














De façon générale, même si les restaurants ont ouvert leurs portes la semaine dernière, la clientèle ne s’est pas ruée aux tables. Le journal a effectué une tournée de quatre restaurants et pour la majorité, on note un début lent à modéré, mais en croissance au fil des journées.
Au Restaurant des Cantons à Weedon, la propriétaire, Johanne Lisée, parle d’un lent départ, mais en croissance. « Les déjeuners, ça va relativement bien. Les dîners, c’est assez tranquille. D’habitude, le midi, c’est des gens de bureau ou de travail, pis quand ils n’ont pas la même adresse, ils sont à six pieds. Bien souvent, ils prennent un take out ou ils mangent à job; c’est plus compliqué. » Pour les déjeuners, plusieurs personnes mangent au comptoir et la propriétaire a réduit le nombre de sièges de 10 à 4. « Il y a une adaptation graduelle », exprime-t-elle. À l’intérieur du restaurant, une table sur deux est accessible au public. Les bancs et tables sont désinfectés au fur et à mesure que les clients quittent les lieux. Évidemment, les mesures d’usage avec les stations de lavage de mains sont de rigueur. On a même réduit le menu sur une seule feuille plastifiée recto verso qui est nettoyée après chaque client. Le personnel porte la visière. Bien que la direction ait agrandi la terrasse extérieure, Mme Lisée ne croit pas atteindre le rythme de croisière d’avant la COVID-19. « Tant que ça tombera pas à un mètre, ça va être compliqué. » La propriétaire mentionne obtenir une belle collaboration de la clientèle quant au respect des mesures de sécurité.
Mme Lisée rappelle que le restaurant offrait le service de livraison à domicile pendant la pandémie et que ça fonctionnait très bien. Elle assure que l’entreprise tourne bien et qu’elle n’est pas menacée.
Au Resto bar Rive Sud, la copropriétaire, Chantale Duhaime, qualifie le début de « correct, mais tu vois que les gens ont encore des restrictions. Ils ont peur encore un peu. Je n’ai pas mon monde habituel, ça part tranquillement. » Mme Duhaime avoue qu’elle s’attendait à un départ plus fulgurant. « Les dîners, soupers, c’est correct, mais les déjeuners, je pensais que ça partirait plus fort. » Elle anticipait une recrudescence pour la fin de semaine dernière particulièrement pour la fête des Pères. Au niveau sanitaire, les règles sont respectées, les employées portent la visière, les tables sont espacées. La copropriétaire croit que le fait d’offrir deux salles à manger pourra faciliter la chose pour accueillir la clientèle. Quant au service de livraison, il fonctionne bien, complète-t-elle
Le gérant du Restaurant du Club de golf East Angus, Yves Beaudoin, est satisfait du début. « J’ai mon monde régulier, même c’est plus fort cette année parce qu’on a plus de monde qui joue au golf; donc la cantine, c’est meilleur et le resto aussi. » M. Beaudoin mentionne avoir récupéré 90 % de sa clientèle de déjeuner. « C’est ça que les gens s’ennuyaient le plus, les déjeuners. » Les soupers semblent bien aller. « Les dîners, c’est plus tranquille, le monde, les travailleurs, je n’ai pas eu de rendez-vous. Les gars sont habitués d’être tous à la même table et avoir du plaisir. Il y a juste ça, le reste, ça va bien. » Le gérant souligne avoir agrandi la terrasse extérieure permettant d’accueillir davantage de personnes. Le restaurateur affirme respecter les mesures de distanciation et autres à la lettre. Il laisse entendre que ce n’est pas le cas de tous.
Comme à plusieurs endroits, l’ouverture de la salle à manger au Resto 108 à Cookshire-Eaton s’est faite de façon plus modeste avec les déjeuners. Le propriétaire, Éric Leclerc, parle d’un début tranquille pour les déjeuners, mais qui s’améliore chaque matin. La salle à manger et la terrasse permettent d’étaler la clientèle en toute sécurité. Évidemment, le restaurateur respecte les mesures sanitaires d’usage. Quant aux dîners et soupers, cela semble correct. M. Leclerc mentionne que son chiffre d’affaires a réduit de moitié avec l’annulation du service de traiteur. Toutefois, la livraison à domicile offerte tout au long du confinement s’est avérée excellente.
