




La Sûreté du Québec lance un appel à la population pour lui venir en aide dans la recherche du suspect qui aurait mis le feu au magasin IGA Cookshire-Eaton, le 16 février dernier. L’individu portait un manteau bleu avec des motifs blancs en forme de pointe dans la partie supérieure.
La Sûreté du Québec a publié des images du début de l’incendie survenu dans la zone de réception des marchandises. Aucun suspect n’était identifié au moment d’écrire ces lignes. Les autorités policières espèrent que la diffusion des images permettra de faire avancer l’enquête considérée criminelle.
En plus de causer des dommages au bâtiment, l’incendie a contraint le magasin d’alimentation de fermer ses portes pour une période de six semaines en plus d’affecter des entreprises qui étaient locataires à l’étage supérieur.
Toute personne possédant de l’information sur l’incendie est invitée à communiquer confidentiellement, à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.
Cliquez ici poir la vidéo ici.

Vidées de leur contenu et nettoyées, les tablettes se rempliront de nouvelles marchandises pour l’ouverture du 26 mars.
À moins d’un imprévu majeur, le marché d’alimentation IGA Cookshire ouvrira ses portes le jeudi 26 mars. Dès 7 h le matin, les usagers de la grande région de Cookshire pourront reprendre leurs habitudes, et ce après 6 semaines de fermeture.
Rappelons que le magasin a fermé ses portes en raison d’un incendie d’origine criminelle, survenu dans la nuit du dimanche 16 février. Le feu s’est déclaré près du quai d’embarquement causant des dommages au système de CO2 ainsi qu’à la place d’affaires située à l’étage supérieur. Le magasin a surtout été affecté par l’eau, notamment les murs près de l’origine du sinistre et la fumée.
Magasin propre
La clientèle entrera dans un magasin entièrement nettoyé, aseptisé et repeint à certains endroits. Tout ce qui se retrouvera sur les tablettes et à l’intérieur des frigidaires sera des produits frais, assure M. Denis. « Nous avons jeté tout ce qui était périssable. Tout ce qui était sec et consommable sans danger, certifié par le MAPAQ, a été donné à des organismes comme Moisson Haut-Saint-François et Moisson Cookshire-Eaton. » Le propriétaire a profité de l’occasion pour réaménager certaines dispositions à l’intérieur du magasin. « On a beaucoup modifié le coin des microbrasseries. Les bières seront désormais au froid. On a changé des étagères dans la boulangerie. » Quelques frigos seront également remplacés en raison des dégâts causés par l’eau. L’entrée du magasin a été retravaillée et repeinte. « Ce qu’on a été capable de modifier sans prolonger la période de fermeture, on l’a fait. Une chose qu’on avait en tête, c’était de garder l’âme du magasin. On veut que les gens retrouvent leur magasin. » À cet effet, M. Denis prévoit installer une bannière sur laquelle sera inscrite Bienvenue chez vous.
Réouverture
Le propriétaire n’envisage pas de faire de cérémonie spéciale pour la réouverture. « On ne veut pas faire comme si c’était un nouveau magasin. On veut montrer une continuité, exprimer aux gens que c’était un arrêt. On veut exprimer aux clients le plaisir de les revoir. » M. Denis souhaite tout de même signifier sa reconnaissance envers la clientèle. « Au départ, on a parlé de faire plein de dégustations pour la réouverture, mais en raison du coronavirus, on a tout enlevé ça. On a mis des tirages à la place. » Le propriétaire souligne néanmoins qu’il y aura tout de même une dégustation de bières locales de la Brasserie 11 comtés. Les tirages et la dégustation s’échelonneront sur trois jours soit du jeudi au samedi. On procédera à un tirage par jour d’un certificat-cadeau d’une valeur de 250 $. On prévoit aussi effectuer un tirage sur Facebook. Il y aura également, en magasin, la roue chanceuse pour gagner des points Air Miles.
Interrogé à savoir s’il craint de perdre une partie de sa clientèle après six semaines de fermeture, il mentionne : « Je ne pense pas, je fais confiance à mes clients. » M. Denis souligne que le magasin a continué d’offrir un service en ligne et de livraison malgré tout. Il ajoute que le sentiment d’entraide caractérisant le milieu, l’implication de la municipalité pour instaurer un transport et la contribution du député de Mégantic, François Jacques, dans la démarche contribuent à consolider sa clientèle. Le propriétaire ajoute avoir reçu régulièrement des appuis de la population. « J’ai eu au moins 100 personnes qui m’ont appelé pour m’offrir leur aide à me donner un coup de main bénévolement. Malheureusement, je ne pouvais accepter en raison des assurances. » Véritable apôtre de l’achat local, M. Denis mentionne avoir un retour des choses. « Les fournisseurs, entrepreneurs locaux travaillent fort pour que tout soit correct. » D’autre part, ce dernier ne cache pas sa satisfaction au fait que les 76 employés du magasin ont tous été payés au cours de la fermeture, période couverte par la police d’assurance. Mentionnons que l’enquête policière de la Sûreté du Québec est toujours en cours.

Barring a major unforeseen event, the IGA Cookshire grocery store is to re-open on Thursday, March 26. Starting at 7 a.m., clients in the greater Cookshire-Eaton region will be able to resume their shopping habits after 6 weeks of closure.
The store closed its doors due to a fire of criminal origin, which occurred on the night of Sunday, February 16. The fire broke out near the boarding dock, causing damage to the CO2 system as well as to the business offices located on the upper floor. The store, especially the walls near the source of the incident, was mainly affected by water and smoke.
Clean Store
Clients will enter a store that is fully cleaned, sanitized and, in some places, repainted. All the products on the shelves and inside the fridges will be fresh, said Denis. “We threw away everything that was perishable. Everything that was dry and safe to eat, certified by MAPAQ [Quebec Ministry of Agriculture, Fisheries and Food], was donated to organizations such as Moisson Haut-Saint-François and Moisson Cookshire-Eaton.” The owner took the opportunity to rearrange some of the provisions inside the store. “We have changed the microbreweries corner a lot. The beers will now be cold. We changed shelves in the bakery.” Some fridges will also be replaced due to water damage. The store entrance has been reworked and repainted. “What we were able to change without extending the closure period, we did. One thing we had in mind was to keep the soul of the store. We want people to get back their store.” To this end, Denis plans to install a banner bearing the words “Welcome Home.”
Re-opening
The owner does not plan to hold a special reopening ceremony. “We don’t want to pretend it’s a new store. We want to show continuity, to tell people that it was a pause. We want to express to customers the pleasure of seeing them again.” But Denis wishes to express his gratitude to the clientele. “At the start, we talked about having lots of tastings for the reopening, but because of the coronavirus, we removed everything. We’re having drawings instead.” However, he pointed out that clients will still be able to taste local beers from the Brasserie 11 comtés. The drawings and tasting will take place over three days, from Thursday to Saturday. There will be one daily drawing of a $250 gift certificate. There are also plans to have a drawing on Facebook. In the store, there will also be the Lucky Wheel to earn Air Miles points.
Asked if he feared losing part of his clientele after six weeks of closure, he said: “I don’t think so. I trust my clients.” Denis said the store had continued to offer online and delivery services despite everything. He added that the feeling of mutual aid characterizing the community, and the contribution of the municipality and of Mégantic MNA François Jacques in setting up the shuttle bus during the closure helped to consolidate his clientele. The owner added that he regularly received support from the population. “I have had at least 100 people who have called me about helping out on a volunteer basis. Unfortunately, I could not accept their aid because of the insurance.” A true advocate for local purchasing, Denis says things are back in order. “Our suppliers and local entrepreneurs are working hard to make sure everything is good.” On the other hand, he did not hide his satisfaction at the fact that the 76 employees of the store were all paid during the closure, a period covered by the insurance policy. It should be noted that the Sûreté du Québec police investigation is still underway.

