Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Un 12e Symposium tout en continuum

La paroisse Saint-François-de-Laval présentait récemment son 12e Symposium des arts à l’église Saint-Louis-de-France. En tout, ce sont 200 visiteurs qui ont circulé dans la nef centenaire au milieu de 22 exposants pendant deux jours.

Si la majorité des kiosques recelait de toiles de peinture, on retrouvait aussi parmi le lot des articles en bois, des vitraux et diverses pièces de tissus. Les exposants provenaient principalement des alentours d’East Angus, alors que certains arrivaient directement de Sherbrooke et Coaticook.

Paul-André Rivard avait quelques articles inusités qu’il souhaitait mettre de l’avant pour l’année à venir. Il dit être l’un des seuls au Québec à confectionner des sacs de transport pour gâteaux et tartes. Il joint à son offre d’autres sacs complémentaires, faits des mêmes tissus de Dijon, pour amener avec soi des baguettes de pain et des bouteilles de vin. Il laisse aussi aller sa créativité en élaborant des tabliers de cuisine, arborant des lutins de toutes les couleurs.

Lucille Duhaime fait de l’art naïf, inspiré par ses années passées à aider son père dans les travaux manuels sur la ferme. Les couleurs de ses toiles sont vives et les proportions, volontairement pas toujours à l’échelle. Ses œuvres mettent souvent en vedette ce qu’on appelle des maisons noires, à cause de leurs planches de bois qui s’assombrissaient une fois mouillées par la pluie. Mme Duhaime a créé plus de 600 toiles en 23 ans. Certaines d’elles se vendent à des prix pouvant atteindre 500 $, grâce à de bonnes évaluations faites par les galeries d’art.

Gilles Pomerleau, des Créations Mamylou et Papylou, ne compte pas son temps lorsqu’ils confectionnent ses articles en bois. Il s’agit pour lui d’une passion. Certaines de ses pièces se retrouvent aujourd’hui en France et aux Pays-Bas, après être devenues des coups de cœur pour certains. M. Pomerleau a recours à la scie à chantourner pour découper les fins détails de ses œuvres. Il est aidé par sa conjointe qui peint et décore les nombreux items qu’il crée au fil de ses idées.

Deux exposants du symposium ont donné une de leurs œuvres à la paroisse afin qu’elles soient tirées parmi les visiteurs. Donald Prévost, de La Patrie, a remporté une toile de Paul-Émile Durand, alors que Jacqueline Couture, d’East Angus, s’est mérité un panier de Pâques confectionné par le comité des résidents des Résidences du Haut-Saint-François.

Pour y voir plus clair la nuit

Une quarantaine de personnes, dont plusieurs membres du club local d’astronomie CAPRICE, ont assisté à la quatrième conférence annuelle du club, qui s’est tenue à la salle municipale de La Patrie. Le professeur du Cégep de Sherbrooke, Martin Aubé, a démontré les avantages des ampoules ambrées sur la pollution lumineuse nocturne, tandis que Rémi Boucher a donné quelques nouvelles de la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic (RICEMM).

La soirée était chapeautée par la Fédération des astronomes amateurs du Québec, qui en a profité pour effectuer la première retransmission en direct de son histoire via sa page Facebook. Bien que technique, la présentation du professeur Aubé s’adressait au grand public, ne serait-ce que par l’effet de masse que peut avoir une conscientisation face à la pollution lumineuse. En étant de surcroit située au cœur de la Réserve, la région du Haut-Saint-François joue un rôle important dans la santé de l’Observatoire du Mont-Mégantic.

Lumière bleue, peur bleue
Comme l’expliquait le professeur au Département de physique du Cégep de Sherbrooke, la composition spectrale, ou couleur, de la lumière nocturne joue un rôle déterminant dans son niveau de nuisance. Si l’on peut déjà concevoir que la présence de lumière la nuit viendra interférer avec l’astronomie et ses observations du ciel étoilé, de plus en plus de recherches démontrent ses conséquences négatives sur la santé humaine ainsi que sur celles de la faune et de la flore.

L’exposition à la lumière bleutée après le coucher du soleil augmente les risques des cancers du sein, de la prostate et colorectaux. Elle augmente aussi les niveaux de fatigue, de stress et de dépression chez les sujets étudiés en plus de diminuer leur productivité générale, aux dires de l’homme de sciences.
Du côté de la nature, la lumière artificielle interfère avec la migration de certaines espèces d’oiseaux, une plus grande mortalité chez les insectes ainsi que des types de plantes agricoles qui ne se développent pas pleinement, lorsque constamment éclairés.

Professeur Aubé est un ardent défenseur des ampoules ambrées qui émettent une lumière chaude et moins dommageable. Il a même mis en ligne une base de données (www.lspdd.org) recensant plus de 250 lampes qu’on retrouve sur le marché et permettant de les comparer selon leurs spécifications. Le meilleur outil pour contrôler l’éclairage nocturne demeure le détecteur de mouvement qui ne fonctionne qu’au besoin.

En bonne santé
Le coordonnateur scientifique et responsable de la Réserve de ciel étoilé, Rémi Boucher, avait de bonnes nouvelles à propos de la vaste zone inaugurée en septembre 2007. En douze ans d’existence, on n’a pas noté de réelle augmentation de la pollution lumineuse dans la région. On observe même une légère amélioration de la situation, suite à un intense travail de sensibilisation auprès de la population.

Alors que l’éclairage de nuit a tendance à augmenter de 6 % par année à l’échelle de la planète, on serait de retour à un niveau semblable à celui des années 70 à l’intérieur de la Réserve. M. Boucher a voulu déboulonner le mythe selon lequel plus de lumière la nuit augmente la sécurité en faisant diminuer la criminalité ou les accidents de la route. Des installations récentes et trop puissantes peuvent même avoir l’effet contraire pour les automobilistes.

Accidents de travail chez les jeunes

Une première Semaine de prévention des accidents du travail s’est tenue à la Cité-école d’East Angus récemment. Organisé par la CNESST, l’événement offrait plusieurs activités de sensibilisation, dont la conférence de Jonathan Plante, devenu paraplégique suite à une chute sur son lieu de travail.

La Semaine de prévention est une initiative régionale mise sur pied par la conseillère jeunesse et le service des communications de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail. L’initiative se promène dans différents établissements scolaires pour rejoindre les jeunes de quatrième et cinquième secondaire qui occuperont un premier emploi estival ou à temps partiel. Des animations en classe de même que des kiosques sur l’heure du midi abordent les thèmes de la santé et de la sécurité par le biais des droits et obligations de l’employé et de l’employeur.

On souhaite amener les jeunes à poser des questions, à demander d’être formés et à ne jamais être gênés de s’informer. Les statistiques sont encourageantes dans la province de Québec. Depuis le début des années 2000, on note une réduction de 50 % des accidents de travail chez les jeunes. Malgré tout, 30 accidents se produisent quotidiennement, pour un total de 11 000 par année. Six jeunes de 24 ans et moins mourront sur leur lieu de travail cette année.

« Même s’ils ont diminué, c’est encore des chiffres qui sont énormes », constate la responsable des communications à la CNESST, Julie Fournier. « On espère susciter la réflexion chez les jeunes. »

L’objectif est atteint avec la conférence de Jonathan Plante. Celui-ci se déplace aujourd’hui en fauteuil roulant après s’être déplacé sur un chantier de construction sans son harnais de sécurité. Paraplégique depuis 12 ans, le père de famille de 38 ans incite les jeunes à ne pas être gênés par leurs collègues de travail et à ne pas avoir peur de leur jugement. Une cinquantaine d’élèves ont assisté à la présentation à l’auditorium de la polyvalente. Depuis le début de ses allocutions, M. Plante a pris la parole devant plus de 29 000 élèves.