Clients
Pour Joe Beaulieu, un habitué du Resto bar Rive Sud à East Angus, l’ouverture des restaurants est plus que bienvenue. « Je suis content, je suis heureux, j’ai du pep de revoir mes vieux chums. Pas des chums de six mois, des chums, des années qu’on se retrouve, on parle de politique, on parle de n’importe quoi. Ce qui est le fun ici, on s’est toujours accordé. Un peu de brassage dans les élections et après, c’est fini. C’est comme une habitude, une passion. Tu te lèves le matin, tu vas aux nouvelles, tu entends parler le monde, ça fait partie de la vie. Je suis heureux que ce soit ouvert, j’ai vu les petites waitress, c’est familial et je suis content. » Ce doyen du restaurant tient à remercier les serveuses pour leurs petites attentions comme lui servir son café à l’extérieur par beau temps ensoleillé. Son comparse, Robert Vallière, est heureux, « ça fait différent d’être dans la maison tout le temps, on reprend notre petite routine. » Un autre habitué, Jacques Gourde, apprécie le côté social qu’offre le restaurant. « Les gens qu’on peut rencontrer ici, c’est très plaisant et valorisant. » Ce client constate les efforts pour les mesures de sécurité et dit se sentir bien. Une autre habituée, Chantal Bellavance, admet « j’avais hâte de venir, prendre mon café, mon petit déjeuner, voir les gens. C’est sûr que les gens sont distancés, mais on est quand même capable de se parler et l’hygiène est bien respectée. »

La SADC du Haut-Saint-François dispose de 1 059 701 $ pour venir en aide aux entreprises du territoire qui n’ont pu, jusqu’à maintenant, bénéficier de l’appui du gouvernement du Canada. Ce montant fait partie d’une enveloppe de 6,3 M$ provenant de Développement économique Canada (DEC) dans le cadre du Fonds d’aide et de relance régionale (FARR) pour les PME de l’Estrie.
L’aide octroyée par la SADC du HSF peut se faire sous forme de fonds de roulement pouvant aller jusqu’à 40 000 $. Elle peut également se faire sous forme de contribution financière non remboursable pour des besoins d’aide technique comme des expertises spécialisées, l’adaptation aux mesures sanitaires, le développement de plans financiers de continuité pour préparer l’avenir ou encore d’adoption des technologies pour le commerce en ligne.
Les SADC ou CAE pourront aussi réaliser ou collaborer à des initiatives de développement économique local comme des formations aux entreprises, la promotion d’achat local, des opérations de revitalisation de centre-ville et des campagnes publicitaires.
« Ces investissements sont très attendus dans le milieu et les SADC et CAE s’assureront de livrer rapidement cette aide au cours des prochaines semaines afin que nous puissions répondre aux besoins urgents de nos clientèles », d’exprimer Daniel Dumas, président de la SADC des Sources et président du Réseau des SADC et CAE. La députée Mélanie Joly, ministre du Développement économique et des Langues officielles et ministre responsable de DEC, estime que les SADC et CAE sont des services de proximité dont l’expertise et le dynamisme permettront d’aider rapidement les entrepreneurs à relever les défis liés à la COVID-19. « Ensemble, nous passerons à travers cette période difficile. Retroussons nos manches pour relancer l’économie de nos régions », complète-t-elle.
Soulignant le travail des SADC et CAE depuis 50 ans, la députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, souligne que « l’accompagnement professionnel de qualité et le financement conséquent seront plus utiles que jamais pour nos entrepreneurs touristiques, nos jeunes pousses et nos plus petites entreprises. En soutenant nos PME en cette période de pandémie, on répond aussi aux besoins de première nécessité de nos citoyens. »

Les chiens, ces bêtes que l’on aime caresser, jouer, sont des animaux de compagnie agréables. Toutefois, il arrive qu’ils mordent; 51 % des morsures proviennent du chien de famille. Il y a une façon de prévenir ces désagréments. Sylvie Roy, enseignante à l’école du Parchemin (Côté Collège) et zoothérapeute, donne des ateliers aux élèves sur le langage canin.
