Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Que la Fête des semences commence !

La sixième Fête des semences organisée par le Jardin Communautaire de Sawyerville se tiendra le samedi 16 février à l’église Notre-Dame-du-Saint-Rosaire. L’événement réunira une vingtaine de kiosques de semenciers, de producteurs et d’artisans en plus d’offrir une douzaine de conférences. Certaines d’elles seront présentées en anglais ou dans les deux langues, une nouveauté cette année.

« À Cookshire, il y a 20 % de la population qui parle anglais, donc c’est le fun d’avoir des conférences qui peuvent inclure ce bassin-là. C’est quelque chose pour quoi on a travaillé fort cette année », mentionne Sammuel Tanguay, trésorier du Jardin Communautaire. Celui qui est également derrière la ferme Les Maraichers de l’or vert est l’un des conférenciers bilingues dont la présentation portera sur les fermes régénératrices.

Les autres sujets abordés tout au long de la journée iront des pollinisateurs aux sols vivants, en passant par la culture des noix et champignons et la fermentation de légumes. Après avoir eu lieu à l’hôtel Ramana l’an dernier, la Fête des semences s’étendra autant au sous-sol qu’à l’étage de l’église Notre-Dame-du-Saint-Rosaire. « On essaie d’améliorer chaque année la Fête des semences », confirme M. Tanguay. « Ça devient de plus en plus gros. »

Sur place, le visiteur pourra entre autres échanger avec les producteurs Daniel et Madeleine Labonté, des Jardins des Bocages à Cookshire-Eaton, et Brian Creelman, des Semences nourricières à Dudswell, ou encore en apprendre plus au sujet du bois raméal fragmenté (BRF) auprès de Louis Langlois.

Sur l’heure du repas du midi, plusieurs options concoctées par une équipe de bénévoles seront offertes. Cette année, une plus grande place a été accordée aux plats végétariens et végétaliens. « On essaie d’attirer le plus de gens possible en étant inclusifs pour soit l’alimentation ou les conférences », résume Sammuel Tanguay.

Question d’être prêt pour l’arrivée du printemps, le Jardin Communautaire de Sawyerville convie toute la population à la journée de la Fête des semences le 16 février. Il est possible de se procurer des billets ou d’adresser ses questions directement à l’organisme. L’événement se tient à l’église du secteur Sawyerville située au 4, chemin de Randboro, à Cookshire-Eaton.

Se pencher sur la consommation élevée des jeunes du Haut

La dernière grande rencontre d’Énergie jeunesse HSF portant sur la consommation de drogues et d’alcool a réuni plus d’une trentaine de participants à la salle des Chevaliers de Colomb d’East Angus. Un panel réunissant trois spécialistes a mis en lumière le niveau de consommation plus élevé des jeunes du secondaire du Haut-Saint-François, par rapport au reste de la province. S’en est suivie une plénière visant à proposer des actions concrètes à prendre collectivement.

Depuis 2017, la concertation Énergie jeunesse HSF a traité collectivement de thématiques touchant directement la région, que ce soit la santé mentale, les agressions à caractère sexuel ou la maltraitance. Suite à un atelier portant sur la légalisation du cannabis en octobre dernier, le sujet de la consommation a été approfondi par des groupes du Haut comme La Relève, Animation jeunesse, La Passerelle et le Centre d’action bénévole. Des groupes régionaux comme le CALACS Agression Estrie, la Commission scolaire des Hauts-Cantons, le CIUSSS et même la Sûreté du Québec avaient des délégués sur place.

Des statistiques plus élevées
Dans le Haut-Saint-François, 51 % des jeunes au secondaire ont admis avoir eu une consommation excessive d’alcool en une même occasion au cours des 12 derniers mois. La moyenne québécoise est de 34 %, une différence de 17 % selon les derniers chiffres de l’Institut de la statistique du Québec datant de l’année 2016-2017.
Depuis la précédente enquête faite en 2010-2011, la consommation de drogues au cours de la dernière année chez ces mêmes jeunes avait crû de 9 %, pour s’établir à 31 %. Encore une fois, le pourcentage est plus élevé dans le Haut-Saint-François que pour l’ensemble du Québec, qui se situe à 20 %.
Face à ces données, le panel de spécialistes a dressé le portrait des jeunes consommateurs et de leurs habitudes avant de suggérer quelques pistes de solution. Parmi les trois interlocuteurs, on retrouvait Andrée-Ann Collin, de la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, et Daniel Gendron, ancien intervenant jeunesse pour le CIUSSS de l’Estrie.

L’appui de la communauté
Deux membres du comité de vigie d’Énergie jeunesse, soit Marilyne Martel, du CIUSSS, et Myrthô Ouellette, de HSF Fou de ses enfants, n’ont pas manqué de rappeler l’importance de la conservation des liens avec les jeunes pour des retombées positives dans la communauté.
André Lachapelle, directeur de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, abondait dans le même sens. « Si on est bienveillant envers nos jeunes, qu’on n’a pas de discours moralisateur, qu’on travaille avec eux et qu’on les responsabilise, je pense qu’on peut arriver avec des bonnes choses. »
Jean-Philippe Goupil, agent à la Direction de santé publique, a profité de l’occasion pour rappeler qu’une soirée d’information sur la légalisation du cannabis est offerte à tous les parents d’élèves de la Commission scolaire des Hauts-Cantons à la salle du conseil des commissaires, le 18 février prochain, à 19 h. La directrice du Département de santé publique, Dre Mélissa Généreux, présentera alors les cadres légaux de même que des outils de sensibilisation par visioconférence.

De petits ateliers qui deviendront grands

Les Ateliers Petits comiques, fondés par Célia Gaudreau, élargissent leur offre de service en humour cet hiver auprès des jeunes et, pour la toute première fois, des adultes. La native de Scotstown visitera régulièrement trois écoles du Haut-Saint-François d’ici mai prochain en plus d’offrir des sessions hebdomadaires destinées aux adultes au Centre culturel de East Angus.

Les Ateliers Petits comiques sont déjà offerts depuis plus d’un an auprès des enfants et adolescents. Suite à l’obtention d’un appui financier de la part du ministère de la Culture et des Communications, quatre établissements de la Commission scolaire des Hauts-Cantons bénéficieront de ceux-ci pour la première partie de 2019. Au niveau primaire, on retrouve les écoles du Parchemin à East Angus et Saint-Paul à Scotstown en plus des polyvalentes Louis-Saint-Laurent, à East Angus et Montignac, à Lac-Mégantic.

« Je peux offrir des ateliers pour l’année gratuitement », se réjouit Célia Gaudreau. « Avec la subvention, je permets aux écoles d’avoir une initiation. » La formation se concentre surtout sur le jeu créatif et scénique pour les plus jeunes, alors que les adolescents du secondaire abordent l’art du stand-up comique.
Celle qui est également récréologue espère que son acceptation au programme gouvernemental La Culture à l’école lui ouvrira d’autres portes. « Je trouve tellement que c’est un beau projet. C’est une autre façon d’apprendre. Chaque fois que je vais dans une école, les élèves et les profs tripent. »

Mme Gaudreau tentera également une incursion dans le monde de la pédagogie adulte en offrant une série de dix ateliers hebdomadaires au Centre culturel de East Angus. Ceux-ci débutent ce jeudi 24 janvier pour s’échelonner jusqu’au 28 mars.

« Ce que je veux faire avec les adultes, c’est vraiment d’aller dans un univers où on se laisse aller, où on lâche notre fou à travers l’humour », relate l’animatrice. Tous les détails se retrouvent sur la page Facebook des Ateliers Petits comiques.

