Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
Danse agricole

Au cœur des familles agricoles : Un défi qui fait bouger et rapporte plus de 30 000 $

Nous apercevons Bruno Turmel, de la Ferme Delestrie inc. à Dudswell, manifestant sa joie du succès obtenu.

Bruno Turmel, ce producteur laitier du secteur Marbleton à Dudswell, en a fait bouger plus d’un au cours des dernières semaines. Son défi, lancé en janvier dernier, #challengedanseagri et complété le 10 février, a gagné le cœur et les jambes de plusieurs producteurs et bien d’autres des quatre coins du Québec en plus de recueillir plus de 30 000 $ pour l’organisme Au cœur des familles agricoles (CFA).
Le producteur admet avoir obtenu une participation et contribution financière qu’il n’avait jamais osé espérer. Plus de 450 vidéos impliquant des producteurs agricoles, fournisseurs, collaborateurs, agronomes, compagnies, institutions financières et même la députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, se sont arrêtés afin de produire un vidéo de 30 secondes, le temps d’une petite danse que ce soit dans l’étable, dans le champ, sur le lieu de travail, dans le stationnement ou ailleurs. Les vidéos ont généré 1,3 million de vues sur TikTok et Facebook. « Des gens de partout au Québec ont participé, même les écoles d’agriculture, de vétérinaire. Les compagnies ont embarqué, elles ont versé de gros montants, mais ce qui me surprend, c’est qu’on a eu beaucoup de dons du public. »
Bruno Turmel et son collègue Pierre Rhéaume qui souhaitaient peut-être atteindre les 2 000 $ pour la cause ont été dépassés par la réponse. Néanmoins, ils ont respecté leur engagement de départ et versé chacun 1 $ par vidéo diffusé jusqu’à concurrence respective de 200 $ pour un total de 400 $. Le défi de produire des vidéos humoristiques a largement atteint son objectif, de laisser entendre M. Turmel. « Ce qu’on voulait, c’était mettre des sourires, faire rire le monde. On a réussi à faire rayonner l’agriculture plus grand que dans notre monde. J’étais sûr qu’on allait toucher les agriculteurs, mais la vague a sensibilisé les gens. Pour être honnête, je n’avais aucun objectif pour les sous, mais je me disais si l’on peut juste faire connaître l’organisme, pis faire rire le monde, bien ça va être ça. » D’ailleurs, M. Turmel mentionne que l’organisme lui a signifié ne jamais avoir obtenu autant de visibilité en 18 années d’existence.
Créé en 2003, l’organisme à but non lucratif Au cœur des familles agricoles (CFA) offre des services psychosociaux de première ligne favorisant l’amélioration du bien-être des familles agricoles sur tout le territoire du Québec. Heureusement, M. Turmel et ses proches n’ont jamais eu recours à ces services, mais dit connaître certains qui ont eu besoin de cette ressource. « On ne reste pas à l’abri de ça et je dirais qu’on est même souvent plus confronté à ça avec les charges de travail », de compléter l’agriculteur.
M. Turmel et son collègue ont procédé, vendredi dernier, à la pige au hasard des vidéos gagnants. Ces derniers ont remis avec la générosité d’acériculteurs sept paniers de produits d’érable d’une valeur approximative de 70 $. Avouant que l’initiative lui a demandé plus de temps qu’il le pensait, M. Turmel ne s’est pas engagé pour une 2e édition. « On verra la saveur du jour rendu à l’année prochaine », complète-t-il.

St-Mathias

Saint-Mathias-de-Bonneterre : Une patinoire neuve et du plaisir

Nous apercevons sur la photo des membres du personnel, le préfet, Robert G. Roy, debout à gauche, et le maire, Robert Asselin, debout à l’extrême droite.

Depuis le début de l’hiver, les jeunes et moins jeunes du secteur Saint-Mathias-de-Bonneterre à Newport profitent d’une patinoire toute neuve. Les artisans de la réalisation de ce projet au coût de 146 000 $, provenant de diverses subventions, ont profité d’un beau samedi ensoleillé, mais frisquet, pour inaugurer ce nouvel équipement de loisir.
Entouré des membres du conseil municipal et du personnel, le nouveau maire de Newport, Robert Asselin, a rapidement donné le crédit de cette réalisation à qui de droit. « Moi, je n’ai aucun mérite là-dedans, c’était plus le maire précédent qui était là, c’était son dernier projet. Le mérite revient à Lionel Roy, aux filles qui travaillent au bureau. Il y a aussi Lyne Maisonneuve qui était agente ressource et la MRC à travers pour FRR, (Fonds régions et ruralité) qui a donné une bonne partie du projet pour réaliser cette belle patinoire. »
Préfet
Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, rappelle l’objectif du Fonds régions et ruralité (FRR) volet 2, qui est de venir en aide aux régions. « Le but dans la ruralité, c’est de maintenir nos gens chez nous, leur trouver des activités pour qu’ils puissent rester. » Le projet de quelque 146 000 $ a bénéficié entre autres du programme d’aide provenant de la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec (TECQ) à la hauteur de 54 000 $ et le FRR (volet 2) de 32 000 $. Ce projet, d’exprimer M. Roy, « permettra à Newport de disposer d’une infrastructure à l’année, du hockey en hiver et un terrain multifonctionnel pour différentes activités d’été. » La base de la patinoire est de béton, ce qui permet diverses possibilités. « Il y a deux choses qui caractérisent la ruralité : la fierté et les valeurs de s’investir. Vous savez, toute l’huile de bras qu’on a dans la ruralité, on n’est pas capable d’avoir ça dans les grands centres », d’exprimer le préfet.
Une citoyenne présente a profité de l’occasion pour souligner le magnifique travail et le dévouement de la conseillère, Jacqueline Désindes. « Elle (Mme Désindes) est un modèle de rôle pour nous et ça aide à nourrir le sentiment d’appartenance, d’engagement. Quand on a des infrastructures et qu’on voit que les hautes instances, en haut, croient en la ruralité et malgré qu’on voyage dans les grands centres pour travailler, on veut revenir ici parce qu’il y a une qualité de vie. »
Mme Désindes, conseillère municipale et présidente des loisirs, est impliquée depuis plusieurs années dans sa communauté. Elle se réjouit de ce nouvel équipement qui permettra en été aux jeunes de jouer au hockey-balle en plus de servir à d’autres activités. Elle rappelle que le passage de la tornade en 2020 avait sérieusement amoché l’ancienne patinoire vieille de 30 ans. Cette femme dynamique précise que le bénévolat se porte bien. « On a 100 acres de forêt à l’arrière, bien là on veut repartir le club de tir à l’arc, on est actif. On a des jeunes qui s’impliquent, quand ça a été le temps de ramasser après la tornade, il y a eu beaucoup de gens qui sont venus aider, quand ça a été le temps de défaire la vieille patinoire, couper les branches aussi. » Mme Désindes mentionne pouvoir compter sur un noyau d’une vingtaine de bénévoles.

Ca bouge dans le haut

Ça bouge dans le Haut : Fabrique ton hiver

Une affiche présentant les différentes activités dans toutes les municipalités du territoire est installée dans les parcs municipaux respectifs.

Pour une deuxième année consécutive, la MRC du Haut-Saint-François, en collaboration avec la campagne Ose le Haut, Tourisme Haut-Saint-François et quelques-unes de ses municipalités, organise l’événement Fabrique ton hiver dans le Haut.
L’initiative qui a remporté un vif succès l’année dernière vise à mobiliser les citoyens du territoire et la population des environs à bouger et à prendre un bon bol d’air à travers un circuit qui rassemble les 14 municipalités. Que ce soit à l’anneau de glace du secteur Johnville à Cookshire-Eaton, au parc des Pionniers à Saint-Isidore-de-Clifton, à la patinoire, aux sentiers ou butte de glissade au secteur Saint-Mathias-de-Bonneterre à Newport, la randonnée en raquette au sentier de la mine d’or à Chartierville ou encore à la patinoire et l’Abri-bois à La Patrie, il y a de tout pour satisfaire les amateurs de plein air. Le circuit se poursuit direction Hampden et Scotstown avec de la randonnée en raquette, ski de fond au parc régional du Marécage-des Scots, au parc Memorial à Bury, en passant par le sentier de la shed panoramique du côté de Lingwick puis en poursuivant à la patinoire ainsi qu’aux sentiers de ski de fond et raquette sans oublier la butte de glissade à Weedon ainsi qu’au parc Saint-Gérard. Le périple se poursuit à Dudswell avec la patinoire et la butte de glissade au parc Gordon-MacAuley, à East Angus du côté du parc des Deux Rivières pour la randonnée, la raquette, la glissade et la shed panoramique pour se conclure à Ascot Corner en s’amusant sur la patinoire, l’anneau de glace et la butte de glissade au parc Pomerleau.
Dans le cadre de cet événement, la MRC met à la disposition de ses municipalités une capsule de matériel pour découvrir l’hiver sous un autre angle. On y retrouve notamment deux paires de skis-raquettes pour faire découvrir un nouveau sport, deux foyers au propane, histoire de se réchauffer à l’extérieur, l’équipement nécessaire pour faire du chocolat chaud ainsi qu’un jeu. Des tuques à l’effigie de Ose le Haut sont également offertes. La capsule est disponible jusqu’au 6 mars prochain en s’adressant à Isabelle Bibeau, coordonnatrice en loisir à la MRC du Haut-Saint-François.
Il est possible d’en savoir davantage en consultant la page Facebook de Ose le Haut, de MRC HSF loisirs et de la MRC du Haut-Saint-François. Plusieurs municipalités ont convenu de vitaliser leur offre d’activités en pratique libre, que ce soit par l’aménagement et/ou la surveillance de sites, par l’achat d’équipement ou encore par l’animation d’activités hivernales. Des affiches identifiant l’offre des activités sont installées dans les parcs des municipalités respectives.
« Je souhaite transmettre à tous les citoyens du HSF l’importance de l’activité physique pour notre bien-être personnel. Profitons de la belle saison hivernale pour faire plusieurs activités extérieures. Tous ensemble, fabriquons un hiver à notre image ! Nous avons tout ce qu’il faut dans le Haut pour profiter pleinement de la saison hivernale », de mentionner Robert G. Roy, préfet du Haut-Saint-François.

