Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
Transport collectif et adapté dans le HSF

Transport collectif et adapté dans le HSF : Une année folle pleine d’ajustements

La direction et le personnel de Transport de personnes HSF ont fait preuve d’imagination et de flexibilité pour s’ajuster aux besoins du milieu au cours de la dernière année.

Le transport collectif et adapté dans le Haut-Saint-François s’est avéré hautement important en période de pandémie. La direction de l’organisme, Transport de personnes HSF (TPHSF), est sortie de son cadre régulier de transport collectif pour s’adapter et offrir de nouveaux services auxquels il n’était pas tenu. Résultat : une année intense, exigeante, mais combien satisfaisante pour les usagers et responsables de l’organisme.

2020, aux dires de la directrice générale de TPHSF, Thérèse Domingue, est « une année hors du commun. Une année très folle, mais en même temps, on a été capable d’évaluer notre capacité à s’adapter à répondre à un nouvel environnement. Dans cette folie-là, je qualifierais l’année de positive parce qu’on a été capable de s’adapter à la situation, revoir ce qu’on faisait, s’ajuster aux besoins de la population qui avaient changé. Ç’a été une année de belle folie. »

Par son mandat, TPHSF n’était pas tenu de faire les changements effectués, explique Mme Domingue. « Mais on a décidé dans cette situation-là d’être un acteur à part entière. Il y a des choses qu’on a complètement revues notamment lors de la période du grand confinement. Les gens n’allaient plus nulle part, mais avaient quand même besoin de choses à la pharmacie, à l’épicerie. On s’est dit, si on ne peut pas apporter les gens, on va faire l’inverse. On va apporter ce qu’ils ont besoin. Au lieu de transporter des gens, on a transporté des colis. On a toujours cherché comment on pouvait pallier à leurs besoins. Les circuits réguliers ont donc été bouleversés, mais comblés d’une autre façon », d’expliquer Mme Domingue.

Le TPHSF a maintenu son service de transporteur avec des ajustements réguliers auprès des utilisateurs au cours de la dernière année, mais en ajoutant de nouveaux services comme la livraison que ce soit pour donner un coup de main à Moisson Haut-Saint-François ou autres. On a même offert un service de transport de personnes gratuit pour la période de vaccination sur le territoire. Les usagers, notamment les personnes nécessitant le transport adapté, n’ont nullement été privés du service au cours de l’année 2020, d’assurer Mme Domingue. Même que le nombre d’utilisateurs inscrits pour le transport adapté a augmenté au cours de la dernière année.

Au global, en raison de la période de confinement, le nombre de déplacements a diminué de 10,3 % pour s’élever à 27 792 en transport adapté et collectif. De ce nombre, on note 15 628 déplacements en transport collectif sur réservation excluant la Ligne Verte et 4 339 pour le collectif sur cette ligne. Le total de déplacements en transport adapté s’élève à 7 825 au cours de la dernière année. Mme Domingue explique la diminution de personnes transportées au fait que plusieurs activités ont été mises sur pause en raison de la pandémie. La directrice générale souligne que le nombre de déplacements ne tient pas compte de ceux effectués notamment pour le service de livraison. Cela se traduit par une baisse d’achalandage en termes de personnes, mais une augmentation en kilométrage des véhicules. « Au lieu de transporter les personnes, à un moment donné, on leur apportait ce qu’ils avaient besoin. On a fait l’inverse. »

Bien que les modifications apportées ne soient pas inscrites dans le mandat du ministère des Transports, elles apparaissaient nécessaires aux yeux des responsables de l’organisme, d’expliquer Mme Domingue. « Le transport, c’est un vecteur de développement, peu importe dans quelle sphère. » Dans le contexte actuel, ajoute-t-elle, l’accessibilité et la proximité, c’est essentiel «  et on fait quoi ? Parce qu’il y a des besoins. Pour nous, là, c’était impensable qu’on s’en tienne à notre mission, nos mandats qu’on nous donne, les gens ont des besoins, comment on peut faire en sorte de répondre au maximum de besoins. Notre mandat, c’est de faire du transport de personnes, mais ce qu’on peut faire en plus pour faire en sorte de rendre la vie meilleure, avoir des services supplémentaires, je pense qu’on a une obligation morale de le faire. »

Projets à venir
Si l’année 2020 s’est avérée mouvementée, 2021 s’annonce tout autant. Implantation du nouveau système de transport intelligent, le Wi-Fi accessible dans la Ligne Verte, structurer et soutenir le développement de la nouvelle entité Mobililté HSF, le déploiement de circuits dédiés aux travailleurs et à l’ensemble de la population s’inscrivent sur la liste des choses à faire.

Relocalisation

En plein développement, TPHSF est exiguë au 120, rue Angus Nord, à East Angus. On prévoit construire un local adjacent le futur garage municipal d’East Angus sur la rue David-Swan. Le projet évalué à 500 000 $ prévoit un bâtiment avec garage, mais sans entretien mécanique. Les responsables souhaiteraient procéder à la coupe du ruban au cours de 2021. Mme Domingue précise que le projet n’affectera en rien l’offre ou la qualité des services offerts. Mentionnons que TPHSF procure du travail à 11 personnes, dont huit chauffeurs et trois employés administratifs. On prévoit procéder à l’embauche de deux autres chauffeurs et une ressource et demie au sein du personnel administratif au cours des prochaines semaines.

Satisfaction
Dans un communiqué de presse, la MRC du Haut-Saint-François félicite l’équipe de TPHSF pour sa capacité et sa rapidité d’adaptation, son sens de l’entrepreneuriat, son leadership dans le projet STI et pour son indéfectible volonté à toujours mieux servir la population, les organismes, les commerces et entreprises du Haut-Saint-François. « Le transport collectif et adapté du Haut-Saint-François est un exemple de performance en milieu rural au Québec » de mentionner le préfet de la MRC, Robert Roy. « La recette de combiner les services de transport collectif et adapté dans l’OBNL Transport de personnes HSF est gagnante. Nous le constatons chaque fois que cette équipe dynamique s’adapte avec ingéniosité et rapidité pour continuer à servir les citoyens de notre ville, de notre MRC », de compléter Lyne Boulanger, mairesse de East Angus.

Soirée de reconnaissance de la persévérqance scolaire HSF

Persévérance scolaire : La Caisse du Haut-Saint-François honore 14 élèves

Nous apercevons une photo de groupe sur laquelle nous retrouvons quelques élèves.

La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François a récemment procédé, en mode virtuel, à sa cinquième soirée reconnaissance pour la persévérance scolaire. Les représentants de l’institution financière ont décerné des prix à 14 élèves de 6e année, répartis dans autant d’écoles situées sur son territoire.

La sélection des lauréats a été effectuée préalablement par les enseignants de chaque classe participante. Les enseignants et la direction de certaines écoles ont présenté un élève en prenant bien soin de préciser les raisons pour lesquelles les jeunes ont fait preuve de persévérance. Par la suite, les jeunes élèves ont eu à répondre à une question et s’exprimer sur leur motivation respective.

Le président de la caisse, Rémi Vachon, dresse un parallèle entre la persévérance et la raison d’être de l’institution financière qui consiste, entre autres, « à aider les gens à réaliser leur rêve. C’est la même raison d’être qui nous amène à reconnaître la persévérance scolaire. Parce qu’on a besoin de persévérance pour réaliser nos rêves et on a besoin de rêve pour nous pousser à persévérer. En fait, l’objectif de notre soirée, c’est de reconnaître votre persévérance et de vous encourager à continuer de rêver. »

Au terme de la soirée, Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, rappelle aux élèves que « la persévérance scolaire, c’est d’être capable de continuer même quand c’est difficile, même quand ça demande beaucoup d’efforts, même quand on a moins le goût. La persévérance nous aide à évoluer comme être humain, c’est une qualité exceptionnelle. La persévérance scolaire, c’est encore mieux, parce que si vous continuez à travailler fort, vous obtiendrez vos diplômes. En plus, vous allez acquérir un pouvoir extraordinaire, un pouvoir presque magique! Le pouvoir de choisir votre école, votre emploi et surtout, la vie que vous allez vouloir. »

Ayant félicité les élèves, les enseignants pour leur implication et les parents de soutenir leur jeune, M. Lamoureux a remercié les membres du conseil d’administration d’avoir participé à cette rencontre virtuelle. En lever de rideau, il a rappelé que l’activité se déroule habituellement à l’automne dans le cadre de la Semaine de la coopération. Mais pour les raisons que l’on connaît, l’activité a été retardée dans l’espoir de la faire en présentiel. Force de constater que cela n’était pas possible, expliquant la tenue virtuelle. Mentionnons que les représentants de la Caisse se sont rendus dans les écoles pour remettre les prix aux élèves.

Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke (Valoris)

Valoris : Deuxième surplus financier consécutif, cette fois de 2,5M$

Bien que les résultats financiers des deux dernières années soient intéressants, les responsables font preuve de prudence quant à l’avenir de Valoris.

Pour une deuxième année consécutive, la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke (Valoris) affiche un surplus financier positif. Cette fois, l’excédent net s’élève à 2,5 M$ pour l’exercice s’étant terminé le 31 décembre 2020.

Cette performance est attribuable à plusieurs facteurs, mais majoritairement à la réception et du traitement de matières résiduelles générées par des travaux de construction, rénovation et démolition (CRD) réalisés principalement par la Ville de Sherbrooke pour des projets majeurs. Valoris a également reçu davantage de résidus CRD de clients privés et ajoute une bonne vente de matériaux triés grâce au taux élevé de leur valorisation plutôt que leur enfouissement.

D’autres facteurs comme la réduction des dépenses en transportant moins d’eau de lixiviation vers la station d’épuration de Sherbrooke, le fait d’obtenir des frais d’exploitation inférieurs en lien avec son centre de transfert de Sherbrooke, des économies dans divers travaux et en lien avec les services professionnels contribuent au surplus enregistré. Par ailleurs, Valoris a réduit la dette de près de 2,7 M$ au cours de la dernière année, la faisant passer de 37 M$ à 34,3 M$. La valeur comptable est maintenant d’un peu plus de 39,6 M$.

