Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
actualite

Hockey senior A : Début de saison difficile pour les Shark’s

Les Shark’s d’East Angus de la ligue de hockey senior A connaissent un début de saison difficile. La défaite, vendredi passé, de 8 à 3 aux mains du Dynamik Service agricole de Coaticook, porte la fiche de l’équipe locale à une victoire et quatre défaites, dont une, en prolongation.

L’entraîneur-chef, Jean-François Houde et le propriétaire, Alex Paquette-Viens, sont déçus du début de saison, mais loin d’être abattus. Le vent n’est pas à la panique de leur côté. « Les résultats ne sont pas au rendez-vous, mais l’engagement est là », d’exprimer le pilote de la formation. M. Houde souligne qu’il y a eu beaucoup de mouvements de joueurs au sein de la formation et que cela s’inscrivait dans un processus. « On a un bon groupe, les gars sont engagés, très unis, on peut aller loin. Je ne suis pas inquiet, il n’y a aucun mode panique », exprime-t-il.

L’entraîneur est convaincu que sa formation est de beaucoup supérieure à ce qu’indique la fiche. Les défaites de 8 à 3 contre Coaticook, 9 à 3 et 9 à 5 contre le JB de Daveluyville n’indiquent pas vraiment l’allure des matchs. Dans la majorité des cas, la formation locale faisait bien, d’exprimer M. Houde. Cependant, c’est l’indiscipline de l’équipe avec plusieurs punitions qui a coûté cher à la formation locale. Effectivement, les Shark’s sont la formation la plus punie de la ligue.

M. Houde réitère sa confiance en son groupe de joueurs. « On est dans un processus, on va être prêt pour les séries. Les gars travaillent très fort. On aurait dû avoir de meilleurs résultats. Mes joueurs méritent beaucoup mieux. » Pour l’entraîneur, ce n’est qu’une question de temps avant que l’équipe retrouve le chemin de la victoire. « Quand ça va débloquer, on ne perdra pas beaucoup de match », d’assurer l’entraîneur. Pour sa part, M. Paquette-Viens a toute confiance envers son entraîneur et le groupe de joueurs. Le prochain match des Shark’s à East Angus se déroulera le 6 novembre à l’aréna Robert-Fournier à compter de 19 h.

Route 257

Réfection de la route 257 : Ça accroche entre Lingwick et Scotstown

La semaine dernière, l’entrepreneur a procédé à du rechargement granulaire du côté de La Patrie, Hampden et Scotstown.

Amorcés en juillet dernier, les travaux de réfection de la route 257 reliant Weedon, Lingwick, Scotstown, Hampden et La Patrie vont bon train. Toutefois, il y a un hic ! La portion entre Lingwick et Scotstown est prévue en traitement de surfaçage et non en asphalte.
Les membres du comité de la 257, regroupant les élus des municipalités concernées et le préfet, Robert Roy, font des pieds et des mains avec le député de Mégantic, François Jacques, pour trouver les sommes nécessaires qui permettraient de faire ce tronçon en asphalte. « On veut le faire asphalter d’un bout à l’autre », d’exprimer la présidente du comité et mairesse de La Patrie, Johanne Delage.
Le chargé de projet, Émile Royer, mentionne que les travaux de mise en forme du chemin et l’asphaltage pour le tronçon entre Lingwick et Scotstown, de près de 12 kilomètres, seront reportés à l’an prochain. Toutefois, les ponceaux qui devaient être faits dans ce secteur seront complétés au cours des prochaines semaines.
Les travaux sont en cours à divers endroits sur la route 257, parfois deux équipes travaillent simultanément. La semaine dernière, on effectuait du rechargement granulaire de la chaussée du côté de La Patrie, Hampden et Scotstown. On procédait également au remplacement de ponceaux entre Scotstown et la route 108 du secteur gravelé ainsi que le rechargement des accotements entre Weedon et la route 108.
Selon M. Royer, 40 % des travaux seraient exécutés. Cela inclut notamment, l’asphaltage entre Weedon et Lingwick, les bordures de chemin, les trous d’homme sur le bord de la route 257, où il en avait, les ponceaux dans La Patrie, Weedon, Lingwick, sauf la partie entre Lingwick et Scotstown qui devrait se terminer au cours des prochaines semaines. M. Royer estime qu’une bonne partie des travaux seront exécutés avant l’hiver sauf l’asphaltage. Le chargé de projet précise que la partie de Scotstown nécessitant la réfection du réseau d’aqueduc et d’égout sera complétée l’an prochain lorsque ces travaux, imputables à la municipalité, seront terminés. « Il peut arriver qu’une partie dans Scotstown soit asphaltée où il n’y a pas d’aqueduc et égout », ajoute-t-il. Si tout va bien et que la chaleur persiste, d’ajouter le chargé de projet, l’asphaltage devrait être terminé pour les deux couches. Actuellement, on est en plein dans le calendrier. » Les travaux ont été confiés à EMF Excavation Marchand et Fils de Victoriaville et devraient être exécutés au plus tard l’automne 2022.

actualite

Mayoral Elections : Races in Six Municipalities

Campaigns for the position of mayor are emerging in six municipalities in the Haut-Saint-François, including Ascot Corner, Bury, Cookshire-Eaton, Dudswell, Newport and Westbury. In contrast, the mayoral candidates in the municipalities of Chartierville, East Angus, Hampden, Lingwick, La
Patrie, Saint-Isidore-de-Clifton, Scotstown and Weedon were all elected without opposition.
In Ascot Corner, the outgoing councillor, Éric Mageau, is up against Jacques de Léséleuc, former mayor of Hatley and resident of the municipality for the past few years. During her campaign in the recent federal election under the colours of the Bloc Québécois, the outgoing mayor, Nathalie Bresse, had already announced her intention not to stand for re-election.
In Bury, it has been a while since the citizens have had a mayoral election. This time, they will have to decide between the outgoing mayor, Walter Dougherty, and Denis Savagùe. Over in Cookshire-Eaton, outgoing mayor Sylvie Lapointe will face outgoing councillor Mario Gendron. We have a surprise in Dudswell, where a three-way fight is emerging. Outgoing mayor Mariane Paré will face former mayor Jean-Pierre Briand and Daniel Blais.
The citizens of Newport will also have to elect a mayor. They will have to decide between Robert Asselin and Richard Gray. It will be the same for the voters of Westbury who will have to choose whether the outgoing mayor, Gray Forster, or the outgoing councillor, Sylvain Hébert, is best qualified to lead the municipality.
Other News
As well, in Saint-Isidore-de-Clifton, former mayor André Perron took over the reins of the municipality as mayor. In Lingwick, Robert Gladu succeeds mayor Céline Gagné. In Scotstown, the outgoing councillor, Marc-Olivier Désilets, will assume the leadership of the municipality. In Weedon, Eugène Gagné, appointed mayor last February, was elected without opposition.

actualite

Courses à la mairie : Des luttes dans six municipalités

Des courses pour le poste de maire se dessinent dans six municipalités du Haut-Saint-François notamment Ascot Corner, Bury, Cookshire-Eaton, Dudswell, Newport et Westbury. À l’opposé, les candidats des municipalités de Chartierville, East Angus, Hampden, Lingwick, La Patrie, Saint-Isidore-de-Clifton, Scotstown et Weedon ont tous été élus sans opposition.
À Ascot Corner, le conseiller sortant, Éric Mageau, fera la lutte à Jacques de Léséleuc, ex-maire de Hatley et résidant de la municipalité depuis quelques années. Rappelons que la mairesse sortante, Nathalie Bresse, avait déjà annoncé, son intention de ne pas demander de renouvellement de mandat au moment de s’engager dans la récente campagne fédérale sous les couleurs du Bloc Québécois.
À Bury, ça faisait un certain temps que les citoyens n’avaient pas eu de course à la mairie. Cette fois, ils devront trancher entre le maire sortant, Walter Dougherty, et Denis Savage. Du côté de Cookshire-Eaton, la mairesse sortante, Sylvie Lapointe, affrontera le conseiller sortant, Mario Gendron. Une surprise du côté de Dudswell où se dessine une lutte à trois. La mairesse sortante, Mariane Paré, affrontera l’ancien maire, Jean-Pierre Briand, et Daniel Blais.
Les citoyens de Newport devront également s’élire un maire. Ils devront trancher entre Robert Asselin et Richard Grey. Il en sera de même pour les électeurs de Westbury qui devront choisir qui du maire sortant, Gray Forster, ou le conseiller sortant, Sylvain Hébert, sera le mieux habilité pour diriger la municipalité.
Des nouveaux
Par ailleurs, à Saint-Isidore-de-Clifton, l’ancien maire, André Perron, a repris les rênes de la municipalité au siège de maire. À Lingwick, Robert Gladu succède à la mairesse, Céline Gagné. Du côté de Scotstown, c’est le conseiller sortant, Marc-Olivier Désilets, qui assumera le leadership de la municipalité. À Weedon, Eugène Gagné, désigné maire en février dernier, a été élu sans opposition.

