Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.

Du travail à portée de main au Salon Priorité-Emploi

Le Salon Priorité-Emploi du Haut-Saint-François, qui se déroulera à la Cité-école Louis-Saint-Laurent, le 25 mai prochain, offre de très bonnes chances de trouver un travail rapidement. Selon Louise Côté, responsable des projets des Salons Priorité-Emploi pour l’ensemble de l’Estrie, 98 % des participants au Salon de Sherbrooke ont pourvu 25 % de leurs postes disponibles.
Rappelons que cette première édition locale s’inscrit dans le cadre de la tournée régionale du 20e anniversaire du Salon du même nom. Le Haut-Saint-François sera le sixième sur un total de sept et on anticipe une belle belle participation des chercheurs d’emploi. Mme Côté mentionne qu’ailleurs, les organisations locales ont doublé les attentes. Pour le territoire, on anticipe la participation de 200 à 250 visiteurs. L’intervenante ajoute que différents organismes du milieu prendront en charge, par navette, des groupes provenant de l’extérieur pour leur faire emprunter un parcours de séduction avant de s’arrêter à la cité-école.

Plus d’une vingtaine d’employeurs sont attendus pour le Salon et six organismes du milieu. Les représentants des 14 municipalités joueront un rôle actif au cours de cette journée. Ils seront répartis en quatre zones et présenteront les nombreux avantages que l’on retrouve dans chacune d’entre elles. Selon Mme Côté, la tenue des Salons dans les autres régions s’est avérée fort satisfaisante et on anticipe la même chose que celui qui se déroulera de 10 h à 17 h, à la Cité-école Louis-Saint-Laurent à East Angus.

350 000 $ pour rendre le plein air plus agréable

Les sentiers et sites plein air du parc régional du Marécage-des-Scots, du parc du belvédère du Canton de Lingwick, du parc écoforestier de Johnville et des Sentiers frontaliers recevront une aide financière globale de 350 000 $ pour rendre ces endroits achalandés, plus sécuritaires, plus fonctionnels et plus agréables à circuler.

C’est dans le décor bucolique du parc du belvédère du Canton de Lingwick que le député de Mégantic, François Jacques, en a fait l’annonce au nom de la ministre de l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest. Le montant alloué provient du Programme de soutien à la mise à niveau et à l’amélioration des sentiers et des sites de pratique d’activités de plein air (PSSPA).

M. Jacques rappelle que son « gouvernement s’est donné l’importante mission de promouvoir la pratique des activités physiques et des sports plein air auprès de l’ensemble de la population. » Il profite de l’occasion pour inviter les jeunes et moins jeunes à bouger, à découvrir et redécouvrir les merveilleux sites de plein air que l’on retrouve un peu partout dans le comté. « Pour encourager la population de notre région à sortir dehors et pratiquer des sports, il faut lui faciliter l’accès aux activités et infrastructures. » Le PSSPA est une façon d’y parvenir, indique le député de Mégantic.

Projets
Parmi les projets qui bénéficieront de cette aide, nous retrouvons le parc régional du Marécage-des-Scots, situé à proximité du parc national du Mont-Mégantic et qui traverse les municipalités de Hampden et Scotstown. L’aide financière de 88 169 $ permettra notamment le resurfaçage de la piste cyclable. Heureux de l’annonce, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, soutient que l’initiative permettra de rendre la surface plus sécuritaire tout en facilitant l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite en plus de renforcer la vocation familiale du parc. Le préfet ajoute que d’autres projets sont en préparation comme le développement d’activités hivernales, la prolongation de la piste jusqu’à Lingwick, le projet de seuil permettant des activités nautiques et la mise en valeur de l’écosystème. Il rappelle que « la MRC fait un devoir d’offrir à sa population des espaces plein air gratuits afin de promouvoir les saines habitudes de vie et la santé par les activités plein air. »

Du côté du Canton de Lingwick, le coup de pouce de 52 565 $ permettra la mise à niveau et l’amélioration du parc du belvédère afin de sécuriser le promontoire, retirer le vieux fer du sol, améliorer le sentier rustique. On prévoit également améliorer la signalisation, préparer le terrain pour accueillir une shed à vocation touristique, installer une toilette sèche, bancs et autres. « C’est un magnifique site qu’on veut mettre en valeur, qui va servir à notre population, qui va être utilisé grandement à l’année; c’est ce qu’on souhaite, mais aussi accessible aux tourismes », d’exprimer la mairesse, Céline Gagné.

De son côté, Nature Cantons-de-l’Est disposera d’une aide de 68 598 $ pour la réfection du trottoir de bois du sentier de la tourbière à Johnville dans la municipalité de Cookshire-Eaton. M. Stéphane Tanguay, directeur de l’organisme, se réjouit du programme, « c’est très très rare qu’on a du financement pour pouvoir réfectionner l’existant. Souvent les bailleurs de fonds veulent qu’on crée du nouveau et c’est pas nécessairement du développement durable de créer du nouveau. Faut retravailler et maintenir ce qu’on a déjà en place, donc on apprécie vraiment beaucoup ce genre de travail quand il passe. » Ce montant, précise-t-il, s’ajoute aux sommes déjà consenties par la MRC du Haut-Saint-François qui a donné 20 000 $, la municipalité de Cookshire-Eaton qui va investir 20 000 $ ainsi que l’Université Bishop’s et celle de Sherbrooke qui mettront conjointement 30 000 $ pour un projet global de 140 000 $. D’autres étapes suivront éventuellement, ajoute M. Tanguay, comme l’ouverture d’un poste d’accueil à l’entrée du parc. Il mentionne que l’organisme souhaiterait aménager ses bureaux à l’intérieur du parc et des salles de classe pour les deux universités.

Pour sa part, l’organisation Sentiers frontaliers bénéficiera de 142 239 $ sur un projet global de 180 000 $, permettant la réfection des sentiers et des infrastructures de randonnée dans le secteur du mont Gosford. Six des douze chantiers prévus seront de la mise à niveau et réfection de sentiers selon les normes actuelles. Les six autres sentiers permettront la construction de toilettes sèches, la mise à niveau de la cartographie, la correction de la toiture d’un abri trois places, l’amélioration de la signalisation et autres éléments qui viendront bonifier l’expérience des randonneurs. Monique Scholz, responsable des relations publiques, se réjouit de l’aide apportée à l’organisme qui existe depuis 1995 et qui offre un sentier de 135 kilomètres principalement en forêt publique à travers quatre municipalités, dont Chartierville, La Patrie, Notre-Dame-des-Bois et Woburn. Le projet, précise-t-elle, touche le territoire du mont Gosford qui a connu un achalandage de 5 867 personnes l’an dernier, sans compter les enfants et groupes. Mme Scholz rappelle que la réalisation du projet est également rendue possible grâce à l’engagement financier de deux partenaires, Gestion Gosford et l’Association Louise Gosford.

Enfin, M. Jacques mentionne que 73 projets seront réalisés dans l’ensemble du Québec auquel le gouvernement contribue pour une aide globale de 6 M$.

Avez-vous l’ADN d’un employeur de choix ?

Avez-vous l’ADN d’un employeur de choix ? C’est la question lancée par le conférencier Stéphane Simard, CRHA et CSP Générateur d’engagement, à la quarantaine de personnes, principalement des employeurs du Haut-Saint-François participant au récent déjeuner-conférence organisé par le Comité d’adaptation de la main d’œuvre, CAMO du Haut-Saint-François, à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton.

