Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Le tour du chapeau d’Alain Choquette

Huit mois après son dernier passage dans la région pour participer au souper-bénéfice annuel de la Fondation Pauline Beaudry, le magicien Alain Choquette récidivait le mois dernier. Il donnait cette fois un spectacle-bénéfice dont les profits allaient de nouveau en totalité à l’organisme de bienfaisance. Avec une salle pleine d’une centaine de spectateurs, la Fondation a pu récolter 3500 $ qui seront redistribués localement.

Une surprise de taille
Alain Choquette a plus d’un tour dans son sac. S’il était prévu qu’il donnerait une représentation devant une salle comble, les spectateurs ne s’attendaient pas à voir un second artiste en première partie. Lors de son dernier passage à Weedon en juin 2018, le prestidigitateur avait retenu les services de son complice Nicolas Gignac. En plus d’être l’un des cinq FantastiX et d’avoir participé à l’émission La Magie des stars, M. Gignac a aidé M. Choquette à monter son plus récent spectacle, La Mémoire du temps.

Depuis son premier contact, M. Gignac a adopté la cause et la région, comme c’est le cas pour M. Choquette depuis bientôt dix ans. « Ça aurait pu être froid, mais je me suis senti accueilli comme une rock star », se remémore M. Gignac. « On a fini le show puis on est resté deux heures après avec le monde. On a jasé, on a mangé, on a bu. »

Pas près d’arrêter
En deuxième partie, le parrain de la magie au Québec y est allé de numéros inédits, improvisés ou recoupés de La Mémoire du temps. Cette tournée de spectacles, qui est présentée comme étant la dernière en carrière pour l’artiste, vient de débuter l’automne dernier. Cela n’empêche pas Alain Choquette de prévoir poursuivre sa collaboration avec la Fondation Pauline Beaudry, une fois sa retraite entamée. « Avec Pauline, tant qu’on va trouver des idées pour l’aider, je vais lui donner un petit coup de main. C’est deux fois par année, c’est pas énorme. »

La principale intéressée se montre reconnaissante. « Je suis chanceuse. Alain a eu un coup de coeur pour ce que je faisais, puis pour ce que j’étais, ce qui fait en sorte que, aujourd’hui après presque dix ans, il est encore là. » Non seulement un artiste de renommée internationale accepte de parrainer sa cause, mais ces élans de générosité en amènent d’autres.

Des fiertés locales
C’est ainsi que les artistes de la soirée étaient hébergés à l’hôtel Le Président à Sherbrooke grâce à la générosité de Stéphan Ouellet de la pharmacie Brunet de Weedon. Même chose pour la salle qui était gentiment prêtée par la municipalité de Weedon et le directeur du Centre culturel, Robert Scalabrini.

Pauline Beaudry a dû arriver en retard à sa propre soirée, comme elle participait au même moment au Gala du mérite estrien à Sherbrooke. Celle-ci avait été nommée dans la catégorie Bénévolat pour son implication dans la fondation qui porte son nom, de même que pour son travail en tant que directrice de Virage Santé mentale.
Aux 3500 $ amassés lors de la soirée, s’ajoutent les 5000 $ récoltés lors du souper-bénéfice de juin dernier.

Les producteurs forestiers veulent négocier à égalité

Plus d’une centaine de producteurs forestiers de tout le Québec se sont retrouvés à Sherbrooke lors d’une manifestation visant à défendre leur droit à la mise en marché collective. Ce rassemblement se déroulait en marge des audiences de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) auxquelles prenaient part les représentants de ces mêmes producteurs s’opposant à un groupe d’industriels, dont fait partie Domtar.

Plus forts ensemble
Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, a brièvement résumé le conflit. « Nous sommes des milliers de producteurs qui négocions un même produit dans une même saison. On est tous en même temps sur le marché puis on fait face à quelques acheteurs. Leur pouvoir sur nous est trop grand et la loi a donné aux producteurs agricoles ce pouvoir-là, s’ils le veulent, de négocier collectivement et d’obtenir des prix justes du marché. C’est ce que conteste Domtar et les industriels forestiers. »

On retrouvait sur place plusieurs petits producteurs du Haut-Saint-François pour qui le bois représente un revenu d’appoint. L’acériculteur de La Patrie Jonathan Blais était l’un d’eux. « On a le droit de se donner les outils puis les moyens. On va le faire dans le bois. On veut le partage équitable de la richesse. Ça, c’est toutes les régions puis les petits villages qui vont en profiter. Les capitalistes comme Domtar, ils en ont eu assez d’argent de la collectivité au Québec. C’est nous autres qui les ont tenus debout pendant la crise. »

Les prix de l’industrie
Les producteurs forestiers bénéficient depuis des décennies du droit de se regrouper pour négocier collectivement. C’est ce qui se produit dans la moitié des régions du Québec. Le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec a souhaité étendre ce principe à certains produits de sciage sur son territoire de l’Estrie et de la Montérégie. C’est à ce moment que la compagnie Domtar, le Conseil de l’industrie forestière du Québec et quelques entrepreneurs forestiers se sont opposés.

Lynne Martel-Bégin, productrice forestière de Bury, constate un gel des prix pour ses produits depuis les dix dernières années. Même chose pour le couple formé de Pierre Dubreuil et de Lise Paquette, du côté d’Ascot Corner. Ceux-ci élèvent des vaches à bœuf et exploitent 250 acres de terres forestières. « On fait ça pour le plaisir, mais, en même temps, c’est le fun quand ton bois est vendu puis que tu as de l’argent », d’exprimer Mme Paquette.
Pour André Roy, président du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, « on fait face à une espèce de monstre très bien organisé qui s’appelle l’industrie forestière et qui veut nous garder dans un état d’asservissement. On veut leur démontrer que la mise en marché collective, c’est aussi important dans le bois que dans n’importe quelle production agricole et qu’on va la défendre jusqu’au bout. »
Les audiences de la RMAAQ se sont étalées sur huit jours à l’hôtel Le Président de Sherbrooke durant le mois de février. D’autres suivront au mois de mai, avant qu’une décision ne soit rendue par la Régie par après.

La Coop La Patrie, là pour rester

La Coop La Patrie tenait récemment son assemblée générale annuelle qui présentait, entre autres, son 76e exercice financier. L’association coopérative locale avait de bonnes nouvelles à annoncer à ses membres alors qu’elle leur remettra des ristournes de l’ordre 45 000 $. Son chiffre d’affaires global a cru de 2 % pour s’établir à 6 089 838 $, malgré des pertes occasionnées par un système de réfrigération vieillissant.

