’est ce que j’aime. C’est enrichissant. Les retraités, on est très bien entourés, on a toujours de la documentation, on a des sondages. Chaque personne peut trouver son point d’ancrage où elle va être susceptible d’être bien. J’ai le privilège de dire que je viens trois jours, deux jours ou cinq jours. Je me dis, la journée où ça diminuera avec la vaccination, je vais demeurer au CLSC encore un petit deux, trois jours. Aussi longtemps que je vais pouvoir avoir du fun et la capacité de le faire. »
Pour Mme Cardinal, de pouvoir compter sur l’apport des retraités est différent. Les gens proviennent de divers champs d’action que ce soit « de la santé mentale, néonatalité, urgence, soins intensifs, préposés aux bénéficiaires, anciens gestionnaires, psychologues scolaires, ça fait en sorte qu’on a une équipe super riche en expérience, c’est incroyable. Les gens viennent avec plaisir. Ils arrivent tôt, ils partent plus tard des fois, ils donnent du temps, ils sont généreux. Ils sont fiables. » Un des avantages à gérer des retraités, d’ajouter Mme Cardinal « c’est que ce sont des gens d’expérience, ils nous amènent des suggestions, ça nous permet d’améliorer notre offre de service. Ça demande moins de travail d’accompagnement et d’intégration comparativement à un finissant. »
Sylvain Binette, chef de service en lien avec la vaccination Estrie et responsable du programme d’accompagnement des retraités, mentionne que 1 000 retraités ont rejoint le réseau de la santé. Environ 675 proviennent du CIUSSS, 219 retraités d’ailleurs du réseau et une centaine provenant de l’externe du réseau de la santé. De ce nombre, on en retrouve évidemment du secteur clinique, mais également des agents administratifs. En fait, tout retraité peut, s’il le désire, donner un coup de main. Ça peut être préposé à l’accueil ou autre. On trouvera une tâche correspondant à l’expérience ou aptitudes des personnes », de préciser M. Binette.
Le programme accompagnement des retraités a pris forme l’été dernier. L’initiative consiste à accompagner les personnes qui font un retour au travail. « Les gens ne reviennent pas à n’importe quelles conditions. Ces gens-là veulent de la flexibilité, certaines facilitées du côté du travail. Ils ne veulent pas retrouver leurs conditions d’avant, pis en même temps, ils veulent travailler, mais des choses qu’ils aiment. » Le programme d’accompagnement des retraités a débuté avec le service COVID par des enquêtes, du dépistage et vaccination, mais on désire étendre cette expertise au service régulier. « Ces ressources-là qui sont revenues ont une grande valeur ajoutée, ça peut servir et leur expérience professionnelle vient soutenir l’équipe en place. Le personnel en place peut en bénéficier et ça enlève de la pression sur l’équipe », d’exprimer M. Binette. Les retraités intéressés à tenter l’expérience peuvent se rendre sur le site besoindevous.ca.

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Dudswell consulte ses citoyens

La municipalité de Dudswell invite sa population à participer à une consultation publique. L’exercice qui se déroulera dans le cadre de la planification stratégique 2018-2028 se déroulera le 17 octobre à compter de 19 h, au Centre communautaire de Marbleton, situé au 193, rue Principale Est, juste derrière l’église Saint-Adolphe.
La soirée sera animée par l’agent de développement, Alain Bourgeois. En guise d’introduction, ce dernier fera un survol des différents projets qui ont été adoptés et qui sont sur le point de se concrétiser. Par la suite, l’animateur présentera ceux obligatoires à venir. Les projets à prioriser seront dévoilés aux citoyens.
Les participants seront invités à en discuter à travers diverses tables concernant chaque projet. Ils pourront émettre leur opinion et donner leur appréciation de façon confidentielle. Pour chacune des initiatives, quatre questions seront posées: est-ce que ça raffermit le sentiment d’appartenance de la communauté? Est-ce que ça améliore les services à la communauté? Est-ce que cela attire une clientèle touristique ou de nouveaux résidents? Et est-ce accessible selon les moyens financiers de la municipalité?
Les résidents qui ne pourront participer à la rencontre pourront tout de même répondre au questionnaire de façon électronique en consultant la page d’accueil du site de la municipalité : https://municipalitededudswell.ca/consultation-publique-17-octobre-2022-19-h/

Aeroport

Délégation du Bénin à l’aéroport de Sherbrooke : Projet de formation dans l’air

Nous apercevons une partie de la délégation béninoise en compagnie des intervenants régionaux et d’élus dont la mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, et le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy.