Valoris entame sa troisième année du plan de redressement 2019-21. En 2019, la régie a dégagé un surplus de 870 493 $ et 2,5 M$ pour 2020. Est-ce qu’on peut anticiper un surplus pour l’année en cours ? Il est beaucoup trop tôt pour s’avancer dans ce sens, de mentionner Louis Longchamps, directeur des communications. Denis Gélinas, directeur général, y va de prudence, « il ne faut pas se laisser aveugler par les résultats positifs. Le passé nous a montré que la situation peut changer et se détériorer rapidement si nous ne sommes pas vigilants. Ces résultats confirment les orientations du Plan de redressement et permettront à l’équipe de la régie de se concentrer sur les différents projets sur lesquels elle travaille : agrandissement du LET, optimisation du traitement des eaux de lixiviation, valorisation des biogaz, l’accréditation gouvernementale pour la ligne CRD et l’accroissement des quantités de matières acheminées chez Valoris. »
Selon Robert Roy, vice-président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, les résultats obtenus « prouvent que notre plan de redressement fonctionne, mais il ne faut pas crier victoire. On a sorti la tête de l’eau, à nous de voir pour l’an prochain. » Interrogé à savoir si les administrateurs pourraient envisager une réduction du tarif du coût de la tonne auprès des municipalités, M. Roy s’est montré prudent, mentionnant que la régie aurait une meilleure idée de la situation financière vers août et septembre prochains. Pour le vice-président, l’objectif serait surtout d’éviter une augmentation du tarif et de diminuer la dette. Il n’exclut pas une diminution du coût laissant tomber « si on voit qu’on est capable de donner de l’air aux municipalités. » Ce dernier insiste pour dire qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais demeure optimiste. Rappelons que le tarif d’enfouissement pour les municipalités membres est de 241 $ la tonne.

Quant au plan de redressement, M. Longchamps mentionne que plusieurs choses ont été faites, que ce soit sur le plan de gouvernance, les finances « là, on travaille beaucoup plus sur le futur et comment on va fonctionner dans le futur. » Dans cette optique, Valoris a effectué des représentations auprès du BAPE dans le cadre des audiences sur la gestion des déchets ultimes au Québec ainsi que sur le projet d’agrandissement du site d’enfouissement qui devraient permettre de consolider les revenus de la régie, d’expliquer M. Longchamps. D’autre part, les discussions se poursuivent avec le gouvernement et visent à faire reconnaître le processus de Valoris, le tri bio mécanique et le compost extrait des déchets. Cette reconnaissance lui permettrait de repartir la ligne résidentielle ICI. M. Longchamps mentionne que les tests effectués à l’été 2019 démontraient la capacité d’extraire jusqu’à 85 % la matière qui se retrouvait dans la masse de déchets.

Il existerait une autre source de financement possible du côté de Recyc-Québec. L’organisme, explique M. Longchamps, a lancé l’année dernière un processus d’accréditation pour les centres de tri CRD. « Tout ce qui va s’appeler municipal et gouvernemental, quand ils vont avoir des contrats à donner, ils vont devoir passer par des centres de tri accrédités. » Valoris a demandé son accréditation et a bon espoir de l’obtenir, ce qui devrait permettre d’assurer un arrivage, donc des revenus.

Le président de Valoris et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, admet que les prochains mois seront bien remplis et que le travail est loin d’être terminé. « L’équipe de Valoris a effectué plusieurs représentations lors des différentes audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Le résultat des audiences et les orientations du ministre de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques, Benoit Charrette, influenceront la suite des choses pour Valoris. Nous sentons un véritable engouement de la part de différents acteurs du monde des matières résiduelles à travers la province pour mettre en place des solutions innovatrices qui permettent la réduction significative de l’enfouissement des déchets et respectueuse de l’environnement », conclut M. Lussier.

Dylan Mdouman-Biwole, gérant au Tim Hortons à Ascot Corner, est fort heureux de cette marque d’appréciation

Concours Mon boss c’est le meilleur! : Tim Hortons d’Ascot Corner se démarque

Dylan Mdouman-Biwole, gérant au Tim Hortons à Ascot Corner, est fort heureux de cette marque d’appréciation.

Dylan Mdouman-Biwole, gérant au Tim Hortons d’Ascot Corner, s’est mérité l’honneur du titre  Mon boss, c’est le meilleur!, pour la MRC du Haut-Saint-François. Le concours, qui en est à sa 2e édition, est organisé par le Projet partenaires pour la réussite éducative en Estrie (Projet PRÉE), en collaboration avec Conciliation Études-travail Estrie.

« L’objectif du concours vise à sensibiliser les jeunes et les employeurs aux bonnes pratiques en termes de conciliation études-travail, et à sensibiliser les employeurs au rôle majeur qu’ils peuvent jouer dans la persévérance scolaire et la réussite éducative de leurs étudiants employés, surtout dans un contexte comme celui-ci », de mentionner Lisa Champeau, agente de développement – mobilisation des gens d’affaires au Projet PRÉE.
Les jeunes employés étaient donc invités à participer et indiquer les raisons pour lesquelles leur employeur méritait le titre de Mon boss, c’est le meilleur! « Il ne met jamais plus de 20 h par semaine et même qu’en période d’examen, il me demande si je préfère réduire mes heures parce que pour lui, l’école vient avant le travail. J’en suis extrêmement reconnaissante! », d’exprimer Marie-Eve Castonguay, étudiante employée au Tim Hortons d’Ascot Corner.

Lui-même étudiant au Collège de Sherbrooke, M. Mdouman-Biwole connaît bien le contexte dans lequel doivent évoluer les jeunes. « Ça prouve que de permettre aux jeunes de concilier travail et études ça porte fruit. Ça prouve que les jeunes sont contents qu’un employeur réussisse à comprendre leur réalité surtout maintenant avec la période de COVID, l’école à distance, l’école à la maison, c’est compliqué. » Pour le gérant, c’est important d’être à l’écoute des étudiants particulièrement dans un contexte de pénurie d’emploi. «  Les jeunes sont vraiment importants et grâce à ça, on réussit à combler une main-d’œuvre. » Le Tim Hortons d’Ascot Corner compte 17 employés, dont une dizaine d’étudiants à temps partiel et 7 à temps complet. Composer avec les étudiants n’est pas toujours évident.
M. Mdouman-Biwole qualifie cette réalité de « challenge positif parce que les étudiants-là sont très ouverts et ils veulent beaucoup qu’on les écoute. Si on écoute les besoins, on réussit à avoir un juste milieu. » Le gérant a réussi à maintenir une stabilité puisqu’il compte sur la même équipe depuis trois ans. « Ceux qui quittent, c’est pour aller dans leur domaine d’études » ajoute-t-il.


Mentionnons que septemployeurs ont été soumis pour le concours sur le territoire du Haut-Saint-François, soit plus que l’année dernière, la première édition, où moins de trois avaient été présentés, d’exprimer Judith Olson, agente en conciliation études-travail pour le Haut-Saint-François. Au total, sept employeurs ont été honorés à l’échelle estrienne entraînant la participation de plus de 180 étudiants, d’indiquer Mme Champeau. Outre un certificat remis au gagnant, le Tim Hortons se voit remettre une bannière qui sera bien en évidence à l’intérieur du commerce.

Créations Jade 40 ans d’évolution et ça continue

Créations Jade : 40 ans d’évolution et ça continue

L’entreprise Créations Jade d’ Ascot Corner en est à sa 40e année. Spécialisée, au départ, dans la confection de linge, elle a su s’ajuster à l’évolution du marché et même bifurquer de sa trajectoire originale pour prendre un nouvel élan et traverser le fil du temps. En affaires, rien n’est gagné, la fondatrice Jacqueline Maher et sa relève ont fait preuve d’ouverture, d’écoute et d’audace pour faire évoluer l’entreprise et bien la positionner face à l’avenir.

Jacqueline Maher est fière du résultat et particulièrement de ses fils, Serge, Bruno et un ami de la famille de longue date, Sébastien Lussier, ainsi que de toute l’équipe qui ont permis à l’entreprise de perdurer, se développer et atteindre des sommets qu’elle n’aurait jamais imaginée.
Du sous-sol de sa résidence avec 10 machines à coudre et une petite table de découpe, en 1981, en passant par l’ancienne école primaire Saint-Stanislas, au local actuel du 5547 de la route 112 qui a subi trois agrandissements, l’évolution s’avère constante.

De confection de vêtements, procurant du travail à plus d’une cinquantaine de personnes, l’entreprise a été contrainte de revoir sa stratégie d’affaires au moment où tout le marché de confection s’est tourné vers l’Asie au début des années 2000. De la confection, on est passé à la vente de vêtements et articles promotionnels, auxquels se sont greffés le département de broderie, de sérigraphie, sérigraphie numérique, impression grand format et numérique ainsi que la gravure laser au cours de la dernière année. Tout se fait sur place; de cette façon, on évite les intermédiaires et on offre un service plus rapide, d’exprimer le président, Bruno Maher.
« La couture est partie, mais le promotionnel, on a pris de l’expansion en 20 ans. Ça englobe les vêtements, casquettes, polos, T-shirts, cotons ouatés, manteaux, tous les objets, stylos, cartes professionnelles, tasses. On a 350 000 produits dans l’objet qui sont disponibles pour notre clientèle », de préciser M. Maher.