actualite

Municipal Elections 2021 : Races in 11 Municipalities

The political face of municipalities is likely to change after the municipal elections of November 7. The adversaries total 64 candidates, including 13 for mayoral positions in six municipalities and 51 contenders to fill the 24 available councillor seats. One third of the candidates for the councillor positions are women.
The evening of the 7th, citizens of the municipalities of Westbury and Bury could find themselves with a brand new municipal council. In Westbury, all the elected officials are up for election, including the mayor. In Bury, only one councillor seat was filled without opposition, that occupied by Alain Villemure, seat number 4. In addition to a two-person battle for the position of mayor in Ascot Corner, two councillor seats, 4 and 5, are up for election. In Dudswell, citizens will have to decide among three candidates for mayor, but also between the candidates competing to fill seats 2 and 6. In Chartierville, two councillor seats are up for election, namely 4 and 6. In Weedon, taxpayers will have to determine which of five candidates will fill seats number 3 and 5.
In East Angus, three candidates are fighting for seat number 2. In Cookshire-Eaton, apart from the position of mayor, only seat 6 will be up for election. Over in Lingwick, only seat number 5 is up for election. In addition to a contest for the position of mayor in Newport, citizens will have to decide who will fill seat number 6. In Saint-Isidore-de-Clifton, voters will have to choose between one of the two candidates for seat 3. For Hampden, all the positions are filled with the exception of seat number 1 which is still vacant.
In La Patrie and Scotstown, all the positions were filled without opposition.
Re-elected Mayors
The mayor of East Angus, Lyne Boulanger, is quite proud of her unopposed re-election. “It is with pride that we receive it. It’s a great reward for our work. For me, to represent the town of East Angus, I find it a privilege. The slogan, My City, My Life, is true for me. I give myself 100%, even more.” Ms. Boulanger is also pleased with the re-election of board members. “It’s fun to see that. It means that people are proud of the work that we have done and that we have accomplished. We have a great municipal team, we work well together,” she added.
The talkative mayor of La Patrie, Johanne Delage, is not really surprised at her unopposed re-election. She attributes her victory to her involvement in the community. “I’m really involved in the community. The 257 is a major issue and it was my main cause, along with the community gardens, the public market, the flowers. That’s largely due to my involvement, I know that. That’s what people tell me. I’m in everything, I’m everywhere,” she laughed. Ms. Delage is starting a second consecutive term.
Chartierville Mayor Denis Dion attributes his re-election to the confidence people have in him. “Everybody trusts me. I work hard for the municipality, whether it is for development or for good management, I think I deliver.” As well, the mayor would like to thank the population for this mark of confidence. Mr. Dion will begin a third consecutive term in this position. He began his political career as an advisor in 2012 and subsequently replaced the then mayor, Jean Bellehumeur, mid-term. In Hampden, the mayor re-elected without opposition, Bertrand Prévost, is particularly satisfied that all the outgoing elected officials have been reconfirmed in their respective seats. “We have to believe that our citizens are satisfied with the management of the council. They have confidence in their council.” Mr. Prévost will therefore begin his fourth term as mayor. He began his political career as a city councilor 16 years ago. However, one councillor’s seat is still not filled. The mayor expressed his intention to send a letter to citizens inviting them to get involved and fill the available seat.

election municipale 2021

Élections municipales 2021 : Des luttes dans 11 municipalités

Le visage politique des municipalités risque de se modifier en marge des élections municipales du 7 novembre prochain. Un total de 64 candidats, dont 13, pour des postes de maires dans six municipalités et 51 personnes pour combler les 24 sièges de conseillers disponibles, se font la lutte. Le tiers des candidats au poste de conseillers sont des femmes.
Les citoyens des municipalités de Westbury et Bury pourraient se retrouver, le 7 au soir, avec un tout nouveau conseil municipal. À Westbury, tous les élus sont en élection incluant à la mairie. Du côté de Bury, un seul siège de conseiller a été comblé sans opposition, celui occupé par Alain Villemure au siège numéro 4. Outre une lutte à deux pour la mairie d’Ascot Corner, deux sièges de conseillers 4 et 5 sont en élection. À Dudswell, les citoyens devront trancher parmi les trois candidats à la mairie, mais également entre les candidats qui luttent pour combler les sièges 2 et 6. À Chartierville, deux sièges de conseillers sont en élection soit 4 et 6. À Weedon, les contribuables devront déterminer qui des cinq candidats combleront les sièges numéro 3 et 5.
À East Angus, trois candidats se font la lutte pour le siège numéro 2. À Cookshire-Eaton, hormis le poste de maire, seulement le siège 6 sera en élection. Du côté de Lingwick, seul le siège numéro 5 est en élection. Outre une lutte à la mairie du côté de Newport, les citoyens devront trancher pour combler le siège numéro 6. À Saint-Isidore-de-Clifton, les électeurs devront arrêter leur choix sur l’un des deux candidats au siège 3. Pour Hampden, tous les postes sont pourvus à l’exception du siège numéro 1 qui est toujours vacant.
À La Patrie et Scotstown, tous les postes ont été pourvus sans opposition.
Maires réélus
La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, n’est pas peu fière de sa réélection sans opposition. « C’est avec une fierté qu’on le reçoit. C’est une belle récompense de notre travail. Pour moi, de représenter la ville de East Angus, je trouve que c’est un privilège. Le slogan Ma ville, ma vie, pour moi, c’est vrai. Je me donne à 100 % même plus. » Mme Boulanger est également heureuse de la réélection des membres du conseil. « C’est le fun de voir ça. Ça veut dire que les gens sont fiers du travail qu’on a fait et qu’on a accompli. On a une belle équipe municipale, on travaille bien ensemble », complète-t-elle.
La volubile mairesse de La Patrie, Johanne Delage, n’est pas vraiment surprise de sa réélection sans opposition. Elle attribue sa victoire à son implication dans le milieu. « Je m’implique vraiment beaucoup dans le milieu. La 257, c’est un dossier majeur, c’était mon cheval de bataille et les jardins communautaires, le marché public, les fleurons. C’est beaucoup mon implication, ça, je le sais. Les gens me le disent, je suis dans toute, je suis partout », lance-t-elle en riant. Mme Delage entame un deuxième mandat consécutif.
Le maire de Chartierville, Denis Dion, attribue sa réélection à la confiance que les gens lui témoignent. « Le monde me fait confiance, je travaille fort pour la municipalité que ce soit au développement, à la bonne gestion, je pense que je rends la marchandise. » D’ailleurs, le maire tient à remercier la population pour cette marque de confiance. M. Dion entamera un troisième mandat consécutif à ce poste. Il a débuté sa carrière politique à titre de conseiller en 2012 et par la suite, remplacé à mi-mandat le maire démissionnaire de l’époque, Jean Bellehumeur. À Hampden, le maire réélu sans opposition, Bertrand Prévost, est particulièrement satisfait que tous les élus sortants de poste soient reconfirmés à leur siège respectif. « Faut croire que nos citoyens sont satisfaits de la gestion du conseil. Ils ont confiance en leur conseil. » M. Prévost entamera donc son quatrième mandat comme maire. Il a débuté sa carrière politique à titre de conseiller municipal, il y a 16 ans. Toutefois, un siège de conseiller n’est toujours pas comblé. Le maire manifeste l’intention d’adresser une lettre aux citoyens les invitant à s’impliquer et combler le siège disponible.

actualite

Prefect of the Haut-Saint-François MRC : A Two-way Fight

The citizens of the 14 municipalities in the Haut-Saint-François MRC will vote to choose which candidate, the outgoing prefect Robert G. Roy or Marc Turcotte, is best qualified to fill the position of warden, or prefect.
Mr. Roy is completing a term in this position and has expressed his intention to continue in it. His opponent, Marc Turcotte, already ran for election to this post, without success, in 2013. This time, he is back, more determined than ever. Mr. Turcotte ran in the last municipal election in Cookshire-Eaton against the current mayor, Sylvie Lapointe.

