Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.

Entente d’un test pilote chez Valoris

Nous retrouvons de gauche à droite François Thibault, directeur chez Valoris, Simon Bergeron, de 3R Valorisation, Denis Gélinas, directeur général de Valoris, Réjean Pellerin, de Valoris, et Lior Azerad, de 3R Valorisation.

Un test pilote sur la ligne de tri CRD (Construction, rénovation, démolition) comprenant 15 000 tonnes de matériaux non contaminés se déroulera chez Valoris à Bury. L’entente avec une filiale de l’entreprise 3R Valorisation de Montréal prévoit acheminer plus de 15 000  tonnes métriques de matériaux CRD pendant 20 semaines.


L’entente avec l’entreprise spécialisée dans la récupération et le traitement de matériaux de construction secs mixtes pourrait déboucher sur un contrat ferme. L’objectif de la démarche est double. D’abord, valider le fonctionnement opérationnel de la ligne de tri CRD de Valoris en fonction du type et du tonnage des matériaux acheminés. Le second est de valider les paramètres opérationnels et financiers d’une entente potentielle avec la firme 9404-7644 Québec Inc., entreprise filiale de 3R Valorisation de Montréal pour un volume entre 90 000 et 100 000 tonnes par année pour une durée variant entre 4 et 5 ans, et cela dès le début de 2020.


« C’est une belle nouvelle pour Valoris. Il a déjà plusieurs semaines que nous travaillons sur cette entente. Il s’agit d’une belle opportunité pour démontrer la valeur ajoutée de Valoris dans la valorisation des matières résiduelles. Ce test pilote nous aidera aussi à voir plus clair dans les différentes possibilités de relance pour Valoris », d’indiquer le directeur général intérimaire de Valoris, Denis Gélinas.


Aucun enfouissement
Valoris assure qu’aucune matière ne sera enfouie au cours du projet pilote. Une fois les matériaux triés, l’entreprise les transportera vers ses clients pour les valoriser. Aucun résidu ultime issu de ce traitement de matériaux CRD ne sera enfoui chez Valoris, précise-t-on. « La gestion des matériaux secs mixtes provenant de divers projets de construction, rénovation et démolition comporte son lot de défis. La mission de Valoris qui est de valoriser le maximum de matières pour éviter de les enfouir rejoint parfaitement notre vision corporative. En ce moment, nous revalorisons 95 % de la matière et détournons celle-ci de l’enfouissement. Notre partenariat avec Valoris nous permettra d’être encore plus performants dans ce domaine », conclut le représentant de 9404-7644 Québec Inc., Simon Bergeron.

Coopérative d’habitation à Weedon phase II

Si tout va bien, le projet de la coopérative d’habitation Moulin des Cèdres phase II, d’ériger un bâtiment de 26 logements au coût de 3,9 M$, pourrait accueillir ses premiers résidants vers le 1er octobre 2021.

Le projet de coopérative d’habitation Moulin des Cèdres à Weedon phase II, visant la construction d’un deuxième bâtiment au coût de 3,9 M$, pouvant accueillir 26 logements, est bien lancé. La participation de 90 personnes à la récente soirée d’information visant à faire le point sur l’évolution du projet et valider l’intérêt des gens ne fait aucun doute. Toutefois, ce n’est pas avant le 1er octobre 2021, si tout va bien, que les futurs résidants pourront prendre possession des lieux.


Serge Vaillancourt, coordonnateur pour le Groupe de ressources techniques (GRT) et Claude-Gilles Gagné, membre de la coopérative, ont fait le point sur la démarche en cours et les prochaines étapes à franchir. On est rendu à la troisième phase de six, soit la préparation des plans et l’appel d’offres. Préalablement, le montage et dépôt du projet à la Société d’habitation du Québec (SHQ) ainsi que l’acceptation du celui-ci et des plans préliminaires ont été complétés et approuvés par la SHQ. Les étapes à venir seront la préparation pour l’engagement définitif, la réalisation des travaux et l’entrée des résidants.


M. Gagné rappelle que la phase II se veut un projet régional pouvant accueillir les personnes de Weedon et des environs comme Dudswell, Lingwick, Fontainebleau, St-Gérard et autres. Sa vocation sera d’accueillir des personnes de 75 ans et plus sans ou avec légère perte d’autonomie.

M. Vaillancourt précise que le coût des logements avec les services n’est pas définitif et pourrait évoluer, mais pour donner un ordre de grandeur, le studio serait autour de 500 $/mois, le 3 ½ à 670 $ et le 4 ½ à 800 $. Le bâtiment comprendra également une aire commune et une cafétéria. Le coût pour le service des repas n’est pas inclus dans le prix des loyers.


Financement
La SHQ s’implique dans le projet jusqu’à la hauteur de 50 %. La différence sera comblée par un prêt hypothécaire et la contribution du milieu qui est fixée à 597 000 $. Les membres du comité ont lancé une collecte de fonds dont l’objectif est de 225 000 $. La différence pourra être comblée par divers programmes existants, d’expliquer M. Vaillancourt. Dans la participation du milieu, peut être prise en compte l’implication de la municipalité soit le don du terrain, le raccordement des services et autres. Bien connu dans la communauté pour son implication et dynamisme, Lucienne Gravel, personne ressource au sein du comité, mentionnait qu’elle se lançait activement avec d’autres intervenants dans une campagne de sollicitation auprès des citoyens, commerces et entreprises de la région.


Parallèlement à cette démarche, elle invite les gens à acheter leur billet pour la présentation de la pièce de théâtre Le grand traitement, qui sera présentée les 25 et 26 octobre au Centre culturel de Weedon, à compter de 20 h. L’objectif est de recueillir 2 000 $ qui seront versés à la campagne populaire. « On a 155 billets de vendus et l’objectif est de 220 », d’exprimer la fougueuse dame de 77 ans. Au moment d’écrire ces lignes, 160 000 $ étaient recueillis, ce qui était qualifié de très bon de la part de M. Vaillancourt. Ce dernier a profité de la rencontre pour présenter les grands principes d’une coopérative d’habitation et a invité les gens à en visiter quelques-unes pour se faire une idée.


Questions
Les quelques questions posées au terme de la soirée portaient principalement sur le fonctionnement comme : qui allait déterminer la perte d’autonomie légère, si le bâtiment était muni de gicleurs, doit-on payer une quote-part, y a-t-il une limite pour contribuer financièrement à la collecte de fonds ? Au terme de la soirée, les personnes étaient invitées à signer un formulaire de manifestation d’intérêt. M. Gagné mentionne qu’une autre rencontre d’information pourrait se dérouler le 15 octobre et marquerait la présentation des plans, si tout va comme prévu.

Une formation pour sauver des vies contre les gaz toxique dans les silos

Le propriétaire de la Bergerie Malvibois, Marie-Antoine Roy, souhaite par son initiative, sensibiliser les producteurs aux dangers que représentent les silos et les convaincre d’utiliser les diverses méthodes préventives et outils pour éviter le pire.

Les silos trônent majestueusement sur les fermes et offrent un beau coup d’œil. Mais ils sont également dangereux puisqu’ils contiennent des gaz d’ensilage hautement toxiques. C’est pour dénoncer la dangerosité et sensibiliser les producteurs aux risques d’intoxication que le propriétaire de la Bergerie Malvibois, Marie-Antoine Roy, tenait sur ses terres, avec la collaboration de l’UPA Estrie, la première d’une série de six ateliers d’information, qui se déplaceront à l’ensemble des six MRC de l’Estrie.


Les silos font des victimes, pas moins de quatre producteurs sont décédés au cours des 12 derniers mois au Québec en raison d’inhalation de gaz. Plus près de nous, un producteur de Saint-Herménégilde, Nicholas Lanciaux, un proche de M. Roy, est décédé en juillet dernier, après être tombé dans un silo. « Quatre morts cette année, s’en est trop. C’est un peu en mémoire de Nicholas et pour sensibiliser les producteurs aux risques que je fais ça.

Nous, ça fait sept ans qu’on s’est équipé pour les détecteurs de gaz. Il y a des méthodes de travail qu’il faut adopter, comment faire pour aller dans les silos, quoi faire comme prévention et quel outil on peut avoir. Les détecteurs de gaz, c’est l’idéal », d’assurer M. Roy. Il rappelle que les détecteurs lui ont permis d’éviter le pire, il y a quelques années, alors qu’un employé s’apprêtait à entrer à l’intérieur d’un silo.


Martin Caron, 1er vice-président à l’UPA, était sur place avec divers intervenants du monde agricole, fournisseurs d’équipement et autres. Des représentants de la CNESST avaient été invités pour l’occasion et jouaient un rôle d’observateur afin de s’assurer que la bonne information était diffusée. Pour M. Caron, l’occasion était belle pour prendre le pouls. « À l’Union provinciale, on a décidé de mettre en place une table sur la santé et la sécurité au travail sur les entreprises agricoles. On va faire affaire avec différents partenaires et aujourd’hui, on a différents partenaires qui vont venir à cette activité-là pour faire la promotion de bonnes méthodologies, les bons équipements. » M. Caron mentionne que la table devrait tenir une première rencontre au cours des prochaines semaines.


Valérie Giguère, préventionniste pour la Mutuelle de prévention au niveau de l’UPA Estrie, et Marie Ménard, coordonnatrice en santé et sécurité du travail pour l’UPA, insistent sur l’importance de donner l’information sur les bonnes méthodes de travail. « Techniquement, on n’est pas supposé d’entrer dans les silos, mais il arrive qu’on n’ait pas le choix. Il y a des méthodes de travail établies qui peuvent être sécuritaires, qui peuvent permettre que les producteurs ne mettent pas leur vie en danger. L’objectif est de faire un atelier dans chacune des MRC pour toucher le plus de producteurs possible en région », d’exprimer Mme Giguère.


Une représentante d’un fournisseur de produits sécuritaires a rappelé, au cours de l’atelier, les différents types de gaz présents dans les silos et les fosses notamment le dioxyde de carbone, dioxyde d’azote, l’ammoniac et le méthane. Elle a mis en évidence les différentes mesures de sécurité avant d’entrer à l’intérieur d’un silo comme s’assurer qu’il est bien ventilé. Parmi les moyens sécuritaires à utiliser, elle fait mention du détecteur de gaz, le port du harnais avec un ancrage, des protections respiratoires comme le port d’un masque et des bonbonnes à oxygène. Plus d’une trentaine de producteurs ont participé à la rencontre. Certains se sont montrés intéressés à se prémunir de détecteurs de gaz au terme de la rencontre.

