Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Lieutenant-gouverneur du Québec : Quatre médaillés dans le Haut-Saint-François

Le résident de Dudswell, Claude Brosseau, reçoit des mains du lieutenant-gouverneur du Québec, Michel Doyon, une médaille pour les ainés soulignant son engagement bénévole.

Quatre résidents du Haut-Saint-François se sont vus remettre la Médaille du Lieutenant-gouverneur lors d’une cérémonie qui a réuni une quarantaine d’autres récipiendaires de la région de l’Estrie plus tôt ce mois-ci. Ceux-ci sont Audrey Patry Descôteaux, de East Angus; Gaston Bresse, d’Ascot Corner; Claude Brosseau, de Dudswell, et Hélène Lamontage, de East Angus.


Le résident d’Ascot Corner, Gaston Bresse, reçoit des mains du lieutenant-gouverneur du Québec, Michel Doyon, une médaille pour les ainés soulignant son engagement bénévole.

La remise s’est tenue au pavillon Le Ber de l’école secondaire La Montée à Sherbrooke. Elle avait pour but de souligner le bénévolat et l’engagement communautaire. Le lieutenant-gouverneur du Québec, Michel Doyon, tenait à souligner le rôle important des citoyens présents. « Vous, récipiendaires, servez comme modèles dans notre société. Vous êtes des exemples de bonté humaine. Vous êtes de ces êtres qu’on ne peut pas oublier parce que vous permettez à des projets de voir le jour. »
Quatre fiertés d’ici

Audrey Patry Descôteaux s’est mérité une médaille pour la jeunesse. L’Angussienne fréquente la polyvalente Louis-Saint-Laurent où elle s’implique dans différents projets, que ce soit le Parlement au secondaire, la remise des bulletins ou les journées portes ouvertes de l’établissement. Au niveau municipal, elle apporte son aide à l’organisation de la Forêt hantée de Freddy Angus à l’Halloween.

Gaston Bresse fut le premier nommé, parmi ses deux autres compatriotes du Haut, pour recevoir une médaille des ainés. Citoyen d’Ascot Corner depuis 48 ans et père de l’actuelle mairesse de la municipalité, M. Bresse a laissé sa trace au Club Optimiste ainsi qu’au Conseil des Chevaliers de Colomb. Depuis plusieurs décennies, il prête main-forte au Carnaval d’hiver et à la Fête nationale.

Le résident de Dudswell Claude Brosseau s’implique activement au réseau FADOQ de l’Estrie. Il agit autant comme bénévole, qu’administrateur et représentant de secteur pour le club régional. À l’échelle locale, Hélène Lamontagne a vu sa candidature être soumise par le Club FADOQ East Angus, son lieu de résidence. Outre la Fédération de l’Âge d’Or, Mme Lamontagne possède une feuille de route d’implications s’échelonnant sur plus de 50 ans auprès de plusieurs organismes de la région.

Travail invisible : Une facture symbolique de plusieurs millions

L’action du Centre de femmes La Passerelle contre la charge mentale et le travail invisible a rassemblé une quinzaine de manifestantes. Celles-ci sont allées à la rencontre des passants et des automobilistes d’East Angus.

Dans le cadre de la Journée internationale des travailleurs et travailleuses, le Centre des femmes La Passerelle a tenu une action citoyenne dénonçant la charge mentale et le travail invisible. Une quinzaine de femmes mobilisées ont distribué des tracts aux passants et automobilistes au coin des rues Angus Nord et Saint-François, à East Angus, sur l’heure du diner.

L’organisatrice de l’activité, Camille Marquis, voulait un équivalent aux marches du 1er mai qui se tiennent dans les villes comme Sherbrooke. On y célèbre alors les combats des travailleurs et des travailleuses. Pour l’initiative locale, on a procédé à une distribution de tracts et à des prises de paroles. L’objectif de ces actions visait à faire reconnaitre le travail invisible, obtenir une meilleure répartition des tâches de même que l’équité salariale.

Partager sa réalité
En vue de la journée du 1er mai, l’R des centres de femmes du Québec a lancé un calculateur en ligne visant à documenter le nombre d’heures que les femmes passent chaque semaine à travailler gratuitement, au bénéfice de leur ménage et de la société. L’outil a fait grandement parler de lui avec des mentions dans La Presse et de la part de personnalités comme Mitsou et Véronique Cloutier. Marilyn Ouellet, agente à La Passerelle, parle d’une « couverture exceptionnelle au-delà de nos espérances ».

Étant l’une des premières à prendre la parole lors de la mobilisation à East Angus, Viviane Doré-Nadeau, directrice de ConcertAction Femmes Estrie, a dévoilé ses propres résultats du calculateur de travail invisible. Elle rejoignait la moyenne des 3600 répondantes qui estimaient leur charge de travail à la maison à 25 heures par semaine. « Les femmes, on soutient la société, puis c’est pas du tout reconnu à sa juste valeur, ce travail-là qu’on fait. »

L’organisatrice Camille Marquis a souhaité partager sa situation actuelle de stagiaire au Centre des femmes du Haut-Saint-François La Passerelle. Outre son stage non rémunéré à temps plein, celle-ci doit conjuguer avec des travaux scolaires et un emploi rémunéré à temps partiel. Elle estime ses semaines de travail à 50 heures par semaine. C’est le genre de situations qui l’a conduite à vivre deux burn-out d’affilée dans le passé.

Une note salée ?
Au plan provincial, l’R des centres de femmes du Québec et ses 87 centres membres souhaitent déposer une facture symbolique au gouvernement Legault le 1er octobre prochain. Dans le cadre de cette Journée nationale des centres de femmes, les membres souhaitent ainsi chiffrer le travail invisible et le faire reconnaitre.

À l’échelle locale, la mobilisation à East Angus a permis de distribuer une soixantaine de tracts. L’organisatrice Camille Marquis dit avoir constater que les femmes vers lesquelles elle allait ne s’arrêtaient pas par manque de temps, alors que les hommes étaient beaucoup plus réceptifs au sujet de la charge mentale.

Il est possible de remplir le calculateur en ligne de l’R au www.rcentres.qc.ca/travail-invisible.html.

Encore six expériences intimistes à venir pour l’Atelier Auckland

Sylvain Dodier et Luc Pallegoix ouvrent grandes les portes de l’Atelier Auckland, à Saint-Isidore-de-Clifton, cet été. Le lieu, consacré à la création artistique et poétique, permettra au grand public de partager une conversation avec des artistes reconnus.

La scène culturelle et artistique de Saint-Isidore-de-Clifton n’a rien à envier à d’autres municipalités du Haut-Saint-François qui possèdent un centre culturel et une programmation en bonne et due forme. L’Atelier Auckland, situé à l’entrée est du village, propose une carte estivale relevée d’ici la mi-aout. Y seront, entre autres, de passage les chanteuses Sylvie Tremblay et Monique Fauteux, anciennement de Harmonium, de même que le poète Jean-Paul Daoust.
L’Atelier Auckland est l’unité de production de Sylvain Dodier et Luc Pallegoix. Pour la belle saison 2019, on y propose près d’une dizaine de rendez-vous « où se tissent art, art de table et art de vivre ».

Le prochain rendez-vous est prévu le dimanche 9 juin en compagnie de Monique Fauteux et Sylvie Tremblay. Durant cet après-midi, les deux femmes présenteront des extraits de leur spectacle Viens, on va se faciliter la vie, qui rend hommage aux textes d’Hélène Pedneault. On prévoit une rencontre à mi-chemin entre le théâtre et la chanson incluant des entretiens de la part de ces grandes voix de la chanson à texte du Québec.

La fin de semaine suivante se tiendra le second Stammtisch d’une série de quatre. La soirée du samedi 15 juin propose des plats cuisinés par Luc Pallegoix telles les quenelles de truite sauce hollandaise. Le menu final est appelé à changer, car il est déterminé par la fraicheur des produits de saison des artisans locaux et l’inspiration des deux artistes invités, dont on connaitra l’identité sous peu. Le Stammtisch à la française se tiendra, comme de fait, le dimanche 14 juillet sur l’heure du midi. Celui du 10 aout au soir mettra en vedette le pâté en croute.

Mauvais garçons 2.0 est un événement poétique d’auteurs de genre masculin pour un public de tous genres. L’après-midi du samedi 20 juillet débutera avec des ateliers d’écriture, des performances, des conférences et des entrevues. En soirée sera dévoilée la création collective concoctée la veille par les huit poètes en résidence le temps de l’événement. On retrouvera au menu Jean-Paul Daoust, Guy Ménard, Sylvain Dodier, Luc Pallegoix, Dodz Daye, Sébastien Francoeur, Nicholas Giguère et Alexandre Rainville.

Les Entretiens d’Auckland sont des 5 à 7 thématiques où les invités conversent ensemble dans l’esprit des salons philosophiques. La soirée du samedi 3 aout portera sur la création. Pour chaque événement, il est obligatoire de réserver sa place au www.atelierauckland.com ou sur la page Facebook de l’événement.

