Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
marche

Marchons pour le travail invisible : Une seule activité concentrée à Sherbrooke

L’année dernière, l’Afeas de Dudswell avait organisé une marche dans les rues de Dudswell.

Les quatre Associations féministes d’éducation et d’action sociale (Afeas) du Haut-Saint-François, Cookshire-Eaton, Sawyerville, Dudswell et La Patrie s’unissent ainsi que toutes les autres de l’Estrie pour inviter les gens à participer à l’activité Marchons pour le travail invisible ! qui se déroulera le 5 avril prochain à compter de 13 h 30 au parc Jacques-Cartier à Sherbrooke.
L’objectif depuis 2001 est que les gouvernements (provincial et fédéral) décrètent le 1er mardi du mois d’avril, Journée nationale du travail invisible.
Habituellement, les Afeas réalisent diverses activités dans leur localité respective, « cette année, on veut avoir plus de poids », d’exprimer Marjolaine Larocque, présidente de l’Afeas régionale de l’Estrie et secrétaire de l’Afeas de Dudswell. L’organisme aimerait attirer près de 250 personnes « ça peut sembler peu, mais pour nous, c’est important », d’ajouter la présidente. Plusieurs représentants d’élus et d’organismes communautaires prendront la parole à cette occasion. Il y aura également des témoignages de personnes qui font du travail invisible, d’ajouter Mme Larocque.
Travail invisible
La présidente de l’Afeas de la région de l’Estrie rappelle que le travail invisible est « tout le travail non rémunéré fait par amour et par devoir : mettre sa vie professionnelle entre parenthèses pour élever ses enfants, maintenir un environnement sain pour la famille, être premier aidant et d’un enfant handicapé, accompagner et soigner les personnes les plus vulnérables de notre société, agir en tant que bénévole ou encore s’impliquer dans la compagnie de son conjoint. »
Le travail invisible est difficile à quantifier tant en argent qu’en temps, coûteux pour celles et ceux qui le réalisent et essentiel pour toutes les personnes qui en bénéficient. Mme Larocque précise que le rapport d’Oxfam-Québec, Celles qui comptent ! (2020), évalue à 10 G$ la valeur annuelle de ce travail des femmes et des filles dans le monde.
Rappelons que depuis 2001, l’Afeas organise une journée de sensibilisation visant à insister sur la pertinence de politiques et de mesures adéquates pour soutenir les parents et les personnes proches aidantes. Le 1er avril est la journée consacrée à la reconnaissance du travail non rémunéré dit « invisible » travail effectué principalement par les femmes comme mères et aidantes au sein de la famille. À cette occasion, l’Afeas invite les Québécois à partager leurs réflexions sur la valeur du travail invisible pour la société.
« Les revendications portent sur des mesures économiques, sociales et fiscales, une politique de conciliation travail-famille-études, des prestations de retraite justes pour les proches aidants et les mères », d’exprimer Mme Larocque.

actualite

Valoris embauche un nouveau DG Claude Belleau

La Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke (Valoris) a procédé lors de sa réunion régulière du conseil d’administration, de la semaine dernière, à l’embauche de Claude Belleau au poste de directeur général et trésorier de l’organisme.
M. Belleau est bien connu dans la région puisqu’il a cumulé le poste de directeur général d’Estrie Aide entre 2013 et 2020. Christelle Lefèvre, vice-présidente de Valoris, mentionne que « nous étions à la recherche d’une personne dotée d’un leadership fort, d’une vision claire et qui partageait les valeurs de Valoris. M. Belleau a un curriculum vitae bien garni et ses nombreuses expériences enrichiront l’équipe et permettront à Valoris de pleinement accomplir sa mission. La Régie a plusieurs projets en cours et les prochains mois seront remplis d’une multitude de défis. »
Mentionnons que M. Belleau succède à M. Denis Gélinas qui était en poste depuis 2019. Le président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, remercie ce dernier. « Nous devons beaucoup à M. Gélinas qui s’est impliqué à fond pour la réussite de Valoris. Grâce à son travail acharné, il nous laisse une régie en santé. Nous lui souhaitons une bonne retraite. »
Le nouveau directeur général et trésorier de Valoris entrera en poste le 4 avril prochain.

Projet immigration

Intégration des immigrants dans le Haut-Saint-François : Une aide de 283 000 $ pour le projet RurAltérité de la CDC

Le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean Boulet, a annoncé un montant de près de 1,7 M$ pour six organismes de l’Estrie dont 283 000 $ pour la CDC du Haut-Saint-François.

La Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François se partage avec cinq autres organismes de l’Estrie un montant de près de 1,7 M$ pour attirer et faciliter l’intégration des personnes immigrantes sur le territoire.
Le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean Boulet, en a récemment fait l’annonce en s’arrêtant dans les bureaux de la CDC situés à la Vieille gare à East Angus. L’aide accordée de 283 000 $ sur trois ans provient du Volet II du Programme d’appui aux collectivités.
Projet
Nawel Amokrane, vice-présidente de la CDC, mentionne que le projet RurAltérité est issu de la table de concertation sur la diversité culturelle du Haut-Saint-François. L’initiative, d’expliquer Mme Amokrane, permettra de développer des compétences interculturelles entre le milieu rural que constitue le Haut-Saint-François et la communauté interculturelle de l’Estrie. Pour y arriver, on procédera à la création de cinq équipes composées de représentants d’organismes, d’élus municipaux et de représentants de la communauté interculturelle. Les équipes pourront mettre sur pied diverses activités que ce soit culinaire, sociale ou autres. La population locale sera invitée à participer aux activités. « L’objectif, c’est le rapprochement des deux communautés. Dans le milieu rural, il y a beaucoup de préjugés par rapport aux nouveaux arrivants. Il y a aussi des préjugés pour les nouveaux arrivants par rapport au milieu rural versus urbain. Il y a une méconnaissance des deux côtés et l’on va démystifier ça avec les activités », d’expliquer Mme Amokrane.
La vice-présidente de la CDC constitue un bel exemple d’intégration dans son milieu. Cette franco Algérienne est au Québec, plus précisément Sherbrooke, depuis près de 16 ans. Elle est directrice du Centre de services éducatifs populaires (CSEP) du Haut-Sant-François. Cette intervenante a connu les préjugés qu’elle attribue à un manque d’information. « Quand les gens te connaissent, ils disent: ben toi tu es pas comme eux. Pour moi, ça reste de l’éducation, de l’ignorance. » Elle rappelle une anecdote lors d’une rencontre où une personne lui a demandé d’écrire son prénom en arabe. « Ça intéressait les autres et après tout le monde est venu me demander la même chose. C’est une adaptation des deux côtés.»
Pour le ministre Boulet « il faut, au Québec, continuer de raffermir notre réputation qu’on est une société d’accueil ouverte, accueillante et ça passe par l’intégration en français dans nos régions. Le français est un incontournable, ça permet aussi de bien intégrer le marché de l’emploi dans un contexte où la population québécoise vieillit rapidement. Il y a beaucoup de départs à la retraite. Il y a donc énormément de postes vacants, dans toutes les régions. » Pour le ministre, l’immigration passe par la francisation, la régionalisation.
Le député de Mégantic, François Jacques, mentionne « depuis trois ans, la CDC, on parle d’immigration dans le Haut-Saint-François, un enjeu hyper important. Aujourd’hui, on a une annonce qui va leur permettre de faire des choses qu’ils voulaient faire depuis trois ans et qui n’avaient pas les budgets pour le faire. » L’aide financière, d’ajouter M. Jacques « va permettre de mettre de l’argent et des efforts sur le terrain pour intégrer les personnes immigrantes. Ça va être bon pour nos entreprises. Il y a plein d’entreprises sur le territoire qui ont besoin d’immigrants pour travailler dans leurs usines, commerces et en agriculture. C’est un travail de l’ensemble de la population pour que les gens se sentent impliqués et qui amène une nouvelle dynamique à l’ensemble des secteurs. On a de l’intégration qui peut se faire dans nos noyaux villageois », d’exprimer le député de Mégantic.
Préfet
Pour le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, l’intégration ne peut qu’être bonne pour tous. Les agriculteurs, commerces et industries ont un besoin criant de main-d’œuvre. « Pour nous, ça, c’est un plus. C’est une belle opportunité. » Pour plusieurs, ajoute M. Roy, la francisation se fait par le milieu du travail, « apprendre le nom des outils et par la suite, l’intégration va se faire. Dans le passé, il y a déjà eu des Russes qui sont venus à East Angus et ils ont quitté faute d’intégration. Avec la CDC, on va pouvoir se permettre d’intégrer ces gens-là dans notre secteur. »
Elsa Garros est agente de développement du projet RurAltérité à la CDC du Haut-Saint-François et invite les gens intéressés à créer un comité interculturel dans leur municipalité à la contacter par courriel au elsa-garros@cdc-hsf.org ou par téléphone en composant le 873-662-2241. Mentionnons que les autres organismes à bénéficier de l’aide gouvernementale en Estrie sont le Café du quartier Ascot, la Corporation de développement communautaire de Sherbrooke, Entreprendre Sherbrooke (Pro-Gestion Estrie), le
Service d’aide aux Néo-
Canadiens (Sherbrooke) ainsi que le projet Valcourt 2030.