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Plus d’offres de services Internet dans la région

En modifiant l’entente régissant l’accès à l’Internet haute vitesse (IHV) sur son territoire, la MRC du Haut-Saint-François se donne désormais le droit de contracter avec plus d’un fournisseur de services et commencera à louer de l’espace dans ses tours à des tiers. La compagnie N4 Mobile de Sherbrooke est la première à profiter de l’opportunité pour déployer son offre au public. L’arrivée de ce second joueur donnera un choix aux citoyens, alors que certains secteurs, comme Dudswell, devaient obligatoirement se rabattre sur la compagnie Xittel.

La possibilité de magasiner
Jusqu’à tout récemment, le partenariat entre la MRC et Xittel, détenue par Maskatel, proposait des services Internet haute vitesse et de téléphonie à des prix exorbitants aux yeux de plusieurs. Et par «haute vitesse», on entendait une vitesse de téléchargement plafonnant à 5 Mbit/s pour un forfait mensuel débutant à 49,99 $. La vitesse de téléchargement la plus rapide était de 10 Mbit/s avec un forfait débutant à 69,99 $ par mois. Bref, on était loin des standards proposés par le CRTC qui veulent que « tous les ménages et toutes les entreprises du Canada aient accès à une connexion Internet à large bande d’au moins 50 Mbit/s en téléchargement. »

Un bref survol des prix des forfaits Internet proposés par N4 Mobile démontre qu’une connexion mensuelle de base à 5 Mbit/s se détaille toujours à 49,95 $. Toutefois, les possibilités pour le citoyen sont ici plus grandes, alors que la vitesse de 10  Mbit/s, jugée comme minimale pour l’écoute de vidéos en ligne, débute à 59,95 $ par mois. Également, l’entreprise propose plusieurs vitesses, dont celle de 50 Mbit/s recommandée par le CRTC, et ce, sans limite de téléchargement, ce qui n’était pas le cas du côté de Xittel.

Graduellement, mais surement
Cette nouvelle accessibilité aux infrastructures de télécommunication de la MRC pour les entreprises augure bien pour le citoyen. Le directeur général de la MRC, Dominic Provost, le confirme : « Notre objectif est de contribuer à l’augmentation de l’offre pour notre population. » Pour l’instant, explique-t-il, l’entente avec N4 Mobile prévoit qu’elle utilisera deux tours situées à Dudswell. La MRC est ouverte à élargir l’accessibilité aux autres tours, mais dit attendre un plan de déploiement de cette dernière. La compagnie N4 Mobile était déjà présente sur le territoire, avec neuf lignes de transmission. À terme, la firme prévoit ajouter 26 lignes supplémentaires qui viendront couvrir 80 à 85 % du territoire du Haut-Saint-François.

Le président de l’entreprise, Michel Savoy, disait recevoir de fréquentes requêtes des citoyens de la région quant au déploiement des services. « C’est très attendu. Les gens de ces secteurs-là attendent ça depuis un bon bout. »

N4 Mobile avait l’intention de débuter le déploiement de ses trois services dès le mois de février, mais la météo capricieuse avait freiné l’accès aux différentes tours. Ainsi, dès ce mois-ci, son réseau Internet Airfibre sera étendu à East Angus, Westbury, Dudswell et Weedon. La phase 2 prévoit l’ajout des localités de Bury, Ascot Corner et Cookshire-Eaton (incluant Sawyerville et Eaton Corner). Finalement, la troisième phase reliera Newport, Lingwick, Scotstown, Hampden, La Patrie, Chartierville et Saint-Isidore-de-Clifton aux réseaux Internet, de téléphonie et de télévision de l’entreprise.

Pour l’instant, ce sont les citoyens du secteur Dudswell qui devraient profiter des nouveaux services offerts. La directrice générale de la municipalité, Marie-Ève Gagnon, mentionne qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les utilisateurs qui auront désormais le choix entre deux entreprises.

Les chauffeurs d’autobus scolaires en colère

Cinq syndicats du transport scolaire de l’Estrie, couvrant 215 circuits, entendent recourir à la grève du 10 au 17 avril inclusivement. Celui des Autobus La Sapinière, associé à Transdev à East Angus, fait partie du lot. En cas de mésentente avec les employeurs, un autre débrayage serait prévu du 7 au 14 mai.

« Les demandes des conductrices et des conducteurs ne sont aucunement exagérées et s’appuient sur les conditions de travail octroyées chez un autre employeur de la région », déplore Stephen P. Gauley, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière affilié à la CSN. La compagnie avec laquelle se comparent les quelque 230 chauffeurs lésés est Autobus Ashby, située à Ayer’s Cliff. Chez cette dernière, les employés sont rémunérés 23,24 $ de l’heure, soit un écart salarial de plus de 10 % avec nos conducteurs locaux. De plus, Autobus Ashby offre une gamme plus complète d’avantages sociaux.

Des conséquences réelles
« Pour nous, cette réalité démontre que plusieurs employeurs ont la capacité d’octroyer ces mêmes conditions, tout en demeurant rentables », poursuit M. Gauley. « C’est pas quelque chose qu’on va chercher en l’air. Ça existe ! »

Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN), craint les risques de la pénurie de main-d’œuvre sur le transport scolaire. « Ce service essentiel à la population est au bord de la crise ! » Il rappelle que, en janvier dernier, 160 jeunes de sept écoles primaires de Sherbrooke n’avaient pas eu de déplacement vers leur école en raison de l’incapacité des transporteurs à remplacer les conducteurs malades.

Préparation, malgré le peu d’information
Du côté de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, on attend les détails de ce débrayage. « C’est sûr qu’on se prépare et qu’on ne prend pas ça à la légère », mentionne son président Yves Gilbert. « Mais on a peu d’information au moment où on se parle. »

M. Gilbert rappelle que le but de la CSHC en temps de grève des chauffeurs d’autobus est de garder les écoles ouvertes, malgré le casse-tête généré par la coordination des différents transporteurs pour un établissement du type de la polyvalente Louis-Saint-Laurent. « Il faudra voir le ou les circuits qui sont touchés et, à partir de là, on travaillera avec les parents », de terminer le président.

Le Magasin général Morin du canton de Lingwick rouvre ses portes après un mois de fermeture

Le Magasin général Morin de Lingwick a rouvert ses portes la semaine dernière après une pause d’un mois. Les propriétaires souhaitaient prendre un temps d’arrêt pour songer à l’avenir du commerce.
C’est le lundi 25 mars que Martin Morin, sa conjointe Véronique Ferland et sa sœur Marie-Soleil Morin sont revenus à l’ouvrage après quatre semaines de réflexion. Le trio avait préalablement tenté de vendre l’entreprise, en vain. Comme le commerce requiert des investissements et des rénovations, les administrateurs avaient préféré les retarder afin de garder le prix de vente bas.

Finalement, les Morin ont pris la décision de poursuivre l’aventure et de se charger de la modernisation de l’établissement centenaire. « On va réinvestir dans le magasin puis on va continuer », résume Mme Ferland. Celle-ci a servi des clients contents de retrouver leurs anciennes habitudes, le 25 mars dernier. « Les personnes qui sont venues étaient toutes heureuses qu’on soit rouvert », poursuit-elle.
Peu avant la fermeture temporaire, les propriétaires avaient pris soin d’avertir les personnes-ressources du Canton. Ceux-ci avaient également commencé à informer les clients réguliers lors de la dernière semaine d’exploitation, à la mi-février.

Céramique Vachon, finalement maitres chez eux

Céramique Vachon, située à Ascot Corner, s’est mérité le prix Construire pour l’entreprise de l’année dans la région de l’Estrie, lors du banquet Reconnaissance de l’Association de la construction du Québec (ACQ).

