Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.

Valoris présente son plan de redressement aux élus

Nous apercevons Robert Roy, vice-président, Steve Lussier, président, et Denis Gélinas, directeur général de Valoris, présentant le plan de redressement.

La direction de Valoris, Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles, a rencontré la presse régionale au lendemain de la présentation du plan de redressement 2019-2020 aux élus de Sherbrooke et des municipalités du Haut-Saint-François. Les responsables ont respecté le huis clos demandé aux municipalités de sorte que peu de choses émanent de la rencontre, si ce n’est de grands principes comme augmenter les revenus, réduire les dépenses, trouver de nouveaux partenaires et que le plan devrait être adopté d’ici deux semaines.

« II devenait essentiel qu’on mette en place un plan pour redresser la situation financière. Le plan met en lumière les différents facteurs d’influence avec les forces, les faiblesses et les opportunités qui sont offertes à nous et les menaces du domaine d’affaires industriel » d’expliquer le président de Valoris, et maire de Sherbrooke, Steve Lussier. Rappelons que Valoris doit faire face à une dette de quelque 44 M$. D’ailleurs, 43 % de son budget de fonctionnement pour 2020 serviront essentiellement à ce remboursement. Selon le président, le plan de redressement est bâti de façon à rembourser les emprunts sans affecter la tarification des membres partenaires. Les municipalités membres paient 237 $ la tonne présentement qui passera à 241 $ en 2020 pour atteindre 245 $ en 2021.

Le président mentionne que le plan de redressement tourne autour de six champs d’activités, dont celui d’augmenter l’approvisionnement, trouver de nouveaux partenaires et obtenir la reconnaissance du gouvernement du Québec. « C’est pas fini, on va continuer d’aller de l’avant pour avoir nos reconnaissances gouvernementales qui doivent nous revenir de toute façon. » Une enveloppe de 1,476 M$ est consacrée pour mettre en place le plan de redressement qui a notamment pour « objectif d’opérer l’ensemble des lignes de tri sur une base de rentabilité financière ». M. Lussier n’a pas exclu la possibilité d’ajouter des ressources au besoin qui pourrait amener la régie à aller encore plus loin. Faisant référence aux municipalités membres, il précise « je me suis engagé à ce qu’on puisse moduler le plan de redressement une fois adopté, c’est un plan qui sera toujours en modulation, aucun problème pour s’améliorer, à aller encore plus loin. »

Sans fixer de date, M. Lussier manifeste sa hâte de déposer le plan de redressement au bureau du ministre responsable pour l’Estrie, François Bonnardel, « pour qu’il puisse en prendre connaissance. Nos redevances, nos compensations sont importantes pour qu’on puisse continuer les opérations de bonne façon et pour l’avenir. » Le directeur général, Denis Gélinas, insiste sur l’importance « d’avoir aussi droit à toutes les subventions et reconnaissances associées aux centres de tri qui sont accrédités entre autres dans le dossier de recyclage. On a entre 15 % et 30 % des matières qui sont facilement assimilables à ce qu’on peut retrouver dans le bac du recyclage. Donc, pourquoi n’aurait-on pas le droit au remboursement au même titre que tous les autres centres de tri à pratiquement entre 95 % et 98 % des frais d’opération. Ça viendrait diminuer nos dépenses. » Il en est de même, précise M. Gélinas, pour les programmes de subventions concernant les équipements auxquels Valoris n’a pas droit.

Sensibilisation
Le vice-président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, mentionne qu’il y a une sensibilisation à faire auprès des gens à utiliser le bon bac pour les matières. Il précise que 65 % des matières du bac noir sont valorisables. On y retrouve pas moins de 15 % qui sont recyclables et 50 % putrescibles. D’autre part, il ne semble guère inquiet quant au volume de déchets susceptibles d’être acheminés chez Valoris. « Il y en aura toujours des déchets, sinon on va se tourner vers autre chose. » M. Gélinas ajoute que « selon les dernières données de Recyc-Québec, nous avons 4,7 millions de tonnes de déchets générés par la population du Québec. On est loin du zéro déchet. Ici, c’est un site moderne, on a de la place pour l’agrandir. Notre objectif n’est pas d’enfouir, mais de se donner la place pour enfouir. Si les gens mettent la bonne matière dans le bon bac, ce sera un beau problème. Nos machines vont trier ce que nous leur demanderons de trier. Nous changerons la vocation de la ligne et établir une rentabilité en fonction de ça. Valoris c’est bien plus qu’enfouir »

Réaction
La mairesse de Cookshire-Eaton qui avait réclamé un plan de redressement s’en tient au huis clos et refuse d’émettre le moindre commentaire. Sans vouloir commenter le plan, elle admet « oui, ils ont travaillé fort. Je reconnais le travail qui a été fait. » Quant savoir si elle est satisfaite, elle laisse tomber un « oui » après un moment d’hésitation.

Découvrez les recettes de Carole

Carole Blais est visiblement heureuse derrière ses chaudrons.

Elle se prétend pas meilleure cuisinière que les autres et c’est sans prétention que Carole Blais d’East Angus a procédé récemment, au lancement de son livre de recettes. « Ça fait longtemps que j’y pensais. Je l’ai écrit pour se souvenir des recettes, faut que ça reste », dit-elle.

Maintenant à la retraite, Mme Blais a mis la touche finale à son projet amorcé en janvier 2014. Le livre dévoile les secrets de plus de 200 recettes qu’elle affirme avoir presque toute effectuées. « Ce ne sont pas des recettes que j’ai inventées, mais qui m’ont été transmises par les gens chez qui j’ai travaillé, soit mesdames Thérèse Bureau, Lucille Fréchette, Thérèse Aubin de l’Hôtel Aubin, Luce Coulombe du Café Angus et de ma mère. » Mme Blais mentionne avoir été initiée par sa mère à l’art culinaire dès 8 ou 9 ans.

 Elle m’a laissé faire mon premier gâteau seule; bien sûr, j’avais oublié la poudre à pâte », dit-elle en riant. Passionnée par l’art culinaire, Carole Blais mentionne que l’idée de faire lui est venue lorsqu’elle gardait ses petites nièces. « Elles aimaient beaucoup mes crêpes et bien d’autres mets et desserts. Je voulais leur laisser un héritage et depuis, est arrivé mon petit-fils, Madison, une raison de plus pour aller de l’avant avec mon projet. » Le livre contient plus de 200 recettes en débutant par les entrées, les salades, les soupes, les plats principaux, les muffins, les desserts, les biscuits, les sucreries. On y retrouve également les sauces, les vinaigrettes et autres.

Quelques recettes sont également illustrées à l’intérieur du livre.
En fait, celle qui a œuvré pendant plusieurs années comme cuisinière avant de bifurquer vers le secrétariat est heureuse d’avoir réalisé son projet. « Ce livre se veut un hommage à toutes ces femmes qui m’ont transmis le goût de cuisiner et, surtout, de partager ce savoir et d’accueillir des gens formidables à ma table. » Les personnes intéressées à se procurer son livre peuvent le faire en composant le 819 832-2170.

Marie-Claude Bibeau réélue

C’est entourée de ses proches et collaborateurs que la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, a appris que les électeurs lui faisaient confiance pour un second mandat.

La députée sortante de Compton-Stanstead, représentant le Parti libéral du Canada, Marie-Claude Bibeau, et son équipe étaient tout sourire au terme d’une longue soirée d’élection du 21 octobre dernier. C’est par une confortable majorité de plus de 3 000 voix aux dépens de son plus proche rival, le candidat du Bloc Québécois, David Benoit, que l’ancienne ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire a été réélue.

En début de soirée, la tension était palpable dans l’entourage de Mme Bibeau. Mais rapidement, elle a pris l’avance, creusant un écart tout au long de la soirée, ce qui a contribué à détendre l’atmosphère et ramener le sourire sur les visages. Toutefois, ce n’est que vers 23 h 45 que Mme Bibeau a été proclamée réélue, ce qui a été accueilli par une salve d’applaudissements de ses proches et partisans réunis au Pub Le Lion d’Or secteur Lennoxville à Sherbrooke.

Fière du travail accompli, Mme Bibeau tenait à être entourée de son équipe au moment de s’adresser à la presse. « On a travaillé tellement fort avec une équipe extraordinaire. On n’a rien pris pour acquis, on savait que ça pouvait tourner de côté du jour au lendemain. On a été présents sur le terrain durant quatre ans, on n’a pas commencé il y a six semaines et ce soir, j’apprécie que les gens de Compton-Stanstead me fassent encore confiance. »

À l’aube d’entamer un second mandat, Mme Bibeau se montrait guère inquiétée d’œuvrer au sein d’un gouvernement minoritaire. « Ça fait de la peine de perdre des collègues que j’aime beaucoup, mais les Canadiens ont décidé qu’ils voulaient continuer d’aller de l’avant avec un gouvernement libéral, un gouvernement progressiste. C’est bon de savoir qu’on va pouvoir continuer à travailler pour l’environnement entre autres et pour plus d’équité sociale, ça me rassure », exprime-t-elle.