Circuit des sheds panoramiques du HSF

Circuit des sheds panoramiques du HSF : Ascot Corner s’ajoute

La shed, située à Ascot Corner, s’ajoute au circuit panoramique réparti dans huit municipalités du Haut-Saint-François, dont Saint-Isidore-de-Clifton, Lingwick, Weedon, La Patrie, Cookshire-Eaton, East Angus et Hampden.

Le magnifique circuit des sheds panoramiques du Haut-Saint-François se bonifie pour l’automne avec celle à Ascot Corner. Les amateurs de nature, patrimoine et histoire pourront parcourir le trajet des huit sheds situées dans autant de municipalités du territoire.
La shed, située sur la rue Blouin à proximité de l’ancien garage municipal, permet aux visiteurs de bénéficier d’un magnifique point de vue sur la rivière Saint-François. Il offre également l’opportunité de faire un pique-nique dans le parc aménagé autour de la structure. La shed offre un aperçu de l’histoire locale en y soulignant ses particularités d’hier à aujourd’hui.
Cette réalisation est le fruit d’une collaboration de plusieurs intervenants, dont la firme Pittoresco qui a assuré le design, le graphisme ainsi que la construction. Mme Anne Dansereau a complété les recherches et rédigé les textes. La municipalité a réalisé la préparation du terrain pour faciliter l’installation de la shed et l’aménagement complet de la halte. La réalisation du projet, évalué à 70 000 $, a été orchestrée par Julie Pomerleau, agente de développement culturel au Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. L’initiative a nécessité un investissement global de quelque 70 000 $, dont 35 000 $ proviennent de l’Entente de développement culturel signée entre le ministère de la Culture et des Communications du Québec et la MRC du Haut-Saint-François. La différence, entre autres en travaux, est assumée par la municipalité.

Valoris

Valoris se porte mieux financièrement : Les municipalités en bénéficieront

Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François et vice-président, ainsi que Steve Lussier, maire de la Ville de Sherbrooke et président de Valoris, entrevoient l’avenir de Valoris avec optimisme.

On ne crie pas encore victoire du côté de Valoris, mais le plan de redressement 2019-2021 semble porter fruit. La situation financière s’améliore et se répercute sur les municipalités qui bénéficieront d’une baisse des tarifs de 21 $ la tonne pour le traitement des déchets en 2022.
Cette mesure est inscrite à l’intérieur du budget d’exploitation qui a été approuvé la semaine dernière lors d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration de Valoris. Il est également prévu une diminution du budget de fonctionnement passant de 17,9 M$ en 2021 à 16,5 M$ pour 2022 de 7,7 %. Cela est principalement attribuable à une révision des dépenses projetées qui a mené à la réduction du plafond de nivellement du paiement de la dette accumulée de 6 M$ à 4,6 M$ en utilisant le Fonds de réserve accumulée à cette fin. Ce fonds s’élève à 2,6 M$. On estime que ce montant sera suffisant pour remplir les obligations de paiement annuel sans impact futur sur la tarification appliquée aux membres. D’ailleurs, la proportion du montant alloué au remboursement de la dette a diminué au cours des trois dernières années passant de 43 % à 28 %. La dette à long terme s’élève à environ 30 M$, « mais on a des valeurs marchandes qui dépassent 40 M$ » de préciser le directeur général, Denis Gélinas.
Le président de Valoris et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, ainsi que le vice-président et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, étaient pour le moins fiers de dire que le plan de redressement fonctionnait. « Nous sommes en train de gagner notre pari. Le budget d’aujourd’hui démontre tout le travail qui a été effectué dans les dernières années pour permettre à Valoris de faire face à ses obligations sans faire des demandes financières additionnelles à ses partenaires. Vous verrez, les sacrifices des derniers mois nous permettront une double retombée, la pérennité de la régie et des économies pour les partenaires. Valoris était en position précaire dans le passé, il fallait qu’il fasse des règlements d’emprunts pour payer l’épicerie. Une structure municipale qui se respecte doit avoir un minimum de 20 % de fonds de roulement pour pouvoir fonctionner et c’est ce que Valoris n’avait pas et c’est ce qu’on a monté », d’exprimer M. Roy.
Diminution
Les municipalités membres bénéficieront donc d’une diminution du tarif pour le traitement des matières résiduelles de type « déchets » de 21 $ faisant chuter le montant de 241 $ à 220 $ la tonne. Le statu quo est maintenu pour les municipalités non membres à 92 $/tonne et 133 $/tonne pour les autres clients. Les prévisions de réception de matières résiduelles pour 2022 sont de 34 500 tonnes acheminées par la Ville de Sherbrooke, 6 750 tonnes pour les 14 municipalités du Haut-Saint-François, 2 000 tonnes de municipalités non membres et 4 500 tonnes d’autres clients pour un total de 47 750 tonnes.
Par ailleurs, les tarifs pour les activités du Centre de transfert situé à Sherbrooke connaîtront une légère augmentation pour 2022. Pour les municipalités membres, les tarifs sont établis sur le principe utilisateur payeur et seront de 7,02 (+0,24 $/tonne) pour le transbordement et de 12,33 $/tonne (+0,24 $/tonne) pour le transport. Pour les autres clients, les tarifs seront et de 7,90 $/tonne (+0,25 $/tonne) pour le transbordement et de 13,20 $/tonne (+0,25 $/tonne) pour le transport. Valoris prévoit le maintien en 2022 de tous les autres tarifs de réception et de traitement en vigueur en 2021 pour les services aux membres, non-membres et autres clients pour les divers produits acheminés au site d’enfouissement ou au centre de tri multimatières (ligne CRD).
Investissement
Du côté investissement, Valoris prévoit la construction d’une aire de réception polyvalente des matériaux (CRD et autres) pour le centre de tri multimatières, la fermeture de la cellule d’enfouissement 6B à même le Fonds de fermeture prévu à cette fin et la valorisation des biogaz captés et pompés de la masse des déchets du LET actuellement en exploitation pour les diriger vers des utilisateurs potentiels intéressés. Valoris prévoit mettre de l’avant un plan de relance en 2022 avec comme pierre angulaire le redémarrage de la ligne de tri de déchets RÉS/ICI par tri mécano-biologique (TMB). À cet effet, les discussions sont toujours en cours avec Recyc-Québec et le ministère de l’Environnement. « Si le gouvernement décide de ne pas poursuivre dans nos demandes, la 2e ligne qui est arrêtée, il n’y a rien qui empêche de la convertir en quoi que ce soit. Je peux faire un autre CRD de façon plus optimisée, je peux aller vers une autre chaîne de tri, il y a une multitude de choses », précise-t-il.
Le préfet et vice-président de Valoris est satisfait de la relation qu’il a développée avec le président et maire de Sherbrooke, Steve Lussier. « On a eu de petits accrochages, mais on avait un objectif commun. On a réglé au-delà de 30 points pendant les derniers quatre ans. On a tout réglé les litiges, on a tout réglé les problèmes au niveau de l’environnement qui ont eus dans le passé. Il nous reste seulement le litige avec le consortium à faire. Le plus gros est fait. Nous, on sort des surplus et c’est ça qu’on veut. J’ai confiance; on va être capable de performer. »
S’il devait être réélu comme préfet, M. Roy souhaite rencontrer les gens qui ressentent un inconfort vis-à-vis leurs inquiétudes face à l’agrandissement du site d’enfouissement pour les rassurer et assurer de la collaboration de Valoris.
Mentionnons que le budget de Valoris doit être soumis pour adoption auprès des deux partenaires soit la MRC du Haut-Saint-François et la Ville de Sherbrooke.

