Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.

Alimentation d’eau potable à Johnville

La municipalité de Cookshire-Eaton pourrait avoir trouvé une solution à son alimentation en eau potable pour les projets domiciliaires du secteur de Johnville. Elle discute avec les autorités du Parc écoforestier de Johnville, comprenant les Universités de Sherbrooke et Bishop’s de Lennoxville, pour puiser l’eau à même le parc et l’acheminer aux secteurs à desservir.

Présentement, la municipalité dispose d’un puits qu’elle a fait creuser sur le lot 190 qu’elle possède du chemin Gendron, situé à proximité de l’ancien Centre communautaire. Toutefois, la municipalité lorgne du côté du Parc écoforestier à l’endroit même où la municipalité de Lennoxville y puisait autrefois son eau. « On travaille avec le Parc écoforestier et le projet est d’aller chercher l’eau là », de mentionner Martin Tremblay, directeur général de la municipalité. La corporation a fait appel à un hydrogéologue qui a effectué une étude vérifiant la quantité, le débit et la qualité de l’eau. « La qualité est bonne, il y a de l’eau suffisamment et le fait de puiser l’eau dans le Parc écoforestier ne crée pas de problème non plus pour les tourbières. Il y a de l’eau en masse là-dedans pour conserver le parc et desservir les lots qu’on a à faire », d’exprimer M. Tremblay. « Le projet pourrait se réaliser rapidement », d’ajouter la mairesse, Sylvie Lapointe. « Si les universités donnent leur OK, nous on va demander un règlement d’emprunt et on ira en forage directionnel. Il reste des ententes à prendre avec des propriétaires agricoles pour des servitudes. On les a approchés et on peut s’arranger », d’ajouter le directeur général.

Projet
Dans l’hypothèse d’une réponse positive, le projet pourrait se réaliser d’ici l’automne prochain. L’investissement serait approximativement de 400 000 $. De ce montant, 160 000 $ seraient consacrés pour le barrage et le reste sera affecté à l’aménagement de l’ancienne station et la conduite qui s’étalerait sur une distance de 1 km. Cette solution permettrait d’alimenter le développement domiciliaire des secteurs de l’ancien et du nouveau Centre communautaire. Dans l’hypothèse où cette initiative fonctionnerait, la municipalité pourrait revendre le lot 190 dont elle a fait l’acquisition.

Le projet Coeur nature de Sawyerville sera complété à l’automne

Amorcé en 2017, le projet prévu sur trois ans, Cœur nature de Sawyerville, réalisé par la municipalité de Cookshire-Eaton avec la complicité de Nature Cantons-de-l’Est devrait se compléter l’automne prochain. Déjà, les promeneurs peuvent utiliser les sentiers, mais il reste encore des passerelles à construire, reliant notamment les deux rives de la rivière Eaton.

Rappelons que le projet vise la protection et la mise en valeur du secteur en accordant un accès à la population aux milieux naturels se trouvant en amont du barrage. Le sentier de presque 3 kilomètres de trottoirs de bois et de terre battue est pratiquement complété. Derrière l’église, on peut l’emprunter dans deux directions, un côté vers le barrage, sans toutefois s’y rendre. De l’autre, le sentier permet de traverser la rivière, de se diriger des deux côtés de la rive et même de revenir pour se rendre jusqu’au Jardin Communautaire. Tout au long du tracé, les randonneurs pourront lire les différents panneaux d’interprétation sur la flore et la faune et découvrir les écosystèmes du secteur.

Le projet s’étalant sur trois ans est de l’ordre de plus de 261 000 $. Il a reçu un soutien financier de 95 000 $ de la Fondation Hydro-Québec ainsi qu’un appui technique de la Fondation de la faune du Québec et Nature Cantons-de-l’Est. Rappelons que le secteur avait été identifié comme pôle de développement à l’intérieur du cadre de la stratégie de développement 2013-2033.

Début des travaux prévu en juin pour la station de traitement des eaux à Johnville

Les travaux concernant la nouvelle station de traitement des eaux au secteur Johnville, à Cookshire-Eaton, devraient se mettre en branle dès juin prochain pour se compléter à l’automne.

Les élus devaient approuver, en séance du conseil tenue ce lundi, la soumission du plus bas soumissionnaire soit Entreprises G.N.P. de Victoriaville, pour un montant de 1 337 000 $. Le projet global s’élève approximativement à 1,6 M$. La municipalité compte obtenir une aide financière du programme PRIMEAU du MAMOT qui supportera 80 % des coûts.

La réalisation des travaux aura un effet bénéfique puisqu’elle permettra à la municipalité d’aller de l’avant avec deux projets de développement domiciliaire à Johnville. La municipalité dispose d’une quarantaine de lots situés dans le secteur du nouveau Centre communautaire et de l’ancien. À cela, s’ajouterait un projet émanant d’un promoteur privé souhaitant développer une cinquantaine de lots.

Station
La station sera du type étangs aérés à parois verticales. Ce concept consiste en un énorme bassin comprenant divers compartiments appliquant le principe de décantation avec bactéries. La construction d’une cabane abritant les compresseurs pour l’aération est également prévue. Lorsque le processus sera complété, l’eau propre sera déversée dans la rivière, d’expliquer le directeur général de la municipalité, Martin Tremblay. Les nouvelles installations seront en mesure d’accueillir les développements domiciliaires potentiels, assure M. Tremblay. La station d’épuration sera située à l’extrémité du chemin des Iris, à proximité de l’ancien champ d’épuration.

L’ aide humanitaire en Haïti, une aventure risquée, mais valorisante

Ce n’est pas les manifestations en Haïti qui allaient empêcher Carmen Simard, du secteur Johnville à Cookshire-Eaton et son groupe de trois bénévoles, de faire le voyage humanitaire annuel, en janvier dernier, et passer du temps avec les jeunes orphelines de Petite-Rivière-de-l’Artibonite.

Colette Bourque, Valérie Dubé et Henri Côté, tous de Sherbrooke, ont apprécié leur voyage, mais le contexte, celui de manifestations sur les routes, les a tout de même ébranlés. « J’ai eu peur. On a fait un méchant détour de l’orphelinat pour se rendre à Papaye et à l’aéroport. On a reçu des roches sur l’autobus. Les gens barraient les routes avec du bois et des roches. Heureusement qu’on avait les religieuses avec nous parce qu’on n’aurait pas passé », de mentionner Mmes Dubé et Bourque. « C’était la première fois en 11 ans que ça arrivait et les gens avaient raison de manifester. Ils veulent avoir de l’électricité », d’exprimer la doyenne du groupe, Mme Simard, qui en était à son 11e voyage consécutif.

Outre le contexte du transport, le groupe de bénévoles a pleinement apprécié l’expérience de venir en aide et distraire les petites orphelines en plus de donner un coup de main aux religieuses de la congrégation des Petites Sœurs de Sainte Thérèse.

Encore cette année, le petit groupe est arrivé à Haïti avec 5 000 $ US en poche obtenus par de nombreuses activités de financement et l’aide de Fraternité Haïti des Trois-Lacs. Cette somme a servi entre autres à l’achat et l’installation de moustiquaires pour les fenêtres des dortoirs, installer des gardes en acier à la nouvelle salle à manger et l’achat de grandes quantités de nourriture pour l’orphelinat. Mme Simard précise que l’argent sert à maximiser les retombées économiques comme d’acheter les produits sur place et faire travailler la main-d’œuvre locale. D’autres petits travaux ont été effectués par nos bénévoles comme ramasser du gravier, du mortier, installer des poignées de porte, panneaux d’armoire et autres accessoires dans la salle de bain. « J’en aurais fait plus, mais j’avais pas les outils. Si je reviens, je vais apporter mes outils », d’exprimer M. Côté. Outre l’argent, les bénévoles avaient dans leurs bagages du matériel comme des crayons, effaces, pâte à dent, sacs pour enfants et autres. Tout ça a été possible grâce à l’implication de jeunes filles de l’école Delaplace de Waterville.

