Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
actualite

Repair of the Drinking Water Reservoir, Cookshire Sector : Preventive Boil Water Advisory until December 9

Residents of the Cookshire sector in Cookshire-Eaton will have to ration their water consumption until December 9, in addition to having to boil it as a preventive measure. These measures are necessary because of the work to seal the concrete drinking water reservoir for this sector.
The work, said René Lavigne, director of public works, has nothing to do with the problematic odour that has affected users in the area for several months. The purpose of the work in progress to repair a leak identified at least a year ago. The leak, he explained, is major; it is estimated at 46% of the daily production. The time needed to examine the scope of the work, to launch a call for tenders to find a firm, and to obtain the products, explains the delay, said the director of public works.
Unlike certain drinking water reservoirs which are compartmentalized on the inside, Cookshire’s has one single compartment. In order to proceed with the work, it was necessary to build five temporary tanks nearby to meet the demand. The one under repair has an approximate capacity of one million litres while the five tanks hold some 400,000 litres, hence the instructions for consumers to limit water use to the strictly necessary. Mr. Lavigne noted that the advisory to boil the water for at least one minute is for preventive purposes. “Our analyses are good, but we want to be certain, since the tanks are temporary and the water travels in hoses above ground to be patched into the line that goes down to the village, and even the recommendation of the Ministry of Environment as well as Public Health is to issue a preventive boil water advisory.”
In addition, a cistern of drinking water located at the Cookshire fire station has been made available to citizens. They will be able to fill containers from 8 a.m. to 8 p.m. throughout the duration of the work. The two primary schools in the area will be supplied with jugs of water for students and staff.
The Work
Officials of the company responsible for the work have emptied the reservoir and transferred the water to temporary containers. Work was due to start on Monday and will be carried out from inside the tank. Among other things, we will wash and seal the cracks and joints between the floor and the walls. The walls will be coated with a liquid membrane. Then we will proceed to clean and fill the reservoir. Bacteriological tests will follow. The operation is expected to be completed by December 9, Lavigne said. The cost of the work is expected to be approximately $350,000, but will be fully covered under the TECQ program. The director of public works mentioned that the installation of a second reservoir will be considered “as a second step. We will take it step by step.”
On the other hand, Mr. Lavigne added that every measure will be taken to adequately respond to possible disasters such as a fire. Businesses and commerces have been notified, he said.
Odour
Mr. Lavigne mentioned hearing from citizens that the odour of the drinking water coming out of the tap was diminishing. According to the experts, he said, cooling temperatures would reduce the odour to normal levels. That said, conscious that this phenomenon will not solve the problem, the director of public works confirmed that efforts to find a solution continue. “We are currently looking for other sources of water to add to our supply. We are working in parallel on solutions with other specialist firms.” Some interveners believe that the problem could come from the recharging pond which maintains pressure on the water table, explained Lavigne. “We have already done exploratory drilling, we are looking for water. The world thinks that we are sitting on our laurels. We are not at all! The drilling we have done is positive except that you have to follow the chain of procedures. We have two boreholes done, we have done a first pumping by stages, we are waiting for the results of the 72-hour pumping.” The process will continue with the collaboration of the Ministry of the Environment until the system is put into service, added Lavigne.

Sylvie Lapointe

Commission municipale du Québec : Sylvie Lapointe dans l’attente d’une décision

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, est dans l’attente du jugement concernant ses manquements en déontologie.

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, a plaidé coupable à un des 21 manquements au code de déontologie qui pèse contre elle et non coupable pour les autres, lors de sa récente comparution devant la Commission municipale du Québec. Elle est dans l’attente de l’audience sur avis de sanction fixée au 17 décembre et 14 janvier, si le juge Joseph-André Roy le considère nécessaire.
Mme Lapointe reconnaît sa culpabilité sur le chef 19, soit : « Le ou vers le 14 septembre 2020, avoir utilisé ou avoir permis d’utiliser les ressources ou services de la municipalité (deux employés du Service des travaux publics), à des fins personnelles ou à des fins autres qu’aux activités liées à l’exercice de ses fonctions, soit pour le déplacement d’un équipement du Manoir de l’EAU VIVE, manquant aux obligations prévues à l’article 4 du Code. »
Mme Lapointe admet avoir plaidé coupable « sur celui d’avoir demandé de l’aide à deux employés de la ville pour entrer un fourneau qui était très pesant au Manoir de l’EAU VIVE. » Elle mentionne avoir demandé l’aide du propriétaire du Subway ainsi qu’au concierge, mais en vain. « Il fallait faire vite parce que dans l’après-midi, il venait le collecter. Je retourne dans mon bureau et je vois par ma porte-patio deux gars. Je me suis dit, je pourrais leur demander de l’aide, entre bons voisins. J’ai appelé le directeur des travaux publics René Lavigne, il m’a dit : oui je te les envoie. Ils sont venus, peut-être quatre gars. J’avais complètement oublié que j’avais le chapeau de mairesse. Celui-là, j’ai plaidé coupable parce que je n’aurais pas dû le faire. Pour les 20 autres manquements, j’ai plaidé non coupable », d’ajouter la mairesse.
Elle signale au passage le manquement qui lui est signifié, d’avoir fait installer des cônes pour sécuriser une zone entre l’Hôtel de Ville et le Manoir de l’EAU VIVE. « Pour la phase II du manoir, il fallait faire un forage pour vérifier l’état du terrain et il y avait de la grosse machinerie. Autant pour la municipalité que pour la protection des gens, autant pour le Manoir, j’avais demandé à René Lavigne de mettre des cônes pour que personne n’aille là, question de sécurité. Ça, c’est un manquement et l’autre, c’est parce j’ai demandé de les enlever. » Mme Lapointe plaide non coupable à ces manquements, car elle soutient que son geste était motivé par un souci « de sécurité autant pour la ville, que pour les gens du Manoir ou les gens qui circulaient. »
« Pour les 18 autres manquements, ils disent que j’étais en conflit d’intérêts à cause que j’ai participé à quelques reprises à des réunions qui parlaient du manoir genre soit pour la servitude, le stationnement ou pour une dérogation. Moi, j’ai plaidé non coupable là-dessus, parce que pour moi, ce n’est pas un conflit d’intérêts. » La mairesse signale que plusieurs personnes ont témoigné dont un des propriétaires de la résidence pour personnes aînées. Mme Lapointe mentionne que ce dernier aurait précisé qu’elle n’avait aucunement participé aux diverses démarches de la résidence que ce soit la préparation des plans et autres. « Moi, j’étais vraiment comme une simple employée, pas de bonus, rien, ni actionnaire, ni dirigeante. J’étais simple directrice. » Mme Lapointe rappelle qu’un investissement de cette envergure de quelque millions $, ce n’était pas courant à Cookshire-Eaton tout en précisant n’avoir jamais participé à un vote concernant le Manoir de l’EAU VIVE. Elle ajoute s’être retirée des discussions à partir de septembre 2020.
Mentionnons que les audiences se sont étalées sur quatre jours. Le directeur général de la municipalité, Martin Tremblay, la conseillère, Louise Gosselin, le directeur des travaux publics, René Lavigne, le conseiller, Michel Mercier ainsi que Steven Hallé, concepteur, promoteur et copropriétaire de la résidence Manoir de l’EAU VIVE, ont comparu. Mme Lapointe a témoigné en toute fin des audiences, juste avant les plaidoiries.
La mairesse, au moment d’écrire ces lignes, est en attente sur l’avis de sanctions relatives au chef dont elle a plaidé coupable, audience prévue pour le 17 décembre. S’il y a lieu pour les autres sanctions dont elle a plaidé non coupable, la date prévue est le 14 janvier. La mairesse dit tirer une leçon de cette expérience notamment à faire preuve davantage de vigilance.

Sylvie Lapointe

Quebec Municipal Commission : Sylvie Lapointe Awaits a Decision

The mayor of Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, pleaded guilty to one of the 21 breaches of the code of ethics that weigh against her, and not guilty for the others, during her recent appearance before the Commission municipale du Québec. She is awaiting hearings set for December 17 and January 14, concerning Judge Joseph-André Roy’s opinion on sanctions, if he considers them necessary.
Ms. Lapointe admitted her guilt on Count 19, namely: “On or around September 14, 2020, having used or allowed the use of the resources or services of the municipality (two employees of the Public Works Department), for personal purposes or for purposes other than activities related to the exercise of their functions, namely for the movement of equipment from the Manoir de l’EAU VIVE, failing to meet the obligations stipulated in Article 4 of the Code.”
Ms. Lapointe admitted to pleading guilty “to asking two city employees for help to move a stove that was very heavy at the Manoir de l’EAU VIVE.” She says she asked the owner of the Subway and the janitor for help, but to no avail. “We had to be quick because in the afternoon they were coming to collect it. I went back to my office and saw two guys through my patio door. I thought, I could ask them for help, between good neighbours. I called the director of public works, René Lavigne. He said, ‘yes, I am sending them to you.’ They came, maybe four guys. I had completely forgotten that I was wearing the mayor’s hat. This one, I pleaded guilty because I shouldn’t have done it. For the other 20 breaches, I pleaded not guilty,” added the mayor.
She also mentioned the breach that she was notified about, of having cones installed to secure an area between the Town Hall and the Manoir de l’EAU VIVE. “For Phase II of the Manoir, we had to drill a borehole to check the condition of the ground, and there was heavy machinery. For the municipality as much as for the protection of people and for the Manoir, I had asked René Lavigne to place cones so that no one passed by there. It’s a question of safety. This is one breach and the other is because I asked for them to be removed.” Ms. Lapointe pled not guilty to these breaches, maintaining that her gesture was motivated by a concern “of safety as much for the city, as for the people of the Manor or passersby.”
“For the other 18 breaches, they say I was in a conflict of interest because I attended meetings a few times that talked about the Manoir, such as for easement, for parking or for a waiver. I pleaded not guilty to that, because for me it’s not a conflict of interest.” The mayor pointed out that several people testified, including one of the owners of the seniors’ residence. Ms. Lapointe mentioned that the latter would have specified that she had not participated in the various actions of the residence, whether it was the preparation of plans and other steps. “I was really like a simple employee, no bonus, nothing, neither a shareholder nor a leader. I was just a simple director.” Ms. Lapointe recalled that an investment of this magnitude of a few million dollars is not common in Cookshire-Eaton, while specifying that she had never taken part in a vote concerning the Manoir de l’EAU VIVE. She added that she has withdrawn from discussions about the Manoir as of September 2020.
Note that the hearings were spread out over a four-day period. The director general of the municipality, Martin Tremblay, the councillor, Louise Gosselin, the director of public works, René Lavigne, the councillor, Michel Mercier, as well as Steven Hallé, designer, promoter and co-owner of the Manoir de l’EAU VIVE residence, appeared before the commission. Ms. Lapointe testified at the very end of the hearings, just before the pleas.
The mayor, as of this writing, is awaiting the opinion about sanctions relating to the count she pleaded guilty to; a hearing is scheduled for December 17. If applicable, a hearing is scheduled on January 14 for the other breaches to which she has pleaded not guilty. The mayor said she drew a lesson from this experience, in particular to be more vigilant.