Une course d’autos à obstacles s’amène à Cookshire-Eaton

On attend de 150 à 200 coureurs membres et grand public qui s’affronteront dans une douzaine de catégories. L’organisation espère attirer plus de 1500 spectateurs sur le site de l’Expo Cookshire ce samedi 1er juin.

Cookshire-Eaton et le Haut-Saint-François auront désormais leur arrêt du Championnat de courses d’autos et camions à obstacles. La compétition se tiendra sur les terrains de l’Expo Cookshire durant toute la journée ce samedi 1er juin. La veille, les pilotes exposeront leur bolide à la Brasserie d’icitte sur la rue Craig Nord.

La course de Cookshire-Eaton constituera le deuxième événement de la saison du circuit provincial sur une douzaine au total. En plus de voir défiler les pilotes membres qui accumulent des points toute l’année durant, l’événement est également ouvert aux amateurs qui possèdent un véhicule auquel ils ne tiennent plus. Certaines catégories sont d’ailleurs réservées aux femmes.

Une édition attendue
Au total, on attend entre 150 et 200 coureurs membres ou non membres et plus de 1500 spectateurs dans les estrades de l’Expo. Les résidents du Haut pourront voir s’affronter deux pilotes de Cookshire-Eaton, Maxime Dumas et Samuel Fontaine, dans la classe Super 4. Le pilote d’Ayer’s Cliff Pierre-Luc Nadeau est fébrile à l’idée de s’élancer sur le circuit dans la catégorie 8 cylindres 350. « C’est une piste qui est vraiment rouleuse. Ça va être un bon show. »

L’abondance de talents locaux est l’une des raisons qui a mené le Championnat à vouloir effectuer un arrêt à Cookshire-Eaton, explique son président Jean-Marc Benoit. La compétition amicale se distancie peu à peu de son image polluante d’antan, poursuit-il. Annuellement, la série Courses d’autos et camions à obstacles retire 5000 voitures des routes après que celles-ci eurent pris part à la compétition. Les événements s’associent d’ailleurs à des ferrailleurs qui reprennent les bolides accidentés. Localement, c’est l’entreprise Dumas et Fils Pièces d’autos usagées, qui est l’un des principaux commanditaires, qui recevra les véhicules après la course.

Pour regarder, embarquer ou rouler
La course de Cookshire-Eaton se veut un événement familial. Sur le site, on retrouvera jeux gonflables, resto-cantine et bar. Les spectateurs sont d’ailleurs invités à apporter leur casque de protection afin de pouvoir faire un tour du circuit en tant que copilotes.

L’exposition des bolides se fera de 18 à 20 h à la Brasserie d’icitte ce vendredi 31 mai. Le lendemain, les inscriptions débutent dès 6 h 30. Le premier départ de la journée se fera ensuite à 10 h.

Dudswell se dote d’un service de voirie

Le conseil municipal de Dudswell a approuvé la création d’un service de voirie interne mardi dernier à l’église Saint-Clément. Une cinquantaine de citoyens s’étaient déplacés à la séance extraordinaire, soit tout autant que lors du dernier conseil reporté.

La création d’une voirie municipale a finalement été entérinée du côté de Dudswell, après l’ajournement de la séance régulière du conseil au début du mois. Lors de la réunion extraordinaire de la semaine dernière, les sept élus municipaux ont voté à l’unanimité pour une réorganisation des travaux publics « par étapes et de manière progressive ». Sur la cinquantaine de citoyens présents, seule une demi-douzaine a exprimé verbalement son désaccord face au projet.
Face à une augmentation à prévoir de 140 000 $ par année des couts de déneigement du réseau routier avec un contracteur externe, le conseil municipal de Dudswell a entamé une réflexion sur une réorganisation des travaux publics il y a plus d’un an. En plus de la hausse anticipée, les élus n’étaient pas entièrement satisfaits des services offerts par le sous-traitant qui n’était pas toujours disponible au moment opportun et en fonction des besoins.

Une plus grande autonomie
Dans cet esprit, on a procédé à l’analyse à l’interne du dossier afin de trouver un scénario optimal. C’est ce plan réfléchi que le conseil municipal comptait approuver le 6 mai dernier, avant que les citoyens s’étant déplacés pour l’annonce forcent le report de la décision.

Mardi dernier, l’équipe municipale dirigée par la mairesse, Mariane Paré, commença par adopter la résolution avant de prendre les questions de l’assemblée. Une poignée de Dudswellois opposés au projet a tenté tant bien que mal de faire connaitre leur opinion. Leurs questions reflétaient principalement des inquiétudes dont les réponses figuraient dans la documentation et l’information fournies par la municipalité.

À plus d’une reprise, la mairesse a cru bon de rappeler que l’initiative permettra une plus grande autonomie d’exécution, une diminution des couts et des délais ainsi qu’une meilleure planification. Bien que le but avoué de l’administration soit d’offrir des services au meilleur cout possible, quelques citoyens craignaient une explosion de leur compte de taxes. Ceux-ci auraient préféré opter pour le statu quo en soumettant les opérations à des contractants externes.

Arrêter de tergiverser
Le directeur aux infrastructures, à l’urbanisme et à la voirie, Mario Lazure, a souhaité apporter quelques clarifications. « C’est pas que c’était un problème avec le fournisseur actuel. Le déneigement, c’est une science inexacte. Puis cette année, ça a été particulièrement difficile. On peut pas blâmer le déneigeur. La réflexion que le conseil a faite, c’est de dire : “Est-ce qu’il n’y a pas moyen de prévenir la hausse des couts en s’équipant nous-mêmes et en ayant un meilleur niveau de réponse ?” »
Face à la demande d’une citoyenne de reporter de nouveau la décision, la mairesse Paré a mis les points sur les i, ce qui n’a pas manqué de froisser quelques personnes présentes. « Depuis plus d’un an et demi qu’on travaille sur ça. Notre décision est prise et on va de l’avant. » Elle a rappelé par après que la majorité des municipalités environnantes sont déjà dotées d’un service interne de voirie.

Suite à la réunion, la conseillère Marjolaine Larocque se montrait satisfaite. « Partout où on en a parlé, ils ont dit que quand on a une voirie dans une municipalité, les couts deviennent moindres. On est gagnant. » Quant à un possible impact sur le compte de taxes, Mariane Paré dit plus s’inquiéter de Valoris que des conséquences d’un tel projet.

300 coureurs font le tour de Saint-Isidore-de-Clifton pour la 6e édition Marche/Cours pour le Haut

La municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton recevait récemment les coureurs dans le cadre du 6e événement Marche/Cours pour le Haut. La participation de 300 coureurs a permis d’amasser une somme de 2000 $ qui viendra soutenir les familles de la région pour la pratique d’activités physiques, sportives et culturelles.

Après le parcours un peu plus plat de Weedon lors de l’édition 2018, les coureurs et marcheurs ont dû affronter les côtes de la municipalité située aux abords de la frontière américaine. Si les épreuves de 1 et 2 km se déroulaient entièrement sur la rue Principale et une partie du chemin Randboro, les distances de 5 et 10 km faisaient le «tour du carré» en montant jusqu’au chemin des Perron et en empruntant le boulevard Fortier.

Deux clubs actifs
Cela n’a pas effrayé le tandem composé de Renée Turcotte et de sa fille Bianca Patry-Turcotte de compléter le second tracé le plus long. Arrivées plus tôt sur le site pour profiter des activités sur place, elles ont pris part au départ général de 9 h 30 qui réunissait les coureurs aguerris de 5 et 10 km. Inscrites à l’origine au 2 km, elles se sont finalement laissées prendre par l’engouement lors du réchauffement collectif. Renée Turcotte se disait fière d’elle d’avoir accompli pour la première fois une telle distance.

Les deux coureuses faisaient partie du groupe affilié au Club de course à pied East Angus. Ils étaient une quinzaine de membres présents au Marche/Cours, alors que le Club de course Cookshire disposait d’une dizaine de membres prenant toutes part à l’épreuve de 10 km. Il s’agissait de leur première course officielle de la saison, après une pratique quelques jours plus tôt. Même si le groupe disposait d’un uniforme officiel composé d’un t-shirt et d’un bandeau, Camille Lussier, la responsable, confirme qu’il s’agit d’une troupe accessible à tous, dont le but est « de faire bouger le plus de monde. »

Pédaler pour se désaltérer
Sous les chapiteaux extérieurs, Animation jeunesse du Haut-Saint-François faisait pédaler petits et grands sur son vélo à smoothie, dont les pédales actionnent un mélangeur situé sur le guidon. Des jeux gonflables ont attiré les plus jeunes, malgré le temps frais. À l’intérieur de la salle des loisirs, une zone familiale était animée par La Relève du Haut-Saint-François.
La coordonnatrice de l’activité, l’agente de développement de la MRC, Isabelle Bibeau, s’est montrée satisfaite de la somme de 2000 $ amassée, « ce qui est très bien compte tenu de la météo ». Les collations non consommées au courant de la journée ont été remises au Club des petits déjeuners pour les enfants de Saint-Isidore-de-Clifton.

