Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.

Charte de la bientraitance : Plus d’une quarantaine de signatures

Nous apercevons les représentants de divers organismes publics, communautaires, entreprises privées et municipalités endossant la charte de bientraitance.

Plus d’une quarantaine de personnes, représentants des municipalités du Haut-Saint-François, des organismes publics, communautaires, résidences privées pour personnes âgées et autres ont participé à la signature de la Charte de la bientraitance des personnes aînées de l’Estrie.


La signature organisée par la Table des aînés du Haut-Saint-François s’est déroulée au Centre culturel d’East Angus. Les représentants des députés Marie-Claude Bibeau et François Jacques participaient à l’activité forte de sens.


« La Charte de la bientraitance est un outil concret et significatif que l’on peut utiliser dans les milieux de travail. Pour les organismes, se sont des gestes à poser qui ont une grande valeur », d’exprimer Carole Fredette Plante, présidente de la Table des aînés du HSF.


« La charte, c’est une façon de bien agir. On veut prendre soin de quelqu’un. Chaque petit geste peut amener des effets positifs sur l’autre », d’ajouter Marie-Ève Nadeau, directrice de la Table de concertation estrienne contre la maltraitance. La charte rappelle entre autres des valeurs fondamentales comme le bien-être, le respect, la dignité et l’insertion.
Chaque représentant d’organisme et autres ont procédé à tour de rôle à la signature de la charte. Le document sera laminé et remis à chacun pour qu’il puisse être visiblement affiché. Au total, 41 organismes communautaires et privés, résidences de personnes âgées privées et municipalités auront apposé leur signature sur le document.

Nouvelle entente de 2,3 M$ à la SADC

Nous apercevons de gauche à droite Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, en retrait Sébastien Croteau de Les Productions de l’Inconnu dans le noir, Richard Tanguay, maire de Weedon et président de la SADC du Haut-Saint-François, et Mohika Tremblay, de Tred’Si.

Les entrepreneurs pourront compter à nouveau sur l’appui de la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François au moins pour les cinq prochaines années. À l’instar des SADC et des CAE (Centre d’aide aux entreprises) de la région, elle a renouvelé l’entente la liant avec le gouvernement du Canada.


Le renouvellement prévoit un montant de 12,8 M$ pour ces organismes de développement à l’échelle estrienne. De ce montant, une enveloppe globale de 2 328 666 $ est attribuée à la SADC du Haut-Saint-François pour une majoration de son enveloppe budgétaire de 13 %. « Ça nous donne une petite marge de manœuvre intéressante. Cela permettra d’adapter les services selon les besoins de nos entreprises. Ça nous donne plus de moyens pour répondre aux entreprises », d’exprimer Danielle Simard, directrice générale de la SADC. À titre d’exemple, elle mentionne que l’organisme pourrait défrayer les coûts d’une formation, entreprendre des actions ou faire des activités avec les entreprises. L’organisme n’offrira pas de nouveaux services puisqu’ils sont déjà tous disponibles sur notre territoire.
Nouveauté dans la distribution des enveloppes. Les nouveaux fonds sont octroyés aux SADC et CAE en fonction de la situation socio-économique et le potentiel de développement de chacune des MRC et des municipalités du Québec. En moyenne, les SADC ont obtenu une majoration de 10 % alors que celle du Haut-Saint-François en obtient 13 % en fonction des nouveaux critères.


Le renouvellement de l’entente à l’échelle de l’Estrie a été annoncé par Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, lors d’une conférence de presse qui se déroulait, en juillet dernier, à la Brasserie 11 comtés de Cookshire-Eaton. Deux entrepreneurs du Haut-Saint-François, Sébastien Croteau, de Les Productions de l’Inconnu dans le noir, et Mohika Tremblay, de Tred’Si, ont témoigné de l’aide apportée par la SADC au sein de leur entreprise.

Voyager et apprendre au son de la musique

Le duo TNT – Trompette ‘N’ Tuba a su captiver l’attention des jeunes tout en leur inculquant quelques notions musicales.

Les enfants des camps de jour d’Ascot Corner, Cookshire-Eaton, Dudswell, East Angus, Saint-Isidore-de-Clifton et Weedon ont eu la chance de se divertir et en apprendre un peu plus sur la musique au cours de l’été en participant à la représentation du duo TNT – Trompette ‘N’ Tuba, composé de Frédéric Demers et Samuel Lalande-Markon.


Le duo de musiciens se présente en gare et rate leur train, ce qui procure le prétexte à divers numéros initiant les jeunes à plusieurs styles de musique baroque, classique, romantique, jazz et autres. On présente de grands auteurs, explique la nature des instruments comme la trompette et le tuba, tout ça à travers des histoires et une mise en scène amusante. Les jeunes sont également invités à monter sur scène pour mettre leur grain de sel.
L’activité organisée par le Centre culturel de Weedon avec la collaboration des municipalités en était à sa septième édition. Chaque été, un spectacle à caractère culturel est offert aux jeunes des municipalités participantes.

Chacune d’entre elles contribue financièrement à la hauteur de 500 $. Le Conseil Sport Loisir de l’Estrie soutient l’activité en accordant une aide financière de 2 200 $. Le responsable pour le Haut-Saint-François et directeur du Centre culturel de Weedon, Robert Scalabrini, dit craindre que l’édition 2019 soit la dernière en raison de la fin de l’aide financière provenant de l’organisme. Il profite de l’occasion pour lancer un appel au milieu de s’impliquer, afin de poursuivre l’initiative au grand plaisir des jeunes.

Sentier artistique : Une participation décevante

Nous apercevons Charlene Audrey Chouinard en train de peindre une œuvre.

La récente édition du Sentier artistique des Hauts-Boisés a connu un de ses plus faibles achalandages depuis sa création, il y a 8 ans. Membre de l’organisation depuis le tout début, l’artiste Denis Palmer n’arrivait pas, un mois plus tard, à mettre le doigt sur les raisons expliquant cette faible participation.


« C’est pas un succès. Moi, j’ai eu moins que la moitié de visiteurs que d’habitude et presque la même chose pour les autres participants ! C’est très décourageant pour tout le monde. Surtout pour les personnes qui sont nouvelles ». M. Palmer mentionne avoir reçu 24 personnes tout au long de la fin de semaine. Habituellement, c’est le nombre qu’il recevait pour la journée du dimanche. « Pour moi et Normand Gladu, (autre artiste participant depuis le tout début), nous sommes à la retraite.

Économiquement, c’est pas si important pour nous d’avoir un succès. Nous sommes juste contents d’ouvrir notre atelier et de rencontrer le public. Mais pour les autres personnes plus jeunes avec des familles, c’est peut-être plus important. »


Est-ce la température, le nombre élevé d’activités à faire au cours de la fin de semaine, la dispersion des artistes sur le territoire, une organisation un peu déficiente ou autres ? M. Palmer laisse entendre que c’est un peu tout ça. « Ça demande un peu plus de curiosité des visiteurs. »


Évidemment déçu de l’édition 2019, M. Palmer ne parle pas de dernière pour autant. Il relève l’importance pour les jeunes artistes de se faire connaître et découvrir. Cette année, ils étaient neuf artistes. Pendant trois jours, les amateurs d’art et autres avaient l’occasion de les rencontrer, visiter leur atelier, pour certains et discuter de leur art, leur façon de faire, leur inspiration et bien d’autres sujets. Parmi les artistes désireux de partager leur passion, on retrouvait Gwendolyn Rivera d’Artemysia Mystica, herboriste spécialisée dans les produits naturels, de santé et beauté; Bout du Chemin/Tammy et Gilles, artisans ébénistes; Charlene Audrey Chouinard, peintre, illustratrice, design textile; Ginette Bertrand (Djinn) peinture, sculpture, musique; Louise Bélisle, Bijoux en plumes, dessin, sculpture et moulage; Wendy Main, vitrail, photographie, mosaïque en verre; Meaghan Cuggy, peinture; Denis Palmer, dessin et aquarelle ainsi que Normand Gladu, techniques mixtes, sculptures environnementales et contemporaines.

actualite

Sentier artistique : A Disappointing Turnout

The recent edition of the Sentier artistique des Hauts-Boisés saw one of its lowest number of visitors since its inception 8 years ago. Member of the group since the very beginning, the artist Denis Palmer was not able, a month later, to pinpoint the reasons for this low participation.