Marie-Claude Bibeau, candidate in 2019

The current Member of Parliament for Compton-Stanstead and Minister of International Development, Marie-Claude Bibeau, will be running in the next federal election in October 2019. That’s what she announced last month at a celebration of her nomination at the Microbrasserie Coaticook.

Proud of her first term, Ms. Bibeau said she wants to continue to defend the interests of the region’s citizens. «We will continue to tackle social and economic inequalities during the second term.» If re-elected, she plans to focus on manpower shortages, continuing improvement of connectivity in rural areas, and the fight against climate change.

Demanding but rewarding
During the evening of her nomination, Minister Bibeau discussed her motives in seeking a second term in a row. «In 2015, I did not really know what I was embarking on. I had not anticipated the human aspect of the job.» This may include accompanying an elderly person to the Canada Revenue Agency or regularizing the situation of an immigrant woman who was a victim of spousal abuse. «It’s not always easy, but at the same time, when you accompany these people in times of distress, it’s extremely comforting and rewarding. It gives a whole new meaning to the work.»

Among the positive aspects of the profession, she listed centennial birthdays, medal ceremonies for military personnel and volunteers, as well as attending many community events. And with 32 countries visited in three years, travel is part of everyday life. As Minister of International Development, «I never thought I would become a strong voice for feminism on the international stage.»

Files closed and files upcoming
The former director general of the Sherbrooke Museum of Nature and Science is proud of her accomplishments during her first term. “We have secured funding for the Mont-Mégantic Observatory for seven years.” Maintaining the supply management system despite American threats also figures on the list of victories for Minister Bibeau.

In this regard, Phase Two of the Dairy Farm Investment Program opens next Monday. It is designed to help dairy farmers adjust to the anticipated impacts of the Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) between Canada and the European Union. In Phase One, 36 businesses in the riding, including the Ferme Élégante in Dudswell, shared $3.8 million.

Sherbrooke Airport
Concerning the offer of regular commercial flights at the Sherbrooke airport, the Compton-Stanstead representative said that now «the ball is in the court of the City» of Sherbrooke. She pointed out that the next step requires a draft agreement between the City and an air carrier.
“We have obtained the assurance that we will have airport security services for the Sherbrooke Airport when an agreement has been signed with an airline that offers regular flights,” she reiterated.
In relation to the process leading to the designation of the Cookshire-Eaton site, discussions between the Canadian Air Transport Security Authority and the management of the Sherbrooke Airport have been dragging on since December 2015.

actualite

Budgets municipaux : Deuxième partie

Le canton de Hampden fera parvenir à ses citoyens ses prévisions budgétaires annuelles au courant de la semaine à venir. La municipalité de La Patrie venait tout juste d’adopter son règlement de taxation pour l’année 2019 au moment de la date de tombée de la présente édition. Cookshire-Eaton adoptera son règlement seulement que le 4 février prochain. Finalement, la ville de Scotstown n’était pas en mesure de nous indiquer à quel moment seraient rendues disponibles ses prévisions budgétaires suite à des événements hors de son contrôle.

Bury
La municipalité de Bury augmente sa taxe foncière d’un peu plus de 0,02 $ à 0,7298 $ par 100 $ d’évaluation. L’achat d’un nouveau réservoir entraine un tarif fixe de 52,81 $ par propriété privée. Le tarif de collecte des ordures ménagères et des matières recyclables hausse de 7,25 $ pour culminer à 156 $ par logement. Le tarif d’égout monte de 10 $, de 144,75 $ à 154 $, et on observe une différence de 20 $ entre le taux de 192,25 $ en 2018 et celui de 211,50 $ cette année du côté de l’aqueduc.

Le budget global s’élève à 2 066 573 $, en hausse de 4 % par rapport à l’an dernier. De ce nombre, 66 % des revenus proviennent des différents niveaux de taxation déjà mentionnés. La municipalité prévoit une somme de 650 000 $ pour la construction d’une caserne incendie en 2020, montant qui proviendra de subvention et de collecte de fonds. Cette année, 535 000 $ en règlements d’emprunts seront engrangés pour l’achat d’un camion à ordures et d’un dix roues.

Lingwick
Le canton de Lingwick conserve un taux de taxe générale à 0,71 $ par 100 $ d’évaluation pour 2019. La collecte des matières résiduelle connait pour une deuxième année un bond de 18 %, passant de 148 $ à 175 $. Pour les matières récupérables, les tarifs restent fixes. Les revenus du budget sont en hausse de 6 % pour culminer à 1 159 449 $. Du côté des dépenses, les loisirs et la culture se voient octroyer une somme totale de 86 684 $, en hausse de 49 % par rapport à 2018.

Saint-Isidore-de-Clifton
La municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton conserve un taux de 0,895 $ par 100 $ d’évaluation pour les taxes foncières. Le budget annuel subit une hausse de 218 175 $, soit 14 %, pour s’établir à 1 766 525 $. La compensation annuelle de la collecte des ordures augmente de 15 $ pour un montant de 160 $, alors que celle des matières récupérables demeure fixe à 75 $ par unité. Le tarif du service d’aqueduc reste égal à l’an dernier à 0,59 $ du mètre cube, tandis que celui pour l’égout monte de 0,08 $ à 2,78 $ du mètre cube.

Weedon
La taxe foncière de la municipalité de Weedon subit une légère baisse, en passant de 1,006 $ à 1,0041 $ par 100 $ d’évaluation. Cet allègement s’explique par la fin d’un règlement d’emprunt datant de 2015. Le tarif de collecte des ordures ménagères augmente de 2,70 $ pour s’arrêter à 137,70 $. On observe également des hausses du côté des services d’aqueduc et d’égout. Les résidents de Weedon Centre débourseront 161,20 $ alors que ceux de St-Gérard et de Fontainebleau paieront 182 $ pour l’aqueduc. Cette même différence s’appliquera du côté des égouts avec des tarifs de 153 $ et 173,40 $ selon le secteur de résidence.

Le budget annuel de la municipalité s’élève à 5 554 774 $, en hausse de 2 % par rapport à 2018. Les postes budgétaires ayant connu les principales augmentations sont les Travaux publics et l’Urbanisme. Plus de 70 % des revenus proviennent des taxes perçues au niveau municipal. Sur les 4 473 600 $ prévus dans le plan triennal d’immobilisations, 3 400 000 $ sont réservés à l’asphaltage du rang 2, à raison de 1 700 000 $ par année en 2019 et 2020.

Westbury
Le canton de Westbury établit sa taxe foncière à 0,66 $ par 100 $ d’évaluation pour l’année 2019. La gestion des ordures ménagères et des matières recyclables subit une hausse de 75 $, passant de 150 $ à 225 $, après être demeurée stable entre 2017 et 2018. Le budget annuel est en hausse de 8 % pour s’établir à 1 184 860 $. En 2018, les revenus finaux de la municipalité se sont chiffrés à 1 468 214 $ après des prévisions de 1 095 369 $. De ce même montant de dépenses prévues au début de l’an dernier, ce sont finalement 1 331 970 $ qui auront été dépensés.

L’agriculteur de Dudswell qui était à la recherche de l’âme sœur

La septième saison de l’émission, L’Amour est dans le pré, compte un Dudswellois parmi ses cinq agriculteurs à la recherche du grand amour. Julien, qui travaille à la Ferme Élégante, a vu défiler cinq prétendantes l’automne dernier, parmi lesquelles certaines ont pu gouter à la vie de producteur laitier. Le dénouement des différentes idylles amoureuses se fera connaitre en mai prochain.