Des citoyens de Dudswell mettent un frein à l’achat de camions

La plus récente réunion du conseil municipal de Dudswell s’annonçait pour être sans histoire, alors que l’Hôtel de Ville avait prévu une demi-heure avant l’assemblée pour annoncer sa décision d’implanter un service de voirie. C’était sans compter sur l’intransigeance d’un groupe de Dudswellois qui a réussi à obtenir de l’administration le report de la décision, le temps de s’informer sur l’épineux dossier des travaux publics de la municipalité.

Après plusieurs mois de démarches, l’administration de Dudswell avait convié les citoyens à une présentation de la réorganisation des services de travaux publics. En temps normal, suite à la séance du conseil de lundi dernier, la municipalité aurait entamé le processus d’acquisition de certains véhicules lourds à court terme. La mairesse, Mariane Paré, a préféré ajourner la présentation après une demi-heure pour la reporter à ce qui sera une séance extraordinaire mardi prochain, le 21 mai.

Annoncé depuis longtemps
Suite aux élections municipales d’octobre 2017, le nouveau conseil élu entreprend la démarche Dudswell Durable en février 2018. Après une consultation publique, l’enjeu de la qualité des routes et des infrastructures ressort comme étant une priorité pour les années à venir autant de la part des citoyens que du conseil municipal. Plusieurs points doivent être améliorés, dont le réseau routier et les bâtiments municipaux. Les séances du conseil se tiennent d’ailleurs au sous-sol de l’église St-Clément pour une durée indéterminée, alors que l’hôtel de ville est en rénovations.

À l’heure actuelle, la municipalité fait appel à un sous-traitant pour l’entretien et le déneigement de ses 98 km de routes, sans aucun travail effectué à l’interne. Il en va de même pour le nivelage, les pelouses, les fossés, etc. Suite à une analyse comparative, Dudswell propose comme scénario de commencer à s’occuper à l’interne d’une partie des travaux comme le déneigement, le sablage, le nivelage et les fossés.

Pour ce faire, elle aura toutefois besoin de faire passer l’équipe de travaux publics de 1,5 à 4,5 employés et de louer un bâtiment qui fera office de garage municipal, en attendant la construction du vrai, prévue en 2022. Elle aura également à acquérir des camions spécialisés.

Couper la poire en deux
Après la fin de la présentation d’une quinzaine de minutes de la part de la mairie, les questions de l’assemblée n’ont pas tardé à fuser. Plusieurs citoyens ont fait part de leur mécontentement face au projet et à sa manière d’être dévoilé. Alors que le conseil municipal se consultait en huis clos au sujet d’une proposition de reporter la décision d’un mois, la résidente Louise Corbeil a invité la cinquantaine de personnes présentes à exiger la tenue d’un référendum sur la question.
Alors que le ton commençait à monter dans la salle, le conseil municipal est revenu devant l’assistance en proposant l’ajournement de la rencontre informative. La date du mardi 21 mai a été suggérée, soit un délai de deux semaines, pour la suite des choses.

Plan d’engagement vers la réussite de la CSHC : Former les citoyens d’aujourd’hui et de demain

Il ne reste que quelques semaines à l’année scolaire. Les élèves du Haut-Saint-François n’auront pas été les seuls à trimer dur en 2018-2019. Le conseil de la Commission scolaire des Hauts-Cantons et les équipes-écoles pourront aussi dire mission accomplie puisque cette année marquait la mise en œuvre du Plan d’engagement vers la réussite (PEVR) 2018-2022. L’outil se veut ni plus ni moins que la «bible de référence» de tous ceux qui ont un rôle à jouer auprès des élèves, selon le président de la CSHC, Yves Gilbert.

La genèse
« C’est le fil conducteur de la commission scolaire pour les quatre prochaines années », poursuit celui qui dirige le comité exécutif. Le plan découle du lancement de la première Politique de la réussite éducative par les libéraux en 2017. Après le ministère, au tour des commissions scolaires d’établir leurs enjeux en fonction des particularités de leur territoire. Pour s’assurer d’avoir une couleur la plus locale possible, la CSHC a décidé de prendre le pouls de ses employés et partenaires partout sur son territoire.

Dès l’automne 2017, la commission scolaire s’est mise à la tâche de consulter le personnel des écoles primaires, secondaires, des centres de formation professionnelle ainsi de ses centres administratifs pour établir les éléments à poursuivre ou à prioriser dans un nouveau plan d’engagement vers la réussite. Les parents furent également mis de la partie, de même que des partenaires externes, comme les municipalités et les chambres de commerce.
« Comme président, je veux qu’on mette en haut de la liste des préoccupations l’éducation. C’est la base du développement de notre société. J’y crois profondément et mes collègues aussi », affirme dur comme fer M. Gilbert.

Les constats
Certaines idées se sont vite imposées à la suite des activités de bilan : des milieux de vie sains et sécuritaires, des actions précoces et préventives, l’engagement des parents, le virage numérique et la qualité de l’enseignement. Ces résultats ont par la suite de nouveau été validés par les équipes-écoles, avant d’être inclus dans le PEVR.
Le but du président Gilbert demeure que le monde puisse s’approprier le document, au lieu de le tabletter. « On a un conseil des commissaires qui est attentif aux besoins des milieux. La ruralité, c’est une préoccupation qu’on a. »

Il est fier de mentionner que des projets éducatifs locaux, comme à la Cité-école Louis-Saint-Laurent, portent fruit. La Commission scolaire des Hauts-Cantons se classe d’ailleurs au quatrième rang provincial en ce qui concerne le taux de réussite aux épreuves du ministère. « On est une commission scolaire qui performe assez bien », poursuit M. Gilbert. Ce succès débute, selon lui, dès la prise en charge en maternelle, voire avec les chauffeurs d’autobus, qui sont le premier contact quotidien des bouts de choux.

Les enjeux
Le PEVR 2018-2022 souhaite diminuer le redoublement à 18 %. À l’heure actuelle dans la commission scolaire, ce taux se situe à 29 %. Il chute drastiquement dans les autres secteurs desservis par la CSHC, soit les MRC du Granit et Coaticook. Outre le cheminement scolaire, on souhaite faire passer le taux de diplomation de 76 % à 80 % et réduire à 7,5 % l’écart de réussite entre les filles et les garçons.

Hormis la réussite des élèves, l’accès à un milieu de vie et d’apprentissage accueillant et sécuritaire demeure une priorité. Dans cette optique, un projet de gymnase suit son cours à l’école Notre-Dame-du-Paradis à Dudswell. En partenariat avec la MRC, la CSHC envisage aussi la construction d’une piscine à la polyvalente Louis-Saint-Laurent à East Angus.

L’un des objectifs globaux est de faire en sorte que l’ensemble des bâtiments du parc immobilier soit dans un état satisfaisant. « Nos écoles ne sont pas en mauvais état, mais peuvent avoir besoin d’amour », précise Yves Gilbert. Pour le personnel enseignant, on souhaite mettre des outils de collaboration efficaces.

Le troisième et dernier enjeu vise à s’entourer, pour la commission scolaire, de partenaires engagés et présents. Un des beaux exemples de réussite, rappelle M. Gilbert, demeure la Cité-école qui a impliqué les élus municipaux du Haut-Saint-François en octroyant des bourses aux élèves diplômés ou qualifiés avec l’aide des Caisses Desjardins.

Engagés pour la réussite
« Ça, ce sont des exemples où la communauté s’implique pour la réussite. » Au passage, M. Gilbert n’oublie pas les partenaires essentiels dans la mission éducative que sont les parents. À cet égard, les écoles sont invitées à mettre en place des actions pour bonifier leurs communications avec eux de même que des actions visant à encourager les interventions parentales.

En ajoutant aux parents, les équipes-écoles, les équipes administratives et le conseil des commissaires, le président de la CSHC voit là les éléments de base menant au succès des élèves. « On a chacun notre rôle. Quand on regarde l’ensemble de l’œuvre, on travaille en concertation. C’est ça qui est beau de notre commission scolaire.»

ACTU-Diversité sexuelle

La CDC propose deux sondages et un télescope

La Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François invite l’ensemble de la population à prendre part à un sondage portant sur la communauté LGBTQ2+. Deux versions distinctes du sondage sont accessibles, la première pour les membres de la communauté LGBTQ2+, la seconde pour les travailleuses et travailleurs du Haut-Saint-François. Un télescope sera tiré au hasard parmi les participants.

Des enjeux abordés par le passé
L’actuel projet Fierté, inclusion et reconnaissance s’inscrit dans les initiatives sur la diversité sexuelle et de genre menées par la CDC depuis 2016. Celles-ci avaient débuté cet automne-là avec un premier colloque rural portant sur le sujet. S’en étaient suivis la production d’un recueil de témoignages et d’un documentaire.