CPE JOhnville

Un CPE temporaire à Johnville en attendant le permanent : L’église Notre-Dame-de-la-Paix accueillera les enfants

Nous apercevons de gauche à droite, Isabelle Côté, Vicky Champagne et le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron.

La municipalité de Cookshire-Eaton fera d’une pierre deux coups en accueillant de façon temporaire, dès juin prochain, si tout va comme prévu, le CPE Il était une fois,  à l’intérieur de l’église Notre-Dame-de-la-Paix, à Johnville. Le projet permettra de mettre le bâtiment à niveau en plus de bénéficier d’aide gouvernementale.
Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, travaille depuis plus d’un an à trouver une nouvelle vocation pour le bâtiment dont la municipalité est propriétaire. Une aire de repos est déjà prévue pour une partie de l’église et un autre projet, peut-être une école de musique, pourrait suppléer au CPE lorsqu’il sera établi dans son bâtiment permanent situé juste derrière l’église sur la nouvelle rue qui est à développer.
Isabelle Côté, originaire de Johnville, et Vicky Champagne, de Sherbrooke, sont toutes deux éducatrices et rêvent de partir leur garderie à vocation verte. La demande est tellement forte pour les places que le ministère autorise à certaines garderies de s’installer dans un local temporaire, le temps que les installations permanentes soient complétées, ce qui est prévu pour août 2023. « Si le CPE obtient le feu vert, il sera un des premiers au Québec », de préciser les intervenantes. Pour le CPE permanent, le permis autorise 55 places dont 15 poupons et 40 de six mois à 5 ans. Cependant, le nombre est moindre pour un permis temporaire. Dans cette hypothèse, le CPE pourra accueillir 32 enfants et aucun poupon.
Toutes deux avec l’aide de la municipalité sont en voie de réaliser leur rêve. « J’ai commencé un cours en gestion et plus ça avançait, je me disais : j’aimerais ça partir une garderie, pis finalement j’en ai parlé avec Isabelle. On rêvassait à ce qu’on voulait comme garderie. On pensait s’affilier à une garderie pis nous, on a décidé qu’on partait vraiment de zéro. » Les éducatrices mettront en place une pédagogie nature. « La pédagogie nature, c’est de préconiser les activités extérieures, de jouer avec du matériel polyvalent, apporter la nature à l’intérieur du CPE aussi pour les plus petits. Pour nos grands, c’est pratiquement les trois quarts de la journée à l’extérieur. Ça peut aller jusqu’aux siestes, les dîners à l’extérieur. C’est l’enfant qui est maître de découvrir son environnement. De là émerge beaucoup de créativité chez les enfants aussi. » Les intervenantes entendent utiliser le milieu au maximum. La proximité du parc écoforestier, l’accessibilité à des vergers et éventuellement un jardin communautaire constituent des attraits importants pour les éducatrices. Le maire, Mario Gendron, ajoute que la nouvelle rue sur laquelle se trouvera le CPE donnera accès directement à l’école primaire qui est à vocation santé globale. La municipalité facilitera également l’accessibilité au centre communautaire. « Tout ce milieu-là cadre bien avec l’orientation de la nouvelle garderie », d’exprimer le maire.
Coûts
La mise à niveau du bâtiment notamment pour le CPE demande un investissement de la part de la municipalité qui pourrait osciller autour de 70 000 $. Toutefois, la municipalité pourrait bénéficier d’une aide financière pouvant aller jusqu’à 56 000 $. « On ne débâtit pas. Il n’y a pas tant de choses à faire. On rend ça adaptable pour le CPE », d’exprimer M. Gendron. Outre le rafraîchissement des lieux, on prévoit entre autres adapter les salles de bain, les sorties, la cuisinette, le vestiaire, tables à langer. Certains équipements et meubles du CPE seront transférés dans le local permanent lorsque le moment sera venu.
M. Gendron mentionne que le projet global sera soumis au ministère de façon claire, présentant les trois projets soit l’aire de repos auquel la municipalité a déjà prévu un budget de quelque 65 000 $, celui du CPE comprenant les équipements et ameublements et les travaux de mise à niveau du bâtiment. « On fait tout entrer dans le même plan, mais l’architecte David Leslie va séparer tout ça avec trois colonnes de chiffres. »
Aide municipale
La municipalité s’implique à fond dans le projet de CPE. En plus de réduire le coût d’achat du terrain dont elle est propriétaire, la municipalité fera à ses frais les travaux permanents concernant le branchement du bâtiment permanent. « Pour la municipalité, le fait d’avoir un CPE, c’est un levier pour les ventes de terrains. Depuis que le mot CPE est dit dans les journaux, les médias, il y a des gens de Sherbrooke qui m’appellent : on peut-tu avoir des terrains près de la garderie ? », d’exprimer le maire avec enthousiasme. La municipalité travaille à ouvrir une nouvelle rue, juste derrière l’église, pouvant accueillir 18 résidences. Le maire souhaite que les travaux puissent se mettre en branle vers l’été ou l’automne prochain pour compléter la rue à l’été 2023.
Informations
Pour les personnes désireuses d’obtenir davantage d’informations concernant le CPE Il était une fois, il est possible de consulter la page Facebook CPE Il était une fois. Nul doute que le nouveau service correspond à une forte demande puisque les responsables disposent déjà d’une liste d’une soixantaine de noms alors que le permis est de 55 places. Le projet permanent de CPE, comprenant un bâtiment préfabriqué est de l’ordre de 1,2 M$ et doit être livré, au plus tard pour août 2023.

Rencontre Bibeau

La députée Bibeau rencontre les maires de la MRC

La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, a pris le pouls du milieu en discutant avec les maires et le préfet de la MRC lors d’une rencontre virtuelle.

Problème de logement, pénurie de main-d’œuvre et environnement ne sont pas des thèmes très originaux par les temps qui courent, mais ce sont ceux qui préoccupent les maires de la MRC du Haut-Saint-François et qui ont fait l’objet d’échange avec la députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau.
Voilà ce qui se dégage d’une rencontre virtuelle avec les maires et directions générales des municipalités du territoire à laquelle prenait part le préfet, Robert G. Roy. Il s’agissait d’une première rencontre de Mme Bibeau avec l’ensemble des élus depuis l’élection municipale de novembre dernier. Pour la députée, ce genre de rencontre périodique avait été mis un peu de côté en raison de la pandémie, mais souhaitait renouer avec les élus. « Le but, c’était de prendre le pouls et c’est une belle occasion de partager, d’échanger, de voir : est-ce qu’on a les mêmes défis d’un endroit à l’autre, comment on peut partager les meilleures pratiques aussi et de voir comment on peut travailler ensemble pour trouver des solutions », de mentionner Mme Bibeau.
Pour le préfet, c’est important que la députée « soit au fait des dossiers dans la région et qu’elle soit à l’écoute de ce qui pourrait se passer. » Pour Mme Bibeau, « c’est important que je sache ce que vous avez dans le collimateur pour faire une veille sur les opportunités qui peuvent subvenir. Comme députée et comme ministre, j’ai aussi l’occasion d’influencer les critères d’admissibilité d’un programme en fonction des priorités de nos régions. »
Au chapitre des logements, M. Roy a fait part d’une préoccupation des municipalités concernant la reconnaissance des mises de fonds dans les programmes d’aide gouvernementaux. « Au niveau de la mise de fonds, faut mettre un pourcentage quand on fait du logement abordable. Des municipalités comme Weedon, il a fallu qu’elle mette des sommes considérables au-delà du montant du terrain, parce que le terrain n’est pas évalué au même niveau que les grandes villes comme Montréal ou un terrain peut valoir autour de 100 000 $ et nous 30 000 $ dans le coin et ce n’est pas considéré comme une mise de fonds. Nous, ce qu’on veut, c’est que le programme devrait s’adapter en disant voici la contribution de la ville et d’infrastructurer la mise de fonds et le terrain pour une construction au lieu qu’on soit pris pour mettre 300 000 $, 400 000 $ puis 500 000 $ avant même de pouvoir penser à construire. C’est pour ça que je dis que beaucoup de municipalités se retirent surtout en ruralité. » « C’est le genre d’exemple concret qu’on vient saisir pour pouvoir ensuite les plaider auprès du ministre responsable », d’ajouter Mme Bibeau. Les infrastructures, les centres communautaires, les casernes de pompiers, les parcs, les pistes cyclables, le tourisme et le sportif ont également été abordés lors de la rencontre.
Les thèmes de la main-d’œuvre et l’environnement ont aussi fait l’objet des discussions. « Entre autres, les lacs. Moi, je travaille toujours sur le dossier de la navigation de plaisance pour faire en sorte que les municipalités puissent avoir l’autorité de réglementer la navigation de plaisance non seulement sur la base de la sécurité nautique, mais aussi sur la base de la protection de l’environnement. » Mme Bibeau se réjouit du fait que ce soit maintenant dans la lettre de mandat du ministre des Transports « donc ça va se faire », complète-t-elle. D’autres aspects ont également été discutés comme la participation du fédéral pour l’utilisation des voitures électriques, les engagements pour réduire les plastiques à usage unique. On a profité de l’occasion pour aborder le programme des emplois d’été pour étudiants. « C’est le seul programme pour lequel le député peut choisir ses priorités et dans mon cas, c’est les municipalités, c’est les camps de jeunes d’abord et avant tout. » D’ailleurs, l’ensemble des municipalités du territoire offrant des camps de jeunes profitent du programme.
Enfin, Mme Bibeau réitère sa confiance que l’Internet haute vitesse sera livré d’ici l’automne. M. Roy ajoute que selon ses informations obtenues auprès des gens qui s’occupent du dossier, l’échéance est prévue pour septembre 2022.
Bureau de comté
Le bureau de comté de la députée de Compton-Stanstead se place en mode post-pandémie. Outre la personne à l’accueil, un autre employé sera sur place de façon permanente du lundi au vendredi. Les autres membres de l’équipe travailleront en mode hybride soit quelques jours à la maison et quelques jours au bureau.