Mada famille HSF

Consultation publique du projet MADA-Famille : Belle participation place à l’analyse

Près de 1 250 personnes ont complété le sondage rendu disponible au grand public l’automne dernier dans le cadre de la consultation MADA-Famille pour le Haut-Saint-François. Bien que l’analyse des résultats ne soit pas complétée, des données fragmentaires indiquent que l’inquiétude, la lutte contre l’isolement et l’obtention d’activités selon les besoins de la population retiennent l’attention.
Axel Klein, chargé de projet MADA-Famille pour la MRC du Haut-Saint-François, est satisfait de la réponse de la population. « C’est vraiment bon pour des sondages comme ça. Cela représente à peu près 7 % de la population en âge de participer. C’est tout de même très bien. » L’âge médian des répondants, précise M. Klein, est de 50 ans, dont la moitié, au-dessus et l’autre, en deçà de cet âge. « Pour un questionnaire qui est aîné et famille, c’est exactement ce qu’on veut », commente-t-il. Parmi les groupes d’âge ayant le plus participé au sondage, on retrouve la tranche des 30 à 39 ans dans une proportion de 22 % et les 60 à 69 ans pour 21 %. Ce sont des tranches d’âge importantes pour la démarche, explique le chargé de projet, puisque les 30-39 ans ont des enfants en bas âge alors que les 60-69 ans sont les nouveaux retraités.
Les données recueillies, indique M. Klein, démontrent que « les gens aiment vraiment leur région, aiment leur municipalité. Ils soulignent des points positifs. Il y a vraiment des pistes de travail qui apparaissent intéressantes pour les comités, notamment on pense à la participation sociale, à la communication à l’engagement citoyen. Ce sont des pistes sur lesquelles l’action municipale peut agir. ».
Les résultats seront présentés aux divers comités qui détermineront les enjeux qui sont prioritaires. Suivra une consultation auprès des populations respectives avec des groupes de discussion pour identifier les solutions et des pistes de travail pour ces enjeux prioritaires. « Avec ces données-là, on va pouvoir faire un plan d’action qui ressemble aux besoins et envies de la population », d’ajouter l’agent de projet.
La participation sociale, concernant particulièrement le bénévolat. Comment le rendre plus attrayant notamment pour les plus jeunes et comment faire en sorte que l’on n’épuise pas les aînés qui donnent beaucoup de temps fait partie des interrogations. La question d’engagement citoyen permettant aux gens de participer davantage à la vie politique des milieux préoccupe aussi les répondants. Comment reconnaître les services communautaires qui existent pour les citoyens comme des services contre la maltraitance des aînés, les services communautaires en santé, les services de répit pour les proches aidants font partie des éléments à considérer ? Le questionnaire fait ressortir que ces services sont peu connus, donc on a besoin d’agir pour sensibiliser la population à cet égard.
Les inquiétudes et forces selon les groupes d’âge sont souvent un peu les mêmes. « La lutte contre l’isolement, avoir des lieux de socialisation, avoir des activités adaptées à leur besoin sont des inquiétudes qui ressortent beaucoup chez les aînés comme chez les plus jeunes. C’est sûr que les besoins sont différents, donc la réponse doit être différente. Mais il est un peu tôt pour sortir les tendances générales par tranche d’âge », précise-t-il.
Calendrier
Si tout se passe comme prévu, les groupes de discussion pourraient se dérouler de la mi-mars à la mi-avril. En fait, le moment venu, ce sont les comités qui lanceront les invitations à la population. La façon de faire n’était pas encore arrêtée au moment de l’entrevue. Le diagnostic se fera à la suite de ces rencontres et début mai, chaque comité des municipalités travaillera sur la politique et le plan d’action de sa municipalité. On anticipe le résultat final du MADA-Famille pour les municipalités et la MRC vers fin automne début hiver 2022.

Autobus

Bris de service en transport scolaire : Le CSSHC se prépare au cas où…

Bien que le CSSHC ne pense pas en arriver là, on se prépare néanmoins en prévision d’un bris de service du transport scolaire.

Bien qu’il ne pense pas en arriver là et dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qui s’est aggravé depuis le début de la pandémie dans le secteur du transport scolaire, le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) a émis une mise en garde aux parents d’éventualité d’un bris de service.
Plusieurs transporteurs desservent l’ensemble du territoire du CSSHC. Pour le Haut-Saint-François, il y en a plus d’un, certains sont plus importants que d’autres. « Présentement, on est chanceux, il y a des chauffeurs pour tous les autobus. Quand le chauffeur est malade, il y a un remplaçant pour tous les autobus, mais la liste est mince. Plusieurs de nos transporteurs nous ont dit des back up, je n’en ai pas ou je n’en ai pas tant », d’exprimer Martial Gaudreau, directeur général du CSSHC. Les règles d’isolement lors de symptômes et l’attente de deux tests négatifs avant de reprendre le travail pourraient affecter le service, de craindre les transporteurs.
M. Gaudreau se montre néanmoins rassurant quant au risque de rupture de service. « En fait, on ne pense pas qu’on va se rendre jamais là pour aucun des circuits. On a des plans B. » Il rappelle que l’objectif de la démarche était de faire une mise en garde et inviter les parents à être vigilants particulièrement le matin, comme attendre que l’enfant soit à bord de l’autobus avant de partir. On mentionne dans la mise en garde qu’il est possible qu’un matin ou un après-midi, l’autobus soit en retard ou ne se présente pas à l’arrêt. On suggère, entre autres, aux parents d’expliquer à l’enfant ce qu’il doit faire dans une telle situation : combien de temps doit-il attendre à l’arrêt ? A-t-il une clé pour attendre dans la maison ? Peut-il vous appeler ou se rendre chez un voisin ? Doit-il prendre un autre moyen de transport ou vous le mènerez à l’école ? En cas de retard important ou d’annulation du transport, les parents seront invités à faire le transport de leur enfant ou de prévoir un transport alternatif.
Du côté du transporteur Transdev qui dessert une partie du Haut-Saint-François, on ne craint pas de bris de service. « On est vraiment content. Toute notre équipe est là, tous nos employés. On en a même en banque », d’exprimer Marie-Céline Bourgault, directrice des communications et affaires publiques du transporteur.
« Soyez assuré que le CSSHC est conscient des défis liés au contexte actuel et met tout en œuvre pour offrir un service de qualité à ses élèves et à leur famille. Dans tous les cas, si le circuit d’autobus est annulé, nous communiquerons avec vous par courriel. L’information sera également disponible via Facebook, sur notre site Web (section Parent/Transport scolaire/Annulation de circuit) ou sur la boîte vocale au poste 4444 », indique l’avis transmis aux parents.

actualite

Rapport du BAPE sur L’état des lieux et la gestion des résidus ultimes : Une recommandation de Valoris retenue

La Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke (Valoris) accueille favorablement les recommandations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dans le cadre de son enquête sur L’état des lieux et la gestion des résidus ultimes, d’autant plus qu’une d’entre-elles sur l’utilisation du tri mécano-biologique (TMB) est retenue.
La commission arrive à la même conclusion que Valoris quant à l’utilisation du tri mécano-biologique (TMB) en complémentarité de la hiérarchie de 3RV-E. Le TMP ne devrait jamais se substituer au tri à la source. La commission estime que l’on doit assurer de la qualité du compost. En ce sens, elle a retenu la suggestion de Valoris que le compost issu d’un procédé TMB gagnerait à être encadré par une norme reconnue, indique un communiqué de presse émis par la régie.
Le président du conseil d’administration de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, saute à pieds joints sur cette recommandation. « Le dévoilement du rapport du BAPE sur L’état des lieux et la gestion des résidus ultimes nous donne beaucoup d’espoir. Les prochains mois seront bien remplis pour conclure une entente avec le gouvernement pour un projet pilote permettant la reprise de notre ligne de tri mécano-biologique. »
« Valoris attendait avec impatience ce rapport du BAPE. Celui-ci brosse un portrait complet de la situation de la gestion des matières résiduelles et donne des pistes de solutions pour réduire la production de déchets au Québec. Nous avons bien hâte de voir ce que le ministre de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques, Benoit Charrette, fera des recommandations contenues dans ce rapport », d’ajouter M. Roy.
Rappelons que le travail du BAPE s’est échelonné sur une période de 11 mois. Son mandat était de dépeindre la situation actuelle ainsi que d’évaluer la capacité d’élimination des matières résiduelles au Québec pour les 20 prochaines années. Le rapport de 623 pages contient 12 chapitres, 301 constats et 112 avis. Le rapport s’appuie sur une enquête auprès d’une soixantaine de gestionnaires de lieux d’élimination ainsi qu’auprès de 1 000 personnes à travers le Québec, la participation de plus de 500 personnes, dont plusieurs représentant des groupes, des associations et des organismes ainsi que sur la collaboration de 50 personnes-ressources représentant 7 ministères et organismes. Par ailleurs, 189 mémoires et 585 documents ont été déposés.
Valoris
Mentionnons que le conseil d’administration de Valoris a tenu sa première séance ordinaire la semaine dernière. Au cours de cette rencontre, on a procédé à la nomination des officiers, c’est-à-dire Robert Roy au poste de président et Christelle Lefèvre, vice-présidente. Rappelons qu’il existe un système d’alternance à la présidence de la régie. Les années paires sont occupées par la MRC du Haut-Saint-François alors que les années impaires appartiennent à la ville de Sherbrooke.

actualite

Manquement en éthique et déontologie de Sylvie Lapointe : La ville ne pouvait éviter le processus