Les mauvaises nouvelles d’abord
« Nous devons réaliser que le fait d’avoir tous les services (épicerie, station-service, quincaillerie, matériaux), c’est un plus pour nous autres. Il faut continuer à perpétuer la pérennité de notre village en encourageant l’achat local » a insisté la directrice générale de la Coop, Angèle Doyon. La fidélisation des membres et l’atteinte d’une rentabilité sur le long terme constituent les principaux enjeux que l’équipe de la coopérative a à affronter.
Bien que six employés comptant plus de 20 années de service aient été félicités au cours de la soirée, un autre problème du regroupement demeure le recrutement de main-d’œuvre. La Coop La Patrie en compte présentement 36, mais en perdra une à la fin juillet, alors que Mme Doyon a annoncé sa retraite après cinq années de service.
« J’ai adoré travailler ici », a-t-elle débuté avant de laisser couler quelques larmes et d’être applaudie par la quarantaine de membres dans l’assistance. « Je dois vous dire que la Coop me tient énormément à cœur. Merci de m’avoir fait confiance toutes ces années. »

Une bonne année
L’association a franchi la barre des 600 membres en 2018 pour un total actuel de 620. Le secteur de l’épicerie a connu la meilleure hausse avec 15 % pour un chiffre d’affaires de 3 366 541 $.
Outre de bonnes performances au niveau local, le regroupement national de la Coop fédérée est lui aussi sur une lancée. L’année 2018 fut la troisième meilleure de son histoire, après les rendements records obtenus en 2016-2017. C’est en partie grâce au versement de ristournes exceptionnelles aux coopératives sociétaires que la Coop La Patrie enregistre à son tour d’excellents résultats qui se répercutent sur ses membres. Les 45 433 $ de ristournes seront à 25 % payés comptant et transformés en capital privilégié pour le reste.

Malgré ces bonnes nouvelles, le président de l’association coopérative, Steve Jacques, joue de prudence. Son objectif demeure de redresser les états financiers et d’atteindre la rentabilité sur le long terme. « Dans le marché d’aujourd’hui, il est essentiel de travailler en réseau et en partenariat pour perdurer dans le temps. »

Tournée vers le futur
Suite à des pertes de 84 000 $ dues à des pannes de congélateurs, Coop La Patrie procédera à la modernisation de sa ligne de réfrigération en 2019. Le projet permettra des économies de plusieurs milliers de dollars en plus de conformer l’épicerie aux futures normes gouvernementales prévues pour 2020.

D’ici la fin du mois, le changement de bannière de la quincaillerie devrait être complété. La succursale Unimat deviendra un BMR, chaine que la Coop fédérée avait acquise en 2015.
Dans le but de fidéliser ses membres et de créer un sentiment d’appartenance, la coopérative avait organisé l’activité La Coop vous atTIRE quelques jours avant son assemblée. L’après-midi d’activités avait offert tours de chevaux, recette de bière chaude des 11 comtés et dégustation de guimauves et de chocolat chaud autour du feu.

Putting Sawyerville on the Map

For the organiser, Chantal Bolduc, the Seed Festival is much more than simply a party. “It’s the people who come together, who want to pay attention to their planet, who work to leave something beautiful for the young. People who attend are glad to gather together to share these values.”

The sixth edition, organized by the Sawyerville Community Garden, attracted 200 persons at the Notre-Dame-du-Rosaire Church. For the occasion, the place of worship was transformed to accommodate presentations in both the upper and lower levels. This enabled the event to offer a dozen hour-long presentations, some by experts in their field.
The 10 or so producers who attended were certainly concerned about local food of high quality. On site, it was possible to find a family farmer ready to provide an abundance of fresh vegetables and fruit during the summer and fall seasons. Or guests could enjoy a lunch concocted by the volunteer team of the Community Garden, offering soups, salads, turkey pie and vegetarian lasagna, all made largely from the ingredients of these same producers.

A Growing Notoriety
Over the years, Chantal Bolduc has noticed that more and more producers have chosen to settle in the Sawyerville area. The trend is toward small agricultural businesses which occupy reduced acreage, compared to traditional crops. And certain of them have become real ambassadors of this form of local agriculture, such as the Maraîchers de l’or vert or Le Jardinier déchaîné.
In the view of the organiser, the Seed Festival is a great occasion for producers, often constrained to work in isolation, to get together with each other and with the public. Bolduc welcomes the intergenerational exchanges that are created in the context of this annual rendezvous.

As for the stars of the day, the seed producers, one could only be surprised at the variety of produce that can be grown. Be it cabbages, cantaloupes, radishes, leeks, kale or beans, the volition of the farmer seemed to be the only limit. The Semences nourricières in Dudswell, for example, offered the seeds of a dozen varieties of beefsteak tomatoes and just as many types of lettuce.
When they were not at their kiosk, the speakers covered a wide range of topics. From Lanaudière, Yvan Perreault spoke about nuts and wild mushrooms. The horticultural production teacher at the Coaticook Vocational Training Center (CRIFA), Renaud-Pierre Boucher, discussed the benefits of avoiding tilling the soil. Finally, Jean-Luc Henry, from Révolution Fermentation, demonstrated the benefits of fermenting foods through simple and ancestral techniques.

Mettre Sawyerville sur la mappe

Pour l’organisatrice Chantal Bolduc, la Fête des semences est bien plus qu’une simple fête. « C’est des gens qui se réunissent puis qui ont envie de faire attention à leur planète, qui s’efforcent de laisser quelque chose de beau aux jeunes. Les gens qui sont ici, on est content de se rassembler pour partager ces valeurs. »

La sixième édition, organisée par le Jardin Communautaire de Sawyerville, a attiré 200 personnes à l’église Notre-Dame-du-Rosaire. Pour l’occasion, le lieu de culte a été métamorphosé pour accueillir simultanément des conférences à l’étage et au sous-sol. Cela aura permis à l’événement d’en offrir une douzaine d’une heure chacune, certaines étant présentées par des sommités dans leur domaine.

La dizaine de producteurs présents avaient bien entendu à cœur l’alimentation locale et de qualité. Sur place, il était possible de se trouver un fermier de famille afin d’avoir accès à une abondance de légume et fruits frais au cours de la belle saison à venir. Sinon, un diner concocté par l’équipe bénévole du Jardin Communautaire proposait soupes, salades, pâté à la dinde et lasagne végétarienne, tous faits en bonne partie à partir d’ingrédients de ces mêmes producteurs.