Ralentie au début de la crise pandémique, Créations Jade s’est rapidement ajustée à la situation en fabriquant des masques et des autocollants notamment pour les visières Tristan, fabriquées par Vêtements Cookshire. « Jusqu’à présent, on a fait 485 000 autocollants pour cette entreprise. On a fait aussi des protecteurs de terminaux. La COVID, ça nous a permis de travailler mieux avec moins. On a la même équipe, mais on travaille différemment », de mentionner avec enthousiasme M. Maher.
Le marché promotionnel a considérablement évolué au cours des cinq dernières années, d’ajouter le directeur général, Sébastien Lussier. Plusieurs entreprises utilisent une partie de leur budget marketing pour la reconnaissance envers leurs employés que ce soit pour les années de services, des bons coups ou pour des règles de santé-sécurité au travail, soulignant également les journées sans accident, ajoute-t-il.
Malgré toute cette évolution, certaines choses n’ont pas changé et ce sont les valeurs de l’entreprise soit la fierté, la qualité, le travail, l’esprit d’équipe, le plaisir et le respect au travail. Ces valeurs sont partagées par tous les membres de l’équipe, d’exprimer M. Lussier. À preuve, un faible taux de roulement du personnel. « L’an passé, on a fêté trois personnes qui ont eu 20 ans d’ancienneté et cette année, on va en fêter deux autres qui ont aussi 20 ans. On a plusieurs 15, 12 et 10 ans », de souligner M. Maher.
Bien que l’ensemble de ses clients se trouvent au Québec, l’entreprise locale rayonne à l’échelle du Canada, des États-Unis et même en Europe. Certains clients desservis ont des succursales à l’extérieur de la province et du pays, expliquant le grand rayonnement.

L’avenir
Préparer l’avenir est constamment à l’ordre du jour chez Créations Jade. Bien qu’on aime le contact humain, l’équipe est à développer la boutique en ligne et notamment le site Web pour le rendre transactionnel. Ce volet pourrait se développer de différentes façons, de laisser entendre M. Maher. Si le passé est garant de l’avenir, la direction et l’équipe de Créations Jade travaillent pour qu’il soit prometteur. L’entreprise compte présentement sur quelque 23 employés, efficaces et multidisciplinaires, aux dires des membres de la direction.

Année record pour le CLD en termes de dossiers traités

Le président du CLD et préfet, Robert Roy, est fier de la dernière année, malgré le contexte difficile de la pandémie.

Pour plusieurs, l’année 2020 a été marquée par de grands bouleversements, de nombreux changements et beaucoup d’incertitude. Pour sa part, l’équipe du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François semble avoir livré la marchandise du côté des services aux entreprises en apportant une aide financière dans 39 dossiers, pour des investissements totalisant 2,75 M$, permettant de créer ou maintenir 215 emplois.
Il s’agit d’une année record, en termes de dossiers, d’émettre le préfet de la MRC et président de l’organisme, Robert Roy, lors de la deuxième assemblée générale virtuelle à laquelle participaient plus d’une trentaine de personnes.

Plusieurs dossiers, explique M. Roy, étaient reliés aux différents fonds d’urgence mis en place en raison de la COVID-19. Cette aide s’est avérée essentielle pour plusieurs entreprises, ajoute-t-il. Le CLD est également intervenu en apportant une aide technique dans 92 dossiers d’entreprises. Ces projets d’affaires se sont déployés dans 10 des 14 municipalités du territoire.

En termes d’investissement, c’est La Patrie qui arrive en tête de liste avec deux dossiers pour un total de 774 000 $ contribuant à créer ou maintenir 23 emplois, suivie de Cookshire-Eaton avec 8 pour 645 000 $ pour la création ou le maintien de 71 emplois et East Angus avec 10 dossiers pour un investissement global de 557 404 $ touchant la création ou le maintien de 61 emplois. Ascot Corner a vu la réalisation de 5 dossiers pour un investissement total de 401 108 $ permettant la création ou le maintien de 22 emplois tandis que Chartierville bénéficiait de l’aide du CLD dans 3 dossiers pour 121 000 $ avec 11 emplois touchés. La municipalité de Dudswell a obtenu de l’appui dans deux dossiers pour 90 000 $ tandis que Westbury recevait de l’aide dans 3 dossiers pour 85 000 $ touchant 17 emplois. La municipalité de Weedon obtenait de l’aide dans 4 dossiers pour 57 400 $ affectant 5 emplois tandis que Bury bénéficiait de l’appui de l’organisme de développement dans 1 dossier pour 7 500 $ permettant la création ou le maintien de 2 emplois. La participation financière du CLD pour toutes ces réalisations s’élève à 680 360 $. Chaque dollar investi par l’organisme contribue à un effet de levier suscitant 3,04 $ des entreprises.
PALÉE
Quant aux projets collectifs inscrits à l’intérieur du Plan d’action local pour l’économie et l’emploi (PALÉE), les projets de Valoris et du vol commercial à l’aéroport de Sherbrooke ont mobilisé beaucoup d’énergie et s’inscrivent dans une bonne progression, d’indiquer M. Roy. Au chapitre touristique, il ajoute que « le circuit des sheds panoramiques a été lancé l’été dernier et s’annonce déjà comme un produit d’appel touristique majeur pour notre MRC. Du côté du parc régional du Marécage-des-Scots, 2020 a aussi été une année record au niveau de l’achalandage; différentes promotions auront contribué à attirer de nombreux visiteurs et faire connaître la partie est de notre MRC. Et le projet de prolongement de la piste vers Lingwick avance bien, grâce entre autres à la grande collaboration de la compagnie Domtar. » M. Roy note la progression de nombreux dossiers communs avec la MRC, notamment la campagne de rétention et d’attraction Ose le Haut, de même que la bonification de la structure d’accueil des nouveaux arrivants avec une nouvelle agente d’accueil et d’intégration.
Promoteurs
Comme à chaque assemblée générale annuelle, l’organisme a profité de l’occasion pour inviter trois promoteurs à présenter leur projet dans lequel le CLD a joué un rôle. Vincent Grégoire, propriétaire du Café resto Le Grégoire, à Cookshire-Eaton, a parlé du développement de son entreprise dans un contexte où la situation n’était pas facile pour le secteur de la restauration. Stéphane Tanguay, directeur général de Nature Cantons de l’Est, organisme de conservation et gestionnaire du parc écoforestier de Johnville, a parlé du projet de construction d’un pavillon d’accueil. Hugo Brunelle, président et directeur général de Palettes Perron, a parlé du projet d’aménagement de l’entreprise sur un nouveau site à Cookshire-Eaton après que cette dernière, qui était située à Sawyerville, ait été la proie des flammes en 2019.

Le président mentionne que 2020 a été témoin de plusieurs exemples de résilience, de débrouillardise et de solidarité. Il invite les municipalités et gens d’affaires à ne pas hésiter à faire appel au CLD.

Colloque sur la diversité sexuelle et de genre en ruralité

Colloque sur la diversité sexuelle et de genre en ruralité : Un intérêt qui dépasse nos frontières régionales

Jinny Mailhot, directrice de la CDC.

L’intérêt pour la 2e édition du colloque sur la diversité sexuelle et de genre en ruralité a outrepassé les frontières du Haut-Saint-François. Ils étaient plus de 45 participants de différentes régions du Québec, Sherbrooke, Bas-Saint-Laurent, Lanaudière, les Laurentides et autres à participer à la rencontre virtuelle.

L’événement était organisé par la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François avec la collaboration de cinq étudiants de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke.
Une brochette de conférenciers ont pris la parole dans le but d’informer, de sensibiliser et donner des trucs pour démystifier, aider et outiller l’ensemble des participants sur la diversité sexuelle et de genre.
Séré Beauchesne-Lévesque, conférencier, intervenant et auteur, a fondé le Groupe d’action trans de l’Université de Sherbrooke en 2016, ce qui a amené à la création de l’organisme TransEstrie en 2020. Coordonnateur de l’organisme et intervenant au programme Pose ta question ! d’AlterHéros, iel se concentre également sur le développement de services pour les personnes trans et non binaires en dehors des grands centres urbains. L’invité a profité du temps qui lui était accordé pour décortiquer chacune des lettres de l’acronyme 2SLGBTQIANBP. Séré Beauchesne-Lévesque mentionne que « la diversité a toujours été là, ce n’est pas nouveau, sauf qu’elle a été réglementée. » Selon iel, le genre ne se limite pas à homme ou femme, il y en aurait au moins 47. Enseignante au Cégep de Sherbrooke et militante pour les droits des personnes des minorités sexuelles et de genre et impliquée au sein du comité confédéral LGBT+ de la CSN, Dominique Dubuc siège également à la Table nationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie des réseaux de l’éducation. Elle est aussi formatrice pour la Coalition des familles LGBTQ+. Mme Dubuc a présenté aux participants divers outils disponibles sur le site web de la CFLGBT+ pour créer des pratiques et des environnements plus inclusifs des familles, des jeunes et des personnes LGBTQ+. Elle en a présenté plusieurs pour le personnel administratif, enseignant, de soutien et tous professionnels ou toutes professionnelles intervenants de loin ou de près auprès des familles des jeunes LGBT+. La conférencière a mis de l’avant des mises en situation afin de présenter les outils pouvant venir en aide et elle a expliqué comment se les procurer. Elle ajoute que de la formation est disponible pour outiller les organismes à accueillir les personnes LGBTQ+.

Jorge Flores-Aranda, professeur à l’école de travail social de l’Université du Québec à Montréal et professeur associé au département des sciences de la santé communautaire de l’Université de Sherbrooke et chercheur régulier à l’Institut universitaire sur les dépendances, au regroupement Recherche et intervention sur les substances psychoactives Québec (RISQ) et au Centre de recherche Charles-Le Moyne sur les innovations en santé, a traité de comment intervenir auprès des personnes de la diversité sexuelle et de genre. Il souligne qu’en raison, entre autres, de la discrimination et de la stigmatisation dont elles sont l’objet, certaines des personnes de la communauté LGBTQ+ sont confrontées à des problématiques sociales diverses comme la consommation de substances psychoactives, de troubles de santé mentale, suicide et bien d’autres. Une compréhension globale de la situation des personnes de la diversité sexuelle et de genre, explique-t-il, exige de tenir compte des différents facteurs d’oppression auxquelles elles sont confrontées et la nécessité de développer des interventions adaptées pour contrer ceux-ci. Les interventions anti-oppressives visant des changements à la base des structures d’oppression sont prometteuses quant à sa capacité de transformer les pratiques et les relations sociales qui influencent la santé des personnes de la diversité sexuelle et de genre, précise-t-il.