actualite

Scholarship Recognition Evening : A Tradition That Lives On

Like the other Haut-Saint-François municipalities, the Township of Newport awarded scholarships to six high school graduates as part of a scholarship recognition evening organized by the Cité-école Louis-Saint-Laurent.
Since the beginning of September, some ten ceremonies have taken place in which as many municipalities and members of the school team (directors, teachers, support staff and professionals) of the Cité-école have participated in various towns and villages of Haut-Saint-François. Representatives from the Alexander Galt Regional High School also attended the meetings to recognize a total of 17 graduating students.
The mayor of Newport, Lionel Roy, and Francine Turmel, representative of the Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, presented each student with a cheque totaling $350, with $200 contributed by the municipality and $150 by the financial institution. Both presenters congratulated the students and encouraged them to pursue their dreams. Ms. Turmel invited young people to visit the Desjardins site, in particular the Desjardins Foundation, to discover a scholarship and career development program. Mayor Roy encouraged parents to support their children throughout their development.
The director of the Cité-école, Tommy Bureau, was present to advocate for young people. « I believe in young people, I believe in our youth, they are beautiful, good and fine, and I have confidence in passing the torch to them. Mr. Bureau acknowledged that the institution has a primary educational mission, but added that it also fulfills the role of helping to develop good people.
As has become the tradition, Ginette Bruyère, Spiritual Life and Community Engagement Facilitator, provided news about previous graduates, giving a brief account of their academic or professional development. The goal is to keep a connection with the previous recipients and encourage the new ones to continue their journey.
The cohort of graduates for the 2020-2021 school year residing in Newport includes: Jacob Grégoire, Alexis Castonguay, Chantal Patry, Mirko Pérusse, Rosalie Rochon, and Mikaela Lamarche of the Alexander Galt High School. Each graduate spoke about their educational path, whether college or university, while others discussed their development in the labor market.
Recognition
Note that the recognition evenings are in their 12th edition, coinciding with the city-school project. The various speakers have honored this year, during the 10 meetings, no less than 84 graduates of the 2020-2021 school year, including 41 boys and 43 girls. These young people have obtained either a high school diploma (DES) or a vocational studies diploma (DEP). In addition to awarding the cheques, the main objective of the events is for the community to recognize the students.

soirée des bourses reconnaissance

Soirée des bourses reconnaissance : Une tradition qui se perpétue

Nous retrouvons à l’avant, de gauche à droite, Chantal Patry, Mikaela Lamarche et Jacob Grégoire. Dans le même ordre à l’arrière, Mirko Pérusse et Alexis Castonguay.

À l’instar des autres municipalités du Haut-Saint-François, le Canton de Newport a procédé à la remise de bourses à six finissants scolaires dans le cadre de la soirée des bourses reconnaissance, orchestrée par la Cité-école Louis-Saint-Laurent.
Depuis le début de septembre, c’est une dizaine de soirées qui se sont déroulées auxquelles ont participé autant de municipalités et les membres de l’équipe-école (directions, enseignants, personnel de soutien et professionnels) de la Cité-école dans les différentes villes et villages du Haut-Saint-François. Des représentants de l’école Alexander Galt ont également participé aux rencontres pour reconnaître un total de 17 élèves finissants.
Le maire de Newport, Lionel Roy, et Francine Turmel, représentante de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, ont remis à chacun, un chèque totalisant 350 $, soit 200 $ de la municipalité et 150 $ de l’institution financière. Tous deux ont félicité les étudiants et les encourageaient à poursuivre leurs rêves. Mme Turmel a invité les jeunes à visiter le site Desjardins notamment la Fondation Desjardins pour y découvrir un programme de bourses d’études et de cheminement de carrière. Le maire Roy a encouragé les parents à soutenir leurs enfants tout au long de leur développement.
Le directeur de la Cité-école, Tommy Bureau, y est allé d’un plaidoyer en faveur des jeunes. « Je crois aux jeunes, je crois dans notre jeunesse, ils sont beaux, bons, fins et j’ai confiance de leur passer le flambeau. » M. Bureau reconnaît que l’institution a d’abord une mission éducative, mais ajoute qu’elle remplit également le rôle de contribuer à faire de bonnes personnes.
Comme c’est devenu la tradition, Ginette Bruyère, animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire, a livré des nouvelles des finissants précédents, donnant un bref compte-rendu de leur évolution académique ou professionnelle. L’objectif est de garder un lien avec les anciens et encourager les nouveaux à poursuivre leur cheminement.
La cohorte de finissants pour l’année scolaire 2020-2021 demeurant à Newport est : Jacob Grégoire, Alexis Castonguay, Chantal Patry, Mirko Pérusse, Rosalie Rochon et Mikaela Lamarche, d’Alexander Galt. Chaque finissant s’est exprimé sur son cheminement scolaire que ce soit collégial ou universitaire tandis que d’autres ont abordé leur développement sur le marché du travail.
Reconnaissance
Mentionnons que les soirées reconnaissance en sont à leur 12e édition, coïncidant avec le projet de cité-école. Les divers intervenants ont honoré cette année, à travers les 10 rencontres, pas moins de 84 finissants de l’année scolaire 2020-2021, dont 41 garçons et 43 filles. Ces jeunes ont soit un diplôme d’études secondaires (DES) ou un diplôme d’études professionnelles (DEP). Outre la remise de chèques, l’objectif de la démarche vise principalement à faire reconnaître l’élève par sa communauté.

Bourse de la Fondation Desjardins

Bourse de la Fondation Desjardins : Cinq étudiantes décrochent des bourses

Cinq étudiantes membres de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François sont les heureuses bénéficiaires d’une bourse d’études de la Fondation Desjardins d’un montant total de 5 500 $. Cette somme leur permettra de poursuivre leurs études, soit au niveau collégial ou universitaire.
Alexane Brunelle de Stoke se mérite 1 500 $ afin de poursuivre ses études universitaires. Les étudiantes Alexandra Gauthier de Scotstown, Laurence Gagné de Notre-Dame-des-Bois, Annick Bouchard de Weedon et Christine Dubois de Westbury obtiennent respectivement une aide de 1 000 $ pour continuer leurs études collégiales. Elles ont été sélectionnées parmi plus de 33 000 candidatures soumises cette année. En 2021, la Fondation Desjardins a remis 2 M$ en bourses d’études à des étudiants du Québec et de l’Ontario. Une nouvelle catégorie de bourses a été ajoutée pour aider les jeunes qui effectuent une réorientation ou un retour aux études en raison de la pandémie.
« Ces jeunes, qui ont vécu de grands doutes et incertitudes dans la dernière année, se démarquent par leur persévérance ou leur engagement dans le milieu. C’est un honneur de les appuyer. Ils méritent qu’on les encourage et qu’on les aide à développer leur plein potentiel. », mentionne Nancy Lee, directrice de la Fondation Desjardins.
Ces gestes, précise-t-on par voie de communiqué de presse, s’inscrivent dans le prolongement de l’action de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François dans son milieu, sous la forme d’un engagement concret envers la réussite éducative. Grâce à la force du Mouvement Desjardins, des milliers d’étudiants au parcours hors du commun sont appuyés financièrement dans leurs études chaque année. En poursuivant, ces jeunes se donnent la possibilité de contribuer positivement et concrètement à la société. La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François est particulièrement fière de reconnaître ces étudiantes inspirantes, contribuant par le fait même au mieux-être économique et social de sa collectivité. Le conseil d’administration se joint au directeur général et à toute l’équipe pour offrir ses meilleurs vœux de succès aux jeunes lauréates et pour les féliciter de cette distinction.

