Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
Place aux jeunes

Renouvellement de l’entente pour Place aux jeunes

En place depuis près de 20 ans, le programme Place aux jeunes (PAJ) piloté depuis plusieurs années par le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François sera renouvelé pour une période de trois ans, à raison d’un montant global de 135 000 $ pour la durée de l’entente.

Ce partenariat à long terme, estime-t-on, permettra une meilleure prévisibilité et une gestion plus durable du programme, lequel a pour objectif d’attirer et de garder les jeunes diplômés âgés de 18 à 35 ans en région. L’annonce en a été faite par le premier ministre du Québec et responsable des dossiers jeunesse, Philippe Couillard, et de l’adjointe parlementaire du premier ministre pour les dossiers jeunesse et députée de Richmond, Karine Vallières.

Dans un communiqué de presse, on rappelle que le gouvernement Couillard a dévoilé, en 2016, la Politique québécoise de la jeunesse 2030 ainsi que la Stratégie d’action jeunesse 2016-2021. Cette dernière prévoit un montant de 200 millions $ sur cinq ans pour le financement de 90 organismes partenaires, dont Place aux jeunes en région. On rappelle également la mise sur pied du programme Mobilité jeunesse pour tous les jeunes du Québec, du Créneau carrefour jeunesse et des prix Reconnaisance jeunesse. On souligne également l’obligation pour les sociétés d’État de réserver des sièges pour les jeunes à leur conseil d’administration. « Une représentation moyenne de 10 % de jeunes sera dorénavant demandée pour les missions commerciales du Québec, précise-t-on. »

Évidemment satisfait, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, mentionne « je salue la vision dont montre le gouvernement du Québec en soutenant l’organisme Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François. Je souhaite que vous fassiez fructifier cet actif à l’avantage de tout un chacun. Car tant les jeunes que les régions sortent gagnants de cette initiative. »

Olivier Jean, agent de migration de Place aux jeunes pour le Haut-Saint-François, rappelle que la mission est de faciliter la migration et le maintien des diplômés des 18-35 ans. Parmi sa gamme de services, PAJ offre l’accompagnement individuel, les journées découvertes, le cyberbulletin et les séjours exploratoires. Ce dernier volet permet à des jeunes du territoire et de l’extérieur de se familiariser avec le milieu par des visites et rencontres avec divers intervenants. M. Jean mentionne que depuis 2001, 308 personnes ont participé aux séjours exploratoires. Depuis 2004-2005, où l’on commence à recenser les migrations, 68 personnes ont migré dans le HSF en utilisant les services de PAJ.

L'autocueillette

Cueillir son sapin de Noël Pourquoi pas à Cookshire-Eaton et Westbury

Si populaire soit-elle chez nos voisins du Sud, la cueillette d’arbres de Noël est méconnue chez nous. En Estrie, cinq producteurs de sapins de Noël, dont deux dans le Haut-Saint-François, Plantation Steve enr., à Cookshire-Eaton et Ferme Horti-Plus à Westbury, ouvrent leur porte au grand public afin qu’il puisse venir en famille choisir leur arbre de Noël.

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne Souvenirs de cueillette et est en cours jusqu’au 24 décembre. Plusieurs endroits participants offrent de l’animation sur place. Cette activité marque la fin de la campagne Souvenirs de cueillette débutée en juin à laquelle 40 entreprises ont participé en offrant une vingtaine de cueillettes différentes. Le projet a été réalisé grâce à la participation financière de la Direction régionale de l’Estrie du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation en collaboration avec la Fédération de l’UPA-Estrie, l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec et le Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie (CIBLE).

CAB

Un répertoire en guise d’aide

Le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François a profité d’une activité sur la réflexologie pour dévoiler le répertoire régional pour les proches aidants d’aînés de l’Estrie.

Intitulé Aidant pressé, Ressources futées, le répertoire publié dans les deux langues vise à accompagner et offrir des outils fort utiles pour les personnes proches aidantes. Le document de 63 pages présente entre autres les ressources pour l’ensemble du territoire estrien comprenant les six MRC et la ville de Sherbrooke.

Le répertoire résulte d’une démarche de concertation régionale d’organismes de services aux proches aidants et des tables de concertation d’aînés locales. Une centaine de proches aidants ont été consultés pour l’occasion. Au fil des années, explique-t-on, des guides ont été produits dans plusieurs des MRC de l’Estrie, mais aucun ne couvrait l’ensemble des services offerts aux proches aidants d’aînés de la région. De ce fait, la Table régionale de concertation des aînés de l’Estrie a été interpellée afin de rassembler les acteurs autour de ce projet. Une compilation des outils a été effectuée. Des proches aidants de l’Estrie, issus du milieu rural et urbain, ont été consultés dans le but de déterminer la forme de l’outil régional ainsi que pour valider chacune des étapes du processus.

Une liste comprenant l’ensemble des ressources a été compilée, puis vérifiée et se retrouve à l’intérieur du répertoire. Dans un premier temps, le guide permet une réflexion par diverses questions comme : est-ce que je suis un proche aidant ? pourquoi aller chercher de l’aide ? Outre les ressources par MRC, on y retrouver également les organismes régionaux, provinciaux, gouvernementaux, les facteurs de risque des aidants, facteurs de protection des aidants et le carnet d’adresses personnelles. La réalisation du répertoire a été rendue possible grâce à la participation financière de l’Appui Estrie et des sept tables territoriales de concertation des aînés de l’Estrie.

France Lebrun, directrice générale du CAB du Haut-Saint-François, ayant participé à la démarche, mentionne que 450 copies en français et 150 en anglais seront distribuées. D’autres seront disponibles au CAB ainsi qu’à l’Aide à domicile. La distribution du répertoire s’est effectuée dans le cadre de la Semaine des proches aidants.

CAB

A Guide offers Help

A directory of resources for caregivers of seniors in the Estrie region was launched recently at a reflexology activity by the Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François.

Handy Resources for Hurried Caregivers is the title of the directory, published in both English and French, and aiming to offer useful tools and resources for informal caregivers. Among other information, the 63-page booklet presents resources available throughout the Estrie region, including all six MRCs and the City of Sherbrooke.

The directory resulted from a cooperative regional approach among organizations offering services to caregivers, and local consultative tables for seniors. Some 100 caregivers were consulted for the occasion. Over the years, it was noted, guides have been produced in several MRCs in the Estrie, but never any that covered the services offered for caregivers of seniors in the entire region. Hence, the Table régionale de concertation des aînés de l’Estrie (regional consultative table for seniors in the Estrie) was called upon to bring together the various partners in this project.

Tools were compiled. Caregivers in both rural and urban areas of the Estrie were consulted in order to determine the form of the regional tool, as well as to validate each step of the process. A list comprising the various resources was compiled, then verified, and incorporated into the directory.

The guide first offers a reflection on questions such as, «Am I a caregiver?» or «Why should I seek help?» Besides local resources in each MRC, the guide offers regional, provincial and governmental resources. Risk factors for caregivers, protective factors for caregivers, and a personal address book are also included.

The creation of the guidebook was made possible by the financial support of Appui Estrie and the consultative tables for seniors in the seven MRCs in the Estrie region.

France Lebrun, executive director of the CAB du Haut-Saint-François, who participated in the project, said that 450 copies in French and 150 in English were to be distributed. Others are available at the CAB office, as well as at the Aide à domicile. The distribution took place during the Caregivers’ Week.

conference art

Acheter des œuvres d’art; une façon d’investir

Il existe plusieurs raisons pour acheter des œuvres d’art. La première, parce qu’on aime le produit et l’autre, celle de faire un investissement judicieux. Toutefois avant de procéder, il importe de posséder quelques notions qui permettront d’éviter les pièges.

C’est en donnant quelques conseils que le galeriste et témoin expert pour les évaluations d’œuvre d’art, Éric Devlin, s’adressait récemment à une vingtaine de personnes réunies à la Maison de la Culture John-Henry-Pope, à Cookshire-Eaton.

