Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
Bertrand Fortin

Bertrand Fortin prend une retraite bien méritée

Au service de la Régie intermunicipale de la région d’East Angus, le capitaine Bertrand Fortin a eu une heureuse surprise en se déplaçant avec des collègues au Club de golf East Angus. À l’intérieur, plus d’une centaine de personnes l’attendaient pour lui dire joyeuse retraite et partager un repas suivi d’une soirée dansante au rythme country comme l’aime le principal intéressé.

La surprise organisée par les membres de sa famille, avec la participation de pompiers, visait à souligner les 50 années de loyaux services de Bertrand Fortin. Plusieurs personnes dont le président de l’organisme Dany Langlois, l’ancien chef Gaétan Poulin, Chantal Bessette, compagne de vie, Nancy, fille de M. Fortin, et Dany Robitaille, directeur du service, ont souligné avec humour l’importante contribution de M. Fortin. Homme de cœur, généreux, dévoué et passionné sont les qualificatifs utilisés pour décrire le retraité qui aurait effectué plus de 2 500 sorties au cours de sa carrière. Mme Sarah Lévesque, représentante du député Ghislain Bolduc, a remis au nom du député la médaille de l’Assemblée nationale pour les 50 années de services.

Plusieurs présents ont été offerts au jubilé pour souligner l’événement dont une chorégraphie effectuée par des membres de l’Association des pompiers de la Régie d’incendie d’East Angus et à laquelle il a pris part.

« Je suis très surpris. Je pense que le monde m’aime encore », d’exprimer M. Fortin. En entrevue, il mentionne « ce que j’ai aimé le plus, c’est l’esprit de famille des pompiers. Les pompiers, c’était ma vie. Il y avait aussi ma famille, mon commerce, mes proches. Je quitte, mais je suis toujours passionné. Maintenant, je vais m’occuper de mes proches. » Parmi ses souvenirs, M. Fortin mentionne qu’il trouvait difficile intervenir sur les lieux d’un accident impliquant des enfants. Il se remémore également l’incendie de la Résidence Belval. « On avait sauvé le monde, mais on n’a pas été capable de sauver la bâtisse. »

Pleinement satisfait et heureux de sa carrière de pompier, le jubilé profitera de sa retraite à s’occuper des siens, répète-t-il.

 

pompier

 

Caisse des Hauts-Boisés

Fermeture du Service aux entreprises à la Caisse des Hauts-Boisés

En force depuis 2008, le Service aux entreprises offert par la Caisse Desjardins des Hauts-Boisés, dont le siège social est à Cookshire-Eaton, cesse ses activités pour se rattacher au Centre Desjardins aux entreprises (CDE), situé à Sherbrooke.

Cette décision murie pendant plusieurs mois, assure Jean-Claude Cassidy, président de l’institution financière, « tient compte des besoins grandissants des membres. C’est pour ça qu’on doit se tourner vers le CDE. » La résolution de procéder a été adoptée à l’unanimité par les membres, d’exprimer M. Cassidy.

La qualité et l’efficacité de l’équipe de cinq personnes qui était en place n’ont jamais été mises en doute. « L’équipe de la caisse était performante. Le portefeuille se maintenait même avec une légère croissance », de mentionner Jean-Marc Richer, directeur général par intérim. M. Cassidy souligne que les besoins sont grandissants et plus complexes. On fait valoir qu’ici, l’équipe touchait à tout, alors qu’au CDE, on compte une centaine de personnes spécialisées avec 45 directeurs de compte. « Là-bas, il y a des gens qui ont des domaines spécifiques qui peuvent répondre à toutes les demandes et les besoins », de préciser M. Cassidy.

Ce dernier est d’avis que ce sont les membres qui en seront gagnants. Les actifs demeurent à la Caisse des Hauts-Boisés et la clientèle continuera à obtenir son service ici, assure le président de la caisse. « Les spécialistes vont se déplacer et vont rencontrer les entrepreneurs dans leurs locaux ou à la caisse », assure d’un ton affirmatif M. Cassidy. Autre avantage à faire partie du CDE, ajoute MM. Cassidy et Richer, est que les membres n’auront pas à subir de bris de service en raison de la taille de l’équipe.

La transition est déjà amorcée et la prise en charge par le CDE doit être complétée pour le 31 décembre. On mentionne que dès cette semaine, certaines personnes pourraient faire une première rencontre avec des clients. Quant aux cinq personnes touchées par la décision, elles perdent leur emploi et seront prises en charge par un service de raccompagnement spécialisé dans la transition. Certains pourraient être relocalisés au sein de Desjardins alors que d’autres auront à choisir différentes options considérant même la retraite. Les membres de l’ancienne équipe du Service aux entreprises ne peuvent être transférés au CDE de Sherbrooke puisqu’on mentionne que l’équipe est complète.

À l’époque, la Caisse Desjardins de Cookshire avait quitté le CDE pour mettre sur pied son propre Service d’aide aux entreprises en raison d’insatisfaction envers le service provenant de Sherbrooke. La situation a bien changé, assure M. Cassidy. D’abord, par le type de demandes de plus en plus spécifiques et par le degré de satisfaction qui friserait le 80 %. Le CDE gère un portefeuille de 4 milliards 600 millions et dessert 19 000 entreprises alors que le portefeuille à la Caisse des Hauts-Boisés est de 70 M$.

M. Cassidy affirme que la décision a été prise par souci d’améliorer le service aux membres. Il ajoute que la caisse est en bonne santé financière et aucun autre service ne sera touché pour l’instant. Mentionnons que l’institution financière locale était la seule dans les Cantons de l’Est à avoir son propre Service aux entreprises.
DG
D’autre part, le processus pour embaucher un nouveau directeur général n’est pas encore amorcé. « Le CA prendra position, ça prend quelques mois. Il faut établir le profil de la personne et autres », d’expliquer M. Cassidy. Si tout va bien, on croit que l’annonce pourrait se faire en début d’année 2018.

GMF

Blitz d’inscription au GMF du HSF, l’objectif de 85 % à portée de main

Dans le but de diminuer les gens en attente d’un médecin de famille, le groupe de médecine de famille (GMF) du Haut-Saint-François a tenu récemment un blitz d’inscription qui se déroulait au Centre de santé Cookshire. Au total, 109 nouveaux patients ont désormais un médecin de famille.

À ce rythme, Stéphanie Blais-Boilard, responsable de la Table médicale pour le Haut-Saint-François et membre du GMF du territoire, croit que l’objectif qui était fixé par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de 85 % de la population ayant un médecin de famille au 31 décembre prochain, pourrait être atteint. « Avec le blitz, nous serions donc à 84,3 % de la population du Haut-Saint-François avec un médecin de famille. »

Mme Blais-Boilard, copropriétaire du Centre de santé Cookshire, mentionne qu’une équipe de 17 personnes a été déployée pour l’occasion. De ce nombre, on comptait huit médecins, deux infirmières praticiennes spécialisées, trois infirmières cliniciennes et quatre adjointes administratives.

La clientèle visée était les personnes inscrites au GAMF se disant non malade et en attente depuis longtemps. Le choix du samedi, explique Mme Blais-Boilard, « était d’éviter aux travailleurs de s’absenter du travail. » Maintenant inscrites, ces personnes auront leur médecin lorsque le besoin s’en fera sentir. Se faisant rassurante, Dre Blais-Boilard précise que tous les cas urgents inscrits sur le territoire disposent déjà d’un médecin de famille. Le nombre de personnes inscrites au GAMF pour le Haut-Saint-François serait de 1 424 personnes. Mentionnons que 2 000 patients sont inscrits au GMF du HSF depuis janvier 2017.

Eugène Geneau faisait partie des 109 patients à s’être inscrit. « Quand on m’a appelé, j’ai accepté immédiatement. Ça faisait entre un an et demi, deux ans, que j’attendais. C’était très important pour moi, je voulais pas manquer ça même si ça avait été une journée de semaine. L’inscription, ça très bien été. Plus court que j’avais prévu. C’était très professionnel et très bien expliqué. »

Westbury

La continuité et la nouveauté s’affrontent à Westbury

À Westbury, le maire sortant Kenneth Coates affronte le conseiller sortant Gray Forster. Ce dernier propose du sang neuf pour diriger la municipalité alors que M. Coates mise sur la continuité.

Le maire sortant mentionne être fier de son bilan. À ce titre, il souligne la construction du bâtiment multifonctionnel qui abrite en saison estivale le marché public. « Nos chemins sont de mieux en mieux et des chauffeurs d’autobus nous disent que nous avons les meilleurs chemins du Haut-Saint-François. On a investi beaucoup d’argent dans la régie d’incendie et maintenant, on est mieux équipé pour combattre des feux et intervenir sur les accidents. » M. Coates ajoute que le fait de participer à la Régie des Hameaux pour la cueillette des ordures, le recyclage et compostage permet de réaliser des économies.

Parmi les priorités pour le prochain mandat, M. Coates s’engage à travailler avec la municipalité voisine, East Angus, pour améliorer les axes routiers que sont la 214, 112 et 253. « L’entretien de nos chemins reste toujours une priorité. » Le maire sortant mentionne que la municipalité peut dans la mesure du possible apporter un appui au développement domiciliaire et pour la relève agricole que ce soit notamment par un changement de réglementation. Il ajoute que la municipalité peut travailler avec des organismes de développement comme le CLD pour aider la réalisation de projets.

Quant aux relations avec sa voisine East Angus, M. Coates mentionne « je vois ça d’un bon œil. C’est très important de bien s’entendre avec nos voisins, n’importe quels voisins. »
Informé sur le fait que son adversaire bénéficiait d’appui de plusieurs conseillers élus, M. Coates s’est montré un peu surpris. « Je n’ai pas eu cette information. » Cependant, il ne voit aucun problème à travailler avec les membres du conseil s’il devait être élu. « Je n’ai jamais eu de problème à travailler avec le conseil. Je n’ai rien fait qui pourrait virer les affaires à l’envers. » M. Coates est d’avis que les électeurs doivent lui faire confiance. « La municipalité est en bonne santé, on a toujours avancé avec un taux de taxe raisonnable. » Quant au sang neuf, le maire sortant mentionne qu’il y a déjà de nouveaux élus et ajoute « ça ne prend pas nécessairement du sang neuf, mais une attitude positive. »

Gray Forster
En pleine campagne électorale, Gray Forster semble plutôt satisfait du déroulement des choses pour l’instant. « J’ai un petit groupe, je fais des téléphones, du porte-à-porte. Il y a beaucoup de gens que je ne connais pas et des nouveaux. » M. Forster mentionne que de quatre à cinq conseillers élus l’appuient dont certains l’accompagnent pour faire du porte-à-porte. Il va sans dire que s’il devait être élu, il se sent très confortable avec les membres de l’éventuel conseil municipal.