La directrice générale, Jinny Mailhot, est fière de rappeler que la CDC est la seule du réseau à traiter de tels enjeux ; les organismes qui le font étant généralement des entités d’envergure provinciale dotées de moyens financiers plus grands. Elle se réjouit également du fait que les propositions d’idées proviennent des membres et des partenaires. De retour en 2016, les suggestions des membres tombaient à point avec un appel de projets du Bureau de lutte à l’homophobie du ministère de la Justice.

Dans ses premiers temps, le projet consistait à sensibiliser les gens travaillant dans le Haut-Saint-François aux notions et enjeux de base de la communauté LGBTQ2+. Aujourd’hui, on en est rendu à pouvoir mobiliser la communauté.

Deux sondages, une communauté
C’est ce qui nous amène aux deux sondages en cours. Le premier est destiné à toute personne s’identifiant comme membre de la communauté LGBTQ2+ et qui résiderait dans la MRC. Le questionnaire ne se concentre pas seulement sur de potentiels épisodes de discrimination. Il se concentre également sur les pistes de solution, les idées et les valeurs du membre de la communauté afin de développer son plein potentiel.

Après une semaine, Jinny Mailhot se réjouit déjà du taux de réponse au premier sondage. Sur une communauté théorique de 2000 membres dans le Haut-Saint-François, 35 personnes ont déjà répondu au questionnaire, alors qu’il n’avait été partagé que parmi les associations membres de la CDC.
Le second sondage s’adresse quant à lui à tous les travailleuses et travailleurs de la région. Les questions sont orientées sur leur perception des membres de la communauté LGBTQ2+. On y pose des questions portant sur la perception de la discrimination dans les divers milieux de travail.

Puis après ?
Aucune date limite de réponse n’a, pour le moment, été fixée. Les deux documents en ligne devraient rester accessibles jusqu’à la fin juin. Globalement, le but de l’opération demeure de lutter contre la discrimination et de faire du Haut-Saint-François un endroit « où il fait bon vivre », peu importe son orientation et son identité sexuelles.
Plus spécifiquement, les données de l’enquête serviront à deux buts. À partir d’elles, un plan d’action sera mis sur pied et servira à guider les besoins de la communauté et l’implication des partenaires du milieu. Ensuite, on souhaite, à partir des résultats, pouvoir encore plus mobiliser la communauté LGBTQ2+ en les réunissant afin de parfaire le plan d’action.

Découleront de l’information recueillie des propositions de conférences à thématique LGBTQ2+ et spécifiques aux deux groupes ciblés par les sondages. Ces actions remplaceront à moyen terme l’organisation d’un autre colloque demandant en termes de ressources et plus généraliste.
Les deux sondages sont accessibles via la page Facebook de la CDC du Haut-Saint-François. En cas de besoin, il est toujours possible de se rendre en personne au bureau de la Corporation, 50, rue Laurier à East Angus. Les participants courent la chance de remporter un télescope.

La députée Bibeau dévoile un guide vert hors de l’ordinaire

La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, a dévoilé plusieurs nouvelles concernant l’environnement lors d’un récent point de presse. Pour compenser l’impact de la production et de la distribution du nouveau guide Parlons Environnement, elle et son équipe seront de passage à East Angus pour planter une cinquantaine d’arbres, le 15 juin prochain. Entretemps, une mini tournée de forums citoyens s’arrêtera en région le 22 mai lors d’une soirée au Club de golf East Angus.

Subvention
Nature Cantons-de-l’Est (NCE), auparavant connu sous le nom de Corporation de conservation du boisé de Johnville, s’est vu octroyer une subvention de 114 600 $ sur trois ans. L’organisme s’occupe de la surveillance et de l’animation du Parc écoforestier de Johnville, en plus d’avoir élargi sa mission à la protection et la mise en valeur du patrimoine naturel des Cantons-de-l’Est.

Cette aide financière du Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril viendra protéger trois espèces de chauves-souris en voie de disparition dans les environs du mont Mégantic et du Parc du Marécage-des-Scots. De même, la salamandre pourpre vivant dans les forêts des monts Stoke bénéficiera d’un répit.

Urgence d’agir
« C’est un document dont je suis extrêmement fière. Ce guide est une initiative unique. » C’est en ces mots que Marie-Claude Bibeau a introduit l’outil Parlons Environnement, qui possède désormais son propre onglet sur le site Web de la députée. La distribution postale du guide papier a été complétée dans l’ensemble de la circonscription cette semaine.

« Évidemment, on peut pas tout dire dans 16 petites pages. Ce qui compte pour moi, c’est que l’essentiel soit à la portée de tous, qu’on comprenne bien l’urgence d’agir et que des solutions très sérieuses soient abordées », a poursuivi la diplômée en gestion de l’environnement à l’Université de Sherbrooke.

Le Haut-Saint-François a une place de choix parmi les pages du guide; plusieurs initiatives locales y étant mentionnées. On s’informe ainsi au fil des pages du rôle de leader en récupération du bois que joue l’entreprise Trèd’Si à Westbury et de son parement de cèdre qui recouvre l’IGA Cookshire. On apprend également que le système de réfrigération au dioxyde de carbone de l’épicerie produit moins d’émission que les systèmes traditionnels, alors qu’Ascot Corner teste un système innovateur de traitement des eaux usées au moyen d’étangs aérés.

Deux passages en région
Pour contrebalancer les ressources utilisées à la production du guide Parlons Environnement, l’équipe de la députée Bibeau procédera à la plantation de 50 arbres sur les berges de la rivière St-François à l’ancienne usine Cascades à East Angus. L’activité ouverte à tous viendra par le fait même réduire l’érosion des berges et améliorer la qualité du cours d’eau.

« Qu’ils aient choisi East Angus pour le faire, c’est un honneur », se réjouit la mairesse Lyne Boulanger. « On est très sensible avec tout ce qui touche l’environnement. Quand ils nous ont proposé ça, j’étais très contente. »

L’élue municipale espère voir un maximum de participants au forum citoyen Parlons Environnement qui s’arrête au club de golf de la ville, le 22 mai, à 17 h. « C’est le temps, quand il y a des forums, de prendre conscience de nos actes et se faire entendre », conclut Mme Boulanger.

Une année record pour le Centre local de développement (CLD)

Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François tenait récemment son assemblée générale annuelle à Chartierville. L’année 2018 fut marquée d’un record au point de vue des interventions en entreprises. En effet, 95 ont reçu du soutien technique de la part des conseillers du CLD, comparativement à 86 l’année précédente.

De sérieux enjeux
Le président du CLD et préfet du HSF, Robert Roy, a effectué un bref survol des principaux enjeux ayant marqué 2018, soit le Plan de développement de la zone agricole (PDZA), le manque de ressources en abattage suite à l’incendie de l’Abattoir Rousseau et le développement de l’offre touristique.

Le PDZA a abordé de plein front la problématique de la relève agricole en adhérant au service de maillage ARTERRE. L’agente du programme, Yolande Lemire, était d’ailleurs sur place pour tenir l’assemblée informée des derniers avancements. Une de ses recommandations consiste à mieux qualifier les propriétaires-cédants à leur projet de vente ou de transfert, qui peut s’étaler sur plusieurs années.

L’incendie de l’Abattoir Rousseau à Lingwick en novembre 2017 a laissé un grand vide dans l’offre d’abattage dans la région. En collaboration avec l’UPA, le CLD a lancé une étude sur les besoins estriens en cette matière. Le dépôt est prévu pour juin et l’application des recommandations s’enclencherait rapidement par la suite.

Attirer et retenir les visiteurs
Le développement de l’offre touristique en région demeure une priorité pour le CLD. Le circuit des Sheds panoramiques mise sur le trafic du Chemin des Cantons et de la Route des Sommets qui sillonnent la MRC pour mousser son attractivité. Le réseau est prévu pour être déployé en avril 2020, alors que trois sheds sont déjà en place à East Angus, La Patrie et Cookshire-Eaton. Deux structures légères ont également été déployées à Newport et Dudswell.

Le président du comité de la piste multifonctionnelle de la Saint-François et maire de Weedon, Richard Tanguay, a présenté les derniers développements du projet. Une demande de 500 000 $ auprès du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) a été obtenue. Cette aide permettra la réalisation d’un premier tronçon de 10 km entre Weedon et Beaulac-Garthby.

À peine lancés, déjà sur pied
Avec 95 entreprises ayant bénéficié du soutien technique des conseillers du CLD, l’année 2018 a marqué un record. Un montant de 630 000 $ en prêts a été accordé par le biais des Fonds locaux d’investissement et de solidarité (FLI et FLS). Au total l’an dernier, ce sont 4,3 M$ qui ont été investis et 25 projets réalisés. Les types de projets appuyés vont du démarrage d’une entreprise à un projet d’expansion, en passant par le développement de nouveaux marchés et de produits.

