Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
L'Équipe équestre de la SQ à East Angus

SQ : L’équipe équestre débarque à East Angus

Nous retrouvons de gauche à droite les agents Yves Déchenault, Joëlle Leclerc et la sergente Emmanuelle Groleau.

Trois membres de l’équipe équestre de la Sûreté du Québec ont débarqué, mercredi passé, à East Angus.

Ces agents agissent au même titre que les patrouilleurs en automobile et leur mission est de faire respecter les lois, d’assurer la sécurité de la population et de maintenir une proximité avec les citoyens afin de les sensibiliser aux mesures gouvernementales. Les trois policiers ont mené une opération de surveillance et de visibilité à proximité des écoles Louis-Saint-Laurent et du Parchemin, côté Collège et côté Couvent. Plusieurs étudiants ont été à la rencontre des policiers, curieux d’en savoir davantage. Ces derniers ont également effectué une opération de surveillance en matière de sécurité routière à l’intersection des rues Saint-Pierre, Saint-Jacques et Angus Nord. Les patrouilleurs à cheval ont donné un constat d’infraction pour le non-port de la ceinture de sécurité. Formée en 2019, l’objectif de l’équipe équestre vise notamment à accroître son rayonnement sur le plan communautaire, tout en poursuivant son volet « donner au suivant ». L’équipe se déploie sur l’ensemble du territoire du Québec. Elle se déplace tant pour assurer la sécurité publique et favoriser un rapprochement avec la communauté.

L’équipe équestre se compose de huit chevaux canadiens et de six chevaux miniatures. Pour l’équipe équestre, il s’agit d’une façon différente d’entrer en contact avec des publics diversifiés et de perpétuer la volonté de la Sûreté du Québec de s’engager auprès des communautés.

Église St-Clément de Bishopton, Dudswell

Église Saint-Clément de Bishopton : Une pétition pour qu’elle soit donnée à la municipalité

L’AFEAS de Dudswell demande au conseil de Fabrique de céder l’église Saint-Clément de Bishopton à la municipalité pour la somme symbolique de 1 $.

Dans un geste désespéré pour sauver l’église Saint-Clément de Bishopton, fermée depuis l’automne dernier, l’AFEAS de Dudswell a récemment remis entre les mains de Michel Rodrigue, président du conseil de la Fabrique de la paroisse Saint-François-de-Laval une pétition de 230 signatures réclamant que cette dernière remette le bâtiment à la municipalité pour la somme symbolique de 1 $. La présidente de l’AFEAS, Domenica Guzzo, a également déposé la pétition à la municipalité ainsi qu’à l’archevêché à Sherbrooke pour que tous soient au fait de la démarche.

Rejoint au téléphone, Mariane Paré, mairesse de Dudswell, laisse entendre que le conseil municipal pourrait être favorable à prendre le bâtiment pour la somme de 1 $. Toutefois, ça ne semble pas aussi évident pour M. Rodrigue qui ne voit pas ça du même œil.

Rappelons que la paroisse Saint-François-de-Laval sur la recommandation du conseil de gestion de l’église Saint-Clément et sur l’approbation du conseil de Fabrique a demandé l’automne dernier à l’archidiocèse de Sherbrooke d’appuyer la vente de l’église, ce qui a été fait. Les raisons évoquées étaient d’ordre financier et le manque de ressources humaines. Des approches ont été faites auprès de la municipalité pour qu’elle se porte acquéreur du bâtiment, mais le coût d’achat, de mise à niveau et d’entretien semblait trop élevé. La municipalité loue actuellement l’espace pour une période d’un an et y tient ses assemblées du conseil municipal.
Mme Guzzo explique le geste de l’AFEAS par crainte que l’église soit vendue à un promoteur privé « pour qu’il construise des condos ou toute autre chose qui ferait en sorte que cet espace qui desservait le communautaire, ne le ferait plus. » La présidente de l’organisme croit qu’il est possible de financer une partie des coûts de l’église par diverses activités. Un document intitulé J’ai le goût de mon village a été déposé auprès des autorités municipales dans lequel, explique-t-elle, on retrouve plusieurs suggestions comme un café-théâtre, des cours d’artisanat, de yoga, des expositions annuelles, des soirées thématiques, de vins et fromages, des soirées découvertes, dégustations du terroir, des tombolas, un kiosque d’information touristique et autres. Mme Guzzo est convaincue que la pétition reflète la volonté des gens du secteur Bishopton. Les signatures, recueillies en 10 jours, sont toutes de Bishopton et tout le monde rencontré a accepté de signer sauf une, précise-t-elle. « Si on n’a pas cette salle, on n’a plus rien, on ne peut plus faire nos activités. Il n’y a pas d’autres salles ni d’autres endroits », insiste-t-elle. Pour Mme Guzzo et son organisme, « la demande n’est pas extraordinaire puisqu’un peu partout au Québec et dans le Haut-Saint-François, des ventes pour des sommes symboliques à des municipalités, à des organismes communautaires, il y en a eu et il y en a toujours. »

Municipalité
La mairesse de Dudswell admet que l’ensemble du conseil municipal serait favorable à faire l’acquisition de l’église pour la somme symbolique de 1 $. Selon Mme Paré, le fait de payer pour le bâtiment ne serait pas envisageable vu que des investissements seront nécessaires pour respecter les normes, comme édifice public. « On n’a pas les moyens comme municipalité de payer un prix de fou. Déjà qu’il y aura beaucoup d’investissements à faire. Ce bâtiment-là, l’église avec son sous-sol, la salle a été payée par les citoyens de la place, construite par les citoyens de la place, entretenue par les citoyens de la place. Pourquoi on prendrait l’argent des citoyens pour payer ça ? On pense que c’est justifié qu’il nous la remette pour qu’on la laisse aux citoyens, que ça devienne communautaire. » Mme Paré mentionne avoir déposé l’offre de la municipalité au représentant du conseil de Fabrique dans le cadre d’une rencontre tenue le 8 mars dernier. « Je pense, que pour eux (conseil de Fabrique), ils ont une réflexion à faire. » Pour Mme Paré, la pétition de 230 signatures est significative. Elle ajoute qu’une rencontre de citoyens manifestant leur volonté de ne pas perdre cette salle a eu lieu. « C’est pour ça qu’on a poursuivi notre réflexion pis on s’est dit, si on peut l’avoir pour 1 $. Il y a beaucoup d’investissements à faire dedans. Ça, ça va être une autre réflexion. Tous ceux qui achètent des bâtiments comme ça, il y a toujours des surprises », de compléter, la mairesse. « Si la municipalité prend possession de l’église, explique Mme Paré, elle aimerait y maintenir les activités communautaires. » La mairesse ajoute que la municipalité a demandé une réponse du conseil de Fabrique pour le 19 mars « pour qu’on ait le temps de travailler, vérifier des choses avant, pour passer ça au conseil municipal. »

Fabrique
M. Rodrigue confirme que la Fabrique est présentement en négociation avec la municipalité concernant la vente de l’église. Interrogé à savoir si la Fabrique pouvait laisser l’église pour la somme de 1 $, M. Rodrigue s’est montré évasif. « Ça dépend tout le temps du contexte. Je sais qu’ailleurs dans d’autres paroisses ça s’est fait, surtout dans le diocèse de Sherbrooke, les églises ont cédé leur bâtiment à leur municipalité, mais on est pas tout à fait dans le même contexte. L’église n’est pas dans le modèle des autres églises non plus. On négocie avec la municipalité, pis ça va bien. Nous autres, c’est une négociation qu’on fait, je ne suis pas intéressé à dévoiler ce qui se passe présentement non plus, mais je vois ça d’un bon œil, on est capable de se parler. » Le président du conseil de Fabrique mentionne que le bâtiment serait évalué à 434 000 $, le terrain à plus de 43 000 $. « Pourquoi il y a une si grosse évaluation et pourquoi on serait obligé de donner ça ? Pour nous autres, on trouve que ça a une certaine valeur. Comme j’ai dit, on négocie et on va sûrement s’entendre sur quelque chose un moment donné. » M. Rodrigue se montre confiant quant au dénouement. « C’est sûr qu’on va en arriver à une entente. » Quant à l’échéancier fixé par la municipalité de donner une réponse au plus tard le 19 mars, celui-ci ne croyait pas être en mesure de respecter cette demande, soutenant qu’il devait organiser des réunions et rédiger une contre-proposition. « On va sûrement en arriver à quelque chose de vive voix avant de taper quelque chose sur papier », complète-t-il.

Pierre Hébert directeur du Journal HSF

Une chance qu’on s’a

Voilà maintenant un an que nous sommes embourbés dans la crise sanitaire causée par la COVID-19. Au cours de cette période, nous avons vécu de multiples rebondissements, des situations stressantes, angoissantes et ce à multiples égards que ce soit d’ordre économique, personnel, professionnel, psychologique, familial et bien d’autres. Certains ont vécu la perte d’un être cher. Bref, 12 mois pour le moins éprouvants. Toutefois, il y a de l’espoir, une lumière apparaît au bout du tunnel. L’assouplissement des règles sanitaires en passant de zone rouge à orange en Estrie dont le Haut-Saint-François permet d’envisager des jours meilleurs.

Ayant passé presque quatre mois en zone rouge, déclarée le 12 novembre 2020, l’ouverture des restaurants avec des restrictions, de même que les gyms, les sports à deux et les salles de spectacle apporteront certainement un peu d’oxygène. Le prolongement du couvre-feu à 21 h 30 est également bienvenu. Bien que rien ne soit encore gagné, que le risque des variants soit toujours présent, l’entrée en vigueur d’une vaccination massive s’annonce encourageante.