Membre de la délégation, Mme Bourque avait déjà effectué un voyage humanitaire au Nicaragua alors que Mme Dubé et M. Côté en étaient à leur première expérience. Enseignante de carrière et retraitée, Mme Bourque avait apporté du matériel scolaire en plus de participer à une classe. Mme Dubé qui œuvre dans le secteur de la santé avait apporté des pansements, des couches, des Tylenol, des vitamines et autres. Elle s’est impliquée de préparer des repas et faire des soins d’ongles de pieds avec Mme Simard aux personnes âgées qui demeurent également à l’orphelinat. Nos bénévoles ont aussi fait de l’animation en jouant au bingo avec les orphelines. Au cours de leur périple, le groupe a effectué des arrêts à Papaye et Cazeau pour remettre des cadeaux et lettres aux autres orphelines parrainées et marrainées par des Québécois. Mme Simard tient à prendre des photos des jeunes filles pour les remettre aux parrains-marraines à son retour au Québec. Au total, plus de 130 orphelines sont parrainées par des Québécois.

Choc culturel
Satisfaits de leur expérience, les trois personnes qui accompagnaient Mme Simard admettent avoir été frappées par la grande pauvreté, les maisons de tôles, les barbelés autour de certaines résidences dans les villages, l’amoncellement de déchets un peu partout. Outre cet aspect, le séjour avec les orphelines s’est avéré fort intéressant. « C’est une très belle expérience. Elles nous ont bien accueillis. J’ai trouvé bien agréable d’être là », d’exprimer Mme Bourque. Mme Dubé a hautement apprécié son séjour et elle compte bien y retourner. Elle a profité de son passage pour marrainer une orpheline. « Elles apprécient l’aide qu’on leur apporte. Elles ont le sourire, c’est le fun », d’insister Mme Dubé. Pour sa part, après 11 voyages consécutifs, Mme Simard songe à passer le flambeau et elle a peut-être trouvé sa successeure en la personne de Mme Dubé. Fortement impliquée, Mme Simard a transmis de sa passion à bien des gens autour d’elle, au fil des années, ainsi qu’à sa petite-fille, Virginie, qui fera un stage de deux semaines en enseignement à l’orphelinat.

La Journée Natalie Champigny, un catalyseur pour aider les jeunes élèves

À sa neuvième édition, qui s’est déroulée en mars dernier, la Journée Natalie Champigny ne cesse d’améliorer ses performances que ce soit en collecte de fonds avec un nouveau record de plus de 20 000 $, par la participation à la journée plein air, à l’implication bénévole sans oublier les nombreux commanditaires.

Michel Champigny, frère de la regrettée Natalie Champigny, décédée d’un cancer, n’en revient tout simplement pas de la générosité des gens et entreprises sous toutes ses formes. « Michel n’a jamais oublié la promesse faite à sa sœur et il en a pris soin », d’exprimer sa conjointe, Nancy Main. « Quand Natalie disait qu’elle avait peur qu’on l’oublie, ce n’était pas pour elle, c’était d’aider les jeunes comme elle le faisait », précise Michel, la voix nouée par l’émotion. Rappelons que les profits amassés joints avec la Fondation Christian Vachon servent à aider les jeunes élèves défavorisés fréquentant une dizaine d’écoles primaires du territoire que ce soit pour l’achat de matériel scolaire, de vêtements, de repas, d’activités et autres. Le tout se fait dans la plus stricte confidentialité.

La Journée Natalie Champigny est devenue associée au Haut-Saint-François, d’exprimer Michel. « Lorsqu’on parle du Haut-Saint-François, les gens disent : ah oui, la Journée Natalie Champigny. » Celui qui joue le rôle de chef d’orchestre attribue le succès de l’événement à la cause, celle d’aider les jeunes élèves. Les gens viennent s’y greffer spontanément. Au fil des années, l’activité n’a cessé de gagner en crédibilité et popularité. Les gens, commerçants et entreprises ne veulent pas que contribuer, plusieurs souhaitent mettre la main à la pâte d’une façon ou d’une autre. « Il y en a qui me disent, je te donne de l’argent, mais trouve-moi quelque chose à faire. »

Journée
La Journée Natalie Champigny débute par un rendez-vous plein air sur la terre de son frère Michel. Dégustation de poisson fumé, tire sur la neige, promenade en traîneau, en Fatbike ou tout simplement à pied dans les sentiers favorisent l’échange dans une atmosphère de franche camaraderie. Tout est offert gratuitement, les participants donnent ce qu’ils veulent pour la cause. Près de 150 personnes ont profité de cette belle journée y compris Dame Nature. Un nombre tout aussi impressionnant a participé au souper-bénéfice qui se déroulait à la salle Guy-Veilleux, suivie d’une soirée dansante.

Bénévolat
Le tout se passe sans prétention. Les maires, Sylvie Lapointe, de Cookshire-Eaton, Lyne Boulanger, de East Angus, le député de Mégantic, François Jacques, Jacqueline Belleau, représentante de la députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, ainsi que le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, participaient à la rencontre que ce soit en après-midi ou en soirée. Tout au long de la journée, il y a un effet d’effervescence qui est palpable. Au cours de la soirée, on dévoile le montant amassé et ce moment donne lieu à des élans de générosité incroyable. Le préfet et sa conjointe, Lisa Cormier, ont remis un chèque personnel de 2 000 $. N’étant pas en reste, le chansonnier, Guy Poirier, a offert gracieusement sa prestation. Les exemples de générosité sont multiples et prennent différentes formes comme le bénévolat.

Une telle organisation serait possible sans l’implication d’une quarantaine de personnes et de généreux commanditaires. Que ce soit pour préparer les sentiers, ouvrir la cour pour accueillir les visiteurs, offrir la tire, le poisson fumé, entretenir le feu, mettre des Fatbike à la disposition du public sans oublier le couple, François Grenier et Karoline Barlow, qui met leur paire de chevaux à contribution pour offrir des randonnées tout au long de la journée. À cela s’ajoutent les nombreux commanditaires qui offrent les produits pour préparer le souper que ce soit pour la sauce à spaghetti, les pâtes, les personnes qui préparent le repas, celles qui disposent la salle, qui font la recherche de commandites et bien d’autres qui jouent un rôle dans l’ombre contribuent au succès de la Journée Natalie Champigny.

Le noyau organisateur est formé de Michel Champigny, de son fils Shawn, qui est en voie de prendre la relève, Yves Vachon, Marco Désilets et Anick Boudjack. Chacun a sa force, d’expliquer M. Champigny. Son fils Shawn est déjà en voie de faire sa marque. Il a restructuré l’organisation faisant en sorte que l’activité s’autofinance. L’argent amassé est donc entièrement versé à la cause. Les intervenants songent déjà à la 10e édition l’an prochain. Mentionnons que d’autres activités comme la participation au Grand McDon et le tournoi de golf-bénéfice devraient permettre de franchir le cap du 40 000 $.

 

Saison terminée pour les Sharks du HSF

Aucune des cinq formations des Sharks du Haut-Saint-François de la ligue Orford/Saint-François participant aux championnats régionaux de l’Estrie, en fin de semaine dernière, dans la région de Victoriaville, n’a remporté la finale dans leur catégorie respective mettant ainsi fin à une magnifique saison.

Seulement la formation Bantam B s’est rendue jusqu’au bout pour s’incliner en finale par la marque de 5 à 3 contre Les Capitales de Plessisville. Les autres équipes ayant participé aux régionaux sont le Novice A, Novice C, Pee-Wee A, et Midget A. Rappelons que le Pee-Wee A, Bantam B et Midget A ont remporté le championnat de la ligue Orford/Saint-François tandis que le Novice A et C s’inclinaient en finale.

Ces magnifiques performances leur permettaient d’accéder aux finales régionales. Le président de l’Association du Hockey Mineur du Haut-St-François, Jocelyn Mercier, est particulièrement fier de la performance des équipes. « Je suis très satisfait, cinq de nos 10 équipes ont été aux régionaux. Il n’y en a pas beaucoup qui peuvent arriver avec des statistiques comme les nôtres. »

Les chasseurs débarquent à l’hôtel de ville de Cookshire-Eaton

Plus d’une trentaine de chasseurs ont débarqué à l’hôtel de ville de Cookshire-Eaton, lors de la dernière assemblée ordinaire, pour demander l’appui de la municipalité afin qu’elle adopte une résolution s’opposant à la loi sur l’immatriculation des armes à feu sans restriction au Québec.