Pas chaud à l’idée
Julien, dont le nom de famille est gardé secret à la demande de l’équipe de production de l’émission, en était à sa première entrevue. Il se dit loin d’être à la recherche de l’attention médiatique. Avant de faire le saut vers L’Amour, ses proches lui ont longtemps suggéré de s’inscrire à l’émission de téléréalité. « Tu ferais un bon candidat », lui répétait-on régulièrement.

Lors d’une soirée entre amis lors de la dernière saison des sucres, ceux-ci ont pris le taureau par les cornes. « C’est ce soir qu’on t’inscrit ! » Julien, toujours réticent à l’idée, s’était dit qu’il pourrait toujours refuser d’aller plus loin, si jamais on le rappelait. Finalement, des contacts avec l’équipe de production et les conseils de ses amis ont fait pencher la balance.

« Ce qu’ils me disaient c’est “Tu as plus à gagner qu’à perdre. Tu as la chance de trouver l’amour de ta vie, de trouver quelqu’un qui va t’appuyer dans l’entreprise. Au pis-aller, ça marchera juste pas, puis tu auras vécu une belle aventure » », se remémore le candidat.

Sauter à pieds joints
Quelques semaines plus tard, l’équipe de production de L’Amour est dans le pré débarquait dans le Haut-Saint-François pour prendre ses premières images. Julien n’a pas été déçu. « C’est une incursion dans un monde qu’on côtoie tous les jours à la télé, mais l’arrière-scène de ça, on l’a jamais vu. C’est assez spécial à voir. La logistique puis l’aspect technique qu’il y a derrière tout ça, c’est quand même impressionnant. »

Le premier tournage avait pour but d’élaborer une vidéo de présentation du participant qui servirait à attirer de futures prétendantes. Après un processus de sélection, Julien a eu le plaisir d’en rencontrer cinq. Parmi elles, trois sont venues passer une semaine à Dudswell afin de mieux connaitre le gestionnaire de troupeaux. Ces journées de tournage pouvaient s’étirer sur 12 heures.

« C’est super intense, mais en même temps, super stimulant. Ça te sort tellement de ta zone de confort. Je suis un gars qui est pas habitué à dater des filles puis, tout d’un coup, tu en as trois chez vous ! C’est un peu spécial comme feeling. » Julien avoue avoir eu du mal à éliminer certaines d’elles en cours de route.

Après la pause
Après coup, le producteur laitier natif du Bas-Saint-Laurent a toujours peine à y croire. « C’est vraiment l’aventure d’une vie. C’est super exigeant, mais c’est tellement d’émotions puis de nouvelles aventures. Tu rencontres des gens autant dans l’équipe de production que les filles. » À la base peu friand de télé et de téléréalité, Julien avait malgré tout un intérêt pour l’émission.

« Je l’écoutais parce que je trouvais que le concept était bon. C’est vrai qu’il y a une problématique pour les jeunes agriculteurs. On travaille beaucoup d’heures, on a un mode de vie qui est exigeant, qui est pas pour tout le monde. C’est pas toutes les filles qui sont prêtes à ça. »

L’Amour est dans le pré est de retour le 31 janvier sur les ondes de V et Noovo.

Un parcours qui va en s’accélérant pour Usinage RM

« Cette année, on attaque la partie contrôle numérique. » C’est en ces mots que Richard Matteau, PDG d’Usinage RM à East Angus, entrevoit son année 2019. Celui qui a démarré l’atelier en 1982 n’entend pas prendre sa retraite de sitôt, même si un processus de transfert est enclenché.

L’entreprise a connu des débuts bien modestes alors que M. Matteau était le seul employé, avant d’être rejoint par son frère. C’est en 1985 qu’Usinage RM s’installe dans ses locaux actuels du 189, rue Angus Sud. Depuis, les lieux ont subi quatre agrandissements et un cinquième est peut-être dans l’air. « Mettons qu’on est très, très serré », concède le président.

Cela sera peut-être le projet des trois nouveaux actionnaires que sont Louis et Charles Matteau, les deux fils, accompagnés de Philippe Laroche, un employé de longue date. Ceux-ci seront éventuellement à la tête de l’atelier d’usinage lorsque le fondateur et sa conjointe, Carole Tardif, à l’administration, jugeront bon de ralentir la cadence.

Il faut dire que l’entreprise, qui conçoit pièces industrielles et équipements spécialisés, semble même accélérer le rythme ces dernières années. « On a donné un bon coup à l’automne 2017 », se remémore Richard Matteau. « On a changé une partie de nos équipements pour essayer de faire des pièces plus grosses. On avait une flotte qui était quelque peu vieillissante. »

Pour accéder à de la nouvelle machinerie plus performante et dernier cri, Usinage RM a reçu de l’aide d’Investissement Québec. Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François a aussi contribué au projet en octroyant une aide financière de base et en participant activement au montage des dossiers du programme gouvernemental.

L’année qui s’amorce sera marquée par la transition graduelle vers le contrôle numérique. La machinerie amenant avec elle une nouvelle façon de faire, une formation rigoureuse est requise de la part de la douzaine d’employés. Ceux-ci apprendront les plus récents rudiments autant en dessin qu’en programmation. « C’est une grosse année », concède M. Matteau.

Entre l’achat de nouvel équipement et l’intégration du contrôle numérique, Usinage RM a retenu les services d’un consultant qui n’est pas étranger au vent de renouveau qui souffle dans les locaux. « Ça a viré la compagnie de bout ! On s’est mis à rouler. Ça a été très bénéfique », témoigne, satisfait, celui qui avait commencé sa carrière à la Domtar. Dans la dernière année, la ressource extérieure est venue visiter l’équipe de manière quasi hebdomadaire pour veilleur à son développement.

« On n’était pas performant. La business grossissait, puis on avait bien de la misère à suivre. On travaillait trop fort pour rien. Ça nous a aidés bien gros. On a eu un consultant qui nous a remis dans le droit chemin », conclut Richard Matteau.

MSM Soudure Mécanique

Cela fera bientôt cinq mois que MSM Soudure Mécanique offre ses services mobiles sur le territoire estrien. L’entreprise établie à Ascot Corner compte poursuivre sa lancée pour la nouvelle année en élargissant sa clientèle.

Derrière MSM Soudure Mécanique se trouve Glenn Méthot et sa conjointe Élise Vanasse. Le couple a connu beaucoup de nouveautés ces derniers mois et acquérant une première maison dans le Haut-Saint-François en plus d’avoir un premier enfant. La mise sur pied d’une entreprise constituait un défi supplémentaire pour les deux amateurs de motocross et de mécanique.

Un début prometteur
Depuis les débuts de MSM le 1er septembre 2018, Mme Vanasse avoue ne pas avoir eu le temps de trop chômer. Elle a profité de l’accalmie suivant le temps des fêtes pour faire un petit bilan. « Ça roule super bien. Il y a de la demande. Les compagnies de mécanique diesel mobiles, il y en a pas énormément. »
L’entreprise effectue déjà l’entretien de la machinerie de quelques clients réguliers dans les domaines forestiers et de l’excavation. L’un d’eux est Excavation Steve Leblanc, situé aussi à Ascot Corner. « Ils nous ont donné un gros coup de main », concède celle qui s’occupe de la gestion et de la comptabilité.
Avec cette première référence et le récent lettrage du camion et de la remorque, MSM Soudure Mécanique a déjà pu constater un certain effet de bouche-à-oreille. Lorsque la saison reviendra à la normale au début février, le couple Méthot-Vanasse peut s’attendre à trois jours d’ouvrage par semaine.