Parti populaire du Canada : Paul Reed veut contribuer au futur

Paul Reed, Parti populaire du Canada

« Nous sommes là, nous sommes un vrai parti, qui veut faire une différence. » Tels sont les propos tenus par le candidat du Parti populaire du Canada dans Compton-Stanstead, Paul Reed, lors d’une récente entrevue accordée au journal Le Haut-Saint-François.


Celui qui est le sixième à convoiter le siège de député dans le comté voit dans sa jeune formation politique une opportunité de contribuer à un changement de direction pour le pays. « C’est le seul parti qui représente des valeurs que je trouve fondamentales au succès de ma société et de la qualité de vie actuelle. Avec le lancement du Parti populaire, j’ai vu une opportunité de contribuer à un changement de direction. » La liberté, le libre choix, le libre marché sont des valeurs véhiculées par la formation politique, d’insister, M. Reed. Il ajoute que le PPC est le seul à vouloir réduire la taille du gouvernement fédéral, à décentraliser le pouvoir, à réduire les dépenses et équilibrer le budget. Une des façons d’y arriver sera de couper dans les subventions aux entreprises et l’aide financière accordée à d’autres pays sur la scène internationale. « Le déficit gigantesque m’inquiète pour le futur, le futur de nos enfants, le futur de la société en général. C’est pour ça que je m’implique. »


Au domaine agricole, le candidat se veut fidèle à la plate-forme de son parti et préconise l’abolition de la gestion de l’offre. « Pour moi, la gestion de l’offre est un système qui est injuste, qui subventionne une industrie au détriment du restant de la population. » M. Reed propose de travailler avec les agriculteurs pour faire une transition et les aider à exporter leurs produits vers d’autres marchés. « Nous avons un plan pour transférer ce système-là vers le libre marché. »


Au chapitre environnemental, le candidat dit faire confiance « dans l’intelligence de la race humaine à trouver des solutions durables. » Présentement, ajoute-t-il, le gouvernement investit des centaines de millions de dollars sans être certain du résultat. En agissant de la sorte, il peut créer toutes sortes de situations pas nécessairement positives. « C’est dangereux de prendre des décisions sur la peur. »


Quant à l’immigration, le candidat rappelle que son parti souhaite modifier les seuils d’immigration. D’abord, augmenter celui correspondant à faire venir des travailleurs pour aider au développement économique et réduire les autres. « Si les immigrants ne peuvent contribuer à l’économie, c’est un fardeau pour les autres contribuables », d’exprimer M. Reed. Il ajoute que l’impact culturel est non négligeable d’où l’importance de trouver un équilibre pour que les gens s’intègrent.


Quant aux engagements régionaux, M. Reed croit qu’en intervenant auprès du gouvernement pour enlever les barrières qu’il impose aux commerces, enlever la réglementation inutile et mettre fin aux subventions permettra de mettre de l’argent dans les poches des citoyens et de ce fait améliorer la qualité de vie.


Ne pouvant se libérer de ses engagements professionnels pour faire campagne à temps plein, M. Reed, qui est avocat corporatif, souhaite néanmoins faire une campagne active sur les réseaux sociaux et saisir toutes les opportunités d’entrevues. Il désire participer aux divers débats et invite les gens à visiter son site web et sa page Facebook. Résident dans le comté, marié depuis 15 ans et père de quatre enfants, il se dit impliqué au sein de sa communauté. Quant à l’issue de la présente campagne, M. Reed souligne qu’historiquement des candidats de diverses formations politiques ont occupé le siège de député et que tout est possible.

Une rencontre avec des femmes engagées

Nous apercevons de gauche à droite Marie-Claude Bibeau, députée sortante dans Compton-Stanstead, Chrystia Freeland, également députée sortante dans University—Rosedale et Élisabeth Brière, candidate dans Sherbrooke.

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, s’est jointe aux candidates libérales Marie-Claude Bibeau dans la circonscription Compton-Stanstead et Élisabeth Brière dans Sherbrooke pour rencontrer une quarantaine de femmes engagées de la région. Elles ont échangé sur les enjeux liés à la présence des femmes en politique et au rôle essentiel qu’elles jouent dans l’évolution de la société canadienne.


Plusieurs enjeux ont été abordés au cours de la rencontre, d’expliquer Mme Freeland comme « la démocratie, l’histoire, les relations internationales, ce que le Canada peut faire pour appuyer les démocraties dans le monde. On a discuté aussi de la position des femmes ici au Canada comme la famille, le travail invisible que les femmes font et la position des femmes dans l’agriculture. »


À titre de ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Mme Bibeau mentionne avoir eu l’occasion de rencontrer une multitude d’organisations. Elle constate que « très peu de femmes et de jeunes sont assis autour des tables où les décisions se prennent pour le secteur de l’agriculture. Si j’avais le privilège de revenir dans ces fonctions-là, je pense que l’une des premières choses que je ferais serait d’avoir un conseil jeunesse, avoir un conseil qui aurait autant de femmes que d’hommes parce que définitivement même si ces hommes d’expérience veulent le bien de leurs filles, de leurs enfants, c’est important d’avoir des jeunes et des femmes autour des tables de décision. »


Selon Mme Freeland, « il est évident que notre gouvernement est un gouvernement féministe. Ce n’est pas que des paroles, nous avons démontré dans plusieurs dossiers. Chaque ministre et le premier ministre travaillent pour les femmes, l’égalité des genres. » Mme Bibeau ajoute à titre d’exemple, les programmes d’investissements comme celui de 500 M$ pour les femmes entrepreneures dans le secteur de l’agriculture et autre investissement comme l’innovation visant spécifiquement les femmes. La candidate dans Compton-Stanstead ajoute que « les dossiers qui sont soumis au conseil des ministres doivent démontrer une analyse d’impact sur les femmes et sur les communautés qui sont vulnérables. Alors, on a tous l’obligation, si on veut pouvoir faire une demande au conseil des ministres et ministre des Finances, que cette démarche-là a été faite. »

Oktoberfest : Un souper amusant et profitable aux jeunes

La présidente d’honneur de la 14e édition et mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, promet de belles surprises pour l’occasion.

Avec sa présidente d’honneur et mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, la Fondation Louis-St-Laurent prépare la 14e édition du souper de l’Oktoberfest, qui se déroulera le 25 octobre prochain à la Cité-école Louis-Saint-Laurent. Histoire de mettre l’eau à la bouche des participants, Mme Lapointe promet de belles surprises pour l’occasion.


Forts du succès obtenu l’année dernière, avec la participation de la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, les membres de la fondation récidivent pour une deuxième année consécutive en sollicitant l’appui d’un maire. Le souper de l’an dernier a permis d’amasser quelque 8 000 $. Soulignant l’excellent travail de sa collègue, Mme Lapointe se dit stimulée et prête à relever le défi. « J’aime bien relever les défis, il y a une belle équipe. » Sans doute inspirée pas son enthousiasme, celle qui était sur les bancs d’école de la polyvalente en 1973 promet de récolter davantage. D’ailleurs, elle invite au passage les maires et membres de leur conseil municipal respectif à participer au souper.


Pour une deuxième année, la Brasserie 11 comtés offrira ses bières au cours de la soirée. Collaborateur de l’événement depuis trois ans, le Resto 108 élaborera le menu qui sera composé entre autres, de saucisses. Le fameux encan au profit de la fondation reviendra. L’exercice a connu un succès sans précédent l’année dernière. Les élèves mettent la main à la pâte. Les finissants du cinquième secondaire feront le service et les membres du groupe de voyage humanitaire s’occuperont du vestiaire. La Fondation remet une partie des recettes de la soirée qui aidera à financer le voyage pour un et le bal de finissants pour l’autre.


Élèves et enseignants uniront leur talent au cours du repas en présentant quelques prestations. Suivra le dynamique DJ Marc Reid. Ce dernier a littéralement soulevé la foule l’année passée avec la participation des mairesses Lyne Boulanger et Sylvie Lapointe.


Renée-Claude Leroux, présidente de la Fondation, lance une invitation aux entreprises à se procurer des billets et venir échanger dans le cadre d’un souper agréable. « C’est leur relève. On fait ça pour aider les jeunes qui vont devenir leur relève plus tard. »


Aide
Mme Leroux se réjouit que l’activité persiste dans le temps, car les besoins auprès des élèves démunis sont criants et grandissants. La forme d’aide apportée est multiple; elle peut prendre la forme de cartes de repas à la cafétéria, à l’achat de matériel scolaire, à l’inscription scolaire et autres. Avec la générosité des participants, la Fondation peut même élargir son champ d’action en défrayant pour des activités parascolaires et prévues à l’intérieur du programme de santé globale. Elle remet également des bourses de reconnaissance. L’organisme verse annuellement entre 6 000 $ et 10 000 $ annuellement pour venir en aide aux élèves de familles démunies. Le tout se passe dans une entière discrétion.


Les personnes désirant contribuer à la cause, mais qui ne pourraient participer au souper, peuvent faire parvenir leurs dons à la Fondation. Pour les autres voulant vivre l’expérience du souper, elles peuvent communiquer avec Annie Rodrigue en composant le 819 832-2471, poste 7714.

De jeunes visiteurs qui font plaisir

La présence des enfants s’amusant entre eux procure du bonheur aux aînés. Certains échangent et rient avec les petits.

Les enfants, ça peut être bruyant et étourdissant. Peut-être, mais pas pour certains résidents du Centre multiservices de santé et de services sociaux d’East Angus qui profitent, une fois par mois, de la présence de ces bouts de choux et de leurs parents pour se donner un petit coup de jeunesse et de plaisir.


Cynthia Marchesseault-Beaudoin, infirmière auxiliaire au centre depuis presque trois ans, a proposé l’idée à la chef de service à East Angus, Alice Dupuis, qui a acquiescé. « On est dans un moment où on entend beaucoup parler du manque de personnel, du manque de temps, comment ça affecte nos résidents, comment ça nous affecte nous, pis nous autres, on trouvait ça important que notre côté humain soit mis à l’avant. On faisait pas mal tout ça chacune de notre côté, on apportait nos enfants aux résidents. J’ai vu un vidéo passé sur Facebook. J’ai contacté la chef de service et j’ai dit : moi je veux ça à East Angus pour nos résidents », d’exprimer Mme Marchesseault-Beaudoin. « J’ai trouvé que c’était une super bonne idée. Un projet qui était intéressant de regrouper des résidents avec des jeunes enfants. Une activité qui ramène des bons souvenirs aux résidents. Au niveau organisationnel, c’est avec la collaboration des loisirs », de mentionner Mme Dupuis.


