Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
actualite

Quatre jours de grève sont prévus pour les Centres de la petite enfance

Les parents dont leur enfant fréquente les Centres de la petite enfance (CPE) Le Ballon Rouge à La Patrie et Fafouin à East Angus devront prévoir un plan B puisqu’une menace de grève plane sur une douzaine de CPE de l’Estrie dont ils font partie.

Le Syndicat des travailleuses-eurs des Centres de la petite enfance de l’Estrie – CSN (STTCPEE-CSN) mentionnait par voie de communiqué de presse que ses membres lui avaient accordé un mandat de tenir quatre jours de grève. Devant la longueur des négociations avec l’Association patronale nationale des Centres de la petite enfance (APNCPE), le syndicat STTCPEE-CSN a convoqué une assemblée de ses membres pour dresser le portrait de la situation. Au cours de la rencontre, les membres se sont prononcés dans une proportion de 98,4 % en faveur d’un plan d’action impliquant une banque de quatre journées de grève.

« À ce jour, nous avons tenu 10 séances de négociation et son déroulement avance à pas de tortue considérant que l’APNCPE a déposé pas moins de 386 demandes », s’indigne Stéphanie Vachon, présidente du syndicat. « Notre patience est grandement mise à l’épreuve dans cette négociation lorsqu’on considère que les conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2015. Notre objectif est d’arriver à un règlement d’ici le 31 mars 2018, faute de quoi nous serons malheureusement dans l’obligation de recourir aux journées de grève », ajoute-t-elle.

Mme Vachon mentionne dans le communiqué « nous sommes conscientes des inconvénients que des journées de grève incombent aux parents, mais ces travailleuses estiment qu’elles méritent des conditions qui ne sont pas moindres que celles qui ont fait l’objet d’une entente de principe ailleurs en Estrie. »
Mme Vachon ajoute « nous sommes heureuses d’avoir obtenu une entente de principe régionale pour nos travailleuses dont l’employeur est membre d’une autre association patronale qui représente 18 CPE en Estrie. Cette entente sera présentée à nos membres dans les prochaines semaines. Mais d’ores et déjà, nous pouvons affirmer qu’elle est satisfaisante et fera l’objet d’une recommandation de la part du comité de négociation. »

Le syndicat STTCPEE compte 35 centres de la petite enfance regroupant plus de 850 travailleuses.

Le député Bolduc livre son bilan 2017 qu’il considère positif

C’est avec une fierté évidente que le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, livre son bilan de la dernière année. Il démontre chiffres et exemples à l’appui que lui et son gouvernement ont effectué de belles réalisations pour l’ensemble des champs d’intervention du comté dont pour le Haut-Saint-François.

Les réalisations, de laisser entendre M. Bolduc, est multiple. L’inauguration du nouveau CHSLD à East Angus, un investissement de 23 M$, s’inscrit en tête de liste. « C’est le plus moderne au Québec, selon la directrice générale, Patricia Gauthier, du CIUSSS de l’Estrie. C’est un modèle qui va servir à d’autres au Québec. » Au secteur des affaires municipales, le député rappelle la contribution financière du gouvernement de 795 000 $ pour la construction du centre communautaire de Johnville, à Cookshire-Eaton. À cela s’inscrit également une aide financière dont Weedon a bénéficié dans le cadre du Fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU). Cette municipalité a également profité d’une contribution financière de 50 000 $ pour l’acquisition de jeux d’eau.

Le député mentionne que quatre organismes du secteur agricole ont reçu une aide financière. Pour les jeunes, le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) s’est vu prolonger l’entente le liant avec l’état québécois. « On a étendu l’horizon pour s’assurer un meilleur filet et de permettre aux jeunes de capturer l’aide à se lancer sur le milieu du travail. » M. Bolduc mentionne qu’il en a été de même pour le projet de loi sur l’aide sociale visant à aider les jeunes à intégrer de la meilleure façon possible le marché de l’emploi. « Il faut créer de bonnes opportunités et c’est la somme de ces petites aides qui va faire la différence. Ce sont des projets dont on va voir les effets dans deux à trois ans. »

Au niveau du transport, M. Bolduc rappelle l’aide financière accordée pour soutenir l’industrie du véhicule tout-terrain (VTT) et de la motoneige dont une aide financière de 73 238 $ pour la MRC du Haut-Saint-François. Il y a eu également l’aide aux réseaux routiers pour les municipalités qui a permis de payer une partie des infrastructures. Au secteur de la famille, le député mentionne une aide globale de 83 000 $ accordée aux CPE Fafouin et Chez Tante Juliette, dans le comté, pour leur projet respectif d’investissement en infrastructure. Le monde communautaire a également reçu un coup de pouce notamment les organismes responsables de projets favorisant l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes. La Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François a reçu une aide de 34 284 $.

Le député Bolduc est visiblement fier de souligner l’importance du programme de soutien à l’action bénévole (SAB). L’aide apportée n’est pas faramineuse, confesse-t-il, quelques 15 000 $ répartis entre plusieurs organismes. L’argent accordé sert de levier et permet un investissement plus important variant entre 60 000 $ et 100 000 $ au cours des dernières années, précise-t-il. Dans un autre ordre d’idée, le député souligne le programme Québec branché dont l’objectif est de fournir des services Internet haute vitesse aux régions et aux localités qui sont actuellement mal ou non desservies. Sur le territoire, Transvision Cookshire a obtenu 525 600 $ des deux paliers de gouvernement pour effectuer le branchement d’Internet haute vitesse de 700 foyers.

À l’échelle régionale, M. Bolduc rappelle le Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) dont l’Estrie bénéficiera de 21,4 M$ sur cinq ans, et ce pour soutenir son développement régional. Une aide financière de 2 M$ est prévue pour l’année 2017-2018. Le programme de soutien aux installations sportives et récréatives, phase IV lancée en novembre dernier, prévoit un montant de 100  M$ à l’échelle provinciale pour permettre aux organismes d’offrir des infrastructures sécuritaires et de qualité afin de répondre aux besoins des familles. Les villes, les coopératives ainsi que les organismes municipaux, scolaires et sans but lucratif sont invités à soumettre leur projet. M. Bolduc rappelle l’aide financière de 400 M$ accordée aux commissions scolaires du Québec concernant des projets d’agrandissement et de construction d’écoles. Enfin, le député relate l’investissement récurrent annoncé de 1,1 M$ dans la région de l’Estrie, en vue d’améliorer les services offerts aux personnes ayant un trouble de spectre de l’autisme et leur famille. À cela, ajoute-t-il, le montant additionnel de 182 812 $ accordé à la région.

Évidemment, M. Bolduc mentionne que son travail va plus loin de ce qui est énuméré, mais que ce survol vise à démontrer son implication et celle du gouvernement.

Bernard Ricard

2017 satisfaisante sur le plan industriel

Si l’année 2017 s’est avérée satisfaisante en terme de stabilité entrepreneuriale, de maintien et de création d’emplois sur le territoire, celle qui s’amorce risque d’être tout autre. Selon Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD du Haut-Saint-François, la pénurie de main-d’œuvre qui sévit au Québec devrait nous frapper de plein fouet et risquerait de ralentir le développement des entreprises.

« Ç’a commencé en 2017 et ça s’intensifiera au cours des prochaines années. Comment on peut faire face à ça ? C’est d’insister auprès de nos entreprises à s’automatiser le plus possible et consolider les emplois. Il faut que les entreprises soient plus agressives sur la façon d’accueillir et garder leurs employés. Il faudra changer leur façon de recruter. Le CLD est prêt à aider les entreprises à se moderniser », d’exprimer M. Ricard. Pour les autres facettes, dit-il, le CAMO entre autres est un organisme qui peut donner un coup de main aux entreprises concernant la main-d’œuvre.

