Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.

Challenge VTT de retour à Ascot Corner

Après une année d’absence, le Challenge VTT Ascot Corner revient au grand plaisir des amateurs.

Après un an d’absence, le Challenge VTT revient à Ascot Corner. Les coureurs et amateurs se donneront rendez-vous le 18 janvier sur le circuit enneigé du chemin de la Rivière.

Membre fondateur de l’événement sportif, Bertrand Ash s’est joint à un groupe de quatre personnes qui prend la relève. L’édition 2020 innovera en ajoutant aux 9 classes déjà existantes trois autres soit une classe motocross, une trois roues vintage et une autre junior. Au total, c’est 12 classes qui seront présentées. Parmi celles-ci, nous retrouvons la classe 400 et moins (4 temps), 450 et plus (4 temps), 2 Temps, 4×4 (bolt), classe Open (clous arrière acceptés, bolt), classe Femme et Side by side (500 à 800) et (800 à 1 000) ainsi que Mini Stock. Selon le nombre de participants, ceux-ci pourront se partager une bourse globale variant entre 5 000 $ et 7 000 $.

Fort de son expérience, le dynamique Bertrand Ash assure que le site sera sécuritaire et veillera à bien accueillir les coureurs et spectateurs. Un service de casse-croûte, un bar et même un endroit pour se réchauffer seront mis à la disposition des amateurs de quatre roues. Les enfants auront également l’occasion de s’amuser puisqu’un jeu gonflable sera sur place pour leur plus grand bonheur. Les organisateurs de l’événement Justin Lister, président, Johanne Roy, vice-présidente, et les directeurs Tommy Riendeau et Dominic Ash souhaitent une participation d’environ 200 coureurs et plus de 1 500 spectateurs si la température le permet. Le coût d’admission est de 10 $ par personne et gratuit pour les enfants de 10 ans et moins. Pour les personnes désireuses de courir, le coût d’inscription est de 40 $ par classe. Il est possible de s’inscrire le matin de la compétition. Les personnes voulant en savoir davantage peuvent consulter le site www.challengevtt.weebly.com. Mentionnons que l’organisation remettra une partie des recettes à La Rose des vents.

Aux prises avec un cancer agressif à 11 ans, Éliot et sa maman ont besoin d’aide

Nous apercevons la maman Jessika Lavallée et le courageux Éliot.

Le temps des Fêtes n’a pas été jojo pour tout le monde. Pour le petit Éliot, 11 ans, atteint d’un cancer agressif, et Jessika Lavallée, mère monoparentale, du secteur Saint-Gérard à Weedon, ça été les voyages à l’hôpital, les traitements et ce n’est pas fini.

On a retiré de la tête d’Éliot en mars 2019 une masse mère de 4 cm, nommée Medulloblastome située dans le cervelet. Dès le lendemain de l’opération, des traitements de radiothérapie d’urgence ont été reçus. À peine quelques jours plus tard, une longue série de traitements craniospinal s’est amorcée. Éliot a subi 34 séances de radiothérapie. Hospitalisé à l’hôpital pour enfants de Montréal, il a subi des traitements de physiothérapie, d’ergothérapie et d’orthophonie. La chirurgie a causé plusieurs ennuis de langage ainsi que des dommages moteurs. Son cerveau a dû réapprendre plusieurs choses, explique sa maman. Le jeune garçon a regagné son domicile au début de l’été dernier, mais les traitements n’étaient pas terminés pour autant.

« Malheureusement, après quelques semaines de répit, une douleur inexpliquée est survenue surtout au niveau des jambes. Après de multiples tests, les médecins ont découvert que malgré le fait que ça n’arrive normalement jamais, la maladie a réussi à se frayer un chemin jusque dans la moelle osseuse. Ils ont donc devancé les traitements de chimiothérapie qui rendent Éliot très malade dans les premiers cycles. Il s’agit de traitements très intenses puisque la maladie est excessivement agressive », d’expliquer Mme Lavallée.

Au moment de réaliser l’entrevue téléphonique en décembre, le garçon était à l’hôpital du CIUSSSE – CHUS Fleurimont et débutait le 5e de 6 cycles s’étalant sur une période de 28 jours chacun à raison de quatre jours à l’hôpital du lundi au jeudi et trois jours à la maison. Bien que la chimiothérapie rendait Éliot un peu moins malade, une bactérie s’est immiscée, causant une poussée de fièvre, forçant à suspendre momentanément le traitement. « Là, on est hospitalisé et on espère que la fièvre va baisser. On est là en ce moment », de soupirer la maman. Si tout va bien, elle souhaite que le corps d’Éliot soit en mesure de recevoir le dernier cycle d’ici la fin du mois. À la question comment vous vivez cette épreuve, Mme Lavallée répond : « On survit. On ne sait pas, on nage là-dedans, c’est un jour à la fois. On fait comme on peut et on essaie de garder le moral à travers tout ça », en prenant une grande respiration. « Éliot pis moi, on s’est dit qu’on ferait ça ensemble travailler et on avance comme on peut au quotidien. Pour Éliot, ça dépend des jours, les commentaires généraux des gens autour, c’est qu’il est pas mal bon, qu’il fait bien ça, c’est un bon petit gars qui sourit malgré tout. »

Besoin d’aide
En plus de vivre une situation difficile émotionnellement, la maman doit affronter la réalité financière de la vie quotidienne et des dépenses inhérentes à la maladie d’Éliot sans compter les nombreux traitements de physiothérapie, l’ergothérapie et l’orthophonie à venir. Les prestations de l’assurance-emploi pour proche aidant dont bénéficiait Mme Lavallée sont terminées depuis décembre. « Les fonds se font de plus en plus rares. Je sais également que cela n’ira pas en s’améliorant puisque quand la chimiothérapie sera terminée, plusieurs fondations qui me permettent de nous rendre sur les lieux des traitements et de manger cesseront leur aide. » La maman reconnaît l’appui dont elle a bénéficié. « J’ai été chanceuse, j’ai eu beaucoup d’aide des gens de Weedon, les Chevaliers de Colomb ont fait un brunch pour donner un coup de main financier, la professeure d’Éliot de l’année passée a fait un tournoi de golf à Dudswell. Pis là, il en a plus de revenus. Les prestations sont finies, ben là, on tombe dans le néant. » Une campagne de financement pour venir en aide est lancée. Les personnes ou organismes intéressés à faire un don peuvent le faire via internet sur GoFundMe:cancer agressif à 11 ans. Via la plateforme sur le site, il est également possible d’écrire à Mme Lavallée.










300 000 $ pour les infrastructures à l’aéroport de Sherbrooke : On prépare le terrain en prévision d’un transporteur

Plusieurs dignitaires ont participé à la conférence de presse. Nous retrouvons de gauche à droite Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, François Jacques, député de Mégantic, Claude Charron, président du c.a. de l’aéroport de Sherbrooke, Jean-François Ouellet, directeur général de l’aéroport, Steve Lussier, maire de Sherbrooke, Geneviève Hébert, députée de Saint-François, et Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton.

L’aéroport de Sherbrooke situé dans le Haut-Saint-François a reçu un coup de pouce du gouvernement provincial de 297 725 $ pour l’amélioration des infrastructures. L’ensemble des travaux auquel la Ville de Sherbrooke ajoutera près de 500 000 $ atteindra 747 000 $. Le tout constitue une étape en attendant le développement de vols commerciaux.

C’est le député de Mégantic, François Jacques, qui a fait l’annonce gouvernementale au nom de son collègue ministre des Transports, François Bonnardel. Les travaux prévoient l’amélioration du drainage aux abords de la piste, de l’éclairage du tablier, l’ajustement des puisards de piste, la construction d’un nouveau système des eaux usées ainsi que l’acquisition d’un camion-citerne et d’un remorqueur d’avion télécommandé.

« L’aéroport de Sherbrooke revêt une grande importance pour la région. Ses installations sont principalement utilisées pour des applications d’affaires et la formation de pilotes. On y dénombre 12 700 mouvements d’aéronefs en 2018. La Ville de Sherbrooke peut compter sur notre gouvernement pour soutenir le dynamisme économique régional. Un aéroport efficace constitue un outil stratégique important pour attirer et conserver des entreprises dans la région et favoriser la mobilité de la population », de préciser le député Jacques.

« Cet investissement est la preuve que le gouvernement reconnaît l’importance de l’aéroport. Aujourd’hui, on fait un pas de plus vers l’atteinte de nos objectifs pour faire de cet aéroport un point tournant pour toute la région. En espérant que le gouvernement du Canada soit aussi à l’écoute pour avoir notre désignation », de commenter le maire de Sherbrooke, Steve Lussier. Pour Jean-François Ouellet, directeur général de l’aéroport, « l’annonce s’inscrit comme un levier important dans notre processus de mise en place de vol commercial. Cette mesure vient concrétiser une des mesures retenues lors du sommet sur le transport aérien et constitue la preuve que le gouvernement du Québec reconnaît l’importance des aéroports régionaux comme moteur de développement économique. »
Concernant une future liaison aérienne, la Ville de Sherbrooke a déjà signifié qu’elle supporterait une partie du manque à gagner, mais attend une réponse du gouvernement du Québec quant à une contribution financière dans le cadre du programme d’aide aux dessertes. Le député Jacques se fait avare de commentaires se limitant à dire que « les demandes acheminées par la Ville de Sherbrooke sont au ministère. On supporte le comité de développement de l’aéroport avec le ministère pour les demandes de transport de personnes. Les gens du MTQ travaillent très fort avec les gens de l’aéroport de Sherbrooke. » M. Ouellet souligne que la Ville de Sherbrooke s’inscrit dans les critères d’admissibilité du programme. Le PAQIAR est un programme en lien avec le développement des dessertes aériennes régionales. Quant à la demande d’aide pour aller de l’avant avec un appel de proposition pour obtenir des compagnies aériennes, M. Ouellet mentionne qu’elle « n’est pas lancée. On travaille encore avec le département des affaires juridiques de la Ville de Sherbrooke pour monter un projet intéressant pour lancer un appel d’intérêt d’ici quelques semaines. On souhaite avoir une réponse en début d’année 2020. On pourrait avoir des vols en 2020, mais l’aviation, c’est un milieu très complexe qui demande souvent des délais relativement longs. » De façon informelle, d’ajouter le D.G. de l’aéroport, « on sait que des compagnies pourraient être intéressées et qu’ils ont les effectifs pour travailler avec nous. On espère juste qu’ils vont démontrer leur intérêt lors de notre processus. »

Heureux de l’annonce du gouvernement provincial, le maire Lussier rappelle que Sherbrooke a investi plus de 7 M$ au niveau des infrastructures depuis 2010. « J’ai aussi besoin d’une désignation payée par le gouvernement du Canada. C’est important pour voir la suite des choses. » Rappelons que la désignation permet le déploiement de services de contrôle des passagers et des bagages dans les aéroports offrant un service aérien commercial. Ce service autorise les transporteurs aériens à procéder au débarquement de leurs passagers directement dans la zone sécurisée de l’aéroport de destination, ce qui leur évite d’importants délais. Pour l’instant, tout indique que l’aéroport devra assumer le coût de fonctionnement de ce service.