Malgré tout ça, on peut dire qu’on ne la pas eu facile. Il y a une expression qui dit « ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts. » Or, le Haut-Saint-François par les ressources humaines qu’il dispose à travers ses organismes de développement économique, communautaire et autres ont joué un rôle déterminant dans cette crise. Tous les intervenants ont saisi la balle au bond, s’empressant d’appliquer les divers programmes qui pleuvaient des paliers de gouvernement fédéral et provincial à l’ensemble de la communauté. Avec des ressources limitées, ils ont été et sont toujours en mesure d’offrir les services adéquats.

L’apport des organismes de développement comme le CLD et la SADC à rendre les programmes d’ordre économique disponibles notamment pour les gens d’affaires s’est avéré approprié. À travers cette crise, on remarque sans contredit la résurgence du monde communautaire et de ses organismes. Plus que jamais, ils ont démontré qu’ils constituaient des maillons importants du filet social. C’est à travers les épreuves que l’on reconnaît les vrais. Or, la crise a permis à ces organismes de se faire découvrir et reconnaître de la population et du milieu politique régional qui pour certains ignoraient même leur existence ou leur mission. Que ce soit Moisson HSF, le Centre d’action bénévole (CAB), La Passerelle, La Relève, Transport de personnes HSF, la Corporation de développement communautaire (CDC), bien d’autres sans oublier les nombreux bénévoles disposés à donner un coup de main nous ont permis de passer au travers et de pouvoir espérer des jours meilleurs.

Cette épreuve, bien qu’elle ne soit pas terminée, nous sort grandis en tant que collectivité et c’est à nous de nous rappeler l’importance de nos organismes et de les soutenir. Comme le mentionne l’auteur-compositeur-interprète Jean-Pierre Ferland dans l’une de ses chansons Une chance qu’on s’a.

Richard Tanguay, maire de Weedon

Weedon : Le maire Tanguay se retire fin avril

Le maire de Weedon, Richard Tanguay, quittera son poste le 30 avril prochain.

Après avoir annoncé au Journal régional Le Haut-Saint-François qu’il ne solliciterait pas de renouvellement de mandat, le maire de Weedon, Richard Tanguay, se ravise et précise qu’il quittera son poste le 30 avril prochain.
« Changement d’horaire, j’ai décidé de prendre ma retraite politique avant le temps. J’ai fait le relevé des dossiers que je travaille, quel mode sont rendus, quand je peux faire du transfert, comment et d’après moi pour le 30 avril, ça va être une étape cruciale pour plusieurs, ça va être le bon moment pour faire les transferts. »

La nouvelle ne surprend peut-être guère dans les officines du conseil municipal notamment auprès de quelques élus qui n’étaient pas au diapason avec le maire Tanguay. Ce dernier a dû laisser son siège, en décembre, pendant près de trois mois, pour des raisons de maladie. Entre-temps, la municipalité en est venue à un accord mutuel pour mettre fin à l’entente liant la municipalité et le directeur général, Mokhtar Saada.
« Après mûre réflexion, je vais quitter la politique municipale. Ça ne répond peut-être plus à mes attentes, à mes orientations. » Le maire Tanguay ne cache pas que le climat au sein du conseil municipal n’est pas étranger à sa prise de décision. Il mentionne avoir éprouvé beaucoup de plaisir à faire de la politique municipale « quand on travaille tous ensemble. » Il dit déplorer « qu’au nom de certains beaux grands principes, il y a du monde qui se serve de ça pour tenter de dénigrer ou mettre en cause l’intégrité des autres. Ça, ça m’affecte beaucoup, j’aime pas ça. Souvent ces personnes-là omettent de dire qu’ils ont des intérêts personnels derrière ce qu’ils défendent. Au nom de beaux grands principes, ils se permettent d’attaquer du monde. » Interrogé à savoir s’il faisait référence à certains élus, le maire s’est refusé à avancer des noms, laissant tomber « je te laisse imaginer à quoi je fais référence. Le climat au conseil n’aide pas, ça, c’est bien clair pour moi-là. »

Malgré le contexte, M. Tanguay est fier des différentes réalisations. « Je pense avoir fait ce que j’avais à faire. J’ai fait de mon mieux. J’ai réalisé des projets intéressants. Il y a des choses intéressantes qui se sont fait de bonne foi. » Parmi les différents bons coups, le maire fait référence à la flotte municipale, la régie des incendies, le parc de l’aréna et le jardin communautaire. Il souligne son appui dans la lutte pour maintenir l’avenir du CHSLD et CLSC ainsi qu’auprès du projet de coopérative d’habitation. « J’aurais aimé que MYM ça aboutisse, on a mis du temps et de l’énergie, ça aurait changé le cours de l’histoire de la ville. Ça aurait aidé notre territoire, on a fait ce qu’on a pu. »

Impliqué sur la scène régionale à titre de préfet suppléant, M. Tanguay est particulièrement fier de la collaboration des élus pour la mise à niveau de la route 257. Par ailleurs, la campagne Ose le Haut avec Apollo est bien lancée, ajoute-t-il.

Sur le plan professionnel, M. Tanguay a entamé un nouveau travail depuis quelques semaines au sein du Groupe de ressources techniques (GRT) de l’Estrie. « J’ai commencé à travailler, les dossiers déboulent, puis après analyse, je me suis dit que ça serait peut-être le bon moment », complète-t-il.

Clubs quads et motoneigistes du HSF

Plus de 200 000 $ pour les clubs quads et motoneigistes

Un total de six clubs quads et motoneigistes du Haut-Saint-François se partageront 93 975 $.

Une douzaine de clubs quads et de motoneigistes du comté de Mégantic se partageront une aide financière de 201 004 $ pour rendre plus sécuritaire la pratique des véhicules hors route (VHR). De ce nombre, six du Haut-Saint-François profiteront d’une aide totalisant 93 975 $.

C’est le député de Mégantic et adjoint parlementaire de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation (volet Affaires municipales), François Jacques, qui en fait récemment l’annonce au nom du ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel.

Cette aide permettra notamment aux clubs d’entretenir les sentiers sous leur responsabilité, d’assurer leur pérennité et d’y mettre en place la signalisation adéquate, précise-t-on dans un communiqué de presse. Dans le cadre du Programme d’aide financière aux véhicules tout-terrain du Québec, on retrouve le Club Quad de Sherbrooke-Ascot Corner avec 9 010 $ et celui du Haut-Saint-François qui bénéficiera de 15 577 $.
Dans le cadre du Programme d’aide financière aux clubs de motoneigistes du Québec, nous retrouvons le Club d’Auto-Neige Cookshire inc. avec 20 837 $, celui de motoneigistes des Monts Appalaches de Scotstown avec 21 190 $, l’Association sportive Wee-ski de Weedon inc. avec 15 752 $ et le Club de Motoneige Aigle Noir d’East Angus inc. pour un montant de 11 609 $. En 2020, le gouvernement du Québec a accordé une aide financière de plus de 13 M$ à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), à la Fédération québécoise des clubs quads (FQCQ) ainsi qu’aux clubs qui leur sont affiliés.

« Les retombées économiques liées aux activités récréotouristiques des VHR sont essentielles pour le dynamisme économique de notre circonscription de Mégantic. Été comme hiver, les sentiers de quad et de motoneige sont sillonnés par les adeptes locaux tout comme par les touristes québécois, et cela est encore plus vrai cette année. Je me réjouis donc de l’appui financier de notre gouvernement aux clubs de notre région », d’exprimer M. Jacques.
« En ces temps où nos activités sont plus limitées, chaque sortie en motoneige ou en quad est encore plus appréciée par les amateurs de VHR. Votre gouvernement souhaite mettre tout en œuvre pour permettre une pratique sécuritaire de ce loisir. C’est pourquoi nous sommes fiers de soutenir les clubs de la région de l’Estrie afin qu’ils puissent maintenir et développer leurs activités durant cette saison qui est, à n’en pas douter, unique », d’ajouter François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie.

Le réseau de sentiers fédérés du Québec compte plus de 33 000 kilomètres pour la pratique de la motoneige et plus de 25 000 kilomètres pour la pratique du quad. Les sentiers sont entretenus et surveillés par 312 clubs affiliés à la FCMQ ou à la FQCQ. Les retombées économiques liées à la pratique de la motoneige et du quad sont estimées à plus de 3 G$ de dollars annuellement. Le Programme d’aide financière aux véhicules tout-terrain du Québec est en vigueur jusqu’au 31 mars 2022 et comporte trois volets: entretien des sentiers, sécurité et environnement ainsi que Fédération québécoise des motos hors route (FQMHR). Par ailleurs, le Programme d’aide financière aux clubs de motoneigistes du Québec est également en vigueur jusqu’au 31 mars 2022 et comporte deux volets: entretien des sentiers, sécurité et environnement.

Club de Golf de East Angus

Terrain de golf à East Angus : Pas de vente, la saison reprendra normalement

Dépendamment du contexte pandémique, la saison de golf 2021 devrait prendre son envol normalement avec son parcours de 18 trous à East Angus.

Les discussions concernant la vente du terrain de golf à East Angus, impliquant la municipalité, propriétaire de la surface de jeu avec un promoteur, ont pris fin abruptement. Les propriétaires du club, Richard Boisvert et sa conjointe Pauline Mercier, ont mis un terme aux discussions afin de préparer l’ouverture de la nouvelle saison qui approche à grands pas.

Rappelons que les propriétaires des installations, équipements et de la bâtisse du Club de golf East Angus ont mis le tout en vente l’année dernière. Pour sa part, la municipalité est propriétaire du terrain. Or, un promoteur s’était montré intéressé à acheter le tout, expliquant les discussions avec les autorités municipales.