Outre les conférenciers, trois personnes ont présenté leur organisme et les services offerts, dont Rebecca Janson, directrice générale du GRIS Estrie, voué à la défense de droit des personnes de la communauté LGBTQ+. Noé Larose, coordonnataire de l’intervention à TransEstrie, explique comment l’organisme peut soutenir les communautés trans et non binaires de l’Estrie tout en assurant que leurs services soient adaptés à leur réalité. Vee Langlois s’active pour la communauté LGBTQ+ de notre territoire, a décrit le Centre de femmes du Haut-Saint-François La Passerelle. Iel indique que le centre accueille les femmes cis et trans, les personnes non binaires, Queer et en questionnement sur leur identitaire de genre. Julie Blackburn travaille et milite au sein de la communauté LGBTQ. Elle a collaboré à la mise sur pied de différents services et organismes en plus d’œuvrer à la mise sur pied du Magazine Sapho afin de lutter contre la lesbophobie et la biphobie et la mise en place d’un centre de femmes dans la région de Portneuf. Depuis son arrivée en Estrie, elle collabore avec l’équipe bénévole de Fierté Sherbrooke Pride à la consolidation de l’organisme.

Jinny Mailhot, directrice de la CDC, est surprise et satisfaite de la participation virtuelle des gens. Elle rappelle que l’objectif était de visibiliser la communauté LGBTQ dans le Haut-Saint-François et de s’assurer de transmettre de l’information aux intervenants œuvrant auprès de la communauté. « Dans ce sens-là, on a atteint notre objectif. On est allé même au-delà parce qu’il y avait des gens de l’extérieur. » Mme Mailhot parle déjà d’une troisième édition qu’elle souhaiterait dans deux ans. « La formule est gagnante, ça se passe bien », complète-t-elle.

valoris

Agrandissement du site d’enfouissement à Bury : Plusieurs craintes et une confiance mitigée

L’ensemble des intervenants ont manifesté plusieurs craintes quant aux mesures d’atténuation concernant l’agrandissement du site d’enfouissement à Bury.

Le projet d’agrandissement du lieu d’enfouissement technique (LET) exploité par Valoris, à Bury, suscite bien des craintes et de la méfiance de l’ensemble des 11 personnes et organismes, qui ont déposé un mémoire au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, lors de la deuxième partie de la commission d’enquête tenue au début du mois.
Tous avaient des motifs d’être craintifs envers les engagements de Valoris. Le Conseil régional en environnement de l’Estrie et le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets voient le projet comme un mal nécessaire qui doit être réglementé et surveillé de près. D’ailleurs, on y propose une foule de recommandations.
Réticence
Pour les instances agricoles comme l’UPA de l’Estrie et le Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François, la confiance n’y est tout simplement pas et on craint pour l’avenir des terres agricoles. Ce sentiment est également partagé par les citoyens qui ont déposé un mémoire.
Les deux organismes de l’UPA ont présenté conjointement un mémoire dans lequel ils font part de leurs inquiétudes communes. On y rappelle que le Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François représente 844 producteurs agricoles, soit 492 entreprises agricoles pour des revenus annuels d’environ 86 M$ et 446 producteurs forestiers pour un actif qui génère des revenus annuels de 9 M$. Dans un rayon de 3,5 km du lieu d’enfouissement technique de Bury, on compte une dizaine de producteurs agricoles. Les principales productions sont des fermes laitières et des fermes de bovins de boucherie. « À l’échelle de la province comme à l’échelle régionale, c’est un constat d’échec quant à la réduction des déchets. À Bury, c’est le territoire agricole qui va en faire les frais avec des pertes de superficies. » Les producteurs sont inquiets quant à une potentielle contamination des eaux souterraines. On craint également que l’écoulement des eaux de surface dans le secteur puisse avoir un impact négatif sur le régime hydrique des deux ruisseaux qui sont situés à proximité du LET soit les ruisseaux Bégin et Bury. Ils expriment aussi leurs inquiétudes quant à de possibles contaminations des cours d’eau (ruisseau Bégin et rivière Saint-François) par des eaux de lixiviat traitées non adéquatement. Ils appuient leurs craintes sur le fait que Valoris a été condamné en 2020 pour des rejets de substances nocives compromettant la vie des poissons entre 2014 et 2016. À cela s’ajoute la problématique des goélands. « Les goélands viennent dans les champs et sont particulièrement présents lors des récoltes et entraînent des problématiques de salubrité dans les fourrages et les céréales qui peuvent potentiellement nuire au bétail. » On reconnaît que Valoris fait des efforts, mais cela s’avère insuffisant et ne fait que déplacer le problème des goélands vers d’autres terres agricoles. Même s’ils ne sont pas situés dans la direction des vents dominants, les producteurs mentionnent sentir des odeurs nauséabondes à l’occasion. Les syndicats agricoles demandent donc au BAPE que les mesures de protection requises soient en place et qu’un suivi rigoureux de celles-ci soit exigé pour éviter les problématiques post-agrandissement.
Une menace
Copropriétaire d’une ferme laitière de troisième génération à Bury, Lynne Martel-Bégin se présente à titre personnel et comme porte-parole d’un regroupement de sept autres producteurs agricoles du secteur. Tous se prononcent contre le projet d’agrandissement qui constitue, selon eux, une menace sur la qualité de l’eau et par conséquent sur leurs terres agricoles. « Si l’eau souterraine est contaminée, c’est la fin de nos entreprises », insiste Mme Martel-Bégin. D’ailleurs, elle dénonce la situation du ruisseau Bégin et des rejets de lixiviat qui traverse les terres de sa propriété. Elle rappelle que Valoris a été condamné en 2020 à payer une amende de 500 000 $ pour le déversement de lixiviat dans ce ruisseau. « En 2010, déplore-t-elle, avec la création de la Régie et son plan d’affaires, on nous promettait une réduction de l’enfouissement et une valorisation de plus ou moins 60 % du tonnage et la construction d’un centre de tri pour valoriser. Malheureusement, l’état réel du projet est bien différent. Si on avait fait tout ce qui avait été dit, on ne se retrouverait pas aujourd’hui avec un LET et ses cellules pleines. À la lumière de ce qui s’est passé, vous comprendrez que nous sommes inquiets et méfiants. En conséquence, nous nous opposons à ce projet, car cela pourrait mettre en péril nos entreprises, s’il y a plus d’eau potable. »
Voisinage
M. Cédric Bourgeois, qui a pris la parole au nom de son père résidant dans le voisinage du LET depuis plus de 40 ans, a partagé des enjeux comme la diminution des valeurs des propriétés, la pollution visuelle, la problématique d’odeurs, le bruit et respect de l’environnement. Il propose que Valoris s’engage dans une démarche formelle de médiation pour s’assurer d’une’intégration harmonieuse avec le paysage, que la problématique des odeurs soit considérée dans une problématique de cohabitation et de droit québécois et canadien à vivre dans un environnement sans nuisance et non dans une perspective réglementaire. Il propose également un mécanisme statutaire de partage des revenus avec la municipalité de Bury. M. Bourgeois est d’avis que le projet devrait être autorisé pour une période maximale de 10 ans « pour ne pas lui donner, à Valoris, un droit acquis à polluer l’environnement. »
Propriétaires d’une demeure dans le secteur depuis une dizaine d’années, Nicole Cadieux et Gilles Turcotte ont participé aux rencontres de consultation citoyennes organisées par les responsables de Valoris. « Nous y avons été bien informés, nous avons pris connaissance de leurs ambitions louables de valoriser les matières résiduelles afin de réduire l’enfouissement et de toutes les mesures qu’ils veulent prendre pour protéger l’environnement. Mais nous n’avons pas été convaincus. Qui veut d’un immense site de déchets près de chez soi ? » Le couple demande au BAPE de bien analyser les conséquences de cet immense projet quant aux voisins incommodés par les odeurs, les montagnes de déchets visibles, la baisse de la valeur des propriétés, les risques pour la nappe phréatique et le ruisseau, le déboisement et le milieu humide affecté.
Citoyens
Monique Scholz, citoyenne de Hampden, lance un cri d’alerte à toute la population qu’elle invite à multiplier les efforts pour réduire à la source et détourner le maximum de matières de l’enfouissement. « Les cellules du LET ont enfoui bien plus que ce pourquoi elles sont conçues. Les conséquences sont que le site s’est rempli trop rapidement, on a écourté sa durée de vie. C’est inacceptable qu’en 2021, 40 % de ce qui est enfoui dans une cellule de LET pourrait être composté à la place. » Mme Scholz croit qu’il est nécessaire d’améliorer le tri en amont « pour que Valoris ne reçoive pas des putrescibles avec les bacs noirs. On devrait rendre les bacs bruns obligatoires pour tous. » Mme Scholz dit sympathiser avec les voisins du site d’enfouissement et croit qu’une expropriation ou dédommagement financier serait approprié.
Martin Gagnon, consultant en environnement, rappelle qu’à l’époque, l’idée d’inclure un centre de tri à même le lieu d’enfouissement était bonne et l’est toujours, dans la mesure qu’on puisse remettre en marche les différentes lignes de tri. Faire appel au secteur privé pour valoriser les ressources et leur donner une valeur ajoutée serait également une bonne façon de faire. Il manque très peu de choses pour rendre le site efficace, estime M. Gagnon. Il souhaite également que les municipalités mettent en place des programmes de sensibilisation et formation auprès de la population pour l’inciter à réduire à la source les déchets et mieux trier les résidus.
Waban-Aki
Au total, 11 mémoires ont été déposés dont celui du Grand conseil de la Nation Waban-Aki, déplorant que la nation n’ait pas été consultée depuis le dépôt du projet en 2016 et l’étude d’impact en 2020. « On ne retrouve aucune information sur la Nation dans l’étude d’impact ni dans les documents gouvernementaux. Pourtant, le projet est situé au cœur du Ndakina (territoire de la Nation) et des W8banakiak pratiquent des activités traditionnelles en Estrie. De même, on retrouve plusieurs sites archéologiques dans la région. »
L’audience publique de la commission d’enquête s’est complétée au terme de la soirée du 12 avril dernier. La commission, qui a uniquement un pouvoir de recommandation, rappelle la présidente, Marie-Hélène Gauthier, a jusqu’à la mi-juillet pour déposer son rapport au ministre de l’Environnement, Benoit Charrette. Celui-ci disposera de 15 jours pour le rendre public. La décision d’autoriser ou non l’agrandissement reviendra au conseil des ministres.