L’objectif de la rencontre, d’expliquer Gilles Denis, « était d’intéresser les gens à investir dans l’art et de voir que ce n’est pas une dépense, mais bien un investissement. » Parmi les nombreux conseils émis par le conférencier, un ressort parmi tous : celui de ne pas se presser au moment d’acquérir une œuvre. M. Denis mentionne que l’invité a mentionné qu’il existait des avantages fiscaux à retirer de l’achat d’œuvres d’art.

Artothèque
En seconde partie, Luc Pallegoix, artiste bien connu dans le milieu et concepteur de la vidéo promotionnelle, a présenté le nouveau concept de l’Artothèque. Il s’agit d’un regroupement d’une quinzaine d’œuvres d’art, propriétés de la famille Genest-Denis, qui sont mises à la disposition des organismes et entreprises du Haut-Saint-François, sous forme de prêt ou de location. Par cette initiative, Gilles Denis souhaite que les œuvres d’artistes reconnus se retrouvent dans des endroits publics. « L’objectif est d’amener les gens à s’intéresser à l’art et investir dans l’art. » Pour en savoir davantage, il est possible de consulter le site de la Galerie d’art Cookshire-Eaton.

Campagne de sensibilisation au IGA Cookshire

Dorénavant, les consommateurs pourront mettre un visage sur les produits locaux et régionaux. Un projet pilote présente à l’aide d’une affiche 19 producteurs dans deux épiceries de l’Estrie soit IGA Bouchard de Saint-Élie et IGA Cookshire, situé à Cookshire-Eaton.
L’initiative découle du Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie (CIBLE) en lien avec les Créateurs de saveurs des Cantons-de-l’Est. L’objectif est de créer un lien additionnel avec les consommateurs. « Les gens ont l’impression de connaître le producteur et encouragent les gens de la place », de mentionner Annie Plamondon, chargée de projet au CIBLE. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) contribue également au projet dans le cadre du programme Proximité, en accordant un montant de 12 000 $.

Les consommateurs découvriront au IGA Cookshire que ce soit dans la section fromages, aux fruits et légumes, en passant par le lait et les allées centrales, une affiche présentant le visage de 13 producteurs, leur nom ainsi que celui de l’entreprise et la ville où ils produisent. Les producteurs du Haut-Saint-François ont une affiche supplémentaire indiquant le nom de la MRC. Le IGA Cookshire va encore plus loin en présentant, dans la section des viandes et fromages, une bannière sur laquelle nous retrouvons les photos des trois producteurs du territoire, leur entreprise et leurs produits. Il s’agit de Daniel Jacques pour la Bleuetière chez Dan à Bury, Elijah Beauregard-Landry pour la Fromagerie Caitya de Sawyerville et de Pierre-Jean Désilet pour la Charcuterie Scotstown à Scotstown.

« Les produits agroalimentaires de la région ont leur place dans les épiceries et c’est pourquoi il me fait plaisir de les vendre dans mon commerce », de mentionner Pierre Genest-Denis du IGA Cookshire. Gilles Denis ajoute « ça encourage la relève. Le gros défi dans notre société est d’avoir de la relève. Oui, ça coûte peut-être un peu plus cher, mais il faut faire un effort. »

Pour Pierre-Jean Désilet, l’initiative « cadre avec ce qu’on veut offrir aux clients. On veut créer un lien. Nous afficher permet de mettre un visage sur le produit et de créer un partenariat. On pense à un enracinement dans la communauté. C’est aussi la reconnaissance du travail accompli. » Pour Marypascal Beauregard, copropriétaire de la Fromagerie Caitya, c’est une belle marque de support envers les producteurs locaux et les marchands qui les supportent. « Gilles nous donne toujours une belle place », précise-t-elle. Daniel Jacques est d’avis que cela va contribuer « à développer un sentiment d’appartenance et faire goûter mes produits. »

Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, encourage les gens à acheter localement. « On ne soulignera jamais assez l’importance d’acheter des produits de la région, pour nos entreprises et pour notre économie locale. C’est donc important de mettre en place des moyens pour encourager les gens à acheter localement.  » M. Roy rappelle que l’industrie agricole du territoire regroupe 731 producteurs à travers 447 entreprises agricoles.

Inauguration du milieu de vie pour les femmes du HSF

Plus de 65 personnes à très forte majorité des femmes, provenant d’un peu partout sur le territoire et quelques hommes, spécifiquement invités pour l’occasion, ont participé à l’ouverture officielle du milieu de vie du Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, situé à Cookshire-Eaton.

La nouvelle résidence se veut un endroit inclusif, accessible, convivial et rassembleur pour toutes les femmes du Haut-Saint-François qui en ressentiront le besoin. La Passerelle est implantée dans le milieu depuis 34 ans. C’est un organisme où les femmes de tous âges vivant des situations diverses se rencontrent, s’informent, discutent, et agissent collectivement pour améliorer leurs conditions de vie. Que ce soit pour briser l’isolement, discuter, participer à des cafés-rencontres sur des sujets d’actualité, chercher de l’information, de l’écoute ou de soutien, le centre des femmes se veut un espace sécuritaire et sans jugement. Le nouveau milieu de vie permettra aux femmes de la MRC d’avoir un lieu qui leur appartient afin de créer des projets collectifs à leur image, précise-t-on.

La résidence est accessible aux personnes à mobilité réduite. Une rampe d’accès ainsi qu’une salle de bain adaptée y sont aménagées. Andrée, intervenante au Centre des femmes, mentionne qu’il s’agit de l’aboutissement d’un long processus. En plus d’offrir un endroit convenable pour les accueillir, on retrouvera plusieurs services comme un bureau avec accès à l’internet ainsi qu’un centre de documentation et un coin allaitement. La cuisine, souligne Andrée, est un lieu rassembleur où les femmes auront leur coin à elles. L’établissement dispose également d’une grande salle pour diverses activités. Les bureaux du personnel se trouvent au sous-sol, laissant tout le rez-de-chaussée aux utilisatrices.
Plusieurs dignitaires dont le préfet de la MRC, Robert Roy, Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, représentantes des députés de Mégantic et de Compton-Stanstead, Claude Forgues de Centraide Estrie et représentants des Caisses Desjardins ont souligné l’importance et la nécessité d’une telle ressource sur le territoire.

Invitées à exprimer en un mot ce que représentait pour elles le nouveau milieu de vie, les femmes ont mentionné « solidarité, rassembleur, liberté, énergie, accompagnement, réconfort, entraide, amour, écoute, partage, non-jugement, mobilisant. »
Mentionnons que le projet global est de l’ordre de 280 000 $. De l’aide financière provenant des divers paliers de gouvernement, d’organismes, de commerces, d’entreprises et des deux Caisses Desjardins du territoire permet à La Passerelle de souffler. Toutefois, cet appui ne couvre pas la totalité des frais. L’organisme mènera diverses activités de financement au cours des prochains mois pour combler le manque à gagner. L’aménagement reste encore à faire et les intervenantes aimeraient bien y aménager un jardin communautaire ultérieurement.

Weedon
D’autre part, les intervenantes mentionnent que le point de service à Weedon sera maintenu. On ajustera l’horaire du personnel en conséquence afin de maintenir l’accessibilité.

Sylvie Michon lauréate du prix Yanthe-Tribble

Sylvie Michon, infirmière au Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) à Weedon s’est mérité le prix Yanthe-Tribble. Cette distinction, remise par l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de l’Estrie (l’ORIIE), est attribuée à une infirmière ou à un infirmier de l’Estrie qui se distingue par son professionnalisme et sa sollicitude envers la clientèle.

Membres du personnel, de la famille, de représentantes de la direction du CIUSSS de l’Estrie – CHUS ainsi que la présidente de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de l’Estrie sans oublier les résidants participaient à une petite fête pour souligner l’implication et l’excellent travail de Mme Michon depuis 33 ans.