Rejoint au téléphone, M. Boisvert admet avoir mis un terme aux discussions. Constatant que les négociations se prolongeaient et que la saison approchait, il n’avait d’autre choix, dit-il, qu’interrompe les négociations, et se concentrer, sur la nouvelle saison. Il mentionne que le responsable du restaurant Yves Beaudoin et son frère avaient manifesté le désir de quitter. « Yves m’avait dit qu’il était prêt à rester si c’était moi qui continuais. Je devais donner une réponse début mars. J’ai dit au promoteur, le gars n’y connaît rien de l’opération du club, met ça sur la glace pis je vais faire l’année au complet. Je ne voulais pas laisser aller le club de golf de même avec quelqu’un qui ne connaissait pas plus les affaires du golf. » M. Boisvert et sa conjointe entendent respecter les termes de l’entente avec la municipalité qui est d’assurer la bonne marche du club de golf pendant une période de cinq ans. Le pacte prend fin en 2022. « L’automne prochain, je vais envoyer une lettre à la municipalité pour leur dire que je n’ai pas l’intention de renouveler l’entente et que je vais terminer à l’automne 2022. Ça leur laissera le temps de trouver quelqu’un d’autre. » Dans l’hypothèse où il n’y aurait pas de relève au terme de l’entente, M. Boisvert est confiant d’être en mesure de vendre les équipements, karts et autres sans trop de difficulté. Le fait qu’il sera toujours propriétaire du bâtiment ne semble pas l’inquiéter outre mesure. M. Boisvert estime avoir investi plus d’un million $ au cours des trois dernières années.
Ouverture
Selon M. Boisvert, si tout va bien et que Dame nature se montre clémente, les golfeurs pourraient fouler le parcours de golf dès la mi-avril, dépendamment du contexte pandémique qui prévaudra à ce moment. « Comme c’est là, ça va bien, j’ai pas mal tout mon personnel. » Le surintendant, Michel Boutin, veillera encore à l’entretien du terrain. Le Club de golf East Angus comptait près de 130 membres. « On a eu beaucoup de visiteurs, c’est ce qui nous a sauvés », de compléter le copropriétaire. Quant au restaurant du club, les heures d’ouverture restent à être déterminées et se feront en fonction des règles sanitaires, d’expliquer M. Beaudoin.
Ville
Du côté de la municipalité, la mairesse Lyne Boulanger se réjouit du fait qu’il y aura du golf pour la prochaine saison, mais ajoute « on était sur le point d’avoir une entente. » Siégeant au conseil municipal depuis 2001, elle soutient que la vente du terrain du club de golf est l’un des dossiers les plus difficiles qu’elle ait eu à traiter. « Il y avait beaucoup de choses à évaluer. On ne décide pas ça comme ça. On voulait être certain de faire la bonne chose. On était près d’une entente. M. Boisvert a décidé que ça n’allait pas assez vite. » La mairesse ne cache pas déception. « Oui, je suis déçue parce qu’on a travaillé pour rien. Mais pour moi, l’important c’est qu’on ait du golf. J’ai confiance en M. Boisvert », complète-t-elle.

acericulture HSF Estrie

Centre acéricole de l’AFCA à La Patrie : Le centre de bouillage prêt pour la saison

Nous apercevons devant la bouilleuse de gauche à droite, Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, Nicolas Fournier et Robert Proteau, respectivement directeur général et président de l’Aménagement forestier coopératif des Appalaches (AFCA).

L’Aménagement forestier coopératif des Appalaches (AFCA) est en voie de compléter le centre de bouillage situé juste à côté de son bureau administratif à La Patrie. Ce bâtiment et les équipements, un projet de 1,3 M$, qui seront mis ultérieurement à la disposition des membres, sont une pièce importante qui vient compléter le Centre acéricole.

Ce concept mis de l’avant par l’AFCA vise à offrir non seulement un service de bouillage à ses membres, mais également une foule de services acéricoles que ce soit l’aménagement, l’entaillage, le nettoyage et autres. L’organisme, souligne Nicolas Fournier, directeur général, compte 750 membres dont 25 % à 30 % possèdent des érablières. Le centre acéricole vise entre autres à venir en aide à ses membres que ce soit pour le démarrage, le transfert d’entreprises familiales, le maintien ou autres. M. Fournier dit comprendre que le démarrage d’une production acéricole peut demander un investissement important. L’achat d’une bouilleuse et autres pièces d’équipements peut s’avérer lourd à supporter. Le centre acéricole pourra jouer un rôle important pour soutenir les jeunes en offrant entre autres un service de bouillage. Pour cette année, le centre bouillira l’eau de ses 16 000 érables, mais il sera en mesure de bouillir pour un total de 70 000 érables. Le sirop qu’il produira sera biologique et sans émission de GES puisque l’évaporateur utilisé pour le bouillage fonctionnera à l’électricité. Une équipe de six personnes offre déjà son appui. « On a un premier client, on s’occupe de 33 000 entailles et on va bouillir sur place, à sa cabane », de préciser M. Fournier. Il assure que le personnel est hautement efficace, professionnel, et en mesure de travailler sécuritairement. « Ce qu’on offre, c’est un service de qualité. »
Le centre ajoutera diverses cordes à son arc comme de la formation aux acériculteurs et leurs employés. Il comprendra également un volet recherche et développement dans le domaine du sirop d’érable. Un partenariat est déjà en cours avec la Chaire de recherche industrielle sur les technologies acéricoles de l’Université de Sherbrooke.

acericulture HSF Estrie2


« Je crois que ce qui est en place ici nous démontre qu’on s’en va vers une nouvelle tendance du monde acéricole et nous de notre côté, on développe de nouvelles technologies », d’exprimer Jean-Michel Lavoie, professeur à l’Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire. « C’est comme un terrain de jeux, parce que nous, on peut développer de nouvelles technologies, les mettre en opération et valider si ces technologies sont fonctionnelles. De notre côté, on va vraiment valider les nouvelles technologies directement sur le site ici avec notre équipe. On va développer différents trucs avec la collaboration de l’Aménagement forestier des Appalaches. Une fois qu’on aura développé, on va les mettre à différents endroits stratégiques à leur centre de bouillage pour vraiment faire le suivi chimique de l’eau d’érable jusqu’au sirop d’érable qui va être produit. » M. Lavoie mentionne que l’intervention de la Chaire au centre de bouillage se fera davantage au niveau matériel. Il ajoute que l’ensemble de l’activité de la Chaire touche beaucoup plus d’aspects du monde acéricole jusqu’à la transformation des sirops qui dit-il, sont mal aimés, soit les sirops déclassés.

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Bâtiment
Le bâtiment alliera à la fois technologies de pointe, usage simple en plus d’être hautement fonctionnel et confortable pour les employés. Muni d’un plancher radiant, l’édifice est abondamment fenestré. « On veut quelque chose d’intéressant pour notre monde », d’insister M. Fournier. Outre les silos extérieurs en acier inoxydable, l’intérieur abritera notamment une salle multifonctionnelle qui servira éventuellement pour la transformation, la recherche et développement. « La salle a le grade alimentaire, les murs et le plancher c’est comme une fromagerie. Le plan stratégique prévoit faire éventuellement de la transformation », d’ajouter le directeur général. Le bâtiment comprend également une salle d’osmose où on a pris soin de regrouper de la machinerie bruyante à l’intérieur de murs isolés, la salle de bouillage. Un espace comprenant vestiaires et douche ainsi qu’une salle où se tiendront des rencontres de travail sont également prévus.
Pour M. Fournier, il était inconcevable de penser que le bâtiment pouvait être construit autrement qu’en bois. Ce matériau provient de terres des membres et de l’AFCA. D’ailleurs, on se fait un devoir d’acheter le plus possible local dans la région du Haut-Saint-François et du Granit. Le bâtiment incluant son revêtement sera complété vraisemblablement l’automne prochain.
Financement
Le projet que caresse la coopérative remonte à 2006. Les membres y ont collaboré au fil des années à la hauteur de 400 000 $. La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François y contribue également. Son directeur, Daniel Lamoureux, était sur place pour annoncer une aide financière de 175 000 $, issue du Fonds du Grand Mouvement. « Ce qui nous a charmés dans le projet, c’est l’idée que ça était un engouement au niveau du milieu. Le projet permettait de régler des enjeux de main-d’œuvre, de perspectives d’offrir une solution aux plus petits acériculteurs et permettait de faire de la recherche et développement. Un projet extrêmement porteur. » Créé en 2016, le Fonds du Grand Mouvement est doté de 250 M$ afin d’investir dans les communautés pour appuyer des projets qui ont le potentiel de transformer la société d’ici 2024. Le fonds soutient les projets qui rejoignent les priorités des milieux telles que l’emploi, la vitalité, l’économie, l’éducation et l’environnement.

Eugène Gagné de Weedon

Directeur général à Weedon : La municipalité met un terme à l’entente

Le maire suppléant, Eugène Gagné, mentionne que les élus ont confié le mandat à la FQM de trouver le prochain directeur général.

C’est à l’unanimité, lors d’une récente séance du conseil municipal, que les élus de Weedon ont entériné les termes d’une entente commune, marquant la fin du contrat de travail du directeur général, M. Mokhtar Saada.

Rejoint au téléphone, le maire suppléant, Eugène Gagné, en remplacement du maire, Richard Tanguay, en congé de maladie, refuse de dévoiler les termes de l’entente précisant qu’elle est confidentielle. Le départ de M. Saada marque néanmoins un véritable défilé de candidats au poste de directeur général. Le journal relève huit personnes, que ce soit sur une base intérimaire ou permanente, à avoir cumulé le poste de D.G. depuis le départ de Émile Royer, en 2014. De ce nombre, on relève la participation de Josée Bolduc, Line Couture, ancienne directrice générale de la Caisse Desjardins à Weedon, Marie-Ève Gagnon, Yvan Fortin, ancien directeur général de la municipalité de Bury, Daniel Le Pape, Gaétan Perron, ancien directeur général de la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton, Mokhtar Saada et présentement le retour intérimaire de M. Perron.