Bury rue Main

Un individu bruyant à Bury : Des voisines demandent à la municipalité d’intervenir

L’accumulation de véhicules, le bruit des réparations mécanique et l’achalandage incommodent les voisines qui demandent à la municipalité d’intervenir et de faire respecter la réglementation municipale.

Deux voisines de la rue Main à Bury sont exaspérées de leur voisin, situé en retrait entre leurs résidences. Selon elles, ce dernier effectuerait la vente, l’entretien automobile et causerait du bruit en plus de provoquer un achalandage dans une zone qui ne permet pas ce genre d’activité.
Les propriétaires, Nancy Desbiens et Beverly Gray, ont adressé plusieurs plaintes auprès de la municipalité pour ces activités qui affectent leur quiétude. Elles s’interrogent sur la volonté de la municipalité à régler, ce qu’elles estiment être un problème. Le maire de Bury, Walter Dougherty, insiste « On a pris la chose au sérieux. Ce n’est pas vrai qu’on n’a rien fait. On a envoyé deux avis. »

La résidence qui cause litige est la propriété de Diane Veilleux. La demeure serait en location à un individu qui effectuerait le genre de commerce dont se plaignent les voisines. Selon les plaignantes, le locataire serait actif principalement les fins de semaine. « À partir du vendredi, les autos s’entassent, le monde vient essayer les autos, c’est bruyant. » Comme l’Hôtel de Ville est fermé les fins de semaine, il est difficile pour les autorités municipales de constater sur place, d’exprimer les dames. Elles ajoutent que la cour restreinte du locataire fait en sorte qu’il empiéterait une partie du terrain de Mme Gray, causant des dommages particulièrement en période de dégel printanier.

Mme Gray, qui a fait l’acquisition de la résidence, juste à côté du locateur, s’apprête à emménager dans sa nouvelle maison. « Moi, je déménage et je ne veux pas rester à côté d’un garage, une vente d’autos et avoir du va-et-vient ou quoi que ce soit. Sa cour est pleine, il passe sur mon gazon, il brise mon gazon. On revient ici à Bury pour avoir la paix. » L’entrée du locataire se retrouve entre les deux résidences, mais la forme du terrain fait comme un « L », se retrouvant en partie derrière la résidence de Mme Gray. Cette dernière a installé des piquets pour démarquer les limites de son terrain.
Mme Desbiens demeure à Bury depuis cinq ans. Elle constate également les activités de son voisin, arrivé l’été dernier. Elle dit avoir adressé au moins quatre plaintes auprès de la municipalité. Elle se plaint du va-et-vient de gens qui viennent voir et essayer des véhicules d’occasion. Elle ajoute être victime d’intimidation dans le sens où l’hiver, le voisin empiéterait dans sa cour avec ses véhicules. « On ne se sent pas en sécurité, pas du tout. Il y a toujours plein de monde, de gens qui viennent voir ces autos-là. » Mme Desbiens mentionne avoir porté plainte auprès de la Sûreté du Québec, et ce particulièrement en période de confinement. Les policiers auraient donné un avertissement, explique-t-elle. « On vient ici pour avoir la paix. La municipalité ne nous aide pas. On a menacé de ne pas payer nos taxes. On est sur le bord de penser à vendre », laisse-t-elle tomber en signe de dépit. Le maire Dougherty affirme que la municipalité est active dans le dossier. Il confirme que le secteur est résidentiel, donc ne permet pas ce genre de pratique. « On a donné un avertissement », précise-t-il. La municipalité est allée plus loin en adressant deux avis d’infraction en vertu du règlement 414-2019 Règlement relatif aux nuisances et régissant certaines activités économiques. Cependant, le maire n’était pas en mesure de préciser s’il y avait plusieurs articles en faute. Les avis, explique-t-il, sont adressés par courrier recommandé et le destinataire dispose de 15 jours, sinon l’avis est retourné à l’expéditeur. Ayant obtenu le retour du premier avis, la municipalité en a adressé un second. Au moment d’écrire ces lignes, la semaine dernière, la municipalité n’avait pas reçu de retour de l’avis.
Étapes
Dans l’hypothèse où l’avis serait retourné à la municipalité, le maire mentionne qu’elle se tournera vers la cour municipale. La responsabilité revient à l’inspecteur municipal de monter le dossier et le déposer en Cour municipale. Le procureur établira s’il y a matière à poursuite et établira le constat d’infraction qui sera transmis à la défenderesse. Elle disposera de 30 jours pour contester et demander un procès devant la cour municipale ou acquitter le montant de l’infraction et reconnaître sa culpabilité. Mentionnons que le dossier peut contenir plusieurs constats d’infraction en lien avec les articles retenus.

Malheureusement, le journal a tenté de joindre la propriétaire de la résidence en question, Diane Veilleux. Nous n’avions reçu aucun retour d’appel au moment d’écrire ces lignes.

Manifestation enseignants de l'Estrie

Les enseignants sortent dans la rue

L’ensemble des enseignants et enseignantes de l’école Saint-Camille à Cookshire se retrouvaient sur la ligne de piquetage au matin du 14 avril dernier.

À l’instar des autres centres de services scolaires de la région de Sherbrooke, les enseignants du CSS du Haut-Saint-François ont participé à la grève qui s’est terminée à 9 h 30, le 14 avril dernier. L’objectif était de faire avancer les discussions qui n’ont pas donné de résultats satisfaisants aux tables de négociations, peut-on lire dans un communiqué du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie-CSQ (SEE-CSQ).

« Les enseignants, exaspérés, épuisés et à bout de ressources, veulent exprimer leur ras-le-bol, mais ils ont voulu limiter les conséquences sur les élèves, tout en faisant pression sur les administrations scolaires. Nous voulons maintenant que le gouvernement entende le cri du cœur des enseignantes et des enseignants. Ils ont besoin d’une démonstration claire qu’il les soutient et les reconnaît dans leur tâche, parce qu’ils n’en peuvent plus de tenir l’école à bout de bras. Il faut que le gouvernement passe de la parole aux actes » a fait savoir par voie de communiqué de presse Richard Bergevin, président du SEE-CSQ.

« On est à bout, on donne beaucoup, on est essoufflé et en temps de pandémie, on nous en demande toujours plus, on doit s’adapter rapidement, on a appris de nouvelles technologies en deux, trois mois », d’exprimer Marie-Claude Audet, enseignante de 3e et 4e année à l’école Saint-Camille de Cookshire. L’enseignante ajoute que la charge de travail s’est alourdie au fil des années et que les enseignants ne sont pas reconnus à leur juste valeur par le gouvernement.

actualite

Saint-Isidore-de-Clifton dispose maintenant d’une eau potable aux normes

Les quelque 125 résidences du périmètre urbain de Saint-Isidore-de-Clifton disposeront sous peu d’une eau potable respectant la norme de concentration d’arsenic. Une subvention globale de 1,8 M$ du gouvernement du Québec a permis à la municipalité d’effectuer les travaux nécessaires.

C’est le député de Mégantic, François Jacques, qui a récemment fait l’annonce de l’aide financière au nom de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Mme Andrée Laforest.
Le projet, amorcé en août 2020, vise la mise aux normes de l’installation de production de l’eau potable de la municipalité dans le but de respecter la norme sur la concentration de l’arsenic du Règlement sur la qualité de l’eau potable. Les travaux qui doivent se terminer dans quelques jours comprennent notamment l’agrandissement du bâtiment de service permettant d’offrir l’espace nécessaire aux nouveaux équipements de traitement de l’eau potable. Ainsi a été installé un système de filtration permettant de diminuer la concentration d’arsenic dans l’eau, des systèmes de traitement des eaux de lavage du procédé de traitement de l’eau potable et des équipements de suivi en continu de la qualité de l’eau. Environ 250 personnes bénéficieront de ce projet.

Une première aide financière de 549 667 $ a été accordée pour ce projet dans le cadre du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités. À cette aide s’est ajoutée une somme de 1 242 936 $ provenant également du même programme d’infrastructures municipales d’eau (PRIMEAU).
«  Investir dans les infrastructures municipales, c’est aussi investir dans un avenir meilleur pour toute la population. C’est 1,8 M$ que notre gouvernement investit aujourd’hui à Saint-Isidore-de-Clifton pour favoriser l’accès à une eau potable répondant aux standards de qualité pour la création de milieux de vie agréables et durables », d’exprimer la ministre Andrée Laforest.

«  Aujourd’hui, nous lançons un projet longtemps espéré à Saint-Isidore-de-Clifton. À titre de député, je partage la fierté des nombreuses personnes qui se sont relayées pour la mise en œuvre de ces travaux d’envergure. Je suis heureux d’annoncer que la municipalité sera dotée d’une infrastructure de traitement de l’eau potable modernisée, au bénéfice de la santé de tous ses citoyens », d’ajouter le député, François Jacques.

« Grâce à cette généreuse aide financière, nous pouvons concrétiser un projet très attendu de notre communauté. En plus de permettre un retour à la conformité et de réduire les avis d’ébullition, cette usine à la fine pointe garantira une eau potable de qualité à toute notre communauté pour les décennies à venir », de préciser le maire, Yann Vallières. Mentionnons qu’outre l’arsenic, les travaux concernaient également la mise aux normes du fer et du manganèse dans l’eau.
Si tout va bien, les autorités municipales prévoient mettre la nouvelle usine en marche le 4 mai prochain.

etang cloutier cookshire-Eaton

Projet de l’étang Cloutier : Inauguration en mai

Un chalet avec les services d’usages sera accessible pour les usagers.

Malgré la pandémie, les travaux marquant le projet bigénérationnel quatre saisons du parc de l’étang Cloutier sont pratiquement complétés et si la situation le permet, les intervenants aimeraient procéder à l’inauguration au cours du mois de mai.

