Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
Porte ouverte La Passerelle du HSF

Portes ouvertes Les retrouvailles à La Passerelle : Belle participation

Nous apercevons Angélika, responsable de la mobilisation et vie associative transmettant des informations.

Plusieurs femmes du territoire ont répondu à l’invitation Portes ouvertes du Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, en effectuant une visite des lieux, rencontrer sur place les travailleuses et échanger dans une ambiance décontractée.

L’activité marquait la réouverture du Centre des femmes au grand public sans rendez-vous. Mentionnons que l’organisme offrait tout de même des services, mais l’accès au centre était limité en raison de la pandémie. Travailleuse à La Passerelle, Marilyn mentionne que l’activité Portes ouvertes se voulait une belle occasion d’échanger, de développer un sentiment d’appartenance et démystifier l’endroit dans une ambiance ludique et décontractée.

Les visiteuses, souriantes, ont eu l’occasion de découvrir la panoplie de services offerts tout en apprivoisant le Centre des femmes du Haut-Saint-François. Les participantes effectuaient un parcours de quatre tables où se trouvait une travailleuse qui expliquait la nature de son mandat et les services offerts.

Les visiteuses, explique Vee Langlois, travailleuse au centre, étaient informées sur le mode d’accueil, les types d’approches, la façon dont on peut utiliser le milieu de vie, les horaires, les types de formations que ce soit des travailleuses, les ateliers, la programmation et autres. Parmi les services offerts, on faisait part, au niveau individuel, de l’écoute, des rencontres personnalisées, de l’accompagnement juridique que ce soit pour déposer une plainte, pour remplir des documents, formulaires ou autres. On retrouve aussi des groupes de discussion et des ateliers. « On va aborder des problématiques qui peuvent paraître individuelle, mais là de les amener en groupe, ça les collectivise un peu plus, les expériences, voir qu’on n’est pas la seule à vivre ça », d’expliquer Vee Langlois. La Passerelle permet également de faire des actions collectives comme la vigile annuelle commémorative de l’attentat antiféministe de la polytechnique, les femmes et filles autochtones assassinées, disparues et autres. « On peut aussi faire de la mobilisation selon la volonté des membres », d’ajouter la travailleuse.
Outre la panoplie de services offerts, Marilyn ajoute que les utilisatrices peuvent compter sur l’accès à une tablette, à la bibliothèque contenant une foule d’ouvrages, à du matériel de base comme une trousse hygiénique ainsi qu’un service de laveuse sécheuse pour dépanner. Succinctement, le Centre des femmes du Haut-Saint-François, c’est : s’outiller, agir ensemble, prendre soin de soi et s’entraider. Les services sont offerts gratuitement. La Passerelle se veut un milieu inclusif ouvert aux femmes trans, aux femmes cis, aux personnes queer, non-binaire et les personnes en questionnement sur leur identité de genre. Les services peuvent être offerts en français, anglais, créole et espagnol. Marilyn rappelle qu’il n’est pas nécessaire de vivre une période difficile pour se présenter au centre. « On peut juste venir prendre un café et rencontrer d’autres personnes, discuter d’enjeux qui nous touchent. »

La Cantine d'Ascot Corner HSF

Maude Maher : La nouvelle génération de femmes d’affaires

Maude invite toute la population à commander des mets pour apporter ou savourer sur place sa bonne cuisine.

Dynamique, enthousiaste, débordante d’énergie et pleine d’idées, Maude Maher, propriétaire du restaurant La Cantine, à Ascot Corner, fait partie de la nouvelle génération de femmes d’affaires.

Âgée de 24 ans, la jeune femme a toujours su qu’elle voulait être en affaire et pas dans n’importe quoi, dans la restauration. Cette sphère d’activité, par les temps qui courent, n’est pas le secteur le plus facile et reposant. Pour Maude, cela importe peu, l’occasion s’est présentée et elle l’a saisie. « Au début, j’avais peur, je me disais, je vais m’occuper du restaurant et j’ai 23 ans (au moment de l’acquisition). Dans ma tête, c’était comme je connais rien. Mon père (Serge Maher) m’a aidée et fait comprendre que je l’avais déjà fait en travaillant dans d’autres restaurants. »

« Depuis que je suis jeune, je voulais avoir un restaurant, c’était mon rêve. » Maude s’y préparait puisqu’elle a complété une formation en cuisine. « J’ai travaillé dans de bons restaurants, mais cette idée là est toujours restée dans ma tête. » Sans oublier son rêve, la jeune femme a pris le temps de voyager à deux reprises, de par le monde et au pays. « Quand je suis revenue de voyage et j’ai vu que la cantine Les 2 frères était à vendre, bien là on dirait que ça été comme le déclic. C’est arrivé un peu par hasard. Je me suis dit que mon projet, que j’aimerais peut-être faire, peut se concrétiser. Dans mes plans, je voulais revenir à Ascot Corner, tout était parfait. »
Cette femme d’affaires avoue ne pas avoir suivi de formation spécifique pour gérer son entreprise, mais en revanche, elle profite des conseils de son père qui joue le rôle de mentor, précise-t-elle. « Moi, l’école, ça ne marche pas, je n’aime pas ça. J’ai commencé un cours gestion de commerce au Cégep, j’ai fait un mois. Mais je suis quelqu’un qui est bonne sur le terrain, j’apprends facilement. Je me suis dit si j’ai une entreprise, je vais
apprendre sur le tas parce que je sais que j’apprends mieux comme ça et c’est pas mal ça qu’on fait ici. »

Passionnée de la cuisine, Maude est bien consciente de la réalité du monde de la restauration. « C’est pas une qualité de vie exceptionnelle, des salaires assez bas, des heures de fou. Je fais des heures de fou ici, mais je vois que ça vaut plus la peine parce que c’est ma place. Si j’avais continué de faire ça ailleurs pour les autres, je n’aurais pas eu de vie de famille, de quoi de stable, j’aurais fait des horaires de soir, de fin de semaine tout le temps. Ça n’aurait pas été vraiment une récompense au bout. C’est une des raisons pourquoi je voulais être en affaires. » Ce domaine d’activité pour Maude « c’est bien plus valorisant. C’est tout mon menu, mes idées à moi, pis le monde aime ça. Ce qui me fait capoter, c’est de voir les gens qui aiment ma bouffe, c’est valorisant, ça donne juste le goût de continuer. » Pour l’instant, la propriétaire avoue ne pas avoir beaucoup de temps pour profiter de la vie. « C’est normal, on vient d’ouvrir un restaurant qui roule extrêmement bien. J’ai rarement travaillé dans des restaurants qui roulaient beaucoup comme ça. C’est comme un gros boum. Les gens aiment ça. Je suis confiante que ça va toujours rouler. On a quelque chose de tout de même classique, mais juste revisité. » Elle ajoute avoir un tempérament de leader. « Moi, j’ai toujours été quelqu’un qui aimait leader du monde, je ne suis pas une suiveuse. J’ai toujours été bonne pour parler, donner mes idées et que les gens me suivent dans mes idées. » La propriétaire mentionne ne pas avoir de difficulté à gérer le personnel. « Ce qui a été le plus difficile, c’est d’avoir de la crédibilité envers les personnes qui étaient plus vieilles que moi, mais ça va super bien. Je pense que j’ai une manière de faire qui est peut-être différente, je suis toujours un peu à déconner, mais en restant sérieuse, toujours gentiment. Je ne lève pas le ton. » Maude ajoute que ça fonctionne bien également avec ses fournisseurs. « Je ne sais pas, peut-être parce que je suis jeune, on dirait que je suis leur petite protégée, il n’y a pas de problème, je peux les appeler n’importe quand, ils peuvent me dépanner. »
Parmi ses tâches, Maude s’occupe du personnel, des commandes, des horaires, d’élaborer le menu, faire les recettes en passant par les commandes d’alcool. Elle avoue avoir des semaines bien remplies, mais trouve tout de même le temps de s’accorder deux journées de congé par semaine.
Projets
Pour elle, c’est clair dans sa tête qu’il n’est pas question de changer de domaine. « Moi, mon but, ça serait de délaisser tranquillement la cuisine pour être plus en avant, faire un peu de service, j’aime voir le monde et jaser. Pour le resto, je ne suis pas prête à dire que j’aimerais avoir des franchises, je ne suis pas là pantoute, j’ai quand même la broue dans le toupet. Je suis fonceuse, on ne peut pas dire jamais, mais moi, j’ai toujours voulu avoir un foodtruck et le règlement pour en avoir un, il fallait avoir un restaurant qui a pignon sur rue. Là, j’ai un restaurant, c’est possible, mais pas tout de suite. Mais, plus tard, avoir un foodtruck de la cantine, ça représenterait super bien. »

Ouvert depuis novembre 2020, La Cantine croît rapidement. Elle est passée de 4 à 13 employés en plus d’agrandir de superficie. Ouvert sept jours semaine de 11 h à 20 h, l’établissement peut accueillir 52 clients en temps dit normal. La jeune femme d’affaires est de son temps et mentionne être active sur les réseaux sociaux. « C’est pas juste un restaurant que le monde vient. Il y a eu un wave qui s’est créé sur les réseaux sociaux, les gens ils partagent, ils en parlent, c’est quelque chose. Il y a du monde qui vient de Rock Forest, de Magog, dîner la semaine. Ça, c’est ma fierté, je suis vraiment contente », d’exprimer les yeux pétillants Maude.

