Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.

Fondation Pauline Beaudry : Spectacle d’Alain Choquette reporté plus tard en 2020

Soucieux de contribuer à la Fondation Pauline Beaudry, le magicien Alain Choquette s’engage à présenter le spectacle initialement prévu avant la fin de la présente année.

Présentement en période de convalescence, le magicien Alain Choquette n’abandonne pas son engagement envers la Fondation Pauline Beaudry pour autant. Évidemment, ce dernier a reporté son spectacle prévu pour le 2 mars au Centre culturel de Weedon. Cependant, il affirme dans un courriel adressé à Mme Beaudry, présidente de la Fondation qui porte son nom, qu’il s’engageait à présenter un spectacle avant la fin de l’année 2020.
Rappelons que le sympathique magicien a été victime d’une crise cardiaque. Une intervention chirurgicale nécessitant trois pontages a été nécessaire. L’artiste est en période de repos, mais cela ne l’empêche pas de songer à la cause défendue par la Fondation. Ne pouvant préciser de date pour la reprise du spectacle, M. Choquette a signifié qu’il serait présent au souper-bénéfice annuel de mai prochain. Soucieuse de la santé de son bienfaiteur, Mme Beaudry est ravie et épatée de l’engagement de l’artiste envers la cause.

Député de Mégantic : Le bureau déménage, mais demeure à Cookshire-Eaton

Le bureau satellite du député se retrouvera dès le 2 mars prochain à l’intérieur de la Maison de la culture John-Henry-Pope, à Cookshire-Eaton.

Le bureau satellite du député de Mégantic, François Jacques, situé à l’intérieur de l’Hôtel de Ville de Cookshire-Eaton, déménagera ses pénates pour s’installer dès le 2 mars à l’intérieur de la Maison de la culture John-Henry-Pope, située à l’angle de la rue Principale et Craig Nord à Cookshire-Eaton.

Ce déplacement était devenu nécessaire afin de se conformer aux directives émises par la commissaire à l’éthique, Ariane Mignolet. Il était établi que le bureau n’était pas conforme aux règles et représentait un potentiel de conflit d’intérêts. La problématique découlait du fait que les personnes se présentant au bureau du député devaient circuler à l’intérieur des couloirs de l’Hôtel de Ville, devant les bureaux d’employés municipaux. La situation aurait été différente si la porte donnant accès au bureau du député était indépendante de celle de la municipalité.

Le député Jacques ne cache pas que les membres de son équipe ont également regardé du côté d’East Angus. Toutefois, le choix du local à Cookshire-Eaton est celui qui répondait le mieux aux besoins, explique-t-il. Si on tient compte des extrémités de territoire comme Saint-Isidore-de-Clifton, La Patrie, le choix de Cookshire-Eaton apparaît comme étant central, de préciser le député. « C’est central par rapport à tout pis on a quand même un bureau à Disraeli. » Le local du député occupera une partie du rez-de-chaussée. Quant au bureau d’accueil touristique, il demeure en place à l’intérieur de la Maison de la culture. Évidemment, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, est heureuse de la décision du député Jacques.

Fonds de développement de la Cité : Une façon de stimuler l’engagement citoyen

Nous apercevons de gauche à droite, Daniel Lamoureux et Christine Ruest Rius, respectivement dg et conseillère en communications et coopération à la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, Danielle Simard, dg à la SADC, Olivier Jean, du CJE, Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire à la Cité-école, Nancy Blanchette du Centre d’action bénévole, et Isabelle Couture, directrice du développement local et des communications à la SADC.

C’est dans le but de développer la participation citoyenne des étudiants et améliorer la connaissance du milieu que le comité Cité-école de la polyvalente Louis-Saint-Laurent lance, avec la participation de partenaires, le Fonds de développement de la Cité. Une enveloppe globale de 2 000 $ est mise à la disposition des élèves afin de monter un projet d’engagement citoyen.

Les intervenants se sont inspirés d’un ancien programme intitulé Passe à Go pour relancer la démarche. « On trouvait l’idée super bonne et on a eu plein d’élèves qui ont reçu des montants d’argent et qui ont pu développer des choses ici dans l’école tout en apprenant la démarche de c’est quoi présenter un projet. On souhaite que les élèves s’approprient les différentes étapes pour présenter un projet. De quelle façon on peut le présenter pour augmenter nos chances d’avoir le financement », d’expliquer Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire. Les participants qui devront être parrainés d’un adulte pourront bénéficier d’une aide financière pouvant aller jusqu’à un maximum de 500 $. Le fonds de développement dispose d’une enveloppe globale de 2 000 $ dont 1 500 $ proviennent de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François et 250 $ respectivement remis par la SADC et le CJE du Haut-Saint-François.

« On est très sensible au développement du leadership des élèves de la région. Desjardins considère l’aide financière comme un levier qui favorise l’autonomie et le développement des personnes d’une communauté. L’éducation est un secteur qui nous tient particulièrement à cœur. Le fonds n’encourage pas seulement l’entrepreneuriat, mais également un encadrement qui va vous permettre de réussir ces projets-là. La caisse croit au potentiel de notre relève de demain », d’exprimer Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.
Danielle Simard, directrice générale de la SADC du Haut-Saint-François, rappelle l’implication de son organisme. « Ce n’est pas d’hier que la SADC s’est associée à la Cité-école. Dès le début, nous, on a cru aux valeurs que vous prôniez. On croit en la relève, vous représentez le potentiel de demain » tout en rappelant que le projet de cité-école cadrait avec les valeurs véhiculées par la SADC.

Olivier Jean, du CJE, souligne que l’entrepreneuriat est un aspect très important pour son organisme, « un volet par lequel nous encourageons la culture entrepreneuriale chez les jeunes. C’est aussi un volet où nous vous soutenons dans vos initiatives entrepreneuriales. » Le comité organisateur et l’école offrent leur aide pour supporter les participants dans leur démarche.

Fonds
Les étudiants désireux de participer devront remplir un formulaire à remettre au plus tard le 10 mars prochain soit au bureau de Mme Leroux ou à la mairie. Le projet peut être réalisé par un, deux ou même un groupe d’élèves. Il peut même être un projet de classe. L’important est qu’il soit monté par les élèves, insiste Mme Leroux.

Les projets de participation citoyenne doivent toucher les thèmes suivants : respect de l’environnement, relations respectueuses et égalitaires, saines habitudes de vie, ouverture sur le monde et solidarité, persévérance scolaire, arts et culture. Un comité analysera les projets et devrait dévoiler, le 12 mars, ceux qui bénéficieront d’une bourse. Si jamais il devait rester des sous, on prévoit relancer le programme en début de la prochaine année scolaire. Tous les niveaux de secondaire peuvent participer. Mentionnons que le député de Mégantic, François Jacques, et le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, participaient au lancement du Fonds de développement de la Cité.

Cuisines collectives du Haut-Saint-François : Desjardins donne 11 000 $

Nous apercevons de gauche à droite Christine Ruest Rius, conseillère en communications et coopération, Karine Valade, animatrice communautaire, Guillaume Loiselle-Boudreau, directeur des Cuisines collectives du Haut-Saint-François, et Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.

La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François remet 11 000 $ aux Cuisines collectives du Haut-Saint-François. De ce montant, 1 000 $ seront consacrés au bénéfice des élèves de l’école du Parchemin, côté Couvent, à East Angus, dans le cadre de la Semaine de la persévérance scolaire. Quant au montant de 10 000 $ versé sur trois ans, il permettra à la ressource de renouveler une partie de son équipement et de se développer sur le territoire.

Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, est heureux de remettre les sommes qui s’inscrivent, dit-il, dans la mission du Mouvement Desjardins. « Les Cuisines ont un impact dans le Haut-Saint-François. Elles répondent à des besoins. »

Le projet de l’école primaire a obtenu la faveur des membres Desjardins dans le cadre du concours provincial Prix #Fondation Desjardins. Il permettra à quelque 200 élèves de faire des bagels santé. Une dizaine de groupes se mettront à la tâche du 24 au 27 février prochains.
D’autre part, les Cuisines collectives profiteront de l’aide financière de 10 000 $ pour faire la promotion de ses services sur le territoire.

Présentement, l’organisme offre ses services dans sept des quatorze municipalités de notre MRC. Guillaume Loiselle-Boudreau, directeur de l’organisme, aimerait bien étendre cette ressource à d’autres municipalités en développant de nouveaux groupes. On vise également à en faire la promotion auprès de divers organismes que ce soit les Maisons des jeunes, les services de garde, l’animation estivale. On profitera également de l’aide financière pour embaucher une seconde animatrice, faire l’achat de matériel électroménager et équipements pour le service d’East Angus.

Bien qu’elles soient accessibles à tous, les Cuisines collectives du Haut-Saint-François souhaitent rejoindre les gens vulnérables et à faible revenu, d’expliquer M. Loiselle-Boudreau. Elles fournissent le fond de base et les gens doivent défrayer une partie. Les Cuisines collectives sont un lieu de rencontre pour un groupe de 2 à 6 personnes qui décident de mettre en commun temps, argent et les compétences pour cuisiner des plats économiques, équilibrés et savoureux qu’elles rapportent à la maison. Elles offrent des séances d’information, des ateliers thématiques et sur mesure ainsi qu’un local, du matériel et des denrées non périssables. On donne également un service d’animation et d’encadrement de groupe sur demande. Les personnes intéressées à faire partie des Cuisines collectives doivent devenir membres et l’accès est tout à fait gratuit.

Confections Troy à Weedon, 75 ans d’histoire et ça continue

Les copropriétaires Alain Bergeron et Marc Beaudoin entrevoient l’avenir de Confections Troy avec optimisme.