Annoncé en 2019, le projet aura pris deux ans à se réaliser. Un investissement de près de 200 000 $ dont une subvention de 115 000 $ provenant du Fonds de développement du territoire (FDT) de la MRC du Haut-Saint-François a permis plusieurs améliorations au site. La municipalité a procédé à l’installation d’un chalet quatre saisons, l’achat de deux pédalos et de quatre kayaks (deux pour enfants et deux pour adultes). On procédera à l’installation de tables à pique-nique. On rafraîchira également le jeu de galet. Le terrain de volley-ball est pratiquement complété.

Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, rappelle qu’il s’agit d’un projet bigénérationnel. La municipalité fournit les infrastructures et équipements tandis que la FADOQ assumera la gestion du parc et la location des embarcations.

Comme mentionné, le parc aura une vocation quatre saisons. On prévoit, en hiver, dégager une partie de l’étang pour y pratiquer le patinage. Des vérifications ont été effectuées, en période hivernale, pour s’assurer de l’épaisseur de la glace afin de pratiquer ce loisir en toute sécurité. On désire également y aménager des sentiers pédestres. Rappelons que le parc dispose d’une superficie de 80 acres, propriété de la municipalité de Cookshire-Eaton.

L’accessibilité au parc, situé au bout de la rue Macdonald dans le secteur Cookshire, sera gratuite sauf pour la location d’embarcation. Les intervenants sont à préparer la plage horaire pour les usagers.

gestion des gros rebuts cookshire-eaton

La révision de la gestion des matières résiduelles : Cause certains grincements de dents

Le remplacement de la collecte des gros rebuts par les écocentres cause des grincements de dents chez certains contribuables.

La municipalité de Cookshire-Eaton a avisé ses citoyens et entreprises qu’elle procédait à une révision complète de sa gestion des matières résiduelles. Parmi les mesures envisagées, celle de remplacer la collecte des gros rebuts en mai par un écocentre mobile fait réagir les contribuables.
La municipalité prévoit offrir des écocentres mobiles deux fois par année dans chaque secteur Cookshire, Sawyerville et Johnville. Ce service remplacera les collectes de gros rebuts habituelles. On soutient que cette façon de faire permet de revaloriser les matières à son maximum plutôt que d’être enfouies lors de la collecte de gros rebuts.
Cette nouvelle façon de faire force les citoyens à se déplacer dans un des trois écocentres mobiles qui sera situé à la salle Guy-Veilleux pour le secteur Cookshire le 15 mai, à l’église Sawyerville le 22 mai pour les résidents de ce secteur ainsi qu’au centre communautaire de Johnville le 29 mai prochain.

Les citoyens ont envahi les médias sociaux pour faire part de leur mécontentement. Parmi les remarques, on pouvait lire que l’horaire des écocentres ne convenait pas pour certains travailleurs, d’autres prétendaient devoir louer une remorque pour y acheminer le matériel tandis que certains mentionnaient payer suffisamment de taxes pour maintenir le service de cueillette.

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, admet avoir été surprise de la réaction des gens. L’objectif, explique-t-elle, est de sensibiliser les citoyens à la récupération, à la revalorisation. Plusieurs conteneurs pour différents objets se retrouveront dans l’écocentre mobile, d’expliquer la mairesse. Une deuxième collecte est également prévue de la même façon par écocentre les 9, 16 et 23 octobre aux mêmes endroits dans les secteurs Cookshire, Sawyerville et Johnville.

Toutefois, il y aura tout de même une collecte de gros rebuts la semaine du 12 juillet. Cependant, elle se fera sur rendez-vous. Les résidents devront s’inscrire à partir du lien qui sera partagé sur le site internet et sur la page Facebook de la municipalité ou en composant le 819 560-8587, poste 2321. La date limite pour s’inscrire est le 8 juillet. La collecte se fera essentiellement pour les personnes inscrites. Mme Lapointe ajoute que la municipalité travaille également sur l’implantation d’une collecte de plastiques agricoles pour 2021.

Dans la foulée de revoir les méthodes de gestion de ses matières résiduelles, la municipalité adhère au Mouvement J’y participe! Cette initiative vise à inciter les citoyens, les associations et les industries, commerces et institutions à améliorer leur tri à la source afin de diminuer l’enfouissement des matières résiduelles. Au mouvement s’ajoutera une patrouille verte composée d’étudiants dont le mandat sera de sensibiliser la population à l’importance du tri des matières résiduelles et encore plus.
La municipalité souligne que la récupération des matières recyclables et valorisables permet non seulement de réduire la quantité de déchets enfouis, mais elle réduit le coût de l’enlèvement des déchets domestiques. Mme Lapointe précise que l’implantation des bacs bruns a permis de réaliser des économies de 24 000 $. « C’est 60 $ la tonne plutôt que 246 $ pour l’enfouissement. Ça paraît, puis on a juste commencé en avril de l’an passé. »

piste cyclable cookshire-eaton

Projet de piste cyclable Sawyerville-St-Isidore-de-Clifton : Complété l’automne prochain

La piste cyclable reliant le secteur Sawyerville à Saint-Isidore-de-Clifton devrait être complétée pour l’automne prochain.

Le projet de piste cyclable reliant le secteur Sawyerville à la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton devrait se compléter au cours des prochains mois et les adeptes pourraient utiliser le tronçon de 13 kilomètres dès l’automne prochain, si tout va bien.

Pour l’instant, 2,3 km sont complétés de la piste qui prévoit 13 km. La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, mentionne qu’il reste encore quelques ententes à compléter avec des propriétaires concernant les droits de passage sur l’ancienne voie ferrée du Canadien Pacifique. La piste cyclable s’étendra du bout du chemin de la Station à Sawyerville jusqu’à proximité de la Scierie Labranche à Saint-Isidore-de-Clifton.
Le projet nécessitera un investissement approximatif de 30 000 $. La municipalité de Cookshire-Eaton a obtenu une aide financière de 10 000 $ du Fonds de développement territorial (FDT) de la MRC du Haut-Saint-François.

Sawyerville/Cookshire
Mme Lapointe ajoute qu’une deuxième phase est prévue. Les autorités municipales souhaiteraient entamer en 2022 un deuxième tronçon qui relierait le secteur Sawyerville à celui de Cookshire, toujours en utilisant la voie ferrée désaffectée. Pour la mairesse, le projet constitue un élément attractif notamment pour les jeunes familles. « Quand les gens qui viennent s’établir ici demandent c’est quoi vous avez à Cookshire-Eaton en loisir ? On a bien des choses pour les familles, terrain de soccer, l’étang Cloutier, mais en temps de COVID, la bicyclette est bien populaire et on n’a pas le choix, faut s’en aller là », de compléter Mme Lapointe.

developpement johnville estrie québec

Développement domiciliaire à Johnville : On se prépare pour 2022

Ça ne sera vraisemblablement pas avant le printemps 2022 que l’eau potable sera amenée au secteur du chemin Gendron.

Maintenant que la nouvelle station de traitement des eaux est complétée à Johnville, la municipalité poursuit les efforts pour amener l’eau potable jusqu’au chemin Gendron en préparation du développement domiciliaire, prévu vraisemblablement pour 2022.

La démarche marque, pour ainsi dire, la première phase du projet de développement domiciliaire d’une quarantaine de résidences réparties dans deux secteurs, celui du chemin Gendron et éventuellement celui derrière le nouveau centre communautaire.

La source d’alimentation provient du parc écoforestier de Johnville. Il s’agit de l’endroit même où la municipalité de Lennoxville s’approvisionnait autrefois. Présentement, d’expliquer la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, on est à forer le puits de captage qui permettra de déterminer la caractérisation de l’eau et identifier ce qui devra être traité. Les résultats obtenus permettront de déterminer le coût final du projet, précise-t-elle. Parmi les travaux à effectuer, on prévoit affecter un montant pour le barrage et l’aménagement de l’ancienne station ainsi que la conduite qui s’étalerait sur la distance de 1 km. En tenant compte des diverses autorisations, dont le ministère de l’Environnement, le processus d’appel d’offres, il semble réaliste d’entrevoir la fin des travaux vers le printemps 2022, de laisser entendre le directeur général de la municipalité, Martin Tremblay.

La municipalité prévoit mettre en vente une vingtaine de lots dans le secteur du chemin Gendron et autant dans celui du centre communautaire. Toutefois, les autorités municipales n’avaient pas encore déterminé la façon de faire, soit attribuer le contrat à un agent d’immeuble ou procéder à l’interne.

LGBTQ+

2e colloque sur la diversité sexuelle et de genre en ruralité et un Underground du colloque

Le deuxième colloque sur la diversité sexuelle et de genre en ruralité se déroulera le 23 avril et suivra le 27 l’Underground du colloque pour la communauté LGBTQ+.

Un deuxième colloque sur la diversité sexuelle et de genre en ruralité se déroulera le 23 avril prochain sur la plateforme Zoom. Elle sera suivie quatre jours plus tard, le 27 avril, de l’Underground du colloque pour la communauté LGBTQ+.

La première activité, offerte gratuitement à tous, est organisée par la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François avec la collaboration de cinq étudiants et étudiantes de deuxième année du doctorat en médecine de l’Université de Sherbrooke.
Rappelons que la première édition s’était déroulée à la Ruée vers Gould en 2016 et avait fait salle comble avec 70 participants. Forts de ce succès, les responsables ont saisi l’opportunité de s’associer avec les étudiants en médecine de l’Université de Sherbrooke dans le cadre de l’un de leurs projets de formation pour tenir une deuxième édition.

L’objectif du colloque s’inscrit dans la même foulée que le premier, soit de permettre aux intervenants et intervenantes du milieu scolaire, de la santé, des services sociaux, communautaires et autres qu’ils découvrent des outils et développent des sensibilités face à la diversité sexuelle et de genre dans leur intervention, explique Jinny Mailhot, directrice de la CDC du Haut-Saint-François. Elle ajoute néanmoins que les conférences sont accessibles au grand public.

Puisque le colloque se déroulera en mode virtuel, il est difficile pour les responsables de fixer un nombre de participants. « Nos attentes, c’est de dire qu’au moins, les personnes qui vont assister, ressortent avec un bon bagage, par la suite d’ouverture face à la diversité sexuelle et de genre », d’exprimer la directrice générale de la CDC.