Pour Mme Michon, qui ignorait l’existence de ce prix jusqu’à quelques jours, « ce prix est un grand prix pour des petits gestes au quotidien. » L’inscription de la récipiendaire s’est faite à son insu. « S’il y a un prix que j’aurais aimé gagner, c’est bien celui-là pour son côté humain. Je n’ai pas fait de grandes découvertes. J’ai pas fait des choses extraordinaires. C’est comme si pour la première fois, on reconnaissait les petits gestes. C’est là-dedans que je trouve ça beau. C’est touchant. Ça donne envie de poser les bons gestes avec une clientèle vulnérable. »
Pour la titulaire du prix, le côté humain est au centre de ses préoccupations. « Il y a du beau et du bon dans les CHSLD. Quand les gens entrent ici, c’est parce qu’il n’y a plus de place dans le réseau. On est leur maison de dernier recours. » Au-delà de leur perte d’autonomie et de leur maladie « ce sont des gens qui ont besoin de toute notre attention et notre amour. On est un milieu de fin de vie institutionnalisé. Le prix vient reconnaître la valeur des petits gestes », d’exprimer avec émotion Mme Michon.

D’ailleurs, c’est avec humilité qu’elle accepte la distinction en mentionnant « je suis qu’un maillon dans la chaîne, je veux que vous en receviez une part », lance-t-elle à ses collègues réunis lors de la remise officielle au CHSLD à Weedon.

Visiblement émue, Mme Michon mentionne « être avec vous, les personnes souffrantes, malades, collègues avec qui je partage les mêmes valeurs représente beaucoup. Il y a du beau et du bon dans les CHSLD. Ici, c’est comme une famille. »

Le choix de la récipiendaire du prix Yanthe-Tribble est fait par un comité qui tient compte de plusieurs critères comme l’efficacité, la générosité, le professionnalisme, l’implication dans le milieu, le partage de connaissances, l’empathie, la collaboration et autres, d’expliquer la présidente de l’ORIIE, Maryse Grégoire.

Mme Michon, qui est maintenant infirmière assistante du supérieur immédiat au CHSLD à Weedon, obtient toute la reconnaissance de ses collègues et membres de l’équipe interdisciplinaire. Ces derniers disent de la récipiendaire qu’elle est avant tout une infirmière engagée envers sa profession, une leader positive, une source de savoir pour ses pairs, mais avant tout, une personne humainement remarquable. On ajoute que les résidents sont au cœur de ses préoccupations. Mme Michon accorde une grande importance à la diminution des mesures de contentions ainsi qu’au suivi interdisciplinaire des interventions choisies afin de promouvoir la dignité des patients. L’infirmière intègre la famille dans la vie en CHSLD. Elle accorde beaucoup de valeur à ce que celle-ci participe aux soins de son parent. Elle partage même ses connaissances avec les familles. L’équipe de Mme Michon mentionne qu’elle est une personne avec qui il est facile de discuter, ouverte aux commentaires et aux possibilités d’améliorer du travail. La formation continue est une valeur professionnelle importante pour elle. En plus d’être une personne de référence pour son milieu, la récipiendaire constitue un pilier pour ses pairs et la relève.

Mme Michon n’est pas appréciée seulement de ses collègues, mais également des résidents puisqu’une d’entre eux était fière d’annoncer au terme de la rencontre que des bénéficiaires avaient préparé des petits biscuits en son honneur.

Journées d’action contre la violence faite aux femmes

Le Centre des Femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, en collaboration avec La Méridienne, maison d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, invite les femmes à participer à deux activités qui se dérouleront au nouveau milieu de vie à Cookshire-Eaton, le 5 et 6 décembre prochains. Ces initiatives se dérouleront dans le cadre des 12 journées en cours jusqu’au 6 décembre de la campagne Journées d’action contre la violence faite aux femmes.

Le 5 décembre, les femmes sont invitées à participer au lancement de la campagne #MoiAussi #MeToo à l’image du Haut-Saint-François. Les organisatrices de l’événement donneront la parole aux femmes pour l’occasion. « On trouve ça important de leur laisser la parole, diminuer le sentiment de honte et de culpabilité », de mentionner Andrée, intervenante au Centre des Femmes La Passerelle. La deuxième partie de la rencontre servira à reprendre des discours sur les médias sociaux banalisant les propos des femmes qui dénoncent une situation. « On va se pratiquer à les défaire », d’ajouter Andrée.

Le lendemain 6 décembre, se tiendra un autre rendez-vous au même endroit. Cette fois, les femmes seront invitées à allumer simultanément la bougie à l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes en mémoire des 14 étudiantes de Polytechnique à Montréal. Ces femmes ont été abattues pour la simple raison qu’elles aspiraient à des métiers traditionnellement masculins. Les participantes seront invitées, si elles le désirent, à faire des témoignages dans une ambiance intime et en toute confidentialité. Les activités du 5 et 6 décembre se dérouleront à compter de 18 h.

Par ailleurs, les rubans blancs sont toujours disponibles dans le cadre de la présente campagne de sensibilisation. Les personnes désireuses de s’en procurer peuvent se présenter au milieu de vie à Cookshire-Eaton ou au centre communautaire de Weedon. Un kiosque sera aménagé pour l’occasion.

Mentionnons que La Méridienne diffusera leurs actions par le biais des réseaux sociaux principalement. D’autre part, l’organisme demande aux municipalités qui ont fait la démarche d’êre municipalité alliée contre la violence conjuale, de s’afficher dans les 12 jours. L’affichage peut être sur le panneau électronique de leur municipalité, au bureau municipal.

Le père Noël s’arrête dans quelques municipalités

Le père Noël a déjà entamé une tournée de reconnaissance avant la grande nuit et profitera de l’occasion pour s’arrêter à divers endroits sur le territoire du Haut-Saint-François. Le bon vieux bonhomme s’arrêtera pour saluer les enfants et leur remettre un petit présent en attendant la grande nuit de Noël.

Selon les informations obtenues par le journal, le père Noël s’arrêtera dans plusieurs municipalités. Par la magie dont lui seul a le secret, il est possible que celui-ci soit à deux endroits simultanément.

East Angus
Il s’arrêtera le 1er décembre à la Vieille Gare du Papier à East Angus à compter de 18 h à 21 h. Le vieux bonhomme distribuera des présents. Il y aura sur place de l’animation, du maquillage, des jeux gonflables, maïs soufflé et chocolat chaud.

Lingwick
Encore cette année, tout le village de Lingwick vibrera au rythme de Noël le 2 décembre dès 13 h. Une foule d’activités est prévue pour la journée. Les enfants sont invités à se promener dans le sentier enchanté, à gambader dans le parc des petits animaux de Peggy et à savourer gratuitement du chocolat chaud et de la tire d’érable. Celui qui sera tant attendu, le père Noël, arrivera à 14 h et il aura des présents pour les tout-petits. Les enfants des villages voisins sont également invités à faire partie de la fête. À l’intérieur de la salle municipale se trouvera le marché de Noël. La populaire exposition de crèches à l’intérieur de l’église revient à nouveau cette année. Au terme de l’après-midi suivra le souper traditionnel avec une soirée dansante.

Weedon
La vedette, en cette période de l’année, poursuivra sa tournée le 2 décembre au Centre culturel de Weedon à compter de 13 h 30. L’après-midi s’amorcera avec la présentation d’un conte intitulé Dans nos maisons avec marionnette et comédien. Suivra le dépouillement de l’arbre de Noël avec des présents.

Cookshire-Eaton
D’autre part, le père Noël fera un arrêt à la salle de la MRC à Cookshire-Eaton le 9 décembre entre 10 h et 16 h. Bien entendu, il aura des présents pour les petits. Il recevra un coup de main des pompiers pour l’occasion. Il y aura également des jeux gonflables et du bricolage.

Chartierville
Le père Noël s’arrêtera à Chartierville le vendredi 22 décembre.

Concert-bénéfice Noël à votre santé

Adultes et tout-petits seront gâtés cette année au traditionnel concert-bénéfice classique de Noël intitulé Noël à votre santé et Chantons Noël en famille.

Si les plus grands doivent débourser pour assister au concert du samedi soir, 9 décembre, en l’église Trinity United à Cookshire-Eaton, les tout-petits auront droit le lendemain en après-midi à un concert gratuit avec la présence du père Noël.
Les organisateurs de l’événement souhaitent partager la magie de Noël avec les enfants et c’est la raison pour laquelle ils sont invités à participer dimanche 10 décembre, dès 15 h à l’après-midi Chantons Noël en famille. L’activité est gratuite et la contribution est volontaire pour les familles désireuses d’appuyer la cause.