Valoris adopte son plan de redressement : 2020 sera une année importante

Le vice-président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, à gauche, Robert Roy, ainsi que le président et maire de Sherbrooke, à droite, Steve Lussier, sont fiers du plan de redressement qui a été adopté par le conseil d’administration.

Le conseil d’administration de la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke (Valoris) a adopté le Plan de redressement 2019-2021 lors de sa dernière séance régulière. Aucun détail n’a été dévoilé sur le document au moment de l’adoption, mais il est maintenant disponible sur le site Internet. Les intervenants misent sur une gestion serrée, une augmentation des contrats provenant de la construction, rénovation et démolition en plus d’obtenir, souhaite-t-on, cette fameuse reconnaissance du gouvernement pour les matières détournées de l’enfouissement.

« Je suis fier que le conseil d’administration ait adopté le Plan de redressement 2019-2021. L’équipe de Valoris, sous la gouverne du directeur général par intérim, Denis Gélinas, a accompli une tâche colossale au cours des derniers mois pour en arriver à son adoption. Le plan donne une vision d’ensemble de la situation dans laquelle se trouve Valoris aujourd’hui. Le plan trace le chemin à suivre dans les prochains mois avec des actions concrètes qui guideront Valoris sur la voie d’une rentabilité pérenne et enfin réussir sa mission environnementale en complément des 3RV-E », de mentionner le président de Valoris et maire de Sherbrooke, Steve Lussier.
Le vice-président et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, est également fier du travail accompli. « Le plan de redressement 2019-2021 est rigoureux et repose sur des données très précises. Il faut aussi se rappeler que le plan est étroitement lié au budget qui est conservateur, mais qui permet à Valoris d’opérer sans crainte de demander un autre effort financier aux copropriétaires. J’aime comment nous avons fait les choses. En étant prudent, tout revenu supplémentaire viendra aider Valoris et nous pourrons ainsi prendre des décisions pour assurer notre avenir. »
M. Roy compare la situation de Valoris à « un écrasement d’avion dont la cause est due à une multitude de facteurs qui font qu’on arrive vers une problématique. Le gouvernement nous faisait des espoirs et on vivait en fonction des espoirs. Ce que le gouvernement sous-entendait, c’est jamais venu malheureusement. Présentement, on a adopté un budget qui fait que demain matin, les deux lignes de tri sont fermées, Valoris est capable de payer ses frais, de fonctionner. » Maintenant que le plan est adopté, M. Lussier entend bien le présenter et le défendre auprès du ministre de l’Environnement, Benoit Charette, et du Transport, François Bonnardel, responsable de la région de l’Estrie. « La journée qu’on est capable d’avoir nos redevances, ça va changer la donne », précise M. Lussier.

Budget
Rappelons que le budget adopté pour 2020 s’inscrit à la hausse de 6,7 % comparativement à l’année dernière pour s’élever à 16 457 649 $. Les membres (municipalités) ont été mis à contribution en 2019 avec une majoration du tarif à la tonne atteignant 237 $ alors qu’elle sera de 241 $ pour la prochaine année. Dans le budget 2020, un montant de 1,476 M$ est prévu pour appliquer le plan de redressement. « Ce sont 1,2 M$ associés à une réserve pour équilibrer le remboursement de la dette annuelle. Si le remboursement de la dette dépasse le montant prévu, on puise dans ce montant sans augmenter les tarifs. Les 230 000 $ restants sont associés à des ressources qui nous aideront à mettre en place le plan de redressement », d’expliquer M. Gélinas.

Année charnière
Selon le directeur général, 2020 « c’est l’année charnière du plan de redressement. C’est elle qui va nous permettre de concrétiser ou non les niveaux de reconnaissance, les nouveaux contrats au niveau de la ligne du CRD, les nouveaux contrats avec les biogaz et les autres contrats qui sont en discussion. Ça va nous permettre de dire voici ce qui est le portrait des dépenses, des revenus. À l’heure actuelle, on est en bonne position pour avoir des revenus très intéressants et à long terme. » Rappelons que Valoris a conclu un partenariat avec une firme externe pour un projet-pilote sur cinq mois « qui devrait se concrétiser avec un contrat de quatre à cinq ans minimum avec des grandes capacités de matières qui vont nous permettre d’avoir un positionnement suffisant et être capable de mieux discuter avec ceux qui sont des valorisateurs. En ayant plus de volume, on obtient un meilleur prix. C’est comme ça, avec des petits pas, qu’on va aller chercher des revenus supplémentaires. Ces revenus-là vont remplacer les tarifs qui sont à la charge des membres actuels », de souligner M. Gélinas. Valoris effectue également des partenariats avec l’Université de Montréal et de Sherbrooke pour développer de nouvelles technologies à de meilleurs coûts.

Plan de redressement
Le processus de redressement 2019-2020 interviendra dans trois axes de développement et sept champs d’interventions. Les axes touchent la gestion des gisements de matières résiduelles, la reconnaissance et partenariats ainsi que la gouvernance et intendance.

Plusieurs mesures sont prévues das les champs d’activités comme augmenter l’approvisionnement avec l’ajout de 5 000 tonnes de déchets à trier et l’automatisation des opérations de tri sur un horizon de 3 à 5 ans. Il est également prévu l’agrandissement du LET et la valorisation des biogaz générés par les déchets enfouis. On souhaite établir une entente à long terme soit plus de 10 ans avec un partenaire. Obtenir la reconnaissance gouvernementale, appliquer les mesures de corrections proposées par la vérificatrice de la Ville de Sherbrooke font partie des actions à poser. Valoris compte faire un suivi aux six mois de l’évolution des mesures.

Chance au coureur
La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, qui avait levé un drapeau rouge en septembre dernier, reconnaît l’effort déployé par les responsables de Valoris. « On reconnaît qu’ils ont travaillé fort, mais il y a beaucoup de si. Si le gouvernement nous donne des subventions, si des nouveaux clients arrivent. Mais au moins, ces si-là sont en procédure. Ils travaillent là-dessus. On va laisser la chance au coureur. J’ose espérer que les si vont devenir des choses très positives. » Mme Lapointe rappelle que la majoration du tarif à 237 $ la tonne pour 2019 représentait un déboursé de 311 000 $ non prévu pour la municipalité alors que le tarif pour 2020 est établi à 241 $ la tonne. La mairesse laisse entendre que les contribuables seront mis à contribution. « 2020 probablement, il va y avoir une petite ligne dans le compte de taxes qui va dire taxe spéciale Valoris. Probablement, on va être obligé de s’en aller là », complète-t-elle.

La MRC adopte un budget à saveur environnementale

Nous apercevons de gauche à droite Dominic Provost, directeur général de la MRC et du CLD, et Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François.

L’environnement semble faire un large consensus autour de la table des maires et pour cause, les élus de la MRC du Haut-Saint-François ont convenu d’augmenter ce poste budgétaire de 150 % dans le cadre du budget qu’ils ont adopté pour 2020. Le préfet, Robert Roy, précise que cette majoration n’a rien à voir avec Valoris et qu’elle vise à développer entre autres des mesures déjà en marche comme les écocentres mobiles.
Le budget de la MRC pour la prochaine année s’inscrit à la hausse de 5,18 %, atteignant un montant de 2 274 734 $. La quote-part des municipalités augmente en moyenne de 4,74 % représentant 113 578 $. Évidemment, l’augmentation varie selon sa richesse foncière. Elle peut osciller entre 1,11 % à 7,25. Le budget, d’expliquer M. Roy, « est bâti selon le plan d’action sur lequel les maires ont eu l’occasion de se prononcer. Les maires sont d’accord avec les orientations prises. »

Environnement
L’environnement impliquant le plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) marque un virage important. L’augmentation des dépenses de 59 354 $ à 148 584 $ pour une hausse de 150 % démontre la volonté des élus à faire davantage dans ce domaine, d’expliquer Dominic Provost, directeur général de la MRC et du CLD. « L’environnement, c’est un choix. On s’apercevait qu’on pouvait faire plus. Les écocentres mobiles ont créé un engouement. Ça a aucun lien avec Valoris. C’est des gestes que la MRC a posés dans le passé qui fait qu’on en veut plus. On s’est donné les moyens pour compléter le PGMR », de préciser M. Roy.

Le PGMR comprend plusieurs mesures comme une étude d’opportunité pour l’amélioration de la gestion des matières résiduelles et du programme de mesures et vidange des fosses septiques en tandem municipalités/MRC. On prévoit augmenter le nombre d’écocentres mobiles et la fréquence sur le territoire. On désire améliorer la gestion de l’écocentre régional en augmentant des matières accueillies comme la tubulure d’érablière et le plastique agricole tout en augmentant le nombre d’heures et de jours d’ouverture. Il est inscrit au PGMR de faire un plan d’action territorial pour sensibiliser la population à utiliser le bon bac. On désire aussi stimuler les municipalités à implanter la collecte des matières organiques via le bac brun sur le territoire. Il y est prévu d’apporter une aide à Valoris dans le plan de relance du centre de tri et l’agrandissement du LET. Au cours de la prochaine année, les élus entameront une réflexion sur la fin de l’entente intermunicipale avec Récup Estrie prévue pour le 31 décembre 2020. Ces nouvelles mesures, dont certaines sont en attente d’aide gouvernementale, s’inscrivent parmi d’autres, déjà existantes. Mentionnons que la MRC compte effectuer un remboursement graduel de 15 300 $ sur un déficit accumulé de l’écocentre estimé à 35 091 $ au 31 décembre 2019.
Outre l’environnement, plusieurs sujets s’inscrivent dans le plan d’action 2020 dont la planification stratégique des loisirs (PSL) en partenariat avec le Conseil Sport et Loisir de l’Estrie (CSLE), en tandem avec les municipalités. La démarche vise à définir le rôle de la MRC en loisirs en complémentarité avec les municipalités. Les intervenants poursuivront les démarches de déploiement du sport et du loisir territorial incluant le projet de centre sportif régional à East Angus, toujours à l’étude.