Le fabricant de pantalons d’uniformes Confections Troy Canada limitée à Weedon a traversé vents et marées au fil du temps. À l’aube de sa 75e année, l’entreprise figurant parmi les doyennes du Haut-Saint-François entrevoit l’avenir avec optimisme. Marc Beaudoin, copropriétaire avec Alain Bergeron, estime que l’entreprise a atteint sa vitesse de croisière et que des projets intéressants se pointent pour l’avenir.

Propriétaire de Confections Troy depuis 1994, M. Beaudoin s’est associé en 2011 avec M. Bergeron, propriétaire d’une entreprise œuvrant dans le même secteur d’activité. Cette association a permis à l’usine de Weedon d’accéder à de nouveaux réseaux de clients, s’assurant d’une production plus stable. Depuis, les opérations n’ont cessé que quelques jours par année. L’entreprise procure du travail en moyenne à 45 personnes et verse annuellement plus de 1 M$ en salaires dans l’économie régionale. « On est pas loin de notre capacité du 100 %. On produit des pantalons pour les policiers, les pompiers, la défense nationale et des uniformes scolaires. » Les propriétaires continuent de regarder en avant. « On s’est jamais assis sur nos lauriers et dire on est productif et on continue de même. On a tout le temps regardé pour l’amélioration des méthodes de travail. On essaie de s’améliorer, pas être à la traîne des autres. On s’est toujours arrangé pour être du genre plus proactif que réactif. L’an passé, on a investi près de 300 000 $ pour de la nouvelle machinerie et s’automatiser », de mentionner M. Beaudoin.

Historique
C’est en février 1945 que Jean Liberali et Joseph Bordoff implantent l’usine Troy Pants Inc. L’entreprise connaît un départ fulgurant avec une trentaine d’employés dès la première année. Avant que celle-ci se termine, l’usine est rasée par un incendie. Les propriétaires ont rapidement rebâti avec l’aide des municipalités de Weedon Centre, du canton de Weedon, la caisse populaire et de plusieurs citoyens. À cette époque, l’entreprise produisait des pantalons de toilette (habillés). Le décès de M. Bordoff amène M. Liberali à vendre l’usine et prendre une retraite après 35 années de labeur. Les nouveaux propriétaires Joseph Winagar et André Beaudoin achètent l’usine en janvier 1982.

À ce moment, alors qu’une récession économique mondiale frappe tous les secteurs d’activités, on se contente de modifier et d’améliorer certaines méthodes de travail tout en changeant quelques machines en fin de vie utile. L’entreprise traverse trois années de vache maigre. Après avoir effectué une étude complète des opérations, les propriétaires investissent dans une modernisation des opérations et des méthodes de travail.

Grâce à l’aide de l’Office canadien pour un renouveau industriel, en 1985, on investit approximativement 200 000 $. On acquiert de la machinerie à la fine pointe de la technologie. Avec la collaboration des travailleurs et des travailleuses, l’entreprise développe son propre système de transport de paquets sur rail. Des changements majeurs sont apportés aux méthodes de travail, introduisant un système de travail à la pièce permettant d’être hautement compétitif sur le marché. À tout cela, s’ajoute l’agrandissement des locaux comprenant un garage, un entrepôt, une cafétéria, l’aménagement d’un local mieux adapté pour la mécanique ainsi qu’un entrepôt des matières premières.

En 1994, M. Winagar se retire des affaires. Marc Beaudoin à l’emploi de la compagnie depuis 1983 achète une partie des actifs. La production s’adapte à de nouveaux marchés, les pantalons d’uniformes. On produit donc pour les Uniformes Gradinger, Uniformes La Moderna, St-Henri, Uniformes, Blauer USA ainsi que Martin & Lévesque. L’entreprise continue de produire des pantalons de toilette pour Pantofino, Vêtements Paragon, Davelli, Zanella, Brian Young, Marc Fila et d’autres grossistes qui distribuent à des chaînes tel que Mexx, Simons, Sears, Zellers et autres.

Au début des années 2000, les gouvernements ouvrent toutes grandes les frontières à l’importation des produits asiatiques. Cette nouvelle concurrence frappe de plein fouet les entreprises canadiennes œuvrant notamment dans ce secteur. Confections Troy a dû interrompe ses activités à plusieurs reprises, de 2000 à 2008 allant jusqu’à fermer pendant 18 semaines. Ce coup dur n’a pas ébranlé la détermination du propriétaire à aller et explorer de nouveaux marchés comme les uniformes scolaires et hospitaliers. Peu à peu au cours de cette période, les grossistes se sont lassés des produits asiatiques. Le manque de régularité, la qualité et les délais de livraison ont joué dans la balance. La clientèle se fait plus exigeante, elle désire un produit plus personnalisé et adapté à leurs marchés. Confections Troy poursuit ses démarches pour s’améliorer, elle réduit ses délais de production, se met à la page en créant un site internet, développe de nouvelles stratégies d’affaires et diversifie ses ventes hors Québec. L’entreprise devient plus versatile et décroche des contrats pour la Sûreté du Québec, les pompiers de Montréal, le Service de police de la Ville de Montréal, le Réseau de transport de Longueuil et autres. « Nous commençons à percevoir la lumière au bout du tunnel », d’exprimer M. Beaudoin en se référant à cette époque.

Après avoir connu une période faste au cours de son histoire en procurant du travail à près de 85 personnes, Confections Troy a traversé des moments difficiles en raison du marché. Aujourd’hui, l’entreprise a atteint sa vitesse de croisière et les propriétaires songent à l’avenir avec optimisme.

CHSLD : La ministre Marguerite Blais s’arrête à Weedon

La ministre Marguerite Blais a profité de son passage pour rencontrer certains dirigeants du CIUSSS de l’Estrie – CHUS. De gauche à droite, Sylvie Quenneville, directrice adjointe au programme SAPA, Rémi Brassard, DG administratif aux programmes sociaux et réadaptation, Geneviève Gagnon, chef de service au CHSLD à Weedon, François Jacques, député de Mégantic, Marguerite Blais, ministre des Aînés et des Proches aidants, Stéphane Tremblay, PDG du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, et Pascale Bélisle, adjointe au PDG.

De passage au CHSLD à Weedon la semaine dernière, Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, semblait satisfaite de constater de visu et de sentir l’ambiance qui règne à l’intérieur de ce qui est considéré dans le milieu, de petit centre d’hébergement. Consciente de la problématique de main-d’œuvre dans le secteur de la santé, elle soutient qu’il faut être « très créatif » pour le recrutement, mais également valoriser le personnel qui œuvre auprès de la clientèle.

« J’aime ça me promener en région. J’ai besoin de voir le terrain pour comprendre. » Après la visite d’une centaine de centres d’hébergement : « Ça m’a permis de constater que les employés dans ces milieux étaient sous valorisés. Si on ne visite pas ces milieux, on ne sait pas ce que ces gens-là font. Ils ont un cœur sur deux pattes, sont des missionnaires, c’est une vocation de travailler dans un milieu de cette nature-là. La clientèle a évolué, ce sont de personnes de plus en plus lourdes en perte d’autonomie, 80 % des personnes hébergées ont soit la maladie d’Alzheimer ou d’autres troubles cognitifs sévères, fait que ça prend beaucoup de patience, beaucoup d’amour, beaucoup de dons de soi. Moi, j’aime ça venir les valoriser. En même temps, ça me permet de voir le milieu physique et d’être en mesure de constater qu’elles sont les améliorations qu’on peut apporter. » La ministre ajoute que ces visites lui ont permis de faire « pour la première fois avec le gouvernement, une politique d’hébergement et de soin de longue durée pour être en mesure d’accompagner le personnel soignant à s’outiller pour être capable de mieux accompagner les personnes qui sont hébergées. »

Après avoir rencontré à Weedon, les principaux intervenants du CIUSSS de l’Estrie – CHUS en compagnie du député de Mégantic, François Jacques, la ministre a pris le temps de faire le tour des lieux, échanger avec le personnel et les résidants, y allant même d’accolades et de baisers.

D’ailleurs, un employé avouant adorer son travail a fait part de la problématique du temps supplémentaire obligatoire et du recrutement de la main-d’œuvre. Consciente de la situation, la ministre rétorque « on est en train de corriger ça. » Elle ajoute « ce n’est pas facile de trouver du personnel dans un petit milieu comme Weedon. On a eu une conversation avec le PDG du CIUSSS, les gens et mon collègue (François Jacques). On a exprimé exactement les besoins en région que moi je ne connais pas et on va tenter de rectifier le plus possible les situations. » Mme Blais ajoute rencontrer régulièrement aux six semaines les PDG des CIUSSS dans le cadre de rencontres statutaires à Québec.