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, tient à dissiper tout malentendu liant la municipalité avec l’ex-mairesse, Sylvie Lapointe, dans la comparution de cette dernière devant la Commission municipale du Québec (CMQ) pour manquement en déontologie. La municipalité n’a joué aucun rôle dans le processus, insiste le maire.
M. Gendron effectue cette sortie à la suite de la récente opinion du lecteur publié dans notre dernier numéro et laissant croire, selon lui, « que les gens pensent que c’est la ville qui a poursuivi Sylvie Lapointe. Ceux qui ont divulgué, c’est confidentiel ; on ne sait pas c’est qui, ça peut être n’importe qui. Quand on divulgue, explique-t-il, la CMQ prend le dossier en main et après ça, c’est eux autres qui décident d’amener ça en cour. La ville n’a pas un mot à dire là-dedans. »
La décision de l’organisme gouvernemental et indépendant se base sur des faits pour décider s’il y a matière à poursuivre le dossier. M. Gendron mentionne que des citoyens laisseraient entendre que la municipalité aurait poussé le dossier et qu’elle aurait pu mieux gérer ça. « C’est la CMQ qui a pris ça en main de par les divulgations qui ont été faites. Arrêtez de mettre ça sur le dos de la ville qui aurait pu économiser 30 000 $ ou 34 000 $. Il y a eu divulgation et c’est la CMQ qui est allée plus loin avec ça, ce n’est pas la ville. »
Rappelons que la CMQ est un organisme indépendant voué au domaine municipal et sa mission est de contribuer à améliorer la gouvernance, la gestion et la confiance des citoyens dans leurs institutions. Créée en 1932, la CMQ est à la fois un tribunal administratif, un organisme de vérification, une commission d’enquête publique, un administrateur et un tuteur pour les municipalités en difficulté et un organisme-conseil pour le ministre des Affaires municipales et de l’Habitation. La CMQ exerce ses compétences sous cinq volets. Elle agit comme tribunal et organisme administratif, comme vérificatrice des comptes et des affaires des municipalités et des organismes municipaux. Elle intervient aussi en tant qu’organisme d’enquête et de conseil. Ses compétences peuvent être administratives ou juridictionnelles.
Dans le cadre de ses fonctions juridictionnelles, la Commission rend des décisions exécutoires qui affectent les droits et les obligations d’une personne ou d’une organisation au terme d’un processus qui respecte les règles de justice naturelle. La Commission rend, par exemple, des décisions en exemption de taxes municipales, en éthique et en déontologie municipales ou encore en arbitrages municipaux. Ce sont ses membres, juges administratifs, qui exercent ces fonctions et qui rendent ces décisions.
Dans le cadre de ses fonctions administratives, le mandat de la Commission consiste à exercer des fonctions exécutives de contrôle, de surveillance, d’administration ou de conseil. Par exemple, c’est dans le cadre de ce type de fonction que la Direction du contentieux et des enquêtes de la Commission (DCE) mène des enquêtes administratives sur les divulgations visant des élus municipaux pour de possibles manquements aux règles de leur code d’éthique et de déontologie, ou encore que la vice-présidence à la vérification réalise des audits dans certaines municipalités et des organismes municipaux.
Une divulgation, confidentielle, a été acheminée au CMQ concernant des manquements potentiels de Mme Lapointe. Après enquête, l’organisme a considéré qu’il y avait matière à comparution. L’ex-mairesse a été reconnue coupable pour deux manquements auxquels se sont rattachées des amendes sur 21 chefs de manquement au code d’éthique et de déontologie qui avaient été retenus contre elle.

IGA Cookshire

Recurring Power Outages in Cookshire-Eaton : Hydro-Québec Must Take Corrective Action

Faced with numerous recurrent power outages in its territory and equipped with a petition from citizens, the municipality of Cookshire-Eaton has asked Hydro-Québec to intervene to resolve the situation. The government-owned company says it has already started making corrections.
The problem of power failures is not new; many citizens and business people are exasperated by the situation. Gilles Denis, owner of the Cookshire IGA, mentioned having suffered a break in service 13 times during 2021, varying from 12 hours to a few seconds for an approximate total of 48 hours. A petition was launched by a citizen, Mya Kitty, deprived of electricity for 22 hours on December 12. Some 200 signatures were added to the petition denouncing the situation and asking the municipality to intervene with Hydro-Québec. The mayor of Cookshire-Eaton, Mario Gendron, said he has taken the file in hand and had a discussion on January 10 with the representative of Hydro-Québec, Ève-Marie Jodoin, relations counsellor for the Estrie region, to find out the intentions of the Crown corporation and obtain written confirmation of what it intended to do.
The press release issued by the municipality of Cookshire-Eaton notes that Hydro-Québec has analyzed the outages and that solutions have been proposed. Among them, it is reported that the main cause of outages in the sector is vegetation that comes into contact with the network during bad weather. The government-owned company has therefore agreed to speed up vegetation control in the sector, that is to say the pruning and/or felling of dangerous trees, to the first part of 2022. It is expected that this operation will quickly lead to an improvement in the quality of service.
In addition, it is specified that workers will patrol the electrical network that supplies the sector to detect if there are technical anomalies and to make improvements during routine maintenance work. The electricity-provider reports that remote-controlled circuit breakers have already been installed on the lines to shorten the recovery time during outages.
Mayor Gendron said he has requested statistics on the various circuits that run through the territory in order to determine which ones break down, the number of times in a year, and the duration. “I want to know what the situation is. Is there a circuit more problematic than others? The mayor added that the Hydro-Québec representative was not able to provide this information, but that it would be possible later. Mayor Gendron clearly intends to follow up in May or June to find out how the file is progressing.
Although a number of citizens claim that the network is outdated, the mayor maintains that he is unable to confirm that is so. “The person from Hydro-Québec tells me: we are doing the analysis, I cannot say that these are circuits that are old and have not been maintained; I have not patrolled them. What we do know is that we have a lot of breakdowns. That suggests that there are things, either the vegetation, or the equipment is worn out, or there is not enough of it on the circuit. We can guess all that when we have a lot of breakdowns.”
For his part, Mr. Denis remains skeptical about the effectiveness of the various interventions. He believes that the network is outdated. Mr. Denis believes that there are major deficiencies. Hydro-Québec has indicated that it is following the file with great interest.

IGA Cookshire

Pannes d’électricité récurrentes à Cookshire-Eaton : Hydro-Québec doit apporter des correctifs

Le marché d’alimentation IGA Cookshire a été privé d’électricité à 13 reprises au cours de la dernière année, représentant plus de 48 heures.

Aux prises avec plusieurs pannes de courant de façon récurrente sur son territoire et outillée d’une pétition de citoyens, la municipalité de Cookshire-Eaton a demandé à Hydro-Québec d’intervenir pour régler la situation. La société d’État mentionne avoir déjà entamé des corrections.
Le problème de pannes de courant ne date pas d’hier, plusieurs citoyens et gens d’affaires sont exaspérés de la situation. Gilles Denis, propriétaire du IGA Cookshire, mentionne avoir subi un bris de service à 13 reprises, variant de 12 h à quelques secondes pour un total approximatif de 48 heures au cours de 2021. Une pétition lancée par une citoyenne, Mya Kitty, privée d’électricité pendant 22 h, le 12 décembre dernier, à laquelle s’est greffé quelques 200 signatures dénonçant la situation et demandait à la municipalité d’intervenir auprès d’Hydro-Québec. Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, mentionne avoir pris le dossier en main et discuté le 10 janvier dernier avec la représentante d’Hydro-Québec, Ève-Marie Jodoin, conseillère relations avec le milieu Estrie, pour connaître les intentions de la société d’État et obtenir une confirmation écrite de ce qu’elle entendait faire.
Le communiqué de presse émis par la municipalité de Cookshire-Eaton mentionne qu’Hydro-Québec a procédé à une analyse des pannes et que des solutions ont été proposées. Parmi elles, on signale que la principale cause des pannes du secteur serait la végétation qui entre en contact avec le réseau lors d’intempéries. La société d’État a donc convenu de devancer la maîtrise de la végétation, c’est-à-dire l’élagage et/ou l’abattage d’arbres dangereux, dans le secteur, dès les premières périodes de l’année 2022. On estime que cette opération permettra rapidement de voir une amélioration de la qualité du service.
De plus, on précise que des patrouilleurs parcourent le réseau électrique qui alimente le secteur pour détecter s’il y a des anomalies techniques et d’apporter des améliorations lors des travaux de maintenance courants. La société d’État fait part que des disjoncteurs télécommandés ont déjà été installés sur les lignes pour permettre d’améliorer le délai de rétablissement lors des pannes.
M. Gendron mentionne avoir demandé des statistiques sur les différents circuits qui parcourent le territoire afin de déterminer lesquels tombent en panne, le nombre de fois dans une année et la durée. « Je veux savoir ce qu’il en était. Y a-t-il un circuit plus problématique que d’autres ? » Le maire ajoute que la représentante d’Hydro-Québec n’était pas en mesure de transmettre ces informations, mais que ça serait possible ultérieurement. M. Gendron manifeste la ferme intention de faire un suivi vers le mois de mai ou juin pour connaître l’évolution du dossier.
Bien que plusieurs citoyens prétendent que le réseau soit désuet, le maire soutient ne pas être en mesure de le confirmer. « La personne d’Hydro-Québec me dit : on est en train de faire l’analyse, moi je ne peux pas affirmer que ce sont des circuits qui sont vieux et qui n’ont pas été entretenus, je ne les ai pas patrouillés. Ce qu’on sait, c’est qu’on a beaucoup de pannes, ça laisse supposer qu’il y a des choses, soit la végétation, soit les équipements sont désuets ou il n’y en a pas assez sur le circuit. On peut tout supposer ça quand on a beaucoup de pannes. » De son côté, M. Denis demeure sceptique sur l’efficacité des diverses interventions. Il estime que le réseau est désuet. M. Denis estime qu’il y a des déficiences majeures. Hydro-Québec laisse entendre qu’il suit le dossier avec un grand intérêt.