Visite des églises HSF

Les Journées du patrimoine religieux à East Angus : L’église Saint-Louis-de-France suscite toujours un intérêt

Nous apercevons la jeune famille du couple d’East Angus Marie-Pierre Brassard et Raphaël Poulin ainsi qu’un couple de Sherbrooke.

Plusieurs visiteurs d’East Angus et de la grande région estrienne ont profité des Journées du patrimoine religieux pour découvrir les secrets de l’église Saint-Louis-de-France à East Angus.

Marie-Pierre Brassard et Raphaël Poulin sont de nouveaux arrivants d’à peine un an à East Angus. Diplômée d’un certificat en sciences des religions, Mme Brassard éprouvait une attirance naturelle envers ce lieu de culte. « On y pensait souvent, on passait devant l’église et on disait, ça l’air vraiment beau, faudrait qu’on aille la visiter et on n’avait jamais l’occasion. Quand on a vu les indications sur Facebook, on s’est dit on y va. »

Le couple avec leurs deux jeunes enfants a pris le temps cette fois. Ils se sont montrés impressionnés par leur visite. « On ne pensait pas avoir ce joyau dans notre village », d’exprimer M. Poulin. Les grands espaces à l’intérieur de l’église, le travail des boiseries, les vitraux, les statues et le style néogothique font partie des éléments forts que retient le couple. « C’est aussi intéressant d’avoir l’information de quelqu’un de l’intérieur. C’est vraiment pertinent au niveau historique de savoir. Ça valait la peine », d’ajouter Mme Brassard.

Un des guides, Fernand Roy, rappelait au cours de la visite d’une durée de 1 h à 1 h 30 l’histoire de la paroisse en passant par les missionnaires en 1884, la construction d’une petite chapelle, d’une église en 1895 jusqu’à la construction de l’église Saint-Louis-de-France entamée en 1920 et inaugurée en 1923. Toutefois, M. Roy ajoute que les travaux ont vraiment pris fin en 1927 et que selon l’architecte de l’époque, Louis Nolet, la facture globale s’élevait à 364 298 $. « Notre rôle, d’expliquer M. Roy, est de faire valoir les richesses qui se trouvent à l’intérieur. On essaie de valoriser même l’extérieur, comme la pierre de granit, la boiserie intérieure qui a été sculptée avec le style de fleuron qui représente la France. Notre église, c’est Saint-Louis-de-France, donc Saint-Louis est représenté un peu partout. On a aussi Saint-Patrick qui fait partie du décor parce qu’on a eu beaucoup d’Irlandais. » Parmi les nombreux attraits, les visiteurs ont eu droit de voir la crypte où reposent cinq prêtres et un organiste. Parmi les visiteurs, un couple de Sherbrooke se disait impressionné par la beauté et le souci du détail de l’église qu’il qualifiait supérieur à la cathédrale de Sherbrooke.

Pompiers de Cookshire-Eaton

Cookshire-Eaton rend hommage à ses pompiers

Nous retrouvons de gauche à droite le lieutenant Louis Laroche ainsi que les pompiers Michel Campagna et Luc Letendre. Dans le même ordre debout, on remarque Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead, André Ladouceur (pompier), Gilles L’Heureux (pompier), Éric Cloutier, directeur, Sylvain Dusseault, directeur adjoint, Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton et Marcel Charpentier, chef de division.

La municipalité de Cookshire-Eaton a profité de la récente conférence de presse marquant l’inauguration du parc de l’étang Cloutier pour rendre hommage à ses pompiers du service de l’agglomération Cookshire-Eaton en remettant des certificats et médailles à ses pompiers comptant plus de 20 ans et 30 ans de service.

La mairesse, Sylvie Lapointe, accompagnée de la députée Marie-Claude Bibeau, et du préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, a remis des médailles du gouverneur général marquant les services distingués de 20 ans et 30 ans. Au-delà des médailles et certificats, Mme Lapointe a profité de l’occasion pour rendre hommage à l’ensemble des pompiers « qu’on estime et reconnaît leur travail, leur engagement envers les citoyens en cas d’incendie ou d’autres situations d’urgence. On peut-tu honorer leurs services au péril de leur vie dans chaque intervention et leur dépassement de soi à caractère exceptionnel. On peut-tu leur dire bravo pour votre contribution à devenir meilleur dans votre vouloir à faire ce métier si imprévisible et responsable. » Mme Lapointe ajoutait savoir de quoi elle parlait pour avoir été victime d’un incendie nécessitant l’intervention des pompiers.

Parmi les récipiendaires, neuf pompiers, Éric Cloutier, Yvon Laroche, André Ladouceur, Luc Letendre, Yvon Laroche, Louis Laroche, Michel Campagna, Bruno Rouleau et Stéphane Morissette ont obtenu la médaille de 20 ans de services distingués. Leurs confrères, Marcel Charpentier, Timothy Morrisson et Gilles L’Heureux ont obtenu la médaille de 20 ans et la barrette de 30 ans de services distingués.

Les intervenants ont profité de l’occasion pour remettre les diplômes aux 24 pompiers ayant complété avec succès une ou plusieurs formations. Le service d’incendie compte une conquantaine de pompiers.

Journée de l'Astronomie à Chartierville

Journée astronomie à Chartierville : Une 3e édition réussie

Nous apercevons l’astronome amateur, Raymond Fournier, donnant quelques informations sur le lancement de la fusée.

Près d’une cinquantaine de personnes, adultes et enfants se sont récemment donné rendez-vous sur le site de la côte magnétique à Chartierville, dans le cadre de la 3e édition de la Journée astronomie.
Diverses activités marquaient la journée. Les jeunes se sont amusés, au cours de l’après-midi, à peindre des masques tout en savourant des collations. Comme pour les éditions précédentes, le moment fort était sans contredit le lancement de fusées effectué par Raymond Fournier et son jeune assistant, Édouard Goyette. Ayant quitté Chartierville pour Longueuil, le dynamique astronome amateur ne pouvait manquer cette fête et c’est avec plaisir qu’il est revenu dans son ancien patelin. L’homme n’a pas changé et c’est avec sa fougue habituelle qu’il a su captiver l’attention des participants. Les amateurs d’astronomie ont également eu l’opportunité, en début de soirée, d’observer le ciel avec l’aide de télescopes. Bien entendu, M. Fournier y est allé de quelques explications, accompagnant les observateurs.

Claude Sévigny, conseiller municipal et un des organisateurs de l’événement, est satisfait de la participation dans ce contexte pandémique. « On a beaucoup de grands-parents qui apportent leurs petits-enfants ici, je trouve que ça fait un beau lien intergénérationnel », complète-t-il.

Musique aux sommets

Musique aux Sommets à Chartierville : Un spectacle attendu

Le groupe Coco Country Band a fait vibrer la petite église de Chartierville au grand plaisir des spectateurs.