Le poste est déjà affiché sur le site de la municipalité et le sera dans divers médias incluant notre journal. Dans l’espoir que la sélection du prochain candidat (e) sera la bonne « on a donné un mandat, chose qui ne s’est jamais faite, à la FQM Fédération québécoise des municipalités de nous trouver un directeur général. » Le maire suppléant parle d’un changement de culture, « on parle de transparence. La démarche, on va mettre ça transparent. Il y a quelqu’un d’externe qui va l’engager. On va s’assurer que ce soit la meilleure personne pour ce travail-là. Si c’est quelqu’un de Weedon, on va être content, mais s’il faut aller chercher quelqu’un de l’extérieur pour avoir les connaissances et les compétences, ben c’est là qu’on va aller. »

M. Gagné, qui chausse les souliers du maire depuis trois mois, dit aimer l’expérience, et ce à un point tel qu’il manifeste son intention de briguer le siège de maire lors de l’élection municipale de novembre prochain.

Ministre Marguerite Blais

La MRC du HSF et ses municipalités : Bientôt un territoire ami de ses aînés

Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, se réjouit de la collaboration municipalités et MRC.

Plus que jamais, la MRC du Haut-Saint-François et les municipalités comprennent l’importance de prendre soin de ses aînés et de leur laisser la place qui leur revient. Notre structure régionale en collaboration avec la campagne Ose le Haut et le regroupement de 13 des 14 municipalités travaillera à la mise en place d’une politique régionale et d’un plan d’action en faveur des aînés. Cette étape complétée fera en sorte que toutes les municipalités du territoire seront accréditées amies des aînés.

Pour mener le projet à bon port, la MRC bénéficiera d’un montant de 131 900 $ provenant du programme Municipalité amie des aînés (MADA) du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). De ce montant, 27 900 $ seront consacrés à de l’aide technique, soit une banque de 30 heures d’accompagnement pour la MRC, et 12 h d’accompagnement pour chacune des 13 municipalités. La MRC de son côté investira 15 000 $.
Le projet s’inscrit dans le volet 1 du programme Soutien à la réalisation de politiques et de plans d’action en faveur des aînés. L’aide financière permettra de procéder à l’embauche d’une ressource pour deux ans qui soutiendra l’élaboration de la politique et du plan d’action de la MRC et des municipalités participantes. Cette personne, explique Johanne Delage, mairesse de La Patrie et responsable du projet MADA MRC, aura à développer une démarche où chaque municipalité aura sa couleur. Tout le travail débouchera sur une politique globale MRC en lien avec chaque municipalité.

« Le tandem optimal avec nos municipalités nous mène à la réussite et nous permet d’atteindre un but commun. Merci à nos municipalités pour cet esprit d’équipe exemplaire, pour cette volonté de mettre nos forces en commun et pour cette confiance démontrée envers votre MRC en lui confiant la coordination de ce mandat territorial. Grâce à ce financement, la MRC réalisera son souhait d’optimiser les possibilités de bonne santé, de participation sociale et de sécurité afin d’accroître la qualité de vie de ses aînés. Les bases communes qui seront établies pour le territoire seront personnalisées aux situations particulières de chacune de nos municipalités. C’est ainsi que nous pourrons assurer à tous nos aînés que leur réalité se reflètera dans les politiques et les plans d’action qui découleront de cette démarche; qu’ils seront entendus; que leurs besoins seront reconnus, et cela, peu importe où ils se trouvent, dans le territoire du Haut-Saint-François », d’exprimer le préfet Robert G. Roy.

La mairesse de La Patrie se réjouit de la collaboration municipalités et MRC. « La concertation sera de mise dans l’élaboration de la politique territoriale. Obtenir un consensus sera d’autant plus facile, malgré la complexité apparente de la tâche, considérant que chaque municipalité pourra bonifier la politique en l’adaptant à son contexte spécifique. » La première étape n’est pas encore complétée que Mme Delage songe déjà à la seconde. « La MRC souhaite également assurer la mise en œuvre du plan d’action régional et des plans d’action locaux. Nous prévoyons éventuellement déposer une demande d’aide financière au programme de soutien à la démarche, volet 2 : Soutien à la mise en œuvre de plans d’action en faveur des aînés. »
Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, souligne l’apport « essentiel de partenaires, tel que la MRC, qui se sont engagés dans le programme de soutien à la démarche MADA avec nous, au bénéfice de leur communauté et de l’ensemble de la collectivité. Cette démarche constitue un gain réel pour toute la société : elle contribue à créer des environnements sains, sécuritaires et accueillants pour ces personnes et leur entourage et qui favorisent le plein épanouissement et la participation active des aînés. » La MRC du Haut-Saint-François n’est pas seule à s’impliquer de la sorte au Québec, d’autres l’ont déjà fait. Soulignant la collaboration entre les municipalités et la MRC, le député de Mégantic, François Jacques, et adjoint parlementaire de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, précise « je suis fier de voir les municipalités unies pour favoriser l’inclusion des aînés dans notre collectivité. »

Pour Richard Tanguay, maire de Weedon et président du comité de la MRC à l’origine de la campagne Ose le Haut, « l’élaboration d’une politique MADA et la mise en œuvre du plan d’action se marient parfaitement à nos efforts d’attraction, de rétention et de mobilisation de la population à travers l’un des changements souhaités: avoir une vision d’avenir partagée et rassembleuse dans laquelle chaque acteur sait qu’il a un rôle à jouer et qui guide les actions de tous. »

Mentionnons qu’une municipalité, Scotstown, ne s’inscrit pas dans le groupe des 13 autres puisqu’elle a déjà entrepris une démarche MADA. Toutefois, elle devrait se joindre au groupe ultérieurement, d’exprimer Mme Delage

Audit Weedon HSF

Rapport d’audit sur la gestion d’actifs en immobilisation : Weedon établira un plan d’action

Les élus de la municipalité de Weedon ont convenu d’adresser une demande à la direction régionale de l’Estrie pour obtenir un accompagnement à la préparation et la réalisation d’un plan d’action.

La municipalité de Weedon donnera suite au rapport d’audit portant sur l’information relative à la gestion d’actifs en immobilisation et demandera au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation que la direction régionale de l’Estrie l’accompagne dans l’élaboration et la réalisation d’un plan d’action.

La résolution adoptée à l’unanimité par les élus, la semaine dernière, fait suite au dépôt de l’audit rendu public le 18 février dernier par la Commission municipale du Québec. Le rapport décèle diverses lacunes et y va de six recommandations qui devront s’inclure dans un plan d’action. Dans le rapport, on mentionne que la municipalité ne gère pas « de façon optimale » toutes les informations qu’elle possède sur ses actifs notamment le réseau d’aqueduc et d’égouts ainsi que les routes, les bâtiments, les terrains, les véhicules, la machinerie. Le document indique que la municipalité n’a pas mis en place les conditions pour organiser et partager les données et l’information sur les actifs en immobilisation afin que celles-ci soient fiables et accessibles aux autres membres de l’équipe municipale ainsi qu’aux décideurs.

Toutefois, la Commission remarque « qu’une démarche est en cours à Weedon, laquelle a pour objectif de doter la municipalité d’un système de gestion de l’information afin de maximiser les opérations de voirie et de maintenir une saine gestion des actifs municipaux. Pour ce faire, le conseil municipal a mandaté une entreprise pour mettre en place un tel système. Au moment de nos travaux, l’outil était toujours en développement. » Les vérifications effectuées par la Commission se sont déroulées entre mai 2020 et janvier 2021.

Recommandations
Parmi les recommandations, on propose de regrouper les données existantes et consigner celles détenues par un ou plusieurs membres du personnel sous une forme exploitable afin de constituer la mémoire organisationnelle de la municipalité. On suggère également de déterminer les actifs critiques et ceux jugés prioritaires de la municipalité en fonction de l’évaluation de risques et du niveau de services à offrir. Définir les besoins quant aux données qui sont nécessaires pour aider à la prise de décision et à une reddition de comptes transparente, données qui incluent notamment un inventaire complet et la valeur de remplacement s’ajoute parmi les recommandations. On y retrouve également celle d’élaborer et amorcer la mise en œuvre d’une première politique de gestion d’actifs qui précise notamment la vision et les objectifs, qui définit les rôles et responsabilités et qui détermine les actions à accomplir pour améliorer la performance en la matière. On retrouve aussi la recommandation de mettre en place un mécanisme et choisir des outils appropriés pour la consignation des données relatives aux actifs, rendre celles-ci exploitables et accessibles en fonction des besoins des parties concernées. Enfin établir des procédures de collecte, de consignation et de mise à jour des données pour en assurer la fiabilité.

La vice-présidente à la vérification précise que les travaux effectués par la Commission « ne constituent pas une enquête concernant votre municipalité ni une tutelle, une administration provisoire, une médiation ou un accompagnement. Par ailleurs, nous vous invitons à vous assurer qu’un plan d’action soit élaboré pour donner suite aux recommandations. »
Se montrant rassurant auprès de sa population, le maire suppléant, Eugène Gagné, mentionne « on a été une municipalité choisie au hasard, ce n’est pas parce qu’on est mal géré. Il n’y a pas une municipalité dans la MRC qui a de plan. On est d’accord que ça en prend un, on va travailler là-dessus. » Le directeur général et trésorier par intérim, Gaétan Perron, ancien directeur général de la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton, qui a également effectué des remplacements au même poste pour diverses municipalités du territoire ajoute « je peux vous assurer que la municipalité de Weedon n’est pas en retard sur les autres municipalités de la MRC dans ce dossier-là. »

actualite

Le milieu communautaire épuisé lui aussi : Une journée pour recharger les batteries

Depuis un an, les organismes et ressources communautaires sont lourdement sollicités. Le personnel et les bénévoles sont essoufflés, mais désireux de maintenir les services à la communauté. Récemment, plus de 300 personnes, représentant divers organismes communautaires autonomes de six régions du Québec dont l’Estrie, incluant le Haut-Saint-François, ont pris une pause, le temps d’une journée, histoire de recharger les batteries et échanger dans le cadre d’une journée de ressourcement virtuelle.