Une notoriété qui grandit
Au fil des ans, Chantal Bolduc a remarqué que de plus en plus de producteurs faisaient le choix de s’installer dans les environs de Sawyerville. La tendance est même aux petites entreprises agricoles qui occupent des superficies réduites, comparativement aux cultures traditionnelles. Et certains d’entre eux deviennent de réels ambassadeurs de cette forme d’agriculture de proximité, que ce soit les Maraîchers de l’or vert ou le Jardinier déchaîné.
Aux yeux de l’organisatrice, la Fête des semences est une belle occasion de rencontre pour les producteurs, qui sont contraints de travailler de manière isolée, entre eux et avec le public. Mme Bolduc se réjouit des échanges intergénérationnels qui se créent dans le cadre du rendez-vous annuel.

Du côté des vedettes de la journée, les semenciers, on ne pouvait que s’étonner de la variété de produits qu’il est possible de faire pousser. Que ce soit les choux, cantaloups, radis, poireaux, kales et haricots, la volonté des agriculteurs semble être la seule limite. Les Semences nourricières, à Dudswell, offraient par exemple les semences d’une dizaine de variétés de tomates beefsteak et tout autant de sortes de laitues.

Lorsqu’ils n’étaient pas derrière leur kiosque, les conférenciers ont abordé un éventail de sujets. En provenance de Lanaudière, Yvan Perreault nous entretenait des noix et champignons sauvages. L’enseignant en production horticole au Centre de formation professionnelle de Coaticook (CRIFA), Renaud-Pierre Boucher, traitait des avantages de l’évitement du travail du sol. Finalement, Jean-Luc Henry, de Révolution Fermentation, démontrait les bienfaits des aliments fermentés par le biais de techniques simples et ancestrales.

Quand cinq femmes embellissent la maison John-Henry-Pope

La Galerie d’art Cookshire-Eaton dévoilait sa première exposition de l’année Ici, on étire le temps en compagnie des cinq artistes représentées. Une vingtaine de personnes ont pu admirer leurs œuvres réparties sur les deux étages de la Maison de la culture John-Henry-Pope lors du vernissage.

Les deux commissaires et artistes locaux, Robert Péloquin et Grégoire Ferland, se sont impliqués dans la préparation et le montage de cette exposition toute féminine. « Ils ont convié cinq plasticiennes qui ont en commun d’avoir choisi les Cantons-de-l’Est comme espace-temps pour y laisser émerger leurs créations », résumait Sylvain Dodier, l’animateur de l’événement.

Mélange des genres
En effet, les cinq femmes habitent toutes aujourd’hui la région de l’Estrie, bien que certaines soient originaires de l’extérieur. C’est le cas de Yong Sook Kim-Lambert qui est née en Corée du Sud dans une famille de dix enfants. On retrouve 17 de ses œuvres en parcourant Ici, on étire le temps.
Mme Kim-Lambert avait déjà exposé certaines de ses œuvres à la galerie en 2016. À ce moment, les autres artistes en vedette étaient Robert Péloquin et Luc Pallegoix de l’Atelier Auckland à Saint-Isidore-de-Clifton. Après s’être établie à Magog en 2017, l’artiste souhaite désormais être plus active et productive dans la vie artistique de la région. Dans ses toiles, elle dit tenter de jumeler deux traditions ensemble : les couleurs et compositions occidentales et l’émotivité orientale.

Du plastique dans le poisson
Outre le travail de Mme Kim-Lambert, il est possible d’admirer les œuvres de Céline Gendron, Françoise Euzénat, Marie-Claire Plante et Ida Rivard. Cette dernière a grandement impressionné la visiteuse Chantal Beaudoin. Étant sensible à l’art avec deux de ses filles qui peignent, Mme Beaudoin dit aimer la création au sens large.
Les toiles d’Ida Rivard intègrent des rebuts divers pour « donner une rédemption aux objets obsolètes ». C’est ainsi que des fragments de circuits électriques s’unissent pour former des êtres aquatiques sur certaines de ses pièces présentées à la Galerie. Chantal Beaudoin, qui a à cœur la valorisation et la récupération, a été rejointe par l’artiste qui s’intéresse à l’obsolescence programmée. « C’est vraiment beau. Je trouve ça le fun que, à Cookshire, il y ait des choses comme ça », se réjouit Mme Beaudoin.

Un tournoi de hockey mineur majeur pour le Haut

Pendant deux semaines, 48 équipes de hockey mineur se sont donné rendez-vous à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus ainsi qu’à Weedon dans le cadre du 38e Tournoi provincial Atome–Pee-Wee du Haut-Saint-François. Les partisans locaux des Sharks ont vécu des émotions fortes jusqu’à la toute fin de l’événement, alors que la formation Pee-Wee B a remporté la finale 8 à 1 et que celle du niveau A s’est méritée la seconde place.

À un autre niveau
En tout, ce sont 90 matchs qui ont été disputés à East Angus et Weedon. Ceux-ci ont vu s’affronter quelque 700 joueurs de hockey mineur. « C’est le plus gros tournoi à date », précise Patrick Maltais, qui occupe les postes de registraire et de secrétaire à l’Association du Hockey Mineur du Haut-St-François. « Notre tournoi est très bien réputé. Il y a une belle ambiance. »

Les débuts de matchs n’ont rien à envier à ceux de la Ligue nationale, alors que machine fumigène, projecteurs et hymne national sont de la partie. De quoi laisser des souvenirs indélébiles aux jeunes joueurs qui s’élancent sur la patinoire. Suite à son changement d’image l’an dernier, l’équipe des Sharks est l’une des rares à avoir son logo de manière permanente au centre de la glace.

Bonnes performances
Si la première semaine de joutes entre équipes de niveau Atome s’était soldée par une absence des Sharks des finales, les formations Pee-Wee sont venues sauver les honneurs. Les Sharks Pee-Wee B ont vaincu les Cantonniers de Magog par un impressionnant pointage de 8 à 1.

Juste après, la formation Pee-Wee A se mesurait aux Voltigeurs de Drummondville. Les Sharks menaient 3 à 2 en fin de deuxième période avant de s’effondrer et laisser l’équipe adverse compter deux buts et ainsi perdre la finale. Lors du match d’ouverture du tournoi, l’équipe Pee-Wee A avait affronté le Phœnix 3 de Sherbrooke. Le pointage final était de 3 à 3.