Polyvalente Louis-St-Laurent, bal de finissant

La COVID-19 frappe dans nos écoles

Si tout va comme prévu, les éléves devraient avoir réintégré la polyvalente Louis-Saint-Laurent.

La COVID-19 est bien présente dans trois écoles primaires du Haut-Saint-François alors qu’au moins deux groupes classes étaient fermés, la semaine dernière, dans les établissements de Notre-Dame-de-Lorette à La Patrie, Saint-Camille à Cookshire et du Parchemin à East Angus. Fermée depuis le 3 novembre, la polyvalente Louis-Saint-Laurent l’était toujours ce lundi et une évaluation devait se faire pour déterminer sa réouverture ou non ce mardi.
Les élèves de la polyvalente ne sont pas en congé pour autant puisque l’enseignement à distance est de mise. Au moment de la discussion téléphonique, vendredi dernier, le directeur général du Centre de services scolaire (CSS) des Hauts-Cantons, Martial Gaudreau, laissait entendre que le nombre de cas avait bondi de 34 au moment de l’annonce de la fermeture à 49 selon les chiffres de la Santé publique de jeudi passé. M. Gaudreau explique que la réouverture de la polyvalente prévue pour ce lundi était retardée puisque le processus d’enquête n’était pas complété. « La décision qui a été prise est qu’on ne ramènera pas des jeunes qui seraient peut-être potentiellement à risque modéré de développer la maladie. On ne les ramènera pas dans le milieu pour avoir une espèce de boucle sans fin que les jeunes reviennent, sont positifs et contaminent d’autre monde. L’objectif est de mettre fin à la propagation communautaire, c’est la raison pour laquelle on a retardé un peu. » M. Gaudreau ajoutait « on va réévaluer lundi si on peut ramener tout le beau monde mardi matin ou si l’on doit poursuivre d’une journée ou deux. »
Rappelons que la Direction de la santé publique de l’Estrie avait signalé, mercredi passé, 34 cas de personnes atteintes de la COVID-19 à la polyvalente Louis-Saint-Laurent répartis dans tous les niveaux, avec 16 classes touchées par au moins un cas, dont 7 classes en éclosion, c’est-à-dire la présence de 2 cas et plus dans un groupe.
L’ensemble des élèves et membres du personnel ont été appelés à se faire dépister, dès mercredi matin, au centre de dépistage mobile aménagé sur le site de la polyvalente. M. Gaudreau mentionnait que plus de 500 élèves dans les deux premières journées sur 670 ainsi que les membres du personnel s’étaient prêtés à l’exercice. Un centre de dépistage mobile était également aménagé à l’école primaire Notre-Dame-de-Lorette vendredi et samedi passés.
M. Gaudreau laisse entendre qu’il est plus facile d’éviter la contamination au niveau primaire en fermant un groupe classe. Il en est différent au secondaire alors qu’un élève peut changer de classe à quelques reprises dans une journée et côtoyer plusieurs autres élèves. Pour les classes des écoles primaires, explique M. Gaudreau, la fermeture correspond à une durée, établie par la Santé publique. Le retour des différents groupes classes est prévu pour les prochains jours, d’ajouter le directeur général du CSS des Hauts-Cantons.
M. Gaudreau mentionne que la décision de fermer la polyvalente ou des groupes classes est prise en tenant compte de la recommandation de la Santé publique. Soulignons que l’activité Portes ouvertes qui était prévue samedi dernier à la polyvalente Louis-Saint-Laurent a été reportée à une date ultérieure.
Territoire
D’autre part, selon les chiffres en date du 4 novembre dernier émis par le CIUSSS de l’Estrie – CHUS, on comptait 54 nouveaux cas positifs à la COVID-19 dans le Haut-Saint-François. On en retrouvait dans toutes les municipalités sauf Hampden, Newport et Scotstown.

editorial

La démocratie a-t-elle un prix ?

La démocratie a-t-elle un prix, a-t-elle une limite ? La récente comparution de la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, devant la Commission municipale du Québec, pour répondre à 21 manquements en déontologie mérite-t-elle les milliers de dollars en frais judiciaires payés par les contribuables ?
La facture finale n’est pas complétée, mais la mairesse en avait déjà pour quelque 6 000 $ à elle seule et le compteur tourne toujours. Selon des discussions avec d’autres élus du monde municipal, il serait raisonnable d’ imaginer une facture qui s’élèvera à plus de 20 000 $ aux frais des contribuables.
Certains diront que c’est le prix de la démocratie tandis que d’autres y verront un règlement de compte envers la mairesse. L’exercice aura certes permis de faire un rappel à l’ordre. Certains manquements peuvent, à première vue, sembler anodins, mais n’en reste pas moins qu’ils représentent tout de même une entorse à la déontologie et méritent une sanction si le juge le considère ainsi.
Mais tout cela était-il le meilleur moyen et le plus économique pour indiquer le droit chemin ? Pas certain. Une formation pour les élus aurait certes été moins dispendieuse. Une ou des rencontres avec les personnes concernées auraient-elles pu donner des résultats probants sans avoir recours à la justice ? Lorsqu’on fait appel à la justice, le résultat n’est pas toujours celui escompté. Toutefois, il existe une certitude, c’est qu’il en coûtera quelque chose. Cette dénonciation cacherait-elle d’autres motifs que la déontologie ? Sans vouloir faire de procès d’intention, il faut dire que le moment de la dénonciation en pleine année électorale arrive à point pour quiconque voudrait faire déraper une campagne.

Marie-Claude Bibeau

Marie-Claude Bibeau conserve son ministère

La députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, entame en nouveau mandat à titre de ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire avec enthousiasme.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a réitéré sa confiance envers la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, en la maintenant ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, lors de la récente assermentation de son conseil des ministres.
Mme Bibeau ne cache pas qu’elle souhaitait conserver son ministère. « La politique est un sport extrême, alors on ne prend rien pour acquis, mais j’étais très contente quand le premier ministre me l’a confirmé. » Mme Bibeau attribue cette décision à une preuve de confiance et rappelle « c’est un gros ministère l’agriculture, c’est un gros ministère économique aussi et environnemental. » Le fait de poursuivre, pour Mme Bibeau, constitue un grand avantage. « Je connais déjà tous les dossiers, ça me permet vraiment d’embarquer dans un train qui va vite. Je n’ai pas cette période de transition là à traverser que mes autres collègues qui ont un nouveau ministère ou qui arrivent au conseil des ministres. »
Dans cet esprit, Mme Bibeau aura à composer avec des collègues qui ont de nouvelles responsabilités comme Steven Guilbeault à l’Environnement et Jean-Yves Duclos à la Santé. Mme Bibeau ne croit pas que cela puisse freiner l’évolution des dossiers.
Parmi les dossiers que devra affronter Mme Bibeau se retrouve celui des travailleurs étrangers temporaires (TET). L’Association des producteurs maraîchers du Québec et l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA) réclament que M. Trudeau mette en place une cellule de crise pour assurer l’arrivée de ces travailleurs. Mme Bibeau mentionne être déjà au fait du dossier pour être en communication régulière avec le président de l’UPA, Marcel Groleau. « Mon équipe avec la sienne, avec l’équipe d’Immigration et de Service Canada, je vous dirais que la cellule de crise, à part le nom, elle existe quasiment parce que ça fait déjà quelques semaines qu’on travaille ça. » La ministre reconnaît que le gouvernement fait face à des délais inhabituels des études d’impacts sur le marché du travail (EIMT) causés par la mise en place d’un nouveau système informatique. Elle mentionne que le nombre de fonctionnaires travaillant à l’émission des EIMT a été doublé afin de rattraper les retards. Des efforts sont également déployés du côté du ministère de l’Immigration pour accélérer le pas pour émettre les permis de travail. Mme Bibeau se dit très consciente que l’arrivée des travailleurs étrangers doit se faire au moment où on en a besoin. « Un secteur où on n’attend pas, c’est l’agriculture, on est en mode solution pour combler le retard. » Rappelons que l’UPA et l’Association des producteurs maraîchers du Québec soulignaient l’urgence d’intervenir pour ne pas rater la prochaine saison.
Pour la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, la table est mise pour les mois à venir. Au menu, une rencontre avec les ministres provinciaux de l’Agriculture et des Territoires marquant le début des négociations pour le renouvellement du partenariat canadien pour l’agriculture 2022-2028. Pour le Québec, souligne Mme Bibeau, ça peut représenter 300 M$ en transfert pour des programmes qui vont être administrés par le gouvernement du Québec, mais financés à 60 % par le fédéral, par exemple le programme Prime-Vert, apprécié des producteurs, précise-t-elle. Le volet agroenvironnement, les changements climatiques, la gestion des risques climatiques, « cet angle-là va être pour moi, extrêmement important, et je vais vouloir que cela ait une place prépondérante dans le prochain partenariat. La mise en place de nos programmes en agroenvironnement, les incitatifs pour que nos producteurs appliquent de bonnes pratiques, les subventions pour l’achat d’équipement écoénergétique, le volet de la pénurie de main-d’œuvre, la réforme des travailleurs étrangers qu’on avait entrepris, la surveillance de la fièvre porcine africaine, c’est un enjeu qui pourrait être catastrophique pour le secteur porcin. Je ne perds pas ça des yeux. » Sa collaboration avec le ministre Duclos concernant la révision du cadre de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire relativement aux pesticides occupera aussi la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.
Enfin, Mme Bibeau s’est montrée flattée des propos des présidents de l’UPA du Québec, Marcel Groleau, et de l’Estrie, Michel Brien, à son égard, soulignant son écoute envers les producteurs. Elle rappelle l’importance d’entretenir de bonnes relations avec les partenaires, « une relation de confiance pour moi, c’est primordial », complète-t-elle.

