Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.

Bonne participation au brunch des élus malgré le mauvais temps

Près de 35 personnes sur plus de 70 réservations ont bravé le mauvais temps du dimanche 20 janvier dernier pour se déplacer à la salle des Loisirs à Saint-Isidore-de-Clifton, afin de participer au traditionnel brunch des élus, organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François.

Le député de Mégantic, François Jacques, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, les maires et représentants des municipalités de Cookshire-Eaton, Dudswell, East Angus, La Patrie et Saint-Isidore-de-Clifton ont pris la parole pour parler de leurs bons coups et projets à venir. Nancy Blanchette, représentante du Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François, s’est également exprimée au cours de la rencontre.

Participant à son premier brunch dans le Haut-Saint-François depuis son élection, le député de Mégantic, François Jacques, mentionnait avoir entrepris une tournée des municipalités qu’il comptait compléter au cours des prochaines semaines. Soucieux du phénomène de pénurie de main-d’œuvre qui sévit un peu partout au Québec, il s’est engagé à soutenir les municipalités dans les investissements pour maintenir les emplois. Au domaine industriel, il souligne être soucieux de l’avenir de Perron Palettes dont les bâtiments de Sawyerville ont été rasés par les flammes. Le dossier Valoris demeure important à ses yeux. M. Jacques invitait les gens à ne pas hésiter à communiquer avec son bureau de Cookshire-Eaton en cas de besoin.

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, y est allé d’une présentation PowerPoint illustrant l’ensemble des champs d’intervention sur lesquels la MRC est intervenue. PDZA, route 257, Fondation de l’office régional d’habitation du Haut-Saint-François, Valoris, projet de piste cyclable sur le territoire, démarche globale et intégrée, l’internet HV ne sont que quelques items de la longue liste présentée par le préfet. Parmi les choses à faire en 2019, M. Roy mentionne entre autres, la révision du schéma d’aménagement et de développement, la caractérisation des milieux humides et plan d’action, le DGI Ose le haut, le projet d’agrandissement du LET, le transport de personnes dans le Haut-Saint-François, le développement des loisirs, le massif du Mont-Mégantic et le Chemin des Cantons pour ne nommer que ceux-là.

Le maire de la municipalité hôte, Yann Vallières, était visiblement fier de mentionner les améliorations apportées au camping, notamment pour le prêt à camper et le mini-camping. L’investissement de près de 120 000 $ pour régler le problème d’arsenic est enclenché. M. Vallières a profité de la présence du député pour dire que la municipalité aura besoin de son aide dans ce dossier. La mise aux normes des fosses septiques avec l’implantation d’un programme d’aide constitue une belle réalisation aux yeux du maire. La deuxième vague est prévue pour le printemps prochain et M. Vallières mentionne que le tout devrait être réglé pour 2020. Au niveau régional, celui qui fait partie du comité exécutif à la MRC rappeller les services d’un travailleur de rang tout en ajoutant que des démarches se poursuivaient pour doter la région d’un abattoir régional. Pour 2019, le maire rappelle le plan d’action, le réseau d’eau potable et des projets d’asphaltage. Au chapitre de la rétention de la population particulièrement chez les jeunes, M. Vallières était heureux de préciser que six jeunes cégépiens et universitaires s’étaient trouvé un emploi à l’intérieur de la municipalité.

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, était fière de mentionner divers investissements immobiliers au sein de sa municipalité. Le bâtiment de Les Étincelles de Bonheur, le Square Victoria, le Resto-Bar William 1912 et les améliorations apportées au chalet du club de golf démontrent, selon elle, le dynamisme qui règne au sein de la municipalité. Au niveau de l’emploi, la vente de l’abattoir Viandes Giroux aux mains de Viandes Riendeau a permis de consolider les emplois, précise-t-elle. Pour l’année en cours, il est prévu entre autres, la mise à niveau du système de réfrigération à l’aréna Robert-Fournier et celui du dépôt de neige. Un projet de jeux d’eau, de garage municipal, l’installation de deux abribus, de bornes électriques sans oublier la réalisation de trois murales au centre commercial s’inscrivent sur la liste des choses à réaliser.

Le conseiller municipal de Dudswell, Alain Dodier, aborde l’arrivée de sept nouveaux élus comme une adaptation en soi. Un moment important de 2018 a été la vaste consultation menée auprès des citoyens du grand Dudswell. Le résultat a débouché sur une planification reposant en six axes. La relocalisation du bureau de poste à l’hôtel de ville suite à l’incendie, les nouveaux équipements à la plage municipale, la fusion du service d’incendie avec Weedon et Lingwick constituent les moments forts de la dernière année. Pour la prochaine, on prévoit, côté voirie, la prise en charge de chemins privés et l’aménagement d’un marché public devant l’hôtel de ville.
Michel Mercier, conseiller municipal à Cookshire-Eaton, avait une longue liste quant aux réalisations. De ce nombre, mentionnons la reconstruction de la piscine municipale et l’aménagement d’un corridor scolaire avec la participation de nombreux partenaires pour l’école Saint-Camille, la fin de la construction de la microbrasserie 11 comtés, le Jardin Communautaire de Sawyerville, le Coeur villageois et les améliorations du Centre de santé Cookshire. Il est prévu, pour la prochaine année, d’aménager des jeux d’eaux à Sawyerville, d’installer des panneaux radar pour les secteurs scolaires et développer l’approvisionnement d’eau du côté de Johnville afin de permettre la réalisation de constructions domiciliaires. Des améliorations quant aux sentiers pédestres seront apportées au parc du barrage à Sawyerville. L’aménagement de la piste cyclable vers Saint-Isidore-de-Clifton figure également dans les cartons. Enfin, l’avenir de l’entreprise Palettes Perron à Cookshire-Eaton s’inscrit parmi les préoccupations des élus.

Au chapitre de la gestion municipale, la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, mentionne que les élus ont rédigé des contrats de travail et mis en place, une politique salariale. Les élus ont également procédé à la fusion des postes de directeur des travaux publics et directeur général. Parmi les projets à venir, le site Web, la transformation de l’abribois en centre multimédia, la participation au comité du massif du Mont-Mégantic, l’implication pour la préservation du ciel étoilé s’inscrivent parmi les choses à faire. L’ouverture officielle de l’église à La Patrie le 17 février est l’invitation lancée par la mairesse. Évidemment, Mme Delage, porte-parole du comité de la route 257, ne pouvait passer sous silence l’entente intermunicipale signée par les municipalités membres, dans le but de faire une délégation de pouvoir à la MRC du Haut-Saint-François.

Nancy Blanchette du CAB a profité de l’occasion pour présenter la récente pochette d’accueil pour les nouveaux arrivants aînés ou de tout âge. La conception de la pochette est une réalisation du CAB de concert avec un comité d’experts, et en partenariat avec la Table de concertation des personnes aînées du territoire. Chaque municipalité peut bonifier la pochette en y ajoutant les services qu’elle offre ou autres.

Changement de garde à la présidence de Valoris

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, est désormais le président du conseil d’administration de Valoris. La passation des pouvoirs entre M. Lussier et le président sortant, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, s’est faite lors de la séance du conseil d’administration tenue à Bury. M. Roy assumera la vice-présidence pour les prochains 12 mois.

Rappelons que ce changement de garde respecte le système d’alternance établi à la présidence de l’organisme. Les années paires sont occupées par la MRC du Haut-Saint-François alors que les années impaires sont dévolues à la ville de Sherbrooke.

« J’aimerais remercier Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, pour le travail accompli comme président au cours de la dernière année. Je suis également très heureux que M. Roy reste à la vice-présidence de Valoris. L’année que l’on vient d’entreprendre sera remplie de défis chez Valoris et notre équipe travaille très fort pour les relever », d’expliquer M. Lussier.

Entente
D’ailleurs, Valoris annonçait par voie de communiqué l’entente avec l’équipementier Sherbrooke OEM Ltd dans le cadre de la négociation du conflit qui opposait les deux entités. Valoris procédera aux deux versements comprenant les retenues provisoires et définitives relatives aux lignes de tri des matières ICI et résidentielles s’élevant à 2 290 874,65 $. Les termes de l’entente sont demeurés confidentiels. Le journal Le Haut-Saint-François avait déjà fait mention d’une entente potentielle dans son numéro de décembre dernier. Chez Valoris, on entend poursuivre les négociations avec l’entreprise pour tenter de régler à l’amiable les réclamations portant sur les travaux additionnels du fournisseur et ainsi reprendre les opérations du centre de tri.

Main-d’œuvre immigrante

Bien que le nombre d’employeurs participant à la récente séance d’information sur la main-d’œuvre immigrante, tenue au Club de golf East Angus, ait été restreint, les personnes présentes ont signifié leur satisfaction au terme de la rencontre. Pour certains, le simple fait d’apprendre qu’une personne-ressource, Annie Boucher, conseillère aux entreprises à Services Québec du Centre local d’emploi (CLE) d’East Angus, pourra répondre à leurs demandes et faire le lien avec les différents services en région valait le déplacement.

Les participants ont littéralement été bombardés d’informations pendant deux heures sur la main-d’œuvre immigrante, leurs divers statuts, les permis de travail, la durée, dans certains cas et leur employabilité. Les types d’immigrants, permanents, temporaires incluant les étudiants étrangers, les demandeurs d’asile autant d’aspects qui ont été abordés au cours de la rencontre à laquelle participaient une quinzaine de personnes dont plusieurs représentants d’organismes comme le CLD, le Centre local d’emploi, la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, Carrefour jeunesse-emploi (CJE) et des municipalités.