Soirée VIP
Tout comme l’année dernière, le spectacle du samedi soir sera précédé d’un cocktail dînatoire au Château Pope dans le cadre d’un 4 à 7. Les responsables du projet profiteront de l’occasion pour échanger et dresser un bref bilan de l’avancée des travaux en cours. Diverses surprises, dont un encan-bénéfice, sont prévues au cours de la soirée. Le coût du billet est de 120 $ incluant le 4 à 7 et le spectacle. Toutefois, les personnes désireuses d’assister uniquement au spectacle peuvent le faire en se procurant un billet au coût de 25 $.

Concert
Les amateurs de musique classique seront encore gâtés avec la prestation de trois artistes. Marianne Lambert, soprano, Julien LeBlanc, pianiste, et Myriam Genest-Denis à la flûte traversière ont concocté un spectacle touchant, émouvant, à la hauteur de leur talent. Le spectacle du dimanche sera différent avec des chants de Noël traditionnels et populaires où tous pourront se joindre et chanter avec les artistes.
Mentionnons que les profits du cocktail dînatoire ainsi que le spectacle du samedi soir serviront à supporter le projet d’aménagement d’une clinique sans rendez-vous pour tous au Centre de santé Cookshire. Les spectacles sont rendus possible grâce à la contribution de généreux commanditaires comme la Pharmacie Proxim, Tijaro entrepreneur général, la Caisse Desjardins des Hauts-Boisés, la ville de Cookshire-Eaton, Gaz Métro, Résidences Funéraires Cass, la Coopérative funéraire de l’Estrie ainsi que IGA Cookshire. Il est possible de se procurer des billets en se présentant au Centre de santé Cookshire ou en composant le 819 875-5535 poste 106. La campagne de financement en cours vise un objectif de 250 000 $. D’autres activités de financement sont prévues au cours des prochains mois.

Bike Show

Le Cookshire Bike Show ferme les livres

Après 14 années d’activités à distraire les «bikers» d’un peu partout en région au Québec et à faire du bien autour de soi en distribuant de l’argent à divers organismes pour les jeunes et moins jeunes, l’organisation du Cookshire Bike Show cesse ses activités et ferme les livres.

Pour une dernière fois, l’organisation a procédé à une remise d’argent lors d’un souper d’adieu, pour ainsi dire, auprès d’une douzaine d’organismes en vidant littéralement les coffres. C’est un peu plus de 20 000 $ qui ont été distribués faisant ainsi plusieurs heureux. Au cours de son histoire, Cookshire Bike Show a distribué dans le Haut-Saint-François et un peu à Sherbrooke plus de 100 000 $, d’exprimer Josée Pérusse, pionnière de la première heure avec Daniel Marquis, Marc Dolbec, Luc Brodeur et Bob Boutin.

C’est évidemment avec tristesse que le comité organisateur en est venu à cette conclusion de cesser définitivement les activités, d’expliquer Mme Pérusse. « On n’a pas de relève. Les commanditaires sont de plus en plus difficiles à aller chercher et on est essoufflés. On vieillit. La décision n’a pas été facile à prendre. Il a fallu trois réunions », mentionne-t-elle. Pourtant, l’événement connaissait un vif succès et était reconnu à l’échelle du Québec. « Le samedi, on allait chercher de 4 000 à 5 000 personnes. Pour la journée, on n’avait pas de problème de bénévoles, mais personne ne voulait prendre la relève.  » Organiser une édition débutant le vendredi soir pour se terminer le lendemain nécessitait un budget de 50 000 $. « Ce sont les commanditaires et la vente de bières qui nous permettaient de faire des profits », d’expliquer Mme Pérusse.

Cette pionnière mentionne que l’organisation à Cookshire-Eaton bénéficiait d’une bonne réputation. Elle admet que ce n’était pas une activité familiale, mais ajoute « c’est pas parce qu’on est des «bikers» qu’on est des bandits pour autant. » D’ailleurs, aucun incident déplorable n’a été rapporté au cours de cette période et l’organisation distribuait les profits dans le milieu. « J’ai tellement eu du fun à le faire et donner de l’argent et connaître du monde, ça va me manquer. Faire un événement pour avoir du fun, donner des sous, c’était ça notre mandat », de préciser Josée Pérusse. Force de constater qu’il a été bien rempli.

Canton de Lingwick, la force d’une petite communauté

C’est dans l’adversité que l’on reconnait la valeur des gens. La petite municipalité de Lingwick et ses 464 résidants ont connu leurs moments difficiles au fil des années avec la fermeture de l’école du village, du guichet de la Caisse Desjardins, du restaurant Le Caroussel. Ce cumul a de quoi démoraliser une communauté. Au contraire, les gens du Canton de Lingwick affichent une fierté étonnante et s’impliquent tous ensemble à faire de leur village un endroit où il fait bon vivre.

La population par le biais de ses 14 organismes avec l’appui de la municipalité a littéralement changé le visage de Lingwick au cours des dernières années. Le dynamisme dont elle fait preuve, à multiplier les activités de toutes sortes, ne fait pas qu’attirer les regards, les visiteurs, mais aussi de nouveaux arrivants.

L’implication des citoyens est palpable. Le journal avait demandé au maire de l’époque, Marcel Langlois, de convoquer quelques représentants afin de mesurer l’ampleur de l’implication communautaire au sein de la municipalité. À la grande surprise, ils étaient une quinzaine représentant 14 organismes. C’est avec sourire et enthousiasme qu’ils attendaient le journaliste pour transmettre leur passion.

Rare municipalité, Lingwick a la particularité de compter essentiellement des Lingwickois. Parmi les personnes rencontrées, certains provenaient de la Beauce, Montréal, Bromptonville, Sherbrooke, Victoriaville, Lingwick et des Laurentides. Mais à la question d’où venez-vous ? Tous répondent de Lingwick. « Lingwick, c’est chez moi. Je sens que mes racines ici sont plus profondes que où je suis né », d’exprimer Marcel Langlois. « Quand je suis arrivé, j’ai vu que les gens mettent à contribution leur esprit d’entrepreneurship au profit de la municipalité », d’exprimer André Hains, originaire de la Beauce. Les étranges, comme on les appelait à l’époque, « sont arrivés et mis du dynamisme dans la municipalité », d’ajouter Hélène Rousseau, femme de Lingwick, pure laine. « Il y a plus de différence ici, on a besoin de bras », d’ajouter Manon Rousseau, membre de la communauté. Force de constater que les citoyens font confiance aux nouveaux arrivants et sont conscients de ce qu’ils peuvent apporter. Nelly Marais, nouvelle arrivante depuis 1 an et demi, occupait un siège de conseillère municipale et a été réélue par acclamation.

Installé depuis quelques années, Jonathan Audet fait partie de la jeune relève. Impliqué dans l’organisation de La nuit du pont couvert, il avoue avoir regardé du côté de Saint-Camille avant de s’établir à Lingwick. « Ici, c’est une municipalité très vivante. » Père de trois enfants, le jeune homme a contribué à attirer une dizaine de personnes avec enfants.

Les organismes à Lingwick génèrent une implication bénévole de près de la moitié de la population, soit 200 personnes au cours de l’année. Que ce soit la Fête nationale, le tournoi de baseball poches régional, le Bike Stop 108, La nuit du pont couvert, le souper des chasseurs, le concours de labour, le brunch paroissial de l’Action de grâce, le village de Noël sans oublier la coopérative Les artisans de Lingwick et le marché public avec son P’tit Pub.

Contrairement à certains préjugés envers les personnes retraitées, la Fadoq à Lingwick semble être la bougie d’allumage, la dynamo qui alimente tous les organismes. La Fadoq redistribue les profits qu’elle tire de ses activités aux autres et les membres se proposent pour donner un coup de main. Bien que chacun reste indépendant, un partage de biens, de ressources humaines et techniques fait en sorte que tous travaillent dans le même sens et sont interreliés dans le succès de leur projet respectif. À la question pourquoi tant de vitalité, les participants lancent à l’unisson « parce qu’on se sent soutenu par la municipalité. » Effectivement, la corporation municipale met gratuitement à la disposition des gens les locaux, équipements, espaces publics et autres.