Malgré la pénurie de main-d’œuvre, l’intervenant croit que le développement du projet concernant la culture de la marijuana, à des fins médicinales à Weedon, a de bonnes chances de se réaliser en 2018. Une première serre pourrait être montée d’ici la fin de la présente année, si tout va comme prévu, explique-t-il. Sans en préciser la nature, l’intervenant mentionne que l’annonce du projet dans cette municipalité a suscité l’effervescence entrepreneuriale et d’autres dossiers seraient en préparation. À cela s’ajoute un projet de développement quatre saisons pour le sommet du mont Mégantic. Tout en demeurant discret sur la nature du projet, M. Ricard mentionne que les intervenants souhaitent rendre le mont plus accessible et particulièrement pour l’hiver. Cette réalisation aurait pour effet d’augmenter l’achalandage au parc et du camping situé dans la partie du Haut-Saint-François. Cela pourrait entraîner des retombées économiques additionnelles pour le secteur de Scotstown et La Patrie, d’exprimer M. Ricard.

 

La reprise des opérations chez Valoris, souhaite-t-il, pourrait susciter un stimulant pour le secteur sans oublier l’aéroport. Si le projet de vols commerciaux semble incertain, d’autres facettes peuvent permettre d’exploiter le secteur de l’aéroport, est d’avis l’intervenant économique, tout en rappelant que le principal promoteur était la ville de Sherbrooke.

Sur le plan touristique, le directeur adjoint au CLD croit que la mise en opération de la microbrasserie, Brasserie 11 comtés, à Cookshire-Eaton, pourrait s’avérer un apport intéressant au secteur de l’agrotourisme. « On était la seule MRC à ne pas avoir sa microbrasserie, c’est un secteur prisé des touristes qui suit le réseau », d’ajouter M. Ricard.

2017
Jetant un regard sur l’année 2017, M. Ricard la qualifie de satisfaisante. « Il n’y a pas eu de grosses fermetures et le secteur du bois est en bon état, même mieux qu’on pensait. Nos scieries marchent à une bonne allure, les deux regroupements forestiers fonctionnent bien. La deuxième et troisième transformation avec les Armoires de cuisine NAC, Bois Weedon, Bois Ditton et FB Expert sont en bonne posture. Nous sommes une région forestière. Quand la forêt va bien, c’est bon signe. » Au secteur des grosses entreprises, Graymont, Emballages Hood et Graphic Packaging vont bien, estime l’intervenant. Il reconnaît que c’est plus difficile dans l’est du territoire, mais souligne que les entreprises comme Guitabec et Bois Ditton, la Coopérative à La Patrie ainsi que Léo Désilets, maître herboriste et la Charcuterie Scotstown tirent bien leur épingle du jeu. À cela s’ajoute un projet de développement dans le secteur de Chartierville avec Lauz Altitude. Tout compte fait et malgré la pénurie de main-d’œuvre qui s’annonce, M. Ricard se montre optimiste quant à la nouvelle année en cours.

actualite

La ville achète tout les biens de l’ATCD malgré les grincements de dents

La décision prise à la majorité des membres du conseil municipal de Dudswell de payer 3 900 $ pour faire l’acquisition de biens et équipements de l’Association Touristique et Culturelle de Dudswell (ATCD) représentait une opportunité pour la municipalité et permettait de mettre un point final à ce dossier.

C’est dans ces termes que la mairesse de Dudswell, Mariane Paré, expliquait la récente acquisition de la municipalité au grand dam des citoyens François Corriveau et Louise Corbeil, visiblement mécontents lors de la dernière séance régulière du conseil municipal. Ces derniers reprochent à la municipalité de payer deux fois les biens. Ils prétendent que la municipalité aurait déjà avancé les fonds nécessaires pour que l’organisme puisse s’équiper à l’époque. L’autre élément plus outrageant, selon les intervenants, est que par ce geste, la municipalité cautionne ce qu’ils qualifient de fraude qui aurait été effectuée par l’employée de l’organisme. « Vous êtes en train de créer un précédent », de prétendre M. Corriveau. La mairesse s’est empressée de ramener les gens à l’ordre dans leurs propos précisant que ces affirmations étaient graves. Les deux citoyens maintiennent leur affirmation alors que l’ex-présidente de l’organisme prétend que l’ATCD aurait été flouée de 3 500 $. Les intervenants reprochaient au conseil municipal de faire fi d’une lettre de citoyens demandant de ne pas payer. Ils s’interrogeaient à savoir si les élus avaient toute l’information entre leurs mains.

Mme Paré rétorque que le sujet a fait l’objet de discussion au sein du conseil municipal et que la décision a été prise à la majorité. Elle ajoute qu’il s’agissait d’une opportunité pour la municipalité, car la liste des biens offerts s’élevait à plus de 5 000 $. « L’ATCD nous l’offrait avant de le vendre, ça leur permettait de fermer les livres. » Quant à l’organisme, la mairesse rappelle qu’il s’agissait d’un OBNL indépendant. Elle admet que la municipalité ait accordé des subventions, mais ajoute que l’ATCD a effectué des collectes de fonds au cours de son existence. « On ne peut déterminer avec quel argent il a payé ces biens. » La municipalité a donc fait l’acquisition de matériel informatique qu’elle entend utiliser pour le bureau d’accueil touristique, d’un photocopieur, du matériel de bureau, de séparateurs pour les kiosques dans le cadre de la boîte à cadeaux et autres.

Pour la municipalité, de prétendre Mme Paré, le dossier est clos. Pour les citoyens concernés, il en est autrement et n’entendent pas abandonner, quitte à remonter au ministère des Affaires municipales, ce qu’entendait faire M. Corriveau.

Ferme Trigenco inc. investit 2,2 M$ dans une étable

L’avenir est loin d’effrayer la ferme laitière Trigenco inc. de Westbury. Au contraire, le récent investissement de 2,2 M$ dans la construction d’une étable à ventilation naturelle à la fine pointe de la technologie démontre leur confiance. La volonté du propriétaire Kenneth Coates et de son fils Andy de développer davantage et plus efficacement leur production laitière.

« Ça faisait une dizaine d’années qu’on y pensait, mais la construction a commencé en novembre 2016. On a commencé à transférer les vaches au mois d’août et complété en septembre », d’expliquer M. Kenneth Coates. En quelques mois à peine, M. Coates et son fils Andy notent une amélioration dans le rendement.
« Notre étable est axée sur le confort des vaches en priorité et après l’efficacité. Plus une vache est confortable, plus elle va donner du lait », d’exprimer Andy. Effectivement, les vaches sont traitées aux petits oignons. L’étable d’une superficie de 296 x 130 pieds et des murs de 13 pieds de haut pouvant accueillir 250 têtes facilite le confort des bêtes. « Aucune de nos vaches est attachée ou entravée. Elles sont libres, très calmes », d’insister Andy. Pour ajouter au confort et la sécurité, les divisions sont toutes de plastique de façon à éviter les blessures. « Nos vaches, on ne les bouscule pas pour aller à la traite. Elles y vont quand elles sont prêtes », d’expliquer Andy. Trois robots de traite sont aménagés à l’intérieur du bâtiment dont un tout récent 2017 avec une multitude de fonctions.

À l’intérieur du bâtiment, un parc est aménagé pour y accueillir sur accumulation de litière les vaches en stabulation libre pour leur dernier mois de gestation. Cela vise à optimiser leur confort. Quant aux vaches triées, soit pour les saillies ou pour les visites du vétérinaire entre autres, elles sont regroupées dans un parc sur du sable. « C’est comme si elles étaient à la plage », de lancer en riant Andy.
Outre les trois robots de traite, on retrouve à l’intérieur de l’étable des écureurs automatiques, un mélangeur d’aliments et un robot pousseur d’ensilage qui circule 26 fois par jour. Le refouleur, d’expliquer M. Coates, « va permettre à la vache de consommer 30 % plus d’aliments. »

La nouvelle étable accueille pour l’instant quelque 156 vaches en lactation et on souhaite grimper à 250 dans un avenir rapproché. La Ferme Trigenco inc., une des plus importantes dans le Haut-Saint-François, compte 330 têtes, dont 180 destinées à la relève. L’efficacité des nouvelles installations a commencé à porter ses fruits et les vaches donnent présentement 1,28 kg de gras individuellement par jour et à moindre coût, d’expliquer M. Coates. Les producteurs souhaitent augmenter ce rendement à 1,4 kg par vache quotidiennement à court terme. Loin de s’asseoir sur leur laurier, MM. Coates songent déjà à un autre investissement. « La prochaine étape, ça va être l’alimentation robotisée », de mentionner Kenneth Coates. Le père et le fils voient loin, car ils ont déjà en poche le certificat d’autorisation pour doubler la capacité de la présente étable au cas où. Ce qui ne saurait tarder selon le jeune Andy sous le regard de son père.
Outre les bêtes, la Ferme Trigenco compte également 800 acres cultivés et procure du travail à cinq personnes sur une base de temps plein.