Depuis un peu plus d’un an, une fois par mois, une dizaine d’employées débarquent bénévolement le matin pendant leur journée de congé au centre, accompagnées de leurs jeunes enfants. Il arrive qu’elles soient accompagnées de leurs sœurs et leurs progénitures. En moyenne, une quinzaine d’enfants s’amusent avec des blocs, des ballons, divers jeux. Il y en a même qui utilisent la valise jouet de premiers soins pour examiner les aînés qui se prêtent tout sourire à l’exercice. Une des employées participe assez régulièrement aux rencontres avec sa jeune fille et son nouveau-né.

« Présentement, je suis en congé de maternité et ça me permet en plus de voir les gens avec qui je travaille. Je viens aux trois mois avec mes enfants. Ma fille aime avoir de l’attention, ici elle est gâtée. Pour elle, c’est un plaisir. C’est le fun pour tout le monde. » Lors de ces rencontres, l’ambiance est à la bonne humeur et on distribue café, breuvages et beignes.


« On vient pour nos résidents, avec nos résidents et nos enfants. C’est beau de voir l’interaction entre les aînés et nos enfants. Ça leur rappelle tellement de souvenirs, ça leur rend tellement le sourire », d’exprimer avec un regard enjoué Mme Marchesseault-Beaudoin. Ce moment de bonheur est visiblement apprécié de tous. « Oui, c’est vrai, on se le cachera pas, on manque de personnel, on manque de temps, on court d’un bord pis de l’autre. Mais quand on a le temps de prendre du temps avec eux, parler avec eux autres, c’est vraiment le fun autant pour nous que pour eux autres et les enfants aussi. »


Pour la résidente Marcelle Campagna-Martel, de voir les enfants, c’est du pur bonheur. « Oui j’aime ça, c’est la vie, ils sont naturels. J’aime les voir s’amuser ensemble. C’est un plaisir. » Arrivée depuis peu au centre, Mme Campagna-Martel en était à sa première activité du genre et souhaitait bien participer à la prochaine. « J’aime les activités. J’aime pas être renfermée » lance-t-elle. Paulette Laberge apprécie également ce genre d’activité. « Ils ont des ballons, c’est le fun de les voir jouer avec ça. Ils ont tous de quoi à faire. C’est le fun de les regarder. »

Portes ouvertes sur les fermes du Québec : Toujours aussi populaires sur le territoire

La journée portes ouvertes sur les fermes du Québec est fort populaire auprès des familles.

Malgré une température incertaine, plus de 4 000 personnes ont visité une ou plusieurs des cinq fermes qui ouvraient gratuitement leurs portes sur le territoire du Haut-Saint-François, et ce, dans le cadre de la journée portes ouvertes sur les fermes du Québec. La 17e édition organisée par l’UPA, dont l’objectif est de faire connaître un peu le métier d’agriculteur, aura attiré près de 110 000 visiteurs à l’échelle provinciale dont 9 340 pour les 11 fermes de l’Estrie.


De l’avis des producteurs participants, l’engouement pour ce genre d’activité est palpable d’année en année. Frédéric Poudrette, propriétaire de la Ferme Renaissance à Weedon, spécialisée, dans l’élevage de sangliers et cerfs rouges, en était à sa troisième participation. « Je ne m’attends à rien comme chaque année, mais les gens viennent de partout. On a eu des gens de Saint-Jérôme, Laval, Terrebonne, de la Beauce, du Bas-Saint-Laurent. Je sais qu’ils ne sont pas venus exprès pour ça, qu’ils étaient de passage, mais ils sont venus quand même. Plusieurs sont surpris. Des sangliers, ils ne voient pas ça souvent. Ils demandent s’ils peuvent les flatter. On leur dit que ce sont des bêtes sauvages. » Les gens sont curieux, d’ajouter le producteur. Ils demandent combien de portée peut avoir un sanglier par année, la taille que ça peut atteindre, quand la femelle entre en chaleur, combien il y a de mâles reproducteurs, etc. Murielle Touchette et André Rolland de Weedon n’avaient jamais visité la ferme. « Je voulais voir les petits marcassins. Je voulais les voir en liberté. Nous, on achète de la saucisse et du cerf d’ici; c’est très bon. » La ferme avait organisé pour la journée une petite dégustation, ce qui lui a permis de vendre tout l’inventaire qu’elle avait pour l’occasion. Pour sa deuxième participation, Jacques Roy, propriétaire de la Pisciculture Jacques Roy à Weedon, spécialisée dans la production de l’omble de fontaine, était fort satisfait de la journée. « Les poissons, ça toujours attiré les gens. Ils sont curieux. Ils demandent combien il y a de poissons dans un bassin, ça mange quoi, qu’est-ce qu’on fait avec. » Sophie Boisvert de Cookshire-Eaton était sur place avec ses quatre enfants. « On fait le tour chaque année. On est allé à deux autres fermes avant », mentionne-t-elle. Trois de ses enfants, ce qu’ils ont préféré, étaient de nourrir les poissons alors que l’autre était de manger de la barbe à papa. Effectivement, maïs soufflé, barbe à papa, fromages étaient offerts aux visiteurs.


À sa première participation, Liette Poulin et Pierre Laliberté, propriétaires de la Ferme Tradition d’Antan à Cookshire-Eaton, étaient satisfaits par l’achalandage. Tout en mangeant son dîner à la sauvette, Mme Poulin n’arrêtait pas de répondre aux questions des visiteurs. « On n’est pas sur un grand axe routier, faut faire un spécial pour venir ici et on a beaucoup de visiteurs. On a plusieurs volets à notre ferme, l’érablière, les chèvres, l’horticulture, la voilière. On a beaucoup de questions sur l’élevage des oiseaux. » Mme Poulin comptait sur une équipe de bénévoles en mesure d’offrir de l’information sur divers aspects de la ferme. « J’ai vendu plusieurs poussins », d’ajouter la productrice. Accompagnée de ses deux enfants, Cassandra de Waterville mentionne être sur place pour les animaux. « C’est ce qui attire mes enfants les animaux. Là, on va aller visiter notre troisième ferme à Coaticook. »


Germain Côté de la Ferme F. Côté et fils à Cookshire-Eaton, spécialisée en production laitière, était ravi de sa première expérience. « Ça faisait plusieurs fois que l’UPA nous demandait de participer, mais on attendait d’avoir complété les travaux et d’être bien installé avant de le faire. »

L’entreprise a complété la construction d’une étable avec de nouveaux équipements l’année dernière. « Les gens, ce qui les impressionne, ce sont surtout les robots. Ils sont curieux et demandent ce qu’une vache peut boire et manger par jour », d’expliquer M. Côté. Janick Lussier, son conjoint Louis-Philippe Lemay, et leurs deux enfants, de Sherbrooke, font la visite des fermes chaque année. « Nous, on est dans l’agriculture, la grande culture. On aime ça voir la nouvelle technologie, les nouveaux tracteurs.

Avant, on avait une ferme laitière et on a été victimes d’un incendie en 2010. » En plus de nourrir les vaches, les enfants appréciaient la possibilité de les toucher et s’amuser dans le jeu gonflable aménagé sur le site.
La Ferme le Sabot d’or à Cookshire-Eaton s’est jointe à la fête en ouvrant ses portes et offrant une petite dégustation. « Le but est de faire connaître la ferme », de préciser Christiane Richard, copropriétaire avec son conjoint, Gervais Therrien.


Mentionnons que plusieurs fermes offraient de petites dégustations, des tirages et distribuaient diverses informations sur leur type de production. Le thème de la récente édition était L’environnement c’est dans notre culture !

Parti libéral Marie-Claude Bibeau veut poursuivre le travail amorcé

Marie-Claude Bibeau, Parti libéral

La députée sortante de Compton-Stanstead et candidate du Parti libéral, Marie-Claude Bibeau, sollicite un second mandat parce qu’elle souhaite compléter les grands chantiers mis de l’avant au niveau national, mais également poursuivre le travail amorcé sur le territoire.


D’entrée de jeu, Mme Bibeau estime que le fait de cumuler des fonctions ministérielles n’a eu aucun impact négatif sur son travail de députée au contraire. « J’ai été avec mon équipe extrêmement proche de nos municipalités, de nos MRC pour m’assurer de bien connaître les projets, de pouvoir influencer le plus possible les programmes qui étaient en développement et aller chercher le maximum de financement pour nos communautés et pour les individus. J’ai des gens extrêmement compétents qui m’entourent et sont très actifs dans la communauté. En étant ministre au contraire, je dirais que j’avais une paire de lunettes encore plus grande pour pouvoir veiller sur le comté et faire en sorte qu’on ait le meilleur possible du gouvernement. »


Quant aux allusions des adversaires politiques à l’effet que le premier ministre prenne une grande place auprès des ministres et députés, Mme Bibeau s’inscrit en faux. « Non ! Je vous assure que c’est faux, c’est complètement faux », lance-t-elle d’un ton tranchant. « Vous avez remarqué qu’on est loin d’être muselé comme c’était le cas du gouvernement précédent. Ni les députés, ni les ministres, ni les ambassadeurs à l’étranger comme c’était le cas avec le gouvernement précédent. »


Au niveau agricole, elle admet que la négociation menant aux accords de libre-échange s’est révélée une période difficile pour le secteur de la gestion de l’offre particulièrement pour les producteurs laitiers, mais également de volailles et d’œufs. Elle rappelle au passage que le président américain, Donald Trump, réclamait l’abandon complet du système de la gestion de l’offre. « On s’est battu bec et ongles pour préserver le système. On a reconnu qu’il y a eu une brèche et c’est pourquoi on s’est engagé à mettre en place des compensations. Pour le secteur laitier, tout a été annoncé, pour ce qui est de la volaille et des œufs, c’est encore à venir, mais l’engagement est très ferme. » Elle ajoute que d’autres programmes agricoles ont été mis en place pour faciliter le virage technologique. « Il y a 100 M$ qui est en train de se déployer via le ministère du Développement économique pour l’innovation dans le secteur de l’agriculture. »


Le projet de production de cannabis médicinal à Weedon semble battre de l’aile. Mme Bibeau assure avoir fait toutes les représentations possibles et suit le dossier de près. « Ce sont des dossiers qui sont confidentiels; donc, tout ce que je peux faire est de m’assurer que les dossiers sont complets. Il semble qu’il ne manque pas d’information. Techniquement, on a complété le dossier et là je dois m’en remettre à mes collègues qui ont la réponse, mais ça ne peut pas se faire à un niveau politique. » Elle ajoute qu’il s’agit d’un dossier privé et qu’il y a des limites à ce qu’un député peut obtenir comme information.