Cette passionnée d’animaux profite de ses périodes de spécialiste pour rencontrer toutes les classes (15 groupes) de l’école afin de sensibiliser les jeunes au langage de ces bêtes. « Je l’ai offert à mes collègues et tout le monde a dit oui. Je trouvais que ça faisait différent et qu’il y avait quelque chose de pédagogique là-dedans. »
Propriétaire, entre autres, d’un lapin, d’un cochon d’Inde, d’une tourterelle rieuse et d’un chien, Mme Roy vise à amener les enfants à respecter les animaux. Le fait de passer par le chien dans le cadre d’un atelier visant à prévenir les morsures par le langage de ces bêtes est une façon d’y arriver. Les enfants ont un intérêt naturel envers les animaux, il est donc plus facile de capter leur attention, laisse-t-elle entendre. Au terme de la rencontre, l’enseignante souhaite que les jeunes sachent comment approcher un chien, le respecter et même diffuser l’information dans leur entourage, s’ils sont capables de le répéter autour d’eux.
Langage
« La majorité des chiens sont gentils, mais je n’ai pas le choix de leur dire que ça se peut qu’un chien les morde, qu’un chien les attaque, je vais leur dire qu’il n’a pas fait ça pour rien. Je ne veux pas leur faire peur, je veux juste qu’ils soient préventifs, qu’ils soient prudents. » Il est donc important de bien décoder leur langage et faire attention à la façon de les approcher. À l’aide d’affiches illustrant des chiens selon différentes postures, Mme Roy interpelle les élèves à donner leurs commentaires.
En guise d’introduction, l’intervenante souligne l’importance de comprendre l’animal. Elle mentionne, entre autres, que le chien, nouvellement arrivé à la maison, aura besoin d’une période de trois mois pour s’adapter à son environnement. De façon interactive, Mme Roy présente les différentes façons d’aborder ces bêtes, en commençant par demander la permission au maître ou la personne qui l’accompagne. L’approche vers l’animal, la façon, l’endroit où le caresser sont importants pour un contact sécuritaire. Il n’est surtout pas recommandé d’avancer la main pour caresser sur la tête, ce qui peut être interprété comme une menace par le chien.
Toujours à l’aide d’illustrations, les participants sont amenés à détecter et interpréter les différentes postures de la bête témoignant de leur humeur, soit enjouée, calme. Cet aspect sera propice à l’approche et la caresse. Ou dans le cas contraire, selon le comportement, le positionnement du chien pouvant indiquer qu’il est inquiet, stressé, apeuré, voire même terrorisé, sont des indices qu’il est préférable de ne pas s’en approcher.
Parmi les conseils de base transmis par l’enseignante, il est suggéré de ne pas approcher l’animal lorsqu’il mange, ne pas monter sur son dos, ne pas courir après la bête ou de lui tirer la queue, les oreilles et même de le réveiller lorsqu’il dort. Le jeune auditoire était tout éveillé aux propos de Mme Roy. Pendant une cinquantaine de minutes, les élèves participaient activement et répondaient aux questions de l’intervenante. Au terme de la rencontre, les enfants ont eu droit à un diplôme attestant qu’ils ont appris à comprendre le langage de l’animal, accompagné de quelques dessins de positions de chien.
Évidemment heureuse de s’adresser aux jeunes, Mme Roy rencontre également les adultes et les aînés dans le cadre d’atelier de zooanimation avec des animaux. Mentionnons qu’il est possible de se procurer gratuitement le guide pour apprendre aux parents les bases de la communication avec les chiens afin de prévenir les morsures en visitant le site fondation Humanimo. Vous y trouverez trois astuces importantes à savoir afin de prévenir les morsures, 18 observations afin de pouvoir identifier un chien calme, peureux ou en colère, 8 conseils de base à connaître pour la sécurité de votre enfant et le respect de votre chien ainsi que cinq idées d’interactions amusantes et positives entre votre enfant et votre animal.