Le candidat est d’avis que la municipalité a besoin de sang neuf à la mairie. « Je pense que ça prend du nouveau. » M. Forster mentionne ne pas vouloir regarder dans le passé pour faire sa campagne, mais plutôt se tourner vers l’avenir. Retraité depuis 2006, le candidat lance: « je suis très disponible. » Il est d’avis que ses années d’expérience à titre de conseiller depuis 2009, et ses diverses responsabilités au sein de plusieurs comités comme la voirie, la régie d’incendie sont un atout pour la municipalité.

« En faisant ma tournée, je me rends compte que c’est tellement vaste. Les priorités ne sont pas pareilles d’un secteur à l’autre. Je vais faire des rencontres par secteur et faire remplir un questionnaire pour préparer un lac à l’épaule pour planifier les prochains quatre ans. Après, on va faire une consultation publique », d’exprimer M. Forster.

Tout en préservant l’indépendance de Westbury, M. Forster souhaite établir une relation de bon voisinnage avec East Angus. Il veut réaliser une étude conjointe pour développer l’axe des routes 214, 253 et 112. Il désire former un comité Westbury-East Angus afin de travailler sur des points communs que ce soit l’eau, les chemins mitoyens et autres. M. Forster espère aussi travailler avec les développeurs de secteurs domiciliaires. L’aspirant au siège de maire manifeste une vision régionale et souhaite relever des défis avec ses collègues pour affronter divers dossiers comme Valoris, une piste cyclable et autres. M. Forster est d’avis que la municipalité de Westbury est en bonne santé financière et qu’il y a moyen d’apporter des améliorations sans pour autant augmenter le fardeau fiscal. Mentionnons que le conseiller au siège numéro 5, Denis Allaire, s’est désisté et que des élections partielles se dérouleront le 10 décembre pour pourvoir le poste.

Pierre Hébert

Votez ou taisez-vous !

Le dimanche 5 novembre prochain sera le moment privilégié où les contribuables auront la chance de se prononcer sur le choix de leurs dirigeants. Se déplacer une fois toutes les quatre années n’est pas exagéré. Trop souvent, les élus disent parler et poser des gestes au nom des citoyens. Ne laissez pas aux autres interpréter ou supposer ce que vous pensez. Manifestez votre volonté en utilisant votre droit de vote.

Utiliser votre droit de vote vous permet en toute légitimité de critiquer les élus et leurs prises de décisions. Si pour vous ça ne vaut pas la peine de faire cet exercice, alors abstenez-vous de critiquer pendant les quatre prochaines années.

Que l’on soit d’accord ou non avec les idées avancées par les candidats, ils méritent notre respect. Ces personnes souhaitent être des agents de changements œuvrant à l’amélioration de la qualité de vie de leur communauté. Le travail d’élus que ce soit conseiller ou de maire est tout sauf une sinécure. Nombreuses sont les responsabilités qui leur incombent, nombreuses sont les réunions, nombreuses sont les heures de travail, nombreuses sont les critiques et rarement les félicitations. Ces candidats sont tous animés d’une volonté commune, et ce n’est pas la paye, mais plutôt celle de contribuer au développement de leur communauté.

Ceci dit, les contribuables ont le droit de poser des questions, de remettre en doute des décisions, d’animer, en fin de compte, la vie démocratique d’un milieu et cela est sain. D’ailleurs, plusieurs citoyens se plaignent du déroulement des séances de conseil municipal considérées plutôt exécutives quant à la durée. Ce n’est qu’une suite de lectures de résolutions déjà travaillées, discutées et prédigérées qui est offerte au public. Certes, les réunions de travail ont leur utilité, mais y aurait-il moyen d’informer davantage les citoyens sur les raisons motivant l’adoption des résolutions ? Des gens informés sont des citoyens allumés.

L’appareil politique municipal est celui sur lequel les citoyens ont le plus d’emprise en comparaison avec le palier provincial ou fédéral. Les citoyens côtoient régulièrement leurs élus que ce soit à l’épicerie, chez le coiffeur, au garage, etc. Le vote n’est pas une discussion de dépanneur, d’épicerie ou autres. C’est un exercice sérieux, déterminant pour l’avenir de la communauté. Il doit être pris au sérieux et exercé avec discernement. Vaut mieux voter et contribuer à quelque chose que de ne pas voter et dire j’aurais dont dû pendant quatre ans; ça peut être long.

Cookshire-Eaton

Different visions for doing things

Rigorous management of the budget, transparency in the municipal council, security and development are the principal themes addressed by the three candidates for the position of mayor of Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, Yvon Roy and Marc Turcotte.

Sylvie Lapointe
After one term as municipal councillor, Sylvie Lapointe proposes a rural municipality where primary services such as infrastructure, public works, fire protection, first responders, public security, recreational and cultural activities, sports and other services all contribute to the collective well-being of the community. Recognizing that a certain discomfort exists between the new direction of Loisirs Cookshire and herself, Lapointe promises it will not alter her judgment. «I will not ignore them. If the existing committee wants to do things, the door will be open to their requests,» she said in French.

On another note, the candidate would like to consolidate and develop the distinctive character of the six districts of the municipality. She suggested that Johnville will see residential development, while Sawyerville constitutes «a touristic gem» with the development of the dam and foot paths. She added that Sawyerville can offer urban development in a rural setting. The Cookshire sector represents the nucleus, and must also be developed. In Lapointe’s view, the extension of Route 410 around Lennoxville will contribute to a 30% increase in traffic on Route 108 leading to Cookshire.

The candidate wishes to build on certain sectors, notably tourism, industry and commerce. «It’s something to develop; we need to bring people to our area. The internet in Johnville and Sawyerville, we need to look into that.» She is considering reviewing, with the municipal council, the terms of welcome taxes, and putting in place a policy of tax exemption for new arrivals. «On the long term, we will be winners.»

Member of the outgoing council, Lapointe advocates greater transparency. «The administration was good,» she explained, but «people need to be more aware of what is happening.» The way of doing this has not yet been finalized, whether by a small monthly bulletin or by other means. «I want to make people aware of decisions that are going to be made, to say ‘We’re doing this, and next month, we’ll be doing that.’ To let people know what their taxes are paying for.» On another note, Lapointe considers that the municipal personnel are highly competent. However, she believes that certain tasks are not distributed correctly, and she would like to review how things are done.

Yvon Roy
Considering his 20 or so years of experience in the municipal milieu for the Municipality of Cookshire-Eaton and Eaton, the outgoing councillor Yvon Roy believes his experience gives him the competencies necessary for assuming the position of mayor. «I have done my job to the maximum, I am committed to serving my fellow citizens,» he said, speaking in French. The candidate is focusing on citizens’ quality and security. Saying he is satisfied with the fire services, Roy wishes to construct a new fire station for the firefighters of the Sawyerville sector. He would also like to add a third door to the station in Johnville. Further to the topic of security, Roy proposes to make the school corridors more secure in the municipality, particularly that of the Notre-Dame-de-la-Paix School in Johnville, by creating a drop-off area behind the building. Considering the extension of Route 410, the candidate sees the housing development in this area as important, but without neglecting the other areas in the municipality. The arrival of new families is important to Roy. He proposes to encourage industrial, touristic and other development. «We have to attract them,» he said. The candidate proposes to develop an incentive program that permits families to find housing at an affordable cost.

On the topic of the quality of life, Roy would like the community to have available such necessary elements as adequate community centres and an urban park that responds to their needs. In this sense, he proposes to install water parks, starting in the spring of 2018, in the Cookshire, Sawyerville and Johnville districts. Road repairs remain a preoccupation for the candidate. Roy said he commits to working for the development of the municipality, but to do so always while respecting the budget and the taxpayers’ ability to contribute.

Marc Turcotte
The rigorous management of expenditures and transparency are at the heart of Marc Turcotte’s commitments. In the candidate’s view, planning expenditures should include short-term, medium-term and long-term visions. «I am a planner,» he said in French. He sees it as essential to prioritize and justify the choices in terms of the necessity of investments. He would validate needs and establish a process of inquiry. Is it necessary and useful, and does it respond to the taxpayers’ desires? For example, he mentioned that «it’s been proposed that we close the pool in Cookshire and replace it with a water park. Have we verified with the public whether or not they want the pool? I would like to know why we would get rid of an asset.» He added that he would like each economic or community project to undergo a search for a consensus and a needs-analysis. «It is necessary that a collective approach involving understanding and solidarity among politicians, administration personnel, and citizens be put into place in order for our collective choices to be the most representative possible of the interests of citizens.» Turcotte would also like to consult citizens about a global plan for the next four years. «It’s the price to pay for doing things differently and democratizing municipal affairs,» he said. In this spirit, he wants to develop an information and consultation network accessible to the community in both French and English. How to do this is to be determined, but this aspect is essential, in his view.

Turcotte wants to make sure that the services offered by municipal personnel are as effective as possible. In this light, he hopes that the various services will have objectives with a method of evaluation. He proposes to put in place a telephone line for complaints. «Citizens have the right to complain and should obtain responses quickly,» he said. The candidate believes that the municipality should work on improving its assets, complete its urban development, and plan infrastructures for senior citizens and young families. Conscious of the importance of attracting new businesses, the candidate said «we should prepare our industrial zones in Cookshire and Sawyerville, but always within the context of tight and well-planned budget management.»
Cookshire-Eaton Innovation
Asked whether the municipality needs a development organization such as Cookshire-Eaton Innovation, two candidates said yes, and one said no. Sylvie Lapointe said, «Yes, in the sense that we have to have the right persons around the table. It’s a very good asset, but it should focus more in the direction of small businesses. We have to furnish our small buildings.» Lapointe also spoke about an industrial motel that could accommodate 10 or so small businesses. For Yvon Roy, it is clear that the municipality needs what he considers to be an important tool for development. «With Cookshire-Eaton Innovation, we will be working to create businesses and housing. It’s important to maintain it.»