Line Chabot, du Domaine De La Giroux-ette à La Patrie, a bénéficié du Fonds Émergence pour se lancer dans la culture et la transformation de la monarde. Elle se targue d’être l’une des premières au Québec à produire la plante vivace rouge. Avec plus de 5000 plants en terre, Mme Chabot avoue ne pas trop savoir où sa culture la mènera, tout en caressant le projet de produire des huiles essentielles.

Louis Mailhot a démarré son entreprise BMP Électrique à East Angus en septembre 2018 avec l’aide du FLI et du FLS. Déjà, son territoire s’étend dans toute l’Estrie avec des clients à Waterville et Bromont. M. Mailhot affirme que les choses vont vite pour son entreprise et prévoit embaucher des ressources supplémentaires prochainement.

Sébastien Croteau, alias L’Inconnu dans le noir, sa compagnie de productions vidéos, s’était expatrié à Montréal pendant une quinzaine d’années avant de revenir dans la région l’an dernier. Ce qui a provoqué le déclic chez lui fut les nouvelles possibilités de travail à distance via le réseau internet. Originaire du Weedon, il dit avoir toujours apprécié la qualité de vie qu’on retrouve dans le Haut-Saint-François. Débutée en mai 2018, son entreprise a bénéficié du «coup de main» du CLD par le biais des programmes FLI et Soutien au travail autonome.

10 000 lb de sirop d’érable saisies à l’Érablière Gaudreau

Les saisons des sucres se suivent et se ressemblent à l’Érablière Gaudreau de Scotstown. Une première saisie pour l’année 2019 y a été récemment ordonnée par les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ). Daniel Gaudreau, propriétaire de l’érablière en compagnie de sa conjointe Nathalie Bombardier, qualifie la situation de « vol légal ». Le couple connait des démêlés avec la fédération depuis 2014.

Au total, les huissiers se sont emparés de 3500 conserves de sirop d’érable et de 11 barils de 450 lb. La valeur marchande de ce liquide se situe entre 27 000 $ et 31 000 $, selon sa catégorie (doré, ambré, foncé). L’opération a duré environ trois heures.

L’histoire se répète
Depuis le début du mois d’avril, un gardien de sécurité a été posté à l’Érablière Gaudreau entre 10 h et le moment de fermeture de l’évaporateur. Celui-ci vérifie et quantifie la production, avant d’en faire un rapport à l’intention de la PPAQ. Après un début de saison retardé à cause de la météo, l’établissement a entamé sa production avant d’atteindre son quota, ou contingent, de 16 000 lb fixé par la fédération. C’est donc l’excédent à cette limite qui s’est retrouvé enlevé d’entre les mains de Daniel Gaudreau.

« Se faire voler, c’est ça que je trouve dur », a commenté l’acériculteur qui fait face à des amendes s’élevant à plus de 300 000 $ de la part de la PPAQ. Avant le départ des huissiers, ses étagères contenaient 3500 conserves de sirop d’érable qui venaient d’être cannées manuellement les jours précédents. Cette production en petits contenants était destinée au marché européen, alors que M. Gaudreau a trouvé un partenaire français qui la lui avait achetée. Avec cette nouvelle manière de faire, le producteur de Scotstown pensait pouvoir échapper au cadre réglementaire de la PPAQ, qui autorise la vente directe au consommateur en format de moins de 5 L.

Pas sortis de l’auberge
« Ça me permettait de vivre et de faire manger ma famille en loi », s’imaginait Daniel Gaudreau. « Ils [la PPAQ] en ont personnellement contre nous. Ils empêchent l’érablière de survivre. » Du côté de la fédération, on rappelle que le cas de l’Érablière Gaudreau en est un isolé. Le duo d’acériculteurs de Scotstown fait partie d’une poignée de récalcitrants sur les 7400 entreprises acéricoles de la province.

Hélène Normandin, directrice des communications à la PPAQ, rappelle que ce sont les producteurs et productrices acéricoles eux-mêmes qui se sont dotés d’une réglementation reflétant la volonté collective. Une équipe mobile de la fédération se rend d’ailleurs sur le terrain pour rencontrer certains propriétaires. « On s’est rendu compte il y a quelques années que, souvent, c’était une mauvaise compréhension des règlements et que, quand on arrive sur le terrain, ça se règle à l’amiable et ça se déroule bien. »

Sous enquête depuis plusieurs années, l’Érablière Gaudreau s’est vue imposer une somme de 321 000 $ à rembourser à la PPAQ par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Le jugement a été homologué, mais la décision a été portée en appel. La cause sera entendue sur huit jours à la fin du mois à Sherbrooke.

Lors de ses précédentes saisies en 2018, la PPAQ a retrouvé de l’eau dans les barils en provenance de l’Érablière Gaudreau. Comme le dossier est en démarche judiciaire en ce moment, Daniel Gaudreau préfère ne pas s’étendre sur le sujet. « Moi, je peux juste dire que j’ai mis du sirop dans mes barils. »

Joindre les rangs
S’il y en a un qui est plus que familier avec ces déboires, c’est bien le producteur acéricole de Newport, Steve Côté. Après avoir vu son appel être rejeté par la Cour suprême, il a été contraint de prendre entente avec la PPAQ, qui se nommait à l’époque Fédération des producteurs acéricoles du Québec. Bien que confidentielle, l’entente entre les deux parties dépasse les 400 000 $, avait confirmé M. Côté l’automne dernier.

Pour la présente saison 2019, le producteur dit ne pas avoir tout entaillé ses érables. « Depuis le temps des procédures et tout, j’ai des secteurs qui sont à refaire. Les moyens financiers étant limités, on y va mollo. » Avec une partie de sa tubulure à mettre à jour, M. Côté cherche plutôt à vendre le fonds de terre et son contingent de 27 000 entailles à quelqu’un qui pourra l’exploiter complètement.

Le résident de Newport se désole toutefois de la hausse de la valeur des érablières depuis l’établissement du Règlement sur le contingentement dans le sirop d’érable en 2004. « C’est plus vraiment accessible à monsieur Tout-le-Monde. Les prix ont vraiment monté. »

Employeurs et municipalités vous veulent au Salon Priorité-Emploi HSF

Le Salon Priorité-Emploi du Haut-Saint-François se tiendra le 25 mai prochain à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Cette première édition locale s’inscrit dans le cadre de la tournée régionale du 20e anniversaire du salon du même nom, qui revient annuellement à Sherbrooke. On s’attend à ce que 200 chercheurs d’emploi viennent rencontrer les employeurs et les représentants des municipalités de la MRC.

Démarré en 1999, le Salon Priorité-Emploi Estrie a décidé de s’exporter dans les MRC estriennes suite au constat que, pour les entrepreneurs en région, il y avait moins d’intérêt à participer au salon de Sherbrooke. Celui du Haut-Saint-François sera le sixième sur un total de sept. Celui du 13 avril à Asbestos avait rallié 350 visiteurs, tandis que le principal avait attiré 4400 chercheurs d’emploi sur deux jours au Centre de foires de Sherbrooke.

On ne retrouvera pas que des kiosques d’employeurs au Salon d’East Angus. La promotion du milieu se fera par le biais des 14 municipalités de la MRC qui seront séparées en quatre sous-groupes répartis dans la salle. Elles y présenteront les services et la qualité de vie qu’elles offrent aux citoyens. Une délégation d’Ose le Haut avait d’ailleurs fait l’exercice au Salon Priorité-Emploi de Sherbrooke en vantant la région.

Bernard Ricard, du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François, mentionne qu’on risque de retrouver parmi les visiteurs des citoyens en provenance de Montréal. Ceux-ci seront guidés par des organismes métropolitains qui font de la régionalisation de l’immigration en la répartissant hors des grands centres.

Le directeur adjoint du CLD reconnait que la balle est présentement dans le camp des chercheurs d’emploi avec la pénurie de main-d’œuvre actuelle. On observe de plus en plus de visiteurs à ce type de salon qui sont déjà en emploi et qui cherchent à améliorer leur sort. Cette forme de maraudage était moins visible auparavant alors que les foires à l’emploi accueillaient des gens sans travail.

Par conséquent, on dénote aussi que le nombre d’exposants et d’employeurs est à la hausse ces derniers temps dans ce type d’événement. On en dénombrait 141 au Salon de Sherbrooke qui avaient plus de 12 000 postes à combler.

Iain MacAulay, nouveau maire de Scotstown

La Ville de Scotstown a un nouveau maire en la personne de Iain MacAulay. Celui-ci succède à Dominique Boisvert, qui avait remis sa démission en fin d’année 2018. Le poste de conseiller laissé vacant par M. MacAulay sera comblé lors de l’élection partielle du 5 mai. Le nouveau maire entend mettre à jour une partie des infrastructures vieillissantes de la ville tout en promouvant le développement domiciliaire.

Iain MacAulay occupait les fonctions de maire suppléant de Scotstown depuis septembre 2018, après que Dominique Boisvert eut pris un congé de maladie. Suite à la démission de ce dernier le 31 décembre, M. MacAulay a été le seul à présenter sa candidature au poste de maire et fut élu sans opposition. Il était conseiller au siège 1 depuis une dizaine d’années.