Patinoire St-Mathias

Saint-Mathias-de-Bonneterre : Une patinoire toute neuve pour la nouvelle saison

Les citoyens de Saint-Mathias-de-Bonneterre bénéficient d’une patinoire toute neuve. Elle remplace l’ancienne après 30 ans de loyaux services.

La population de Saint-Mathias-de-Bonneterre aura la chance de s’amuser sur une patinoire toute neuve. Après 30 ans de loyaux services et de rafistolages, l’infrastructure avait besoin d’être renouvelée.
Le conseil municipal a donc investi 100 000 $ pour la nouvelle patinoire. Le montant de cet équipement sportif est assumé en totalité par diverses subventions. Les travaux se sont amorcés en mars dernier pour se terminer au début d’octobre. L’entreprise Construction Groupe Prévost s’est occupée de la dalle de béton tandis que Permafib prenait en charge les bandes en panneaux de fibre de grande qualité ainsi que des clôtures, des bandes de protection, du grillage, etc. Les bénévoles ont également mis la main à la pâte. Ils ont démantelé l’ancienne patinoire, coupé des branches tout autour et préparé le terrain.
Les améliorations au parc des loisirs ne se limitaient pas à la patinoire. On a également profité de l’occasion pour y installer un nouveau module de jeux. Il remplace celui qui avait été détruit lors du passage de la tornade qui avait dévasté une partie de Saint-Mathias en juillet 2020. Une partie des coûts de remplacement évaluée à quelque 20 000 $ ont été couverts par l’assurance et la différence assumée par la municipalité. Le maire sortant, Lionel Roy, lance en riant que cela n’affectera pas le compte de taxes des contribuables.
Mentionnons que la municipalité a bénéficié, pour la réalisation de ces projets, de l’expertise du CSLE (Conseil Sport Loisir de l’Estrie) ainsi que le financement obtenu auprès du FRR (Fonds régions et ruralité) volet 2 local appuyé par la MRC.

actualite

Les Shark’s s’inclinent à nouveau

Les Shark’s d’East Angus ont subi un autre revers samedi aux dépens du DLC de La Guadeloupe par la marque de 8 à 3 devant une assistance décevante à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus.
Mécontent du travail des arbitres, l’entraîneur-chef, Jean-François Houde, n’a pas manqué de dire, en fin de troisième période, sa façon de penser à l’arbitre en chef, ce qui lui a valu son expulsion du match. « Je voulais passer mon message. » M. Houde remet en question le travail de l’arbitrage. « Depuis le début de l’année, il y a des hauts et des bas. Ce n’est pas toujours cohérent, c’est difficile de s’ajuster. J’espère que la ligue va revoir ça. Samedi, l’arbitrage ne nous a pas aidés. » D’ailleurs, quatre buts ont été comptés alors que les Shark’s étaient en infériorité numérique.
L’entraîneur prend néanmoins le blâme de la défaite mentionnant avoir peut-être mal préparé son équipe. « Mes joueurs auraient pu sortir plus fort. » L’entraîneur promet de bien préparer ses joueurs en vue du prochain match, ce samedi contre le Dynamik Service agricole de Coaticook. « Je vais rebrasser la soupe. Je m’attends à ce que mes joueurs soient prêts. »
Malgré un mauvais début de saison avec une fiche d’une seule victoire et sept défaites, dont une en prolongation, l’entraîneur-chef demeure optimiste pour la suite des choses. « Notre fiche n’indique pas vraiment l’allure de nos matchs. » Le pilote ajoute que l’effort est là. « Nos joueurs travaillent fort, ils veulent mettre fin à cette séquence. » M. Houde est convaincu que le déblocage se produira sous peu. Il invite les partisans à venir encourager les joueurs. « On a besoin des fans », complète-t-il.

MRC HSF

La MRC : Un outil de plus en plus efficace

Le directeur général de la MRC du Haut-Saint-François, Dominic Provost, estime que les municipalités sont en voie d’utiliser la structure régionale à son plein potentiel.

La collaboration municipalités/MRC du Haut-Saint-François s’est étroitement développée au cours des dernières années. Le transfert de divers fonds par le gouvernement provincial aux MRC permettant la réalisation de nombreux projets conjointement avec les municipalités a permis de développer et consolider ce lien de confiance mutuel qui était, il n’y a pas si longtemps, bien faible.
« Le transfert de responsabilités a permis de mieux rallier nos champs d’expertise et développer des choses en tandem avec les municipalités », d’expliquer le directeur général de la MRC du Haut-Saint-François, Dominic Provost. « La clé, précise-t-il, c’est le tandem optimal entre les municipalités et la MRC. »
Outre la réalisation de projets, la MRC a réglé divers irritants avec les municipalités que ce soit le réseau de fibre intermunicipale (internet-téléphonie), l’évaluation foncière et autres. « On s’est attaqué à ce qui nuisait à notre réputation et ce sont des choses très concrètes » d’ajouter M. Provost.
Le directeur général rappelle que le gouvernement a décidé de passer de plus en plus par les MRC au fil des années en confiant des outils et des fonds provenant de divers programmes. « Nous, ça nous a responsabilisés dans des choses qui sont utiles aux gens. Avant, on s’occupait d’aménagement du territoire et d’évaluation foncière. Là, le développement, il (gouvernement) nous a confié le Fonds de développement territorial (FDT) aujourd’hui appelé Fonds régions et ruralité. » Le principe, explique-t-il, est que le gouvernement a cru en les MRC, donc du point de vue des municipalités, elles (MRC) sont devenues incontournables.
M. Provost attribue la confiance mutuelle à trois facteurs : d’abord celui d’avoir enlevé les irritants, par la suite, la confiance du gouvernement envers les MRC ayant pour effet de responsabiliser ces dernières et finalement ce qui pourrait s’interpréter comme un résultat est le fait que les municipalités confient des responsabilités aux MRC. Le dossier de la réfection de la route 257 en est un éloquent. Rappelons que le comité formé de cinq municipalités a convenu de confier la gestion du projet de réfection de la route qui s’élève à 14 M$. Le résultat semble probant jusqu’à présent.
Cette confiance est la somme de divers autres projets réalisés en tandem avec les municipalités. Le directeur cite en exemple le Fonds régions et ruralité (FRR). Le gouvernement, explique-t-il, en a confié la gestion aux MRC. « Nous autres (MRC), on a décidé d’en confier une partie à chaque municipalité. Ça aussi ça fait gagner la confiance. » Les exemples de cette collaboration sont nombreux. Le développement du parc Walter-MacKenzie à Scotstown avec le restaurant, les douches, le camping, les jeux d’eau et la piste cyclable découle de cette entente. M. Provost ajoute le circuit des sheds, la Route des Sommets et le Chemin des Cantons, avec l’aide du Centre local de développement (CLD) auxquels les municipalités ont participé en tandem avec la MRC, ont contribué à l’augmentation des visiteurs sur le territoire que ce soit la communauté locale ou de l’extérieur.
Le principe de participation en tandem s’applique à diverses sphères que ce soit en matière d’environnement, pour le schéma d’aménagement ou pour le plan de sécurité incendie. Pour M. Provost, le fait que les municipalités constatent que la MRC n’essaie pas d’enlever leurs responsabilités et que son intervention est utile ça ouvre la porte à de belles collaborations. Au chapitre environnemental, le directeur général mentionne que le nouveau point de dépôt de résidus domestiques dangereux a été réalisé en tandem. Le point de dépôt est géré localement « nous autres, on s’est assuré d’avoir les conteneurs, ou s’est déposé. Il y a plein de responsabilités qui sont conjointes. »
En matière d’incendie, explique M. Provost, le gouvernement du Québec désigne les MRC responsables du plan de sécurité incendie alors que 100 % de ce que cela comporte se retrouve dans les municipalités. « Aujourd’hui, être responsable des incendies, ça coûte cher. Est-ce qu’il y a des choses qu’on peut mieux faire en commun ? Pourquoi chacun ferait son plan d’intervention pour l’inspection des avertisseurs de fumée ? On peut faire un plan global et le fournir aux municipalités. Le gouvernement nous dit qu’il a une subvention pour former les pompiers de la MRC. On n’a pas de pompiers nous autres, ce sont les villes. Donc, on s’assure de prendre les besoins des municipalités, on rassemble les besoins et on envoie ça au gouvernement. »
La gymnastique est similaire au secteur des loisirs. La MRC n’a aucun rôle à jouer en matière d’animation estivale qui incombe aux municipalités. Cependant, elle donne un coup de main pour combler les postes d’animateurs et la formation de ceux-ci. Les municipalités veillent à la bonne gestion des camps de jour.
Bien que la MRC œuvre en tandem avec les municipalités, elle a fait l’effort de développer des partenariats avec divers intervenants, que ce soit avec l’UPA pour le plan de développement de la zone agricole (PDZA), les différents enjeux reliés à l’urbanisme, l’aménagement et autres. « Règle générale, c’est d’avoir mieux rallié nos partenaires autour de nous. Tout ça fait qu’aujourd’hui, on a un tandem, la clé est là » d’insister, M. Provost.
Interrogé à avoir si la MRC était en voie de se redéfinir avec la participation des municipalités, le directeur général précise que non. « Nous autres, les gens n’utilisaient pas leur MRC parce qu’ils n’avaient pas confiance. Nous sommes plutôt en train de rattraper le temps perdu. Les gens sont en train d’utiliser la MRC de plus en plus à son plein potentiel. »

Formation préparatoire à l,emploi

Formation préparatoire à l’emploi : Du concret pour de futurs travailleurs

Les élèves ont participé avec fougue et dans la bonne humeur au projet.