C’est une foule respectable qui a participé aux deux représentations du groupe Coco Country Band dans la petite église de Chartierville. La mini édition du festival de Musique aux Sommets a tout de même su plaire aux participants, dont plusieurs étaient des admirateurs de country.
Caroline Provencher, de Chartierville, a assisté à tous les spectacles des éditions précédentes et il n’était pas question qu’elle rate celui de 2021. Bien que le festival n’ait pas l’ampleur des années passées, en raison des mesures sanitaires, la citoyenne était heureuse qu’il y ait tout de même un spectacle. La mère de famille était accompagnée de ses trois enfants pour l’occasion. Originaires de Chartierville et résidantes à Sherbrooke et Drummondville, Nicole et Denise Dion, sœurs du maire Denis Dion, avouaient à la blague ne pas avoir trop le choix. Denise mentionne avoir participé à toutes les éditions tandis que sa sœur précisait ne pas avoir eu cette chance. Toutes deux, dont une, particulièrement amante de country, étaient heureuses qu’il y ait un spectacle. Originaires également de Chartierville et domiciliés à Ascot Corner, Martine et Marcel Roy ont participé à toutes les éditions. « On n’a pas participé à tous les spectacles, mais le country, disons qu’on est admirateurs pas mal », d’exprimer Mme Roy.
Spectacle
Les amateurs de country ont été servis à souhait. Le dynamisme du groupe s’est montré contagieux. À l’invitation des membres de la formation, plusieurs spectateurs ont dansé devant la scène et dans les allées de l’église.
Satisfaction mitigée
Jean Bellehumeur, membre du comité organisateur, est satisfait de l’appréciation des gens, mais un peu déçu de la participation de 110 personnes pour les deux représentations. Plusieurs raisons expliquent la situation selon lui, comme le peu de temps pour publiciser l’activité, l’obligation du passeport vaccinal qui pouvait être un frein pour les personnes non vaccinées et les craintes pour d’autres de faire partie d’un rassemblement. Selon les techniciens rencontrés, ajoute M. Bellehumeur, il semblerait que ce phénomène soit semblable ailleurs en région. « Avoir su, on aurait prévu une seule représentation », souligne-t-il.
Néanmoins, l’organisation ne regrette pas l’initiative. « Tous ceux qui ont participé, on a eu des félicitations de tout le monde. Les gens ont adoré ça. Ils en ont parlé partout à l’entour et ont dit aux autres, vous n’êtes pas venu, vous avez manqué quelque chose. Ça faisait du bien de voir les gens sourire », d’ajouter M. Bellehumeur. Bien que les organisateurs souhaitaient une participation plus forte, cela n’affectera pas la santé financière de Musique aux Sommets puisque l’activité ne devrait pas afficher de déficit, assure M. Bellehumeur.
Autres spectacles
D’autre part, l’organisation prévoit présenter un autre spectacle d’ici le 31 mars 2022 puisqu’il resterait des sous provenant de l’aide financière de Patrimoine Canada et une des conditions exige qu’ils doivent être dépensés avant la fin de l’année financière qui se termine le 31 mars 2022, d’expliquer M. Bellehumeur. « On ne sait pas encore quoi, mais il y aura quelque chose ». Par ailleurs, ce dernier laisse entendre que la formule de Musique aux Sommets devrait revenir l’an prochain dans sa forme habituelle, à moins que la situation sanitaire vienne brouiller les cartes encore une fois.

Concert à Cookshire

Concerts apéro et Galerie d’art : Un succès estival

Le dernier spectacle de la saison a été fort apprécié des quelque 80 personnes présentes.

Plus de 90 personnes ont profité des largesses de Dame nature pour assister à la dernière représentation des concerts apéro qui se déroulait au parc des Braves à Cookshire-Eaton et mettant en vedette le quatuor Despax. Simultanément s’amorçait la nouvelle exposition Le Haut en Tableaux.
L’exposition en cours à la Galerie d’art Cookshire-Eaton se déroule jusqu’au 7 novembre et met en vedette trois artistes du Haut-Saint-François. Ginette Djin Bertrand, Diane Dugal et John Ward y exposent plusieurs œuvres. La galerie est ouverte les samedis et dimanches de midi à 16 h jusqu’au 10 octobre et uniquement le dimanche à la même heure du 17 octobre au 7 novembre. Toutefois, il est possible de visiter l’exposition du lundi au samedi sur rendez-vous.

Saison estivale

La présidente de la Maison de la culture et membre du Cœur villageois, Manon Elisabeth Carrier, est satisfaite de la dernière saison estivale. « À chacun de nos spectacles apéro, on a eu plus de 80 personnes. Il y en a même un qu’on a eu 170 personnes. » Satisfaite de la réponse du public, l’organisation songe présenter à nouveau quatre spectacles apéro l’an prochain comparativement à trois, il y a deux ans. « Il y a de la demande, les gens sont contents. Plus ça va, plus on a du monde différent qui vient d’un peu partout. » Il n’y a pas que les spectacles qui sont appréciés, Mme Carrier mentionne que tous les artistes participant à l’exposition précédente ont vendu des œuvres, une douzaine au total. Quant à la projection Murmures du Canton, elle avait attiré plus de 800 personnes au moment d’écrire ces lignes et il restait encore quelques représentations à venir.

Fort du succès obtenu pour l’ensemble des activités, Mme Carrier assure qu’elles reviendront toutes pour la saison prochaine. Elle ajoute que les intervenants travaillent sur un balado-découverte avec l’aide du CLD du Haut-Saint-François et qu’il pourrait être disponible également pour l’été prochain. Les intervenants travaillent aussi le rafraîchissement des six panneaux d’interprétation répartis dans la municipalité. « On va changer les panneaux. On va les remettre au goût du jour. Il va y avoir moins de textes et plus de photos. Les gens qui voudront plus d’information pourront aller sur internet. Tout ça va se passer dans le secteur du Cœur villageois », précise Mme Carrier.

Hockey mineur East Angus

Hockey senior A Shark’s d’East Angus : Match inaugural réussi malgré la défaite

Plusieurs dignitaires et le commanditaire majeur étaient présents au moment de la mise au jeu officielle. Nous retrouvons de gauche à droite, la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, François Jacques, député de Mégantic, Gilles Doyon, de Centre de rénovation G. Doyon et le propriétaire Alex Paquette-Viens.

Malgré une défaite de 5 à 4 en prolongation aux dépens du Dynamik de Coaticook, les Shark’s d’East Angus ont tout de même offert une belle soirée inaugurale marquant leur premier match de la saison dans la ligue de hockey senior A.

La foule était au rendez-vous pour l’occasion avec le maximum permis de 250 personnes. L’organisation a déployé beaucoup d’efforts pour faire de la soirée un happening en organisant un « tail gate » d’avant match avec jeu gonflable, barbe à papa pour les enfants et une disco mobile. Le propriétaire, Alex Paquette-Viens est très satisfait de la réponse du public « c’était au-delà de mes attentes », exprime-t-il.

L’entraîneur, Jean-François Houde, est tout de même satisfait de la performance de son équipe. « Je suis satisfait. Mes joueurs ont démontré beaucoup de caractère. On tirait de l’arrière 4 à 2 et ils ont égalisé ça 4 à 4. On n’a pas été chanceux dans le match, on a manqué beaucoup de chance. Le match aurait pu virer de notre côté et on aurait pu ramasser deux points. J’ai aimé le travail de mes joueurs, c’est très positif. » Le prochain match des Shark’s se tiendra ce samedi à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus à compter de 19 h.

CLD HSF

CLD du Haut-Saint-François : Embauche de trois nouvelles ressources

Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François augmente ses effectifs de trois nouvelles ressources humaines qui œuvreront dans trois secteurs spécifiques, le développement industriel, la transformation numérique et l’accompagnement en gestion de ressources humaines.
L’ajout de personnel est possible grâce au financement d’Accès entreprise Québec. Chantal Ramsay veillera à recruter et répondre aux demandes de promoteurs à la recherche de locaux commerciaux ou industriels. Ayant œuvré à la Banque de développement du Canada (BDC) et la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke (CDEC), ses compétences en gestion et en service aux entreprises, son bilinguisme et son habileté à créer et fidéliser des liens d’affaires et partenariats seront certainement un atout, mentionne-t-on dans un communiqué de presse.
Pierre-Alexandre Pelletier appuiera les entreprises dans leur transformation numérique. Son expertise, il sera en mesure d’aborder différents aspects que ce soit les systèmes de gestion pour la comptabilité, la gestion des ressources humaines (dont les horaires), la chaîne d’approvisionnement/de production, ou encore pour l’optimisation de routes de transport, la robotisation, le marketing (sites web, vente en ligne, rétention de clientèle), l’analyse et la recherche de solutions numériques.
Caroline Dufour, pour sa part, accompagnera les entreprises qui souhaitent faire de leurs ressources humaines un investissement stratégique rentable. Avec le projet CapitalRHsf, les entrepreneurs du territoire profiteront d’un suivi personnalisé afin de développer leurs compétences et assurer la continuité de leur développement. Mentionnons que Daniel Bérubé, Rémi Vachon, conseillers aux entreprises, Ana Oliveira, coordonnatrice en économie circulaire et Bernard Ricard, directeur adjoint, complètent l’équipe du service aux entreprises du CLD. Outre cette équipe multidisciplinaire au service du développement entrepreneurial, l’organisme comprend également une équipe dédiée au développement de projets collectifs, culturels et agroforestiers.

Marie-Claude Bibeau

Marie-Claude Bibeau estime être la mieux placée pour répondre aux besoins du milieu

La candidate libérale, Marie-Claude Bibeau, estime être la mieux placée pour répondre aux besoins de la population.

La candidate du Parti libéral dans Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, insiste sur l’importance pour les électeurs du comté et de l’ensemble de l’Estrie à voter en faveur des candidats de sa formation politique pour qu’ils puissent influencer le gouvernement en faveur des régions.

Son influence, comme membre du gouvernement et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire avec ses collègues régionaux, a permis, estime-t-elle, d’orienter les décisions gouvernementales en faveur des régions.