Quant à son avenir au sein du gouvernement Trudeau, Mme Bibeau soutient que cet aspect demeure à la discrétion du premier ministre. Toutefois, elle aimerait bien poursuivre comme ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. « J’adore travailler avec les gens, mais je suis avant tout la députée de Compton-Stanstead. C’est sûr que je vais continuer à représenter ma région d’abord et avant tout et les régions du Québec de façon générale aussi avec une voix très, très forte parce c’est quelque chose qui me tient à cœur la vitalité de nos régions, les fermes familiales, c’est un rôle que je vais prendre très à cœur. »

Bloc
Une semaine avant la tenue des élections, le plus récent sondage donnait la libérale et le bloquiste au coude à coude. Au soir de l’élection, David Benoit était un peu déçu du résultat, mais « compte tenu du défi que j’avais à relever, je suis tout de même très, très satisfait. J’aurai causé des petites frousses aux libéraux dans Compton-Stanstead durant la campagne », lance-t-il. En guise de réconfort, M. Benoit fait remarquer la performance de sa formation politique sur la scène nationale et de son chef, Yves-François Blanchet.

Interrogé à savoir s’il songeait à se présenter à nouveau lors d’une prochaine campagne, étant donné que la durée de vie moyenne d’un gouvernement minoritaire est de 18 mois, M. Benoit dit avoir apprécié l’expérience, mais ne peut s’engager pour l’instant. « J’ai pas encore de décision prise par rapport à ça. On voit que le mouvement est bien vivant.

Je ne compte pas abandonner, depuis que j’ai 13 ans que je veux faire de la politique, je ne peux pas m’arrêter là. Ce n’est que partie remise, mais je ne peux pas m’engager à quoi que ce soit, là c’est sûr. » Mentionnons que Marie-Claude Bibeau a obtenu 37,3 % des voix comparativement à 32 % pour David Benoit.

Vert
Au terme des résultats, le candidat du Parti vert, ex-député néodémocrate dans Compton-Stanstead, Jean Rousseau, s’est dit déçu des résultats obtenus au niveau national et dans le comté. M. Rousseau n’avait pas caché son désir de récolter 10 % des votes exprimés. « Je suis déçu du bureau chef. Je comprends qu’on est un petit parti, mais on n’a pas eu le soutien pour nos comtés. » Interrogé à savoir s’il sera à nouveau sur les rangs dans une éventuelle élection, M. Rousseau rétorque : « moi, c’est pas du tout certain. Je n’en ai aucune idée. »

Rencontre pour le dossier de la route 112 : Les élus satisfaits

Rappelons que la réduction de la vitesse de 90 km/h à 70 km/h sur six kilomètres de la route 112 entre Ascot Corner et East Angus est une mesure provisoire. L’étude en cours portant sur la sécurité devrait être complétée au début de 2020.

Les maires et représentants des municipalités de Weedon, Dudswell, East Angus, Westbury, Ascot Corner ainsi que le préfet de la MRC du Haut-Saint-François sont sortis satisfaits de la rencontre convoquée par le député de Mégantic et adjoint parlementaire de la ministre des Affaires municipales, François Jacques, visant à faire le point sur le dossier de la route 112.

Responsables du MTQ Estrie et attachés politiques du ministre des Transports, François Bonnardel, participaient également à la rencontre.

« Au cours des dernières semaines, il y a eu plusieurs interventions médiatiques de divers intervenants concernant la baisse de limite de vitesse sur la route 112 entre Ascot Corner et Westbury. Il était important pour moi de réunir tous les élus impliqués afin de faire le point sur la situation. Il faut rappeler que la baisse de la limite de vitesse constitue une action à court terme afin de sécuriser le secteur, et qu’une étude complète du tronçon est actuellement effectuée afin de déterminer les actions à plus long terme qui pourraient être réalisées aux intersections et le long de la route 112 pour réduire les accidents », d’affirmer M. Jacques.

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, qui avait fait part de son mécontentement sur le fait de ne pas avoir été consultée avant la prise de décision du MTQ d’abaisser la vitesse de 90 km à 70 km/h sur le tronçon de 6 km jusqu’à l’entrée de sa municipalité, a eu droit à des excuses ainsi que les autres élus concernés de la part des gens du ministère. Ces derniers, d’expliquer Mme Boulanger, ont présenté un tableau de la section concernée de la route 112 indiquant les endroits et le nombre d’accidents survenus durant les dernières années. Ils ont rappelé qu’une étude était en cours et les conclusions seraient déposées au début de 2020.

Le maire de Westbury, Gray Forster, est satisfait de la rencontre ainsi que des mesures temporaires en vigueur. Il aurait même souhaité que la vitesse soit abaissée à 50/km à partir de l’Hôtel de Ville jusqu’à la bretelle de la 114.

Il mentionne que la sortie de l’Hôtel de Ville qui donne sur la route 112 est hasardeuse, particulièrement en saison estivale avec le marché public, dont l’horaire correspond aux heures de pointe de 16 h à 18 h 30. Par ailleurs, il constate que la réduction de la limite de vitesse a pour effet de dévier la circulation et augmenter le trafic sur le chemin Gosford et Townline. Il précise avoir demandé à la Sûreté du Québec du Haut-Saint-François d’être plus présente dans ces secteurs. Du côté d’East Angus, Mme Boulanger se dit satisfaite, mais ne cache pas sa crainte vis-à-vis l’arrivée de l’hiver. « Moi je veux que la circulation soit plus fluide. Quand ça ralentit, ça peut être dangereux. Moi j’appréhende l’hiver. » Une autre situation semble inquiéter Mme Boulanger. Elle mentionne avoir constaté que les automobilistes ont tendance à accélérer rapidement après avoir franchi le feu de circulation à l’angle de la 112 et Westbury tout près du restaurant McDonald’s. « Ça accélère rapidement. On dirait qu’ils (automobilistes) veulent reprendre le temps perdu. »

Du côté d’Ascot Corner, le conseiller Éric Mageau, ardent défenseur de la sécurité sur la route 112, se dit satisfait de la rencontre et des explications présentées par les intervenants. Il voit d’un bon œil le dévoilement de l’étude au début 2020 et semble confiant de la volonté des gens du ministère à intervenir rapidement. M. Mageau rappelle que l’objectif ultime que ce soit 70 km ou 90 km/h « est de pouvoir circuler en sécurité. »

Installation performance : La solitude à travers plusieurs médiums

À travers son installation performance, l’artiste Grégoire Ferland a été en mesure de faire vivre, voir, ressentir et entendre ce que représente l’état d’âme de la solitude.

La solitude, il y en a diverses sortes. L’artiste, Grégoire Ferland, a réussi avec une poignée de collaborateurs, à faire vivre, voir, ressentir et entendre ce que représente cet état d’âme à travers une installation performance qu’il a récemment présentée à son atelier d’East Angus. Une trentaine de personnes ont eu le privilège de vivre l’expérience hors de l’ordinaire.

L’artiste a expérimenté la solitude bien malgré lui. « Il y a la solitude imposée, le moment où une personne proche décède. Le vide arrive. Il n’y a plus personne dans la maison, plus personne dans la cuisine. Là, tu manges tout seul, c’est le silence, le vide. Moi, je n’avais jamais vécu ça. Après ça, dans le temps, il y a la solitude acceptée. Après des années et des années, je me dis, je suis capable de vivre tout seul. J’apprivoise mes secteurs et après, la solitude normale que tu vis. C’est un peu ça qu’on a développé. On a réuni cinq ou six personnes pour écrire des textes. Je voulais d’autres personnes qui ont vécu la solitude. Je voulais avoir d’autres idées. » Il n’y a pas d’âge pour la solitude, explique l’artiste. « La solitude, on la vit tous que ce soit en couple, l’ado dans la cave. C’est tout le monde et c’est normal. Pour certains, la solitude avait une dimension différente. J’ai regroupé tout ça. »

Le sculpteur, peintre et poète, a mis à contribution son installation artistique composée de cordes pour illustrer, visualiser dans un espace concret le thème Solus. « J’avais une installation de cordes que je m’étais servie. Dans ces cordes-là, ça fait des chambres, des murs, des boîtes. Je me suis dit : on va installer des danseurs qui vont interpréter les textes, qui vont être lus par des personnes », en occurrence Francine Lemay et Gérald Marquis. Les danseurs Amélie Lemay Choquette et Simon Durocher Gosselin ont transmis à travers les mouvements l’intensité et l’intemporel de la solitude. À cette grande fresque de performance, M. Ferland y a ajouté un autre médium, soit la peinture. Avec la participation du cinéaste, Sébastien Croteau, de L’Inconnu dans le noir, l’artiste hôte a projeté ses oeuvres sur les cordes offrant simultanément une autre dimension s’ouvrant sur un vaste éventail de significations. En guise d’introduction étaient projetés sur un mur divers extraits de reportages, bulletins de nouvelles et chansons mettant bien en contexte le thème de la solitude.
L’installation performance est le fruit de six mois de travail impliquant plusieurs personnes dont quelques collaborateurs pour la rédaction de textes. « C’était assez nouveau pour moi parce que je faisais toujours des expositions où tu es seul. Là, tu es avec un groupe, c’est différent. » Dévoué envers son art, l’artiste avait invité par le biais des médias sociaux les gens à assister gratuitement à la prestation. Supportant entièrement les coûts de cette production, l’artiste laisse tomber « je le fais par amour et passion. »

Les paroissiens de Johnville encore attachés à leur église

Nous apercevons quelques dignitaires s’apprêtant à découper le gâteau d’anniversaire. De gauche à droite, Mgr Donald Lapointe, l’abbé Gervais Giguère, le conseiller Mario Gendron, Michel Breault, Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, Sr Thérèse Bourque et Carmen Simard.