Le parc écoforestier de Johnville est toujours accessible gratuitement au public, sept jours semaine, de 8 h le matin au crépuscule. Des affiches demandant aux gens de respecter la distanciation sociale sont bien en vue. Amorcée l’année dernière, la rénovation du trottoir de bois du sentier de la tourbière sera vraisemblablement complétée avant l’automne prochain.
Le tronçon en restauration est fermé au public, mais le reste du parc demeure accessible, de mentionner Stéphane Tanguay, directeur de Nature Cantons-de-l’Est, organisme gestionnaire du site. Le projet de 134 000 $ est rendu possible grâce à la participation financière de plusieurs intervenants. Un montant de 67 000 $ provient du Programme de soutien à la mise à niveau et à l’amélioration des sentiers et des sites de pratique d’activités de plein air (PSSPA). La municipalité de Cookshire-Eaton et le CLD du Haut-Saint-François y contribuent respectivement avec 20 000 $ alors que l’Université de Sherbrooke et celle de Bishop’s complètent la mise avec 27 000 $.
Projet
La rénovation du trottoir de bois s’étend sur 1,7 km. Les travaux se font en respectant l’environnement et l’écologie du site. « On utilise la structure existante sur laquelle on redéploie une nouvelle structure portante, puis on installe un nouveau resurfaçage de planches. Tout notre bois est recyclé chez Trèd’Si. Ce sont des poteaux de téléphone recyclés ainsi que des madriers de sapin de Douglas qui nous sert de structure portante », de préciser Mathieu Dufresne, chargé de projet et membre du personnel de Nature Cantons-de-l’Est. Les intervenants aimeraient bien compléter les travaux pour la fin de l’été, mais l’échéancier est prévu pour l’automne. « Il y a potentiellement un tronçon qui pourrait être ouvert dans une boucle fermée avant la fin de l’été », d’exprimer M. Dufresne. Les travaux sont effectués à l’interne par les membres du personnel de Nature Cantons-de-l’Est, ce qui permet de réduire les coûts, d’expliquer le chargé de projet.
Les travaux s’effectuent en tout respect avec la nature. « Les plans ont été acceptés par le ministère concerné. On a proposé cette approche et ça été accepté par le ministère de l’Éducation, ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques et du Développement durable que les matériaux qui allaient être utilisés sont acceptables dans un milieu sensible et c’est le cas. Le matériau utilisé est le même qu’il y a 15 ans. On n’a pas besoin d’autorisation particulière parce qu’on n’intervient pas dans le milieu comme tel, on est seulement sur la structure existante. On est en respect des lois et règlements. Il n’y a aucun arbre qui est coupé pour ce projet-là; c’est 100 % de bois recyclé. On ne fait que du recyclage de bois, même que les quelques morceaux qu’on va devoir démanteler, on va les envoyer à l’usine de Westbury. Ils vont être revalorisés encore soit en copeaux ou en bioéthanol. Ultimement, il n’y aura pas de matériaux enfouis à la fin de ce projet-là », de mentionner avec une fierté évidente M. Dufresne.
La superficie du parc est de 216 hectares dont 172 appartiennent à l’Université Bishop’s et celle de Sherbrooke et 44 hectares à Nature Cantons-de-l’Est. Le parc offre un circuit de quatre sentiers pédestres (L’Étang, La Tourbière, L’Esker et La Faune) pour une longueur totale de 5,8 km. Quatre sentiers de ski de fond et de raquette s’ajoutent en hiver pour un total de 8,5 km. Nature Cantons-de-l’Est, qui est gestionnaire du parc, veille à l’entretien des sentiers, à organiser des activités comme des visites guidées, des soirées d’astronomie avec le Club d’astronomie, le décompte des papillons et autres. Le libre accès aux visiteurs fait en sorte qu’il est difficile d’en déterminer le nombre. Cependant, M. Tanguay parle de plusieurs milliers annuellement. Le champ d’intervention de l’organisme va plus loin que Johnville, son mandat, précise son directeur général, est de veiller à la conservation des milieux naturels. Nature Cantons-de-l’Est est donc impliqué par des projets au mont Stoke, au mont Mégantic et avec la ville de Sherbrooke dans un volet de conservation.