Le meilleur reste à venir
Face à la croissance du tournoi, les organisateurs ont présenté quatre matchs à l’aréna de Weedon, faute de place à East Angus. Le président par intérim de l’association, Jocelyn Mercier, dit avoir une vision d’expansion future pour inclure des formations de niveau compétitif (catégorie deux-lettres).
MM. Mercier et Maltais n’ont pas manqué de remercier les gens qui ont rendu possible la tenue d’un tel événement. « On n’a pas beaucoup de bénévoles, mais ceux qui s’impliquent, s’impliquent à fond », reconnait Patrick Maltais. Les entreprises de la région ont aussi fourni un sérieux coup de main à l’événement. L’équipe derrière le tournoi songe déjà à la 40e édition de l’événement qui se tiendra en 2021.

Les citoyens mécontents : Valoris veut agrandir son site d’enfouissement

Prévoyant atteindre la pleine capacité de son lieu d’enfouissement technique (LET) au milieu de l’année prochaine, Valoris lance un projet d’agrandissement de 60 M$. D’une superficie de 33 ha, le futur LET serait mis en opération à l’été 2021. Une rencontre publique tenue au Centre communautaire de Bury a présenté le projet à une centaine de personnes. Celles-ci ont tôt fait d’exprimer leur mécontentement et leur colère aux représentants du centre de valorisation.

Plus tôt en journée, le nouveau président du conseil d’administration et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, avait rencontré les médias. « Je considère important l’agrandissement du site actuel qui permettra d’ajouter une capacité de l’ordre de 4,5 M tonnes et allongera sa vie de plus ou moins 50 ans. »

Le lieu d’enfouissement technique présentement utilisé a été mis en service en décembre 2009 et s’étend sur 13 ha. Depuis 2013, année où la Ville de Sherbrooke a commencé à acheminer ses matières résiduelles à Bury, Valoris dessert 190 000 Estriens.

Consultation publique
Le directeur des communications, Louis Longchamps, a ouvert la soirée d’information qui s’est étirée sur près de trois heures. « C’est le début d’un nouveau partenariat entre Valoris et la communauté et on veut vraiment que ça fonctionne. » Si ce dernier parlait de communication ouverte entre les deux parties, il a rapidement été servi. Une première période d’échanges suivant la vidéo de présentation de l’entreprise et de son projet d’agrandissement a donné le ton à la rencontre.

« Un lieu d’enfouissement technique, ça coute une beurrée à construire ! », s’est exclamée la conseillère municipale du Canton de Hampden, Monique Scholz. « Je suis horrifiée que, my god, l’an prochain il restera plus de place. Qu’est-ce qui s’est passé ? Comment est-ce qu’on a rempli ça aussi rapidement ? »

À plus d’une reprise, le directeur de projets chez Valoris, Jean-Jacques Caron, n’a pas été en mesure de répondre adéquatement aux questions des citoyens. MM. Caron et Longchamps ont tout de même assuré que l’ensemble de ces interrogations sera résolu lors de trois ateliers thématiques à venir aux mois de mars, avril et mai. Seront alors abordés en détail des thèmes comme la qualité de l’eau, l’émission d’odeurs et de gaz à effets de serre ou encore l’intégration visuelle du projet au paysage.

« On va faire du déboisement progressif », a détaillé le directeur des communications. « Les terrains autour de Valoris, c’est des terrains qui appartiennent à Domtar. Le fait de déboiser va s’harmoniser avec les activités qu’il y a déjà autour. Le bois coupé va être valorisé. »

Prochaines étapes
La direction de Valoris rencontrait cette semaine Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Elle offrira mercredi prochain, le 27, une visite de ses installations aux intéressés. Ces rencontres citoyennes jumelées aux trois ateliers thématiques susmentionnés s’inscrivent dans le cadre d’une démarche sociale auprès des communautés limitrophes de Valoris.

« L’acceptabilité sociale de ce projet d’agrandissement du LET est essentielle et je suis très fier des consultations publiques mises en place », a réitéré le président Steve Lussier. Le dépôt du rapport de cette démarche accompagné de la demande d’agrandissement se fera après la mi-juin auprès du ministère.
La veille du lancement de la démarche, on apprenait que le directeur général du parc éco-industriel, Jean-François Sornin, quitterait ses fonctions le 22 mars prochain. « Je laisse Valoris au moment où les litiges contractuels reliés à la construction du centre de tri sont en voie de règlement et où l’avenir s’annonce prometteur », avait-il annoncé par voie de communiqué. La personne qui lui succédera sera connue au cours des prochaines semaines.

Discontented Citizens : Valoris Wants to Expand Its Landfill Site

Anticipating that its engineered landfill site will be used to its full capacity by the middle of next year, Valoris has launched a $60 million expansion project. Covering an area of 33 hectares, the future landfill site would be in operation as of the summer of 2021. A public meeting at the Community Centre in Bury presented the project to about 100 citizens. They were quick to express their discontent and anger to the representatives of the recovery centre.

Earlier in the day, the new president of the board of directors and mayor of Sherbrooke, Steve Lussier, met with media representatives. «I consider it important to enlarge the present site, which would permit an additional capacity of about 4.5 million tonnes and would prolong its life by more or less 50 years,» he said, speaking in French.

The current engineered landfill site was put in service in December 2009, and covers 13 hectares. Since 2013, when the City of Sherbrooke began sending its waste materials to Bury, Valoris has been serving 190,000 Estrians.

Public Consultation
The director of communications, Louis Longchamps, opened the information evening, which lasted close to three hours. «It’s the beginning of a new partnership between Valoris and the community, and we really want it to work,» he said in French. If he was talking about open communication between the two parties, he quickly received it. After viewing a video presenting the company and its expansion project, the first discussion period set the tone for the meeting.

«An engineered landfill costs an arm and a leg to build!» exclaimed Monique Scholz, a municipal councillor for the Canton de Hampden. «I am horrified that, my god, next year we won’t have any more space. What happened? How did it fill up so fast?»

More than once, the Valoris director of projects, Jean-Jacques Caron, was not able to respond adequately to the citizens’ questions. All the same, Caron and Longchamps assured the audience that all of their questions would be resolved during three thematic workshops to take place in March, April, and May. Themes to be addressed in detail include water quality, odor emissions, and greenhouse gases, as well as the visual integration of the project into the landscape.

«The deforestation will be done gradually,» explained the director of communications. «The land around Valoris belongs to Domtar. Clearing the trees will harmonize with the activities already being carried out around us. The cut wood will be exploited.»

Next Steps
This week, the management of Valoris met with Benoit Charette, Minister of the Environment and the Fight against Climate Change. Next Wednesday, February 27, they are offering interested persons a visit to the Valoris facilities. These citizen meetings, along with the three thematic workshops previously mentioned, are part of a social outreach in relation to the communities neighbouring the Valoris site.