For Marc Turcotte, such an organization is not necessary. He proposes to put into place an office of projects that will look at all the proposals coming from the community or that are economic in nature. «At this moment, we will obtain the necessary professionals. Cookshire-Eaton Innovation is not the tool. We do not need a particular structure. If Cookshire-Eaton Innovation stays in place, it should become the board of directors of the office of projects. It’s going to have to prove its interest.»

Regarding the question of whether the municipality made an error in endorsing the project to construct a building that would house the microbrewery, Lapointe said no. «It was not an error, but it was big for a small community such as ours. The percentage of debt will go up. Will that block us from other projects? We will see.» She added, «the project had advanced so far. Everything was in place.» For the future, the candidate hopes that efforts would focus on furnishing existing buildings and maybe, later, building an industrial motel that could bring together 10 or so small businesses.

For Roy, it was not a mistake. «There are enough people. The important thing is that we are giving our support with a guarantee; we are protected all the way.» For Turcotte, «It was a mistake to have acted in a way that holds citizens hostage. The error is in the process.» It would have been preferable, in his view, to consult the citizens in the beginning, and to ask whether they would like to have an industrial motel. «We have to test whether the need is there.»

If she is elected, Sylvie Lapointe said she would quit her job in order to devote herself full-time to her new duties as mayor. For Roy, his vast experience offers the necessary assets to serve taxpayers. As for Turcotte, he proposes to do things differently.

Cookshire-Eaton

Des visions différentes de faire les choses à Cookshire-Eaton

Gestion rigoureuse du budget, transparence au conseil municipal, sécurité et développement sont les principaux thèmes véhiculés par les trois candidats, Sylvie Lapointe, Yvon Roy et Marc Turcotte, à la mairie de Cookshire-Eaton.

Sylvie Lapointe
Sortant du poste de conseillère municipale après un mandat, Sylvie Lapointe propose une municipalité rurale où les services de première ligne comme infrastructures, travaux publics, protection incendie, premiers répondants, sécurité publique, les loisirs, les sports sans oublier le culturel et autres contribueront au bien-être collectif de la communauté. Reconnaissant qu’il y a un malaise entre la nouvelle direction de Loisirs Cookshire et elle, Mme Lapointe assure que cela n’altèrera pas son jugement. « Je ne les ignorerai pas. Si le comité en place veut faire des choses, la porte sera ouverte aux demandes. » Dans un autre ordre d’idée, la candidate souhaite consolider et développer le caractère distinctif des six districts de la municipalité. À ce titre, elle est d’avis que Johnville est promis à un développement domiciliaire alors que Sawyerville constitue « un petit bijou touristique » avec le développement du barrage et des sentiers pédestres. Elle ajoute que Sawyerville peut offrir un développement urbain en milieu rural. Quant au secteur Cookshire, il constitue le noyau qu’il faut également développer.

Mme Lapointe est d’avis que le prolongement de la route 410 du côté de Lennoxville contribuera à augmenter de 30 % le flot de véhicules sur la route 108 conduisant à Cookshire. Il y a des aspects sur lesquels la candidate souhaite tabler notamment le volet touristique, industriel et commercial. « C’est une chose à développer, il faut apporter des gens ici. L’internet à Johnville et Sawyerville, il faudra se pencher là-dessus. » La candidate songe à revoir, avec le conseil municipal, les modalités de taxes de bienvenue et mettre en place une politique de congé de taxes pour les nouveaux arrivants. « À long terme, on est gagnant. »

Membre du conseil sortant, la candidate prône une plus grande transparence. « L’administration a été très bien faite », précise Mme Lapointe, mais « il faut que les gens soient plus au courant de ce qui se passe. » La façon de faire n’est pas encore arrêtée que ce soit par un petit journal mensuel ou autres. « Je veux mettre les gens au courant des décisions qui vont se prendre, qu’on dise: on fait ça et le mois prochain, on va faire quoi . Mettre les gens au courant où va l’argent de leurs taxes. » Dans un autre ordre d’idée, Mme Lapointe considère que le personnel en poste est hautement compétent. Toutefois, elle croit que certaines tâches ne sont pas distribuées aux bonnes places et voudrait revoir cette façon de faire.

Yvon Roy
Considérant ses quelque 20 années d’expérience dans le milieu municipal pour la municipalité de Cookshire-Eaton et Eaton, le conseiller sortant Yvon Roy croit que cela lui procure les compétences nécessaires pour assumer le poste de maire. « J’ai fait mon ouvrage au maximum, j’ai à cœur de servir mes concitoyens », exprime-t-il. Le candidat mise notamment sur la qualité et la sécurité des gens. Satisfait du service d’incendie, M. Roy désire concrétiser la construction d’une nouvelle caserne pour les pompiers du secteur Sawyerville. Il souhaite également ajouter une troisième porte à celle du secteur Johnville. Toujours au chapitre de la sécurité, M. Roy désire sécuriser les corridors scolaires sur le territoire et particulièrement celui de l’école Notre-Dame-de-la-Paix à Johnville en aménageant un débarcadère derrière l’édifice. Le développement domiciliaire dans ce secteur, en tenant compte du prolongement de la route 410, apparaît important aux yeux du candidat, mais sans négliger les autres de la municipalité. L’arrivée de nouvelles familles est importante pour M. Roy. Il propose de favoriser le développement industriel, touristique et autres. « Il faut les attirer. » Le candidat propose le développement d’un programme incitatif permettant aux familles de trouver un moyen de se loger à coût abordable.

Au niveau de la qualité de vie, M. Roy souhaite que la communauté dispose des éléments nécessaires comme des centres communautaires adéquats, un parc urbain répondant à leurs besoins. Il y va d’un engagement en proposant l’installation de jeux d’eau à partir du printemps 2018 dans les secteurs de Cookshire, Sawyerville et Johnville. La réfection de rues demeure une préoccupation pour le candidat. M. Roy s’engage à travailler au développement de la municipalité, mais toujours, dit-il, en respectant le budget et la capacité de payer des contribuables.

Marc Turcotte
La gestion rigoureuse des dépenses et la transparence sont aux centres des engagements de Marc Turcotte. Pour le candidat, il y a moyen de planifier les dépenses sur une vision à court, moyen et long terme. « Moi, je suis un planificateur », précise-t-il. Pour le candidat, il est capital de prioriser et de justifier les choix vis-à-vis la nécessité des investissements. Il souhaite valider les besoins et établir un questionnement. Est-ce nécessaire, utile et répondent-ils à la volonté des contribuables ? À titre d’exemple, il mentionne « on a dit qu’on fermait la piscine à Cookshire pour la remplacer par des jeux d’eau. A-t-on vérifié auprès de la population si elle voulait ou pas de la piscine ? Je voudrais savoir pourquoi on fait disparaître un acquis. » Il ajoute souhaiter que tout projet à caractère économique ou communautaire soit soumis à une recherche d’un consensus et d’une analyse des besoins. « Il est donc nécessaire qu’une démarche collective impliquant une connaissance et une solidarité entre le personnel politique, le personnel administratif et les citoyens soit mise en place pour que nos choix collectifs soient les plus représentatifs possible des intérêts des citoyens. » M. Turcotte aimerait également consulter les citoyens sur une planification globale couvrant les quatre prochaines années. « C’est le prix à payer pour faire autrement et démocratiser les affaires municipales. Dans cet esprit, le candidat souhaite développer un réseau de consultation et d’information accessible à la communauté anglophone et francophone. La façon de faire reste à déterminer, mais cet aspect est essentiel à ses yeux.

M. Turcotte désire s’assurer que les services offerts par le personnel de la municipalité soient plus efficaces possible. À ce titre, il espère que les divers services aient des objectifs avec une méthode d’évaluation. Il propose de mettre en place une ligne téléphonique pour les plaintes. « Les citoyens ont le droit de se plaindre et devraient obtenir des réponses rapidement. » Le candidat croit que la municipalité doit travailler sur l’amélioration des acquis, compléter le développement urbain et planifier les infrastructures pour les personnes âgées, les jeunes familles. Conscient de l’importance d’attirer de nouvelles entreprises, le candidat mentionne « préparons nos zones industrielles à Cookshire et Sawyerville, mais toujours à l’intérieur d’une gestion budgétaire serrée et planifiée. »

Cookshire-Eaton Innovation
Interrogés à savoir si la municipalité a besoin d’un organisme de développement comme Cookshire-Eaton Innovation, deux candidats répondent oui et un non. Pour Sylvie Lapointe, « oui dans le sens où il faut avoir les bonnes personnes autour de la table. C’est un très bon atout, mais il faudrait aller plus du côté des petites industries. Il faudrait meubler nos petits édifices. » Mme Lapointe parle également d’un motel industriel, mais pouvant accueillir une dizaine de petites entreprises. Pour Yvon Roy, il est clair que la municipalité a besoin de ce qu’il considère être un important outil de développement. «Avec Cookshire-Eaton Innovation, on va travailler à amener des business et des maisons. C’est important de le maintenir. »

Pour Marc Turcotte, un tel organisme n’est pas nécessaire. Il propose de mettre en place un bureau de projets qui regarderait toutes propositions provenant de la communauté ou d’ordre économique. « À ce moment, on prendra les professionnels nécessaires. Cookshire-Eaton Innovation n’est pas l’outil. On n’a pas besoin de structure particulière. Si Cookshire-Eaton Innovation demeure, il devra devenir le CA du bureau de projets. Il va falloir qu’il prouve son intérêt. »

Quant à savoir si la municipalité a commis une erreur en cautionnant le projet de construction du bâtiment accueillant la microbrasserie, Mme Lapointe croit que non. « Ce n’est pas une erreur, mais c’est gros pour une petite municipalité comme la nôtre. Le pourcentage d’endettement va augmenter. Est-ce que cela va nous barrer pour d’autres projets ? On verra. » Elle ajoute: « le projet était rendu tellement loin. Tout était en place. » Pour l’avenir, la candidate souhaite que les efforts soient concentrés à meubler des bâtiments existants et peut-être, plus tard, bâtir un motel industriel, mais qui pourrait regrouper une dizaine de petites entreprises. Pour M. Roy, ce n’est pas une erreur. « Il y a assez de gens; l’important là-dedans, nous, on supporte avec une garantie, on est protégé au bout. » Pour M. Turcotte, « c’est une erreur d’avoir fait en sorte de mettre les citoyens en otage. L’erreur est dans le processus. » Pour le candidat, il aurait été préférable de consulter les citoyens au début et de leur demander s’ils voulaient un motel industriel. Faut faire la preuve qu’on a des besoins. »

Si elle devait être élue, Sylvie Lapointe mentionne qu’elle abandonnera son travail pour se consacrer à temps plein à ses nouvelles fonctions de maire. Pour M. Roy, sa vaste expérience est les atouts nécessaires pour servir les contribuables. Quant à M. Turcotte, il propose de faire les choses autrement.