“It was not a success. Myself, I had fewer than half the visitors as usual, and it was almost the same for the other participants! It’s very discouraging for everyone. Especially for the people who are new.” Mr. Palmer said he received 24 people throughout the weekend. Usually, that’s the number he would receive on Sunday alone. “For me and Normand Gladu, (another artist involved since the very beginning), we are retired. Economically, it’s not so important for us to be successful. We are just happy to open our workshop and meet the public. But for other, younger people with families, it may be more important.”


Is it the weather, the high number of activities offered during the weekend, the dispersion of artists over the region, a somewhat deficient organization. or other reasons? Mr. Palmer suggests that it could be a little of all that. “It requires a little more curiosity from visitors.”


Obviously disappointed with the 2019 edition, Mr. Palmer is far from speaking of the last one. He notes the importance for young artists to make themselves known and discover others. This year, the group was nine artists. For three days, art lovers and others had the opportunity to meet them, visit their workshop and, for some, discuss their art, their way of doing things, their inspiration and many other subjects. Artists interested in sharing their passion included Gwendolyn Rivera from Artemysia Mystica, a herbalist specializing in natural, health and beauty products; Bout du Chemin / Tammy and Gilles, cabinetmakers; Charlene Audrey Chouinard, painter, illustrator, textile designer; Ginette Bertrand (Djinn), painting, sculpture, music; Louise Bélisle, feather jewelry, drawing, sculpture and molding; Wendy Main, stained glass, photography, glass mosaic; Meaghan Cuggy, painting; Denis Palmer, drawing and watercolor; and Normand Gladu, mixed techniques, environmental and contemporary sculptures.

Un frigo partage accessible à tous

Nous retrouvons devant le frigo partage de gauche à droite, Marc Alexandre Fonda, représentant de Marie-Claude Bibeau, Emmanuel Sfiligoi, représentant de François Jacques, Blaise Cantin, Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, Jacky Mathieu, Geneviève Guénette, Adèle Grenon-LeMaître et Sabrina Denault Lapointe. Voir autre photo sur le site web du journal.

La Relève du Haut-Saint-François a procédé à l’inauguration du concept frigo partage. Aménagés à l’intérieur d’une remise adjacente l’organisme, situé au 54, rue Bibeau à Cookshire-Eaton, les deux frigos sont accessibles à toute la population 24 h sur 24 et ce tout au long de l’année.


L’objectif du frigo partage, explique la directrice de l’organisme, Sabrina Denault Lapointe, est « d’éviter le gaspillage alimentaire et de partager les denrées. C’est un lieu où les gens peuvent venir chercher des aliments, porter des aliments ou simplement les échanger. » L’accessibilité est ouverte à tous. « Nous, on fait confiance aux gens. Ils prennent ce qu’ils ont besoin. On ne fait pas de discrimination. On peut être riche et vivre une mauvaise passe. On ne porte pas de jugement. » Mme Denault Lapointe mentionne que les utilisateurs sont respectueux. « Il n’y a pas eu de vandalisme. »
La Relève du Haut-Saint-François avait amorcé le concept de frigo partage il y a deux ans en disposant d’un petit frigo à l’extérieur du local. Grâce à l’aide financière de 100 degrés, une initiative de Québec en forme, l’organisme régional a obtenu 8 645 $. Cet appui a permis l’aménagement, l’été dernier, d’un abri suffisamment isolé pour y maintenir deux frigos à l’année. Avec l’aide financière, on a également installé des bacs à jardin de chaque côté de la remise. On y retrouvera des fines herbes, des carottes, de la salade. Des bacs sont également disposés dans les haltes-garderies du secteur Cookshire et de Scotstown.


Les frigos, explique Mme Denault Lapointe, sont régulièrement remplis grâce à la générosité de plusieurs partenaires dont le principal IGA Cookshire, Moisson Cookshire, Moisson Haut-Saint-François ainsi que des maraîchers en saison. Des citoyens viennent également déposer des choses, ajoute-t-elle. Les frigos contiennent généralement des légumes, du fromage, du pain, de la viande et des mets cuisinés.


Signe de l’importance de l’initiative, les représentants des députés de Mégantic, François Jacques, et de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ainsi que la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, ont participé à l’inauguration tout en soulignant l’apport d’une telle initiative au sein de la communauté

Cookshire-Eaton demande une rencontre avec Valoris

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, demande une rencontre le plus rapidement possible avec Valoris.

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, ne décolère pas face à l’annulation à la dernière minute d’une rencontre impliquant les représentants de Valoris et les élus municipaux. Outrée de la situation, elle soutient : « on est partenaire et je considère qu’on n’est pas traité comme un partenaire. Moi, j’irais m’assoir avec mes partenaires. »


L’objectif de la rencontre, prévue le 12 août et à laquelle étaient conviés le président, le vice-président et le directeur général de Valoris, visait à obtenir des réponses, explique-t-elle, quant aux mesures mises de l’avant pour redresser la pente avec chiffres à l’appui. La municipalité demandait à l’organisme de présenter son plan d’affaires, son plan de redressement, les projections de rendement ainsi que les années de réalisations des étapes. Mme Lapointe soutient que ces informations sont essentielles pour la préparation des prévisions budgétaires 2020 et voir pour l’avenir. Valoris aurait plutôt suggéré une rencontre vers la mi-octobre. « Nous autres, à la mi-octobre, on a quasiment la moitié de notre budget de fait. Je trouve ça très décevant. On avait des questions à poser. » La mairesse ajoute que la municipalité a mandaté son directeur général pour effectuer un rapport d’analyse sur la situation des matières résiduelles de la ville ainsi que des scénarios de projection en lien avec Valoris pour les années à venir. « On avait des petits points à proposer. Il (Valoris) aurait pu nous dire si on est dans le champ ou non. » Mme Lapointe admet que Robert Roy, vice-président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, s’est présenté à la rencontre, mais ne pouvait apporter les réponses souhaitées.
La récente augmentation des tarifs d’enfouissement de 133 $ à 237 $ la tonne, rétroactive au 1er avril, représente une hausse de 78 %, soit 200 000 $ pour la municipalité. « Là, j’ai 200 000 $ qu’il faut que je trouve à éponger dans le budget 2019. Va falloir que je coupe quelque part dans mes opérations. On avait deux projets qu’on était supposé commencer; on va les retarder à 2020. On commence à revoir où couper, des bouts de chemin, des trottoirs, des petits projets de 30 000 $, 40 000 $. On va essayer de gratter un peu partout pour avoir notre 200 000 $. Pour 2020, c’est pas prévu, on va essayer de passer à côté, mais je n’aurai peut-être pas le choix d’imposer une taxe spéciale Valoris à mes citoyens. J’ose espérer que j’aurai des réponses à présenter. »