La révision du schéma d’aménagement et de développement (SAD) adopté en 1998, la poursuite du plan régional des milieux humides et hydriques, la finalisation du schéma de couverture de risques en sécurité incendie, amorcée, il y a plus de cinq ans, sans oublier le projet de couverture Internet haute vitesse pour 100 % des mal desservis font partie des dossiers qui poursuivront leur cheminement au cours de la prochaine année. D’autre part, la MRC continuera son implication dans la campagne de sensibilisation sur la pollution lumineuse, « On préserve la réserve » en participant à un comité regroupant la MRC du Granit et la Ville de Sherbrooke. Des dossiers comme le transport collectif sur le territoire et la route 257 s’inscrivent sur la feuille de route de la MRC.

Budget
Le préfet se dit satisfait du budget 2020. De l’augmentation globale de 5,18 %, une portion de 2 % va directement sur la masse salariale. Cette mesure est attribuable à une analyse de la rémunération des employés, prévue lors du renouvellement de la convention collective sur laquelle les parties se sont entendus, d’expliquer M. Provost. De son côté, M. Roy ne cache pas sa satisfaction de la nouvelle façon de faire. Les responsables ont amorcé en 2018 un processus de stabilisation du budget, étalé sur quatre ans, dont l’objectif est d’équilibrer chaque poste budgétaire.

Historiquement, il arrivait que des surplus de certains départements soient utilisés pour essuyer la hausse régulière des coûts. La démarche, adoptée par les élus, consiste à mieux planifier les dépenses récurrentes des divers postes et de constituer une réserve pour chacun d’entre eux. Un plafond de 10 % d’accumulation de surplus est fixé par département. L’excédent pourra être réinjecté et utilisé. On a également inclus l’entretien des bâtiments sur une période de 10 ans « pour éviter de mauvaises surprises », souligne M. Roy. Tout cela, ajoute-t-il, a pour but de stabiliser les quotes-parts des municipalités. Les surplus pourront donc être affectés non pas à équilibrer des postes budgétaires, mais pour des projets spéciaux dans leur totalité ou en partie évitant ainsi aux municipalités d’avoir des contributions en montagnes russes. « C’est un budget qu’on peut être fier parce qu’on a atteint nos objectifs fixés sur quatre ans en trois ans et on garde nos surplus pour développer », d’exprimer M. Roy.

Nez rouge Haut-Saint-François : Prêt à vous raccompagner

Nous apercevons l’équipe d’East Angus qui a effectué une soirée de raccompagnement.

La période des fêtes arrive à grands pas, les partys de bureau battent leur plein et Opération Nez rouge Haut-Saint-François répond aux appels de raccompagnent depuis deux fins de semaine déjà. Les bénévoles poursuivront leurs interventions pendant les deux prochaines fins de semaine ainsi que la soirée du 31 décembre.

Marjolaine Y. Roberge, présidente pour le comité Opération Nez rouge du Haut-Saint-François, invite les gens à utiliser le service de raccompagnement qui a fait ses preuves au fil des années. En plus d’éviter des accidents et vraisemblablement sauver des vies, Nez rouge vient en aide à divers organismes du territoire. L’an dernier, ce n’est pas moins de 5 000 $ qui ont été retournés à la Cité-école Louis-Saint-Laurent, l’école des Trois-Cantons, Moisson Cookshire, le Club Lions de East Angus, la bibliothèque de Dudswell, Les Dribbleurs du Haut-Saint-François, le comité des loisirs de Hampden et plusieurs autres. Chaque présence d’une personne bénévole donnait 50 $. Donc, pour une équipe de trois personnes, elle récoltait 150 $ qui étaient remis à son organisme pour une soirée de raccompagnement, d’expliquer Mme Roberge.

L’année dernière, Opération Nez rouge du Haut-Saint-François a effectué 146 raccompagnements et parcouru 5 878 km avec 90 bénévoles. « C’est plus de 300 personnes qui sont revenues saines et sauves à la maison », de mentionner la présidente. Le service est en vigueur et le quartier général se trouve à l’Hôtel de Ville d’East Angus. Le service de raccompagnement est disponible le 13, 14, 20, 21 et le réveillon du 31 décembre. Les raccompagnements se font entre 20 h et 4 h le matin. L’organisation invite les gens dont leur party de Noël coïnciderait avec une de ces dates et désireux d’avoir un service de raccompagnement de contacter Nez rouge à l’adresse courriel haut-st-francois@operationnezrouge.com afin que l’organisme puisse préparer les effectifs bénévoles nécessaires. Pour toutes informations supplémentaires, vous pouvez composer le 819 832-2938 et laissez un message.

Jerry Espada quitte le CLD

Ah ces Français ! Toujours prêts à faire autrement même en hiver.

Après un peu plus de 21 ans au sein du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François, Jerry Espada, animateur d’entrepreneurship territorial, quittera son poste le 20 décembre prochain. Doyen du personnel de l’organisme de développement régional, M. Espada part pour relever de nouveaux défis. Toutefois, il manifeste l’intention de poursuivre son implication bénévole dans le Haut-Saint-François. M. Espada a débuté au sein du CLD à titre de commissaire aux commerces et services pour passer au poste d’agent de développement agroalimentaire et agent rural avant de cumuler ses dernières fonctions. Celui qui aura contribué au développement du territoire retient de son passage l’appréciation des nombreuses personnes avec lesquelles il a collaboré. Celui qui a signifié son départ auprès de plusieurs collaborateurs mentionne avoir reçu de nombreux messages de remerciements comme celui mentionnant « merci de nous avoir fait croire en nous, en nos capacités de développer notre milieu. Mon apport dans le fond était que tout le monde puisse travailler ensemble. Il y a 21 ans, la SADC et le CLD, c’était eux le maître d’œuvre, pis en dehors de ça, c’est tout. Aujourd’hui, on sait que c’est pas juste deux organismes qui vont faire la différence, il faut que tout le monde mette l’épaule à la roue. » Outre cet aspect, M. Espada est fier d’avoir contribué en 2008 au développement du transport de personnes dans le Haut-Saint-François. D’ailleurs, Jerry Espada a été reconnu à l’échelle provinciale pour son implication en décrochant le prix d’Agent rural décerné dans le cadre des Grands Prix de la ruralité. Avant de quitter ses fonctions, le principal intéressé tient à remercier toutes les personnes avec qui il a collaboré au fil de ces années. « Je tiens à vous remercier pour la confiance que vous m’avez accordée, pour votre collaboration et votre engagement. Vous avez toujours su démontrer beaucoup de passion et d’envie d’avancer, ce qui a bien sûr nourri mes actions. Le développement territorial, ce n’est rien d’autre que l’engagement et la détermination de femmes et d’hommes qui s’unissent pour changer les choses, pour changer leur monde, pour changer le monde ; et c’est seulement ensemble qu’on peut y arriver. »

Nez rouge Haut-Saint-François : Prêt à vous raccompagner

La période des fêtes arrive à grands pas et les partys de bureau ont déjà commencé. Avec cette saison, arrive Opération Nez rouge du Haut-Saint-François qui offre le service de raccompagnement à partir de ce vendredi 29 et samedi 30 novembre. Les bénévoles poursuivront leurs interventions pendant les trois prochaines fins de semaine ainsi que la soirée du 31 décembre.

Marjolaine Y. Roberge, présidente pour le comité Opération Nez rouge du Haut-Saint-François, invite les gens à utiliser le service de raccompagnement qui a fait ses preuves au fil des années. En plus d’éviter des accidents et vraisemblablement sauver des vies, Nez rouge vient en aide à divers organismes du territoire. L’an dernier, ce n’est pas moins de 5 000 $ qui ont été retournés à la Cité-école Louis-Saint-Laurent, l’école des Trois-Cantons, Moisson Cookshire, le Club Lions de East Angus, la bibliothèque de Dudswell, Les Dribbleurs du Haut-Saint-François, le comité des loisirs de Hampden et plusieurs autres. Chaque présence d’une personne bénévole donnait 50 $. Donc, pour une équipe de trois personnes, elle récoltait 150 $ qui étaient remis à son organisme pour une soirée de raccompagnement, d’expliquer Mme Roberge.

L’année dernière, Opération Nez rouge du Haut-Saint-François a effectué 146 raccompagnements et parcouru 5 878 km avec 90 bénévoles. « C’est plus de 300 personnes qui sont revenues saines et sauves à la maison », de mentionner la présidente. Le service est en vigueur et le quartier général se trouve à l’Hôtel de Ville d’East Angus. Le service de raccompagnement est disponible le 6, 7, 13, 14, 20, 21 et le réveillon du 31 décembre. Les raccompagnements se font entre 20 h et 4 h le matin. L’organisation invite les gens dont leur party de Noël coïnciderait avec une de ces dates et désireux d’avoir un service de raccompagnement de contacter Nez rouge à l’adresse courriel haut-st-francois@operationnezrouge.com afin que l’organisme puisse préparer les effectifs bénévoles nécessaires. Pour toutes informations supplémentaires, vous pouvez composer le 819 832-2938 et laissez un message.

OSE le Haut ! : Aux intervenants d’y donner tout son sens

Nous apercevons le président du comité OSE le Haut, Richard Tanguay, présentant le concept et l’image de marque à plus d’une quarantaine de participants.

C’est en présence d’une quarantaine d’intervenants du territoire réunie au Manège militaire à Bury, dont les députés François Jacques et Marie-Claude Bibeau, que certains membres du comité OSE le Haut ont procédé au lancement de la campagne ainsi que de l’image de marque avec Apollo, les membres de sa famille et ses amis. Le président du comité, Richard Tanguay, a rappelé aux personnes l’importance de contribuer à la démarche en développant divers projets susceptibles d’alimenter le personnage illustré et ses proches.

La campagne de rétention et d’attraction est le fruit d’une démarche amorcée en septembre 2014 et à laquelle participaient les municipalités et organismes du territoire. Elle s’est poursuivie en démarche globale intégrée de développement pour en arriver à OSE le Haut à laquelle se rattache l’image de marque. Outre la présentation, l’objectif de la rencontre du 15 novembre dernier visait à dire aux intervenants que le train était en marche, que des choses étaient faites, certaines en voie de l’être et d’autres en devenir. On voulait surtout rappeler qu’ils (partenaires) sont les acteurs de changement du territoire conformément aux cinq valeurs et huit changements identifiés. « On veut que les gens s’approprient le cheminement de fait au cours des quatre à cinq dernières années au niveau de la démarche. Le Haut-Saint-François rayonnera si on souhaite le faire rayonner tous ensemble. » S’adressant aux participants, M. Tanguay ajoute « vous n’êtes pas dupes, ce n’est pas un petit personnage et ses proches qui vont faire la job. Sans nous toutes et tous, ils n’auront pas grand pouvoir.