Gilles Denis

Gilles Denis souffle 75 chandelles

Nous apercevons un grand-père heureux, Gilles Denis, en compagnie de ses trois petits-enfants Léanie, Louis et Paul. Crédit photo famille Genest-Denis

C’est entouré de ses trois enfants, Myriam, Maude, Pierre et de ses trois petits-enfants que Gilles Denis a célébré en famille son 75e anniversaire.
Soucieux des mesures sanitaires, les enfants ont créé un groupe privé Facebook pour que les amis et membres de la famille puissent lui adresser des vœux sous forme de mots, photos ou vidéos. La réponse s’est avérée plus que positive, près d’une centaine de personnes ont tenu à lui témoigner leur appréciation envers cet homme dévoué pour son milieu.
M. Denis avoue sa surprise. « 75 ans, ça fait des drôles de chiffres. Surpris, ce n’est pas le mot. Je n’en reviens pas. Toutes sortes de messages, de monde, des gens avec qui j’ai travaillé dans des organismes. Il y a des vidéos, toutes sortes d’affaires. Il y a des photos de quand je suis arrivé en région en 1975. C’est impressionnant, j’étais comme un peu étourdi de tout voir ça. Je n’ai pas fini de tout regarder », précise-t-il, trois jours après son anniversaire.
Bâtisseur impliqué dans son milieu sur le plan économique, social, culturel et autres, le fêté avoue humblement « on est des humains, on aime ça voir que des gens apprécient et voient ce qu’on fait. On ne fait pas juste du mauvais, on se trompe, mais on est content de savoir que des fois, on ne se trompe pas. » Avec ses 75 ans et une longue feuille de route derrière lui, l’homme aux multiples implications n’a pas l’intention de s’asseoir sur ses lauriers et regarder le train passer, au contraire. Avec le temps, dit-il « les valeurs de base ne changent pas, nos priorités, nos projets changent. » Véritable mécène du secteur culturel, il mentionne avoir commencé à prioriser la culture à la suite du décès de son épouse, Suzanne Genest. « On a encore plein de projets. Il y a de belles choses qui s’en viennent, tu vas voir. Pour moi, faire des projets, c’est ça vivre », complète-t-il.

Habitation

Problèmes de logements dans le Haut : Lancement d’un guide comme outil de solution

Le guide municipal en matière d’habitation est disponible pour les 14 municipalités du Haut-Saint-François.

La MRC du Haut-Saint-François avec la collaboration du comité de vitalisation et de Ose le Haut s’attaque à la pénurie de logements sur le territoire et pour contrer ce phénomène, on propose aux 14 municipalités de la MRC un guide municipal en matière d’habitation.
L’initiative s’inscrit en tandem avec la démarche d’attraction Ose le Haut et celle du comité vitalisation, menées toutes deux par la MRC du Haut-Saint-François. L’objectif du guide se veut un outil d’information de base pour les municipalités qui se questionnent sur les possibilités qui s’offrent à elles en matière d’habitation. Il se veut un outil de réflexion visant à soulever des questions importantes et angles de vue à considérer pour agir de façon optimale en matière d’habitation. Le guide incite les municipalités à faire une réflexion, une planification et recherche de solutions.
Le document, de plus d’une douzaine de pages, traite de planification municipale en matière d’habitation et des outils et leviers à la portée des municipalités pour aider le développement domiciliaire. Il traite aussi de quelques types d’habitation (UHA, COOP) et de quartiers dédiés à certains d’entre eux (écoquartier, minimaison). On se penche également sur la question de l’inventaire éventuel des terrains disponibles comme un outil important pour stimuler l’achat et la mise en vente de ceux-ci. Le guide aborde également la réglementation municipale touchant le changement de vocation d’un immeuble, d’incitatifs financiers pouvant permettre de stimuler la vente et la construction de maisons et des programmes gouvernementaux de soutien à l’habitation.
Démarche
L’exercice, explique Lyne Journault, agente de vitalisation, s’est amorcé au printemps 2021 par le comité de vitalisation et Ose le Haut. La démarche, indique le guide, a permis de constater le manque de logements pour de nouveaux citoyens ce qui représente un frein aux objectifs de la démarche de développement territorial visant à augmenter la population du HSF. Elle s’avère également une entrave à la capacité d’attraction des entreprises et à la dynamisation des communautés, notamment dans les secteurs dits dévitalisés de la MRC.
Une rencontre de discussions avec divers acteurs du secteur de l’habitation (agents immobiliers, promoteurs et constructeurs) a permis de jeter les bases d’un questionnaire pour faire un sondage auprès des municipalités. Parmi les réponses, d’exprimer Mme Journault, « on s’est rendu compte qu’une bonne majorité des municipalités n’avaient pas de plan de développement et ne connaissait pas vraiment le développement d’habitations bigénérationnel, de minimaison et de nouvelles tendances. » Au niveau des incitatifs à la construction immobilière, ajoute-t-elle, peu de municipalités avaient quelque chose à cet effet. « On a donc décidé de faire le guide », précise-t-elle.
La Patrie
Aux prises avec un problème de logements, comme un peu partout ailleurs, la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, voit le guide d’un bon œil. « C’est intéressant pour nous. Ça ouvre des portes, je trouve ça excellent, le bigénérationnel, les minimaisons. Je me suis déplacé voir un endroit où ils construisent des minimaisons en Montérégie pour voir et ça, c’est l’avenir. Il y en a de plus en plus au Québec. » Mme Delage ajoute que deux ou trois minimaisons pourraient profiter du même champ d’épuration et de la même fosse septique. Ce qui serait intéressant pour les petites municipalités en milieu rural, ajoute-t-elle. « Pour moi, ça ouvre des portes. »
La mairesse confesse qu’il n’y a aucun logement de libre présentement à La Patrie. « C’est un inconvénient important, on aurait besoin du 6 à 12 logements. La Patrie est un peu comme un pôle central, nous sommes au croisement de la 257 et de la 212, à droite Chartierville et les États-Unis, à gauche Hampden, Scotstown, Lingwick pour aller à la 108 et on est entre Mégantic et Cookshire. La Patrie, on est un peu la pierre angulaire des municipalités environnantes, incluant Notre-Dame-des-Bois. » Pour Mme Delage, le guide est hautement important. La municipalité n’a plus beaucoup de terrain lui appartenant, explique-t-elle. « On est en train de vérifier au niveau des milieux humides. Il y a néanmoins des propriétaires de terrains privés qui pourraient peut-être être intéressés et se développent plus haut », laisse entendre la mairesse. La Patrie a tout de même connu une croissance intéressante au cours des deux dernières années. La pandémie y est peut-être pour quelque chose, mais, quoi qu’il en soit, la population a grimpé approximativement de 745 à 815 résidents, de mentionner sans cacher une certaine fierté Mme Delage. « La mixité des anciens avec l’arrivée des nouveaux arrivants change la dynamique, ça se revitalise », complète la mairesse.
Mentionnons que le comité de vitalisation, mis sur pied grâce au Fonds régions et ruralité regroupe des représentants des municipalités de Chartierville, Hampden, La Patrie, Saint-Isidore-de-Clifton, Scotstown et Weedon. Le président du comité et préfet de la MRC, Robert G. Roy, souligne que « la MRC a répondu à un besoin qu’elle a identifié. En créant ce guide, elle aide concrètement ses municipalités en leur remettant un outil fait pour elles tout en évitant à chacune d’avoir à faire cette même démarche. C’est un exemple probant de tandem optimal et nous en sommes fiers. Nos municipalités sont maintenant mieux équipées pour relever le défi de l’habitation dans le Haut ! »