Chacun met la main à la pâte. Au marché public, en saison, chaque semaine, un organisme différent s’occupe du P’tit Pub et les profits sont divisés parmi les organismes participants. Les gens répondent présents aux diverses activités. À titre d’exemple, une quinzaine de personnes ont travaillé pendant 1 mois et demi à refaire les sept kiosques pour le marché public. Ils ont été 22 à repeindre les tables à pique-nique. « À la fin novembre, pour la décoration du village de Noël au centre du village, on est une vingtaine. Pour défaire les décorations, on était 25 personnes l’an dernier. C’est comme un party. Les gens sont fiers du succès et de la réalisation », d’exprimer Manon Rousseau. Quant à la relève, elle est déjà amorcée et elle ne fait pas peur aux gens en place. « Il va falloir accepter la relève, c’est de la nouveauté. Il faut pas penser qu’ils vont faire comme nous. On représente une époque, la relève va vivre avec son temps. La vie communautaire va continuer, mais autrement », d’exprimer les participants.

Zacharie Godbout, profession: agent de bord

Zacharie Godbout de Westbury vit présentement son rêve, celui d’agent de bord pour Air Transat. « Je travaille dans les airs et mon bureau est entre deux allées », lance-t-il tout sourire.

Le jeune homme est un bel exemple de détermination. Alors que rien ne le prédestinait pour atteindre cet objectif, il n’a pas hésité à mettre les bouchées doubles et surmonter les obstacles qui se dressaient devant lui. « L’école, ça toujours été dur pour moi. Plus jeune, on voulait m’envoyer en cheminement particulier. Mais c’est parce que j’avais un rêve que j’ai complété mon secondaire. Quand j’avais sept ans, avec la famille, on partait pour la République dominicaine et j’ai dit à mon père: je veux être comme la madame. »

Alors qu’il ne parlait pratiquement pas anglais, le jeune homme est parti à l’été 2015 passer un mois en immersion à Calgary. « J’étais dans un genre de famille d’accueil et j’avais des cours à l’Université de Calgary et des activités.  » À son retour, il s’est dirigé vers l’éducation aux adultes pour compléter son anglais et son français de secondaire V ainsi que son cours d’histoire de secondaire IV. Par la suite, en 2016, il a entamé sa recherche d’emploi pour devenir agent de bord. « J’ai fait six entrevues, à Montréal, à Québec. Ça marchait pas. Je me suis tanné et je me suis dit: je prends un break des entrevues. Je travaillais au Subway quand on m’a appelé pour une entrevue téléphonique à faire le lendemain. Ça ne me tentait pas d’appeler, mais ç’a été ma meilleure entrevue téléphonique. Un mois plus tard, en mars, on m’a convoqué pour une autre entrevue. » Après, plusieurs étapes et au terme de la dernière entrevue, « tout en anglais, se rappelle Zacharie, j’expliquais pourquoi c’était mon rêve et à la fin, elle me dit: es-tu prêt à aller essayer ton uniforme ? »

Depuis juin dernier, le jeune homme vit son rêve à fond. « Je suis basé à Toronto. Je vais monter ma séniorité et quand elle sera assez bonne, je vais essayer d’aller à Montréal. Je me donne cinq ans. » Zacharie est donc un des 3 000 agents de bord de la compagnie Air Transat. Il vole sur trois types d’appareils soit un Boeing 737, un Airbus 310 et 330. D’ailleurs, il a eu la chance d’être sur un vol avec le commandant Robert Piché. « Je faisais Toronto/Lisbonne au Portugal. J’ai eu la chance de lui parler, il est très sympathique. »

Selon Zacharie, être agent de bord ne se limite pas à servir les passagers, c’est beaucoup plus. La sécurité des passagers, explique-t-il, est au centre des préoccupations. « Il faut respecter plusieurs procédures de sécurité. Il faut être attentif aux usagers, il faut surveiller les gens qui embarquent à bord, s’ils ont l’air suspects. Si une personne est intoxiquée d’alcool ou autres, on peut lui interdire le vol avec d’autres procédures. » Une fois que les passagers sont bien installés en toute sécurité, le service peut commencer, d’ajouter l’agent de bord. Zacharie mentionne que le travail ne se limite pas à la sécurité et le service, « il faut être ambulancier, si une personne perd connaissance, pompier, si le feu prend aux fourneaux et même psychologue. »

En poste depuis à peine cinq mois, le jeune homme a déjà vécu des faits cocasses comme échapper du jus de tomate sur une personne ou un cube de glace dans le décolleté d’une femme. Règle générale, les gens sont gentils, précise-t-il, et comprennent.

Même s’il demeure à Toronto, Zacharie mentionne ne pas être souvent chez lui. « C’est pas un mode de vie comme tout le monde. Il faut être organisé, mais ne pas prévoir. Je vis dans mes valises. T’es partout ailleurs dans le monde sauf chez toi. L’été, c’est l’Europe et l’hiver, c’est le Sud. Mon horaire de travail, ça peut être Barcelone, Venise, Paris, Amsterdam. Quand on va en Europe, on reste au moins 24 heures sur place, parfois 48 heures parce qu’on vole de nuit. Il arrive que je travaille sept jours sur sept. » Mais cet horaire de fou, le jeune le veut bien. Il dit prendre tous les vols qu’on lui offre ou presque.

Zacharie adore son travail. « Ce que j’aime le plus, c’est être dans les airs. » On dit qu’un agent de bord perd 1 mois et demi de sommeil par année en raison du décalage horaire, mais Zacharie ne se formalise pas de ce détail. L’important est de faire ce qu’il aime: agent de bord, pour lui, c’est d’être au septième ciel.

Sylvain et Luc : deux artistes à la campagne

Situé en pleine campagne, le centre d’art et de nature Atelier Auckland à Saint-Isidore-de-Clifton rayonne de par les frontières du Haut-Saint-François. Les dynamiques propriétaires et artistes, Sylvain Dodier et Luc Pallegoix, font en sorte que ce petit coin de pays, en apparence, isolé, soit devenu l’épicentre d’un séisme culturel et artistique qui ne cesse de se développer.

Nos deux artistes font la démonstration, au quotidien, qu’il est possible de mener des carrières professionnelles épanouies en région, au Québec et en France simultanément, et ce, à partir de la campagne. Sylvain Dodier, écrivain, poète, médiateur culturel et artiste multidisciplinaire et Luc Pallegoix, illustrateur, créateur d’images virtuelles fixes ou animées, photographe et peintre notamment avec la technologie numérique, développent leur art simultanément avec le centre d’art et de nature.

La mise en commun des deux artistes remonte en novembre 2001 lors d’une rencontre à l’Agora de la danse à Montréal. « On s’était déjà rencontré à l’Agora », de mentionner Luc. À cette époque, ce dernier était directeur général et producteur pour la compagnie de danse Nathalie Pernette, tandis que Sylvain était adjoint à la direction artistique de l’Agora de la danse et directeur du Service d’action culturelle, poste qu’il a cumulé de 1993 à 2003. « On était au top de nos carrières et on voulait faire un premier projet ensemble. On s’est dit : on va faire un truc qu’on n’arrêtera pas ou que les conseils d’administration n’arrêteront pas », d’exprimer les deux artistes engagés. « On a commencé par un spectacle pour enfants en 2004, le show J’aime. » Par la suite, les projets se sont succédé, le magazine numérique J’@ime… express, le lancement du site SylvainEtLulu.com, dont sa popularité au Québec et en France a tenu nos artistes en haleine de 2006 à 2012. Puis à travers les animations dans les écoles et autres occupations professionnelles, s’ajoutent l’atelier en résidence ainsi que le centre d’art et de nature toujours en développement. Tout au long de cette période, nos artistes ont tout de même poursuivi leur carrière solo multipliant les navettes Québec-France.