Quant à la pénurie de main-d’œuvre, Mme Blais soutient qu’il faut faire place à la créativité. « Si on n’est pas créatif, si on ne forme pas les gens dans les établissements, si on ne les paye pas durant la formation, si on ne leur donne pas de postes permanents après, bien ils ne seront pas là. Il faut changer notre approche. » Selon le député Jacques « faut que les embauches se fassent plus rapidement. Qu’ils se fassent dans la région où les personnes résident. Il faudrait que ces gens-là soient embauchés au début de leur formation et qu’ils restent dans le milieu auquel ils ont grandi. L’an passé, les jeunes ont fini leur école en mai ou en juin et les embauches se sont faites seulement en août. Ces jeunes-là de la région, ce sont ramassés dans d’autres régions administratives au lieu de travailler dans le milieu. Ce qu’on a eu comme réponse du CIUSSS est qu’il travaille là-dessus », de mentionner avec satisfaction M. Jacques. Selon la ministre Blais, il faut installer un climat de confiance impliquant tous les intervenants. « Je le redis, pour faire un collier de perles, ça prend plusieurs perles. Ce n’est pas une perle qui fait un collier. Les perles, c’est toute la communauté ici, les gens qui travaillent, la direction du CIUSSS, les attachés politiques, les bénévoles, tous les gens, c’est ça le collier de perles. C’est comme ça qu’il faut travailler. Dans un collier de perles, les perles sont à peu près toutes égales, chacun a sa responsabilité. Alors, si on est capable de faire ça, je crois fondamentalement que des endroits où les climats ne sont pas assez assainis et je ne parle pas d’ici, ça va se faire. »

Quant à sa perception du CHSLD à Weedon, Mme Blais admet que l’endroit « a besoin d’un peu d’amour au niveau des rideaux, de la peinture, c’est pas grand-chose. » Elle mentionne avoir remarqué un résident de 52 ans qui selon elle « n’était pas à sa place. C’est pour ça qu’on fait des maisons des aînés, des maisons alternatives. On est tout en train de changer ça. » Toujours en lien avec le centre d’hébergement à Weedon, la ministre soutient que les gens semblent heureux et « que le personnel est formidable. Ici, je sens qu’il y a de très bonnes vibrations. »

Belle visite
Genevière Gagnon, chef de service par intérim au CHSLD à Weedon, qualifiait la visite de la ministre de « très positive. » Selon elle, le fait que la ministre s’arrête à Weedon démontre qu’elle s’intéresse aux petits centres d’hébergement. « Elle semble sincère et aime les aînés. »

Front commun contre le projet de loi 40 : Yves Gilbert demeure confiant

De gauche à droite, M. Gilles Normand, président de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, M. Michael Murray, président de la Commission scolaire Eastern Township, M. Yves Gilbert, président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons et porte-parole du Regroupement des commissions scolaires de l’Estrie, ainsi que M. Jean-Philippe Bachand, président de la Commission scolaire des Sommets. Ils sont entourés de plusieurs appuyeurs régionaux ainsi que de Mme Christine Labrie, députée de Sherbrooke et porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’éducation.

Yves Gilbert, président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons et porte-parole du Regroupement des commissions scolaires de l’Estrie, croit que la récente démonstration à laquelle prenaient part une cinquantaine de personnalités estriennes pour clamer leur appui au mouvement d’opposition au projet de loi 40 portera des fruits.

Sans vouloir présumer de l’impact final, M. Gilbert précise que cette démonstration de force s’inscrivait à l’intérieur d’une démarche bien structurée. « Le plan de match prévoyait une finale avec des partenaires. C’est l’aboutissement d’une vaste consultation et du travail accompli. » Parmi les personnalités, on retrouvait l’ancienne mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, l’ancien préfet de la MRC du Granit et jadis président de la Conférence régionale des élus de l’Estrie, Maurice Bernier, le maire de Weedon et président d’OSE le Haut, Richard Tanguay, l’homme d’affaires sherbrookois, Jocelyn Thibault, et autres. Tout ce monde était derrière le regroupement des quatre commissions scolaires de l’Estrie pour appuyer la demande de surseoir le projet de loi 40 et mettre en place une vaste consultation de toutes les parties prenantes sur l’avenir du réseau public de l’éducation et de sa gouvernance. Au terme de la rencontre, les participants ont signé une déclaration adressée au ministère de l’Éducation contenant les demandes du Regroupement des commissions scolaires de l’Estrie. La déclaration a été remise à la députée de Sherbrooke, Christine Labrie, qui la transmettra au ministre de l’Éducation à l’Assemblée nationale, Jean-François Roberge.

Selon le gouvernement, le projet de loi 40, présentement à l’étude, vise à abolir les élections scolaires et les commissions scolaires pour les transformer en centres de services afin de donner plus de pouvoirs décisionnels aux directions d’écoles et aux parents. Les centres de services seraient administrés par un conseil d’administration composé de 15 membres non rémunérés impliquant des parents, des personnes issues de la collectivité et autant du personnel scolaire. Toutefois, le ministre de l’Éducation gardera la main haute sur cette nouvelle structure. Le projet de loi offrira toute la latitude au ministre d’imposer des regroupements de services et de déterminer des objectifs ou des cibles portant sur l’administration, l’organisation ou le fonctionnement d’un ou de l’ensemble des centres de services scolaires.

M. Gilbert soutient que le projet de loi porte atteinte à la démocratie. De l’avis du regroupement, cela entraînera une perte de stabilité dans le réseau et dans les écoles avec, en trame de fond, la négociation et le renouvellement des conventions. Il en sera de même, prétend-on, au niveau de l’imputabilité politique locale au profit d’une centralisation ministérielle. On avance également qu’il y aura une perte d’équité politique au profit d’une standardisation administrative ainsi qu’une perte d’influence citoyenne et de pouvoir des régions. On fait part d’un recul de la démocratie et d’un contre-pouvoir citoyen de proximité et d’un recul des femmes en politique puisque le palier scolaire sert fréquemment de tremplin pour celles qui souhaiteraient aller plus loin dans leur implication.

M. Gilbert est clair « c’est un mauvais projet de loi. » Il ose croire que les dés ne sont pas jetés. « Ça se peut qu’il y ait des développements avant l’adoption du projet de loi. Moi, j’ai dit que je porterais le flambeau jusqu’au bout et c’est ce que je vais faire. » L’adoption du projet de loi 40 présentement à l’étude est prévue le 29 février.

Appuyant le projet de loi, le député de Mégantic, François Jacques, se dit satisfait des récents amendements déposés par le ministre Roberge « qui permettront, s’ils sont adoptés, de renforcer les liens entre les centres de services et les municipalités et de garantir une représentativité équitable de l’ensemble de celles-ci au sein de chaque centre de services. »

Lutte au nerprun bourdaine : Les intervenants demandent de l’aide provinciale

Nous apercevons assis de gauche à droite, à l’avant Sylvain Rajotte, directeur général d’Aménagement forestier et agricole des Sommets, à l’arrière, André Roy, président du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, à ses côtés Robert Proteau, président de la Société d’aménagement de l’Estrie, et de nouveau à l’avant, Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie.

Une délégation de représentants d’organismes œuvrant dans le secteur de la forêt estrienne ont débarqué au bureau du député de Mégantic, François Jacques, pour lui demander l’appui du gouvernement du Québec dans leur lutte contre le nerprun bourdaine. Cette plante exotique envahissante sur les écosystèmes indigènes depuis une trentaine d’années, notamment en Estrie, menace la forêt et l’ensemble des essences qui la compose particulièrement dans le Val-Saint-François et le Haut-Saint-François.

Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie, Robert Proteau, président de la Société d’aménagement de l’Estrie, André Roy, président du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, et Sylvain Rajotte, directeur général d’Aménagement forestier et agricole des Sommets, ont demandé au député Jacques d’intervenir pour organiser une rencontre avec le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour.

« Nous, on veut une rencontre au cabinet du ministre pour exposer nos problèmes et lesdites solutions qu’on entrevoit actuellement. On veut plus de recherche, on veut des fonds. Les plants qu’on met en terre, on veut qu’ils poussent. Il existe des super plants qui poussent plus gros et plus vite.

Dans des endroits envahis par le nerprun, on voudrait utiliser ces plants-là. Actuellement, on n’a pas accès à ces plants-là. Des plants qui poussent 20 % plus vite actuellement. Là, il est temps qu’on réagisse. Ça prend des études scientifiques pour essayer de contrôler la propagation de l’animal. Dans un premier temps, si on pouvait contrôler la propagation, ça serait déjà un gros plus. Il pousse partout en forêt même dans une érablière. On voudrait trouver des moyens de le contrôler soit par la science ou autrement par une technologie quelconque », d’exprimer M. Roy. « Ce qu’il faut, c’est ce qu’on met en terre pousse plus rapidement et qu’il puisse prendre le dessus le nerprun, c’est tout. Si l’arbre atteint 8 mètres de haut, il n’est plus une menace », de préciser M. Rajotte.

Le nerprun est particulièrement résistant, il tolère très bien l’ombre, la lumière et n’a pas d’ennemi naturel, d’expliquer M. Rajotte. « Même si on essaie dans un espace défini de l’éliminer, s’il est venu une fois, il va venir deux fois et même trois. C’est clair et net, faut le contrôler », insiste-t-il. Ce dernier mentionne que des membres de son équipe ont remarqué le nerprun pour la première fois, il y a 30 ans, sur le terrain de l’aéroport de Sherbrooke en 1990.

M. Gendron mentionne que des scientifiques ainsi que le ministère de la Forêt et de l’Université de Montréal travaillent sur la problématique. « On connaît la dynamique de la plante, on sait comment ça pousse, la nuisance que ça fait, les contraintes que ça occasionne au niveau de la régénération forestière. Ce qu’on ne sait pas, c’est comment faire pour s’en débarrasser. » Le nerprun envahit littéralement les sous-bois et cause préjudice à la régénération naturelle de la forêt. « Ça prend de la recherche et des fonds. Le seul traitement possible, c’est le reboisement. À long terme, ça aura un effet sur la biodiversité », de préciser M. Roy. Sans vouloir se montrer alarmiste, M. Rajotte ajoute « si on ne fait rien présentement, dans 50 ans, le portrait de la forêt aura changé considérablement. »

M. Gendron souhaite que le gouvernement intervienne de la même façon qu’il le fait pour d’autres régions du Québec. « On a fait valoir à M. Jacques, si vous intervenez contre la tordeuse des bourgeons d’épinette qui est cyclique pour limiter les dégâts, à bien plus forte raison et compte tenu de la durabilité du nerprun, bien là, on mérite considération de la part du ministère pour trouver des moyens d’éradiquer ou contrôler. »

Selon M. Gendron, on compterait plus de 150 usines de première, deuxième et troisième transformation en Estrie procurant du travail à quelque 8 500 personnes pour des retombées globales de 2 G$. À cela, faut ajouter l’apport du secteur touristique représentant des retombées de 400 M annuellement. « Il s’agit d’enjeux social, économique et politique », insiste l’intervenant. « Nous, comme producteurs fournisseurs, on fournit à peu près les deux tiers de l’industrie forestière en Estrie. Le reste provient des États-Unis principalement. Si à moyen ou à long terme, on est obligé de réduire drastiquement nos approvisionnements, bien l’industrie serait dans le trouble parce que les deux tiers, personne peut les compenser. Même les États-Unis ne peuvent pas compenser ça », d’ajouter M. Roy.