Dès le matin, les intervenants ont participé à des ateliers, des échanges agrémentés par la participation de l’artiste Yves Lambert. Les participants ont profité de l’occasion pour adresser un message au gouvernement soulignant l’urgence de financer les services publics et les organismes d’action communautaire autonome à leur juste valeur, afin de renforcer le filet social qui s’effrite dangereusement, estiment-ils.

En Estrie, des groupes ont été sondés à trois reprises depuis septembre et le taux d’épuisement se situe au-delà de 70 %, révèle-t-on. Sans fixer de pourcentage, on ressent la fatigue mentale et physique chez les intervenants et bénévoles dans le Haut-Saint-François. Andrée Larrivée, intervenante à La Passerelle, et ses collègues n’ont pas été en mesure de participer à la journée, prises dans le tourbillon des choses à faire. « C’est ça, les enjeux, ne pas pouvoir arrêter quand ça serait possible de le faire. » Sans parler de fatigue, Mme Larrivée mentionne que la situation pandémique « nécessite beaucoup d’ajustements. Ça, ça essouffle. Les problématiques sont plus intenses, ça fait que ça aussi ça essouffle. » Au moment de l’appel téléphonique, l’intervenante avouait que l’organisme était dans une période intense à organiser, entre autres, les activités pour la Journée internationale pour le droit des femmes. « De manière virtuelle, ce n’est pas simple. Faut être très inventives. Notre priorité demeure de réduire la charge mentale des participantes, on voit que le besoin est là. » En plein blitz de livraison de repas, France Lebrun, directrice générale du Centre d’action bénévole (CAB) du HSF, n’a pas été en mesure de participer à la rencontre virtuelle. Elle admet que la situation peut être lourde pour les membres. « Au niveau du bénévolat, comme ils sont confinés à la maison, ils ne peuvent pas en faire beaucoup. C’est fatigant aussi, parce qu’ils doivent se trouver des activités, des passe-temps. Au niveau du personnel, on se remet constamment à jour, on se dit dans deux à trois semaines, ça va être quoi ? Qu’est-ce qu’on va pouvoir faire ? On est toujours en train de se réinventer. Quand on parle de surcharge mentale, on est quotidiennement là-dedans. » La pause du temps des fêtes a fait du bien, mais la fatigue accumulée d’avant cette période est revenue rapidement en janvier, ajoute-t-elle. Jinny Mailhot, directrice générale de la Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François, remarque un certain épuisement dans le monde communautaire. « On le sent. À chaque fois qu’il y a des fonds de disponibles en lien avec la COVID, les organismes s’empressent de remplir les demandes et se retrouvent pris à faire des redditions de compte. Ils sont comme ultra épuisés, ils ont dû se réadapter. Au congé des fêtes, les gens étaient brûlés et au retour des vacances, c’était encore la folie. » Malgré l’épuisement, Mme Mailhot ne croit pas que les services seront affectés. « Les gens ont tous le cœur sur la main, même s’il y en a qui tombe au combat, il y a des conseils d’administration qui sont là, les employés “back”. Ça peut ralentir des services sans plus. Ce sont tous des gens ultras impliqués, ultras engagés et ils se sentent de plus en plus mal de ne pas être capables de bien desservir la population. C’est comme si tout le monde marchait sur la corde raide et venait s’ajouter sur leurs épaules de la paperasse, beaucoup de paperasse. Ils ont énormément de paperasse à remplir fait qu’ils sont bien épuisés. » Mme Mailhot croit qu’il aurait été beaucoup plus simple d’acheminer plus de sous dans la mission des organismes.

« C’est pourquoi, nous tenons à rappeler au gouvernement, qu’en ces temps de pandémie, les organismes continuent de remplir leur part du contrat social. Le délestage dans le réseau de la santé et des services sociaux a un impact sur notre milieu qui se retrouve plutôt seul à soutenir le filet social. Au-delà des fonds d’urgence, nous nous attendons à un soutien du gouvernement et cela passe par nous faciliter la tâche avec l’approvisionnement en masques et l’accès à la vaccination, par exemple. Or, depuis le début de la pandémie, nous avons l’impression de toujours devoir nous battre, comme si nous quêtions. Ceci participe grandement à l’épuisement vécu par nos travailleuses et nos travailleurs », s’indigne Claudelle Cyr, du Regroupement des organismes communautaires de l’Estrie. « Nos gouvernements doivent financer les services publics et les organismes communautaires adéquatement afin de renforcer notre filet social fragilisé. Ils doivent aussi s’assurer du respect des droits humains fondamentaux », insiste Marilou Lépine-Gougeon de la Table ronde des organismes volontaires d’éducation populaire de l’Estrie.

La ministre Bibeau

À l’aube de la saison touristique printanière et estivale : La ministre Bibeau prend le pouls des entrepreneurs

La ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, a participé à une rencontre virtuelle, histoire de prendre le pouls du milieu touristique en région.

La saison touristique printanière, notamment avec le temps des sucres, et estivale arrive à grands pas. Les principaux intéressés sont en pleine préparation pour affronter l’an deux de la Covid-19. La ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, participait récemment à une rencontre virtuelle avec divers intervenants pour discuter de la relance touristique et de la façon dont le gouvernement pouvait apporter une aide judicieuse.

Ils étaient plusieurs propriétaires d’entreprises œuvrant dans le secteur agrotouristique et touristique à prendre part à la rencontre virtuelle organisée par les SADC et CAE de l’Estrie. D’entrée de jeu, Mme Bibeau a souligné le travail des organismes locaux pour le rôle important qu’ils jouent auprès des entrepreneurs. « Vous avez un rôle vital à jouer à travers cette crise. » Elle a rappelé l’importance de garder le contact et d’échanger, de savoir comment les entreprises s’en sortent, les défis qu’ils ont à relever, les enjeux, les solutions trouvées, les trucs à partager et indiquer les aides qu’ils ont trouvées les plus utiles. Toute cette réflexion visait à définir et circonscrire davantage la forme d’aide que le gouvernement fédéral pouvait apporter. « Pour moi, c’est important de comprendre, ça permet de mieux influencer les prochains programmes à venir », d’exprimer Mme Bibeau.

Du côté de la relève, de nouveaux entrepreneurs, comme Vanessa Leblanc et Arthur Iltis de La Cabane chez Arthur, à Cookshire-Eaton, se préparent pour leur deuxième saison en acériculture, service de repas de cabane à sucre. Le couple qui en était à leur première saison ne l’a pas eu facile, la Covid leur a frappé de plein fouet. « En mars, la saison des sucres battait son plein, on avait trois fins de semaine de complètes et les réservations étaient là jusqu’à la fin avril. On s’enlignait pour une très belle saison. On a fait du bon sirop, en bonne quantité l’année passée, on a fait une année record, donc ça, ça nous a sauvés. On avait peur de ne pas écouler notre production, mais la communauté, les citoyens en Estrie ont répondu présents au commerce local, ça s’est jasé beaucoup sur les réseaux sociaux, les gens étaient présents. Quand on a fermé, on hésitait, on ne savait pas trop quoi faire, il nous restait de l’inventaire à écouler, on a fait des boîtes pour emporter pendant cinq fins de semaine. Les gens ont adoré la formule », d’exprimer Mme Leblanc. Avec l’incertitude qui perdure, elle demeure tout de même optimiste. La formule des boîtes à emporter reviendra pour la prochaine saison. « C’est sûr qu’on pense à refaire ça, les gens sont prêts, ils le demandent déjà. On a créé une demande, ça s’enligne bien », complète-t-elle. L’entreprise a bénéficié de l’accompagnement de la SADC du Haut-Saint-François pour la création d’un nouveau site Web et de l’accompagnement pour les réseaux sociaux. « Il peut avoir quand même de beaux côtés à cette pandémie », de conclure Mme Leblanc.

Pour Frédéric Poudrette, propriétaire de la Ferme Renaissance à Weedon, producteur entre autres de sangliers, cerfs rouges, dindons sauvages et autres, « la crise a demandé une grosse adaptation », précise-t-il. « Vendre de la viande via le virtuel s’était très compliqué avec les transporteurs et tout ce qui est congelé. Alors, j’ai changé de look pour m’en aller plus sur les produits tablettes. Alors, oui, le commerce en ligne a été très, très fructueux. » Malheureusement, le volet agrotourisme n’a pas été aussi fructueux. « Nous, le Haut-Saint-François, on est comme dans une région comme un petit peu oubliée des Cantons-de-l’Est. Je ne sais pas pourquoi, on dirait que le monde ne veut pas venir visiter ici, où il n’en entend pas parler. Pis quand on parle de Weedon, on dirait que c’est encore plus compliqué : on dirait que c’est à l’autre bout du monde. » Heureusement, M. Poudrette a pu compter sur Terego, un réseau de campeurs en VR. « Ça a sauvé mon été en agrotourisme. »

Richard Tanguay, président de la SADC du Haut-Saint-François, souligne l’apport du gouvernement fédéral via les divers programmes d’aide financière pour supporter les entreprises. « Le réseau (chargé de faire le lien avec les entreprises) a livré énormément la marchandise. Je pense que sans ces aides-là, on aurait vécu une catastrophe tant au niveau des entreprises en général que les entreprises agroalimentaires et agrotouristiques. Ce qu’on peut vraiment constater, c’est l’importance d’avoir des programmes simples, capables d’être applicables rapidement et qui peuvent s’adapter à une clientèle de nos gens qui en ont besoin. » Ce dernier déplore néanmoins le court délai mis à la disposition des organismes pour appliquer les divers programmes. « Le petit bémol est la durée. Ça serait intéressant de laisser un peu plus de temps. Les régions où les entreprises sont bien structurées et très opérationnelles ont une capacité plus rapide à s’adapter et aller chercher les aides nécessaires. Les petits milieux ruraux où les petites entreprises étant souvent débordées par leur travail, le fait d’être serré dans le temps est plus difficile à livrer pour le monde en milieu rural. Faut que les gens prennent connaissance, s’organisent pour répondre, pis là oups sont débordés et puis ils l’échappent. » M. Tanguay est d’avis que l’ensemble des SADC et CAE du Québec a livré la marchandise « et je pense que nos petits entrepreneurs l’ont apprécié énormément. »

Mme Bibeau admet que le contexte pandémique n’a pas été facile pour les entreprises. « Le secteur de l’agrotourisme et le volet tourisme a été plus difficile, mais quand même dans la région, l’été passé, on a réussi à s’en sortir pas mal. » Mme Bibeau invite les intervenants à ne pas hésiter à communiquer avec son bureau.