Pourquoi se lancer ?
Glenn Méthot a grandi à Fermont en travaillant pour la compagnie de béton de son père. Dès son jeune âge, il a hérité de postes de gestion et de direction au sein de l’organisation. De son côté, Élise Vanasse est originaire de St-Élie-d’Orford. Après quelques années à travailler dans la région, elle part se ressourcer chez un ami rendu à Fermont. C’est là qu’elle rencontre son conjoint.

À son tour, M. Méthot éprouve un besoin de changement. C’est à ce moment qu’il suggère à sa douce de s’acheter une maison en Estrie. Le couple en trouve une à Ascot Corner à l’automne 2017. Après avoir été employé quelques mois, le nouveau père de famille éprouve le besoin de partir à son propre compte.
« On a tâté le terrain pour voir les besoins qu’il y avait, puis on a trouvé que c’était une bonne idée. Ça fait qu’on a fait go ! », se remémore Mme Vanasse. Les entrepreneurs s’inscrivent au cours Lancement d’entreprise du Centre de formation professionnelle du Haut-Saint-François.

Sans vouloir bruler les étapes, les deux partenaires d’affaires aimeraient éventuellement acquérir une maison dotée d’un garage pouvant accueillir des poids lourds nécessitant réparation. Et si les choses vont bien, l’ajout d’un second camion qui rendrait disponible une seconde équipe MSM sur la route serait la cerise sur le sundae.

Des jeunes du primaire deviennent entrepreneurs

Les élèves de 5e et 6e année de l’école Notre-Dame-de-Lorette, à La Patrie, ont reçu la visite du député de Mégantic, François Jacques, dans le cadre de leur projet de sacs réutilisables. Ceux-ci fabriquent des sacs de tissu pour financer leur voyage de fin d’année dans la ville de Québec.

Lors de la dernière campagne électorale provinciale, la quinzaine d’élèves de la classe de Francis Larochelle ont pris part à la simulation Électeurs en herbe. Dans l’optique de faire un choix éclairé, ces derniers ont invité les candidats de la circonscription à venir se présenter. Les jeunes du primaire ont été particulièrement charmés par les propositions d’Andrée Larrivée de Québec solidaire et de Sylvain Dodier du Parti Vert. L’environnement étant l’enjeu principal de ces formations politiques, l’idée d’en faire un peu plus pour la planète a germé dans l’esprit des élèves.

Avec le but de faire un voyage de fin d’année dans la Vieille capitale, le groupe se tourne alors vers l’entrepreneuriat pour se financer. L’idée est de concevoir des sacs réutilisables en tissu et de les vendre à la population. Les contacts et les proches sont mis à contribution. Le Cercle des Fermières et des parents d’élèves font don de tissus et prêtent des machines à coudre au groupe.

À la mi-décembre, une quarantaine de sacs sont prêts et mis en vente au Marché Bonichoix. En l’espace d’une fin de semaine, le lot s’écoule en entier et les Sacs-éco LP (pour La Patrie) sont en rupture de stock. Au moment de la visite de François Jacques, les élèves entrepreneurs poursuivaient la production en vue de suffire à la demande.

La première série de sacs a engrangé des profits de 300 $. L’objectif de la classe de M. Larochelle est de récolter un montant de 3000 $. Les élèves du groupe s’étaient déjà rendus ramasser des canettes à un match du Phoenix de Sherbrooke, leur permettant d’amasser 1000 $. Ceux-ci se sont également inscrits au Défi OSEntreprendre dans la catégorie Projet entrepreneurial au primaire et au secondaire. L’initiative pourrait leur rapporter jusqu’à 750 $ s’ils étaient retenus.

Lors de la visite de l’atelier de production à même l’école Notre-Dame-de-Lorette, la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, fut très impressionnée des habiletés des enfants qui font tout de A à Z. « C’est bien. Je trouve que c’est une très belle initiative. » Le jeune Clarence Michaud s’était fait le porte-parole du groupe et avait présenté le projet des Sacs-éco LP au député Jacques.

La tradition du biathlon dans la région

Cette fin de semaine se tiendra la deuxième compétition de biathlon de la saison à La Patrie. Chaque événement attire son lot d’athlètes juvéniles en plus de mobiliser jusqu’à 80 bénévoles répartis le long du parcours. La première compétition tenue lors de la fin de semaine du 12 et 13 janvier avait réuni 88 concurrents.

Coupes NORAM 5 et Québec 2
Malgré le froid intense d’il y a deux semaines, des biathlètes d’aussi loin que le Maine et l’Ontario ont affronté les côtes de la région. « Une semaine avant, on était douteux par rapport à la neige », se remémore le responsable des compétitions du club Biathlon Estrie, Daniel Harvey. « À La Patrie, il y avait pas beaucoup de neige. On est arrivé là et c’était limite. » Des chutes de neige importantes le mercredi et le jeudi précédant l’événement sont venus changer la donne. « On a eu de très belles conditions, mais, avant ça, à La Patrie, c’était pas sûr pantoute qu’on tienne la course. »

La surface de compétition étant assurée, un nouveau défi s’est présenté pour l’organisation. « Après ça, c’est le froid qui a embarqué », poursuit M. Harvey. « La journée de vendredi pour l’entrainement officiel, c’était l’enfer. Il devait faire -30 quand on a monté le site. J’ai rarement vu aussi froid. » Avec des températures approchant des -20 °C à l’ouverture des compétitions le samedi, le jury du club prend la décision d’aller de l’avant. Malgré tout, une vingtaine d’athlètes du club local se sont élancés sur les pistes dans le cadre de cet événement de niveaux provincial et national.

Coupe Québec 3
Alors que les inscriptions ne sont pas encore terminées, plusieurs dizaines de biathlètes sont de nouveau attendus à La Patrie pour l’événement provincial Coupe Québec 3. Ceux-ci feront leur arrivée ce vendredi pour l’entrainement officiel. Les épreuves de sprint se dérouleront entre 11 et 15 h le samedi. La journée du dimanche est réservée aux épreuves de poursuite et à la remise des médailles entre 11 et 14 h.
Il est possible pour le public d’assister aux compétitions, celles-ci se déroulant au 191, route 257 sud, tout juste après le rang Petit-Canada. « C’est pas des grandes installations. C’est rustique », admet Daniel Harvey. « Les gens sont très satisfaits de l’accueil. C’est chaleureux; c’est ça la différence. » Et nouveauté cette année, le wi-fi est désormais offert gratuitement sur le site.

Le Centre de santé Cookshire inaugure ses nouveaux locaux

Les travaux d’agrandissement du Château Pope étant terminés, le Centre de santé Cookshire a profité du troisième 4 à 7 Noël au Château pour inaugurer ses nouvelles installations. Plus d’une soixantaine de résidants du Haut-Saint-François ont ainsi pu visiter les locaux du GMF et de l’entreprise Omnimed à l’étage, tout en contribuant au financement du projet de clinique sans rendez-vous.

Difficile d’avoir un médecin
Plusieurs élus municipaux étaient présents au cocktail dinatoire, en plus du préfet Robert Roy. Il ne manquait plus que le député provincial François Jacques, ce qui aurait pu conscientiser les plus hautes instances politiques à la réalité des soins de santé dans la MRC.
« On est vraiment un territoire atypique », affirme Dre Stéphanie Blais-Boilard. « On n’a pas de centre hospitalier puis je pense que c’est ce qui fait la difficulté pour les gens de comprendre comment ça fonctionne. » Après une année record en 2017, où la clinique avait inscrit 2700 nouveaux patients, un ralentissement s’est fait sentir. « On n’a eu aucun nouveau médecin qui a commencé en 2018. Le ministère ne nous a pas offert de poste comme on l’aurait espéré », se désole la directrice du centre de santé. Toutefois, Dre Catherine Lapointe fera son entrée d’ici les prochaines semaines.