Apollo et sa gang comptent sur nous, sur nos actions audacieuses, animées de nos valeurs, ciblant les changements souhaités pour les faire rayonner au-delà du Haut, mais aussi pour améliorer les conditions de vie ici dans le Haut. »

À titre d’exemple, les responsables ont invité divers intervenants à présenter des projets qui ont contribué au développement du Haut-Saint-François en respectant les cinq valeurs et huit changements identifiés dans la démarche. Le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert, a expliqué comment le transfert d’élèves de niveau primaire de Bury, de l’école du Parchemin à East Angus, à l’école St-Paul à Scotstown, avait eu un effet dynamisant pour l’institution scolaire et la municipalité. Benoit Fortin de l’entreprise Léo Désilets maître herboriste et Façoteck, a expliqué comment l’organisation d’une collecte de fonds de type cabaret-bingo a permis d’amasser de l’argent pour améliorer le parc-école de l’endroit. Julie Pomerleau, agente culturelle au CLD, et Bruno Gobeil, ex-maire de La Patrie, ont fait valoir comment la réalisation du concept de shed a permis d’être un élément rassembleur auquel s’est greffé plusieurs bénévoles en plus de développer un sentiment de fierté. Rappelons que ce nouvel attrait se retrouve dans huit municipalités du territoire. Renée-Claude Leroux, agente communautaire à la Cité-école Louis-Saint-Laurent, a présenté ce concept innovateur, son impact comme moteur de changement auprès des élèves et des municipalités. Cette réalisation a contribué entre autres à diminuer drastiquement le taux de décrochage de l’école de 36 % à 6 %. Deux jeunes artistes, Amélie Lemay-Choquette et Sébastien Croteau, ont fait part de leur retour dans le Haut après avoir vécu plusieurs années à Montréal et de l’appui qu’ils ont reçu et qui se poursuit pour vivre de leur art. Jerry Espada, agent au CLD, a présenté le concept de La nuit du pont couvert de Lingwick, comme étant un événement culturel unique en son genre et à haute saveur écologique. Jinny Mailhot, directrice de la Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François, a parlé de divers projets réalisés par l’organisme dont le premier colloque sur la diversité sexuelle et de genre en ruralité et un sur la diversité culturelle en ruralité ainsi que la réalisation d’un documentaire auprès de différentes personnes du territoire expliquant comment ils vivent leur différence. À cela s’ajoute la réalisation de deux sondages, dont un auprès de la communauté LGBTQ+ et un autre auprès de travailleurs du Haut-Saint-François. L’objectif était de connaître les besoins de cette communauté.

Tournée
Ces exemples se retrouvent sur le site web oselehaut.ca avec plusieurs autres démontrant le travail qui se fait sur le territoire. À cela, les visiteurs pourront également découvrir le monde d’Apollo et d’autres choses marquant le territoire ainsi qu’une carte interactive. Les membres du comité n’en resteront pas là. Ils prévoient entreprendre une tournée d’information auprès des municipalités et des organismes du territoire au cours des prochains mois.

Clinique de sans rendez-vous sans médecin de famille : Maintenant possible à la clinique de Cookshire

La Clinique de santé de Cookshire offre depuis mai dernier les sans rendez-vous aux personnes n’ayant pas de médecin de famille.

C’est avec une grande joie que Dre Stéphanie Blais-Boilard annonçait récemment que la Clinique de santé de Cookshire accueillait depuis mai dernier, les sans rendez-vous n’ayant pas de médecin de famille.

« Nous offrons maintenant une plage de sans rendez-vous par jour pour les patients du Haut-Saint-François sans médecin de famille pour des courts rendez-vous, pour des besoins demandant une attention rapide comme les “ites” et les “ures”. » L’offre, ajoute la médecin, sera bonifiée progressivement selon la disponibilité dans les mois à venir. Pour l’instant, précise-t-elle, « nous avons l’impression que l’offre suffit à la demande la plupart du temps. »

Mme Blais-Boilard mentionne que la clinique a procédé à l’embauche de deux médecins au cours de 2019 soit Dre Catherine Lapointe et Stéphanie Guimond. « En plus, tous les médecins du GMF ont continué à prendre des nouveaux patients, ce qui a permis de diminuer beaucoup le nombre de patients en attente sur la liste des orphelins de médecin de famille. » Le nombre serait de 750 au 1er novembre dernier. Ce qui laisse dire à Mme Blais-Boilard que 91 % de la population du Haut-Saint-François a un médecin de famille.

Marie-Claude Bibeau maintenue à l’Agriculture et de l’Agroalimentaire

La députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, est heureuse de poursuivre son travail au sein du même ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.

À son grand bonheur, la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, a vu le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, lui renouveler sa confiance en la maintenant au poste de ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire lors de l’assermentation du conseil des ministres tenue à Ottawa.

À la tête de ce ministère depuis mars 2019, Mme Bibeau avoue qu’elle espérait poursuivre son travail amorcé. « J’avais juste eu le temps d’apprivoiser le secteur et je commençais d’avoir envie de développer une vision d’avenir avec eux; alors, je suis vraiment contente de pouvoir poursuivre. » Mme Bibeau souligne qu’il s’agit « d’un gros ministère » qui touche diverses facettes comme le commerce international, la recherche, l’innovation, la réglementation. « C’est un ministère qui est proche des gens et j’aime beaucoup aller sur le terrain rencontrer les gens, c’est un gros ministère assez complexe, mais je m’y plais beaucoup. »

Priorités
Au moment d’écrire ces lignes, la ministre disait suivre de près la grève du CN qui a un impact à différents niveaux, notamment sur la livraison du propane et l’acheminement des produits agricoles vers les marchés. « C’est un enjeu vraiment important », précise-t-elle. La question du commerce avec la Chine retenait également son attention. « Au niveau des viandes, c’est réglé; par contre, au niveau du canola, ça se poursuit. » Mme Bibeau entend également finaliser les compensations concernant les producteurs d’œufs, de volaille ainsi que les transformateurs laitiers touchés par la brèche effectuée dans la gestion de l’offre relativement à l’accord économique et commercial global avec l’Union européenne et le partenariat transpacifique.

« Pour le lait, c’est fait. Les lettres ont été envoyées pour que les transferts bancaires puissent être faits. Les producteurs devraient les recevoir ces jours-ci. Ils vont recevoir leur premier chèque à leur choix, le premier soit avant le 31 décembre ou entre le 1er janvier et le 31 mars. Ils vont recevoir une correspondance avec tous les détails ces jours-ci. Comme on dit, la lettre est dans poste. » Mais pour les autres, la volaille, les œufs et les transformateurs, ça reste à faire, exprime la ministre. « Pour la volaille et les œufs, je dois faire une mise à jour avec le ministère dans les prochains jours avec les comités de travail, le ministre des Finances. Alors, je réactive les dossiers dès aujourd’hui. »

Quant à l’avenir de son gouvernement minoritaire, Mme Bibeau affiche une grande confiance de pouvoir aller jusqu’au bout du mandat de quatre ans. « On a des intérêts communs entre autres avec le NPD et le Bloc quand on parle de la question de l’environnement, les enjeux sociaux, on se rejoint beaucoup. On est une équipe, je crois, tout à fait parlable, prête à travailler ensemble. J’ai confiance qu’on peut faire un bon bout de temps. »

Noël au château Pope : Concert-bénéfice à votre santé

Noël approche à grands pas. Cette période de réjouissance est propice à la générosité qui peut s’appliquer sous différentes formes. Une d’entre elles est de participer au traditionnel concert-bénéfice Noël à votre santé, qui se déroulera à l’église Trinity United de Cookshire-Eaton, le 14 décembre.

Précédemment, les personnes désireuses de pousser l’élan de générosité plus loin auront l’opportunité de participer à la soirée VIP qui se déroulera au château Pope. Les profits de l’activité serviront au financement du projet de clinique sans rendez-vous pour tous au Centre de santé Cookshire.

La démarche entamée depuis quelques années est en voie d’atteindre l’objectif de 250 000 $. L’implication financière de neuf municipalités en proportion du pourcentage de la population sur une période de cinq ans avec les autres activités de financement comme le 4 à 7 Noël au château et le concert permettent aux responsables de dire que la cible est atteinte. Les municipalités participantes sont Cookshire-Eaton, East Angus, Newport, La Patrie, Lingwick, Chartierville, Saint-Isidore-de-Clifton, Bury et Westbury.

Activités
Le cocktail dinatoire se déroulera dans le cadre d’un 4 à 7. Les participants auront l’occasion d’échanger avec le personnel de la clinique de santé en plus de visiter les installations. Un encan-bénéfice est également prévu. Le coût du billet pour la soirée VIP réservée aux adultes et comprenant le spectacle est de 120 $. Toutefois, les personnes désireuses d’assister uniquement au spectacle peuvent le faire en se procurant un billet au coût de 25 $ et gratuit pour les enfants de 12 ans et moins.

Concert
Encore cette année, les amants de musique classique seront servis à souhait avec trois artistes chevronnés. Catherine St-Arnaud, soprano, Julien LeBlanc, piano et Myriam Genest-Denis, flûte traversière, uniront leur talent pour faire vivre un moment exceptionnel. La sonorité de l’église Trinity United permet de savourer à sa juste valeur les prestations musicales. Mentionnons que le spectacle est rendu possible grâce à la contribution de généreux commanditaires. Les personnes désireuses de se procurer des billets pour la soirée VIP doivent le faire avant le 30 novembre en composant le 819 875-5335 poste 106.

Le poète Alain Coulombe dévoile son recueil : À Femme et d’Amour

Finalement, Alain Coulombe s’est laissé convaincre par son proche entourage d’offrir aux gens ses poèmes qu’il présente bien humblement.

L’artiste photographe Alain Coulombe est bien connu par ses clichés. Cette fois, il surprend en présentant une autre facette de sa personnalité par l’entremise de son premier recueil de poèmes À Femme et d’Amour.

D’emblée, il admet « j’ai toujours été poète. J’ai plus de facilité à écrire que de parler. » Son recueil renferme plus d’une centaine de poèmes. « J’ai commencé très jeune à écrire. J’avais 10 ou 12 ans. J’ai écrit mon journal jusqu’à 35 ans ». Après l’avoir délaissé, le poète s’est mis à écrire sur des bouts de papier. « À un moment donné, j’ai ramassé mes bouts de papier pour les amalgamer et faire un texte. »

L’auteur a retenu ses œuvres pendant plusieurs années avant de les partager. Une certaine pudeur l’habitait, exprime-t-il. Ce n’est qu’après avoir partagé quelques poèmes avec des proches et suite à leurs encouragements qu’il a convenu de les offrir à un public plus large. « Petit à petit, avec les commentaires reçus, un à un, j’ai laissé aller ma réserve.