Il arrive parfois que le hasard fasse bien les choses même si la situation peut sembler triste au préalable. Alors que le couple cherchait un local à Montréal, Sylvain Dodier, originaire de Saint-Isidore-d’Auckland, revient au bercail en raison de l’état de santé de son père. « Je suis revenu au foyer familial, mais je me suis installé dans le garage. On avait transformé le garage en atelier numérique et on dormait dans le garage », mentionne-t-il.

Comme tout artiste, nos deux comparses avaient une vision et un rêve pour le développement de leur art. Dans cette perspective, ils ont amorcé en 2008 une transformation du commerce qui abritait autrefois Aubaines chez Marcel. L’ancienne quincaillerie est devenue le loft ainsi qu’un atelier pour Luc et un autre pour Sylvain. La partie abattoir s’est métamorphosée en grand studio numérique tandis que la salle des moteurs et la boutique de vêtements sont devenues la résidence où on accueille les artistes.

« L’année 2012-2013 en est une charnière. Les gens viennent ici et ça confirme l’idée pour nous qu’on voulait faire une résidence, offrir un atelier pour artistes », d’exprimer avec détermination Sylvain et Luc. Le concept est d’offrir un atelier et toutes les accommodations nécessaires pour accueillir un artiste. Ils jouent en quelque sorte un rôle de mentor et puisent à travers leur vaste expérience professionnelle pour conseiller et appuyer l’artiste dans sa démarche artistique et l’atteinte de ses objectifs.

Situé en pleine nature, dans un décor paisible et reposant, le centre fait rêver les visiteurs. Sylvain et Luc ont prêté l’oreille aux demandes de leurs collègues artistes : « Pourquoi vous recevez pas ici ? » D’où l’idée de développer le centre d’art et la nature qui l’entoure. Pour nos artistes, l’effet n’est que bénéfique. Ils y puisent l’énergie et l’inspiration. « On a toujours les meilleures idées ici », précisent-ils. Les installations, le loft et le studio permettent d’adapter les lieux pour accueillir une exposition, présenter un mini-spectacle ou même pour des réunions. Le centre d’art et de nature est déjà lancé, on y a présenté trois expositions au cours des quatre dernières années et ce n’est pas terminé. Déjà, plusieurs artistes ont eu l’opportunité de s’y produire. L’idée d’ouvrir les portes et de faire un genre d’apéro 5 à 7 les vendredis au cours de la dernière saison estivale a permis de faire connaître l’endroit et créer un lieu de rendez-vous pour artistes et toute la population désireuse de faire de belles découvertes. Nos artistes ont commencé à développer le côté jardin, toujours en y présentant des œuvres d’art et n’ont pas l’intention de s’arrêter là. « On prépare le volet art, nature, culture. On essaie de voir dans quelle culture on va basculer. » Ils entendent bien utiliser une bonne partie des 75 acres disponibles pour développer un concept particulier. Le côté boisé, à leurs yeux, demeure un lieu où les artistes aimeraient travailler. L’idée de sentiers artistiques germe dans l’esprit de nos créateurs. « On pourrait y mettre des œuvres d’art », réfléchissent-ils à voix haute. Il n’y a pas de limites à leur imagination. « C’est un concept en évolution. C’est la même approche qu’en création. Il faut laisser le temps au temps. Ç’a joué sur mon écriture », précise Sylvain Dodier. Heureux et pleinement épanouis, nos artistes se plaisent à dire qu’ils ont développé l’art de vivre. Simultanément à tout cela, Sylvain fait des animations par vidéoconférences pour la France, crée des recueils de poésie sur écran blanc avec des élèves dans les écoles alors que Luc y produit les illustrations sur iPad. À l’image de son collègue, Luc ne chôme pas, la série de photos pour adultes qu’il a développée Les hommes cerfs, les ectomorphes connaissent un vif succès. « Si je n’avais pas habité ici, les gars n’auraient pas eu de tête de chevreuil. Si j’étais resté à Montréal, je n’aurais pas eu cette inspiration. »

Toute cette effervescence n’empêche pas nos artistes de s’intéresser à leur communauté de diverses façons. D’ailleurs, ils ont créé, il y a quelques années, le Fonds permanent en littérature jeunesse en mettant des centaines de livres à la bibliothèque municipale, particulièrement des livres jeunesse. Ce faisant, la bibliothèque municipale est une des mieux fournies en livres pour enfants sur le territoire. « C’est important de redonner au village », manifestent-ils.

Même s’ils sont pleinement épanouis, ils ne sont pas cloitrés pour autant. Le côté jet set, comme se plait à dire Sylvain Dodier, est toujours présent. Cela ne les empêche pas de faire une escapade à Montréal, Sherbrooke ou ailleurs, mais la quiétude du domicile les rappelle rapidement. Pour Sylvain et Luc, « être artiste n’est pas un travail, c’est une nature avec un statut social. Pour nous, c’est possible d’être à la campagne et de mener une carrière. C’est notre capacité à s’adapter, à transformer ce qu’on n’a plutôt que d’espérer ce qu’on n’a pas », de conclure tout souriant nos artistes.

SOLIDel, une entreprise qui voit loin

Installée à Weedon, secteur Saint-Gérard, l’entreprise SOLIDel spécialisée dans l’éclairage solaire résidentiel, commercial, industriel et public, travaille à se tailler une place à l’échelle du Québec, du Canada et même sur le marché international.

Le concepteur et propriétaire, un homme du coin, qui préfère mettre la lumière sur son entreprise plutôt que sur sa personne, travaille depuis plusieurs années à développer des produits. Il aime, explique-t-il, partir de zéro, faire les dessins, la conception, l’ingénierie, l’assemblage pour développer des nouveaux produits. L’homme d’affaires maîtrise l’éclairage au Del depuis plusieurs années. Il s’inscrit parmi les pionniers au Québec à développer les produits Del pour les adapter à l’énergie solaire.
D’ailleurs, c’est après avoir fait plusieurs études de marché qu’il lance son entreprise en 2016. Déjà, SOLIDel offre plusieurs produits dans le secteur résidentiel et commercial. Elle est également en mesure de fabriquer des produits d’éclairage solaire sur mesure «Accumulateurs d’énergie solaire» de très haute performance et adaptés au climat pour les secteurs industriel et public.

Pour SOLIDel, l’avenir est dans l’énergie solaire. « C’est vert, c’est écologique et durable, aucun raccordement aux réseaux électriques n’est nécessaire et complètement autonome. La technologie DEL fait en sorte que ça facilite la performance de l’éclairage, ça se prête mieux à conjuguer avec l’énergie solaire. L’éclairage au DEL peut-être aussi puissant qu’une ampoule conventionnelle et ça consomme beaucoup moins d’énergie », d’exprimer le propriétaire.

SOLIDel est un précurseur dans son domaine. Il s’inscrit parmi les premiers au Canada à installer des accumulateurs d’énergie solaire nouvellement installés au mont Tremblant, permettant d’éclairer une traverse souterraine comprenant un sentier pédestre en été et piste de ski de fond en hiver. Tout près de chez nous, l’entreprise présente son savoir-faire en éclairant à l’énergie solaire une fresque historique sur un mur d’une superficie de 100 pieds de large, en plein centre-ville de Disraeli. SOLIDel éclaire également plusieurs endroits dans diverses municipalités du Québec et du Canada. En fait, la technologie et le savoir-faire de l’entreprise permettent de répondre à tous les besoins que ce soit pour les pistes cyclables, parcs, descentes de bateau dans les marinas, espaces verts, écoles, stationnements, aires de repos, abris d’autobus, boîtes postales et bien d’autres. « Le gros avantage, précise le propriétaire, est qu’aucune excavation n’est requise, aucun branchement sur le réseau électrique. C’est facile et rapide à installer, un avantage pour le marché commercial et l’industriel. »

SOLIDel pousse plus loin son expertise. Elle est parmi une au monde à fabriquer un accumulateur d’énergie solaire communément appelé une tour solaire multifonctionnelle avec son boitier complètement en aluminium et certifié IP 65, pouvant alimenter un système d’éclairage, des caméras de sécurité et divers systèmes de communication.
Ce produit est fort populaire et aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est surtout à l’étranger qu’il semble faire une percée particulièrement en Guinée centrale, en Afrique ainsi qu’en Europe. L’entreprise locale travaille actuellement avec un partenaire au développement d’un nouveau produit très performant qui est en demande un peu partout dans le monde.