Sylvie Lapointe

Manquement en déontologie : Sylvie Lapointe comparaîtra le 25 octobre

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, mentionne avoir commis les gestes qu’on lui reproche en toute bonne foi.

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, s’apprête à se présenter devant la Commission municipale du Québec (CMQ) du 25 au 28 octobre pour faire face à un manquement de règles en déontologie qui serait survenu à au moins 21 reprises entre le printemps 2019 et avril dernier. Sans prétendre qu’il y a eu faute, Mme Lapointe mentionne avoir agi en toute bonne foi.
Des 21 manquements retenus par la CMQ, 17 seraient reliés pour des conflits d’intérêts au moment où Mme Lapointe occupait le poste de directrice générale du Manoir de L’EAU VIVE concernant des décisions ou des discussions entourant le projet d’agrandissement de l’établissement pour personnes aînées. On lui reproche également d’avoir utilisé les ressources de la Ville à quatre reprises au bénéfice du Manoir de L’EAU VIVE.
« On travaille avec notre cœur, notre énergie, nos trippes, j’ai rien à me reprocher », d’exclamer Mme Lapointe. Pour les rencontres reprochées, la mairesse mentionne y avoir assisté en précisant n’avoir jamais participé à une prise de décision et s’être retirée par la suite. Quant aux services sollicités par des employés de la ville, elle mentionne avoir commis cet impair de bonne foi. « On essayait de rentrer un four de 600 livres. J’ai demandé l’aide au voisin d’en face et on n’était pas capable. Quand j’ai vu les employés municipaux, je leur ai demandé de nous aider. Pour moi, c’est de l’entraide », précise la mairesse.
En pleine campagne électorale, Mme Lapointe est bien consciente que la situation risque de lui porter préjudice. « Oui, probablement ça va nuire, mais j’ai confiance aux gens qui vont voter pour le mieux. Je pense que pendant quatre ans, j’ai fait mes preuves avec beaucoup de projets qui ont été mis à terme. »

Foret hantée

Forêt hantée à East Angus : Remplacée par autre chose

Une activité surprise s’ajoutera au sentier des citrouilles.

Les adeptes de la Forêt hantée de Freddy Angus devront patienter une autre année avant de déambuler dans la forêt peu recommandable en période d’Halloween. En raison des mesures sanitaires qui auraient été pratiquement impossibles à respecter, la municipalité a convenu d’annuler l’événement et le remplacer par un autre qui se déroulera le 31 octobre de 15 h à 19 h, sur le site du bureau de poste à East Angus.
David Fournier, directeur général de la municipalité, mentionne que l’événement de la Forêt hantée s’étale sur une durée de 2 h 30 et attire en moyenne entre 1 500 et 2 000 visiteurs. « On se disait que c’était impossible de faire respecter les consignes sanitaires. C’est vraiment dans cette optique-là que le conseil a décidé de reporter ça en 2022. » Il aurait été difficile de gérer cette affluence dans une si courte période, d’expliquer M. Fournier.
L’année dernière, l’activité avait été remplacée par le sentier de citrouilles aménagé sur le terrain du bureau de poste. Il en sera de même cette année. Le sentier des citrouilles sera réalisé avec la participation de l’école du Parchemin. Les enfants auront la chance d’obtenir des friandises au cours de cette activité organisée en collaboration avec la Maison des jeunes Actimaje, des bénévoles et la Ville de East Angus. M. Fournier précise qu’une activité surprise sera dévoilée ultérieurement par le biais des réseaux sociaux et du site internet de la municipalité.
Le directeur général ajoute que la municipalité s’implique déjà à l’activité Halloween en remettant quelques 500 citrouilles aux élèves des deux pavillons de l’école du Parchemin pour permettre aux élèves de décorer. Certaines d’entre elles se retrouveront à l’intérieur du sentier des citrouilles.

Journées de la culture à Chartierville

Les Journées de la culture : Diverses activités sur le territoire

Les visiteurs ont apprécié l’originalité et la beauté du sentier Les balais de sorcières à Chartierville.

Différents secteurs du Haut-Saint-François, Chartierville, Dudswell et East Angus ont vibré au rythme de la culture dans le cadre de la récente fin de semaine qui y était dédiée. Les Journées de la culture, à Dudswell et son agglomération Bishopton, ont généré beaucoup d’activités. À l’église Saint-Clément, entre autres, l’AFÉAS de l’endroit avait monté une exposition de photos et de peintures, réalisation de quelques-unes de leurs 22 membres. Arlette Langlois et Chantal Fortier présentaient leurs toiles. Denis Braun s’est joint à elles. La photographe Domenika Guzzo, présidente de l’organisme, y avait accroché les siennes. Mme Guzzo expliquait que leur association s’intéressait au travail invisible, aux soins à apporter aux personnes âgées. L’équité salariale retenait aussi leur attention.
Envolée de colombes
Pour souligner ces journées dont le thème se déclinait sous la formule Voyager dans le temps, Yourly Gagnon, responsable, a procédé à une envolée de colombes provenant de l’éleveur Réjean Cloutier de la ferme CloDel. Marjolaine Larocque, conseillère et secrétaire-trésorière de l’AFÉAS, justifiait le choix de cette activité par la symbolique de l’oiseau. Elle rappelait que cette tourterelle blanche avait été utilisée dans l’arche de Noé pour signaler la présence de la terre ferme. Chez les Grecs de l’Antiquité, elle avait sa place auprès de Zeus et Aphrodite. Ces volatiles grégaires forment un couple fidèle, proche de sa progéniture qui retrouve toujours son nid. Ils symbolisent la paix et la réconciliation. Pour les Autochtones, ils servaient à transmettre un message d’amour à l’élu. e.
Tour de chant
La voix douce de Madeleine Royer et son charisme ont su rendre à merveille les poèmes et les chansons francophones d’auteurs français et québécois. Gilbert Langelier, Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Claude Léveillée, Georges Dor, Jean-Pierre Ferland et Pierre Calvé, pour ne nommer que ceux-là, ont trouvé en elle une interprète de grand talent. Accompagnée au clavier par Réjean Leblanc, elle a rappelé à plusieurs de bons moments de leur jeunesse. Chansons engagées, thèmes plus poétiques, mélodies plus légères ont été chaudement applaudis.
Des réguines et des fantômes 
Les enquêtes sur le Chemin des Cantons ont ressuscité des étapes importantes, tragiques, comiques, illégales même, dans la vie des habitants du XVIIIe et XIXe siècle. Ils y ont ancré leur destinée et celle de leurs enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants, jusqu’à une 9e et une 10e génération, le long de cette route touristique. Magistralement interprétée par Sophie Toutant-Paradis, Rose-Anne Girard et Alexandre Leclerc, la pièce a réveillé des fantômes qui y ont élu domicile. Servant de prétexte à rappeler des anecdotes du passé et à réintroduire dans la souvenance populaire les outils et les éphémérides d’autrefois, les comédiens ont joué les temps de jadis naguère.
Collection Louis-Émile- Beauregard
Pendant ce temps, dans l’église Saint-Clément, les visiteurs pouvaient admirer les miniatures représentant de l’outillage et des véhicules utilisés pour le travail. «Gossés» avec passion par Louis-Émile Beauregard quand il était maître de poste, ces chefs-d’œuvre contribuent à rappeler combien ingénieux étaient les ancêtres.
La municipalité de Dudswell aménage un parc pour évoquer l’importance d’Éva Tanguay, originaire du village. Vedette de cabaret, son art a franchi les deux frontières.
Chartierville
Du côté de Chartierville, le sentier Les balais de sorcières revenait pour une deuxième édition consécutive. Son concepteur et artiste, Claude Sévigny, a aménagé, dans son boisé privé, un sentier d’un demi-kilomètre des plus originaux, où on y retrouvait de quoi faire écarquiller les yeux des visiteurs et simuler leurs sens.
Outre les œuvres de M. Sévigny, on y retrouvait également des sculptures de trois autres artistes soit Angèle Rivest, Oscar Bajofer et Francine Mercier. À cela s’ajoutaient des écrits de Jerry Espada, accrochés par des cordes sous les arbres. Le parcours était jonché d’une cinquantaine de balais de sorcière et de masques peints par les jeunes participants à la récente journée d’astronomie.
Bien qu’il aurait souhaité davantage de visiteurs, M. Sévigny est tout de même satisfait, mentionnant au passage que le sentier est en développement. D’autres facettes artistiques pourraient s’ajouter au fil des années. Il songe, entre autres, à construire un gazebo pour y abriter des musiciens qui pourraient faire une prestation musicale. M. Sévigny souhaite travailler à consolider le circuit et à en faire un attrait touristique au cours de la période estivale.