C’est maintenant vrai ! Depuis quelques semaines, les travaux concernant la nouvelle station de traitement des eaux au secteur Johnville, à Cookshire-Eaton, sont en branle. La réalisation du projet de 2 M$ permettra d’augmenter la capacité de traitement des eaux. À cela, le raccordement avec une source d’eau potable située à l’intérieur du parc écoforestier réunira les conditions gagnantes permettant, à la municipalité, d’aller de l’avant avec son projet de développement domiciliaire.
Les travaux de la station de traitement des eaux ont été confiés à Entreprises G. N. P. de Victoriaville. Une aide financière de 1 M$ provient du programme PRIMEAU du MAMOT. La municipalité assume la différence par règlement d’emprunt.
Station
La station sera du type étangs aérés à parois verticales. Ce concept consiste en un énorme bassin compressant divers compartiments appliquant le principe de décantation avec bactéries. La construction d’une cabane abritant les compresseurs pour l’aération est également prévue. Lorsque le processus sera complété, l’eau propre sera déversée dans la rivière. Les nouvelles installations seront en mesure d’accueillir les développements domiciliaires potentiels.
Alimentation d’eau
Simultanément, la municipalité poursuit les démarches pour alimenter le secteur en eau potable. La source d’alimentation proviendra du parc écoforestier de Johnville. Il s’agit de l’endroit même où la municipalité de Lennoxville s’approvisionnait autrefois. Un hydrologue a effectué une étude, l’année dernière, pour s’assurer de la qualité et la quantité d’eau. On prévoit faire un forage directionnel qui se rendra jusqu’au chemin Gendron. Le coût du projet est évalué entre 350 000 $ et 400 000 $. Un montant approximatif de 160 000 $ était prévu pour le barrage et le reste sera affecté à l’aménagement de l’ancienne station et la conduite qui s’étalerait sur une distance de 1 km. Cette solution permettra d’alimenter le développement domiciliaire des secteurs de l’ancien et du nouveau Centre communautaire.
Promoteur
Mentionnons que la municipalité dispose d’une quarantaine de lots répartis dans ces deux secteurs. Bien que la décision ne soit pas encore prise, Mme Lapointe mentionne que les élus songent à mandater un promoteur immobilier pour effectuer la vente des terrains.

Annoncé l’année dernière, la municipalité de Cookshire-Eaton va de l’avant avec son projet de parc plein air quatre saisons de l’étang Cloutier. L’initiative qui nécessitera un investissement de près de 200 000 $ est en cours et devrait se compléter pour l’automne prochain.
La mairesse, Sylvie Lapointe, attribue le retard à quelques formalités qui ont retardé la subvention de 115 000 $ provenant du Fonds de développement du territoire (FDT) à la MRC du Haut-Saint-François. La municipalité assumera la différence. Il s’agit d’un projet bigénérationnel quatre saisons. La municipalité fournira les infrastructures et équipements tandis que la FADOQ assumera la gestion du parc et la location de canots et kayaks, de laisser entendre Mme Lapointe.
Projet
La municipalité prévoit aménager le parc, installer des tables à pique-nique, construire un chalet quatre saisons et rafraîchir le jeu de galets. On fera également l’acquisition d’équipements comme des pédalos, des kayaks, qui seront en location au cours de la saison estivale. L’aménagement de sentiers pédestres est également prévu. En hiver, on dégagera une partie de l’étang pour y pratiquer le patin. Des vérifications ont été effectuées l’hiver dernier afin de mesurer l’épaisseur de la glace et tout indique qu’il sera possible de pratiquer ce loisir en toute sécurité.