Deux rendez-vous inspirants dans le câdre des journées d’action contre la violence faite aux femmes

Deux activités empreintes d’émotion et d’espoir ont regroupé plusieurs participantes au Centre des Femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle. Les rendez-vous se déroulaient dans le cadre de la campagne Journées d’action contre la violence faite aux femmes.

La première rencontre du 5 décembre dernier visait dans un premier temps à faire le lancement de la campagne #MoiAussi #MeeToo à l’image du Haut-Saint-François. Dans un second temps, la parole était donnée aux participantes pour s’exprimer et déconstruire les discours banalisant à l’endroit des femmes agressées ou victimes d’inconduites sexuelles. Face à l’expression véhiculée à l’effet que les femmes provoquent l’agression par leur habillement, les participantes rétorquent qu’avec un gilet à col roulé, les femmes se font agresser. On précise que le fait d’accepter une invitation ne donne pas le droit à l’autre d’agresser sexuellement. Les femmes ajoutent que selon les données du réseau des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) précisent que les fausses accusations seraient de 2 % incluant tous les crimes confondus. Alors, il est faux de croire qu’un fort pourcentage de dénonciation des femmes est inventé. « Les gestes sont trop traumatisants et difficiles à vivre pour qu’ils soient inventés », d’ajouter Andrée, intervenante. Cette dernière mentionne que l’exercice s’est avéré fort intéressant et positif pour les participantes « puisqu’elles ont demandé d’avoir un suivi qu’on va faire après les Fêtes. »

Le lendemain 6 décembre avait lieu au même endroit la soirée commémorative et d’action contre la violence faite aux femmes en mémoire des 14 étudiantes victimes d’une tuerie à l’École polytechnique de Montréal, il y a maintenant 28 ans. Ces femmes ont été abattues pour la simple raison qu’elles aspiraient à des métiers traditionnellement masculins. Invitées à résumer en un mot ce que leur inspirait cet acte barbare, les participantes ont mentionné incompréhension, colère, peine, tristesse, espoir, impatience, indignation, solidarité et autres. Une discussion sur les gestes à poser pour éliminer la violence faite aux femmes s’en est suivie. La sensibilisation, l’éducation et l’implication des municipalités à s’engager contre la violence conjugale et sexuelle font partie des gestes retenus.

D’autre part, les participantes ont formulé le souhait que la soirée de commémoration se déroule dans un endroit public l’an prochain, afin de sensibiliser davantage de gens à la cause. Mentionnons que les activités étaient organisées par le Centre des Femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, en collaboration avec La Méridienne, maison d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants.

Les membres de Virage Santé mentale démontrent leur savoir-faire

L’organisme Virage Santé mentale profitait récemment de la période des Fêtes pour tenir une journée portes ouvertes et offrir le fruit du travail de leurs membres dans le cadre d’un petit salon d’artisanat.

Plusieurs produits comme bijoux, nounous câlins, sacs magiques, serviettes à main, tuques, pantoufles, foulards, tabliers, picolos et différents articles pour bébé garnissaient les tables sans oublier les cartes de Noël. Certains produits offerts sont adaptés pour les occasions comme la Saint-Valentin, Halloween et autres. Les produits sont fabriqués dans le cadre des plateaux de travail, d’expliquer la directrice générale Pauline Beaudry. Line Gaudreau a fabriqué entre autres des cartes et bijoux tandis que Lynn Bissonnette offre des produits de couture et tricots. Patricia Blais perfectionne son art de la couture tandis que Carmen Maillé intervient au sein du groupe à titre de chef d’équipe. Chaque participant retire énormément de leur implication. « Pour moi, ça m’a apporté à avoir confiance en moi », d’exprimer Mme Gaudreau. Pour Mme Bissonnette, « ça nous valorise et ça stimule la créativité. » Mme Maillé, le fait d’être leader lui a apporté beaucoup « c’est un plus pour moi. » Mme Blais ajoute « j’aime travailler en groupe. Ça donne de la confiance en nous et l’estime à chacune. »

Mme Beaudry mentionne que les plateaux de travail ont pour effet d’apprendre à sortir de l’isolement. « Les gens ont du potentiel. » Les plateaux de travail, explique Mme Beaudry, visent la réinsertion sociale. Ainsi, l’organisme a plusieurs contrats avec divers restaurants sur le territoire comme Le Moulin, la Rôtisserie et même à Sherbrooke avec Pizzeria Demers, Freddy et autres. « Les monsieurs mettent les serviettes, sels, poivres et ustensiles dans les sacs qui sont fermés hermétiquement. On fait aussi du recyclage décoratif », précise Mme Beaudry. « Virage c’est une équipe, mais comme une famille avec de bons parents », d’exprimer Patricia Blais.

Ascot Corner

Des aînés bon pied bon œil

Depuis quelques années déjà, le Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François offre gratuitement le Programme intégré d’équilibre dynamique (PIED). Cette fois, ce sont deux groupes respectivement d’Ascot Corner et de Bury qui ont bénéficié de l’initiative, visant notamment la prévention des chutes.

Le programme découle du ministère de la Santé et des Services sociaux depuis 2004. Il est offert aux personnes autonomes de plus de 65 ans, vivant à domicile pour les aider à y demeurer plus longtemps. Celles-ci sont préoccupées par les chutes qui peuvent arriver ou par la qualité de leur équilibre. Les séances de mise en forme s’étalent sur 12 semaines. Elles sont animées par une technicienne en réadaptation physique diplômée.

Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, les chutes et leurs séquelles sont parmi les problèmes les plus graves et fréquents chez les aînés de plus de 65 ans. Les recensements annuels en dénombreraient quelque 13 300 qui ont entrainé une hospitalisation. Dans la moitié des cas, indique-t-on, ces personnes seraient tombées à la maison. Cet accident aurait pu être évité, ajoute-t-on.
Les activités PIED sont reconnues pour leur efficacité. Elles sont accessibles à un grand nombre d’aînés vivant à domicile. Elles se donnent en groupe, deux fois par semaine pendant 12 semaines. Le programme propose également des exercices faciles à faire à la maison et donne des capsules d’information sur les saines habitudes de vie, les comportements sécuritaires et la façon d’aménager son domicile pour prévenir les chutes. Les animateurs les considèrent comme plus intensives, mais elles restent à la portée de tous. Par ce programme, on vise à renforcer l’aplomb et le tonus musculaire des jambes. En profitant de ces entraînements, on en arrive à maintenir la densité osseuse aux poignets, aux hanches et à la colonne vertébrale.

Le CAB a offert le Programme PIED à deux groupes l’automne dernier. Chaque personne a reçu un certificat après 12 semaines d’exercice.

Atome A

Les Sharks Atome A et C s’imposent

Une moitié de tournoi prolifique pour les Sharks du Haut-Saint-François alors que deux des trois formations Atome A et C ont remporté le championnat dans leur catégorie dans le cadre du présent tournoi de hockey Atome Pee-Wee, qui se complétera en fin de semaine prochaine, à l’aréna Robert-Fournier à East Angus.
La formation Atome A s’est révélée époustouflante en remportant tous ses matchs en n’accordant aucun but aux adversaires. Leur victoire de 5 à 0 aux dépens des Titans de Princeville marquait une page d’histoire. Selon l’entraîneur, David Bilodeau, « je pense qu’ici, ça n’est jamais arrivé. » L’équipe d’entraîneurs attribue ce succès au magnifique travail d’équipe.