L’église Notre-Dame-de-la-Paix à Johnville signifie encore quelque chose pour les paroissiens puisqu’ils étaient plus de 200 à partager le repas à la salle communautaire afin de souligner le 100e anniversaire de la première célébration de la messe. Précédant le repas, ils étaient plus de 175 réunis dans le lieu de culte pour l’office célébré par Mgr Donald Lapointe, l’abbé Donald Thompson et le père Gervais Giguère.

À l’occasion du repas, Carmen Simard a présenté l’historique du lieu de célébration en mettant en évidence certaines dates charnières. On a également profité de l’occasion pour présenter un diaporama illustrant l’histoire de l’église ainsi que des anciens ayant joué un rôle significatif au cours de cette période. L’ambiance était à la fête et on a interprété des chansons à répondre d’autrefois. Les plus jeunes ont également mis la main à la pâte en dansant des quadrilles. Tous se sont remémoré de beaux moments.

actualite

Projet de serres de cannabis médicinal : Weedon interpelle les partis politiques

Le maire de Weedon, Richard Tanguay, s’invite dans la présente campagne électorale. En s’appuyant sur le projet de serres de cannabis médicinal de l’entreprise MYM Nutraceuticals qui est au point mort et toujours dans l’attente d’un permis d’exploitation de Santé Canada. M. Tanguay demande aux divers partis politiques ce qu’ils proposent pour mieux accompagner et supporter les petites municipalités rurales, considérant les problématiques de dévitalisation, de vieillissement de la population et de pénurie de main-d’œuvre.

Dans un communiqué de presse, le maire de Weedon rappelle que le projet de MYM Nutraceuticals et les investissements projetés de plus de 200 M$ apportent une solution structurante pour la municipalité. À la suite de l’arrêt du chantier de construction et au départ des gardes de sécurité, les bureaux locaux sont maintenant fermés et les employés régionaux furent congédiés. Le projet stagne depuis plusieurs mois, car la compagnie attend des réponses de Santé Canada en lien avec ses demandes de licences, explique-t-il.

Alors que le projet faisait rêver au départ, l’inquiétude remplace peu à peu l’espoir, « le cynisme s’implante, les gens voient que ça n’avance pas, ils sont désillusionnés, comme les élus et les employés. La communauté se démobilise et ça va être dur de se relever si ça ne fonctionne pas », d’exprimer le maire de Weedon.

La municipalité avait déjà interpellé le gouvernement fédéral en juillet dernier, apparemment sans grand succès. « Le gouvernement fédéral nous a complètement abandonnés. On nous répond toujours la même cassette, comme quoi c’est un dossier important et que le gouvernement le garde en tête. Concrètement, on ne nous aide pas, on ne nous accompagne pas, on ne communique pas avec nous », se désole M. Tanguay.

Un débat sans gagnant mais animé par moment

Même si le débat s’est déroulé dans le respect mutuel, il a donné lieu à quelques échanges animés.

Le débat auquel participaient six des sept candidats de la circonscription de Compton-Stanstead n’a pas permis d’établir de vainqueur. Sans surprise, la députée sortante, Marie-Claude Bibeau du Parti libéral, a été la cible des participants, mais il n’y a pas eu de K.O. Le débat s’est même animé lors- que les thématiques du développement économique et de l’agriculture ont été abordées.

Plus d’une cinquantaine de personnes s’étaient déplacées à la salle Jean-Hardy d’Ascot Corner pour assister au traditionnel débat organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François. Les candidats Marie-Claude Bibeau du Parti libéral, David Benoit du Bloc Québécois, Jessy Mc Neil du Parti conservateur, Paul Reed du Parti populaire du Canada, Jean Rousseau du Parti vert et Jonathan Therrien du Parti Rhinocéros participaient au débat. La candidate Naomie Mathieu Charette du Nouveau Parti démocratique était retenue à l’extérieur pour ses études.

Cinq thèmes ont été abordés au cours du débat soit les enjeux sociaux, le développement économique, l’agriculture, la mobilité et l’environnement. Après un temps de réponse minuté, les candidats pouvaient débattre sur chacun des thèmes abordés.

Le développement économique et l’agriculture ont donné lieu aux échanges les plus intenses de la soirée. En débat, c’est la députée sortante qui a lancé les hostilités en interpellant son opposant conservateur pour lui demander s’il était au fait que c’était son gouvernement, conservateur, en 2013, qui avait refusé les services de sécurité aéroportuaire à l’aéroport de Sherbrooke alors que la ville de Sherbrooke avait signé une entente avec une compagnie aérienne. « Je suis désolé de vous dire qu’on ne peut pas compter sur le Parti conservateur pour nous aider avec l’aéroport de Sherbrooke. » « Apparamment, on peut pas compter sur les libéraux non plus », de lancer du tac au tac, Jessy Mc Neil. « Vous avez eu 4 ans pour perdre votre temps. Je prends le dossier en main et je peux vous assurer que les choses vont aboutir. » La clé pour voir enfin les vols, c’est la signature d’une entente entre le propriétaire soit la corporation de l’aéroport de Sherbrooke et la ville de Sherbrooke avec une compagnie aérienne, de préciser Mme Bibeau alors que M. Mc  Neil rétorque que « la clé est 500 000 $ pour que le dossier aboutisse. » Le candidat Rousseau ajoute « la clé c’est pas ça du tout, c’est que la ville de Sherbrooke cède l’aéroport à la MRC du Haut-Saint-François et qu’elle développe elle-même son expertise. Les vols, ça ne marchera pas ça. Ça fait 35 ans qu’on travaille là-dessus et il y a rien qui se fait. » M. Benoit soutient que « ça prend une ville d’un certain format comme Sherbrooke qui soit capable de supporter l’évolution du projet jusqu’à ce qu’il soit rentable. » Dans un autre ordre d’idée, le candidat du Bloc s’est adressé à son opposant conservateur en lui reprochant que sa formation politique voulait mettre sur pied un ministère des régions rurales. « Vous êtes en train d’implanter une nouvelle patente au Québec alors qu’il en existe déjà. Vous allez décider d’une autre structure pour nous dire comment gérer notre propre argent. »

« On va aider les régions à mieux se développer, on donne des outils supplémentaires. On est pas là pour s’immiscer, mais pour appuyer les provinces », d’expliquer Jessy Mc Neil.

Au secteur agricole et à la question de savoir si les partis vont bonifier les programmes de gestion des risques d’entreprise (GRE) et indexer les budgets en fonction de la hausse des recettes monétaires, Marie-Claude Bibeau rappelle qu’en juillet dernier il a été convenu avec tous les ministres de l’Agriculture que le programme agri-stabilité notamment devait être une priorité et qu’il en serait question lors d’une rencontre d’ici les fêtes. Le Bloc propose de mousser la bonification de l’ensemble des programmes du secteur agricole, alors que le candidat conservateur adhère à la bonification des programmes GRE en soutenant que les producteurs agricoles ont besoin de stabilité. Le candidat du PPC est en faveur de l’abolition de toutes formes de subvention qui ont pour effet d’éliminer la possibilité que de meilleures solutions soient créées en provenance du privé. En débat, le ton a rapidement monté autour de la question de la gestion de l’offre, les candidats reprochant à Mme Bibeau et son gouvernement d’avoir abandonné les producteurs agricoles. Elle reconnaît que ça été difficile, mais rappelle l’engagement du gouvernement à payer des compensations aux producteurs de lait, volaille, oeuf et aux transformateurs. Les candidats Benoit et Mc Neil reprochent au gouvernement de se traîner les pieds pour payer les producteurs. « Vous n’avez même pas été capable de faire les chèques en quatre ans », de lancer Jessy Mc Neil. Le candidat bloquiste ajoute que sa formation travaillerait à faire adopter une loi qui protégerait davantage l’agriculteur « pour qu’il n’y ait plus de brèche dans la gestion de l’offre. » Paul Reed rappelle que son parti préconise l’abolition à la gestion de l’offre considérant qu’il s’agit d’un système injuste envers les autres producteurs et l’ensemble de contribuables.