Mentionnons que le parc est situé au bout de la rue MacDonald dans le secteur Cookshire. On y retrouvait le chalet de l’Âge d’or qui a été démoli et sera remplacé par le nouveau bâtiment. La municipalité est propriétaire du lot qui fait 80 acres de superficie dont une partie sera consacrée au développement du parc plein air quatre saisons.

La caserne d’incendie de Sawyerville sera refaite à neuf alors qu’on agrandira celle de Johnville pour y ajouter une porte additionnelle. Ces deux projets nécessiteront un investissement global de 1,1 M$ pour la municipalité de Cookshire-Eaton.
C’est un secret de polichinelle que la caserne de Sawyerville est désuète depuis plusieurs années. Ce projet devrait nécessiter un investissement de 900 000 $. Selon la mairesse, Sylvie Lapointe, la caserne sera similaire à celle de Cookshire avec quatre portes et une salle de conférence. À l’intérieur, on retrouvera un camion-citerne, un camion d’incendie et un autre véhicule communément appelé cube. Les travaux de construction devraient s’amorcer l’automne prochain. Une quinzaine de pompiers volontaires sont rattachés à la caserne de Sawyerville.
Johnville
La caserne de Johnville passera de deux à trois portes. On profitera de l’occasion pour aménager l’intérieur de façon à rendre le bâtiment plus fonctionnel. Cet agrandissement s’élèvera à 200 000 $. La municipalité a procédé par règlement d’emprunt afin de réaliser les deux projets. Les travaux des casernes sont confiés à Construction Alain Morin de Windsor. Le service de sécurité incendie de l’agglomération de Cookshire-Eaton compte trois postes incendie situés à Cookshire, Sawyerville et Johnville pour desservir un territoire d’environ 572 km2. On dénombre une quarantaine de pompiers volontaires desservant Birchton, Bulwer, Cookshire, Eaton Corner, Johnville, Newport, Randboro, Saint-Mathias-de-Bonneterre et Sawyerville.

Amorcé en 2017 et déjà accessible aux randonneurs, le sentier des marais à Sawyerville, réalisé par la municipalité de Cookshire-Eaton avec l’aide financière d’Hydro-Québec, la MRC du Haut-Saint-François et la complicité de Nature Cantons-de-l’Est, sera complété d’ici l’automne, assure la mairesse, Sylvie Lapointe.
Le projet de quelque 400 000 $, dont 175 000 $ investis par la municipalité, vise la protection et la mise en valeur du secteur en accordant un accès à la population aux milieux naturels se trouvant en amont du barrage. Le sentier de presque 4 kilomètres de trottoirs de bois et de terre battue est pratiquement complété. « Récemment, on a eu 90 000 $ d’un programme de la MRC pour construire une passerelle au-dessus de la rivière. On finit ce projet-là avec la passerelle qui devrait être cet automne », de préciser Mme Lapointe.
Il est possible d’accéder au sentier par trois endroits, à partir du barrage, derrière l’église ou encore à partir du Jardin Communautaire. Des panneaux d’interprétation sont installés à divers endroits du sentier, expliquant la flore et la faune. En hiver, il est possible d’y pratiquer la raquette. Rappelons que le secteur avait été identifié comme pôle de développement à l’intérieur du cadre de la stratégie de développement 2013-2033.

Comme chaque année depuis 12 ans, Carmen Simard, du secteur Johnville à Cookshire-Eaton, est revenue début mars, d’un voyage humanitaire en Haïti. Cette fois, tout indique qu’il s’agissait de son dernier périple. Loin d’être nostalgique, elle nourrit beaucoup d’espoir en l’avenir, car elle semble avoir trouvé une personne, Sylvie Pelletier, prête à reprendre le flambeau et poursuivre la mission.