C’est avec humour, en s’appuyant sur des exemples concrets tout en sollicitant la participation des employeurs que le conférencier a su maintenir l’intérêt de son assistance. M. Simard n’a pas bercé dans les grandes théories préférant parler de choses et d’expériences concrètes. Le premier message lancé aux employeurs est que les gens ne cherchent plus du travail, mais une expérience. Alors, comment vendre une expérience de travail, comment rejoindre les personnes, comment définir une offre unique ? Autant de questions qu’il s’est efforcé à apporter des éléments de réponses.
M. Simard a fait part d’une vingtaine de raisons susceptibles d’influencer le chercheur d’emploi que ce soit l’environnement organisationnel de l’entreprise par sa réputation, la rémunération, la localisation.

L’environnement humain comme les valeurs de l’entreprise, la flexibilité des horaires de travail, la charge de travail et bien d’autres font partie des éléments que tiendra en compte le candidat. Une des façons de définir le profil de la personne recherchée, explique M. Simard, peut se faire à partir des employés de l’entreprise. L’employeur peut répertorier les attitudes et compétences de certains travailleurs. Il peut également identifier des membres du personnel et se poser les questions à savoir ce qui la rend fière de leur journée, qu’est-ce qui la retient, avec quel genre de personnes préfère-t-elle travailler et autres.

Le conférencier a identifié sept bassins de recrutement généralement négligés pour faciliter le recrutement soit les 55 ans et plus, les immigrants, les personnes handicapées, les travailleurs en formation, les personnes judiciarisées, les militaires retraités et parmi les employés de l’entreprise. L’intervenant fait part d’une pratique de certaines entreprises qui organisent des concours ou initiatives pour récompenser sous une forme ou une autre un employé qui permettra le recrutement de nouveaux venus. M. Simard suggère également aux employeurs d’être imaginatif sur le site Internet de l’entreprise. De mettre un onglet carrière, d’identifier les bénéfices, les avantages à travailler au sein de l’entreprise, d’ajouter des témoignages photo et même des vidéos des employés afin de faire vivre l’expérience en milieu de travail. Plusieurs autres aspects concrets ont été abordés au cours de la rencontre, ce qui a été fort apprécié des participants.

Des partenariats avec trois universités

Le développement de Weedon sous toutes ses formes suscite l’intérêt des universités situées aux quatre coins du Québec. Trois d’entre elles, soit Concordia à Montréal, l’Université du Québec à Rimouski et l’Université de Sherbrooke, participeront à différentes études susceptibles de donner un coup de main au développement de la municipalité.

Dès l’automne prochain, une équipe d’élèves et enseignants de l’Université Concordia devrait débarquer à Weedon pour amorcer une étude de concept spatial du développement de la communauté dans le cadre du développement durable. Les universitaires effectueront, pour ainsi dire, une analyse terrain du milieu. Ils vont rencontrer les citoyens, visiter les lieux, regarder l’aspect géographique, voir l’urbanisation et autres facettes de la vie en communauté « et ils vont revenir avec un projet de concept de développement spatial de notre territoire », d’exprimer le maire, Richard Tanguay. Habituellement, Concordia fait ce genre de travail dans les milieux urbains, explique-t-il. Cependant, les responsables ont accepté le défi de le faire en zone rurale.

Autre étude
La municipalité, précise le maire, a débuté une étude du développement socio-économique avec l’Université du Québec à Rimouski. En fait, Weedon devient un sujet d’étude. « Avec tous les projets qu’on met de l’avant, l’université est bien intéressée à nous suivre sur quelques années pour voir comment ça va évoluer dans le temps. Ils veulent voir l’évolution de la communauté, comment on va s’en sortir, comment on va réagir, comment va réagir l’environnement face aux divers projets. » M. Tanguay admet que l’entente en est une de sujet d’étude, mais ajoute que l’université produira régulièrement des rapports. « Ça va nous permettre d’avoir accès à des données qu’on aurait de la difficulté à avoir. Ça nous donne des éléments qu’on pourra utiliser à d’autres fins », de préciser le maire.

Aide terrain
D’autre part, l’entente avec l’Université de Sherbrooke permettra pour Weedon d’obtenir de l’aide sur le terrain. Le pacte avec le département de gestion prévoit qu’une équipe de six élèves œuvrant dans des secteurs interdisciplinaires tels que ressources humaines, marketing, comptabilité, management débarqueront à Weedon au début de l’année 2020 dans le cadre de leur tout nouveau cours de gestionnaire socialement responsable. Ces nouvelles ressources, pour ainsi dire, « travailleront sur des dossiers d’analyse qu’on leur mettra entre les mains. Ça peut être de faire des études de préfaisabilité, des plans d’affaires, des plans d’implantation, des plans marketing. » Le plus beau de la chose, d’ajouter M. Tanguay, est que « les responsables nous garantissent la continuité. Session après session, les enseignants se chargent de faire le lien si on veut faire une continuité de dossier. Les étudiants pourraient travailler sur un projet, faire un rapport et le groupe suivant le prendre et l’amener plus loin. C’est vraiment du travail continu. C’est du concret sur le terrain qui pourrait aboutir à quelque chose. » « Les choses se mettent en place tranquillement pas vite », d’exprimer avec un brin de satisfaction le maire de Weedon.

Deux nouveaux jeux au parc multigénérationnel

Annoncés l’année dernière, l’ajout de deux nouveaux jeux au parc multigénérationnel, le Pump track et Dek hockey se concrétiseront d’ici la fin de l’été et seront fonctionnels au plus tard à l’automne. « Ça va se faire, on a reçu les subventions, ce n’est qu’une question de délais », d’assurer le maire de Weedon, Richard Tanguay.

L’annonce du Dek hockey était connu, mais le Pump track remplace celui mentionné de piste de BMX. Le maire attribue ce changement à la volonté populaire. « On essaie de s’adapter selon les modes. » Avouant ne pas être familier avec ce type de jeux, le maire mentionne qu’il s’agit de modules adaptés pour les vélos, patins à roues alignées et tout ce qui est sur roues. Le parcours, qui se retrouvera vraisemblablement dans le secteur du terrain de balle, sera adapté pour les groupes d’âge de 10 ans et moins et pour les plus grands. Quant au Dek hockey, qui sera aménagé à proximité du terrain de tennis, il sera conforme aux normes, assure M. Tanguay. Ces deux projets nécessiteront un investissement global de 115 400 $. La municipalité dispose déjà d’une subvention de 57 750 $ couvrant la moitié des coûts. Elle assumera l’autre tranche.

Le maire rappelle que le développement du parc multigénérationnel est un projet qui s’étale sur plusieurs années. Son rythme de croissance est directement lié à la capacité de payer de la municipalité et des subventions, précise-t-il. M. Tanguay estime que le parc en serait à 40 % ou 50 % de son plein potentiel. Terrain de soccer, sentiers pédestres, aménagement de zones boisées avec culture de plantes indigène du milieu, balançoires et autres figurent sur les plans. Pour l’instant, on travaille à compléter ce qui a été amorcé comme l’agora avec le plan d’eau, de fleurs et le monticule de terre pour en faire une glissade. Ce dernier aspect retarde, car on veut s’assurer de la conformité, la sécurité et le respect de l’environnement, d’expliquer le maire. Mentionnons que la mise à niveau de la piscine extérieure l’année dernière et l’ajout de jeux d’eau en 2016 sont grandement appréciés des jeunes.

Un avenir pour le marais du lac Vaseux

Le projet amorcé, il y a quatre ans, la municipalité de Weedon a l’intention de réactiver le marais du lac Vaseux pour lui donner une vocation socio-touristique.