À la question portant sur la mobilité en milieu rural pour faciliter l’accès au travail et la façon de lutter contre la pauvreté et la précarité des femmes, les réponses sont variées. Le candidat conservateur propose l’internet haute vitesse partout sur le territoire et des programmes d’aide aux activités et à l’apprentissage. Le rôle de député, de mentionner Mme Bibeau, est d’accompagner les municipalités et organismes lorsqu’ils ont des projets. Elle rappelle que son gouvernement a mis en place un programme de 500 M$ pour les femmes entrepreneurs en plus d’avoir mis de l’avant plusieurs mesures sociales en leur faveur. Pour David Benoit, une façon de régler les écarts socio-économiques passe par le travail, le développement du transport en commun sur le territoire et l’internet accessible pour tous.

Au chapitre de l’environnement, les candidats ont été invités à proposer les mesures qu’ils entendent mettre de l’avant pour favoriser le recyclage, mais également la transformation des matières récupérées. Mme Bibeau rappelle que son gouvernement a investi dans la transition énergétique. Elle souligne que pour l’oléoduc, chaque dollar investi, le gouvernement en injecte 15 $ pour la transition énergétique. Elle ajoute que des investissements ont été effectués dans la science, la recherche, l’innovation et le développement. Jean Rousseau dit trouver aberrant qu’on parle d’investissement en environnement alors que l’on continue d’aider les compagnies pétrolières. » Pour le bloquiste, la production de l’hydro-électricité et le développement du transport en commun constituent des éléments importants pour un avenir vert. M. Mc Neil propose de prendre l’électricité du Québec et la traverser pancanadien tout en favorisant l’électrification des transports.

Au domaine des enjeux sociaux, il était demandé aux candidats leur stratégie pour consolider le logement social, communautaire et privé dans le comté. M. Rousseau précise que le programme de revenu minimum garanti pour un certain seuil pourra aider à défrayer le coût des logements ainsi qu’un programme pan canadien pour mettre à niveau les logements.

Pour sa part, M. Benoit soutient que les programmes du gouvernement en matière de logements sociaux ne tiennent pas compte de la réalité québécoise comme le programme déjà en place Accès logis. M. Mc Neil parle du programme d’accès à la propriété que son parti souhaite mettre en place par le biais de la SCHL ainsi qu’un programme de rénovation écoresponsable pour améliorer la qualité des logements et l’intention de nommer un ministre des Affaires rurales qui aura pour effet de rendre meilleur le développement des régions. M. Reed parle de réduction d’impôt et l’élimination de la gestion de l’offre qui apporteront plus d’argent dans les poches des contribuables. Mme Bibeau rappelle les allocations canadiennes aux enfants a permis de sortir 300 000 enfants de la pauvreté, a également bonifié le supplément de revenu garanti et toutes les mesures sociales ont permis de sortir plus de 900 000 personnes de la pauvreté. En termes de stratégie du logement social, la candidate libérale parle de 55 G$ investis sur un horizon de six ans. Enfin, mentionnons que le candidat Rhinocéros en a faire rire plus d’un avec des réponses loufoques selon les différents thèmes abordés au cours de la soirée.

Questions
Parmi les questions posées, Monique Scholz fait part de son cynisme envers la chose politique alors que les libéraux avaient promis la réforme électorale qui a été abandonnée en cours de route. Elle ajoute qu’il en est de même pour l’ensemble des partis politiques qui formulent « un paquet de promesses. On se demande si ça peut être vrai ou non », souligne-t-elle. Des producteurs agricoles ont demandé qu’elles étaient les mesures d’aide pour l’agriculture biologique et les formes d’aide pour les producteurs de lait de brebis, chèvre et autres aux prises avec les conflits commerciaux. Un citoyen, Jacques Gourde, a demandé pourquoi le gouvernement avait payé pratiquement le maximum pour l’achat de l’oléoduc.

Jessy Mc Neil ; Quatre engagements

Jessy Mc Neil, Parti conservateur

La sécurité des voies ferrées, l’internet haute vitesse accessible à tous, le développement de l’aéroport de Sherbrooke et l’agriculture sont les engagements fermes qu’entend mener à bien le candidat du parti conservateur Jessy Mc Neil.

Il précise que cela peut sembler peu élevé en termes de nombre, mais assure avec détermination qu’il ira jusqu’au bout pour les réaliser. Bien entendu, d’autres dossiers seront traités, mais les engagements énoncés sont fermes.

« Je veux sécuriser les gens par rapport au chemin de fer. Il passe à plein de place dans des petits villages et actuellement on n’a pas l’engagement clair de Transports Canada que les rails sont sécuritaires. » Soulignant que la voie ferrée peut être un actif important au développement économique, le candidat insiste pour dire qu’il s’agit avant tout d’une question de sécurité. Il déplore le fait que ce soit fréquemment des organisations citoyennes qui font les démarches pour obtenir des réponses ou actions. Il faut corriger et rendre les voies sécuritaires, insiste-t-il.

Le comté se définit par sa grande partie rurale et M. Mc Neil entend bien travailler à rendre l’internet haute vitesse accessible partout sur le territoire. « On est en 2020 et c’est inacceptable que les cellulaires ne fonctionnent pas dans certains endroits. » Il rappelle que sa formation politique « souhaite vraiment prioriser les régions » tout en soulignant que son chef, Andrew Scheer, en avait fait un engagement.

Le développement de l’aéroport de Sherbrooke s’inscrit dans les cartons du candidat. La raison pour laquelle le gouvernement conservateur n’a pas embarqué en 2013, explique Jessy Mc Neil, est dû au fait qu’il considérait le projet de 100 000 passagers annuellement était irréaliste. Les nouvelles données, précise-t-il, à 27 000 passagers par année, lui semblent plus réalistes et plus près d’une réalisation. Le coût de 500 000 $ pour concrétiser le tout ne semble pas faramineux aux yeux du candidat.

Le quatrième point, précise M. Mc Neil, est plus à l’étape de projet et touche le monde agricole. Il s’agit d’un incubateur avec la participation d’Énergir permettant d’accueillir le fumier et en retirer le méthane comme source d’énergie. « Les producteurs pourraient récupérer le fumier et l’utiliser pour leur culture. C’est innovant et ça génère de l’énergie », précise-t-il.

Le candidat rappelle les différents engagements de sa formation politique que ce soit des mesures d’aide auprès de personnes handicapées, des aînés, favoriser les familles qui ont besoin de coup de main pour des activités de leurs enfants, des programmes de rénovations écoresponsables, pour améliorer le parc immobilier avec un montant qui peut atteindre 3 600 $ par année. « Toutes des choses qui vont favoriser à mettre plus d’argent dans les poches des contribuables. » Il rappelle la volonté de son parti à nommer un ministre des affaires rurales « dans le but de donner la place qui revient à la ruralité. » Enfin, le candidat promet d’être « disponible à cent pour cent, prendre les dossiers et les amener à bon port. »

Marie-Claude Bibeau ; L’aéroport une priorité

Marie-Claude Bibeau, Parti libéral

Sans surprise, pour la députée sortante de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, l’aéroport de Sherbrooke « demeure une priorité régionale au niveau du développement économique. » Elle assure qu’il n’y a plus de blocage et que le rôle du fédéral en matière de sécurité aéroportuaire est rempli. Elle ajoute vouloir travailler à dénicher du financement additionnel une fois que la ville de Sherbrooke et la corporation de l’aéroport auront signé une entente avec un transporteur et que le plan d’affaires sera complété.

Mme Bibeau assure qu’elle travaillera d’arrache-pied pour que l’aéroport de Sherbrooke soit admissible au programme fédéral appelé Initiative pour les infrastructures régionales. Elle précise que l’aéroport de Sherbrooke a d’ailleurs déposé un projet qui est présentement en analyse.

Quant à Valoris, Mme Bibeau reconnaît qu’en matière de récupération, c’est davantage de juridiction provinciale et municipale. « Par contre, si le parc éco-industriel va de l’avant, là ça va être mon rôle de les accompagner, les entreprises, parce que là, il y a beaucoup d’opportunités. Avec un gouvernement libéral, on peut aider les entreprises qui sont dans le développement des technologies vertes. » Elle fait référence notamment aux opportunités de financement et de réduction d’impôt pouvant aller jusqu’à 50 % pour les entreprises qui vont développer de nouvelles technologies à zéro émission.

La protection des lacs est un autre aspect que Marie-Claude Bibeau mentionne lui tenir à cœur. Elle ajoute que l’allégement du guide des procédures à suivre pour les municipalités apporté par Transports Canada n’est qu’un début. « Le but est de donner aux municipalités des outils réglementaires qui vont leur permettre de contrôler la navigation sur leur lac en fonction de la réalité. »

Mme Bibeau soutient que le rôle de député est d’accompagner les leaders régionaux, « élus, entrepreneurs, bénévoles qui tiennent les associations communautaires à bout de bras. » Elle rappelle avoir mis en place une veille de projets afin d’aller chercher toutes les opportunités de financement qui peuvent leur venir en aide. « On a fait énormément d’accompagnement et même quand il y a des programmes qui sont près d’être développés, ça nous permet même d’influencer les critères de ces programmes-là pour que les gens de notre région puissent en bénéficier au maximum. »

La candidate précise jouer également un autre rôle d’accompagnement, cette fois auprès des citoyens concernant « des dossiers hautement à caractère humanitaire. On s’entend quand les citoyens viennent cogner à la porte de leur député, c’est vraiment qu’ils sont dans leur dernier retranchement, qu’ils vivent des situations difficiles. » Apporter l’aide nécessaire, recommander les personnes au bon service peut changer la vie de certains, exprime-t-elle.