Conscient qu’il entre en fonction en mi-mandat, il envisage d’améliorer la situation à la ville. Il se dit satisfait de la nouvelle période de stabilité qui se présente à l’équipe municipale. Celle-ci a débuté avec le retour de Chantal Ouellet à la tête de la ville en 2011 puis s’était poursuivie au sein du conseil municipal. Plus récemment, l’équipe d’employés avait connu quelques chamboulements avec l’embauche d’une commis de bureau en début d’année ainsi qu’un second employé à la voirie. Le poste d’inspecteur municipal est présentement en affichage.

Du pain sur la planche
De par sa connaissance de Scotstown, Iain MacAulay dit avoir déjà plusieurs enjeux qu’il entend régler. En tête de liste, on retrouve les infrastructures vieillissantes. « Toutes nos infrastructures sont désuètes. On a un petit bout de fait, mais on en a encore un bon à faire », concède le nouveau maire. Un des problèmes majeurs de la ville demeure les fuites d’eau potable dans les canalisations. « On commence une rue à la fois », poursuit M. MacAulay.

Dans la même veine, les membres du conseil municipal conviaient la semaine dernière la population à une soirée d’information portant sur l’installation prochaine de compteurs d’eau sur le territoire au cours de l’année. Il s’agit d’une obligation gouvernementale dans le cadre de sa Stratégie québécoise d’économie d’eau potable qui verra à produire un état de la situation de même qu’un plan d’action du côté de la ville.
Le développement domiciliaire représente également une priorité aux yeux de l’élu MacAulay. Scotstown a mis en vente cinq lots à 6000 $ au bout de la rue Osborne en 2018. Ces terrains boisés viennent accompagnés d’un avantageux programme de revitalisation visant les nouvelles constructions. Dans le cadre du programme, les taxes foncières sont subventionnées à 100 % la première année et à hauteur de 50 % les deuxième et troisième années.

La ville compte ainsi augmenter sa population de 5 % à court terme, en passant le cap des 500 résidents. L’objectif est d’autant plus réaliste que l’école primaire Saint-Paul a vu son nombre d’élèves plus que tripler cette année, avec le transfert d’une partie de la population étudiante de l’école du Parchemin d’East Angus, en septembre dernier.
« On va beaucoup entendre parler de Scotstown dans les prochaines années, puis en bien ! C’est mon but », affirme le maire MacAulay. Les élections du poste de conseiller au siège 1 se feront ce dimanche et opposent les candidats Gérald Ostiguy et Cathy Roy. L’ancien maire Dominique Boisvert a décliné notre demande d’entrevue.

Le pondéré Julien Grégoire Péloquin récompensé au Festival Cinéma du monde de Sherbrooke

Âgé de seulement 22 ans, le résident de Cookshire-Eaton, Julien Grégoire Péloquin, s’est mérité le prix du meilleur court métrage de l’Estrie au dernier festival Cinéma du monde de Sherbrooke. Ponderosa, sa première œuvre cinématographique à vie, a en partie été tournée au Victoria Hall et sur une terre agricole de la région. Le cinéaste en herbe travaille déjà sur une deuxième œuvre, qui mettra en vedette l’artisan local Gilles Guimond.

Une expérimentation qui a bien tourné
« Ponderosa, on l’a fait, mais j’avais aucune idée de ce que je faisais. Quand je le regarde, je me sens vraiment amateur. Depuis ce temps-là, j’ai tellement appris de choses sur le monde cinématographique. » C’est de cette manière franche que Julien Grégoire Péloquin présente le chemin qu’il considère avoir fait depuis les derniers mois. Sans formation préalable dans le domaine, ni budget à proprement parler, le réalisateur s’est entouré d’une mini équipe pour mener à bout son projet.

Il décrit sa rencontre l’année dernière avec le cinéaste Sébastien Croteau comme un moment décisif dans son processus. Ce dernier l’a alors invité à lui soumettre un projet écrit, chose que M. Grégoire Péloquin s’est empressé de faire le jour même. L’ébauche de trois pages a finalement mené à un court métrage de 16 minutes, sans dialogues. M. Croteau a accepté d’épauler son cadet par le biais de sa maison de production L’inconnu dans le noir.

« J’ai toujours adoré les films en tant que spectateur, mais en faire, c’est une autre histoire. J’aime vraiment ça », poursuit le lauréat du FCMS. S’il avait en quelque sorte effectué un saut dans le vide avec son premier opus, le jeune réalisateur a de grandes attentes pour le second. « Y a pas de place à l’erreur. Il faut vraiment qu’il soit sur la coche. J’ai vraiment hâte ! »

Commencer en lion
Ponderosa était en compétition contre quatre autres courts métrages lors de la Soirée estrienne du festival de cinéma. Certains étaient dotés de réels budgets de tournage et d’une équipe complète qui n’ont rien à voir avec les moyens du natif de Birchton. « Ils étaient vraiment tous bons. Je m’attendais pas à gagner ça. Je suis encore très content », concède M. Grégoire Péloquin.

Le court métrage récompensé a été soumis à dix festivals jusqu’à présent. Sur le lot, trois ont répondu par l’affirmative et ont sélectionné l’œuvre; ceux-ci étant situés en Roumanie et au Royaume-Uni. D’autres pourraient s’ajouter à la liste.

Les scènes extérieures de Ponderosa ont été captées sur le chemin McDermott à la limite de Cookshire-Eaton et de Newport. On y aperçoit le pont couvert qui porte le nom du chemin. « Il y a vraiment de belles places pour tourner ici dans le coin de Cookshire et que les gens ne savent pas », s’étonne Julien Grégoire Péloquin.

Prochaine étape
Le tournage du second projet du réalisateur local a débuté la semaine dernière, toujours à Cookshire-Eaton. Le métrage de 30 minutes met en vedette Gilles Guimond qui interprète un chauffeur d’autobus. Celui qui avait touché ici et là aux arts de la scène par le passé se prépare depuis des mois pour son premier rôle principal. Il se laisse en effet pousser cheveux et barbe depuis octobre dernier.
Il s’agira de la seconde collaboration entre MM. Grégoire-Péloquin et Guimond. « Il y a une chose que Julien a dite pour le prochain film : “C’était bien le fun le premier, mais le prochain coup, tu seras plus acteur” », retient celui qui est artisan-ébéniste en compagnie de sa conjointe à l’atelier du Bout du chemin. « J’ai bien hâte ! »

La Galerie d’art de Cookshire-Eaton a tenu un 4 à 7 jeudi dernier afin de célébrer l’obtention de la récompense du meilleur court métrage estrien par Ponderosa ainsi que le lancement officiel des Productions de L’inconnu dans le noir de Sébastien Croteau.

Tenir la planète en haute estime

L’agriculture locale et soucieuse de l’environnement connait un engouement qui ne se dément pas depuis les dernières années. De plus en plus de productions maraichères réussissent à être rentables sur de petites superficies qui n’ont rien à voir avec les exploitations industrielles traditionnelles. À Cookshire-Eaton, la ferme Les Hôtes Épinettes produit des légumes biologiques commercialement depuis 2016, après avoir abandonné l’élevage ovin en 2008.

Le déclic
En 1987, Dominique Guay et son conjoint Alain Lussier acquièrent une ferme de 250 acres au bout du chemin Dubé. Après deux décennies de production de moutons, les propriétaires souhaitent changer de vocation. Mme Guay tombe, comme plusieurs, sur le livre Le Jardinier maraicher de Jean-Martin Fortier. C’est ce qui la pousse à s’essayer à l’agriculture intensive sur petite surface.

« J’ai vraiment accroché là-dessus, puis je me suis lancée à petite échelle », raconte celle qui est aujourd’hui épaulée par sa fille Camille dans l’aventure. Ce n’est qu’en 2016 que Les Hôtes Épinettes entament une production commerciale avec la formule des paniers de légumes. Le mois d’avril est d’ailleurs le moment de l’année pour adhérer à ce modèle d’agriculture soutenue par la communauté.

Avec une vingtaine d’abonnés et une quarantaine de paniers distribués de manière hebdomadaire en 2017, la ferme diversifie rapidement son offre. Pour éviter le gaspillage alimentaire et à la demande de clients, Les Hôtes Épinettes font un peu de transformation depuis l’an dernier. Cela permet de répartir les ventes à longueur d’année si on tient aussi compte de la production d’œufs frais et de volaille.

Une façon de faire nécessaire
Dominique Guay ne regrette pas son choix de migrer d’une production ovine à celle maraichère. « C’est emballant parce qu’on est toujours dans le positif. Il n’y a pas beaucoup de négatif dans notre affaire », confie-t-elle. Il faut dire que le contexte actuel encourage enfin la population à privilégier une offre de produits frais et locaux. Un engouement se fait également sentir auprès de jeunes qui souhaitent effectuer un retour à la terre en se lançant dans le maraichage.