L’événement se tenait dans le cadre du congrès annuel de l’association, au Manoir Richelieu, dans la région de Charlevoix, le mois dernier. Animé par Véronique Cloutier et Louis Morissette, le banquet Reconnaissance remettait 22 prix Construire parmi les 500 participants.

C’est dans la catégorie régionale que s’est illustrée Céramique Vachon. L’entreprise s’est démarquée dans l’Estrie en plus de contribuer à son développement économique et social. Son président, Stéphane Vachon, est ravi de l’honneur. « C’est du monde de la construction qui a voté pour nous autres. Ils reconnaissent l’entreprise après 30 ans d’existence. »

En trois décennies, la compagnie fondée par les frères Yves et Luc Vachon s’est hissée parmi les trois plus importants joueurs du domaine de la céramique au Québec. Ayant entre autres les chaines de restaurants McDonald’s et St-Hubert comme clients, Stéphane Vachon mentionne que 80 % du chiffre d’affaires de l’entreprise se fait à l’extérieur de l’Estrie. En se voyant octroyer le prix régional Construire, il se disait ravi cette fois de se démarquer dans le domaine de la construction à la maison.

Les serres poussent moins vite que prévu chez MYM Weedon

La première phase de construction de serres de cannabis médicinal n’est toujours pas complétée sur le site de MYM Nutraceuticals, sur le 2e Rang à Weedon. Celle-ci était initialement prévue pour l’automne 2018. Certains échéanciers de production ont déjà été modifiés du côté de l’entreprise et la stratégie d’affaires du projet devrait être mise à jour sous peu.

La rigueur de l’hiver qu’on vient de connaitre a entrainé l’interruption du chantier pendant quelques semaines en mars, indique par courriel le relationniste de MYM Billy Casselman. Les mois de janvier et février, avec leurs froids et leurs chutes de neige inhabituels, n’ont également pas aidé à l’avancement des travaux. La main-d’œuvre et la machinerie ont eu de la difficulté à accéder au site, auquel on accède par une route de gravelle. L’équipe de MYM entendait se remettre à l’ouvrage dès l’arrivée du printemps.

La phase 1 du projet prévoyait la construction d’une première serre de 30 000 pi2 pour décembre 2018 et un début de la production en janvier. L’édification de la serre allait permettre l’envoi de la documentation auprès de Santé Canada préalable à l’obtention de la licence de production. Pour le moment, aucune de ces étapes n’a été complétée. Les dernières projections de MYM prévoient de récolter 3000 kg de cannabis en 2019, comparativement aux 55 000 kg initialement prévus.
À l’interne, MYM avait subi un changement de dirigeants, alors que Howard Steinberg a succédé à Rob Gietl en tant que chef de la direction.

Un minicentre commercial s’en vient à Ascot Corner

L’une des portes d’entrée ouest du Haut-Saint-François par la route 112 s’apprête à changer radicalement de visage. D’importants travaux débuteront sous peu aux abords du chemin Galipeau, à Ascot Corner, alors qu’un minicentre commercial sera implanté à l’intersection achalandée. Derrière le projet, un quartier résidentiel d’une quarantaine d’unités sera développé, en plus de laisser place à des locaux industriels.

D’autres travaux au coin Galipeau
Excavation Steve Leblanc, qui exécute les travaux, affirme que ceux-ci se remettront en branle avec le printemps. On vise une ouverture des commerces cette année. La bannière confirmée pour le moment est celle d’Ultramar, qui y opérera un poste d’essence annexé à un dépanneur Marché Express. Un commerce de restauration rapide y aura également pignon sur rue, Ultramar partageant certains de ses sites avec Tim Hortons ou McDonald’s. Enfin, une succursale libre-service Pipeline commerciale pour camions lourds sera également en exploitation.

Le représentant commercial d’Ultramar pour la région, Jean-Michel Leclair, confirme que le projet prévoit le déménagement de la station diesel Pipeline, présentement située 6 km plus à l’est sur la route 112. Pour ce qui est de la station Ultramar déjà présente au cœur de la municipalité d’Ascot Corner, « on sait pas encore. On est en réflexion », avance-t-il.

Pour accéder au futur quartier résidentiel, le chemin Galipeau sera prolongé du côté sud de la route 112, là où se trouve actuellement un demi-tour. Après le terrain du site commercial se trouvera un carrefour giratoire qui donnera accès au reste du projet. Vers l’ouest, Excavation Steve Leblanc souhaite transformer ce qui est à l’heure actuelle une carrière à l’arrière de ses locaux en zone industrielle.

Il avait déjà été question d’implanter un hôtel dans l’espace commercial, mais l’approvisionnement en eau, entre autres pour les gicleurs du potentiel établissement, posait problème. Néanmoins, le président de la compagnie d’excavation, Steve Leblanc, se montre satisfait de la concrétisation prochaine du projet. « Ça va faire gros du développement parce que la porte d’entrée du Haut-Saint-François, c’est exactement où l’on est. »

Le nouveau côtoie l’ancien
Le site de 400 000 pi2 était anciennement celui du ferrailleur Georges Chicoine. Celui-ci habite d’ailleurs toujours la maison de briques brunes qui jouxte le projet. L’homme qui a célébré ses 100 ans le 1er mars dernier a conclu une entente avec Steve Leblanc, lui permettant de demeurer sur place, tant que sa santé le lui permettait.

Le centenaire, dont on a parlé dans notre édition, vit avec deux de ses fils, Alain et Robert, sur le lieu où il a passé toute sa vie. Lors de l’acquisition du terrain, Steve Leblanc en a fait le tour à pied en compagnie de ses enfants. Ils ont alors aperçu des remblais de roches dont se souvenait M. Chicoine pour y avoir fait divers travaux au fil des ans.

L’entente qui relie notre jeune retraité à l’entrepreneur lui permet de continuer à bucher du bois sur les terres, lui qui aime chauffer sa maison à l’ancienne. Le père de 15 enfants conclut en disant avoir son futur voisin en haute estime. « Pour moi, Steve Leblanc est un monsieur. »

De l’autre côté de la rue, le Dépanneur A+ Lucie Huard avait récemment fermé ses portes en début d’année.

Claude Beaudoin, le Nikola Tesla du Haut-Saint-François

Qui aurait cru que dans un garage de Cookshire-Eaton se cache une entreprise produisant des accessoires pour motoneige vendus à travers le pays et développant un véhicule amphibie tout-terrain ? C’est pourtant ce que fait B-PWR avec, à sa tête, Claude Beaudoin.

Après 17 années passées chez BRP dans les départements de la formation et de la résolution de problèmes, M. Beaudoin est recruté par une firme russe en tant que directeur de l’ingénierie en 2014. De retour au Québec, il se remet vite au travail à son compte en fabriquant des accessoires pour véhicules récréatifs à valeur ajoutée.

Bonifier le produit d’origine
Lors de la visite du journal à l’atelier de B-PWR, l’entreprise venait de conclure une première vente à Las Vegas. Il s’agit d’un fait inusité puisque la compagnie produit principalement des accessoires de motoneige tels que des bras de suspension, des casques et des silencieux. D’un autre côté, Claude Beaudoin est de plus en plus accoutumé à ces demandes en provenance de l’extérieur pour avoir déjà expédié en Europe et en Alaska. Il est d’ailleurs à la recherche d’un distributeur pour ses produits en sol américain, comme la demande va en croissant.

L’an dernier, B-PWR a connu une hausse de 30 % de ses ventes d’accessoires. Présentement en période de précommande pour la saison 2019-2020, la compagnie peut déjà s’appuyer sur des demandes totalisant 65 000 $. Il faut dire que la petite équipe est formée de passionnés très productifs. À quatre, ils ont réussi à générer des ventes de l’ordre de 400 000 $ l’an dernier en seulement six mois de production.