Au secteur agricole, Mme Bibeau entend finaliser les compensations de tous les secteurs liés à la gestion de l’offre, lait, volaille et œufs. « C’est une priorité incontournable pour moi. » Elle rappelle également l’engagement de son gouvernement à revoir tous les programmes de gestion de risque.

Jean Rousseau met de l’argent sur la table

Jean Rousseau, Parti vert

Le candidat Jean Rousseau du Parti vert y va d’un engagement personnel dans le cadre de la présente campagne. Il s’engage à verser 25 % de son salaire net mensuellement pour venir en aide à des organismes ou personnes dans le besoin. «  C’est 2 000 $ tous les mois pendant toute la durée de mon mandat », d’exprimer M. Rousseau.

« Ça va peut-être me prendre une fondation pour le faire, mais il y aura une personne qui s’occupera de prendre les demandes. » Par ce geste, le candidat souhaite venir en aide aux gens dans le besoin, que ce soit des parents pour payer une inscription à leur enfant, pour payer le loyer, les banques alimentaires, les Centres d’action bénévole ou autres.

Parmi les engagements de comté, la gestion de l’offre arrive en tête de liste pour M. Rousseau. Il estime que les producteurs ont perdu lors des deux traités de libre-échange. « Je trouve épouvantable qu’on risque de perdre des fermes familiales, c’est une tradition. » Dans un autre ordre d’idée, le candidat fait part de la bonification du revenu minimum garanti applicable aux étudiants, les personnes âgées et les familles à faible revenu. Il inclut également la gratuité des études post secondaires jusqu’au baccalauréat.

M. Rousseau parle également d’électrification du transport en commun surtout dans la ruralité. « C’est carrément avoir des autobus zéro carbone. Ça permettrait d’améliorer nos émissions de gaz à effet de serre. »

Reconnaissant qu’il est parfois difficile de promouvoir la culture en milieu rural, le candidat propose de venir en aide à ce secteur d’activité en taxant « adéquatement les Netflix et Amazon de ce monde, autrement dit, tous ceux qui vendent des biens de consommation en ligne ou qui donnent des services en ligne. » Le candidat précise qu’entre 15 % et 25 % de ces revenus seront réinvestis dans la culture surtout au niveau régional.

Reconnaissant que les travailleurs étrangers temporaires font partie de la réalité dans le comté, M. Rousseau propose qu’ils soient intégrés plus facilement à la société. Il souhaite « éliminer la paperasse » pour que ce soit plus facile pour les employeurs et permettre aux travailleurs de revenir au même endroit l’année suivante. Mentionnant que cette façon de faire permettait de contrer la pénurie de main-d’œuvre, il en ajoute une autre s’adressant plus spécifiquement aux personnes retraitées. « On veut augmenter le seuil sur lequel seraient imposés les montants gagnés par les retraités. Le premier 15 000 $ qui serait gagné de plus que sa pension de vieillesse serait non imposable. Moi, je pense qu’à 65 ans, quand tu as une pension de 20 000 $, je pense que tu mérites le 15 000 $ supplémentaire amplement », d’exprimer M. Rousseau.

Le candidat souhaite également décrocher des fonds additionnels pour venir en aide aux municipalités notamment pour les usines d’épuration d’eau, protéger l’eau potable, précise-t-il. « On pense qu’il y a encore des municipalités qui ont besoin d’aide à ce niveau-là. C’est de plus en plus un souci d’avoir de l’eau potable. »

M. Rousseau invite les gens à voter pour le Parti vert « parce qu’on est le seul parti qui a un vrai programme pour faire face aux changements climatiques d’aujourd’hui. »

Naomie Mathieu Chauvette, environnement et agriculture

Naomie Mathieu Chauvette, NPD

Pour Naomie Mathieu Chauvette, candidate du Nouveau parti démocratique dans Compton-Stanstead, protection de l’environnement et développement de l’agriculture vont de pair. Elle entend multiplier les efforts pour stimuler ces secteurs qui ont de grandes affinités, estime-t-elle.

La candidate se dit soucieuse de contribuer à bâtir un environnement vert pour les générations à venir. Elle souhaite travailler à faire une transition énergétique vers des énergies vertes. Un premier pas, estime-t-elle, serait la réduction des gaz à effet de serre tout en favorisant les emplois verts, comme la construction de panneaux solaires et autres. En lien avec ce type d’emplois, elle souhaite stimuler la multiplication des marchés publics sur le territoire. « En plus de faire rouler l’économie locale, ça diminue les transports pour l’alimentation et permet aux consommateurs d’obtenir des produits frais dans leur assiette », d’exprimer Mme Mathieu Chauvette.

Dans la foulée environnementale, elle rappelle son opposition et celle de sa formation politique envers l’oléoduc. Elle ajoute que son parti favorise la rénovation écoénergétique des logements en apportant une attention particulière à l’utilisation de produits locaux de façon à éviter les transports.

Revenant sur l’agriculture, la candidate mentionne que « les libéraux ont brisé trois ententes commerciales qui ont coûté énormément cher à nos producteurs de Compton-Stanstead. Ce qui est dommage, c’est que les libéraux n’ont rien fait pour les indemniser. » Elle estime que le remboursement sur une période de 8 à 10 ans qui nécessitera deux à trois mandats est beaucoup trop long alors que les producteurs ont besoin d’aide maintenant. Elle rappelle que le NPD souhaite encourager les petites fermes et les marchés locaux pour assurer une pérennité et l’épanouissement de ces petites productions. D’un même souffle, elle ajoute que sa formation politique s’engage à protéger la gestion de l’offre pour les producteurs, les consommateurs tout en aidant la transition des fermes familiales par une réduction des taxes de transfert.

« On va investir dans les infrastructures de téléphone cellulaire et internet haute vitesse pour que tous les producteurs puissent avoir accès. Ça les prive d’avoir la technologie pour servir leur clientèle. »

Au domaine de la santé, Naomie Mathieu Chauvette considère que c’est un volet indispensable dans la vie, c’est « pas normal que des gens n’aient pas accès aux médicaments et aux soins nécessaires. La santé, c’est la base de tout. On veut l’assurance maladie partout au Canada, oui ça va coûter cher, mais à long terme, ça sera profitable pour les Canadiens et Canadiennes. »

Présentement aux études, Mme Mathieu Chauvette assure qu’elle sera disponible une fois élue. « Moi, je suis là pour me battre et défendre les principes. Je suis très dynamique et à l’écoute. Moi, je fais ça pour les bonnes choses, pas pour la popularité ou le pouvoir. »

David Benoit, l’agriculture en priorité

David Benoit, Bloc Québécois

Il est clair pour David Benoit et son parti le Bloc Québécois que les agriculteurs sont une priorité. Il rappelle l’engagement de sa formation politique à ne soutenir aucun budget tant que les crédits pour les compensations financières ne seront pas versés aux producteurs touchés par la brèche dans la gestion de l’offre. « On a eu des promesses du Parti libéral, mais l’argent n’est pas encore là. Nous autres, on veut s’assurer que dans un budget, l’argent soit sur la table. »

M. Benoit précise que son parti entend pousser une loi interdisant toute brèche dans la gestion de l’offre. « On veut que ça ne se reproduise plus. On n’aurait pas à mettre de l’argent en compensation si on avait protégé notre système de gestion de l’offre », précise-t-il.

« La sécurité ferroviaire, il est hors de question qu’on laisse les choses aller. Ça s’est encore dégradé. Il n’y a absolument rien qui a été fait. Est-ce qu’on attend un autre déraillement de train ? » M. Benoit trouve anormal qu’un regroupement de citoyens pour la sécurité ferroviaire soit contraint de faire des menaces judiciaires « pour que le ministre Marc Garneau bouge. » Le candidat assure que le bloc va intervenir pour forcer le gouvernement à prendre ses responsabilités et s’assurer de la bonne qualité des rails au Québec.