SOLIDel est en plein développement. Présentement, la distribution au Québec des produits commerciaux se fait principalement par l’entreprise Lumen, soit le plus gros distributeur de produits électriques. Le propriétaire songe à faire du siège social de Saint-Gérard le futur centre de recherche et de conception. Si tout va bien, on entrevoit une possibilité d’embauche au printemps 2018. Outre les marchés en développement, l’homme d’affaires mentionne que le site de Saint-Gérard est géographiquement bien situé au Québec à proximité de plusieurs centres comme Sherbrooke, Victoriaville, Thetford Mines et Lac-Mégantic.

Évidemment, le propriétaire souhaite le mieux pour son entreprise qu’il désire développer de façon responsable. L’objectif, laisse-t-il entendre, est faire de SOLIDel la référence dans l’éclairage solaire dans le Canada et pourquoi pas outre-frontières. Installée depuis juillet 2017 à Saint-Gérard, SOLIDel est à compléter ses aménagements et consolider une équipe qui l’aidera à atteindre ses objectifs.

Contrée du Massif Mégantic

La Contrée du Massif Mégantic, vous connaissez ? Si oui, tant mieux, et ça ne fait que commencer. Pour les autres, vous serez gagnant à découvrir ses nombreux attraits et de participer aux diverses activités.

La Contrée du Massif Mégantic existe depuis 2015 et regroupe des citoyens et élus de six municipalités situées dans deux MRC; le Granit et le Haut-Saint-François entourant le mont Mégantic. L’objectif est de stimuler le développement socioéconomique et touristique du milieu tout en donnant un coup de main à l’entrepreneuriat local. Pour y arriver, on propose de dynamiser le secteur en mettant de l’avant diverses activités susceptibles d’attirer les touristes, créer un sentiment d’appartenance et une synergie pouvant générer des projets entrepreneuriaux à caractère touristique ou autres.

La Contrée du Massif Mégantic est toute jeune, mais déjà on sent une effervescence que ce soit à Val-Racine, avec l’activité Espace lune, à Hampden et Scotstown avec le Ceilidh écossais, à La Patrie avec le souper gastronomique, à Chartierville le Festival Musique aux Sommets et à Notre-Dame-des-Bois avec l’observation de l’éclipse partielle de Soleil. Toutes ces activités et d’autres ont suscité de belles participations.

À peine deux années dans le corps que la Contrée du Massif Mégantic connaît un début fulgurant. Les citoyens appuient le conseil d’administration et répondent présents aux diverses activités. Les gens ont compris que le regroupement des forces locales au sein d’un même territoire d’action pouvait grandement en favoriser le développement. Carte touristique, dépliant promotionnel et site web, l’organisme sans but lucratif n’a pas tardé à se mettre sur la «map».

Raymond Fournier, de Chartierville, membre de l’organisme et pionnier de la première heure, raconte avec sa fougue et son enthousiasme habituel comment a germé l’idée. « Les gens constatent que la région était en perte de vitesse. C’est à une réunion dans la cuisine de Line Chabot à La Patrie, en avril 2015, que des gens de la place et des néo-intéressés ont parlé d’activités à faire pour la région et ça a pris de l’ampleur. » La bougie d’allumage venait de faire ses premières étincelles et les choses se sont rapidement développées avec l’aide des agents de développement rural du Granit et du Haut-Saint-François.

Concertation des six municipalités, coordination des activités à mettre de l’avant, plan d’action et voilà la Contrée du Massif voit le jour. Mais en fait, au niveau structurel, on a adapté la charte d’un organisme sans but lucratif déjà existant pour la mettre au goût du jour dans l’esprit du développement intermunicipal. Le conseil d’administration regroupe une personne par municipalité, d’expliquer M. Fournier, mais lors des rencontres « on est de 20 à 25 personnes. C’est un genre de plénière. Il y a des élus des six municipalités. Les participants, ce sont des gens intéressés par le développement local, il y a des commerçants, des aubergistes et autres. » À constater l’enthousiasme de l’interlocuteur, la synergie qui se dégage semble des plus stimulantes. D’ailleurs, les six municipalités croient en la démarche puisqu’elles y apportent une contribution financière.

L’année 2016 s’est amorcée avec le lancement du parcours de marche traversant plusieurs municipalités et la carte touristique mettant en avant-plan les divers attraits et activités des six municipalités. « En 2016, on a presque toutes réalisé nos activités et la corporation a réussi à s’autofinancer. On continue à se développer. En 2017, on a créé notre site internet, on a notre Facebook et un logo. On a ajouté trois nouvelles activités et reconduit les autres. On a lancé un «poster» Sorties villageoises sur lequel on retrouve plusieurs activités. Il y a aussi la deuxième année du parcours de marche qui s’intègre aux activités de la contrée. Les activités prennent de l’ampleur, on est reconnu. » Ça y est, M. Fournier est sur une de ses lancées oratoires où son enthousiasme et ses émotions transcendent sur les mots utilisés. Évidemment, les municipalités profitent du pôle que représente le Mont-Mégantic, son observatoire et le parc. Pour renforcer l’image, les municipalités se sont dotées au cours de l’été d’une constellation qui les représente. La municipalité de Chartierville a retenu la Grande Ourse, La Patrie la Lyre, Hampden la Couronne d’Ariane, Scotstown Hercule, Val-Racine le Taureau et Notre-Dame-des-Bois Cassiopée. Visiblement, la Contrée du Massif est sur une lancée. «  On a des projets pour 2018 sur la promotion de produits de la forêt, des matières ligneuses et on va reprendre certaines activités. La contrée veut diversifier ses activités. On veut en organiser d’autres en partenariat, les réaliser et les publiciser », d’ajouter M. Fournier. En outre, on songe à entreprendre une démarche marketing territoriale pour la prochaine année.

Le mont Mégantic et le parc du Mont-Mégantic sont des pôles de développement évident. « On veut se servir de ces pôles pour faire du développement socio-économico et touristique de la région », explique M. Fournier. « On perçoit un intérêt du milieu et on a réussi à attirer des gens de Sherbrooke à nos activités. On veut développer les produits du terroir. On veut un territoire ouvert au monde qui n’est pas replié sur lui-même. On ne veut pas remplacer les CLD. On veut réunir les forces vives du milieu et partir de nouveaux projets surtout touristique et entrepreneurial. Il y a des choses qui se développent autour comme l’hébergement. »

M. Fournier mentionne que la volonté commune de développer les municipalités prend le pas sur toutes autres ambitions. « Il n’y a pas de guerre intestine, n’y a pas de clique. On est une belle gang. On a du plaisir à se voir et à organiser des activités. On ne retire pas d’argent, pas de trophée. La reconnaissance, c’est la contrée », d’exprimer le loquace interlocuteur. Les nombreux intervenants sont propulsés par leur enthousiasme, mais sont conscients qu’une ressource serait la bienvenue et on aimerait bien être en mesure de s’en offrir une pour la suite des choses. La Contrée du Massif Mégantic semble être là pour rester.

Pierre Hébert

Une participation correcte sans plus

L’élection municipale du 5 novembre dernier change le visage politique pour certaines municipalités avec de nouveaux conseillers. Toutefois, six municipalités sur 14, Cookshire-Eaton, Dudswell, Canton de Lingwick, La Patrie, Scotstown et Canton de Westbury, se retrouvent avec un nouveau maire ce qui pourrait changer la dynamique autour de la table des maires à la MRC du Haut-Saint-François.