Les Sharks Atome C n’étaient pas en reste. Ils ont décroché, eux aussi, la bannière du championnat en disposant du Phoenix 1 de Sherbrooke par la marque de 10 à 0. Les champions clôturent leur tournoi avec une fiche de deux matchs nuls et autant de victoires.

Le coup d’envoi du présent tournoi s’est effectué vendredi dernier par les divers serments et la mise au jeu protocolaire auquel participaient divers dignitaires. Les organisateurs ont profité de l’occasion pour souligner le parcours impressionnant de la présidente d’honneur, Marie-Andrée Leclerc Auger. Cette femme originaire d’East Angus et enseignante en éducation physique à l’école Notre-Dame-du-Sacré-Coeur à Weedon a fait sa marque dans le hockey. Elle qui a donné ses premiers coups de patin à l’aréna Robert-Fournier a grimpé les échelons pour faire partie de l’équipe féminine Québec en plus d’être recrutée par l’équipe Canada pour les moins de 22 ans. Malheureusement, une blessure a mis fin à ce rêve. Elle a tout de même continué à s’adonner à ce sport. Aujourd’hui, l’athlète pratique le hockey balle et fait partie de l’équipe Canada qui disputera le championnat mondial, qui aura lieu en Slovaquie en novembre 2018.

La présidente du tournoi Katherine Mailhot est satisfaire du déroulement jusqu’à présent. « Tout se déroule bien. Je suis contente. » Le tournoi est toujours en cours et ce sont les équipes Pee-Wee qui en seront les vedettes. Les finales se dérouleront dimanche prochain.

Opération charme lancée par la MRC

C’est dans le but de sensibiliser les élus et démystifier l’appareil que représente la MRC que les intervenants ont invité maires et conseillers du Haut-Saint-François, à passer un après-midi porte ouverte et découvrir les services offerts.
Une dizaine d’ateliers regroupant principalement les services offerts par la MRC, mais également du CLD, étaient présentés dans le cadre d’un circuit informatif. Les membres du personnel étaient sur place pour expliquer et vulgariser la nature de leur travail. Une cinquantaine d’élus ont répondu à l’invitation auquel se sont greffés en fin de journée d’autres partenaires régionaux. La députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie, ainsi que celui de Mégantic, Ghislain Bolduc, se sont joints au groupe dans le cadre d’un cocktail permettant le réseautage.

En guise d’introduction et s’adressant aux élus, le directeur général de la MRC et du CLD, Dominic Provost, s’est avéré clair dans ses propos « on veut augmenter et développer la confiance envers la MRC. On veut que vous rencontriez les gens qui travaillent. » Le préfet, Robert Roy, ajoute : « on veut que les élus voient dans quoi ils investissent. »

Les élus ont été regroupés en petite équipe de cinq. Leur première tâche était d’associer différents thèmes sous les responsabilités adéquates du genre mandat gouvernemental dévolu à la MRC, mise en commun avec la MRC et municipalités. Cet exercice terminé, chaque groupe se dirigeait vers un des dix ateliers pour en découvrir la nature et passait au suivant après dix minutes, de façon à obtenir une vision globale de la MRC et du CLD. Plusieurs champs d’expertise pouvaient être regroupés dans un atelier; parmi ceux-ci, on remarquait entre autres les loisirs, le transport HSF, la démarche globale et intégrée, environnement (programme de gestion des matières résiduelles), sécurité publique, comité incendie, aménagement des cours d’eau, plan d’action local pour l’économie et l’emploi (PALÉE) et services aux entreprises.

Plus de 65 personnes participaient au cocktail, visiblement au grand plaisir du préfet. Misant sur la fierté, ce dernier mentionnait : « j’ai hâte d’entendre dire je fais partie du Haut-Saint-François. Pour moi, c’est important. » M. Roy parle des améliorations apportées au bon fonctionnement de la MRC. « Je sais, ce n’est pas parfait, mais je peux vous assurer qu’on va s’améliorer. » D’ailleurs, c’est avec fierté que le préfet a mis à l’avant-plan le travail du personnel de la MRC et du CLD, sans oublier la participation des élus.

Réactions
Pierre Reid, nouveau conseiller à la municipalité de Westbury, qualifie l’exercice de « très intéressant. Ça permit de démystifier la MRC et surtout de savoir où va notre argent des contribuables. Ils ont été très respectueux envers les nouveaux élus. C’est plus gros que je pensais et les gens sont dynamiques. Comme conseiller, je vais m’assurer que l’argent qu’on envoie à la MRC va continuer à être bien géré. » Sébastien Alix, également nouveau conseiller à Lingwick, qualifie l’expérience de « très intéressante. J’ai bien aimé le petit marathon. Ça nous donne des outils. J’ai été frappé par l’étendue et la diversité entre les postes. C’est surprenant de voir autant de législatifs que du pratique terre-à-terre. Ils sont ouverts au dialogue et je les voie comme des collaborateurs. » Marjolaine Larocque et Isabelle Bibeau, deux nouvelles conseillères à Dudswell, sont satisfaites de ce qu’elles ont vu. « On a affaire à des gens professionnels et compétents », d’exprimer Mme Bibeau. Sa collègue ajoute avoir été impressionnée par « l’étendue des dossiers. » « Je ne pensais pas qu’il y avait autant d’employés », d’ajouter Mme Bibeau. Elle admet qu’elle n’avait pas vraiment d’idée du fonctionnement de la MRC. « Je ne savais pas de quoi il en retournait. » Pour sa part, Mme Larocque mentionne « je vais les appeler plus souvent. » Au terme de la soirée, le préfet était convaincu que l’exercice avait atteint l’objectif de créer un rapprochement.

Déplacement d’élèves de l’école de la Source-Vive

C’est ce mardi que le conseil des commissaires de la Commission scolaire régionale de Sherbrooke (CSRS) devait trancher quant au déplacement temporaire d’un an, d’une cinquantaine d’élèves de l’école primaire de la Source-Vive à Ascot Corner vers l’école Notre-Dame-des-Champs de Stoke. Malheureusement, le journal était déjà imprimé au moment de la prise de décision.

Rappelons que le comité de révision du territoire devait déposer une recommandation sur laquelle les commissaires doivent trancher. La problématique découle de l’augmentation des inscriptions d’élèves pour la rentrée scolaire dès septembre prochain et des années à venir. Présentement, l’école de la Source-Vive compte 302 inscriptions. Ce nombre pourrait grimper à 320 l’an prochain et poursuivre sa croissance au cours des années à venir. Une demande d’agrandissement prioritaire de cet établissement scolaire a été déposée par la CSRS auprès du ministère de l’Éducation. Dans l’hypothèse d’une réponse positive souhaitée vers juin 2017, l’agrandissement pourrait s’échelonner sur une période d’un an, d’où le déplacement temporaire, explique-t-on du côté de la CSRS.

L’ensemble des parents, enseignants et équipes-écoles ainsi que le conseil municipal d’Ascot Corner ont signifié leur opposition au déplacement d’élèves lors d’une soirée d’information organisée par la CSRS, à l’école de la Source-Vive. Mme Fanny Brunelle, membre du conseil d’établissement, a présenté un sondage réalisé auprès du service de garde, des enseignants et des parents démontrant une forte majorité en faveur du statu quo. Même la direction d’école croit qu’il est possible de s’ajuster en conséquence. Mme Brunelle a présenté lors de l’assemblée publique à laquelle participaient plus de 70 personnes, parents et membres du personnel de l’école, un plan d’aménagement des espaces permettant d’accueillir tous les élèves. Mentionnons que sept des 16 commissaires de la CSRS étaient présents lors de la soirée d’information. Les parents se sont également exprimés lors de la rencontre, mentionnant les inconvénients encourus pour le déplacement d’une seule année. Au terme de la soirée, M. Simon Filteau, président du comité de révision du territoire, mentionnait « je peux vous l’assurer, le projet n’est pas canné. »

Le comité avec Mme Brunelle à sa tête est revenu à la charge lors de la réunion du conseil des commissaires le 16 janvier. Elle a déposé auprès du comité de révision du territoire ainsi qu’à tous les commissaires un récent sondage réalisé auprès des parents, les 11 et 12 janvier derniers, ainsi que toute la documentation démontrant le bien-fondé de maintenir le statu quo. Mme Brunelle mentionne que ce sondage a été réalisé auprès de 203 familles. De ce nombre, 115 ont répondu et 107 se disaient en faveur du statu quo et huit en faveur d’un transfert.