Journée Natalie Champigny

Journée Natalie Champigny annulée : Les enfants ne sont pas oubliés

Malgré une relâche, les responsables de la Journée Natalie Champigny sont confiants de reprendre l’activité l’an prochain.

En raison du contexte pandémique, les responsables de la traditionnelle Journée Natalie Champigny sont contraints d’annuler l’activité, qui se déroulait habituellement au cours du mois de mars. Toutefois, les intervenants n’oublient pas l’essence même de la cause, soit d’amasser des fonds pour venir en aide aux élèves dans le besoin fréquentant les écoles du Haut-Saint-François. Michel Champigny, frère de la regrettée Natalie, et son équipe travaillent à mettre en place diverses initiatives qui permettront de répondre aux besoins de la jeune clientèle.

L’année dernière, l’organisation avec la contribution de la Fondation Christian Vachon a remis 50 400 $ pour venir en aide aux jeunes élèves dans une dizaine d’écoles réparties aux quatre coins de la MRC du Haut-Saint-François. Les sommes servent entre autres à défrayer des petits déjeuners, du matériel scolaire, des vêtements et des coûts d’inscription pour certaines activités. Les demandes faites pour l’année 2020-2021 s’élevaient à 50 400 $ et on les a rencontrées, d’exprimer M. Champigny. « On s’attend qu’elles seront plus élevées pour l’an prochain. » Ce dernier et l’armée de bénévoles derrière lui, sans compter les généreux contributeurs, ont la ferme intention de poursuivre la mission. « À cause de la situation actuelle, on ne baisse pas les bras, on veut être là pour les besoins des jeunes », insiste-t-il.

L’année dernière, la Journée Natalie Champigny a amassé quelque 38 000 $ à laquelle s’est ajoutée la contribution de la Fondation Christian Vachon pour le total de 50 400 $. L’activité plein air s’était déroulée, mais les autres sources de financement comme le Grand McDon et le tournoi de golf ont été annulées. Une loterie a néanmoins permis d’amasser 10 000 $. Avec la participation des contributeurs indéfectibles, l’organisation dispose déjà de 20 000 $. Bien que l’on souhaite la reprise des autres activités de financement, on prévoit mettre de l’avant diverses sources de financement qui permettront de rencontrer les besoins des jeunes élèves pour l’année 2021-2022.

Club de golf de East Angus

Vente de terrains du golf et de la rue Gauley à East Angus : Un seul soumissionnaire intéressé

L’offre d’achat concernant le terrain du club de golf mérite mûre réflexion, d’exprimer la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger.

Un seul soumissionnaire, dont la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, préfère taire le nom pour l’instant, a déposé une proposition pour l’achat du terrain du Club de golf East Angus et de la rue Gauley. La date butoir pour les appels d’offres était le 21 janvier dernier.

Si l’analyse de l’offre concernant la rue Gauley semble plus simple, celle du terrain du club de golf demande une analyse plus approfondie, d’exprimer la mairesse. « Le terrain du club de golf, faut prendre un peu plus de temps parce que c’est beaucoup plus complexe. On ne veut pas décider n’importe quoi et le regretter après. C’est l’avenir de notre terrain de golf qu’on discute. Ça ne se décide pas en un atelier de travail. Faut vraiment regarder les propositions et voir ce que ça apporte à la ville. Ça demande beaucoup plus de réflexion. » Interrogée à savoir si l’offre était intéressante, Mme Boulanger réplique « oui, la proposition est intéressante et ça vaut la peine d’y penser comme il faut. Il faut penser à l’avenir, faut conserver le golf. Il y a beaucoup de choses à penser et à évaluer. » D’ailleurs, elle s’est abstenue de fixer une date quant à la prise de décision par les élus.
D’autre part, il semble que les discussions concernant l’offre d’achat de terrains sur la rue Gauley soient plus faciles. « Pour le terrain de la rue Gauley, on a pris un alignement, il nous reste à décider avec le proposeur. » Même si un seul soumissionnaire a répondu aux appels d’offres, Mme Boulanger réitère que plusieurs promoteurs et de gens démontrent un intérêt pour sa municipalité. « On a beaucoup de projets », précise-t-elle, tout en rappelant le début de la construction de deux bâtiments Han-Logement prévus pour le début de mars. Ces résidences seront situées dans l’ancien stationnement de Cascades sur la rue Warner. Rappelons que le concept Han-Logement, un organisme sans but lucratif, a pour mission d’améliorer les conditions d’habitation des personnes handicapées afin de leur permettre de vivre dans un environnement sécuritaire et adapté à leurs besoins, tout ça à un coût abordable.

Ose le Haut

Activités plein air à l’échelle du Haut-Saint-François : Fabrique ton Hiver avec Apollo

Les gens sont invités à briser la grisaille de l’hiver en participant à l’activité plein air et courir la chance de gagner un magnifique prix.

Fort du succès obtenu l’automne dernier avec le Rallye découverte du Haut-Saint-François ayant comme toile de fond Apollo, les intervenants reviennent à la charge avec une version 2.0 ayant pour thème Fabrique ton hiver avec Apollo. L’activité en cours, et ce jusqu’au 7 mars, amènera les participants dans les 14 municipalités de notre MRC.

L’activité populaire tout à fait gratuite avait attiré plus de 500 participants à sa première édition et les responsables aimeraient bien doubler cette participation. L’initiative, toujours gratuite, s’adresse à toute la population du Haut-Saint-François comme de l’extérieur. Il n’y a aucune limite d’âge. Fabrique ton hiver avec Apollo se fait de deux façons, un circuit de défis sportifs et l’autre d’énigmes qui se retrouveront dans chacune des municipalités du territoire ainsi que devant le siège social de la MRC au parc des Braves, à Cookshire-Eaton. Les participants retrouveront sur place une affiche à l’effigie d’Apollo proposant un défi différent à chaque endroit. « Les défis sont très simples et accessibles à tous. Ça peut être de faire un bonhomme de neige, un ange dans la neige, se tenir en équilibre sur une jambe pendant 10 secondes et autres », d’expliquer Isabelle Bibeau, agente de développement loisirs à la MRC du Haut-Saint-François. Les participants devront prendre une photo de leur défi et le publier sur l’événement Facebook. Sous cet onglet, il sera possible de télécharger ou imprimer le passeport comprenant les énigmes ainsi que la carte identifiant l’endroit des défis pour chacune des municipalités. La réponse aux énigmes se trouve sur les lieux identifiés. Toutes les informations seront accessibles sur le site Ose le Haut et sur l’événement Facebook, Fabrique ton hiver avec Apollo.

Les gens peuvent participer à un ou aux deux circuits proposés. L’activité se veut participative et les responsables procéderont au tirage au hasard le 9 mars. L’étalement de l’activité sur plusieurs semaines vise à éviter les attroupements, d’expliquer Mme Bibeau. Le gagnant du circuit défis sportifs se méritera un chèque-cadeau d’une valeur de 150 $ pour l’achat d’équipement de sport. Quant au gagnant de l’énigme, il remportera un forfait escapade pour quatre personnes dans le Haut-Saint-François d’une valeur de 500 $.

L’objectif est d’inviter les gens à profiter du plein air, de sortir de la maison et de découvrir le territoire. L’activité est organisée par Ose le Haut, comité de loisir de la MRC et de Tourisme Haut-Saint-François.

Richard Tanguay, président de Ose le Haut, souhaite que l’activité soit aussi populaire sinon davantage que la première, présentée l’automne dernier. Il pourrait même en avoir une pour la saison estivale. « Je ne déteste pas l’idée. Si on a une participation intéressante et que les gens s’approprient l’événement, bien ça vaut la peine de faire connaître notre territoire et de le faire découvrir. Ça nous permet de faire une activité intermunicipale. C’est intéressant comme approche. Là, on parle vraiment de territoire, d’intégration, d’accueil. Les gens ont la chance de découvrir toutes les municipalités, les petites comme les plus grandes. »

Moulin des cedres de Weedon

Projet de 26 logements abordables pour aînés à Weedon : Un aide de 2,4 M$

Le nouveau bâtiment abritant 26 logements sera construit au bout de la 5e Avenue, en face de la Coopérative d’habitation actuelle Moulin des cèdres.

La Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon a reçu un coup de pouce inespéré provenant des gouvernements fédéral et provincial. Une aide financière de 2,4 M$ qui permettra d’entamer, au cours de l’année, la construction de 26 logements abordables.

La députée fédérale de Compton-Stanstead et ministre, Marie-Claude Bibeau, et le député provincial de Mégantic, François Jacques, en ont fait l’annonce au nom de leur gouvernement respectif. L’aide de 2 455 395 $ s’inscrit dans le cadre d’une entente concernant l’initiative pour la création rapide de logements (ICRL) entre la Société d’habitation du Québec (SHQ) et la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). La résidence accueillera donc les aînés de 75 ans et plus, autonomes ou avec une légère perte d’autonomie.