Une histoire de famille
Le travail acharné de Dre Blais-Boilard a été louangé au cours de la soirée, autant pour avoir mené de front les travaux d’agrandissement de concert avec son frère Xavier Boilard, PDG d’Omnimed, que pour son implication depuis la dernière décennie. Sa collègue Dre Émilie Dubé-Tremblay a tenu à préciser : « On parle surtout de l’agrandissement de la clinique, mais depuis plusieurs années, il y a aussi toute l’équipe de soins qui s’est agrandie grâce au dynamisme et au leadership de Dre Blais-Boilard. Elle a une ardeur au travail sans faille pour la qualité puis pour l’accessibilité des soins pour toute la population du territoire du Haut-Saint-François. »

Aux yeux de la principale intéressée, le Centre de santé Cookshire et Omnimed « sont vraiment des moteurs pour le développement socio-économique du Haut-Saint-François. Donc, on prend ça au sérieux et on va continuer. Se sentant privilégiés d’être propriétaires d’un beau joyau, mon frère Xavier et moi avons vraiment fait l’effort de prendre des décisions soignées pour pouvoir donner de l’amour au Château Pope parce qu’il en méritait et en mérite encore. »

De gros sous
Le duo frère sœur avait décidé, dans un premier temps, d’entamer les travaux d’agrandissement puis de les compléter au fur et à mesure que le financement affluerait. Puis s’est imposée l’idée de mener à bout le projet quitte à prendre des risques financiers. Le but ultime demeurait d’avoir une mini-urgence fonctionnelle afin de pouvoir attirer plus de personnel qualifié.

Cette année, la municipalité de East Angus s’est engagée à verser 25 000 $ sur cinq ans au centre de santé. « C’est eux qui ont été vraiment les initiateurs des municipalités pour le don pour le projet de clinique de mini-urgence », s’exprimait, reconnaissante, Dre Blais-Boilard. Une tournée de ces municipalités avait d’ailleurs été initiée par la mairesse Sylvie Lapointe, alors conseillère de Cookshire-Eaton, pour les convaincre de verser une contribution selon le prorata de leur population respective.

Le centre de santé revampé de Cookshire est d’ores et déjà opérationnel. Pour le moment, il ne reçoit que les patients ayant déjà un médecin de famille au sein du GMF du Haut-Saint-François. L’équipe compte éventuellement ouvrir des plages pour n’importe quel résidant du HSF dans le cadre de la mini-urgence sans rendez-vous.

Marie-Claude Bibeau, candidate en 2019

L’actuelle députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, se représentera aux prochaines élections fédérales, en octobre 2019. C’est ce qu’elle a annoncé le mois dernier lors d’une célébration de son investiture à la Microbrasserie Coaticook.
Se disant fière de son premier mandat, Mme Bibeau souhaite poursuivre la défense des intérêts des citoyens de la région. « Nous allons continuer à nous attaquer aux inégalités sociales et économiques durant le deuxième mandat. » Si elle est réélue, elle entend se consacrer à la pénurie de main-d’œuvre, à l’amélioration continue de la connectivité en région rurale ainsi qu’à la lutte contre les changements climatiques.

Prenant, mais valorisant
Lors de sa soirée de nomination, la députée-ministre s’est confiée sur ses motivations à solliciter un second mandat d’affilée. « En 2015, je savais pas vraiment dans quoi je m’embarquais. J’avais pas anticipé le volet humain de la job. » Cela peut inclure d’accompagner une personne âgée auprès de l’Agence du revenu ou de régulariser la situation femme immigrante victime de violence conjugale. « C’est pas toujours facile, mais, en même temps, quand on accompagne ces gens-là dans des moments de détresse, c’est extrêmement réconfortant et valorisant. Ça donne un tout autre sens au travail. »
Parmi les bons côtés de la profession, Mme Bibeau énumère les célébrations de centièmes anniversaires de naissance, les remises de médailles à des militaires et bénévoles ainsi que la présence à maintes soirées communautaires. Et avec 32 pays visités en trois ans, les voyages font partie du quotidien. En tant que ministre du Développement international, « j’aurais jamais pensé devenir une voix forte pour le féminisme sur la scène internationale. »

Dossiers réglés et à venir
Celle qui fut directrice générale du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke est fière des accomplissements effectués lors de son premier mandat. « Nous avons obtenu le financement nécessaire pour l’Observatoire du Mont-Mégantic pour sept ans. » Le maintien du système de la gestion de l’offre malgré les menaces américaines figure également au tableau des victoires pour Mme Bibeau.
À ce sujet, la phase 2 du Programme d’investissement pour fermes laitières s’ouvre lundi prochain. Il est conçu pour aider les producteurs laitiers à s’adapter aux répercussions prévues de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne. Dans le cadre de la phase 1, 36 entreprises de la circonscription s’étaient partagé 3,8 M$, dont la Ferme Élégante de Dudswell.

Aéroport de Sherbrooke
Selon la représentante de Compton-Stanstead, « la balle est dans le camp de la Ville » de Sherbrooke désormais en ce qui concerne l’offre de vols commerciaux réguliers à l’aéroport de Sherbrooke. Elle rappelle que le déblocage passe par un projet d’entente entre la Ville et un transporteur aérien.
« Nous avons obtenu l’assurance que nous aurons les services de sécurité aéroportuaire pour l’aéroport de Sherbrooke lorsqu’une entente aura été signée avec une compagnie aérienne qui offre des vols réguliers », réitère-t-elle.
Les discussions entre l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien et la direction de l’aéroport de Sherbrooke, en vue du processus menant à la désignation du site situé à Cookshire-Eaton, s’étirent depuis décembre 2015.

Un doublé pour la santé

Pour une cinquième année, les deux concerts de Noël à l’église Trinity United de Cookshire-Eaton ont réjoui petits et grands. La représentation du samedi soir servait d’activité de financement au projet de clinique sans rendez-vous du Centre de santé Cookshire, alors que les familles étaient invitées à chanter en chœur avec les musiciens lors du dimanche après-midi.

Suivant le 4 à 7 Noël au Château, le premier concert-bénéfice mettait en vedette la flutiste locale Myriam Genest-Denis, le ténor Mathieu Abel ainsi que le pianiste Julien LeBlanc. Le trio a interprété des pièces de Noël classiques devant un parterre rempli. On reconnaissait quelques airs traditionnels au travers les œuvres de compositeurs tels que Chopin, Bach et Debussy. L’argent amassé par la vente de billets allait servir à l’achat de fournitures et d’équipement médicaux pour la mini-urgence.

La seconde représentation, plus informelle, était offerte gratuitement aux familles afin que les plus petits puissent chanter en compagnie de musiciens professionnels et rencontrer le père Noël ! La trentaine de membres de l’assistance ont ainsi pu pousser la note sur Vive le vent, Minuit, chrétiens et Mon Beau Sapin en suivant les paroles projetées sur une toile.