Mme Lapointe se montre inquiète quant à l’avenir de Valoris. Elle y voit un gouffre sans fond et manifeste une confiance mitigée envers les chiffres avancés. L’organisme a déjà indiqué des hausses portant le coût à 241 $ la tonne d’enfouissement en 2020 et 243 $ pour 2021 avec une indexation de 2 % chaque année. Avec l’expérience du passé, la mairesse craint que le coût explose encore tout en rappelant qu’il y a une dette de 44 M$. La part que devrait assumer Cookshire-Eaton, si elle désirait se retirer de Valoris, serait de 5 M$, prétend-elle. La mairesse précise aussitôt ne pas en être rendue à cette réflexion, mais tous les scénarios seront envisagés. Elle avoue ne pas être la seule municipalité dans cette situation et souhaite que d’autres lèvent la main. Mentionnons que Cookshire-Eaton projette investir approximativement 120 000 $ pour l’implantation des bacs bruns en 2020. Cette initiative devrait permettre de réaliser des économies, de prétendre Mme Lapointe.


Pour sa part, le maire de Westbury, Gray Forster, trouve la facture salée. « Pour nous, c’est 30 000 $, c’est important pour notre petite municipalité. » M. Forster manifeste son inquiétude quant à l’avenir et soutient que la contribution financière à Valoris réduit la marge de manœuvre de sa municipalité à participer à d’autres projets comme celui du plateau sportif à East Angus.


Réaction
Par voie de communiqué, le président de Valoris et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, dit comprendre la situation de Cookshire-Eaton et des autres municipalités, mais n’a pas l’intention de donner de l’information sur les orientations futures et sur le plan de redressement avant que les membres du conseil d’administration de Valoris en prennent connaissance. « Il est tout à fait normal qu’une municipalité veuille préparer l’année financière qui s’en vient de manière rigoureuse. C’est justement pour cette raison que nous voulons leur fournir la meilleure information possible. De plus, il serait irresponsable de notre part de s’avancer sur les différentes orientations de Valoris sans en parler aux membres du conseil d’administration d’abord. » Une réunion régulière du conseil d’administration est prévue pour le 22 août où ces dossiers seront abordés, précise-t-on dans le communiqué. Il est également indiqué que « la direction de Valoris n’émettra pas de commentaires sur ces sujets d’ici la présentation de son budget au début octobre. »


Préfet
M. Roy mentionne avoir rencontré les représentants de Cookshire-Eaton à titre de préfet de la MRC. Il admet qu’il ne pouvait répondre aux questions formulées du fait qu’elles font l’objet d’un travail présentement et doivent être présentées au conseil d’administration préalablement. « Moi, la rencontre, c’était plus pour voir si leur enlignement qu’il était pour faire pour dévier des matières était en parallèle avec Valoris. » D’autre part, M. Roy mentionnait avoir une rencontre prévue avec tous les maires ce mercredi « pour leur demander qu’est-ce qu’ils ne comprennent pas dans la rencontre qu’on a eue avec M. Gélinas sur les enlignements futurs de Valoris. Je vais faire le point pour savoir qu’est-ce qu’ils ont besoin de savoir de plus comme information, parce que lors de cette rencontre, tout le monde était d’accord avec notre enlignement et des prévisions 2020, 2021. » La rencontre qui se fera à huis clos précédera la séance publique de l’assemblée régulière des maires de la MRC du Haut-Saint-François.

Bonne année pour la SADC

Le président, Richard Tanguay, et la directrice générale de la SADC, Danielle Simard, livrent les résultats de la dernière année d’activités.

« Si l’on avait une chose à retenir de la dernière année, ce serait probablement l’audace. Pour la SADC (Société d’aide au développement de la collectivité), c’est oser travailler ensemble, oser de nouvelles façons de faire, oser de nouvelles collaborations et ce n’est qu’un début. »
Voilà comment le président de l’organisme, Richard Tanguay, définissait la dernière année d’activités lors de la récente assemblée générale annuelle tenue à la Ruée vers Gould.


La SADC est partie prenante de la démarche globale intégrée (DGI) qu’elle applique par l’action, précise le président. « Avec des programmes comme le SAPE (Soutien aux petites entreprises), la SADC accompagne les entreprises qui osent se mettre en action, innover ou planifier pour l’avenir », précise-t-il. Cette initiative vise à faciliter la relève, l’innovation, le commerce en ligne et l’entrepreneuriat féminin.


D’ailleurs, une dizaine d’entreprises ont obtenu un coup de main sous différentes formes dont de l’aide financière non remboursable de 46 868 $ contribuant à la création ou maintien de 224 emplois.


Toujours sur le plan financier, l’organisme a accordé plus de 978 000 $ sous forme de prêts dont 747 000 $ pour 9 projets réguliers et 223 000 $ pour 13 projets Stratégie jeunesse permettant la création ou maintien de 151 emplois. Du total des investissements, 70 % ont servi à l’expansion d’entreprises, 27 % au démarrage et 3 % à l’acquisition. L’intervention du personnel ne se résume pas qu’aux prêts et touche une large facette de l’accompagnement.


Le champ d’action de la SADC est large et touche le développement sous plusieurs formes. Que ce soit par de la formation, le guide des attraits touristiques, le magazine Récolte moussant les produits agroalimentaires du territoire, par un concours, en appuyant le domaine des arts et de la culture sans oublier son implication à divers organismes que ce soit du monde scolaire ou autres, la SADC se veut présente à divers niveaux de la communauté. Son plan d’action pour 2019-2020 en témoigne que ce soit sur le plan entrepreneurial, de l’éducation, en zone verte, en santé, sécurité, offre de services, enjeux et cohésion sociale.

Les chemins retiennent l’attention

La municipalité améliorera plusieurs tronçons de chemin au cours des prochaines semaines, dont celui du chemin Townline Est.

La municipalité de Westbury profitera de divers programmes de subventions, dont celle reliée à la taxe d’accise sur l’essence, pour s’attaquer à la mise à niveau de divers tronçons de chemins sur son territoire.


Un montant important de plus de 400 000 $ sera consacré à refaire un tronçon d’un kilomètre sur le chemin Tétreault. Les travaux qui ont été confiés à Excavation Stéphane Nadeau se mettront en branle dès septembre. « On a déjà fait plus de deux kilomètres, là on en fera un autre et l’an prochain, on va compléter le chemin », d’exprimer le maire, Gray Forster. On planifie également entamer des travaux sur un tronçon du chemin Townline Est, qui est mitoyen avec Cookshire-Eaton, au cours des prochains jours. Une autre intervention est prévue à l’angle du chemin Gosford Ouest et le chemin Cyr. Le projet prévoit corriger certaines courbes. Les démarches sont entreprises, mais les travaux devraient s’exécuter en 2020.


La municipalité de Westbury a également entrepris une étude sur les chemins mitoyens avec sa voisine East Angus concernant le chemin Martineau et Lipsey Est. Le contrat est confié à la firme EXP qui déterminera l’état des chemins, les travaux à effectuer et les coûts s’y rattachant. Le montant de l’étude de 10 000 $ est réparti en parts égales pour chacune des municipalités.