Les invités représentants d’organismes que ce soit du Service d’aide aux Néo-Canadiens, responsable d’accueillir la main-d’œuvre immigrante en Estrie, Pro-Gestion Estrie traitant de la régionalisation de l’immigration et de leur façon d’attirer la main-d’œuvre de Montréal vers la région, de l’agente de mobilisation et de développement en immigration ainsi que du MIDI, volet recrutement international ont éclairé l’assistance sur leur mission respective, les objectifs et façons de faire. Selon les données divulguées au cours de la rencontre, on compterait en 2017, pas moins de 110 personnes immigrées œuvrant dans le Haut-Saint-François. Les intervenants ont expliqué ce qui caractérise leur service et la façon de leur faire appel.

La présentation de la main-d’œuvre immigrante comme un bassin potentiel intéressant a fait l’objet d’une solution possible à court et long terme pour les employeurs. L’aspect humain, à savoir les motivations des personnes immigrantes, les phases de l’intégration, le côté irréel de la chose, la lune de miel, la prise de conscience, l’acceptation, l’adaptation, la quête de sens et l’intégration, peut s’échelonner sur plusieurs années. On a également abordé le rôle de l’employeur. Il ne suffit pas d’embaucher un travailleur immigrant, il faut l’accueillir, expliquer les valeurs de l’entreprise, s’assurer d’une bonne communication, offrir un encadrement adéquat autant au travail qu’à l’extérieur en facilitant l’intégration au sein de la communauté que ce soit par le logement, les loisirs et autres. Il est important de créer un milieu de vie attractif et de se mettre à la place des immigrants, d’expliquer les conférenciers.

Mme Boucher ajoute qu’il n’y a pas que la main-d’œuvre immigrante susceptible de répondre aux besoins des employeurs. Les personnes judiciarisées, handicapées physiques ou de maladie mentale peuvent également apporter une contribution à l’entreprise. Elle mentionne que Services Québec peut apporter un appui financier dans certains cas. Consciente que la rencontre donnait lieu à un déversement d’information, elle invite les employeurs à la contacter pour toute information tout en s’engageant à faire le lien avec les ressources susceptibles d’apporter une aide. Mme Boucher a profité de l’occasion pour inviter les employeurs à participer au Salon itinérant, Priorité-Emploi qui se tiendra à East Angus, le 25 mai prochain. L’initiative se fait à l’occasion du 20e anniversaire de Priorité-Emploi Estrie et consiste à faire une tournée régionale. Un salon de l’emploi local se déroulera dans chaque MRC de l’Estrie, dont celle du Haut-Saint-François.

Faire du bénévolat, une satisfaction pour soi et pour les autres

Retraité depuis janvier 2013, Normand Jubinville a décidé de changer d’horizon. Cet ex-employé de Revenu Québec, sur la rive sud de Montréal, a eu un coup de cœur pour la maison qu’il occupe avec son conjoint à Dudswell. Arrivé en 2015 et débordant d’énergie, il avoue « je voulais connaître de nouvelles personnes. Je voulais être actif et quand même ne pas regarder la télévision et boire de la liqueur toute la journée. Mon but était de m’impliquer dans la communauté. Je voulais un engagement social à des causes. Je voulais m’impliquer auprès des personnes âgées parce que j’ai plus d’affinité avec elles », exprime-t-il avec enthousiasme. La meilleure façon qu’il a trouvé et semble lui avoir réussi est de faire du bénévolat.

M. Jubinville est impliqué au sein de plusieurs organismes que ce soit à l’échelle locale, régionale et estrienne. Au départ, admet-il, son implication bénévole était un peu éparpillée. Mais graduellement, il a choisi ses causes. Il est président du comité Les Étoiles d’argent à Marbleton et membre de Joie de vivre à Bishopton. Ne cherchant pas les honneurs ou le prestige, il s’empresse à dire que son titre de président n’est pas important, c’est l’action de l’organisme qui l’est. Également membre du Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François, il donne de son temps et met ses connaissances au service des plus démunis en participant aux cliniques d’impôt, offertes gratuitement par l’organisme régional. À une plus grande échelle, il participe à DIRA-Estrie, l’organisme d’aide aux aînés victimes de maltraitance. Comme si ce n’était pas suffisant, il consacre tous les samedis matin à la Maison Aube-Lumière en faisant bénévolement le service de repas aux chambres.
Ses implications sont variées et chacune d’entre elles apporte une satisfaction différente, explique-t-il. À titre d’exemple, il mentionne que sa plus grande satisfaction au sein du comité Joie de vivre comme membre bénévole est le plaisir de communiquer avec les gens, de préparer les repas avec l’équipe de bénévoles. « On se respecte tous et on fait ça dans la joie. » L’organisme prépare quatre repas par année auxquels se joint en moyenne une quarantaine de personnes. Souvent, les rencontres sont bonifiées d’activités ou de conférenciers. Le retraité fait également des téléphones, appels amicaux auprès de personnes seules et va également livrer des repas. « J’ai même été joué aux cartes avec une dame », lance-t-il en riant.

Sa participation aux cliniques d’impôt se veut ponctuelle. À tous les mercredis tout au long du mois de mars, il prépare les rapports d’impôt pour la clientèle démunie. « J’aime faire les rapports d’impôt. Les gens sont nerveux quand ils arrivent. J’aime leur rendre service. » Au niveau estrien, M. Jubinville aime bien son implication au sein de DIRA-Estrie. « Je suis bénévole, je vais assister au volet maltraitance et intimidation. Je participe aux tournées d’information, je fais des présentations, je fais des jeux de rôle, je participe à de petites saynètes. » Son implication l’amène à rencontrer des personnes aînées aux quatre coins de l’Estrie. De son implication au sein de la Maison Aube-Lumière, M. Jubinville retient le contact humain. « Je me sens utile à cette cliente qui est si généreuse en mercis. Ça me fait prendre conscience de la réalité. »

De son implication, M. Jubinville en retire plein d’avantages. D’abord, il éprouve du plaisir à le faire et dit souhaiter en procurer aux autres. « Ça élargit mes horizons. Ça m’apprend à ne pas juger les autres. En travaillant avec des groupes, ça m’apprend à se respecter. Il me semble que je participe au mieux-être des autres et pour moi, ça fait une différence dans ma vie. Pour moi, faire du bénévolat, ça améliore ma qualité de vie et je vais continuer à en faire tant que je serai capable », d’affirmer sans équivoque M. Jubinville.

Les ministres Joly et Bibeau s’arrêtent à Cookshire

Les représentants touristiques du Haut-Saint-François ayant participé à la rencontre de consultation tenue la semaine dernière, à la Brasserie 11 comtés à Cookshire-Eaton, avec les ministres Mélanie Joly et Marie-Claude Bibeau, sont satisfaits de l’exercice et croient que leur message a été entendu.

La députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, a profité de la rencontre du cabinet fédéral tenue à Sherbrooke, la semaine dernière, pour inviter sa collègue Mélanie Joly, ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, à tenir une rencontre à Cookshire-Eaton. L’exercice auquel participaient une vingtaine d’intervenants du monde touristique estrien s’inscrivait dans le cadre de sa présente consultation devant mener à la nouvelle politique nationale du tourisme au Canada.
« Le potentiel est énorme, on a des gens extraordinaires, passionnés. Je suis très impressionnée parce qu’il y a une belle concertation au niveau local et sincèrement des idées que j’ai entendues pour la première fois », d’exprimer Mme Joly au terme de la rencontre. Parmi les nouvelles idées, celle du Coeur villageois, que l’on retrouve en Estrie et notamment à Cookshire-Eaton et Scotstown, a piqué sa curiosité. « Ça fait des mois que je me gratte la tête pour savoir comment on est capable de développer des Cœurs villageois partout à travers le pays. J’arrive ici et je découvre que ça existe déjà. C’est quelque chose qui va très certainement m’inspirer dans le développement de ma nouvelle stratégie », exprime-t-elle.