Débat Cookshire

Un débat respectueux et apprécié du public à Cookshire

C’est à un débat civilisé et respectueux que les 150 personnes de la grande municipalité de Cookshire-Eaton ont assisté, la semaine dernière, à la salle Guy-Veilleux du secteur Cookshire. Plusieurs citoyens des secteurs Johnville et Sawyerville, sans oublier Cookshire, participaient à la rencontre soucieux de savoir ce que les candidats à la mairie Sylvie Lapointe, Yvon Roy et Marc Turcotte avaient à leur offrir.

Visiblement nerveux, au début, les candidats ont participé à un petit jeu-questionnaire, histoire de casser la glace, suivi d’une courte présentation expliquant respectivement leurs motivations pour solliciter le poste de maire.

À la question si la municipalité avait besoin d’outils de développement que ce soit d’ordre économique, culturel, agricole et autres, Sylvie Lapointe mentionne que oui, mais précise que la municipalité doit utiliser les moyens en place dont le CLD. Elle fait part que l’absence de la municipalité à la table du CLD, organisme de développement régional, constitue un manque et qu’elle y serait présente. Elle ajoute que la création en 2017 de Cookshire-Eaton Innovation visait à développer « nos propres produits à nous.  »

Yvon Roy se montre catégorique, « oui, la ville a besoin d’outils. On en a un (Cookshire-Eaton Innovation), il faut laisser le temps à l’organisme. » Il ajoute que la municipalité doit également travailler avec le CLD et autres agents de développement. Marc Turcotte parle de croissance et de satisfaction des besoins. Il mentionne que le projet de Loi 122 permettra une plus grande possibilité aux municipalités d’obtenir l’argent nécessaire. Il souligne l’existence d’organismes et de programmes d’aide comme levier. Il insiste « pour faire des projets, il faut une vision et la meilleure façon est de planifier. » Il ajoute que de travailler à l’amélioration de la qualité de vie dans laquelle les gens se reconnaissent constitue un bon départ.

Quant à la qualité de la gestion municipale, le candidat Roy soutient qu’elle est « assez efficace et compliquée. Il n’y a pas de gros problèmes de gestion », précise-t-il. M. Roy est d’avis que les mécanismes en place sont efficaces et qu’il souhaiterait instaurer une politique ne laissant aucune place au harcèlement psychologique et sexuel. Marc Turcotte parle d’un « manque de communication flagrant. Il y a un manque dans la gestion parce qu’il y a un manque de responsabilisation. Il faut que dans la structure les gens connaissent leurs tâches. Ça prend des chefs et des leaders pour s’assurer que chacun fasse sa job. » Le candidat ajoute s’il n’y a pas de bonne volonté du personnel, il pourrait faire appel à une firme externe. Sylvie Lapointe manifeste son désaccord avec son prédécesseur en soutenant que le personnel en place est hautement compétent. « Il est juste pas bien administré. Avec les gens en place, on peut faire beaucoup plus », il suffit de mieux définir les tâches de chacun, de laisser entendre la candidate.

La taxation municipale était un incontournable. À la question: est-ce que les citoyens sont surtaxés ? M. Turcotte mentionne que les citoyens payent et ne voient rien autour d’eux qui permet une vitalisation de leur milieu. Il soutient une meilleure gestion consistant à planifier les projets à mettre en place. « Il faut planifier, prendre soin des acquis avant de faire de nouveaux projets. » Il propose, ce qu’il qualifie de véritable équilibre budgétaire basé sur des dépenses équivaut aux revenus et non de piger dans un fonds pour équilibrer le budget.
D’emblée, Mme Lapointe mentionne: « Je ne vous ferais pas croire que je vais geler les taxes pendant deux ans pour arriver avec une augmentation de 4 % l’année suivante. Pour moi, c’est de maintenir un taux raisonnable. Il faut augmenter les revenus de la municipalité en implantant de nouvelles industries, avec la construction de maisons neuves et la rénovation. » M. Roy soutient que le taux est « assez bien équilibré et que la municipalité dispose de services complets. » Le problème explique-t-il, en comparant avec Sherbrooke, est que cette municipalité compte beaucoup plus de résidences sur son territoire que celle de Cookshire-Eaton.

La dernière question portait sur l’administration des finances publiques et les dépenses. Mme Lapointe croit qu’il y a moyen de couper sur certains postes, mais d’autres sont intouchables comme le service d’incendie. Elle propose de surveiller de près toutes les dépenses à commencer par les frais de cellulaire du personnel. Quant aux travaux publics, elle lance « quand il en a six accotés sur un poteau et deux qui creusent », il y a lieu de se poser des questions. Pour M. Turcotte, il est important de savoir d’abord l’état de la situation générale de l’ensemble de la municipalité et « mettre en place une démarche de planification et voir ce qu’on peut payer. Quand j’entends dire qu’il y a des cols bleus qui passent leur temps à côté du trou, c’est parce qu’il a un responsable qui leur a donné l’ordre. C’est au responsable à dire pourquoi, le type de travail à effectuer et le nombre de personnes nécessaires. » M. Roy soutient que le personnel notamment pour les travaux publics travaille adéquatement et qu’il n’y a pas lieu de réduire les dépenses dans ce secteur étant donné la somme de travail à faire sur les chemins. « Je ne crois pas que ce soit mal géré », précise-t-il.

Période de questions
À la période de questions, une jeune fille a demandé quels étaient les plans pour la jeunesse. Les candidats Turcotte et Lapointe ont invité les jeunes à faire connaître leurs besoins au conseil et qu’ils auraient une oreille attentive. M. Roy parle de faire une mise à niveau des infrastructures en place comme le skate parc et la patinoire et de prévoir un endroit permettant aux jeunes de faire des soirées. Conseiller sortant, Yvan Tremblay demande comment les candidats vont aborder la négociation du contrat de travail des employés alors que cela représente 40 % du budget municipal. Les candidats Lapointe et Turcotte se montrent prudents en laissant entendre qu’il faudra aller avec la capacité de payer de la municipalité. M. Roy mentionne ne pas pouvoir répondre puisqu’aucune demande n’a encore été déposée. À la question posée par une adolescente quoi faire pour répondre aux jeunes anglophones, M. Turcotte soutient que la communauté se sent de plus en plus exclue et propose que l’information soit diffusée automatiquement dans les deux langues. Mme Lapointe ajoute qu’il faut plus que des dépliants bilingues et invite la population à lui donner des éléments de solution. M. Roy parle du projet de regrouper à l’intérieur de l’école primaire de Sawyerville les jeunes francophone et anglophone. Candidate au siège # 5, Danielle Tremblay a sollicité les candidats à s’impliquer pour conserver le caractère bilingue de ce secteur et d’aider les jeunes des deux communautés à grandir ensemble. La préservation de la bibliothèque à Sawyerville ainsi que celle à Cookshire a été soulevée. Un citoyen a demandé aux candidats de se commettre pour donner la chance aux entrepreneurs locaux de soumissionner lors de projets. Tous trois ont souligné l’importance de le faire alors que M. Turcotte a suggéré d’inscrire les noms des entrepreneurs locaux pour pouvoir leur soumettre les soumissions. Diane Latendresse a demandé la position des candidats vis-à-vis la communauté essénienne. Les trois ont refusé de commenter en soutenant qu’un dossier était pendant devant la justice, mais précisé qu’ils entretiendraient une discussion une fois que les choses seraient clarifiées.

Enfin, le maire sortant Noël Landry a tenu à préciser, hors débat, qu’il n’avait pas quitté la table du CLD, mais avait plutôt été remplacé par la municipalité de East Angus lors du vote pour désigner les membres du comité exécutif.

Mentionnons que le débat était organisé par deux citoyens, Michel Turcotte et Irène Dubé.

actualite

A respectful and appreciated debate

It was a civilized and respectful debate in the large municipality of Cookshire-Eaton attended by 150 persons last week at the Guy-Veilleux hall in Cookshire. A number of citizens from Johnville and Sawyerville, in addition to those from Cookshire, participated in the meeting to learn what mayoral candidates Sylvie Lapointe, Yvon Roy and Marc Turcotte had to offer.
At first visibly nervous, the candidates participated in a little quiz to break the ice, followed by a short presentation explaining their respective motivations for seeking the position of mayor. The debate was in French.

To the question of whether the municipality needed development tools, whether economic, cultural, agricultural, or other, Sylvie Lapointe said yes, but specified that the municipality should use means already in place, such as the CLD (Centre local de développpement). She said that the absence of the municipality around the CLD table was a lack, and that she would be present there. She added that the creation in 2017 of Cookshire-Eaton Innovation aimed to develop «our very own products.»

Yvon Roy stated categorically that «yes, the municipality need tools. We have one (Cookshire-Eaton Innovation). We have to give some time to the organization.» He added that the municipality also should work with the CLD and other agents of development. Marc Turcotte spoke about growth and satisfying needs. He mentioned that the Quebec government’s Bill 122 gives municipalities a much greater opportunity to obtain necessary funds. He noted the existence of organizations and aid programs that can be used as levers. He insisted that «to carry out projects, you need a vision and the best way is to have a plan.» He added that working to improve citizens’ quality of life constitutes a good beginning.

Regarding the quality of municipal management, Roy said it is «effective enough, and complicated. There are no big management problems.» Roy said the mechanisms in place are efficient and that he would like to create a policy that leave no place for psychological and sexual harassment. Marc Turcotte spoke about «a flagrant lack of communication. In the structure, people should know their jobs. That takes managers and leaders to assure that each person does their job.» The candidate added that if staff members showed a lack of good will, he could call upon an external firm. Sylvie Lapointe expressed her disagreement with her predecessor, maintaining that the personnel in place are highly competent. «The personnel are just not well administered. With the staff in place now, we can accomplish much more.» We just need to better define the tasks of each person, she implied.