Le Haut-Saint-François n’échappe pas aux mesures mises de l’avant par le gouvernement du Québec afin d’éviter la propagation du coronavirus COVID-19. Toutes les écoles et garderies (publiques/privées) sont fermées sauf pour les enfants de parents travaillant dans le réseau de la santé, policiers, pompiers et ambulanciers. Les CHSLD du territoire et hôpitaux de la région sont également fermés aux visiteurs.
À la Commission scolaire des Hauts-Cantons, le directeur général, Martial Gaudreau, mentionne avoir mis en place six points de service de garde, ouverts de 7 h à 18 h du lundi au vendredi, dont trois sur le territoire du Haut-Saint-François. Il s’agit des écoles primaires Saint-Camille à Cookshire-Eaton, du Parchemin côté Couvent à East Angus et Notre-Dame-du-Sacré-Coeur à Weedon. L’objectif, explique-t-il, est d’être en mesure d’accueillir les enfants des personnes œuvrant « dans le secteur de la santé et de la sécurité civile. On pense aux policiers, ambulanciers, pompiers. Donc, ça s’adresse à ces gens-là. » Les personnes concernées doivent s’inscrire sur le site québec.ca/coronavirus.
Depuis dimanche dernier, le gouvernement du Québec a resserré les mesures de sécurité en ajoutant à sa liste de fermeture les résidences pour personnes âgées et lieux publics comme les bars, cinémas, bibliothèques, centres d’entraînement, salles de danse et autres. L’ensemble des municipalités du Haut-Saint-François a suspendu les activités publiques, certaines comme Scotstown, Cookshire-Eaton et peut-être d’autres ont fermé l’accessibilité au public. À East Angus, l’aréna, le Centre culturel et le Centre communautaire sont fermés. Il en est de même à Weedon. Des assemblées publiques d’information prévues dans les secteurs Johnville et Sawyerville à Cookshire-Eaton sont annulées. Il en est de même pour des rencontres d’information prévues à Lingwick et La Patrie. Les activités de l’AFEAS sont également interrompues sur le territoire jusqu’à nouvel ordre. Les églises sont aussi fermées pour une période indéterminée. Au moment d’écrire ces lignes, lundi matin juste avant de mettre sous presse, les restaurants étaient épargnés. Toutefois, on demandait aux restaurateurs d’accueillir seulement 50 % de leur clientèle et de maintenir une table vide entre les clients. Le gouvernement suggérait également aux citoyens de limiter les déplacements dans les commerces. Pour le reste, les entreprises, commerces, places d’affaires, marchés d’alimentation, tout fonctionnait normalement. L’État québécois invitait néanmoins les entreprises à prendre des mesures de sécurité et suggérait aux personnes aptes à faire du télétravail de la maison. Conscient des inconvénients économiques qu’entraînera la crise liée au coronavirus, le premier ministre du Québec, François Legault, mentionnait que des mesures de support et d’accompagnement pour les entreprises seraient mises en place rapidement.
Mentionnons que le CIUSSS de l’Estrie – CHUS a procédé, en fin de semaine dernière, à l’ouverture de quatre centres de test désignés pour le COVID-19 notamment à Sherbrooke, à l’hôpital de Granby, à l’hôpital, CLSC et centre d’hébergement d’Asbestos et au CSSS du Granit. Tout près de nous, un chapiteau a été érigé à proximité de l’urgence de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke. Les centres sont ouverts tous les jours de 8 h à 20 h pour une durée indéterminée. Pour se présenter, il faut correspondre aux trois critères fixés soit revenir de voyage à l’extérieur du pays, présenter un ou plusieurs symptômes de la COVID-19 (fièvre, toux, difficultés respiratoires) et avoir vu ses symptômes se manifester dans les 14 jours depuis le retour de voyage.
Rappelons que le texte a été rédigé lundi matin et que les choses peuvent avoir évolué entre ce moment et la distribution du journal.

Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy, s’est adressé aux membres avant de céder la parole au président de l’assemblée, Hugues Beaudoin.
Les producteurs forestiers contre le projet de mise en marché collective du bois de sciage sapin-épinette défendu par le Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec ont réussi à faire élire 14 des 15 délégués lors de l’assemblée de secteur, le Haut-Saint-François. Ces personnes représenteront le secteur lors de l’assemblée générale annuelle du Plan conjoint et du Syndicat.
Contrairement à d’autres assemblées de secteurs, celle du Haut-Saint-François s’est déroulée dans l’ordre et le respect. Il était clair que les tenants du pour et du contre avaient fait leur devoir en prévision du vote. Résultat évident, l’assistance est passée de 35 personnes, l’année dernière, à plus de 160 personnes réunies à la salle communautaire de Johnville lundi passé. Chaque partie a déposé sa liste de 15 personnes qui ont été soumises au vote secret. Selon le président de l’assemblée, Hugues Beaudoin, ce ne sont pas toutes les personnes habilitées qui se sont prévalues de leur droit de vote, mais 145 ont signifié leur préférence. De ce nombre, trois bulletins ont été rejetés. La majorité des voix a été en faveur des délégués contestant le projet. Par contre, la situation est inverse quant au choix des quatre substituts. Trois d’entre eux étaient pour le projet contre un en désaccord.
Satisfaction
Le président de l’Association de défense des producteurs forestiers, Daniel Duteau, groupe s’opposant au projet, qui participait à la rencontre à titre d’observateur, était évidemment satisfait du résultat. Outre l’assemblée dans le Haut-Saint-François, les opposants avaient également obtenu une majorité de délégués dans les autres assemblées de secteurs précédents. « On va espérer que ça continue dans les autres assemblées. » Faire obstacle au projet n’est pas la seule raison qui motive M. Duteau. « Le but, c’est par les délégués, rectifier le déséquilibre au niveau du conseil d’administration. On aimerait bien pouvoir faire de quoi par rapport aux règlements. Si on est majoritaire cette année, M. Roy (président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec) n’aura pas le choix de mettre notre proposition à l’étude. » M. Duteau et les membres de son groupe dénoncent le fait que la majorité des administrateurs, six sur huit, précise-t-il, soient également administrateurs de groupements forestiers. Sans le dire ouvertement, il laisse entendre que ça ressemble à du conflit d’intérêts. La proposition qui avait été rejetée, dit-il, visait à modifier la composition des membres du conseil d’administration pour une règle de ⅓ entrepreneurs forestiers, ⅓ propriétaires et un autre tiers pour les petits propriétaires.
Quant au projet, M. Duteau dit craindre que l’histoire se répète. « Quand on a perdu le 4 pieds, on a connu un favoritisme terrible en faveur des groupements forestiers, ça nuisait aux petits producteurs et aux entrepreneurs. » Ce dernier craint également que le syndicat dirige le bois, même s’il prétend le contraire. « Les membres de l’Association des camionneurs dirigeraient le bois seulement aux acheteurs choisis par le syndicat. » Le projet de mise en marché collective du bois de sciage sapin-épinette résineux pour le Plan conjoint du Sud du Québec a été adopté en assemblée générale spéciale le 9 novembre 2017. Il fait l’objet de contestation devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Les opposants sont principalement les industriels, dont Domtar inc., le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et des entrepreneurs forestiers. Les séances devraient se compléter en mai prochain. La régie rendra sa décision au cours des prochains mois.
Président
Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy, ne cache pas que le choix des délégués n’est pas ce qu’il aurait souhaité, mais admet que ce n’est pas surprenant dans une assemblée aussi nombreuse. « J’espérais autre chose, mais reste que la mobilisation a été bonne. On a des réunions de secteurs depuis 1986 et c’est la réunion la plus importante à laquelle j’ai assisté. » M. Roy attribue le résultat à de la désinformation qui aurait été véhiculée auprès des producteurs. « Il y a des gens qui circulent dans les rangs et qui disent qu’on veut diriger le bois dans les usines, qu’on veut imposer des contingents, que le type aura plus le choix de son transporteur. Donc, tout ça fait en sorte que des gens y croient. » Soutenant que cette information est véhiculée à tort, M. Roy ne s’en cache pas, « là, on a de l’éducation à faire. » Faisant référence à près de la moitié de l’assistance, « on a une soixantaine de personnes qui sont venues ici et qui sont convaincues que c’est une bonne chose ce qu’on fait. »
Le choix de 14 délégués doit-il être perçu comme une menace éventuelle, M. Roy avoue ne pas savoir. « J’avoue que je ne sais pas l’intention derrière ça, je ne vois pas venir. C’est la régie qui a le sort de l’initiative dans les mains, c’est même pas l’assemblée. Donc, ce qu’ils veulent faire, je ne sais pas. » Le président du syndicat est d’avis qu’une majorité de délégués contre le projet ne pourrait pas faire basculer les choses lors de l’assemblée générale du Plan conjoint. « Non, parce qu’on est rendu, c’est comme une cause pendante devant les tribunaux. La décision va se prendre à la régie. » M. Roy prétend ne pas voir comment les délégués pourraient influencer quoi que ce soit. Dans l’hypothèse où la régie tranche en faveur du syndicat et qu’une majorité de délégués seraient contre, ces derniers ne pourraient intervenir avant l’an prochain, d’affirmer M. Roy.
Quant à la possibilité de modifier les règlements notamment la représentativité des membres au conseil d’administration, M. Roy explique. « Le Syndicat tient deux assemblées générales, celle du Syndicat et du Plan conjoint. Ce sont les membres du Syndicat qui peuvent modifier le règlement. Il faudrait modifier quelques règlements parce que tous les producteurs membres du Syndicat ont le droit d’être élus. Là, il (M, Duteau) trouve qu’il y a trop de gens des groupements forestiers, mais notre règlement dit que tous les producteurs sont éligibles, membres de groupements forestiers ou pas. Je ne sais pas comment on pourrait modifier ça, sans que ça devienne discriminatoire. »
Une autre assemblée de secteur à Magog s’est déroulée la semaine dernière.
Projet
Selon M. Roy, la contestation envers le projet provient principalement des industriels et de producteurs-entrepreneurs. Le projet, explique-t-il, vise l’équité et la transparence. On veut négocier collectivement des prix pour le bois livré aux usines et des taux de transport avec les camionneurs. « Le projet veut négocier collectivement au nom de tous les producteurs. On négocierait à la fois, les prix, la qualité et le volume. On négocierait aussi les conditions de transport avec les transporteurs. » M. Roy prétend que dans une même municipalité, il peut y avoir des écarts de 20 à 25 % entre les différents producteurs pour ce qui est des prix du transport. « Ce qu’on veut nous, c’est qu’il y ait plus d’équité. Le petit producteur qui fait deux à trois voyages par année n’a pas le même pouvoir de négociation que celui qui en fait 200 ». Évidemment, cette intention ne fait pas le bonheur des transporteurs ; on en compte plus d’une quinzaine qui fait affaire sur le territoire du Haut-Saint-François.
Annulations
En raison des avis du gouvernement du Québec et compte tenu que plusieurs producteurs sont âgés de 65 ans et plus, donc plus à risque, le Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec suspend toutes ses activités syndicales et celle du Plan conjoint jusqu’à nouvel ordre. Par ailleurs, la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec reporte la tenue des audiences prévues du 24 au 27 mars au 20, 21 et 22 mai prochains.

Le directeur général de la MRC du Haut-Saint-François, Dominic Provost, insiste pour dire que le programme d’aide s’adresse essentiellement aux zones comprenant 100 % de mal desservis.
Le conseil des maires a mandaté les responsables de la MRC du Haut-Saint-François à signer une entente conditionnelle à sa satisfaction avec l’entreprise de télécommunication Cogeco. Cette dernière pourrait déposer un projet visant à desservir les mal desservis internet sur le territoire, et ce, dans le cadre du programme d’aide financière du fonds de large bande du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC)
Au moment d’écrire ces lignes, l’entente n’était pas encore signée avec Cogeco, les discussions avec la MRC étaient toujours en cours. Précisons que le programme d’aide s’adresse aux entreprises de télécommunication d’où la nécessité que le projet suscite suffisamment d’intérêt auprès d’une entreprise privée pour qu’elle daigne se l’approprier et le présenter. La date butoir pour déposer les projets auprès du CRTC est le 28 mars prochain. L’initiative consiste à desservir les zones contenant cent pour cent de mal desservis. La notion de mal desservi est de 50 mégabits (Mbit/s) en vitesse de téléchargement et 10 mégabits (Mbit/s) de téléversement. Selon les données recueillies, on compterait 4 557 résidences éligibles au programme dans le Haut-Saint-François.
Pour déterminer les mal desservis, le CRTC a établi une caractérisation du territoire délimité en hexagone et il doit en contenir 100 % pour être éligible. « Si dans un hexagone la majorité des gens sont bien desservis, le projet ne financera pas cet hexagone », d’exprimer Dominic Provost, directeur général à la MRC du Haut-Saint-François.
Afin de s’assurer que l’ensemble des mal desservis soit bien identifié, Communications Haut-Saint-François a mandaté la firme Pierre Collin B2 avec le concours du personnel de la MRC, via le service de géomatique, et des municipalités, d’effectuer une caractérisation du territoire et de négocier avec une firme de télécommunication dans le but de présenter un projet concernant notre territoire. « Le but est de s’assurer qu’on n’en échappe pas », d’exprimer M. Provost. Effectivement, la caractérisation effectuée pour le compte de la MRC diffère de celle définie par le CRTC.
M. Provost se fait rassurant envers les secteurs déjà desservis. « On ne fera pas concurrence à des zones déjà desservies par un fournisseur. On ne veut pas nuire à une entreprise locale. » Le directeur général de la MRC mentionne que l’appui envers Cogeco est motivé entre autres au fait qu’elle soit une entreprise d’envergure, sérieuse et disposée à investir dans le projet. En fait, les discussions avec cette entreprise porteraient, entre autres, sur l’acceptabilité de la caractérisation des zones sur notre territoire. M. Provost mentionne que quatre villages ont déjà la fibre optique dans un projet antérieur réalisé par la MRC soit Bury, Marbleton, Saint-Gérard et Fontainebleau. D’autres zones comme East Angus et la concentration urbaine de Cookshire sont déjà desservies. Au moment d’écrire ces lignes, les représentants de la MRC ignoraient si le projet serait déposé et quand le CRTC rendrait sa décision.