Ce sont ces valeurs écologiques et de proximité qui guident Les Hôtes Épinettes au quotidien. Leur agriculture repose essentiellement sur le développement de la richesse des sols pour en assurer la fertilité. La plupart du travail s’effectue à l’aide d’outils manuels pour éviter la compaction des sols et la pollution. Aucun pesticide ou herbicide n’est utilisé afin de préserver les sols, les cours d’eau et la biodiversité du site et des alentours.

Il reste que l’agriculture intensive sur petite surface demande son lot d’organisation. La ferme du chemin Dubé à Cookshire-Eaton propose une cinquantaine de légumes en saison. Ceux-ci varient des traditionnelles carottes, tomates, laitue en passant par les melons, six variétés de choux et les fines herbes.

Un modèle viable
L’auteur du Jardinier maraicher, M. Fortier, s’est fait connaitre après avoir démarré une ferme d’un seul hectare et généré des profits de 150 000 $. Sa méthode était encore plus surprenante qu’il ne recourait à aucune forme de mécanisation, incluant le tracteur. C’est pourquoi le désherbage est fait à la main aux Hôtes Épinettes. Le recours quasi exclusif à des outils manuels crée autant d’emplois, aux yeux de Dominique Guay.

« T’as pas besoin d’avoir 400 hectares puis 140 vaches pour être nécessairement rentable et viable », poursuit-elle. « On est capable de s’en sortir quand même avec de bons revenus. » De plus, la montée en popularité des paniers de légumes, dans les dernières années, a permis de démocratiser l’offre par rapport à la demande et de proposer des prix alléchants aux consommateurs.

Un test fait à l’émission Légitime Dépense avait démontré que le prix des produits frais était le même en épicerie ou en provenance des paniers de légumes. « On essaie vraiment de garder nos prix les plus accessibles possible pour que les gens soient intéressés par cette agriculture-là », conclut Mme Guay.

Les bornes de recharge moins chères à East Angus

La Ville de East Angus offre désormais un programme d’aide financière à l’achat d’une borne de recharge pour véhicule électrique. De telles stations seront d’ailleurs installées à l’Hôtel de Ville ainsi qu’à l’aréna Robert-Fournier d’ici la mi-juin.

Les citoyens peuvent dès maintenant se prévaloir d’une subvention de 100 $ lorsqu’ils se procurent une borne de recharge à usage domestique de niveau 2 (240 V). La mesure représente un incitatif visant à graduellement remplacer les véhicules à essence par des véhicules électriques ou hybrides rechargeables.

« Le conseil souhaitait donner un coup de pouce supplémentaire », résume le directeur général de la ville, David Fournier. Jumelée à l’implantation prochaine de deux bornes électriques à l’Hôtel de Ville ainsi qu’à l’aréna municipal, cette mesure témoigne de la résolution de l’administration à poser des actions concrètes pour l’environnement. Des résidents avaient également fait part de leur intérêt pour une telle initiative.

« C’est vraiment des citoyens qui ont fait cette demande-là en disant : “Ailleurs, on a vu qu’il y avait des possibilités. Est-ce que le conseil serait prêt à aller de l’avant dans ce sens-là ?” », rapporte M. Fournier.

East Angus fait figure de précurseure alors que peu de municipalités offrent une telle aide financière à l’heure actuelle. En Estrie, on ne retrouve cette mesure qu’à Sherbrooke et Magog. Le consommateur peut s’attendre à débourser de 1000 $ à 2000 $ pour l’achat et l’installation d’une borne de recharge à la maison. En plus des initiatives municipales, le gouvernement du Québec offre une aide qui peut aller jusqu’à 600 $.

L’adoption d’un tel règlement par la Ville de East Angus représente un pas de plus vers le transport durable. « Plus on aura de mesures pour aider les gens et plus on retrouvera de véhicules électriques sur nos routes », prévoit David Fournier.

Le site de Valoris jugé apte à un agrandissement de son lieu d’enfouissement

Valoris tenait sa troisième rencontre dans le cadre de sa démarche d’acceptation sociale liée à la demande d’agrandissement de son lieu d’enfouissement technique (LET) de Bury. Deux expertes de la firme AECOM ont présenté les résultats de l’étude d’impact du projet portant sur plusieurs aspects du site comme ses eaux de surface, sa géologie et ses milieux humides. Les conclusions indiquent que « le site de Valoris est apte à recevoir un LET. » Une trentaine de personnes s’étaient déplacées pour participer à l’atelier dans la salle des commissaires de l’école du Parchemin d’East Angus.

Un impact qu’on estime faible
Une triple membrane étanche viendra sceller le sol du lieu d’enfouissement et, à terme, une membrane finale est apposée par-dessus la sous-section, ou cellule, une fois sa pleine capacité atteinte. Grâce à ces standards, on estime que « les risques de contamination des eaux de surface et souterraines sont considérés faibles, voire nuls, car l’étanchéisation du LET projeté va empêcher toute contamination potentielle. »

La qualité des eaux souterraines est évaluée au moins trois fois par année. Selon la loi, l’exploitant d’un lieu d’enfouissement technique est tenu de prélever des échantillons et de les faire analyser pour contrôler la présence de 24 substances potentielles, comme le cyanure, le mercure ou le plomb.

Sur le site existant de Valoris, la qualité des eaux souterraines respecte généralement les normes. Pour le site de l’agrandissement projeté, des dépassements se sont déjà produits à cause de la détection de manganèse et de coliformes fécaux. On explique la présence de ces derniers par la grande population de goélands se nourrissant sur place et dont les déjections pouvaient hausser les résultats.

Les prochaines cellules du LET sont, pour le moment, couvertes à 70 % de forêt. Les peuplements recensés sont plutôt jeunes et dominés par des feuillus comme l’érable, le peuplier et le bouleau jaune. On assure qu’aucun écosystème forestier exceptionnel, comme une forêt rare ou ancienne, n’a été répertorié.
De même, le territoire visé par l’agrandissement héberge 32 espèces d’oiseaux, dont aucune à statut précaire. La perte de milieux humides engendrée par l’extension du LET sera compensée par l’entreprise. Le type exact de compensation sera décidé au cours des prochaines semaines. Celui-ci pourrait prendre une forme monétaire ou celle d’un projet d’aménagement approuvé par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Des résidents méfiants
À mi-chemin de l’atelier, les participants se sont réunis pour débattre de l’information qu’il venait de recevoir et faire part de leurs commentaires aux dirigeants de Valoris. René Vachon est un citoyen du Haut-Saint-François qui fait partie du comité de vigilance de la régie intermunicipale. Pour avoir assisté à plus d’une réunion de Valoris, il estime que l’entité « agit en bon citoyen corporatif. » Il a surtout exprimé ses craintes quant à l’ancien lieu d’enfouissement sanitaire (LES) dont « le jus de poubelle » reste moins bien balisé que les matières enfouies dans un LET.

Luc Lemieux, qui habite à 3,5 km du site de Valoris, estime que l’entreprise « ne fait pas sa job. » Il aimerait voir un plus grand respect de la mission première de l’organisme qui est la valorisation.

La conseillère du Canton de Hampden, Monique Scholz, s’est dite inquiète que la MRC et la grande région de Sherbrooke, la principale utilisatrice du site, soient presque absentes. « Ça me chicote beaucoup. On parle d’un grand projet collectif avec lequel on a eu bien des frustrations et dont certaines persistent encore. On fait ce projet d’acceptabilité sociale parce qu’on veut faire mieux, mais où sont mes collègues des autres municipalités ? »

Les deux prochains ateliers thématiques se tiendront les 27 avril et 25 mai. Ils porteront sur la qualité de l’air et l’intégration au paysage des futurs monticules du LET. L’activité du 15 juin permettra de répondre à certaines questions qui ont été exprimées au fil du temps par les citoyens et qui étaient demeurées sans réponse. Peut-on aménager un LET dans une mine désaffectée ? et Pourquoi le site de Bury a-t-il été choisi pour accueillir un lieu d’enfouissement ? en sont des exemples.

Ancrée Design : Trouver sa zone de confort

Encore beaucoup de gens perçoivent le design d’intérieur comme un service de luxe. La designer Emilie Drouin, établie à East Angus, le considère plutôt comme un moyen de sauver de l’argent. En cette ère du cocooning, les plans d’aménagement deviennent même des outils incontournables dans la conception d’espaces.

Un incontournable
Avec la technologie actuelle, le design intérieur permet encore plus de se projeter dans un futur espace. Cela permet ainsi de confirmer des choix et d’éviter des erreurs couteuses, une fois les travaux entamés. L’entreprise de Mme Drouin, Ancrée Design, utilise des outils vidéo de rendus réalistes en 3D. Tout peut y être contrôlé, que ce soit la force d’un éclairage ou les couleurs et textures d’un mur ou d’un plancher.