D’autre part, Westbury poursuit son programme d’installation de lumières de rues. Une première sera installée à l’angle de la route 253 et du chemin Godbout et l’autre se fera conjointement avec Cookshire-Eaton à l’intersection de la 253 et le chemin de la Plage.


Parmi les améliorations, on prévoit aménager, en 2020, un parc dans le développement Godbout et améliorer celui dédié à Wells Coates en y ajoutant des jeux.

Classique Putter Bernier : Une belle façon d’aider les jeunes

Vouée à venir en aide aux jeunes, la Classique Putter Bernier a toujours sa raison d’être.

Lyne Bernier, doyenne du comité organisateur de la Classique Putter Bernier, qui se déroulera sur les allées du Club de golf East Angus le 6 septembre prochain, demeure enthousiaste à l’approche de la 18e édition. Bien que l’on enregistre plus d’une centaine de golfeurs chaque année, le nombre varie selon les éditions. « Tant qu’on pourra aider les jeunes, le tournoi aura toujours sa raison d’être », clame-t-elle.


La Classique Putter Bernier offre notamment l’opportunité aux amateurs de faire équipe avec un professionnel. L’initiative vise à recueillir des fonds qui seront versés à la Fondation Sports et Loisirs de East Angus et pour les juniors du club local. La majorité sert à aider les jeunes démunis pour participer à des activités culturelles, sociales, pour des sorties scolaires, le hockey et le soccer entre autres, d’expliquer Mme Bernier.


Un nombre de 112 golfeurs ont participé à la classique l’année dernière permettant de recueillir près de 8 000 $ avec la participation de commanditaires. « Je souhaite avoir toujours plus de cent golfeurs. Si j’en ai plus, on va être content. » Les organisateurs souhaitent encore la participation de quatre professionnels, dont Yves Mandeville, André Maltais, Guy Faucher et Marcel Dion. Le groupe Pro-Am composé d’un professionnel et trois amateurs pourrait remporter de deux à trois bourses. Les autres quatuors formés d’amateurs auront la chance de remporter plusieurs bourses maximales de 1 200 $. Une nouveauté, cette année, les voiturettes sont comprises avec la participation des joueurs. Les personnes désireuses d’appuyer la cause et qui seraient absentes pour le golf pourront toujours participer au souper qui suivra la ronde. Pour réservation, les personnes ont jusqu’au 2 septembre. Ils peuvent contacter Lyne Bernier en composant le 819 832-4786 ou Claude Giroux au 819 566-6869.


Le comité organisateur est composé de Claude Giroux, David Fournier, Vincent Hérault, Guy Faucher et Lyne Bernier. La classique compte sur la participation de nombreux commanditaires dont Promutuel Assurance Centre-Sud et Conteneur Recycle Estrie.

Serre 100 degrés – Desjardins à Saint-Isidore-de-Clifton

Nous retrouvons de gauche à droite Diane Pouliot, présidente des Jardins de Victoria, Jeanne Letourneux, Mathieu Lefebvre, producteurs le Jardin des Vanupieds, Marc-Sylvain Pouliot, membre de la coopérative, Joëlle Côté, Jean-Maurice Plafter, membre de la Caisse Desjardins des Verts-Sommets, David Aganier, concepteur de l’affiche, et Yves Bond, représentant de la Caisse Desjardins.

Les résidants de Saint-Isidore-de-Clifton et autres auront la chance de se nourrir de fruits et légumes frais à l’année grâce à la serre 100 degrés – Desjardins.


C’est avec une grande fierté que les membres de la coopérative de solidarité des Jardins de Victoria ont procédé, en juillet dernier, au lancement de la serre. Le projet concocté par les membres du conseil d’administration fait partie des 57 retenues sur un total de 431 projets déposés auprès de 100 degrés, une initiative de l’organisme Québec en forme.


L’objectif vise à offrir à un plus grand nombre de personnes, des légumes sains, cultivés selon les principes et exigences de l’agriculture écologique. Dans cet esprit, on propose de produire différentes variétés de légumes en serre de culture en continu. Mathieu Lefebvre du Jardin des Vanupieds utilise la serre en louant l’espace à la coopérative qui en est le propriétaire. Déjà, au moment de la rencontre de presse à laquelle participaient plusieurs membres, représentants de la municipalité et de la caisse, on pouvait apercevoir le fruit de son travail. Il compte produire du concombre, des tomates, du poivron et du piment. « On aura éventuellement plus de fines herbes. À la fin de l’été, vers l’automne, on va partir des semis de verdure qui résistent au froid comme le kale, la laitue, les épinards, la roquette et autres. Le but est de ne pas chauffer la serre en hiver. On fera la récolte au cours de l’hiver de ce qui a été planté à l’automne », d’expliquer le producteur. Les produits frais sont disponibles en kiosque, libre-service au centre du village.


Serre
Afin de réaliser le projet, les membres de la coopérative de solidarité ont réaménagé une serre estivale existante en la convertissant quatre saisons de culture en continu. Pour y arriver, ils ont bénéficié d’une aide financière de 10 000 $ de 100 degrés et de 4 000 $ de la Caisse Desjardins des Verts-Sommets de l’Estrie. Diane Pouliot, présidente de la coopérative, était fière de souligner la participation des membres et de l’appui financier des souscripteurs. Les Jardins de Victoria comptent 24 membres dont quatre membres producteurs et 20 de soutien. Sa création remonte en 2011. L’objectif, entre autres, est de faciliter l’accès à la terre et mettre en commun des infrastructures et équipements dans le but de faciliter le démarrage de projets sur la ferme.

Un projet de plateau sportif de 10 M$ à East Angus

Le projet de plateau sportif au coût de 10 M$ pourrait s’insérer entre l’aréna Robert-Fournier et la polyvalente Louis-Saint-Laurent.

Ça fait plusieurs années que l’idée circule, mais cette fois, les 14 municipalités du Haut-Saint-François, avec la collaboration de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, sont d’accord à pousser le projet de construction d’un plateau sportif au coût de 10 M$ incluant une piscine intérieure qui relierait l’aréna Robert-Fournier avec la polyvalente Louis-Saint-Laurent.


Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, admet que l’idée ne date pas d’hier. « Ça fait longtemps que le projet est sur la table, mais les gens étaient pas prêts. » Cette fois, ça semble différent. « Là présentement, y paraîtrait qu’il y aurait des sommes disponibles pour pouvoir avoir le projet. Oui, c’est embryonnaire, mais on voulait faire des démarches avec les villes à savoir : est-ce que vous êtes intéressés à avoir une piscine à East Angus qui fait la connexion entre l’aréna et la polyvalente ? Les gens ont dit oui, sauf qu’ils veulent savoir comment on séparerait le financement. Pour le projet, les municipalités sont prêtes, reste à savoir comment on le finance. C’est toujours ça le nerf de la guerre. C’est à cette étape-là qu’on est rendu ». M. Roy ajoute que des programmes au niveau des sports pourraient supporter jusqu’à 66 % les coûts du projet.


Selon lui, le plateau sportif comprendrait une piscine intérieure aux standards permettant de faire de la compétition, la mise à niveau de la salle de conditionnement physique dans l’école, faire des murs d’escalades et un centre de santé. Le préfet ajoute que les intervenants étudient la façon d’intégrer le plateau avec l’école et les municipalités. M. Roy mentionne que la commission scolaire serait disposée à s’impliquer financièrement. Est-ce dans la construction, le fonctionnement, cela reste à définir ?