Mme Joly entend développer une nouvelle stratégie nationale et voir comment il est possible d’aider les intervenants, les soutenir dans le développement de l’offre touristique, la promotion et voir comment ils peuvent avoir accès à du capital. La ministre mentionne étudier différents scénarios et entend offrir des solutions à court, moyen et plus long terme. Pour Mme Bibeau, le choix du lieu de rencontre était stratégique. « C’est une façon de démontrer comment une petite entreprise agrotouristique peut se développer à l’extérieur d’un grand centre. Un exemple à succès, la Brasserie 11 comtés, c’est vraiment une opportunité et ce matin, on fait la démonstration de l’importance de travailler ensemble dans une région pour développer l’offre touristique. »

Satisfaction
« Ça m’a réjouie que Mme Joly ait parlé en introduction de l’importance de l’industrie touristique pour relancer les petites régions rurales où certaines industries ont fermé et le tourisme pourra être une des solutions pour revitaliser. Nous, c’est important, dans le Haut-Saint-François, l’attraction du tourisme pour les services de proximité », d’exprimer Isabelle Couture, représentante de Tourisme Haut-Saint-François. Jean-Paul Gendron, qui représentait le Club de motoneige de Cookshire et également président de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie, a profité de l’occasion pour associer le tourisme d’hiver avec le milieu forestier. Il mentionne avoir mis en lumière certaines difficultés « qu’on a, nous les locaux, le micro touristique, le Haut-Saint-François pour atteindre les niveaux macro touristique, le gouvernement fédéral. On ne changera pas la structure, mais ce qui est important, c’est que nos structures locales, la SADC, Coeur villageois, CLD et la MRC soient davantage mis à contribution sur des questions de développement touristique. Surtout développer des mécanismes d’écoute ». Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, souhaite que les municipalités ou les organismes puissent obtenir une meilleure aide financière. Du côté municipal, on se fait souvent solliciter, on ne peut pas payer à tout le monde, c’est trop pour une municipalité. On serait content si le gouvernement pouvait ouvrir un peu leurs horizons. Je pense qu’on a une belle approche aujourd’hui. Je pense que Mme Joly a été au cœur de ce qui s’est dit et particulièrement en zone rurale. » Daniel Audet, représentant de la Ruée vers Gould, du Centre culturel Oscar-Dhu, du marché de la petite école et conseiller municipal au Canton de Lingwick, était en quête d’information. « Je voulais savoir ce que Tourisme Canada peut nous offrir. Avec le dépôt de la nouvelle politique, j’ai espoir que ça sera mieux. » Jonathan Audet, directeur du festival La nuit du pont couvert, voulait mettre en lumière « toutes les échelles qui étaient importantes au niveau touristique autant les microfestivals comme les autres plus grands. » Il souhaite que la nouvelle politique accorde une plus grande importance à la base « les travailleurs touristiques sur le plancher. Ils devraient avoir les mêmes chances que les autres à faire du développement touristique. » M. Audet soutient avoir senti « beaucoup d’écoute. Je ne crois pas que ce soit un simple exercice de relation publique. On constate qu’il y a des problèmes, qu’ils veulent régler et viennent sur le terrain pour voir c’est quoi les problématiques. » Faisant référence aux deux ministres, M. Gendron ajoute, « elles m’ont impressionné de par leur capacité d’écoute et de synthèse. Elles ont très bien compris le message et sont en position de le livrer. »

Tournoi provincial de hockey Atome/Pee-Wee

Près de 700 hockeyeurs répartis dans 48 équipes provenant d’un peu partout au Québec se feront une lutte amicale dans le cadre de la 38e édition du tournoi de hockey provincial Atome/Pee-Wee, qui se déroulera à l’aréna Robert-Fournier à East Angus, du 4 au 17 février prochains.

Selon le président du tournoi, David Bilodeau, celui d’East Angus semble être fort apprécié des équipes. De fait, le nombre de formations participantes grimpe de 44 à 48 équipes pour l’édition 2019. Des équipes de l’Estrie, de Gatineau, Montarville, Saint-Basile-Le-Grand et Charlevoix pour ne nommer que celles-là feront la lutte dans leur catégorie respective. « On a eu beaucoup d’appels. Notre tournoi est bien aimé », d’exprimer M. Bilodeau. À deux semaines de l’événement, tout semble sous contrôle. « Toutes les équipes ont confirmé leur présence et tout est payé », d’exprimer avec enthousiasme le président du tournoi.

On ne change guère une formule gagnante. Ce qui a contribué au succès des éditions passées est de retour, mais avec de petites nouveautés. À ce chapitre, M. Bilodeau mentionne que quatre parties, de catégorie Atome, seront disputées le samedi 9 février à l’aréna de Weedon. Toujours au chapitre des nouveautés, les joueurs des formations finalistes n’auront pas de médaille. Ils se verront remettre une mini banderole à l’effigie du tournoi. Évidemment, une grande banderole sera remise à l’équipe gagnante ainsi qu’à la formation perdante. Les honneurs habituels dévolus aux deux joueurs de chaque match seront soulignés en leur remettant une mini banderole du tournoi.

Le match d’ouverture sera disputé le vendredi 8 février et opposera, dans la catégorie Pee-Wee A, les Sharks du Haut-Saint-François aux Phoenix 3 de Sherbrooke. Précédera une cérémonie protocolaire avec la présentation de dignitaires et du président d’honneur Claude Ménard.

Mentionnons que les profits amassés au cours du tournoi servent à défrayer divers coûts inhérents à l’Association de hockey mineur du Haut-St-François que ce soit pour les heures de glace, le coût d’inscription, l’acquisition d’équipements, le matériel de pratique, les cliniques de perfectionnement ou autres.

Concours de photos à la Cité-école

La troisième édition du concours de photos lancé auprès des élèves de la Cité-école Louis-Saint-Laurent démontre que plusieurs ont le bon œil et du talent. Laurie Després, 5e secondaire, a décroché le premier prix, alors que Marie-Ève Castonguay s’inscrivait bonne deuxième tandis que Sandrine Roy décrochait le prix Coup de cœur remis par Tourisme Haut-Saint-François.

Plus de 25 jeunes photographes ont participé au concours, soumettant une cinquantaine de photos sous le thème Le patrimoine autant bâti que naturel. Un jury composé de Sophie Laroche, enseignante, Alexis Dalpé, enseignant et membre du comité culturel de l’école, et Isabelle Couture, du comité Tourisme Haut-Saint-François, ont sélectionné une dizaine de photos comme finalistes. Les œuvres ont été affichées à l’intérieur de la salle Jacqueline-Loiselle afin que les élèves et les membres du personnel votent pour leur photo préférée. Un nombre de 176 personnes s’est prévalu de leur droit de vote.

Les responsables ont précédé, en décembre dernier, à la remise des prix regroupant les finalistes à la salle Jacqueline-Loiselle. Chacun s’est exprimé sur sa photo présentée. L’ensemble des photos prises au cours des mois d’octobre et novembre représentait de magnifiques paysages du Haut-Saint-François. L’objectif de l’initiative lancé par le comité culturel de l’école vise à faire découvrir aux élèves leur milieu de vie.

Visibilité
Les dix finalistes au concours verront leurs photos circuler sur le territoire. Mme Couture, membre du comité Tourisme Haut-Saint-François, mentionne que les photos se retrouveront sur les différents outils promotionnels de l’organisme que ce soit sur la prochaine carte touristique, sur le web ou autres. Les finalistes ont également la chance de participer à un autre concours. Le Centre culturel de Weedon présente jusqu’au 12 février les œuvres de son concours de photos lancé pour l’ensemble du Haut-Saint-François. Celle qui obtiendra le coup de cœur sera publiée dans le dépliant du Centre culturel pour la prochaine saison, d’expliquer le directeur général, Robert Scalabrini.

Mentionnons que la grande gagnante du concours de photos de la cité-école, Laurie Després de Cookshire-Eaton, s’est mérité un ordinateur. Pour Marie-Ève Castonguay de Newport, elle gagne un chèque-cadeau tandis que Sandrine Roy obtient le livre intitulé L’art de réussir toutes ses photos avec son téléphone cellulaire.

Député de Mégantic François Jacques inaugure son bureau à Cookshire-Eaton

Depuis la semaine dernière, le bureau de comté du député de Mégantic, François Jacques, situé à l’intérieur de l’hôtel de ville à Cookshire-Eaton, est pleinement opérationnel. Notre représentant à l’Assemblée nationale tenait à mentionner que les gens pourront se présenter au bureau du mardi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30. Son attaché politique, Vincent Maltais, responsable pour le Haut-Saint-François, sera sur place pour répondre aux demandes et accueillir les citoyens. M. Jacques entend également se présenter au bureau tous les vendredis dans la mesure du possible.

Avec l’embauche de cette dernière ressource, M. Jacques complète son équipe de quatre personnes dont deux seront au bureau de Mégantic, une à Cookshire-Eaton, et une autre qui fera la navette entre les deux bureaux, explique-t-il. Bien que le bureau dans le Haut-Saint-François ne soit opérationnel que depuis quelques jours, M. Jacques affirme qu’il travaille déjà sur les dossiers locaux et régionaux. À ce titre, il mentionne avoir participé à une rencontre regroupant tous les députés de l’Estrie concernant Valoris en plus d’avoir tenu plusieurs discussions à ce sujet. « On va recommencer le dossier, je pense. Il y a des choses qui n’ont peut-être pas été à la bonne place, d’autres qui ont peut-être été perdues ou détruites », d’exprimer le député. Rappelons que M. Jacques s’est retrouvé devant des classeurs laissés vides par son prédécesseur Ghislain Bolduc. « Il a fallu faire le travail, de demander à tout le monde s’il y avait des dossiers, s’il y avait certaines choses quelque part. Ça fait qu’il a fallu rencontrer pas mal plus de monde. Faut le prendre de façon positive. Ça nous a fait connaître le monde en même temps », d’exprimer M. Jacques.

Le député de Mégantic suit également de près le dossier de la route 257. Autres sujets dont des subventions reliées à la construction de la caserne d’incendie à Ascot Corner ainsi qu’à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus pour le système de réfrigération ont également retenu son attention. M. Jacques dit surveiller de près d’autres dossiers comme la reconstruction de Palettes Perron, souhaite-t-il, se réaliser à Sawyerville, la rivière Eaton de façon à minimiser ou corriger les problèmes d’érosion des rives et autres également comme le développement du dossier MYM Nutraceuticals à Weedon.

Celui qui a entrepris une tournée des municipalités entend bien la compléter avant la reprise de la session parlementaire prévue pour le 6 février. De ce nombre, pour le Haut-Saint-François, il reste les municipalités de Chartierville, Saint-Isidore-de-Clifton et Newport.