Député

Au sortir de la rencontre avec le député Jacques, les intervenants semblaient satisfaits de l’écoute de ce dernier, mentionnant même qu’il avait « une sensibilité forestière. » M. Jacques mentionne avoir transmis les documents au ministère ainsi qu’au bureau du ministre Dufour. Il ajoute avoir eu une discussion préliminaire avec ce dernier concernant le nerprun. Quant à une rencontre éventuelle, M. Jacques s’est montré évasif tout en précisant « moi, c’est sûr que je vais reparler au ministre par rapport aux enjeux qu’il y a. »

Nerprun
Le nerprun bourdaine est une espèce introduite envahissante particulièrement inquiétante en Estrie et globalement dans le sud du Québec. C’est un arbuste originaire d’Asie qui domine plusieurs écosystèmes et est répandu dans le nord-est de l’Amérique du Nord. Il entrave le recrutement et la croissance des essences forestières indigènes.

L’espèce a la capacité d’occuper un large éventail de types de sols et de milieux, tel que les zones humides, non inondées, les rives, les plaines ou les sols sablonneux. Cette espèce exotique est envahissante en raison de sa production abondante de graines tôt dans son développement, de même qu’en raison de son établissement et de sa croissance rapide. De plus, sa capacité à adapter sa structure selon le milieu lui permet d’optimiser la captation de la lumière disponible en adoptant une forme arborescente en sous-étage et une forme arbustive dans les ouvertures. En fait, le nerprun bourdaine compétitionne pour la lumière avec les espèces indigènes. Il peut atteindre jusqu’à 7 mètres de hauteur. À ce jour, il semblerait que l’application de phytocides chimiques, le plus souvent de manières répétées, est la seule approche reconnue pour maîtriser cette espèce exotique envahissante. Toutefois, l’application de phytocides chimiques soulève des enjeux sociaux et écologiques, si bien qu’elle n’est plus permise dans les forêts publiques de certaines juridictions, dont au Québec.
Le nerprun n’a pas fini de faire parler de lui. Il en sera question lors d’une rencontre provinciale prévue à Belœil en avril prochain ainsi qu’en région en juin dans le cadre d’un colloque organisé par le Conseil de l’environnement de l’Estrie.

Coopérative d’habitation Le Moulin des cèdres phase II : Des briques à vendre

Le projet de construction de la Coopérative d’habitation Le Moulin des cèdres phase II à Weedon semble susciter un vif intérêt auprès de la communauté.

Le comité de la Coopérative d’habitation Le Moulin des cèdres phase II à Weedon est en pleine campagne populaire de financement. La plus récente initiative pour atteindre l’objectif de 225 000 $ est la vente de briques virtuelles à laquelle tous les citoyens, entreprises et organismes sont invités à participer.

Les membres du comité font circuler depuis plusieurs jours, déjà, un diaporama présentant le concept et la façon de faire que ce soit pour acheter une ou plusieurs briques au montant de 50 $ l’unité. Il est également possible de donner davantage. Des citoyens, organismes, entreprises ainsi que la municipalité ont déjà collaboré de façon significative. Avec le don du terrain, la municipalité contribue pour 69 000 $, la Caisse Desjardins pour 40 000 $. Plusieurs autres participent généreusement que ce soit par des dons de 10 000 $, 5 000 $, 2 000 $, 1 000 $, 500 $, 200 $ ou 100 $. Il n’y a pas de petit montant, toutes les contributions sont les bienvenues. Le nom des donateurs, à moins que la personne préfère demeurer anonyme, que ce soit pour une brique ou autres, est inscrit sur le mur virtuel qui est mis à jour aux deux semaines approximativement. Claude-Gilles Gagné, membre du comité et porte-parole, mentionne que le mur sera éventuellement affiché à l’intérieur du Centre communautaire. Véritables apôtres, des membres du comité prendront le bâton du pèlerin pour présenter le projet à diverses entreprises de la région ainsi que certaines municipalités pour recueillir des dons. La campagne s’adresse à tous, mais les éventuels utilisateurs seront les gens du grand Weedon, Lingwick, Dudswell, Ham-Sud, Beaulac et Stratford. Les gens semblent enthousiasmes, d’expliquer M. Gagné. Il est d’ailleurs confiant que l’objectif sera atteint, voire même dépassé.

Il est indiqué sur le diaporama que les sommes serviront à défrayer les coûts engendrés par une marquise, une remise plus grande, la cuisine, la salle à manger, du mobilier, de l’équipement de bureau, d’entretien et autres.

Rappelons que le projet de Coopérative d’habitation Le Moulin des cèdres phase II s’adresse aux aînés de 75 ans et plus ou moins si en légère perte d’autonomie. La coopérative érigée au coût de 4,5 M$ offrira 26 unités de logements répartis en studios, 3 ½ et 4 ½. M. Gagné souligne que le coût des logements sera très abordable et que la moitié seront accessibles pour les gens à faible revenu en vertu du programme Accès Logis. Nul doute que le projet suscite un vif intérêt puisque 112 formulaires d’intérêt ont été déposés. Selon les informations obtenues, M. Gagné mentionne qu’habituellement le tiers des formulaires déposés se concrétise en demande d’admission. Or, dans le cas présent, le futur conseil d’administration aura la tâche de déterminer qui aura accès aux logements. Le porte-parole du comité mentionne que chaque coopérative a ses règles, mais qu’il existe des grilles sur lesquelles l’éventuel conseil d’administration pourra s’appuyer. « Nous, le comité on est là jusqu’à la construction, après on passe le flambeau », d’exprimer M. Gagné.
Si tout va bien, le comité devrait lancer les appels d’offres au cours des prochaines semaines et on souhaite commencer les travaux de construction au cours de l’été, sans préciser le mois. Selon les prévisions, le bâtiment devrait être en mesure d’accueillir ses premiers résidents à l’automne 2021.

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Des surplus prévus pour Valoris en 2019

Après une année 2019 pour le moins tumultueuse, la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke (Valoris) présentait des états financiers provisoires pour l’exercice 2019, laissant apparaître un surplus de 400 000 $.

Le nouveau président de Valoris, Robert Roy, qualifie la nouvelle d’encourageante, mais appelle à la prudence estimant qu’il est trop tôt pour crier victoire. « C’est vrai qu’il s’agit d’une belle façon de commencer l’année. Par contre, il serait plus sage d’attendre sur une longue période avant de dire que nous sommes sortis du bois. Ce surplus provient principalement des tests effectués sur la ligne CRD. Il y a encore des ententes à long terme à finaliser avec des partenaires autant sur la ligne de tri CRD que sur la ligne de tri résidentielle. »

M. Roy rappelle que la grande priorité pour les 12 prochains mois est de mettre en place les différentes mesures du plan de redressement 2019-2021. « Mes collègues du conseil d’administration et moi avons été clairs avant les fêtes : 2020 est une année important pour la régie. Nous allons donc mettre tous les efforts pour appuyer la direction générale et l’équipe de Valoris et mettre en place les conditions gagnantes pour le plan. Il ne faut pas se laisser aveugler par le résultat que nous venons d’avoir. Il ne faut pas prendre des décisions précipitées qui viendraient mettre en péril la pérennité financière de Valoris. »

Présidence
En ce début d’année 2020, Valoris a mis en pratique le système d’alternance marquant la présidence. Ainsi, M. Roy occupe ce poste pour l’année en cours tandis que le président sortant et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, cumulera le poste de vice-président. M. Roy a profité de l’assemblée ordinaire du conseil d’administration de la régie pour remercier son prédécesseur. « Ce fut une année remplie de défis et M. Lussier a su les attaquer avec rigueur et énergie. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, je félicite M. Lussier d’avoir relevé ce défi qu’aucun maire de Sherbrooke n’avait fait avant lui. Il croit en la mission de Valoris et son dévouement envers la régie est exemplaire. »

Bénévole de longue date : Jean-Denis Roy s’implique pour sa communauté

Pour Jean-Denis Roy, s’impliquer bénévolement est sa façon de redonner à sa communauté.

À 77 ans, bien solide sur ses jambes, pratiquant la danse tous les samedis soir et la marche régulièrement, Jean-Denis Roy, de Weedon, demeure actif au sein de sa communauté. Bénévole de longue date, il continue à donner de son temps, partager son expertise au grand bénéfice de son milieu.

Visiblement plein d’énergie, il mentionne néanmoins que sa participation bénévole au sein du comité de la Coopérative Le Moulin des Cèdres phase II marquera son chant du cygne.