actualite

Plus de 255 000 $ pour les médias communautaires du comté de Mégantic

Soucieux de l’importance que joue le rôle des médias communautaires dans leur milieu respectif, le gouvernement du Québec ajoute une aide financière de plus de 255 000 $ pour les aider à remplir leur mission.
Le député de Mégantic et adjoint parlementaire de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation (volet Affaires municipales), François Jacques, annonçait au nom de la ministre de la Culture et des Communications Nathalie Roy, l’octroi de cette somme.
On précise dans le communiqué de presse que les médias imprimés, radio, télévisions et numériques recevront des sommes records grâce à une bonification provenant du Plan de relance économique du milieu culturel ainsi qu’à une aide financière spéciale accordée aux organismes communautaires affectés par la crise sanitaire.
Des neufs journaux communautaires qui se partagent l’aide financière de plus de 255 000 $, sept se retrouvent dans le Haut-Saint-François dont L’Image de Bury, Aux Quatre Coins à Ascot Corner, Le Reflet du canton de Lingwick, le Journal régional Le Haut-Saint-François, Le Papotin de Dudswell, L’Éveil du Citoyen de Weedon et L’Événement de Scotstown/Hampden. Les autres médias communautaires sont Le p’tit journal de Woburn et Le Cantonnier à Disraeli.
Les médias communautaires ont été particulièrement touchés par la pandémie. Dans ce contexte, le gouvernement du Québec reconnaît leur apport essentiel pour la société québécoise et leur accorde un montant supplémentaire pour maintenir et développer leur mission respective. Ces sommes contribuent ainsi à accroître l’offre d’information locale et régionale en appuyant ces médias communautaires dans la poursuite de leur mission. Les nouveaux investissements visent notamment à maintenir, à accroître et à adapter les activités et les services de ces médias, indique le communiqué de presse.
« Ces investissements de notre gouvernement contribueront à soutenir neuf médias communautaires dans la poursuite de leur mission d’informer les citoyens de notre circonscription de Mégantic. Je suis ravi que mes concitoyens puissent compter sur ces médias pour accéder à une information régionale qui reflète leur identité. Je remercie d’ailleurs les artisans de ces médias communautaires pour leur excellent travail », d’exprimer le député de Mégantic, François Jacques.
« Les médias communautaires, qu’ils se trouvent en ville ou en région, donnent une voix nécessaire aux citoyens et sont de formidables outils de développement social. L’accès à l’information est un des piliers de notre démocratie et les médias que nous soutenons en sont des relayeurs nécessaires au Québec. Notre gouvernement est fier d’investir plus de 9,5 M$ pour contribuer à leur mission et à leur développement », d’exprimer Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications. Du montant global, une portion de 2 890 000 $ provient du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Centre culturel de Weedon

Weedon : Le Centre culturel entame un nouveau départ !

Fort de son expérience dans le monde artistique, le nouveau directeur général et artistique du Centre culturel de Weedon, Guillaume D’Aoust, entrevoit l’avenir avec confiance.

Le Centre culturel de Weedon a repris sa programmation 2021-2022 avec des améliorations marquant une nouvelle ère. La salle de spectacle est en mesure d’accueillir 100 % de sa capacité soit 125 spectateurs et ces derniers ont encore sept spectacles à se mettre sous la dent, dont celui de Grosse Isle, ce samedi.
Les pauses forcées, en raison de la pandémie, ont permis aux membres du comité culturel et de bénévoles d’effectuer une mise à niveau afin d’améliorer l’expérience du public, revitaliser l’image et optimiser le fonctionnement du Centre culturel, d’exprimer son directeur général et artistique, Guillaume D’Aoust.
On a revampé les installations physiques du Centre culturel tout en modernisant le volet informatique. On a refait le site Internet en plus d’y ajouter une plateforme de billetterie en ligne. Une des améliorations apportées a été le déplacement du bar qui était situé à l’intérieur de la salle de spectacle pour le relocaliser près de la salle d’exposition. Ce réaménagement permet de placer les chaises de façon symétrique en plus d’ajouter 15 places, portant le total à 125 spectateurs. On a aussi déplacé la régie au centre de la salle de spectacle. On a également repeint les lieux. « Maintenant, c’est vraiment plus comme une salle de spectacle. Les bancs sont en rangée, la régie est au centre et le bar est à l’extérieur de la salle », d’exprimer M. D’Aoust. Ces améliorations représentant quelque 300 heures de bénévolat ont été effectuées au cours de l’été 2021 avec l’appui de la municipalité et d’un commanditaire, précise-t-il.
Spectacles
Au cours des prochaines semaines, et ce jusqu’au 30 avril, les amateurs pourront assister à six spectacles et une projection de Les Aventuriers voyageurs. La saison se clôturera avec la présentation les 6 et 7 mai d’une pièce de théâtre de la troupe amateur locale, la Troupe Oh-la-la.
Parmi les prestations, les spectateurs auront la chance de voir Grosses Isle, soit un trio formé de Sophie Lavoie (violon), Fiachra O’Regan (cornemuse) et le légendaire André Marchand (La Bottine Souriante, Les Charbonniers de l’Enfer). Le trio présentera un répertoire traditionnel irlandais, québécois et de compositions originales. Suivra le 26 mars, le spectacle de Luce Dufault affichant déjà complet. La projection de la série Les Aventuriers Voyageurs se déroulera le 27 mars, spécial sur Shanghai en Chine. Le mois d’avril s’amorcera avec le spectacle de Marco Calliari, le 9, suivi de Les Fils du Facteur le 16 et pour les amateurs de blues, le duo The Two le 23 avril. L’humoriste Philippe Laprise présentera son spectacle Démasqué et en rodage le 29 avril. Cette présentation est malheureusement complète. Sally Folk complétera le mois d’avril le lendemain. La programmation des spectacles est disponible sur le site du Centre culturel.
Exposition
Le Centre culturel présente également ses expositions gratuitement à la Galerie Le Harfang, ouverte au public, du lundi au vendredi de 9 h à 16 h et lors des spectacles. Les amateurs peuvent présentement admirer les œuvres d’Erika Eggena, cette artiste pratiquant le batik et la peinture sur tissu. Elle présente une collection de lampes en batik et des œuvres comme des tableaux en batik. Du 15 avril au 15 mai, sera le tour de l’artiste-peintre Line Blouin de présenter ses œuvres.
Directeur
Rappelons que M. D’Aoust succède à Robert Scalabrini au poste de directeur général et artistique du Centre culturel de Weedon depuis janvier 2021. Ayant eu une carrière professionnelle principalement à Montréal, M. D’Aoust fait un retour à son village natal de Saint-Adrien. Comptant une trentaine d’années d’expérience, il a touché à diverses sphères d’activités. Travaillant simultanément pendant 10 ans au Festival de Jazz et Les Francofolies pour Spectra Scène, pendant une vingtaine d’années aux Grands Ballets canadiens et à l’Opéra de Montréal à la Place des arts, œuvré au Centre Bell, le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) en plus de participer à la tournée d’adieu de Notre-Dame-de-Paris. Le nouvel homme fort du Centre culturel mentionne avoir travaillé beaucoup entre autres au niveau de la production, la direction de production, la régie de scène et éclairage de scène.

Table concertation

Violence conjugale et sexuelle basée sur les genres dans le HSF : Avec 237 000 $, le milieu aura les moyens de ses ambitions

Nous apercevons de gauche à droite Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead, Sabrina Denault Lapointe et Jinny Mailhot, respectivement présidente et directrice de la CDC du HSF et le préfet de la MRC du Haut-Saint-François Robert G. Roy.

La Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François (CDC) et ses partenaires bénéficieront d’une aide de 237 000 $ pour mettre sur pied le Réseau des partenaires du HSF UniES contre les violences basées sur le genre.
C’est la députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, qui en a fait l’annonce lors d’une conférence de presse tenue dans les bureaux de la CDC du HSF. Le montant provenant du Fonds de réponse et de relance féministes du Canada permettra à la CDC et ses partenaires de mener une importante mobilisation du milieu visant à contrer la violence conjugale et sexuelle fondée sur le genre. « Le fonds de relance offre aux organismes la flexibilité nécessaire pour répondre aux problèmes systémiques qui doivent être résolus pour mieux reconstruire et faire progresser. Sachant que la MRC du Haut-Saint-François est particulièrement touchée par la violence conjugale, je salue le leadership de Jinny et de toute l’équipe de travail qui s’est engagée à créer un milieu de vie sain et sécuritaire pour tous », de mentionner Mme Bibeau. Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, mentionne « que l’enjeu de la violence faite aux femmes est malheureusement une réalité peu reluisante dans notre territoire. Dans le Haut, il y a 2,1 % de plus d’agressions sexuelles rapportées à la police au prorata de sa population que la moyenne canadienne. »
Sabrina Denault Lapointe, présidente de la CDC, mentionne que des organismes comme La Méridienne, maison d’aide et d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, ainsi que le Centre des Femmes du Haut-Saint-François et La Passerelle sont déjà impliqués à titre d’experts en plus de tous les membres de la CDC. Mais d’autres organismes seront invités à prendre part au Réseau. D’ailleurs, une rencontre est déjà prévue le 26 avril prochain auquel devraient participer l’ensemble des partenaires. Un plan d’action et des actions sont déjà prévus pour la première année, d’exprimer Sabrina. « Juste en mettant ensemble des gens de différents secteurs à l’intérieur d’une salle, on est déjà capable de faire des liens et de développer de nouvelles actions pour de nouveaux projets. Ce qui est intéressant, c’est de travailler de façon multisectorielle, ça va nous permettre de rejoindre le plus de gens possible pour les sensibiliser à la cause », d’ajouter Mme Mailhot.
Parmi les activités prévues au cours de l’année, Mme Denault Lapointe parle de faire une nouvelle capsule dans le cadre de la campagne de sensibilisation Elle n’a pas dit oui. Une activité de sensibilisation avec les pères à ce qu’ils peuvent faire pour aider à la charge mentale des mamans. Mettre en place un observatoire Vigie-violence afin de se tenir informé et aussi dans l’objectif de créer des outils de sensibilisation pour la population. On entend également réaliser une recherche-action sur les politiques et les pratiques inclusives pour l’accessibilité des femmes et des filles dans tous les milieux (scolaire, emploi, politique, etc.). On désire aussi faire une petite tournée dans le cadre du Continuum de services pour sensibiliser les gens aux oppressions genrées. D’autres actions se définiront en cours de route et seront prises en main par les divers partenaires, d’expliquer Mme Mailhot. L’aide financière obtenue par l’organisme permet l’embauche d’une ressource qui veillera à coordonner tout ce beau monde dans leurs actions respectives et collectives.
Mmes Denault Lapointe, également directrice de l’organisme La Relève, mentionne que la violence est partout. « Quand elles reviennent dans les organismes, des fois dans les ateliers, elles restent un peu plus longtemps et se confient. Tous les organismes disent que la violence est bien présente. »
Mentionnons que Le Réseau, issu de la Table de concertation et de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles est un projet de trois ans, mais qui pourrait perdurer dans le temps, d’exprimer Jinny Mailhot, directrice de la CDC.

actualite

Victime d’abus, Robert G. Roy invite les hommes à faire leur part

Avouant être concerné de près par la cause de violence faite aux femmes, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, en a pris plus d’un par surprise, au moment de la rencontre de presse, avouant avoir été victime d’abus dans son enfance.
« Vous savez… Une chose que je ne pensais jamais dire un jour, moi étant jeune à partir de l’âge de 5 ans, je ne sais pas jusqu’à quel âge, j’ai été abusé. Je vous le dis, pour moi, ça me touche plus encore. Vous comprenez pourquoi pour moi, c’est une préoccupation pour tous les acteurs de changement dans le Haut. »
M. Roy rappelle que l’un des objectifs du projet est de mobiliser les hommes. Il invite donc ces derniers à s’impliquer et faire leur part. « On ne peut espérer un changement réel et durable dans notre communauté si seulement une partie de ceux qui la composent y travaille. Même avec le plus grand acharnement, la plus grande détermination, la meilleure volonté, nos mères, nos sœurs, nos filles, nos conjointes auront beau se démener, ce n’est qu’avec l’apport de nous, leurs fils, leurs pères, leurs frères, leurs conjoints, que nous y arriverons. L’égalité homme-femme, ça commence par le respect et c’est à nous hommes du Haut-Saint-François de montrer l’exemple dans nos vies. »

actualite

Les participants préfèrent largement Cantons-de-l’Est

À notre petit sondage maison demandant aux lecteurs du journal régional Le Haut-Saint-François de faire un choix entre Cantons-de-l’Est ou Estrie donne une très large majorité en faveur de Cantons-de-l’Est.
L’exercice qui n’avait rien de scientifique visait tout simplement à prendre le pouls de la population dans le cadre du changement de nom de la région administrative qui fait l’objet d’un grand débat actuellement.
Au moment d’écrire ces lignes, 41 personnes avaient participé à l’exercice en inscrivant leur préférence. De ce nombre, 34 personnes et un organisme, la Société d’histoire et du patrimoine de Bury, marquaient leur préférence pour Cantons-de-l’Est tandis que 6 personnes souhaitaient conserver l’appellation de l’Estrie.
Rappelons que la Commission municipale du Québec a été mandatée pour organiser et tenir une consultation publique portant sur le changement de nom de la région de l’Estrie en celui de la région des Cantons-de-l’Est. Une période de transmission par écrit des opinions et mémoires est complétée ainsi qu’une consultation publique virtuelle. D’autres consultations publiques en présentiel pourraient se dérouler si les conditions le permettent. Au terme de la démarche, la Commission fera état, dans un rapport prévu pour la fin avril, des commentaires recueillis. Le journal tient à remercier les lecteurs qui ont bien voulu participer à l’exercice.

Embassadeur

Projet AmbassadeuRHsf : Prolongement jusqu’à la fin de l’année

Caroline Dufour et Marie-Josée Rodrigue, conseillères en ressources humaines, sont les intervenantes au projet AmbassadeurRHsf.

Confronté à une réponse intéressante provenant du monde industriel, manufacturier, commerces et services, le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François a convenu de prolonger le projet AmbassadeuRHsf, dont il est responsable, jusqu’à la fin de l’année 2022.
L’initiative, lancée en août 2021, vise à accompagner les entrepreneurs du territoire pour une saine gestion de leurs ressources humaines. La démarche est d’autant plus pertinente, estime-t-on, puisqu’elle s’inscrit dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. « Les conditions du marché du travail actuellement font en sorte qu’il y a des enjeux assez importants pour les PME, pas juste dans le Haut-Saint-François, mais partout au Québec », d’exprimer Caroline Dufour, conseillère en ressources humaines et membre du tandem responsable du projet avec Marie-Josée Rodrigue. Ces intervenantes ont lancé un sondage à la fin de l’automne dernier, auquel ont participé 64 entreprises du territoire, ce qui a permis d’établir un portrait et diagnostic, d’expliquer Mme Dufour.
Les résultats ont permis de dégager trois enjeux prioritaires pour les entreprises participantes notamment la rétention de la main-d’œuvre à 53 %, l’attraction de cette dernière à 49 % et la rémunération à 34 %. D’autres aspects s’inscrivent également à l’intérieur de ces enjeux, d’ajouter Mme Dufour.
Du nombre de répondants, 39, répartis sur l’ensemble du territoire, ont demandé de l’accompagnement dont sept étaient en pleine démarche, deux en préparation alors que les entreprises Graymont à Dudswell et Remorques Kerr à Cookshire-Eaton avaient complété au moment d’écrire ces lignes.
Les interventions auprès des entreprises se font de façon personnalisée et sur mesure selon les besoins de l’entrepreneur. « On discute avec le responsable. Au niveau des ressources humaines, on va demander c’est quoi vous pensez que vous avec besoin. Cela peut se faire à partir d’un formulaire d’appréciation de leur personnel ; on remplit le questionnaire et par la suite, on leur propose un plan, un genre de plan d’action qu’on pourra ajuster avec le client. On définit les besoins avec le client et après on propose un plan d’action en tenant compte du thème retenu », d’exprimer Mme Dufour.
Au chapitre de la rémunération, par exemple, l’intervention permettra de positionner l’entreprise dans le cadre de son industrie, dans son milieu et de la région de l’Estrie. « On est un peu comme des guides. On travaille en collaboration avec la personne qui représente l’entreprise. On a des données probantes, dont on peut se servir, de la région de l’Estrie et on peut les guider pour leur dire comment vous voulez vous positionner par rapport au marché. On les aide aussi dans la démarche de réflexion, selon leurs besoins particuliers et par la suite, on peut leur montrer c’est quoi un journalier en Estrie dans l’industrie manufacturière, c’est payé combien selon leur expérience. On va présenter un tableau, faire un comparatif avec les salaires actuels. Eux (entrepreneurs) vont pouvoir décider comment ils souhaitent se positionner par rapport au marché. On va donner des outils qu’on utilise et qu’on va personnaliser avec eux. »
Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD, précise que « c’est une courte intervention d’une dizaine d’heures par entreprise. Portrait, plan d’action et eux s’occupent de faire les actions. C’est vraiment comme un blitz qu’on fait dans chaque entreprise pour les amener là-dessus (RH). Il y a des choses qu’elles (entreprises) devront faire à l’interne, d’autres à l’externe. Mais l’idée, c’est de faire un gros portrait, identifier deux ou trois choses importantes à faire et comment on les adresse », complète-t-il. D’autre part, le prolongement du projet pilote permettra à l’équipe en place d’élargir son rayon d’action aux entreprises agricoles et municipalités.
À l’écoute
D’autre part, les intervenantes sont à l’écoute des autres besoins des participants, que ce soit pour un regroupement quelconque comme s’offrir un service de RH en commun, ou répondre à un besoin de transport collectif avec un organisme existant, un besoin en loisir ou autre arrimage susceptible d’aider les entreprises et leur personnel. Rappelons que les services du projet AmbassadeuRHsf sont offerts gratuitement. Il suffit de communiquer avec le CLD du Haut-Saint-François en composant le 819 560-8500.