L’avenir de l’aéroport de Sherbrooke suscite encore des interrogations. Pourtant, Mme Bibeau assure que le gouvernement fédéral a fait son travail, tout est en place et que la balle est maintenant dans le camp de la ville de Sherbrooke. « Nous, on a mis en place un mécanisme qu’on appelle mécanisme de recouvrement de coût. » Elle rappelle que la corporation de l’aéroport doit signer une entente avec une compagnie aérienne et « le fédéral n’a rien à voir là-dedans. Ce que le fédéral peut et doit faire, c’est d’offrir les services aéroportuaires. Là, c’est là, c’est en place tous les travaux préparatoires pour offrir les services ont été faits, on peut pas aller plus loin tant que le fédéral n’a pas l’entente entre les mains. »


Dans un autre ordre d’idée, la candidate libérale est fière de la réalisation de plusieurs petits dossiers innovateurs comme le nouveau procédé d’assainissement des eaux à Ascot Corner. L’Observatoire du Mont-Mégantic s’inscrit parmi les bons coups où elle mentionne avoir trouvé du financement pour une période de sept ans ce qui laisse le temps de trouver une solution durable. Sur la scène nationale, elle se dit particulièrement fière de la mise en place de l’allocation canadienne pour enfant qui a permis de sortir 900 000 Canadiens de la pauvreté, dont 300 000 enfants.
Contrairement à sa première campagne, la candidate libérale entame la nouvelle avec une importante équipe autour d’elle, précisant la participation de plusieurs personnes provenant de diverses allégeances politiques.

Parti conservateur Jessy Mc Neil souhaite mieux représenter

Jessy Mc Neil, Parti conservateur

Le candidat du Parti conservateur, Jessy Mc Neil, entend s’impliquer à fond dans la présente campagne électorale et estime que les citoyens méritent d’être mieux représentés à Ottawa avec son chef, Andrew Scheer, ainsi que dans le comté de Compton-Stanstead.


M. Mc Neil estime que la députée sortante Marie-Claude Bibeau a bien fait, mais qu’elle aurait pu faire davantage. « Je pense par contre qu’elle a les mains liées avec son parti et que le chef du parti commande, impute les choses, oblige les ministres, les députés à agir. On le voit tout ce qui sort. Ça, c’est probablement juste la pointe de l’iceberg. Tout ce qui s’est passé avec SNC-Lavalin dans l’agriculture. Je pense que Mme Bibeau aurait préféré donner ce que les producteurs laitiers méritent, mais à cause de son chef, à cause de son parti, elle a les mains liées avec ça. Ça fait qu’elle représente du mieux qu’elle peut. Le problème, ce n’est pas elle, c’est le premier ministre actuel M. Trudeau. » Faisant allusion à l’entente transpacifique, le candidat martèle : « les agriculteurs ont assez donné. Là, il faut passer le flambeau à quelqu’un d’autre parce que ça s’essouffle. Ce que les producteurs laitiers ont reçu, c’est trop peu, trop tard. On n’a pas parlé des poulets, des œufs, le porc en Chine, il se passe quoi. Il faut vraiment encadrer l’agriculture au Canada. »


M. Mc Neil soutient que le Parti conservateur est un parti respectueux « qui n’obligera pas les gens à penser comme eux, qui ne s’impliquera pas dans les compétences de juridictions provinciales, ce que d’autres partis vont faire. Chez le Parti conservateur, en tant que député, on a le droit de dire notre opinion, on n’est pas muselé. » La famille, le souci de bien gérer les finances publiques « ce sont des raisons pourquoi le Parti conservateur vient me chercher davantage. Avec M. Scheer, le Québec a une place privilégiée au niveau du parti. M. Scheer comprend que le Québec est plus conservateur qu’il le pense. De vouloir protéger sa langue, sa culture, sa religion, ça, c’est des valeurs conservatrices. Mais ce sont aussi les valeurs nationalistes donc les Québécois, on est conservateur à l’intérieur », d’expliquer M. Mc Neil.


Originaire d’Asbestos et résidant à Sherbrooke, le candidat affirme connaître le comté. « J’ai toujours habité dans les alentours. J’ai de la famille à Chartierville, des amis à Cookshire, East Angus. » Du moment qu’il avait son entreprise en système d’alarme, M. Mc Neil mentionne avoir eu plusieurs clients répartis un peu partout dans le comté. Il qualifie Compton-Stanstead de sucré/salé. C’est-à-dire une partie urbaine et une autre rurale « où je trouve mes racines d’enfance », précise-t-il. Sans dévoiler son plan de match, le candidat souligne qu’il aura plusieurs choses à annoncer au cours des prochains jours. Concernant l’aéroport de Sherbrooke, il mentionne vouloir vérifier le cheminement du dossier avant d’aller plus loin. La culture du chanvre retiendra son attention et il entend se pencher sur l’évolution du projet de culture de cannabis médicinal à Weedon. « MYM, je veux voir où ça bloque. Pourquoi ça bloque encore à Santé Canada. Les gens attendent ça. Ceci dit, c’est peut-être pas au niveau du gouvernement que ça bloque, peut-être au niveau de l’entreprise. Faut faire la lumière là-dessus. Ça prend un député qui va cogner à la porte. » Le candidat souhaite mieux supporter les infrastructures régionales et dans sa mire, il cible les douanes qu’il reconnaît être de véritables passoires. « Je suis pour l’immigration contrôlée. Il faut permettre aux immigrants de s’intégrer avec nous, leur donner des outils. En faire entrer moins pour faire entrer mieux. » Le candidat conservateur soutient être interpellé par l’environnement et précise faire son effort. « Moi, j’ai un pick-up. Je suis écoresponsable là-dedans. J’ai fait de mon camion, un camion à carbone neutre. C’est-à-dire mon camion, tout le co2 qui va produire durant ma campagne sera absorbé par des arbres que j’ai fait planter exprès pour la campagne. » Jessy Mc Neil croit que son véhicule produira de 3 à 4 tonnes de carbone au cours de la campagne. C’est donc 25 arbres qui ont été plantés.


Se définissant comme dynamique et pourvu d’une grande écoute, le candidat entend s’impliquer complètement dans la campagne. « Je veux me faire connaître et surtout rencontrer les gens pour qu’ils me disent ce qu’ils ont besoin. Le travail du député, c’est d’aller voir les citoyens et écouter ce qu’ils disent. C’est eux le patron. On va être partout, on va saisir toutes les occasions et on utilisera les médias sociaux », de compléter le candidat du Parti conservateur.

Bloc Québécois David Benoit mise sur sa disponibilité

David Benoit, Bloc Québécois

Épaulé par l’ancienne députée bloquiste de Compton-Stanstead, France Bonsant, le candidat du Bloc Québécois, David Benoit, estime avoir toutes les chances de convaincre les électeurs de lui faire confiance en marge de la présente campagne électorale.


« Le comté de Compton-Stanstead a hérité d’une députée candidate qui a été très tôt nommée ministre, délaissant beaucoup la présence dans le comté. Les électeurs ont eu plus une ministre qui n’a pas eu la chance d’être très présente justement à cause de ses responsabilités, donc il n’y a pas eu énormément de gains pour la circonscription », d’exprimer M. Benoit. Il ajoute que les producteurs agricoles ont eu un peu d’espoir lorsque Mme Bibeau est devenue ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. En raison de l’importance de ce secteur dans le comté, il estime que les producteurs auraient eu droit à plus. « Les brèches dans la gestion de l’offre ne sont pas un gain pour la circonscription », précise le bloquiste. Il souligne que les producteurs porcins et avicoles attendent toujours leur indemnisation. « Elle a pris en otage un peu nos producteurs porcins et avicoles. Ils n’ont même pas l’ombre d’une promesse. » M. Benoit prétend que le Parti libéral souhaite s’attirer les votes de ces producteurs en laissant miroiter des chèques qui, estime-t-il, « ne répondront même pas à leurs besoins. C’est épouvantable. »


Établi à Sherbrooke depuis 3 ans, M. Benoit mentionne être situé à la frontière de Compton-Stanstead qu’il découvre de plus en plus. Sa récente visite sur le terrain dans le cadre de la Journée portes ouvertes sur les fermes lui a permis de rencontrer plusieurs producteurs. D’ailleurs, il entend leur donner toute la visibilité qu’il mérite. « Je veux les sortir de l’isolement. Ils accumulent beaucoup de stress, ce sont des passionnés. Je veux les faire parler de leur réalité, que les gens les découvrent. » Pour ce faire, le candidat prévoit produire des capsules web. « Les gens n’ont pas idée de ce que vivent nos producteurs. »


« On a eu des promesses pour l’aéroport depuis très longtemps et on n’a eu absolument rien, il va falloir faire avancer le dossier. Valoris, ça touche énormément de municipalités, je m’embarquerai pas trop là-dedans, mais encore là c’est un dossier que Mme Bibeau était très, très proche. On n’a pas l’impression qu’elle fait pression pour que les choses changent. » Le candidat souhaite également apporter sur le terrain des enjeux nationaux, dont un, qu’il qualifie de particulier : la loi 21 sur la laïcité. « Faut s’assurer que ce soit respecté, qu’on n’empiète pas sur les compétences du Québec en la matière. Ce n’est pas un enjeu à négliger dans Compton-Stanstead. » La protection de la langue française et particulièrement s’assurer que la population francophone ait accès à des services de qualité en français partout au pays préoccupe le candidat. L’environnement, la protection des cours d’eau, les transports retiendront également son attention.