Le projet de construction d’un bâtiment contenant 26 unités de logement pour personnes de 75 ans et plus sans ou avec légère perte d’autonomie au coût de 3,9 M$ à Weedon est bien enclenché. La construction devrait s’amorcer l’été prochain pour accueillir, si tout va bien, les résidants à l’automne 2021. « Lucienne Gravel m’a recruté. Elle m’avait demandé de les aider à partir le projet pour trois à quatre mois étant donné que j’avais des connaissances en construction. Ben là, ça fait pas trois mois, ça fait trois ans, pis là j’ose pu me retirer, je suis trop embarqué dedans et j’aime ça », d’exprimer avec une passion évidente M. Roy. Il confesse avoir consacré plusieurs heures au projet notamment à préparer le cahier de charges. « J’ai même prévu des aménagements pour plus tard, comme un jeu de galet. »

Bien qu’il y ait consacré du temps, le cahier de charges a fait l’objet d’une révision et discussion en comité avant approbation, précise-t-il. « C’est plaisant à travailler sur le comité parce qu’on a toutes nos forces, c’est motivant. » Originaire du Témiscamingue, ce résidant de Weedon depuis 1966 est également vice-président d’Ambulance Weedon et Région.

Peut-être sans le vouloir, mais l’implication bénévole de M. Roy laissera une trace indélébile dans l’histoire de la petite communauté. Il a contribué à la création de plusieurs organismes, dont l’Association des plaisanciers de Weedon. « J’avais un chalet sur le bord de la rivière au Saumon. On était une quinzaine de personnes assises sur le trailer du ponton dans mon garage, pis c’est là que ça s’est parti. Nous autres, les plaisanciers, on voulait juste avoir du plaisir à se promener sur l’eau, mettre ça sécuritaire, avoir des balises, un débarcadère pis ces choses-là. »

L’intervenant a également joué un rôle avec d’autres citoyens à l’implantation du MADA (Municipalité amie des aînés). « J’ai été sur le comité pendant deux ans pis là c’est implanté. Un autre grand coup de barre qu’on a donné quand on a entré la Fadoq ici. » À l’époque, ce n’était pas évident puisqu’il existait l’Âge d’or, mais la Fadoq offrait plus de services, défendait les droits des aînés en plus de donner des spéciaux, d’expliquer M. Roy. Ce dernier a joué un rôle de directeur de l’organisme pendant 1 an et demi avant d’en assumer la présidence pendant quatre ans. « Au départ, la Fadoq de Weedon comptait 28 membres, puis on était 476 quand je suis parti à la fin de mon terme. Quand je suis parti, la Fadoq ne faisait pas juste des activités. J’ai monté un programme avec l’aide de Renée Paquette parce qu’elle était secrétaire et moi écrire, les papiers, je ne suis pas bien bon. On est allé chercher une subvention. J’ai eu 20 250 $ du programme Nouveaux Horizons. Ça nous a permis d’acheter des ordinateurs, une imprimante, projecteur, des tables, des chaises, pis j’ai négocié 5 000 $ pour de la formation. On a offert des cours de RCR et premiers soins, ça ne coûtait pas un sou. On a aussi organisé des voyages. » Bien qu’il ait quitté la direction de l’organisme, M. Roy s’occupe encore du traditionnel repas de cabane à sucre. « Il y a encore des gens qui viennent me voir pour acheter une carte de Fadoq », lance-t-il en riant. Ce bénévole s’est également impliqué au sein du comité de surveillance de la Caisse Desjardins de Weedon pendant huit ans.

Un des comités auxquels a participé M. Roy et qu’il considère particulièrement marquant pour lui et la communauté était celui des citoyens pour la survie du CLSC et du CHSLD de Weedon. Après quatre ans de lutte âprement disputés, le comité a réussi à conserver le CLSC et les lits de soins de longue durée au CHSLD, précise-t-il. Avec le recul, ce bénévole considère son implication comme nécessaire, mais éprouvante. Il mentionne que l’ambiance était différente des autres comités dans lesquels il s’impliquait. Pour celui de la survie « l’ambiance était différente, on se battait pour garder des choses, pas pour en avoir plus. Pour les autres comités, c’était pour bâtir, apporter de nouvelles choses, c’était plus positif. »

Pour M. Roy, s’impliquer bénévolement est sa façon de remercier la communauté. « J’ai du temps, la santé et c’est un retour d’ascenseur. Si je peux aider les autres, tant mieux. »

Ça réveillonne fort à l’école Saint-Paul de Scotstown

Fort populaire, le réveillon de Noël organisé par les élèves de l’école Saint-Paul à Scotstown est en voie de s’inscrire parmi les traditions. Plus de 200 invités, « Les invités de cœur » regroupant parents, proches collaborateurs, équipe-école et bénévoles participaient à la rencontre qui se déroulait dans la pure tradition des réveillons.

« L’objectif est de recréer des moments précieux que des enfants n’ont pas la chance de vivre pour différentes raisons », d’exprimer Caterina Maillé, enseignante en 2e et 3e et responsable de l’activité avec Janie Larivière, enseignante de 5e et 6e année. La particularité de l’événement est que les 80 élèves participent à la préparation et la tenue du réveillon. Ce n’est pas un euphémisme de dire que tous ont mis la main à la pâte. « Tous les enfants ont cuisiné, même les maternelles », d’assurer Mme Maillé. Élia Gaudreau, 9 ans, en 3e année, en était à son troisième réveillon. « J’ai fait des cup cakes et mis des décorations. C’est vraiment le fun d’être à l’école et préparer le réveillon. » C’est avec une fierté évidente que Nicolas Talbot, 6e année, mentionne « c’est moi le plus vieux de l’école. J’ai placé des chaises, placé les tables, les nappes. J’ai fait un peu de nourriture. J’ai coupé des oignons, écaillé des œufs. Ça fait quatre ans que je prépare le réveillon. Ce que j’aime, c’est de voir tous les parents à quoi ils ressemblent et d’être avec des gens que j’aime, mes parents à l’école. »

À en juger par la participation des parents, nul doute que l’activité est fort appréciée. Valérie Prévost et Marc-André Martel, parents de trois enfants fréquentant l’école, en sont à leur 2e réveillon. « Pour nous, c’est important d’être présent pour les garçons. Les enfants en parlaient depuis plusieurs jours, ils avaient hâte. On aime le rapprochement de la petite communauté. Ça crée des liens serrés. » Pour Annie Duhaime, une maman dont ses trois enfants fréquentent également la petite école St-Paul, l’activité « c’est très apprécié. Les enfants sont fiers de nous recevoir. Il y a aussi beaucoup de photos publiées sur Facebook. Ça nous permet de voir ce que les enfants font. »

Mme Maillé insiste « ce sont les enfants qui ont tout fait. Nous, on orchestre, on prépare le matériel. » Les élèves se sont montrés de magnifiques hôtes, certains étaient à l’accueil pour diriger les invités dans l’une des deux salles aménagées pour la circonstance, d’autres servaient le repas. Juste avant l’arrivée des invités, les élèves regroupés dans une classe ont porté un toast à leur succès, du jus de pomme. « On porte un toast parce qu’on est fier de vous », de lancer Mme Gaudreau. Au cours du réveillon, les parents avaient le loisir de visiter l’école, se faire prendre en photo avec leurs enfants et autres activités.

Sentier de ski de fond à Johnville : C’est parti !

Nous apercevons de gauche à droite deux bénévoles, Maurice Gendron et Réjean Pelletier.

Avec la convention d’utilisation du terrain de Construction DJL Inc., la municipalité de Cookshire-Eaton est en mesure de boucler la boucle du sentier de ski de fond de 12 kilomètres, dans le secteur de Johnville. D’ailleurs, les adeptes de ce sport de plein air ont déjà eu l’occasion de parcourir le tracé.

Grâce aux autorisations de la firme Sintra, DJL et de Nature Cantons-de-l’Est, gestionnaire du PEJ, les bénévoles sont en mesure de compléter la signalisation dans le sentier. Le parcours débute à la salle communautaire de Johnville en passant par la gravière de la compagnie Sintra et permet d’arriver au premier lac du Parc écoforestier de Johnville (PEJ) pour effectuer une boucle à travers les sentiers déjà aménagés.

Investissement
Mario Gendron, conseiller responsable du dossier, mentionne que la municipalité a investi près de 7 000 $ dans le projet, dont 4 000 $ pour l’acquisition de la motoneige et 2 250 $ pour la dameuse à neige. L’entretien de la machinerie et le bon fonctionnement du sentier reposent déjà sur l’engagement de plusieurs bénévoles, explique-t-il. Plusieurs partenaires et commanditaires permettent d’offrir ce nouveau volet sportif. L’accès au sentier est gratuit. Toutefois, une boîte permettant de recueillir des dons est installée et laissée à la discrétion des utilisateurs.

Il y a déjà eu des sentiers de ski de fond par le passé, mentionne M. Gendron, mais faute d’argent et de personnel, ça été abandonné. Par la reprise de cette activité, la municipalité désire ajouter un volet sportif hivernal à son offre touristique. Elle souhaite également promouvoir le sport dans son milieu de vie et offrir un élément attractif pour les jeunes familles.

Tournoi provincial de hockey Atome/Pee-Wee : Un événement couru des équipes

La 39e édition du tournoi provincial de hockey Atome/Pee-Wee qui se déroulera du 3 au 16 février à l’aréna Robert-Fournier, à East Angus, n’a plus besoin de présentation. La bonne réputation et le degré d’excellence qu’ont forgés les milliers de bénévoles à travers les années font de l’événement une activité courue des nombreuses équipes. À preuve, on affichait complet plus de quatre semaines avant la tenue du tournoi.
Selon Jessika Boislard, présidente de l’événement, c’est la première fois que l’enregistrement des équipes est complété aussi rapidement. Elle attribue ce succès à la qualité du tournoi sous tous ses aspects.