Dans le Haut-Saint-François, précise-t-elle, au cours des 12 derniers mois, ce n’est pas moins de 4,8 M$ qui ont été investis dans divers projets que ce soit par le Fonds d’urgence alimentaire, Nouveaux Horizons, le logement rapide et autres. Mme Bibeau laisse entendre que son travail et celui des députés régionaux ont permis, entre autres, d’orienter des programmes de développement économique adaptés aux régions. Elle cite la TECQ qui est devenue le Fonds pour le développement des collectivités du Canada, autrefois accessible seulement aux municipalités et maintenant rendue plus flexible permettant d’inclure notamment des projets comme la caserne de pompiers Sawyerville à Cookshire-Eaton. Elle ajoute que le nouveau Fonds canadien de revitalisation des communautés, le Programme pour les bâtiments communautaires verts et inclusifs et le Fonds pour le transport actif ont été conçus pour être accessibles aussi aux organisations sans but lucratif. La candidate enchaîne en soutenant que le Fonds canadien de revitalisation des communautés (500 M$ sur 2 ans ADR) pourrait bénéficier au parc écoforestier de Johnville pour son pavillon d’accueil. « Quant au Fonds pour le transport actif (400 M$ sur 5 ans), il pourrait bien faire de la piste cyclable entre Saint-Isidore-de-Clifton et Cookshire-Eaton une réalité. Ça, c’est un bel exemple de l’influence des députés des régions du Québec au gouvernement qui sont capables de faire en sorte qu’on influence. Ça, c’est concret, c’est de l’administration de programme. Ma force, c’est d’avoir travaillé avec des gens de chez nous et avoir pu faire en sorte d’influencer des programmes, d’informer rapidement les leaders de notre communauté pour aller chercher le maximum. »
Agriculture
Au chapitre de l’agriculture, les producteurs souhaitant que le programme d’aide à l’isolement des travailleurs étrangers soit reconduit, voire bonifié, devront en faire leur deuil. Mme Bibeau rappelle que cette mesure correspondait à un programme d’urgence et non de compensation et ne sera donc pas reconduite. « Notre engagement, je pense, encore plus important pour les producteurs, c’est de simplifier le programme. Enlever de la lourdeur administrative, reconnaître les employeurs de confiance, donner plus de mobilité à la main-d’œuvre à l’intérieur du secteur agricole. »
Main-d’œuvre
La plateforme du Parti libéral prévoit une foule de mesure pour stimuler la pénurie de main-d’œuvre. Que ce soit par le biais de travailleurs étrangers, d’incitatifs fiscaux pour les aînés leur permettant de travailler à temps partiel, des programmes de formations, de développement des compétences, la réorientation, le programme pour des travailleurs vivant avec un handicap, de crédit d’impôt pour le transport, pour aider la mobilité de la main-d’œuvre. « Ce n’est pas une baguette magique pour tout solutionner, mais c’est quelque chose de concret qui va arriver rapidement. Ce sont des mesures à assez court terme. »
Femmes
La candidate se dit bien consciente de la détérioration des conditions de vie des femmes en général et dans le Haut-Saint-François. « On a ouvert des programmes pour venir en aide aux organisations, entre autres aux refuges, ouvert un programme qui permet à des organisations communautaires, régionales, de proposer des initiatives pour soutenir les femmes, pour lutter contre la violence, faire de l’éducation populaire. » Mme Bibeau mentionne qu’un projet pour venir en aide aux femmes dans le Haut-Saint-François est sur la table et faisait l’objet d’une analyse juste avant le déclenchement de la présente campagne électorale.
Logement social et communautaire
La rareté de logements se fait sentir dans le Haut-Saint-François comme ailleurs. Mme Bibeau rappelle à cet effet la stratégie du logement de sa formation politique tout en soulignant l’entente signée avec le gouvernement du Québec. « On a lancé dernièrement l’initiative de la création de logements rapide. » Du même souffle, elle rappelle l’aide fédérale de 1,2 M$ pour le projet de Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon.
Cours d’eau
La réglementation sur la navigation et la protection des plans d’eau tiennent particulièrement à cœur la députée sortante. D’ailleurs, les cinq candidats libéraux des Cantons-de-l’Est doivent rendre public leur engagement à offrir aux municipalités et aux MRC des moyens simples et efficaces pour gérer et réglementer la navigation de plaisance sur leurs lacs et leurs rivières afin qu’elles favorisent le libre accès tout en assurant la sécurité des plaisanciers et la protection de l’environnement.

Pierre Tremblay du parti conservateur du Canada

Pierre Tremblay s’engage à obtenir le maximum pour Compton-Stanstead

Le candidat conservateur, Pierre Tremblay, souhaite tirer le maximum du gouvernement qui sera élu au bénéfice de la population du comté.

À près d’une semaine de la tenue du scrutin générale, le candidat conservateur dans Compton-Stanstead, Pierre Tremblay, dit sentir une vague de mécontentement contre le chef du Parti libéral et premier ministre du Canada, Justin Trudeau. M. Tremblay entend bien capitaliser sur cette perception et sillonne le comté en clamant bien haut qu’il n’est pas un homme de promesses non tenues, mais d’action. « Ce que je sens sur le terrain, c’est un mécontentement généralisé contre M. Trudeau, ça, c’est évident.

Récemment, le dossier de l’aéroport régional de Sherbrooke a refait surface, M. Tremblay se réjouit du plan annoncé par son chef, Erin O’Toole, pour développer et moderniser les infrastructures régionales au Québec. « Notre chef a annoncé qu’il avait une enveloppe de prête pour les aéroports régionaux, il veut assurément les garder en vie. Moi, je ne ferai pas de promesses de ce côté-là. Mme Bibeau a fait ses deux dernières campagnes là-dessus et n’a pas livré rien. Alors moi, je m’engage à faire, c’est de garder ce dossier ouvert. » M. Tremblay prône un changement de stratégie. « Je crois qu’il a été principalement chapeauté par la Ville de Sherbrooke, mais je crois que pour arriver à avoir quelque chose d’intéressant de ce côté-là avec l’aéroport, il faudrait travailler beaucoup plus avec les MRC environnantes. Je ne pense pas que c’est juste une question pour Sherbrooke, mais bien pour l’ensemble de la région. »
Logement
Quant au manque de logements à coût abordable, le candidat rappelle que l’approche stratégique à ce sujet appartient au parti. « Je tiens à souligner que notre chef va agir pour le Québec, pour le Canada. Moi je vais agir pour les gens d’ici. Donc, j’ai l’intention de m’asseoir avec chacune des MRC, voir à quels endroits seront les points stratégiques. C’est une analyse que je vais faire avec chacune des MRC. Il faut trouver les bons endroits où les mettre les logements. Si quelqu’un a décidé de vivre dans une municipalité et de gagner sa vie, élever sa famille, il a le droit de pouvoir profiter de sa retraite et des meilleurs soins possible à cet endroit. Faut être sensible à ça et faire attention à eux. »
Femmes
Les conditions des femmes se sont détériorées au cours de la pandémie et les agressions s’inscrivent malheureusement à la hausse. M. Tremblay dit être sensible à cette problématique. « Je suis très sensible, c’est quelque chose de totalement inacceptable, évidemment, ils (organismes) vont pouvoir compter sur mon appui. » Le candidat, qui est également conseiller municipal à la Ville de Sherbrooke, mentionne qu’il avait annoncé remettre une partie de son salaire, le temps de la campagne, à un organisme œuvrant auprès des femmes. L’organisme n’était pas encore choisi au moment d’écrire ces lignes. M. Tremblay profite de l’occasion pour encourager les femmes à tenter d’obtenir de l’aide.
Agriculture
Le candidat reconnaît que la main-d’œuvre étrangère peut faire partie de la solution pour venir en aide aux producteurs agricoles. Il rappelle que son chef s’est engagé envers le Québec. « On va laisser au gouvernement du Québec le choix du nombre de travailleurs immigrants dont il aura besoin. Moi, de mon côté, dans mon futur bureau de circonscription, les gens qui seront à mon bureau seront mandatés pour aider ces gens-là à pouvoir compléter leur demande de subvention etc… Une chose qui est certaine, c’est que ces gens-là auront un support de la part des gens qui vont travailler dans mon bureau de circonscription. Tout ce qui sera mis en place comme programme, nous, on va les accompagner là-dedans. On fera en sorte que ce ne soit pas la lourdeur de tout ce qui est bureaucratique qui pourrait les empêcher d’obtenir de l’aide. »