Mairesse
Au terme de la rencontre à laquelle plusieurs parents se sont exprimés, la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, semblait confiante quant à la prise de décision à venir. « Je suis très satisfaite de la réunion, il reste aux commissaires de comprendre le message. À la municipalité, on trouvait un manque de conviction de l’école, mais je suis agréablement surprise. Le conseil d’établissement, les enseignants, le personnel de soutien et la direction de l’école ont pris ça en main. » Mme Bresse réitérait sa confiance. « À un moment donné, il faut que tu écoutes la population. Je suis confiante, c’est quand même des gens sensés. » Rappelons que le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, s’est déjà engagé à faire pression auprès du ministre de l’Éducation pour que l’agrandissement de l’école primaire de la Source-Vive soit retenu.

L’Église essénienne chrétienne fera appel

L’Église essénienne chrétienne contestera en Cour supérieure le jugement du Tribunal administratif du Québec (TAC) pour éviter de démolir ou déménager les bâtiments érigés sans permis, sur une partie de son terrain à Cookshire-Eaton.
Voilà ce qu’a laissé entendre le porte-parole de l’Église essénienne du Québec, Pierre-Simon Cleary, lors d’une entrevue accordée au bureau du journal Le Haut-Saint-François.

Mentionnons que le TAQ a confirmé, la semaine dernière, l’ordonnance rendue le 8 septembre 2016 par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) en vertu de l’article 14 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA). La décision du TAQ stipule de remettre le lot 4 486 644 du cadastre du Québec dans son état antérieur dans un délai de 60 jours, et démolir ou déménager tous les bâtiments résidentiels et accessoires, roulottes, maisons mobiles, atelier d’ébénisterie, démanteler toutes les installations et bâtiments voués au culte (monument en l’honneur de l’archange Gabriel et statues, marches et escaliers), démanteler ou retirer du lot la tour de télécommunications.

Une vingtaine de bâtiments seraient sous le coup de cette ordonnance. Une soixantaine de prêtres et leur famille vivent sur le lot qu’ils considèrent comme leur monastère. Dans la décision, il est mentionné qu’à défaut d’obtempérer, la Commission s’adressera à la Cour supérieure, conformément aux articles 85 et suivants de la Loi, pour assurer la sanction de la présente ordonnance.

Esséniens
M. Cleary mentionne ne pas être surpris de la décision du TAQ tout en admettant que les membres étaient déçus, mais pas en colère. « Notre avocat, Me Cabana, nous avait préparés à cette situation-là. Il nous avait dit que c’est possible qu’on aille en appel. Il y a eu un conseil d’administration de l’église mère au niveau international, une rencontre d’urgence et ils ont dit : on va en appel de la décision au niveau de la Cour supérieure », d’exprimer le porte-parole de l’église pour le Québec. Ce dernier mentionne que certains arguments présentés dans le document ne sont pas tous réfutés. « Les propos tenus par le Tribunal administratif du Québec, c’est qu’il n’a pas les pouvoirs de renverser cette décision-là. Le seul pouvoir qu’il détient, c’est de dire : écoutez, la décision qui a été prise est bonne ou mauvaise au point de vue légal. Eux, ils disent que la décision prise par la CPTAQ au niveau légal est correcte et donc pour entendre des arguments qui seraient plus en profondeur, c’est la cour supérieure qui va vraiment pouvoir entendre ces arguments-là. Nous, l’objectif, c’est de régler cette situation-là le plus rapidement possible pour pouvoir entreprendre le développement de l’église ici au Québec », d’ajouter M. Cleary.

Pas pour l’instant, mais à plus long terme, les membres de l’église situés à Cookshire-Eaton aimeraient entreprendre une discussion avec la Ville pour « qu’elle comprenne c’est quoi notre projet et comprenne c’est quoi nos objectifs. Parce qu’on comprend que la Ville est dans une situation ou elle doit faire respecter les lois municipales et notre projet au niveau des lois municipales, on comprend que c’est particulier, c’est un projet qui est difficile à comprendre, c’est un projet qui nécessite même de nouvelles approches par rapport à la façon dont les lois ont été écrites ici », de compléter M. Cleary.

Ville
La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, est satisfaite de la décision du TAQ. « On est contents pour la ville et pour les agriculteurs. » Avouant ne pas avoir pris connaissance de la décision au moment de l’entrevue, Mme Lapointe mentionnait « ça me semble être basé sur l’équité. » D’autre part, quant à une rencontre éventuelle avec les représentants de l’Église essénienne chrétienne, Mme Lapointe mentionne ne pas avoir d’objection, mais concernant le présent dossier « c’est la CPTAQ qui a ça entre ses mains. »

Des citoyens veulent suspendre le droit de passage aux VTT

Fort d’une pétition de 70 signatures, Pierre Loubier du secteur Bishopton, à Dudswell, demande aux élus de suspendre pendant un an le droit de passage des VTT sur les chemins publics accordés au Club Quad du Haut-Saint-François. Exaspéré par ce va-et-vient avec d’autres citoyens d’entendre ce bruit tout au long de l’année et avec la poussière en été, M. Loubier demande une vaste consultation publique dans le but d’en arriver à une solution avant le printemps, souhaite-t-il.

M. Loubier est revenu à la charge avec sa demande lors du dernier conseil municipal. Résidant sur le chemin Macaulay depuis 15 ans, ce citoyen mentionne que la situation ne cesse de se détériorer au fil des années. Ce dernier mentionne qu’en haute saison, en été, on peut dénombrer de 100 à 125 VTT par jour. Ce nombre est un peu moindre en hiver. Il ajoute que souvent les VTT circulent par groupe d’où le bruit amplifié et la poussière en été. Plusieurs maisons sont situées à peine sept et dix mètres du chemin, précise-t-il.

M. Loubier a déposé en novembre dernier une pétition signée par 70 personnes représentant 70 % des résidants concernés soit une quarantaine de maisons du secteur visé, précise-t-il. Il s’agit des chemins Macaulay, Hooker et rue Main. « Dudswell semble être le carrefour des pistes de VTT. C’est la transquébécoise qui passe à Bishopton sur le petit bout de chemin du Bassin, Hooker, Main et Macauley jusqu’au bout. Ça représente 30 kilomètres de chemins publics. » Alors que le gouvernement prévoit un kilomètre, d’ajouter le citoyen. Outre la pétition, M. Loubier prétend qu’un sondage effectué par la municipalité en 2015 portant sur l’urbanisme et l’environnement démontrait « que les gens ne veulent pas de VTT ».

M. Loubier mentionne être venu s’établir à Bishopton, il y a une quinzaine d’années, pour la qualité de vie. Or, il soutient que sa qualité de vie est sérieusement entachée par la circulation des VTT. Il souhaite que les autorités et intervenants trouvent une solution pour que ces véhicules trouvent une autre voie d’accès que les chemins publics. Déterminé à aller jusqu’au bout, ce dernier n’écarte pas d’utiliser la voie légale, voire le recours collectif si nécessaire.

M. Loubier croit qu’il est faux de prétendre que les VTT apportent des retombées économiques substantielles du moins dans le secteur Bishopton. Dans sa recherche de solution acceptable, Pierre Loubier mentionne que si les citoyens du secteur Marbleton n’ont pas de problèmes avec les VTT, lui ne s’opposera pas, mais pas question de les endurer dans le secteur Bishopton, laisse-t-il entendre.