Municipal taxes are not to be ignored. To the question «Are citizens over-taxed?», Turcotte said that citizens pay, but see nothing around them that helps invigorate their milieu. He insisted that better management consists of planning the projects to put into place. «We have to plan, to take care of our assets before plunging into new projects,» he proposed, calling for a truly balanced budget based on expenditures equal to revenues, not dipping into funds to balance the budget.

Right away, Lapointe said «I do not want you to think that I will freeze the taxes two years and then come up with an increase of 4% the following year. I would maintain a reasonable level. We need to raise municipal revenues by introducing new industries, with the construction of new houses and renovation.» Roy held that the tax level is «balanced well enough and the municipality offers complete services.» The problem with comparing our municipality with Sherbrooke, he said, is that the latter has many more residences on its territory than Cookshire-Eaton has.
The last question concerned the administration of public finances and expenditures. Lapointe said that certain posts could be cut, but others were untouchable, such as the fire services. She proposed to closely oversee the expenditures, beginning with the cellphone costs of employees. Regarding public works, she remarked, «When there are six workers leaning against a post, and only two digging a hole,» you have to ask questions. Turcotte said it is important to first know the state of the general situation of the entire municipality and «to put in place a process of planning, and see what you can pay for. When I hear that there are blue-collar workers who spend their time standing around beside a hole, it’s because there is a manager who gave them an order. It’s the manager who should explain why, the type of work to be done, and the number of persons necessary.» Roy maintained that the workers, especially in public works, do their work adequately, and there is no reason to reduce the expenditures in this sector, given the amount of work to be done on our roads. «I don’t believe the work is mismanaged,» he said.

Question period
During the question period a young girl asked what the candidates’ plans are for youth. Turcotte and Lapointe invited youth to make their needs known to the municipal council, and said they would have an attentive hearing. Roy spoke about upgrading the infrastructures in place, such as the skate park and the skating rink, and creating a place that would permit youth to get together. Outgoing councillor Yvan Tremblay asked how the candidates would approach the contract negotiations with employees, given that this cost represents 40% of the municipal budget. Candidates Lapointe and Turcotte responded prudently, implying that it is necessary to respect the municipality’s capacity to pay. Roy said he could not respond, because no demand has yet been submitted.

A teenaged girl asked what could be done to meet the needs of young English speakers. Turcotte argued that the English-speaking community feels more and more excluded, and proposed that information be automatically distributed in both languages. Lapointe added that we need more bilingual brochures, and invited the public to suggest some solutions. Roy spoke about a project to bring together young Francophones and Anglophones within the Sawyerville Elementary School. Candidate for the councillor seat no. 5, Danielle Tremblay asked the candidates to get involved in conserving the bilingual character of the Sawyerville sector, and to help the youth of the two linguistic communities to grow up together. The preservation of the Sawyerville library, as well as the one in Cookshire, was raised.

A citizen asked the candidates to commit themselves to give local entrepreneurs an opportunity to make submissions for projects. All three candidates emphasized the importance of doing this, while Turcotte suggested registering the names of local entrepreneurs, to enable them to submit their proposals. Diane Latendresse asked the candidates to explain their position vis-à-vis the Essenian community. All three refused to comment, saying that the dossier was pending before the court, but noted that they would hold a discussion once the situation was clarified.

After the debate, the outgoing mayor Noël Landry clarified that he had not left the CLD table, but rather had been replaced by the municipality of East Angus during a vote to name the members of the executive committee.

The debate was organized by two citizens, Michel Turcotte and Irène Dubé.

WEEDON

Trois candidats et autant de façons de faire à Weedon

Le maire sortant de Weedon, Richard Tanguay, souhaite poursuivre le travail amorcé alors que les deux autres candidats au siège de maire, Éric Decubber et Diane Jalbert, proposent d’améliorer l’atmosphère de travail pour mieux progresser.

Richard Tanguay
Le maire sortant Richard Tanguay sollicite un second mandat par souci de compléter, entre autres, les dossiers amorcés. « Lorsque je me suis présenté la première fois, c’était pour démarquer Weedon. » Le principal intéressé estime que le travail est en cours, mais pas complété. Le plan d’aménagement durable, celui des parcs et espaces verts, le quartier solaire et écoresponsable, l’ajout de vocation à caractère plus écologique et durable au parc industriel sont des gestes concrets voués à modeler le visage de Weedon. Évidemment, la réalisation possible de production de cannabis médicinal à Weedon risque d’influencer considérablement la petite municipalité. Pour les personnes prétendant que l’initiative de ce projet serait attribuable au directeur général, le maire parle de travail d’équipe. « Je ne pense pas être un maire qui dort au gaz et je n’ai pas la langue dans ma poche quand vient le temps de poser des questions. »

Le maire soutient avoir contribué à des changements au sein de la municipalité. « À partir du jour où on veut faire des changements, il y a des réactions positives et négatives. Je ne me suis pas fait élire pour me faire aimer. Je me suis présenté pour faire de la saine gestion. Il y avait besoin d’un redressement administratif et ce n’est pas fini. » Quant à la série de directeurs généraux s’étant succédé à la municipalité, le maire mentionne que le premier choix ne s’est pas avéré concluant et que les autres étaient des remplacements temporaires. Pour ce qui est de la grève des employés, le maire croit qu’elle est davantage attribuable au fait que le syndicat voulait imposer une plateforme et qu’elle ne venait pas vraiment des employés. Concernant l’atmosphère au sein du conseil municipal, M. Tanguay estime qu’elle est relativement bonne à partir du moment que les gens sont capables de dire ce qu’ils pensent. « Il y a des hauts et des bas, mais ça fait partie de la vie, on est en démocratie. »

Le maire croit effectuer une gestion transparente et donner le temps nécessaire aux citoyens de poser les questions lors des assemblées. « À chaque séance, j’explique la résolution, ce que cela concerne, les modifications et pourquoi. Je tente de répondre à toutes les questions et souvent ça dure plus longtemps que prévu », d’expliquer M. Tanguay. Il rappelle également avoir mené des consultations publiques sur divers dossiers.

Le maire sortant se montre satisfait de son bilan dans le sens où « on a mis des choses en mouvement. » Outre la continuité, il aimerait revoir le mode de taxation et travailler à l’amélioration des chemins. Le dossier du centre communautaire, le développement de la piste cyclable, la qualité des plans et cours d’eau, attirer la main-d’œuvre, les nouvelles familles tout en développant le commerce de proximité font partie des projets que propose M. Tanguay. À cela, il aimerait contribuer à l’implantation d’une résidence pour personnes âgées en perte d’autonomie progressive pour conserver la population vieillissante à Weedon.

Éric Decubber
Conseiller sortant, Éric Decubber prétend avoir fait ses devoirs et connaître les dossiers en cours. Ce qu’il souhaite faire, di-il, c’est « rétablir le lien de confiance entre les conseillers et le maire par le biais du travail en équipe. » Il reproche au maire sortant de ne pas transmettre toute l’information aux conseillers et de placer ces derniers devant le fait accompli, n’ayant d’autre choix que de voter en faveur. « Il manquait de chimie entre les conseillers et le maire. Je suis certain que des conseillers auraient aimé faire plus. Moi, je suis un travailleur d’équipe. Le conseil, c’est une équipe. Le maire n’est jamais aussi fort que le total de tous les conseillers réunis. » Il précise néanmoins que le maire est le maître d’orchestre et doit assumer le leadership quand vient le temps de prendre des décisions.

M. Decubber souhaite mettre en place une structure qui permettra de faire de la planification à long terme. « Faut amener une bonne structure. On éteint beaucoup de feu à Weedon. Ça coûte plus cher que de prévenir et c’est mortel sur un budget. »

Le candidat mentionne vouloir améliorer l’environnement de travail pour les employés et le directeur général. « On a passé quatre D.G., on a de la difficulté à les maintenir en poste. C’est une bonne personne-cadre qui amène de la stabilité. Il faut lui donner des outils. L’atmosphère de travail n’est pas idéale », laisse tomber M. Decubber.
Le projet de production de cannabis médicinal est bien accueilli par le candidat. « Les débouchés avec le chanvre industriel et médicinal sont énormes. Il faut donner crédit à M. Fortin qui a amené le projet », de lancer M. Decubber.

Le candidat soutient que la municipalité a besoin de se développer. « On n’a pas le choix. À Weedon, on a des jeunes et ils reviennent à la retraite. Ça prend des appartements et il faut amener des emplois valorisants. » M. Decubber propose une approche proactive auprès des promoteurs privés, des entrepreneurs locaux et des commerçants. Il souhaite sensibiliser la communauté à l’achat local. « On a besoin de développer des services. On est à 50 km de Sherbrooke, Thetford Mines et Victoriaville. » Le candidat veut développer les secteurs Fontainebleau et Saint-Gérard en tenant compte de leur particularité.

Le fardeau fiscal des contribuables est toujours un point sensible et le candidat désire mettre en place une commission qui aura pour tâche de revoir l’ensemble de la taxation et formuler des recommandations au conseil.

Diane Jalbert
Même si elle n’a aucune expérience de la vie politique municipale, Diane Jalbert, diplômée des sciences politiques et pour avoir travaillé en fiscalité à Revenu Québec sans compter être au fait des affaires politiques, croit que ce bagage lui sera utile. Les raisons de sa candidature au siège de maire découlent de nombreuses insatisfactions, explique-t-elle. « J’avais voté pour M. Tanguay, mais j’ai été déçue. » Parmi les nombreux irritants que relève la candidate, elle soulève celui des affiches. Elle mentionne que celle sur la 112 à la limite de Dudswell, l’écriture n’est pas recto verso. On souhaite la bienvenue d’une façon qui est difficile à lire et non au revoir pour le sens inverse. Elle soutient ne pas avoir d’affiche du côté de Saint-Gérard et Fontainebleau. « Le secteur Saint-Gérard et Fontainebleau, on est intéressant pour payer des taxes, mais chez nous, c’est quand on aura de l’argent. »

La candidate est d’avis que les relations de travail impliquant le maire, les conseillers et le personnel laissent à désirer. Elle laisse entendre que le nombre de directeurs généraux témoigne de la situation. Quant aux séances du conseil, elle souhaite une plus grande participation des conseillers. Mme Jalbert propose de travailler en équipe et assainir l’atmosphère de travail. Dans le but d’améliorer la communication avec les élus, la candidate propose d’élaborer avec les conseillers un guichet d’écoute citoyenne où la population pourrait émettre des idées et commentaires.