Aujourd’hui, je choisis de me montrer aux yeux de tous. Ce recueil de poèmes sans prétention est une mise à nu de mon être à travers le temps. Un voyage secoué par les élans de la vie, avec seul compagnon la quête du bonheur à travers le sentiment d’amour pour les femmes », explique-t-il.
Le recueil contient plus d’une centaine de poèmes accompagnés de quelques dessins de l’artiste. La première partie englobe des textes plus sombres à l’époque de son adolescence. Certains plus récents ont été ajoutés, mais dans le même esprit. « Ils s’annoncent comme des points de suspension. Ou des points de suture sur cet épisode de ma jeunesse noire. Pour moi, les points de suspension ont toujours été une forme de liberté. À chacun d’y ajouter une image de son choix. »

Le chapitre deux entre dans le vif du sujet directement relié au titre À Femme et d’Amour. « Chez la femme, je trouve l’effervescence de vivre. Ses mots sont vrais. La femme m’attire à la lumière. L’amour qu’une femme me procure a toujours été une porte sur mon âme. »

M. Coulombe présente son œuvre bien humblement. Son recueil, explique-t-il, ne contient pas vraiment de message. Chacun l’interprète à sa façon. Ces poèmes, précise-t-il, sont muables dans le temps. « Chaque fois que je les lis, j’y ajouterais une ligne ou y changerais un mot. J’aime les sentir vivants. Au profond de mon âme, je les ressens toujours au présent. Je n’ai pas la prétention d’être un poète. J’ai plus le costume d’un homme qui exprime avec des mots ses sentiments », de compléter l’artiste.

Inspirée des sons de la nature et du corps humain : Un CD hors des sentiers battus

Capter les sons dans la nature et les partager sur un album ou autrement font le bonheur de l’artiste. Crédit photo Sébastien Croteau.

Artiste multidisciplinaire, Claude-Andrée Rocheleau, participante à deux reprises à RURART et maintenant résidente de Cookshire-Eaton depuis deux ans, a choisi cette terre d’accueil entre autres pour la beauté des paysages et le réseau artistique qu’elle considère en pleine effervescence. Branchée, à l’écoute de la nature, elle s’en inspire à tout moment, enregistre les sons que ce soit les branches dans le vent, le craquement du sol sous les pas, les battements de son cœur et autres. Cette source d’inspiration, elle la transpose en musique et introduit les sons pour créer des pièces musicales sortant des sentiers battus. En pleine préparation du CD Enlever les couches, la compositrice interprète est fidèle à ses valeurs et projette de faire le lancement en nature vers le printemps ou l’été prochain.

L’artiste explique que le choix du titre correspond à sa démarche artistique de mettre des couches et enlever « les couches superficielles. Au niveau sonore, je compose en ajoutant des couches sonores une par-dessus l’autre, ce qui fait qu’à la fin, j’enlève. En musique, on a tendance d’en rajouter, rajouter. Je cherche à épurer, enlever et trouver l’essentiel, dans une pièce on peut même entendre le craquement d’une feuille. J’aime ça laisser la place au son. Dans les pièces, j’aime mieux que ce soit une fusion, un maillage des sons comme de l’aquarelle. Une couleur qui se transforme en une autre, c’est plus comme ça que je compose. »

Sa formation en musique classique et en danse auquel s’ajoute un bagage d’expériences artistiques comme le cinéma, théâtre lui permettent d’amener à bon port le projet qu’elle caresse depuis plusieurs années.
« C’est un projet qui remonte à 10 ans. J’avais envie de faire un album, mais le processus a été long. J’ai fait beaucoup de recherches avant de trouver ma couleur. Je n’avais pas confiance. J’ai fait écouter mes compositions à des amis. J’ai eu leur approbation et ça m’a donné confiance. »

Pour Claude-Andrée Rocheleau, le défi est de mettre ensemble les sons, produits par la nature, le corps humain et même les mouvements que lui inspire la danse afin de créer une rythmique, puis une mélodie. Tout ça est soutenu par des instruments comme un sitar, une contrebasse, des percussions, un instrument indien la shruti-box et beaucoup d’effets de voix, explique la compositrice.

L’album de plus ou moins une douzaine de pièces se veut tout en douceur et comprend de nouvelles compositions remontant à l’été dernier. La texture sonore vise à propulser l’auditeur au cœur d’un univers doux, naturel et enveloppant, explique-t-elle. L’artiste laisse aux personnes le soin de qualifier le CD selon leur appréciation. Ce qu’elle souhaite en revanche est que les gens l’écoutent avec leurs oreilles, leur cœur et leur âme. Que cela puisse créer un effet de méditation. Que les gens écoutent les éléments de la pièce et vivent leur propre expérience. « Je souhaite faire vivre une expérience méditative axée sur l’orchestration des créations sonores humaines au cœur de celles de mère Nature. Moi, quand je fais une chanson, ça me fait du bien. Je souhaite juste qu’elle fasse la même chose pour les autres. »
Sociofinancement
Afin de produire le CD, Mme Rocheleau a procédé par une campagne de sociofinancement dont l’objectif atteint était de 6 800 $. Le but de la démarche était multiple et permettait d’abord d’établir un contact avec les gens en plus de proposer un échange. Elle admet également que l’initiative apportait une certaine visibilité. « Ça m’a permis de me faire connaître et établir une grosse part de réseautage. »

Pour l’artiste, le lancement du CD ne sera pas une fin en soi au contraire. « Pour moi, c’est comme à la fois la fin d’un chapitre et le début d’un autre. Ça fait longtemps que je parle de faire un album. Là, je le fais. Pour moi, c’est comme une carte de visite. Je suis arrivée à toucher à la couleur de ma démarche artistique. C’est la fin d’une longue période de recherche et là ça laisse la place à une autre période de recherche. » Précédemment, Mme Rocheleau a réalisé le court métrage intitulé ÊTRE. Cette artiste multidisciplinaire ne se fixe aucune limite et poursuit sa quête artistique.

Quant à ses projets, elle en a déjà deux dans sa mire, dont un, en cours, concernant la danse et l’autre qui touchera le domaine du cirque. À cela s’ajoute un projet de couple, dit-elle, où avec son conjoint, ils travailleront à reproduire un paysage sonore avec des performances de danse.

L’artiste originaire de l’Abitibi a trouvé dans le Haut-Saint-François une source naturelle d’inspiration dont elle n’hésite pas à s’abreuver. Les personnes intéressées à se procurer l’album Enlever les couches peuvent communiquer avec Mme Rocheleau par courriel à l’adresse suivante : claudeandree@hotmail.ca ou sur le site web www.claudeandree.com

Un jeune bûcheron voit loin

Avec son processeur, Nicholas Paquette est en mesure de remplir les contrats avec une plus grande rapidité et efficacité. Crédit photo Kimberley Fontaine.

Initié par son grand-père, Nicholas Paquette a commencé à bûcher à l’âge de 9 ans sur la terre familiale de 700 acres à La Patrie. Passionné de la forêt, il acquiert en 2016, 100 acres de terre et démarre sa petite entreprise de bois de chauffage en offrant ses services, tout en poursuivant ses études en administration à l’Université Laval. Mais c’est en 2018 alors qu’il était sur le point de compléter son BAC qu’il s’inscrit à la formation Lancement d’une entreprise et développe son projet de service de location de processeur sur une base de temps plein. Âgé de 25 ans, le jeune homme admet ne pas manquer de travail tout en ajoutant que l’avenir s’annonce prometteur.

Pourtant, c’est par hasard qu’il a lancé son entreprise Le boisé Paquette. « J’ai rencontré Daniel en faisant une livraison de bois de chauffage chez eux (Daniel Martel, coordonnateur de la formation Lancement d’une entreprise) c’est là qu’il m’a parlé de son cours. Daniel, c’est quelqu’un de proactif. Il va te poser des questions, aller chercher de l’information d’une personne, tu vois qu’il s’intéresse à tes projets. Il m’a laissé sa carte et m’a dit : si tu veux parler de ton projet, on pourrait aller dîner ensemble. Moi, je faisais mon bois à la chaînesaw et la fendeuse à mon terrain à La Patrie. Il m’a parlé du cours qu’il donnait, toutes les personnes-ressources qu’on pouvait avoir pour m’aider à monter mon projet. On est allé dîner ensemble, il m’a expliqué qu’il faisait du coaching. Il m’a dit : moi je suis capable de t’aider pour ça, viens suivre notre cours, on va pouvoir te donner des outils. En 2018, je finissais mon BAC à distance et je suivais le cours Lancement d’une entreprise le soir. »

Au terme de cette formation, M. Paquette lançait son entreprise, un service de clé en main de location de processeur pour bûcher. « Moi, j’ai vraiment fait le cheminement le plus complet par rapport à l’entrepreneuriat et à l’école. J’ai fait un DEC au Cégep en gestion de commerce, j’ai été faire un BAC en administration à l’Université par la suite, j’ai fait une attestation pour Lancement d’une entreprise. À l’école, on te donne la théorie et après on te dit part et trouve-toi une job. Lancement d’une entreprise, c’est le côté pratique. J’ai monté mon plan d’affaires, j’ai monté mon site internet, j’ai été chercher du financement avec la SADC du Haut-Saint-François, puis j’ai acheté mon processeur. » Le jeune entrepreneur a investi plus de 100 000 $ pour faire l’acquisition de cet important outil de travail. Cette machinerie composée d’une scie circulaire comprend une table d’alimentation amenant le billot à la scie, puis à la fendeuse et poursuit son trajet sur le convoyeur. Selon M. Paquette, on retrouverait seulement deux processeurs de cette envergure en Estrie. L’avantage de cette machinerie, explique-t-il, est son efficacité et sa rapidité d’exécution. « Une fendeuse à deux hommes, tu fais deux cordes à l’heure. Avec le processeur, tu fais huit cordes à l’heure. » La plupart du temps, il se déplace sur les différents sites. Son marché se retrouve principalement dans le Haut-Saint-François, à Coaticook et un peu à Sherbrooke. Il lui arrive de se déplacer plus loin. « Dernièrement, j’ai été à Saint-Jérôme pour faire 1 000 cordes. Ça, c’est un bon contrant », dit-il en souriant.

Nicholas Paquette est optimiste quant à son avenir. « Il y a une pénurie de main-d’œuvre dans le secteur du bois de chauffage. Les producteurs de bois n’ont pas de main-d’œuvre pour les aider. Je suis là pour couvrir le manque de personnel. » Il semble que la réalité lui donne raison, puisque 70 % de l’année 2020 est déjà remplie, précise-t-il. Le jeune homme a le vent dans les voiles et aimerait bien dans un avenir rapproché faire l’acquisition d’un autre processeur et engager une nouvelle personne. Outre sa terre à bois à La Patrie, M. Paquette dispose d’un plan à Sherbrooke et un autre à East Angus qui n’est pas développé pour l’instant.