L’élaboration de tels plans est ce qui allume le plus la jeune entrepreneure. Ils conjuguent les besoins exprimés par les clients au savoir de la designer. Pour des projets commerciaux, ils peuvent être une étape nécessaire à l’approbation d’une municipalité par exemple. Dans un cadre résidentiel, Emilie Drouin le répète souvent à ses clients : « C’est vous qui allez vivre là. C’est important que vous soyez bien avec cette décision-là et que ça reflète bien ce que vous voulez. »

Quelques principes reviennent régulièrement lors de la conception d’un plan : la fonctionnalité, l’ergonomie et la maximisation. Ancrée Design croit dans les espaces évolutifs, qui sont d’abord utilisés pour une fin pour permettre ensuite d’être transformés. On n’a qu’à penser à une salle de jeux pour enfants qui deviendra un espace au gout des parents une fois les petits partis du nid.

Préparation en amont
« Que tu fasses affaire avec un designer ou non, il y a des trucs qui sont vraiment importants avant de débuter les travaux », poursuit Emilie Drouin. Il faut tout d’abord établir ses besoins, que ce soit en termes de rangement et de fonctionnalité. On doit ensuite établir un budget réaliste qui laisse place aux imprévus. « Il y a tout le temps des surprises ! », concède la jeune designer.

Finalement, on applique son gout et son style. Que ce soit en s’inspirant de revues ou d’idées pigées sur Internet, il faut savoir ce qu’on aime et avoir une idée du sentiment recherché dans la pièce à modifier ou rénover. On fait également un travail préalable en triant ce qu’on veut changer et ce qu’on veut conserver. Également, se renseigner de la nécessité d’un permis auprès de sa municipalité peut s’avérer une bonne idée.

Jamais trop tard
Malgré tous ces conseils, Emilie Drouin sait très bien qu’une idée soudaine peut venir tout faire basculer. C’est en quelque sorte ce qui l’avait elle-même mené vers le design d’intérieur. Alors qu’elle occupait depuis quelques années un emploi stable dans une institution bancaire, elle a eu une toute autre sorte d’appel. « Je me suis dit : “Si je fais pas ça, je vais le regretter, c’est sûr.” »

Celle qui avait quitté les bancs d’école des années plus tôt suit alors sa passion et entreprend un cours intensif à temps plein. Après la fin de sa formation, elle peaufine son bagage avec le cours de lancement d’entreprise de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Trois ans après le lancement d’Ancrée Design, Mme Drouin continue d’être en contact avec son coach de formation qui l’épaule dans son cheminement et ses décisions.

Si elle ne regrette pas ce «saut dans le vide» vers la vie de travailleuse autonome, il s’agit pour elle d’un travail de tous les instants qui demande de la discipline. « Il faut voir à tout, tout le temps », résume-t-elle.

En étant son propre patron, Emilie Drouin se sent plus en lien avec ses valeurs. C’est d’ailleurs ce principe qui l’a conduite à nommer son entreprise : s’ancrer des valeurs du client autant que des siennes. Celle qui se décrit comme une fille de campagne, plus que de ville, éprouve un besoin d’enracinement. « C’est s’imprégner de notre identité. C’est laisser cette empreinte dans un espace de vie. »

Après 20 ans d’inactivité, le Centre culturel de East Angus de retour avec une programmation régulière

Après presque 20 années sans programmation régulière, le Centre culturel de East Angus a repris du service en 2018-2019 en proposant une minisérie de cinq spectacles. Cette première saison culturelle depuis des lustres se terminera le 4 mai prochain avec une prestation intimiste de Kevin Parent.

Une longue absence
La salle d’East Angus a perdu son titre officiel de diffuseur culturel donnant droit à des subventions gouvernementales il y a près de deux décennies. « Lorsqu’il y a eu la fin du financement, le comité a cessé ses activités de production de spectacles », relate David Fournier, le directeur général de la ville, selon les informations qu’il a obtenues. Sans l’aide provinciale, certains des spectacles présentés dans la salle d’une capacité d’une centaine de personnes seulement devenaient déficitaires. Selon les nouveaux critères, seul un centre de diffusion par région pouvait être reconnu et c’est le Centre culturel de Weedon qui avait alors hérité du titre.

Certaines représentations ponctuelles ont tout de même été organisées à la salle d’East Angus au fil du temps. Les dernières en lice furent celles de Michaël Rancourt et du groupe Les Bellifontains. Puis, quelques événements simultanés sont venus raviver la flamme culturelle dans la ville.

La convergence des efforts
Il y a tout d’abord eu les rénovations de la salle Richard-Martel à l’automne 2017, qui ont dégagé la totalité du deuxième étage en enlevant le foyer central. Ensuite, une volonté politique a alloué un budget dédié à une offre de spectacles l’année dernière. Au même moment, rien n’était certain du côté de Loisirs Cookshire qui n’avait rien présenté depuis l’automne 2017.
Tranquillement, une petite équipe s’est mise en place. Caroline Paré, Suzanne Bussière, l’ancienne bookeuse du comité original, ainsi qu’Andrée Lehoux et Carole Paillé, du comité du centre culturel, ont formé un premier petit noyau citoyen. S’est joint à elles Jocelyn Phaneuf, membre du groupe Jaune et résident de la ville. Avec ses contacts dans le monde musical, il a contribué au passage de Steve Veilleux, chanteur de Kaïn, dans la petite salle le 16 février dernier.

Entretemps, le logo du Centre culturel s’est refait une beauté et sa salle de spectacles s’est dotée d’un nouveau système de son. La polyvalente Louis-Saint-Laurent prête également du matériel de scène. Fort d’une équipe et de l’appui de la ville, « tout était en place pour qu’on reparte les spectacles », se réjouit le directeur des loisirs, Vincent Héraud.
La première tête d’affiche de la saison 2018-2019 fut France D’Amour. En décembre, le spectacle de rodage de l’humoriste Alexandre Barrette afficha complet. Plus récemment, celui de Dan Bigras vit la totalité de ses billets s’envoler. On s’attend à ce que le spectacle de clôture de la saison du chanteur Kevin Parent connaisse le même sort.

Une offre en continu
Autant les citoyens que les responsables de la salle se montrent satisfaits. Le Centre culturel de East Angus a ceci de différent qu’il offre aux spectateurs la possibilité d’être tout près de l’artiste, et ce, à des prix comparables aux grandes salles moins chaleureuses qu’on retrouve par exemple à Sherbrooke.
En plus de la petite équipe citoyenne, le directeur des loisirs de East Angus est entouré de trois conseillers municipaux qui s’impliquent dans le succès de la salle Richard-Martel. Les efforts déployés par les élus Meagan Reid, Antoni Dumont et Nicole Bernier vont tous dans le même sens. « C’est toujours d’essayer d’attirer les jeunes familles », résume Vincent Héraud. « On vise à rendre la Ville de East Angus la plus dynamique possible. »

La programmation 2019-2020 du Centre culturel devrait être annoncée lors du premier rendez-vous de la saison des Concerts de la gare, le 27 juin prochain. Se voulant le plus inclusif possible, l’établissement accueille toujours les candidatures de ceux et celles intéressés à se joindre à son comité.

L’offre prévue pour la prochaine saison se veut encore une fois volontairement réduite, vu la présence d’autres diffuseurs déjà actifs sur le territoire et qui sont souvent des organismes municipaux, comme au Centre culturel. « On veut pas être en compétition, mais plus en complémentarité avec eux », termine le directeur général David Fournier.

La 5e saison des Bateaux-Dragons à Lac-Mégantic

La Maison La Cinquième Saison de Lac-Mégantic dévoilait récemment les détails de la cinquième édition du Festival des Bateaux-Dragons. La présidence d’honneur de l’événement a été confiée conjointement aux préfets Robert Roy et Marielle Fecteau, respectivement des MRC du Haut-Saint-François et du Granit.

La Maison La Cinquième Saison offre gratuitement des services de soins palliatifs à tous les citoyens des deux MRC du Granit et du Haut-Saint-François, depuis octobre 2013. Le Festival des Bateaux-Dragons représente une importante source de financement dans le budget de fonctionnement de la maison.

Les préfets Marielle Fecteau et Robert Roy ont souligné l’importance pour les citoyens des deux régions d’avoir accès à un tel organisme et ils souhaitent qu’un maximum de municipalités soit présent à l’édition 2019 du festival. Celle-ci se déroulera à la station touristique Baie-des-Sables de Lac-Mégantic, les 13 et 14 juillet prochains.

La compétition, qui se veut festive et amicale, regroupe bon an, mal an 25 équipes de 21 pagayeurs qui s’affrontent sur un parcours de 200 mètres. Les participants se répartissent dans diverses catégories citoyennes, corporatives et mixtes. L’objectif, cette année, est de recueillir 45 000 $, selon le directeur général de la Maison La Cinquième Saison, Richard Michaud. En 2017, 40 000 $ avaient été amassés.

Les gens intéressés à prendre part à l’événement peuvent s’inscrire dès maintenant sur le site Web de la Maison au www.maisoncinquiemesaison.org.

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