Encore cette année, plus de 600 joueurs se livreront une lutte amicale au sein des 48 équipes provenant d’un peu partout au Québec. Les formations se répartissent en parts égales dans les catégories Novice A, B, C et Pee-Wee A, B, C. Tout comme l’année dernière, quatre matchs seront disputés à l’aréna de Weedon lors du premier samedi d’activités concernant l’Atome.

Match d’ouverture
Le match d’ouverture officiel du tournoi se fera le vendredi 7 février vers 19 h 45 et mettra aux prises les Sharks Pee-Wee A contre les Appalaches de Thetford Mines. On procédera à la présentation protocolaire de l’événement, mise au jeu officielle en présence du président d’honneur Richard Ravary. Les joueurs des Sharks seront présentés individuellement et seront accompagnés d’un joueur Novice pour l’occasion. Le duo de chansonniers Chris é Pas fera les frais de la musique au cours de la soirée. Précédent les cérémonies, les amateurs de hockey auront la chance de voir une autre formation locale soit les Sharks Atome A qui disputeront la victoire aux dépens des Tigres de Victoriaville. Le lendemain, samedi, sera la journée familiale de 13 h à 16 h. Les enfants auront droit à du maquillage, en plus de participer à la fabrication de cannes bruyantes ainsi qu’une chasse au trésor.

Comme chaque année, les honneurs habituels dévolus aux deux joueurs de chaque match seront soulignés en leur remettant une mini banderole du tournoi. Quant aux joueurs des formations finalistes, ils auront également droit à leur mini banderole en plus de la grande banderole de finalistes remise à leur formation.

Nouveauté
Une nouveauté cette année s’inscrit au niveau du coût d’entrée. Aucun frais ne sera exigé pour les personnes de moins de 18 ans. Seulement les adultes devront débourser 7 $. Satisfaite de la participation des équipes, Mme Boislard entrevoit un beau succès. Le comité organisateur composé de 12 personnes travaille à la préparation du tournoi depuis août, explique-t-elle. L’implication bénévole des parents contribue également à faire de l’événement un succès. La présidente du tournoi rappelle que les profits amassés servent entre autres à défrayer les heures de glace, l’achat de matériel et d’équipement lorsque nécessaire.

Bureau de la SAAQ à Cookshire-Eaton : La municipalité prend en charge le service

Depuis le 1er janvier, c’est la ville de Cookshire-Eaton qui assure le service de la SAAQ à la succursale Desjardins de l’endroit.

C’est dans le but d’éviter la fermeture du service, voire même son transfert à Sherbrooke, que la municipalité de Cookshire-Eaton prend à sa charge le bureau de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) pour trois ans.

Les élus ont approuvé, lors de la dernière séance du conseil municipal, les termes de l’entente avec la SAAQ ainsi que le bail de location des espaces avec la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François pour occuper le même endroit à l’intérieur de la succursale de Cookshire-Eaton.

La municipalité et la SAAQ avaient entrepris des discussions au cours de la dernière année. « On ne voulait pas que ça s’en aille de Cookshire. Nous, on voulait maintenir le service pour les gens. Pis ce n’est pas juste pour les gens de Cookshire, c’est pour les gens de Saint-Isidore et ceux aux alentours qui étaient habitués de venir à Cookshire. » La municipalité est donc gestionnaire du service depuis le 1er janvier 2020. Mme Lapointe assure qu’il n’y aura aucun changement dans la façon de fonctionner que ce soit au niveau des heures d’ouverture ou du personnel. « C’est le même endroit et le même personnel. Il n’y a aucun changement », rassure-t-elle. La mairesse n’a pas voulu dévoiler les termes de location de l’espace, mais assure qu’il s’agit d’une entente avantageuse. Elle ajoute que la municipalité n’investira pas d’argent dans le service, qu’il s’autofinancera.

Rappelons que la direction de la Caisse des Hauts-Boisés, à l’époque, avait fait part de son intention de ne pas renouveler l’entente avec la SAAQ. Elle avait noté une diminution des revenus attribuable au fait qu’il soit maintenant possible de renouveler son permis en ligne. Mme Lapointe dit être consciente de cette réalité. Pour l’instant, « c’est un contrat de trois ans et on verra après trois ans. Si cela avait été pour 10 ans, on aurait dit non. On s’est dit : on a un service à maintenir pour les citoyens. »

Pénurie de main-d’œuvre : Il existe des façons de contrer ce phénomène

Nous apercevons Jessica Mackey, coordonnatrice du CAMO Haut-Saint-François, et Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD et membre du CAMO.

La rétention de personnel, la modernisation de l’entreprise et le recrutement de la main-d’œuvre dite éloignée du marché du travail sont trois pistes de solutions sur lesquelles travaille le Comité d’adaptation de la main-d’œuvre (CAMO) du Haut-Saint-François pour venir en aide aux entreprises.

Le CAMO est un collectif d’organismes visant à sensibiliser les entreprises aux solutions de main-d’œuvre, les soutenir dans les défis, sous différentes formes. « On peut offrir des initiatives qui peuvent se passer là, offrir de la visibilité, de la sensibilisation. On a déjà des organisations sur le territoire qui font des actions. C’est de les faire connaître davantage ou de diriger les entreprises vers ces organisations. C’est un travail de cohésion et de mettre de l’avant certains outils », d’expliquer Jessica Mackey, coordonnatrice de la ressource. Le CAMO Haut-Saint-François regroupe la SADC, le CLD, le CJE, Services Québec, la commission scolaire, la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, Intro-travail ainsi qu’un représentant d’entreprise.

Main-d’œuvre
Il n’existe pas de recette miracle pour stabiliser et attirer la main-d’œuvre, mais bien une foule de choses imbriquée ensemble permettent de créer des conditions gagnantes. Trois blocs sont priorisés pour y arriver soit la rétention, la modernisation d’entreprise et la recherche de main-d’œuvre dite éloignée, mais pas nécessairement en terme de distance.
Mme Mackey mentionne que la rétention de main-d’œuvre peut se faire à travers une foule d’actions comme les conditions de travail, l’environnement, le climat, les relations interpersonnelles au sein de l’entreprise. La flexibilité de l’horaire de travail, offrir des services comme le transport, les valeurs environnementales de l’entreprise, le développement professionnel, les chances d’avancement et même l’image que projette l’entreprise sont d’autres aspects qui seront pris en compte par les travailleurs. Selon l’intervenante du CAMO, les statistiques démontrent qu’un employé sur deux est prêt à changer d’emploi pour améliorer sa qualité de vie. Cela démontre l’importance de bien connaître les valeurs de la nouvelle génération d’employés, explique-t-elle.

La modernisation des équipements, la technologie numérique, l’automatisation de l’entreprise pour faire plus avec moins d’employés est également une façon de contrer la pénurie de main-d’œuvre. Pour les travailleurs, avoir un emploi plus intéressant, travailler avec des équipements à la fine pointe de la technologie peut s’avérer stimulant. La gestion du changement et la modernisation des pratiques demeurent importantes et peuvent s’avérer un aspect attractif, précise Jessica Mackey. Les entreprises ne sont pas livrées à elle-même dans ce processus, il existe des programmes d’aide financière que ce soit pour la gestion des ressources humaines, pour l’innovation et autre. Investissement Québec et Défi innovation, qui est supporté notamment par la SADC et le CLD, peuvent apporter leur concours.

Le troisième bloc, la clientèle dite éloignée concerne entre autres, les femmes au foyer, des travailleurs expérimentés à la retraite ou sur le point de l’être, des personnes avec un handicap physique ou intellectuel et bien entendu l’immigration. Pour attirer tout ce beau monde, il importe pour les employeurs d’être imaginatif dans leur façon de faire. Une flexibilité au niveau de l’horaire de travail permettrait d’attirer des personnes qui auraient d’autres engagements personnels. Créer un poste partagé par deux personnes permettrait de conserver du personnel qui lorgnerait vers une retraite. L’aménagement du lieu de travail afin de permettre une personne en fauteuil roulant de s’intégrer sans compter l’appel à divers organismes pour recruter du personnel étranger sont des façons de faire. Mme Mackey fait une mise en garde, il ne suffit pas de faire des ajustements physiques ou d’horaire, l’accueil et l’encadrement jouent un rôle important dans l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre. Encore là, précise-t-elle, il existe des programmes d’aide que ce soit pour l’aménagement d’espace pour des personnes handicapées, voire même jusqu’à défrayer une partie du salaire. Il est possible d’obtenir de l’aide financière pour établir un diagnostic de l’entreprise et mettre en place de nouvelles pratiques de gestion.

Activité
Dans le souci de sensibiliser les entreprises, le CAMO offrira un lunch en ligne «lunch’n learn» le 20 février prochain. Il s’agit d’une formation abordant les neuf tendances de recrutement. Le contenu s’adresse au personnel des ressources humaines. Les personnes intéressées pourront suivre la formation en ligne directement de leur entreprise sur l’heure du dîner. Cette façon de faire évite aux entreprises de libérer du personnel et des déplacements. Les entreprises intéressées doivent s’inscrire auprès du CAMO à l’adresse courriel suivante camo.hsf@gmail.com.

Recrutement et rétention de la main-d’œuvre : Confections Troy fait preuve d’imagination

Confections Troy fait preuve d’imagination et d’ouverture pour s’ajuster aux besoins de ses travailleurs.

L’entreprise Confections Troy à Weedon, œuvrant dans le domaine de la confection de pantalons d’uniformes, réussit le tour de force à recruter et conserver sa main-d’œuvre. La tâche n’est pas évidente admet le copropriétaire, Marc Beaudoin, mais règle générale, une fois arrivé, le personnel demeure en poste.