Scénographe de profession, M. Benoit dit s’intéresser à la politique depuis l’âge de 13 ans. Membre du Bloc Québécois depuis quatre ans, il cumule le poste de vice-président du forum jeunesse. « J’ai toujours eu besoin de m’exprimer, de partager avec les gens, de pouvoir représenter du monde, de défendre leurs intérêts, d’être le porte-voix des personnes qui n’arrivent pas à se faire entendre. Je ne crois pas qu’il y ait un parti au fédéral qui puisse défendre les intérêts du Québec. Ils ont une ligne de parti et intérêts à couvrir d’un océan à l’autre. Inévitablement à un moment donné, ils n’auront pas le choix de bafouer les promesses qu’ils ont fait à leurs concitoyens. Moi, je voulais aller en politique fédérale pour défendre d’abord et avant tout les intérêts des Québécois. C’est le seul parti (Bloc Québécois) qui peut faire ça de façon cohérente. » Le candidat qui admet découvrir le comté tous les jours, de plus en plus, précise qu’il n’est pas exclusivement agricole. Il comporte un côté urbain avec un bon bassin de population et de jeunes familles qui s’installent, ce qui fait que les intérêts sont divers.


Convaincu d’être l’homme de la situation, M. Benoit lance en riant : « je suis une grande gueule. Je n’hésite pas à intervenir, j’ai du front tout le tour de la tête et j’ai une grande écoute. » Il admet avoir hâte d’en découdre avec ses adversaires dans les débats à venir. « Je ne ferai pas une campagne de salissage. Je n’attaquerai pas l’individu, mais à la fonction, à la candidature et au parti. Je veux que les choses soient dites par exemple et que les responsabilités soient prises par les personnes. »

NPD Naomie Mathieu Chauvette veut faire partie du changement

Naomie Mathieu Chauvette, NPD

Étudiante à l’Université d’Ottawa, Naomie Mathieu Chauvette se présente sous la bannière du NPD parce qu’il correspond à ses valeurs, dit-elle. « C’est un parti très ouvert, proche de la population, à l’écoute des enjeux. » Représentant la nouvelle génération de politiciens, elle précise : « je veux vraiment faire partie du changement et travailler à l’amélioration de la qualité de vie des gens. »


La jeune candidate de 22 ans croit qu’il est possible de reproduire dans Compton-Stanstead l’exploit réalisé, il y a huit ans, par le député NPD de Sherbrooke Pierre-Luc Dusseault. Depuis janvier, elle dit s’impliquer auprès du bureau du député et constate ce que l’équipe est en mesure de faire pour la population. Elle est convaincue de ce qu’elle veut faire. Le cours de Monde contemporain s’est révélé le moment déclencheur pour la candidate alors qu’elle était sur les bancs d’école au Salésien. « Ça m’a vraiment ouvert l’esprit sur l’actualité et les enjeux socio-économiques. » Elle a poursuivi son cheminement au Cégep en sciences humaines profil international. « C’est là que ç’a confirmé mon intérêt pour la politique. » Poursuivant son cheminement, Mlle Mathieu Chauvette en est à la deuxième année d’un baccalauréat en études des conflits et droits humains avec une mineure en sciences politiques.


Cette Sherbrookoise dit bien connaître le comté de Compton-Stanstead, la région de Weedon, le mont Mégantic, Coaticook, Stanstead et autres secteurs. Elle définit le territoire étant composé à 60 % de producteurs agricoles et 40 % de gens qui habitent en ville. Elle ajoute que le territoire comprend « beaucoup de diversités. » Du même souffle, la candidate affirme que les agriculteurs ont beaucoup perdu sous le gouvernement libéral, particulièrement les producteurs laitiers québécois. Elle estime qu’ils ont été sacrifiés aux dépens des ententes de l’ALENA et transpacifique.


À l’aube de la campagne qui s’amorce, Mlle Mathieu Chauvette s’engage à travailler sur l’environnement et favorise des actions concrètes. Elle mentionne avoir rencontré plusieurs agriculteurs tout en réitérant l’importance de les encourager, de leur dire d’encourager les marchés locaux. Il faut également prendre le temps d’écouter les agriculteurs pour savoir ce qui s’est passé au cours des dernières années, comprendre leurs problèmes pour être capable d’aller chercher les ressources nécessaires pour les aider.  


À un niveau plus large, elle fait part de la volonté de sa formation politique d’assurer tous les Canadiens d’une assurance médicament. Au chapitre de l’environnement, la diminution des effets de gaz à effet de serre demeure une préoccupation importante. Une façon d’y contribuer est de favoriser le transport ferroviaire. Quant au développement de l’aéroport de Sherbrooke, la candidate mentionne ne pas être suffisamment au fait pour se prononcer.


Pour la présente campagne électorale, Naomie Mathieu Chauvette entend concilier études et campagne terrain. Mais pour atteindre son plein potentiel, elle misera sur les réseaux sociaux et Facebook. « Je vais essayer d’être là le plus possible et à l’écoute. Je suis à l’école du lundi au jeudi, mais dès le vendredi, samedi, dimanche, je serai sur le terrain, faire du porte-à-porte, rencontrer les gens, savoir leurs besoins, c’est quoi qui les préoccupent. Je compte faire une campagne sur l’inclusion sociale. Moi, je ne suis vraiment pas là pour dénigrer les candidats ou les partis. Je veux vraiment qu’on travaille tous ensemble pour améliorer la qualité de vie. » La représentante NPD est bien consciente qu’elle ne pourra participer aux débats qui seront en semaine. « Malheureusement, il y a des événements ou des débats que je ne pourrai pas être présente. Par contre, on compte faire une grande campagne sur les réseaux sociaux. Ça sera une façon d’aller chercher les électeurs. Je serai très active sur ma page Facebook, j’ai un Instagram, j’informe les gens de ce que je fais dans la journée. Je compte faire des vidéos sur ma page Facebook, pour me présenter un petit peu et dire ce que je veux faire. Ça permettra aux gens de mieux me connaître. »
La jeune femme se définit comme étant pleine d’énergie, très dynamique et prête à s’investir de façon concrète même si elle est présentement à l’école. Quant à la députée sortante, Marie-Claude Bibeau, Mlle Mathieu Chauvette estime qu’elle sera plus présente dans le comté pour répondre aux besoins des citoyens.

Parti vert Jean Rousseau souhaite sonner des cloches

Jean Rousseau, Parti vert

Le candidat dans Compton-Stanstead, Jean Rousseau, qui entame sa quatrième campagne électorale, cette fois sous la bannière du Parti vert, fait preuve de réalisme. Conscient que ses chances de l’emporter sont plutôt minces, il entend néanmoins profiter des prochaines semaines pour mettre à l’oreille des gens les choses à travailler, dit-il, que ce soit en environnement, foresterie, agriculture, salaire minimum garanti et autres. Il dit également ne pas croire en l’avenir de l’aéroport de Sherbrooke sous la forme de vols commerciaux.
Celui qui a été député de Compton-Stanstead sous les couleurs du NPD de 2011 à 2015 souligne que son transfert au Parti vert s’inscrivait dans la force des choses. « Ça faisait longtemps que je parlais d’environnement. Le décès de Jack (Jack Layton, ex-chef du NPD), ça éteint un peu le feu. Le NPD n’a jamais été le même après. » Loin d’être abattu, le candidat reprendra le bâton du pèlerin et fera du porte-à-porte pour diffuser son message. « J’aurai des dépliants et quelques pancartes, mais ma campagne sera axée sur le porte-à-porte. J’ai toujours été bien accueilli, les gens me reconnaissent. »
Les sujets qu’entend débattre M. Rousseau sont directement liés à l’environnement, mais sa position sur l’avenir de l’aéroport de Sherbrooke tranche avec les efforts déployés. Le candidat ne croit pas que l’aéroport prendra son envol avec une desserte pour vols commerciaux. « Ça, c’est aberrant, moi, j’ai vraiment changé. J’ai fait un 180 degrés là-dessus. Moi, je suis pu d’accord avec ça. Le projet qui depuis maintes années d’avoir une desserte à l’aéroport de Sherbrooke pour faire des vols commerciaux, moi, j’ai tout le temps été septique pour ça. Mais à l’époque, je me disais ben oui je suis en faveur parce que ça va créer du développement tout ça. Oubliez ça, ce qu’on a besoin, c’est du train. Il faut développer les voies ferroviaires, passagères, ça bien plus d’importance avec des trains électriques, ça réduirait les gaz à effet de serre. T’as pas besoin d’aller longtemps en Europe pour voir que ça marche. » M. Rousseau se montre sans équivoque, il ne mettrait aucun effort dans le dossier de vols commerciaux, même qu’il suggère « que la ville de Sherbrooke vende l’aéroport à la MRC du Haut-Saint-François et ils vont la développer. ».
Dans un autre ordre d’idée, le candidat estime que la députée-ministre de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, a effectué du bon travail dans l’ensemble, mais lui reproche de ne pas avoir suffisamment défendu la gestion de l’offre. « Mme Bibeau n’a fait aucune pression pour protéger la gestion de l’offre. » Dans le même esprit, M. Rousseau estime qu’il est nécessaire de faciliter le transfert de fermes familiales. « Elles sont vivantes, mais très fragiles. Il faut protéger les petits producteurs. » Le candidat du Parti vert estime que Mme Bibeau s’est bien tirée d’affaire à titre de ministre, mais négligé son comté en étant peu présente. « Je suis déçu. Je m’attendais à ce qu’elle crée des emplois. Concrètement des emplois stables à temps plein bien rémunérés, ça il y en a pas de nouveaux. Ce qu’on a dans les shop, c’est encore des emplois à 13 $ de l’heure pis à temps partiel, à contrat, on sait pas quand tu vas être slaqué ou rappelé. Je pense que là-dessus, ça n’a pas changé. On s’attendait à ce qu’elle en crée de bons emplois, de hauts niveaux et ça, on n’en a pas eu. »
Dans un autre ordre d’idée, M. Rousseau souhaite que l’état favorise davantage le développement d’automobiles électriques et pourquoi pas des pick-up électriques, lance-t-il. Au chapitre de la foresterie, il estime que les propriétaires sont sous-payés. « Les gens n’ont pas le prix adéquat pour ce qu’ils font. »
Préserver la qualité de l’eau, l’éducation, la justice sociale, le revenu minimum garanti, la qualité de vie, les vétérans, les personnes âgées sont des thèmes auxquels le gouvernement doit se concentrer. Une façon d’y arriver, estime M. Rousseau, est « de couper dans les 27 G$ de subventions données directement et indirectement aux grandes pétrolières. » Il suggère également de faire le ménage dans les échappatoires fiscales afin de récupérer cet argent.
La préservation du territoire préoccupe le candidat. On compte sept postes frontaliers dans le comté et les gouvernements libéraux et conservateurs n’ont cessé de réduire les effectifs. « Il y avait 35 agents de la GRC qui patrouillaient les frontières à une époque et c’est descendu à 17 et je pense qu’ils vont être cinq ou six avant longtemps. »
Conscient que ses chances de l’emporter sont minces, le candidat Rousseau serait satisfait d’une troisième place, mais laisse la porte ouverte à une surprise.