Mme Jalbert est d’accord avec le projet de production du cannabis médicinal, mais souhaite développer autre chose comme l’agriculture biologique, la piste cyclable et voir à la protection de la qualité de l’eau. La candidate désire également porter une attention aux secteurs Fontainebleau et Saint-Gérard. L’évaluation foncière préoccupe Mme Jalbert. « On est surévalué. La MRC a tendance à faire grimper la valeur des maisons. » L’aspirante au siège de maire entend porter une attention particulière à la capacité de payer des contribuables.

Chartierville

Tourisme et achat local au centre des préoccupations à Chartierville

Une lutte à deux se dessine à Chartierville. Maire depuis un an et demi à la suite du départ de l’ex-maire Jean Bellehumeur, Denis Dion se frotte à Carole Denis.

Surpris de faire face à une opposition, M. Dion mentionne « je vais faire campagne et continuer à faire ce que je fais: travailler fort pour le développement de la municipalité. » Le maire sortant mise sur le développement touristique pour y arriver. Les améliorations apportées pour accéder à la mine d’or ainsi qu’au kiosque de la côte magnétique se sont avérées positives. « On a eu plus de monde et 1 100 $ de revenus, dont 80 % proviennent de la mine d’or », précise M. Dion.

Il ajoute que le projet Ski Eldorado, le festival Musique aux Sommets et le petit sentier riverain au centre du village contribuent à attirer de nouveaux arrivants. Le projet Lauz Altitude, par lequel le promoteur aurait acheté 600 acres de terre, s’annonce prometteur, précise-t-il. « S’il fait que la moitié de ce qu’il a présenté, ça représente des revenus pour la municipalité. » M. Dion mentionne que le projet consiste entre autres à construire des petits chalets en montagne ainsi qu’une petite auberge. Il ajoute qu’un autre projet, le Domaine des sentiers frontaliers vise le développement domiciliaire en vendant des lots.

Le maire sortant mise sur le tourisme pour attirer les gens à découvrir la municipalité. « Les gens viennent, regarde ce qui les intéresse et plus tard, ils peuvent revenir. Depuis deux ans, on a des maisons qui ont été vendues à des petites familles de deux à trois enfants. Je veux essayer de faire grossir la municipalité. Si on est plus, ça fait plus de payeurs de taxes. » Après avoir occupé le siège de conseiller, le maire sortant mentionne commencer à maîtriser ce que représente la tâche de maire. « Je commence juste à avoir ça dans le bras. » M. Dion se définit comme un gars d’équipe. « Ça ne me dérange pas si l’idée n’est pas de moi. Ça ne me dérange pas d’être en deuxième ligne. Il n’y a pas de compétition entre moi et les conseillers. » Mentionnant être soucieux d’une gestion rigoureuse, M. Dion semble fier de dire que la municipalité est en bonne santé financière.

Carole Denis
Originaire de Weedon et résidante à Chartierville depuis 2012, Carole Denis souhaite implanter une politique d’achat local si elle est élue. « Je ne prétends pas qu’il y a du favoritisme, mais je trouve qu’il manque de transparence. Il n’y a pas de politique claire, stimulante pour l’achat local à Chartierville, en région et dans le Haut-Saint-François. Parfois, les décisions semblent contradictoires », exprime-t-elle.

Mme Denis aimerait bien que des formations soient données aux élus afin d’avoir des comités davantage proactifs. Elle souhaite par la même occasion stimuler l’implication citoyenne que ce soit au sein de divers comités ou même aux séances du conseil municipal. « Je trouve que les idées des citoyens ne sont pas mises en valeur. C’est une impression, mais je n’aime pas qu’on me dise en réunion du conseil: on n’a pas à s’expliquer pour ça. »

Ayant travaillé pour différentes firmes d’arpenteurs de Sherbrooke, Mme Denis s’est spécialisée depuis une douzaine d’années au niveau de la rénovation cadastrale, dans le cadre de la réforme du cadastre québécois. Son expérience, dit-elle, de connaître les matrices graphiques, titres de propriété, certificats de localisation, dossiers à la Commission de protection du territoire agricole et chicanes de clôture n’ont plus de secret pour elle et peuvent s’avérer un atout. Fille de l’ancien maire de Weedon Canton, Laval Denis, la candidate mentionne « j’ai grandi là-dedans. » L’aspirante assure sa neutralité dans la gestion des dossiers « ça fait cinq ans que je suis ici. Ça fait en sorte que je n’ai aucun parti pris. » Mme Denis se définit comme une personne d’écoute n’hésitant pas à consulter les gens pour se faire une idée globale. Elle ajoute vouloir collaborer avec les municipalités voisines dans l’effort de rayonnement et de représenter Chartierville.

Alain Choquette

Alain Choquette s’arrête à Weedon

Le magicien Alain Choquette et son équipe ont tenu promesse jeudi passé, en bifurquant la tournée provinciale au Centre culturel à Weedon. La différence avec les autres spectacles, dont celui présenté à Sherbrooke le lendemain soir, est que la vente des billets était remise à la Fondation Pauline Beaudry.

Cette générosité était partagée par les membres de l’équipe du sympathique magicien puisque tout le monde travaillait bénévolement. « On joue à Sherbrooke demain. J’ai demandé à mon équipe s’ils acceptaient et moi dès que je peux donner un petit coup de main à Pauline. Je trouvais ça le fun de faire le show ici. J’ai regardé le calendrier; on pouvait entrer ça dedans », de mentionner Alain Choquette en entrevue quelques minutes avant sa prestation.

Alors qu’il s’apprêtait à monter sur scène, Alain Choquette parlait déjà de sa prochaine implication pour le souper-bénéfice de la fondation en 2018. « L’an prochain, on va laisser faire la magie. On va aller en humour. Je vais essayer d’avoir un gros nom. J’ai des personnes en tête, je vais essayer de les approcher. » Loin de vouloir modérer son implication à la cause, le magicien songe toujours à en faire un peu plus. « Je pense que dans la vie, il faut évoluer, avancer, un peu à la fois. » La prochaine activité, non confirmée, serait une éventuelle participation à l’émission Le Tricheur, diffusée sur les ondes de TVA. Évidemment, le principal intéressé a l’intention de verser les gains à la Fondation Pauline Beaudry.

L’implication d’Alain Choquette à la cause qu’il a épousée semble indéfectible. De son côté, la communauté répond bien aux différentes initiatives. Pour le spectacle au Centre culturel à Weedon, c’était salle comble. Ils étaient une centaine à s’être procuré un billet permettant ainsi à la fondation de recueillir 3 500 $. La présidente, Pauline Beaudry, est sans mot pour remercier le dévouement d’Alain Choquette. « Alain fait la différence. Année après année, les soupers-bénéfices augmentent et c’est plus de demandes d’aide qu’on peut traiter. » Mme Beaudry rappelle que la fondation dessert l’ensemble du Haut-Saint-François. Si la majorité des demandes concernent l’aide alimentaire, il arrive de donner un coup de pouce pour la médicamentation à des personnes aux prises avec un cancer, payer des factures d’électricité pour des gens en perte d’emploi, pour la rentrée scolaire et autres.

« On ne donne pas d’argent. Chaque facture a son chèque », de préciser Mme Beaudry.

Vote

Municipal Elections 2017

The political landscape of municipalities could be considerably changed after the municipal elections of November 5. A total of 71 candidates are competing for 32 seats in 12 different municipalities. Of this number, 21 candidates are fighting for the position of mayor in eight municipalities.

What catches the eye is Dudwell, where all the positions of councillors and mayor are up for election. Five persons aspire to the position of mayor: Michel Blanchard, Sylvain Lafond, Daniel Lemieux, outgoing councillor Mariane Paré, and Richard Roberge.

A three-way battle is developing in Cookshire-Eaton among outgoing councillors Sylvie Lapointe and Yvon Roy, and citizen Marc Turcotte. The same is true in Weedon, where Éric Decubber, Diane Jalbert and outgoing mayor Richard Tanguay are competing for the confidence of the electors. The outgoing mayor is not surprised to face opposition. «It’s a good sign. Democratic life is going well, and there are people interested in the well-being of the municipality,» he said, speaking in French. Tanguay did not seem disappointed with the situation, which compels him to campaign. «It demands more work, but at the same time it is positive because you meet the citizens one by one.» The outgoing mayor did not hide his desire to bring to completion the files initiated over recent years.

Elsewhere, two-way contests are shaping up in five other municipalities. In Chartierville, the outgoing mayor Denis Dion is crossing swords with Carole Denis. In East Angus, surprisingly, the outgoing mayor Lyne Boulanger is facing off against Martine Dugal. Having succeeded Robert Roy as mayor last December, Boulanger did not hide her stupefaction. «I am very surprised. I might have expected this more from a municipal council member, not from someone outside, but this is okay and legitimate. People will have a choice. People know me well. I have 16 years of experience, and I have always been present during activities. The important thing is to get out and vote,» she said in French.

In La Patrie, Johanne Delage and Léo Blais are contesting the position of mayor. In Newport, outgoing mayor Lionel Roy is battling Thérèse Ménard-Théroux, who already occupied the same post from 2009 to 2013. In Westbury, outgoing mayor Kenneth Coates is up against outgoing councillor Gray Forster.

Elsewhere, five mayors have been elected by acclamation. They are Nathalie Bresse in Ascot Corner, Walter Dougherty in Bury, Bertrand Prévost in Hampden, Yann Vallières in Saint-Isidore-de-Clifton, and Dominique Boisvert in Scotstown. Ascot Corner Mayor Nathalie Bresse admitted, «Anyway, I am surprised. It’s not easy; you can never please everybody.» Going into a third consecutive mandate as mayor, she said she had not noticed any discontent. «These four last years, the whole council worked well. Together, we moved forward on a good number of initiatives,» she said in French.

One municipality, however, remains without a mayor: Lingwick. In such a circumstance, the president of the election proceeds to a second nominations period. Persons interested in the position of mayor have until 4:30 p.m. on October 27 to deposit their nomination form. If there is more than one candidate, the election day will be on Sunday, November 26.
The citizens in two municipalities, Hampden and Saint-Isidore-de-Clifton, do not have to vote because all the candidates were elected to their respective seats without opposition.

Councillors
A total of 51 candidates are competing for seats on councils in 12 municipalities, as shown in the accompanying table.
Note that the day for advance voting is on Sunday, October 29, from noon to 8 p.m., and the election day is on Sunday, November 5.