« On va commander une étude pour essayer de mettre en valeur notre marais et d’en faire un plan de développement socio-économique et environnemental pour en faire un attrait socio-touristique », de mentionner le maire, Richard Tanguay. L’étude qui sera défrayée par le Fonds de développement territorial (FDT) visera à déterminer entre autres, la façon de s’y prendre, comment le mettre en valeur, la façon de l’exploiter et sous quelle thématique le développer.

La municipalité caresse le rêve de développer un complexe ou genre de parc qui unirait le marais du lac Vaseux au parc du vieux Moulin pour descendre jusqu’en bas du village au coin de la 5e Avenue, tout ça en longeant le ruisseau de Weedon. « Nous (la municipalité) sommes propriétaires de presque des trois quarts des terrains. On voudrait voir comment on peut faire un concept de développement là dedans. »

La municipalité souhaite également collaborer, au cours des prochains mois, avec le comité Weedon accueille afin de bonifier l’offre et mettre en place un système d’accueil des nouveaux arrivants et immigrants. « On va préparer le terrain pour ça. Le comité Weedon accueille fait déjà un beau travail. Il rendait visite au monde, donnait des documents d’information, tenait une soirée d’information. On veut essayer de voir avec des spécialistes d’accueil comment on pourrait faire mieux et de s’assurer d’une meilleure intégration de nos nouveaux arrivants. On va essayer d’aller chercher un consultant spécialisé d’université. » La municipalité compte financer ce projet avec le FDT. « C’est bien beau de mettre des parcs en place, mettre des structures en place, mais il faut aussi être accueillant. On est déjà mieux que bien des municipalités, mais on peut faire mieux encore », de compléter le maire Tanguay.

Le nouveau DG de Weedon, Mokhtar Saada favorise le travail d’équipe

En poste à Weedon depuis juin dernier à titre de conseiller au développement économique, Mokhtar Saada se retrouve aujourd’hui dans le siège de directeur général de la municipalité. Ce bond dans la hiérarchie municipale est tout à fait réfléchi et M. Saada s’est assuré d’obtenir l’appui des travailleurs avant de poser sa candidature.

Signe de sa philosophie, le nouveau DG mentionne avoir consulté l’ensemble du personnel avant de poser sa candidature. « Si j’avais pas l’accord et le soutien du personnel, j’aurais pas appliqué. J’ai appliqué qu’après avoir parlé à toute l’équipe. Je leur ai expliqué ce que j’entendais faire et voir s’ils étaient d’accord. On a une très belle équipe, je me considère vraiment chanceux. »

Celui qui avait amorcé sa carrière en urbanisme après avoir complété des maîtrises en gestion d’entreprise et urbanisme est retourné pendant une période de 15 ans dans le milieu universitaire, comme chargé de cours et conseiller en intelligence d’affaires. Toutefois, l’appel terrain était plus fort. M. Saada mentionne avoir été attiré en juin dernier par le poste de développement en région. « Le développement régional, c’est quelque chose qui me tenait à cœur. J’ai commencé ma carrière avec ça. Moi quand je le faisais, j’assistais des municipalités en tant que consultant alors que là je vais me retrouver de l’autre côté du pouvoir. Du côté de la gestion participative. C’est vraiment cet aspect-là qui m’intéresse. Celui de mettre en pratique mes connaissances. »

Pour le nouveau DG, Weedon constitue un beau défi, celui de faire du développement en ruralité. Il ajoute que le projet de MYM « présente un grand potentiel avec lequel on peut chercher à faire du développement. » Toutefois, il insiste également sur l’importance de faire une diversification économique en respectant une vision intégrée. « Le territoire est un territoire qu’on peut aller chercher beaucoup au niveau des lacs. Faut pas qu’on soit juste dépendant du cannabis. En même temps, il faut jamais oublier les entreprises locales et les commerces. » M. Saada souhaite établir une collaboration avec ces dernières et apporter l’appui nécessaire à leur développement. Il souhaite, à moyen terme, valoriser le territoire, diversifier l’économie locale tout en renforçant le sentiment d’appartenance des citoyens à Weedon, notamment avec des événements mobilisateurs que ce soit Weedon en fête ou autre.

À l’écoute
« Étant donné que je ne suis pas de la région, j’ai beaucoup d’écoute. Je considère que les gens qui m’entourent sont les experts de la région. Moi, je vais apporter une structure à ce développement-là. En même temps, je fonctionne par des projets de développement parce que je considère qu’il faut des réussites, quelle que soit l’ampleur du projet. Même les petites réussites sont importantes. Il nous faut des réussites pour mobiliser le monde. » D’autre part, M. Saada souhaite implanter à Weedon le concept de ville intelligente en utilisant les nouvelles technologies que ce soit pour la gestion administrative, améliorer les communications avec les citoyens ou autres. « On a besoin des technologies », complète-t-il.

Création de l’Office Régional d’Habitation du Haut-Saint-François

C’est pour éviter que la gestion des quatre immeubles HLM (habitation à loyer modique) sur le territoire se retrouve sous la responsabilité des offices municipaux d’habitation de l’extérieur que la MRC du Haut-Saint-François a déclaré sa compétence, permettant ainsi le regroupement des offices sous une seule égide soit l’Office Régional d’Habitation du Haut-Saint-François.

Le regroupement des offices d’habitation d’Ascot Corner, East Angus et Saint-Isidore-de-Clifton s’inscrit dans la volonté annoncée, en 2016, du gouvernement du Québec, avec la collaboration de la SHQ, d’enclencher un processus de regroupement. Deux alternatives s’offraient; soit de laisser les offices se regrouper avec des régions plus près comme Ascot Corner avec Sherbrooke entre autres ou que la MRC déclare sa compétence et conserver la gestion sur le territoire du Haut-Saint-François.

Bien que la MRC déclare sa compétence, la responsabilité financière des HLM, s’il y a déficit, demeure à la charge de la municipalité dans laquelle se trouvent les immeubles. On compte quatre bâtiments sur le territoire pour une capacité de 61 unités de logement. De ce nombre, on retrouve un bâtiment d’une capacité de 15 logements à Ascot Corner, un autre de 30 à East Angus et deux à Saint-Isidore-de-Clifton soit de 10 logements et un autre de six logements pour des familles et des personnes seules. Mentionnons que les logements sont offerts pour les personnes âgées de 50 ans et plus. Rappelons que la philosophie des HLM est de permettre à des personnes ayant des revenus limités de 21 000 $ et moins de se loger convenablement dans la région immédiate où ils ont vécu.

L’Office Régional d’Habitation du Haut-Saint-François est en force depuis le 1er janvier dernier. Le conseil d’administration se compose de 13 personnes dont quatre représentants de la MRC, trois des municipalités où sont situés les immeubles, autant du secteur socio-économique de la région et trois représentants des locataires. Le président du conseil d’administration et maire de Weedon, Richard Tanguay, estime que le logement social est très important sur le territoire et que la déclaration de la MRC permet de conserver la gestion de cette facette. Ce dernier voit plus loin et souhaite qu’à moyen terme l’organisme devienne le guichet unique pour le logement social sur le territoire que ce soit de type HLM, OBNL ou Coopératif. « On pourra planifier le développement coordonné du logement social », de compléter M. Tanguay. Les personnes désireuses d’en savoir davantage peuvent contacter le directeur de l’Office Régional d’Habitation du Haut-Saint-François, André Croisetière, en composant le 819 943-4281.