Projet
Déjà passablement occupé, l’entrepreneur caresse d’autres rêves dont celui de réaliser des capsules vidéo sur le bois de chauffage. « Les vieux savent comment faire, mais pas les jeunes. Je veux informer les gens sur la façon de bien corder le bois, comment l’entreposer, comment partir un feu. En faisant ça, je vais couvrir plus large et ça me fera connaître. » Comme si ce n’était pas suffisant, le jeune entrepreneur dynamique aimerait développer son érablière de 5 000 entailles à La Patrie pour développer des produits haut de gamme dans le but de les exporter en Europe.

Âgé de 25 ans, Nicholas Paquette voit loin et entend utiliser toutes les ressources disponibles pour réaliser ses rêves.

Festivités du 150e à Chartierville : L’affaire de tous

Des bannières marquant des moments historiques de Chartierville seront disposées aux endroits stratégiques de la municipalité.

L’année 2020 sera spéciale pour les quelque 280 citoyens de Chartierville, puisqu’elle marquera le 150e anniversaire de l’établissement des colons dans ce qui s’appelait autrefois Emberton. Le conseiller municipal, Ken Cameron, qui a pris en charge la coordination des festivités, est en voie de s’entourer d’une petite armée de bénévoles désireux de s’impliquer de diverses façons selon leur centre d’intérêt.

Propriétaire avec sa conjointe d’une terre de sept acres, qu’il appelle son petit royaume, en riant, est établi de façon permanente à Chartierville depuis 2017. Ce nouvel arrivant, pour ainsi dire, anglophone de souche écossaise, est tout dédié à sa municipalité d’adoption. L’homme est bien confortable au sein de sa nouvelle communauté. « Tout ce qu’il faut ici, c’est de parler français et si vous êtes social, moi, j’aime parler avec le monde, les gens vont vous accepter. »

Il explique s’être proposé, lors d’une séance du conseil municipal, à prendre en charge l’organisation des festivités. D’abord, précise-t-il, parce qu’il est habitué d’organiser des choses et la seconde par amour de l’histoire. « Ce que ça m’apporte, c’est à l’intérieur de moi », dit-il sans développer davantage.

« Ça paraît bien de dire que je suis le coordonnateur, mais ce sont les citoyens qui font tout le travail », lance-t-il en riant. Il souligne au passage l’implication de la communauté et de la municipalité. « Nous sommes 280 à Chartierville et à la fête des bénévoles, il y en a une centaine qui est fêtée, c’est une bonne moyenne. »

L’organisation des festivités est l’affaire de tous, explique le conseiller. Il a d’abord présenté une ébauche de programmation au conseil municipal et par la suite en séance publique afin de valider le tout avec la population. Déjà, plusieurs activités sont prévues, mais le calendrier est encore en évolution, précise le coordonnateur.

La beauté de la chose, ajoute-t-il, est que les gens s’impliquent. M. Cameron dit recevoir des courriels des citoyens qui ne font pas que proposer des choses, mais également de participer à leur réalisation. « J’ai rencontré la fabrique et ils vont s’occuper d’organiser la soirée canadienne. » Le club de lecture de Chartierville, précise-t-il, a proposé d’inviter une auteure, Mme Yvette Labonne, qui vient de publier un livre et qui pourrait nous parler de l’histoire de Chartierville et des premiers arrivants. Le club a également proposé de rédiger un poème collectif sur le thème de Chartierville. D’autres suggestions affluent régulièrement, laisse-t-il entendre. « Je constate que les gens sont attirés. Ils s’offrent à faire des choses et peuvent réaliser leurs idées en participant avec nous. »

Festivités
Le coordonnateur explique qu’il ne s’agit pas de réinventer la roue. Certaines activités que ce soit de la musique traditionnelle, une exposition d’artisanat, des conférences, des hommages aux anciens bâtisseurs et autres viendront se greffer à celles déjà existantes et fort populaires comme la partie de sucre, Musique aux Sommets et Festival de la chasse.

Nouveautés

Par contre, de nouvelles activités viendront s’insérer. À ce chapitre, mentionnons en juin la procession en costume d’époque et chariot tiré par des chevaux ainsi qu’une célébration d’une messe commémorative à l’endroit même où fut célébrée la première. Suivront un dîner, souper ainsi qu’une soirée canadienne. En septembre, on prévoit célébrer les couleurs d’automne à l’ancienne halte au côté des lignes avec un feu de joie, des compétitions amusantes et autres restent à développer. On pense également organiser à l’occasion de Noël une messe de minuit. Évidemment, l’heure et même la date restent à déterminer, mais on désire y apporter une connotation d’époque avec calèche, chandelles, musique et peut-être un réveillon.

Autres attraits durables

Les festivités du 150e ne seront pas marquées que par des célébrations et événements. La communauté travaillera à laisser un souvenir indélébile dans l’histoire de la petite communauté. D’ailleurs, elle sera invitée, si ce n’est déjà fait, à identifier sur une carte qui leur sera remise les différents attraits et endroits stratégiques marquant l’histoire de la municipalité comme l’école de rang, l’ancienne croix et autres. Le tout sera compilé sur une carte qui sera encadrée. Celle-ci fera partie des outils promotionnels de la municipalité et sera remise entre autres aux visiteurs et dignitaires.
Ce n’est pas tout, les citoyens sont également mis à contribution pour faire une carte généalogique. En fait, on invite les enfants de fondateurs à identifier leurs aïeux qui sont arrivés les premiers à Chartierville, leur épouse, le nombre d’enfants, les nommer si possible, l’endroit où ils demeuraient et même raconter quelque chose marquant cette famille. Le tout pourrait être présenté sur écran géant ou autrement dans le cadre d’une journée retrouvailles par exemple. Parmi les éléments durables, on a fabriqué des banderoles marquant l’histoire de la municipalité. Elles seront installées aux endroits stratégiques de la localité.

Toujours au domaine de l’histoire, se tiendra de façon sporadique, au cours de la prochaine année, le Musée d’Yvon Côté. Photos historiques, artéfacts et autres y seront présentés. Comme l’indique le coordonnateur, bien que certaines choses soient arrêtées, la programmation est en évolution et pourrait y avoir des changements.

Chartierville ne mérite pas le détour seulement à l’occasion de son 150e. On y retrouve plusieurs attraits que ce soit la mine d’or, les sentiers pédestres, les artisans sur le rang Verchères avec André Phililbert, artiste peintre surnommé par certains « le peintre de la nuit », Claude Sévigny, artiste sans limites, qui assemble différents objets à partir de matériaux hétéroclites et sculpte aussi des jouets pour les jeunes et moins jeunes, la côte magnétique, le centre de soins avec vue sur les montagnes, sans oublier le nouveau mini-putt qui sera ouvert au public le printemps prochain.


Propriétaire avec sa conjointe d’une terre de sept acres, qu’il appelle son petit royaume, en riant, est établi de façon permanente à Chartierville depuis 2017. Ce nouvel arrivant, pour ainsi dire, anglophone de souche écossaise, est tout dédié à sa municipalité d’adoption. L’homme est bien confortable au sein de sa nouvelle communauté. « Tout ce qu’il faut ici, c’est de parler français et si vous êtes social, moi, j’aime parler avec le monde, les gens vont vous accepter. »
Il explique s’être proposé, lors d’une séance du conseil municipal, à prendre en charge l’organisation des festivités. D’abord, précise-t-il, parce qu’il est habitué d’organiser des choses et la seconde par amour de l’histoire. « Ce que ça m’apporte, c’est à l’intérieur de moi », dit-il sans développer davantage.
« Ça paraît bien de dire que je suis le coordonnateur, mais ce sont les citoyens qui font tout le travail », lance-t-il en riant. Il souligne au passage l’implication de la communauté et de la municipalité. « Nous sommes 280 à Chartierville et à la fête des bénévoles, il y en a une centaine qui est fêtée, c’est une bonne moyenne. »
L’organisation des festivités est l’affaire de tous, explique le conseiller. Il a d’abord présenté une ébauche de programmation au conseil municipal et par la suite en séance publique afin de valider le tout avec la population. Déjà, plusieurs activités sont prévues, mais le calendrier est encore en évolution, précise le coordonnateur.
La beauté de la chose, ajoute-t-il, est que les gens s’impliquent. M. Cameron dit recevoir des courriels des citoyens qui ne font pas que proposer des choses, mais également de participer à leur réalisation. « J’ai rencontré la fabrique et ils vont s’occuper d’organiser la soirée canadienne. » Le club de lecture de Chartierville, précise-t-il, a proposé d’inviter une auteure, Mme Yvette Labonne, qui vient de publier un livre et qui pourrait nous parler de l’histoire de Chartierville et des premiers arrivants. Le club a également proposé de rédiger un poème collectif sur le thème de Chartierville. D’autres suggestions affluent régulièrement, laisse-t-il entendre. « Je constate que les gens sont attirés. Ils s’offrent à faire des choses et peuvent réaliser leurs idées en participant avec nous. »
Festivités
Le coordonnateur explique qu’il ne s’agit pas de réinventer la roue. Certaines activités que ce soit de la musique traditionnelle, une exposition d’artisanat, des conférences, des hommages aux anciens bâtisseurs et autres viendront se greffer à celles déjà existantes et fort populaires comme la partie de sucre, Musique aux Sommets et Festival de la chasse.
Nouveautés
Par contre, de nouvelles activités viendront s’insérer. À ce chapitre, mentionnons en juin la procession en costume d’époque et chariot tiré par des chevaux ainsi qu’une célébration d’une messe commémorative à l’endroit même où fut célébrée la première. Suivront un dîner, souper ainsi qu’une soirée canadienne. En septembre, on prévoit célébrer les couleurs d’automne à l’ancienne halte au côté des lignes avec un feu de joie, des compétitions amusantes et autres restent à développer. On pense également organiser à l’occasion de Noël une messe de minuit. Évidemment, l’heure et même la date restent à déterminer, mais on désire y apporter une connotation d’époque avec calèche, chandelles, musique et peut-être un réveillon.
Autres attraits durables
Les festivités du 150e ne seront pas marquées que par des célébrations et événements. La communauté travaillera à laisser un souvenir indélébile dans l’histoire de la petite communauté. D’ailleurs, elle sera invitée, si ce n’est déjà fait, à identifier sur une carte qui leur sera remise les différents attraits et endroits stratégiques marquant l’histoire de la municipalité comme l’école de rang, l’ancienne croix et autres. Le tout sera compilé sur une carte qui sera encadrée. Celle-ci fera partie des outils promotionnels de la municipalité et sera remise entre autres aux visiteurs et dignitaires.
Ce n’est pas tout, les citoyens sont également mis à contribution pour faire une carte généalogique. En fait, on invite les enfants de fondateurs à identifier leurs aïeux qui sont arrivés les premiers à Chartierville, leur épouse, le nombre d’enfants, les nommer si possible, l’endroit où ils demeuraient et même raconter quelque chose marquant cette famille. Le tout pourrait être présenté sur écran géant ou autrement dans le cadre d’une journée retrouvailles par exemple. Parmi les éléments durables, on a fabriqué des banderoles marquant l’histoire de la municipalité. Elles seront installées aux endroits stratégiques de la localité.
Toujours au domaine de l’histoire, se tiendra de façon sporadique, au cours de la prochaine année, le Musée d’Yvon Côté. Photos historiques, artéfacts et autres y seront présentés. Comme l’indique le coordonnateur, bien que certaines choses soient arrêtées, la programmation est en évolution et pourrait y avoir des changements.
Chartierville ne mérite pas le détour seulement à l’occasion de son 150e. On y retrouve plusieurs attraits que ce soit la mine d’or, les sentiers pédestres, les artisans sur le rang Verchères avec André Phililbert, artiste peintre surnommé par certains « le peintre de la nuit », Claude Sévigny, artiste sans limites, qui assemble différents objets à partir de matériaux hétéroclites et sculpte aussi des jouets pour les jeunes et moins jeunes, la côte magnétique, le centre de soins avec vue sur les montagnes, sans oublier le nouveau mini-putt qui sera ouvert au public le printemps prochain.