Réponse
La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, mentionne que la municipalité rencontrera le président du Club Quad du Haut-Saint-François, M. Loubier et d’autres citoyens pour obtenir les opinions dans ce dossier. Toutefois, il semble que cette démarche s’inscrira dans un vaste processus de consultation publique. Mme Paré mentionne que de nombreux dossiers considérés urgents sont présentement sur la table. Comme le conseil municipal est composé de nouveaux élus, la mairesse compte tenir une vaste consultation publique. « On va rencontrer les différentes associations, connaître leurs besoins, les groupes et les gens. » L’exercice qu’entend réaliser la municipalité permettra, estime la mairesse, de définir les enjeux que ce soit au niveau de la voirie, des loisirs, des VTT, de l’environnement et autres. De cet exercice, précise-t-elle, suivra un lac-à-l’épaule pour les élus qui mènera au développement d’une planification stratégique pour les prochaines années. M. Loubier semble satisfait de la démarche, mais désire obtenir une réponse et par surcroit, une solution acceptable pour le printemps prochain.

VTT
Le président du Club Quad du Haut-Saint-François, Charles Lachance, admet qu’il y a de la circulation, mais pas autant que le prétend M. Loubier. Il mentionne que des directeurs ont effectué des relevés, après la fermeture du débarcadère à East Angus, pour mesurer le volume de circulation les samedis, journée la plus achalandée de la semaine. M. Lachance mentionne que les relevés effectués le 29 septembre indiquent 35 VTT, le 21 octobre 42, le 18 novembre 35 et le lendemain dimanche 53 VTT. Le président du club assure la bonne volonté de l’organisme à trouver une solution satisfaisante pour tout le monde. « On a rencontré la ville, moi, quatre directeurs et un agent de liaison. On leur a présenté notre point de vue et ils nous ont écoutés. On aimerait rencontrer M. Loubier pour en discuter. Nous, on ne veut pas mettre le feu. On veut que tout le monde soit content, on veut aucun problème et que nos membres soient heureux. On veut une bonne entente. Si on perd tous ces chemins, ça sera un problème parce qu’on coupe le lien avec les sentiers. » Ça aura un impact économique sur les commerçants, d’ajouter M. Lachance. Ce dernier mentionne que le club a effectué des interventions pour diminuer l’achalandage. « On a fermé le débarcadère à East Angus pour le transférer à Weedon. On a travaillé gros pour couper le trafic. On a fait de la sensibilisation auprès de nos membres. » M. Lachance est d’avis qu’il y a moyen de trouver un terrain d’entente pour satisfaire tout le monde. Le Club Quad du Haut-Saint-François entame sa 17e saison et compte 325 membres, dont une cinquantaine de Dudswell.

actualite

L’Afeas de Dudswell recrute

L’Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) de Dudswell est en plein recrutement et invite les femmes, jeunes et moins jeunes, peu importe la municipalité, à rallier les rangs de l’organisme dévoué à défendre les droits des femmes.

Nicole Robert, présidente de l’Afeas Dudswell, ne voit aucun problème au fait que les femmes de l’extérieur se joignent au groupe de 28 femmes. « On a des femmes de partout, de Weedon, Stratford, Fleurimont, Saint-Camille et Sherbrooke. Plus on est de femmes, mieux c’est », précise-t-elle. Mme Robert ne cache pas que certains organismes ont cessé leurs activités, dont celui d’East Angus. Le recrutement, avoue-t-elle, est une façon de préserver celui de Dudswell.

Contrairement à la croyance populaire, l’Afeas est ouvert aux femmes de tous les âges. L’organisme joue un rôle auprès des deux paliers de gouvernements en réfléchissant et présentant des mémoires concernant la violence, la maltraitance, l’intimidation, la retraite, l’assurance parentale, le droit de mourir dans la dignité et bien d’autres.

L’Afeas, précise-t-on, est aussi un lieu de rencontres où les femmes créent des amitiés, s’impliquent dans des projets, organisent des conférences, prennent la parole et proposent des solutions. L’organisme de Dudswell, mentionne Mme Robert, travaillera sur un thème national Femme et pouvoir. À cela, les membres préparent différentes activités à Noël, Saint-Valentin, fête des Mères et autres. L’Afeas de Dudswell se réunit 5 à 6 fois par année au sous-sol de l’Hôtel de Ville de Dudswell, à Bishopton. Les personnes désireuses d’obtenir plus d’information peuvent communiquer avec Nicole Robert en composant le 819 574-8672 ou par courriel nicole.robert2@icloud.com

Valoris sur la voie de la reconnaissance

Le centre de valorisation des matières résiduelles Valoris, à Bury, pourrait obtenir la reconnaissance du gouvernement du Québec, ce qui lui permettrait d’avoir accès à de l’aide financière et cesser d’accumuler les déficits.
Des rencontres dans ce sens impliquant les représentants de Valoris et le monde politique, dont une à laquelle participait le ministre responsable de l’Estrie, Luc Fortin, ont eu lieu notamment avec le député de Mégantic, Ghislain Bolduc. « On est en train d’essayer de trouver une voie de passage pour reconnaître la valorisation de ce qu’ils (Valoris) font. Dans le projet, ça n’a jamais été établi », d’exprimer en entrevue le député Ghislain Bolduc.

Le député de Mégantic mentionne qu’il a été établi qu’au Québec 20 % des déchets ne seront pas valorisés. « C’est là que Valoris va prendre toute sa façon de faire. L’objectif ultime est de réduire l’enfouissement. Il existe des budgets financiers et Valoris n’a jamais été dans cette ligne de politique. Le deuxième élément sur lequel on travaille, d’ajouter M. Bolduc, est la recherche et développement. » Valoris, précise-t-il, vise à valoriser 100 % des déchets pour en arriver à un enfouissement zéro. « Valoris a été bâti dans cette optique-là, mais ça n’a jamais été intégré avec les recherches du gouvernement et assistances gouvernementales pour cette mission-là. »

« Ce sont les deux points fondamentaux sur lesquels on travaille pour leur amener une aide financière qui va les sortir du déficit chronique et amener à exécuter leur mission de la bonne façon. » M. Bolduc n’a pas évoqué de montant d’argent ni de calendrier quant à l’obtention de la reconnaissance souhaitée par les intervenants de Valoris. Il se limite à dire le plus rapidement possible.

Préfet
Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, membre du conseil d’administration de Valoris, mentionne être « satisfait en partie seulement. Je vais être satisfait quand on aura une rencontre avec le ministre de l’Environnement. C’est lui qui donne les orientations. On veut que lui s’approprie le projet, qu’il l’écrive dans les nouvelles orientations du PGMR. » Une demande officielle de rencontre a été acheminée à cet effet le 8 janvier dernier. M. Roy est convaincu que Valoris peut être rentable. « Pas de dettes, Valoris est rentable. C’est faux de prétendre que Valoris c’est tout croche », d’insister le préfet. Ce dernier souhaite évidemment que le dossier soit complété avant les prochaines élections prévues pour l’automne prochain.

Déplacement de 50 élèves à la Source-Vive d’Ascot Corner

Les représentants de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) ont présenté, en début de semaine, leur projet de déplacer une cinquantaine d’enfants fréquentant l’école primaire de la Source-Vive d’Ascot Corner vers celle de Notre-Dame-des-Champs de Stoke, et ce, dès la prochaine rentrée de septembre 2018.
Malheureusement, le journal était déjà imprimé au moment de la soirée d’information tenue à l’école même. Cependant, les personnes désireuses d’apporter leur point de vue ou des pistes des solutions ont jusqu’au 15 janvier pour les soumettre à la CSRS.

Le président de la CSRS, Gilles Normand, mentionnait au moment de l’entretien téléphonique précédant la rencontre qu’il s’agissait d’un projet. « On va écouter les gens, on va analyser s’il a du potentiel à faire quelque chose. » Toutefois, au moment de la discussion, le déplacement d’élèves équivalent à plus ou moins deux classes semblait inévitable. M. Normand mentionnait que l’école était déjà remplie au maximum et que l’on prévoyait une vingtaine d’enfants additionnels pour la rentrée de septembre 2018. Outre le nombre d’écoliers, le président mentionne que le comité doit tenir compte de la qualité de vies des enfants qui sont à l’étroit.