 

Les Chevaliers de Colomb de Cookshire remettent 1 000 $

Les Chevaliers de Colomb de Cookshire conseil 3139 ont profité du récent brunch d’avril, tenu à la salle Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton, pour remettre un chèque de 1 000 $ à l’organisme Développement et Paix. Le geste était particulièrement rehaussé avec la participation de l’évêque du diocèse de Sherbrooke, Mgr Luc Cyr.

Cet organisme officiel de solidarité internationale de l’Église catholique au Canada et membre canadien de Caritas Internationalis est voué à faire le bien dans le monde. Il tire ses ressources financières de collectes de fonds dans les paroisses.

Les Chevaliers de Colomb tiennent en moyenne huit brunchs annuellement. Une forte majorité des recettes générées grâce à l’implication de nombreux bénévoles et la participation des citoyens permettent de redistribuer approximativement 10 000 $ dans le milieu. Outre, Développement et Paix, les Chevaliers sont venus en aide à la Fondation de l’école Saint-Camille, à l’Afeas de Cookshire, aux élèves de la Cité-école Louis-Saint-Laurent qui préparent un voyage humanitaire et bien d’autres. Une partie des recettes sont également redistribuées dans la préparation des paniers de Noël. Les brunchs tenus le troisième dimanche du mois sont fort appréciés auprès de la population. Exceptionnellement, près de 350 personnes ont participé à celui d’avril dernier.

Les riverains pas chauds au déménagement à Weedon

L’inondation des derniers jours a encore une fois affecté le secteur de Weedon, particulièrement les riverains de la rivière Saint-François et ceux du lac Louise. Habitués à ce genre de situation, plusieurs résidants concernés se sont ajustés au fil des années et il n’est pas question pour eux d’abandonner leur résidence. Même si le gouvernement du Québec met une offre sur la table, ils préfèrent affronter la situation, se retrousser les manches, faire un grand ménage et demeurer sur place. C’est leur coin de paradis et ils y tiennent malgré les inondations.

Il existe un programme offert par le ministère de la Sécurité publique pour les riverains en zone inondable qui ressemble aux mesures incitatives qu’aimerait mettre en place le premier ministre du Québec, François Legault. Le programme en vigueur prévoit qu’un riverain ayant subi des dommages supérieurs à 50 % de la valeur de sa résidence peut vendre sa propriété au ministère de la Sécurité publique qui se charge de nettoyer le lot avant de le remettre à la municipalité. À Weedon, précise le maire Richard Tanguay, une seule personne, une dame qui était propriétaire s’est prévalue de cette mesure.

M. Tanguay ne croit pas que les riverains de sa municipalité vont se prévaloir du nouveau programme. Il cite en exemple l’inondation de 2018. « L’an passé, on a eu la pire inondation de toutes. Quand est venu le temps d’aller chercher de l’information sur les programmes, le Centre culturel était plein à craquer. Mais quand est venu le temps de faire les réclamations des programmes, il y avait plus de travailleurs dans la salle qu’il y avait de sinistrés. Il a eu des réclamations, mais pas tant que ça. Ici, les gens sont habitués d’être inondés. Je suis pas sûr qu’ils vont embarquer dans le programme. Ici, les gens ont trouvé le moyen de s’adapter. J’ai du monde qui dise : deux semaines de misère pour un été de bonheur, c’est pas grand-chose. »

Le maire Tanguay ne rejette pas totalement l’idée et soutient que le principe est valable. Toutefois, s’il devait y avoir une loi, « elle ne devrait pas s’appliquer mur à mur. Elle doit faire preuve de discernement et s’appliquer selon les régions », d’insister le maire de Weedon. Ce dernier croit que l’application unilatérale d’une nouvelle mesure forçant les riverains à vendre pourrait priver sa municipalité de revenus considérables en taxes municipales. Les personnes de l’extérieur qui seraient contraintes de vendre leur chalet n’iront pas s’établir dans la municipalité, ils chercheront un autre point d’eau, d’expliquer M. Tanguay. Ce dernier croit que le gouvernement aurait plutôt avantage à assouplir la réglementation au code national du bâtiment. « On pourrait permettre de lever les maisons et les mettre sur pilotis. Moi dans ma tête, je me dis partout sur la planète, ils construisent sur des pilotis ; pourquoi ici on ne l’autorise pas. »

Inondation
Quant à l’inondation, sans minimiser les dégâts, M. Tanguay mentionne que « c’est moins pire que l’année dernière. Finalement, on est dans une crue normale, moyenne. Oui, on a eu une bonne, mais pas si alarmant que ça. » La municipalité considère que sur la totalité des chemins concernés, il y aurait approximativement 500 bâtiments dont la moitié seraient des résidences secondaires et l’autre moitié sont des résidences permanentes. Des avis d’évacuation ont été lancés à tous. Du nombre potentiel de 250 familles, la municipalité a pris en charge 14 et 10 autres ont signifié qu’ils étaient partis chez des parents ou amis. Toutefois, le maire croit qu’il y en aurait eu davantage.

Nouveauté cette année, mentionne le maire, « on est en train de tester un système de communication collectif. On est en train d’installer un système d’appel qui va envoyer des textos, des courriels automatisés, des appels personnalisés. On avait 300 noms d’inscrits pour des envois sur les cellulaires. Un texto entre sur ton cellulaire et dit risque d’inondation. Envoie un courriel à l’adresse courriel et indique risque d’inondation dans ta rue. » Toutefois, la transmission d’avis, dite traditionnelle, est demeurée en force. Au chapitre des nouveautés, le maire indique « sur le site de la régie des incendies, les gars sont en train de développer des cadrans d’alerte en temps réel de l’état de la situation. »

Prise en charge
Contrairement aux années passées, c’est la municipalité qui a pris en charge les sinistrés en les relocalisant à l’hôtel et fournit les repas plutôt que la Croix-Rouge. C’est l’application d’une clause stipulant qu’une entente entre les parties devait être signée préalablement qui a posé problème. Confrontée à la rapidité des événements, la municipalité a convenu d’assumer l’opération quitte à se retourner par la suite pour faire les réclamations à qui de droit. « Au moins, plutôt que d’amener les gens à Sherbrooke et dépenser l’argent là-bas, comme le faisait la Croix-Rouge, on les a relocalisés dans un hôtel d’ici, au Relais des Mésanges. On s’est arrangé avec un restaurant de Weedon pour les repas. On a réinvesti localement », d’expliquer le maire Tanguay.

Barrage
D’autre part, le maire reconnaît que la gestion des barrages a un impact sur les riverains. Il mentionne ne pas comprendre la logique des services hydriques. « Je comprends la notion de sécurité, mais les calculs m’apparaissent bizarres. L’ouverture des barrages, quand on fait ça, l’eau ne baisse pas à Weedon. J’aimerais connaître les règles établies, est-ce toujours d’actualité. Eux de l’autre côté, ils se font jamais inondés. » Une semaine après la levée d’avis d’évacuation à Weedon, les riverains se sont retroussé les manches et repris le cours normal des choses.

Cookshire-Eaton
À Cookshire-Eaton, on a craint que la rivière Eaton sorte de son lit. Un avis de possible évacuation avait été signifié à la trentaine de résidents, mais heureusement, le tout s’est rétabli rapidement. À Ascot Corner, la rivière Saint-François est venue bien près de causer des dommages, mais la situation s’est rétablie.

 

 

 

 

Entente ratifiée à 94 % pour le transport scolaire La Sapinière

C’est dans une proportion de 94 % que les travailleuses et travailleurs du Syndicat d’Autobus La Sapinière – CSN ont entériné l’entente de principe de cinq ans, avec le transporteur Transdev.