« J’ai choisi Sylvie à cause de son dévouement et son intérêt à aider les autres. J’ai quelqu’un au grand cœur prêt à continuer le projet de présence auprès des jeunes filles qui apprécient ce qu’on fait pour elles. » Animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire au Collège François-Delaplace à Waterville, Mme Pelletier organise chaque année, avec l’aide d’étudiantes, une collecte d’articles scolaires et des produits sanitaires pour les petites orphelines. Celle qui songe à prendre la relève tenait à accompagner Mme Simard avant de s’engager. « Je voulais voir dans quoi je m’embarquais. Je voulais voir si je pouvais être utile avec le temps que j’avais. »
Ayant participé à deux voyages humanitaires, Mme Pelletier avoue que Haïti, c’est autre chose. « C’est très différent Haïti, c’est un autre contexte, c’est un pays touché par les cataclysmes naturels, il n’y a pas de structure, pas de protection, pas d’électricité. C’est un choc. On essaie de comprendre la logique et il n’y en a pas. On est constamment à l’essentiel quand on est là. Ça remet les valeurs aux bonnes places. Le désir est là parce que les besoins sont grands et ça fait du bien de faire du bien. Mais, ça va me prendre de l’aide », précise-t-elle. « C’était important qu’elle prenne contact avec les petites orphelines et pour les religieuses de savoir qui sera là l’an prochain », d’ajouter Mme Simard.
Projet
Comme chaque année, la délégation estrienne, pour ainsi dire, passe quelques jours avec les jeunes orphelines de Petite-Rivière-de-l’Artibonite qui sont sous la responsabilité de la congrégation des Petites Sœurs de Sainte-Thérèse. Au cours de leur passage, nos ambassadrices remettent aux filles du matériel scolaire, des effets sanitaires et autres. On y réalise également des projets définis par les religieuses. Cette année, on a fait installer quatre barrières sur les galeries des dortoirs, notamment pour empêcher les chèvres de circuler, une cage d’acier à l’extérieur de la cafétéria afin de protéger les barils de gaz propane. Deux portes ont été aménagées pour faciliter la circulation à l’intérieur des dortoirs sans sortir à l’extérieur. Ces travaux, d’insister Mme Simard, sont effectués par des gens de la place. « On les paie, ça leur permet de faire vivre leur famille », souligne-t-elle.
Les religieuses ont déjà déterminé le projet de l’an prochain. Elles souhaitent poursuivre l’agrandissement de l’orphelinat qui abrite 52 filles de 3 à 19 ans. Mme Pelletier mijote également un petit projet pour l’an prochain. « J’ai remarqué qu’il n’y avait pas de jardin. J’aimerais leur proposer de faire un jardin. » Appuyées par de généreux donateurs, lors d’activités de collectes de fonds, nos ambassadrices sont également supportées par Fraternité Haïti des Trois-Lacs. L’argent amassé permet la réalisation des travaux.
Mmes Pelletier et Simard profitent de leur passage pour passer du temps avec les jeunes filles, échanger, faire des jeux et autres activités. Le dernier soir, nos représentantes ont droit à un spectacle préparé par celles-ci. Pour avoir discuté avec plusieurs orphelines, Mme Pelletier mentionne qu’elles ont les mêmes préoccupations que les jeunes filles ici, sauf que « l’aspect religieux est plus présent qu’ici », précise-t-elle.
Mme Simard ne tourne pas le dos complètement à Haïti et mentionne qu’elle y retournera un jour en touriste. Elle complète son périple avec un brin de fierté en constatant tout le travail effectué au cours de ses voyages. Au début de son implication, elle a marrainé une orpheline âgée à l’époque de 6 ou 7 ans. « Elle est rendue à 19 ans et elle m’a dit qu’elle voulait faire une infirmière comme moi. Elle devra aller à Port-au-Prince. Je lui ai dit que je lui paierais ses études. » Mentionnons que 32 des 52 filles de l’orphelinat sont parrainées ou marrainées.
Au cours de leur périple en Haïti, nos représentantes ont effectué des arrêts à Papaye et Cazeau pour remettre des cadeaux et lettres aux autres orphelines parrainées et marrainées par des Québécois. Mme Simard profite de l’occasion pour prendre des photos des filles pour les remettre aux parrains-marraines à son retour au Québec. Au total, quelque 150 orphelines sont parrainées. Les personnes désireuses de faire du parrainage peuvent communiquer par courriel aux adresses suivantes s.simard@xplornet.com ou syl_senior@hotmail.com