B-PWR est d’ailleurs à un point tournant où elle doit aménager dans des locaux plus grands et mieux adaptés pour poursuivre sa lancée. Elle lorgne autant du côté de Cookshire-Eaton que de celui de Sherbrooke. Elle souhaite aussi attirer investisseurs et conseillers pour l’aider à passer à cette prochaine étape. Son propriétaire est confiant comme la compagnie est profitable, exempte de dettes et propose des produits qui suscitent l’engouement.

Carburer à l’innovation
Cette base solide des accessoires récréatifs propulse le second pan de B-PWR, soit la création d’un véhicule amphibie tout-terrain. Claude Beaudoin le décrit comme le bolide ultime, « une beauté suprême ». L’engin n’aurait virtuellement aucun obstacle à son épreuve en pouvant se déplacer dans toutes les conditions climatiques et en s’y adaptant automatiquement, sans intervention du chauffeur.
Après un prototype dévoilé au public en novembre dernier, M. Beaudoin et son équipe ont tout recommencé à zéro pour bâtir une deuxième version tenant compte des commentaires reçus des utilisateurs potentiels. « Notre compagnie est drivée par le client. Ce dont le client a besoin, on l’écoute et on y répond », résume l’inventeur et entrepreneur.

La seconde mouture ne devrait plus se faire attendre trop longtemps, alors que B-PWR souhaite présenter son Typhon à l’équipe de l’émission RPM cet été lors d’un essai routier qui sera diffusé. Cette fois-ci, B-PWR s’entourera d’aide extérieure. Des étudiants stagiaires viendront prêter main-forte à l’équipe déjà en place.

L’entreprise a d’ailleurs suscité un énorme engouement du côté des chercheurs de stage de l’Université de Sherbrooke. Avec un total de 24 postulants, Claude Beaudoin s’est fait répondre qu’« on n’a jamais eu autant d’applications et de demandes de stage que pour la tienne », de la part de l’administration de l’établissement. Comme quoi la pénurie de main-d’œuvre devient relative lorsqu’un projet soulève les passions.

Quand on veut, on peut
Cela devrait donc porter à 7 ou 8 personnes l’équipe qui s’activera cet été autour du Typhon dans l’atelier de B-PWR. Le prototype avait déjà de quoi étonner avec ses caractéristiques avancées, malgré des moyens de production modestes. Sa plateforme modifiable en autobus ou benne « nous distingue complètement des compétiteurs » qui n’offrent qu’un plateau fixe.

À Bromont, la compagnie Zeal Motor travaille sur son Fat Truck, qui constitue la compétition directe au Typhon de B-PWR. La différence est que le premier a déjà bénéficié d’aides financières de 570 000 $ pour un investissement de départ de 1,5 M$, alors que le véhicule développé à Cookshire-Eaton est en quelque sorte autofinancé.

Claude Beaudoin aborde la situation comme un défi supplémentaire. « Nous, on n’a pas ces moyens-là, mais c’est pas grave. On n’a pas les moyens, mais on a les idées ! »

Éviter d’être caduc avec la DUC

La MRC du Haut-Saint-François ainsi que quatre de ses municipalités ont rejoint la majorité du peuple québécois en adoptant la Déclaration d’urgence climatique (DUC). Dans cette veine, Saint-Isidore-de-Clifton a joint la parole aux actes en offrant à la population une conférence sur le zéro déchet, suite à son appui au pacte en début d’année.

Un mouvement global
La Déclaration universelle citoyenne d’urgence climatique est une initiative de GroupMobilisation, fondé par Michel Jetté, cinéaste, et André Bélisle, écologiste. À l’heure actuelle, 318 municipalités du Québec représentant quelque 6,2 M de citoyens l’ont adoptée « afin de réduire de toute urgence nos émissions de gaz à effet de serre. » À l’échelle locale, ce sont la ville de Cookshire-Eaton, le Canton de Lingwick ainsi que la municipalité de La Patrie qui ont rejoint les rangs aux côtés de Saint-Isidore-de-Clifton et de la MRC du Haut-Saint-François.

Carl Lajeunesse, coordonnateur de Greenpeace Sherbrooke depuis 2014, avait fait parvenir un courriel à l’ensemble des 86 municipalités de l’Estrie fin 2018 pour les inviter à ratifier la DUC. Par le biais de son initiative FETE.eco, il recense les municipalités participantes dans le but que l’Estrie devienne la première région administrative ayant adhéré à 100 % au pacte.

L’ancien candidat aux élections provinciales pour le Parti Vert, Sylvain Dodier, s’était aussi empressé dès novembre 2018 pour adresser une lettre au conseil municipal de Saint-Isidore-de-Clifton, demande qu’il a répétée lors de la réunion du conseil de décembre. Les élus ont par la suite adopté la résolution en janvier dernier.

Des actions locales
Il faut dire que la municipalité multiplie les mesures environnementales depuis les dernières années, après s’être dotée d’une politique de développement durable en 2014. Que ce soit l’installation de compteurs d’eau, l’utilisation de vaisselle compostable à la salle des loisirs ou la distribution annuelle d’arbres à la population, Saint-Isidore a l’environnement à cœur. La prochaine étape sera l’instauration de la collecte des matières putrescibles ce printemps.

Cela tombait donc sous le sens que la Place Auckland soit le théâtre d’une conférence zéro déchet, présentée par Hélène Boissonneault, de la firme sherbrookoise Effet PH. D’entrée de jeu, celle-ci reconnait que la seule véritable façon pour quelqu’un de ne produire aucun déchet est d’être mort. Et encore, certains rites funéraires restent très polluants. Mme Boissonneault présentait donc le zéro déchet comme une direction à prendre, plutôt qu’un objectif à atteindre à tout prix.

À la tête d’un service de garde en milieu familial, la minimaliste a développé plusieurs alternatives écologiques au fil des ans. Elle fabrique ses propres produits nettoyants avec des pelures d’agrumes pour l’odeur et du vinaigre blanc comme désinfectant. Au lieu d’un assouplisseur chimique à usage unique, elle utilise une balle de séchage réutilisable. Ses recherches sur la maximisation des ressources lui ont même permis d’apprendre que les pelures de bananes se cuisinaient et étaient comestibles !

Un virus informatique se fait passer pour des organismes locaux

Un virus informatique a infecté une demi-douzaine d’organisations et de municipalités du Haut-Saint-François, dont le Centre d’action bénévole (CAB) et la municipalité de Weedon, ces quatre derniers mois. Certaines d’entre elles étaient des utilisatrices du réseau interne de la MRC, qui est intervenue dès le mois de novembre dernier afin de freiner la propagation.

Bien pensé
Le virus, répandu à l’échelle mondiale, employait la méthode du spoofing, ou d’usurpation d’identité, pour se propager. En se faisant passer pour un contact légitime, il envoyait des courriels contenant un document Word ou un lien cliquable présenté comme étant une facture à payer. Lorsque le destinataire consultait ce qui était en réalité un cheval de Troie, son poste informatique devenait infecté et pouvait à son tour transmettre le logiciel malveillant à ses contacts.

Antoni Dumont, de chez Solutek Informatique, avoue que le virus est très bien fait. Celui-ci a la capacité de s’autoreproduire. « On l’enlevait, puis il revenait. » Lui et son équipe sont entre autres intervenus auprès du CAB en novembre et décembre derniers.

Le CAB a un crabe
La directrice générale du Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François, France Lebrun, avait remarqué une baisse de performance des postes informatiques de l’organisme en novembre 2018. Elle a donc contacté Solutek pour obtenir de l’aide. « On débarque là et on se rend compte qu’elle est infectée jusqu’au cou », se rappelle Antoni Dumont. « C’était un vrai cauchemar. »
L’entreprise de soutien informatique a pris trois jours pour démêler et trouver l’origine du problème. France Lebrun se souvient que le système de messagerie courriel était particulièrement atteint. « Mettons qu’on pouvait envoyer 200 courriels à l’heure, mais dans les deux-trois premières minutes, notre quota était déjà atteint. Après ça, on ne pouvait plus rien envoyer, ni recevoir », détaille-t-elle.