Les chasseurs demandent à la municipalité de faire comme les 165 autres au Québec dont Ascot Corner, Chartierville et East Angus qui ont adopté une résolution en ce sens. « Nous, ce qu’on aimerait, c’est que notre ville nous appuie dans les démarches qui se font pour dire non au registre des armes à feu », d’exprimer la porte-parole du groupe Manon Élisabeth Carrier. L’intervenante prétend que le registre d’armes à feu ne sert à rien puisqu’il y a déjà des mesures de contrôles. Lorsqu’un consommateur achète une arme à feu, le vendeur doit enregistrer l’arme au nom de ce dernier et pour se faire, il doit enregistrer le PPA (permis de possession et d’acquisition) d’armes à feu de la personne. Le PPA est valide pour une période de cinq ans renouvelable.

« La chasse, c’est un moteur économique important dans notre région au même titre que les motoneigistes et les VTT en sentier. La chasse à l’automne, c’est bon pour tous les commerces, c’est un facteur économique important. Il faut pas écœurer notre monde avec ça. On le voit dans le milieu, quand c’est le temps de la chasse, les restaurants, les épiceries, les dépanneurs, les tanks à gaz, ça marche, c’est bon partout, partout, pis c’est du monde qui découvre notre milieu, qui vont peut-être revenir l’été, de mentionner Mme Carrier. »

Jean Tremblay, citoyen de Cookshire-Eaton et chasseur, dit investir 2 000 $ annuellement auprès des divers commerçants de la municipalité. « Actuellement, il y a un genre de campagne, je dirais pas du boycottage, mais d’encouragement pour les municipalités qui votent contre le registre. Il y a plein de gens qui m’ont mentionné, moi j’arrête gazer à East Angus, j’arrête pu à Cookshire; East Angus a voté contre. Nous autres, la dernière chose qu’on va probablement faire, c’est d’adhérer à ça. On va continuer à dépenser à Cookshire parce que c’est nos commerçants. Tout ce qu’on vous demande, c’est simplement de vous prononcer contre le registre.  »

Ville
« Les élus en ont discuté un peu. On s’est pas prononcé vraiment sur le sujet, on en a discuté à la réunion de travail, mais rien a été adopté sur ça. On a eu des discussions; chaque conseiller a émis son opinion sur ça, mais on s’est pas prononcé. On constate que vous êtes venus en grand nombre, on voit l’importance que ça a pour vous autres. On va mettre ça à l’ordre du jour de la prochaine réunion de travail et on vous reviendra avec ça », de conclure la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe. La prochaine réunion de travail est prévue le 26 mars prochain.

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Investissements routiers en Estrie, 14 projets pour 9 municipalités du HSF

Le ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel, a dévoilé récemment les investissements routiers de quelque 190 M$ pour les années 2019-2021. De ce nombre, 14 projets sont prévus dans 9 municipalités du Haut-Saint-François.

« Ces projets visent à agir concrètement sur l’état des infrastructures. Contrairement aux années antérieures, le gouvernement du Québec opte pour la transparence en rendant public l’ensemble des projets. » Il est possible de les consulter sur le web, d’exprimer le ministre. « En investissant massivement comme nous le faisons aujourd’hui dans le réseau routier, notre gouvernement contribue à améliorer et à maintenir nos infrastructures. Contrairement à la pratique des anciens gouvernements, nous misons désormais sur la transparence dans les investissements routiers. Cela permettra aux citoyens de l’Estrie et de partout au Québec d’avoir un regard complet sur la totalité des projets pour lesquels des travaux sont prévus au cours des deux prochaines années et d’obtenir une reddition de comptes du ministère », d’exprimer M. Bonnardel.

De l’enveloppe de 189 808 000 $, une tranche de 78 061 000 $ sera investie dans la réalisation de projets routiers visant à assurer des chaussées en bon état. Une portion de 72 026 000 $ sera affectée à la réalisation de projets routiers visant à assurer un réseau efficace et sécuritaire, notamment en donnant suite à des recommandations du bureau du coroner. Un montant de 39 721 000 $ sera consacré dans la réalisation de projets routiers visant à assurer des structures en bon état.

Projets
Parmi les projets prévus dans le Haut-Saint-François, deux sont à Cookshire-Eaton soit l’asphaltage de la route 210, entre la 108 et 253 et la réfection du pont sur la route 251, au-dessus du ruisseau Haseltine. Deux projets devront se réaliser au Canton de Lingwick. Il s’agit de l’asphaltage de la 108, entre la route 257 et le chemin Fontainebleau/rue de l’Église et la réfection du pont sur la route 108, au-dessus de la rivière Rouge. Il en est de même à East Angus alors qu’on prévoit faire l’asphaltage de la 214, entre la route 112 et la limite municipale du Canton de Westbury et la réfection du pont Taschereau, sur la route 214, au-dessus de la rivière Saint-François. Deux projets sont également prévus à Newport. Il s’agit de l’asphaltage de la route 212, du chemin d’Island Brook sur 6 kilomètres vers La Patrie. La réfection du ponceau sur la 212, au-dessus du ruisseau Island, figure aussi au calendrier des investissements routiers. Weedon aura également ses projets notamment l’asphaltage de la route 161, entre la 112 à Weedon et le chemin Rozon à Stratford ainsi que la réfection du pont sur la 5e Avenue, au-dessus du ruisseau Weedon.

Un projet est prévu du côté de La Patrie soit l’asphaltage de la route 212, de 320 mètres à l’est de la 257 sur 4,5 kilomètres vers l’ouest, et de la route 257 à l’intersection de la 212. À Bury, on prévoit l’asphaltage de la route 214, entre la 108 et la rue McIver. Des travaux se réaliseront également dans le Canton de Westbury avec la réfection du pont sur le chemin Gosford Est, au-dessus du ruisseau Big Hollow. Chartierville figure également dans les cartons du ministère avec l’asphaltage de la route 257, entre le poste frontalier et la 210.

Mentionnons également, la dernière étape de la phase II du prolongement de l’autoroute 410 à Sherbrooke, soit la construction du nouveau tronçon entre l’échangeur de la route 108-143, contournant la concentration urbaine de Lennoxville par le sud pour se terminer à l’intersection de la route 108, soit à la porte du Haut-Saint-François.

Cent ans et en pleine forme

Les Chevaliers de Colomb d’Ascot Corner, conseil 11929 avec la municipalité ont rendu hommage au centenaire Georges Chicoine lors du récent brunch mensuel. M. Chicoine est membre de l’organisme depuis 42 ans.

En plus de recevoir un présent, le jubilé a vu son nom inscrit sur une plaque Hommage à nos centenaires de la municipalité. Cette distinction est bien en vue à l’intérieur du Centre multifonctionnel. « C’est toujours surprenant d’avoir tout ça. Je suis même surpris d’avoir 100 ans », d’exprimer M. Chicoine. Véritable force de la nature, l’homme s’adresse très clairement et d’une voix forte. « Mon seul problème, c’est avec mes yeux. Pour le reste, je suis en pleine forme. Je travaille à tous les jours. Je rentre mon bois de poêle, je pourrais même courir », lance-t-il en guise de défi. « J’ai eu un petit caillot qui se promenait. J’ai entré à l’hôpital avant Noël et j’ai ressorti après le Jour de l’An. On m’a dit qu’on me l’avait enlevé et que j’avais rajeuni de 10 ans. »

Né à Martinville, M. Chicoine est arrivé à l’âge d’un an à Ascot Corner. Le jeune homme s’est marié en 1947 avec Cécille Blanchette alors qu’elle venait tout juste d’avoir 18 ans. Le couple a fondé une famille de 15 enfants, 9 garçons et 6 filles. M. Chicoine demeure toujours dans sa résidence. Celui dont la médication se limite, dit-il, à deux petites pilules le matin et une autre pour les yeux, n’a pas de secret. « J’ai travaillé toute ma vie. Je prends ce qu’ils veulent me donner, c’est pas moi qui est boss de ça. »

Les Agricultrices de l’Estrie se réunissent à Bury

« Nous voulons, nous pouvons ! » Tel était le crédo qui a motivé les actions du regroupement Agricultrices de l’Estrie au cours de la dernière année. Une quinzaine de femmes ont bravé le mauvais temps, du jeudi 21 février dernier, pour participer à l’assemblée générale annuelle qui se tenait à Bury. Le président de l’UPA Estrie, François Bourassa, s’est joint au groupe.