La Nuit du pont couvert : Un événement chaleureux et propre

Les participants regroupés à l’intérieur du pont couvert tout près des artistes font en sorte de créer une atmosphère particulière qu’on ne retrouve dans aucune salle de spectacle.

Même s’il y a eu légèrement moins d’achalandage lors de la récente édition de la Nuit du pont couvert, probablement en raison de la température fraîche, l’ambiance, la bonne humeur, la qualité des spectacles avaient de quoi réchauffer le cœur des festivaliers. « Je suis très content de l’ambiance. Je suis satisfait de ce que ç’a donné », d’exprimer Jonatan Audet, un des organisateurs de l’événement.


Le volet spectacle se déroulant à l’intérieur du pont était tout simplement « malade » selon M. Audet. Faut dire que le coup d’envoi a frappé fort avec la prestation de la reine du ragtime, Mimi Blais. « C’était extraordinaire. Entre les chansons, elle parlait du ragtime, de l’histoire des compositeurs de rag. Ç’a duré pendant 1 h 30 », ajoute-t-il avec émotion. Parmi les artistes et groupes se succédant au cours de la soirée, on retrouvait Danty Tchernish Carcajou Nicolas et les groupes Coyote Bill, We are Wolves, The Sainte Catherines et Hugo Mudie & The White Goldens. S’est ajoutée à la programmation une belle surprise Benoit Paradis de Trio. « Les nouveaux n’en reviennent pas de la “crowd”; ils disent tous, c’est malade. Le pont est étroit, ça crée une énergie particulière », d’expliquer M. Audet.


La Nuit du pont couvert, ce n’est pas que des spectacles, c’est aussi de l’art littéraire avec la lutte des mots, inspiré du premier livre du pont de l’an dernier. Cette année, on a poursuivi l’œuvre avec un deuxième livre orchestré sous la direction de Michel Vézina. Animation, peinture sur roche pour les plus jeunes, peinture sur pots à fleurs, le BarbArt et la mosaïque à gogo avaient de quoi occuper les festivaliers. Quatre artistes peintres ont également réalisé autant d’œuvres au cours de la journée.


L’œuvre de la mosaïque à gogo marquera le temps puisqu’elle sera installée sur une structure de banc à l’extérieur du pont couvert. Cette réalisation se fait conjointement avec la municipalité de Lingwick, de préciser M. Audet.
La Nuit du pont couvert attire les amateurs d’un peu partout. Selon la vente de billets en ligne, 50 % proviendraient de la région montréalaise, 30 % de la région sherbrookoise et 20 % du grand Québec. Le camping gratuit pour tous est fort populaire. Encore cette année, ils étaient près de 200 campeurs. M. Audet souligne la participation de la Brasserie rurale 11 comtés qui était sur place avec ses produits. Le lendemain matin au réveil, les participants avaient la possibilité de déguster un petit déjeuner du Cuisinier déchaîné.

Événement vert
Soucieux de protéger l’environnement, les organisateurs font en sorte que l’événement produise le moins de déchets possible destinés à l’enfouissement. « Les gens sont disciplinés et on les aide en ne donnant rien qui peut aller aux poubelles. On demande aux gens de rapporter leurs déchets. » Les concessionnaires sont invités à être écoresponsables dans leur façon de faire. L’année dernière, on a récolté pour 1 kilogramme de déchets, d’exprimer M. Audet. « Je pense que cette année, ça sera moindre. » Les efforts déployés par l’organisation lui ont valu la mention des jurés en gestion des matières résiduelles remise lors des Vivats 2018. Cet événement provincial est une réalisation du Conseil québécois des événements écoresponsables. La Nuit du pont couvert est associée depuis 2016 à l’organisme Festivals et Événements Verts de l’Estrie (FEVE).

actualite

Intersection route 112 et chemin Paul à Ascot Corner : Le MTQ songe à réduire la vitesse

Bien qu’il n’y ait aucun engagement ferme, le ministère des Transports (MTQ) envisage la possibilité de réduire la limite de vitesse à la hauteur du chemin Paul, à Ascot Corner. Une décision devrait être prise au cours des prochains jours ou semaines. Voilà ce qui ressort d’une rencontre tenue la semaine dernière, avec les représentants du MTQ et de la municipalité d’Ascot Corner, qui était prévue avant même l’accident survenu à l’intersection du chemin Paul et de la route 112.


Rappelons que la collision frontale survenue, au début du mois, causant deux morts et cinq blessés, dont deux étaient toujours dans un état grave au moment d’écrire ces lignes, a ravivé le débat que mène la municipalité d’Ascot Corner avec le ministère des Transports du Québec depuis plusieurs années.


Une première intervention à court terme pourrait être mise de l’avant par le MTQ, explique la mairesse, Nathalie Bresse. La limite de vitesse de 70 km/h à la sortie de la municipalité en direction d’East Angus serait prolongée jusqu’au chemin Paul, voire un peu après, précise-t-elle.


Sans dire qu’elle soit satisfaite de la rencontre, Mme Bresse la qualifie de correcte. « Depuis 2005 qu’on dit au ministère, faites quelque chose avec la 112, ça va aller juste en empirant. Ça fait 14 ans et on est encore en train de leur dire : faites quelque chose. Je comprends le MTQ, il y a les budgets, plein d’études; faut qu’ils se fassent. Je comprends qu’il y ait une complexité, mais on veut que notre dossier se retrouve en haut de la pile, depuis le temps qu’on en parle. Il y a eu assez de décès, on en veut plus, c’est assez. S’il (MTQ) accepte de réduire la vitesse, ce n’est pas ben ben dur, ça ne coûte pas cher, planter des petits poteaux avec de petites pancartes en blanc marquées en noir 70 km/h. Ça, ça ne coûte rien. » Mme Bresse assure que cette mesure sera efficace. Pour y arriver, elle compte mettre la Sûreté du Québec du Haut-Saint-François dans le coup en demandant de mener des opérations radar tandis que la municipalité installera des panneaux lumineux pour sensibiliser les gens. « On va tout faire pour que les gens respectent la limite de vitesse », d’assurer la mairesse d’Ascot Corner.
Dominique Gosselin, conseillère en communication au MTQ, rappelle que le ministère avait effectué en 214, à la demande de la municipalité, une étude de sécurité pour l’intersection de la route 112 et du chemin Paul. L’analyse avait démontré que l’intersection ne représentait pas de risque élevé d’accident et que l’installation de feux de circulation ou l’aménagement d’une voie de virage à gauche pour les véhicules en provenance d’East Angus et se dirigeant vers Sherbrooke n’était pas justifié. Elle ajoute qu’une autre étude réalisée récemment à la suite d’une pétition de citoyens arrive aux mêmes conclusions.


Mme Gosselin souligne que l’installation de feux de circulation pourrait entraîner d’autres problématiques. Quant à l’aménagement d’une voie pour effectuer le virage à gauche sur le chemin Paul, il pourrait augmenter le risque d’accident pour les véhicules du chemin Paul qui s’engagent sur la route 112, car elle pourrait être utilisée comme voie de dépassement. Selon Mme Gosselin, l’étude démontre que 445 véhicules empruntent quotidiennement le chemin Paul.


La conseillère en communication rappelle que l’analyse effectuée en 2014 recommandait l’installation de feux clignotants ce qui a été fait en juillet 2016 pour rendre l’intersection plus visible. Mme Gosselin ajoute que la partie granulaire de l’accotement de droite de la route 112, en direction de Sherbrooke, à la hauteur de l’intersection, a été revêtue pour faciliter la manœuvre d’évitement ou de contournement.


Mme Gosselin signale que le MTQ allait entamer une étude plus approfondie du secteur et « ne portera pas juste sur l’intersection parce que la situation problématique ne se limite pas juste à l’intérieur du chemin Paul. » L’étude portera sur le tronçon Ascot Corner jusqu’à l’intersection de la 214 à East Angus. Elle visera à déterminer les interventions qui seraient appropriées à réaliser sur la 112. Les résultats sont attendus pour 2020.

Un frigo partage accessible à tous

Nous retrouvons devant le frigo partage de gauche à droite, Marc Alexandre Fonda, représentant de Marie-Claude Bibeau, Emmanuel Sfiligoi, représentant de François Jacques, Blaise Cantin, Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, Jacky Mathieu, Geneviève Guénette, Adèle Grenon-LeMaître et Sabrina Denault Lapointe. Voir autre photo sur le site web du journal.

La Relève du Haut-Saint-François a procédé à l’inauguration du concept frigo partage. Aménagés à l’intérieur d’une remise adjacente l’organisme, situé au 54, rue Bibeau à Cookshire-Eaton, les deux frigos sont accessibles à toute la population 24 h sur 24 et ce tout au long de l’année.


L’objectif du frigo partage, explique la directrice de l’organisme, Sabrina Denault Lapointe, est « d’éviter le gaspillage alimentaire et de partager les denrées. C’est un lieu où les gens peuvent venir chercher des aliments, porter des aliments ou simplement les échanger. » L’accessibilité est ouverte à tous. « Nous, on fait confiance aux gens. Ils prennent ce qu’ils ont besoin. On ne fait pas de discrimination. On peut être riche et vivre une mauvaise passe. On ne porte pas de jugement. » Mme Denault Lapointe mentionne que les utilisateurs sont respectueux. « Il n’y a pas eu de vandalisme. »
La Relève du Haut-Saint-François avait amorcé le concept de frigo partage il y a deux ans en disposant d’un petit frigo à l’extérieur du local. Grâce à l’aide financière de 100 degrés, une initiative de Québec en forme, l’organisme régional a obtenu 8 645 $. Cet appui a permis l’aménagement, l’été dernier, d’un abri suffisamment isolé pour y maintenir deux frigos à l’année. Avec l’aide financière, on a également installé des bacs à jardin de chaque côté de la remise. On y retrouvera des fines herbes, des carottes, de la salade. Des bacs sont également disposés dans les haltes-garderies du secteur Cookshire et de Scotstown.


Les frigos, explique Mme Denault Lapointe, sont régulièrement remplis grâce à la générosité de plusieurs partenaires dont le principal IGA Cookshire, Moisson Cookshire, Moisson Haut-Saint-François ainsi que des maraîchers en saison. Des citoyens viennent également déposer des choses, ajoute-t-elle. Les frigos contiennent généralement des légumes, du fromage, du pain, de la viande et des mets cuisinés.