D’autre part, le candidat mentionne avoir remarqué que plusieurs entreprises étaient en détresse faute de main-d’œuvre. Il souligne que le contexte est inespéré pour les étudiants soucieux de prendre de l’expérience. Quant aux différentes mesures d’aide financière accordée par le gouvernement « je trouve inacceptable que des gens au Québec perçoivent plus d’argent en ne travaillant pas et que des personnes âgées retraitées qui ont travaillé à la sueur de leur front toute leur vie et ne reçoivent même pas le montant que ces jeunes-là reçoivent, c’est vraiment désappointant. » Le candidat est d’avis que des incitatifs pour stimuler les gens à aller travailler serait une meilleure approche qu’un chèque.
À l’instar du Québec, le Haut-Saint-François est frappé par le manque de places en garderie. Le candidat Tremblay en est bien conscient et rappelle que son chef a pris l’engagement de s’asseoir avec les représentants du Québec pour une négociation dans les 100 premiers jours de son élection. « Est-ce que les gens veulent une promesse de 6 G$ de M. Trudeau qui la plupart du temps ne tient pas ses promsesses ? Moi j’aime mieux avoir quelqu’un qui est transparent, qui est honnête, qui dit attendons, assoyons-nous, trouvons la meilleure méthode, la meilleure façon d’améliorer la situation. Est-ce que c’est tout le temps envoyer des milliards que ça règle les problèmes ? Non, ça ne règle pas les problèmes. C’est quand chacun des députés dans sa région fait son travail, rapporte ses besoins, c’est comme ça qu’on est en mesure de bien répartir l’argent. »

L’application du passeport vaccinal : Pas simple pour certains restaurateurs du HSF

L’application du passeport vaccinal dans les restaurants du Haut-Saint-François ne semble pas faire l’affaire de quelques restaurateurs. Si certains s’en accommodent, d’autres y voient un frein à leur entreprise et sont carrément mécontents.

Au deuxième jour de l’application, le journal a effectué quelques appels dans divers restaurants du territoire pour vérifier ce que cette nouvelle mesure représentait pour les restaurateurs. Au Resto-Bar La Patrie, on se conformait à la règle en demandant aux clients le passeport vaccinal avec pièce d’identité, mais sans pouvoir vérifier. « Mais c’est compliqué, surtout quand tu n’as rien de fourni par le gouvernement. On demande le code QR avec une preuve d’identité et par la suite, il va falloir se doter d’une machine quelconque ou d’un cellulaire, un téléphone intelligent pour être capable de scanner les codes QR. » Interrogée à savoir quelle est la réaction de la clientèle, Mme Hébert rétorque « je vais être franche avec vous, vous pouvez écrire mot pour mot ce que je vais vous dire, de la grosse mar… On voit vraiment une différence d’achalandage. Ça a réduit de 50 %. » Mme Hébert disait ignorer la raison. Par contre, heureusement pour le restaurant, la formule pour emporter était populaire.
À Cookshire-Eaton, le propriétaire du restaurant l’Orchidée, Mario Ladouceur, laissait entendre qu’il allait probablement fermer la salle à manger au public et laisser le service à emporter. « D’après moi, après les deux semaines, on va tout fermer ça en take out. On ne pourra pas mettre quelqu’un à la porte steday. Il va nous sacrer des amendes. Je ne sais pas ce qu’ils vont faire. » M. Ladouceur croit que plusieurs restaurants se tourneront vers la formule à emporter. « S’il (gouvernement) nous oblige et on a des sanctions, c’est sûr je revire en take out et je vais continuer à faire des buffets, c’est comme un take out », de compléter le restaurateur. Au moment d’écrire ces lignes, M. Ladouceur précisait demander le passeport, mais sans l’exiger.

À East Angus, la propriétaire du Resto bar Rive Sud, Chantale Duhaime, n’apprécie guère la situation. Au lendemain de l’application de la mesure, elle avouait avoir perdu la moitié de ses déjeuners ainsi que dîners. « C’est de la grosse mar… Le gouvernement qui m’oblige à le demander et me paye pas pour le faire, ça m’insulte carrément, c’est illogique. On est des tout petits patelins, tu ne peux pas refuser du monde. » Mme Duhaime mentionne néanmoins demander le passeport vaccinal avec carte d’identité pour les clients qu’elle dit connaître moins. « Les autres, je bâdre moins parce que je n’arriverais pas à la fin du mois. » Mme Duhaime ajoute qu’il est difficile de respecter la mesure lorsqu’il y a affluence et que le personnel est limité. Elle estime ne pas être en mesure de mettre une personne additionnelle pour s’occuper spécifiquement de cet aspect et par conséquent augmenter ses pertes financières. « Ça ne va pas bien pantoute, je ne suis pas très fière de mon gouvernement », complète la restauratrice.
Pour Maude Maher, propriétaire du restaurant La Cantine, à Ascot Corner, tout va bien. « Moi je trouve que ça va très bien. Les gens participent mieux que lors de la première vague. Le passeport vaccinal, je vous dirais que presque tout le monde l’a à date. Pour ceux qui ne l’ont pas, on tolère parce qu’on est dans la période d’adaptation, on les avise que la prochaine fois il faudra avoir le passeport. » Mme Maher explique avoir installé une affiche dans la porte rappelant aux gens « avez-vous votre passeport vaccinal ? » « Les gens sont déjà prêts en entrant, ce n’est pas bien long. D’autres ont leur preuve papier, mais pas leur code QR, on leur dit que c’est important d’avoir leur preuve vaccinale. Pour le code QR, on est compréhensif, mais après le 15 septembre, on n’acceptera plus personne qui n’aura pas la preuve vaccinale », de mentionner Mme Maher.

La propriétaire ajoute que la situation est beaucoup moins tendue que lors de la première vague lorsqu’il fallait tenir un registre et demander les cartes d’identité et permis de conduire. « On a vu des gens pas mal fâchés lors de la première vague, mais là avec le code QR, il n’y en a pas eu encore. » Quant à l’application pour vérifier le passeport vaccinal, Mme Maher soutient que c’était relativement simple. « C’est pas compliqué, on a downloadé une application sur Apple Store VaxciCode Verif, ça pris 30 secondes. Les serveuses l’ont toutes sur leur téléphone, quand elles travaillent elles utilisent leur mobile et scannent les gens. » Côté achalandage, Mme Maher mentionne ne pas avoir remarqué de diminution significative, sinon très peu qu’elle attribue au début de la rentrée scolaire.
Au Restaurant des Cantons à Weedon, tout semble bien aller. « Ça va tranquillement. On en est encore à aider les gens pour leur passeport, mais la plupart des gens ça coopère très bien », d’exprimer Johanne Lisée, copropriétaire. « La majorité de nos clients réguliers sont doublement vaccinés, pour l’instant, on n’a pas refusé grand monde. C’est arrivé, mais ce n’était pas des gens locaux, c’était des gens qui passaient. » Bien qu’il y ait toujours quelques récalcitrants, la grande majorité de la clientèle arrive et ils ont déjà leur preuve vaccinale en main, d’exprimer Mme Lisée. « Les gens qui sont habitués d’aller au restaurant, ils arrivent et ont déjà leur code-barres prêt à être scanné. »

La copropriétaire donne même un coup de main aux personnes âgées. « Nous, on a une grosse clientèle de personnes âgées régulières dans le village. Depuis la semaine passée, on les aide pour mettre soit ça sur leur téléphone, donner le numéro de téléphone pour les applications. Moi, j’avais déjà l’application vérifiée sur mon téléphone, les gens venaient voir si tout était correct pour ne pas avoir de mauvaises surprises. » Mme Lisée mentionne même avoir installé les applications sur certains cellulaires. « Ce sont nos clients réguliers, ils font partie de la famille, ça fait qu’on les aide. » Quant à l’application de vérification du passeport vaccinal, tout semble bien aller, chaque serveuse dispose de l’application sur son cellulaire. Toutefois, les propriétaires songent à faire l’acquisition d’une tablette qui sera installée à l’entrée et les clients pourront scanner leur passeport vaccinal directement sur place. Côté achalandage, Mme Lisée dit ne pas avoir remarqué de diminution marquée si ce n’est qu’une baisse normale en cette période de l’année.

Rappelons que le passeport vaccinal sera exigé notamment dans les restaurants, les bars, les centres d’entraînement, les festivals, les salles de spectacles, les salles où se produisent des événements sportifs, les casinos, les cinémas, les sports d’équipe et certaines activités parascolaires.

editorial

Aller voter !

On n’en voulait pas, la majorité des Canadiens ne voulait pas d’élections en cette période de l’année, c’était clair. Cependant, le chef du Parti libéral du Canada et premier ministre, Justin Trudeau, en a décidé autrement. Que l’on soit d’accord ou non avec cette décision maintenant, il faut exercer notre devoir de citoyen et aller voter.

Que ce soit par anticipation, par la poste ou le jour du scrutin général du 20 septembre, chacun d’entre nous doit exercer son pouvoir démocratique. Des milliers de personnes ont fait don de leur vie pour préserver ce droit fondamental. C’est la moindre des choses de l’exercer. Les électeurs ont l’embarras du choix puisque huit candidats se font la lutte dans le comté de Compton-Stanstead.