Dans une entrevue effectuée en juin dernier, Yves Gilbert, président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, mentionnait « la commission scolaire, on est prêt avec l’accord du conseil des maires et de tout le monde à déposer une demande auprès du ministre de l’Enseignement supérieur. » Toutefois, ce dernier n’a pas développé sur la nature de la participation de l’entité scolaire.


Attraction
Pour M. Roy, le projet constitue un levier important d’attraction et de rétention pour le territoire. « C’est un plus. Faut jamais oublier que ça va garder nos jeunes ici. Ça crée une attraction. Présentement, La Patrie a une entente avec Mégantic pour pouvoir utiliser leur piscine, Cookshire a des ententes avec Bishop’s collège, ça fait qu’un moment donné, on peut-tu avoir nos propres équipements. »

Sécurité rue Principale et limite de vitesse à Cookshire-Eaton

Laissant entendre que les possibilités d’interventions étaient limitées, Dominique Gosselin, conseillère en communication au ministère des Transports, direction de l’Estrie, mentionnait que les demandes doivent venir de la municipalité et qu’elles seraient étudiées.

Il est peu probable que le ministère des Transports modifie la signalisation à l’angle de la rue Principale et Craig. Il en sera de même quant à la réduction de la limite de vitesse à l’approche de l’intersection et du prolongement de la zone de 50 km jusqu’au site de l’Exposition agricole de Cookshire. Quant à l’arbre surplombant la rue Pope, un inspecteur devrait se rendre sur place, si ce n’est déjà fait pour évaluer la situation.


Voilà ce qui ressort d’une discussion téléphonique avec Dominique Gosselin, conseillère en communication au ministère des Transports, direction de l’Estrie. Ces propos s’inscrivent en réponse aux demandes formulées par l’ex-conseiller municipal, Yvon Roy, publiées dans notre numéro précédent. Mme Gosselin mentionne, en faisant référence à l’intersection, que « la configuration de la géométrie particulière de la route avec la pente, ça limite les interventions que le ministère peut apporter. »

Des analyses ont été effectuées, ajoute Mme Gosselin, et il appert qu’apporter des modifications pourrait s’avérer plus dangereux. L’idée de mettre des feux de circulation ou des arrêts obligatoires aux quatre sens serait difficile pour les véhicules lourds et particulièrement en hiver en raison de la forte pente. Quant à mettre un troisième arrêt obligatoire, les intervenants du ministère estiment que cela causerait une plus grande confusion et augmenterait les risques d’accrochage. En s’appuyant sur les statistiques, Mme Gosselin mentionne que le secteur n’est pas considéré problématique tout en précisant que le ministère apporte une surveillance en continu. Du 1er décembre 2016 au 31 décembre 2018, on dénombre 11 accidents, dont un seul avec blessé mineur. Quant à réduire la limite de vitesse de ce secteur de 50 à 30 km, cela semble peu probable puisqu’elle est réservée aux zones scolaires. Mme Gosselin nuance en ajoutant que ce n’est pas impossible, mais « la zone doit être représentative du milieu environnant. »


D’autre part, il semble que le souhait de M. Roy de prolonger la zone de 50 km située entre le Carrossier ProColor Cookshire et Armoires de cuisine NAC jusqu’au site de l’exposition agricole ne soit pas retenu. La signalisation actuelle de 90 km juste avant la zone concernée correspond aux caractéristiques en milieu rural établies. Mme Gosselin souligne qu’une modification de la limite de vitesse dans ce secteur ne sera pas plus sécuritaire. Elle ajoute qu’aucun accident impliquant un véhicule lourd n’est survenu entre l’Exposition agricole et Armoires NAC au cours du 1er décembre 2016 au 31 décembre 2018. Toutefois, on recense quatre accidents impliquant des véhicules automobiles, dont trois blessés mineurs.
Quant à l’arbre situé aux abords de la rue Pope entre le Château Pope et la rue Eastview, il n’a pas fait l’objet d’intervention d’émondage l’année dernière, d’admettre Mme Gosselin. Un inspecteur devait se rendre sur place, si ce n’est déjà fait, et le ministère agira selon ses recommandations, d’assurer l’intervenante.


Mme Gosselin confirme que la municipalité de Cookshire-Eaton a formulé des demandes concernant la sécurité à l’intersection de la route Craig et de la Principale en 2017 et 2018. Elle ajoute que les demandes doivent venir de la municipalité et qu’aucune en ce sens n’avait été déposée depuis.

Mairesse
Rejointe au téléphone, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, souhaitait aborder la problématique de la signalisation de limitation de vitesse et de l’élargissement de la zone de 50 km jusque devant le site de l’Exposition agricole, lors de l’atelier de travail tenu le 30 juillet dernier. Si les élus sont d’accord, laissait-elle entendre, la municipalité pourrait formuler une nouvelle demande au ministère des Transports.

Traitement des eaux usées à Ascot Corner

Nous retrouvons à l’avant de gauche à droite, Marisol Labrecque, présidente de Technologies Ecofixe, Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Nathalie Bresse, mairesse d’Ascot Corner. Dans le même ordre à l’arrière, on aperçoit Marc Bernier, directeur des travaux publics et des services techniques, Jean-Pierre Beaudoin, conseiller responsable du dossier environnement, et Jonathan Piché, directeur général de la municipalité.

La municipalité d’Ascot Corner est la première municipalité au Québec à implanter le système écologique Ecofixe, une technologie québécoise de traitement des eaux usées qui devrait permettre d’augmenter la capacité de 35 %.


Le projet-pilote permettra de tester les performances environnementales du système tout en augmentant la capacité des installations d’assainissement des eaux d’Ascot Corner. La croissance soutenue de celle-ci au cours des dernières années a fait en sorte que cette dernière a pratiquement atteint la capacité maximale de traitement de ses installations. « Au cours des dernières années, la municipalité a effectué plusieurs études afin de déterminer la possibilité de modification de nos installations de traitement des eaux usées afin de ne pas freiner l’expansion de la municipalité », d’exprimer la mairesse, Nathalie Bresse. Elle justifie le choix d’Ecofixe en soutenant qu’elle représente une solution fiable, abordable et respectueuse de l’environnement.


L’implantation du système nécessitera un investissement de plus de 800 000 $. « Comme il s’agit d’un projet-pilote, une phase d’essai se fera sur une période de 12 mois afin de s’assurer qu’il rencontre les normes environnementales et bien évaluer les performances du système. Il est prévu d’augmenter la capacité d’eau à traiter par étape et tous les seuils de traitement devront être atteints avant de pouvoir passer à la prochaine étape et ainsi traiter une quantité d’eau plus importante », de préciser Mme Bresse. Cette nouvelle technologie permettra de réduire les gaz à effet de serre (GES). « Pour la municipalité d’Ascot Corner, le traitement des eaux usées représente 32 % des émissions des gaz à effet de serre. En adoptant l’ajout de modules Ecofixe dans le bassin actuel sans construire de bassin additionnel, cela aura un effet direct sur la réduction des gaz à effet de serre de la municipalité lié aux traitements des eaux usées. »


Présentement, sur 1 300 résidences, 600 sont desservies par le réseau de traitement des eaux usées. La mise en place du système devrait permettre d’en accueillir 300 autres, soutient la mairesse. La municipalité a obtenu une aide financière de 350 000 $ provenant du Fonds vert, annoncé par la députée de Compton-Stanstead, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau. La corporation est dans l’attente d’une réponse, qu’elle souhaite positive, du palier provincial, ce qui viendrait alléger sa participation financière. Selon Mme Bresse, il y aura un impact financier sur les utilisateurs. « Il est trop tôt pour dire ça va représenter quoi sur le compte de taxes », précise-t-elle. Pour la mairesse, il s’agit de la meilleure technologie, à meilleur coût et qui respecte l’environnement. Si tout va bien, on souhaite que les travaux soient exécutés pour l’automne.