Fondé il y a une trentaine d’années, l’organisme vise à valoriser toutes les femmes œuvrant en milieu agricole et forestier tout en soutenant le développement de leurs capacités entrepreneuriales individuelles et collectives en reconnaissant leur contribution économique, d’expliquer Yolande Lemire, présidente. « Faire partie des agricultrices, c’est de se regrouper et de discuter de nos priorités et de nos irritants. C’est de partager des pratiques communes, d’écouter et de s’améliorer dans nos modes de gestion, se reconnaître comme femme dans la réalité agricole. Les Agricultrices de l’Estrie, ce n’est pas seulement 40 femmes ou membres, c’est plus de 2 200 femmes qui travaillent au sein d’entreprises agricoles », précise Mme Lemire.

Les participantes ont approuvé le plan d’action de l’année en cours visant entre autres à augmenter le membership et d’accroitre les capacités entrepreneuriales et les aptitudes démocratiques des membres. Tout cela prend forme à l’intérieur d’un calendrier d’activités. La présidente ne cache pas qu’elle aimerait bien recruter de jeunes femmes. « La moyenne d’âge des membres est de 40 ans. J’aimerais avoir des jeunes femmes. Je souhaiterais avoir les deux générations pour qu’elles puissent apporter une à l’autre, sagesse et jeunesse. » Outre les grandes orientations, l’organisme souhaite sensibiliser les automobilistes à la sécurité routière en zone agricole notamment sur les grands axes routiers estriens, comme la route 108 dans le Haut-Saint-François et la 147 près de Compton.

La présidente rappelle que Agricultrices de l’Estrie qui sont membres d’Agricultrices du Québec ont contribué à faire avancer la cause des femmes en appuyant l’UPA que ce soit pour la reconnaissance des femmes comme travailleuse autonome, le congé de maternité pour travailleur autonome et la reconnaissance dans les années 80 de la femme à titre de copropriétaire. « Là, on travaille sur l’égalité et l’équité au niveau de la reconnaissance salariale comme productrice. Une femme sur cinq n’a pas de salaire », précise Mme Lemire. L’organisme tiendra ses conseils d’administration et activités dans les sept MRC de l’Estrie. L’objectif, d’exprimer la présidente, est de se rapprocher des productrices. Mme Lemire mentionne que des activités seront organisées par des administratrices et d’autres par des partenaires ou autres groupes affiliés. « Le but est de se rencontrer, d’échanger, apprendre, développer de nouvelles connaissances, réseauter, développer des partenariats et autres. »

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Maternelle 4 ans; Rien de nouveau à Weedon

Le député de Mégantic, François Jacques, se réjouit de l’ouverture pressentie de cinq classes de maternelle 4 ans dans le comté, dont quatre pour la Commission scolaire des Hauts-Cantons. En fait, deux classes sont déjà en fonction sur le territoire des H-C soit à Weedon et Notre-Dame-des-Bois et deux autres pourraient s’ajouter pour 2019-2020.

« C’est une nouvelle incroyable pour les élèves et pour les parents de notre région. La maternelle 4 ans, gratuite et non obligatoire, permettra une détection et une prise en charge rapide des enfants ayant de potentiels retards de développement, tout en leur offrant des apprentissages par le jeu. D’ici cinq ans, notre gouvernement désire rendre la maternelle 4 ans disponible pour tous les enfants de Mégantic et du Québec », d’exprimer M. Jacques.

Rappelons que le projet de loi no 5 modifiant la Loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions à l’égard des services de l’éducation préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans, présenté le 14 février à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge, prévoit l’accès graduel à la maternelle à temps plein pour tous les enfants de 4 ans dont les parents en font le choix.

« Unanimement, cette offre de services nous permettra d’améliorer la réussite scolaire de nos enfants et ainsi d’augmenter le taux de diplomation. Je pense que nous pouvons tous être fiers de cette grande ambition que nous nous donnons. En ce moment, la maternelle 4 ans est uniquement offerte dans certains milieux défavorisés. Pourtant, les difficultés d’apprentissage n’ont pas de code postal et tous les enfants du Québec devraient pouvoir profiter de ce service », d’exprimer M. Jacques.

Déjà en place
L’annonce du député ne crée pas de grands remous au sein de la CSHC. Elle offre déjà la maternelle 4 ans depuis cinq ans à Weedon et trois ans du côté de Notre-Dame-des-Bois. « Pour nous, il y a rien de nouveau outre le fait qu’on a le droit de démarrer dans deux nouveaux milieux. Un milieu qui avait déjà eu une maternelle 4 ans, les installations étaient déjà sur place du côté de Ste-Cécile, puis à Mégantic, l’école Sacré-Cœur, il y aurait une nouvelle maternelle 4 ans et là ça demandera certains aménagements », de mentionner Martial Gaudreau, le directeur général à la CSHC.

Pour le Haut-Saint-François, il n’y a pas d’autre maternelle 4 ans prévue pour l’an prochain. La période d’inscription pour la maternelle 4 ans à Weedon est terminée et tout indique, selon M. Gaudreau, qu’elle sera en force en septembre prochain pour une sixième année consécutive. Plus de 13 inscriptions étaient enregistrées au moment d’écrire ces lignes alors que le nombre minimum nécessaire est de 6.

Le gouvernement du Québec prévoit ajouter 250 classes dès septembre prochain pour un nombre total de 644 partout au Québec. L’objectif est de faire en sorte que d’ici cinq ans, tous les parents qui le souhaitent puissent inscrire leur enfant à la maternelle 4 ans à temps plein.

Des jeunes agriculteurs en quête d’avenir

Une petite délégation de sept aspirants producteurs agricoles ont participé au récent séjour exploratoire Agro dans le Haut afin de vérifier de visu si le territoire pouvait devenir une terre d’accueil pour leur projet de développer une coopérative de culture maraichère.

Un groupe d’amis, dont la majorité est diplômée du Cégep de Victoriaville en agriculture, ont passé une fin de semaine à rencontrer divers intervenants et producteurs. Le vendredi était consacré à la rencontre des intervenants comme Marc-Sylvain Pouliot, conseiller en développement agroforestier au CLD, et Yolande Lemire, agente de maillage, Isabelle Couture de la SADC, Henri Lemelin, président du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François, Daniel Martel de Lancement d’une entreprise et quelques producteurs locaux dont Maude Fontaine de Fontabel et Maxime Lafond, président du Syndicat de la relève agricole de l’Estrie.

« Nous sommes des agriculteurs et on cherche une manière d’accéder à la terre, on explore la région », d’exprimer le groupe. Certains travaillent déjà dans le Haut-Saint-François à Lingwick et Bury et ont décidé d’inviter leurs amis à venir faire un tour. « Nous, on a décidé de travailler en agriculture et on a vu qu’il y avait beaucoup d’opportunités dans la région pour la culture biomaraichère. » « On a décidé de venir ici parce qu’on sait qu’il allait y avoir des opportunités en emploi pis on est tombé comme en amour avec la région et on trouve ça cool le mélange campagne ville », d’exprimer celles qui œuvrent déjà sur le territoire. « Nos amis ont dit oui, nous aussi, on veut s’en venir ici pour découvrir. Nos ambitions seraient de partir une production. » Tous favorisent la culture maraichère biologique. Au terme de leur première journée, les participants semblaient satisfaits des rencontres. « C’est super accueillant et on se rend compte que les acteurs dans la classe bio se parlent entre eux, ça, c’est le fun à constater. »

« C’est un beau groupe de jeunes. Ils sont structurés, savent ce qu’ils veulent. Ils ont un désir réel de s’installer et ils sont formés du Cégep de Victoriaville », commente Henri Lemelin, du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François. Ce dernier se réjouit de l’initiative de consacrer un séjour exploratoire exclusivement à l’agriculture. « Il pourrait en avoir d’autres. Il y a des possibilités de développement à plusieurs endroits et dans différents secteurs », précise M. Lemelin.
Olivier Jean, agent de migration Place aux jeunes du Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François, mentionne que d’autres séjours exploratoires à caractère agricole se dérouleront éventuellement. Outre, les intervenants, les participants ont visité la Ferme La Généreuse, Les jardins d’etc, la Ferme du Coq à l’Âne ainsi que la propriétaire d’une terre agricole, Louise Touchette.