Vote

Élections municipales 2017

Le visage politique des municipalités risque de se modifier considérablement en marge des élections municipales du 5 novembre prochain. Un total de 71 candidats se font la lutte pour l’obtention de 32 sièges répartis dans 12 municipalités. De ce nombre, 21 candidats se livrent bataille pour obtenir le siège de maire dans huit municipalités.

Ce qui retient l’attention c’est Dudswell, alors que tous les postes de conseillers et de maire sont en élection. Parmi les aspirants à la mairie, on retrouve cinq personnes Michel Blanchard, Sylvain Lafond, Daniel Lemieux, Mariane Paré, conseillère sortante, et Richard Roberge se font la lutte pour le siège de maire. Une lutte à trois se dessine du côté de Cookshire-Eaton opposant les conseillers sortants Sylvie Lapointe et Yvon Roy au citoyen Marc Turcotte. Il en est de même à Weedon alors que Éric Decubber, Diane Jalbert et le maire sortant Richard Tanguay sollicitent la confiance de leurs électeurs. Le maire sortant n’est pas surpris de faire face à une opposition. « C’est bon signe, la vie démocratique va bien et il y a des gens intéressés au bien-être de la municipalité », mentionne-t-il. M. Tanguay ne semble pas déçu de la situation. Il devra faire campagne. « Ça demande plus de travail, mais en même temps c’est positif parce qu’on rencontre les citoyens un à un. » Le maire sortant ne cache pas qu’il aimerait bien compléter les dossiers entamés au cours des dernières années.

D’autre part, des luttes à deux se dessinent dans cinq autres municipalités. À Chartierville, le maire sortant Denis Dion croise le fer avec Carole Denis. Surprise du côté d’East Angus, alors que la mairesse sortante Lyne Boulanger affronte Martine Dugal. Ayant succédé au maire sortant Robert Roy en décembre dernier, Mme Boulanger ne cache pas sa stupéfaction. « Je suis très surprise. Moi ceux que j’aurais vus, c’est plus les membres du conseil municipal, pas quelqu’un de l’extérieur, mais c’est correct et légitime. Les gens auront le choix. Les gens me connaissent bien, j’ai 16 ans d’expérience et j’ai toujours été présente dans les activités. L’important, c’est d’aller voter », complète-t-elle.

Du côté de La Patrie, Johanne Delage s’oppose à Léo Blais. Du côté de Newport, le maire sortant Lionel Roy livre bataille à Thérèse Ménard-Théroux qui a déjà occupé le même siège de 2009 à 2013. À Westbury, le maire sortant Kenneth Coates affronte le conseiller sortant Gray Forster.

D’autre part, cinq maires sont élus sans opposition. Il s’agit de Nathalie Bresse pour Ascot Corner, Walter Dougherty de Bury, Bertrand Prévost pour Hampden, Yann Vallières pour Saint-Isidore-de-Clifton et Dominique Boisvert à Scotstown. La mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, avoue « je suis quand même surprise. C’est pas facile, on peut jamais plaire à tout le monde. » Celle qui entamera un troisième mandat consécutif à titre de maire mentionne ne pas avoir détecté de grogne. « Ces quatre dernières années, tout le conseil, on a bien travaillé. Ensemble, on a fait avancer bien des dossiers », complète-t-elle.

Par ailleurs, une municipalité demeure sans maire soit Lingwick. Dans pareille circonstance, la présidente d’élection procède à une seconde période de mise en candidature. Les personnes intéressées au poste de maire ont jusqu’au 27 octobre 16 h 30 pour déposer leur bulletin de mise en candidature. S’il devait avoir plusieurs candidats, le jour du scrutin sera le dimanche 26 novembre.

Les citoyens de deux municipalités Hampden et Saint-Isidore-de-Clifton n’auront pas à se rendre aux urnes puisque les candidats ont tous été élus sans opposition à leur siège respectif.

Conseillers
Mentionnons que 51 candidats se font la lutte pour un siège de conseiller dans 12 municipalités. Vous pouvez consulter le tableau à cet effet.
Rappelons que la journée de vote par anticipation se tiendra le 29 octobre de midi à 20 h et le jour du scrutin, le 5 novembre prochain.

Robert Roy

Robert Roy élu sans opposition

« Je suis content. Ça démontre que les gens me font confiance, c’est à moi de leur prouver. Le plus dur du travail reste à faire. »

Voilà les premiers commentaires émis par le préfet Robert Roy, élu sans opposition au terme de la période de mise en candidature du 6 octobre dernier. M. Roy qui avait été désigné par ses pairs en décembre dernier à la suite du départ de Nicole Robert, ex-préfet, entame un nouveau mandat de quatre ans.

Interrogé à savoir s’il était surpris, il laisse tomber « oui et non. J’ai passé une grosse année à faire des changements et je ne sais pas comment les gens voient ça. J’ai changé des choses avec un préfet suppléant et un adjoint, le principe d’un maire un vote. »

Le préfet n’a pas l’intention de lever le pied de l’accélérateur, au contraire. Parmi les priorités, il inscrit celle de maintenir l’harmonie au sein des élus à la table des maires. « Je veux rencontrer avec les anciens maires, les nouveaux élus pour leur expliquer c’est quoi la MRC et son fonctionnement. » Le préfet compte également entreprendre une tournée pour rencontrer chaque membre des conseils municipaux du territoire. « Il faut que la MRC se rapproche d’eux. » Parmi les dossiers prioritaires, M. Roy inscrit Valoris en tête de liste. « Il faut réenligner Valoris. Il faut arrêter cette hémorragie. » La desserte cellulaire et internet dans certaines zones du territoire préoccupe également M. Roy.

Évidemment satisfait de la confiance que lui témoignent les citoyens, M. Roy entend bien relever le défi qui lui est confié.

Pierre Hébert

Le Haut-Saint-François en mutation ?

Le visage des conseils municipaux du Haut-Saint-François pourrait se modifier considérablement lors des élections municipales du 5 novembre prochain. Pas moins de 71 candidats se font la lutte pour obtenir un des 32 sièges disponibles, maires et conseillers confondus, dans une douzaine de municipalités.

Cela représente 38 % de sièges disponibles pour l’ensemble des municipalités en élection. Bien que le nombre de 71 candidats soit légèrement inférieur à 2013 où l’on en comptait 83, il n’en demeure pas moins significatif.

Première constatation que l’on peut tirer de cette participation est d’avancer l’hypothèse que la démocratie est en santé. Le nombre de candidats témoigne hors de tout doute une volonté des gens à s’impliquer pour leur municipalité, ce qui est remarquable.

Outre ce noble aspect, les motivations peuvent être différentes d’une personne à l’autre. S’agit-il d’une implication teintée d’un désir de contestation, de remplacement, de vengeance ou tout simplement de vouloir participer à faire une différence ou contribuer au développement de sa municipalité ? Difficile à dire ce qui motive chacun, mais le désir de faire évoluer sa municipalité dans une harmonie semble toujours préférable.

Comment peut-on interpréter des participations massives dans une municipalité comparativement à une autre dont les postes sont comblés par acclamation ? Les raisons peuvent être multiples. Les citoyens des municipalités concernées sont les mieux placés pour apporter des éléments de réponse. Quoiqu’il en soit, la population entre autres des municipalités de Dudswell, Cookshire-Eaton, East Angus et Weedon sera massivement appelée aux urnes.

À Dudswell, la situation est particulière dans le sens où ce sont tous les postes, celui de maire et des conseillers, qui font l’objet d’élection. Cinq candidats au siège de maire ce n’est pas banal, sans compter tous les autres de conseillers. Cette participation des citoyens est-elle symptomatique de quelque chose ou animée par un vif intérêt collectif envers l’appareil municipal ? La même interrogation se pose du côté de Cookshire-Eaton alors qu’une course à trois se dessine à la mairie et des luttes pour quatre sièges de conseillers. De ce côté, on peut noter une certaine insatisfaction des gens. À East Angus, règle générale, les citoyens ne semblent pas manifester un grand mécontentement. Toutefois, cela n’empêche pas de voir des candidatures sur cinq des sept sièges. Outre celui de maire où l’on remarque une lutte à deux, quatre sièges de conseillers font l’objet d’opposition. Weedon, qui semble avoir le vent dans les voiles, depuis l’annonce de production de cannabis médicinal et le projet d’aménagement d’un quartier vert, ne sera pas épargnée pour autant du choix démocratique de la population. Trois personnes convoitent le siège de maire alors que trois postes de conseillers sont en élection. Mentionnons que des luttes aux sièges de conseillers et de maires se déroulent dans d’autres municipalités du territoire.

Quelles que soient les motivations des candidats, la décision finale revient à la population concernée. C’est important de se prévaloir de son droit de vote et de s’informer sur les intentions de chacun. Une occasion comme celle-là, où la population peut imposer sa volonté quant au choix de ses dirigeants, se présente une fois tous les quatre ans. Il ne faut pas la rater, quatre années à se dire j’aurais dont dû, ça peut paraître long.

Vote

Debates in Dudswell and Cookshire-Eaton

Citizens in Dudswell and Cookshire-Eaton have organized debates in order to learn more about the intentions and visions of candidates in their municipalities. All the candidates seeking election in the municipality of Dudswell are invited to participate in a debate on Tuesday, October 17, at 7 p.m., in the Marbleton Community Centre. In Cookshire-Eaton, candidates specifically for the position of mayor will participate in the event on Monday, October 23, at 7 p.m., in the Guy-Veilleux Hall.
In Dudswell, the Association des riverains de la rivière Saint-François-Dudswell, the Lac Miroir residents’ corporation, and the Association Protectrice du Lac d’Argent have joined forces to prepare the debate, which will be open to the public.
Three themes will be addressed during the evening. The first theme is the environment, especially water quality and garbage management. Second is the road system, notably the maintenance of public and private roads. The third theme concerns the question of municipal development, including commercial, family and cultural aspects. All the candidates will be invited to speak about these subjects. As well, time will be allotted to people in the hall who wish to address questions to the candidates for the position of mayor.
Cookshire-Eaton
In Cookshire-Eaton, a committee of two, Michel Turcotte and Irène Dubé, is preparing for the debate among the three candidates for the position of mayor. Sylvie Lapointe, Yvon Roy and Marc Turcotte have confirmed their participation. The candidates will each speak about various themes such as the role of Cookshire-Eaton Innovation in economic development, municipal taxation, and management of the municipality’s human resources. Other themes may also be added. A question period is also planned for members of the public.