Coopérative d’habitation à Weedon phase II

La Société d’habitation du Québec a donné son autorisation au projet de la coopérative d’habitation Le Moulin des Cèdres à Weedon pour aller de l’avant avec la phase II. Le projet consiste à ériger un bâtiment pouvant accueillir 26 unités de logement avec air commun et cafétéria au coût de 3,8 M$.

Une assemblée publique d’information précisant la nature du projet et les étapes à venir est prévue au cours des prochaines semaines. Bien que ça ne soit pas encore officiel, Claude-Gilles Gagné, membre du comité de la phase II, estime que les probabilités à l’effet que l’édifice se retrouve de l’autre côté de la rue devant l’édifice existant sont fortes.

« Maintenant que nous avons la réponse, le vrai travail commence », précise-t-il. Les responsables devront s’occuper des plans et devis. M. Gagné souhaite que ces étapes puissent être complétées au cours de l’hiver afin de lancer la construction dès l’été ou l’automne prochain. Les membres du comité aimeraient procéder à l’ouverture de la phase II au printemps 2020. Mentionnons que le projet prévoit une mise de fonds approximative de 400 000 $ provenant de la communauté, le reste étant supporté par la Société d’habitation du Québec. M. Gagné précise que la participation de la municipalité sous forme de services et don de terrain pourra s’inscrire dans le volet contribution du milieu. Les intervenants prévoient lancer une vaste campagne de sollicitation en s’adressant aux organismes, entreprises ainsi qu’auprès de la population, sans oublier les députés de niveau provincial et fédéral.

Rappelons que la phase I de la coopérative d’habitation a été construite il y a plus de 25 ans et compte 12 unités. Prévus pour les personnes de 55 ans et plus, plusieurs résidents sont âgés aujourd’hui de plus de 75 ans. Or, la phase II est prévue pour des personnes de 75 ans et plus sans ou avec légère perte d’autonomie. M. Gagné précise qu’aucune réservation de logement n’est prise pour l’instant, mais qu’une priorité sera accordée aux résidents de la phase I qui souhaiteraient déménager dans le nouvel édifice. Le bâtiment à venir comprendra des 3 ½, 4 ½ et studios. Le nombre n’est pas encore arrêté, mais il est possible que les 3 ½ soient en majorité, du fait qu’ils soient subventionnés en vertu du programme Accès Logis, laisse entendre M. Gagné. La phase II n’est pas exclusive aux résidents de Weedon. M. Gagné souligne qu’il s’agit d’un projet régional et que des personnes de Lingwick, Dudswell, Stratford, Ham-Sud, Saint-Gérard et Garthby-Beaulac entre autres ont signé des formulaires d’intérêt. Il est confiant que le comité réussira à combler les unités disponibles. Tout en rappelant que le nombre minimum d’unités pour rencontrer les frais était de 20, le comité a convenu tout comme la Société d’habitation du Québec que 26 était raisonnable et permettait de dégager un léger profit pour assurer l’entretien du bâtiment.

Putter Bernier

Bonne année pour les jeunes au Tournoi Putter Bernier

La dernière édition du tournoi de golf-bénéfice Putter Bernier, disputée l’automne dernier, s’est avérée des plus enrichissantes avec une cagnotte de 8 000 $. Très heureux de la belle participation des golfeurs et commanditaires, les organisateurs étaient impatients de retourner cet argent à la Fondation Sports et Loisirs East Angus.

Bien qu’une partie des sommes recueillies soit consacrée pour les joueurs junior au golf, la majorité sert à aider les jeunes démunis à participer à diverses activités culturelles, sociales, pour les sorties scolaires, le hockey et le soccer entre autres.

Habituée à obtenir en moyenne 88 participants, l’organisation a franchi le cap du 100 pour la dernière édition. Cette participation accrue jointe à de généreux commanditaires, dont les deux majeurs, Promutuel Assurances et Conteneur Recycle Estrie ainsi que Richard Boisvert, Pauline Mercier et autres ont permis d’atteindre le sommet de 8 000 $.

Gagnants
Des golfeurs se sont démarqués au cours de la classique annuelle. Parmi les gagnants dans la catégorie Pro-Am, c’est le quatuor formé de Marcel Dion, Claude Dion, Jean-François Dion et Donald Boucher qui a récolté les grands honneurs. Pour la catégorie amateur, ce sont les golfeurs Sylvain Grenier, Dominique Doukoudo, Jason Coley et Guylaine Clément qui se sont imposés.
Au cours de la soirée, Claude Dion a rendu un petit hommage à sa défunte mère Micheline Carignan-Dion qui a été membre du comité organisateur de la classique pendant plusieurs années. Les responsables de l’événement remercient les participants et généreux commanditaires.

Pénurie de main-d’œuvre dans le Haut-Saint-François; Le pire est à venir

C’est bien connu, la pénurie de main-d’œuvre se fait sentir un peu partout au Québec et le Haut-Saint-François n’y échappe pas. La situation n’est pas encore dramatique, mais pourrait devenir plus difficile d’ici un an et demi, d’exprimer Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD du Haut-Saint-François.

M. Ricard l’admet, le recrutement de la main-d’œuvre est plus difficile qu’avant, mais pas pire qu’ailleurs en région. Selon lui, le pire de la crise est à venir et c’est la raison pour laquelle les employeurs doivent se préparer. Le territoire du Haut-Saint-François compte 120 entreprises industrielles regroupant quelque 2 037 emplois. De façon générale, explique M. Ricard, les intervenants du monde de l’emploi soutiennent qu’un taux de chômage de 5 % est considéré comme le plein emploi. Or, le Haut-Saint-François serait présentement légèrement sous ce pourcentage. Toutefois, ce portrait pourrait changer d’ici 10 ans alors qu’on prévoit que certaines entreprises vont bien tirer leur épingle du jeu, d’autres disparaîtront tandis que de nouvelles émergeront, de laisser entendre M. Ricard. Plus de 90 % des entreprises du secteur industriel sur le territoire comptent moins de 50 employés. L’impact de la pénurie de main-d’œuvre a déjà commencé sournoisement à faire son œuvre. M. Ricard mentionne que certaines mettent des projets de croissance sur la glace faute de main-d’œuvre et préfèrent se concentrer sur ce qu’elles font de bien pour l’instant. Plusieurs ont commencé à prendre des mesures en prévision des prochaines années et les autres devraient le faire rapidement, de laisser entendre l’intervenant en développement.

Le secteur le plus affecté, précise-t-il, est celui de la technologie de l’information. « Tout ce qui est informatique est plus touché, que ce soit électromécanicien, tout ce qui touche à l’automatisme, les opérateurs de CNC. Ç’a commencé aussi à des postes de manœuvre et de technicien de premier niveau. » Dans un contexte semblable et particulièrement en région, les entreprises se doivent d’être plus attractives. Les employeurs, d’expliquer M. Ricard, doivent travailler sur les conditions de travail, l’environnement au travail, la flexibilité des horaires, la conciliation travail/famille et l’environnement au sens large. Évidemment, l’aspect salarial constitue un élément, mais n’est pas suffisant à lui seul. « Il n’y a pas une solution, c’est un ensemble de solutions », insiste-t-il.

Le CLD, précise-t-il, peut analyser la situation et voir les investissements possibles pour augmenter la productivité de l’entreprise de façon à fonctionner avec moins de personnel. « Comment s’organiser pour être plus efficace ? », souligne M. Ricard. Services Québec est un intervenant qui peut donner un bon coup de pouce. Vincent Breton, de la direction des communications au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale mentionne que « sur le terrain, les conseillers aux entreprises accompagnent les entreprises pour leur permettre de trouver les solutions appropriées à leurs problèmes de gestion des ressources humaines, notamment en matière d’aide au recrutement, en gestion des ressources humaines et de développement des compétences de leur main-d’œuvre. Ils peuvent proposer à l’entreprise un plan d’intervention assorti d’un soutien financier. » Le ministère « offre différentes aides financières à l’embauche afin d’inciter les entreprises à recruter des nouveaux arrivants ou des personnes qui ont des difficultés à intégrer le marché du travail. Une aide financière peut être accordée pour soutenir l’entreprise pendant la période d’adaptation », souligne M. Breton

Ce dernier ajoute que le ministère peut également soutenir des projets de formation continue, permettant de développer les compétences de la main-d’œuvre en emploi. « La formation en emploi, précise-t-il, est un facteur d’attraction et de rétention du personnel. » M. Breton mentionne que la population en âge de travailler (15-64 ans) a déjà commencé à diminuer dans la MRC du Haut-Saint-François. Il ajoute que selon les perspectives démographiques de l’Institut de la statistique du Québec, la population en âge de travailler passera de 14 306 personnes en 2019 à 13 831 en 2025, soit une diminution de 475 personnes. « Il y a donc potentiellement moins de personnes pour occuper les postes disponibles », laisse-t-il entendre.