L’un des plus importants employeurs à Weedon depuis maintenant 75 ans compte une quarantaine d’employés et fonctionne à plein régime. « Pour bien faire, j’en prendrais encore trois ou quatre », de lancer M. Beaudoin. D’ailleurs, l’entreprise est en recrutement à cet effet. « Les choses qu’on a faites pour recruter de la main-d’œuvre remontent à quelques années. » Avec modestie, M. Beaudoin ajoute « il y a peut-être des choses qu’on a faites inconsciemment, mais que ça a mené dans ce but là. » À titre d’exemple, il fait référence à un renouvellement de convention collective, faisant en sorte que l’employé défraie 30 % du coût de l’assurance collective. « Si tu compares ça à plein d’autres endroits, il y a des cas qui payent comme 50 % et jusqu’à 75 % de la facture. À 30 %, si tu compares ça avec la RAMQ, ça leur revient meilleur marché et ils ont une assurance collective, les dents, les lunettes, les médicaments. Il y en a plusieurs qui disent : on vient travailler parce que c’est quelque chose qui est intéressant pour nous autres. »

Le copropriétaire admet qu’au niveau salarial « on n’a pas bien, bien de jeu là-dedans parce que la compétition se tient pas mal dans ces games de salaire là. » Par contre, l’entreprise se montre ouverte aux besoins de ses travailleurs et tente dans la mesure du possible d’ajuster les horaires en conséquence. Ainsi donc, une mère de famille monoparentale pouvait commencer sa journée de travail à 8 h le matin, lui permettant de préparer les enfants pour l’école ou la garderie plutôt que débuter à 7 h 20. Un travailleur désireux de prendre sa retraite peut réduire ses heures de travail à trois jours semaine. Trois à quatre employés se prévalent actuellement de cet avantage. M. Beaudoin estime qu’il recevra plus de demandes dans ce sens au cours des trois prochaines années. « Mais si on est capable de s’arranger et planifier en conséquence, il n’y aura pas de problème. On est tout le temps ouvert. La personne vient nous rencontrer, on regarde, on est-tu capable de planifier telle ou telle chose. On est capable de discuter. »

Modernisation
Confections Troy a investi plus de 300 000 $ au cours de la dernière année et demie pour faire l’acquisition de nouvelles machineries plus robotisées « pour justement attirer les plus jeunes. Ils sont plus à l’ère des pitons et ces choses-là. » L’entreprise offre de la formation à l’interne de façon à développer les compétences du personnel. « Avant, un employé pouvait avoir un poste de travail et il ne bougeait pas de là. Aujourd’hui, la grosse majorité est capable de faire trois à quatre jobs différentes. Ils peuvent être une semaine sur la même job ou changer trois fois dans la même journée. »

Recrutement
L’entreprise fait du recrutement via sa page Facebook, mais les employés sont également mis à contribution. Les travailleurs qui effectuent du référencement et permettent l’embauche d’un employé reçoivent un montant de 25 $. Lorsque la personne embauchée complète sa période de probation, celui qui a effectué le référencement reçoit un second montant de 100 $. Les travailleurs chez Confections Troy comptent une moyenne d’âge de 46 ans. M. Beaudoin souligne qu’une dizaine de jeunes ont joint les rangs du personnel au cours des deux dernières années contribuant à abaisser cette moyenne. Le copropriétaire s’estime quand même chanceux de pouvoir compter sur du personnel dévoué et efficace. « Ce n’est pas facile de recruter, mais on réussit à tirer notre épingle du jeu. On aurait encore trois à quatre postes faciles à combler, mais on est stable. » L’entreprise fait la confection de pantalons pour des uniformes scolaires, les corps de polices, de pompiers, la sécurité nationale et autres.

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Accord pour l’alimentation d’eau potable à Johnville : Cookshire-Eaton va de l’avant

Le projet de captage d’eau au Parc écoforestier de Johnville (PEJ) par la ville de Cookshire-Eaton ira de l’avant dès le printemps prochain et permettra la réalisation d’un important développement d’une quarantaine de maisons pour la phase I.

Une résolution de la Ville de Sherbrooke cédant tous les droits de propriété qu’elle pourrait détenir sur des prises d’eau sur une partie du lot 28A dans le PJE permet d’aller de l’avant. Cookshire-Eaton avait déjà convenu d’une entente avec les propriétaires soit l’Université Bishop’s de Lennoxville et celle de Sherbrooke ainsi que Nature Cantons-de-l’Est, gestionnaire du PEJ.
La municipalité a déjà fait appel à un hydrogéologue ayant effectué une étude vérifiant la quantité, le débit et la qualité de l’eau. « La qualité est bonne, il y a de l’eau suffisamment et le fait de puiser l’eau dans le Parc écoforestier ne crée pas de problème non plus pour les tourbières. Il y a de l’eau en masse là-dedans pour conserver le parc et desservir les lots qu’on a à faire », d’exprimer le directeur général de la municipalité, Martin Tremblay, lors d’une récente entrevue.

Le coût des travaux pour amener l’eau est évalué à près de 400 000 $. Il est fort possible que la municipalité obtienne une aide financière couvrant la totalité des travaux par le biais du retour sur la taxe d’assise, d’exprimer M. Tremblay. Du montant prévu, 160 000 $ seraient consacrés pour le barrage et le reste sera affecté à l’aménagement de l’ancienne station et la conduite qui s’étalerait sur une distance de 1 km. Cette solution permettra d’atteindre le développement domiciliaire des secteurs de l’ancien et du nouveau Centre communautaire. Au total, on parle d’un projet résidentiel pouvant atteindre une centaine de lots. La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, est évidemment heureuse de ce dénouement.


Une résolution de la Ville de Sherbrooke cédant tous les droits de propriété qu’elle pourrait détenir sur des prises d’eau sur une partie du lot 28A dans le PJE permet d’aller de l’avant. Cookshire-Eaton avait déjà convenu d’une entente avec les propriétaires soit l’Université Bishop’s de Lennoxville et celle de Sherbrooke ainsi que Nature Cantons-de-l’Est, gestionnaire du PEJ.
La municipalité a déjà fait appel à un hydrogéologue ayant effectué une étude vérifiant la quantité, le débit et la qualité de l’eau. « La qualité est bonne, il y a de l’eau suffisamment et le fait de puiser l’eau dans le Parc écoforestier ne crée pas de problème non plus pour les tourbières. Il y a de l’eau en masse là-dedans pour conserver le parc et desservir les lots qu’on a à faire », d’exprimer le directeur général de la municipalité, Martin Tremblay, lors d’une récente entrevue.
Le coût des travaux pour amener l’eau est évalué à près de 400 000 $. Il est fort possible que la municipalité obtienne une aide financière couvrant la totalité des travaux par le biais du retour sur la taxe d’assise, d’exprimer M. Tremblay. Du montant prévu, 160 000 $ seraient consacrés pour le barrage et le reste sera affecté à l’aménagement de l’ancienne station et la conduite qui s’étalerait sur une distance de 1 km. Cette solution permettra d’atteindre le développement domiciliaire des secteurs de l’ancien et du nouveau Centre communautaire. Au total, on parle d’un projet résidentiel pouvant atteindre une centaine de lots. La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, est évidemment heureuse de ce dénouement.

MYM Nutraceuticals Inc. se départit de deux bâtiments à Weedon

Est-ce un signe avant-coureur quant à l’avenir du projet de MYM Nutraceuticals Inc. de construction de serres de cannabis à des fins médicales dans le rang 2 à Weedon ? Quoi qu’il en soit, l’entreprise tente de se départir des deux bâtiments qu’elle avait acquis au printemps 2018 et situés au 514 et 527 rue Saint-Janvier, à Weedon. Depuis décembre, deux affiches de courtiers immobiliers sont apparues sur les édifices.

Rejoint au téléphone en décembre dernier, le maire de Weedon, Richard Tanguay, mentionnait ne pas être au fait des plans de l’entreprise. « C’est sûr, ça fait pas mon affaire, mais en même temps, c’est une entreprise privée. Tant qu’ils n’ont pas de nouvelle de Santé Canada, ils rationalisent les dépenses », donnait-il en explication. Se montrant optimiste, le maire disait toujours croire en l’avenir du projet et n’avoir aucune information laissant prouver le contraire. « Il n’y a rien qui indique que MYM se retire à 100 %. Moi, je ne comprends pas pourquoi Santé Canada ne donne pas de nouvelle soit positive ou négative. Moi, ça me dépasse totalement. »

Le maire soutient que « les ententes avec MYM ont toujours été respectées, ils sont en règle. » Dans l’hypothèse où elle déciderait d’abandonner le projet de serres, cela n’entraînera pas d’impact financier pour la municipalité, assure Richard Tanguay. « On n’a pas investi d’argent là-dedans, on n’est pas cogestionnaire de quelque chose. » Il soutient que deux dossiers ont été envisagés en fonction de MYM. « On a parlé de l’asphaltage du rang 2, mais sans engager d’argent. On attendait de voir avant. » L’autre dossier, ajoute-t-il, est une étude spatiale avec la collaboration d’étudiants de l’Université Concordia. Ce projet a été modifié et va servir pour la municipalité à plus petite échelle, précise le maire, en soulignant que la municipalité a injecté 2 000 $ pour l’étude.

Pour le reste, M. Tanguay mentionne que la municipalité poursuit ses démarches pour mettre de l’avant un projet, amorcé bien avant l’annonce de MYM, et concernant la recherche et développement du chanvre industriel à Weedon.