La MRC hausse son budget de fonctionnement de 4,5 %

Les quotes-parts que versent les 14 municipalités du Haut-Saint-François à la MRC connaitront en moyenne une hausse de 4,46 % en 2019 pour atteindre 2 205 218 $. Cette dernière a revu ses façons de faire afin d’assainir ses finances dans le futur. « Ce qu’on a voulu faire cette année, c’est d’équilibrer nos budgets dans l’avenir », résume le préfet Robert G. Roy. « Je pense que les maires ont vu qu’on était rendu là. »

Le taux d’augmentation de 4,5 % varie pour chacune des municipalités en fonction de leur richesse foncière. C’est ainsi que les hausses d’East Angus et de Saint-Isidore-de-Clifton sont les plus élevées de la MRC, avec 10,8 % et 10,6 %, étant donné leur taux de croissance plus rapide.

Le budget 2019 de la MRC a été adopté à l’unanimité par les municipalités, suite à un « processus transparent » qui s’est étalé sur quelques mois avec un lac-à-l’épaule et des ateliers de travail. Le processus de stabilisation du budget n’ayant pu être complété et absorbé d’un coup, certains départements restent encore à être mis à jour.

Un mauvais pli
Historiquement, il arrivait que les surplus de certains départements soient utilisés pour essuyer la hausse régulière des couts. Ces afflux ponctuels ne constituaient pas une source viable de flux monétaire pour éponger des besoins stables et croissants. Cela était d’autant plus problématique lorsque se présentaient des projets particuliers nécessitant des fonds. Les municipalités observaient alors de grandes variations de leur contribution.

À l’inverse, en prévoyant plus les dépenses régulières à venir, celles pour les projets spéciaux varieront moins au fil du temps. Déjà, le préfet Roy donnait en exemple la baisse de 30,25 % de ces déboursés ponctuels, ceux-ci étant grosso modo passés de 40 000 $ à 25 000 $.

Il avait pris connaissance de la faille lors de sa dernière tournée des municipalités. « Si on veut se sortir du marasme, il faut réellement essayer d’équilibrer nos budgets pour être capable de se projeter dans l’avenir. » La MRC s’est également fixée un plafond d’accumulation de surplus. Ceux dépassant les 10 % de l’enveloppe du département pourront être réinjectés et utilisés.

Un plan d’action pour la région
La MRC a complété en 2018 son plan de rattrapage du financement de son bras économie et emploi, le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. Étalé sur trois ans, le plan visait une mise à niveau face aux autres CLD de la province. Auparavant, le centre situé à East Angus bénéficiait d’un soutien équivalant à 5 $ par habitant, alors que, aujourd’hui, ce même support rejoint la moyenne provinciale, qui est d’environ 15 $ par habitant.

En février, on finalisera et signera l’entente intermunicipale visant le transfert de la route 257 à la MRC, qui aura le mandat de l’entretenir et de la mettre à niveau. Il s’agira d’une première au Québec.

La MRC hérite aussi en 2019 d’une autre responsabilité : l’Office régional d’habitation, qui reprend et regroupe les offices municipaux que l’on retrouve à Ascot Corner, East Angus et Saint-Isidore-de-Clifton.

Finalement, Loisirs HSF planche sur un projet de piscine intérieure en collaboration avec la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Son financement et sa gestion restent encore à être déterminés.

actualite

Budgets municipaux 2019 (Première partie)

La majorité des villes et municipalités du Haut-Saint-François adopteront leur règlement de taxation au courant du mois de janvier. Certaines ont tout de même complété l’exercice avant la fin de l’année 2018.

Chartierville
La municipalité de Chartierville conserve le taux de sa taxe foncière générale à 0,81 $ par 100 $ d’évaluation pour l’exercice 2019. Chose étonnante, le budget annuel a décru de 3 %, passant de 865 716 $ en 2018 à 846 353 $ cette année. Malgré tout, les taxes citoyennes pour l’entretien du système des eaux usées et pour le remboursement de la dette subissent chacune une hausse d’une vingtaine de dollars, pour s’établir respectivement à 337,30 $ et 336,51 $. La tarification pour la collecte sélective baisse quant à elle de 1 $ (56 $) et la collecte des ordures monte à 115 $, une hausse de 8 $.

Dudswell
À Dudswell, la taxe foncière générale subit une légère hausse pour s’établir à 0,87 $ du 100 $ d’évaluation. Il s’agit d’un écart de moins de 3 cents avec le taux précédent de 0,847846 $ imposé en 2018. Une partie de cette différence est attribuable à l’augmentation des couts reliés à la Sûreté du Québec. Les prévisions budgétaires 2019 s’élèvent à 3 045 179 $, une variation de +8 %. La municipalité justifie ce changement par l’augmentation des frais d’enfouissement et de transport des déchets, l’ajustement du taux de taxation foncière à l’indice du cout de la vie et la finalisation de projets en cours de réalisation. D’ailleurs, les services d’ordures, récupération et compostage passent de 202,97 $ à 221,25 $ en 2019. Le taux était à 112,18 $ par unité en 2017. La tarification du traitement des eaux usées pour le secteur Marbleton monte d’une vingtaine de dollars à 349,10 $ par bâtiment principal. Le service d’aqueduc à Bishopton se chiffre désormais à 238,13 $, une hausse de 3 $.

Newport
La municipalité de Newport conserve son taux de taxation à 0,44 $ par 100 $ d’évaluation pour une troisième année. Elle réussit ce gel du taux général en ayant réduit la taxe foncière municipale, alors que celles des services de police et d’incendie ainsi que celle de la MRC ont connu de légères hausses. Le budget municipal augmente de 5 % pour s’établir à 1 427 607 $.

3e réveillon de l’école Saint-Paul

Le troisième réveillon de Noël de l’école Saint-Paul de Scotstown a rassemblé 175 convives lors d’un après-midi de réjouissances juste avant les vacances des Fêtes. L’événement a doublé d’ampleur cette année suite à l’accueil de nouveaux élèves de Bury, en provenance de l’école du Parchemin à East Angus, lors de la dernière rentrée scolaire.

Au lieu de la centaine d’invités reçus lors des deux premières éditions, cette année, les organisatrices en attendaient un total de 220. La météo a quelque peu changé les plans de l’événement, comme la dernière journée de classe avant les vacances fut annulée à cause des risques de pluie verglaçante. Au lieu de bénéficier de l’aide de l’ensemble des 79 élèves de l’école, seulement 25 téméraires se sont présentés pour terminer les derniers préparatifs quelques heures avant le grand repas du midi.

Plus serviables qu’à la maison !
Deux salles de l’école étaient réservées et transformées pour l’occasion : le gymnase et la cafétéria. Le menu comprenait sandwichs, salades et crudités. Les élèves du primaire avaient également préparé des cupcakes pour dessert. Le service était assuré par eux, en plus de toute la préparation du réveillon.

« C’est les enfants qui l’organisent et qui font les tâches de A à Z : la cuisine, couper les légumes… », explique l’enseignante Caterina Maillé. « Nous, on est vraiment là comme chefs d’orchestre en arrière d’eux pour les aider, pour leur donner le matériel nécessaire, pour qu’ils puissent vraiment être fiers d’eux à la fin d’avoir contribué à ce beau succès. »

C’est ainsi qu’Alexandre, élève de 5e année, s’était rendu à l’école en avant-midi afin de prendre part à la coupe des légumes, malgré le congé annoncé le matin même. Assis à la même table, Mathieu, en 3e année, avait préféré rester chez lui le matin avant de pouvoir profiter du repas, en compagnie de ses camarades de classe et parents.