Ce sont les femmes qui mènent à Hampden

Contrairement aux croyances populaires, les municipalités de campagne ne sont pas nécessairement à la remorque des grands courants. Elles peuvent même les appliquer plus rapidement que d’autres. À Hampden, la population de quelque 175 personnes n’a pas peur de faire confiance aux femmes et celles-ci n’ont aucune crainte à remplir le rôle traditionnellement dévolu aux hommes. L’instance décisionnelle de la petite corporation, le conseil municipal, est composé majoritairement de femmes soit cinq conseillères, toutes élues par acclamation à part ça. Comme le système démocratique fonctionne à la majorité, on peut dire que ce sont les femmes qui mènent et cela même si on compte deux hommes soit un conseiller Pascal Prévost et le maire, Bertrand Prévost.

Le journal a rencontré les cinq conseillères, Lisa Irving, Monique Scholz, Sylvie Caron, Chantal Langlois et Valérie Prévost, afin d’en savoir un peu plus sur l’état d’esprit qui règne au sein du conseil municipal de Hampden. Toutes souriantes lorsque le journaliste lance que ce sont elles qui mènent, les femmes ne voient pas ça du même œil. Pour ces élues, ce n’est pas une question d’homme ou de femme, mais de ce qui est le mieux pour les contribuables. D’ailleurs, elles précisent ne pas être animées par la cause féministe. Leurs actions ne sont pas motivées à faire avancer la cause. « Lorsque nous sommes assises, nous sommes des conseillères et ce que nous voulons, c’est faire avancer la municipalité pour le mieux des contribuables », précisent-elles sur un ton sans équivoque.

Les motivations de ces femmes, à faire le saut en politique, sont diverses et rassembleuses à la fois. Pour Mme Scholz, à l’époque, c’était d’assurer le maintien du service de bibliothèque. Pour Mme Irving, c’était d’inclure de la jeunesse et apporter une vision communautaire. Pour Mme Prévost, c’était la curiosité alors que Mme Langlois mentionne « j’étais rendue là dans mon implication » tandis que Mme Caron poursuivait en quelque sorte l’implication de son conjoint qui avait déjà cumulé le poste de conseiller. Si les raisons sont diverses, elles partagent toute la même motivation, celle d’œuvrer pour le bien de la communauté.

Lisa Irving, dont sa mère Madeline Irving avait été la première femme au conseil municipal de Hampden, est la doyenne du groupe, en termes d’expérience, avec un cinquième mandat, mais non consécutif. Monique Scholz en est à son quatrième mandat non consécutif alors que Sylvie Caron, Chantal Langlois et Valérie Prévost en sont à leur deuxième. Mme Scholz qui a plongé en politique municipale dans les années 90 et Mme Irving au début 2000 se rappellent que les choses n’étaient pas évidentes à leur début. « J’étais seule, des fois deux, il y avait des gens d’une certaine génération au conseil et ce n’était pas évident », d’exprimer poliment Mme Scholz. « Au début, j’avais de la misère avec les gars. Je leur disais c’est pas parce que je suis une femme que je ne suis pas capable de comprendre comment ça fonctionne la voirie », de lancer Mme Irving. « On s’est fait dire vous autres les secrétaires, parce que pour eux toutes les femmes étaient des secrétaires », d’exprimer les deux conseillères. Aujourd’hui, la voirie et l’entretien des chemins, entre autres, n’ont pas de secret pour nos cinq conseillères.

Celles qui en sont à leur deuxième mandat n’ont pas connu les rebuffades de leurs collègues. De l’avis des doyennes, les choses ont agréablement et rapidement évolué au cours des dix dernières années. On ne sent plus ce genre de regards ou de remarques, tout le monde est respecté et considéré égal, insistent-elles. Les conseillères mentionnent que les femmes ont une vision différente de la politique municipale. « On pense plus à long terme, on a instauré les rapports écrits d’ateliers et de comités. On croit qu’on a contribué à amener le conseil et la municipalité dans le XXIe siècle. » Se montrant réservées dans leurs propos, les conseillères croient avoir également contribué à l’amélioration de la qualité de vie dans la municipalité. Elles ont développé la confiance avec leurs voisins de Scotstown et travaillé conjointement sur divers dossiers que ce soit les loisirs, la Fête nationale, le projet de camping, le Marécage-des-Scots. « On a fait certaines choses en commun en se respectant. » Les conseillères souhaitent aller encore plus loin. Mme Prévost aimerait bien voir le regroupement du service des incendies, alors que Mmes Langlois et Caron souhaitent développer davantage le service des loisirs que ce soit seul ou en collaboration avec Scotstown. Ces élues prônent la collaboration, mais cela ne va pas jusqu’à parler de regroupement. Elles sont d’avis qu’il est possible de réaliser des choses conjointement pour le bien de chacune des municipalités tout en conservant leur identité respective.

Conseil
Ce n’est pas parce que les femmes sont majoritaires au conseil qu’elles sont pour autant toutes sur la même longueur d’onde. Les avis sont partagés sur divers dossiers et il peut en suivre de bonnes discussions. « On arrive à un consensus et personne «blaste» personne, on se respecte », d’insister les conseillères. Quant à la cohabitation avec les deux hommes, elle se fait correctement et dans le respect. « Le maire comprend que les temps ont changé. » D’ailleurs, elles semblent fières de leur maire, de son implication et croient que c’est réciproque.

Maire
Le maire, Bertrand Prévost, qui en est à son troisième mandat à ce poste en plus d’avoir été conseiller, a connu plusieurs conseils municipaux où pouvaient siéger une ou deux femmes. « C’est une autre business, un peu, quand c’est une majorité féminine, mais ça va bien. Ça change l’optique. Les hommes sont plus centrés sur la voirie, les taxes et les routes. Les femmes, c’est plus pour le social, le développement, la famille et la jeunesse. Ça les empêche pas de bien connaître la voirie et autres, elles s’informent », précise M. Prévost. L’arrivée massive des femmes au conseil a changé un peu la façon de faire, admet le maire. « Avec les femmes, il y a plus de rigueur. Les hommes ont tendance à arrondir les coins. On fonce et on accordera ça en cours de route. Les femmes, c’est plus by the book. Elles sont plus minutieuses que les hommes. » M. Prévost est satisfait de ses élues qui ont chacune leur spécialité, dit-il. « On est capable de se parler et de se comprendre dans l’harmonie. Les réunions dépassent rarement deux heures. »

Marie-Claude Bibeau passe à l’Agriculture

La députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, hérite du ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. Cette nomination s’inscrit dans le cadre du remaniement ministériel effectué vendredi dernier par le premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

Première femme à occuper ce poste, Mme Bibeau y voit une grande marque de confiance de son chef. « La première femme, c’est important, ça me touche encore plus. Ça brise les plafonds de verre un à un. » Ministre du Développement international depuis 2015, la députée de Compton-Stanstead admet avoir été surprise, mais s’empresse à dire, « c’est une belle surprise. Le ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, c’est un beau gros ministère qui touche particulièrement notre région. »

Avouant ne pas être au fait des grands dossiers nationaux, certains retiennent déjà son attention. « La question du secteur de gestion de l’offre, particulièrement le secteur laitier, les accords commerciaux, ce volet-là, je m’y intéresse depuis le début de mon mandat. Ça, j’ai un bout de chemin de fait. »

Questionnée à savoir si elle sera en mesure de poser des actions significatives en prévision du prochain budget, Mme Bibeau précise « on a pris des engagements fermes auprès des producteurs. On a créé des comités de travail. Le premier a déposé son rapport de recommandations. Moi ce que je vois, on progresse comme prévu. Je vais suivre le comité de travail, les rapports qu’ils vont nous soumettre de façon très, très attentive et je vais faire le suivi avec le ministre des Finances inévitablement. »

Quant aux autres objectifs, « j’ai rencontré les gens de mon nouveau ministère moins d’une heure. Alors c’est difficile de fixer des objectifs quand on n’a pas la vue d’ensemble de tous les défis qui sont sur la table. »
Rappelons que le remaniement ministériel faisait suite à la démission de Jody Wilson-Raybould, ex-ministre aux Anciens combattants, maintenant occupé par Lawrence MacAulay. Maryam Monsef hérite du Développement international. Mme Bibeau mentionne avoir un petit déchirement à quitter une équipe qu’elle aimait, mais heureuse de relever un nouveau défi.