Cependant, plusieurs nouveaux maires ne sont pas dépourvus d’expérience puisqu’ils siégeaient déjà à titre de conseillers. Il s’agit de Sylvie Lapointe à Cookshire-Eaton, Mariane Paré à Dudswell, Johanne Delage à La Patrie, Céline Gagné, ancienne mairesse du Canton de Lingwick qui effectue un retour et Gray Forster pour Westbury. Seul le maire de Scotstown, Dominique Boisvert est dépourvu d’expérience en politique municipale. Pour les deux autres municipalités dont le siège de maire était en élection, Lyne Boulanger à East Angus et Richard Tanguay à Weedon se sont vus renouveler la confiance de leurs électeurs. Outre les sièges de maires dans huit municipalités, trois autres notamment Ascot Corner, Bury et Scotstown avaient des élections pour le poste de conseiller.

De ce lot, la municipalité de Dudswell retient l’attention. La mairesse, Mariane Paré, devra composer avec un nouveau conseil, démuni d’expérience dans le domaine. Les quatre conseillers sortants se sont tous fait battre. D’autres municipalités auront une période d’adaptation avec un conseil comptant de deux à quatre nouveaux élus.

Par ailleurs, il semble que la chose politique ait suscité un intérêt relatif particulièrement pour celles qui avaient des luttes au siège de maire. La Patrie, par exemple, arrive en tête de liste avec un pourcentage de participation de 65,9 % suivi de Chartierville avec 63,7 % alors que les plus populeuses Cookshire-Eaton et East Angus ferment la marche avec 45,8 % et 46,6 %. Comment interpréter cet écart ? Les citoyens des plus petites municipalités, en termes de population, sont-ils plus soucieux du choix de leurs dirigeants que les plus grandes ? La municipalité de Dudswell où tous les postes étaient en élection a récolté un taux de participation de 55,1 %. La moyenne de participation pour les municipalités ayant eu des courses à la mairie s’élève à 53 %. C’est correct pour certaines, mais inacceptable pour d’autres surtout lorsque l’on tient compte que le palier municipal est celui le plus près du citoyen et celui qui a la plus grande influence sur le payeur de taxes. Mentionnons que le maire de Newport, Lionel Roy, est celui qui a obtenu le plus fort pourcentage de votes avec 85,76 %.

Femmes élues
Par ailleurs, près de la moitié des 14 municipalités formant le conseil des maires à la MRC du Haut-Saint-François sont occupées par des femmes, soit 6 municipalités représentant 43 %.

Enfin, bravo aux électeurs qui se sont prévalus de leur droit de vote. Ils ont influencé d’une façon ou d’une autre la sélection de leurs dirigeants. Électeurs, vous avez modelé le visage de votre conseil municipal. Maintenant, le temps démontrera si les choix se sont avérés judicieux. Si vous avez des corrections à faire, vous pourrez à nouveau le faire dans quatre ans ou participer aux séances du conseil municipal, c’est ça la démocratie.

Octoberfest

Oktoberfest, une soirée amusante au bénéfice des jeunes

Le traditionnel souper-bénéfice de la Fondation Louis-St-Laurent, l’Oktoberfest, avec ses quelque 240 convives, a permis encore cette année de renflouer les coffres de l’organisme pour mieux redistribuer, tout au long de l’année, les profits aux élèves dans le besoin.

C’est près de 6 000 $ qui ont été amassés lors de la soirée qui se déroulait à la Cité-école Louis-Saint-Laurent. Les responsables de l’événement ont profité de l’occasion pour rendre hommage notamment au président sortant Gilles Chainey ainsi qu’à Serge Scrosati, Louise Poisson et Benoit Tremblay, qui se sont retirés après plusieurs années de dévouement. Impliquée au sein de la fondation, Renée-Claude Leroux en a accepté la présidence. Le fait que l’organisme soit en période de transition, on a préféré ne pas faire appel à un président d’honneur pour l’année 2017-2018, d’expliquer Mme Leroux, en promettant de revenir à la charge l’an prochain.

Fidèle à son habitude, l’événement a fait appel à la générosité des nombreux fournisseurs et commanditaires du territoire pour le repas et la boisson. Même le talent local avec des anciens étudiants et membres du groupe Deadly Daisies a contribué à faire de la soirée un succès avec l’aide du musicien et animateur, Marc Reid.

Satisfaite de la soirée, Mme Leroux mentionne que l’Oktoberfest procure une belle vitrine à la fondation qui est victime, dans une certaine mesure, de sa popularité. Cette visibilité accrue fait en sorte d’accroître les demandes. « On voit les retombées directes avec les élèves. Les demandes sur une dizaine d’années ont tendance à augmenter. Les besoins sont aussi plus grands », de mentionner Mme Leroux, avec les membres de la fondation. Consciente des besoins, l’organisme a élargi son aide au cours des dernières années que ce soit pour des sorties culturelles, parascolaires ou des bourses de reconnaissances. Toutefois, la fondation demeure fidèle à sa mission première d’aider les élèves dans le besoin que ce soit en payant des cartes de repas, du matériel scolaire ou en apportant une aide pour l’inscription scolaire et autres. En fait, c’est approximativement 9 000 $ que la fondation remet annuellement aux élèves qui en manifeste le besoin. Rappelons que les demandes sont traitées en toute confidentialité.

La Caisse du Nord du Haut-Saint-François récompense des élèves

La Caisse du Nord du Haut-Saint-François a profité de la récente Semaine de la coopération pour rendre hommage et appuyer l’effort de six jeunes élèves de niveau primaire de son territoire en leur remettant une plaque et une tablette électronique.

Les représentants de la caisse ont pris la parole pour souligner l’effort et la détermination dont font preuve les jeunes. L’initiative organisée par l’institution financière faisait appel aux enseignants des écoles primaires desservies sur son territoire pour désigner un élève afin de recevoir un prix persévérance. Six jeunes provenant des écoles du Parchemin à East Angus, Notre-Dame-du-Sacré-Coeur de Weedon, Christ-Roi de Saint-Camille, Notre-Dame-du-Paradis de Dudswell, et Notre-Dame-des-Champs de Stoke se souviendront longtemps de cette marque d’appréciation. Parents, enseignants et membres du conseil d’administration de la Caisse du Nord du Haut-Saint-François avec le directeur général, Daniel Lamoureux, et le président, Rémi Vachon, ont félicité la jeune relève.

Caritas

Caritas Estrie remet 21 330 $

Encore cette année, Caritas Estrie vient en aide aux organismes du milieu en remettant par le biais du Fonds de lutte contre la pauvreté et l’injustice un montant de 21 330 $, permettant la réalisation de 29 projets.

Michel Boulanger de Caritas Estrie, coordonnateur des campagnes de financement permettant cette redistribution, était de passage, comme chaque année, pour remettre avec les intervenants locaux les chèques tant appréciés. Un montant global de 13 980 $ a été remis à une dizaine d’organismes du district 35-E East Angus-Cookshire-La Patrie permettant la réalisation d’une dizaine de projets. Les organismes bénéficiant de ce support financier sont les Conseils des Chevaliers de Colomb de Cookshire, East Angus et La Patrie, le Club Lions de Notre-Dame-des-Bois, Moisson Haut-Saint-François, la paroisse St-Joseph des Monts, la fabrique Notre-Dame de l’Unité de St-Malo, la paroisse St-François de Laval, l’école Notre-Dame-du-Paradis de Dudswell, les Cuisines collectives du Haut-Saint-François et Moisson Cookshire-Eaton. Chaque représentant d’organismes présents a pris la parole pour expliquer en quelques mots à quoi allait servir le support financier.

Il en a été de même pour les organismes du district 35-W Weedon-Beaulac-Stratford. Au total, ils sont sept à se partager 7 350 $ qui permet de réaliser neuf projets. Il s’agit des Chevaliers de Colomb de Weedon, le Centre d’action bénévole et la Pastorale de Beaulac-Garthby, Dépannage St-Gérard, la paroisse St-André-Bessette de Ham-Nord, la fabrique Saint-Jean-Paul II de Weedon et le Centre de la petite enfance de Weedon.
Mentionnons que l’analyse des demandes est confiée à des comités locaux composés de représentants de Caritas Estrie de l’Archidiocèse de Sherbrooke et des Chevaliers de Colomb. Les montants qui sont redistribués proviennent des campagnes de financement comme le Pain partagé et de Noël pour la paix.

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