Presque tous les membres étaient présents soit 33 des 37 lors de l’assemblée qui se déroulait le 17 avril dernier. Globalement, les chauffeurs obtiendront l’indexation au coût de la vie plus une majoration de 17,63 % sur cinq ans. « C’est majeur oui, mais il faut considérer qu’il y a du rattrapage dans le temps », de commenter Stephen Gauley, président du secteur transport scolaire à la CSN et président du Syndicat des travailleuses et travailleurs (STT) La Sapinière.

De ce pourcentage, explique M. Gauley, 10 % seront versés en salaire et 7,63 % couvrent la bonification des vacances et les heures garanties. À ce chapitre, elles seront majorées de 17,5 à 18,75 à compter du 1er juillet prochain. Elles atteindront 20 heures au terme de l’entente le 30 juin 2023. Le taux horaire passera au cours de cette période de 20,68 $ à plus de 25 $ l’heure dans la mesure où l’IPC se maintient au taux actuel. « C’est une bonne entente. Ça permet d’améliorer les salaires et conditions de travail. On va être en mesure d’être compétitif », de conclure, M. Gauley.

Retour d’une clinique dentaire à La Patrie

Les résidents de La Patrie et des environs seront heureux de retrouver après, quelque deux ans d’absence, un service privé de clinique dentaire à raison d’une journée par semaine pour commencer. Les propriétaires de la Clinique dentaire Girard & Laplante de Lac-Mégantic ont loué un local à l’intérieur du CLSC de l’endroit et offriront le service à compter du 17 mai prochain.

La décision d’offrir à nouveau le service à La Patrie découle des nombreuses demandes de la clientèle du secteur qui se présentait à la clinique de Lac-Mégantic, d’expliquer Dr Olivier Laplante, copropriétaire de la clinique privée. Bien que cette dernière sera à l’intérieur du CLSC, elle est tout à fait indépendante et privée, donc accessible à tous ceux qui voudront bien s’y présenter, peu importe l’endroit, de mentionner Dr Laplante.
Les propriétaires ont réaménagé le local et fait l’acquisition de nouveaux équipements dont un appareil pour la radiographie numérique. La clinique sera en mesure d’offrir tous les services avec radiographie sauf pour les implants. On prévoit ouvrir à raison d’une journée semaine, le vendredi de 8 h 30 à 16 h 30. Dre Mylène Dubé sera la dentiste attitrée pour ainsi dire. Selon la demande, les responsables en feront l’évaluation et ajouteront des journées si nécessaire.

Mentionnons que la Clinique dentaire Girard & Laplante a fait l’acquisition des dossiers des anciens patients du Dr Jean-Yves Bertiaud, qui utilisaient le point de service de La Patrie. Les propriétaires de la nouvelle clinique invitent donc les anciens et nouveaux patients à prendre rendez-vous. Pour ce faire, ils devront contacter le bureau de Lac-Mégantic en composant le 819 583-2288.

Transport scolaire : Entente de principe et fin de la grève

Trois jours de grève auront suffi aux deux syndicats de travailleuses et travailleurs d’Autobus La Sapinière – CSN et Autobus de l’Estrie – CSN pour en venir à une entente de principe avec le transporteur Transdev. Depuis lundi matin, les autobus jaunes se sont mis à circuler régulièrement pour les 31 circuits scolaires du Haut-Saint-François.
Le médiateur avait convoqué les parties concernées vendredi passé au matin et c’est en soirée qu’ils en sont ressortis avec une entente de principe.

Satisfaction
« Nous avons une très bonne entente », de commenter le président du secteur transport scolaire à la CSN, Stephen Gauley et président du Syndicat des travailleuses et travailleurs (STT) La Sapinière. « Au niveau salarial, ça ressemble à ce qui a été accepté chez les autres », d’exprimer M. Gauley. Mais pour les autres détails, il préfère attendre de les présenter aux membres pour l’acceptation lors d’une assemblée spéciale prévue ce mercredi matin.

Le président du Syndicat La Sapinière avait déjà mentionné que les conditions de travail actuelles n’étaient pas attractives pour attirer de nouveaux travailleurs. Son opinion a changé avec la nouvelle entente précisant que « ça va devenir nettement plus attractif. »

Impact
L’impact de la grève semble s’être fait sentir davantage sur les parents que dans les écoles. Le directeur général de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Martial Gaudreau, qualifie de « très minime » l’impact au niveau des écoles primaires. On parle en moyenne de moins de 10 élèves par établissement. À la Cité-école Louis-Saint-Laurent, on dénombrait une quarantaine d’absences vendredi et près d’une centaine jeudi passé. Toutefois, le directeur général n’était pas en mesure de spécifier le nombre pouvant être lié à la grève précisant que certaines absences pouvaient être dues à des sorties scolaires ou des stages pour certains élèves. M. Gaudreau souligne « la belle collaboration des parents. » Pour faciliter les choses, les écoles primaires, explique-t-il, acceptaient, exceptionnellement le temps de la grève, d’accueillir gratuitement les enfants au service de garde. Pour le niveau secondaire, on avait augmenté la surveillance pour accueillir les jeunes qui pouvaient arriver plus tôt à la cité-école.
Mentionnons que quatre des cinq syndicats CSN du transport scolaire en Estrie en sont venus à des ententes. Il ne reste que le Syndicat d’Autobus des Cantons à régler.

Journée du travail invisible : Un dévouement inestimable

Une journée par année pour souligner tout le bien qu’apportent des centaines de bénévoles au sein de leur communauté n’est pas exagérée. Ils étaient plus de 80 bénévoles provenant d’un peu partout sur le territoire du Haut-Saint-François et même des environs à participer au traditionnel dîner marquant la Journée du travail invisible, organisée par l’Afeas et L’Entourlaine à la salle communautaire des Chevaliers de Colomb à East Angus.

Jacqueline Ponton, présidente de l’Entourlaine, et Lucille Chabot, présidente de l’Afeas de Cookshire, ont animé la rencontre à laquelle participait une brochette d’invités, dont la présidente d’honneur et mairesse de East Angus, Lyne Boulanger. « Aujourd’hui, le premier mardi d’avril, l’Afeas souligne la 19e Journée du travail invisible afin de rendre visible le travail non rémunéré des femmes, et des hommes, au sein de la famille des aidants auprès de leurs proches en perte d’autonomie ou handicapés et bien entendu le bénévolat. Par cette journée, l’Afeas veut créer une occasion de reconnaître l’importance du travail invisible et sensibiliser nos gouvernements, à sa valeur sociale et économique, et demandes des mesures fiscales afin d’assurer l’équité entre les personnes et diminuer la pauvreté chez les femmes », de mentionner Mme Ponton. L’intervenante reconnaît que des efforts ont été faits au cours des années, mais ajoute qu’il en reste encore beaucoup à faire.

Parmi les invités, Mgr Roger Roy souligne l’apport des bénévoles qui œuvrent la plupart du temps dans l’ombre. Reconnaissant envers leur dévouement, il lance à la blague « continuez d’être invisible. » Le curé de la paroisse, Daniel Gilbert, souligne le terme béné et volat qui signifie faire du bien tout en insistant sur l’importance de souligner la contribution de ces gens au grand cœur. France Lebrun, directrice générale du Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François, rappelle qu’on estimait à plus de 11 000 milliards d’heures bénévoles dans le monde et encourage les participants à poursuivre leur excellent travail. La présidente d’honneur, Lyne Boulanger, ajoute « vous avez fait avancer beaucoup de dossiers grâce à votre expérience et votre ténacité. Vous êtes aussi soucieux de l’environnement, on a besoin de vous. »

Les représentants des députés Marie-Claude Bibeau de Compton-Stanstead et de François Jacques de Mégantic ont souligné l’importance du travail invisible alors que Marilyn Ouellet, représentante de La Passerelle, a rappelé la mission de son organisme tout en invitant particulièrement les femmes à participer à un atelier S’outiller contre la charge mentale, le 25 avril prochain, à 18 h.