Les habitats elfiques de Scotstown se déplacent à la médiathèque Nelly-Arcan

Ayant développé, l’année dernière, le concept de l’univers caché du petit monde secret issu de la mythologie celtique écossaise, le comité Coeur villageois de Scotstown présente à la médiathèque Nelly-Arcan de Mégantic jusqu’au 31 mars, l’exposition Les habitats elfiques.

Plus d’une vingtaine de maisons, personnages et masques sont présentés pour l’occasion. L’idée de l’exposition, explique Gérald Ostiguy, membre du comité Coeur villageois, est de présenter à la population la créativité des gens de Scotstown reliée à l’univers caché du petit monde.

L’initiative découle du comité Coeur villageois qui était en quête d’un filon à développer, une thématique susceptible de créer un intérêt. « Le comité a décidé de miser sur l’héritage des Écossais, les pionniers de Scotstown, en développant les légendes et mysticismes écossais », d’expliquer M. Ostiguy. Au début de la saison estivale 2018, le comité a installé plus d’une cinquantaine d’habitats, portes, fenêtres, masques et gnomes majoritairement sur les arbres, créant ainsi un circuit dans le parc Walter-Mackenzie. À cela, les responsables ont mis la population dans le coup en lançant un concours invitant les citoyens à fabriquer et installer des habitats. « Une trentaine de maisons ont été installées à travers le village », précise M. Ostiguy. Le dévoilement des gagnants s’est déroulé le soir de la Samhain, soit l’ancêtre écossais de l’Halloween. Les responsables ont la ferme intention de relancer le concours au printemps. M. Ostiguy précise qu’il sera ouvert à toutes les personnes désireuses d’y participer. La seule condition est que l’œuvre soit installée dans le village de Scotstown. L’idée de créer des maisons elfiques vise à inviter les petits êtres à s’installer au sein de la municipalité, d’ajouter le membre du comité Coeur Villageois.

Pour l’instant, le comité travaille à bonifier le circuit, mais l’interprétation des légendes figure dans les cartons. M. Ostiguy prétend que l’histoire raconte qu’à leur arrivée à Scotstown, les Écossais ne croyaient pas que ces êtres magiques allaient les suivre et s’installer dans les prairies et le long de la rivière au Saumon. De ce nombre indéterminé, on retrouve des fairies (les fées), les gnomes, les dwarf (des petits êtres), des pixies, des sprites et des brownies qui peuvent être gentils ou mauvais, dépendamment s’ils ont eu leur ration de lait.

Le but, explique M. Ostiguy, « est de créer un attrait où les familles peuvent venir s’amuser et utiliser leur imagination et créativité. » D’ailleurs, on croit que l’exposition à la médiathèque Nelly-Arcan contribuera à créer cet engouement et attirer les familles au parc Walter-MacKenzie. Au cours de l’exposition se tiendront des ateliers de créativité avec deux écoles locales ainsi qu’un autre pour le grand public. Mentionnons que les œuvres exposées sont celles de Gérald Ostiguy, Noëlle Hayes, Christiane Jutras, Julie Lagueux, Jo Cooper, Shelly Foster et Élange Cloutier.

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Intégration du parc régional du Marécage-des-Scots

Aucune personne, sauf le journaliste, ne s’est présenté à l’assemblée publique visant à expliquer les modifications apportées au schéma d’aménagement et de développement de la MRC du Haut-Saint-François pour intégrer le parc régional du Marécage-des-Scots. Reconnu officiellement depuis près de deux ans comme parc régional, l’exercice se voulait, pour ainsi dire, une formalité administrative à laquelle doit se plier la MRC.

La démarche, explique Nathalie Laberge, directrice aménagement et urbanisme, « vise à reconnaître à l’intérieur du schéma d’aménagement et de développement le parc régional du Marécage-des-Scots. On devait dans les deux ans suivant la création du parc l’intégrer au schéma d’aménagement et de développement. Ça ne change rien à la création du parc. C’est une obligation légale de le reconnaître au schéma. Ça ne change pas ce qui a été déterminé dans la création du parc, comment ça va fonctionner, les usages permis, etc. »

La nouvelle réglementation précise que la municipalité de Hampden et la ville de Scotstown devront modifier leur plan d’urbanisme afin d’identifier les limites du parc régional du Marécage-des-Scots et de se conformer aux objectifs qui s’inscrivent déjà dans leur alignement respectif. Scotstown devra également corriger son règlement de zonage afin de modifier les usages autorisés dans la portion du parc régional du Marécage-des-Scots qui est située à l’intérieur de son périmètre d’urbanisation. Ainsi, les usages comme la récréation extensive, intensive et l’installation d’utilité publique seront autorisés. D’autres usages pourront être autorisés s’ils sont compatibles avec la vocation récréative attribuée au parc régional, par exemple, un usage de restauration dans un bâtiment existant, un camping ou un ensemble touristique intégré.

L’adoption du règlement modifiant le schéma d’aménagement devrait se faire lors de la prochaine séance ordinaire du conseil des maires. Une fois fait, il sera acheminé au ministère des Affaires municipales pour sa mise en vigueur.
Mentionnons que le développement du parc régional du Marécage-des-Scots se poursuit. Les intervenants aimeraient bien, dans un avenir rapproché, construire un seuil qui permettrait de rehausser le niveau d’eau du marécage afin de permettre la navigation légère. Plusieurs randonneurs ont fréquenté le parc régional au cours des dernières années, et ce au grand plaisir des commerçants locaux.

Des élèves comblés pour la journée Natalie Champigny

Elle craignait d’être oubliée et que son implication auprès des jeunes élèves disparaisse à jamais. Neuf ans plus tard, la mémoire de Natalie Champigny, décédée d’un cancer, est plus vivante que jamais, même que des jeunes élèves apprennent à découvrir qui était cette personne, en bénéficiant de l’aide financière pour l’achat de linge ou de matériel scolaire.

La dernière année, en additionnant la Journée Natalie Champigny (+ de 20 000 $), le tournoi de golf-bénéfice (+ de 11 000 $) et la Fondation Christian Vachon (5 000 $) ont permis à 92 élèves démunis répartis dans une dizaine d’écoles francophones et anglophones du Haut-Saint-François de bénéficier d’une aide financière de 40 000 $, un record. L’aide apportée se divise en trois types de parrainage, or, argent et bronze couvrant l’achat de vêtements, de matériel scolaire, d’un service de repas et d’inscription à des activités de son choix.

L’activité phare de toute cette belle collecte demeure la Journée Natalie Champigny, qui se déroulera le samedi 2 mars à la jonction des routes 214 et 108 à Bury. Michel Champigny, frère de la regrettée Natalie, son fils Shawn qui prend la relève, Yves Vachon et plusieurs bénévoles attendent la population pour cette journée plein air, de 11 h à 16 h, juste avant le souper spaghetti qui sera suivi d’une soirée musicale à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton.