Sur la scène locale, le candidat dit garder un œil sur l’évolution du dossier de construction de serres de cannabis médicinal à Weedon. « Il y a énormément de financement qui a été fait. Laisser la situation périr ce n’est pas envisageable. Il est clair que je veux travailler en partenariat pour voir qu’est-ce qu’on peut faire pour que ça débloque, qu’est-ce qu’on peut faire pour la municipalité, la région pour que le projet aille de l’avant. »

Au chapitre du développement économique, M. Benoit qualifie d’aberrant le fait qu’il n’y ait pas de réseau de cellulaire ou internet adéquat sur le territoire. « Si on veut éviter les écarts entre les grands centres et les régions, ça passe en grande partie grâce à ça. Si on veut que l’économie prolifère et que les entreprises puissent s’épanouir, ça passe par ça. Si on veut avoir de l’information de qualité, ça passe également par un internet décent. » Il mentionne que le bloc préconiserait la création d’un CRTC québécois, le CQRT, « c’est-à-dire laisser un organisme indépendant gérer les télécommunications au Québec pour les besoins des Québécois. »

Le candidat rappelle la volonté d’empêcher le fédéral de s’immiscer dans les affaires provinciales. Il soulève à titre d’exemple la Loi 21 portant sur la laïcité de l’état incluant le port des signes religieux au Québec. « On veut s’assurer que le fédéral s’occupe de leurs champs de compétence et laisse le Québec décider des leurs en toute quiétude sans utiliser l’argent de la population du Québec. M. Benoit dit trouver aberrant que le gouvernement canadien prenne de l’argent public appartenant aux Québécois pour contester les lois du Québec.

Faisant appel aux électeurs, M. Benoit soutient qu’il est le seul à travailler exclusivement pour les intérêts des Québécois. Les autres candidats, précise-t-il, des autres formations politiques, devront à un moment ou un autre se plier à la ligne du parti qui pourrait aller dans le sens contraire des intérêts québécois.

Paul Reed, équitabilité pour tous

Paul Reed, Parti populaire du Canada

Le candidat du Parti populaire du Canada, Paul Reed, n’y va pas d’engagement particulier pour le comté de Compton-Stanstead puisqu’il soutient que les intérêts des citoyens sont les mêmes que pour l’ensemble du Canada. Il ajoute que la plateforme dans laquelle on retrouve une approche équitable et responsable correspond aux besoins de chacun des Canadiens.

Le candidat rappelle que sa formation politique préconise de couper les subventions aux entreprises. L’argent récupéré permettra entre autres à équilibrer le budget d’ici deux ans et par conséquent apporter davantage d’argent dans les poches des contribuables. M. Reed souligne que les subventions « créent de l’injustice dans notre système en plus d’augmenter l’endettement » se traduisant par de l’inflation et des augmentations de taxes. « Tous les autres partis sont prêts à dépenser de l’argent que nous n’avons pas. Nous, on prend ça au sérieux. »

Pour le candidat, la réduction de la taille de l’état fédéral en retournant des pouvoirs aux provinces semble être une avenue judicieuse. « Quand les problèmes sont gérés à un niveau local, les gens peuvent apporter des solutions régionales. Le transfert aux provinces permet de gérer leurs problèmes à leur façon. Ça ne sera pas au gouvernement fédéral de dire aux provinces quoi faire pour recevoir de l’argent du fédéral. »

Quant aux projets plus spécifiques au comté, M. Reed soutient que ce n’est pas au gouvernement fédéral de dire quoi faire. « Le gouvernement fédéral ne devrait pas s’ingérer et investir l’argent des contribuables dans des projets à sa guise. Les citoyens doivent choisir les projets qui sont importants pour eux et trouver des projets durables qui vont s’autofinancer ou financés par le privé. Le rôle du gouvernement devrait se limiter à l’élimination des barrières administratives favorisant la réalisation du projet. » Pour le candidat, la façon d’être équitable envers toutes les régions, c’est d’arrêter les subventions et de choisir quels projets vont voir le jour et quels ne le verront pas. M. Reed mentionne que plusieurs dossiers dans lesquels le gouvernement a apporté de l’aide se traduisent par de pures pertes financières.

Un engagement significatif qui touche plusieurs producteurs agricoles du comté est l’abolition de la gestion de l’offre. En soulignant que seulement 10 % des agriculteurs bénéficient du programme, M. Reed le qualifie « d’injuste, qui revient à subventionner des grosses entreprises fermières avec l’argent qui vient de tous les citoyens. C’est un transfert de richesse vers les plus riches qui vient des plus pauvres. Cette façon de faire a des répercussions négatives sur les autres industries. Faut être équitable envers toutes les industries. »

Éliminer les subventions, équilibrer le budget permettra d’amener plus d’argent dans les poches des contribuables, estime M. Reed. « On préfère que les gens dépensent leur argent comme ils veulent plutôt que le gouvernement le prenne et le redistribue. » M. Reed invite les citoyens à consulter la plateforme de sa formation politique.

Réduction de la vitesse sur la route 112 : Déçue, East Angus s’interroge

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, ne croit pas que la réduction de la vitesse jusqu’aux portes de sa municipalité permettra de réduire les accidents et empresse les responsables à trouver une solution rapide.

Déçue de ne pas avoir été avisée de la décision du ministère des Transports du Québec région Estrie de réduire la vitesse de 90 à 70/km sur un tronçon de la route 112 d’Ascot Corner jusqu’à la porte d’East Angus, la mairesse Lyne Boulanger est d’avis que cette mesure, temporaire, créera d’autres problèmes et empresse les intervenants à trouver une solution rapidement.

Mme Boulanger déplore n’avoir jamais été consultée avant cette prise de décision. Elle mentionne avoir écrit au ministre des Transports, François Bonnardel, le 19 septembre dernier, et être toujours dans l’attente d’une réponse. « Les représentants du ministère des Transports peuvent bien confirmer que l’implantation d’une zone de 70 km/h sur un peu plus de 6 km entre Ascot Corner et Westbury/East Angus ajoute que quelques secondes de plus de route pour les usagers, mais nous savons tous très bien que cette solution temporaire n’améliora pas la situation et ne réduira pas le nombre d’accidents sur la route 112. Cette décision est seulement une réponse au triste accident survenu le 2 septembre dernier près de l’intersection du chemin Paul », précise Mme Boulanger.

Elle ajoute que la municipalité a reçu plusieurs plaintes de citoyens d’East Angus. Les élus, indique-t-elle, pressent le gouvernement du Québec de prendre dès maintenant des engagements clairs afin d’améliorer réellement la sécurité des usagers de la route 112 entre Sherbrooke et Westbury/East Angus. Elle ajoute que « la route 112 est l’accès rapide à plusieurs municipalités dans la MRC du Haut-Saint-François. La réduction de la vitesse est un élément supplémentaire qui réduit les possibilités au développement économique et résidentiel et cela n’est pas seulement pour East Angus, mais également pour les autres municipalités du Haut-Saint-François. Aujourd’hui, tout va très vite et le temps est compté. »

Mme Boulanger rappelle qu’il est important de connaître rapidement les actions que le gouvernement entreprendra afin d’améliorer concrètement la sécurité sur la route 112, tout en précisant que selon l’avis de plusieurs, cela ne passe pas par la réduction de la vitesse.

Le CJE, un apport indéniable

Une soixantaine de personnes, participants et anciens, collaborateurs, partenaires, ont souligné le 20e anniversaire du Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François dans le cadre d’un 5 à 7 qui se déroulait, la semaine dernière, au Centre communautaire de Dudswell.

L’ambiance était à la fête et aux retrouvailles pour certains. Des gens de la première heure étaient sur place se rappelant de nombreux souvenirs. Les participants ont eu l’opportunité d’échanger en savourant des produits du terroir accompagnés de bières provenant de la Brasserie 11 comtés. Le maître-brasseur Mathieu Garceau-Tremblay animait la dégustation.

Au cours de la rencontre, on a présenté une capsule mettant en vedette des personnes ayant contribué au développement de la ressource. Le premier coordonnateur Christian Gauthier a rappelé les balbutiements de l’organisme. Des anciens employés, Rémi Vachon et Renée-Claude-Leroux ont abordé leur passage au CJE et le tremplin qu’il a constitué que ce soit au niveau professionnel ou autres. Gilles Denis, homme d’affaires bien connu dans le milieu, Claudia Beauregard, femme d’affaires ayant eu recours aux services du CJE, Martial Gaudreau, directeur général de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Cyntia Blais, qui a effectué un retour aux études avec l’aide de l’organisme, ont témoigné de la contribution du CJE à divers niveaux. Le préfet suppléant, Richard Tanguay, ainsi qu’Emmanuel Sfiligoi, attaché politique du député de Mégantic, François Jacques, ont souligné l’apport du CJE dans la communauté tout en leur souhaitant une longue vie.

Les consultations complétées, on prépare le rapport final pour l’agrandissement du LET

Nous apercevons des citoyens se livrant à un exercice, inscrivant sur une feuille les façons qui leur semblent efficaces pour diffuser l’information dans le milieu.

L’atelier du 25 septembre portant sur les communications, l’implication sociale et le volet économique marquait la dernière séance publique de consultation concernant l’agrandissement du Lieu d’enfouissement technique (LET) à Bury. Les responsables de Valoris sont maintenant à rédiger le rapport final qui sera présenté aux citoyens lors d’une rencontre publique.