«The social acceptability of this project to enlarge the landfill site is essential, and I am very proud of the public consultations that have been put in place,» reiterated the board president, Steve Lussier. A report on the consultations will accompany the application for expansion, which is to be made to the ministry after mid-June.

The day before the consultation was launched, it was announced that the director general of the eco-industrial park, Jean-François Sornin, would be leaving his position on March 22. «I am leaving Valoris at a moment when the contractual disputes related to the construction of the sorting centre are in the process of being settled, and the future looks promising,» he announced in a press release, in French. His successor is to be announced over the course of the coming weeks.

Un projet de minigolf qui suscite la grogne à Chartierville

Lors de sa dernière séance du conseil, la municipalité de Chartierville a informé la population de son intention de construire un parcours de minigolf d’ici le début de l’été. La trentaine de citoyens présents à la réunion se sont élevés contre le projet et ont déploré le manque de communication de la municipalité.

Le projet final prévoit un parcours traditionnel de 18 trous devant être complété d’ici la Fête nationale. Le cout total de 95 000 $ sera absorbé aux deux tiers par la MRC (63 859 $), par le biais de son Fonds de développement des territoires, et le reste par Chartierville (31 140 $). La MRC a adopté la résolution concernant ce mode de financement en novembre dernier.
Le parcours de minigolf viendrait border le champ gauche de l’actuel terrain de balle-molle de la municipalité, tout juste derrière les terrains de pétanque déjà existants. Il s’agira d’une succursale de la franchise Miniputt l’Authentique, détenue par Ronald Poliseno, qu’on a connu en tant que commentateur aux côtés de Serge Vleminckx dans la mythique émission Défi mini-putt dans les années 90.

Pas cher, pas cher
La principale préoccupation des résidents présents à la rencontre d’information était le cout du projet et sa répercussion sur leur compte de taxes. Là-dessus, le maire Denis Dion s’est montré rassurant : « Si on décide d’aller de l’avant avec un investissement comme ça, c’est parce qu’on sait que ça augmentera pas les taxes puis que ça va être probablement bon en bout de ligne. » Il a également assuré que le « vieux gagné » de la municipalité, qui s’élève à environ 400 000 $, demeurera intouché avec le projet.

Questionné à savoir si une étude de marché avait été réalisée pour connaitre la viabilité du projet, le maire Dion a avoué que non. « Les études de marché, ça coute entre 5 000 et 10 000 $, puis on n’a pas cet argent-là. On fait nos recherches nous autres même. »

En tenant ouvert le commerce du mercredi au dimanche avant la tombée de la nuit, la municipalité de Chartierville estime les couts d’opération annuels entre 10 000 et 12 000 $. Un poste d’emploi étudiant serait créé pour servir les clients et on espère attirer des bénévoles pour l’entretien du terrain. Une résidente a rappelé le fait que les deux attractions actuelles de la municipalité, soit le Centre d’interprétation de la Mine d’or et la Côte magnétique, peinent déjà à trouver de la main-d’œuvre durant la saison touristique.

En catimini
Le maire Dion a dû rappeler l’assistance à l’ordre une demi-douzaine de fois au cours de la séance. Plusieurs citoyens étaient frustrés de se faire imposer le projet sans avoir été consultés au préalable. « On se fait pousser ça dans le fond de la gorge ! » M. Dion s’est défendu en disant que le projet avait été discuté à plusieurs reprises lors de réunions antérieures du conseil municipal.
Le maire Dion a poursuivi en disant être sûr que le reste de la population de Chartierville qui n’était pas à la séance d’information était en faveur du projet. « On s’entend que sur 287 personnes, vous êtes 52. Qui ne dit point [sic], consent », alla-t-il affirmer avant de soulever l’ire de l’assistance.
En janvier 2018, dans le but de dynamiser son milieu de vie et d’offrir une plus grande expérience touristique, Chartierville avait étudié d’autres projets, que ce soit des jeux d’eau ou encore une borne de recharge électrique. Ces projets furent éventuellement abandonnés à cause de leurs couts de réalisation trop élevés, sauf celui de minigolf.

La séance du début du mois fut l’occasion pour la communauté de rencontrer ses deux nouveaux conseillers, Claude Gagnon et Kenneth Cameron. Le premier a remplacé Édith Giard, qui avait quitté le siège 1 en octobre dernier, alors que le second a repris le siège 4 laissé vacant par Guy Gilbert en décembre dernier.

L’Escadron 670 tient son tout premier cérémonial

Les cadets du Haut-Saint-François ont tenu leur tout premier cérémonial de mi-année sous la présidence d’honneur de la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe. Outre les démonstrations de marche militaire, la soirée était également l’occasion de souligner le changement de commandement, qui est passé aux mains de Pascal Yergeau.

Le commandant sortant, Emmanuel Bouchard, avait beaucoup à dire sur l’Escadron 670. « Quand je suis arrivé ici il y a deux ans, on avait un gros mandat à relever. On avait des finances à redresser, on avait à trouver un nouveau local. » Le capitaine ne dirigeait alors qu’une dizaine de cadets de l’Aviation royale du Canada. Grâce à l’implication de parents et à l’introduction du biathlon et du tir à la carabine, le nombre d’inscrits a plus que doublé.

« L’Escadron 670 maintenant n’a plus les menaces qu’on avait, dans le passé, de fermeture », s’est réjoui capt Bouchard. « J’ai travaillé dans beaucoup d’unités de cadets dans les douze dernières années et le 670 a vraiment quelque chose de particulier. Il y a un bel esprit de famille ici qu’on ne retrouve pas ailleurs. »

Celui qui lui succède, le lieutenant Pascal Yergeau, abondait dans le même sens. « Ce qui est le fun ici, c’est que la communauté participe à nos activités. Et on peut participer aux activités de la communauté. » On a pu récemment voir le corps de cadets s’impliquer au marché de Noël de Westbury ou encore à l’Expo de Cookshire, l’été dernier.

La présidente d’honneur, Sylvie Lapointe, a procédé à l’inspection de l’escadron. « Honnêtement, je suis très surprise. C’est une première fois pour moi. Félicitations ! Vous m’épatez », s’est-elle exclamée en s’adressant aux adolescents.

Le cadet-commandant Louis Desruisseaux se rappelait ses premières années alors que l’escadron devait pratiquer dans un espace exigu au pavillon des sports d’East Angus. Les jeunes ont aujourd’hui le plaisir de pratiquer leurs marches à la cafétéria de la polyvalente Louis-Saint-Laurent. L’Escadron 670 du Haut-Saint-François existe depuis 33 ans.