Michel et ses acolytes ne changent pas une recette gagnante sinon de l’améliorer. Une randonnée en sleigh ride, de la tire sur la neige, du poisson fumé et la nouveauté soit l’aménagement d’un sentier de marche de 4 km permettront à toute la famille de profiter d’un bon moment. La journée plein air est offerte gratuitement, les dons se font sur une base volontaire. Par la suite, l’activité se déplace pour un souper spaghetti. Le chansonnier Guy Poirier fera encore les frais de la musique. Le coût pour le repas est de 12 $. L’initiative a permis d’amasser près de 22 000 $ l’an passé. Tout cela est attribuable à de généreuses donations. Plus de 75 commanditaires, commerçants, entreprises et individus ont contribué sous forme de dons ou en participant au souper-bénéfice. Certaines municipalités collaborent, précise M. Champigny, tout en invitant les autres à faire de même.
Encore cette année, les responsables feront le tirage de plus d’une vingtaine de prix découlant de la vente de billets permettant de se mériter entre autres, une paire de billets pour un match du Canadien de Montréal, des chèques cadeaux pour les restaurants Chez Stanley, la Brasserie Fleurimont, le Resto-Bar Rive Sud et entreprises de la région, Bumper to Bumper, Luc Jacques Services et autres.

La Journée Natalie Champigny ne cesse de croître en popularité. « Je ne pensais pas que ça viendrait aussi gros. Grâce à l’implication de tous, la journée est devenue une cause exemplaire », d’exprimer M. Champigny. La participation l’année dernière de la ministre du Développement international et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ainsi que celle annoncée cette année du député de Mégantic, François Jacques, démontre, selon l’organisateur, d’une reconnaissance et du sérieux de la démarche. Le mouvement devient tellement populaire que des personnes s’offrent pour solliciter des gens de leur secteur, ajoute le frère de Natalie. À titre d’exemple, il mentionne Marc-Olivier Désilets pour le secteur de Scotstown/La Patrie, Yves Vachon et Anick Boudjack pour le secteur Weedon/Dudswell alors que Mme Boudjack s’occupe également du secteur Cookshire-Eaton.
M. Champigny est convaincu que l’effet bénéfique auprès des élèves s’inscrit dans la pensée de sa sœur Natalie. « Si les enfants vivent une meilleure qualité de vie à l’école, ça va contribuer à améliorer leur cheminement scolaire. On le voit peut-être pas immédiatement, mais ça va contribuer à faciliter l’apprentissage », d’exprimer M. Champigny.

Aide
La sélection des familles se fait dans la plus grande discrétion. Chaque année au mois d’avril, la Fondation Christian Vachon fait parvenir aux familles le formulaire de demande d’aide dans le sac à dos des enfants des écoles qu’elle parraine. Ce formulaire doit être rempli et retourné en main propre au secrétariat de l’école que fréquente l’enfant avant la date limite de la campagne de recrutement. La sélection s’effectue en mai et les parents sont avisés par lettre. Par la suite, au cours du mois de juillet, une personne de la Fondation communiquera par téléphone avec les familles sélectionnées afin de les informer sur le type d’aide qui sera fournie à l’enfant ainsi que la démarche à suivre. Toutefois, il est possible d’adresser une demande d’aide ponctuelle, à tout moment de l’année scolaire. Enfin, les personnes désireuses de participer au souper spaghetti du 2 mars prochain doivent le faire en réservant auprès de Michel Champigny 819 943-2528, Yves Vachon 514 953-2273 ou Shawn Champigny 819 679-2147.

Fondation de l’association de QS dans le comté de Mégantic

La température a joué les trouble-fêtes lors de l’assemblée de fondation de l’association de Québec solidaire (QS) de Mégantic qui se tenait à Lingwick, le 27 janvier dernier. Une quinzaine de braves provenant de diverses municipalités du comté ont participé à la rencontre. L’idée de former une association locale vise à poursuivre le travail déjà entamé, peut-on lire dans le communiqué de presse. La création de l’association intervient après celle de Richmond, Sherbrooke, St-François et Orford. Celle de Mégantic vient donc compléter le territoire de l’Estrie. Lors de la rencontre, les participants ont adopté à l’unanimité une résolution endossant la Déclaration d’urgence climatique. Les membres se sont également donné un premier mandat soit de déposer la déclaration dans les différents conseils municipaux du comté de Mégantic pour qu’elle soit signée comme les 238 municipalités du Québec.

Plus de 50 boîtes à lunch vendues

Les membres de l’équipe bleu marine gagnante du concours Un lunch presque parfait, tenu à la Cité-école Louis-Saint-Laurent, ont vécu l’expérience de préparer quelques 55 repas pour le grand public. Heureuses et satisfaites de l’expérience, elles semblent néanmoins convaincues que le métier de chef ne sera pas pour elles. « C’est vraiment le fun, mais on ne le ferait pas tous les jours », d’exprimer, avec essoufflement, les quatre participantes au terme de l’exercice.

Dans le but de faire découvrir le menu de l’équipe gagnante, le comité organisateur avait mis en vente des billets auprès du grand public. Avec la collaboration des Cuisines collectives du Haut-Saint-François, nos gagnantes, du 2e secondaire, se sont mises aux chaudrons et poêlonnes, le matin du 31 janvier, pour préparer 55 lunchs comprenant le menu qui leur a valu la victoire.

L’exercice n’était pas évident. Avec l’aide de Karine Valade, animatrice des Cuisines collectives, les participantes devaient se définir un plan de match et coordonner leurs actions. « À l’école, on devait préparer cinq portions; ici, on en avait 55 à faire », d’exprimer une des participantes. « Tout le monde devait s’ajuster et se coordonner. Souvent, on se retrouvait à la cuisson, tout le monde en même temps. Des fois, on étaient éparpillées », d’ajouter une membre de l’équipe. « On a trouvé ça stressant d’entrer dans le temps. On a dépassé un peu le temps », d’exprimer d’autres membres. Venant à leur défense, Véronick Beaumont, agente de projet au Carrefour jeunesse-emploi, soutenait que l’effort était louable et que huit minutes de retard étaient tout à fait acceptable pour de jeunes novices.

Les demoiselles étaient fières des lunchs concoctés. Les acheteurs des boîtes à lunch pouvaient savourer des bâtonnets de fromage croustillants, servis avec salsa mangue et framboise, avec un mélange printanier. En repas principal, on retrouvait un suprême de poulet farci au jambon et fromage accompagné de sauce aux champignons et carottes nantaises au beurre et pommes de terre grelots aux fines herbes. Comme dessert, les gens avaient l’occasion de déguster un gâteau aux fruits réinventé avec coulis de framboise et sauce au caramel. Les jeunes cuistots pouvaient compter sur l’appui de Mmes Valade et Beaumont ainsi que de Marie-Claude Labbé, technicienne en loisirs à la polyvalente.

Rappelons que le concours Un lunch presque parfait en est à sa cinquième édition. Il s’est déroulé sur plusieurs semaines d’octobre à novembre. Les participants ont eu à suivre plusieurs ateliers culinaires avec des professionnels dans le domaine, dont le propriétaire et chef du service de traiteur, Le Poivron Rouge, Jean-Patrice Fournier, et Mylène Bernard, propriétaire de l’entreprise Petits Cupcakes, pour développer leurs aptitudes et leur autonomie.

La danse country : Plus qu’une passion, une façon d’être

Autrefois décrié, le monde country a obtenu ses lettres de noblesse. Ils sont plusieurs milliers de personnes au Québec, de tous âges, de toutes professions à vivre à ce rythme que ce soit entre autres par l’équitation ou la danse. Ces deux façons de faire sont populaires dans le Haut-Saint-François. Plusieurs personnes enseignent notamment l’art de cette danse sur notre territoire. Le journal a voulu en savoir davantage en visitant l’École de danse Country Pop de Marie-Pier Verret à Cookshire-Eaton.

La jeune trentenaire danse le country depuis l’âge de 10 ans et possède son école depuis 4 ans et demi, dont un peu plus d’un an à Cookshire-Eaton. Outre son travail régulier, cette passionnée courrait jusqu’à tout récemment quatre soirs/semaine de Coaticook, Sherbrooke, Cookshire-Eaton et Magog pour transmettre sa passion, et ce sans compter les soirées country qu’elle organise régulièrement. Admettant que cela en faisait beaucoup, elle confie avoir remis la section de Coaticook à une collègue, histoire de respirer un peu.