Famille Rodrigue

Impliqué : Charles Rodrique entraîne sa famille avec lui

Les membres de la famille de M. Rodrigue mettent la main à la pâte lors des activités.

Retraité depuis cinq ans, Charles Rodrigue, ancien travailleur à la mine Graymont à Dudswell, demeure actif au sein de sa communauté à Weedon. Grand Chevalier de Colomb de cette municipalité, il s’implique au sein de l’organisme depuis plus de 35 ans et n’a pas l’intention d’arrêter, au contraire. Il transmet sa passion d’aider les plus démunis aux membres de sa famille.
Au fil des années, il a réussi à attirer dans son giron ses deux fils et les gendres de ses trois filles. Bien que l’organisme soit accessible seulement aux hommes, M. Rodrique a réussi d’y greffer, tous les membres de sa famille (femme, filles et certains petits-enfants) à participer aux diverses activités. « Les petits-enfants, on leur montre à être compréhensif. »
Lors des brunchs, maintenant suspendus en raison de la pandémie, ce n’était pas rare de voir ses proches impliqués. Même certains petits-enfants pouvaient donner un coup de main à débarrasser les tables ou à autres choses. « Pour moi, les Chevaliers de Colomb, c’est un organisme catholique qui vient en aide au monde. J’aime ça faire des actions, ça me rend heureux. Moi, je suis confortable avec ça. Tous mes garçons et gendres sont actifs. Je les ai tous fait entrer. » Un des fils de M. Rodrigue enseigne la catéchèse auprès de jeunes, ajoute-t-il avec une fierté évidente. « Pour la famille, le bien des autres, c’est important et les Chevaliers, c’est comme une grosse famille. »
Même si l’organisme a cessé sa principale activité de préparer des brunchs, on tente de poursuivre l’implication sociale sous une autre forme. « On aide avec différentes bannières, comme le Centre d’action bénévole en participant à la guignolée et Moisson Haut-Saint-François pour l’aide alimentaire. »
M. Rodrigue ne cache pas sa hâte de reprendre les activités régulières comme les brunchs. « On a très hâte de reprendre les brunchs et la communauté aussi. » En attendant, l’organisme est à la recherche d’activités qui pourraient se dérouler au cours de l’été prochain et favoriser des rencontres familiales tout en respect des normes sanitaires. Celui qui est à la tête de l’organisme regroupant quelque 160 membres n’a pas l’intention de baisser les bras. « Ça fait 35 ans que je suis dans les Chevaliers. Tant que je vais vivre, je vais continuer. Je ne laisserai pas tomber mon organisme », complète-t-il avec détermination.

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Tournée budgétaire : Un alourdissement pour contribuables

À l’instar de l’ensemble des autres municipalités de la MRC du Haut-Saint-François, les contribuables de Lingwick, Scotstown et Dudswell subiront un alourdissement de leur fardeau fiscal.
Dudswell
À Dudswell, le budget de la municipalité grimpe de 88 303 $ passant de 3 584 816 $ à 3 673 119 $. La taxe foncière regroupant diverses catégories grimpe en moyenne de 2,67 %. Elle augmente respectivement de 3 % pour la catégorie générale et industrielle en passant de 0,79 $ à 0,82 $ du 100 $ d’évaluation pour la première et de 0,90 $ à 0,93 pour la seconde. Une nouvelle catégorie a été ajoutée, cette année, agricole, faisant grimper le taux des propriétaires de 2 % soit de 0,79 $ à 0,81 $. La nouvelle taxation distincte, pour le secteur agricole, vise à freiner la hausse du fardeau fiscal des entreprises agricoles et de préserver l’intégrité de l’assiette fiscale municipale, d’expliquer les autorités municipales.
Quant à la taxe de base, comprenant toute autre tarification, selon les secteurs, comme le réseau d’égout, l’aqueduc et les matières résiduelles, diminue globalement de 13 % chutant de 430 767 $ à 374 673 $.
Le pourcentage d’augmentation pour une propriété moyenne évaluée à 165 549 $, variera à la hausse de 1,10 % à 4,74 % voire même diminuer de 1,57 % selon les secteurs et services s’y rattachant. Cela représente 21,55 $ additionnels pour une résidence avec les services de collecte et d’aqueduc, de 99,32 $ pour une résidence avec les services de collecte et d’égout ou d’une diminution de 26,99 $ pour la zone agricole.
Parmi les faits saillants, on remarque l’ajout d’un taux distinct de taxation pour les producteurs agricoles, l’investissement majeur en environnement comprenant un plan d’action pour les quatre plans d’eau de la municipalité. On y retrouve également une baisse des coûts d’opération de la voirie de 39 000 $ attribuable à la reprise en régie interne du déneigement. On remarque également une réduction significative de la tarification des ordures due à une meilleure performance et à l’augmentation des redevances. L’augmentation significative des salaires est attribuable à l’IPC de 4,7 %. On prévoit également une majoration substantielle de la tarification des eaux usées due à une hausse des frais d’opération du réseau de 38,56 % et la même chose pour l’eau potable attribuable à une hausse des frais d’opéation du réseau de l’ordre de 19,94 %. La municipalilté prévoit aussi l’embauche d’un deuxième inspecteur municipal à raison de deux jours par semaine.
À Scotstown, les contribuables devront mettre la main dans leur poche. Le nouveau rôle d’évaluation municipale s’inscrit à la hausse de 30,6 % passant de 27 557 300 $ à 36 019 400 $. « Le rôle d’évaluation a monté de plus de 8 M$. C’est beaucoup, on n’a jamais vu ça à Scotstown » d’exprimer la directrice générale, Monique Polard. Certains contribuables auront la surprise de voir leur propriété grimper de quelques milliers de dollars, d’autres jusqu’à 30 000 $ et même 60 000 $.
Alors, même si le taux de la taxe foncière passe de 1,282 1 $ en 2021 à 0,952 0 $ du 100 $ d’évaluation pour 2022, cela représentera tout de même une augmentation de la taxe foncière. Avec les différents règlements d’emprunts, le taux de taxation passera de 1,345 0 $ en 2021 à 1,001 3 $ pour l’année en cours. En raison de la grande variation des évaluations foncières de chaque résidence, il était difficile pour la directrice générale d’établir une moyenne de l’alourdissement fiscal des contribuables.
À cela s’ajoutent les taxes de services. Dans l’ensemble, elles grimpent de 69,50 $ passant de 837 $ à 906,50 $. Parmi celles-ci, nous retrouvons la collecte des déchets, de la récupération et du compost ainsi que l’aqueduc, l’égout, la police et le règlement 353-04 (366-07) unité concernant l’aménagement et le raccordement de puits. Scotstown a enregistré une très forte consommation en eau potable au cours de 2021. Ce qui explique l’adoption d’un nouveau règlement sur l’usage de l’eau potable à la fin de l’année dernière, d’expliquer Mme Polard. Elle ajoute que la municipalité est en recherche pour trouver la cause de cette situation. Ajoutons que les frais de vidange d’une fosse septique s’élèvent à 80 $ et que l’utilisation du service d’aqueduc (eau potable) pour les piscines et spas sera de 30 $ par année.
Les prévisions budgétaires pour l’année 2022 augmentent de 124 000 $ comparativement à l’année dernière passant de 985 442 $ à 1 109 500 $.
Projets
De gros projets sont prévus pour la présente année. Outre la réfection de la route 257, on prévoit également effectuer des travaux d’infrastructure aqueduc et égout dans le périmètre urbain, rue de Ditton et rue Albert. Des programmes d’aide financière du gouvernement du Québec défraieront une bonne partie des coûts inhérents aux travaux, d’expliquer Mme Polard. Dans un autre ordre d’idée, on prévoit compléter la réfection du terrain de balle, on veut refaire la base de plancher de béton de l’abri-bois au parc Walter-MacKenzie et de compléter la réfection de la cuisine de la grande salle de l’hôtel de ville dans le cadre du programme d’aide Nouveaux Horizons.
Mentionnons que la municipalité a complété en 2021 l’installation de compteurs d’eau dans tous les bâtiments municipaux. On souhaite, au cours de la prochaine année, faire de même pour les commerces et industries. La ville en assumera les coûts d’achat et d’installation, d’ajouter la directrice générale.
Lingwick
Les contribuables du Canton de Lingwick subiront un alourdissement de leur fardeau fiscal au cours de la présente année. Bien qu’à première vue, la taxe foncière semble diminuer passant de 0,59 $ à 0,54 $ du 100 $ d’évaluation, en réalité, elle se traduit par une hausse moyenne de 2 %. Cela est attribuable au nouveau rôle d’évaluation qui grimpe de 88 M$ à 100 284 000 $. Pour la taxe concernant les matières résiduelles, elle demeure stable à 210 $ par résidence. L’annonce de Valoris de réduire de 25 $ la tonne pour le coût d’enfouissement n’a pas eu d’impact sur le contribuable puisque l’économie réalisée a été affectée pour combler la hausse du coût de l’entrepreneur pour la cueillette des déchets, d’expliquer le directeur général par intérim, Gaétan Perron. Quant au traitement des fosses septiques, elle sera de 66 $ par fosse. Le poste de voirie municipale subira encore une hausse cette année, passant de 352 000 $ à 430 000 $. M. Perron précise que l’augmentation est absorbée par des subventions gouvernementales. Cela comprendra des travaux de rechargements et autres. Ce poste représente à lui seul 37 % du budget municipal qui s’inscrit à 1 494 000 $ soit 87 000 $ inférieur à 2021 qui était de 1 581 000 $. Cette diminution, explique M. Perron, est attribuable au fait que des montants avaient été prévus en prévision de la réfection de la route 257 et ils ne se sont pas réalisés. « Pour la 257, on ne met pas grand-chose cette année. C’est la MRC qui est chargée de projet. Quand les travaux vont être finis, ils vont sortir le règlement d’emprunt et on aura des quotes-parts à payer pour les 20 prochaines années. », de mentionner M. Perron.
Projets
Au cours de la présente année, la municipalité prévoit rénover l’église Chalmers, le pont couvert, le garage municipal et la construction d’un abri à sel. L’ensemble des projets s’élève à 336 000 $. Mentionnons que la municipalité de Lingwick a une nouvelle directrice générale depuis le début de l’année. Il s’agit de Mme Marie-Ève Hébert.