actualite

Participants Largely Prefer Eastern Townships

Our little in-house survey asking readers of the regional newspaper Le Haut-Saint-François to choose between Cantons-de-l’Est or Estrie showed a very large majority in favour of Cantons-de l’Est (Eastern Townships).
The exercise, which had nothing scientific about it, was simply intended to take the pulse of the population in the context of the change of name of the administrative region which is currently the subject of great debate.
At the time of this writing, 41 people had participated in the exercise by registering their preference. Of this number, 34 persons and one organization, the Bury Historical and Heritage Society, expressed their preference for Cantons-de-l’Est, while 6 persons wanted to keep the Estrie name.
It should be noted that the Commission municipale du Québec (Quebec municipal commission) was mandated to organize and hold a public consultation on the name change of the Estrie region to that of the Cantons-de-l’Est region. A period of written transmission of opinions and briefs has been completed, as well as a virtual public consultation. Other in-person public consultations could take place if conditions allow. At the end of the process, the Commission will issue a report, planned for the end of April, on the comments received.
The newspaper would like to thank the readers who agreed to participate in the exercise.

Carton rouge

Financement des organismes : communautaires Le milieu se mobilise

Plusieurs manifestants ont remis un carton rouge, en geste symbolique, au bureau de leur député un peu partout au Québec.

Ils étaient plusieurs représentants et représentantes d’organismes communautaires du Haut-Saint-François à participer à la journée de manifestation à Sherbrooke, dans le cadre de la semaine nationale de fermetures et de grèves se déroulant sous la bannière de la campagne Engagez-vous pour le communautaire. 
Sous le thème Promesses brisées, communautaire fermé, les groupes ont remis des pénalités aux divers bureaux de comté des députés de la CAQ sous forme de cartons rouges. Les revendications des groupes ne sont pas nouvelles, mais deviennent de plus en plus lourdes de conséquences pour ces derniers. « Sous financés depuis plus de 30 ans, nous faisons face actuellement à un cocktail encore plus explosif : manque chronique de financement, pénurie de main-d’œuvre, essoufflement des équipes en place, complexification des problématiques, augmentation de la précarité et de la détresse et un réseau public à reconstruire. Il manque actuellement 50 M$ en Estrie pour combler les besoins et éviter que ces fermetures ne soient plus le fruit d’une action de mobilisation, mais une triste réalité, ce qui serait une perte énorme pour la population du territoire. À ce rythme, nous allons droit dans le mur ! Des groupes ferment temporairement, cessent d’offrir certaines activités ou services, ou encore diminuent leurs heures d’ouverture, c’est du jamais vu », d’exprimer Claudelle Cyr, directrice du Regroupement des organismes communautaires (ROC) de l’Estrie.
Dans le Haut-Saint-François, les représentantes de quatre organismes, La Relève du Haut-Saint-François, le Centre de services éducatifs populaires (CSEP) du HSF, Animation Jeunesse et Moisson HSF témoignent sur la page Facebook de la Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François de l’impact du sous-financement. Manque de ressources financières pour mieux aider les familles, difficulté à répondre aux besoins de la clientèle, problème de rétention, manque d’attractivité sont quelques problématiques auxquelles sont confrontés quotidiennement ces organismes. Cette réalité est vécue par l’ensemble des autres ressources communautaires sur le territoire.

Garderie

CPE Fafouin à East Angus : 18 places additionnelles et bientôt près de 100

Nous retrouvons au moment de l’annonce de gauche à droite, François Jacques, député de Mégantic et Adjoint parlementaire de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation (Volet Affaires municipales), Aïda N’Doye, directrice adjointe, et Debbie Fennety, directrice générale du CPE-BC Uni-Vers d’enfants.

Le Centre de la petite enfance (CPE) Fafouin à East Angus s’enrichira de 18 nouvelles places en services de garde éducatifs à l’enfance qui viendront gonfler le nombre total à 98 d’ici août 2023.
Le député de Mégantic, François Jacques, en a récemment fait l’annonce dans la foulée de l’octroi de 13 974 places, rendu public par le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe. L’initiative s’inscrit dans le cadre du Grand chantier pour les familles rendu public en octobre dernier. L’annonce des places en garderie survient trois mois après le lancement de l’appel de projets en continu.
Cet appel de projets, mentionne-t-on dans un communiqué de presse, est le plus ambitieux depuis la création du réseau et, pour la première fois, le gouvernement du Québec s’est engagé à ce que chaque enfant puisse avoir une place d’ici mars 2025 et que celles-ci soient accessibles le plus rapidement possible. On mentionne que la nouvelle approche propose un délai nettement plus efficace en comparaison de la précédente. « Concrètement, cela signifie que le délai pour l’octroi de nouvelles places est passé de plus de 10 mois à maintenant 60 jours. »
Relativement à l’annonce des places, le ministre Lacombe précise « c’est le début du Grand chantier pour les familles que j’ai annoncé en octobre. C’est un bel exemple de résultats concrets auxquels nous souhaitons arriver pour répondre aux besoins de toutes les familles du Québec au cours de prochains mois et années. »
« Je suis vraiment content de constater que le plan d’action mis en place par mon collègue pour compléter notre réseau de services de garde à l’enfance est une réussite. Dans les derniers mois, j’ai rencontré plusieurs parents qui m’ont fait part de leur difficulté de trouver une place et je sais que c’est le cas pour plusieurs autres de mes collègues partout au Québec. Cette annonce démontre ainsi qu’en mettant tous les efforts nécessaires, on va enfin réussir à faire en sorte que chaque enfant puisse se développer dans des services de garde éducatifs à l’enfance de qualité. Je veux également souligner l’excellent travail de collaboration avec les élus de la municipalité de East Angus et le CPE-BC Uni-Vers d’enfants », d’exprimer le député de Mégantic.
Debbie Fennety, directrice générale du CPE-BC Uni-Vers d’enfants, dont fait partie le CPE Fafouin, mentionne avoir profité du lancement du Grand chantier pour les familles l’automne dernier et des changements réglementaires permettant aux CPE d’atteindre une capacité de 100 places. Dans cette optique, on a fait la demande de 18 places additionnelles portant le total à 98. « Après avoir reçu la confirmation de 31 nouvelles places en 2020, nous sommes ravis de cette nouvelle augmentation de 18 places qui nous aidera énormément à l’atteinte de l’un de nos objectifs, soit celui de pouvoir compter sur un total de 20 places poupons au lieu de 5 comme c’est le cas actuellement. Ceci nous permettra de répondre aux besoins et à la demande grandissante des familles de notre secteur », d’exprimer Mme Fennety. Déjà, les travaux d’agrandissement du CPE Fafouin sont sur la planche à dessin et l’échéancier pour accueillir tout ce nouveau petit monde, soit les 49 nouvelles places, est fixé à août 2023.
La municipalité de East Angus a contribué à la réalisation du projet en donnant gracieusement le terrain adjacent au CPE. « La mise à niveau et la venue de nouvelles places pour le Centre de la petite enfance d’East Angus sont d’excellentes nouvelles pour notre communauté. Notre ville se développe rapidement par ses nombreux développements domiciliaires et les places en garderie sont essentielles afin d’accueillir de nouvelles familles dans notre municipalité », d’exprimer la mairesse, Lyne Boulanger.
Ascot Corner
D’autre part, le projet de construction d’un deuxième CPE à Ascot Corner est toujours prévu d’ici août 2025. Afin de réaliser le tout plus rapidement, on procédera à l’implantation d’installations préfabriquées. « Des plans modèles, approuvés par le ministère de la Famille, seront proposés pour des installations de construction usinées. Cela permettra de réduire le délai de construction, passant ainsi de 9 à 3 mois, estime-t-on. Cette entente permettra d’accélérer la création d’au moins 1 600 places en CPE qui se construiront dans des installations préfabriquées de qualité et qui seront adaptées aux besoins des enfants, et ce, dans au moins dix régions administratives différentes », indique le communiqué de presse.
Pour Mme Fennety, cette nouvelle façon de faire comporte plusieurs avantages. « Ça va beaucoup plus vite. Il y a des architectes au ministère qui sont délégués pour faire les plans, toutes les approbations qui suivent après fait qu’on est certain que c’est tout aux normes de la réglementation en partant. Les coûts qu’on va économiser tous ensemble vont nous permettre d’investir dans des matériaux plus écologiques, plus durables. » On prévoit également compléter le tout à Ascot Corner pour août 2023. Le futur CPE offrira 62 places dont 10 pour les enfants ayant moins de 18 mois et 52 pour les 18 mois à 5 ans. Le nom de la nouvelle installation n’avait pas encore été déterminé au moment de l’entrevue téléphonique.