Évidemment, le président de la coopérative, Luc Ouellet, est satisfait de l’annonce. « On est très heureux surtout avec l’augmentation des matériaux qui ont presque doublé pendant la pandémie. On craignait de devoir augmenter le coût des logements, mais ça va nous aider à les laisser à un prix raisonnable. » Bien que le projet connaît un léger retard en raison de la pandémie, M. Ouellet est confiant que la construction se fera avant la fin de la présente année. Sans pouvoir préciser quand, le président souligne que « la subvention de 2,5 M$ est donnée pour que ce soit rapide. Une des conditions est que ce soit fait durant l’année. » M. Ouellet croit que les premiers résidants pourraient entrer au cours de janvier 2022.
Rappelons que le projet global s’élève à près de 5 M$. Quant à la campagne populaire de financement, elle va bon train selon la responsable, Lucienne Gravel. Près de la moitié de l’objectif de 220 000 $ serait atteint. Mentionnons que les membres du comité ont pris la relève de la Coopérative d’habitation Moulin des Cèdres au cours des derniers mois en créant la Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon.
« Nous avons tous droit à un toit, un chez-soi sécuritaire et abordable, à commencer par nos aînés en région. Pandémie ou pas, notre gouvernement reste toujours présent pour aider les Canadiens dans le besoin à se loger convenablement », souligne Mme Bibeau. « Actuellement, il y a une demande importante en matière de logements. Je suis très heureux que l’accord survenu entre le Canada et le Québec nous permette de construire rapidement 26 nouvelles unités à Weedon. Grâce à cet investissement, nous pourrons mieux répondre à nos concitoyens qui ont des besoins particuliers en habitation. Il est important également de souligner tout le travail de concertation dans ce dossier, parce que la communauté de Weedon et des municipalités environnantes s’est mobilisée depuis plusieurs années afin de concrétiser ce projet », d’exprimer M. Jacques.

Anneau de glace à Cookshire

Johnville bonifie son offre d’activités hivernales : Un anneau de glace maintenant accessible

Nous apercevons de gauche à droite, Louise Gosselin, conseillère au siège du district 1 et responsable du projet, René Lavigne, directeur des travaux publics, et Mario Gendron, conseiller au district 2.

Depuis quelques semaines, le secteur Johnville de Cookshire-Eaton a bonifié son offre d’activités hivernales. Déjà couru pour ses sentiers de ski de fond avec le parc écoforestier, les résidants du secteur et des environs ont le loisir de se dégourdir les jambes sur le nouvel anneau de glace d’un demi-kilomètre, aménagé à l’intérieur du terrain de balle, situé juste à côté du centre communautaire.

Le projet, initié par le comité de développement de Johnville, sur lequel siègent les conseillers Louise Gosselin et Mario Gendron, respectivement du district 1 et 2, vise à développer les activités de plein air hivernal de ce secteur, favoriser le sentiment d’appartenance, attirer les jeunes familles, tout en maintenant celles déjà en place. L’anneau de glace s’ajoute aux autres activités et s’inscrit dans la stratégie de développement de la municipalité, de préciser les conseillers. « Ce qui nous tenait à cœur, c’était de s’assurer de rencontrer les besoins de la communauté », ajoute Mme Gosselin. L’initiative découle d’une rencontre citoyenne tenue à l’automne 2019 pour le district 1 et 2. Un des objectifs du comité, expliquent les élus, « était de voir ce qui pourrait se greffer autour du nouveau centre communautaire. Il y avait déjà la patinoire et le terrain de baseball. Quand on voulait patiner à l’extérieur, il fallait se rendre à Magog et Coaticook. On s’est dit, un anneau de glace, ça serait merveilleux. Dans le fond, il n’y en a pas à proximité. Ce qu’il y a, ce sont des patinoires pour le hockey. Les gens qui veulent patiner librement, il n’y avait pas grand-chose à part Magog sur le bord du lac et Coaticook. »
Projet de 80 000 $
Le projet a obtenu l’aval du conseil municipal. On y a investi près de 80 000 $, incluant l’achat d’un tracteur, de pièces d’équipements et une surfaceuse tractée (qui s’accroche derrière le tracteur). Cette dernière pièce d’équipement servira essentiellement pour l’anneau de glace, mais le reste sera utilisé à d’autres usages au cours de l’année. Le tracteur servira notamment au déneigement, au fauchage d’accotements de chemins et du balayage en saison estivale. Plusieurs de ces aspects étaient confiés en contrats externes. En les réalisant en régie interne, on compte faire des économies. On estime que les équipements seront payés à l’intérieur des cinq prochaines années, d’exprimer René Lavigne, directeur des travaux publics à la ville de Cookshire-Eaton. Mentionnons que le personnel de la municipalité veille à l’entretien de l’anneau de glace.
Anneau de glace
L’anneau de glace couvre une distance d’un demi-kilomètre. Les travaux se sont amorcés le 4 janvier et l’ouverture a eu lieu le 9 janvier. En raison de la pandémie, il n’y a pas de local disponible pour chausser ses patins. Seulement un accès à la salle de bain est mis à la disposition des usagers. L’anneau de glace est accessible gratuitement au grand public sept jours semaine, pourvu que la température le permette, de midi à 19 h 30. Un maximum de 25 patineurs est autorisé simultanément. Quelques bénévoles s’impliquent pour une surveillance aléatoire afin de suivre les règles de la santé publique. On retrouve également sur le site de magnifiques pentes propices à la glissade. Outre les gens de Johnville, le site est également fréquenté par des citoyens de Sawyerville, Cookshire et Sherbrooke, d’exprimer les intervenants. Avec cet ajout, le secteur Johnville offre une panoplie d’activités hivernales assez diversifiées en comprenant le ski de fond et la raquette.

Église de Johnville

Vente de l’église de Johnville : La ville prolonge l’appel d’offres

La municipalité de Cookshire-Eaton a convenu de prolonger la période d’appel d’offres pour l’église de Johnville jusqu’au 18 février, 11 h.

Compte tenu du contexte pandémique, de la période de confinement et le faible intérêt démontré pour l’achat de l’église Notre-Dame-de-la-Paix à Johnville, la municipalité de Cookshire-Eaton a convenu de prolonger la période pour le dépôt de soumissions jusqu’au 18 février prochain, 11 h.
La municipalité avait procédé, en décembre dernier, au lancement de l’appel d’offres qui devait se terminer le 21 janvier. Mario Gendron, conseiller du district 2, secteur Johnville, membre du comité de travail responsable de la vente de l’église, mentionne répondre par ce geste à des demandes de promoteurs potentiels. « On a eu trois visites et deux (promoteurs) m’ont dit qu’ils trouvaient le délai trop court, qu’ils préfèreraient attendre au début de février. » Le conseiller soutient qu’en raison des mesures sanitaires et du confinement décrété en décembre par le premier ministre François Legault, certains promoteurs lui mentionnaient être davantage occupés à fermer des chantiers que de déposer une offre. M. Gendron demeure confiant que des propositions seront déposées sous peu. En 1977, rappelle-t-il, le NDU avait lancé un appel d’offres pour l’église et huit soumissionnaires s’étaient montrés intéressés. Le plus haut avait proposé 77 000 $. « Aujourd’hui, notre appel d’offres propose de remettre le montant soumissionné pour rénover l’extérieur du bâtiment. Nettement plus avantageux. C’est pourquoi nous pensons que la pandémie affecte grandement l’ardeur des promoteurs pour des projets avec un potentiel élevé en temps normal. »

Rappelons que la municipalité s’est portée acquéreur de l’église au coût symbolique de 1 $. En procédant en appel d’offres, elle souhaite intéresser un promoteur qui voudrait instaurer un projet permettant de maintenir un lien avec la communauté. Les promoteurs intéressés doivent présenter un projet d’un montant minimum de 50 000 $. La somme payée à la ville sera remise aux soumissionnaires, excluant les dépenses encourues par la municipalité durant le processus. Toutefois, le montant devra être réinvesti dans la conservation du bâtiment et de son intégrité extérieure.

M. Gendron assure que le comité fera tout en son pouvoir pour conserver l’église. Outre l’appel d’offres, plusieurs pistes sont envisagées dont celle de procéder par invitation. « On songe à inviter des gens pour qu’on puisse leur vendre le potentiel. L’église de Johnville, c’est comme une pièce maîtresse pour repartir un cœur de village », de compléter le conseiller municipal.

Un nouveau recueil pour Jean-Pierre Patry

Jean-Pierre Patry : Un nouveau recueil Sein, Sain, Saint

Le poète Jean-Pierre Patry a mis le temps nécessaire pour bien préparer et illustrer son 9e ouvrage.

Quatre ans après avoir lancé son dernier recueil de poèmes, voilà que le poète-agriculteur Jean-Pierre Patry, de Weedon, revient à la charge avec son 9e livre en utilisant les homonymes, Sein, Sain, Saint comme titre de son ouvrage. L’homme couche sur papier ses états d’âme que ce soit en évoquant tout ce qui est émotions comme l’amour, en abordant le volet environnemental pour conclure avec une facette spirituelle.