Certificats
Comme chaque année, les intervenants ont profité de l’occasion pour remettre des certificats de reconnaissance à quatre bénévoles impliquées depuis plusieurs années au sein de leur communauté. Il s’agit de Carole Fredette Plante, présidente de la Table de concertation des aînés du Haut-Saint-François, Annette Bolduc, Marie Roy, Thérèse Soucy et Pauline Poirier. D’autre part, Mme Estelle Larouche, présidente du conseil de financement de la Croix-Rouge, section Estrie, a tenu à rendre un hommage particulier pour l’implication de Mme Poirier.

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Les chasseurs rencontrent le député Jacques

À l’initiative de Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, Luc Veilleux et Manon Élisabeth Carrier, représentant les chasseurs de la municipalité, ont rencontré pendant un peu plus de 30 minutes samedi passé, le député de Mégantic, François Jacques, pour lui faire part des doléances et craintes qu’ils ont envers la loi sur l’immatriculation des armes à feu sans restriction au Québec, communément appelé le registre d’armes à feu.

Mme Lapointe s’était engagée à orchestrer une rencontre avec les divers intervenants et d’y assister, mais sans prendre la parole. Cela faisait suite à la décision du conseil municipal de rester neutre dans le dossier et de ne pas adopter de résolution contre la loi, comme le réclamaient les chasseurs. C’est à l’unanimité lors d’une réunion de travail précédent la dernière séance régulière du conseil que les élus en soient venus à cette décision. « On n’a pas travaillé sur une loi provinciale, c’est une juridiction provinciale. La responsabilité est vraiment individuelle pour chaque personne. Selon nous, on n’a pas à prendre de décision sur ça. On reste vraiment neutre », de mentionner Mme Lapointe au terme de la séance du 1er avril dernier. Évidemment mécontent, M. Veilleux laissait entendre : « je vous le dis là, je ne compte pas de menteries, mec la chasse commence c’t automne, si Cookshire n’adhère pas à ça, vous allez voir que ça va passer droite. Je peux vous le garantir, c’est sûr à 100 %, le monde va aller à East Angus, monter à Chartierville pour aller chercher une poche de pommes. Vous allez voir que les chasseurs, ça se tient pis pas à peu près. »

Relative satisfaction
Sans obtenir d’engagement du député, les représentants des chasseurs sortent de la rencontre tout de même satisfaits. « Il a pris le temps de nous écouter comme il faut. Comme il dit, c’est pas contre nous autres, ils sont pris avec la loi et ils vont la modifier », d’exprimer M. Veilleux. « Probablement, la loi est là pour rester, mais on peut-tu s’assurer au moins que ça soit écrit que ça sera toujours gratuit pour les utilisateurs », d’ajouter Mme Carrier. M. Jacques retient que les représentants lui ont fait part qu’ils ne voulaient pas de registre d’armes à feu, mais que la loi est adoptée depuis juin 2016 et en application depuis le 29 janvier 2019. Le député mentionne avoir réitéré que son gouvernement propose des modifications pour atténuer la loi. Il fait part de la longueur du canon, la durée concernant l’obligation d’aviser le système d’immatriculation des armes à feu lors d’un changement temporaire du lieu où est conservée une arme à feu ainsi que l’enregistrement d’un seul numéro de série de l’arme. M. Jacques rappelle que les divers groupes auront l’opportunité de présenter leur argumentation lors d’une commission parlementaire à cet effet et dont la date reste à être déterminée. Il reconnaît que le comté renferme plusieurs chasseurs et affirme être au fait des préoccupations de ces derniers, mais ajoute « ça n’impute rien aux chasseurs, il n’y a aucuns frais » tout en les invitant à enregistrer leurs armes.

Tournés vers la ville
Si les deux représentants des chasseurs semblaient satisfaits du temps que leur a consacré le député, ils ne cachaient pas leur déception envers la position de neutralité de la municipalité de Cookshire-Eaton. Mme Carrier aurait apprécié que la municipalité pose un geste quelconque « juste de dire, on vous appuie la gang, une tape dans le dos » aurait été appréciée, dit-elle. D’ailleurs, elle a bien l’intention de relancer le conseil municipal lors de la prochaine séance de mai. Plus de 220 municipalités au Québec auraient adopté des résolutions en faveur des chasseurs et contre le registre des armes à feu. De ce nombre, on en relève quatre dans le Haut-Saint-François dont Ascot Corner, Chartierville, le Canton de Newport et East Angus.

Défi OSEntreprendre : L’école du Parchemin se démarque

Les élèves de la classe adaptée de Mme Anne-Marie à l’école du Parchemin, côté Collège, à East Angus, se sont démarqués dans le cadre du Défi OSEntreprendre local de la Commission scolaire des Hauts-Cantons en obtenant le lauréat dans la catégorie Primaire 2e cycle (3e et 4e années) pour son projet Le Parchemin en haute couture. Les écoliers de Notre-Dame-de-Lorette de La Patrie ont également obtenu le lauréat dans la catégorie Primaire 3e cycle (5e et 6e années) pour la construction et vente de sacs réutilisables tandis que les étudiants de la Cité-école Louis-Saint-Laurent ont décroché un lauréat dans la catégorie Secondaire Adaptation scolaire pour le projet Service ADOS 2.0.

Au total, six projets ont été retenus au sein de la Commission scolaire des Hauts-Cantons dont trois sur le territoire du Haut-Saint-François. Rappelons que le Défi OSEntreprendre vise à faire rayonner les initiatives entrepreneuriales autant étudiantes que de créations d’entreprises.

Le projet Le Parchemin en haute couture, présenté par l’enseignante, consiste en la fabrication et la vente de porte-clés faits à la main. « L’objectif était de faire rayonner la classe dans l’école et faire tomber les préjugés », d’expliquer Anne-Marie Tessier. D’ailleurs, il semble que ça fonctionne puisque le contact entre les élèves paraît plus facile.

Les élèves de la classe de Mme Anne-Marie ont évolué à travers le projet qui s’est échelonné sur plusieurs mois à partir de l’automne. Les jeunes ont participé à la démarche du début à la fin. Ils ont déterminé de façon démocratique, en votant, qu’ils feraient des porte-clés. En visitant les sites Internet, ils ont convenu des divers modèles à produire. Chaque élève y est allé de son modèle personnalisé. Il y en plus d’une vingtaine que ce soit un soleil, une moustache, une grenouille, un cœur, des cannes de Noël, un bonhomme de neige, un mouton, un poisson, un poussin, une poule et bien d’autres. Ils ont fait la conception, la préparation, la couture pour ne nommer que ces étapes. À ce projet, s’ajoutait une autre dimension soit celle d’enseigner leur démarche aux autres. Dans cet esprit, au moins neuf classes ont visité l’atelier et pris part à la fabrication d’un porte-clé. Chaque élève, nommé les experts, de la classe de Mme Anne-Marie, avait pour mission d’expliquer une tâche aux élèves participants. Cette façon de faire, originale, favorisait le contact et l’échange entre étudiants. « C’est important de faire des liens avec les autres. Ils ont besoin qu’ils apprennent à les connaître, démontrer qu’ils ont des qualités », d’exprimer l’enseignante.