Hockey Senior

Hockey senior : Fin de saison abrupte pour les Shark’s d’East Angus

Jean-François Houde, entraîneur-directeur général et copropriétaire des Shark’s d’East Angus, promet de livrer une équipe compétitive dès la prochaine saison. 

Les Shark’s d’East Angus ont perdu la ronde suicide face aux Nordik Blades de Val-des-Sources deux matchs à un, mettant ainsi un terme à la saison 2020-2021 dans la ligue régionale de hockey senior A. La victoire leur aurait permis de poursuivre en quarts de finale.
Pourtant la série avait débuté du bon pied, vendredi passé, avec une victoire des Shark’s par la marque de 5 à 4 en prolongation. Le tout s’est poursuivi le samedi à l’aréna Robert-Fournier. Malgré un bel effort, nos locaux se sont inclinés par le compte de 9 à 4 avant de s’effondrer le dimanche au compte de 8 à 1 face à leurs opposants.
« Je suis amer. D’autant plus qu’on avait gagné le premier match. Samedi, on a eu nos chances dans le match. Le match d’aujourd’hui (dimanche), ce n’est pas vraiment un match quand il te manque une ligne au complet pis tes trois premiers défenseurs. On était démuni. » L’entraîneur Jean-François Houde attribue la situation à l’heure matinale du match, midi. « C’est une heure pour du hockey mineur pas pour du senior. J’ai des gars qui travaillaient. » Il tenait tout de même à souligner l’effort des joueurs qui s’étaient présentés au match.
M. Houde, également directeur général, manifeste être confiant pour la prochaine saison. « Depuis qu’on a recommencé, de retour de la COVID, on a un nouveau noyau de leader, on a joué de très bons matchs de hockey malgré le résultat. On a un bon groupe. »
La dernière saison ne s’est pas révélée de tout repos pour l’organisation des Shark’s. Changement de direction en début de calendrier, nouvel entraîneur et changement de propriétaire. De fait, l’entraîneur-chef et son assistant, Stéphane Lessard, ont fait l’acquisition de la formation locale à la fin de novembre dernier. M. Houde manifeste l’intention de poursuivre l’aventure à East Angus l’an prochain et ajoute avoir confiance envers son groupe de joueurs. « Nous avons un bon noyau de joueurs et je crois qu’il y a moyen d’avoir une bonne équipe compétitive. Les partisans méritent d’avoir une bonne équipe de hockey pis c’est ce qu’on va leur livrer dans le futur. On va faire un post mortem de la saison et on prépare déjà la prochaine », de compléter l’entraîneur.

Ski de fond

Parc régional du Marécage-des-Scots : Une piste de ski de fond accessible

Pour une deuxième année consécutive, les amateurs de ski de fond auront la chance de parcourir le sentier dans le parc régional du Marécage-des-Scots.

Fort du succès obtenu l’année dernière, le parc régional du Marécage-des-Scots a procédé au traçage d’une piste de ski de fond de six kilomètres accessibles gratuitement au grand public.
Le tracé prend son départ du parc municipal Walter-MacKenzie à Scotstown jusqu’au chemin de Franceville, tout juste avant la halte du Marécage-des-Scots du parc régional. Afin de concilier les différentes activités du parc, l’aller-retour se fait sur la même piste, réservant ainsi un espace pour les randonneurs et raquetteurs.
La piste est facilement accessible puisque le stationnement du parc Walter-MacKenzie est déneigé et permet l’accès de plusieurs automobiles. En plus d’admirer le magnifique paysage, les visiteurs auront la chance de se sustenter en faisant un petit saut, tout près du stationnement, à la Charcuterie Scotstown pour savourer leur célèbre charcuterie ou encore en passant par le Dépanneur Victoria pour un mets prêt-à-emporter et des breuvages chauds. Il est toujours possible de bifurquer direction La Patrie pour vivre l’expérience du Resto-Bar La Patrie.
L’activité Fabrique ton hiver dans le Haut prévoit deux arrêts au parc régional. Voilà l’occasion de participer et de découvrir ce magnifique endroit voisin du parc national du Mont-Mégantic. Pour plus d’information sur l’hébergement et les activités, consulter le site de Tourisme Haut-Saint-François au tourismehsf.ca.

Carnaval East Angus

Un carnaval qui fait du bien à East Angus

Les jeunes familles comme les plus grands se sont amusés dans le cadre du carnaval d’East Angus qui se déroulait au parc des Deux Rivières.

Plusieurs centaines de personnes, jeunes familles, adultes et aînés, ont répondu à l’invitation de la municipalité de East Angus pour son carnaval d’hiver.
Le temps d’une journée, les gens étaient un peu partout dans le parc des Deux Rivières, que ce soit dans les sentiers de raquettes, de marche, à s’amuser dans la piste d’hébertisme ou encore se laisser aller dans la glissade. Il n’y avait que des sourires et de la bonne humeur.
Le tout se déroulait dans le respect des mesures sanitaires. « Un parc grand comme ça, c’est que les gens sont partout, il y en a qui sont dans nos sentiers de raquettes, il y en a qui marche dans nos sentiers réguliers, on a plein d’enfants avec leur famille dans la piste d’hébertisme et profitent de la glissade », d’exprimer Étienne Bouchard, directeur des loisirs et de la vie communautaire à la Ville de East Angus.
La municipalité voulait faire de son carnaval une activité accessible à tous. L’accès au site et aux activités était gratuit. Il y avait même un service de prêt de raquettes pour ceux qui voulaient tenter l’expérience. Plusieurs centaines de personnes ont profité de cette belle journée ensoleillée. Selon M. Bouchard, outre East Angus, plusieurs personnes provenaient d’autres municipalités comme Cookshire-Eaton, Weedon, Sherbrooke et même des promeneurs de Magog.
« Habituellement, le carnaval, on fait les activités à l’aréna avec un spectacle à l’intérieur, mais là à cause des directives de la COVID, on s’est dit qu’on pouvait accueillir des gens à l’extérieur, et faire des kiosques ici. » La municipalité gâtait aussi ses visiteurs en remettant du chocolat et des tuques promotionnelles Ose le haut. Mentionnons qu’il n’y avait aucun service de bar afin de ne pas créer d’attroupement. Pas moins de 25 bénévoles, des citoyens, des jeunes de la Maison Actimaje, deux employés municipaux et les membres du conseil municipal, dont la mairesse, Lyne Boulanger, et son conjoint, Michel Laflotte, étaient à pied d’œuvre pour faire de l’activité un moment des plus agréables.
« Moi de voir les gens heureux, voir les sourires comme ça, les gens ont du plaisir, ils viennent bouger, c’est le fun, c’est ça que ça prend », d’exprimer la mairesse, Lyne Boulanger, tout en saluant l’implication de Rock Blouin et sa conjointe, Francine Tardif, qui ont fabriqué l’activité sans doute la plus appréciée des enfants, la glissade de glace. Les jeunes familles et adultes ont envahi le sentier d’hébertisme pour s’adonner aux divers attraits sur place. Des foyers étaient disposés à divers endroits dans le parc afin de réchauffer les festivaliers. La journée s’est clôturée avec la présentation d’un feu d’artifice au grand plaisir de tous.