Dans le dernier atelier auquel participaient quelque 25 personnes, on a abordé la communication et les types de communications. Les participants se sont regroupés en équipes pour inscrire sur une feuille les différentes façons qui leur semblaient appropriées pour transmettre l’information et diverses initiatives communautaires faisant en sorte que les gens puissent se l’approprier. Atelier de cuisines, tournoi de golf, projet de parc sont diverses suggestions proposées. Dans le bloc 4, Jean-Jacques Caron, directeur du projet d’agrandissement du LET, a présenté trois scénarios mettant en évidence les coûts du projet d’agrandissement. Les montants avancés s’appliquent essentiellement sur le LET et ne tiennent pas compte de l’ensemble des opérations de Valoris. En tenant compte d’un tonnage annuel de 99 500 tonnes, le scénario 1 prévoit des coûts variant entre 41 $ et 45 $ la tonne pour un site dont la hauteur d’enfouissement maximale est de 34 mètres. Sa durée de vie est évaluée à 54 ans. Toujours avec le même tonnage annuel, le scénario 2 prévoit des coûts variant entre 52 $ et 56 $ la tonne pour une hauteur maximale du site de 24 mètres avec une durée de vie de 38 ans. Le troisième scénario prévoit un coût total variant entre 62 $ et 65 $ pour une hauteur d’enfouissement maximale à 14 mètres pour une durée de vie de 29 ans. À noter que le coût varie de façon proportionnelle avec la hauteur du site d’enfouissement, qui lui a un impact sur la durée de vie.

Du côté de Valoris, on indique que les personnes n’ayant pu prendre part aux rencontres peuvent encore donner leur opinion et participer à la version en ligne des ateliers jusqu’à la fin du mois d’octobre. On assure que les commentaires seront inclus dans le rapport. Les vidéos des rencontres publiques sont disponibles sur la chaîne YouTube. Il en est de même pour tous les documents liés à la démarche qui se retrouvent sur le site web dédié à l’agrandissement au http://letvaloris.com.

Dans un communiqué de presse, on mentionne que le rapport des rencontres est en cours et que celui-ci doit être validé. Pour ce faire, on demandera l’aide de citoyens qui ont cheminé tout au long de la démarche amorcée en février dernier. Ce rapport sera inclus dans l’étude d’impact sur l’environnement qui est en préparation par la firme mandatée par Valoris. L’étude doit être remise au ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques d’ici la fin de l’année. L’étape suivante avec les citoyens sera avec le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

Le président de Valoris et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, se dit « très fier de ce que l’équipe de Valoris a accompli depuis février dernier. C’est assez incroyable ce qui a été fait. L’atmosphère a complètement changé. Nous sommes passés d’un climat d’affrontement et de méfiance à un lieu d’échange, de collaboration et de respect mutuel. » M. Lussier remercie les citoyens qui se sont prêtés à l’exercice. Ce dernier ajoute que la tâche n’est pas terminée pour autant et que les efforts se poursuivent pour obtenir l’agrandissement du LET.

« L’information recueillie pendant les ateliers est d’une grande richesse pour nous. En plus de nous aider à améliorer les éléments techniques, elle nous aide à identifier certaines préoccupations et problématiques en lien avec la gestion de matières résiduelles. » Denis Gélinas, directeur général par intérim chez Valoris, poursuit en rappelant que de produire des déchets comporte un coût monétaire et environnemental.

M. Caron complète en soutenant que « le rapport des rencontres contiendra des suggestions à mettre en place pour atténuer les impacts de l’agrandissement sur l’environnement, mais aussi pour continuer à développer une relation harmonieuse avec la communauté. »

Une constellation de retombées positives

Que ce soit auprès des jeunes ou moins jeunes, les soirées d’observation ont connu un franc succès auprès des participants.

Le Haut-Saint-François a la tête dans les étoiles et c’est pour préserver ce plaisir, cette richesse à plusieurs niveaux, qu’il poursuit sa campagne de sensibilisation entamée depuis 2018. Première MRC à avoir entrepris pareille initiative, l’objectif est d’informer et sensibiliser la population à l’adoption de solutions d’éclairage extérieur respectueuses de la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic, tout en développant un sentiment d’appartenance envers cette richesse.

L’information et l’éducation sont la voie privilégiée dans la démarche. Plusieurs actions et outils sont mis de l’avant pour atteindre l’objectif. Parmi les outils et afin de faciliter un choix judicieux, on a préparé un dépliant mettant en évidence les grands principes de l’éclairage. Le document produit à plus de 3 000 exemplaires a été distribué dans le milieu soit dans les bureaux municipaux, les quincailleries du territoire, les bureaux d’accueil touristique ainsi qu’auprès de certains commerçants. On a également dressé une liste de luminaires conformes à la réglementation résidentielle, commerciale et institutionnelle, ainsi que les endroits où c’est possible de se les procurer. La MRC a également ajusté sa réglementation sur l’éclairage extérieur adapté à la technologie DEL. Une foule d’actions sont mises de l’avant pour atteindre l’objectif. Le milieu scolaire primaire et secondaire du territoire est aussi sensibilisé. Les élèves de l’école primaire Notre-Dame-du-Paradis à Dudswell ont eu l’opportunité de se familiariser sur le cherche-étoiles et l’observation du ciel nocturne dans le cadre d’un atelier-conférence. Dans cette foulée, se sont déroulées, au cours de l’été 2018-2019, sept soirées d’observation avec la collaboration du parc national du Mont-Mégantic et le Club des astronomes amateurs de Sherbrooke (CAAS). Les jeunes du service d’animation estivale (SAE) et des adultes entre autres à Ascot Corner, Cookshire-Eaton, East Angus, comme d’autres sur le territoire, ont eu l’occasion de découvrir et observer les étoiles et ses constellations.

Formation
Des formations données auprès des divers inspecteurs municipaux, électriciens, quincailliers et commerçants du territoire ont donné des résultats intéressants. Graphic Packaging à East Angus a modifié l’éclairage de son stationnement pour être plus respectueux du ciel étoilé, IGA Cookshire-Eaton se conforme à l’éclairage en plus de fermer les lumières la nuit. À Ascot Corner, la Pharmacie Familiprix éteint ses enseignes lumineuses la nuit. Au fait de la réglementation de protection du ciel étoilé, l’entreprise CJS Électrique accompagne les entreprises pour que leurs installations lumineuses soient conformes.

Le nouveau Café resto Le Grégoire à Cookshire-Eaton a fait l’acquisition de deux lampadaires de l’entreprise SOLIDel à Weedon, en respect des normes établies par le ciel étoilé.

La MRC a également procédé à l’aménagement d’une œuvre thématique sur le ciel étoilé. Elle est installée à la porte d’entrée du territoire en provenance de Sherbrooke soit à la hauteur du carrefour giratoire de la route 610 et 112. Mentionnons que le projet On préserve la réserve est retenu dans le cadre du Gala des prix d’excellence en environnement de l’Estrie, qui se déroulera en novembre prochain.

Route 112 d’Ascot Corner à Westbury : Réduction de la vitesse à 70 km/h

Deux croix sont installées aux abords de la route 112 où s’est produite la terrible tragédie qui a coûté la vie à Christophe Thivierge et Dominic Lemieux-Richard.

Le souhait du ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, à l’effet d’abaisser la vitesse à 70  km/h sur la route 112 entre Ascot Corner et Westbury, a été entendu par la direction du MTQ Estrie.


De passage dans la région le 16 septembre dernier, le ministre avait exprimé ce souhait. Une équipe avait été mandatée et la décision est tombée rapidement. Dès le 19 septembre, on pouvait lire des affiches indiquant que la vitesse sera réduite de 90 km à 70 km/h à compter du 1er octobre. Cette mesure s’appliquera du chemin Talbot à Ascot Corner jusqu’à la route 214 à Westbury.


Les panneaux sont apparus deux jours après la vigile de citoyens tenue à l’angle du chemin Paul et de la 112, endroit où est survenu le terrible accident mortel impliquant deux jeunes, Christophe Thivierge et Dominic Lemieux-Richard. Les parents des victimes, leurs proches et autres personnes ayant eu des accidents sur la route 112 participaient à la rencontre pour dénoncer la dangerosité de l’axe routier et réclamer une intervention rapide pour sécuriser de façon définitive l’endroit.


C’est avec émotion que les parents des victimes se sont adressés aux médias. Valérie Pelletier, mère de Christophe Thivierge, lance :  « Je sais que Christophe ferait la même démarche et se battrait pour que des changements soient apportés. Si la mort de nos garçons peut servir à protéger des familles dans l’avenir, ça sera ça », d’ajouter Claire Lemieux, mère de Dominic.


Les mères éplorées ont fait part de leur surprise d’apprendre que la route avait causé autant d’accidents. « Il est temps que l’on comprenne que l’action se doit d’être rapide. Il faut faire des changements. »


Éric Mageau, conseiller municipal au siège no 2 à Ascot Corner, admet que la démarche est douloureuse pour les personnes concernées. Il ajoute qu’elle permet de mettre des noms et des visages aux victimes d’accidents et de leurs proches. Ce ne sont pas que des statistiques pour les gens du ministère des Transports, souligne-t-il. Ce dernier précise que 102 accidents ont nécessité l’intervention de pinces de désincarcération depuis 2014 sur le tronçon de la route 112.