La présidente de Technologies Ecofixe, Marisol Labrecque, une entreprise de Laval, était fière de présenter le système qui sera implanté. Il s’agit d’une technologie innovante, verte qui est brevetée au Canada. « Il s’agit d’un système modulaire qui vient s’installer dans les étangs. À Ascot Corner, ça sera trois modules qui seront installés directement dans le premier étang aéré, à la fin du premier étang aéré, qui permet de donner une deuxième vie au système sans ajouter d’infrastructure additionnelle. » Le traitement sans produits chimiques est entièrement biologique, permettant de rencontrer les normes environnementales de la province. Les autres avantages de cette technologie, d’ajouter Mme Labrecque, sont de traiter 100 % de débit de l’étang aéré. L’installation du système se fait en quelques semaines et l’opération ne demande que peu de formation. « Donc, ça sera les gens de la municipalité qui pourront prendre en main le projet et par la suite, opérer le système très facilement », complète-t-elle.


Soulignant que la protection de l’environnement lui tenait particulièrement à cœur et pour son gouvernement également, Mme Bibeau était fière d’annoncer le soutien financier. « Il nous fait plaisir d’encourager une entreprise innovante québécoise et de pouvoir contribuer au développement vert d’une municipalité de notre magnifique région. »

Agrandissement du lieu d’enfouissement technique (LET) à Bury

Une vingtaine de personnes participaient à la rencontre. Les émissions de gaz à effet de serre et les odeurs ont fait l’objet de plusieurs questions.

La dispersion atmosphérique, les gaz à effet de serre (GES), le bruit et les odeurs sont les principales préoccupations qui ont fait l’objet de plusieurs interrogations des citoyens participant à l’atelier de juin de Valoris, dans le cadre du projet d’agrandissement du lieu d’enfouissement technique (LET).
Quatre études d’impact sur l’environnement réalisées à partir de modélisation calculée sur une période de 54 ans, durée de vie estimée du futur LET, ont été présentées au cours de la soirée à laquelle participaient une vingtaine de personnes.


Les sujets abordés portaient sur la dispersion atmosphérique des contaminants, des gaz à effet de serre, la circulation, le bruit et le programme de suivi environnemental. Les odeurs et contaminants ont été au centre des préoccupations du public. Il a été établi que les principales activités susceptibles d’émettre des contaminants atmosphériques sont l’enfouissement des matières résiduelles, la gestion des eaux usées (lixiviat) et le compostage.


Guillaume Nachin, chargé de projets en environnement chez TetraTech, explique les résultats de modélisation concernant la dispersion atmosphérique des contaminants. Il mentionne que la majeure partie des biogaz sera récupérée, mais une partie ne pourra l’être, ce qui se traduit par des odeurs. Il ajoute que les résultats relèvent 41 contaminants dont 35 respectent les normes et critères gouvernementaux. Néanmoins, cela n’exclut pas le dégagement d’odeur nauséabonde. Par ailleurs, six contaminants dépassent les normes et critères en termes d’odeur. La valeur varie de 130 % à 185 % de la valeur limite. M. Nachin mentionne que le pire cas de figure correspond à l’année 2033, pour une période de 44 heures au cours de l’année, où l’on retrouvera le plus de biogaz, donc d’odeur, dans l’atmosphère. Cela affecterait une zone où se retrouve six résidences situées sur les chemins Éloi, Bernard et du Bassin. De plus, environ sept autres résidences se trouvent à la limite du périmètre critique établie.

L’intervenant précise que « les dépassements ou concentrations maximum se produisent pendant la nuit ou au petit matin, très rarement pendant la journée. La nuit, les conditions atmosphériques sont très stables, il y a peu de mouvement d’air dans l’atmosphère, les nuages de contaminants ont tendance à rester plus concentrés, il n’y a pas de dispersion dans l’atmosphère. »


Il admet que les résultats confirment que la gestion des odeurs est un enjeu. Toutefois, il ajoute que des mesures existent pour contrôler cette problématique. À titre d’exemple, il mentionne la possibilité de procéder au recouvrement des déchets le plus rapidement possible, optimiser le captage de biogaz. Il existe également des produits qui peuvent être pulvérisés directement sur les déchets ou ce qui est présentement appliqué, une mousse désodorisante. Denis Gélinas, directeur général par intérim, mentionne que le maximum sera fait pour trouver des solutions d’atténuation.


Un bloc au cours de l’atelier portait sur l’évaluation des émissions des GES. À ce chapitre, on estime que le site émettra 1,2 M de tonnes de GES comprenant la phase de construction, d’exploitation pour 54 ans, de fermeture et postfermeture. Une étude portant sur la circulation des camions démontre qu’elle aura peu d’impact sur la pollution. Quant à l’embourbement du réseau routier, cela s’avérerait négligeable. Au chapitre du bruit et avec les mesures d’atténuation, on estime qu’il est non significatif.


Enfin, les intervenants ont également présenté les programmes de suivi environnementaux.

Valoris prend acte du rapport et pose des gestes

Les administrateurs s’appliquent à rencontrer les recommandations émises par la vérificatrice général

Le rapport déposé par la vérificatrice générale (VG) de la Ville de Sherbrooke, Andrée Cossette, concernant la gestion de Valoris, a provoqué une onde de choc auprès des divers élus et citoyens. Les administrateurs de l’organisme ont pris acte du rapport, qualifié de troublant à certains égards par la VG et soutiennent avoir déjà pris des mesures.


Plusieurs des 15 recommandations formulées sont déjà remplies, de préciser le préfet de la MRC du Haut-Saint-François et vice-président de Valoris, Robert Roy. Mme Cossette fait mention dans son rapport d’un manque de rigueur administrative, d’une vision à court terme, de décision de dernière minute et de manque de transparence de la direction envers le conseil d’administration.


« Il est clair à mes yeux et ceux de mes collègues du conseil d’administration que les erreurs administratives du passé jumelées à la non-divulgation de certaines informations ont grandement contribué à la situation à laquelle nous sommes confrontés. Par contre, je suis confiant de voir que nous avons été proactifs et que nous avons déjà adressé plusieurs recommandations du rapport et cela, bien avant le dépôt de celui-ci. Les mises en contexte du rapport, combinées aux recommandations, nous permettront de mettre en place des solutions viables à long terme pour Valoris », d’indiquer le président de l’organisme et maire de Sherbrooke, Steve Lussier.


La direction souscrit à l’ensemble des recommandations dans le rapport, indique-t-on par voie de communiqué. Parmi les gestes posés, on y fait mention de l’adoption du règlement numéro 5. On y prescrit les règles générales applicables à Valoris en ce qui a trait aux règles de la régie interne, l’organisation de Valoris, ses séances et le comité de gestion, le contrôle et le suivi budgétaire et la reddition de comptes, la délégation du pouvoir d’autoriser des dépenses et de passer des contrats, la tarification applicable au centre de valorisation et au centre de transfert ainsi que les dispositions relatives aux règles de gestion contractuelle. « L’adoption du règlement numéro 5 démontre notre volonté d’avoir des opérations optimales, une administration rigoureuse et une gestion transparente », d’indiquer le directeur général intérimaire, Denis Gélinas.