Un club de chasse et pêche qui prend soin de sa forêt depuis 40 ans

Le Club de chasse et pêche du comté de Compton, situé à Newport, subit ces temps-ci sa quatrième coupe d’éclaircie en 40 ans, un cas rarissime dans le domaine sylvicole régional. Depuis 1978, Aménagement forestier et agricole (AFA) des Sommets s’occupe de l’immense domaine naturel du club, l’un de ses employés suivant même l’évolution des peuplements depuis 20 ans.

Lorsque le club de chasse et pêche centenaire a contacté l’AFA des Sommets en 1978, l’organisation sylvicole venait tout juste d’être fondée. Depuis ce moment, environ une fois aux dix ans, l’AFA se rend sur le territoire qui rejoint les routes 212, 210 et 257 pour effectuer des coupes d’éclaircie. Lors de ces interventions, de 25 à 30 % des arbres d’une zone identifiée sont sélectionnés puis récoltés.

Du jardinage bénéfique
En prenant en compte cette quatrième coupe en cours depuis début janvier, on en arrive à avoir exploité plus de 100 % de la forêt. Pourtant, sur place, rien ne laisse présager que l’entièreté du boisé a pu être prélevée. Des arbres de différentes tailles et essences s’étendent à perte de vue.
C’est là le but de l’aménagement forestier, nous explique Sylvain Rajotte, ingénieur forestier et directeur de l’AFA des Sommets. Selon les gouts du propriétaire terrien, la nature des travaux sylvicoles variera, mais la qualité des arbres demeure l’ultime objectif.
Dans les années 70, la première intervention au Club de chasse et pêche du comté de Compton visait un nettoyage. À la fin des années 80, le bois de qualité commençait déjà à se faire présent. La troisième coupe dans les années 90 a permis d’en sortir une bonne quantité, alors que l’éclaircie actuelle confirme le travail fait antérieurement. Ces neuf semaines de labeur produiront 5000 mètres cubes apparents dont près de 50 % destinés au sciage.

Des gens d’ici
S’il en est un qui est bien au fait du dossier, c’est le gestionnaire du projet, Jean Tremblay. Le technicien forestier en est à sa troisième présence sur les lieux en 20 ans. Comme il s’agit d’un travail sur le long terme, M. Tremblay parle déjà de la cinquième coupe qui devrait aller vers 2030. Il ne penserait pas être de la partie cette fois-là, comme il songe à la retraite éventuellement.

Il y a dix ans, Jean Tremblay avait fait appel à un jeune sous-traitant pour la troisième coupe. Il s’agissait de Philippe Vallée, petit-fils du fondateur de la Scierie Paul Vallée à Saint-Isidore-de-Clifton, qui opérait l’abatteuse lors de notre passage. « C’était dans nos tout débuts. Quand on a commencé, Jean m’avait appelé pour faire le chantier ici. C’était dans les premiers temps qu’il y avait de la mécanisation. »

Le nerf de la guerre
La machinerie est désormais un incontournable dans le milieu forestier. Elle permet à la fois la production en volume et de qualité. Sylvain Rajotte, le directeur de l’AFA, a vu un changement pour le mieux avec l’arrivée de celle-ci. Auparavant, la récolte manuelle était l’affaire d’hommes de 55 ans et plus. Maintenant, la technologie a réintéressé les jeunes au domaine. De là à ramener la moyenne d’âge sous les 40 ans, à l’instar de Philippe Vallée.
Cette technologie couplée à l’informatique permet des avenues nouvelles. « Ça aide à faire de meilleures opérations et de moins faire d’erreurs », explique M. Vallée. C’est ainsi que de son bureau, Jean Tremblay peut suivre l’évolution du travail de Philippe en temps réel et ainsi mieux planifier la suite des opérations. Un avantage indéniable quand on gère simultanément d’autres équipes situées sur d’autres chantiers.

De plus, la technologie GPS fournit aux opérateurs de machinerie des cartes géographiques des environs qui recensent les ruisseaux à contourner ou les sentiers déjà tracés, ce qui limite les impacts sur la forêt.

Des avantages à long terme
Une fois le bois coupé, celui-ci est acheminé à l’usine Champeau de Saint-Malo ou à la Domtar. Le site éclairci du club de chasse et pêche s’en trouve alors dans un meilleur état. « Les travaux qu’on fait améliorent la qualité de la chasse », résume Jean Tremblay. Dans le cas du club de Newport, l’objectif était de favoriser la présence de gibier en lui offrant un environnement propice. Bien sûr, les travaux d’aménagement varient au gré des objectifs des propriétaires.

La relation qui perdure depuis 40 ans entre l’AFA des Sommets et le Club de chasse et pêche du comté de Compton constitue l’exception à l’heure actuelle. Toutefois, selon le directeur Sylvain Rajotte, de telles habitudes d’entretien forestier deviendront coutume, voire la norme, dans le futur.

Un ravage de cerfs qui cause des ravages

L’hiver, une partie de la faune s’invite chez Mario Bourgoin contre son gré. Depuis 2010, le producteur laitier est aux prises avec des hordes de cerfs de Virginie qui viennent brouter son foin durant la saison froide. Cette forme de déprédation lui coute quelques milliers de dollars annuellement.
Plutôt solitaires en été, les chevreuils se regroupent en troupeaux de plusieurs dizaines l’hiver venu, dans des espaces d’une forêt qu’on appelle ravages. À partir de ces points, les groupes forment des réseaux de sentiers menant à des points de nourriture. La ferme de Mario Bourgoin et ses balles de foin entreposées à l’extérieur constituent l’une de ces destinations prisées pour les cervidés, quelque part sur le chemin Flanders entre Cookshire-Eaton et Newport.

À la suggestion de représentants du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Bourgoin s’est construit un parc clôturé d’une hauteur de 2,5 m (8 pi) pour protéger une partie de ses balles rondes de foin. « J’ai d’affaire à attacher la porte de la clôture en fin de la journée, puis pas juste l’accrocher. L’attacher ! Ils sont fouineux en tabarnic. Il y en a qui se sont déjà glissés en dessous et qui ont décroché la broche. Ils savent que c’est là. »

Plusieurs désagréments
Outre l’argent et le temps perdu à nettoyer les balles de foin éventrées, la présence de cerfs amène d’autres inquiétudes à Mario Bourgoin. « L’année passée, c’est huit carcasses que j’ai ramassées dans la prairie. » Suite à la découverte d’un cas de maladie débilitante chronique des cervidés dans les Laurentides en octobre dernier, l’agriculteur craint d’incorporer par mégarde des restes ou des excréments infectés lors d’un fauchage. D’autant plus que la maladie s’apparente à l’encéphalopathie spongiforme bovine (maladie de la vache folle).