Satisfaite de la rapidité à laquelle le MTQ Estrie a répondu à la demande de diminuer la limite de vitesse, la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, souhaite que ce soit le début d’une intervention substantielle. « Ça, c’est la solution plasteur ». Elle rappelle que la municipalité a proposé plusieurs alternatives comme l’ajout d’un carrefour giratoire, l’installation de feu de circulation, d’une voie de protection, en précisant qu’elle était ouverte à toute autre mesure pour améliorer la sécurité. Dominique Gosselin, conseillère en communication au MTQ, a précisé dans notre édition précédente, qu’une étude plus approfondie allait se mettre en branle et viserait à déterminer les interventions qui seraient appropriées à réaliser sur la route 112 d’Ascot Corner à East Angus. Les résultats sont attendus pour 2020. De son côté, Mme Bresse n’a pas l’intention d’attendre bien longtemps. « À partir de janvier, je vais les appeler tous les mois. Je ne veux pas attendre à la fin de 2020 pour que le projet soit réalisé en 2022 », assure-t-elle.

Découvrir et savourer le Haut-Saint-François

Nous apercevons les membres du comité organisateur en compagnie des conférenciers. De gauche à droite, nous retrouvons Marc-Sylvain Pouliot, conseiller en développement agroforestier au CLD, Nathalie Bresse, mairesse d’Ascot Corner, Maurice Doyon, conférencier, Henri Lemelin, ex-président de l’UPA du Haut-Saint-François, Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de la forêt privée de l’Estrie, Sylvain Rajotte, conférencier, et Stéphane Leblanc, de la Commission scolaire des Hauts-Cantons.

Près d’une cinquantaine de personnes regroupant des décideurs politiques et des principaux acteurs socio-économiques du Haut-Saint-François ont pris le temps de parler et de goûter l’agriculture du territoire lors de la Tablée du PDZA (Plan de développement de la zone agricole), qui se déroulait récemment à la salle Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton.


L’initiative organisée par le comité du PDZA visait à regrouper tout ce beau monde pour discuter et échanger sur les enjeux des secteurs agricole et forestier. Robert Roy, préfet de la MRC, souligne que le PDZA du Haut-Saint-François est le premier à regrouper la forêt et l’agriculture.


D’ailleurs, les tables étaient soigneusement mises pour diffuser toute l’information pertinente permettant aux convives d’avoir une bonne idée de l’importance de ces deux secteurs d’activités que ce soit en termes d’emplois, d’investissements et de revenus. Le napperon, pour commencer, présentait diverses statistiques sur la forêt et l’agriculture. On y mentionnait, entre autres, que le couvert forestier correspond à 83 % du territoire de la MRC et que cette industrie génère 31 % des emplois du secteur industriel. On dénombre 2 271 propriétaires forestiers dont 840 sont reconnus producteurs forestiers. Il est également mentionné que 41 % du territoire forestier est certifié FSC (Forest Stewardship Council), 3 forêts anciennes et 9 forêts refuges. En outre, un petit jeu, qu’on appelle les quatre coins, était remis aux participants. Huit questions étaient posées avec les réponses à l’intérieur. On pouvait découvrir notamment que le nombre d’usines de première transformation en sciage dans la MRC est de 7 cumulant plus de 170 emplois. Au secteur agricole, il était indiqué que la MRC dénombre 796 producteurs pour 470 entreprises agricoles, dont 29 en mode biologique représentant plus de 24 000 hectares en culture qui ont généré 92 M$ en revenus. S’y ajoutaient des données indiquant qu’on retrouvait sur notre territoire 14 fermes aquacoles pour 61 % des ces entreprises en Estrie, 151 fermes vaches-veaux pour 28 % de ce secteur estrien incluant 30 % de la production estrienne de bouvillons avec plus de 1 900 têtes en inventaire. On y faisait également part de la production porcine, acéricole sans oublier les arbres de Noël avec 43 entreprises produisant 37 % de la production estrienne.


Ce n’est pas tout. Les participants ont véritablement savouré l’agriculture d’ici par des produits provenant de la Fromagerie P’tit Plaisir, la Ferme Ô P’tits soins, Ferme le Sabot d’or, Domaine des Chasseurs, Charcuterie Scotstown, Ferme Coop Point du jour, Boucherie Blouin, Ferme du Coq à l’Âne, l’Érablière Tradition d’Antan et Ô Jardins d’Églantine. Tous ces produits ont été soigneusement agencés par le traiteur l’Orchidée. Les produits brassicoles de la Brasserie 11 comtés et Cidrerie Verger Ferland agrémentaient le tout. Mathieu Garceau-Tremblay, maître brasseur, expliquait les divers produits dégustés au cours du repas.


Conférenciers
Deux conférenciers spécialisés dans leur domaine respectif ont mis en évidence l’impact de la forêt et de l’agriculture dans le développement économique de la MRC. Sylvain Rajotte, ingénieur forestier, directeur général d’Aménagement forestier et agricole des Sommets, a présenté un portrait de la forêt. Il a mis en évidence divers éléments que ce soit en termes d’entreprises, d’emplois directs et indirects en lien avec l’importance de la forêt comme potentiel de développement économique du territoire. Lançant à la blague que le Haut-Saint-François était la capitale forestière du Québec, le conférencier s’est ravisé en soutenant que le territoire était certainement parmi les cinq plus importants.


Maurice Doyon, Ph. D., originaire de Saint-Isidore-de-Clifton, professeur titulaire du Département d’économie rurale de l’Université Laval, a fait part de deux recherches sur l’importance régionale et les enjeux de l’agriculture comme les marchés de proximité et le commerce électronique. En se basant sur la recherche, il mentionne que les fermes familiales contribuent de façon importante à la stabilité de l’économie rurale et que celles sous gestion de l’offre notamment les productions d’œufs, de poulet et des produits laitiers comptent pour une partie importante de cette contribution économique. Il souligne l’importance de la gestion de l’offre comme moyen d’assurer une stabilité des revenus.


Les participants ont appris beaucoup au cours de la soirée, mais ils ont également été invités à contribuer en répondant à une question à savoir ce que les municipalités pouvaient mettre de l’avant pour favoriser le développement des secteurs agricole et forestier du territoire. Les réponses viendront bonifier le sondage qui a été effectué auprès de 11 municipalités visant à mieux connaître les initiatives et les enjeux relatifs aux secteurs de l’agriculture et de la foresterie sur le territoire.


Mentionnons que le député de Mégantic, François Jacques, a participé à la tablée et que Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, a effectué un bref passage en début de soirée.

Une rencontre jugée satisfaisante par son président Lussier et la mairesse Lapointe

Finalement, la rencontre impliquant le président de Valoris, Steve Lussier, le vice-président et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, avec la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, les conseillers Louise Gosselin, Mario Gendron et du directeur général de la municipalité, Martin Tremblay, a eu lieu. Les deux parties semblent satisfaites des échanges et ont qualifié la rencontre de productive et constructive.


Rappelons que la mairesse de Cookshire-Eaton était montée aux barricades en août dernier, dénonçant une rencontre prévue avec le président de Valoris et qui avait été annulée à la dernière minute. Cette fois semble avoir été la bonne.


M. Lussier a rassuré les représentants de Cookshire-Eaton qu’il comprenait très bien les inquiétudes des élus et qu’il recevait leurs demandes. Il en a profité pour réitérer que le tarif du traitement des matières chez Valoris pour les municipalités membres ne changerait pas de l’indexation de 2 % qui avait déjà été annoncée. Il sera donc fixe pour 12 mois à 241 $ la tonne à compter du 1er janvier 2020. M. Lussier a profité de l’occasion pour préciser que le budget et le plan de redressement de Valoris seront présentés aux élus le 6 novembre.


« Valoris continue de faire du travail rigoureux pour permettre aux municipalités de planifier la gestion de leurs matières résiduelles de manière responsable. L’équipe en place éclaire le conseil d’administration sur les actions à poser à court, moyen et long terme. C’est fini l’ère de l’improvisation et de la culture de dernière minute. Nous savons à quel point il est important pour les municipalités d’avoir la bonne information pou la préparation de leurs budgets », de préciser M. Lussier.


Il ajoute que « Valoris a souvent été accusée d’avoir été trop vite dans certains dossiers; nous ne ferons pas la même erreur deux fois. Les gens en place chez Valoris font un travail remarquable pour nous permettre d’avoir un maximum d’informations pour prendre des décisions éclairées. De plus, Valoris n’a jamais donné autant d’informations sur ses opérations, mais il faut être prudent, car Valoris évolue dans un monde industriel. »


Du côté de Cookshire-Eaton, on était satisfait de la rencontre. Ils trouvaient important de faire le point avec le président, le vice-président et la direction générale afin d’avoir davantage d’informations. Mme Lapointe s’est dite consciente qu’il restait du travail à faire du côté de Valoris et ne cachait pas sa hâte d’en apprendre davantage le 6 novembre.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François