« La raison à la base pourquoi on fait ce réveillon-là, c’est pour avoir la chance d’avoir un événement rassembleur où les parents peuvent venir dans l’école », rappelle l’enseignante Janie Larivière. Le personnel de Saint-Paul souhaitait pouvoir les rencontrer lors d’une occasion de réjouissances plutôt que seulement lors des remises de bulletins ou de mesures disciplinaires.
Noémie, maintenant en 1re secondaire à la polyvalente Louis-Saint-Laurent, était l’une des invitées d’honneur du réveillon. Celle-ci a été la seule élève de l’école Saint-Paul à terminer sa sixième année en juin 2018, alors que l’établissement ne comptait encore qu’une vingtaine d’élèves.

Un transfert bénéfique
« Il y a des gens qui pensaient que, avec tous les changements qu’on vivait à l’école, l’événement n’aurait pas lieu », se remémore Caterina Maillé. « On s’en est fait parler beaucoup. Eh bien ça, c’était mal nous connaitre parce qu’on y tenait. On a viré ça dans tous les sens pour finalement revenir à la base de vous recevoir physiquement dans les lieux de l’école », a-t-elle mentionné à l’attention des parents présents.
Parmi eux, on retrouvait Annie Duhaime, résidente de Bury, qui avait initié la pétition visant à garder les élèves de la municipalité à l’école surpeuplée du Parchemin. Elle se dit très satisfaite de l’accueil et de la vie communautaire de l’école Saint-Paul. Parents et enseignants avaient exprimé certaines craintes quant au mélange des groupes d’enfants au moment de la rentrée scolaire. Quelques mois plus tard, tout le monde semble bien intégré. On ne pourrait différencier les «nouveaux arrivés» des anciens.

L’après-midi se poursuivait avec des photos de famille prises dans une salle de classe transformée en mini studio. Des extraits du spectacle des élèves allaient être présentés en plus du dévoilement d’un livre de recettes qu’ils ont testées. Un grand tirage offrait un panier de produits Léo Désilets et chèque-cadeau au Resto du Village ainsi qu’au Laser Plus de Sherbrooke.

Grève à prévoir du côté des chauffeurs d’autobus scolaires

Les cinq syndicats CSN du transport scolaire en Estrie ont obtenu un mandat de grève générale illimitée à être déclenchée au moment jugé opportun, au terme d’une tournée d’assemblées générales. Les 31 circuits scolaires du Haut-Saint-François pourraient donc être perturbés au retour des classes en 2019.
Les 230 travailleuses et travailleurs des Autobus des Cantons, de l’Estrie, B. Dion, La Sapinière et Coaticook revendiquent de meilleurs salaires, heures de travail et vacances. « Dans la région de l’Estrie, il y a déjà des transporteurs qui donnent plus que ce que, nous, on a », précise Stephen Gauley, président du secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) de la CSN. « On est quand même un 10 % en bas de ce que d’autres chauffeurs reçoivent. »

« Ce qu’on a le plus demandé à nos employeurs, c’est d’avoir un protocole, une entente au niveau de la méthode de travail pour les négociations », poursuit-il. Les syndicats souhaitent que les deux parties déposent leurs demandes simultanément, par souci d’équité. « Ce que l’employeur nous disait, c’est qu’il voulait être en mesure de revenir sur sa parole dans le fond. Il voulait pas déposer en même temps. Ce qu’il disait, c’est que même si on s’entend sur quelque chose, on veut être capable de le défaire le lendemain. Ç’a aucun sens. Ça fonctionne pas », se désole M. Gauley.

Le moment du déclenchement d’une hypothétique grève générale illimitée reste à être déterminé. « D’ici Noël, je penserais pas. Ce serait très, très surprenant. Ça va être plus en 2019 », mentionne Stephen Gauley. Trois commissions scolaires seraient alors touchées par les mesures : des Hauts-Cantons, des Sommets et de la Région-de-Sherbrooke, qui gère les écoles primaires de la Source-Vive à Ascot Corner et Notre-Dame-de-la-Paix à Johnville.

Il n’a pas été possible de joindre personne du côté du seul transporteur établi sur le territoire, Autobus La Sapinière (Transdev) à East Angus. Du côté de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, on disait attendre la confirmation du déclenchement de la grève avant de commenter.

Vingt ans de saines habitudes alimentaires

Les Cuisines collectives du Haut-Saint-François ont célébré leurs 20 ans d’existence dans leurs tout nouveaux locaux du 53 Angus Sud, à East Angus, lors d’un 4 à 7. Une vingtaine d’employées, collaboratrices et membres étaient sur place pour souligner le chemin parcouru par l’organisme depuis ses débuts.

L’événement a été tenu quelques jours seulement avant le 21e anniversaire des Cuisines, comme l’année 2018 aura été chargée pour elles. La dernière année leur aura permis d’être plus accessibles et inclusives, aux dires de Vee Langlois, directrice de l’organisme. « On avait envie d’avoir un lieu plus convivial où les gens se sentaient chez eux quand ils entraient. » L’accès est facilité pour les jeunes familles et les personnes à mobilité réduite.

En plus du déménagement, les Cuisines collectives ont profité des derniers mois pour ouvrir trois nouveaux points de service à Ascot Corner, Dudswell et Lingwick. « C’est des demandes citoyennes qui ont été faites et auxquelles on a répondu », poursuit Mme Langlois. Les Cuisines se répartissent maintenant en onze lieux à travers le Haut-Saint-François.

Leurs locaux principaux se trouvent à même ceux de Moisson Haut-Saint-François. Encore une fois, Vee Langlois se réjouit de ce changement pour le mieux. « C’est un super beau partenariat. C’est logique aussi parce que nos missions se complètent. » Éventuellement, les bénéficiaires de paniers de nourriture de Moisson HSF pourraient cuisiner leurs aliments dans les installations des Cuisines collectives. Le but étant alors la mise en mouvement des utilisateurs en vue d’une pleine autonomie.

D’hier à aujourd’hui
Le Service d’entraide alimentaire du Haut-Saint-François s’est incorporé le 2 décembre 1998. Au tournant des années 2000, le territoire de la MRC comptait quatre cuisines collectives, mais une baisse du financement a forcé une restructuration. C’est en 2004 que les Cuisines collectives ont adopté l’appellation qu’on lui connait aujourd’hui. En mars 2010, le projet Parcours de la solidarité de Service Canada permet d’ouvrir six points de service avec frigo et four.
Depuis ce temps, les Cuisines collectives ont retrouvé une erre d’aller. « On est en train d’avoir un gros regain et on est bien contentes de ça », confie Vee Langlois, en poste depuis juillet 2017. Cette année, l’organisme a reçu une quinzaine de groupes chaque mois. De plus, la MRC l’a mandaté pour mettre en place une table de concertation sur l’alimentation. « Pour nous, ça faisait juste du sens parce que promouvoir l’autonomie alimentaire et la saine alimentation par des groupes et des ateliers, c’est exactement dans notre mission. »

Les Hussards tiennent le fort

Les Hussards de Sherbrooke complétaient récemment leur troisième fin de semaine d’exercices militaires sur le territoire du Haut-Saint-François depuis le mois de septembre. Cette fois-ci, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, et le conseiller Michel Mercier ont pris part à une mission de convoi de personnalités qui les a menés jusqu’au centre de qualification des pompiers du chemin de l’Aéroport.

On retrouvait également dans le convoi de personnalités le député fédéral de Sherbrooke, Pierre-Luc Dusseault, le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, ainsi que le maire et le directeur général de Compton, Bernard Vanasse et Philippe De Courval.

La fin de semaine d’exercices intitulée Hussards endurcis réunissait une cinquantaine de militaires réservistes. Ceux-ci débutaient avec une reconnaissance de routes le samedi 24 novembre avant d’escorter des convois le dimanche.