Une délégation du Bénin, diplomates et cadres supérieurs ont récemment débarqué à l’aéroport de Sherbrooke afin de constater sur place les installations. La rencontre qui se voulait exploratoire pourrait déboucher sur un partenariat avec l’aéroport et notamment avec l’entreprise Altitude Centre de l’Aviation afin de former de futurs pilotes.
Chantal Ramsay, conseillère aux entreprises au CLD du Haut-Saint-François, a initié la démarche et a bon espoir qu’elle s’avère positive. Un de ses mandats, explique-t-elle, est de trouver de nouvelles sources de revenus et alternatives aux vols commerciaux à l’aéroport de Sherbrooke. « Je mets donc mon réseau de contacts à profit pour trouver de nouveaux partenaires d’affaires et ainsi faire rayonner notre belle région. »
Yves Legault, consul de la République du Bénin à Toronto et premier conseiller à l’ambassade du Bénin pour les questions d’aviation civile, veille à faire l’interface entre le pays et l’Organisation de l’aviation civile internationale dont le siège est à Montréal. Les représentants du Bénin ont profité de la récente assemblée générale de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OAC) qui se tenait à Montréal pour faire un saut à l’aéroport de Sherbrooke, situé sur le territoire de la municipalité de Cookshire-Eaton.
Le choix de Sherbrooke n’est pas un hasard. M. Legault précise qu’il y a déjà une importante présence de Béninois à l’Université de Sherbrooke. « On a déjà, comme pays, une expérience avec la région et la ville de Sherbrooke, puisque depuis des années, on envoie des étudiants à l’Université de Sherbrooke. C’est une région que l’on connaissait. Pour nous, penser à Sherbrooke pour établir une autre composante de notre dispositif de formation académique, c’était une évidence. L’autre élément, c’est le dynamisme du CLD et des acteurs locaux qui nous ont dit : on serait prêt à vous accueillir, on a des infrastructures qui sont disponibles et on a un intérêt pour travailler avec vous à un projet de coopération académique qui pourrait regrouper le Bénin et la MRC. »
M. Legault mentionne que le Bénin a un besoin au niveau de la formation des pilotes. L’objectif de la journée, explique-t-il, visait pour le Bénin à faire part de leurs besoins en formation des pilotes et des métiers de l’aéronautique et de voir si la MRC du Haut-Saint-François et l’aéroport de Sherbrooke sont en mesure de répondre à cette demande. Si les parties se rejoignent, on tentera de déterminer un cadre de coopération qui sera l’amorce d’un processus de négociations visant à déboucher sur un accord multipartie entre le gouvernement du Bénin, du Canada et des intervenants de la région sur l’installation d’un centre de formation en pilotage. Dans un premier temps, on regarde pour former des pilotes, mais s’ajoutera en cours de route de la formation pour tous les secteurs liés à l’aviation comme le service clients en cabine, les agents de bord, le directeur de vol, le service au sol, les chefs d’escale, toute la gestion des aéroports, les bagagistes, les aiguilleurs du ciel et météo. Tous les métiers qui sont périphériques à l’aviation, nécessaires pour exploiter des aéroports et routes aériennes seront considérés dans l’entente à développer. « Toutes les formations pourraient se faire à partir de l’aéroport de Sherbrooke », d’exprimer M. Legault. Ce dernier ajoute que le site pourrait être considéré « comme un aéroport-école et c’est comme ça qu’on le perçoit. » D’autre part, le consul mentionne que, selon les projections, le transport aérien pour la zone africaine devrait doubler au cours des prochaines années impliquant l’ajout d’avions long-courrier. « On aura des connexions transatlantiques. Donc, on va avoir besoin d’un pilote qui va pouvoir décoller dans un environnement africain et atterrir sous la neige à New York. Dans cette optique, Sherbrooke est un très bon centre de formation pour donner l’expérience de l’hémisphère nord à nos pilotes. Si tout va comme prévu, la première cohorte pourrait regrouper 20 à 25 élèves, mais on songe à déléguer une centaine d’étudiants par année. » La formation pourrait débuter d’ici un an. L’ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire auprès du Canada et représentant permanent auprès de l’Organisation de l’aviation civile internationale, son excellence Jean Claude Félix Do Rego, était confiant d’en arriver à une éventuelle entente de coopération.