En ce temps de pénurie de main-d’œuvre, toute la force de travail disponible est la bienvenue pour les entreprises. Les gens d’affaires attendent impatiemment les finissants scolaires provenant de tout azimut. À la Cité-école Louis-Saint-Laurent, le programme Formation préparatoire au travail (FPT) prépare les jeunes de 14 à 16 ans à jouer un rôle efficace sur le marché du travail. Dans cet esprit, la classe de Caroline Ruel s’est affiliée, dans le cadre d’un stage, avec l’entreprise Écoferme Tribu à Dudswell, pour réaliser le projet de fabrication d’huile de tournesol.
Le FPT est une formation de trois ans en alternance travail-études visant à permettre le plus possible les apprentissages de la formation générale auxquels s’ajoutent des stages en milieu de travail. L’objectif est de permettre aux jeunes de développer les compétences professionnelles essentielles à une insertion en milieu de travail. L’élève recevra un certificat en formation préparatoire au travail décerné par le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MEESR) après avoir réussi 2 700 heures de formation et l’insertion professionnelle de 900 heures.
Projet
« Le but, explique l’enseignante, est qu’ils (étudiants) apprennent à se connaître, à voir, c’est quoi leur intérêt, qu’ils se découvrent des forces. En les mettant en action comme ça, ils peuvent se découvrir eux-mêmes de l’intérêt ou des forces qu’ils ne pensaient même pas ». Mme Ruel mentionne que le projet a reçu un bon accueil par les élèves. « C’est sûr, au départ, quand je leur expliquais qu’on allait faire des travaux pratiques, plus se mettre dans l’ambiance d’être en travaux et non tout le temps à l’école assis en classe, sur le coup, ça leur tentait. » L’enseignante ajoute avoir observé des changements rapides chez certains participants dès la première journée de travail. « Il y en a qui sont plus réservés en classe, on voit qu’ils s’extériorisent un petit peu plus pendant le projet. Il y en a qui ne parle pas beaucoup, ils ne vont pas beaucoup donner leur opinion en classe, mais aujourd’hui, moi, j’ai déjà vu de très belles forces qui sont ressorties. »
Le projet consiste à participer à toutes les étapes de production qui mènera à la vente de bouteilles d’huile à massage à base de tournesol. Au moment de la rencontre, les participants effectuaient la coupe des tournesols et la récolte des graines. Ultérieurement, ils devaient participer au pressage des grains, faire les recettes, les étiquettes qui seront apposées sur les 650 bouteilles de 120 ml d’huile et faire la vente dans les divers marchés de Noël de la région.
Au terme du projet, l’enseignante effectuera un retour en posant des questions qui forceront les jeunes participants à réfléchir à leur démarche. Ils seront invités à dévoiler les compétences acquises. Mme Blais comprend que le travail effectué au cours de la démarche ne sera pas nécessairement celui qui sera exercé dans l’avenir. « L’important, c’est qu’ils apprennent à se connaître à travers ça. Qu’ils apprennent différentes taches, qu’ils explorent le métier d’agriculteur parce qu’il y a une partie agriculture, une partie vente, fabrication. Il y a plusieurs volets différents. »
Réactions
Calixe Blais, Marek Phaneuf et Amélia Langlois sont trois participants qui ont bien voulu commenter leur expérience. Au moment de la présentation du projet : « moi, je me suis dit, on va passer des journées dans le bois style, on va avoir chaud comme pas possible, on ne sera pas capable d’abattre le travail comme on dit. » Mais avec une fierté évidente, Marek ajoute « mais nous autres, on regarde ce qu’on a fait toute la gang, on se rend compte qu’on a fait quand même une bonne job. » Son collègue, Calixe, poursuit : « ça fait du bien de bouger, c’est beaucoup différent, c’est de la préparation, mais c’est le fun », exprime-t-il sous le regard approbateur d’Amélia. Unanimement, ils ont apprécié l’expérience d’être à l’extérieur. Un peu moins celle d’extirper les grains des tournesols, mais aimé couper les plants. Tous trois mentionnent apprécier le travail d’équipe et manifestaient leur hâte de passer aux autres étapes de la production. Marek était prêt à faire de la vente : « moi, je ne suis pas gêné. Si j’avais pu faire de la vente aujourd’hui, j’en aurais fait. »
Collaboration
Marie-Ève Gagnon, copropriétaire avec Daniel Lemire de l’entreprise Écoferme Tribu, un incubateur agroalimentaire, a permis la réalisation du projet. Propriétaires d’une terre de 650 acres, dont 40 en prairie, ils consacrent de 15 à 20 acres dédiés à des projets du genre, dit Mme Gagnon à l’échelle humaine. Le projet en cours, ce sont les propriétaires qui l’ont mis de l’avant. « On a voulu amener des tournesols pour faire de l’huile de tournesol. On a développé une collaboration avec la ferme Champie qui ont fourni les graines de tournesol biologique. » Elle ajoute du même souffle, que l’entreprise Écoferme Tribu n’a pas la certification biologique et ne peut dire qu’il s’agit d’huile biologique, « mais, il n’y a pas eu de produits chimiques qui ont été mis sur nos tournesols », précise-t-elle.
Outre la cueillette et le décorticage des tournesols qui s’effectuent sur le terrain, Mme Gagnon a apporté l’équipement à l’école afin d’effectuer le pressage. « Ils vont faire les recettes ensemble. Ils m’ont donné des idées sur les odeurs qu’on pourrait sélectionner et les étiquettes à faire. » Mme Gagnon a présenté les différentes étapes du projet en classe. « J’ai tout montré ça aux étudiants, le seuil de rentabilité, on a tout regardé ça ensemble, monté le projet pour qu’il soit viable en tenant compte de la rentabilité, comment on détermine le prix de notre bouteille, le coût du marché, etc. On a fait cette réflexion ensemble pour montrer que ce n’est pas parce que tu as une entreprise à but lucratif que tu n’es pas obligé d’avoir un volet humain et avoir le goût d’être impliqué dans notre communauté. » D’ailleurs, une partie des profits découlant de la vente des bouteilles sera remise à la polyvalente.
Mère de quatre enfants, Mme Gagnon dit savoir que les adolescents ont besoin d’expérience. « Pour moi, c’est vraiment pour leur faire vivre toutes sortes d’expérience. Qu’ils aiment ça, qu’ils n’aiment pas ça, ce n’est pas ça l’objectif. C’est qu’ils se découvrent à travers ça. »

Mairie 2021 Dudswell

À Dudswell : Un choix pour la continuité ou pour contester

Mariane Paré
Mariane Paré se représente au titre de mairesse pour le mandat 2021-2025. Forte de plusieurs réalisations définies dans le plan stratégique de 2018-2028 qui l’a guidée tout au long des quatre dernières années, elle se réjouit « d’avoir travaillé avec une équipe formidable. Elle souhaite continuer dans la même veine. »
Mme Paré est ravie, entre autres, de la solution apportée au dossier de la voirie municipale qui est « un plus », à son avis. « Ce sera le premier hiver où on entretiendra les chemins avec notre propre équipement, indique-t-elle. » Du même souffle, elle souligne que le conseil a décidé de louer des bâtiments pour remiser les véhicules plutôt que d’en construire un nouveau. Cette façon de procéder est, selon elle, beaucoup plus économique.
Réélue, Mme Paré entendra continuer comme avant pour favoriser la qualité de l’existence des citoyennes et des citoyens. Les révisions apportées aux différentes pistes multifonctionnelles, l’accès gratuit à la plage du lac d’Argent, l’amélioration des divers parcs, dont celui de l’école Notre-Dame-du-Paradis, rendent la vie plus agréable à Dudswell, constate-t-elle. Entre autres projets à finaliser pour le printemps prochain, elle annonce que celui du parc Éva-Tanguay acceptera une autre «shed», qui s’ajoutera au circuit patrimonial.
Le Centre mobile de récupération, situé au garage municipal, s’avère une bonne idée. Cela facilite la gestion des déchets, avance la mairesse sortante. Une meilleure qualité d’Internet lui tient à cœur. Pour ces deux dossiers, principalement, elle souligne que les échanges avec la MRC sont bien enclenchés.
Daniel Blais 
Daniel Blais se présente au poste de principal magistrat afin de récupérer ses droits citoyens. Il se dit privé d’accès « à la forteresse municipale (Hôtel de Ville) en tant que citoyen condamné à être chassé et exproprié. » Être élu à la mairie serait selon lui le seul moyen d’atteindre cet objectif. Ses intentions sont « humbles », écrit-il au Journal le Haut-Saint-François pour justifier sa candidature.
Il aimerait participer aux différentes activités de la municipalité qu’il qualifie de magnifique. « Malgré tout le mal qui m’a été infligé ces 4 dernières années, je désire garder la foi que tout n’est pas mauvais à Dudswell et qu’il y a encore de bons citoyens dans cette municipalité. »
Et il s’interroge sur le futur des électeurs. « Est-ce que les citoyens veulent vivre en harmonie ou continuer à payer plus pour municipaliser les bâtiments et continuer à payer les dépenses personnelles de Mme Paré, telles que le déneigement pour se rendre à sa propriété ? », ajoute-t-il sur sa missive. « Il n’est pas dans sa nature de faire de fausses promesses pour épater la galerie. » Cependant, il souhaite de meilleures informations sur les projets en cours. « L’application des règlements municipaux ne doit plus servir à s’acharner sur un seul individu », donne-t-il en exemple.
Le développement immobilier ailleurs que sur des chemins non conformes, l’accès aux attraits touristiques qui seraient délaissés, la survie ou l’abandon de bâtiments patrimoniaux délabrés seront quelques dossiers à revoir. Il souhaite revenir sur le fait que certains terrains municipalisés aient été acquis « dans de douteuses circonstances. » Il veut donner aux citoyens la chance d’être consultés « afin de maximiser l’impact d’un bienfait pour la communauté ou le paysage de la municipalité. » Il remercie toute la population et les invite à se prévaloir de leur droit de vote.
Mentionnons que M. Blais a eu des démêlés avec des riverains, avec Dudswell et d’autres municipalités.