Hotel de ville de East Angus

East Angus : Entente de 7 ans avec les employés municipaux

La municipalité de East Angus a signé une nouvelle convention collective d’une durée de sept ans avec ses employés.

La municipalité de East Angus a procédé à la signature du renouvellement de la convention collective avec ses employés, un pacte de 7 ans se terminant le 31 décembre 2027. Outre le fait que la durée de l’entente passe de cinq à sept ans, elle prévoit entre autres des hausses salariales de 2,5 % par année.
La précédente convention collective était échue depuis le 31 décembre 2020. Mme Lyne Boulanger, mairesse, attribue le délai au contexte pandémique et que la dernière année en était une électorale au niveau municipal. Les deux parties auront mis tout de même une dizaine de rencontres avant d’en arriver à une entente finale.
La municipalité, explique Mme Boulanger, souhaitait une entente de sept années « on est très heureux de ça », précise-t-elle. Du côté syndical, on a obtenu deux heures additionnelles pour l’employé de garde portant ce total à 10 heures par semaine. La municipalité s’est également engagée à procéder à l’embauche d’un employé additionnel pour les travaux publics au cours de la présente année. La municipalité compte actuellement neuf employés syndiqués, dont cinq à temps plein et un à temps partiel pour les travaux publics et trois employés de bureau.
Du côté patronal, explique la mairesse, on a obtenu davantage de flexibilité, au niveau de l’horaire de travail pour quelques employés. « Avec les besoins de la ville qu’on a, plein d’activités les fins de semaine et tout, c’était un grand besoin pour notre ville. Ça va nous aider beaucoup parce qu’on sait que nos activités, on en a plein les fins de semaine. Ça nous prenait des employés pour couvrir tout ce dont on a besoin et ça nous aide. Une ville, ça ne vit pas juste la semaine, ça vit la fin de semaine aussi. On se développe à un rythme fou et on voulait toujours offrir un bon service à la population, c’était notre grande demande au niveau patronal. On a eu ce gain et on est vraiment content. »
Pour les membres du Syndicat des employés municipaux de East Angus affilié à la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), on est satisfait de la nouvelle convention collective. D’ailleurs, l’entente de principe avait obtenu l’unanimité auprès des syndiqués. Jean-Christophe Lindsay-Bertelet, conseiller syndical à la FISA, est satisfait du pacte même si, à son avis, le processus s’est avéré long, mais à la satisfaction des parties. Il ajoute « qu’il ne faut pas prendre en compte le nombre de rencontres comme étant un indicateur du fossé qui séparait les parties. Tout le monde voulait s’assurer de négocier une convention à leur entière satisfaction et de bien faire les choses. On ne voulait pas précipiter. Le ton à la table est toujours resté poli. Il n’y a pas eu d’écart de part et d’autre. Je pense que la négociation aura permis à chacune des parties d’apprendre à connaître les enjeux que chacune d’entre elles vivait. »
Pour la partie syndicale, on espère que cette négociation pourra servir de tremplin vers la mise en place de relation de travail respectueuse, harmonieuse pour le long terme. M. Lindsay-Bertelet précise qu’il ne faut pas croire que les relations de travail dans le passé étaient conflictuelles. Toutefois, le nouveau pacte de sept ans, souhaite-t-il, permettra de regarder vers le futur et de faire évoluer les relations de travail vers une optimisation.
Pour Mme Boulanger, le renouvellement de la convention s’inscrit dans une continuité avec quelques petits ajustements. « Ç’a bien été, tout le monde était respectueux. Le climat est bon, le travail est bon, on est satisfait du travail que les employés nous donnent, on est vraiment fier de leur travail », complète la mairesse.

Golf East Angus

Club de golf East Angus : Ghislain Couture prend les choses en main

Nous apercevons le tandem Ghislain Couture, propriétaire du Club de golf East Angus, et Marc Reid, directeur général.

L’homme d’affaires Ghislain Couture prend possession du Club de golf East Angus et s’associe les services de Marc Reid à la direction générale. Le tandem, résidant à East Angus, est conscient que cette infrastructure représente un joyau pour les gens de la place et entend tout faire pour maintenir le parcours de 18 trous et le faire prospérer. « Aucun développement immobilier n’est prévu », d’insister M. Couture.
Dans une lettre adressée aux membres, il est mentionné que M. Couture s’est porté acquéreur du Club de golf East Angus, le 1er février dernier. Le nouveau responsable s’est également entendu avec le copropriétaire du chalet et des équipements, Richard Boisvert, pour faire l’acquisition des actifs. Le tout devrait devenir officiel dans les prochains jours si ce n’est déjà fait.
L’homme d’affaires prend le relais, pour ainsi dire, et poursuit l’entente que M. Boisvert avait avec la Ville de East Angus jusqu’au 27 juin 2023. « Présentement, c’est la même entente que Richard avait avec la ville, il y a rien qui change. Éventuellement, je vais négocier de quoi avec la ville. Ça va se faire dans le futur » d’expliquer M. Couture. Pour ce qui est du terrain, il semble toujours être la propriété de la ville. Cependant, les termes de l’entente n’ont pas été dévoilés, mais il semble clair que M. Couture aimerait en devenir propriétaire si certaines conditions sont remplies.
Du côté municipal, la mairesse, Lyne Boulanger, est satisfaite de l’entente. Mentionnant un avis de confidentialité concernant le terrain, elle précise néanmoins « que c’est la meilleure offre qu’on a eue ! » « Le but, c’était de garder le golf. M. Couture, on est vraiment content, c’est un citoyen d’East Angus qui a une fierté pour tout ce qu’il y a. Pour nous, c’était une belle relève. »
Conscient de ce que représente le club pour les citoyens d’East Angus, M. Couture craignait pour l’avenir de cette infrastructure. Il mentionne avoir de la disponibilité et se dit convaincu d’être en mesure de faire fonctionner et prospérer le club. Le nouvel homme fort n’est pas seul; il compte sur l’appui de son ami et passionné du golf, Marc Reid, pour assumer la direction générale. Bien connu dans le milieu, ce dernier fait partie d’une famille de golfeurs qui s’est déjà bien impliquée au sein du club au fil des années.
Le tandem est déjà au travail et cherche des opportunités pour atteindre la rentabilité. Au niveau du terrain, on désire améliorer les trappes de sable et certains tertres de départ. De son côté, le directeur général, Marc Reid, est excité à relever ce nouveau défi. D’ailleurs, il s’est rapidement mis à la tâche. Un des ses mandats, explique-t-il, est de trouver de nouvelles opportunités pour augmenter l’achalandage. Dans cette optique, il se tourne vers la jeunesse. Conscient que cette tranche d’âge représente la relève, M. Reid souhaite conclure des ententes avec les écoles, organismes et divers programmes de golf pour susciter l’engouement et la pratique de ce sport sur le terrain à East Angus. On souhaiterait aussi offrir des cours pour la jeunesse locale. La direction entend introduire un nouveau concept celui du footgolf, bien populaire en Europe. Le principe s’apparente avec celui du golf, mais différent puisqu’il se pratique avec un ballon. Il suffit pour les plus jeunes de frapper le ballon avec le pied et le placer dans la coupe comme au golf. Évidemment, les coupes ne seront pas placées sur les verts, assure le directeur général. Un des deux parcours de neuf trous sera dédié à cette discipline. Les heures consacrées à cette pratique seront ajustées pour ne pas entrer en conflit avec les grandes périodes d’achalandage pour le golf, assure M. Reid. Les parents pourraient jouer au golf et leurs jeunes enfants au footgolf simultanément, explique-t-il. On entend également revoir et innover un plan de partenariat avec les entreprises et développer un aspect plus participatif incluant des droits de jeux.
Chalet
Quant au chalet, la grande salle sera disponible pour des locations. Le restaurant offrira des repas du genre cantine pour les golfeurs. Pour sa part, M. Boisvert est satisfait de son aventure de quatre ans avec la ville d’East Angus. « J’ai passé quatre belles années. Je suis content de mon ouvrage. Quand je suis parti, je suis parti la tête haute. Le terrain n’a jamais été aussi beau », complète-t-il. Mme Boulanger remercie l’implication du couple, Richard Boisvert et Pauline Mercier, qui a donné un second souffle au club alors qu’il en avait bien besoin.

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