Tournoi Atome Pee-Wee

Hockey mineur : Annulation du tournoi Atome Pee-Wee à East Angus

Pour une 2e année consécutive, le comité organisateur du tournoi provincial Atome Pee-Wee doit reporter sa 40e édition.

Pour une deuxième année consécutive, le comité organisateur du tournoi Atome Pee-Wee de l’Association du hockey mineur du Haut-St-François (AHMHSF) annule la tenue de son traditionnel tournoi provincial Atome Pee-Wee, qui devait se dérouler dans quelques jours, à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus.
Le comité organisateur en a fait l’annonce sur le site de l’AHMHSF, la semaine dernière. On y mentionnait « étant donné le trop peu d’information qui nous parvient des autorités en lien avec la relance du hockey mineur, il devient presque impossible de nous préparer à temps. C’est donc avec regret que le comité organisateur doit annuler la présentation de notre tournoi encore cette année. » L’Association procédera donc au remboursement d’inscriptions des 44 équipes participantes provenant de l’extérieur du territoire, représentant 26 400 $. Avec les quatre formations de l’AHMHSF, on comptait 48 équipes inscrites au tournoi.
Pertes
Pour une deuxième année consécutive, la 40e édition du tournoi Atome Pee-Wee se fera attendre. Cela n’est pas sans causer des maux de tête pour l’Association. Le tournoi représente des revenus d’environ 22 000 $, de mentionner Fannie Brunelle, vice-présidente de l’Association. « C’est en quelque sorte le bas de laine de l’Association. Ces revenus servent entre autres à payer les chandails des équipes qui sont à renouveler aux 5 ans et aussi à couvrir une partie des frais de glace. » L’Association ne peut essuyer des pertes financières sur une longue période sans risquer de mettre en péril son avenir. L’année dernière et cette année, elle a pu compter sur une excellente collaboration avec la Ville de East Angus, sur le travail des bénévoles et sur une subvention du gouvernement du Québec. L’aide financière gouvernementale de 7 000 $ avait permis de combler en grande partie les pertes de l’année dernière, d’expliquer Mme Brunelle.
La présidente du tournoi, Jessika Boislard, mentionne ignorer si le gouvernement sera encore au rendez-vous cette année. Elle mentionne que l’Association a dû augmenter les coûts d’inscription pour la saison 2021-2022 et craint qu’elle soit contrainte de faire de même pour la prochaine saison. « C’est pas ça qu’on veut, mais on n’aura peut-être pas le choix », exprime-t-elle. D’ailleurs, le nombre d’inscriptions a diminué au cours de la présente saison, chutant de quelques 170 à 147 joueurs. Malgré la situation, Mme Boislard laisse entendre que la saison prochaine n’est pas compromise pour autant, « mais faudra peut-être faire de petits ajustements en souhaitant qu’on pourra faire notre 40e édition du tournoi », complète-t-elle. Au moment d’écrire ces lignes, l’ensemble des joueurs de l’AHMHSF avait complété la moitié de leur saison. Mme Boislard souhaite qu’ils aient la chance de reprendre le collier au cours des prochains jours.

Sylvie Lapointe

Manquement en éthique et déontologie : 800 $ d’amende pour l’ex-mairesse de Cookshire-Eaton

L’ex-mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, se dit heureuse de fermer le dossier et de passer à autre chose.

L’ex-mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, devra payer 800 $ d’amende pour les deux chefs de culpabilité retenus sur les 21 qui lui étaient reprochés pour manquement au code d’éthique et de déontologie lors de sa comparution devant la Commission municipale.
Mme Lapointe avait déjà reconnu sa culpabilité au chef 19 de manquement pour « avoir utilisé ou avoir permis d’utiliser les ressources ou services de la municipalité (deux employés du Service des travaux publics), à des fins personnelles ou à des fins autres qu’aux activités liées à l’exercice de ses fonctions, pour le déplacement d’un équipement du Manoir de l’EAU VIVE. » Mme Lapointe devra payer à la municipalité l’équivalent du salaire des deux employés pour la tâche effectuée, soit 49 $.
L’ex-mairesse devra également payer une amende de 750 $ relativement à sa culpabilité à l’article 15 du code soit « pour s’être prévalue de sa fonction pour influencer ou tenter d’influencer la décision du directeur général, de l’inspectrice municipale et des membres du conseil municipal afin qu’une rencontre ait lieu avec les représentants du Manoir de l’EAU VIVE concernant leur projet d’agrandissement. » « Il semble que j’ai insisté, c’est ce qui a été retenu. » Elle ajoute que l’autre partie réclamait 5 000 $ alors que le juge a précisé dans son jugement que Mme Lapointe n’exerçait plus son rôle de mairesse, qu’il n’y avait plus de risque de récidive qu’il s’en tenait à la pénalité de 750 $.
Satisfaite
L’ex-mairesse s’est dite satisfaite malgré tout. « C’est sûr que j’aurais aimé juste une réprimande, mais je suis très contente. On va fermer le dossier ». Elle ajoute déplorer que cette histoire coûtera plus de 34 000 $ aux contribuables alors que ça aurait pu se régler autrement, par une simple rencontre. « Ça aurait pu être évité. C’est une tempête dans un verre d’eau. » Mme Lapointe travaille présentement comme agente à l’administration pour le CIUSSS de l’Estrie – CHUS. Elle collabore, pour l’instant, à la clinique de vaccination basée à Windsor. « Je travaille en administration, je fais de la saisie de données. Je suis aux oiseaux. Je pars le matin, j’arrive le soir chez nous et c’est fini là. C’est autre chose, le téléphone sonne plus, je ne comprends pas », lance-t-elle en riant.

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Alourdissement fiscal un peu partout

L’ensemble des contribuables des municipalités de Westbury, Saint-Isidore-de-Clifton, La Patrie, à l’exception de Newport, connaîtront un alourdissement de leur fardeau fiscal pour 2022.
À La Patrie, même si la municipalité a adopté un budget de fonctionnement à la baisse chutant de 2 334 334 $ à 1 652 337 $, les contribuables ne s’en tireront pas pour autant et subiront une hausse moyenne de leur fardeau fiscal de 3,8 %.
La diminution du budget, explique la directrice générale, France Dumont, est attribuable à l’obtention, l’année dernière, d’une subvention pour des travaux de réfection de la rue Principale Sud. D’ailleurs, les travaux seront effectués cette année.
Taxes
La hausse moyenne de 3,8 %, explique Mme Dumont, comprend une nouveauté soit la tarification pour le compostage de 71 $ par bac. L’initiative, précise-t-elle, s’est amorcée au cours de 2021 et le conseil municipal avait décidé, pour la moitié de l’année, d’assumer les frais afin d’aider les citoyens. Quant à la taxe foncière, elle grimpe de 0,71 $ à 0,73 $.
Parmi les dépenses, l’administration générale passe de 274 637 $ à 325 382 $. Selon la directrice générale, cela est attribuable à la hausse des salaires, à l’achat d’équipements bureautiques et la majoration des coûts selon l’indice des prix à la consommation (IPC). Le poste sécurité publique : service incendie grimpe également de plus de 24 000 $ pour un montant de 177 909 $. Une partie de cette majoration est attribuable à l’embauche, à temps partiel, d’un directeur du service des incendies pour une durée d’un an. Mentionnons que le conseil s’est approprié, au budget 2022, un montant de 60 000 du surplus libre. Cette mesure visait à éviter une trop lourde charge pour les contribuables, d’expliquer Mme Dumont.
Projets
Parmi les projets, outre la réfection de la rue Principale Sud, on prévoit installer une tour de communication (un répéteur) pour améliorer la couverture radio du service des incendies. Le projet est évalué à quelque 15 000 $. Il est également prévu installer deux bornes électriques à la shed Éva-Sénécal. Une partie du montant sera assumé par Hydro-Québec. La réfection de la salle municipale s’inscrit également dans les cartons. Une aide financière est déjà prévue à cet effet.
Canton de Westbury
Lors de la réunion extraordinaire du 20 décembre dernier, le Canton de Westbury a adopté un budget équilibré de 1 442 042 $, soit 308 337 $ de moins que pour 2021. Le total de la taxe s’élèvera à 0,681 $ par 100 $ d’évaluation, soit une augmentation de 3,18 %. Bien que le total pour l’hygiène du milieu, une hausse significative de 57 468 $ soit prévue, les citoyens paieront le même montant pour les collectes, le transport et l’enfouissement que pour 2021, soit 260 $ par unité. Bien que Valoris ait réduit le montant à la tonne, le budget de la municipalité a été approuvé avant celui de Valoris. Ainsi, le surplus sera reversé dans différents projets et travaux municipaux. Le budget pour le département de la voirie municipale subit une hausse de 171 401 $ en raison de plusieurs travaux prévus sur les chemins de la municipalité. Finalement, ayant noté une augmentation de la demande au niveau communautaire, la municipalité a réajusté son budget afin d’augmenter sa contribution aux organismes de la MRC.
Saint-Isidore-de-Clifton
La municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton présente, pour 2022, un budget presque équivalent à celui de 2021. Un montant de 350,57 $ s’ajoute au total du budget de la nouvelle année. La taxe foncière a une légère hausse, passant de 0,895 $ à 0,91 $/100 $ d’évaluation. Les frais pour la collecte des matières résiduelles demeurent les mêmes que 2021, soit 200 $ par unité résidentielle pour les déchets, 81 $ pour la récupération et 69 $ pour le compostage. Pour les déchets, ce montant s’élève à 400 $ pour les fermes de production animale, les industries et les commerces et services. Pour les résidences secondaires, soit chalets et maisons de villégiature, le total pour la collecte de déchets est de 100 $ par unité.
Newport
Lors de son exercice budgétaire 2022, la municipalité de Newport propose une taxation foncière au même tarif que pour l’année 2021, soit 0,80 $ par 100 $ d’évaluation. La taxe foncière générale subit une diminution passant de 0,062 $ à 0,055 $ par 100 $ d’évaluation pour 2022. Celle de la police demeure la même que l’an dernier et la taxe d’incendie augmente de 0,007 $ atteignant 0,159 $ par 100 $ d’évaluation. Le budget total de la municipalité pour 2022 est de 1 608 378 $.