L’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS) de Cookshire-Eaton participera à la marche qui se tiendra au lac des Nations, le 7 avril prochain. L’objectif est d’emboîter le pas au mouvement provincial, réclamant de la part des gouvernements du Canada et du Québec qu’ils reconnaissent du premier mardi d’avril, la Journée nationale du travail invisible.
Ça fait 20 ans que le mouvement souligne l’apport du travail invisible et souhaite que les deux paliers de gouvernement la reconnaissent à sa juste valeur. L’apport du travail invisible contribue pour plusieurs centaines de millions de dollars dans l’économie du pays et de la province, soutient le mouvement. Bien que la reconnaissance touche principalement les femmes, plusieurs hommes sont également concernés. Ce qui est considéré comme du travail invisible consiste en du travail non rémunéré souvent offert par amour auprès d’un proche ou par devoir. À l’intérieur de ce concept, on inclut notamment un des parents qui met son travail en parenthèse pour s’occuper des enfants à la maison, un parent qui interviendra comme premier aidant pour un enfant handicapé ou un proche en fin de vie. Cela englobe également tout le travail bénévole effectué au sein d’une communauté.
L’AFEAS souhaite que les gouvernements reconnaissent l’apport social et économique de ces nombreuses personnes. « Dans notre organisme, il y a beaucoup de membres qui sont des aidants naturels », d’exprimer Lucille Chabot, présidente de l’AFEAS de Cookshire-Eaton. Membre du comité organisateur pour la marche, Mme Chabot invite également les hommes à y participer. Selon les informations obtenues, des membres des trois autres AFEAS du Haut-Saint-François participeront à la marche de Sherbrooke, le 7 avril prochain.

En service depuis 2013, la Maison La Cinquième Saison accueille les personnes en fin de vie dans une ambiance champêtre et familiale.
Bien qu’elle soit située à Lac-Mégantic, la maison de soins palliatifs, qu’on appelle aussi de fin de vie, Maison La Cinquième Saison, est accessible gratuitement à tous les résidants adultes du Haut-Saint-François.
Les responsables de cette ressource, disponible depuis 2013, effectuent une tournée d’information auprès des communautés de différentes municipalités du territoire pour faire connaître la maison et les services offerts. Lors des rencontres, on expliquera entre autres leur mission et leur fonctionnement. On profitera aussi de l’occasion pour démystifier les mythes de soins palliatifs tout en définissant, c’est quoi une fin de vie. Les intervenants seront de passage le 24 mars au secteur Marbleton à Dudswell, le 26 mars secteur St-Gérard à Weedon et le 9 avril à Chartierville.
Rappelons que la Maison La Cinquième Saison est une résidence de type familial, située dans un décor champêtre. Elle a pour mission d’accueillir et accompagner des personnes qui traversent la dernière étape de fin de vie de la meilleure façon possible, et ce gratuitement. L’endroit dispose de six chambres individuelles avec salle d’eau et toutes sont munies de téléviseur, câble et accès Internet. Une salle de bain thérapeutique est disponible. Les services sont offerts 24 heures sur 24. L’équipe de soins et d’accompagnement est composée de médecins, d’infirmiers, d’infirmiers auxiliaires, de préposés, de professionnels et de bénévoles.
Le style familial de la maison fait en sorte que les proches sont accompagnés et soutenus sur le plan moral, affectif et spirituel avec la possibilité de s’impliquer dans les soins. Deux chambres sont offertes pour l’hébergement des proches. Un espace cuisine avec toutes les commodités est mis à leur disposition. On y retrouve même des espaces de repos et de recueillement, bibliothèque, terrasse extérieure et une aire de jeux pour les enfants.
Critères d’admission
La Maison accueille toute personne de 18 ans et plus dont la volonté est de terminer ses jours à la maison de soins palliatifs sous approbation du comité médical. Peuvent également être admis les adultes ayant un diagnostic d’une maladie incurable et en phase terminale. Sont accueillies les personnes avec un pronostic de trois mois ou moins. La demande d’admission doit être faite par un médecin. Son territoire desservi s’étend aux deux MRC soit le Granit et le Haut-Saint-François, représentant un total de 34 municipalités comprenant approximativement 45 000 personnes. Cependant, depuis peu, la ressource dessert tout le territoire du Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux (CIUSSS) – de l’Estrie. De son ouverture jusqu’en 2018, la Maison avait accueilli près de 300 personnes en phase terminale. Outre le personnel, une petite armée de bénévoles y consacre beaucoup de temps.
Financement
La Maison La Cinquième Saison tire la moitié de son financement du ministère de la Santé et des Services sociaux. Le reste provient de dons, d’activités de financement et autres.
Depuis 2016, elle a ajouté une autre corde à son arc soit un centre de jour, l’Arbre de la vie, qui offre des services adaptés, un jour par semaine, à des personnes en phase palliative et encore à la maison ainsi qu’à son proche aidant. Pour obtenir de plus amples informations, composez le 819 554-8129 poste 209, par télécopieur 819 554-8135 ou par courriel à dg@maisoncinquièmesaison.org.

Nous apercevons au centre de la photo, François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, en compagnie de divers élus de l’Estrie.
De la centaine de projets prévus pour améliorer l’état des routes en Estrie, une trentaine se réaliseront dans le comté de Mégantic, mais rien n’est prévu pour l’amélioration de la route 257. François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, a annoncé la semaine dernière une enveloppe de 166 427 000 $ permettant la réalisation des travaux d’ici 2022.
Le député de Mégantic, François Jacques, accueille avec enthousiasme ces investissements massifs soutenant qu’ils contribueront à stimuler l’économie locale et régionale tout en favorisant le maintien et la création d’emplois. « Dans la circonscription de Mégantic, ce sont plus de 30 projets qui seront réalisés d’ici 2022 pour contribuer à l’amélioration de notre réseau routier. Ces projets permettront de rendre nos routes plus sécuritaires en plus d’augmenter le confort des usagers. Je suis fier de savoir que notre gouvernement investira à nouveau dans la sécurité et dans l’économie de notre comté. »
Parmi les projets prévus dans le Haut-Saint-François, nous retrouvons l’asphaltage de la 214 entre la route 108 et la rue McIver, à Bury. L’asphaltage de la route 210 entre la 108 et 253, la route 108 entre la rue MacDonald et le chemin de Learned Plain, ainsi que la route 212, entre la 108 et le chemin Fraser, et de la route 253 entre le chemin Fraser et la rue du Boisé, à Cookshire-Eaton est prévu. Sur les cartons, on retrouve également la réfection d’un tronçon de la route 112 à l’ouest de la 255 et à l’ouest de la limite municipale de Weedon et Dudswell. La réfection de la route 212, de 320 mètres à l’est de la 257 sur 4,5 kilomètres vers l’ouest et de la route 257 à l’intersection de la 212 à La Patrie est également prévue.
« Améliorer et maintenir en bon état nos infrastructures régionales est un processus d’amélioration continue et j’ai confiance que les investissements annoncés dans notre région (Estrie)augmenteront l’efficacité et la sécurité du réseau actuel, sans compter que les sommes significatives allouées par votre gouvernement sont un levier de développement économique pour toutes les régions du Québec, » de compléter le ministre Bonnardel.