Comme à son habitude, le poète parle de son sujet de prédilection l’amour. L’auteur ne serait pas lui-même s’il n’y avait pas un aspect plus virulent que l’on retrouve au chapitre Sain. Il y aborde le thème de l’environnement et n’hésite pas à faire connaître ses sentiments et ressentiments envers ce thème et ceux qui se disent défenseur de ce sujet trop souvent galvaudé. « Je suis écœuré de voir les grandes chaînes qui condamnent le bœuf. J’ai deux à trois textes, dont Pète la planète, qui sont assez raides », laisse-t-il tomber. Du dernier volet Saint, M. Patry laisse tomber « la spiritualité m’interpelle. C’est le chapitre le plus consistant avec le plus de textes. » Dans un de ces poèmes, il fait allusion au métier de son père, encanteur ; c’est une sorte d’hommage, précise-t-il.
Nouveautés
Le 9e livre de M. Patry est différent des autres par sa présentation. Habituellement illustré de dessins, cette fois ce sont des photos prises par l’auteur qui illustrent ses œuvres. Le livre est entièrement en couleur ajoutant une chaleur aux émotions véhiculées par les textes. La photo de la page couverture est l’œuvre d’une collaboratrice de la première heure, Manon Rousso. L’ouvrage est publié à 600 éditions. Il est possible de se le procurer à la Librairie Appalaches, 88, rue Wellington Nord, Sherbrooke, à la Halte de la Gitane, 218, rue St-Jean Ouest, East Angus et au magasin Tribu-Terre, 189, rue Princapale Est, Dudswell (Marbleton) ainsi que par courriel à jppatry19@gmail.com ou en composant le 819 877-2450.

Fromagerie P'tit Plaisir de Weedon

Projet de 4,8 M$ de la Fromagerie P’tit Plaisir : Le fédéral contribue financièrement

La députée de Compton-Stanstead, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, ne cache pas son plaisir à appuyer l’entreprise du Haut-Saint-François.

Amorcés en 2020, l’agrandissement et la modernisation de la Fromagerie P’tit Plaisir, dans le secteur Saint-Gérard, à Weedon, vont bon train. Le gouvernement du Canada apporte une contribution financière de 760 760 $. La réalisation du projet évalué à 4,8 M$ en est à 75 % et les responsables prévoient le compléter en juillet ou août prochain.

La députée de Compton Stanstead, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada, Marie-Claude Bibeau, est heureuse de rappeler la contribution fédérale provenant du Fonds d’investissement pour la transformation des produits laitiers. Ce fonds de 100 M$, signale-t-elle, a été conçu pour accroître l’innovation, la productivité et la compétitivité du secteur, ainsi qu’à aider les transformateurs à s’adapter aux changements du marché découlant de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre l’Union européenne et le Canada. Au moment d’écrire ces lignes, 93 transformateurs laitiers à travers le Canada avaient bénéficié de 78 M$ en investissements, dont 45 au Québec et un dans le Haut-Saint-François.

Fromagerie P’tit Plaisir est producteur-transformateur et le projet d’agrandissement était devenu nécessaire. « Présentement, on ne suffit pas à la demande », d’exprimer Mélanie Grenier, copropriétaire et responsable de la transformation fromagère, du marketing, de la vente et du système qualité basé sur le Plan HACCP. Les travaux complétés permettront à l’entreprise familiale de quadrupler sa production avec le même nombre d’employés. Outre ses produits habituels, l’entreprise prévoit produire des fromages raffinés et développer le marché de l’Ouest canadien. Si une part importante du projet est vouée à l’usine avec l’agrandissement et l’acquisition d’équipements, une portion est également consacrée au volet bar laitier et restaurant.

La Fromagerie P’tit Plaisir est une histoire de famille; outre Mélanie, Maggie, la cadette, gère le restaurant et le bar laitier. Elle cuisine les produits de la ferme, de la fromagerie et utilise des produits locaux dans les menus. Dany, l’aîné des fils, s’occupe des terres et des cultures. Il fait également la maintenance des bâtisses, de la machinerie agricole et agroalimentaire. Finalement, le cadet des fils, Rémi, s’occupe de la production laitière pour obtenir un lait de qualité en respectant le bien-être animal en plus de tenir la comptabilité des deux entreprises.
Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, félicite ces jeunes entrepreneurs pour leur audace. « Une chose que la COVID nous aura laissée est de faire prendre conscience aux gens de l’importance de ceux qui travaillent en alimentation, les producteurs, les transformateurs à l’épicerie et dans les banques alimentaires, les camionneurs. Tous ceux qui sont sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire, à quel point ce sont des travailleurs essentiels », de compléter Mme Bibeau.

plan action MRC HSF

Plan d’action : La MRC poursuit son virage vert

De gauche à droite, Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, et Dominic Provost, directeur général, présentant les grandes lignes du plan d’action et le budget 2021.

La MRC du Haut-Saint-François intensifie son virage vert amorcé l’année dernière, en augmentant le poste budgétaire environnement de 26 % soit 153 700 $ pour atteindre 738 881 $. Elle prévoit plusieurs actions concrètes et pour y parvenir, on ajoute une ressource additionnelle qui veillera à la coordination et réalisation des interventions. Voilà un des éléments prévus dans son plan d’action 2021.

Parmi les nombreuses actions, on compte mettre à contribution le nouveau dôme construit sur le site de l’écocentre de Bury. On souhaite y recevoir (gratuitement) de nouvelles matières comme les agrégats et la tubulure d’érablière qui y sera conditionnée afin d’en recycler le plastique. L’étude d’opportunité pour améliorer la gestion des matières résiduelles de la MRC en tandem avec les municipalités, déposée en 2020, propose plusieurs recommandations que la MRC mettra en pratique.

Parmi les actions prévues, on propose d’augmenter le nombre et le rythme d’écocentres mobiles. Les municipalités qui le souhaiteront pourront également mettre à la disposition de leurs citoyens un centre de dépôt pour les résidus domestiques dangereux (RDD). Certaines, dont quelques-unes, ont tenu plusieurs écocentres mobiles au cours de 2020. « Dans le plan d’action cette année, on veut que 100 % des municipalités y participent », d’exprimer Dominic Provost, directeur général de la MRC du Haut-Saint-François. « En plus des écocentres, on aimerait y rattacher également les RDD » d’ajouter le préfet, Robert Roy. Dans l’esprit de réduction de déchets destinés à l’enfouissement, la MRC coordonnera le volet communication du Mouvement J’y participe ! initié par les municipalités de Dudswell, East Angus et Weedon.

Au cours de la présente année, on entend poursuivre la marche vers l’implantation des bacs bruns sur le territoire du Haut-Saint-François pour atteindre 100 %, d’ici 2022. Présentement, 7 municipalités utilisent les bacs bruns et une, Lingwick, fait des tests de compost. On prévoit également entamer la révision du Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR), ce qui pourrait s’étaler sur quelques années.

Dans un autre ordre d’idée, la MRC s’impliquera davantage avec les régies intermunicipales et services municipaux d’incendie en triplant le montant alloué à ce poste budgétaire passant de 5 000 à 15 000 $. D’ailleurs, elle prévoit adopter la mise à jour du schéma de couverture de risque et incendie au cours de la présente année et d’y jouer un rôle de coordination. Toujours au domaine d’implication intermunicipale, la MRC entamera la gestion du projet (de 14 M$) concernant la réfection de la route 257 et de son entretien pour les 40 prochaines années. Mentionnons qu’elle coordonne aussi les efforts de développement du comité de la route 257. L’entité régionale entend également poursuivre les projets en cours comme la préservation du ciel étoilé, le développement du parc régional du Marécage-des-Scots, la desserte de l’Internet haute vitesse, la mise à jour du schéma d’aménagement du territoire, les milieux humides, la planification des loisirs en lien avec Ose le Haut, le développement du circuit des sheds panoramiques, le projet pilote de la boutique Étoiles du terroir et sa plateforme transactionnelle. Dans la même foulée, s’inscriventt la mise en œuvre du transport intelligent pour l’interconnexion dans les Cantons-de-l’Est, le chalet d’accueil au parc écoforestier de Johnville, les actions dans le cadre du PDZA et bien d’autres interventions. On aimerait aussi relancer l’idée de parc éco-industriel de Valoris, en analysant ce qui sort de la ligne de tri-CRD, d’exprimer M. Provost. À cela, s’ajoute l’application du nouveau fonds pour les municipalités dévitalisées qui touche Weedon, Scotstown, Hampden, La Patrie, Chartierville et Saint-Isidore-de-Clifton. Un montant de 295 000 $ annuel pour les cinq prochaines années est prévu à cet effet. Un comité avec les représentants des municipalités concernées est déjà formé et les intervenants réfléchissent à la façon d’utiliser efficacement cette aide financière.

Bien entendu, la MRC poursuit son travail de concert avec le Centre local de développement (CLD) pour les divers fonds d’aide et programmes spéciaux en lien avec la COVID-19.
Budget
La MRC disposera pour la prochaine année d’un budget de 4 069 030 $. Précisons néanmoins qu’une bonne partie de ces montants proviennent de divers programmes gouvernementaux et que les sommes doivent être dépensées selon les normes établies. La quote-part des municipalités augmente de 3,9 % passant de 2 508 385 $ à 2 606 727 $. Cette hausse n’est pas exagérée, d’exprimer le préfet. Elle couvre à peine l’augmentation de la masse salariale de 3,25 %, explique-t-il. La différence est affectée au fonctionnement. « On n’a pas de subvention du gouvernement pour le fonctionnement. On a un budget extrêmement serré. Je pense qu’on a un bon budget. On a priorisé où il fallait. Moi, j’ai tout le temps dit, faut choisir où investir et non dépenser. On a choisi d’investir dans l’environnement, pas de dépenser. » Quant à l’embauche d’une ressource additionnelle, M. Roy est convaincu que les actions permettront aux municipalités de réaliser des économies.

Malgré toutes les projections, une ombre plane et pourrait entraîner un impact majeur sur les prévisions budgétaires, laisse entendre M. Prévost. Depuis plusieurs années, la MRC disposait des boues de fosses septiques à l’usine de traitement d’East Angus. En 2021, elle devra trouver un nouvel endroit entraînant, entre autres, des frais de transport additionnels dont les responsables n’étaient pas en mesure de préciser l’ampleur au moment d’écrire ces lignes.

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