Plus de peur que de mal
Le CAB a dû, au final, changer l’hébergeur de son site internet, faire la mise à jour de ses systèmes vers Windows 10 et passer à un autre logiciel d’envoi de courriels. Ailleurs dans la MRC, les dommages sont demeurés relativement mineurs.
L’adresse courriel de la secrétaire de direction de la municipalité de Weedon, Marie-Claude Cloutier, est en quelque sorte la porte d’entrée en ligne pour les citoyens. C’est elle qui reçoit et réachemine les diverses communications. « Ça m’a pris un nouvel ordinateur. Il a carrément planté ! » Il faut dire qu’il était déjà prévu que son poste de travail soit mis à jour puisqu’il était vieillissant. « Mais le virus a devancé le tout », résume-t-elle.

Elle se dit satisfaite du support qu’elle a reçu de la part de l’administrateur des réseaux informatiques de la MRC, Éric Charland. À distance, ce dernier a pu procéder à des traitements antivirus qui ont éventuellement porté fruit.

Aucun système n’est parfait
Le directeur général de la MRC, Dominic Provost, concède que ses antivirus ne sont pas parfaits, surtout lorsqu’un usager fait l’action d’ouvrir un logiciel malveillant. « On n’avertit pas le monde des virus. On les empêche de rentrer, puis s’il y en a un, on l’enlève. » Le réseau interne de la MRC relie 52 bâtiments municipaux et communautaires. Il fournit la protection et l’hébergement sur serveurs à 250 usagers du Haut-Saint-François.

Dans l’optique de fournir un service plus complet à ces clients institutionnels, la MRC a procédé à l’embauche d’un second technicien le mois dernier. Une somme de 1600 $ fut également allouée à ce moment pour une formation en sécurité informatique, tel qu’indiqué dans le Plan d’action 2019.

Il ne reste aujourd’hui plus que quelques traces dans la région du virus apparu à la fin de l’année dernière. Quelques municipalités et organismes continuent d’envoyer des courriels infectés, mais un bon travail de prévention et d’éducation a été fait depuis. C’est le cas de la municipalité d’Ascot Corner qui a averti ses citoyens par le biais des pages de son dernier journal communautaire paru au début du mois.

Outre Ascot Corner, Weedon et le CAB, la CDC, le CIUSSS de l’Estrie et Moisson Haut-Saint-François avaient également été touchés par le virus.

Une soirée parfaite telle quelle

Près de 150 personnes ont défilé au Manège militaire de Bury pour assister au vernissage de l’exposition de photos Parfaites telles quelles du Centre des femmes du Haut-Saint-François La Passerelle. Le projet présentait 19 clichés de femmes, accompagnés d’un texte rédigé par la modèle. La soirée se tenait dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes et a suscité son lot d’émotions, principalement chez celles qui avaient accepté de se prêter au jeu de la caméra.

Audace
D’entrée de jeu, la coordonnatrice de La Passerelle, Andrée Larrivée, a prévenu l’assistance. « Ces photos suscitent beaucoup de réactions, qu’elles soient positives ou négatives. » Trois sentinelles, ou gardiennes du respect, sillonnaient la salle pour démystifier les commentaires des spectateurs. Les photographies présentaient des corps féminins partiellement ou complètement nus.

Les thèmes représentés dans les clichés et abordés dans les textes d’accompagnement traitaient d’allaitement, de consentement et de standards de beauté. On y célébrait la diversité corporelle à travers la pilosité, les vergetures ou, encore, les traces laissées par un accouchement. Comme le résumait Valérie Cloutier-Morin : « Dans le fond, avec cette expo-là, ce qu’on montre, c’est que le plus important, c’est qu’on soit libres d’être qui on est. »

Facilement convaincues
Les 19 participantes du projet ont fait un travail préalable avant d’être prises en photo. Elles ont réfléchi en groupe à différents concepts lors d’ateliers qui encourageaient le cheminement et la réappropriation de son corps. La photographe de l’exposition, Kim Gaudreau, a été interpellée par le concept. « Ça faisait longtemps que j’avais envie de faire une exposition mettant en avant la femme, les sentiments. Bref, ça m’a vraiment beaucoup parlé. » À ses yeux, l’expérience a été inspirante. « L’œuvre est belle, mais la démarche derrière est encore plus grande. »

Julie Tremblay se trouvait dans l’assistance vu son intérêt pour la cause féministe. Elle s’implique activement auprès de La Passerelle en plus de la cellule locale de l’AFEAS à Cookshire-Eaton. « Ce que j’aime de l’exposition, c’est que ça permet à la femme d’arrêter d’avoir peur. »
Mme X, une intervenante de la Méridienne qui a requis l’anonymat, était l’une des trois gardiennes de respect de la soirée en plus d’avoir sa photo exposée. Dès la présentation du projet, elle a souhaité y participer, avant d’éprouver une certaine crainte. « Dans quoi je m’embarque ? J’avais un certain malaise de la nudité. Finalement, ça s’est bien passé. J’étais étonnamment très à l’aise devant la photographe. Personnellement, je pensais jamais faire des photos comme ça. Mais les messages revendicateurs qui viennent avec les photos, c’est ça qui est beau. »

Sa représentation et le texte qui l’accompagnait traitaient de consentement et de relation amoureuse malsaine. Pour elle, l’expérience a été libératrice. « Ça veut tellement dire quelque chose, ça a tellement une valeur ce projet-là. C’est un projet de diversité corporelle et de s’aimer comme on est puis d’arrêter de subir les pressions sociales. C’est très valorisant comme projet. Ça m’a permis d’être encore plus à l’aise avec mon corps qu’avant. »

L’AFEAS Dudswell reçoit la première femme ministre de l’Agriculture

Pour son deuxième événement soulignant la Journée internationale des droits des femmes, l’AFEAS de Dudswell avait convié la députée de Compton-Stanstead et nouvellement ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, à prendre la parole devant une trentaine de membres. La journée d’activités comprenait aussi une séance de métamorphose beauté pour cinq femmes qui se sont grandement impliquées dans la communauté au cours de la dernière année.

Le droit de se donner du temps
Le sous-sol de l’église Saint-Clément du secteur Bishopton était reconfiguré pour accueillir non seulement les membres AFEAS, mais aussi quatre stations de maquillage, coiffure, manucure et massage. Les cinq femmes choisies pour la métamorphose ont donc reçu les soins de Manon Champagne au maquillage, Domenica Guzzo à la coupe de cheveux, Chantal Fortier aux ongles et Brigitte Cloutier, de la Station Détente Spa. Marjolaine Larocque, secrétaire de la cellule locale de l’association féminine, leur a témoigné la reconnaissance du groupe. « Ça a été notre façon de leur dire merci en les choisissant cette année. Elles ont été suggérées par d’autres personnes. »

La mairesse de la municipalité de Dudswell, Mariane Paré, a pris la parole pour témoigner du chemin parcouru par les femmes. « Quand on parle du droit des femmes, je suis bien heureuse qu’il y ait des femmes qui ont ouvert des portes pour les autres. Dans le temps, le monde municipal, c’était un monde d’hommes. » Mme Paré a profité de l’occasion pour souligner le travail de Nicole Robert qui a été préfet de la MRC de 2008 à 2016 et qui était présente lors de la journée.
Reconnaitre le problème

En fonction depuis seulement huit jours au ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau était fière d’être la première femme du pays à occuper ce poste. Ses brèves recherches lui ont même indiqué qu’elle serait la première Québécoise depuis les années 1800 à diriger ce ministère. Avant tout, elle s’est adressée aux femmes de l’AFEAS pour traiter d’égalité hommes-femmes.