Balade des clochers

Balade des clochers : Un arrêt à La Patrie

L’église Saint-Pierre à La Patrie mérite un arrêt.

La Balade des clochers sera de retour pour une 3e édition. L’événement touristique de l’archidiocèse de Sherbrooke se déroulera le 16 et 17 octobre. L’activité permettra à quatre églises de mettre en valeur leurs richesses, dont l’église Saint-Pierre à La Patrie.
Sans la ténacité des paroissiens, l’église érigée entre 1907 et 1908 ne serait peut-être plus accessible aujourd’hui. En 2018, des problèmes à la structure ont forcé la fermeture du bâtiment. Les paroissiens ont dû consacrer une année entière aux travaux de réfection nécessaires à la survie de leur église. C’est dans un esprit de collaboration que les portes ont été rouvertes en février 2019.
L’intérieur propose une véritable leçon de catéchisme, où plusieurs symboles y évoquent la foi catholique. Au plafond, on remarque, entre autres, l’Agneau de Dieu, des tablettes des Dix commandements et le Sacré-Cœur. Le nombre et le positionnement des colonnes ont aussi leur signification.
Dans le chœur, le majestueux maître-autel dévoile dignement ses dorures. Sur celui-ci, on peut y voir les emblèmes du Vatican qui rendent hommage à saint Pierre ainsi que la mère pélican. Cet animal, qui se saigne pour nourrir ses petits, est le symbole du sacrifice du corps et du sang de Jésus pour sauver l’humanité. Les bancs, la chaire, les autels latéraux ainsi que les nombreuses boiseries reflètent l’importance de l’industrie forestière de la région. Malgré les changements entrepris par le Vatican dans les années 1960, l’église conserve son aspect traditionnel. La balustrade, qui sépare le chœur de la nef, est encore en place tandis que la chaire, où le curé prononçait ses sermons, trône toujours.
Les autres églises sont Saint-Denis-de-Brompton, Sainte-Agnès à Lac-Mégantic et le Sanctuaire de Beauvoir à Sherbrooke.

Étang Cloutier Cookshire fr

Étang Cloutier à Cookshire-Eaton : Inauguration du parc de villégiature et de plein air

Le site sera accessible au grand public l’été prochain.

C’est par une belle journée ensoleillée que la municipalité de Cookshire-Eaton a récemment procédé à l’inauguration officielle du site de villégiature et de plein air situé à l’étang Cloutier.

L’endroit qui sera ouvert au grand public pour l’été 2022 se veut un lieu qui facilitera l’échange des générations contribuant à augmenter la qualité de vie des aînés, des familles et de la population en général, de mentionner la mairesse, Sylvie Lapointe. « Le site intergénérationnel est une occasion pour les aînés de s’impliquer dans un projet structurant où toutes les générations vont se côtoyer et pourront échanger. L’objectif, de ce lieu, est d’intégrer les aînés et de les amener à être actifs physiquement et mentalement dans le milieu en leur offrant un emplacement où il sera possible pour eux d’organiser des activités pour la communauté et d’interagir avec les familles et les jeunes durant les camps de jour ou autres. »
L’aménagement du parc, situé en bordure de l’étang Cloutier, permettra de pratiquer des activités nautiques telles que du kayak, du ponton, du pédalo et autres. La FADOQ Cookshire-Eaton veillera à la location des diverses embarcations. Sur place, les plaisanciers retrouveront un jeu de shuffleboard, un terrain de volleyball ainsi que des tables à pique-nique. Pour les commodités, la municipalité y a aménagé un chalet quatre saisons permettant d’accueillir une cinquantaine de personnes. Les aînés pourront y tenir certaines activités au cours de l’automne et de l’hiver. Les amateurs de randonnées pédestres pourront fouler le sentier qui fait le tour de l’étang.
Autres phases
Le parc de villégiature et de plein air est loin d’être complété. D’autres phases sont prévues que ce soit l’ajout d’un sentier reliant le parc au pont couvert John-Cook, l’aménagement d’une aire de repos extérieur, l’ajout d’un jeu de fer, de pétanque. « En période hivernale, il serait également possible de développer plusieurs activités, sentiers de randonnées pour la marche, ski de fond, raquette et le fat bike ». Mme Lapointe ajoute également la possibilité d’aménager une surface glacée sur l’étang. « On va s’ajuster, la ville est très ouverte à vos propositions. Avec 85 acres entourant le site, les possibilités de développement des activités de plein air sont presque infinies et plusieurs autres phases sont à prévoir dans les prochaines années et notre adhésion à la démarche MADA-Famille va certainement nous amener à déployer des projets fort intéressants pour la population de la ville de Cookshire-Eaton », de lancer avec enthousiasme la mairesse.

Rappelons que l’aménagement du site, laissé à l’abandon depuis 2011, dont la municipalité est propriétaire, a nécessité un investissement de 200 000 $. Le projet a été rendu possible grâce à la contribution financière de 115 000 $ du Fonds de développement des territoires (FDT) dont la gestion est confiée à la MRC du Haut-Saint-François. Marie-Claude Bibeau, députée sortante de Compton-Stanstead, au moment de la conférence de presse, mentionnait qu’elle serait attentive aux projets mentionnés, si elle devait être élue, et s’engageait à accompagner les intervenants que ce soit par le nouveau fonds de revitalisation des communautés et les fonds Nouveaux Horizons pour les aînés. Mentionnant que la MRC du Saint-François était heureuse de participer au projet, le préfet Robert Roy soulignait « la chance qu’on a présentement avec les paliers de gouvernement fédéral et provincial qui nous transfèrent des sommes pour développer nos régions. On l’apprécie beaucoup et on essaie de démontrer aux paliers de gouvernement qu’on est le bon endroit pour pouvoir développer nos régions. » M. Roy souligne également l’importance d’avoir un endroit où les aînés pourront se rendre et se ressourcer.

Étang Cloutier Cookshire ang

Cloutier Pond in Cookshire-Eaton : Inauguration of the Outdoor Resort Park

During the inauguration (left to right), we see the prefect of the Haut-Saint-François MRC, Robert Roy; Christiane Goudreau, president of the FADOQ Cookshire-Eaton; and in the same order in the back row, Sylvie Lapointe, Mayor of Cookshire-Eaton; and Marie-Claude Bibeau, Member of Parliament for Compton-Stanstead.

It was on a recent beautiful sunny day that the Municipality of Cookshire-Eaton officially opened the outdoor recreational site located at Cloutier Pond.