Signe de l’importance de l’initiative, les représentants des députés de Mégantic, François Jacques, et de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ainsi que la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, ont participé à l’inauguration tout en soulignant l’apport d’une telle initiative au sein de la communauté.

Gestion de Valoris : Les élus de Cookshire-Eaton déçus et inquiets

Le président de Valoris et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, a fait l’objet d’un barrage de questions lors de la dernière assemblée régulière du conseil d’administration.

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, accompagnée des conseillers Louise Gosselin et Mario Gendron, a tiré à boulets rouges sur le président de Valoris et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, lors de la dernière assemblée régulière du conseil d’administration. Mme Lapointe demandant même à M. Lussier s’il était assis sur la bonne chaise comme président du C.A.


« Je pense que oui. J’ai mis énormément d’efforts. Si vous regardez au cours des dernières années, il n’y avait pas de maire au niveau de Sherbrooke. Le maire a tout intérêt à être ici. Je suis fier d’être président et je vais continuer », de rétorquer M. Lussier.


Au terme de la rencontre, les trois élus de Cookshire-Eaton se disaient déçus, affirmant ne pas avoir eu de réponses à leurs questions. « Les explications données ne sont pas satisfaisantes », d’exprimer Mme Gosselin. « On nous dit, il faut avoir confiance, mais on ne l’a pas », d’ajouter la mairesse Lapointe. Rappelons que Mme Lapointe avait invité M. Lussier à participer à une rencontre dans le but d’obtenir de l’information quant au plan de redressement, le plan d’affaires et les projections de rendement.

Tout ça afin de préparer les prévisions budgétaires 2019. La rencontre avait été annulée à la dernière minute. M. Lussier mentionnait que des éléments de réponse ne pouvaient être donnés puisqu’ils sont en développement et que les membres du conseil d’administration devaient en être avisés au préalable. Il est prévu que le plan de redressement de Valoris sera communiqué en même temps que le budget en octobre prochain.


Loin d’accepter cette réponse, la mairesse Lapointe revient à la charge. « Nous, à Cookshire-Eaton, c’est 200 000 $ d’ici fin 2019 qu’on doit trouver. J’imagine qu’il va falloir faire notre budget en conséquence, on ne peut pas avoir le vôtre avant mi-octobre. Va falloir prévoir un 300 000 $ au budget sans savoir ce qui va résulter de vos états. » Le vice-président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, rappelle que la régie a donné des indications en fixant le coût de l’enfouissement à 241 $ et 243 $ la tonne avec une indexation de 2 % pour les années 2020 et 2021. « On est réticent un peu à ça parce qu’en 2019, on a été augmenté deux fois. C’est plate, mais je crois pas à ça que ça va rester là. » M. Roy rappelle que c’est l’objectif fixé. « Ce sont des prévisions. Le gouvernement est en train de revoir la Politique québécoise de la gestion des matières résiduelles. Nous n’avons aucun contrôle là-dessus. M. Gélinas (Denis Gélinas, directeur général) est en train de monter une belle structure. Je vous le dis, vous allez être satisfaits de voir le travail qui a été fait. »


Le conseiller Mario Gendron a poursuivi la salve de questions et de remarques en direction du président Lussier, en affirmant dans les médias avoir été étonné d’entendre qu’il était surpris de la sortie de Cookshire-Eaton. « Quand on fait une augmentation de 78 % la tonne et on a un rapport de la vérificatrice qui dit que la gestion de Valoris est une gestion troublante, que nous, on va rester les bras croisés. On a pris action, le directeur de la ville a fait un rapport. On vous a invité à venir nous parler pis vous n’êtes pas venu. Je comprends que vous attendez toutes sortes d’affaires, des réponses du gouvernement. Mais juste venir nous voir et nous dire : on a un plan de redressement. On va vous dire : où est-ce qu’on en est. Juste ça, ça aurait calmé le jeu. » Mme Gosselin ajoute : « on a été très déçus de ne pas vous avoir rencontré. Je peux comprendre comment fonctionnent les conseils d’administration, mais je comprends aussi comment fonctionne une crise et quand il y a crise habituellement, on essaie de faire attention pour ne pas l’amplifier. Ne pas avoir jugé pertinent de venir nous rencontrer, pour nous dire minimalement ce que vous faites, je trouve que ça, c’est un manque de respect envers nous qui travaillons pour les citoyens. Je suis extrêmement surprise de voir l’ampleur des dépenses administratives. Aviez-vous commencé à travailler sur l’ensemble de la dette de 44 M$ avant le rapport de la vérificatrice générale ? Pour faire de la gestion, on n’a pas besoin de l’alarme de la vérificatrice générale. »

M. Lussier soutient qu’un travail avait été entamé préalablement, que le conseil d’administration avait déjà identifié plusieurs problèmes et travaillait à trouver des solutions avant que ceux-ci soient mentionnés dans le rapport de la vérificatrice. Il rappelle que le CA avait demandé à la vérificatrice générale de regarder l’ensemble depuis les débuts de Valoris.


Le président se dit conscient que les lacunes des administrations passées viennent jouer dans la confiance des gens envers la Régie intermunicipale du centre de valorisation du Haut-Saint-François et de Sherbrooke. Il réitère sa confiance envers les membres de son conseil d’administration et la décision d’ajuster le tarif du tonnage pour les municipalités membres. Du montant imposé de 237 $ la tonne, une partie est dévolue au tarif d’enfouissement, la gestion des eaux de lixiviation, le traitement des biogaz, l’administration et le remboursement de la dette. Soulignons que le prix pour les non-membres est de 133 $ la tonne et de 95 $ pour les entreprises privées.


Appui partagé
Une brève tournée téléphonique auprès de quelques municipalités démontre que les opinions sont partagées envers la démarche de Cookshire-Eaton. À Westbury, on est en faveur de l’initiative entreprise, même qu’on songeait à l’appuyer d’une résolution lors de la séance du conseil de cette semaine. « Nous, on n’acceptera aucune autre augmentation », d’exprimer le maire Gray Forster. « Moi, je comprends tout à fait la mairesse. Sylvie a sonné une clochette. Moi, je n’étais pas offusquée », d’exprimer Céline Gagné, mairesse du canton de Lingwick. Toutefois, Mme Gagné mentionne avoir une grande confiance envers le préfet et vice-président de Valoris, Robert Roy. « Je trouve Robert honnête avec nous autres. J’ai confiance en notre préfet. » À Scotstown, le maire Ian MacAulay a laissé savoir sur les ondes de Radio-Canada qu’il était préoccupé par la gestion de Valoris.
La position est à l’opposé du côté de La Patrie. « On n’appuie pas du tout », de trancher la mairesse Johanne Delage. « Je la comprends (Sylvie Lapointe), mais faut être stratégique. Il faut laisser la chance aux administrateurs de prendre ça en main. » La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, n’appuie pas la démarche et dit faire confiance au conseil d’administration de Valoris. En avouant être dans l’attente d’une date pour rencontrer les gens de Valoris, le maire de Weedon, Richard Tanguay, se montre prudent dans ses propos. Il dit comprendre le conseil de Cookshire-Eaton de vouloir poser des questions et ajoute que lui et son conseil en ont également, mais préfère faire preuve de patience. « Je trouve un peu dangereux de crier au loup. Je ne suis pas sûr qu’on s’aide. Je pense que les gens qui nous représentent font une bonne job. Faut juste leur laisser la chance. » La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, fait preuve de retenue.

« Je suis un peu moins d’accord. On a constaté qu’on avait des faiblesses et là faut peut-être regarder pour améliorer. Je crois qu’à long, long terme, on ne regrettera pas d’avoir ça. Pour l’instant, ça fait mal, ça coûte cher, on paye pour nos erreurs. »

Palettes Perron investit 12 M$ et s’installe dans l’ancienne usine Shermag

Le président et directeur général, Hugo Brunelle, et son frère, directeur ingénierie, Patrick Brunelle, devant le nouveau logo de l’entreprise.

Un an jour pour jour après l’incendie ayant rasé l’usine de Sawyerville, Palettes Perron a procédé à l’inauguration de sa nouvelle place d’affaires soit à l’ancienne usine Shermag, située à la limite de Cookshire-Eaton, tout près de Lennoxville. L’investissement de 12 M$ permettra de doubler sa production en plus de développer des projets connexes.


Le président et directeur général, Hugo Brunelle, mentionnait lors d’une conférence de presse que le site utilisé au départ comme refuge temporaire s’est imposé comme solution permanente. « Après l’incendie, on a dû prendre des décisions rapidement. On a dû prendre position d’abord pour les employés. On n’a jamais hésité à savoir si on rebâtissait ou pas Palettes Perron. Dans ma tête, ç’a toujours été très clair, on rebâtissait et on repartait. L’usine avait le vent dans les voiles, tout allait très bien. Cette décision-là a été très facile à prendre. On aurait aimé rester à Sawyerville, mais un paquet de facteurs nous empêchait d’être aussi efficaces. Le site n’offrait pas la capacité au niveau des gicleurs. Ici, il y a un bassin de rétention sur place. L’usine était déjà prête à être giclée. »
Dès le lendemain de l’incendie, les responsables travaillaient à la relance. Cinq semaines plus tard, de mentionner M. Brunelle, « on livrait nos premières palettes à nos clients. Neuf semaines après le feu, on recevait une première machine achetée, livrée, branchée et en production alors que ça prendrait plus d’un an normalement. Au début novembre, on recommençait à produire des palettes en série. »


Visiblement fier de cet exploit, le PDG en a attribué le mérite aux employés qui avaient interrompu le travail pour assister à la conférence de presse. « Ça paraît bien de mon côté, on a fait une bonne job, tout ça, mais je peux vous dire aujourd’hui que la seule et unique raison pour laquelle on a réussi à être aussi efficace et aussi productif, c’est à cause des gens qui sont en arrière. Les employés de Palettes Perron se sont retroussé les manches. J’ai une équipe extraordinaire. Moi aujourd’hui, je ne peux pas croire qu’on a réussi à faire ça en si peu de temps. Ce n’est pas rien que des jobs, il y en a qui ont donné du cœur, du monde qui ont donné du temps, du monde qui y ont cru. Moi j’y ai cru, mais que vous autres vous l’ayez fait de cette façon-là, c’est quelque chose. Je vous en remercie et vous félicite », d’exprimer M. Brunelle avec une certaine émotion.