Conférences
Au menu de cette journée qui débutera dès 9 h figurent quatre conférences de 45 minutes avec une période de questions de 15 minutes. La première sera une présentation de Séré Beauchesne-Lévesque de TransEstrie. Il sera question de bien comprendre le sens et l’utilisation des mots de la diversité sexuelle. Suivra la présentation des outils de la Coalition des familles LGBT+ par Dominique Dubuc. L’après-midi s’enchaînera dès 13 h avec la présentation des services de plusieurs organismes estriens, dont le GRIS Estrie, TransEstrie et Fierté Sherbrooke Pride ainsi qu’un organisme bien de chez nous, le Centre de femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, avec Vee Langlois. La journée se terminera par une conférence à 14 h 30 du professeur Jorge Flores Aranta, de l’Université de Sherbrooke et de l’UQAM, intitulée Comment intervenir auprès des personnes de la diversité sexuelle et de genre.

L’activité est accessible à tous. Pour y participer, les gens doivent s’inscrire pour recevoir le lien par le biais de la page Facebook de la CDC du Haut-Saint-François ou en écrivant à communications@cdc-hsf.org. Le colloque sera présidé par Sabrina Denault Lapointe, présidente de la CDC.

Concours
Par ailleurs, les personnes s’inscrivant au colloque avant le 18 avril courront la chance de gagner un des prix tirés à la fin de la journée. Les présents sont une gracieuseté de diverses entreprises locales supportant la communauté LGBTQ+ ainsi que l’événement.

Underground du colloque
De plus, une autre activité, non mixte, l’Underground du colloque, suivra le 27 avril à 17 h. L’initiative se veut un espace de discussion pour la communauté LGBT+ permettant aux personnes de s’exprimer en toute sécurité et sera animée par Vee Langlois. L’idée découle d’un groupe de discussion, non mixte, créé par le Centre de femmes La Passerelle, l’automne dernier, d’expliquer la porte-parole Vee Langlois. « On s’est aperçu que c’était un gros besoin d’avoir un espace non mixte, d’avoir des endroits où échanger, discuter. On s’est dit, il faudrait qu’il en ait plus de place de même. Ça a commencé comme ça. » Cinq personnes de la communauté LGBTQ+ du Haut-Saint-François ont convenu d’aller de l’avant, consulter les gens et avoir des discussions informelles pour commencer. Le but du colloque, explique Vee Langlois, est de nourrir les discussions, de voir quels sont les besoins dans le Haut-Saint-François, dans la ruralité pour la communauté LGBTQ+, c’est quoi les enjeux. L’initiative vise également à « déterminer qu’est-ce qu’on veut. Est-ce qu’on veut des espaces, des milieux de vie ou aller davantage dans la défense de droit ? On veut valider toutes ces choses-là et laisser un espace ouvert pour que tout le monde puisse s’exprimer, partir avec ces informations et voir si des gens seraient intéressés à contribuer plus sur le moyen, long terme. » Il s’agit d’une première étape, explique Vee Langlois, qui permettrait de consulter et voir la direction à prendre. « On n’est pas pressé, ajoute Vee Langlois, on veut prendre le temps nécessaire pour mobiliser la communauté autour de ça. » Iel (terme utilisé pour pronom neutre) admet que c’est un défi d’aller chercher les gens à participer à l’Underground du colloque et cela se fera principalement par du bouche-à-oreille. Les gens intéressés à y participer pourront le faire avec le même formulaire que pour le colloque. Cette inscription sera dirigée vers Vee Langlois qui prendra les mesures pour assurer un espace de discussion sécuritaire.

Eugène Gagné maire de Weedon

Weedon a un nouveau maire, Eugène Gagné

Le maire de Weedon, Eugène Gagné, parle d’un nouvel air au sein du conseil municipal.

C’est à l’unanimité que le conseiller et maire suppléant, Eugène Gagné, a été élu maire de Weedon. Les conseillers en ont décidé ainsi lors de la dernière séance régulière tenue le 6 avril dernier.

M. Gagné succède donc à l’ex-maire Richard Tanguay, qui avait remis officiellement sa démission le 29 mars dernier. Le directeur général par intérim, Gaétan Perron, en avait avisé les membres du conseil municipal la journée même alors qu’était prévue une séance spéciale.
Cependant, c’est à la dernière séance régulière que les élus ont convenu de ne pas tenir d’élection partielle et de nommer un nouveau maire parmi les conseillers. La loi permet ce genre d’intervention lorsque le poste est vacant à l’intérieur d’une période de 12 mois précédent l’élection générale, prévue pour novembre prochain.

Outre M. Gagné, aucun autre élu n’a rempli la déclaration de mise en candidature, le désignant automatiquement comme maire. Il a été assermenté immédiatement lors de la séance du conseil municipal. Outre ce poste, les élus ont appuyé à l’unanimité le choix de Maylis Toulouse comme maire suppléant.
M. Gagné occupait le siège de maire depuis décembre dernier et avait signifié son intérêt à poursuivre. Il n’a donc pas été surpris de la décision de ses collègues. « Ils ont vu le travail qui a été fait depuis trois mois. Il y a un changement de cap, on a du plaisir aux séances du conseil, on avance des dossiers à vitesse grand V. »

Le nouveau maire parle de changement de culture au sein de l’appareil municipal. « On met tout sur la table et c’est aux conseillers à décider. Le rôle du maire devrait être de donner l’information et laisser les conseillers décider. » Interrogé sur le style de gestion qu’il entendait exercer, «  on va faire une gestion transparente et de communication. On va être limpide, on n’a rien à cacher. À partir du moment où tu n’as rien à cacher, ça va super bien. »

M. Gagné confirme ce qu’il avait déjà confié au journal, le fait qu’il allait se présenter au poste de maire en novembre prochain. « Pour moi, c’est un bon tremplin. Ça fait trois mois, je fais mes armes et je vais continuer dans ce sens-là. À venir jusqu’à date, je m’amuse, mais je travaille fort, mais j’aime ça et j’ai l’appui du conseil, ça va super bien, je ne vois pas pourquoi je ne continuerais pas ça. »

DG
M. Gagné profite de l’occasion pour souligner que la municipalité a procédé à l’embauche du nouveau directeur général, secrétaire-trésorier. Il s’agit de Claudia Latulippe. Le maire rappelle que le mandat de sélection avait été confié à la Fédération québécoise des municipalités du Québec. Les élus ont appuyé la recommandation de l’organisme lors de la dernière séance régulière du conseil municipal. Le maire souligne que la sélection s’appuie sur un processus rigoureux. Mme Latulippe, qui est actuellement directrice générale de la municipalité de Bury, devrait entrer en fonction à Weedon vers la mi-mai.

Plusieurs personnes ont défilé à ce poste au cours des dernières années à Weedon. Interrogé à savoir s’il en serait de même pour la nouvelle directrice générale, « on souhaite qu’elle finisse sa carrière à Weedon », d’exprimer clairement le maire. « Faut que le directeur général ait les coudées franches, c’est à elle de gérer. À partir du moment où le politique se mêle de la gestion, dès là que ça commence à déraper. Le politique n’a pas l’intention de s’occuper de la gestion, on a engagé quelqu’un pour le faire », complète M. Gagné. Dans la même foulée, il ajoute que le poste de directeur des travaux publics est également comblé. « Tous nos postes sont comblés, on est en ligne avec notre plan de match qu’on s’était donné. » Le nouveau maire laisse entendre que les élus ont mis les bouchées doubles faisant passer le rythme des séances du conseil d’une par mois à 11 au cours des trois derniers mois, et ce sans compter les séances de travail. «  On a avancé des dossiers, tu n’as pas idée. Tout est en ligne, je pense que c’est un nouvel air qui s’en vient », de compléter le maire Gagné.

Église de Johnville

Vente de l’église de Johnville; Trois promoteurs intéressés

Trois promoteurs semblent désireux de déposer une offre concernant la vente de l’église Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville.

Après deux appels d’offres sans succès, voilà que la vente de l’église Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville suscite un intérêt. Trois promoteurs ont visité l’église au cours des dernières fins de semaine et pourraient déposer une proposition incessamment.

Devant cet engouement et afin de respecter les règles, la municipalité de Cookshire-Eaton lance un troisième appel d’offres. Les promoteurs disposeront du 19 avril au 6 mai, jusqu’â 11 h le matin, pour déposer leur projet.

Mario Gendron, conseiller municipal du district 2, secteur Johnville, et responsable de la vente de l’église, mentionne que des trois promoteurs, un provient de Montréal, un autre de Sherbrooke et un du Haut-Saint-François. Sans en dévoiler la teneur, M. Gendron mentionne qu’il s’agit de trois projets différents et les qualifie de sérieux. «  Il en a deux qui sont fortement viables. Le troisième, ça demande de l’exploration. Le comité va aller plus loin dans le questionnement, le plan d’affaires, on va scruter davantage. » Toutefois, les trois projets répondent aux exigences de la municipalité et pourraient être recevables, laisse entendre M. Gendron.
Le conseiller explique cet engouement soudain au contexte qui aurait changé en passant de zone rouge à orange. En début d’année, explique-t-il, « les promoteurs qui ont visité semblaient tous hésitants par rapport à la pandémie, à ce qui va se passer. » Les récents visiteurs qui ont visité l’église semblent plus optimistes et voient une lumière au bout du tunnel, note M. Gendron. «  Le discours a changé par rapport à janvier, c’est plus prometteur, mais je prends rien pour acquis. »

Dans l’hypothèse où aucun des projets ne devrait se concrétiser, la municipalité n’a pas l’intention d’abandonner pour autant et Cookshire Innovation pourrait être appelé à jouer un rôle. « Notre objectif, c’est que la bâtisse reste debout, c’est notre pièce maîtresse. Faut s’ancrer après ça pour redonner un beau milieu dans le centre du village. M. Gendron est d’avis que l’organisme de développement municipal pourrait s’impliquer au même titre qu’il l’a fait avec le projet de microbrasserie.