Les jeunes participants avouent avoir trouvé ce moment un peu plus difficile, mais très satisfaisant et ils sont heureux de cette expérience. Plusieurs mentionnent, dans leurs mots, que la perception envers eux a changé dans la cour d’école.

Remise
Geneviève Boulanger, enseignante et responsable du programme OSEntreprendre, s’est fait un plaisir de remettre une banderole et un certificat désignant la classe gagnante dans leur catégorie pour la Commission scolaire des Hauts-Cantons. À cela, elle a donné à chaque élève un certificat ainsi qu’un macaron. Et la cerise sur le sundae, elle a remis à chacun un petit cupcake, gracieuseté d’une des membres du jury, Mylène Bernard, propriétaire de Petits Cupcapes à Cookshire-Eaton.

Les projets retenus par un jury local feront maintenant la lutte au niveau régional regroupant la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Eastern Townships, des Sources et des Hauts-Cantons. Les gagnants seront dévoilés lors du gala qui se déroulera le 30 avril prochain à Sherbrooke, pour se retrouver par la suite finalistes au niveau national.


Nous apercevons de gauche à droite, Lou Chamberland, Mathis Fredette, Nathan Cloutier, Félix Couture et légèrement en avant Zachary Montembeault.


De gauche à droite, on aperçoit Tania Goulet-Lepitre, Mikael Brière-Guillette, Cédrik Ellis et Sélèna Rivard-Létourneau présentant au bout de leurs doigts, différents modèles de porte-clés.


Nous apercevons les étudiants de la Cité-école Louis-Saint-Laurent participant au projet Services ADOS 2.0.


Nous retrouvons les élèves de Notre-Dame-de-Lorette de La Patrie avec les sacs réutilisables.

20e anniversaire du Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François

C’est parmi une trentaine d’invités, collaborateurs, partenaires et clients que l’équipe du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François et certains membres du conseil d’administration ont procédé récemment au lancement des activités marquant le 20e anniversaire de l’organisme. Verres de bulles et gâteau d’anniversaire marquaient le début des activités qui s’étaleront tout au long de l’année.
Fondé le 15 mars 1999, l’organisme a pour mission de soutenir et guider les jeunes adultes de 16 à 35 ans dans leurs démarches d’insertion socioprofessionnelle, en les accompagnant dans leur cheminement volontaire vers l’emploi, un retour aux études ou dans le démarrage d’une entreprise ou d’un projet. En plus d’aider les jeunes, le CJE a procuré un travail à certains d’entre eux. « Plusieurs ont travaillé ici, on eu des stages ici et sont rendus ailleurs professionnellement. C’est le fun de voir tout ça, que le CJE a collaboré et été en mesure d’avoir un impact sur les jeunes du milieu », d’exprimer Sylvain Lessard, directeur général du CJE.

Le CJE a reçu sa première cliente en février 1999. En un mois seulement, il recevait 96 jeunes qui avaient besoin d’aide pour la rédaction de leur CV et une recherche d’emploi active, de mentionner Véronick Beaumont, agente de projets et de communications au sein de l’organisme. Le CJE a su s’adapter aux besoins des jeunes. Plusieurs projets permanents et ponctuels se sont greffés aux services réguliers au cours des deux dernières décennies. Plus de 5 000 jeunes ont utilisé les services ou participé à des projets représentant au moins 25 000 visites depuis sa création. Le CJE, d’exprimer Mme Beaumont, se veut un lieu convivial où les leunes peuvent s’y présenter pour discuter. « Des fois, tout ce qu’ils veulent, c’est une tape dans le dos pour les encourager. On est content de les encourager et de les supporter dans leur démarche. »

Festivités
Plusieurs activités marquant le 20e anniversaire sont prévues au cours de l’année. Mme Beaumont parle d’un quiz avec cadeaux s’adressant aux jeunes, qui sera lancé dès mai prochain, notamment sur la plateforme Facebook de l’organisme. La tenue de l’assemblée générale annuelle, en juin prochain, aura un caractère historique. Un 4 à 7 Reconnaissance est également prévu pour l’automne dont d’autres surprises qui seront dévoilées au moment opportun. Les représentants des députés de Mégantic, François Jacques, et de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ainsi que la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, faisaient partie des personnes prenant part au lancement des activités. Les membres du CJE ont également profité de l’occasion pour dévoiler le logo marquant le 20e anniversaire.

Plus de 216 000 $ répartis en 13 organismes

La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, s’est arrêtée, la semaine dernière à l’église St-Pierre de La Patrie pour y annoncer la distribution de 216 000 $ à 13 organismes du comté, dans le cadre du programme Nouveaux Horizons pour les aînés. De ce montant, 138 822 $ sont répartis dans 7 organismes du Haut-Saint-François.
Mme Bibeau avait pris le temps de discuter avec divers représentants des organismes lors d’une table ronde précédent l’annonce. « C’est toujours important pour moi de rester connectée avec ma communauté. De pouvoir comprendre ce qui se passe réellement et ensuite de ça, de pouvoir bien vous représenter », mentionnait-elle lors de l’annonce. Mme Bibeau a profité de l’occasion pour faire un retour sur le budget déposé par le ministre des Finances en rappelant que le gouvernement versera 100 M$ additionnels sur une période de cinq ans « pour soutenir encore plus les projets comme les vôtres. » La députée-ministre rappelle que le programme Nouveaux Horizons pour les aînés favorise l’activité physique, la participation sociale et le transfert de connaissance.

Projets
Parmi les projets qui se réaliseront sur le Haut-Saint-François, la Fabrique de La Patrie recevra un montant de 50 000 $, ce qui lui permettra de rénover l’église et aménager un marché aux puces. Une somme de 25 000 $ est versée à la municipalité de Dudswell pour aménager un coin potager à Marbleton et un marché saisonnier ancestral à Bishopton pour les aînés, en collaboration avec les cuisines alternatives et les jeunes dans le but d’encourager l’autonomie alimentaire. Un montant identique est dévolu à la Coopérative d’habitation d’East Angus pour l’aménagement d’un pavillon extérieur devant offrir de nouvelles activités pour les aînés de la résidence. Une enveloppe de 19 755 $ est remise au Centre communautaire de Weedon pour la rénovation du plancher et l’installation d’éclairage extérieur. Le Club de l’âge d’or de Sainte-Marguerite de Lingwick bénéficie de 11 278 $ pour remplacer les chaises de la salle communautaire. La municipalité de East Angus disposera de 5 000 $ pour l’achat de tables, des chaises, des jeux de Mississippi et de tennis léger afin de maintenir les activités de jeux et rencontres sociales pour les aînés. Quant à la Coopérative de solidarité Monts et Vallée de La Patrie, elle pourra compter sur un montant de 2 721 $ pour l’aménagement des jardins communautaires afin de permettre aux aînés de participer à une activité de jardinage et de transmettre leurs connaissances aux autres membres de la communauté.

Mme Bibeau a rappelé que le récent budget prévoyait augmenter le revenu des aînés qui bénéficient du Supplément de revenu garanti, d’investir dans les soins à domicile, les soins palliatifs et la mise en œuvre de la première stratégie nationale sur la démence qui affecte plus de 400 000 Canadiens. « Mais au-delà de la sécurité financière et des soins de santé, ce qu’on souhaite, c’est de contribuer concrètement au maintien et à l’amélioration de la qualité de vie de nos aînés », complète-t-elle.