Mairie 2021 Cookshire-Eaton

Une lutte intéressante à Cookshire-Eaton

À Cookshire-Eaton, les électeurs devront trancher qui de la mairesse sortante, Sylvie Lapointe, ou Mario Gendron sera le plus apte à diriger la municipalité pour les quatre prochaines années.
Fière de son bilan, Mme Lapointe entend poursuivre le travail amorcé. Elle veut contribuer à faire de Cookshire-Eaton une municipalité urbaine et rurale qui répondra à la réalité des années 2020. La candidate mentionne avoir tenu compte, au cours de son mandat, des besoins des six pôles de la municipalité soit Cookshire, Eaton Corner, Sawyerville, Birchton, Bulwer et Johnville. De belles réalisations ont été complétées dans les trois grands secteurs de Cookshire, Sawyerville et Johnville, précise-t-elle. Le parc de l’étang Cloutier, le Cœur villageois, le sentier du barrage à Sawyerville, l’acquisition et la mise à niveau de l’église de ce secteur s’inscrivent sur cette liste. Du côté de Johnville, Mme Lapointe souligne la construction de la station d’épuration des eaux, le jeu de modules au parc des Trois mousquetaires, le sentier de ski de fond et l’anneau de glace. La réfection extérieure de l’académie à Eaton Corner s’ajoute à la liste de la candidate. Sur le plan environnemental, la mairesse se réjouit de l’implantation des bacs bruns, de l’écocentre mobile, du projet de collecte de plastique agricole et du conteneur de verre.
Mme Lapointe nourrit plusieurs projets pour l’avenir, dont celui de compléter la piste cyclable reliant Sawyerville à Newport et Saint-Isidore-de-Clifton, la construction d’une caserne d’incendie qui serait sur le point de s’amorcer pour être complétée en 2022. La recherche d’eau potable du côté de Johnville particulièrement au parc écoforestier de ce secteur se poursuit. Elle entend également continuer la stratégie de dézonage dans le secteur Johnville et Cookshire pour développer des logements locatifs. Du côté de Cookshire, elle prévoit la rénovation du pont couvert John-Cook avec la mise à niveau des sentiers. Mme Lapointe précise son intention de se consacrer essentiellement à la tâche de maire et sur une base de temps plein si elle est réélue.
Mario Gendron
Reconnaissant les valeurs humaines de la mairesse sortante, Mario Gendron mentionne que le mandat a été teinté par la controverse autour de Mme Lapointe que ce soit au début avec Loisirs Cookshire et récemment avec les plaintes en déontologie. Le candidat Gendron estime que l’avenir est trop important pour perdre du temps avec les controverses. « Moi, je veux penser projets, je veux aller de l’avant. On est dans un contexte où il y a des opportunités, on est vraiment bien positionné pour le développement. Là, c’est le temps, on pousse égal pour se faire connaître, pour du positif. »
M. Gendron s’appuie sur les divers dossiers auxquels il a participé comme le partenariat avec les universités Bishop’s et de Sherbrooke concernant le parc écoforestier de Johnville, la création d’un réseau de ski de fond, la mise en place d’un anneau de glace, la sauvegarde de l’église à Johnville, l’usine d’épuration des eaux, pour dire qu’il est un gars de projets.
Le candidat mise sur son expérience en gestion des organisations pour aller chercher le meilleur des gens autour de lui. Retraité, M. Gendron entend mettre les heures nécessaires que ce soit en télétravail ou en présentiel à l’Hôtel de Ville. « Je ne veux pas juste être présent, mais efficace. »
Le candidat souhaite poursuivre les dossiers en cours, mais désire, en priorité, corriger la problématique d’eau potable dans le secteur de Cookshire. « Il faut se préparer à aller chercher l’eau ailleurs. » M. Gendron désire travailler sur l’accessibilité à la propriété pour les jeunes familles, rendre l’accueil touristique plus attrayant et promouvoir le développement durable. Conscient que le taux de taxation est élevé, le candidat entend s’attaquer au fardeau fiscal des contribuables en favorisant le développement notamment de nouvelles technologies. « Je ne veux pas amener de cheminées (d’usines) », complète-t-il.

Mairie 2021 Cookshire-Eaton

An Interesting Contest in Cookshire-Eaton

In Cookshire-Eaton, voters will have to decide which candidate is best suited to lead the municipality for the next four years: outgoing mayor Sylvie Lapointe, or Mario Gendron.
Proud of her record, Ms. Lapointe intends to continue the work already started. She wants to help make Cookshire-Eaton an urban and rural municipality that will respond to the reality of the 2020s. The candidate noted she took into account, during her mandate, the needs of the six poles of the municipality: Cookshire, Eaton Corner, Sawyerville, Birchton, Bulwer and Johnville. Significant achievements were made in the three major sectors of Cookshire, Sawyerville and Johnville, she explained. The Cloutier Pond Park, the Cœur villageois, the Sawyerville Dam Trail, and the acquisition and upgrading of the church in this area are all on this list. In the case of Johnville, Ms. Lapointe highlighted the construction of the water treatment plant, the new playground equipment at the Parc des Trois Mousquetaires (Park of the Three Musketeers), the cross-country ski trail and the ice rink. The refurbishment of the exterior of the Eaton Corner Academy is also on the nominee’s list. On the environmental front, the mayor is delighted with the establishment of the brown bins, the mobile eco-centre, and the collection project for agricultural plastic and glass containers.
Ms. Lapointe has several future projects, including that of completing the bike path linking Sawyerville to Newport and Saint-Isidore-de-Clifton, and the soon-to-begin construction of a fire station, to be completed in 2022. The search for drinking water in the Johnville area, particularly in the eco-forest park in this sector, is continuing. She also intends to continue the dezoning strategy in the Johnville and Cookshire sectors to develop rental housing. In Cookshire, she plans to renovate the John-Cook Covered Bridge and upgrade the trails. Ms. Lapointe specified her intention to devote herself primarily to the task of mayor on a full-time basis if she is re-elected.
Mario Gendron
Recognizing the human values of the outgoing mayor, Mario Gendron mentioned that Ms. Lapointe’s mandate was tainted by the controversy surrounding her, whether at the beginning with Loisirs Cookshire or recently with complaints concerning ethics. Candidate Gendron believes the future is too important to waste time on controversies. “For myself, I want to think about projects, I want to move forward. We are in a context where there are opportunities, we are really well positioned for development. This is time to push to make ourselves known, for the positive.”
As evidence that he is project-oriented, Mr. Gendron pointed out the various files in which he participated, such as the partnership with Bishop’s and Sherbrooke universities for the Johnville eco-forest park, the creation of a cross-country ski network, the establishment of an ice rink, safeguarding the church in Johnville, and the water treatment plant.
The candidate relies on his experience in managing organizations to seek out the best from the people around him. Retired, Mr. Gendron intends to put in the necessary hours, whether teleworking or face-to-face at the Town Hall. “I don’t want to just be present, but effective.”
The candidate wishes to carry forward the current files, but wishes, as a priority, to correct the drinking water problem in the Cookshire sector. “We have to be prepared to seek water elsewhere.” Mr. Gendron wants to work on accessibility to home ownership for young families, to make tourist reception more attractive and to promote sustainable development. Aware that the tax rate is high, the candidate intends to tackle the tax burden on taxpayers by promoting development, especially of new technologies. “I don’t want to bring in (factory) chimneys,” he added.

Pierre Hébert

Élections municipales : Le moment de faire un choix éclairé

Le dimanche 7 novembre prochain sera le moment privilégié où les contribuables auront la chance de se prononcer sur le choix de leurs dirigeants. Le déplacement en vaut la chandelle puisque ce sont les personnes que vous aurez, choisies ou non, qui veilleront à la destinée de votre communauté et de votre portefeuille au cours des quatre prochaines années.
Les citoyens de 11 municipalités du territoire devront trancher qui des 63 candidats (hommes et femmes) dont 12, pour des postes de maires dans six municipalités et 51 pour combler les 24 sièges de conseillers, auront le privilège de gérer leur avenir municipal. Ce choix

n’est pas à prendre à la légère, il mérite réflexion. Qui parmi ces personnes est la plus apte à gérer au mieux votre argent et le rendre le plus productif possible tout en vous assurant une qualité de vie intéressante ?
L’importance du maire est indéniable, comme leader, mais il ne faut surtout pas négliger le travail des conseillers, car ce sont eux en bout de course qui prennent les décisions. Elle est loin l’époque où les conseillers n’avaient qu’à s’asseoir une fois par mois pour trancher divers dossiers. Les responsabilités des municipalités sont de plus en plus lourdes. Ce n’est un secret pour personne que le gouvernement provincial ne se gêne pas à délester certaines responsabilités aux municipalités sans pour autant transférer les sommes nécessaires. Il est important d’avoir en poste des personnes qui anticipent les impacts et qui sont capables de faire beaucoup avec des moyens limités. Le choix de conseillers municipaux n’est certainement pas un concours de popularité. Le poste demande des qualités indéniables : ingéniosité, discernement, disponibilité font partie de celles-ci. C’est à vous, électeurs, de les reconnaître chez vos candidats et de considérer qui est le plus apte à cumuler ces fonctions.
Le palier politique municipal est celui sur lequel les citoyens ont le plus d’emprise comparativement au niveau provincial et fédéral. Le vote impliquant le choix de vos dirigeants est à prendre au sérieux et avec discernement. Il vaut mieux voter et contribuer à quelque chose que de ne pas le faire et dire j’aurais dont dû pendant quatre ans.
Préfecture
L’élection du 7 novembre ne sert pas exclusivement à élire les membres du conseil municipal, mais également le préfet de la MRC. Deux candidats se font la lutte, le préfet sortant Robert G. Roy et Marc Turcotte. La structure régionale que représente la MRC peut avoir un impact considérable sur les municipalités. Il ne faut pas la négliger. Le préfet est le capitaine du bateau, son rôle de rassembleur et de leader est fort important. À l’instar des maires, un préfet ne peut rien faire seul; il a besoin de l’appui des maires pour aller de l’avant tout comme celui des conseillers pour les municipalités. Le choix du prochain préfet est donc important. Tous les citoyens, même ceux des municipalités qui n’ont aucun candidat en élection, doivent se rendre à leur bureau de vote respectif pour choisir celui qui représentera l’ensemble du Haut-Saint-François.