Nous apercevons le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, Thérèse Domingue, directrice de Transport de personnes HSF, et le député de Mégantic, François Jacques, à bord d’un véhicule de transport en commun.
Six MRC de l’Estrie, dont le Haut-Saint-François, avec l’appui du ministère des Transports, unissent leurs efforts pour faire l’acquisition et l’implantation d’un système intelligent de gestion du transport de personnes. En plus d’améliorer les opérations, le projet de 800 000 $, une première au Québec, favorisera l’interconnexion des régions, « ce qui est majeur », de commenter Thérèse Domingue, directrice de Transport de personnes HSF.
Certains préfets des MRC concernées, représentants politiques, la ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, et le député de Mégantic, François Jacques, participaient à la conférence de presse tenue à la MRC du Haut-Saint-François. M. Jacques a annoncé au nom de son collègue François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, la contribution de 600 000 $ du gouvernement dans le cadre du programme d’aide au développement du transport en collectif. Les MRC participantes, Brome-Missisquoi, Coaticook, Haute-Yamaska, Haut-Saint-François, Memphrémagog et des Sources contribuent financièrement en parts égales pour un montant global de 200 000 $.
Projet
L’acquisition et l’implantation du système permettront de doter le service de transport des six MRC d’outils d’autoréparation, d’optimisation des routes, d’accès à divers modes de paiement, de billetterie électronique, de gestion en ligne des réservations, de géolocalisation de véhicules en temps réel et d’interconnexion qui reliera les réseaux de tous les partenaires de l’entente. « L’interconnexion, c’est majeur. On parle d’augmenter la mobilité, c’est un facilitateur de mobilité et ça permet une accessibilité aux autres territoires. On va être plusieurs à avoir le même outil. Donc, on aura le même langage technologique. Les six MRC utiliseront les mêmes outils; c’est là l’interconnexion. Il y a des segments de ça qu’on va rendre accessibles à nos collègues. Moi, si j’ai une demande de transport pour aller à Coaticook, je vais être capable d’avoir accès à toute l’information, j’aurai accès aux circuits. Nous allons pouvoir partager des circuits », d’exprimer Mme Domingue. Présentement, Transport de personnes HSF effectue les transports au complet que ce soit vers Coaticook ou Thetford Mines. Avec l’interconnexion, il sera possible de se rattacher à un autre circuit qui complétera le transport. « Personnellement, je suis convaincue que la clé du développement de qualité c’est ça, l’interconnexion. Tous les participants sont d’accord avec ça. Je crois que ça va permettre la rétention dans nos territoires. »
Les services concernés sont Transport de personnes HSF (Haut-Saint-François), Acti-Bus (Coaticook), Service de transport collectif (des Sources), Ami-Bus et Transport adapté pour nous (Haute-Yamaska) en plus des servcices directement intégrés aux MRC comme celle de Memphrémagog et de Brome-Missisquoi.
Autres avantages
L’implantation du futur système permettra entre autres de réduire le temps alloué à la gestion administrative des chauffeurs. « Fini les étapes parce qu’on est encore au papier, écrire à la main aux arrêts. La technologie va être à leur service. La personne qui va entrer dans le véhicule sera automatiquement comptabilisée en temps réel. Peu importe le moment du jour, la journée, du mois, on va savoir en temps réel l’ensemble de nos données et nos statistiques. » Autre amélioration, la géolocalisation des véhicules et le système de communication avec les chauffeurs permettront de connaître la position en temps réel des véhicules. « Quand les gens nous appellent ou il y a des retards, on est en mesure de voir exactement où est le véhicule et dire aux gens quel sera le temps d’attente », d’expliquer Mme Domingue. Le futur système permettra également de réduire les GES. D’autre part, elle assure que les économies réalisées « seront réinvesties en développement de service. »
Député Jacques
« C’est une excellente nouvelle concernant l’amélioration des services de transport collectif et adapté en Estrie, particulièrement en milieu rural. Les usagers pourront mieux gérer leurs déplacements. On avait des problèmes de prise en charge de personnes dans certaines MRC et c’est un peu ça qui va se faire avec tous les outils technologiques qui seront mis en place. Pour nous, soutenir le transport collectif régional et interurbain, c’est encourager des déplacements plus efficaces, plus écologiques. Cela favorise aussi l’attractivité du territoire des différentes régions du Québec. »
Préfet
Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, est fier de l’entente regroupant six MRC et particulièrement le fait que celle du Haut-Saint-François soit mandataire de l’entente. Cette dernière a confié la gestion du projet à Transport de personnes HSF. « Avec cette entente, nous posons un geste concret pour répondre aux défis que représentent l’occupation du territoire et la revitalisation de nos régions », d’exprimer M. Roy. Mentionnons que Transport de personnes HSF effectue 40 000 déplacements par année.

Nous apercevons certains membres de l’équipe du Centre de santé Cookshire et représentants de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François en compagnie d’un membre du conseil d’administration, Yves Veilleux, à l’extrême droite. À l’avant, nous retrouvons un exemplaire de l’appareil qui sera acquis dans les prochains jours.
Le Centre de santé Cookshire s’enrichira d’un nouvel appareil de prise de signes vitaux grâce à la contribution financière de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François. Le montant de 3 100 $ permettra d’acquérir le quatrième appareil du genre au sein de la clinique.
Selon Dre Stéphanie Blais-Boilard, l’addition de cet appareil ne sera pas un luxe. « Il est attendu particulièrement en saison de période grippale. Quand on est huit ou dix intervenants en même temps, des fois, il y a congestion, faut attendre que l’appareil soit libéré. On va avoir un gain d’efficacité. » « La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François et le Centre de santé Cookshire sont deux acteurs majeurs de la région et nous avons le même souhait commun de satisfaire les besoins de notre communauté », d’exprimer Daniel Lamoureux, directeur général de l’institution financière. « Un de leurs objectifs communs, rappelle-t-il, réside dans les projets de développement qui répondent à un besoin réel et essentiel pour la MRC du Haut-Saint-François. »
La caisse n’en est pas à son premier coup de main envers la clinique. Elle a contribué à l’achat d’un défibrillateur en 2012 ainsi qu’à un deuxième appareil de prise de signes vitaux. Interrogée à savoir quel serait le prochain équipement souhaité, Mme Blais-Boilard mentionne un appareil pour stériliser les outils. « Celui que nous avons est sur le point de rendre l’âme et le faire réparer c’est 3 000 $ », précise-t-elle.
La direction du Centre de santé Cookshire apposera le nom et le logo de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François parmi les autres contributeurs sur son tableau Donateurs Platine.