Formation
Alexis Etienne, propriétaire et chef gestionnaire d’Altitude Centre de l’Aviation, établi à l’aéroport de Sherbrooke, entend bien saisir cette opportunité. Il est confiant d’être en mesure d’offrir toute la formation nécessaire avec le concours de l’aéroport. Ce dernier a fait une courte présentation de son entreprise tout en expliquant pourquoi il avait choisi Sherbrooke et les avantages qu’offraient le Canada pour faire des formations en aviation et ce tant pour du personnel volant que non volant.
L’entreprise offre déjà la formation de pilote, mais développera également les programmes pour les formations de tout le personnel naviguant que non naviguant. M. Etienne mentionne avoir proposé au Bénin de bâtir ensemble les formations spécifiques dont ils ont besoin sur une période donnée de mois et d’années. Le propriétaire de l’entreprise locale mentionne être en voie de déposer un dossier pour devenir un collège qui permettra d’établir et de bâtir des formations de type AEC (Attestation d’études collégiales).
Selon M. Etienne, les besoins manifestés par le Bénin correspondent au plan de match prévu par son entreprise. Il précise que le nom de cette dernière n’est pas Altitude Centre de Pilotage, mais bien Altitude Centre de l’Aviation. « Par le nom, j’avais déjà fait le choix de vouloir former plus que des pilotes. »
Participant à la rencontre, la mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, mentionne que l’activité lui a permis de voir « d’autres horizons pour le développement de l’aéroport. On entend parler beaucoup du vol commercial, c’est une des avenues potentielles, mais il y a plein d’autres avenues. Ça a vraiment ouvert sur d’autres possibilités et un potentiel de rapprochement politique, économique avec le Bénin et la sous-région africaine, l’Estrie, le Haut-Saint-François et Sherbrooke. » Mme Beaudin dit constater que l’aspect formation à l’aéroport attire des gens de l’international. Elle fait un parallèle avec l’Université de Sherbrooke en ajoutant que « Sherbrooke étant une ville universitaire qui a un rayonnement régional important, il y a quelque chose là de très naturel de miser sur nos institutions d’enseignement, la formation. Il y a un filon pour moi qui sent bon, qui est très intéressant. »
Pour sa part, le préfet Robert G. Roy mentionne ne pas être contre le développement de vols commerciaux, mais souhaite d’abord bien structurer l’aéroport, ses acquis en développant la formation. « Consolidons nos forces et je pense que la formation, c’est notre filon. »

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Journées intenses de culture dans le Haut !

Le Haut-Saint-François était en effervescence dans le cadre des récentes Journées de la culture. Des activités se déroulaient dans au moins cinq municipalités du territoire. Au menu, on retrouvait Les balais de sorcières à Chartierville, la présentation de courts-métrages, les ateliers d’initiation à l’improvisation ou l’initiation au Lindy Hop sans oublier trois ateliers de démonstration d’artistes à Dudswell, la fabrication de chandelles, l’heure du conte à Saint-Isidore-de-Clifton, la Galerie d’art Cookshire-Eaton et l’exposition de photos à East Angus, il y en avait pour tous les goûts. Voici en images un aperçu de cette fin de semaine intense en culture.

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