« Aujourd’hui, c’était la vraie rencontre où le soldat pouvait appliquer ce qu’il a appris dans les derniers mois », résume le lieutenant-colonel Éric Beaudoin. « On a fait venir des personnalités. Il y avait vraiment des VIP de marque, ce qui donne un défi d’un autre niveau. »

La mairesse Sylvie Lapointe n’oubliera pas de sitôt le bruit des tirs de munitions à blanc. « J’ai trouvé ça très professionnel. On était vraiment dedans. Quand on était dans le tank, avec les casques, on comprenait tout ce qui se disait. Ça a duré trois heures ! C’était vraiment une simulation incroyable. »
La mission a débuté au banc Nadeau sur le chemin Ives Hill à Compton. Le trajet initial prévoyait un transit rapide à travers Johnville, mais des attaques simulées de forces ennemies ont forcé les Hussards et leurs invités à prendre quelques détours.

Le major Samuel Beaudette était l’un de ceux à bord. « On fait pas ça souvent. C’est arrivé qu’on prenne un de nos caporals comme VIP, mais c’est beaucoup plus intéressant d’avoir de vrais VIP pour faire cette escorte-là. »

La mission s’est terminée lorsque la lignée de véhicules blindés tactiques de patrouille a atteint le centre de qualification des pompiers de Cookshire-Eaton, servant ce jour-là de base où devait se signer un traité de cessez-le-feu avec les forces belligérantes. Les commandants ont alors récapitulé l’action qui s’était déroulée dans l’avant-midi pendant un débriefing.

Sur disque avec Salomé et l’odeur salée du fleuve

Une dizaine d’élèves de la polyvalente Louis-Saint-Laurent ont reçu la visite de l’auteure-compositrice-interprète Salomé Leclerc. L’artiste leur présentait à ce moment une pièce musicale dont le texte avait été écrit par ces mêmes étudiants dans le cadre du projet Notre Fleuve Chanté.
La fondation du groupe Les Cowboys Fringants est derrière le projet pédagogique de création artistique et de sensibilisation aux enjeux concernant le fleuve Saint-Laurent, en collaboration avec la Fondation David Suzuki. Il s’agit de la deuxième participation de la Cité-école à l’initiative, après avoir été associée à Vincent Vallières durant l’année scolaire 2016-2017 pour Nos Forêts Chantées.

Une chance à saisir
C’est au printemps dernier, alors que les auteurs en herbe étaient en troisième secondaire, que l’enseignante de français France Martineau a lancé l’invitation à prendre part au projet. « J’avais beaucoup misé sur l’expérience unique qu’ils allaient vivre. Ils vivront pas ça plein de fois », mentionne-t-elle.

La Fondation Cowboys Fringants a donné le mandat à l’auteur et directeur artistique Jonathan Harnois de recruter des groupes d’élèves dans dix écoles du Québec afin de livrer tout autant de chansons qui paraitront sur l’album Notre Fleuve Chanté. Le groupe de l’Estrie a participé à deux ateliers d’écriture de M. Harnois au cours desquels il a embrassé la poésie et mis sur papier leurs idées.

Salomé Leclerc a été surprise en recevant le texte. « Est-ce que vous me connaissiez déjà ? », a-t-elle demandé à l’intention des élèves. « Je dis ça parce que je trouve que le texte, c’est quand même imagé. C’est libre aussi d’interprétation. Les gens qui écoutent mes chansons, je souhaite qu’ils interprètent à leur manière mes chansons. Je trouve que ça a fait une belle job. »

Le résultat donne une ode autant au fleuve St-Laurent qu’à la fragilité de son écosystème. « Un long bourgeon de mer / Le vent dans tes cheveux clairs », entonne Salomé Leclerc pendant le refrain. « J’interprète votre chanson, vos paroles comme un hommage au fleuve, un hymne à la beauté, à tout ce qu’on peut retrouver au bord du fleuve », confiait-elle aux adolescents.

Un exercice formateur
Le directeur de la polyvalente, André Lachapelle, se montrait très enthousiaste. « C’est tellement beau comme projet. Surtout parce que, pour une fois, ils peuvent voir tout le travail de création, pas seulement le produit fini. Une belle expérience comme ça, c’est super bien pour eux autres. »

Pour plusieurs des étudiants présents, l’écriture d’une chanson représentait une incursion hors de leur zone de confort. « Avant, je faisais pas des poèmes dans ma chambre ou des affaires de même. Je pense que ça m’a vraiment appris à aimer la poésie. C’est moins compliqué que ce que je pensais », s’est rendu compte Anabelle Jodoin.

Jessica Nadeau, qui est chanteuse à ses heures, a sauté à pieds joints dans le projet. « J’aime beaucoup l’univers de la musique. Ça fait que c’est quelque chose que je me suis dit qu’il pourrait être le fun de faire. »

Même l’auteure-compositrice-interprète s’est fait prendre au jeu. « C’est un défi vraiment intéressant. Quand j’écris mes chansons, c’est moi qui écris les paroles la plupart du temps. C’est rare qu’on me propose des textes puis qu’on me propose de faire la musique par après. »

L’album Notre Fleuve Chanté doit être mis en vente au printemps 2019. Les profits amassés par les ventes du disque serviront à l’adoption d’un béluga auprès du GREMM (Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins).

Le tourisme augmente dans le Haut

L’approche des fêtes de fin d’année était le moment pour Tourisme Haut-Saint-François de dresser un bilan de la saison estivale 2018. La météo exceptionnelle de l’été dernier a permis aux 150 entreprises du secteur touristique de la région de voir une augmentation de leur achalandage dans 55 % des cas.

Les produits forts du Haut ont continué d’attirer leur lot de visiteurs. On n’a qu’à penser aux Jardins vivaces de Fernand, au parc du Marécage-des-Scots, à la Maison de la culture John-Henry-Pope ou à la côte magnétique. À cela se sont ajoutés la brasserie rurale 11 comtés et son resto Le Cuisinier déchainé.

Tourisme Haut-Saint-François a aussi eu une nouveauté de son côté : un premier bureau mobile. On a pu voir le kiosque ambulant entre autres dans les marchés publics l’été dernier. « Cette année, c’était comme une année test. L’année prochaine, on sait un peu plus où c’est payant l’envoyer », confie Isabelle Couture, directrice du développement local et des communications à la SADC.

Les bureaux fixes, quant à eux, ont aussi reçu leur lot de visiteurs, parfois grâce à un petit coup de pouce. Le bureau d’accueil touristique de Dudswell offrait des produits locaux en dégustation. Les vacanciers ont ainsi pu gouter aux tartes de la ferme La Corne d’or, aux viennoiseries de la Boulangerie Des Pains et des Roses et aux charcuteries Laval Lemelin. La halte touristique John-Henry-Pope a également innové de son côté en présentant l’exposition sur l’homme d’affaires et politicien de Cookshire-Eaton, dans l’église adjacente St-Peter’s.

La majorité des touristes dans la région provenaient de Montréal et de la Montérégie. Avec l’éventail d’activités de plein air disponibles, plusieurs excursionnistes de la région de Sherbrooke font le choix d’une ballade dans le Haut-Saint-François. Dans une moindre mesure, le territoire reçoit des gens de Québec et de la région de Chaudière-Appalaches.

« L’offre touristique se développe dans le Haut-Saint-François, autant grâce à des entreprises que des comités et des bénévoles. C’est un grand vecteur de fierté pour toute la région », se réjouit Isabelle Couture.

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