Nous apercevons Claude Beaudoin présentant fièrement son prix du Mérite estrien à bord du Patrol WT (work truck).
Cinq mois après avoir procédé au lancement de son véhicule tout-terrain amphibie le Patrol, Claude Beaudoin, propriétaire de la compagnie ATAC-V à Cookshire-Eaton, s’attaque au marché agricole, de la construction et du secteur utilitaire en mettant de l’avant le Patrol WT (work truck).
Selon le dynamique entrepreneur, le modèle est différent de celui présenté en 2019. « En septembre, on s’en allait plus du côté incendie, secourisme ou déplacement de personnes. Maintenant, on touche vraiment le côté utilitaire du véhicule. La nouvelle version, plus pick-up, un work truck, était sur les planches à dessein, mais la version attachement n’était pas encore développée. » En raison de sa faible compaction du sol, M. Beaudoin estime que le Patrol WT est tout dédié pour les travaux à la ferme. « Il peut tirer une charge de 5 000 livres. » Selon son concepteur, le véhicule peut facilement remplacer des tracteurs. Il peut servir à épandre du fumier, de l’engrais, effectuer d’autres travaux ou transporter différentes charges. M. Beaudoin ajoute que le véhicule « peut être utilisé à différentes sauces. Il peut remplacer les dameuses sur les pistes de motoneige, pousser une souffleuse à neige et bien d’autres », précise-t-il.
Outre le Patrol WT, l’entreprise produit d’autres modèles comme le Patrol Special, le Patrol CC (Camper Carrier) et le Patrol Rebel qui est plus sportif. La beauté de ce genre de véhicule est qu’il est flexible et se transforme en 20 minutes. En ajoutant la cabine, on peut transporter des passagers ou autres, de préciser Claude Beaudoin. Ce dernier explique le délai de la mise en marché depuis le lancement à divers facteurs. « On voulait vraiment établir notre site Web, mettre la fiche de comparaison entre les véhicules, ce qui est offert par la Russie, par le Canada ou sur d’autres marchés, et ce que nous, au Québec, ici à Cookshire-Eaton, on est capable d’offrir. » Le propriétaire ajoute « on est sensible à l’environnement tant au niveau du manufacturier que de l’utilisation du véhicule. On utilise des technologies propres, un moteur diesel ultra léger allemand à faible émission, des huiles biodégradables. On est sensible à l’économie circulaire qui est de donner une deuxième vie à nos composantes. »
Avec ces produits, l’entreprise est en voie de se faire remarquer sur la scène régionale et provinciale. M. Beaudoin a récemment décroché le prix du Mérite estrien dans la catégorie Innovation. Il sera également parmi les récipiendaires lors du Gala Reconnaissance Estrie, organisé par la Chambre de commerce de Sherbrooke. Quant à l’entreprise, elle a augmenté sa visibilité en participant récemment au Salon de la machinerie agricole à Québec. M. Beaudoin affirme que le kiosque aurait attiré plusieurs curieux.
L’entreprise semble avoir le vent dans les voiles. D’ailleurs, elle a fait l’acquisition d’un second plan de travail qui servira d’assemblage à Bromptonville. Le site de Cookshire-Eaton est consacré à la recherche et le développement. La compagnie procure du travail à cinq personnes et entreprend sa première année de production. Se montrant discret sur le nombre de véhicules à produire, M. Beaudoin souhaite être en mesure de doubler la production sur une base annuelle. Dans l’attente d’un premier contrat ferme au moment d’écrire ces lignes, le propriétaire mentionnait avoir plusieurs discussions sérieuses.

Nous apercevons une quinzaine d’artistes professionnels, travailleurs et organismes culturels du territoire en pleine réflexion sur la stratégie à adopter pour obtenir une reconnaissance régionale.
Les artistes professionnels du territoire, les travailleurs et organismes culturels du Haut-Saint-François avec l’aide de la CDC du territoire et du Conseil de la culture de l’Estrie travaillent à mettre sur pied une Table de concertation en art et culture. L’objectif, entre autres, est de faire reconnaître par les élus de la MRC, les arts et la culture comme vecteur de développement social et économique.
Plus d’une quinzaine de personnes, artistes et intervenants, ont échangé sur la stratégie à développer pour faire reconnaître leur champ d’expertise à sa juste valeur. Après avoir débattu sur les divers enjeux favorisant le développement des arts et de la culture, les participants ont fait consensus sur la première action à poser, soit d’obtenir une reconnaissance auprès des élus. « L’interlocuteur administratif (MRC) n’est pas rendu où on est rendu professionnellement. Il nous faut des interlocuteurs régionaux pour intervenir directement », d’exprimer l’artiste Luc Pallageoix. « Il faut que ça passe par les élus. En terme d’investissement municipal, nous sommes en queue de peloton au Québec », d’ajouter Sylvain Dodier.
Un sous-comité formé d’artistes professionnels, de travailleurs et d’organismes culturels travaillera à développer, d’ici le printemps prochain, une stratégie et une argumentation afin de sensibiliser les élus à l’importance et l’apport de cette sphère d’activité. L’approche sera préalablement approuvée par les membres de la table de concertation. Une fois la reconnaissance obtenue, les intervenants se pencheront sur les enjeux que ce soit entre autres, le financement, la visibilité et le réseautage. « Tous ces gens qui vivent de leur art ici doivent obtenir une visibilité plus globale », soutient Dominique Leblanc-Bolduc, travailleuse culturelle.
Quelques rencontres regroupant les divers acteurs du monde des arts et de la culture se sont déroulées avant celle de janvier dernier, mais la préparation d’une stratégie de reconnaissance constitue le premier geste pour ainsi dire officiel de la Table de concertation en art et culture du Haut-Saint-François.

Fort populaire, le réveillon de Noël organisé par les élèves de l’école Saint-Paul à Scotstown est en voie de s’inscrire parmi les traditions. Plus de 200 invités, « Les invités de cœur » regroupant parents, proches collaborateurs, équipe-école et bénévoles participaient à la rencontre qui se déroulait dans la pure tradition des réveillons.
« L’objectif est de recréer des moments précieux que des enfants n’ont pas la chance de vivre pour différentes raisons », d’exprimer Caterina Maillé, enseignante en 2e et 3e et responsable de l’activité avec Janie Larivière, enseignante de 5e et 6e année. La particularité de l’événement est que les 80 élèves participent à la préparation et la tenue du réveillon. Ce n’est pas un euphémisme de dire que tous ont mis la main à la pâte. « Tous les enfants ont cuisiné, même les maternelles », d’assurer Mme Maillé. Élia Gaudreau, 9 ans, en 3e année, en était à son troisième réveillon. « J’ai fait des cup cakes et mis des décorations. C’est vraiment le fun d’être à l’école et préparer le réveillon. » C’est avec une fierté évidente que Nicolas Talbot, 6e année, mentionne « c’est moi le plus vieux de l’école. J’ai placé des chaises, placé les tables, les nappes. J’ai fait un peu de nourriture. J’ai coupé des oignons, écaillé des œufs. Ça fait quatre ans que je prépare le réveillon. Ce que j’aime, c’est de voir tous les parents à quoi ils ressemblent et d’être avec des gens que j’aime, mes parents à l’école. »
À en juger par la participation des parents, nul doute que l’activité est fort appréciée. Valérie Prévost et Marc-André Martel, parents de trois enfants fréquentant l’école, en sont à leur 2e réveillon. « Pour nous, c’est important d’être présent pour les garçons. Les enfants en parlaient depuis plusieurs jours, ils avaient hâte. On aime le rapprochement de la petite communauté. Ça crée des liens serrés. » Pour Annie Duhaime, une maman dont ses trois enfants fréquentent également la petite école St-Paul, l’activité « c’est très apprécié. Les enfants sont fiers de nous recevoir. Il y a aussi beaucoup de photos publiées sur Facebook. Ça nous permet de voir ce que les enfants font. »
Mme Maillé insiste « ce sont les enfants qui ont tout fait. Nous, on orchestre, on prépare le matériel. » Les élèves se sont montrés de magnifiques hôtes, certains étaient à l’accueil pour diriger les invités dans l’une des deux salles aménagées pour la circonstance, d’autres servaient le repas. Juste avant l’arrivée des invités, les élèves regroupés dans une classe ont porté un toast à leur succès, du jus de pomme. « On porte un toast parce qu’on est fier de vous », de lancer Mme Gaudreau. Au cours du réveillon, les parents avaient le loisir de visiter l’école, se faire prendre en photo avec leurs enfants et autres activités.