Budget Cookshire

Cookshire-Eaton : Alourdissement moyen du fardeau fiscal de 1,8 %

De gauche à droite, nous apercevons le directeur général, Martin Tremblay, et le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron.

Les contribuables de Cookshire-Eaton verront leur fardeau fiscal s’alourdir en moyenne de 1,8 % pour l’année en cours. Les prévisions budgétaires pour 2022 sont en hausse de 381 135 $ pour un total de 10 589 791 $.
Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, attribue principalement la majoration du budget de fonctionnement à la hausse des salaires et des coûts reliés aux travaux publics. « Les travaux publics, c’est déjà un gros centre de dépense au niveau mécanique, du pétrole, tout ça, c’est vraiment ça qui fait la différence dans le budget. »
L’arrivée d’une aide gouvernementale de 3 M$ pour des travaux publics incluant du temps de machinerie est des salaires, joints à diverses économies attribuables, entre autres, à l’implantation des bacs bruns réduisant le tonnage de déchets acheminé au site d’enfouissement Valoris ainsi que l’économie de 25 $ la tonne a permis au conseil municipal de maintenir le taux le plus bas possible, d’expliquer le maire Gendron. D’ailleurs, l’implantation des bacs bruns a permis à la municipalité de détourner du site d’enfouissement 549 tonnes pour des économies de 99 369 $. Avec les autres actions connexes comme les centres de tri et la réduction de Valoris, on parle de plus de 100 000 $, d’expliquer le directeur général, Martin Tremblay. Fort du succès des bacs bruns, la municipalité songe à élargir la mesure aux restaurants et industries. Une campagne de sensibilisation sera mise en branle. On aimerait réaliser un projet pilote avant la fin de la présente année.
Taxation
Le taux de la taxe foncière passe de 0,92 $ à 0,94 $ du 100 $ d’évaluation. Mentionnons que certains frais de service sont inclus à l’intérieur de ce taux. Pour le propriétaire d’une maison unifamiliale évaluée à 237 000 $, il en coûtera 44 $ supplémentaire pour une majoration de 1,61 %. Pour un bloc de deux logements évalués à 151 200 $, il en coûtera 60 $ de plus pour une hausse de 1,99 %. Pour un 16 logements évalué à 720 300 $, il en coûtera 470,73 $ pour une augmentation de 2,74 %. Pour une ferme évaluée à 748 000 $, il en coûtera 194 $ additionnels pour une hausse de 2,33 %.
L’ensemble des services municipaux subissent une augmentation de l’ordre de 8,98 %. Cependant, ils sont fondus à l’intérieur de la taxe foncière. Toutefois, les bénéficiaires du service d’aqueduc devront payer 21 $ supplémentaires portant le total à 430 $. Cette majoration est attribuable notamment à la réparation du bassin d’étanchéité. Toutefois, une légère diminution de 4 $ est appliquée pour l’épuration et égout faisant diminuer le montant de 190 $ à 186 $.
Projets
Plusieurs projets sont prévus pour l’année en cours. Parmi les principaux, des travaux de réfection, resurfaçage, chargement, entretien, creusage de fossés sont en lien avec l’aide gouvernementale de 3 M$. Une liste des chemins à faire est déjà établie, d’exprimer le maire. Au chapitre de l’eau potable, on prévoit de poursuivre les efforts pour régler le problème d’approvisionnement en eau pour le secteur Cookshire ainsi que l’odeur. On espère rénover le pont couvert John-Cook à Cookshire. Au secteur des loisirs, on entend refaire le fond des patinoires en béton dans les secteurs Johnville, Sawyerville et Cookshire et la réparation d’infrastructures dans les parcs. On aimerait également compléter le tronçon de la piste cyclable reliant Sawyerville à Saint-Isidore-de-Clifton. Le projet de captation d’eau à Johnville avec le parc écoforestier ainsi que la construction du bâtiment de filtration d’eau devraient se compléter au cours de la présente année. Parallèlement, devraient s’amorcer les travaux d’infrastructure de la nouvelle rue permettant le développement domiciliaire du secteur Gendron dont notamment la construction du futur Centre de la petite enfance (CPE) d’une capacité de 55 places. La nouvelle rue passera derrière l’église. D’ailleurs, la municipalité prévoit aménager l’aire. On veut aussi compléter l’agrandissement des casernes de pompiers à Sawyerville et Johnville.
Développement résidentiel
Le maire aborde un de ses chevaux de bataille lors de la récente campagne électorale, le développement résidentiel pour les trois milieux (Johnville, Sawyerville et Cookshire). Une stratégie en ce sens sera présentée à l’ensemble des élus lors du prochain lac-à-l’épaule prévu pour le 27 janvier si la situation sanitaire le permet. « On a de quoi de préparé pour les trois secteurs. Il y a des terrains potentiels, des terrains à vendre, des terrains à acquérir. Il y a du potentiel pour les trois secteurs. » Le maire explique que la vente de terrains appartenant à la municipalité lui permet de dégager des sous pour développer. M. Gendron précise être à la recherche de nouveaux revenus pour la municipalité. « Nous autres, on vit avec des revenus de taxes. Alors si l’on veut avoir de nouveaux revenus pour développer, bien ça nous prend de nouvelles rues, des nouvelles maisons pour avoir de nouveaux revenus. Pour développer, ça demande des avances de fonds, des argents, des règlements d’emprunt. Alors les terrains qu’on possède actuellement ça va nous dégager des sous pour payer des services professionnels. Faut mettre l’accent sur qu’est-ce qu’on a à vendre, qui peut nous amener des sous pour développer. Si on développe comme il faut, bien c’est des nouveaux revenus de taxes pour l’an prochain. Pis là, on va pouvoir se dire qu’on peut aller de l’avant, on peut donner de meilleurs services aux citoyens. Faut augmenter notre offre et pour augmenter notre offre ça prend des revenus », de compléter le maire Gendron. L’aspect positif de cette approche, ajoute-t-il, est « que la demande est là. Il n’y a pas une demande que les gens ne nous demandent pas c’est quand que les terrains vont être prêts, c’est quand la nouvelle rue va être prête. Il y a de jeunes familles qui veulent s’en venir parce qu’ils ont entendu parler qu’il y a une nouvelle garderie qui va ouvrir. » Le maire confirme que la demande est très forte pour le secteur Johnville.
Satisfait
À son premier budget à titre de maire, M. Gendron est satisfait de l’effort déployé par l’ensemble du personnel. « Chaque direction a fait ses devoirs, ils sont venus nous présenter toutes leurs prévisions, il y a eu une discussion autour de chaque direction, après ça, le DG avec Andrée (trésorière) on s’est rencontré, on a fait 3 ou 4 scénarios. Moi, je suis très satisfait de la façon que ça s’est déroulé. Chaque direction a fait son travail. On considère que la moyenne globale est satisfaisante compte tenu des augmentations tout autour de nous. Je suis très satisfait », de compléter le maire Gendron.
Dette
Mentionnons que la dette à long terme de la municipalité s’élève à 8 040 255 $. Faut toutefois tenir compte qu’il y a des règlements avec revenus, précise le directeur général. Le maire ajoute que le vérificateur, Raymond Chabot Grant Thornton, laisse entendre que la municipalité est en très bonne situation financière.

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Entreprises : De l’aide financière encore disponible

Affectées par la COVID-19, les entreprises du Haut-Saint-François peuvent encore obtenir une aide financière en se tournant vers le volet Aide aux entreprises en régions en alerte maximale (AERAM) du programme d’Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (PAUPME).
Les programmes sont toujours accessibles aux entreprises. Le PAUPME s’adresse à toutes les petites et moyennes entreprises tandis que le AERAM vise particulièrement les entreprises fermées par ordre de Santé publique, d’exprimer Daniel Bérubé, conseiller aux entreprises du CLD du Haut-Saint-François.
Les conseillers de l’organisme de développement économique sont disponibles pour appuyer les entreprises désireuses de se prévaloir des programmes, précise M. Bérubé. Depuis la création du programme d’aide à l’automne 2020, le CLD a participé à l’acceptation de 29 dossiers pour une aide globale de 747 000 $, indique-t-il.
Le PAUPME vise à favoriser l’accès à des capitaux pour maintenir, consolider ou relancer les activités des entreprises affectées par la pandémie de la COVID-19. Le financement permet de soutenir, pour une période limitée n’excédant pas six mois, le fonds de roulement d’une entreprise dont la situation financière est précaire afin qu’elle soit en mesure de maintenir, consolider ou relancer ses activités. Le financement porte sur le besoin en fonds de roulement nécessaire au maintien des opérations de l’entreprise, déterminé sur la base de dépenses justifiées et raisonnables et sur la base d’un plan de relance démontrant de bonnes perspectives de rentabilité à moyen terme.
Aide
L’aide accordée pourra prendre la forme d’un prêt ou d’une garantie de prêt. L’aide financière pourra atteindre un montant maximal de 50 000 $. Dans le contexte de la relance des entreprises, une aide financière additionnelle maximale de 50 000 $ pourra s’ajouter à celle déjà octroyée dans le cadre du programme. La valeur totale de l’aide financière octroyée ne peut toutefois pas excéder 150 000 $ à tout moment à l’intérieur d’une période de 12 mois. Le taux d’intérêt sera de 3 %. Un moratoire de remboursement du capital et des intérêts de 3 mois s’appliquera automatiquement sur les contrats de prêt. Ce moratoire pourra être prolongé jusqu’au 31 mars 2022. Un moratoire additionnel allant jusqu’à 12 mois sur le capital pourra être accordé. Un amortissement de 36 mois excluant le moratoire de remboursement devra être prévu. Exceptionnellement, l’amortissement pourrait aller jusqu’à 60 mois, excluant le moratoire de remboursement. L’aide accordée ne pourra être jumelée à une aide obtenue dans le cadre du Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE).
Pour le volet AERAM, l’entreprise admissible pourra voir convertir en pardon de prêt (contribution non remboursable) l’équivalent de 80 % de son prêt octroyé dans le cadre du PAUPME, et ce, en fonction de diverses conditions.
Les personnes désireuses d’en savoir davantage peuvent communiquer avec un des conseillers du CLD du Haut-Saint-François.