« Je savais pas que j’étais féministe il y a quatre ans. Dans ma vie personnelle, j’avais jamais eu à mener ce combat-là parce que, que ce soit dans ma famille ou à l’école, j’avais jamais senti que je n’avais pas les mêmes opportunités que mes collègues masculins. C’est quelque chose que j’ai découvert dans le volet international. » En effet, c’est lorsqu’elle débuta ses fonctions en tant que ministre du Développement international que la députée fut à même de constater les inégalités à l’étranger.

Jusqu’au bout
De retour au pays, elle put constater que les choses n’étaient guère mieux. « Le combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes est pas fini au Canada. Il y a encore tellement de violence contre les femmes. »

Mme Bibeau voit toutefois des lueurs d’espoir alors que le système gouvernemental s’adapte tranquillement. Toutes les demandes de financement présentées au conseil des ministres doivent désormais être soumises à une analyse basée sur le genre. Cet examen évalue les différences d’impact entre les hommes et les femmes et si un projet aide à diminuer l’écart salarial. Par exemple, le budget de 2019 déposé hier est soumis à une telle analyse.

La présidente régionale de l’AFEAS Estrie, Émilienne Mampuya, a conclu la période de discussions en partageant son expérience personnelle, elle qui est originaire du Cameroun. Vivant maintenant au Canada, elle incite ses concitoyennes à poursuivre la bataille. « La lutte n’est pas finie. Levons-nous debout, prenons notre place partout où on est, quelle que soit l’âge qu’on a. Ensemble, on va apporter un changement à la fois. »

Valoris arrive en ville

Après une première rencontre publique plutôt malaisante en février dévoilant son projet d’agrandissement, Valoris a fait ses devoirs et est entrée de plain-pied dans sa démarche d’acceptabilité sociale lors de son activité spéciale de samedi dernier. Beaucoup plus solides et préparés, ses représentants ont répondu aux inquiétudes de la quarantaine de personnes présentes. Parallèlement, le parc éco-industriel et deux de ses anciens dirigeants ont plaidé non coupables à deux infractions sur la Loi sur les pêches la semaine dernière à Sherbrooke.

Considérer le citoyen
Étonnamment absent de la rencontre du mois dernier, le président de Valoris et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, était cette fois de la partie. Le public a d’ailleurs pu faire la connaissance de Denis Gélinas, directeur général par intérim, suite au départ de Jean-François Sornin.

Depuis le début des démarches entourant le projet d’agrandissement de son lieu d’enfouissement technique (LET), Valoris semble finalement avoir pris ses communications au public au sérieux, entre autres en mettant en ligne un second site web dédié au sujet et en étant plus active sur les réseaux sociaux.
L’activité de samedi dernier était séparée en trois thématiques : la démystification de la mission de Valoris, la raison d’être de l’actuel projet d’agrandissement et le cadre législatif strict entourant les LET.

Loin du dépotoir d’antan
Le directeur général par intérim, M. Gélinas, a, d’entrée de jeu, rappelé que Valoris est une organisation publique formée de deux partenaires que sont la MRC du Haut-Saint-François et la Ville de Sherbrooke. Cette dernière, avec une population de 165 000 personnes, représente grosso modo 80 % des matières entrant à l’écocentre. Avec un principe d’utilisateur payeur, il est faux de croire que le Haut-Saint-François se retrouve à payer pour l’enfouissement et la valorisation des matières provenant de la ville. Et advenant la génération de profits, ceux-ci seraient divisés à parts égales entre la MRC et la ville-centre de l’Estrie.
Denis Gélinas a souligné que, comme son nom l’indique, Valoris a comme mission première la valorisation des déchets au lieu de leur enfouissement. L’objectif ultime demeure de tendre vers le zéro déchet, chose qui ne pourra être atteinte qu’avec un changement de mentalité au sein de la population. Le taux de valorisation actuel au centre de tri est de 51 %, alors que la performance visée est de 70 %.

La présence d’un troisième bac, celui du compost, fait une grande différence dans la quantité de matières récoltées chez les citoyens. Alors que certaines municipalités du Haut-Saint-François tardent à introduire le bac brun, la moyenne de la MRC est de 343 kg de déchets par habitant par année. La Ville de Sherbrooke, qui pratique la collecte à trois voies, voit sa moyenne baisser à 186 kg/hab./an.

Suite des choses
Les citoyens présents à l’activité étaient bien moins fâchés que lors de la première rencontre publique de février. Bien que certains aient rappelé la présence d’odeurs en provenance du site de Bury, la majorité a semblé en partie rassurée par les réponses des représentants de Valoris. Ceux-ci ont, cette fois, reçu chiffres et données à leurs interrogations. Il sera possible d’aller encore plus en profondeur lors des trois prochains ateliers thématiques prévus en avril et mai. Il sera alors question de respect de la faune et de la flore, de qualité de l’air, de circulation et d’intégration au paysage.
C’est le 24 mai prochain que se poursuivront les procédures judiciaires entamées contre Valoris, son ancien directeur général Claude Brochu et son adjointe Odile Goulet. Ceux-ci sont accusés d’avoir rejeté des substances nocives dans l’environnement entre mars 2014 et octobre 2016.

Du courrier recommandé pour les jeunes de St-Isidore

Depuis un an et demi, le Courrier des jeunes permet à des élèves de l’école des Trois-Cantons de St-Isidore-de-Clifton de correspondre avec des adultes bénévoles. L’initiative provinciale est chapeautée dans le Haut-Saint-François par la coordonnatrice du Centre d’action bénévole (CAB), Nancy Blanchette. Elle travaille main dans la main avec l’enseignant Dany Marcotte qui s’occupe de la classe multiple de 5e-6e année.

Un courrier émancipateur
Mme Blanchette a à cœur l’initiative. « Ça sert de tribune pour s’exprimer. Il y a des enfants qui vivent des choses et qui sont pas capables d’en parler à personne. C’est à travers ce courrier-là qu’ils vont le faire. » De son côté, M. Marcotte a pu observer des changements positifs dans les résultats en français des élèves. « Ça fait des situations d’écriture qui deviennent des situations réelles. Ceux qui aiment pas l’écriture ont pas l’impression d’en faire. »

C’est une impression partagée par Raphaëlle, une élève de la classe : « C’est plus le fun d’écrire une lettre à quelqu’un qui va la lire que d’écrire pour écrire. » Sa collègue Charlie prend aussi plaisir à l’activité : « Tu peux avoir l’opinion de quelqu’un d’autre sur ce que tu penses. Tu peux te confier, puis elles vont te donner des conseils qui vont pouvoir t’aider. »

Sortir de la routine
Ces bénévoles sont cinq femmes de la région de Weedon qui se réunissent une fois par mois pour répondre aux missives des élèves. Une sixième bénévole artistique décore les enveloppes et ajoute quelques dessins ici et là. Toutes se disent touchées par la jeunesse et ce contact privilégié qu’elles en retirent. Certaines ont toutefois dû s’adapter à l’écriture en lettres détachées, la calligraphie cursive étant de plus en plus abandonnée.

Au total, ce sont neuf échanges mensuels qui se produiront entre les élèves et les bénévoles pendant une année scolaire. En cette ère de l’instantané, cette manière de procéder peut détonner. « Maintenant, on n’est plus habitué à faire quelque chose puis d’attendre une réponse un mois plus tard », remarque l’enseignant Dany Marcotte. Cela ne semble toutefois pas rebuter les participants. Aux dires de Nancy Blanchette, les bénévoles « trippent » et les enfants développent une écoute et une forme de politesse envers autrui.