Il s’agit de Geneva Allen pour le Nouveau Parti démocratique (NPD), Marie-Claude Bibeau pour le Parti libéral du Canada (PLC), Yves Bourassa pour le Parti populaire du Canada (PPC), Nathalie Bresse pour le Bloc Québécois (BQ), Sylvain Dodier pour le Parti vert du Canada (PVC), Déitane Gendron du Parti libre du Canada, Sylvain Longpré indépendant et Pierre Tremblay pour le Parti conservateur du Canada (PCC). La pandémie ne doit pas être un frein à s’exprimer démocratiquement. Il existe des façons efficaces de voter, même en présentiel, à vous de voir laquelle vous convient. Ne laissez pas les autres choisir à votre place.

Il ne reste plus que quelques jours à la campagne, prenez le temps de vous informer sur ce que vous proposent les divers candidats et leur formation politique respective afin de faire un choix éclairé. Votre vote est important et peut peser lourd sur le choix du prochain gouvernement.

Vélo de montagne à Chartierville

Projet d’un sentier de vélo de montagne à Chartierville : La municipalité s’implique financièrement

La municipalité s’implique financièrement dans le projet de sentier de vélo de montagne.

La municipalité de Chartierville appuiera financièrement le projet de sentier de vélo de montagne à la hauteur de 20 % plus les frais non admissibles. Le projet global est légèrement supérieur à 175 000 $, « mais si on enlève toutes les taxes qu’on récupère, c’est autour de 152 000 $ », d’exprimer le maire, Denis Dion. Pour la municipalité, sa participation financière s’élèverait approximativement à 30 400 $.

Les élus ont adopté à l’unanimité une résolution, en ce sens, lors de la dernière séance régulière du conseil municipal. Rappelons que l’engagement financier de la municipalité, par voie de résolution, était nécessaire pour effectuer le dépôt de la demande d’aide financière dont la date butoir est ce vendredi 17 septembre. Le programme d’aide financière pour les sentiers et les sites de pratique d’activités de plein air (PAFSSPA) prévoit une aide de 80 % du montant global jusqu’à concurrence de 150 000 $. La municipalité a pris le relais du travail effectué par un comité de bénévoles sur lequel participaient deux conseillers Simon Lafrenière et Claude Sévigny pour acheminer la demande.

Bien que la municipalité s’engage financièrement, plusieurs conditions seront prises en compte. D’abord, elle ne poursuivra pas le projet seule dans l’éventualité d’un refus de l’aide financière. « Si on est accepté, il va falloir vérifier avec les assurances combien ça coûte. S’ils arrivent avec une facture de 2 000 $ ou 3 000 $, c’est bon, mais s’ils arrivent avec une facture de 25 000 $ ou 30 000 $ oh ! là, il va falloir se rassoir pour regarder si on y va. » M. Dion souligne que le projet global de quelque 152 000 $ est clé en main. Le maire précise que l’implication bénévole des gens que ce soit pour l’abattage d’arbres, l’hébergement ou autres pourrait contribuer à diminuer ce montant, donc la participation financière de la municipalité.
Projet
Rappelons que le projet de sentier de vélo de montagne de type intermédiaire de 7 kilomètres dont 3 km à la montée et 4 km à la descente avec une section plus facile en bas de pente sera situé sur les terres publiques dans le secteur du mont d’Urban, du côté de la municipalité de Notre-Dame-des-Bois. Le seul accès au site se fait par Chartierville au bout du rang St-Paul. Les intervenants y voient une opportunité d’attirer des visiteurs, et pourquoi pas d’éventuels résidents.

Hockey senior à East Angus

Hockey senior à East Angus : Une nouvelle équipe, les Shark’s

Nous retrouvons de gauche à droite l’entraîneur-chef, Jean-François Houde, à l’arrière le propriétaire Alex Paquette-Viens et le joueur local d’East Angus, Nicolas Delage.

Nouvelle saison, nouvelle direction, nouvelles couleurs, voilà ce qui marque l’arrivée des Sharks d’East Angus dans la ligue régionale de hockey senior A.

Nouveau propriétaire de l’ancienne équipe Distribution Payeur, Alex Paquette-Viens était fier de présenter, en conférence de presse, la nouvelle direction de la formation locale. L’homme qui a vécu quelques années à Cookshire connaît bien la région. Amateur de hockey et amant de l’événementiel, M. Paquette-Viens mentionne avoir sauté sur l’occasion lorsqu’il a appris que l’équipe était à vendre. Propriétaire de la formation depuis août 2020, le jeune homme semble déterminé. « Je veux donner un nouvel angle à l’équipe avec mes couleurs à moi, avec ce que je connais de l’événementiel. » Le nouveau propriétaire, avec le partenariat de l’Association du hockey mineur du Haut-Saint-François, a obtenu l’autorisation d’utiliser le nom et l’ancien logo des Shark’s. « Le bleu et le blanc seront nos nouvelles couleurs. Cette nouvelle identité se colle à un sentiment d’appartenance puisque ce logo et ce nom d’équipe représentent l’histoire du hockey à East Angus depuis plus de 20 ans. On espère être une équipe gagnante comme plusieurs équipes des Shark’s l’ont été et le seront dans le futur. » Alex Paquette-Viens croit que le nom des Shark’s facilitera à développer le sentiment d’appartenance. « Je souhaite que les gens s’approprient l’équipe, qu’ils puissent dire, ça c’est mon club. »
Le nouvel entraîneur-chef, Jean-François Houde, compte une vingtaine d’années d’expérience à ce poste au niveau AA et BB dont trois championnats provinciaux. « Je suis une recrue dans le hockey senior, mais le coaching reste le coaching. » M. Houde désire implanter une culture gagnante. Se définissant comme un entraîneur passionné, de rigueur, exigeant, il s’engage à offrir aux partisans un bon spectacle à tous les matchs. « J’ai un bon groupe de joueurs, je crois en ce groupe-là. » M. Houde définit son équipe comme un groupe de joueurs qui vont travailler fort et uni. « Je pense que sur la glace, on a une profondeur défensivement, en ayant deux très bons gardiens, probablement le meilleur duo de gardiens de la ligue, de très bons défenseurs. En attaque, on a des joueurs rapides. On va avoir une équipe combative, ça sera difficile de venir jouer à la maison, ça, je vous en passe un papier. » Quant à l’objectif de saison « on veut aller le plus loin possible en série, causer la surprise et être craints », de compléter l’entraîneur-chef.

La nouvelle formation a disputé un match préparatoire samedi dernier à l’aréna Robert-Fournier à East Angus et en disputera un second ce samedi à 19 h au même endroit. Le match d’ouverture marquant le début de saison se tiendra le 25 septembre prochain à 19 h à East Angus. La saison 2021-2022 prévoit un calendrier de 20 matchs opposant une dizaine d’équipes. Les parties locales se dérouleront toujours le samedi à 19 h à l’aréna Robert-Fournier. Le coût des billets est de 7 $ par adulte et de 3 $ pour un étudiant de niveau secondaire.

La formation senior compte sur plusieurs commanditaires dont le majeur BMR/Centre de rénovation G. Doyon. La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, se réjouit de voir une nouvelle saison de hockey senior s’amorcer dans sa municipalité et remercie les commanditaires pour leur implication.

Places en garderie

Haut-Saint-François : Annonce de 148 nouvelles places en garderie

Nous apercevons le député de Mégantic, François Jacques, en compagnie du ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.

De passage à Coaticook, la semaine dernière, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a procédé à l’annonce de 948 nouvelles places en garderie pour l’Estrie, dont 148 subventionnées à contributions réduites à 8,50 $ par jour, dans trois garderies du Haut-Saint-François. Il s’agit des CPE-BC Uni-Vers d’enfants à East Angus, Ascot Corner et le CPE Il était une fois, au secteur Johnville à Cookshire-Eaton.

Le ministre en a fait l’annonce en compagnie du ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel. Les projets, impliquant des constructions, devraient se concrétiser dans un délai de 22 mois. Ils pourront aussi voir le jour avant dans des installations temporaires, d’expliquer le ministre Lacombe.