Préfecture à la MRC du Haut-Saint-François

Élection à la préfecture de la MRC : Continuité et changements dans l’air

L’élection du préfet, le 7 novembre prochain, peut sembler anodine pour le commun des mortels, mais elle est fort importante. La personne qui sera élue jouera le rôle de capitaine du vaisseau amiral. Elle doit posséder une vision régionale et être en mesure d’exercer un leadership qui ralliera les 14 maires des municipalités du Haut-Saint-François. Ce n’est pas une mince tâche, car c’est avec l’appui des maires que la MRC sera en mesure de répondre aux besoins des municipalités et par conséquent de l’ensemble de la population. Les citoyens devront donc trancher qui du préfet sortant, Robert G. Roy, ou Marc Turcotte, est le plus apte à assumer cette responsabilité.
Robert G. Roy affirme avoir encore le feu sacré. « Moi, je suis en politique pour servir les gens et non me servir. Quand ils ont des problématiques, je leur dis souvent : tu m’appelles pis on va trouver une solution. Je suis là pour ça et surtout pour développer la MRC de façon globale et jusqu’à présent, j’ai réussi. » Le préfet appuie son affirmation en citant le comité de la route 257 regroupant cinq municipalités. Le partenariat avec la MRC met en évidence la confiance et la collaboration commune pour résoudre une situation qui perdurait depuis de nombreuses années. Cette réalisation, ajoute-t-il, permettra d’améliorer la qualité de vie des gens que ce soit par l’attractivité de nouveaux arrivants, le développement touristique et autres.
M. Roy estime avoir contribué à faire avancer la MRC au cours des dernières années et ce, à différents niveaux, touristique, agricole, industriel et autres. Au chapitre industriel, il est fier d’avoir participé, par de multiples interventions auprès du gouvernement, à obtenir de l’aide qui a permis de maintenir en opération certaines grandes usines qui menaçaient de fermer, et ce au moment fort de la pandémie.
Le candidat est bien conscient de son rôle et en attribue le mérite à la volonté des maires à travailler pour le bien de l’ensemble de la collectivité. « Le préfet est encadré par les maires. On se donne une orientation ensemble à partir d’un plan d’action. Et moi, je m’occupe des dossiers politiques. » Le préfet sortant mentionne travailler principalement avec les maires et les représentants politiques des gouvernements fédéral et provincial.
Parmi ses réalisations, M. Roy mentionne 110 projets d’entreprises aidées par le CLD pour un investissement de 33 M$, l’aide technique aux entreprises, l’Internet haute vitesse, la désignation du parc régional du Marécage-des-Scots à Scotstown, le redressement financier de Valoris et la pérennité de l’Observatoire du Mont-Mégantic. Parmi les projets, il désire poursuivre et compléter ce qui est amorcé comme la route 257, le branchement de l’Internet haute vitesse, la mise à jour du PDZA et d’autres. Il entend également poursuivre son implication pour soutenir les entreprises.
M. Roy avoue caresser un rêve « c’est qu’on ne soit plus une région dévitalisée. Si j’améliore ça, ça veut dire que j’améliore la qualité de vie, les salaires. » Un comité est formé à cet effet, ajoute-t-il.
Pour le préfet, le leadership se résume à la franchise et la discussion. Il estime que cela lui a bien réussi jusqu’à présent.
Marc Turcotte
Le candidat Marc Turcotte souhaite changer la philosophie de la MRC. Il souligne qu’elle (MRC) est devenue comme un intermédiaire entre le gouvernement et les municipalités à travers divers programmes subventionnés et pas assez au service des municipalités alors que ce sont elles qui contribuent financièrement au fonctionnement de la structure. « C’est ça que je veux changer. Je veux faire en sorte que la MRC, comme dans une grande municipalité, devienne un service d’aménagement, d’urbanisme, de développement pour les municipalités locales. »
M. Turcotte précise sa pensée en mentionnant souhaiter que la MRC continue à être l’intermédiaire entre le gouvernement, ses programmes et établir des ponts avec les municipalités pour le développement. Mais elle devrait prioritairement fournir des services aux municipalités locales.
Pour avoir œuvré au sein de plusieurs municipalités, à titre d’urbaniste et aménagiste, M. Turcotte mentionne que divers employés du monde municipal se plaignent en disant « on n’a pas les services qu’on veut. À tort ou à raison », précise-t-il. Le candidat estime que le personnel de la MRC devrait travailler en collaboration avec le personnel des municipalités.
Sur la scène régionale, M. Turcotte souhaiterait que la valorisation des déchets, notamment acheminés chez Valoris, s’effectue à l’intérieur des zones industrielles des municipalités du Haut-Saint-François. Côté touristique, il souhaite développer une formule d’intégration des différents projets sur le territoire, que ce soit les sheds, le parc des Deux Rivières à East Angus, l’étang Cloutier à Cookshire, le Camping Vert à Saint-Isidore-de-Clifton et autres. Il aimerait qu’ils soient mis en commun pour faire une sorte de réseautage afin de faire de la rétention pour le territoire. « La MRC devrait s’initier à aller vers les municipalités et développer un concept de rétention du tourisme. Ça serait merveilleux », d’exprimer le candidat.
N’ayant aucune expérience à titre d’élu municipal, M. Turcotte ne croit pas que cela puisse être une entrave pour assumer son leadership auprès des maires. Il pense néanmoins être capable de faire le pont pour avoir travaillé pendant 20 ans dans une MRC. S’il est élu, le candidat entend appliquer un leadership participatif. « Moi, je vais fonctionner à l’adrénaline que ces gens-là vont me donner. Moi, je suis un gars de consensus et participatif. »

Préfecture à la MRC du Haut-Saint-François

Election for Prefect of the MRC : Continuity and Change in the Air

The election of the prefect on November 7 may seem trivial to ordinary people, but it is very important. The person who is elected will play the role of captain of the flagship. He must have a regional vision and be able to exercise leadership that will rally the 14 mayors of the municipalities in the Haut-Saint-François. This is no small task, because it is with the support of the mayors that the MRC will be able to meet the needs of the municipalities and therefore of the entire population. Thus, citizens will have to decide who is best suited to assume this responsibility: outgoing Prefect Robert G. Roy, or Marc Turcotte.
Robert G. Roy claims to still have fire in his belly. “I am in politics to serve people and not to serve myself. I am here for that and especially to develop the MRC in a global way and so far, I have succeeded. The prefect backs up his assertion by citing the Route 257 committee, which brought together five municipalities. This partnership with the MRC demonstrates trust and a shared collaboration to resolve a situation that has persisted for many years. This achievement, he adds, will improve the quality of life of people by attracting newcomers, developing tourism, and in other ways.
Mr. Roy believes that he has contributed to the advancement of the MRC in recent years at various levels such as tourism, agriculture, industry and so on. In terms of industry, he is proud to have participated, through numerous interventions with the government, in obtaining aid that has made it possible to keep certain large factories operating that had threatened to close, and this at the height of the pandemic.
The candidate is well aware of his role, and credits the mayors’ willingness to work for the good of the community as a whole. “The prefect is supervised by the mayors. We give ourselves an orientation based on an action plan. And I take care of political issues.» The outgoing warden mentioned working mainly with mayors and political representatives of the federal and provincial governments.
Among his accomplishments, Mr. Roy mentioned 110 business projects assisted by the CLD for an investment of $33 million, technical aid to businesses, high-speed Internet, the designation of the Marécage-des-Scots Regional Park in Scotstown, the financial recovery of Valoris, and the sustainability of the Mont-Mégantic Observatory. Among his projects, he wants to continue and complete what has been started, such as Route 257, high speed Internet connection, updating the Agricultural Zone Development Plan (PDZA), and more. He also intends to continue his involvement in supporting businesses.
Mr. Roy admits to cherishing a dream «that we are no longer a disadvantaged region. If I improve that, it means that I improve the quality of life, salaries.» A committee has been formed for this purpose, he adds.
For the prefect, leadership comes down to frankness and discussion. He thinks it has worked well for him so far.
Marc Turcotte
Candidate Marc Turcotte wants to change the philosophy of the MRC. He emphasizes that the MRC has become like an intermediary between the government and the municipalities through various subsidized programs, and is not at the service of the municipalities enough, whereas it is they who contribute financially to the functioning of the structure. «This is what I want to change. I want to ensure that the MRC, as in a large municipality, becomes a managerial, town planning and development service for local municipalities.»
Mr. Turcotte clarified his thoughts by mentioning that he wanted the MRC to continue to be the intermediary between the government and its programs, and to build bridges with the municipalities for development. But it should give priority to providing services to local municipalities.
Having worked in several municipalities as a town planner and manager, Mr. Turcotte mentioned that various municipal employees complain, saying «we don’t have the services we want. Rightly or wrongly,” he explains. The candidate believes that the personnel of the MRC should work in collaboration with the personnel of the municipalities.
On the regional scene, Mr. Turcotte would like the recovery of waste, particularly that sent to Valoris, to take place within the industrial zones of the municipalities of the Haut-Saint-François. In terms of tourism, he wants to develop a formula for integrating the various projects in the area, such as the sheds, the Deux Rivières Park in East Angus, the Cloutier Pond in Cookshire, the Camping Vert in Saint-Isidore-de-Clifton, and others. He would like them to be brought together for some kind of networking in order to promote retention in the territory. “The MRC should approach municipalities and develop a concept of tourism retention. That would be wonderful,” said the candidate.
Having no experience as an elected municipal official, Mr. Turcotte does not see this as an obstacle to assuming leadership with the mayors. He nevertheless thinks he is able to bridge the gap by having worked for 20 years in an MRC. If elected, the candidate intends to use participatory leadership. «I’m going to run on the adrenaline that these people are going to give me. I am a consensus and participatory guy.»