The resort will be open to the general public in the summer of 2022 and is intended to be a place that will facilitate intergenerational exchange, contributing to a better quality of life for seniors, families and the population in general, said Mayor Sylvie Lapointe. “The intergenerational site is an opportunity for seniors to get involved in a developmental project where all generations can come together and exchange ideas. The objective of this place is to integrate seniors and lead them to be physically and mentally active in the environment by offering them a location where it is possible for them to organize activities for the community and to interact with families and young people during day camps and other occasions.”
The development of the park, bordering the Cloutier Pond, will make it possible to practice water sports and boating in kayaks, pontoons, or pedal boats. FADOQ Cookshire-Eaton will supervise the rental of the various boats. On site, boaters will find a shuffleboard game, a volleyball court and picnic tables. For amenities, the municipality has set up a four-season chalet to accommodate about fifty people. Seniors can hold activities there during the fall and winter. Hiking enthusiasts can walk the path that circles the pond.
Other Phases
The outdoor resort is far from complete. Other phases are planned, such as the addition of a path linking the park to the John-Cook covered bridge, the development of an outdoor rest area, and the addition of a field for horseshoes or pétanque. “In winter, it would also be possible to develop various activities and hiking trails for walking, cross-country skiing, snowshoeing and fat biking.” Ms. Lapointe also mentioned the possibility of creating an ice surface on the pond. “We will adjust, the city is very open to your suggestions. With 85 acres surrounding the site, the possibilities for the development of outdoor activities are almost endless and several other phases can be expected in the coming years, and our use of the MADA-Family approach will certainly lead us to deploy very interesting projects for the people of Cookshire-Eaton,” the mayor enthused.
Owned by the municipality, the site has been abandoned since 2011 and its development required an investment of $200,000. The project was made possible thanks to the financial contribution of $115,000 from the Territorial Development Fund (FDT), the management of which is entrusted to the Haut-Saint-François MRC. Marie-Claude Bibeau, outgoing Member of Parliament for Compton-Stanstead at the time of the press conference, mentioned that she would be attentive to the projects mentioned, if she were to be elected, and undertook to support the promoters whether by the new Community Revitalization Fund or the New Horizons for Seniors Fund. Mentioning that the MRC du Haut-Saint-François was happy to participate in the project, Prefect Robert Roy stressed “the luck we currently have with the federal and provincial levels of government which are transferring funds to us to develop our regions. We really appreciate it and we try to show these levels of government that we are the right place to be able to develop our regions.” Roy also emphasized the importance of having a place where seniors can go and recharge their batteries.

Elections-municipales-2021

Élections municipales : La période de mises en candidature se termine vendredi

Nous sortons à peine d’une élection et nous voilà plongés à nouveau dans une autre. Cette fois, il s’agit des élections municipales, le palier de gouvernement le plus près des citoyens. Dans le Haut-Saint-François, cela représente 14 municipalités avec 84 postes de conseillers et 14 maires pour un total de 98 sièges à combler. À cela s’ajoute le poste de préfet de la MRC du Haut-Saint-François.

Ça en fait du monde. Plusieurs sièges seront comblés par acclamation, mais d’autres feront place à des luttes intéressantes. La période de fin de mises en candidature est le 1er octobre à 16 h 30. Bien qu’il soit encore tôt, au moment d’écrire ces lignes, on pouvait déjà dire qu’il devrait y avoir une lutte à la mairie dans Westbury qui opposera le maire sortant Gray Forster et Sylvain Hébert. À Ascot Corner, un candidat, Jacques de Léséleuc a déjà fait connaître son intention de briguer la mairie. Pour les autres municipalités, il faut remonter au printemps lors d’un sondage téléphonique mené auprès des principaux intéressés pour dire que les maires de Bury, Walter Dougherty, Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, Chartierville Denis Dion, Dudswell Mariane Paré, East Angus Lyne Boulanger, Canton de Hampden Bertrand Prévost, La Patrie Johanne Delage et Weedon Eugène Gagné avaient manifesté l’intention de se présenter à nouveau.

Selon le tableau actuel, on peut affirmer que la MRC du Haut-Saint-François présente une parité hommes/femmes quant au poste de maire. Sur les 14 municipalités, 7 sont représentées par des femmes; il s’agit des municipalités d’Ascot Corner, Cookshire-Eaton, Dudswell, East Angus, La Patrie et Scotstown. Le portrait est différent pour les postes de conseillers occupés majoritairement par des hommes.
Candidature
Pour poser sa candidature, il faut être âgé de 18 ans ou plus le 7 novembre 2021, être citoyen canadien, ne pas être sous curatelle, ne pas avoir été reconnu coupable d’une manœuvre électorale frauduleuse depuis le 31 août 2016, ne pas être dans une situation d’inéligibilité en raison d’un emploi (ex. : membre du personnel électoral, employé municipal) ou d’infraction à des lois du Québec ou du Canada, être domicilié sur le territoire de la municipalité le 1er septembre 2021 et au Québec depuis au moins six mois à cette date; ou être, la ou le propriétaire d’un immeuble ou l’occupant d’un établissement d’entreprise situé sur le territoire de la municipalité depuis au moins 1 an le 1er septembre 2021, résident sur le territoire de la municipalité, de façon continue ou non, depuis au moins un an le 1er septembre 2021.

Marie-Claude Bibeau

Réélection de Marie-Claude Bibeau dans Compton-Stanstead : Un vote de confiance, estime-t-elle

Marie-Claude Bibeau attribue son succès entre autres à sa présence sur le terrain et l’efficacité de son équipe.

Marie-Claude Bibeau entame un troisième mandat en six ans à titre de députée de Compton-Stanstead. Elle a même légèrement augmenté son avance avec 3 344 voix de majorité sur sa plus proche rivale, la candidate du Bloc Québécois et mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse.
Bien qu’elle était relativement confiante, Mme Bibeau avouait lors de l’entretien téléphonique qu’elle était prête à tout, les élections étant fréquemment imprévisibles. La députée attribue sa victoire à sa connaissance du terrain, à sa présence dans le milieu avec une équipe qu’elle qualifie de « très compétente, expérimentée et engagée. » Cette présence, ajoute-t-elle, a permis d’aider les citoyens, les organisations, entreprises et municipalités. « Donc 6 ans de travail, de loyaux services. C’est probablement une partie de ce qui peut faire la différence. »
Mme Bibeau retient de la campagne les préoccupations des gens envers l’environnement et la pénurie de main-d’œuvre. « La formule actuelle d’être bien entourée au bureau de circonscription pour bien servir la communauté de différentes façons, je pense que c’est une formule gagnante qu’il faut continuer. »

Quant au résultat national, il est similaire à celui précédent le déclenchement des élections, Mme Bibeau répond que « l’important est de poursuivre avec le gouvernement libéral » tout en rappelant l’importance d’avoir déclenché des élections. La députée rappelle que le mandat accordé lors des élections générales de 2019 n’avait rien à voir avec « le monde dans lequel on vit après une pandémie. On se faisait dire par l’opposition : vous n’avez pas le mandat de ceci et cela. On sait qu’un gouvernement minoritaire a une durée de vie moyenne de 18 mois, on sentait quand même la fin venir d’une certaine façon ou d’une autre. C’était le moment de demander aux Canadiens est-ce que vous êtes d’accord avec l’orientation qu’on prend. Les Canadiens et Québécois ont répondu, on est d’accord avec votre orientation, allez-y pis vous allez continuer à le faire en collaboration avec les autres partis. »

Invitée à commenter si elle souhaitait un retour au sein du conseil des ministres, Mme Bibeau rappelle que la décision revient au premier ministre. Toutefois, elle avoue éprouver une hâte de voir d’une façon ou d’une autre quelle responsabilité elle pourrait jouer au sein de toute l’équipe libérale. Interrogée à savoir si elle préférerait conserver son ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire ou aller voir ailleurs, « j’aime beaucoup l’agriculture, c’est sûr; en plus, c’est proche des gens de chez nous, donc si j’ai le privilège de continuer je vais être très contente, si c’est d’autres défis, ça sera d’autres défis, je suis prête à tout, alors c’est à suivre. »