Au total, le gouvernement Legault prévoit la création de 9 014 places supplémentaires dans les territoires où le besoin est le plus criant. Ce nombre vient doubler celui annoncé en octobre dernier de 4 359 places. « Aujourd’hui, je suis vraiment fier d’annoncer plus de places que promises en octobre dernier lors du lancement de l’appel de projets. Comme gouvernement, on s’est engagé à compléter le réseau des services de garde et on fait un pas supplémentaire en ce sens. En octroyant plus de places que ce qui avait été d’abord prévu, on saute plusieurs étapes en plus de gagner près d’une année de délai dans les territoires où les besoins sont les plus criants. Je sais que ce n’est pas encore parfait et qu’il reste du travail à faire, mais je veux rassurer toutes les familles : nous mettons les bouchées doubles pour développer notre réseau afin qu’il reste à l’avant-garde », de préciser le ministre Lacombe. « Notre région était en déficit criant de places subventionnées, d’ajouter M. Bonnardel. L’annonce est une excellente nouvelle pour nos familles qui pourront bientôt profiter de ces centaines de nouvelles places dans nos services de garde éducatifs à l’enfance. »
Conscient que la problématique de la main-d’œuvre n’est pas réglée pour autant, le ministre Lacombe a rappelé les efforts de son ministère notamment avec le programme travail-études qui permettra à des étudiants du collégial d’être à l’emploi d’un CPE de manière rémunérée durant leurs études. Le programme prévoit une alternance de deux jours au travail et trois jours à l’école.

Les CPE
Pour le CPE-BC Uni-Vers d’enfants, l’annonce signifie 93 nouvelles places dont 31 pour les installations du CPE Fafouin soit 15 pour les enfants ayant moins de 18 mois (poupons) et 16 pour les 18 mois à 3 ans. Ceci permettra au CPE d’atteindre les 80 places allouées à son permis, dont 20 places poupons. « Pourquoi on a favorisé le développement de places poupons, c’est parce que 60 % de notre liste d’attente de familles pour une place en CPE Fafoin sont des enfants de ce groupe d’âges-là », d’expliquer Debbie Fennety, directrice générale du CPE-BC Uni-Vers d’enfants.
Quant aux installations du futur CPE à Ascot Corner, ells seront situées à l’intérieur du parc Goddard et offriront 62 places, dont 10 pour les enfants ayant moins de 18 mois et 52 pour les 18 mois à 5 ans. Le projet se fera avec la collaboration de la municipalité, souligne Mme Fennety.
Pour East Angus, le projet prévoit l’agrandissement des installations Fafouin évalué approximativement à 1 075 000 $ incluant des rénovations au bâtiment actuel. Du côté d’Ascot Corner, il s’agit d’une nouvelle construction évaluée à près de 1,4 M$.

Mme Fennety est évidemment heureuse de l’annonce, mais signale que la liste des enfants en attente est encore élevée. Au moment d’écrire ces lignes, le nombre s’élevait à 244 pour le CPE Fafouin 0-5 ans et à 392 pour le CPE Les Mousaillons 0-5 ans déjà existant à Ascot Corner. En fait, il s’agira du second CPE dans cette municipalité.

Main-d’œuvre
Consciente de la pénurie de personnel, Mme Fennety est confiante de réussir à pourvoir les postes pour l’ouverture des places d’ici 24 mois. « Nous, on va collaborer avec le programme COUD du ministère pour favoriser les gens à aller étudier en Techniques d’éducation à l’enfance pour aller recruter de nouvelles personnes qui auront participé à ce programme-là. » Mme Fennety ajoute que les intervenantes vont poursuivre leurs revendications auprès du gouvernement pour obtenir le redressement salarial demandé. C’est ce qui va aider à attirer les jeunes dans cette profession, d’ajouter la directrice du bureau coordonnateur du Haut-Saint-François. « C’est louable pour ce gouvernement-là de dire qu’on favorise le développement des places en CPE, mais pour nous, un ne va pas sans l’autre », complète-t-elle.

Du côté de Johnville, Isabelle Côté et Vicky Champagne œuvrant déjà dans un CPE à Lennoxville, ont développé le projet du nouveau CPE Il était une fois, qui accueillera 55 enfants dans ce secteur de Cookshire-Eaton. Les intervenantes bénéficient de l’aide de Cookshire-Eaton Innovation et de la municipalité pour mener le projet à bon port. Rejointe au téléphone, la mairesse, Sylvie Lapointe, a confirmé l’intérêt de la ville tout en précisant que la forme restait à déterminer. Quant au site du futur CPE, il reste encore à être fixé, explique Mme Champagne, directrice générale du futur établissement. La construction du bâtiment est évaluée approximativement à 1,3 M$. Mmes Côté et Champagne misent sur l’approche pédagogique nature qui sera mise de l’avant, leurs contacts dans le domaine et les effets bénéfiques du programme COUD pour arriver à pourvoir tous les postes.
Le député de Mégantic et adjoint parlementaire de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation (volet Affaires municipales), François Jacques, se réjouit de l’annonce de son collègue, Mathieu Lacombe. « Depuis plusieurs mois, mon équipe et moi avons multiplié les démarches avec plusieurs intervenants du milieu et du ministère de la Famille dans le dossier des places en services de garde éducatifs à l’enfance dans la MRC du Haut-Saint-François. Je me réjouis devant cette annonce qui répondra à plusieurs besoins exprimés par les jeunes familles du Haut-Saint-François. »

Facon de voter

Différentes façons de voter : À vous de choisir

Nous sommes en période électorale et les citoyens auront à voter pour choisir parmi les candidats celui ou celle qui les représentera à la Chambre des communes du Canada. La journée du vote est le 20 septembre prochain. Cependant, il y a différentes façons de voter soit le jour de l’élection, par anticipation, par la poste ou à n’importe quel bureau d’Élections Canada.
En ce contexte pandémique, il est possible que plusieurs électeurs privilégient le mode par la poste. Pour se faire, il faut adresser une demande en ligne ou à n’importe quel bureau d’Élections Canada. La date limite est le 14 septembre à 18 h. Vous voterez selon le processus de vote par bulletin spécial. Si vous faites une demande en ce sens, vous ne pouvez pas changer d’idée et voter par anticipation ou le jour de l’élection. Si vous choisissez par la poste, vous recevrez une trousse de vote aux électeurs. Élections Canada prévient que le délai pourrait être de 72 heures voire davantage pour les premiers jours, le temps que les opérations se mettent en branle.
Anticipation
Quant au vote par anticipation, il se déroulera le vendredi 10, samedi 11, dimanche 12 et lundi 13 septembre au bureau de vote par anticipation de 9 h à 21 h. Il est également possible de voter à n’importe quel bureau d’Élections Canada avant le mardi 14 septembre 18 h. Les personnes voteront selon le processus de vote par bulletin spécial. Les bureaux ouvriront sous peu. Ils seront ouverts sept jours sur sept, du lundi au vendredi de 9 h à 21 h, le samedi de 9 h à 18 h et le dimanche de midi à 16 h. Les électeurs qui préfèrent se prévaloir de leur droit de vote le jour du scrutin pourront se rendre au bureau de vote qui leur sera assigné.
Voter
Rappelons que pour voter à l’élection fédérale, vous devez être citoyen canadien, avoir au moins 18 ans le jour de l’élection et prouver votre identité et votre adresse. Il est possible d’obtenir de plus amples informations en consultant le site Élections Canada.

Pierre Tremblay du parti conservateur du Canada

Parti conservateur du Canada: Pierre Tremblay promet de l’action

Pierre Tremblay, candidat du Parti conservateur dans Compton-Stanstead.

Le candidat du Parti conservateur du Canada dans Compton-Stanstead, Pierre Tremblay, plonge en politique fédérale. S’estimant privilégié dans la vie, il mentionne que c’est sa façon de donner au suivant. « Je ne suis pas un homme de promesse, mais un homme d’action. »

Complétant son premier mandat de conseiller municipal à la Ville de Sherbrooke, M. Tremblay est d’avis que le temps est venu de faire le saut à un niveau supérieur. « J’ai décidé d’aller au bout de mes rêves et d’avoir la chance d’être élu à Ottawa. Je suis déjà très fier de participer à cette campagne fédérale, le plus haut niveau que l’on puisse atteindre en politique au Canada. » Selon M. Tremblay, on doit juger les politiciens sur leurs réalisations et non pas sur ce qu’ils promettent. « Je l’ai prouvé au cours des quatre dernières années lors de mon mandat au municipal. Maintenant, je désire avoir l’opportunité de continuer d’aider les gens du district du Lac-Magog, à un plus haut niveau et à plus grande échelle. »
Le candidat entend bien se démarquer en affirmant « je fais la politique à ma manière et la campagne va me permettre de vous démontrer qui je suis réellement », affirme-t-il.