Apollo de l’Étoile : Dévoilement de l’image de marque

Nous retrouvons au centre le préfet Robert Roy, à l’arrière de gauche à droite, Richard Tanguay, président du comité OSE le Haut et Dominic Provost, directeur général de la MRC et du CLD, lors du lancement de l’image de marque.

Le Haut-Saint-François compte sur un nouvel ambassadeur pour faire la promotion du territoire. Apollo de l’Étoile sera aidé des membres de sa famille et amis. À travers ses aventures, le jeune homme du genre, bande dessinée, fera connaître les gens du milieu, les projets, les valeurs et les événements qui animent le territoire.

Le lancement de cette image de marque à travers les personnages est le fruit d’une longue réflexion. La démarche, explique Dominic Provost, directeur général de la MRC et du CLD, remonte à 2014 lors d’une grande rencontre à laquelle participaient toutes les municipalités et les organismes du territoire. L’exercice s’est transformé au fil des années en démarche globale intégrée de développement.

Tout le processus débouche sur une vaste campagne de rétention et d’attraction s’adressant entre autres aux personnes de 45 ans et moins à l’ensemble du Québec. Les personnages, précise Richard Tanguay, président du comité OSE le Haut, ont leur propre histoire sous fond de ciel étoilé, d’astronomie et de complexité de la vie d’une famille du Haut-Saint-François. Ils véhiculeront les cinq valeurs définissant le Haut-Saint-François soit l’audace, la solidarité, la préservation, l’égalité et l’apprentissage. Tout cela s’articule à l’intérieur de huit changements identifiés qui sont déjà en voie de transformation ou en devenir. Il s’agit de développer le goût d’apprendre et d’entreprendre, augmenter la scolarisation et les compétences, augmenter la population active et sa qualification, avoir une culture d’égalité homme femme, avoir une culture de solidarité forte, avoir une vision d’avenir partagée et rassembleuse, avoir une croissance démographique dans l’Est du territoire tout en réduisant l’âge médian pour l’ensemble de ce secteur.

Il est également possible de suivre l’histoire d’Apollo et découvrir le Haut-Saint-François en visitant le site web Oselehaut.ca. « Dans le Haut-Saint-François, nous aimons toujours faire preuve d’audace et d’innovation et c’est exactement ce que nous avons fait », de compléter le préfet, Robert Roy.

Jonatan Audet redonne vie au Town Hall à Gould

En raison de la disposition de ses boiseries, la salle de spectacle offre une acoustique tout à fait exceptionnelle et M. Audet invite les artistes à vivre cette expérience.

Même si l’idée semble un peu «flyée», Jonatan Audet a les pieds bien sur terre. Il sait très bien que l’acquisition du bâtiment centenaire le Town Hall à Gould, dans le Canton de Lingwick, ne se transformera pas en pont d’or. Cela nécessitera des investissements et une bonne dose d’amour. Mais pour lui, il était important de saisir l’opportunité, faire revivre l’édifice. « Je veux le rendre accessible pour moi, mes proches et le public », exprime-t-il avec un brin d’émotion.


Ce lingwickois d’adoption, depuis 1999, vibre littéralement lorsqu’il parle du bâtiment. Il en a fait l’acquisition le 2 septembre 2018, jour de naissance de son père, maintenant décédé. Cela représente une symbolique importante pour le jeune père de famille. Le Town Hall a une vie, une âme perceptible.


Érigé au début du siècle, le bâtiment a servi d’hôtel de ville, de salle paroissiale, de lieu de mariage, de soirées dansantes. Plusieurs doyens de la municipalité ont vu leur couple se former dans l’une de ces soirées. L’édifice a même accueilli une loge de francs-maçons avant d’être vendu à des intérêts privés.


« Il y a de l’énergie ici, tout le monde le sent. Quand on ouvre la porte, nos yeux vont partout, on pousse un soupir de soulagement en entrant ici. On est envahi par un bien-être hors du commun, par la beauté de la place et l’énergie qui l’habite, c’est du positif. On sent qu’il y a du vécu. On sent que l’âme est bonne, qu’on se promène partout, peu importe l’étage sur lequel on est, on sent qu’il s’est passé des événements heureux, qu’il y a eu une communion vraiment à chaque étage. On voit que ça été fait pour accueillir du monde, on le sent. » Pour M. Audet, le bâtiment n’est pas qu’un édifice comprenant un rez-de-chaussée, un premier et second étage, c’est quelque chose de vivant, de tangible. Le coup d’œil est différent à chaque palier. Au rez-de-chaussée apparaît une salle avec deux grandes tables en parallèle, traversées de piliers rejoignant le plafond composé de tôle embossée. Le tout donne accès à la cuisine où trône majestueusement un énorme poêle à bois cuisinière double. M. Audet l’avoue, le poêle à lui seul constitue un centre d’attraction à couper le souffle. Au premier étage s’ouvre une salle de spectacle avec une scène. La disposition de la boiserie offre une acoustique unique prisée par les musiciens. Le deuxième étage, avec de grandes fenêtres donnant sur le pré à l’arrière, offre une luminosité incroyable, inondant la pièce. Cet espace qui accueillait autrefois les francs-maçons peut servir de dortoir pour des artistes qui seraient en résidence, de laisser tomber M. Audet.


Ce dernier a eu l’occasion de visiter à quelques reprises le bâtiment. Il lançait aux propriétaires de l’époque « si vous songez à vendre un jour, faites-moi signe. » Avec le recul, il avoue qu’il n’aurait probablement pas été en mesure d’en faire l’acquisition à cette époque. Toutefois, près de 15 ans plus tard, le signe qu’il n’attendait plus s’est présenté par courriel. Les astres étaient alignés et M. Audet a sauté à pieds joints. « Dans ma tête, fallait que je mette toute l’énergie. Fallait que je fasse tout ce qu’il faut pour y arriver et si je n’y arrive pas, au moins, j’aurai essayé. Ne pas avoir essayé, j’aurais eu des remords, des regrets. » Il avoue avoir eu des moments de questionnements et d’en avoir discuté avec sa conjointe. « Je me disais, je suis-tu fou de vouloir acheter ça ? C’est un puits sans fond, ça demande du temps, de l’énergie. Dans quoi je m’embarque. Finalement, ma conclusion ça été de me dire si je ne l’essaie pas, si je vais jusqu’au bout de cette idée-là, ce rêve-là, il va y avoir quelque chose qui va me manquer dans ma vie. Je vais être passé à côté de quelque chose pis je vais trouver que j’ai été peureux ou manqué de courage. Je me serais tout le temps demandé à côté de quoi je suis passé. »


Vocation
Pour l’instant, M. Audet a une vague idée de la vocation qu’il souhaite donner au bâtiment. « À court terme, c’est de vraiment laisser aller les choses, organiser des événements culturels avec le Centre Oscar-Dhu et autres organismes de la municipalité. En fait, je prête la place aux organismes. Je peux voir c’est quoi les besoins. » À moyen terme, le propriétaire aimerait que le Town Hall soit ouvert tout l’été et à plus long terme toute l’année. M. Audet se dit ouvert aux suggestions et à la collaboration. « Moi, je ne suis pas un tenancier de bar, mais si quelqu’un m’approchait pour dire : on ouvre tu un bar, ça pourrait peut-être m’intéresser de déléguer. » Lui-même artiste, le propriétaire aimerait offrir un lieu de création où les artistes pourraient habiter le temps de faire leurs choses et pourquoi pas clôturer leur passage par un spectacle ?


Le propriétaire se donne encore du temps pour définir la vocation du bâtiment. « Je ne suis pas pressé et je ne suis pas prêt. Il faut que je trouve la façon de faire qui va concilier les étages. Comment concilier l’aménagement de l’espace pour produire tout ce qu’on peut produire ? C’est quoi le meilleur scénario ? » À ce chapitre, M. Audet avance comme hypothèse la création d’un OSBL qui pourrait être maître d’œuvre des activités. Dans la foulée, il mentionne être à la recherche de partenaires, pas nécessairement financiers, mais « des gens qui sont prêts à mettre du temps, du jus de bras. »


Heureux de son acquisition, M. Audet est d’autant plus fier qu’elle s’ajoute à l’offre touristique de Gould notamment avec le Gîte Au Coeur du Hameau et la Ruée vers Gould.

Lancement de la campagne OSE le Haut ! et de l’image de marque : Apollo de l’Étoile porte-parole du Haut-Saint-François

Nous apercevons de gauche à droite Dominic Provost, directeur général de la MRC et du CLD du Haut-Saint-François, Richard Tanguay, président du comité de travail OSE le Haut, et le préfet, Robert Roy, présentant quelques personnages devant ce qui représentera la carte de visite de OSE le Haut.