Martial Gaudreau

Pas de prolongement de vacances pour les élèves du CSSHC

À moins que le gouvernement du Québec ait annoncé de nouvelles mesures pour les écoles, les élèves du primaire du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) seront de retour à l’école ce vendredi alors que ceux du secondaire feront de même, mais en ligne, et en présentiel le lundi 10 janvier.
Au moment de l’entrevue, juste avant les vacances des fêtes, Martial Gaudreau, directeur général du CSSHC, mentionnait ne pas avoir été surpris de la décision du gouvernement. « Nous, on avait espoir avec la vaccination que ça serait derrière nous. Je pense que le gouvernement prend les meilleures décisions. Moi, que les enfants reviennent à l’école en principe le 6 janvier dans les services de garde et le 7 à l’école, c’est une bonne nouvelle. Au niveau du secondaire, de les avoir à distance le 7, ça va, on est habitué de fonctionner comme ça. Pour la suite des choses, je pense que c’est correct. Pour les parents, les familles, je pense que c’est la décision qui allait être la moins perturbante et déstabilisante pour eux. »
Quant aux mesures sanitaires dans les écoles, il y aura peu de changement, de mentionner M. Gaudreau. « Compte tenu de la situation épidémiologique qui prévalait dans le Haut-Saint-François, on avait conservé le port du masque en tout temps au secondaire, primaire sauf pour les maternelles. » Il en sera de même à la rentrée à moins que le gouvernement ajoute de nouvelles mesures, d’expliquer le directeur général. Selon les chiffres du 16 décembre, le CSSHC comptait 127 cas actifs incluant les 6 000 élèves, la formation professionnelle et le personnel soit 8 300 personnes. Dans le Haut-Saint-Fançois, le nombre s’élevait à 31 cas actifs, comparativement à une cinquantaine à Coaticook et 46 à Mégantic.
M. Gaudreau mentionnait ne pas pouvoir présumer pour la suite des choses à la rentrée, mais « je suis confiant qu’on va mettre toutes les choses en place pour que ça se passe bien. »

Budget MRC HSF

Prévisions budgétaires et plan d’action : Une année de continuité pour la MRC et de développement pour le CLD

Le préfet, à gauche, Robert G. Roy et le directeur général de la MRC et du CLD, Dominic Provost, sont satisfaits des budgets adoptés et entrevoient l’avenir avec optimisme.

L’adoption du budget 2022 de 6 675 293 $ par les maires de la MRC du Haut-Saint-François, en hausse de 5,5 % en regard de l’année dernière, s’inscrit dans une continuité alors que celui du Centre local de développement (CLD) de 1,5 M$ permettra de mettre l’accent sur les services aux entreprises.
Si le budget 2021 de la MRC était axé sur le virage vert, celui de 2022 s’oriente vers la continuité. « Le budget s’inscrit en forte continuité avec celui de 2021 », d’exprimer Dominic Provost, directeur général de la MRC du Haut-Saint-François. Rappelons que du montant de 6,6 M$ une forte proportion provient de divers programmes gouvernementaux. Les municipalités participent toujours financièrement au budget de fonctionnement de la MRC. Leur quote-part a été fixée à une moyenne de 1,96 %. Cette proportion peut varier d’une municipalité à l’autre selon son évaluation foncière et sa population. La contribution globale des municipalités passera donc de 2 606 727 $ à 2 657 819 $. Le préfet, Robert G. Roy, mentionne que des efforts ont été effectués pour limiter la participation des municipalités. La révision de différents postes budgétaire et le remboursement d’emprunts faisant en sorte que la MRC n’a plus de dette et permis de dégager une marge de manœuvre, explique-t-il
Le budget rigoureux de la structure régionale n’empêche pas cette dernière d’être active comme en témoigne son plan d’action. Parmi les nombreux engagements, le préfet, Robert G. Roy entend bien compléter la réfection de la route 257 pour l’automne prochain et de maintenir le respect des coûts prévus de 14 M$ pour l’ensemble du projet. « Nous allons continuer le redressement de Valoris et intensifier les efforts de détournement de matières résiduelles à travers la MRC. Je me promets de suivre de près le dossier de desserte internet haute vitesse afin que le service soit bel et bien déployé en septembre 2022 tel que promis par le gouvernement provincial. Je veux également faire avancer le dossier de la desserte en téléphonie cellulaire afin d’assurer un service partout sur notre territoire. » Pour y arriver, le préfet compte évidemment sur le soutien des équipes de la MRC et du CLD.
Plan d’action
Parmi les diverses actions prévues au cours de la présente année, plusieurs s’inscrivent dans une continuité comme la réforme du plan d’aménagement et de développement du territoire ainsi que le plan régional des milieux humides et hydriques, le schéma de couverture de risque, le déploiement du système de transport intelligent et pris en charge par la MRC du transport adapté. Par ailleurs, la MRC entame l’an deux d’un projet de cinq ans pour travailler sur la dévitalisation de six municipalités du territoire, il s’agit de Weedon, Scotstown, Hampden, La Patrie, Chartierville et Saint-Isidore-de-Clifton. Le ministère des Affaires municipales a créé un fond de 295 000 $ annuellement pour la durée du programme. Un comité composé de représentants des municipalités concernées a été formé. On a procédé au diagnostic et l’adoption du cadre de vitalisation. On procédera au cours des prochaines semaines à la rédaction du plan d’action et sa mise en œuvre. La production du plan d’action MRC-municipalités pour le MADA-Familles s’inscrit également dans la poursuite des dossiers déjà entamés.
La MRC entend également poursuivre la révision du plan de gestion des matières résiduelles dans la perspective de détourner davantage et plus efficacement les matières de l’enfouissement et d’augmenter le nombre d’écocentres mobiles de 25 %. Chacune des 14 municipalités du territoire a eu la visite d’un écocentre mobile à au moins une occasion et d’autres davantage au cours de 2021. Parmi les changements, la MRC a modifié son mode de calcul pour le service de mesure et de vidange des fosses septiques. Elle délaisse le principe d’utilisateur-Payeur pour un tarif unique.
Parmi les projets à venir, on entend embaucher une ressource conjointement avec la MRC du Granit pour faire l’inspection et l’éducation des citoyens et à l’application du règlement sur la pollution lumineuse. Cela se fera également avec la collaboration de l’ASTROLab et le parc national du Mont-Mégantic.
CLD
Le CLD a augmenté son équipe de quatre ressources au cours de la dernière année et cette force vive sera utilisée entre autres pour le service aux entreprises. Divers fonds ont permis l’embauche de ce renfort. Les entreprises pourront bénéficier d’un nouveau fonds pour la transformation numérique « Fonds d’aide à l’amélioration de la productivité » ils pourront également compter sur un plan de développement des espaces industriels (actuels et potentiels). Le projet AmbassadeurRHSF permettra de faire des interventions entreprises pour supporter ces dernières dans leurs défis de main-d’œuvre. On travaillera également à développer un plan d’action pour appuyer la relève des propriétaires/dirigeants d’entreprises du territoire.
Outre cet aspect, l’équipe du CLD poursuivra le développement des pistes cyclables que ce soit dans le parc régional du Marécage-des-Scots ou pour la piste Cookshire/Newport/Saint-Isidore-de-Clifton. Le parc éco-industriel de Bury avec l’identification des terrains disponibles pour accueillir de nouvelles entreprises et analyse des besoins en infrastructures figure sur la liste des choses à faire. On souhaite également poursuivre le circuit des sheds panoramiques, Dudswell, Chartierville et une autre municipalité à être désignée sont prévues pour 2022. La révision du plan de développement de la zone agricole (PDZA) et la construction de bâtiments avec la collaboration de Nature Cantons-de-l’Est pour accueillir les visiteurs et les chercheurs des universités dans le parc écoforestier de Johnville constituent les faits saillants du plan d’intervention du CLD pour l’année en cours.
Le directeur général du CLD et de la MRC, Dominic Provost, ajoute que du travail sera effectué autour du poumon que constitue le mont Mégantic afin d’atteindre son potentiel touristique.
Rappelons que le CLD du Haut-Saint-François comme d’autres au Québec ont subi de sérieuses coupes budgétaires gouvernementales ce qui avait eu pour résultat d’amputer considérablement l’équipe en place. « Présentement, nous sommes dans une très belle phase. Le gouvernement a remis les budgets d’avant les coupures. Nous sommes revenus à une vitesse de croisière. Nous avons une belle équipe qui est très active en temps de COVID-19. » Le préfet ajoute que l’organisme de développement économique est venu en aide à plusieurs entreprises et même permis le développement de certaines malgré une période difficile et incertaine.

Chill dans le Haut

Ça chill dans le Haut

Les participants semblaient avoir apprécié le premier après-midi de Chill dans le Haut.