M. Tremblay mentionne que son goût de la politique remonte à l’époque de Brian Mulroney. Il précise avoir choisi le Parti conservateur pour trois raisons principales : une saine gestion des finances publiques, le désir de donner plus de pouvoir au Québec et le fait qu’il représente le seul parti susceptible de prendre le pouvoir à la place des libéraux.
Le candidat profite de l’occasion pour dévoiler quelques-unes de ses priorités comme trouver rapidement des solutions à la pénurie de la main-d’œuvre. Pour se faire, il entend rencontrer les associations étudiantes universitaires et cégeps. « Je veux savoir pourquoi ils ne sont pas au travail et qu’est-ce que ça leur prend pour aller au travail. » Parmi ses priorités, M. Tremblay propose également d’accorder « la même importance aux projets des petites municipalités qu’à ceux des grandes villes ». Il suggère aussi l’harmonisation « des enjeux économiques et environnementaux afin d’éviter leur opposition et de s’assurer de remettre de l’argent dans les poches des contribuables au lieu de les bercer de belles promesses. »
Il se définit comme « un gars authentique qui n’a pas peur de ses opinions, de les partager, extrêmement travaillant, intègre et reconnaissant. » Le candidat souhaite mener une campagne en présentiel le plus fréquemment possible, en respectant les consignes sanitaires. « Ma façon de faire de la politique, c’est de montrer qui est Pierre Tremblay, ce que je suis prêt à faire avec eux et comment le faire. Je veux que les gens connaissent l’homme. Il n’y a rien de plus valorisant que de réaliser un projet qui leur tient à cœur, faire ça ensemble, ça, c’est le summum », exprime-t-il. S’il est peu connu dans le Haut-Saint-François, le candidat dit bien connaître le territoire du fait d’avoir été représentant, à une époque, pour la Brasserie O’Keefe et avoir joué au hockey à East Angus.

M. Tremblay mentionne ne pas se présenter contre Marie-Claude Bibeau, mais contre son gouvernement et son chef. Il croit en ses chances de l’emporter « sinon, on n’aurait pas cette conversation aujourd’hui », précise-t-il tout en rappelant que tout le monde est égal sur la ligne de départ, mais ce qui importe est la ligne d’arrivée.

Marie-Claude Bibeau

Parti libéral du Canada : Marie-Claude Bibeau veut participer à la relance

Marie-Claude Bibeau souhaite faire partie de la relance.

La députée sortante de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, estime qu’elle et son gouvernement ont livré la marchandise en cette période pandémique et qu’ils sont les mieux positionnés pour la suite des choses.
Le dernier mandat en a été un de mesures d’urgence. Le gouvernement fédéral a été plus près des gens comme jamais auparavant et est intervenu pour protéger les gens et les entreprises, précise-t-elle. « Je suis fière de ce qu’on a fait en partenariat avec les provinces ». Mme Bibeau affirme vouloir poursuivre son travail afin de participer à la relance tout en ajoutant que son gouvernement est le mieux placé pour le faire.
Parmi les diverses interventions, la députée rappelle les prestations d’urgence pour les personnes, l’aide aux banques alimentaires, la sécurité alimentaire et les organismes communautaires. Elle souligne l’aide apportée aux PME avec, entre autres, la subvention salariale, le compte d’urgence aux entreprises, les prêts pour les loyers, les coûts fixes. « C’est particulièrement pour ça que les grands économistes disent que le Canada est bien positionné parce qu’on a réussi à garder nos PME la tête hors de l’eau avec cette aide financière. »

Mme Bibeau croit qu’être la première femme ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et première francophone depuis plus de 100 ans a eu un impact positif. « Je pense que ça fait une différence pour les producteurs de chez nous. D’avoir accès à leur ministre, de pouvoir lui parler directement en français et d’avoir cette proximité. C’est sûr que c’est une alliée pour la gestion de l’offre que jamais un ministre anglophone du Canada pourrait avoir. C’est sûr que je suis plus convaincante quand je vais plaider auprès de la ministre des Finances. Je plaide pour mon monde, je le sais, je le sens, ce n’est pas pareil que de plaider pour un dossier qu’on connaît de façon plus théorique. »

Quant à la pandémie, Mme Bibeau soutient avoir été proactive en mettant en place, avec sa collègue Élisabeth Brière, des rencontres hebdomadaires avec six groupes différents que ce soit le monde municipal, communautaire, économique, touristique, agricole et autres afin de prendre le pouls sur le terrain. « Ça me permettait de retourner à Ottawa et dire c’est ça qu’on entend sur le terrain. C’est ça la différence d’avoir un député qui est au gouvernement. C’est un député qui est capable de relayer l’information là où les décisions se prennent ou faire partie des décisions, dans mon cas, et ça il n’y a pas un député d’opposition qui peut offrir ça. Cette proximité avec des gens nous a permis de moduler les programmes en cours de route pour qu’ils soient mieux adaptés. »

Parmi ses engagements, Mme Bibeau souhaite apporter une aide accrue aux femmes victimes de violence et de poursuivre ses accompagnements dans divers projets. Évidemment, la candidate entend se pencher sur la problématique de la pénurie de main-d’œuvre. « Il n’y aura pas de solution miracle, prévient-elle, ça sera un cocktail de plusieurs approches. » La députée souligne au passage l’excellent travail de son équipe qui va prendre le temps, dit-elle, d’accompagner les gens.

Rentrée scolaire à Cookshire-Eaton

Une rentrée scolaire presque normale

Nous apercevons les élèves de l’école primaire Saint-Camille à Cookshire-Eaton se diriger vers leur classe.

C’est par une belle journée ensoleillée et chaude que les élèves du primaire et du secondaire se sont présentés la semaine dernière, masque au visage, à leur école respective pour une rentrée bien ordonnée.

Ce sont près de 1 900 jeunes qui sont retournés sur les bancs d’école dans le Haut-Saint-François. Cette rentrée qualifiée de presque normale par les diverses directions d’écoles semblait tout de même faire des heureux. Bien qu’il était impossible de voir les sourires des jeunes, à constater leur physionomie, on pouvait constater le plaisir qu’ils avaient à revoir leurs amis de classe.

Rappelons que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a changé son fusil d’épaule au début de la semaine dernière en annonçant le port du masque en tout temps dans les écoles primaires et secondaires. Malgré ces restrictions, l’école en alternance et les bulles-classe pour le niveau secondaire ont été abandonnées. Par ailleurs, des tests rapides de dépistage de la COVID-19 seront mis à la disposition des centres de services scolaires.

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Projet MADA-Familles : Une consultation publique pour bientôt

La préparation du projet MADA-Familles (municipalité amie des aînés) à l’échelle régionale auquel participent 12 municipalités et la MRC du Haut-Saint-François va bon train. Les comités sont formés et une consultation publique devrait se faire au cours de l’automne, ce qui permettra d’élaborer le plan d’action pour l’ensemble du territoire.

Axel Klein, chargé de projet MADA-Familles à la MRC du Haut-Saint-François, mentionne avoir tenu entre 30 et 40 rencontres impliquant les 13 comités auxquelles participaient plus de 80 personnes.
Les 12 comités représentant chaque municipalité sont composés de représentants locaux tandis que celui de la MRC regroupe les représentants de divers organismes comme La Relève du Haut-Saint-François, l’Aide domestique, le Centre d’action bénévole, Transport de personnes HSF et le CIUSSS de l’Estrie. L’objectif de la démarche est de permettre aux aînés du Haut-Saint-François de vivre activement dans leur communauté et de contribuer à l’attractivité de la région pour les familles. La MRC et chacune des municipalités participantes se doteront d’une politique des aînés et des familles ainsi que d’un plan d’action de trois ans.

Notez que les deux municipalités non participantes sont Scotstown et Hampden parce qu’elles viennent de compléter la démarche et sont en attente de leur accréditation.

Les comités s’appliquent à dresser le portrait de leur municipalité et de la MRC, ce qui conduira à la consultation régionale. La particularité, explique M. Klein, est qu’une « portion à l’ouest est très proche de Sherbrooke avec une portion urbaine et une autre à l’est, qui est très rurale, avec des réalités complètement différentes et qui faut bien prendre en compte pour avoir une démarche qui fonctionne bien. »

Le portrait servira ni plus ni moins à établir un diagnostic. « On essaie de bien comprendre ce qui se passe et quelle est la situation dans chacun des endroits. Cela va amener le comité à pouvoir décider d’actions concrètes pour le bien-être des aînés, des familles basées sur des aspects réels, sur une bonne compréhension du milieu. » Mais avant d’en arriver à la prise de décision, on mise sur la consultation publique pour valider les perceptions des comités et récolter les souhaits de la population. La démarche complétée débouchera sur un rapport de consultation et avec ça le comité disposera de toutes les informations nécessaires pour définir des actions adaptées aux divers milieux, d’expliquer M. Klein.

La consultation se fera sous forme de questionnaire papier et en ligne. Les personnes en CHSLD, dans les résidences et les écoliers auront l’opportunité de les remplir. Quant à la réflexion, elle reste à définir, précise M. Klein, les comités feront des choix entre des groupes de discussion, des forums. Cette forme pourrait varier selon les municipalités et en raison du contexte, complète le chargé de projet.

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