Le journal a tenté de joindre MYM Nutraceuticals pour obtenir des commentaires, mais était toujours en attente de réponse au moment d’écrire ces lignes. Rappelons que les travaux de construction des serres sont arrêtés depuis plusieurs mois et rien ne laisse présager une reprise à court terme. MYM Nutraceuticals Inc. avait annoncé en juin 2017 un projet de construction de 15 serres qui devait totaliser 1 500 000 pi2 et la construction d’un bâtiment multifonctionnel qui devait comprendre notamment des laboratoires de recherche, un centre de formation, un restaurant, une clinique, un hôtel et un musée de cannabis médical à Weedon. Le projet devait nécessiter un investissement de 233 M$ créant 400 emplois directs.

Hausse salée du fardeau fiscal moyen de 6,6 % à Cookshire-Eaton

Les élus de Cookshire-Eaton ont adopté à l’unanimité les prévisions budgétaires pour 2020.

Après avoir annoncé en séance publique de décembre un alourdissement du fardeau fiscal moyen de 8,9 %, et à laquelle aucun citoyen n’était présent, les élus de Cookshire-Eaton se sont ravisés deux jours plus tard pour corriger le tir en adoptant des dispositions au budget faisant en sorte de réduire la pression fiscale à une hausse moyenne de 6,6 % pour 2020.

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe et le directeur général, Martin Tremblay, admettent qu’il s’agit d’une majoration importante, mais en attribuent la raison principalement à deux facteurs soit le nouveau rôle d’évaluation foncière en hausse de 4,1 % et Valoris. Initialement, il était prévu une taxe spéciale de 132 $ par porte découlant de l’augmentation de la facture de Valoris, ce qui faisait bondir la hausse moyenne à 8,9 %. Cette méthode faisait en sorte que certains contribuables auraient été affectés plus que d’autres, d’expliquer Mme Lapointe. Après mûre réflexion, les élus ont appuyé le scénario du directeur général, Martin Tremblay, et de la mairesse, Sylvie Lapointe, d’incorporer cette taxe spéciale de 132 $ comprise dans les frais ordures et de la fondre à l’intérieur du taux de la taxe foncière. Cette façon de faire n’est pas unique puisque la Ville de Sherbrooke le fait déjà et d’autres municipalités aussi, d’expliquer Mme Lapointe. L’application de cette mesure a pour effet de réduire de 2,3 % la hausse moyenne à 6,6 %.

M. Tremblay souligne, sous le regard approbateur de la mairesse Lapointe, que « c’était plus équitable de ramener ça en milin. Dans le fond, on la répartit (taxe spéciale) sur la taxe foncière. C’est plus équitable et ça régularisait les augmentations. » « On avait tellement dans la tête la taxe spéciale qu’on a oublié de voir l’autre alternative. On voulait que les citoyens voient la taxe spéciale. On l’a incluse dans la taxe foncière et on va l’expliquer », d’ajouter Mme Lapointe.

Budget
Les élus ont donc adopté un budget à la hausse de 1,1 M$ passant de 8 929 301 $ en 2019 à 10 042 401 $ pour 2020. Plusieurs éléments expliquent cette forte majoration précise, Mme Lapointe. Outre l’effet du nouveau rôle d’évaluation foncière et Valoris, on retrouve une augmentation significative de la facture de la Sûreté du Québec de 5,5 % représentant 78 000 $ additionnels et 3,9 % pour la quote-part de la MRC représentant 16 285 $. À tout cela s’ajoute la taxe d’aqueduc et égout, ajustée au coût réel passant respectivement de 354 $ à 409 $ et de 190 $ à 217 $. Mentionnons toutefois que la taxe d’agglomération diminue de 0,1626 à 0,1554 du 100 $ d’évaluation. Il est également prévu au budget l’implantation des bacs bruns au printemps prochain. Un montant de 200 000 $ y est consacré soit 160 000 $ pour l’implantation et 40 000 $ pour le fonctionnement. Le directeur général mentionne que dans la préparation du budget, les élus ont tenu compte du nouveau rôle d’évaluation a la hausse de 4,1 % et ont réduit la taxe foncière d’autant qui passait de 0,8115 $ à 0,7790 $ du 100 $ d’évaluation. Cependant, en y incorporant la facture ordures, elle grimpe à 0,9060 $. Quant au règlement concernant la taxe foncière, il sera adopté lors de la séance régulière du conseil municipal de février.

Immobilisation
Malgré tout ça, explique Mme Lapointe, la municipalité doit continuer d’avancer et des projets sont prévus pour la prochaine année comme la station d’épuration à Johnville au coût de 2 M$ dont la moitié est subventionnée. Les travaux concernant la prise d’eau du parc écoforestier prévus pour 350 000 $ sont subventionnés à cent pour cent par la taxe d’accise. Une halte routière à Johnville, le parc du barrage à Sawyerville, la construction d’un petit bâtiment sur l’ancien site du chalet de la Fadoq au secteur Cookshire dans le cadre du projet intergénérationnel évalué à 195 000 $ dont 115 000 $ sont subventionnés figurent entre autres sur la liste des choses à faire au cours des prochains mois. Conformément à la loi, la municipalité a déposé un plan triennal d’immobilisation de 6,7 M$ dont les réalisations sont conditionnelles au financement.

Compte tenu des circonstances, Mme Lapointe se dit satisfaite du budget tout en précisant que plusieurs éléments sont hors de contrôle des élus. « On a tous travaillé fort. J’espère que les gens vont comprendre, on va leur expliquer. »

Alourdissement fiscal moyen de 3,27 % à East Angus

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, présente le budget 2020 qu’elle considère très bien, compte tenu des différentes contraintes.

Même si l’augmentation du taux de la taxe foncière de 1,15 % est sous le taux de l’inflation, il en demeure pas moins que les contribuables d’East Angus subiront un alourdissement de leur fardeau fiscal moyen de 3,27 % en y incluant la hausse des services. Il en coûtera donc 66,21 $ de plus pour les propriétaires d’une résidence unifamiliale moyenne dont l’évaluation est à 162 067 $.

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, est satisfaite du budget adopté par les élus lors de la séance spéciale à laquelle assistaient six citoyens. « Avec les contraintes qu’on a eues à relever, je suis quand même très fière de ce qu’on a fait. Ça fait quelques années qu’on fait beaucoup d’efforts pour minimiser nos coûts, je pense qu’on est en train de voir la progression de ça. Ça nous a aidés beaucoup, parce que si nous n’avions pas fait certaines modifications à des postes, on n’aurait pas pu présenter un budget de la sorte; ça aurait été pire. Je pense que les bons choix, on les a faits. »

Taxes
Le taux de la taxe foncière grimpe de 0,01 $ pour s’établir à 0,92 $ du 100 $ d’évaluation. Quant à la taxe de service, matières résiduelles, englobant entre autres (Valoris, la collecte de déchets avec une nouvelle entente de 5 ans et la station d’épuration de la ville), elle grimpe de 50 $ passant de 180 $ à 230 $ par logement. Les taux des terrains vagues desservis et agricoles passent respectivement de 0,01$ pour s’établir à 1,61 $ et 0,92 du 100 $ d’évaluation. Les autres taxes de services demeurent stables. Mme Boulanger précise que la collecte des putrescibles instaurée en juin 2018 permet de réaliser des économies intéressantes. De janvier à octobre dernier, la municipalité a détourné 303 tonnes du site d’enfouissement permettant de réaliser une économie de plus de 60 000 $ « et l’année n’est pas terminée. » La mairesse encourage les citoyens à poursuivre les efforts dans ce sens.

Réalisations
Mme Boulanger mentionne que 2019 a été marquée par l’entretien et la mise à niveau des infrastructures municipales (aréna, salle des Chevaliers de Colomb et préparation du futur garage municipal) permettant d’appuyer le développement économique et urbain de la municipalité. Quant au parc industriel, il s’est bonifié avec l’arrivée de Usinage Marcotte et l’agrandissement de High Water Hose. D’autre part, l’ébénisterie Artisanex s’est installée dans un immeuble de la rue Georges-Pinard. Forte des résultats obtenus, la municipalité entend poursuivre l’appui au développement et à la revitalisation de la zone du plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA). Elle a également installé deux bornes électriques. On a donné le mandat pour la mise à niveau du dépôt à neiges usées, pour réduire les coûts d’énergie à la station d’épuration et pour les services professionnels quant à la réalisation et l’aménagement de la rue Saint-Gérard. Ce dernier mandat vise à améliorer l’accès au secteur institutionnel. D’autres réalisations s’ajoutent à la liste pour 2019.

À venir
Pour 2020, la municipalité procédera au remplacement des lumières de rue au Del. Cet investissement de plus de quelque 230 000 $ permettra de réaliser des économies récurrentes de 50 000 $, d’expliquer Mme Boulanger. On procédera également à l’implantation de compteurs d’eau dans les immeubles municipaux. L’aménagement annoncé du futur garage municipal au 16 de la rue David-Swan est inscrit dans les cartons. Rappelons que le montant global incluant l’acquisition, effectuée en 2019, est de 1,2 M $. On prévoit aussi aménager sur le site du garage municipal une aire de dépôt pour les matières dangereuses et pour la récupération de différents matériaux.

Après avoir connu une année relativement calme au chapitre de la construction domiciliaire, 2020 s’annonce prometteuse. Des projets de construction de quatre immeubles dont deux de six logements et autant de quatre logements sont déjà annoncés alors que d’autres projets pourraient voir le jour notamment sur l’ancien terrain du Domaine La Sapinière.

Fière du bilan de la municipalité, Mme Boulanger entend poursuivre la promotion de sa ville dans les médias régionaux afin d’attirer de nouveaux résidants. Mentionnons que la dette nette approximative de la ville d’Easts Angus est de 5,2 M$.

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