Mairie 2021 Bury

Bury : Choisir entre l’expérience ou la nouveauté

Outre le choix de plusieurs candidats au poste de conseiller municipal, les citoyens de Bury auront à trancher entre le maire sortant, Walter Dougherty, et son opposant, Denis Savage.
Le nombre de candidats aux divers postes et la probabilité de travailler avec de nouvelles personnes et d’anciens élus semblent stimuler ce vétéran de la politique municipale. « Je n’ai pas d’objection de travailler avec de nouveaux élus. C’est une des raisons pour laquelle je veux continuer », d’exprimer M. Dougherty.
Conscient que certains dossiers tardent à se réaliser, le candidat en attribue la responsabilité aux diverses autorités ministérielles qui tardent à donner le feu vert. « On essaie d’avancer les choses tout en respectant le budget. Le pire, c’est d’attendre les réponses des ministères », indique-t-il.
Par contre, il est fier des diverses réalisations comme le renouvellement d’une partie de la flotte de camions et équipements. La réfection d’une section de la rue McIver, le déménagement du bureau municipal dans l’ancienne caisse Desjardins font partie des belles réalisations, exprime-t-il.
Concernant les projets, le maire sortant a la ferme intention de concrétiser un ancien engagement soit la construction d’une caserne d’incendie. À cela devrait s’ajouter un nouveau garage municipal. La réfection de la rue Stokes avec le réseau d’aqueduc et trottoir figure sur la liste des réalisations du maire sortant. M. Dougherty aimerait également procéder à l’aménagement d’un marché public qui pourrait se retrouver sur le terrain vacant devant l’ancien hôtel de ville. Celui qui sollicite un quatrième mandat consécutif au poste de maire stipule que ça serait le dernier, s’il devait être élu.
Résidant de Bury depuis sa naissance, Denis Savage dit vouloir s’impliquer pour sa municipalité. « J’ai toujours eu un intérêt à m’impliquer dans le village, surtout au conseil municipal. » Il ajoute que le grand nombre de candidats aux divers postes a eu un effet stimulant pour lui.
Selon le candidat, bien qu’il y ait de bonnes choses, plusieurs mériteraient des améliorations. M. Savage déplore la lenteur des dossiers. « Les projets mis sur la table, ça ne se concrétise pas beaucoup. C’est le temps d’avoir un vent de changement. Moi je veux m’impliquer, mais je ne veux pas la virer (municipalité) à l’envers, dans le sens de l’améliorer surtout », précise-t-il.
M. Savage souhaite attirer de nouveaux résidants, commerces et entreprises. « Le télétravail a apporté beaucoup de nouveau monde. » Il souhaite contrer la dévitalisation de la municipalité. « On n’a plus de caisse populaire, il reste la poste et le magasin. Je ne veux pas que le village s’éteigne. J’ai grandi dans ce village, j’ai ça à cœur. » Il désire également faire circuler davantage d’informations sur la municipalité dans une perspective de transparence.
Propriétaire du magasin général, M. Savage se dit au fait du mécontentement de certains citoyens. Se définissant comme un gars d’équipe, il n’hésitera pas à déléguer les responsabilités selon les forces des élus. Tout près d’une retraite, le candidat est fin prêt à investir le temps nécessaire pour la municipalité, laisse-t-il entendre.

Mairie 2021 Bury

Bury : Choice between Experience or Newness

Besides choosing among several candidates for municipal councillor positions, the citizens of Bury will have to decide between the outgoing mayor, Walter Dougherty, and his opponent, Denis Savage.
The number of candidates for various positions and the possibility of working with new people and former elected officials seem to stimulate this veteran of municipal politics. “I have no objection to working with new elected officials. That’s one of the reasons I want to continue,” Mr. Dougherty said.
Aware that some files are slow to be carried out, the candidate attributes the responsibility to the various ministerial authorities who are slow to give the green light. “We try to move things forward while respecting the budget. The worst thing is to wait for responses from the ministries,” he said.
To the contrary, he is proud of various achievements, such as the renewal of part of the fleet of trucks and equipment. Repairing a section of McIver Street and relocating the municipal office to the former building are among the council’s most important accomplishments, he said.
Regarding projects, the outgoing mayor has the firm intention of fulfilling a longstanding commitment, namely to build a fire station. Added to this should be a new municipal garage. The reconstruction of Stokes Street with the water system and sidewalk is on the list of achievements of the outgoing mayor. Mr. Dougherty would also like to proceed with the creation of a public market that could be located in the vacant lot opposite the old town hall. While he seeks a fourth consecutive term as mayor, he stipulates that it would be his last, if he is elected.
Resident of Bury since birth, Denis Savage says he wants to get involved for his municipality. “I have always had an interest in getting involved in the village, especially in the city council.» The large number of candidates for the various positions has had a stimulating effect for him, he added.
According to the candidate, while there are good things, several deserve improvement. Mr. Savage deplores the slowness of files. “The projects put on the table are seldom accomplished. Now is the time for a wind of change. I want to get involved, but I don’t want to turn it (the municipality) upside down, in the sense of improving it, above all,» he said.
Mr. Savage wants to attract new residents, commerces, and businesses. “Telecommuting has brought in a lot of new people.» He wants to counter the devitalization of the municipality. «We don’t have a caisse populaire anymore; we just have the post office and the store. I don’t want the village to die out. I grew up in this village, I care about it.» He also wants to circulate more information about the municipality with an aim of more transparency.
Owner of the general store, Mr. Savage said he was aware of the dissatisfaction of certain citizens. Defining himself as a team player, he will not hesitate to delegate responsibilities according to the strengths of the elected officials. Very close to retirement, he suggested he is very ready to invest the time necessary for the municipality.

Mairie Ascot Corner 2021

Mairie d’Ascot Corner : Trancher entre deux candidats d’expérience

Après deux mandats au poste de conseiller municipal, Éric Mageau estime avoir fait ses classes et se dit prêt pour relever le défi de maire. De son côté, Jacques de Léséleuc, ancien maire de Hatley et résidant à Ascot Corner, depuis cinq ans, met son expérience à la disposition des citoyens.
Pour M. Mageau, le poste de maire s’inscrit comme « la suite des choses. » Il mentionne être prêt pour assumer cette tâche. « Quand on est bien structuré et qu’on a les bons comités, on fait bien avancer nos dossiers », il n’y a pas de problème, laisse-t-il entendre. Il dresse une liste des différentes réalisations auxquelles il a participé pour appuyer son propos. Parmi celles-ci, apparaissent l’investissement de 12 M$ du MTQ (ministère des Transports du Québec) pour la configuration de la route 112, la réfection des rues Galipeau, Biron, Boucher, de la Rivière, Spring, Domaine québécois, secteur Boischatel et Domaine Blais. Il soutient que 90 % des chemins de la municipalité ont été rechargés et mis à niveau. « Au niveau de tout ce qui est carrossable à Ascot Corner, j’ai vraiment fait le tour en huit ans. » La construction du garage municipal, de la caserne d’incendie, la participation politique à l’agrandissement de l’école de la Source-Vive pour éviter l’exode de certains élèves vers Sherbrooke et l’obtention des correctifs sécuritaires à la programmation des transports scolaires font la fierté du candidat. Il ajoute à sa liste, la mise à niveau de l’aqueduc et l’agrandissement de capacité du réseau d’égout avec le projet pilote Ecofixe. L’aménagement d’un plateau abrasif à l’arrière du garage municipal et le réaménagement des parcs Goddard et Dubreuil sans oublier la sécurité de la route 112 s’inscrivent au bilan que présente le candidat.
M. Mageau propose de poursuivre les projets en cours et d’en initier de nouveaux. Il désire assurer un suivi serré du projet d’aménagement de la 112 que préconise le MTQ à partir d’Ascot Corner en direction d’East Angus, « On va s’assurer qu’ils font les bons aménagements avec les bonnes virées. » M. Mageau n’éprouve aucun problème au fait que la limite de vitesse puisse augmenter de 70 km/h à 90 km/h dans la mesure où la route sera sécuritaire. D’autre part, le candidat souhaite établir un partenariat avec le MTQ pour amener le réseau d’aqueduc et égout de Sherbrooke vers le village sur la route 112. Il mentionne que quatre projets majeurs de développement piétinent présentement et il aimerait apporter sa contribution pour leur réalisation. Un peu dans le même esprit, il souhaiterait attirer une résidence pour personnes aînées, ce qui constitue à ses yeux un manque flagrant. L’aspirant au poste de maire désire également suivre de près le projet de construction d’un CPE dans le parc Goddard.
Confiant dans la présente course, M. Mageau égratigne son adversaire au passage en laissant entendre qu’il propose des engagements pour des projets qui sont déjà réalisés comme la mise à niveau des égouts et la réfection de routes.
De son côté, M. de Léséleuc prend son bâton du pèlerin et effectue une visite des résidents. Au moment de l’entrevue, la semaine dernière, le candidat mentionnait avoir fait 500 portes sur 1 400. « On n’aura pas le temps de faire toutes nos maisons, mais les gens apprécient de voir un candidat face à face, c’est merveilleux. » M. de Léséleuc privilégie le contact direct avec les électeurs. « Je donne ma feuille de présentation, mon expérience et c’est très bien reçu. » Il mentionne profiter de l’occasion pour recueillir les idées des citoyens. Le candidat se définit comme un homme d’équipe. « C’est toujours le conseil qui décide. Les conseillers auront leur comité et leurs mots à dire, c’est très important. » S’il devait être élu, M. de Léséleuc précise qu’il distribuera la responsabilité des comités en tenant compte des forces de chaque élu.
Le candidat a des choses à proposer. Il avait pris l’engagement, en début de campagne, la mise à niveau de l’usine d’épuration des eaux. Après vérification, il admet qu’elle a été effectuée, mais désire tout de même y jeter un coup d’œil. Du même souffle, il ajoute « mon principal plan d’action, mes priorités sont les normes environnementales. » M. de Léséleuc craint que les paliers de gouvernements fédéral et provincial transfèrent de nouvelles responsabilités environnementales aux municipalités. « Ça, je le sais, j’ai été maire pendant 10 ans de temps, et c’était ça. Moi, je veux être proactif. » Dans la même foulée, il souhaite faire respecter les normes environnementales au sein de la municipalité.
La sécurité des citoyens à commencer par la sécurité routière préoccupe le candidat. « On a beaucoup d’enfants, de jeunes familles, on me dit tout le temps ça va vite, ça va vite, on va voir. » La réduction de la vitesse sur le chemin Biron fait partie des engagements de l’aspirant au poste de maire. Cependant, il entend vérifier de près les différentes voies de circulation pouvant comporter des problématiques et prendre des mesures en conséquence si cela le justifie.
Le candidat voit d’un bon œil la collaboration municipalité-MRC. L’idée d’avoir un lieu pour échanger entre maires constitue un bel atout, estime M. de Léséleuc. « C’est le meilleur partenaire qu’on ne peut pas avoir », précise-t-il.
Interrogé à savoir si le fait de se frotter au conseiller sortant Mageau pouvait représenter un handicap, M. de Léséleuc répond par la négative. « Non, absolument pas. Moi, je fais du porte-à-porte, mon compétiteur ne fait pas de porte-à-porte parce qu’on me dit qu’il est assez connu. Je parle pour moi, je suis très bien reçu. Lui, il fait sa cabale, je n’ai pas à parler contre lui, chacun ses méthodes. Moi, je continue et je parle aux gens », complète-t-il.