Inside the shuttle are Gilles Denis, owner of IGA Cookshire, Sylvie Lapointe, mayor of Cookshire-Eaton, and the driver, Serge Lemieux.
The Municipality of Cookshire-Eaton, with the participation of Sobeys and the Transport de personnes HSF, is offering a free shuttle service twice a day, seven days a week, for citizens of Cookshire-Eaton and the surrounding area who wish to do their grocery shopping at the IGA in East Angus.
“After the fire, this has truly been a grieving period and a tragedy for us. The municipality has decided to support the business and the public by offering a free shuttle service twice a day at 10 a.m. and 2 p.m.,” said Sylvie Lapointe, mayor of Cookshire-Eaton. The shuttle bus leaves from the IGA Cookshire parking lot, and returns there an hour later. She added that the municipality will adjust the service along the way according to people’s needs and their use of the shuttle. “We will take the time needed to accommodate our people,” she said.
The goal of the city’s intervention, explained Gilles Denis, is to limit business loss from the area. Obviously satisfied with the initiative, he hopes to recover all of his customers when his IGA reopens. As for the number of people likely to use the shuttle, no one was able to say. The owner of IGA Cookshire said that when building the new downtown store, “it was calculated that between 15% and 20% of people came on foot to do their grocery shopping.” He added that 5,500 people visited his store each week.
Services maintained
Anxious to maintain contact with their customers, the IGA Cookshire offers to take orders by telephone and online, in addition to offering free delivery. “We will take orders over the phone, we will prepare them at the IGA in East Angus, and we will deliver them to people’s homes. We’re going to start with the Manoir de l’Eau Vive here in Cookshire, because there are a lot of people without a car, who aren’t necessarily able to go and do their own shopping. We’re serving our entire list of regular customers, which represents approximately 50 customers who use the telephone service. As for the online service, it is currently activated,” added Denis.
Reopening
Customers anxious to have their grocery store back in Cookshire-Eaton will need to be patient. Without giving a date, Denis mentioned a period of weeks. “In terms of work, we are making good progress. The problem is to have all the replacement parts for our CO2 system; there are many electronic components that have been drained but are not functional. We don’t have the answer to how long it will take, because we are in the territory of the unknown. For the rest, our staff is with us and we have a lot of support. Everyone pats us on the back, encourages us. It’s stimulating.”
Denis admitted that times are difficult, but stressed that the store is going well and that it has a bright future. “With the development of the 410, our store has gathered momentum and we hope that next year it will really start moving.”
As for the investigation based on the possibility of criminal arson, Denis said he had no information to this effect, but did not hide his concern that an arsonist was the source. Mayor Sylvie Lapointe, shared this view. “It’s scary, because two days after the fire at the IGA, there was another fire in a building. One wonders if it is an arsonist; it’s scary for the municipality and for businesses.”

Nous apercevons à l’intérieur de la navette, Gilles Denis, propriétaire du IGA Cookshire, Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton et le chauffeur, Serge Lemieux.
La Ville de Cookshire-Eaton, avec la participation de Sobeys et Transport de personnes HSF, offre gratuitement un service de navette deux fois par jour, et ce, sept jours semaine pour les citoyens de Cookshire-Eaton et des environs, désireux de faire leur épicerie au IGA à East Angus.
« Suite à l’incendie, c’est vraiment un deuil et une tragédie pour nous. La ville a décidé de supporter l’entreprise et la population en offrant un service de navette gratuit deux fois par jour à 10 h le matin et 14 h l’après-midi. » Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, ajoute que la municipalité va s’ajuster en cours de route selon les besoins et l’utilisation. « Ça sera le temps qu’il faudra pour accommoder nos gens », précise-t-elle. L’objectif de l’intervention de la ville, d’expliquer M. Denis, est de limiter les fuites commerciales. Mentionnons que le point d’embarquement se fait au IGA Cookshire et le retour une heure plus tard.
Évidemment satisfait de l’initiative, il espère bien récupérer l’ensemble de sa clientèle lors de la réouverture de son IGA. Quant au nombre de personnes susceptibles d’utiliser la navette, personne n’était en mesure de le préciser. Le propriétaire du IGA Cookshire mentionne qu’au moment de bâtir le nouveau magasin au centre-ville « on avait calculé qu’il y avait entre 15 % et 20 % des gens qui venaient à pied faire leur épicerie. » Ce dernier ajoute que 5 500 personnes fréquentaient chaque semaine son magasin.
Services maintenus
Soucieux de maintenir le contact avec sa clientèle, le IGA Cookshire offre la prise de commande téléphonique et en ligne, en plus d’assumer la livraison gratuitement. « On va prendre les commandes au téléphone, on va les préparer au IGA à East Angus et on va aller les livrer chez les gens. On va commencer par le Manoir de l’EAU VIVE ici à Cookshire parce qu’il y a beaucoup de gens sans voiture, qui n’ont pas nécessairement la forme pour aller faire leur commande. On prend toute notre liste de clients habituels, ce qui représente une cinquantaine de clients qui utilisent le réseau téléphonique. » Quant au réseau en ligne, il est présentement activé, d’ajouter M. Denis.
Réouverture
Les clients anxieux de retrouver leur magasin d’alimentation à Cookshire-Eaton devront faire preuve de patience. Sans avancer de date, M. Denis parle de semaines. « Au niveau des travaux, on avance rondement. La problématique est d’avoir toutes les pièces de remplacement pour notre système au CO2; il y a beaucoup de cartes électroniques qui ont été asséchées, mais qui ne sont pas fonctionnelles. Les réponses pour dire dans combien de temps, on n’en a pas parce qu’on est dans l’inconnu. Pour le reste, notre personnel est avec nous et on a beaucoup d’appuis. Tout le monde nous tape dans le dos, nous encourage, c’est stimulant. »
M. Denis admet que les moments sont difficiles, mais souligne que le magasin va bien et qu’il est voué à un bel avenir. « Avec le développement de la 410, notre magasin a pris de l’essor et on espère que l’année prochaine, ça va débloquer complètement. »
Quant à l’enquête qui repose sur la thèse d’un incendie criminel, M. Denis mentionne ne pas avoir d’information à cet effet, mais ne cache pas son inquiétude à l’idée qu’un pyromane en soit la source. La mairesse, Sylvie Lapointe, partage cette opinion. « Ça fait peur, car deux jours après le feu au IGA, il y a eu un autre incendie dans un édifice. On se demande si c’est un pyromane; ça fait peur pour la municipalité et pour les commerces. »