Usine
Avec un investissement de 12 M$, Palettes Perron disposera d’une usine au goût du jour, d’exprimer son PDG. La superficie du bâtiment de 100 000 pieds carrés soit du double de l’ancienne ainsi qu’un terrain de 500 000 pieds carrés permettra à l’entreprise de faire face à l’avenir. « On va avoir les installations pour faire face à notre future progression. Au niveau des machines de production, on va être beaucoup plus équipé, plus efficace. On va avoir une très grande autonomie au niveau de la coupe de bois. On a investi énormément d’argent au niveau de la préparation de la matière première. » L’entreprise disposera de deux lignes de coupe de bois, une de bois franc et l’autre de bois mou. « Au niveau de la coupe de bois, on va avoir 10 fois la capacité qu’on avait dans notre autre usine. Ça va nous donner une grande autonomie et une plus grande capacité de palettes différentes. » M. Brunelle mentionne que la fabrication de palettes n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. Un seul client peut demander jusqu’à 400 palettes de grandeurs et modèles différents. En plus d’être à la fine pointe de la technologie, l’usine dont l’aménagement sera complété dans les prochaines semaines tient compte du bien-être des travailleurs en offrant notamment un milieu de travail fonctionnel et sécuritaire.


L’entreprise est à 80 % de son ancien volume de production. Elle devrait le dépasser au cours des prochaines semaines. Palettes Perron compte présentement 25 travailleurs et prévoit grimper ce nombre autour de 45 dans les mois à venir.


M. Brunelle a profité de l’occasion pour remercier l’ensemble de ses partenaires financiers et autres. Il a souligné l’apport de la municipalité de Cookshire-Eaton, de sa volonté à faciliter les choses pour la relance, le Centre local de développement (CLD) ainsi que Cookshire-Eaton Innovation.

Cookshire-Eaton
La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, est évidemment heureuse de ce dénouement. « On est vraiment partenaires, on s’est assis plusieurs fois. On a fait plusieurs plans. Moi, je voulais garder l’entreprise et le monde. On leur a donné un congé de taxes sur 10 ans. Maintenant, on voudrait voir avec les conseillers ce qu’on peut faire pour les employés qui viennent s’installer à Cookshire-Eaton. » Cette mesure pourrait s’appliquer à tous les travailleurs des entreprises œuvrant au sein de la municipalité, d’ajouter Mme Lapointe.

Portes ouvertes sur les fermes du Québec : Quatre fermes du Haut seront accessibles

À l’instar des autres producteurs participants, Liette Poulin et Pierre Laliberté de Tradition d’Antan attendent les visiteurs.

À l’instar d’une centaine de fermes au Québec, quatre producteurs agricoles du Haut-Saint-François rendront leur ferme accessible, gratuitement, au grand public le 8 septembre prochain, à l’occasion de la journée provinciale Portes ouvertes sur les fermes du Québec.


Dès 10 h le matin jusqu’à 16 h, les producteurs de la Ferme F. Côté et fils, située au 921, chemin Côté à Cookshire-Eaton, et ceux de Tradition d’Antan, du 891 chemin de Learned Plain à Cookshire-Eaton, accueilleront les visiteurs. Il en sera de même pour la Ferme Renaissance, au 1120 rang 2 Sud à Weedon et de la Pisciculture Jacques Roy, située au 1253 route 112 à Weedon.


Les propriétaires se préparent depuis plusieurs semaines pour bien accueillir les visiteurs et profiter de l’occasion pour démystifier la nature de leur travail. La Ferme F. Côté et fils, spécialisée en production laitière, dispose d’un troupeau de 85 vaches en lactation et 70 taures pour la relève. Sa nouvelle étable, en stabulation libre, à la fine pointe de la technologie, comprend deux robots de traite. Ventilation adaptée, installation de toiles amovibles pour contrôler la température de l’étable ainsi qu’un robot pour pousser le mélange alimentaire des bêtes ne sont que quelques aspects dont les visiteurs seront à même de constater.


Liette Poulin et Pierre Laliberté, propriétaires de la Ferme Tradition d’Antan, aidés de leur fils Alexandre et sa petite famille, travaillent à la production et vente de poussins de différentes races: poules Chanteclerc, cailles, perdrix Choukar, Colins de Virginie et de faisans. On retrouvera également sur place une plantation de petits fruits, une autre de 300 arbres et arbustes fruitiers ainsi qu’une érablière de 1 500 entailles. Pour l’occasion, les visiteurs auront la chance de visiter la cabane, déguster des produits de l’érable, visiter et participer à un atelier dans la voilière, ainsi que des ateliers dans le jardin de petits fruits et sur la fabrication de la laine. Un Food truck de l’Orchidée sera sur place et autres surprises.


La Ferme Renaissance à Weedon est spécialisée dans l’élevage de sangliers et cerfs rouges depuis 2012. Elle dispose d’un troupeau de 40 laies, 9 cerfs rouges et 3 truies Tamworth. Elle compte une production annuelle de plus de 400 marcassins et dispose d’une maternité pour les laies, corral et cage de contention. La ferme possède environ 20 acres clôturés. Elle est membre de l’Association des producteurs de sangliers du Québec et de la Fédération des éleveurs de grands gibiers du Québec.


La Pisciculture Jacques Roy, spécialisée dans la production de l’omble de fontaine, produit annuellement 55 000 poissons. Elle approvisionne plusieurs pourvoiries des régions de Lanaudière, la Mauricie et la Gaspésie. Elle transporte sa production dans un camion favorisant le confort et la sécurité des poissons. La pisciculture est partenaire depuis 23 ans du Centre de transfert et de sélection des salmonidés, situé à Nouvelles, en Gaspésie. Les propriétaires Jacques Roy et Micheline Cloutier vous attendent.


La journée portes ouvertes, organisée par l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA) avec la collaboration de partenaires, présentera une centaine de fermes situées aux quatre coins de la province. Le Parc olympique à Montréal accueillera également son lot de producteurs. Sous le thème L’environnement c’est dans notre culture !, les producteurs mettront davantage l’accent sur l’environnement

Circonscription de Compton-Stanstead : Cinq candidats dans la course

Les dés sont jetés dans Compton-Stanstead. Tous les candidats des principaux partis politiques sont connus en marge de la prochaine campagne électorale dont l’issue sera le jour du scrutin, le 21 octobre prochain.


Sans surprise, Marie-Claude Bibeau, actuelle députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, a remporté l’investiture de sa formation politique le Parti libéral du Canada (PLC), il y a plusieurs mois déjà. Jesse Mc Neil défendra les couleurs du Parti conservateur (PC). Il a été entrepreneur dans la région de l’Estrie pendant 10 ans et est actuellement officier d’infanterie, au grade de major pour le Régiment Les Fusiliers de Sherbrooke. Il est diplômé de l’Université de Sherbrooke en administration des affaires et du collège de commandement et d’état-major de Kingston. Jean Rousseau représentera les valeurs du Parti vert (PV) du Canada. Député battu par Marie-Claude Bibeau lors de la dernière campagne électorale, il revient à la charge, soucieux de défendre les préoccupations des citoyens en matière d’environnement. Naomie Mathieu Chauvette fera la lutte sous la bannière du Nouveau Parti démocratique (NPD). Elle est présentement étudiante à l’Université d’Ottawa. Considéré comme un jeune engagé et militant indépendantiste, David Benoit sera le candidat du Bloc Québécois (BQ).


Rappelons que les électeurs seront appelés aux urnes le 21 octobre prochain pour désigner le parti qui formera le prochain gouvernement du Canada.

Musique aux Sommets : Participation satisfaisante malgré la pluie

Accompagné de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke (l’OSS), sous la direction de Stéphane Laforest, le Boogie Wonder Band a fait bouger l’assistance au rythme du disco.

Pour une deuxième année consécutive, Dame Nature a fait des siennes au cours de la fin de semaine marquant le festival Musique aux Sommets à Chartierville. Évidemment, cela a eu un impact sur l’achalandage, mais compte tenu des circonstances, les organisateurs sont satisfaits de la dernière édition


« On est en train de faire le décompte, mais l’achalandage est à peu près comme l’an dernier », de mentionner Jean Bellehumeur, membre du comité organisateur. Satisfait de l’implication et de la participation locales, l’intervenant rappelle « le but de l’exercice, c’est pas de faire un party pour les gens de Chartierville et La Patrie. Le but de l’exercice, c’est pour faire venir les gens de l’extérieur à découvrir notre région. » Ce dernier rappelle que les chances d’amener de nouveaux résidents en attirant les entreprises à Chartierville sont limitées. Par contre, elles sont plus élevées en misant sur le sport extérieur, le récréotouristique et la nature. C’est ce que le festival permet de faire découvrir aux visiteurs. D’ailleurs, il souligne que le développement du complexe Lauz Altitude fait partie des retombées anticipées pour la municipalité.


Malgré Dame Nature, les activités se sont déroulées comme prévu que ce soit les spectacles, le défilé du samedi en après-midi, le village Allemand avec ses 27 artisans et autres. Le point fort de la fin de semaine était le spectacle du samedi soir du Boogie Wonder Band avec l’Orchestre symphonique de Sherbrooke (l’OSS). « On est bien content du spectacle. Même si la température en a découragé quelques-uns, il y a eu beaucoup de gens de l’extérieur; on est bien content. » D’ailleurs, Paul Lacroix, de Saint-Joseph-de-Beauce, a fait le trajet exprès pour voir le groupe. « Ça faisait longtemps que je voulais les voir. Je voulais pas manquer ça. J’ai bien aimé, ça valait la peine », dit-il sous le regard approbateur de sa conjointe.


Selon M. Bellehumeur, le spectacle du vendredi soir attire davantage les gens en périphérie de Chartierville. « Les gens de l’extérieur, Magog, Drummondville et ailleurs arrivent le samedi tôt et ils s’installent. »
Les chances que le festival revienne l’an prochain semblent excellentes estime M. Bellehumeur, d’autant plus que la municipalité célèbrera le 150e anniversaire de sa fondation. La ferveur des gens à organiser la fête est encore là, précise-t-il. Le membre du comité organisateur estime que près de 80 bénévoles s’impliquent sous une forme ou une autre, représentant près de 2 000 heures de bénévolat. Musique aux Sommets semble bien implanté au sein de la communauté.

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