Mairie Westbury 2021

Canton de Westbury : Deux candidats, deux visions différentes

Le maire sortant, Gray Forster, souhaite poursuivre le travail amorcé alors que son opposant, Sylvain Hébert, désire apporter des modifications au fonctionnement de l’appareil municipal. Les citoyens devront trancher laquelle de ces deux approches leur convient le mieux.
Fort de son premier mandat au poste de maire, M. Forster se dit prêt pour un deuxième. Il admet ne pas avoir été surpris de constater que tous les postes étaient en élection. Il en attribue la raison au fait que le conseil municipal était divisé depuis deux ans et demi. Il n’interprète pas la situation comme un désaveu à son égard puisque quatre anciens conseillers se représentent, explique-t-il.
M. Forster prône la continuité. « La municipalité se porte bien financièrement et nous pouvons faire des améliorations sans toutefois augmenter les taxes des citoyens. » Cet engagement serait attribuable à la décision du conseil municipal de ne plus ramasser des conteneurs de déchets sur le territoire.
M. Forster est satisfait de son bilan. Réparations de routes et le changement d’un ponceau, en grande partie subventionnés, le redressement de la courbe du chemin Tétreault, l’installation de nouvelles enseignes aux entrées de la municipalité, la mise en place d’un écocentre mobile, l’aménagement du parc Godbout, la rencontre citoyens en début de mandat et la création du comité MADA figurent parmi d’autres sur la liste des réalisations dont il fait état.
Le maire sortant entend continuer dans cette voie notamment par la poursuite des travaux routiers que ce soit sur le chemin Gosford Est et Ouest, compléter le redressement de la courbe du chemin Tétreault et autres. Il désire poursuivre le développement immobilier en partenariat avec les promoteurs et contribuer à promouvoir l’achat local notamment pour les producteurs agricoles tout en moussant le marché public. M. Forster désire créer un comité pour la protection de l’environnement et du patrimoine bâti en plus de mettre sur pied un comité jeunesse dans le but de garder cette relève au sein de la municipalité. Pour y arriver, il désire œuvrer en partenariat avec la MRC qui dispose d’une expertise dans ce domaine. Un comité bon voisinage devrait s’ajouter aux autres qui seront en place. Satisfait du succès obtenu, en début de son premier mandat, le maire sortant souhaite répéter l’expérience des rencontres citoyennes. Il prévoit rencontrer les gens des différents secteurs afin de connaître les besoins et recevoir les propositions pour les quatre prochaines années.
S’il est réélu, M. Forster désire faire valoir les valeurs qui lui sont chères. « L’intégrité, la transparence, l’honnêteté et le respect du code d’éthique et de déontologie, c’est primordial pour moi. »
Sylvain Hébert
M. Hébert est convaincu que Westbury dispose d’un fort potentiel de développement et qu’il est sous-exploité. Selon lui, un changement à la mairie est nécessaire afin de permettre la progression à laquelle il aspire. Il estime qu’il sera en mesure d’amener un nouveau souffle ainsi qu’une nouvelle attitude susceptible de favoriser le développement.
Dans un éventuel mandat, M. Hébert souhaite développer trois aspects : le service aux citoyens et environnement, le développement économique et la gouvernance. Il mentionne que la municipalité constitue un magnifique territoire et qu’il y a beaucoup d’efforts à faire pour protéger l’environnement tout en valorisant le territoire et les gens. Dans la perspective du service aux citoyens, le candidat souhaite élaborer l’implication citoyenne avec un suivi et des actions concrètes. Il désire mener une consultation citoyenne, virtuelle ou physique. « Je trouve qu’il y a plein d’idées dans le canton. Nous avons les gens, l’espace, les cours d’eau d’envergure et nous pouvons avoir les moyens de nos ambitions. » Au chapitre environnemental, il aimerait implanter le recyclage du plastique agricole. Il désire également bonifier les parcs au bénéfice des jeunes familles et de l’ensemble des citoyens.
Au développement économique, le candidat s’engage à ne pas augmenter le taux de taxation tout au long de son mandat. Il considère que c’est contre-productif d’avoir des surplus trop importants. « Les surplus appartiennent aux citoyens et ils doivent être utilisés à améliorer leur qualité de vie », d’ajouter M. Hébert. Sans préciser l’ampleur du surplus, le candidat mentionne « on a quand même un bon surplus. » Il ajoute que le développement immobilier, entre autres, apporte de bons revenus supplémentaires et amène une croissance de la population et de son dynamisme. Le prétendant à la mairie désire créer un environnement propice au développement économique. Quant à la gouvernance, le candidat voit le maire comme « un coach qui tente de tirer le meilleur de ses conseillers. Ce n’est pas un patron qui veut limiter le débat, mais une personne qui incite le partage d’idées. Le maire doit s’assurer du respect de la démocratie au sein du conseil. » Dans le but de rendre le conseil municipal plus efficace, M. Hébert suggère d’offrir de la formation aux élus afin d’augmenter leur efficacité. Selon ses propos, les comités reprendront de l’importance sous son leadership.
Mentionnons que M. Hébert a comparu la semaine dernière devant la Commission municipale du Québec, division juridictionnelle, pour répondre à une citation en déontologie municipale. On lui reproche d’avoir commis deux manquements aux règles prévues au règlement établissant un Code d’éthique et de déontologie des élus municipaux alors qu’il était conseiller de la municipalité du Canton de Westbury. On reproche à M. Hébert de ne pas avoir déclaré son intérêt et avoir participé aux discussions et délibérations et d’avoir voté sur la résolution 2021-022, Ajout de conteneurs sur le territoire de Westbury, contrevenant ainsi à l’article 1 du Code. On lui reproche également d’avoir commis un geste similaire pour la résolution 2021-043 sur le Ramassage des conteneurs sur le territoire, contrevenant également à l’article 1 du Code.
M. Hébert a reconnu sa culpabilité dans le but de régler la présente enquête et éviter les frais inhérents à une audience. La Direction du contentieux et des enquêtes (CDC) reconnaît que M. Hébert a toujours agi de bonne foi dans l’exercice de ses fonctions, qu’il avait consulté un conseiller juridique et qu’il n’a pas d’antécédent en matière d’éthique et de déontologie municipale. Preuves à l’appui, M. Hébert mentionne avoir consulté un conseiller juridique indépendant l’assurant qu’il pouvait voter sur les résolutions qui lui sont reprochées. M. Hébert reproche plutôt la façon dont les résolutions sont prises au sein du conseil municipal, ce qui aurait causé cet imbroglio. Néanmoins, la CDC impose au conseiller une suspension de 30 jours pour chacun des manquements, à purger de façon concurrente, pour un total de 30 jours.

actualite

Projet MADA-Familles : Début imminent de la consultation publique

La consultation publique devant mener à la préparation de la politique MADA-Familles (municipalité amie des aînés) pour le Haut-Saint-François et du plan d’action sera accessible au grand public du 8 novembre au 12 décembre.

Le questionnaire représente la première partie de consultation de la population, explique Axel Klein, chargé de projet MADA-Familles à la MRC du Haut-Saint-François. M. Klein souhaite une forte participation du public afin de bien alimenter les divers comités dans leur réflexion.
Rappelons que 11 municipalités et la MRC participent à la démarche collective amorcée en mai dernier. L’objectif est de définir une politique pour les aînés et les familles pour chaque municipalité et une régionale incluant la MRC. Un plan d’action s’ajoutera de façon à permettre l’application de la politique qui sera définie. Donc, chaque municipalité aura le sien ainsi que la MRC avec un plan d’action régional qui sera cohérent avec l’ensemble des municipalités participantes.
Pour y arriver, on est à compléter le diagnostic du milieu. « On essaie de bien comprendre c’est quoi la réalité des citoyens et ce qu’ils vivent dans chacune de ces municipalités. La consultation publique est la dernière étape », d’expliquer M. Klein. Le diagnostic présentera un portrait statistique de chacune des municipalités. « Avec ça, on va avoir une bonne idée des besoins des gens, leurs souhaits. Avec ça, on va avoir vraiment tout ce qu’il faut pour rédiger une politique et un plan d’action qui correspond aux besoins de la population », précise le chargé de projet.
Questionnaire
Le questionnaire sera disponible en version papier. Il sera disponible dans les divers bureaux municipaux participants et certains endroits publics. Des boîtes de dépôt seront installées à divers endroits de la municipalité pour y déposer le questionnaire. Il sera également disponible en ligne. Les participants n’auront qu’à sélectionner le lien qui apparaîtra dans une publicité dans le prochain numéro. Un maximum de 10 minutes est prévu pour remplir le questionnaire.
Prix
Les participants auront la chance de se mériter un panier de produits surprise du Haut-Saint-François. On retrouvera un produit représentant chaque municipalité participante. Le tirage se fera le 15 décembre.
Au cours des prochaines semaines, les intervenants analyseront les données et les résultats seront présentés à chacun des comités individuellement. Sur la base des résultats, les citoyens seront appelés à participer à nouveau sous la forme de groupe de discussion (focus group). « Ça va nous permettre d’aller plus loin que le questionnaire. Avec une dizaine de personnes autour d’une table, on va vraiment aller creuser le sujet beaucoup plus profondément et approfondir les conclusions du questionnaire. » Cette étape complétée mènera à la rédaction de la politique et suivra le plan d’action. Si tout va bien, on prévoit procéder au dévoilement de la démarche MADA-Familles à l’automne 2022.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François