Dans cette optique, précise-t-on, Valoris continuera son processus d’acceptabilité sociale lié à sa demande d’agrandissement de son lieu d’enfouissement technique de Bury. Deux autres rencontres sont prévues d’ici la fin septembre. Par la suite, Valoris déposera son étude d’impact auprès du ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.

actualite

Autorisation d’exploitation pour MYM Nutraceuticals à Weedon

Las d’attendre un développement, le conseil municipal de Weedon demande à Ottawa d’intervenir rapidement dans le processus d’obtention d’une licence d’exploitation de Santé Canada, pour la réalisation du projet de serres de cannabis médicinal de MYM Nutraceuticals.


Annoncé en juin 2017, le projet représente un investissement de 233 M$ susceptible de créer 400 emplois, entraînant avec lui des retombées économiques substantielles. L’entreprise a besoin de l’autorisation de Santé Canada pour entamer une production, ce qui se fait toujours attendre. Depuis près de 18 mois, la municipalité de Weedon attend patiemment des nouvelles concernant les demandes de licences de l’entreprise et de ses filiales québécoises. Alors qu’habituellement le traitement des demandes par le ministère de la Santé du Canada se réalise entre 12 et 18 mois, on est sans nouvelle du côté de Weedon.


Une rencontre impliquant les décideurs politiques, la municipalité et les représentants du partenaire privé a eu lieu en février dernier afin de débloquer le traitement des licences, mais celle-ci n’a donné aucun résultat. « On commence à se demander si le fédéral a légalisé le cannabis sans s’être assuré préalablement que la fonction publique détient les moyens de traiter efficacement et équitablement les demandes de licences. En tout, plus de 90 licences furent attribuées en Ontario, comparativement à 13 au Québec. À elle seule, l’Ontario a reçu quasiment autant de licences que toutes les autres provinces réunies », d’exprimer le maire de Weedon, Richard Tanguay.


Il ajoute « notre stratégie de développement socio-économique dépend beaucoup de l’avancement du projet. Il est primordial pour nous de connaître les faits. Nous avons besoin d’informations et de connaître les échéances pour planifier notre développement. » Il souligne que la municipalité n’octroie, pour le moment, aucun avantage fiscal ni aucun investissement public pour le projet, mais ne reçoit en retour aucune retombée ni avantage économique. Elle s’assure néanmoins que tout le nécessaire au bon fonctionnement de l’industrie soit en place à temps, ce qui demande beaucoup de temps et d’énergie au bureau de projets. Dans cette optique, la municipalité travaille de concert avec la MRC dans le but d’implanter une grappe industrielle interrégionale du chanvre industriel et du cannabis médicinal, ce qui étendra les impacts économiques à plus d’une vingtaine de municipalités et au moins trois MRC limitrophes, estime-t-on. M. Tanguay souhaite également que le gouvernement provincial s’implique à préparer le terrain notamment la mise à niveau de la route 257.


Le conseil municipal a adopté à l’unanimité, lors de la séance du 2 juillet dernier, une résolution interpellant formellement la ministre de la Santé, le ministre responsable de la Loi sur le cannabis, la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et le premier ministre afin de connaître l’échéance du délai de traitement des demandes de licences en lien avec le cannabis au Québec. « Nous nous considérons comme des partenaires du gouvernement fédéral et sommes d’avis qu’il a le devoir de nous communiquer les faits. Nous demandons également que le gouvernement améliore le système de traitement, en instaurant des délais, une standardisation et en améliorant la transparence tout au long du processus », de conclure le maire Tanguay.
Mentionnons que le journal n’a reçu aucune autre information à savoir si la municipalité avait obtenu une quelconque réponse avant de mettre sous presse.

L’Abri-bois transformé en centre multimédia

L’Abri-bois devrait devenir un centre multimédia avant l’automne prochain.

L’Abri-bois de La Patrie fera peau neuve d’ici l’automne prochain et deviendra un centre multimédia. Il sera protégé des intempéries et deviendra opérationnel trois saisons sur quatre.


Le projet de 140 000 $ a obtenu une aide financière du Fonds de développement territorial (FDT) à la hauteur de 75 %. « Tout est prêt. Les travaux devraient commencer sous peu. Notre objectif, c’est que ça soit prêt avant l’automne », assure la mairesse de La Patrie, Johanne Delage.

Travaux
Présentement, l’Abri-bois compte un mur et trois côtés ouverts. « Le projet prévoit fermer, au besoin, les côtés avec des panneaux amovibles. On installera des portes avec des barres paniques de façon à se conformer aux normes du code du bâtiment », d’expliquer Mme Delage. La scène sera modifiée, on changera le système de son en plus d’y installer un écran géant. L’Abri-bois sera également doté d’un chauffage d’appoint permettant d’y tenir des activités sur trois saisons. « Le centre multimédia pourra recevoir des conférences de presse, des formations, des mariages, des célébrations, de grands artistes et autres. L’Abri-bois pourra servir pour des locations, mais sera accessible en tout temps », d’assurer la mairesse. Quand il n’y aura pas d’événement, précise-t-elle, il sera ouvert gratuitement au public.


Avec son enthousiasme habituel, Mme Delage mentionne qu’il s’agit d’un projet « assez unique, innovateur. Ça va devenir très populaire et très utilisé. » L’Abri-bois peut accueillir plusieurs centaines de personnes.

Francine Chouinard, éprouvée par la vie

Francine Chouinard était ce genre de femme adepte de la compartimentation. Épreuves après épreuves, elle réussissait, comme elle le dit si bien, à mettre ça dans un tiroir et le refermer. Mais ce qui devait arriver c’est malheureusement produit le jour fatidique où tous les tiroirs ont sauté simultanément, la plongeant dans une sévère dépression. Heureusement, elle a eu de l’aide et les gens de Virage Santé mentale lui ont donné un coup de main à se rebâtir.

Fière du travail accompli, elle racontait son histoire à une vingtaine de personnes réunies au point de service d’East Angus, dans le cadre de la Semaine de la santé mentale. À l’époque, demeurant à la campagne avec son conjoint, le couple avait convenu que ce serait l’homme qui travaillerait et Mme Chouinard demeurerait à la maison. La campagne attire son lot de visiteurs de fait que la maison était à peu près toujours remplie toutes les fins de semaine et même que certains y allaient passer leurs vacances. Francine travaillait fort à bien recevoir son monde, même un peu trop bien, jusqu’au moment d’un épuisement faisant en sorte qu’elle s’est retrouvée à la Maison St-Vincent à Sherbrooke. Tellement fatiguée qu’elle avait interdit son conjoint de dire aux enfants et aux proches où elle était. « J’ai été à l’hôpital pendant 21 jours. J’avais assez de visite chez nous que j’ai dit à mon mari que je n’en voulais pas. Les 11 premiers jours, j’ai mangé et dormi. Le psychiatre m’a dit qu’il fallait que j’apprenne à m’aimer. J’ai appris des affaires qui fallait que j’apprenne à dire non dans la vie. Il fallait que j’apprenne à me donner du temps sans me sentir coupable. »