Le projet Chill dans le Haut  connaît un départ prometteur. Ils étaient 25 jeunes de 12 à 17 ans provenant de différentes municipalités du territoire pour participer au premier après-midi d’activités qui se déroulait dans les locaux de l’Hôtel de Ville de Scotstown, en décembre dernier.
L’initiative impliquant différents organismes comme Place aux jeunes, La Relève, Animation Jeunesse, tous du Haut-Saint-François et la Maison des jeunes Actimaje d’East Angus propose quatre autres rendez-vous qui se dérouleront dans les municipalités d’Ascot Corner, East Angus, La Patrie et Saint-Isidore-de-Clifton. Les rencontres se dérouleront lors des journées pédagogiques prévues au calendrier scolaire.
Le but de cette initiative est d’offrir aux jeunes du Haut-Saint-François des occasions de socialisation hors des murs de l’école et de se créer un bagage d’expériences nouvelles. Les promoteurs du projet font aussi le pari qu’une meilleure connaissance de divers milieux de vie pourra contribuer à développer le sentiment d’appartenance au territoire.
La formule se veut souple, d’expliquer Frédéryk Johnson, collaboratrice et agente de Place aux jeunes. Des activités sportives, artistiques, jeux de société et autres étaient proposés, mais ce sont les participants qui décidaient ce qu’ils voulaient faire, explique-t-elle.
Transport
Afin de permettre à un maximum de jeunes de participer aux rencontres, le service de Transport de personnes HSF offre gratuitement le transport à partir du domicile des participants jusqu’au lieu de rencontre.
Participants
Claude d’East Angus, Érika de Dudswell, Aline de Sawyerville, Félix de Cookshire-Eaton et Andréa de Bury forment un groupe d’amis qui fréquentent la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Ces jeunes ont pris l’information au gazebo de l’école. « Il avait l’air d’avoir plein d’activités pis toute, on a décidé de s’inscrire en gang. » Ces participants ont joué à des jeux de société, de cartes, des blocs. « On a passé un bel après-midi, c’est à refaire, » lance le petit groupe. D’ailleurs, ils avaient l’intention de s’inscrire pour la rencontre prévue en mars prochain. Quant aux autres participants, le groupe disait les connaître de vue, mais n’avait pas créé de lien, peut-être une prochaine fois. Un autre groupe composé de Marianne, Florence, toutes deux de Dudswell et Lorie d’East Angus était en plein jeu de société lors du passage du journal. Elles mentionnent avoir apprécié leur après-midi, mais n’ont pas noué de lien avec d’autres participants.
Outre les jeunes provenant des municipalités mentionnées, d’autres de Scotstown, Chartierville, La Patrie participaient à la rencontre au grand plaisir des animatrices présentes dont Frédéryk. La participation du Transport de personnes HSF a permis cette provenance des quatre coins de la MRC, explique-t-elle. L’animatrice mentionne que les participants se sont inscrits en groupe. « Là, c’était la première activité, mais en retournant à la polyvalente et faisant connaître le projet à plus de jeunes, c’est sûr que là, il y en a qui vont s’entremêler pour les prochaines journées. » L’animatrice mentionnait que les commentaires des participants seraient pris en compte au terme de la journée dans le but d’améliorer la formule. Les prochaines rencontres se dérouleront le 7 mars à la salle communautaire d’Ascot Corner, 23 mai à la Maison des jeunes Actimaje d’East Angus, 27 juin à l’Abri-bois de La Patrie. Une autre date sera précisée vers la fin du mois d’août à la Maison des jeunes de Saint-Isidore-de-Clifton.

DCI

Stratégie de concertations intégrées : Une façon de réaliser des choses en groupe

Nous apercevons des partenaires participant à une des deux rencontres d’information du dévoilement de la DCI.

C’est dans le but d’améliorer les services de proximité, de développer le plein potentiel de la jeunesse et de briser l’isolement et l’exclusion sociale que l’on a procédé en décembre dernier au dévoilement de la Démarche de concertations intégrées (DCI) pour le Haut-Saint-François.
Une cinquantaine de représentants de partenaires locaux, régionaux et du monde municipal ont participé aux deux rencontres organisées (COVID-19 oblige) afin d’être mises au parfum sur cet outil d’intervention en plein développement.
« On voulait présenter vers où on s’en va pour les trois prochaines années et mobiliser les partenaires autour de cette stratégie pour les informer, pour mettre aussi des balises claires et transparentes que tout le monde soit informé », d’exprimer Julien Fontaine-Binette, agent de développement communautaire pour la Démarche de concertations intégrées.
La DCI souhaite bâtir une stratégie partenariale permettant d’améliorer les liens, les communications entre les tables de concertation du Haut-Saint-François en y incluant le développement social, culturel, économique et durable. On désire également donner des outils permettant aux coordinations des concertations d’augmenter leurs compétences en animation, en recherche de financement ainsi que dans tous les domaines qui concernent l’action collective. On souhaite aussi augmenter la capacité d’agir de toutes les concertations en leur dotant des coordinations stables permettant de lever des projets. Avoir des leviers financiers permettant de démarrer des projets structurants et d’envergure ainsi que d’augmenter l’impact social des concertations en arrimant les actions de la démarche Ose le Haut avec les actions de développement social s’inscrit à l’intérieur de la démarche.
En fait, la DCI souhaite donner les moyens aux concertations d’agir dans le milieu. Pour y arriver, on a identifié trois enjeux « parapluies » qui sont transversaux et qui permettent de canaliser les énergies et les moyens vers des objectifs qui permettront le développement social du Haut-Saint-François.
Parapluies
Les trois enjeux parapluies sont les services de proximité, la jeunesse ainsi que l’isolement et exclusion sociale. Différents thèmes se retrouvent sous chaque parapluie. Le logement, le transport, l’alimentation, les services de garde et le travail de proximité visent à améliorer les services de proximité. Le décrochage scolaire, l’insertion socioprofessionnelle, les relations intimes, la réduction des méfaits se retrouvent sous le parapluie jeunesse. L’isolement et maltraitance des personnes aînées, le racisme, sexisme, capacitisme, développement des compétences interculturelles, l’inclusion des personnes d’expression anglaise font partie du parapluie isolement et exclusion sociale.
Le document remis aux participants indique que « toute la stratégie de la DCI est basée sur l’appui des concertations qui sont les lieux des prises de décisions, les lieux de connaissances et les lieux d’actions collectives. L’objectif de la stratégie de la DCI n’est pas de se substituer, d’imposer ou d’orienter les décisions ou les actions des concertations, mais d’appuyer, d’aider et d’accompagner les concertations afin d’augmenter leurs capacités d’agir. » « La DCI ne vient pas dédoubler des choses, assure Jinny Mailhot, membre du comité de pilotage de la DCI et directrice de la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François. La stratégie vient s’ajouter. C’est un projet partenarial dont les objectifs sont exclusivement sociaux. On prend l’action collective concertée et on va agir sur des changements sociaux. En gang, qu’est-ce qu’on peut faire ensemble avec notre intelligence collective pour aller soutenir le plus de personnes vulnérables ? »
La DCI dispose d’argent provenant de diverses sources qui lui assure une durée de vie de trois ans, jusqu’en novembre 2024 en y incluant une ressource. Le montant pour cette période est d’une valeur de 2,2 M$. Cela inclut la contribution des partenaires en temps (333 000 $), celle en coordination des partenaires (225 000 $), celle des partenaires pour les projets (874 000 $) et la contribution de la Fondation Lucie et André Chagnon (FLAC) de 807 000 $).

Sylvie Lapointe

Commission municipale du Québec : L’ex-mairesse de Cookshire-Eaton coupable de deux manquements

Reconnue coupable de deux manquements, l’ex-mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, attend la sanction du juge.

Reconnue coupable de deux manquements sur les 21 qui lui étaient reprochés au code de déontologie, l’ex-mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, est dans l’attente de la sanction que lui décernera le juge Joseph-André Roy de la Commission municipale du Québec.
Mme Lapointe avait déjà admis sa culpabilité sur le chef 19, soit : « Le ou vers le 14 septembre 2020, avoir utilisé ou avoir permis d’utiliser les ressources ou services de la municipalité (deux employés du Service des travaux publics), à des fins personnelles ou à des fins autres qu’aux activités liées à l’exercice de ses fonctions, pour le déplacement d’un équipement du Manoir de l’EAU VIVE, manquant aux obligations prévues à l’article 4 du Code. » L’ex-mairesse a également été reconnue coupable envers l’article 15 soit « du 9 novembre 2020 jusqu’au 1er décembre 2020, s’être prévalue de sa fonction pour influencer ou tenter d’influencer la décision du directeur général, de l’inspectrice municipale et des membres du conseil municipal afin qu’une rencontre ait lieu avec les représentants du Manoir de l’EAU VIVE concernant leur projet d’agrandissement, manquant ainsi aux obligations prévues à l’article 1 alinéa 4 du Code. » Selon Mme Lapointe, cette infraction fait référence à « quand j’ai demandé au directeur général de mettre à l’ordre du jour que les propriétaires voulaient une rencontre avec les conseillers. J’ai demandé de mettre à l’ordre du jour une rencontre, je ne vois pas le pourquoi du manquement », estime-t-elle. L’avocat de Mme Lapointe a effectué des représentations auprès du juge en demandant une recommandation, alors que la partie adverse recommanderait des journées de sanctions. Mme Lapointe croit qu’elle pourrait être amenée à rembourser des journées de rémunération à la municipalité en guise de sanction.
Amère
Bien qu’elle soit relativement satisfaite du jugement, Mme Lapointe avoue demeurer amère. Cette histoire, explique-t-elle, « aurait pu se régler autrement que ça, par une rencontre plutôt que d’entraîner des frais de plus de 30 000 $ à la municipalité et ce n’est pas fini. » Mentionnons que les frais d’avocat de l’ex-mairesse sont défrayés par la municipalité de Cookshire-Eaton. « Moi, tout ce que je voulais, c’était avoir un projet pour la municipalité qui crée des jobs. » Rappelons que l’audience de Mme Lapointe s’était déroulée en pleine campagne électorale. Elle ne va pas à dire que cela lui a coûté son poste, « mais ça n’a pas aidé », complète-t-elle.

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