Cookshire-Eaton Innovation, toujours présente et à l’affût

Créée en 2016, la Corporation de développement Cookshire-Eaton Innovation s’est fait connaître ou découvrir du grand public principalement par son implication dans le projet de construction de la microbrasserie 11 Comtés. Même si elle n’a pas fait les manchettes depuis, l’organisme sans but lucratif ne chôme pas pour autant et poursuit son travail. D’ailleurs, les administrateurs ont adopté une planification stratégique identifiant des pistes de développement et éléments précis à mettre en place d’ici 2022.

L’organisme poursuit sa mission de promouvoir et favoriser le développement industriel, agricole, économique, culturel sur l’ensemble du territoire de Cookshire-Eaton. « Il y a plusieurs dossiers qui sont sur la table actuellement et qui cheminent. À Cookshire-Eaton Innovation, oui, il y a une volonté de développement économique et industriel, mais il y a aussi une volonté d’accompagner et aider les entrepreneurs qui sont déjà présents sur le territoire », d’expliquer Vincent Cloutier, MBA, directeur exécutif de Cookshire-Eaton Innovation.

L’organisme souhaite intervenir sur divers axes comme l’attraction de nouvelles entreprises notamment les PME et la rétention. À ce chapitre, c’est un secret de polichinelle que Cookshire-Eaton Innovation avec l’aide d’autres intervenants travaille à maintenir Pallettes Perron sur son territoire. L’entreprise de Sawyerville a été la proie des flammes en octobre dernier. Elle s’est relocalisée temporairement à l’arrière de l’ancienne bâtisse Shermag, maintenant propriété de Bermex, située à la limite de Cookshire-Eaton près de Lennoxville.

L’organisme de développement va plus loin dans son champ d’intervention et souhaite favoriser un plus grand réseautage pour amener les entreprises manufacturières à prendre le virage 4.0. Vincent Cloutier mentionne que la municipalité de Cookshire-Eaton compte plusieurs entreprises œuvrant dans le secteur du bois. « On vise à accroître cette présence dans le secteur du bois en première, deuxième et troisième transformation. Qu’est-ce qu’on peut faire de plus pour développer une niche pour devenir un pôle plus important dans la transformation du bois ? » Parmi les secteurs à développer, l’agrotourisme retiendra également l’attention des intervenants.

Parc industriel
Quant à l’espace disponible pour accueillir les entreprises, M. Cloutier mentionne que la municipalité en dispose de peu lui appartenant, mais que des promoteurs privés en ont à offrir. « Il y aurait de trois à quatre sites à court terme capables de recevoir des entreprises », précise-t-il. La municipalité dispose de deux à trois terrains disponibles situés derrière l’entreprise Nigan. Une entreprise en excavation David Pettigrew devrait s’y installer bientôt. Il y a également de l’espace dans le secteur de l’aéroport situé à l’intérieur des limites de la municipalité. Toutefois, c’est la ville de Sherbrooke qui en est le propriétaire. On retrouve aussi une douzaine d’acres de terrains disponibles derrière l’ancienne usine Shermag. Il y aurait une superficie similaire disponible du côté de Sawyerville, de mentionner M. Cloutier. Même si la municipalité n’est pas propriétaire de l’ensemble des terrains, il n’en demeure pas moins qu’ils font partie de l’offre potentielle disponible, explique-t-il. Ce dernier laisse entendre que la ville n’est pas là pour se substituer à des promoteurs privés qui ont des terrains industriels à vendre, mais qu’elle peut donner un coup de main si nécessaire via Cookshire-Eaton Innovation.
M. Cloutier mentionne que l’organisme vise le développement de Cookshire-Eaton dans son ensemble et travaille en collaboration avec la municipalité à mettre en place des mesures incitatives susceptibles d’attirer de nouveaux résidants sur le territoire. Cookshire-Eaton Innovation est un organisme sans but lucratif avec un conseil d’administration de 11 personnes regroupant deux membres du conseil municipal et des citoyens représentatifs de l’ensemble du territoire, dont le président Jean Tremblay, du secteur Johnville.

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Révision du plan d’urbanisme

La municipalité de Cookshire-Eaton est en voie de former un comité ad hoc du CCU (comité consultatif d’urbanisme) qui aura pour mandat de concocter un nouveau plan d’urbanisme. Des membres de Cookshire-Innovation, du Coeur villageois, du CCU ainsi que des élus formeront le comité qui aura pour mandat d’uniformiser l’ensemble de la réglementation concernant le zonage et l’urbanisme.
La démarche était devenue nécessaire. La majorité de la réglementation des municipalités fusionnées de Cookshire, Eaton et Sawyerville n’ont pas été uniformisées, d’exprimer la mairesse, Sylvie Lapointe. La conséquence en est que l’on ne retrouve pas les mêmes exigences d’un secteur à l’autre. « Quand tu veux te bâtir un garage ou un commerce, ça te prend une superficie dans un secteur et une autre superficie dans un autre secteur », d’ajouter le directeur général, Martin Tremblay. Il en est de même au chapitre de l’urbanisme concernant entre autres les types de résidences. Le comité se penchera sur la réglementation concernant le zonage et l’urbanisme. Le tout devrait déboucher sur un nouveau plan d’urbanisme, une vision pour les 10 à 15 prochaines années. La mairesse Lapointe laisse entendre que les citoyens seront mis à contribution puisque des séances de consultations publiques seront prévues avant l’adoption du projet d’ici la fin de l’année ou au début 2020.

Un parc de plein air en devenir

La municipalité de Cookshire-Eaton pourrait avoir son petit central parc à deux pas du noyau urbain où il serait possible d’y faire des activités quatre saisons comme du pédalo, du kayak, de la marche, de la raquette, du ski de fond, du patinage sur l’étang et même du fat bike.

La municipalité dispose d’un lot de 80 acres avec un plan d’eau communément appelé terrain de l’étang Cloutier. L’accès est situé au bout de la rue Mcdonald dans le secteur Cookshire. Le projet pourrait se réaliser assez rapidement, d’expliquer la mairesse, Sylvie Lapointe. Une demande d’aide financière a été déposée, en janvier dernier, auprès du Fonds de développement du territoire (FDT) à la MRC. Le montant pourrait couvrir 85 % des coûts avec une subvention de 115 000 $, sur un projet global de 140 000 $.

Projet
Le projet prévoit la construction d’un chalet quatre saisons, l’acquisition d’équipements et l’aménagement de sentiers. Pour le côté pédestre, la municipalité devra faire une demande auprès du MAPAQ puisque le lot est zoné vert. Martin Tremblay, directeur général à la municipalité, croit que cet aspect ne devrait pas poser de problème de par la nature de l’activité. Si tout va bien, on aimerait entamer la construction du chalet au cours de l’été pour la compléter dès l’automne prochain. Les intervenants souhaitent également profiter de la période estivale pour faire des tests quant à l’utilisation de pédalos et de kayaks. Mme Lapointe mentionne que le projet se fera conjointement avec la participation du Club de l’Âge d’or du grand Cookshire-Eaton dans le cadre d’un projet aîné. Les membres veilleront entre autres au volet location et gestion.

Si tout va bien, on croit que les sentiers seraient aménagés de façon sommaire pour l’automne, dépendamment de la décision du MAPAQ. D’ailleurs, on songe à faire un lien avec le pont couvert John-Cook. Les activités hivernales pourraient se tenir à l’hiver 2020. Quant au patinage sur l’étang, M. Tremblay se montre rassurant. « On a mesuré l’épaisseur de glace cet hiver et elle était à 18 pouces. » Le projet semble être sur la bonne voie, mais il reste encore au conseil municipal de donner le feu vert.

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