«  Oui, ça, c’est sûr qu’on ne laissera pas ça tomber en disant au bout d’un an, on va la démolir. » Le conseiller prévoit présenter la vision du projet lors de la prochaine réunion de Cookshire Innovation. «  On va travailler pour développer ça et peut-être ultimement lorsque ça sera développé et qu’il y aura un potentiel de business, il n’y a rien qui empêchera Cookshire Innovation de se tourner vers un promoteur privé. »

Rappelons que la municipalité s’est portée acquéreur de l’église au coût symbolique de 1 $. En procédant en appel d’offres, elle souhaite intéresser un promoteur qui voudrait instaurer un projet permettant de maintenir un lien avec la communauté. Les promoteurs intéressés doivent présenter un projet d’un montant minimum de 50 000 $. La somme payée à la ville sera remise aux soumissionnaires, excluant les dépenses encourues par la municipalité durant le processus. Toutefois, le montant devra être réinvesti dans la conservation du bâtiment et de son intégrité extérieure. Aucune proposition n’a été déposée au cours des deux appels d’offres, soit celui se terminant le 21 janvier et le 18 février. M. Gendron croit qu’il en sera différent cette fois.

Agrandissement du LET de Valoris à Bury

Agrandissement du LET de Valoris à Bury : Le BAPE entame les audiences publiques

La deuxième partie des audiences publiques du BAPE se déroulera en mode virtuelle le 12 avril prochain.

Comme prévu, la première soirée d’audience publique du BAPE sur le projet d’agrandissement du LET, exploité par Valoris à Bury, a soulevé plusieurs questions voire même des craintes quant aux véritables efforts effectués pour détourner les matières résiduelles de l’enfouissement. La durée de vie du site d’exploitation de 50 ans fait également réagir.
Bien que les interventions du public touchaient plusieurs aspects, ce sont celles qui sont revenues le plus fréquemment au cours de la première soirée d’audience virtuelle, de près de quatre heures, que tenait le BAPE le 15 mars dernier. En lever de rideau, Valoris a expliqué la nature de son projet d’agrandissement et les différentes mesures d’atténuation qu’ils entendaient prendre. Le fait d’augmenter le tonnage de 52 000 tonnes actuellement à 99 500 tonnes de matières par année a fait réagir plusieurs intervenants. « Le projet est basé sur un tonnage de 99 500 tonnes pour un total d’enfouissement de 5 millions de tonnes, ce qui équivaut à une cinquantaine d’années », d’exprimer le directeur de projets, Jean-Jacques Caron.

Les prévisions, explique-t-il, sont établies en fonction des plans de gestion des matières résiduelles des municipalités de Sherbrooke et de la MRC du Haut-Saint-François, et ce en supposant que Valoris n’ait pas les conditions et les autorisations nécessaires pour redémarrer sa ligne de tri résidentielle. « Chez Valoris, on va disposer à l’enfouissement des matières résiduelles qui sont amenées par les camions de poubelles. » Dans ce volume, explique M. Caron, on retrouve entre 15 % et 20 % de matières qui devraient normalement être mis dans le bac de recyclage. Il y a aussi une quantité variant entre 30 % à 40 % de matières organiques, principalement des déchets de table. C’est donc à peu près 50 % des matières qui sont valorisables ou recyclables.

M. Caron signale qu’il a été possible, pendant près de deux ans, lorsque la ligne de tri résidentielle fonctionnait, de séparer les matières de la récupération, le plastique, l’aluminium, les canettes d’aluminium, le fer. Pour l’instant, ajoute-t-il, « Valoris n’est pas en mesure de relancer la ligne de tri résidentielle pour en extraire les matières et trouver des débouchés rentables. Si on repartait notre ligne de tri, ça prendrait une plateforme de compostage. Il faudrait investir entre 15 et 20 M$ dans une plateforme de compostage performante, on n’est pas pas capable de supporter l’implantation d’une plateforme, on n’a pas les reins assez solides pour supporter un autre investissement. »

D’autres sujets comme les biogaz, les odeurs, la nappe phréatique, la dévaluation des résidences de proximité, l’importation de déchets ont été abordés par une dizaine d’intervenants au cours de la soirée.

Mémoires le 12 avril
Rappelons que Valoris travaille sur le projet d’agrandissement depuis plus de trois ans. Un vaste exercice de consultation a été mené auprès de la population en marge des audiences du BAPE.
L’agrandissement du lieu d’enfouissement technique (LET) va atteindre sa pleine capacité ce printemps. Le projet prévoit l’aménagement progressif de 10 cellules d’enfouissement supplémentaires sur son site du chemin du Maine Central à Bury. Le projet comporte également une mise à niveau du système de traitement du lixiviat et de destruction thermique du biogaz pour un coût de construction estimé à 60 millions $.

La présidente de la commission, Marie-Hélène Gauthier, a rappelé que la première partie des travaux du BAPE consistait à recevoir les questions et de s’informer sur le projet. La seconde rencontre, celle du 12 avril, sera consacrée au dépôt des opinions et des mémoires. Mme Gauthier précise « qu’une commission n’était pas un tribunal et que son rôle n’est pas de prendre une décision. Son mandat est d’établir les faits concernant les répercussions du projet et de proposer au ministre un éclairage sur les principaux enjeux soulevés par le projet. »

La commission d’enquête du BAPE s’est amorcée le 15 mars et s’étalera sur une période maximale de quatre mois. Le rapport du BAPE sera remis au ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques au plus tard le 14 juillet 2021. L’objectif de la première partie est de compléter l’information sur le projet, elle donne la possibilité à la commission ainsi qu’aux personnes et groupes qui le désirent de poser des questions. La première partie permet donc de mieux cerner les enjeux relatifs au projet. Elle ne sert donc pas à recevoir les opinions des participants ou leurs réactions à une réponse donnée par l’initiateur du projet.

La deuxième partie des audiences publiques se tiendra le 12 avril prochain. Les citoyens pourront exprimer leur position sur le projet. Les personnes qui désirent faire une présentation verbale ou déposer un mémoire doivent préalablement transmettre le formulaire Avis d’intention, disponible sur le site Web du BAPE. Il doit être rempli et transmis au plus tard le 1er avril à 16 h. Les personnes intéressées devront faire parvenir leur mémoire au plus tard quatre jours avant la deuxième partie des audiences publiques soit le 8 avril à midi dans le formulaire Dépôt de mémoire disponible sur le site du BAPE.

Église St-Clément de Bishopton, Dudswell

Église Saint-Clément de Bishopton : La municipalité étudiera une contre-offre

Le conseil municipal se penchera sur la contre-proposition déposée par la paroisse lors de la prochaine séance du conseil municipal du 12 avril.

La paroisse Saint-François-de-Laval a déposé une contre-offre à la municipalité de Dudswell concernant l’église Saint-Clément de Bishopton. Toutefois, ce n’est pas avant la tenue du prochain conseil municipal du 12 avril que les élus discuteront de la question.

Rappelons que l’AFEAS de Dudswell avait déposé une pétition de 230 signatures auprès de la paroisse, de l’archevêché de Sherbrooke et de la municipalité dans laquelle elle demandait à la paroisse de céder le bâtiment pour la somme symbolique de 1 $. La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, a mentionné que la municipalité pouvait être intéressée à ce montant, faisant valoir qu’il y aurait passablement d’investissements à effectuer. Elle ajoutait souhaiter une réponse de la paroisse pour le 19 mars dernier.
Le président du conseil de la Fabrique de la paroisse Saint-François-de-Laval, Michel Rodrigue, ne le voyait pas du même œil et soutenait que le bâtiment valait bien quelque chose. Précisant ne pas vouloir négocier sur la place publique, il se montrait tout de même confiant d’en arriver à une entente avec la municipalité.

Rejointe au téléphone, Mme Paré a refusé d’émettre le moindre commentaire sur la nature de l’offre déposée par la paroisse. « On a eu une contre-offre, mais il n’y aura pas de réponse avant le conseil. On va en discuter au prochain conseil. »

Mentionnons que la dernière célébration eucharistique à l’église Saint-Clément de Bishopton s’est déroulée en septembre dernier. La municipalité loue l’espace pour une période d’un an et y tient les séances du conseil municipal.

Hôtel de ville de Weedon HSF

Weedon : Démarche en destitution du maire Tanguay

La Commission municipale du Québec devrait trancher concernant l’avenir du maire de Weedon, Richard Tanguay.

La municipalité de Weedon a entrepris une démarche auprès de la Commission municipale du Québec pour destituer le maire, Richard Tanguay, de ses fonctions.

Le directeur général, Gaétan Perron, a avisé les membres du conseil municipal lors de la séance du 15 mars dernier qu’il n’avait d’autre alternative que d’aviser la Commission municipale du Québec de l’absence prolongée du maire, Richard Tanguay.

M. Perron mentionne que cette procédure s’applique à tout élu qu’il soit maire ou conseiller. « Du moment qu’un élu est absent pour une période plus longue de 90 jours, en vertu de l’article 317 et 320 de la Loi sur les élections municipales, on se doit d’agir, de le signaler », précise-t-il. La municipalité ne peut destituer un élu, d’expliquer M. Perron, « c’est pas permis par la loi. Tout ce qu’on peut faire, c’est dénoncer une situation. C’est la Commission municipale qui décide après avoir fait enquête si le mandat du maire se poursuit ou non. »


La Commission municipale du Québec a été avisée au lendemain matin de la séance du conseil du 15 mars dernier, de préciser M. Perron. Le directeur général n’était pas en mesure de préciser le délai de la Commission municipale, mais anticipait une réponse pour la tenue du prochain conseil municipal du 6 avril. Mentionnons que le maire, Richard Tanguay, est absent depuis le début décembre.


Dans notre dernière édition, le maire, Richard Tanguay, mentionnait en entrevue avec le journal qu’il avait l’intention de mettre un terme à son mandat à la fin du mois d’avril. Le directeur général mentionnait, la semaine dernière, n’avoir reçu aucune communication à cet effet. Quant au départ annoncé par M. Tanguay, le directeur général laisse tomber : « on a appris ça dans votre journal. »

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