Formations
Parmi les coups de pouce disponibles, la Commission scolaire des Hauts-Cantons offrira en février, exclusivement pour les employeurs et chefs d’équipe du Haut-Saint-François, deux formations. D’abord une intitulée Attraction et rétention de la main-d’œuvre. Cette formation qui s’adresse aux dirigeants se fera en sept ateliers et un accompagnement personnalisé de 3 heures. Les divers aspects abordés seront attractivité et recrutement, que cherchent les employés ? gestion de la diversité, accueil et intégration des nouveaux employés, formation et développement des compétences, stratégies de rémunération et fidélisation ainsi que le codéveloppement. Un café-rencontre gratuit est prévu le 1er février de 8 h 30 à 10 à la salle B de la MRC du HSF, située à Cookshire-Eaton. Une seconde formation Développement des compétences en supervision Améliorez vos pratiques pour mieux superviser est également prévue en février. L’information ou l’inscription pour cette formation doit se faire avant le 13 février auprès de la conseillère au Service aux entreprises de la CSHC Jessica Mackey 819 832-3637 poste 1106 ou jessica.mackey @cshc.qc.ca.

On passe le flambeau à la jeune relève pour Emballages Façoteck à Scotstown

Emballages Façoteck, entreprise indépendante découlant de Léo Désilets Maître herboriste, à Scotstown, a le vent dans les voiles. Les trois propriétaires, Benoit Fortin, Gérald et Sylvain Désilets, préparent depuis quelques années le changement de garde à la direction de l’entreprise. Trois jeunots, diront certains, dont la moyenne d’âge est de 30 ans, forment la 3e génération de dirigeants. Cette fougueuse relève a fait ses classes au fil des années et poursuit le travail amorcé par ses prédécesseurs de développer en continu l’entreprise.
Sébastien Désilets, 29 ans, responsable de la réception et logistique, Marc-Olivier Désilets, 29 ans, responsable aux ventes, développement des affaires et production, ainsi que Maxime Désilets, 31 ans, responsable de l’expédition, approvisionnement et logistique, forment la 3e génération de dirigeants, depuis leur grand-père fondateur de l’entreprise Léo Désilets Maître herboriste, toujours en activité.

Sébastien et Marc-Olivier sont au sein de l’entreprise depuis sept ans. « Les trois proprios actuels, qui sont en place, ce qu’ils ont fait, c’est qu’ils nous ont fait à peu près toucher à tout. On est parti à faire des capsules, faire de la mise en bouteille, on a appris la chaîne du début jusqu’à la fin », d’exprimer Marc-Olivier. Maxime est au sein de l’entreprise depuis près de deux ans à temps plein, mais a œuvré au sein de celle-ci pendant des étés. Ses forces, d’exprimer ses collègues, sont d’être bien méthodique. « On l’a mis à la place où faut que tout soit parfait et il fait une très bonne job là-dessus. On a réussi à prendre notre place. On est vraiment séparé pour pas que personne ne pile sur les pieds de personne, pour pouvoir vraiment aider l’entreprise à croître. Cela a été la force des trois propriétaires avant et c’est exactement notre force à nous », d’exprimer Marc-Olivier et Sébastien. « Chacun son coin d’entreprise pour couvrir le maximum », d’ajouter Sébastien. Tous trois précisent « c’est une business familiale. On mêle tout le temps toujours tout le monde sur tous les points. On n’est pas une entreprise où tout se gère par une personne et ça découle après ça. Tout le monde donne son point de vue, tout le monde prend ces décisions et c’est avec ça qu’on finit par avancer. Il y a le groupe de patrons, mais les employés sont impliqués dans la prise de décision. Est-ce qu’on avance dans ce projet-là, est-ce que c’est faisable ? C’est une culture d’entreprise. Nos employés, on les paye pas pour ce qu’ils font, mais pour leur intelligence, pour leur savoir-faire. C’était comme ça avant et on ne fait que continuer », d’exprimer Marc-Olivier et Sébastien. Conscients qu’ils ont encore des choses à apprendre, le jeune trio apprécie le transfert de connaissances transmis par les propriétaires dont deux sont en préretraite pour ainsi dire. « On a eu trois exemples formidables, Benoit Fortin, qui est un directeur général et un comptable formidable, m’a amené à apprendre sur le tas, je parle pour moi », d’exprimer Marc-Olivier. «  On a Sylvain, lui tout ce qui est mécanique, fonctionnement, réparation de machine, inventer une machine,voir à ce que les machines aillent bien, ça il nous l’a inculqué à tous les trois. On a Gérald qui s’est toujours occupé de la logistique, les deux (Sylvain et Gérald) sont manuels et on a appris depuis qu’on est jeune, à se débrouiller », d’exprimer les trois jeunes dirigeants. Loin d’être confinés à leur bureau, tous trois sont prêts à retourner sur le plancher. « Demain matin, s’il y a un gros boum de travail, on se retrousse les manches, comme on dit, et on va sur le plancher », expriment-ils.

Des gars de région
La jeune relève est attachée au milieu. « Nous, on croit en la région. Les gens disent qu’on est à la mauvaise place, totalement mal situé pour faire ce qu’on fait. Moi je dis: c’est le contraire, on est situé à la meilleure place qu’on peut. On a des employés qui sont fidèles, on a un emplacement quand même très proche des États-Unis, pis les frais de transport, ce n’est plus si vrai que ça qu’il y a des coûts énormes. On a des bons deal sur le transport », soutiennent Marc-Olivier et Sébastien.

Façoteck est en croissance constante. Elle a procédé à l’embauche de 14 employés au cours de la dernière année, passant à une soixantaine de travailleurs et permettant la mise sur pied d’un deuxième quart de travail. Les dirigeants n’ont pas de nombre établi quant au personnel. « L’objectif est avant tout de bien servir les clients tout en faisant de la croissance sur des produits de qualité, ça, c’est non négociable », d’insister Marc-Olivier avec l’approbation de ses collègues.

Loin de s’asseoir sur ses lauriers, l’entreprise s’engage dans un virage vers des produits pharmaceutiques. Déjà, des projets sont en marche. Présentement, 90 % de la production de l’entreprise touchent le secteur nutraceutique et 10 % le pharmaceutique. Les dirigeants aimeraient augmenter cette dernière portion à 25 % d’ici cinq ans. Emballages Façoteck distribue 60 % de sa production sur le marché canadien, 30 % aux États-Unis et le reste en Europe. Présente sur la scène mondiale, l’entreprise entend prendre une plus grande place au cours des prochaines années. Elle dispose de 70 000 pieds carrés soit 40 000 comprenant le siège social et le site de fabrication et 30 000 pieds carrés au site d’entreposage, situé à proximité.

Main-d’œuvre
À l’heure où la main-d’œuvre se fait de plus en plus rare, Emballages Façoteck réussit à conserver et même accroître son personnel. Les dirigeants admettent que le recrutement n’est pas facile, mais les efforts sont déployés pour répondre aux besoins du personnel. L’aspect rémunération n’est pas le seul, précisent-ils. L’ambiance de travail, l’horaire, la participation à la prise de décision sont autant d’aspects qu’il faut considérer. « On est flexibles dans la façon de faire pour garder nos gens le plus longtemps possible, les orienter. On essaie de prendre chaque personne, chaque individu et les mettre dans les bons souliers au bon moment, au bon temps de la vie. C’est une culture d’entreprise qui a toujours existé; on ne fait que continuer. » Les employés proviennent d’un peu partout en région, évidemment de Scotstown, La Patrie, Lac-Mégantic, Cookshire, East Angus, Dudswell sans compter l’équipe de recherche basée à Montréal. La jeune relève n’a pas l’intention de « surfer » sur le succès de leurs prédécesseurs. Ils ont l’intention de créer leur propre vague qui les amènera encore plus loin.

actualite

Main-d’œuvre immigrante

Les employeurs du Haut-Saint-François en quête de main-d’œuvre immigrante auront la chance d’en savoir davantage sur les différents statuts de travailleurs et les façons de s’y prendre pour les embaucher.

Une séance d’information sous le thème Démystifions l’immigration est prévue le 22 janvier de 7 h 30 à 9 h 30 au Club de golf East Angus. L’activité organisée par Services Québec, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) et la Table des MRC de l’Estrie est offerte gratuitement. Il s’agit d’une tournée estrienne qui s’arrêtera dans les 7 MRC de l’Estrie.

La rencontre fait suite à une première tenue en octobre dernier à East Angus et portait sur les demandeurs d’asile. Plusieurs questions pour savoir combien ça coûte, comment on fait pour embaucher, quelles sont les obligations ont émergé à la suite de la première rencontre d’où la tenue d’une seconde.
Plusieurs intervenants provenant de divers organismes et du ministère prendront la parole. Il existe différents statuts concernant les immigrants que ce soit permanent ou temporaire. Les personnes-ressources feront la lumière sur ces types de travailleurs, expliqueront la nature des permis de travail, les façons de les embaucher, comment les accueillir, les intégrer et autres.

Menu
Au menu, concernant les résidents permanents, une personne du Service d’aide aux Néo-Canadiens, l’organisme responsable d’accueillir la main-d’œuvre immigrante en Estrie, s’adressera aux employeurs. Suivra une personne de Pro-Gestion Estrie qui traitera de la régionalisation de l’immigration. Elle abordera la façon d’attirer ou de convaincre un travailleur immigrant de quitter Montréal pour s’établir en région.

Quant aux résidents temporaires, une agente de mobilisation et de développement en immigration ainsi que du MIDI, volet recrutement international, s’adresseront aux employeurs. D’autres intervenants du Service aux entreprises et de Services Québec traiteront notamment de l’accueil, de l’intégration et de la possibilité de donner un petit coup de pouce financier pour la francisation en entreprise.