Sa motivation dans ce rythme effréné est évidemment la danse. « Pour moi, danser, c’est vivre en général. » Le country, explique-t-elle, est le reflet de la vie au quotidien. Au cours d’une journée, on accumule diverses sortes de stress, des frustrations et la danse libère de tout cela. « L’effet de groupe, c’est bénéfique. Il arrive que des gens me disent : ce soir, ça me tentait pas, ils ne sont pas de bonne humeur. Mais ce n’est pas long, la bonne humeur revient. L’effet du country sur le groupe, c’est puissant. Ici, on est solidaire, c’est comme une famille. Les gens s’intègrent bien que tu sois bon ou non. Les élèves s’entraident entre eux. Il n’y a pas de bonne façon de danser le country. Moi, je leur enseigne à atteindre leur plein potentiel. Chacun trouve sa couleur, son rythme, il n’y a pas de stress », insiste l’enseignante. La danse country est accessible à tous, assure Mme Verret, il suffit de persévérer. « En moyenne après trois cours (de 2 heures), les gens commencent à atteindre la fluidité. »

Mme Verret fait bouger son monde sur des airs de country américain et populaire. Sans parler d’association d’enseignants, elle parle d’une certaine confrérie où les enseignants se respectent et s’entraident. « Il y a beaucoup de chorégraphes dans le monde en général qui font des chorégraphies. Celles qui sortent du lot souvent, on les enseigne. Partout au Québec, il y a plusieurs professeurs de danse, on se consulte à savoir lesquelles on enseigne chez nous, comme ça les gens peuvent danser partout pareil. »

Couple
Luc Vachon et sa conjointe Guylaine Beaulieu font de la danse country depuis près de 8 ans maintenant. « Quand j’ai pris ma retraite du hockey, je me cherchais autre chose à faire. Ma femme aimait danser, elle faisait de la danse sociale. On voulait faire de quoi en couple ». « Lui, il aimait voir les couples danser, mais il ne dansait pas. Ç’a été plus difficile pour lui au début, mais c’est devenu une passion », d’exprimer Mme Beaulieu. « On aime ça, on a du plaisir et ça développe le côté social. Ça fait une belle expérience », ajoute-t-elle. Le couple aime danser, mais ne le fait pas aussi souvent qu’il le souhaiterait. « Les premières années, on en faisait beaucoup », de mentionner le couple, mais avec les enfants et petits-enfants, les occasions se font plus rares. Ce duo, considéré de niveau intermédiaire, adore leur loisir et souhaite bien saisir les occasions de danser lorsque leur horaire le permet.
L’école de Mme Verret compte approximativement 400 élèves, dont 80 % sont des femmes réparties à divers endroits. Plus d’une quarantaine de personnes se présentent régulièrement aux cours à Cookshire-Eaton. La moyenne d’âge des participants, estime l’enseignante, serait de 20 à 38 ans, mais on en a jusqu’à 60 ans et plus. L’engouement pour la danse country semble indéniable. D’ailleurs, le couple champion mondial de danse country, Marc Davidson et Sylvie Raymond, a fait une prestation de leur talent lors du récent Week-end 100 % country qui se déroulait à Ayer’s Cliff.

Réfection de la route 257

Même si nous sommes en plein hiver, le dossier de la route 257 n’est pas gelé pour autant. Le comité a procédé à l’embauche d’un coordonnateur, M. Gaétan Peron, ancien D.G. de la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton, qui a pour mission de superviser et chapeauter les dossiers. Les municipalités ont également signé une entente intermunicipale accordant une délégation de pouvoir à la MRC pour la réfection et l’entretien de la route 257. La table des maires a également adopté l’entente lors de sa dernière assemblée ordinaire.

Une rencontre s’est déroulée le 9 janvier dernier à laquelle participaient les élus, les directeurs généraux des municipalités concernées ainsi que de la MRC, explique Johanne Delage, mairesse de La Patrie et porte-parole du comité de la route 257. L’objectif, précise-t-elle, était de bien expliquer la nature du document, en compagnie de l’avocat responsable, pour que tout le monde dispose de la même information. La délégation de pouvoir à la MRC concerne la réfection et l’entretien d’une portion de la 257 soit de Weedon à La Patrie. Elle vise à répartir entre la MRC et les municipalités locales les droits et les obligations respectifs des parties.
L’entente intermunicipale délègue notamment à la MRC leur compétence respective en matière de voirie en ce qui concerne spécifiquement la route 257. « Nos compétences à nous les municipalités, ils vont pouvoir s’en servir s’ils veulent pour faire l’entretien et la réfection, mais tout ça en lien avec les subventions qu’on attend. Nous autres, le gros morceau, c’est la subvention. » En fait, Mme Delage mentionne que les subventions pourraient provenir de différents ministères. Stratégiquement parlant, explique-t-elle, il y a un volet développement économique indéniable pour le secteur de Weedon avec le projet MYM et en lien possible avec Scotstown. À cela s’ajoute le volet touristique avec le parc et le mont Mégantic. « Il pourrait y avoir deux à trois ministères impliqués financièrement pour la réfection de cette route-là », précise la porte-parole du comité.

D’autre part, en adoptant la délégation de pouvoir, provenant des municipalités, le préfet Robert Roy mentionne que ce geste indique au gouvernement la solidarité de la MRC dans le projet. « Ça démontre qu’il y a une synergie qui se fait. Je pense qu’on va être les seuls au Québec qu’un groupe de municipalités a remis des chemins à une MRC pour voir à son amélioration et à son entretien à long terme. On devient mandataire, on va faire les appels de projets, mais toujours avec l’approbation du comité ». Effectivement, Mme Delage précise « c’est nous autres (le comité) qui prenons les décisions, qui autorisent les dépenses ». Par ailleurs, la porte-parole mentionne que l’embauche d’un coordonnateur s’est avérée essentielle pour assurer un suivi efficace. « Les cinq petites municipalités, on n’a pas les ressources nécessaires, nos dg en ont plein le poupon. » Le rôle du coordonnateur sera entre autres à contribuer à l’élaboration de la stratégie visant à obtenir des engagements financiers de voir à la stratégie de communication, de représentation et d’assurer le suivi des décisions du comité.

Mme Delage rappelle que la démarche impliquant le regroupant de cinq municipalités (Weedon, Canton de Lingwick, Scotstown, Hampden et La Patrie) pour un projet commun et qui s’engagent à défrayer 10 % de coûts de réalisation est unique au Québec. « On est un modèle au Québec. Moi, c’est la première fois que je vois ça. » D’ailleurs, un sixième joueur s’est ajouté au comité, la municipalité de Chartierville. Cette dernière, explique Mme Delage, ne fait pas partie de l’entente intermunicipale et ne contribuera pas financièrement au projet. Toutefois, elle joue un rôle de participant au comité sans droit de vote. La mairesse de La Patrie mentionne que les membres considéraient important d’inviter Chartierville à joindre les rangs du fait qu’elle bénéficiera des bienfaits de la route 257, notamment pour son activité d’appel Musique aux Sommets.

Mentionnons que le coût du projet est encore inconnu. La recherche de subventions devrait permettre entre autres, la réalisation d’une étude qui déterminera le montant. Une somme de 30 M$ a été avancée, mais il s’agit d’une approximation et ne repose sur aucune étude concrète.

Rappelons que le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, sous l’ancien gouvernement libéral du Québec, André Fortin, s’était engagé par écrit à « participer à un projet pilote visant à accompagner les municipalités pour la réfection de la route 257. » Dans la missive, il était inscrit que le ministre « vous soutiendra dans l’élaboration de votre projet pour définir les problématiques sur l’ensemble de la route 257 et déterminer les solutions potentielles. » Quant à l’aide financière, il était inscrit dans la communication du ministre de l’époque « après l’analyse des problématiques, des besoins et des solutions envisageables, une aide financière additionnelle pourrait être accordée en considérant les particularités de vos communautés locales et les disponibilités budgétaires. » Bien consciente que les acteurs politiques ont changé, Mme Delage souligne que le nouveau député de Mégantic, François Jacques, est déjà au fait du dossier et manifeste un grand intérêt pour le dossier. Mme Delage entend bien passer à la vitesse supérieure et laisse entendre qu’une conférence de presse pourrait se tenir dans les prochaines semaines.

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