D’autre part, Mme Bibeau ne croit pas que la sortie du premier ministre du Québec, François Legault, demandant aux Québécois de voter pour le Parti conservateur, entache les relations avec ses collègues élus. « On travaille avec eux (députés) déjà depuis trois ans. Moi, ici, j’ai une super belle relation avec M. Jacques (François Jacques, député de Mégantic) entre autres parce que je côtoie les députés caquistes, j’ai tellement une belle relation avec le ministre de l’Agriculture, M. Lamontagne. Moi, ça ne m’inquiète pas. On travaille à servir le mieux possible les Québécois, on a le même objectif, alors on va trouver les bons moyens de s’entendre, ça ne m’inquiète pas. »
Nathalie Bresse
Évidemment, Mme Bresse est déçue du résultat, mais satisfaite du nombre de voix obtenues. Elle signale que Mme Bibeau a également obtenu moins de votes que la campagne précédente. La candidate du Bloc Québécois explique un léger déplacement du vote vers le conservateur et NPD en attribuant la raison à une volonté de changement de gouvernement. Mme Bresse estime avoir mené une bonne campagne et avoir fait tout ce qui était possible. « Je suis fière de la campagne que j’ai faite. » Elle admet que la députée sortante est connue sur le territoire et bénéficie d’un certain avantage comparativement à elle qui devait se faire connaître sur l’ensemble du grand territoire que représente Compton-Stanstead. Par ailleurs, Mme Bresse se dit déçue du résultat national « avoir dépensé 620 M$ en pleine pandémie qui a donné absolument rien, parce que ça donné un miroir, c’est les mêmes qui ont été réélus. »
Quant à sa carrière politique, Mme Bresse laisse entendre qu’il ne faut jamais dire jamais et insiste pour préciser qu’elle n’a pas changé d’idée pour le municipal et ne se représentera pas. Elle préfère se concentrer sur son salon de coiffure « à trois jours semaine. Je m’en vais vers ma préretraite tranquillement », complète-t-elle.
Pierre Tremblay
Le candidat défait du Parti conservateur, Pierre Tremblay, prend les résultats avec sérénité. « C’est la démocratie, moi, j’ai tout donné, j’ai rien à me reprocher de ce côté. Les gens ont fait leur choix, j’accepte la défaite. La chose qui me dépasse un peu, c’est le nombre de gens qui ont décidé de reconduire Justin Trudeau au pouvoir, ça, je ne comprends pas. Je suis très surpris de ce résultat-là. » M. Tremblay est tout de même satisfait de son résultat personnel ayant augmenté le nombre de voies de 1 432 comparativement à son prédécesseur de l’élection de 2019. Pierre Tremblay est satisfait de sa campagne, « je voulais vivre l’expérience, c’était un rêve pour moi d’aller au fédéral, j’étais prêt à me battre pour les gens de ma circonscription. Ils (électeurs) ont fait leur choix, maintenant, je tourne la page et on passe au prochain projet. »
Sylvain Dodier
Le candidat du Parti vert est déçu du résultat « parce que le focus s’est fait uniquement sur les campagnes nationales des gros partis et que sur les territoires, ça s’est pas du tout transformé en vote. » M. Dodier est néanmoins satisfait de la performance des candidats estriens. « En termes de pourcentage, en Estrie, tous les candidats à peu près, pas tous, mais presque, on est tous plus haut que le pourcentage au Québec et le pourcentage national des verts. » M. Dodier ajoute que le message est très clair « ils veulent que les élus travaillent ensemble, c’est la deuxième fois qu’ils élisent un gouvernement minoritaire. » Pour M. Dodier, un gouvernement minoritaire « c’est génial, parce que tous les votes des députés vont compter. Là, chaque député a beaucoup plus de pouvoir pour influencer le gouvernement. » Dans cette optique, M. Dodier souhaite que prendre soin des gens, un de ses chevaux de bataille, soit beaucoup plus considéré. Il ajoute que les citoyens ont fait un vote prudent et c’est souvent ce qui se produit en période de crise. Le candidat du Parti vert estime tout de même avoir réussi à sensibiliser les gens à la cause de l’environnement. Il ajoute avoir senti un vent de sympathie, mais force de constater que cela ne s’est pas traduit en vote.

Quant à son avenir politique, M. Dodier n’entrevoit pas se présenter candidat du Parti vert pour les prochaines élections provinciales. Il mentionne que le programme politique de la formation nationale lui convient mieux sans pour autant s’engager à plonger à nouveau dans une future campagne fédérale.

Alphabetisation HSF

Journée de l’alphabétisation : Le CSEP sensibilise ses partenaires

Nous apercevons les participants à l’avant-midi de sensibilisation à l’analphabétisme.

Le Centre de services éducatifs populaires du Haut-Saint-François (CSEP) a profité de la récente Journée de l’alphabétisation pour tenir une activité de sensibilisation auprès de ses partenaires qui travaillent avec des gens analphabètes, mais sans nécessairement le savoir.

Divers intervenants du Carrefour jeunesse-emploi (CJE), de Moisson Haut-Saint-François, de la Corporation de développement communautaire (CDC) et des Cuisines collectives en savent un peu plus sur les subtilités des gens analphabètes fonctionnels qu’ils peuvent côtoyer.

L’équipe du CSEP avait préparé un menu d’activités afin de permettre aux participants de bien comprendre la réalité d’être analphabète fonctionnel. Jeu interactif sur l’analphabétisme, causerie autour d’un café, discussions avec des apprenants du CSEP, présentation vidéo de mini conférence du chercheur Daniel Baril sur l’analphabétisme et du psychologue Égide Royer sur le décrochage des jeunes garçons ces dernières années. À cela, s’ajoutait un petit exercice amusant de lecture rédigé par une personne analphabète fonctionnelle. Ce dernier exercice, précise Nawel Amokrane, directrice du CSEP, visait « à se mettre dans la peau d’un analphabète et décoder ce qu’il a écrit, comment lui va décoder ce que nous nous écrivons. Combien de temps prend-on pour lire et comprendre le texte. »
Témoignages
Deux personnes ayant fréquenté le CSEP ont bien voulu parler de leur expérience. Mélissa, domiciliée à East Angus et anglophone de naissance, est fière d’avoir complété son parcours au CSEP. Avouant être timide de nature, elle a apprécié l’accompagnement dans son cheminement pour l’amener à un autre niveau. Elle est déterminée à atteindre son objectif de compléter un diplôme d’études professionnelles (DEP) en coiffure et ouvrir son salon de coiffure. Pour sa part, Marie-Eve, domiciliée à Cookshire, a mis plusieurs années à compléter sa formation au CSEP, mais y est arrivée. Son objectif est également d’obtenir un DEP soit pour devenir éducatrice en milieu de garde ou agente administrative dans un CPE.
Satisfaite de l’initiative auprès des partenaires, Mme Amokrane ajoute qu’un webinaire est en préparation et visera également la sensibilisation et la communication. « Ça aussi reconnaître le non verbal, le verbal de ces personnes, c’est important. Ce n’est pas écrit sur leur front qu’ils sont analphabètes, mais de les reconnaître, c’est très important parce qu’on a constaté avec la pandémie qu’ils sont de plus en plus jeunes. » La directrice précise que 90 % des personnes fréquentant le CSEP sont âgées entre 20 et 30 ans. « C’est comme si le portrait a changé, ils ont décroché de l’école, sont allés travailler, après ils reviennent ne savent pas quoi faire, mais disent j’ai besoin d’un diplôme, les employeurs réclament un secondaire V. C’est le fléau qu’on est en train de voir », explique Mme Amokrane. Ces personnes sont vulnérables, ajoute-t-elle, et vivent parfois de l’itinérance sans le savoir. « Les jeunes vont dire ; je dors chez ma sœur, chez mon copain. »
Le CSEP offre toujours de la formation en présentiel. Afin de respecter les règles sanitaires, les groupes ont diminué de 10 à six personnes. Bien que la demande soit forte admet la directrice, « on essaie de répondre à tout le monde avec nos moyens. »

©2026 Journal Le Haut-Saint-François