Le passage quotidien de plusieurs dizaines de bêtes laisse aussi des sentiers bien visibles dans les champs. M. Bourgoin affirme que, une fois le beau temps de retour, ces sillons demeurent des endroits où rien ne pousse après avoir été piétinés tout l’hiver. Le producteur laitier possède aussi 150 acres de forêt où il fait de l’aménagement et de la récolte de sirop d’érable. Malheureusement, toutes les jeunes pousses d’arbres se font dévorer avant d’atteindre la maturité à l’heure actuelle, ce qui ne permet pas la régénération de la végétation.

Optimal aux yeux du ministère
Au fil des ans, Mario Bourgoin a contacté à plusieurs reprises le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour signaler ce qui est à ses yeux une surpopulation de cerfs de Virginie dans son secteur. Chaque fois, ses interlocuteurs lui disaient qu’il n’y avait rien à faire ou que les choses seraient prises en main prochainement. « Il faudrait qu’ils commencent à nous écouter puis voir qu’on a vraiment un problème », se désole le producteur laitier qui ne sait plus sur quel pied danser.

Du côté du ministère, on considère la densité de cervidés comme optimale avec 4 cerfs/km2 à l’heure actuelle. Dans son dernier Plan de gestion du cerf de Virginie au Québec, on stipule que « la capacité de support biologique est respectée dans cette zone. Les cerfs sont en bonne santé alors que l’habitat forestier estival ne semble pas être dégradé. L’habitat hivernal (ravages) est, par contre, très utilisé et la biodiversité végétale est altérée par le surbroutage. Les cultures et les forêts sont gravement endommagées. »

« Les appels, les plaintes et les constatations des citoyens démontrent que les propriétés privées subissent aussi de graves dommages. Bien sûr, certaines autres productions pourraient justifier l’emploi de clôtures. Mais nous ne pouvons pas clôturer toutes les forêts, productions agricoles de grandes surfaces et propriétés privées. C’est d’abord une question d’efficacité, ensuite de non-rentabilité et, finalement, d’esthétisme pour les propriétaires et les producteurs. Mais, finalement, le cerf lui-même ne saurait survivre dans un habitat totalement clôturé, donc divisé. Le cerf disparaîtrait d’un tel habitat subdivisé, et ce, au grand dam des chasseurs. »

En attendant, Mario Bourgoin souhaite au moins éduquer la population à cesser de nourrir les cervidés, comme ceux-ci s’acclimatent à la présence humaine et s’aventurent toujours de plus en plus loin sur les propriétés.

Un roc, un pic, un cap ? Non, une péninsule forestière !

Faire de la forêt une priorité est un combat de tous les jours pour Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie. « Il faut que la culture forestière imprègne le discours politique et les aspirations sociales. Il faut que les gens soient fiers de leur forêt. »

Qu’on se le dise, aux niveaux technique et économique, la forêt se porte passablement bien dans le Haut-Saint-François. La MRC est la deuxième région estrienne en termes de production et de superficie boisées, après sa voisine du Granit. Des entrepreneurs, transporteurs et transformateurs des produits du bois ont leurs installations à même la région ou tout près. Néanmoins, il manquerait la «petite coche» de plus. Que la forêt devienne un enjeu stratégique porté par nos élus.

En faire une priorité
Depuis l’abolition des Conférences régionales des élus (CRÉ) en 2016, M. Gendron n’a pas retrouvé la préoccupation de mettre la forêt de l’avant. Il constate que, même du côté de la Table des MRC de l’Estrie, la question ne fait pas partie des enjeux stratégiques de la région au niveau des ressources naturelles. Il estime que les producteurs, agriculteurs et forestiers pouvaient faire valoir leurs points à l’époque des CRÉ. Aujourd’hui, seule une poignée d’élus locaux sont sensibles à la cause.

« Comment ça se fait que le bois comme matériau et que la forêt qui le produit ne reçoivent pas plus de reconnaissance et de noblesse ? », se désole Jean-Paul Gendron. Celui-ci s’étonne toujours que le matériau ne soit pas systématiquement inclus dans la construction des nouveaux bâtiments publics, comme le Centre communautaire de Johnville. Même étant une région forestière, le Haut-Saint-François traine de la patte face à d’autres endroits de la province et d’outre-mer. Bien qu’en retard, même la Ville de Sherbrooke s’apprête à mettre en application la Charte du bois du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour accroitre l’utilisation du bois dans la construction.

Outre ses avantages esthétiques et même psychologiques, les intérieurs et structures en bois contribuent à la lutte aux gaz à effet de serre en séquestrant, ou conservant, une grande quantité de carbone. Il s’agirait simplement d’une mentalité ou d’un réflexe à adopter.

À la hausse
Cette meilleure intégration du bois dans notre quotidien passe aussi par un meilleur accès à la matière. Aux yeux de M. Gendron, il y a un dysfonctionnement de la gestion de la forêt privée. À l’heure actuelle, une forme d’embourgeoisement prend place dans les campagnes. On note une augmentation du nombre de retraités qui s’achètent un lot, se construisent une propriété et font augmenter la valeur foncière des environs.

Bien que l’occupation du territoire et la revitalisation des régions sont loin d’être mauvaises en soi, il demeure qu’une pression supplémentaire est mise sur les jeunes qui aimeraient également être propriétaires terriens. Un lot boisé de qualité passable débute aux environs de 1000 $ par acre. Un jeune sortant des bancs d’école ne peut envisager sérieusement d’acheter de grandes superficies et de vivre de l’exploitation forestière.

C’est pourquoi se dessine la tendance des petites superficies dans le domaine agroforestier. On peut penser au Jardinier déchainé à Cookshire-Eaton ou encore aux Maraîchers de l’or vert à Sawyerville comme exploitations sur petites surfaces à succès.

Pas juste pour bucher
Sinon, parmi les propriétaires de petits lots boisés, une majorité en possède par pur plaisir, pour raisons récréatives. L’exploitation ou la rentabilisation de leurs terres ne viennent qu’en bout de ligne de leurs valeurs et intérêts. Il n’en demeure pas moins que le bois récolté à l’heure actuelle ne représente que la moitié du volume qui pousse annuellement dans les forêts estriennes. Une grande part de capital dort en quelque sorte au lieu d’être utilisée comme levier économique.