Vote

Des débats à Dudswell et Cookshire-Eaton

Des citoyens de Dudswell et Cookshire-Eaton soucieux d’en savoir davantage sur les intentions et visions des candidats de leur municipalité organisent des débats. Tous les candidats convoitant un siège d’élu à la municipalité de Dudswell sont invités à y participer le 17 octobre prochain, à compter de 19 h, au Centre communautaire à Marbleton. Du côté de Cookshire-Eaton, ce sont spécifiquement les candidats à la mairie qui participeront à l’exercice se déroulant le 23 octobre, également à 19 h, à la salle Guy-Veilleux.

À Dudswell, l’Association des riverains de la rivière Saint-François-Dudswell, la Corporation des Résidents du Lac Miroir et l’Association Protectrice du Lac d’Argent se sont regroupées pour préparer le débat qui sera ouvert à toute la population.

Trois thèmes seront abordés au cours de la soirée; d’abord, l’environnement touchant particulièrement la qualité de l’eau et la gestion des déchets. Le second thème portera sur le réseau routier notamment l’entretien des chemins publics et privés alors que le troisième thème abordera la question du développement municipal à travers l’aspect commercial, familial et culturel. Tous les candidats seront invités à se prononcer sur ces sujets. Par ailleurs, un temps sera alloué aux gens dans la salle désireux d’adresser des questions strictement aux personnes candidates au poste de maire.
Cookshire-Eaton

Du côté de Cookshire-Eaton, un comité formé de Michel Turcotte et Irène Dubé travaille à préparer la rencontre à laquelle participeront les trois candidats pour le siège de maire. Sylvie Lapointe, Yvon Roy et Marc Turcotte ont confirmé leur participation. Les candidats auront à se prononcer sur des thèmes variés comme le rôle de Cookshire-Eaton Innovation dans le développement économique, la taxation municipale et la gestion des ressources humaines à la municipalité. D’autres thèmes pourraient s’ajouter. Une période de questions est prévue pour le public dans la salle.

Soutien à l’action bénévole

Le député Bolduc remet 14 500 $

Ce n’est pas l’importance du montant accordé qui importe, mais la différence qu’il apporte. C’est dans cet esprit, en guise d’introduction, que le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, a procédé à la remise de 14 500 $ répartis à huit organismes ou municipalités du territoire pour la réalisation de 11 projets.

L’aide financière provient du programme Soutien à l’action bénévole (SAB), volet Loisirs et Loisirs des Aînés. Ils étaient plusieurs bénévoles et représentants de municipalités à participer à l’annonce officielle qui se déroulait à l’Hôtel de Ville de Scotstown.

La municipalité d’Ascot Corner obtient 1 500 $ pour la sonorisation extérieure du parc Pomerleau ainsi que 1 000 $ pour celle de la salle Jean-Hardy. La Corporation municipale de Lingwick bénéficie d’une aide de 1 500 $ pour le réaménagement du Parc-en-ciel. La municipalité de La Patrie profite d’un appui de 1 000 $ pour l’amélioration des cuisines collectives alors que sa voisine Scotstown obtient 1 500 $ pour le projet Un parc pour tous et 1 000 $ pour Profitons de la rivière au Saumon.

Parmi les organismes, Saint-Isidore-de-Clifton en Action bénéficie d’un montant de 1 750 $ pour Les familles en actions ainsi que 1 000 $ pour l’animation sonore des activités familiales. Le club de l’Âge d’Or de Weedon n’est pas en reste puisqu’il obtient une aide de 1 000 $ pour l’amélioration de sa salle. Quant à la polyvalente Louis-Saint-Laurent, elle obtient 1 000 $ pour le remplacement des paniers et panneaux de basketball. Enfin, l’organisme d’aide alimentaire Moisson Haut-Saint-François bénéficie de 2 250 $ pour l’achat de jeux gonflables.

M. Bolduc admet que les montants accordés peuvent sembler modestes, mais dans plusieurs cas, précise-t-il, ça peut faire la différence. « Merci pour votre grande implication. Vous êtes les piliers du milieu, la bougie d’allumage parce que vous participez au développement du volet Loisirs et Aînés. » Présent lors de la remise, Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, remercie le député Bolduc. « Je vous remercie de votre implication. Par ce petit geste, ça fait sortir les gens de l’isolement. Ça peut faire une grande différence. »

Mentionnons que les projets soumis dans le cadre du volet Loisirs reçoivent un soutien financier de 20 % du budget pour un maximum de 3 000 $ alors que le volet Loisirs des Aînés peut atteindre un maximum de 750 $ représentant 50 % du coût du projet.

Les projets sont analysés par les agents des loisirs de la MRC du Haut-Saint-François et du Granit qui s’assurent de la conformité. Un rapport est déposé aux Comités loisirs des MRC pour approbation. Le document de travail final est transmis au député pour validation ultime. Par cette procédure, on estime que l’évaluation est objective et assure un juste partage des fonds disponibles.

Chantal Ouellet

Chantal Ouellet remporte le prix Elsie-Gibbons

La mairesse de Scotstown, Chantal Ouellet, marque l’histoire au Québec en étant la première femme à remporter le prix Elsie-Gibbons. Cette nouvelle distinction créée par la Fédération québécoise des municipalités (FQM) lui a été remise lors du gala présenté par le Fonds de solidarité FTQ.

Cette marque d’appréciation est remise à une élue municipale dont l’engagement a favorisé un maintien ou des avancées en regard de la place des femmes au sein de la société québécoise et particulièrement de la sphère politique municipale. Première conseillère municipale et première mairesse de l’histoire de Scotstown, Chantal Ouellet s’est toujours impliquée dans la cause sociale et environnementale.

« J’ai été surprise. Quand je voyais les autres candidatures, je me disais j’ai pas d’affaire ici. J’avais l’impression que je n’étais pas à la hauteur. Quand ils ont nommé mon nom, les deux jambes m’ont scié », d’exprimer avec sa fougue et sa spontanéité habituelle Mme Ouellet.

À quoi attribuer cet honneur ? La mairesse de Scotstown croit que c’est dû à sa ténacité. « Je suis tenace. J’aime ça que ça aboutisse. J’ai travaillé pendant 20 ans pour la création du parc du Mont-Mégantic et depuis 1990 que je voyais un lien avec le parc Walter MacKenzie. J’y croyais, j’ai essayé toutes sortes de manières et finalement ça s’est fait à travers la création du parc régional. Il faut croire en ce qu’on fait et les gens avec qui on travaille. »

« Moi, j’ai été en politique pas parce que j’étais une femme, parce qu’on m’a sollicitée. Quelqu’un m’a dit: t’es capable. J’y ai été avec mes tripes et ça s’adonne que c’est mes tripes de femme. Qu’est-ce que tu veux que j’y fasse ? Moi, ce que j’ai fait, ça contribué à faire en sorte que les femmes se pensent capables de le faire. Je crois que le fait d’être en politique ça a influencé d’autres femmes », d’avouer modestement la récipiendaire.

Rappelons que Mme Ouellet se retirera de la vie politique au terme du mandat actuel, et ce après 23 années d’implication à titre de conseillère et mairesse. Femme de terrain, elle avoue ne jamais avoir recherché quelque reconnaissance que ce soit. Outre le prix Elsie-Gibbons, la mairesse de Scotstown compte également à son palmarès le titre de personnalité de l’année remis en 1995 lors du gala des Lauréats du Haut-Saint-François. Faisant référence au prix Elsie-Gibbons, Mme Ouellet avoue « c’est touchant, émouvant, flatteur d’être reconnue par ses pairs, mais je n’ai jamais pensé à ça. Je n’ai pas cherché ça. J’ai toujours travaillé pour mon monde de chez nous. J’ai toujours cru aux gens de chez nous et de la MRC. »

Mentionnons que le prix Elsie-Gibbons a été nommé en l’honneur de la première mairesse de l’histoire du Québec et reconnu comme une femme courageuse, engagée et inspirante.

Site Web Journal

Un nouveau site Web pour le journal

Plus d’une trentaine de personnes, commerçants, élus, représentants d’organismes communautaires et de développement ont participé au lancement officiel du nouveau site Web de votre journal régional Le Haut-Saint-François, qui se déroulait à la salle des maires de la MRC.

En ligne depuis quelques mois, le nouveau site journalhautsaintfrancois.com se veut convivial et facile à naviguer. Sur l’entête juste à côté du logo, nous apercevons, en boucle, les photos de chacune des 14 municipalités du territoire. La barre de menu permet de sélectionner des textes selon les préférences que ce soit actualités, sports, culture et autres. Certains textes sont accompagnés de plusieurs photos illustrant bien la nature de l’activité. On y retrouve également l’onglet agenda permettant aux personnes de consulter rapidement le calendrier des activités des divers organismes du milieu. En consultant le menu, vous constaterez qu’il est maintenant possible de mettre des petites annonces en ligne. Il suffira de communiquer avec le journal.

Évidemment, sous la barre de menu, vous retrouvez tous les articles publiés dans le plus récent numéro en plus d’avoir accès aux anciens. Dans le souci de rendre l’information plus près de vous, le journal présentera chaque semaine une nouvelle inédite retraçant l’actualité du moment.

Outre l’information, le site offre une visibilité pour les commerçants du Haut-Saint-François. Évidemment, les bannières sous différentes formes sont présentes, mais l’équipe du journal s’est montrée créative en présentant des cartes vidéo. En cliquant sur l’onglet, vous aurez la chance de voir et entendre le ou la propriétaire présentant son entreprise. Le site se veut adaptatif et est accessible aux tablettes, ordinateurs de bureau et cellulaires.

Le journal va encore plus loin en créant sa chaine YouTube. Il suffit d’inscrire Journal Le Haut-Saint-François pour y accéder. Il est également possible de s’abonner gratuitement. Sur cette chaine, les internautes pourront consulter les cartes vidéo et des capsules thématiques qui se veulent informatives. Présentement, une série de six capsules présentera les grands principes de création d’une campagne de marketing de contenu. Les capsules se succéderont au fil des mois et aborderont divers sujets.

En créant son nouveau site Web, votre journal régional veut se rapprocher davantage de vous et parler de vous, principaux acteurs du Haut-Saint-François.

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