Les personnes désireuses de s’inscrire à la rencontre d’information peuvent le faire gratuitement en se rendant sur Evenbrite au https://www.eventbrite.ca/e/billets-seance-dinformation-statuts-dimmigration-et-bassins-main-doeuvre-53158454368. Pour information, contactez Annie Boucher au 819 832-2403 poste 241.

Plus d’une vingtaine d’employeurs du Haut-Saint-François ont participé à la rencontre d’octobre dernier. Ceux qui ne pourraient pas participer à East Angus peuvent le faire le 10 janvier à Coaticook le matin ou à Magog en après-midi. Il est aussi possible de participer le 22 janvier en après-midi à Sherbrooke ou le 23 en matinée à Lac-Mégantic.

Alourdissement du fardeau fiscal à East Angus

La majorité des contribuables d’East Angus subiront un alourdissement de leur fardeau fiscal au cours de la prochaine année. Le nouveau rôle d’évaluation avec une variation moyenne pour tout ce qui est imposable de 3,17 % en est la principale raison.
La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, assure que les élus ont fait le maximum pour en réduire l’impact. Pour se faire, le conseil a convenu d’appliquer un gel du taux de la taxe foncière et des taxes de service pour la prochaine année. Les élus ont donc adopté lors de la séance spéciale, de décembre dernier, et à laquelle participaient cinq citoyens, les prévisions budgétaires pour 2019. L’exercice financier pour la prochaine année augmente de 1,87 %, une hausse de 114 594 $ pour atteindre 6 244 710 $. De la hausse des recettes, 112 652 $ proviennent du nouveau rôle d’évaluation. « L’aug gmentation de 1,87 % est en bas de l’IPC pour 2018 qui est à 2,36 % », de préciser Mme Boulanger.

Elle mentionne qu’il est difficile de faire un budget la première année d’un nouveau rôle d’évaluation en précisant être consciente que l’impact peut varier d’un contribuable à l’autre. Pour un propriétaire dont la résidence unifamiliale moyenne est de 160 551 $, il subira une majoration passant de 1 941,71 $ en 2018 à 2 008,01 $ en 2019 incluant les taxes de service. L’augmentation de la valeur moyenne est de 3,41 % représentant une hausse de 66,30  $.
Bien entendu, l’alourdissement fiscal varie selon le nouveau rôle d’évaluation. Comme c’est fréquemment le cas, en pareille circonstance, certains contribuables pourraient avoir une facture salée. Pour l’ensemble des comptes de taxes, 330 dossiers connaîtront une diminution, 99 demeureront stables et 1 072 connaîtront des hausses.

Mme Boulanter insiste pour dire que les élus ont fait le maximum afin de limiter les dépenses tout en réalisant des économies. Dans cet esprit, elle souligne que la réorganisation des services a permis d’effectuer des économies. L’octroi d’un contrat de service pour trois saisons avec la firme SODEM pour les opérations de l’aréna permet de transférer les deux employés aux travaux publics, évitant l’embauche de deux travailleurs additionnels. Cela permet de réaliser une économie de 21 735 $. La prise en charge à l’interne de l’entretien du parc des Deux Rivières permettra d’épargner 20 000 $. Le fait de donner à forfait la tonte de pelouse jointe à la fin du contrat avec le ministère des Transports pour le déneigement de la route 214 s’ajoute aux économies. La participation financière de la municipalité pour l’usine de traitement des eaux pour 2019 sera de 133 566 $ sur un budget de 659 165 $. Les élus souhaitent réduire cette facture en travaillant sur la façon d’optimiser les revenus tout en réduisant les coûts d’énergie. Mme Boulanger ajoute que l’implantation de la collecte de matières putrescibles (bac brun) en juin dernier représente 192,39 tonnes qui ont évité le chemin de l’enfouissement. L’économie réalisée au cours de cette période avec celle anticipée pour la prochaine année permettra d’absorber la hausse de 26 $ la tonne décrétée par Valoris, l’automne dernier.

Projets
La municipalité a complété au cours de 2018 les dossiers qui étaient annoncés comme la réfection de la rue Warner, changé la conduite d’eau potable sous le pont Taschereau, l’adoption du plan d’urbanisme et l’instauration du bac brun. Parmi les projets pour les trois prochaines années, on remarque entre autres celui de changer le serveur de la municipalité, mettre à jour le système de réfrigération de l’aréna, mettre à niveau le dépôt de neige usée, analyser les besoins de la station d’épuration des eaux afin d’obtenir une aide financière pour la mise à niveau ainsi que l’implantation de compteurs d’eau dans les immeubles municipaux. On prévoit également faire l’acquisition du bâtiment situé au 16 rue David-Swan pour en faire un garage municipal. L’aménagement d’une aire de dépôt pour les matières dangereuses et pour la récupération de différents matériaux, la revitalisation de la rue Saint-Gérard, la réalisation de trois murales sur le bâtiment du 150 Angus Sud, l’installation de deux abribus pour personnes à mobilité réduite et d’une borne électrique sans oublier la rénovation de la salle des Chevaliers de Colomb complète l’ensemble des choses à faire. Évidemment, ces projets sont conditionnels aux subventions et la capacité de payer de la municipalité.
Quant à la dette nette au 31 décembre dernier, elle s’élevait à 5 545 628 $ soit 520 900 $ de plus que l’année précédente. Cela est attribuable aux travaux effectués sur la rue Warner. La mairesse précise que la municipalité est en bonne santé financière et que son taux d’endettement est acceptable de l’avis même des vérificateurs financiers.

actualite

Un abattoir A1 dans le Haut-Saint-François

Le groupe de travail formé du CLD du Haut-Saint-François et de l’UPA-Estrie a confié à la firme Forest Lavoie le mandat de réaliser une étude, dont l’objectif est de déterminer la viabilité d’un abattoir de type A 1 sur le territoire.

Le CLD du Haut-Saint-François et ses partenaires n’ont cessé de chercher une alternative pour pallier à la perte de l’Abattoir Rousseau qui a été rasé par les flammes, en novembre 2017. Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD, mentionne que l’obtention d’une aide financière du MAPAQ Estrie via le programme d’appui à la compétitivité des abattoirs régionaux (PACAR), avec une mise de fonds de l’UPA-Estrie et du CLD, permettra la réalisation de l’étude au coût approximatif de 30 000 $.

La démarche, explique M. Ricard, visera entre autres à faire une mise à jour des petites productions du territoire que ce soit faisans, lapins, cerfs rouges et autres. On déterminera les volumes tout en tenant compte des contraintes techniques. L’étude, précise-t-il, dressera un portrait de la situation et permettra de savoir si un abattoir de type A 1 peut être viable et avec quel genre de bêtes. Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, est bien conscient que la perte de l’Abattoir Rousseau n’a pas été comblée. « On se trouve à pu avoir d’abattoir spécifique comme M. Rousseau faisait et il faut aller loin. On va regarder les différentes alternatives. Est-ce qu’on pourrait dire on fait un abattoir mixte ? Ça veut dire qu’il y aurait deux jours ça serait un abattoir spécifique où les gens puissent aller abattre leurs animaux, repartir avec et les autres journées, ça serait sous juridiction fédérale où ça serait un abattoir comme M. Rousseau où les gens vont porter leurs bêtes pour être dans les magasins », d’exprimer M. Roy.

M. Ricard mentionne que l’étude devrait s’amorcer vraisemblablement début janvier pour se terminer le 31 mars 2019. Dans l’hypothèse où elle s’avérerait positive, le CLD tentera de trouver un promoteur ou un groupe de promoteurs intéressés au projet. Mentionnons que l’Abattoir Desmarais à Weedon avait été approché, l’année dernière, pour suppléer à la perte de l’Abattoir Rousseau. Un an plus tard, Carl Desmarais, propriétaire de l’abattoir de son nom, manifeste peu d’intérêt envers le projet. « On a regardé l’année dernière avec un gars du MAPAQ qui est venu ici et ça prendrait un investissement de 2 M$. Ça m’a refroidi pas mal. » Ce dernier songe plutôt à agrandir son abattoir dans sa forme actuelle. M. Desmarais confirme que des plans sont sur la table à dessin et projette notamment d’agrandir la partie boucherie pour la prochaine année.

Espoir de reprise chez Valoris

Bien que les litiges juridiques opposant Valoris et Sherbrooke OEM ne soient pas réglés, les parties ont convenu d’entreprendre une médiation qui permettrait, entre-temps, de relancer le centre de valorisation par la mise en fonction des deux lignes arrêtées il y a plus d’un an.

Sans doute un signe de bonne foi, La Tribune rapportait que Valoris aurait accepté de verser les 2,3 M$ qu’elle retenait sur son contrat de 15 M$ avec Sherbrooke OEM. Sans confirmer le montant, le président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, laisse entendre que l’organisme avait des versements à faire et qu’ils ont été effectués. Quant à la suite des choses, « on s’est entendu sur une entente de principe, mais reste qu’on est encore en médiation. Il reste des détails à déterminer, mais ça va de mieux en mieux. Ça regarde bien; on veut essayer de repartir les lignes pour faire des tests en 2019 », d’exprimer M. Roy.
Rappelons que la régie intermunicipale, détenue à parts égales par la MRC du Haut-Saint-François et la Ville de Sherbrooke et l’entreprise qui a installé les équipements de tri mécanisé, sont aux prises avec des poursuites croisées. Valoris fait des réclamations de 42,3 M$ alors que Sherbrooke OEM a lancé des poursuites pour 8 M$. « La médiation n’empêche pas les deux parties de travailler ensemble. On a mis de l’eau dans notre vin chacun des deux parties. » Le président montre un optimisme prudent quant à la reprise des opérations sur les deux lignes de tri. « Ça regarde bien. On veut essayer de repartir les lignes pour faire des tests au début de 2019. On veut être fonctionnel parce que le but de Valoris c’est la valorisation des matières et non l’enfouissement. » Le président de Valoris admet que la fermeture des deux lignes a contribué à augmenter le volume d’enfouissement. Le résidentiel prenait la direction de l’enfouissement alors qu’une portion des CRD soit 30 % à 40 %, estime M. Roy, en admettant ne pas avoir les chiffres officiels, auraient pris la même direction.