La CSRS songe à déplacer une cinquantaine d’élèves de la Source-Vive d’Ascot Corner ves l’école Notre-Dame-des-Champs de Stoke, dès
septembre prochain.

Les élèves qui seront touchés par le déplacement seront entre autres ceux dans les secteurs du chemin Galipeau, des rues Bernier et Bresse. Faible consolation, M. Normand mentionne que les élèves de ces secteurs présentement en 5e année ne seront pas déplacés l’an prochain et pourront terminer leur primaire à l’école de la Source-Vive. Ce dernier rappelle que la priorité pour la CSRS demeure l’agrandissement de l’école même si d’autres projets d’agrandissement figurent parmi les demandes. M. Normand a rappelé l’intention de la CSRS de rencontrer le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, pour lui faire part de la décision et voir où en est rendue la demande d’agrandissement. Le président de la CSRS mentionne que le ministère devrait rendre une réponse positive ou négative quelque part en mai ou juin prochain. M. Normand précisait qu’une fois l’agrandissement complété, les élèves déplacés retourneraient à leur école d’origine.

La mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, n’était pas chaude à l’idée que des élèves soient déplacés dès septembre prochain. « Si le déplacement d’élèves est le plan B, parfait. Mais si c’est dans le sens du déménagement en septembre, ça ne fonctionne pas », laisse-t-elle entendre. Elle mentionnait avoir plusieurs questions à poser et se disait convaincue qu’il pouvait avoir moyen d’éviter le déplacement.

L’AHMHSF (Sharks) dévoile ses nouvelles couleurs

L’Association du hockey mineur du Haut-Saint-François (AHMHSF) a profité d’un match opposant les Sharks Midget aux Turmel de Lac-Mégantic, à l’aréna Robert-Fournier à East Angus, pour dévoiler les nouvelles couleurs des uniformes des quelque 150 joueurs inscrits.

Le nouveau chandail gris pour la maison et blanc pour les visites à l’extérieur présentent un logo entièrement redessiné. Le concepteur Yanick Brouillard mentionne que le logo reflète la nouvelle image que souhaite donner l’association. « On a revu l’image et mise au goût du jour. Le requin a un petit côté agressif, déterminé, mais sans être violent. C’est le défi qu’on s’est donné. »


Nous apercevons le concepteur du nouveau logo des Sharks, Yanick Brouillard, présentant le chandail en compagnie de son fils Guillaume.

Pour le président de l’AHMHSF, Patrick Maltais, les nouveaux chandails ne sont pas du luxe. Normalement, explique-t-il, « on change de chandails aux cinq ans et ça fait sept ans qu’on avait les mêmes. L’an passé, on a eu un bon tournoi et on avait amassé des fonds. Avec le partenariat hockey, on est en mesure d’avoir de nouveaux chandails ». En fait, c’est 300 qui ont été remis aux 150 joueurs de 7 à 18 ans de la catégorie Novice à Midget.

L’achat des nouveaux uniformes a été rendu possible grace à de nombreux commanditaires dont les majeurs sont Hockey Experts, l’école de Hockey Académique Bauer, la Ville de East Angus et Céramique Vachon. M. Maltais mentionne que les joueurs de la catégorie MAHG possèdent également de nouveaux chandails qui sont entièrement défrayés par Hockey Experts. Le coût de ceux des Sharks du Haut-Saint-François s’élève à plus de 16 000 $.

Les responsables de l’AHMHSF et les principaux commanditaires ont procédé à une mise au jeu protocolaire lors de la présentation des nouvelles couleurs et logo des Sharks. Les grands Midget et plus petits ont participé à la cérémonie.

Projet de réduction de taxes scolaires

Si le projet de loi 166 de réforme de la taxe scolaire proposé par le gouvernement du Québec prévoyant la réduction des taxes scolaires se concrétise, cela pourrait s’avérer fort intéressant pour les contribuables de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Bien que les calculs ne soient pas complétés, cela pourrait représenter une économie de 50 % pour plusieurs payeurs de taxes, croit le président de la CSHC, Yves Gilbert.


Le président de la CSHC, Yves Gilbert, est d’autant plus satisfait qu’aucun service aux
élèves ne sera affecté et que les entités conservent leur pouvoir de taxation.

Évidemment satisfait de l’économie pour les contribuables, M. Gilbert se réjouit pour deux éléments en particulier. « Il n’y aura pas de réduction de services aux élèves. Il y aura une subvention d’équilibre qui va compenser la différence du taux de taxation et le conseil des commissaires conserve son pouvoir de taxation. Il n’est pas refilé aux municipalités. »

Le projet de loi 166 stipule que la taxe scolaire sera harmonisée dans chaque région de la province au plus bas taux imposé par une des commissions scolaires du territoire. En Estrie, celle des Sommets applique un taux de 0,18 $ du 100 $ d’évaluation foncière tandis que la CSHC est à 0,31  $. Avec la règle qui serait appliquée, la CSHC réduirait le taux correspondant à l’écart des deux commissions scolaires soit de 0,13 $ pour en arriver à 0,18 $ du 100 $. Le projet de loi prévoit également une exonération sur les premiers 25 000 $ d’évaluation foncière.

Comité régional
M. Gilbert mentionne qu’un comité régional regroupant un élu et un dirigeant de chaque commission scolaire de l’Estrie sera mis sur pied notamment « pour voir comment la taxe sera appliquée. » Ce dernier précise qu’une première rencontre pourrait se dérouler au début de mars. Mentionnons que le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a prévu compenser les commissions scolaires avec une subvention récurrente de 670 M$, financée à même le surplus budgétaire accumulé par le gouvernement.

Augmentation de 2,93 % du fardeau fiscal à East Angus

Après avoir connu un certain répit, les contribuables d’East Angus connaîtront un alourdissement de leur fardeau fiscal de 2,93 % pour l’année 2018 et ce incluant les taxes de services. Pour une propriété unifamiliale moyenne évaluée à 153 265 $, il en coûtera 55,32 $ de plus pour la présente année.

Lyne Boulanger, qui présentait son premier budget à titre de maire, est satisfaite et déçue à la fois. « Je suis satisfaite parce que tout le monde a travaillé fort au budget et tous comprennent les réalités de la Ville. Je suis déçue parce que ça revient à moi l’odieux d’annoncer une hausse. »


Nous apercevons de gauche à droite, Bruno Poulin, trésorier, Lyne Boulanger, mairesse, et David Fournier, directeur général de la municipalité
de East Angus.

Mme Boulanger attribue la majoration à divers facteurs comme l’augmentation des frais au Centre de valorisation des matières résiduelles Valoris représentant 70 000 $, à l’application du plan d’urbanisme, les crédits de taxes pour le développement économique ainsi que les augmentations des quotes-parts pour la MRC et le CLD du Haut-Saint-François. La mairesse mentionne qu’il est important de poursuivre les efforts de développement et maintenir les projets, tout ça afin d’assurer la qualité de vie et rendre la municipalité attrayante pour les futurs résidants.

Budget
Les prévisions budgétaires pour la nouvelle année s’élèvent à la hausse de 194 390 $ passant de 5 935 726 $ en 2017 à 6 130 116 $ pour 2018. Le taux de la taxe foncière résidentielle ainsi qu’agricole grimpe de 0,01 $ se fixant à 0,91 $ du 100 $ d’évaluation. Celui pour les six logements et plus, pour le non résidentiel et l’industriel demeure stable, tandis que celui pour les terrains vagues desservis diminue de 0,10 $ pour s’établir à 1,60 $ du 100 $. Pour les taxes de services, l’aqueduc s’inscrit à la hausse de 5 $ passant de 195 $ à 200 $ pour le résidentiel et de 167 $ à 172 $ pour les 2 à 4 logements. La taxe pour les matières résiduelles fait un bond passant de 150 $ à 180 $ tandis que celle pour le traitement des eaux usées passe de 162 $ à 167 $.