Préposée aux bénéficiaires, Mme Chouinard a été victime d’un accident de travail qui l’amènera à faire un long combat juridique concernant cet événement. « J’ai perdu à cause d’un retard. Mais j’ai gagné en confiance en moi. J’ai appris à prendre ma place à cause de cette épreuve. J’ai tout été acquérir ça. L’autre partie a peut-être gagné, mais moi j’ai gagné plus. »
Mme Chouinard était du genre à s’occuper de tout le monde. Atteinte d’alzheimer, sa mère se retrouve au foyer à Weedon et au cours de cette période, son père tombe malade et décède. Elle prend les choses en main alors que son conjoint travaillait dans le nord. « Pas le temps de gérer les émotions, je mets ça dans un tiroir. » Quelques années plus tard, sa mère décède. Mme Chouinard l’a accompagnée pendant 10 jours et 9 nuits. « Après le décès de ma mère, mon monde s’est écroulé. Là, j’avais plus de repères. Là, les tiroirs ont sauté. Tout ce que je n’ai pas eu le temps de vivre, de pleurer, c’est sorti. À partir de là, j’ai eu la chance d’avoir Virage Santé mentale. Mon médecin m’a dirigé vers l’organisme faire un suivi de deuil individuel. J’ai eu la chance d’avoir Mme Pauline. J’ai fait le suivi pendant trois ans. Je ne me sentais pas prête à quitter, j’ai continué un petit bout en groupe.

Francine Chouinard a appris à se connaître et à prendre conscience de ses limites à travers plusieurs épreuves. Les gens de Virage Santé mentale lui ont apporté l’aide nécessaire pour en ressortir plus forte.


Virage, c’est des gens accueillants, des gens sensibles, surtout des gens compétents, compatissants. Si je n’avais pas eu Virage Santé mentale, je sais pas où je serais. » La voix étranglée par l’émotion, elle ajoute : «aujourd’hui je suis correcte, Mme Pauline m’a dit n’importe quand, quand tu en sentiras le besoin, ça m’a rassurée. N’hésitez pas à aller chercher de l’aide. En plus, dans le HSF, c’est gratuit. »

Le CSEP souligne l’effort de ses finissants

Nous apercevons sur la photo de gauche à droite à l’avant, Marie-Eve Quirion, Tina Mathieu et Nawel Amokrane. Sur la seconde rangée, Louise Touchette, Yan Breton, Nicole Bernier et à l’arrière Sandra Veilleux, André Boutin, Lyne Provencher et Michele Lepitre.

Le Centre de services éducatifs populaires du Haut-Saint-François (CSEP) a innové en tenant pour la première fois, un cocktail auquel participaient plusieurs usagers. On a profité de l’occasion pour remettre des certificats de reconnaissances à 16 finissants qui ont cheminé au cours de la dernière année.


Nawel Amokrane, directrice du CSEP, et Louise Touchette, responsable de la formation, mentionnent qu’il s’agit d’une petite tape dans le dos visant à souligner les efforts déployés et le travail accompli par les étudiants. Certains ont complété leur apprentissage et s’apprêtent à retourner à l’école alors que d’autres feront leur entrée sur le marché du travail et quelques-uns poursuivront leur apprentissage en septembre prochain. Bienveillance, motivation, résilience, dynamisme, efficacité, persévérance, dépassement sont des mots attribués et définissant chacune des personnes lors de la remise des certificats.


Le CSEP est en mesure d’aider les participants à développer leur autonomie, à améliorer leur français et leur mathématique de base, à évoluer dans leur emploi, à effectuer un retour aux études et développer des compétences comme à comprendre un document, appliquer une posologie, rechercher de l’information, gérer un budget et autres.
L’initiative des intervenantes est fort appréciée des participants. « C’est une belle surprise. Ça fait du bien. Ça nous encourage à continuer », de mentionner quelques finissants. Nicole Bernier, conseillère municipale, a remis un cadeau à chacun des étudiants présents au nom de la municipalité de East Angus.

Usinage Marcotte s’installe à East Angus

Les travaux de construction du bâtiment qui abritera Usinage Marcotte sont en cours.

Le parc industriel d’East Angus s’enrichit d’une entreprise additionnelle, Usinage Marcotte. Installée en location à Westbury, l’entreprise a entamé la construction d’un bâtiment de 14 070 pi2 qui apportera avec elle une douzaine d’employés.


Ghislain Fournier, chargé de projet chez Usinage Marcotte, attribue la décision à divers facteurs comme « des petits points de circulation, la shop n’était pas adaptée vraiment à nos besoins. » En location depuis bientôt deux ans, les responsables ont constaté qu’il y avait sur place une main-d’œuvre compétente et efficace, « mais pour établir notre production ici en Estrie, on a visité quelques terrains et la Ville de East Angus nous semblait appropriée. » M. Fournier ajoute que le souhait était de demeurer dans le secteur puisque la moitié de la main-d’œuvre provient du milieu. « On voulait garder nos employés qu’on avait déjà, c’est pour ça qu’on s’en est allé à East Angus. » Il ajoute que l’accessibilité au gaz naturel constituait également un atout.
L’entreprise installée à Westbury procure du travail à une douzaine de personnes. Par la nouvelle construction, on souhaite accroître la production et augmenter le personnel à une vingtaine de travailleurs au cours de la prochaine année. Si tout va bien, Usinage Marcotte devrait s’installer dans son nouveau bâtiment vers la mi-novembre. Mentionnons que l’entreprise possède quatre bâtiments à Val-d’Or et procure du travail à une soixantaine de personnes en incluant les travailleurs d’ici. Elle fait de la fabrication en acier, des structures, convoyeurs, ponts roulants et autres. « Mais on est surtout manufacturier de foreuses au diamant. » Cette dernière œuvre principalement dans le secteur de l’exploitation minière, agricole et forestière. David Fournier, directeur général de la Ville de East Angus, est particulièrement fier de l’implantation de l’entreprise dans le parc industriel. « On est chanceux que l’entreprise demeure dans le Haut-Saint-François. Cette annonce vient consolider le parc industriel. » La nouvelle construction s’ajoute au récent projet d’agrandissement, maintenant complété, de Highwater Hose Inc., fabricant de boyaux d’arrosage en caoutchouc de haute performance pour les casernes de pompier. Quant à la municipalité, elle s’est portée acquéreur du bâtiment abritant le transporteur Transdev et devrait prendre possession en mai 2020. Transdev pourra utiliser l’espace jusqu’au 30 juin, passé cette date, il devra trouver un nouveau local. M. Fournier mentionne qu’un bâtiment dans le parc industriel serait disponible et souhaite rencontrer les responsables pour en discuter. Pour sa part, la municipalité désire aménager ce qui deviendra le garage municipal au cours de 2020. Les travaux pourraient atteindre 800 000 $, selon les subventions disponibles, précise le directeur général.

Westbury
Usinage Marcotte est installée au 150, route 112, à Westbury. Son départ ne laissera pas le propriétaire du bâtiment, Yves Côté, sans locataire bien longtemps. Ce dernier mentionnait qu’une entreprise comptant une trentaine d’employés devrait s’y installer prochainement. Il ne pouvait dévoiler le nom de cette dernière puisqu’il restait quelques détails à régler. M. Côté souhaite lotir les quelque 30 hectares qu’il possède derrière son bâtiment pour y accueillir éventuellement des commerces ou industries.

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