D’autre part, Valoris devrait augmenter sa capacité annuelle moyenne d’enfouissement pour la faire passer de 74 361 tonnes à 99 500 tonnes, et ce pour les 30 prochaines années. « Ça, c’est la demande qu’on va faire pour la cellule pour l’agrandissement du LET. Faut comprendre que c’est un maximum. Ça veut pas dire parce qu’on demande 99 500 tonnes qu’on va enfouir 99 500 tonnes. Notre but est de tout le temps valoriser. » L’objectif, d’exprimer M. Roy, est de recycler 50 % de la matière reçue. Il précise que la démarche se veut une mesure de sécurité. « Si ma ligne brise et que je n’ai pas cette capacité, je fais quoi ? », lance-t-il. Enfin, quant à la reprise de production des deux lignes arrêtées, il y a plus d’un an, M. Roy se montre prudent. « Je veux pas créer d’espoir. Les intervenants vont nous le dire quand ça sera prêt. »

Robert Roy

Les députés caquistes mis au parfum

Les représentants de Valoris, dont son président et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, ont rencontré, en novembre dernier, le caucus des députés caquistes de l’Estrie afin de les mettre au parfum du dossier et des démarches entamées auprès du gouvernement du Québec, pour obtenir la reconnaissance de l’organisme voué notamment à la valorisation des déchets.

L’opération avait déjà été effectuée dans le passé avec le caucus de députés libéral. Toutefois, comme le visage politique a changé, les intervenants ont jugé bon de reprendre l’opération. La démarche était d’autant plus nécessaire du fait que les classeurs du député sortant, Ghislain Bolduc, étaient tous vides de leur contenu. M. Roy mentionne avoir remis aux élus des copies du dossier. « On a mis en scénario ce qu’on avait fait et où on est rendu. On a eu une belle rencontre. Ils ont bien compris ce qu’était Valoris. D’après moi, ils sont sortis avec une autre opinion de ce qu’était Valoris. » M. Roy ajoute que le député de Mégantic, François Jacques, sera le porteur de dossier. Les intervenants ont rappelé que l’objectif est d’obtenir la reconnaissance comme centre de valorisation, de recherche ou de projet-pilote et non un centre d’enfouissement.

Inauguration du corridor scolaire à Cookshire-Eaton

Depuis la rentrée scolaire, une forte proportion d’élèves fréquentant l’école Saint-Camille à Cookshire-Eaton utilise allègrement le nouveau corridor scolaire aménagé et faisant le lien à partir de la rue Craig Nord, directement à la cour de l’établissement scolaire. La direction de l’école, avec la participation de l’ensemble des partenaires, a procédé, la semaine dernière, à l’inauguration de la nouvelle voie d’accès au grand plaisir des enfants et parents.

En poste depuis cinq ans, la directrice Kathy Lapointe mentionne que plusieurs parents lui avaient fait part du manque de sécurité pour les enfants qui empruntaient les rues Sawyer et Planche pour se rendre l’école. Après en avoir fait part au conseil municipal de l’époque et formé un groupe de citoyens, il semble que le projet n’avait guère évolué. Ce n’est qu’au printemps dernier que Gilles Denis a saisi la balle au bond pour aller de l’avant. « Yvan et moi, on s’est rencontré un soir avec Michel Gallant, un parent de l’école, ici. Il disait on est tanné, ça fait plus de trois ans que ça dure, ça vire en rond, on a eu des rencontres et ça coûterait une fortune. Avec Yvan, on est allé chercher Martin Beaudoin, on a dit : viens-t’en dans game et le projet a décollé », d’exprimer M. Denis. Entre-temps, Mme Lapointe poursuivait ses démarches auprès du nouveau conseil municipal qui lui a accordé son écoute. Le trio de citoyens s’est associé des partenaires et tous ont contribué financièrement, en temps, en prêt d’outils, équipements, services professionnels, etc.

À titre d’exemple, Gilles Denis a cédé à la municipalité une bande de son terrain de stationnement donnant sur la rue Craig Nord pour y aménager un corridor scolaire. De son côté, la municipalité de Cookshire-Eaton, qui a fourni du matériel comme du sable et autre, assurera l’entretien du corridor été comme hiver. Patrick Guilbeault, de l’étude Grondin Guilbeault Fontaine, notaires S.A., a gracieusement effectué l’acte notarié. Pour sa part, Yvan Shank de Turco-Shank Construction ainsi que Martin Beaudoin ont mis leur savoir-faire et équipement à contribution. La Commission scolaire des Hauts-Cantons y est allée d’une mise de fonds de 15 000 $, mais sans la collaboration de tous, le projet n’aurait jamais pu être réalisé. D’ailleurs, les partenaires et autres bénévoles comme la famille Matthews Beaudoin, Location Cookshire, Arpenteurs-Géomètres Mercier-Meunier inc., Plomberie Côté et le Journal régional Le Haut-Saint-François ont participé sous une forme ou une autre à la réalisation du projet. Le corridor scolaire est sécuritaire et même éclairé en soirée. Une plaque affichant les nombreux partenaires et collaborateurs est installée sur la clôture.

Bien que le projet a tardé à démarrer, sa réalisation s’est faite rapidement. « Les rues principales amenant les enfants à l’école étaient bloquées en raison de travaux. Ça nous a donné le petit coup de pied », d’exprimer M. Shank. « C’est le projet le plus simple qu’on a trouvé, c’est le plus beau et c’est lui qui a été réalisé dans des délais aussi raisonnables. Je pense que notre objectif est atteint », de préciser M. Denis. Rappelons qu’à une certaine époque, on évoquait le projet d’une passerelle de métal au coût de 76 000 $.

actualite

Un OBNL pourrait relancer les opérations de l’ancienne Résidence Sawyerville

Fermée depuis le 12 décembre à la suite du retrait de son accréditation par le CIUSSS de l’Estrie – CHUS, la Résidence Sawyerville pourrait relancer ses opérations. Une rencontre organisée par la FADOQ est prévue mardi prochain à 13 h, au Centre communautaire de l’endroit. L’objectif est de former un OBNL susceptible de relancer la résidence.
Le propriétaire, Alain Parenteau, qui est disposé à laisser les guides à l’OBNL, nourrit l’espoir que la démarche puisse se concrétiser. « J’avais déjà prévu une rencontre avec les gens du village, un, pour répondre à des questions du mieux que je peux et je suis toujours dans l’ignorance à savoir pourquoi ç’a été fermé. C’est normal que des gens aient des interrogations. »

M. Parenteau mentionne avoir été convoqué par la FADOQ régionale qui lui a offert de l’aider. « Je leur ai demandé de travailler au corps la ministre Blais (Margueritte Blais, ministre des Aînés et des Proches aidants) pour qu’elle facilite la relance de cette résidence-là. » Il ajoute que la FADOQ locale voulait également s’impliquer. Il précise avoir demandé d’organiser une rencontre avec la population. M. Parenteau entend répondre aux questions et souhaite que la démarche permette de créer un conseil d’administration susceptible de relancer la résidence. « Je vois dans cet OBNL-là une réponse de la population suite aux actions prises par le CIUSSS dans le sens que c’est la population qui se prend en main pour faire contrepoids au monopole de l’état dans les décisions concernant les aînés. »

M. Parenteau ajoute qu’une personne, infirmière œuvrant dans le secteur public, ainsi que pour une résidence privée pour aînés, s’est portée volontaire pour diriger les futures opérations. « Elle sera présente à la rencontre », ajoute-t-il. « On va repartir à zéro. Moi, j’ai déjà commencé à demander aux gens du CIUSSS d’accorder toute l’importance qu’il se doit à la demande d’une future demande d’accréditation dans ce cadre-là, en souhaitant que ça puisse se réaliser rapidement, à tout le moins avoir une accréditation temporaire. »

Le propriétaire prétend avoir d’autres options sur la table. Des personnes lui auraient démontré un intérêt. Toutefois, il affirme que le projet « d’OBNL serait une vraie réponse de la population. »

Fermeture de la Résidence Sawyerville

À moins d’un rebondissement de dernière minute, lorsque vous lirez ces lignes (ce mercredi), la résidence privée pour aînés, Résidence Sawyerville, où demeuraient 23 aînés, devrait être vidée de ses occupants et sur le point de fermer ses portes, si ce n’est déjà fait.