Selon la Sûreté du Québec, l’incendie serait d’origine criminelle.
L’incendie, survenu au marché d’alimentation IGA Cookshire à Cookshire-Eaton, considéré d’origine criminelle par la Sûreté du Québec, force le propriétaire Gilles Denis à interrompre les opérations pendant quelques jours. Le feu s’est déclaré près du quai d’embarquement. M. Denis évalue sommairement les dommages entre un demi et un million $.
Même si l’intérieur du magasin n’a pas été affecté par les flammes, l’eau et la fumée ont causé des dommages. Divers inspecteurs et spécialistes du MAPAQ étaient sur place lundi matin. M. Denis mentionnait que tout le putrescible, fruits, légumes et ce qui était dans les frigidaires sont des pertes. Pour le reste, il était trop tôt pour évaluer.
Toutefois, le propriétaire qui procure du travail à 65 personnes, n’a pas l’intention de baisser les bras et compte tout faire pour rouvrir le magasin le plus rapidement possible. Il souhaite redonner le service à la communauté. Un gros point d’interrogation quant au délai. L’eau s’est infiltrée dans les composantes de la salle mécanique, située au-dessus du quai d’embarquement et on tentait de repartir la machinerie.
Origine criminel
M. Denis était renversé d’apprendre que l’incendie était de nature criminelle. « Je suis offusqué de ça. Je ne me connais pas d’ennemi. Je suis sûr que c’est un pyromane. »
Le feu s’est déclaré près du quai d’embarquement dans la nuit de samedi à dimanche. C’est une voisine du magasin qui a donné l’alerte. « Vers 3 h, j’ai reçu l’appel d’une voisine pour me dire qu’il y avait le feu; on a appelé les pompiers, ils sont arrivés rapidement sur les lieux », d’exprimer M. Denis.
Un total de 24 pompiers du Service incendie de l’agglomération de Cookshire-Eaton étaient sur place auquel s’est ajouté une dizaine de la Régie intermunicipale d’East Angus. Trois autopompes, deux citernes et des échelles d’élévation ont permis aux sapeurs de bien effectuer leur travail. Les pompiers ont pris un peu plus d’une heure pour maîtriser l’incendie. L’intervention rapide de ceux-ci a certainement aidé la cause. « Comme c’est en plein cœur de Cookshire, plusieurs pompiers à temps partiel habitent très près. Le temps de réponse est efficace », d’exprimer le directeur du Service de l’agglomération de Cookshire-Eaton, Éric Cloutier.
Il souligne également le fait que le bâtiment soit de construction récente et « qu’il respecte les codes d’aujourd’hui en rapport avec les incendies, séparations coupe-feu, du gyprock à l’épreuve du feu deux épaisseurs et il est giclé. Ça ralentit, ça nous aide à nous donner du temps pour bien s’installer et de faire une bonne extinction avant que ça dégénère et se propage à grandeur du bâtiment. » « C’est un bâtiment certifié LEED, il est solide. On est bien fier de l’avoir et d’avoir des pompiers efficaces », de compléter M. Denis.
Autres dommages
Bien que le bâtiment soit sauvé, l’eau a causé des dommages importants aux locaux situés à l’étage supérieur dont Transparence, Aménagement forestier agricole des Sommets, Les Productions de L’inconnu dans le noir, Mély-Canin et le Journal régional Le Haut-Saint-François. L’équipe du journal fera des pieds et des mains pour produire son prochain numéro comme prévu.

La décision du ministère des Affaires municipales, autorisant l’annexion d’une parcelle de territoire de Westbury sur laquelle se retrouve le restaurant McDonald’s, est sans appel.
Le ministère des Affaires municipales du Québec a tranché en faveur d’East Angus relativement au règlement 723 qu’elle avait adopté en mai 2016, décrétant l’annexion d’une partie du territoire de la municipalité du Canton de Westbury sur lequel se trouve le restaurant McDonald’s. La décision parue dans la Gazette officielle du Québec, du 8 février dernier, est sans appel.
Rappelons que la Ville de East Angus avait entamé les démarches auprès du ministère des Affaires municipales au cours de 2016. Elle faisait valoir entre autres qu’elle fournissait tous les services notamment aqueduc et égout sans percevoir aucune taxe en plus d’avoir investi pour le développement de ce secteur en temps et hommes.
Rejointe au téléphone, la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, s’est montrée avare de commentaires, prenant bien soin de ne pas dire victoire. « Nous, on est content de dire enfin il y a eu un dossier de réglé et après ça on passe à autre chose. » Interrogée à savoir combien la municipalité recevrait en taxes, Mme Boulanger mentionnait ne pas être en mesure de répondre. « Pour le moment, on ne le sait pas. Moi, je prétends qu’on va peut-être le savoir en mars avec les évaluations. C’est la MRC qui va nous envoyer le papier d’évaluation et on va le savoir à ce moment. » Quant à savoir de quelle nature se poursuivront les relations avec Westbury, « on va laisser tomber la poussière. Nous, on continue d’avancer », de compléter Mme Boulanger.
Westbury
Également rejoint au téléphone, le maire de Westbury, Gray Forster, s’est refusé à émettre le moindre commentaire. « On va laisser tomber la poussière ». Interrogé à savoir si les relations entre les deux municipalités allaient souffrir du jugement, le maire s’est également refusé à émettre de commentaires.

À première vue, le président de Valoris, Robert Roy, considère les orientations du PQGMR intéressantes.
Les nouvelles orientations de gestion des matières résiduelles dévoilées, la semaine dernière, par le ministre de l’Environnement, Benoit Charest, sont bien accueillies par la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François (Valoris). « Il a le même but que nous autres, d’enfouir le moins possible par habitant, déjà là, c’est une bonne orientation », d’exprimer Robert Roy, président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François.
Ce dernier mentionne avoir parcouru rapidement la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles (PQGMR 2019-2024) et qu’à première vue, ça semble intéressant. « Nous, quand on interpellait le gouvernement, on disait que Valoris est une façon autre de détourner la matière. Nous avons maintenant en main les balises avec lesquelles la régie travaillera au cours des 5 prochaines années. Il y a des initiatives intéressantes qui viennent confirmer la mission de la régie. »
À première vue, précise M. Roy, le plan semble mettre l’accent sur l’innovation, l’économie circulaire, le développement et les débouchés pour le compost. « Nous, on veut voir comment inclure Valoris dans le nouveau plan. » Le président entend éplucher le document avec son équipe. « On va le lire, préparer nos questions et après ça, on va rencontrer les gens. »
Les représentants de la Régie ont rencontré avant les fêtes Sonia Gagné de Recyc-Québec et Emmanuelle Gehin, directrice adjointe du cabinet du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. On y a fait part, entre autres, de la situation financière de Valoris et comment elle pouvait s’inclure dans l’éventuel PQGMR. Une deuxième rencontre dont la date n’est pas arrêtée est prévue. « On va prendre le temps de bien analyser le plan et après on va aller poser nos questions pour s’assurer qu’on entre à la bonne place », d’exprimer le président de Valoris.
Bien que les choses s’annoncent prometteuses, M. Roy demeure prudent et refuse de s’avancer la reconnaissance tant souhaitée de Valoris et les retombées que cela pourrait entraîner.