Un échange bénéfique
Le jeune Antoine avoue aimer le processus « parce qu’on peut faire confiance [à notre correspondante] et écrire des affaires personnelles. » L’une des bénévoles adultes, qui doivent demeurer anonymes selon les termes du projet, affirme que le bénévolat est égoïste puisque le don de soi est tout autant nourrissant. Une seconde lance : « C’est vraiment un beau cadeau à se faire. Même s’il faut aller chercher les jeunes parce qu’ils ne nous posent pas beaucoup de questions parfois. »
Les sujets d’échange varient entre le hockey, la chasse, les promenades en quatre-roues et les animaux de compagnie. Le but du Courrier des jeunes est de les mettre au centre de l’attention. Par le fait même, l’enseignant Dany Marcotte en profite pour glisser quelques notions de français lorsque les élèves lui posent des questions, histoire de bien les préparer pour les examens finaux.

Le Centre d’action bénévole aimerait développer le projet afin d’inclure un plus grand nombre d’élèves et d’ainés dans le processus. Les bénévoles intéressés peuvent d’ailleurs contacter le CAB afin de participer au Courrier des jeunes.

 

Une vitrine pour le terroir du ciel étoilé

Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François prépare un projet de vitrine promotionnelle et de distribution des produits agroalimentaires de la région. L’objectif serait d’en concrétiser une première mouture cette année, d’ici l’automne si tout va bien. Les produits du terroir ainsi mis de l’avant auraient pour dénominateur commun la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic (RICEMM).

Une réserve de produits étoilés
La MRC du Haut-Saint-François possède son Plan de développement de la zone agricole (PDZA), tout comme celles de Sherbrooke et du Granit. Un de leurs objectifs communs demeure de faciliter la mise en marché des produits agroalimentaires locaux. Dans la région, l’importante circulation automobile sur les routes 108 et 112 et la proximité du territoire de Sherbrooke présentent d’excellentes occasions de visibilité. L’association était donc toute naturelle avec la RICEMM vu l’étendue et la situation géographique du secteur.

L’idée est d’implanter un espace promotionnel à l’intérieur d’un magasin existant. On vise alors autant la clientèle des résidents locaux que celle des touristes et passants. Dans cet espace serait mis de l’avant le tourisme gourmand. En ce sens, il s’inspirerait des Espaces boutiques de la certification Créateurs de saveurs Cantons-de-l’Est développés par le Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie (CIBLE).

Au gout du jour
Sur place, on proposerait les produits selon quatre moyens de mise en marché possibles. Les producteurs auraient le choix de laisser leurs items en consigne dans l’espace promotionnel ou sur les étalages du magasin déjà existant. Une carte interactive indiquera par géolocalisation les établissements agroalimentaires qui effectuent de la vente directement à la ferme. Autrement, la vitrine prépare un site web transactionnel qui permettra une demande de livraison vers un point de chute prédéterminé.

« On touche quelque chose de nécessaire et d’utile pour les producteurs de la région », d’indiquer le conseiller en développement agroforestier, Marc-Sylvain Pouliot. « Ça peut servir de projet-pilote pour d’autres MRC qui pourraient vouloir implanter ça dans leur région. »
Parallèlement, la vitrine promotionnelle vanterait les attraits de la Réserve de ciel étoilé. Les producteurs agroalimentaires seront mis en lumière grâce à des médias interactifs tels que des vidéos promotionnelles ou encore des baladodécouvertes.
Une demande de subvention a été faite auprès du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). La réponse, attendue sous peu, déterminera la vitesse de déploiement du projet.

Terres en friche, territoire plus riche

En 2016, le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) mettait en lumière que 2213 hectares de terres étaient en friche dans la MRC, alors que 24 500 ha étaient utilisés à des fins agricoles. Son Plan d’action 2017-2022 a pour objectif de remettre en culture le plus possible ces terres à l’abandon. Pour arriver à ces fins, on aura recours à une approche collective fonctionnant par secteur.

Les municipalités ayant les plus grandes superficies en friche sont Dudswell, Cookshire-Eaton et La Patrie. Le but ici est de maximiser l’exploitation des terres existantes et de tirer le plein potentiel du Haut-Saint-François.

Nouvelle approche, nouvel essai
À la suite d’un grand recensement, 900 parcelles de terre ont été identifiées comme étant en friche sur le territoire. De ce lot, 700 possèdent un potentiel agricole, tandis que le reste a été classé comme friche forestière. C’est sur les premières que s’attarde Marc-Sylvain Pouliot, conseiller en développement agroforestier au Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François.

Dans ses analyses, M. Pouliot constate qu’une grande majorité de ces 700 parcelles font moins de 3 ha. Toutefois, certaines possèdent une superficie pouvant aller jusqu’à 10 ha et représentent une offre intéressante. C’est sur cette force du nombre que compte s’appuyer l’approche collective préconisée par le PDZA. En regroupant les parcelles disparates d’un secteur et en les proposant en lot, on pense être en mesure d’attirer l’œil de producteurs potentiels.
Le conseiller en développement agroforestier reste tout de même réaliste. Il est conscient qu’un propriétaire ayant une parcelle en friche risque d’avoir déjà tenté de la céder à des voisins. La différence de l’approche du PDZA est cette fois-ci de créer une masse critique en liant les parcelles isolées. « Ça peut faire quelque chose de potentiellement intéressant pour un producteur qui trouvera un intérêt à les remettre en culture », espère M. Pouliot.

L’union fait la force
Le travail ici en est un délicat puisque le temps presse et qu’il s’agit d’un projet sur le long terme. Suite à l’identification des friches, on en fait l’analyse pour évaluer s’il s’agit d’une terre favorable ou non à l’agriculture, tous les sols de la région n’ayant pas les mêmes aptitudes à la production. Ensuite s’en suivrait un contact avec le propriétaire pour évaluer sa motivation à céder une parcelle de son terrain.

De l’autre côté, plus une terre est à l’abandon longtemps et plus sa remise en état de culture s’avère ardue. Sans entretien, la nature reprend le dessus au fil du temps et il en coute plus cher pour retrouver un statut exploitable. Malgré ces contraintes, Marc-Sylvain Pouliot est confiant de pouvoir maximiser les terres du Haut. L’approche collective permet même d’entrevoir le partage ou la location des ressources, voire même la fondation d’une coopérative.
Le conseiller du PDZA invite d’ailleurs tous les propriétaires possédant des parcelles de terre en friche et souhaitant s’en départir à le contacter au mspouliot.cld@hsfqc.ca ou au 819 560-8500 poste 2210.

L’Haut à la bouche

Le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) tiendra une tablée qui réunira décideurs politiques et acteurs socio-économiques, le 20 septembre prochain. Le comité organisateur tient à souligner les deux années passées depuis le début de la mise en œuvre du Plan. La tablée consistera en un souper-conférence mettant en vedette les produits locaux.

Les présentations auront pour sujet les domaines agricole et forestier. Le natif du Haut-Saint-François et aujourd’hui professeur en économie agricole à l’Université Laval, Maurice Doyon, prendra la parole pour explorer des pistes d’accélérateurs de développement. Pour les participants, la soirée sera une occasion de réseautage en plus de favoriser une prise en charge encore plus grande du milieu. Chacune des municipalités participantes sera invitée à présenter ses enjeux et projets actuels aux gens présents dans un but d’entraide.

Ça bouge en région
L’activité servira donc de constat aux deux premières années d’activités du PDZA. Marc-Sylvain Pouliot, conseiller en développement agroforestier pour le Plan, n’a, en quelque sorte, pas vu le temps passer. « C’est toujours très actif depuis le début. Je trouve que ça n’a pas lâché. Ça s’essouffle pas. Les discussions sont alimentées au comité. Il y a des pistes de solutions qui sont avancées. Il y en a de l’ouvrage ! Les gens sont motivés, c’est intéressant. »

À peine le premier séjour exploratoire à saveur agro du Carrefour jeunesse-emploi vient-il de se terminer qu’on songe au second à l’automne prochain, afin d’attirer de potentiels producteurs résidents. M. Pouliot dit s’attendre à voir le nombre de cédants d’entreprises agricoles augmenter d’ici là, d’où la tenue d’un séjour spécifique au domaine agricole. « Ça facilite le lien entre les jeunes qui veulent couvrir le territoire. Ça le met en valeur et ça active les chances de jumelage potentielles », résume Marc-Sylvain Pouliot.