Cette fermeture qui apparaît soudaine fait suite à la décision, annoncée la semaine dernière, par les dirigeants du CIUSSS de l’Estrie – CHUS de révoquer la certification de cette résidence privée pour aînés. Les résidents disposaient de 9 jours pour trouver un nouvel endroit. La fermeture était prévue pour ce mercredi à midi. La raison évoquée est que des critères sociosanitaires en lien avec la sécurité des résidents sont jugés non conformes. « Notre établissement a une responsabilité envers les résidents des RPA de son territoire ; celle d’assurer un processus de certification rigoureux et transparent afin que les lieux physiques de leur chez-soi et les services qu’ils y reçoivent soient conformes et sécuritaires », de mentionner dans un communiqué de presse, Joanne Roberts, directrice de la qualité, de l’éthique, de la performance et du partenariat (DQEPP). Lors d’une conversation téléphonique, tenue vendredi dernier, Mme Roberts précisait : « Je vous assure que la décision n’a pas été prise à la légère. Cette décision a été prise en pensant au bien-être de nos résidents. Nous, on a l’obligation de vérifier que chacune des résidences de personnes âgées rencontre les règlements et les critères de la loi. On avait noté à quelques reprises lors des inspections qu’il y avait des non-conformités avec des articles dans la loi. On prend très au sérieux la sécurité de nos usagers. » Sans entrer dans les détails, Mme Roberts soulève quelques-uns des articles comme la déclaration d’incident ou accident, l’administration des médicaments et le suivi de santé des résidents. Mme Roberts estime que les intervenants ont apporté tout l’appui nécessaire avec quatre visites depuis juillet dernier et une cinquantaine de communications au téléphone et par courriel.

Délai
La directrice mentionne qu’il est très rare d’enlever une accréditation. La Résidence Sawyerville serait la deuxième à se voir enlever son accréditation depuis 2016. Quant au délai de 9 jours, l’intervenante précise qu’étant donné la rareté de ce geste, il n’y a pas de standard défini. « Nous, on pensait aux usagers et on avait des craintes. » Mme Roberts admet que les intervenants ont exploré d’autres options au cours de la semaine dernière, mais avoir convenu de maintenir la décision. Le journal a appris qu’une personne, Fernand Jalbert, un ancien employé du réseau de la santé aurait effectué une tentative auprès d’autres instances du CIUSSS de l’Estrie – CHUS pour proposer de prendre la gestion en main. Il appert également que Sylvie Lapointe, directrice générale du Manoir de l’Eau-Vive, aurait demandé un délai permettant la réouverture de la Résidence Camélia pour personnes âgées située à Cookshire. Mme Roberts dit avoir entendu parlé de certaines choses, mais qu’aucune demande officielle n’avait été déposée.

Propriétaires
Rencontré la semaine dernière, l’un des trois propriétaires, Alain Parenteau, n’en revenait tout simplement pas et disait ne pas comprendre. Faisant référence au délai de 9 jours, il précisait « c’est un cas de maltraitance envers les résidents. On ne fait pas ça. C’est les gens qui sont supposés de protéger les aînés contre la maltraitance qui font ça, ça ne marche pas. » Ce dernier mentionnait avoir reçu un préavis de révocation de la résidence avec un rapport d’évaluation sur la non-conformité. « On a rempli tout ce qu’on croyait, on a rempli le document. On a demandé si ça éliminait la non-conformité et on n’a pas eu de réponse. » M. Parenteau estime que les points de non-conformité n’étaient pas clairs. Il ajoute que ce qui lui est reproché pourrait facilement être corrigé, que ça ne justifie pas le retrait de la certification. Le copropriétaire admet qu’il y avait une non-conformité pour les baux. « On les a refaits et fait signer à tout le monde pour le reste de l’année en présence d’un représentant de la famille, du travailleur social. » Quant au volet incident ou accident, M. Parenteau mentionne que cet aspect peut laisser place à de l’interprétation dans certains cas. « Un moment donné dans un cas, on a mis une note au dossier et on nous a dit que cela était un incident-accident. On aurait dû faire un rapport et selon l’intervenante, ça mettait en danger la santé-sécurité de la personne. » Quant au volet évoquant des conditions sociosanitaires, M. Parenteau admet « on ne sait pas ce que c’est. » Un autre aspect touche également les gestions des petites caisses des résidents. Pour M. Parenteau, les reproches se limitent à plusieurs petites choses qui pourraient se régler et ne méritent pas une fermeture.

Faible espoir
M. Parenteau nourrissait vendredi passé un espoir pour garder la résidence ouverte. Cette option consistait à confier à un organisme indépendant le mandat de donner les soins de santé aux résidents. De cette façon, la Résidence Sawyerville offrirait le gite et le couvert, explique-t-il. Des discussions à cet effet étaient en cours au moment d’écrire ces lignes. Évidemment déçu de la situation, M. Parenteau n’a pas l’intention de baisser les bras et assure qu’il se battra jusqu’à la dernière minute. Le gestionnaire de la résidence dit avoir un bon appui de sympathie de ses collègues propriétaires de résidences privées en région et de la population. La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, déplore la situation, mais avoue que la municipalité a les mains liées dans ce genre de dossier et ne peut rien faire. Elle mentionne avoir avisé le député de Mégantic, François Jacques.

Accompagnement
Évidemment, l’annonce de la nouvelle a soulevé une onde de choc auprès des résidents et des cinq employés de la résidence. Angoisse, peur et pleurs ont envahi certains résidents. Mme Sylvie Quenneville, directrice adjointe au programme d’autonomie des personnes aînées, mentionne que l’intervention auprès des résidents visait à jouer un rôle clinique pour assurer la coordination de ce qui se passe. « C’est vraiment de l’accompagnement, voir s’il y a des particularités à tenir en lien avec la santé. On est vraiment dans le clinique, on est là pour s’assurer que ça se passe bien. On s’assure s’ils ont un besoin psychosocial, on va pouvoir leur offrir. On a mobilisé dans les derniers jours des gestionnaires, des chefs de service impliqués dans la démarche. On a eu aussi des intervenants sociaux qui se sont impliqués pour s’assurer que ça se passe bien. » Mme Quenneville précise : « les résidents qui avaient une famille, on laisse la place à la famille, mais on va les orienter pour dire tel endroit pourrait répondre à vos besoins. Les personnes démunies, on va les prendre en charge, mais avec leur accord. On ne peut pas décider où est-ce que les gens vont se relocaliser. On les accompagne, on fait quand même un inventaire des places disponibles, les plus rapprochées. On comprend que dans le Haut-Saint-François, on était limité dans le nombre de places disponibles, mais il y a eu un effort de fait à ce niveau-là. » Cinq personnes auraient été relocalisées sur le territoire soit à l’intérieur de résidences pour personnes âgées ou dans leur famille. Pour les autres, une forte proportion se retrouverait dans Sherbrooke, laisse-t-on entendre.

Un départ inquiétant et déchirant

Même s’ils ont trouvé une résidence à Sherbrooke pour les accueillir, Denis Bastonnais et sa conjointe France Loiselle quitteront la Résidence Sawyerville, ce mardi, l’âme en peine.
Profondément bouleversés à l’annonce de la fermeture de la résidence, ils semblaient se remettre lentement de leurs émotions. « Ça va un ti peu mieux, on a une résidence », d’exprimer M. Bastonnais. « On a été visiter l’endroit, avec une de mes sœurs, c’est très beau, on va être bien », de préciser le couple tout en admettant que ça ne remplace pas l’endroit qu’ils quittent. « Ça fait cinq ans qu’on est ici, on est bien installé toute. On connaît tout le monde. » M. Bastonnais mentionne que la travailleuse sociale leur avait proposé deux endroits à Sherbrooke. Malgré le fait que les choses semblent se placer, le couple ne cache pas leurs craintes. « Je suis inquiet et moi nerveuse du déménagement, expriment-ils. » Coincés à travers leurs boîtes, ils mentionnaient que le déménagement était pour ce mardi. Ces derniers manifestent une rancœur envers les représentants du CIUSSS de l’Estrie – CHUS. « Les deux grandes femmes, si elles s’étaient mêlées de leurs affaires, on serait encore ici, c’est eux autres qui sont venus voir Alain. Je leur en veux pas mal, moi c’est pareil », de renforcer Mme Loiselle aux propos de son conjoint. Préférant garder l’anonymat, les deux sœurs de M. Bastonnais étaient sur place, samedi matin, à faire des boîtes. « C’est pas évident pour nous autres et pour eux. Y a pas personne qui mérite ça. J’ai dit merci mon Dieu, nous, on a notre chez nous », d’exprimer une des sœurs, la voix étouffée par les sanglots.

Un autre résident, Richard Gosselin, ne savait pas encore samedi matin où il serait relocalisé. « Je vais aller visiter un endroit lundi matin. Ça m’inquiète d’être dompé quelque part, pas savoir où je vais aller. Ici, j’étais habitué, j’étais bien. » M. Gosselin était à la Résidence Sawyerville depuis trois mois. Il subira donc un deuxième déménagement au cours de cette courte période et souhaitait être relocalisé à Sherbrooke.

Souper d’adieu
Le gestionnaire et copropriétaire de la Résidence Sawyerville, Alain Parenteau et sa conjointe organisaient un genre de souper d’adieu samedi soir. Le couple comptait réunir dans la grande salle les résidents à trinquer, s’ils le désirent, avec les membres de leur famille. « On va trinquer tout le monde ensemble. On a invité notre famille, les enfants et petits-enfants. On veut faire quelque chose de spécial », d’exprimer le couple. Au fait de la petite soirée, M. Bastonnais et sa conjointe disaient avoir hâte au souper. « Ça fait longtemps qu’on les a pas vus. C’est un peu comme notre famille. »

©2026 Journal Le Haut-Saint-François