Le Haut-Saint-François vient tout juste de procéder au lancement d’une vaste campagne de rétention et d’attraction pour le territoire en mettant de l’avant son image de marque, le nouveau porte-parole Apollo de l’Étoile.

elon les intervenants, c’est à l’image de la démarche OSE le Haut qui se veut audacieuse, originale et innovante qu’on a choisi Sherbrooke comme fer de lance de la campagne qui s’étalera sur plusieurs années.

Plusieurs partenaires de la ville reine et des autres MRC de l’Estrie étaient invités au lancement de la campagne qui se déroulait au Musée de la nature et des sciences à Sherbrooke. Comme pour marquer la couleur du Haut-Saint-François, c’est en utilisant le transport en commun, un autobus de Transport de personnes HSF, que la délégation du Haut-Saint-François a débarqué sur place.

OSE le Haut est beaucoup plus qu’une simple campagne; elle est le résultat d’une longue réflexion amorcée en 2014 à l’occasion d’un forum auquel participaient les municipalités et organismes du territoire. S’en est suivie la démarche globale intégrée de développement à laquelle ont participé divers acteurs socio-économique, culturel, de la santé, du milieu scolaire et autres. Le tout a débouché sur la campagne OSE le Haut à laquelle vient se greffer l’image de marque avec Apollo.

Apollo est présenté sous forme de bande dessinée avec comme toile de fond le ciel étoilé. Le jeune homme est accompagné de ses grands-parents Margaret Elliot et Adélard de l’Étoile, son oncle et tuteur Gustave «Gus», d’un ami colombien Juan, un Écossais Alan Ferguson, de la petite fatigante, Julie, sans oublier la mère Manon et du père décédé, Bob Grant. Apollo, explique Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, « agira comme ambassadeur du territoire et deviendra le porte-étendard des projets et de la réussite des initiatives des gens du Haut. »

« OSE le Haut, d’ajouter Dominic Provost, directeur général de la MRC et du CLD du Haut-Saint-François, est en fait l’histoire d’une communauté qui se prend en main et qui cherche à infléchir le destin en fonction de valeurs souhaitées et de l’adoption de huit changements. Ce portrait et ses priorités collectives nous ont permis de dégager cinq valeurs qui habitaient le territoire, mais qui étaient endormies. » On retrouve l’audace, la solidarité, la préservation, l’égalité et l’apprentissage. « Cela a permis de cibler huit changements qu’il était important d’atteindre afin d’améliorer la qualité de vie sur le territoire », de préciser M. Provost. Les changements identifiés et auquel le milieu a commencé à intervenir sont : développer le goût d’apprendre et d’entreprendre, augmenter la scolarisation et les compétences, augmenter la population active et sa qualification, avoir une culture d’égalité homme femme, avoir une culture de solidarité forte, avoir une vision d’avenir partagée et rassembleuse, avoir une croissance démographique dans l’Est du territoire et réduire l’âge médian pour l’ensemble de ce secteur et surtout dans l’Est. D’ailleurs, la clientèle 45 ans et moins à l’ensemble du Québec est particulièrement visée par la campagne en cours.

Richard Tanguay, président du comité de travail OSE le Haut et maire de Weedon, mentionne que la démarche en cours a été fignolée. « Pour concrétiser cela, notre groupe de travail a fait appel à des professionnels en communication et marketing de la région afin de doter le Haut-Saint-François d’une image de marque forte et distinctive pour favoriser le rayonnement et l’attraction de notre territoire. C’est ainsi qu’est né Apollo de l’Étoile, sa famille et ses amis qui sont des illustrations qui portent nos valeurs et nos projets au moyen des caractéristiques des personnages qui ont été inventés. Ces personnages ont même une histoire sous fond de ciel étoilé, d’astronomie et de complexité de la vie d’une famille du Haut-Saint-François. » L’histoire raconte une journée dans la vie d’Apollo où l’on apprend pourquoi il vit avec son oncle et surtout pourquoi il veut raconter à toutes et à tous les mérites et les atouts du Haut-Saint-François. Pour lui, c’est la meilleure façon pour que sa mère qui travaille à l’étranger revienne vivre auprès de lui. Entouré de sa famille et d’amis, Apollo se donnera donc comme mission de faire connaître le territoire du Haut-Saint-François en poursuivant le travail de sa grand-mère qui est aux fins de cette histoire, l’initiatrice de OSE le Haut. Par la démarche, les responsables ont convenu d’attirer les gens non pas avec les attraits touristiques du territoire, mais en misant sur la vie du milieu et les changements en cours.

La promotion de l’image de marque se fera à travers les médias sociaux, le site web Oselehaut.ca, les divers salons ainsi qu’à travers le journal régional Le Haut-Saint-François. La rétention et l’attraction de nouveaux arrivants dans le monde rural au Québec est un défi, d’expliquer M. Provost. « Nous, on dit aux gens que si vous venez dans le Haut-Saint-François, c’est ce que vous allez vivre, une région avec des valeurs et des changements susceptibles d’améliorer la qualité de vie. »

Les campagnes d’attraction et de rétention sont courantes au Québec, mais les intervenants sont convaincus que l’image de marque et l’ensemble du concept OSE le Haut avec ses valeurs et ses changements sont audacieux, originaux et innovants donc se démarquent des autres. Une enveloppe approximative de 70 000 $ est consacrée à la campagne en cours. Toutefois, l’investissement en temps, l’implication de ressources humaines de divers organismes impliqués dans les changements en cours sont nettement supérieurs, de laisser entendre MM. Roy, Tanguay et Provost. « Comme le proverbe le dit; seul, on va plus vite, mais à plusieurs, on va plus loin.

Justement, nos statistiques socio-économiques nous démontraient que malgré tous les efforts et les projets réalisés dans les vingt dernières années, les résultats n’étaient pas concluants. Nous devions travailler ensemble et en profondeur, plutôt que de travailler sur une suite de projets ponctuels.

C’est ce que nous avons commencé à faire », de conclure M. Provost.
Mentionnons que le Haut-Saint-François compte 22 759 personnes et constitue le 3e plus important territoire estrien. On note que 52 % de la population vit dans l’Ouest du territoire à moins de 30 minutes du centre-ville de Sherbrooke. Il existe plus de 110 entreprises manufacturières dans lesquelles on retrouve plus de 1 800 employés. On compte également plus de 200 commerces. Le couvert forestier occupe 83 % du territoire représentant 31 % des emplois industriels. Le secteur agricole joue également un rôle important avec 796 producteurs pour 470 entreprises agricoles. Parmi celles-ci, 19 sont parmi les grands employeurs de la région de l’Estrie.

Fierté d’entreprendre : Une belle façon d’échanger

Près d’une trentaine de personnes ont échangé dans le cadre du récent 5 à 7 Fierté d’entreprendre.

Malgré les caprices de Dame nature du vendredi 1er novembre dernier, près d’une trentaine de personnes ont participé à la quatrième édition du 5 à 7 Fierté d’entreprendre. L’objectif de la rencontre, qui se déroulait au Town Hall à Gould, visait principalement à lancer les inscriptions au Défi OSEntreprendre et de permettre au groupe de migrants potentiels participant à Place aux jeunes d’échanger et découvrir le dynamisme entrepreneurial du territoire.

Audrey Beloin, responsable locale du Défi OSEntreprendre, volet Création d’entreprise, invite les nouveaux entrepreneurs à s’inscrire. Ils ont jusqu’au 10 mars 2020 pour le faire. Chaque année, plusieurs entrepreneurs du Haut-Saint-François posent leur candidature au volet local. L’année dernière, Entreprise forestière Bélifor Inc. s’est hissée à l’échelon régional dans la catégorie Exploitation, transformation, production. Ayant franchi le volet local, les promoteurs avaient remporté une bourse de 500 $. Le défi qui en est à sa 22e édition, explique Mme Beloin, permet aux participants de valider leur projet, d’obtenir des bourses en plus d’élargir leur réseau. Les personnes désireuses d’en savoir davantage sur les critères d’admissibilité ainsi que la liste des catégories et des prix spéciaux peuvent consulter en ligne le www.OSEntreprendre.quebec. Les entrepreneurs du territoire peuvent également contacter Mme Beloin à la SADC du Haut-Saint-François.

Pour sa part, Olivier Jean, de Place aux jeunes, a profité de l’occasion pour mettre en contact les 13 personnes en provenance de Montréal, Québec et de la Montérégie venus passer la fin de semaine pour découvrir le Haut-Saint-François et ses principaux acteurs. Les visiteurs caressent divers projets et profitent de l’opportunité pour échanger et découvrir le territoire sous différents angles. Outre des visites de groupes, M. Jean mentionne qu’il est possible de faire des visites individuelles pour une journée qui serait adaptée selon les besoins de la personne. Mentionnons que l’activité était organisée par la SADC du Haut-Saint-François et Place aux jeunes du Haut-Saint-François.

En hausse de 6,7 % Valoris adopte son budget de fonctionnement

Valoris a adopté un budget de fonctionnement à la hausse de 6,7 % pour 2020.

Les maires l’attendaient afin de préparer à leur tour leurs prévisions budgétaires de la prochaine année. Valoris a déposé son budget d’exploitation 2020 de l’ordre de 16 457 649 $ en hausse de 6,7 %, soit plus ou moins 1 M$ de plus comparativement au budget 2019 révisé.

Le tarif de traitement des déchets passe de 237 $ à 241 $ la tonne correspondant à l’augmentation de l’IPC à 1,7 %. Globalement, les administrateurs sont d’avis que les revenus globaux générés par la tarification combleront les dépenses additionnelles projetées pour 2020.

C’est à l’occasion d’une assemblée extraordinaire que le conseil d’administration de la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke a approuvé le budget d’exploitation pour 2020.

Les investissements sont principalement associés à la mise en place des infrastructures pour l’agrandissement du lieu d’enfouissement technique avec la construction d’une nouvelle cellule d’enfouissement, ainsi que les équipements de captage du biogaz et de traitement des eaux de lixiviation. Un investissement est projeté pour la valorisation des biogaz et pourrait entraîner un revenu significatif pour la régie à moyen/long terme.

Toutefois, on mentionne qu’il est encore trop tôt pour inclure ce revenu dans le budget actuel puisque les modalités reliées à la concrétisation d’une entente de ce type ne sont pas connues. Par ailleurs, un montant de 1,5 M$ sera appliqué directement au plan de redressement 2020-2021, précise-t-on.
Rappelons que Valoris a pris plusieurs municipalités par surprise en mai dernier en augmentant de 104 $ le coût pour chaque tonne de déchets destinés à l’enfouissement la faisant passer de 133 $ à 237 $. Le président du conseil d’administration et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, avait assuré lors d’une assemblée du conseil d’administration en septembre dernier que 2020 marquerait une hausse du tonnage correspondant au coût de la vie.

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