Orientations
Parmi ses orientations 2018, la municipalité entend compléter et mettre en branle divers projets comme celui d’améliorer les services de santé par du sans rendez-vous, assurer l’entretien et la mise à niveau des infrastructures municipales, poursuivre les efforts de développement durable par l’instauration de la troisième voie, en juin prochain, du bac brun. Les autres projets auxquels la municipalité entend s’attaquer sont l’adoption du nouveau plan d’urbanisme et les règlements s’y afférant, la réfection de la rue Warner (entre Angus Sud et Horton) et changer la conduite d’eau potable sous le pont Taschereau. Ce dernier projet devait être complété en 2017, mais en raison des retards d’ingénierie, il sera complété au cours de la présente année. Sur la liste des choses à faire s’inscrivent entre autres un projet de jeux d’eau pour le parc Rive Sud, l’installation de nouvelles enseignes et l’implantation des compteurs d’eau dans tous les immeubles municipaux. Par ailleurs, la municipalité fera l’acquisition de la salle des Chevaliers de Colomb d’East Angus pour la somme de 1 $. L’entente qui devrait être signée au cours des prochains jours prévoit que l’organisme bénéficiera des espaces gratuitement pendant une période de 20 ans.

Station d’épuration
Dans un autre ordre d’idée, la municipalité en est venue à une entente avec la papetière Cascades concernant l’article 25 de l’entente industrielle liant les deux parties envers l’utilisation du site d’épuration des eaux. Rappelons que l’article prévoyait que la papetière défraierait entièrement le coût des transformations des ouvrages d’assainissement et transformations qui pourraient être nécessaires suite à la fermeture de l’usine. Or, le pacte prévoit que la municipalité prend entièrement à sa charge la station d’épuration. En contrepartie, la compagnie accepte de payer les coûts estimés à 361 400 $ en plus d’accorder divers autres avantages comme celui de céder un terrain situé sur la rue Warner, permettant ainsi l’accès et l’agrandissement du parc municipal. La compagnie s’engage également à donner une portion du lot 4 182 071 selon le plan joint à la présente transaction. La papetière s’engage à offrir en premier à la Ville les terrains qu’elle possède sur le territoire de la municipalité au moment où la compagnie s’apprête à se départir des dits terrains. La municipalité utilisera le montant lorsqu’elle en jugera le temps utile.

Mme Boulanger mentionne que la dernière année a surtout servi à finaliser la négociation avec la compagnie Cascades. En 2018, on souhaite travailler sur les façons d’optimiser les revenus de la station tout en réduisant les coûts au maximum.

Les élus ont profité du dépôt du budget pour présenter le programme triennal d’immobilisation. Les projets inscrits sont conditionnels à l’obtention de subventions. Parmi ceux-ci, on remarque pour 2018 l’aqueduc sous le pont Taschereau évalué à 650 000 $ ainsi que l’aqueduc et égout de la rue Warner à 750 000 $. Pour 2019, on prévoit refaire le garage municipal au coût de 1,6 M alors qu’en 2020 figure un projet d’accès au secteur de la polyvalente, l’aréna, le CLSC et le CHSLD par la rue St-Gérard au coût de 1,5 M. Mentionnons que la dette nette approximative de la Ville de East Angus devrait être au 31 décembre dernier à 5 024 800.

On se prépare avec fébrilité au Challenge VTT à Ascot Corner

Depuis plusieurs semaines, l’équipe de bénévoles et le président fondateur en tête, Bertrand Ash, travaillent activement à préparer la piste pour la 8e édition du Challenge VTT qui se déroulera le 20 janvier, aux abords du chemin de la Rivière à Ascot Corner.

L’événement a attiré plus de 1 000 spectateurs l’année dernière. « On espère que mère Nature sera de notre côté. Si oui, on est prêt à recevoir 150 coureurs », assure le dynamique président. « J’ai mis des affiches à 20 kilomètres à la ronde. Cette année, on est enregistré dans tous les clubs de VTT du Québec. Si on a 150 coureurs, on va donner 6 000 $ en bourses. L’an passé, on avait 139 coureurs et on a donné 5 600 $. »


Un total de 139 coureurs et plus de 1 000 spectateurs ont participé à la 7e édition l’année dernière.

Le fougueux M. Ash et son équipe de 70 bénévoles ne négligent aucun effort pour faire de ce rendez-vous un moment privilégié pour les coureurs, enfants et le grand public. Le coût d’entrée à 5 $ pour les adultes et gratuit pour les enfants de 10 ans et moins est une façon selon le président de rendre l’activité accessible aux familles. « Cette année, on a loué un gros jeu gonflable pour les enfants qui contient trois glissades. Ils pourront s’amuser pendant que les parents regarderont la course. » Le président ajoute que le site est hautement sécuritaire pour les coureurs et les spectateurs. En cas de malheur, il s’empresse à dire « tout le monde en dehors de la piste, les coureurs, spectateurs, bénévoles sont assurés. » Une équipe de 35 bénévoles veillera au bon fonctionnement la journée du challenge.

Comme chaque année, on veillera à ce que les spectateurs ne manquent de rien. Ainsi, une roulotte sera mise à leur disposition pour ceux qui souhaiteront se réchauffer. Deux casse-croûtes et deux bars mobiles seront disposés sur le site.

Courses
Encore cette année, on présentera neuf courses et le montant total de la bourse se divisera dans deux classes soit A et B. Parmi ces dernières, nous retrouverons la classe 400 et moins (4-temps, clous à l’avant seulement), 450 et plus (4-temps, clous à l’avant seulement), 2 temps (clous à l’avant seulement), 4×4 (bolt), open (clous à l’arrière acceptés (bolt), classe femmes (clous de sentier) et side by side (500 à 800) (bolt) et (800 à 1 000). Il y aura également une course consolation. La longueur de la piste demeure à 1 km. Les coureurs doivent effectuer cinq tours par course. M. Ash assure qu’il n’y aura pas de délai entre les courses, précisant que tout était prévu au quart de tour. Les personnes désireuses de s’inscrire ou en savoir davantage peuvent consulter les sites Web challengevtt.com ou challengevtt.weebly.com. Mentionnons que l’événement est de type caritatif. Or, les profits amassés seront versés à la Rose des vents et l’Hôtellerie de w Si tout va bien, M. Ash aimerait bien remettre un total de 6 000 $.

Abattoir Desmarais

Incendie de l’Abattoir Rousseau à Lingwick

Carl Desmarais, propriétaire de l’Abattoir boucherie Desmarais, à Weedon, étudie la possibilité d’agrandir les installations actuelles et obtenir la catégorie «A1» de type multiespèces, celle détenue par l’Abattoir Rousseau à Lingwick, afin de desservir la clientèle du Haut-Saint-François.

L’Abattoir Rousseau a été la proie des flammes en novembre dernier. Avec sa disparition s’envole le seul abattoir de type «A1» multiservice sur le territoire. M. Desmarais mentionne avoir été approché par l’UPA et d’autres organismes dont le CLD du Haut-Saint-François pour offrir le service à la clientèle de ce territoire.

« On étudie le projet. On commence. Le timing est pas trop bon parce qu’on est dans le rush d’automne, mais on est intéressé », d’exprimer M. Desmarais. Présentement, l’Abattoir boucherie Desmarais offre le service multiespèces, mais n’a pas la certification de la catégorie «A1», ce dont il aimerait se procurer.

Le projet en est encore à l’étape embryonnaire, précise-t-il. « J’explore, on va voir avec l’UPA, le MAPAQ et le CLD en quoi ça consiste.  » Présentement, l’entreprise de Weedon procure du travail à huit personnes, plus certaines autres sur une base occasionnelle. Si le projet devait se concrétiser, M. Desmarais se propose d’embaucher de la main-d’œuvre de l’abattoir de Lingwick. Daniel Bérubé, conseiller aux entreprises au CLD du Haut-Saint-François, accompagne M. Desmarais dans ses démarches auprès du MAPAQ et d’autres partenaires.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François