Le recrutement de cédants d’entreprises agricoles passe en partie par le service de maillage ARTERRE, qui vient de fêter sa première année de mise en service. Là-dessus, l’Estrie se démarque en étant la seule région de la province à avoir une agente régionale qui fait un premier lien entre les aspirants-agriculteurs et les propriétaires. Cela a été rendu possible après que les sept MRC estriennes se soient concertées dans le cadre de l’Action sectorielle de développement agroalimentaire, dont le Haut-Saint-François a la responsabilité pendant les trois années du projet.

Qui dit printemps, dit inscriptions aux paniers de légumes de nos fermiers de famille locaux. M. Pouliot constate que la profession de maraicher est en vogue et attire son lot de gens de l’extérieur dans la région. « On sent beaucoup d’intérêt des jeunes de venir s’établir en production maraichère. »
Après quelques délais, l’étude sur les besoins d’abattage dans le Haut-Saint-François et en Estrie, suite à l’incendie de l’Abattoir Rousseau, à Lingwick, a débuté. La MRC s’est alliée à l’Union des producteurs agricoles (UPA) dans ce projet afin d’enquêter auprès des producteurs et de vérifier leurs besoins. Le rapport est attendu aux alentours de juin.

 

Trois jeunes athlètes d’ici dans la ville de Labeaume

Trois athlètes de Cookshire-Eaton ont représenté le Haut-Saint-François lors des plus récents Jeux du Québec d’hiver, tenus dans la ville de Québec au début du mois. Ève Carrier, Lauren Cheal et Julien Paillé ont respectivement pris part aux compétitions de patinage artistique, curling et hockey. Si aucune médaille n’a été remportée par nos espoirs locaux, ceux-ci s’entendent pour dire avoir aimé l’expérience. Au classement global, l’Estrie a terminé 6e sur 19 régions.
Ève Carrier et Julien Paillé sont tous deux étudiants du programme Sports-études de l’école du Triolet à Sherbrooke. Ils en étaient à leur première participation à une finale des Jeux du Québec. Les deux athlètes ont été marqués par la forte présence de spectateurs dans les gradins au moment des performances et des pratiques. Les gens de Québec ont fait preuve d’un « engouement merveilleux ».

Trois inspirations
Ève a terminé sixième dans la catégorie juvénile. Le programme de sa prestation solo comprenait deux combinaisons soit un double lutz suivi d’une double boucle, de même qu’un double flip suivi d’un double toe. Les Jeux marquaient la fin de la saison pour elle, avant un retour à la compétition cet été.
De son côté, Julien Paillé avait bon espoir de remporter les honneurs de la division A en hockey masculin en compagnie de l’équipe de l’Estrie. Il faut dire qu’une douzaine des 18 joueurs de la formation étaient ses coéquipiers des Harfangs du Triolet. L’équipe Bantam a très bien performé durant la saison avec une fiche de 24 victoires, 5 défaites et 3 nulles. Les attentes étaient donc hautes dans le cadre de ces Jeux. Finalement, l’Estrie a terminé huitième.
À peine revenue de la ville de Québec, Lauren Cheal reprenait la route en compagnie de ses coéquipières pour se rendre aux championnats provinciaux U18 de curling à Buckingham, Québec. Pour les Jeux du Québec, Lauren était accompagnée de trois Sherbrookoises. Le quatuor s’est incliné en quarts de finale face à l’équipe du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui a remporté l’or par la suite.

La mère de Lauren, Sandra Edwards, se trouve à être l’entraineuse de l’équipe. Pour les U18, Mme Edwards croit en les chances des quatre adolescentes de se rendre en finale. Celles-ci s’entrainent depuis les quatre dernières années alors que la joueuse la plus âgée n’a que 16 ans. Le futur est donc prometteur.

L’église Saint-Pierre de La Patrie n’a pas dit son dernier mot

Après un an de fermeture, l’église Saint-Pierre de La Patrie a rouvert ses portes aux fidèles ainsi qu’aux citoyens. L’avant-midi débutait avec la célébration d’une messe à laquelle a assisté une centaine de personnes avant de se poursuivre dans le tout nouveau sous-sol aménagé, qui accueille présentement un marché aux puces.

Un petit imprévu
On se rappellera que, en décembre 2017, le Conseil de gestion de l’église avait découvert des souches du champignon de la mérule pleureuse dans ce qui était alors le vide sanitaire sous l’édifice. Des firmes spécialisées sont consultées pour apprendre que le cout d’une décontamination frôlerait les 45 000 $. Rapidement, le président du Conseil, Mario Audet, mobilise une armée de bénévoles afin d’entreprendre les travaux de manière autonome.
Pendant plusieurs mois et à temps plein, l’équipe citoyenne excave, bétonne et fortifie la salle souterraine. On installe une fournaise à la biomasse pour garder l’église chauffée à l’année, ce qui n’était pas le cas auparavant et avait causé l’apparition des champignons.

Une messe attendue
À plus d’une reprise, les élus régionaux avaient pu constater l’évolution des travaux. Lors du dimanche 17 février, l’ambiance était toutefois à la fête. Le député de Mégantic, François Jacques, a pris la parole en fin de messe pour se remémorer sa première visite du chantier. Il disait avoir constaté le moral bas des ouvriers à ce moment. « Il y a eu une mobilisation des gens de la communauté qui a fait que ce gros travail-là a été fait par nous autres, pour nous autres. »

Le préfet de la MRC, Robert Roy, n’a pu se retenir en prenant la parole devant l’assemblée d’une centaine de fidèles : « Wow ! Aujourd’hui, c’est une belle démonstration de la volonté des gens de La Patrie. Bravo pour toutes ces heures que vous avez données, surtout pour la protection du patrimoine religieux. »
L’abbé Gilles Baril officiait ce jour-là en compagnie de Monseigneur Luc Cyr, archevêque de Sherbrooke. Le premier a tenu à souligner le travail titanesque complété par Mario Audet et l’équipe de bénévoles. L’assemblée s’est alors levée pour leur livrer une ovation. La messe était célébrée en l’honneur de cinq défunts dont les familles n’avaient pas pu célébrer les funérailles sur place suite à la fermeture.

Ce n’est pas fini
Il faisait un soleil radieux pour l’inauguration des nouveaux locaux de l’église Saint-Pierre. La température douce faisait fondre la neige en plus de faire remarquer au Conseil de gestion que le toit de l’église coulait. L’équipe de bénévoles a pris le tout en riant, en sachant que le réaménagement de leur lieu de culte n’était pas encore tout à fait terminé.

Dans la nouvelle salle communautaire sous terre, des toilettes restent à être aménagées. Comme l’équipe paroissiale aimerait éventuellement y présenter des spectacles, la rénovation des escaliers ainsi que quelques autres détails seront complétés dans un futur proche. Cette finition dépend également du financement qui doit être annoncé par la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau.

Le président du Conseil de gestion, Mario Audet, n’en était pas moins enthousiaste de finalement voir les gens se rassembler sur les lieux mêmes de son dur labeur. « Aujourd’hui, les gens parlaient pas de religion ni de politique. Ils parlaient du quotidien. C’est le beau dans tout ça. C’est ça une communauté, c’est ça qui rend fort. » C’est grâce à cette solidarité et à l’élan d’entraide local qu’il s’explique comment un tel projet a réussi à se concrétiser malgré les embuches initiales.

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