Les débouchés se font aussi de plus en plus nombreux. Si l’on pense à la forêt «mécanique» qui produit du bois destiné aux scieries, la forêt agricole, et même chimique, commence à poindre le bout de son nez. Un récent inventaire réalisé par Cultur’Innov démontre que le Haut-Saint-François possède un potentiel fort intéressant en termes de produits forestiers non ligneux (PFNL) comme les champignons, noix et fougères. De même, des entreprises comme Enerkem à Westbury développent des biocarburants à partir de poteaux usagés et de matières résiduelles.

Centre de biathlon La Patrie

La Coupe Québec 3 de biathlon, qui se tenait les 26 et 27 janvier derniers à La Patrie, a été écourtée alors que les épreuves de la journée de dimanche ont été annulées en raison de forts vents. Le chef de la compétition, Daniel Harvey, n’avait jamais rien vu de tel.

« C’est la première fois en 20 ans que je vois ça », poursuit, encore abasourdi, M. Harvey. Les épreuves de sprint du samedi avaient attiré quelque 80 athlètes, alors qu’un nombre similaire se représentait le dimanche pour les compétitions de poursuite. Dix minutes après le coup de départ donné à 11 h, le jury a pris la décision d’interrompre les courses à cause du vent qui venait de se lever.

Ce jour-là, certaines rafales ont atteint les 70 km/h sur le site de biathlon de la route 257. Ce n’est évidemment pas idéal lorsqu’on est un participant qui vient de faire un tour de piste et qui doit maintenant atteindre une cible située à 50 m en tirant sa carabine. Mais cela allait plus loin. Certains des tapis de caoutchouc installés au pas de tir et sur lesquels se positionnent les biathlètes commençaient à lever de terre. Ceux-ci ont au moins un pouce d’épaisseur et pèsent plusieurs livres.
« J’ai aussi des clôtures sur lesquelles le vent n’avait aucune emprise, mais qui sont tombées », poursuit Daniel Harvey. « J’espère ne pas revivre ça. » Il faut dire que l’homme accompagné de fidèles bénévoles passe la semaine précédant l’événement à préparer le terrain, faisant partie de la ferme Claude Morin. « On ne l’a pas eu facile cette année », résume celui qui a embrassé la discipline sportive grâce à sa conjointe Érika Charron.

Le jeudi précédant la Coupe, entre 30 et 50 mm de pluie s’étaient abattus sur la région, ce qui avait forcé les organisateurs à prendre congé. Le vendredi avait ramené les températures sous zéro. Les gens de terrain avaient alors eu à travailler et façonner le parcours à la pelle en soulevant la lourde gadoue. Le samedi, à l’ouverture des compétitions, tout était étonnamment beau. C’est le lendemain que les choses se sont gâtées.

Les épreuves de sprint du samedi ont tout de même eu le temps de voir terminer des espoirs locaux en première position, soit François Harvey et Meryka Labrecque dans leur catégorie respective junior 4,5 km. Toujours du club Biathlon Estrie, Pauline Grandbois a décroché la troisième position dans la catégorie Filles seniors 6 km, tandis que Cédrick Wigger s’est mérité le second rang chez les Hommes benjamins 7,5 km.

La Société d’histoire de Weedon expose ses archives

La Société d’histoire de Weedon inaugurera son exposition À la découverte de nos archives lors d’un vernissage le 17 février prochain à 13 h, au Centre culturel de Weedon. Après avoir abordé des thèmes comme les sports et loisirs ou encore les écoles de Weedon et des alentours, la Société d’histoire a retenu le thème des archives en 2019.

L’objectif de l’exposition est « de donner aux gens le gout de venir voir ce qu’on a en stock comme matériel historique, de susciter leur curiosité », mentionne Yves St-Pierre, président de la société. Celle-ci s’intéresse autant à sa municipalité d’accueil qu’à celles environnantes, soit Lingwick et les anciens hameaux de Fontainebleau et de St-Gérard.

Après avoir présenté le film Soirée des stars de Weedon 1989 l’année dernière, l’organisme récidive cette année avec l’édition 1990 de l’activité qui mettait en vedette des citoyens qui faisaient un tour de chant ou quelques pas de danse. On peut comparer le résultat final à une édition locale de Soirée canadienne. Au moment de l’entretien, les membres de la Société en étaient toujours à tenter de transférer la cassette VHS originale vers un support numérique.

Hormis cette pièce d’anthologie, la Société d’histoire a accumulé en 37 années d’existence des milliers de documents. « Des tonnes ! », précise la cofondatrice Thérèse Lavertu. Cette accumulation a même forcé le regroupement à changer de local au Centre communautaire de la rue des Érables, il y a deux ans. L’exposition sur les archives présentera entre autres une recherche universitaire sur la mine de Fontainebleau, des souvenirs des derniers propriétaires du vieux moulin et de nombreuses photos sur les ponts, les prêtres et les gens d’ici.

Une vidéo présentera les installations et l’envers du décor de la Société d’histoire de Weedon. Lors du vernissage, une douzaine de membres du comité exécutif et de bénévoles ayant aidé à l’élaboration de l’exposition seront présents pour s’entretenir avec le public. À la découverte de nos archives sera accessible du 15 février au 15 mars dans la galerie Le Harfang du Centre culturel de Weedon les lundis, jeudis et vendredis en journée en plus des soirs de spectacles.

Expo photo de La Passerelle

Le Centre des femmes du Haut-Saint-François La Passerelle présentera l’exposition photo Parfaites telles quelles lors d’un vernissage qui se tiendra le vendredi 8 mars, au Manège militaire de Bury. L’événement, qui est ouvert à tous, servira à sensibiliser la population à l’importance de la diversité corporelle. Le projet mettra de l’avant 17 femmes du Haut-Saint-François, âgées entre 20 et 70 ans, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes.

« C’est un projet artistique pour valoriser le corps de la femme sous toutes ses formes », résume d’entrée de jeu l’intervenante Virginie Bernier. La stagiaire Camille Marquis vient compléter : « En faisant ce processus-là avec les photos, on se réapproprie notre propre corps. Pendant l’événement, les gens qui vont peut-être passer des commentaires, nous, on va être présentes pour démystifier les commentaires par rapport aux photos. C’est un projet d’émancipation. »
Au cours des dernières semaines, les participantes au projet se sont réunies lors d’ateliers pour échanger et préparer leur concept de photo. Certaines ont fait des recherches pour s’inspirer d’œuvres déjà existantes. Lors du vernissage, des mots accompagneront les clichés anonymes afin d’en expliquer la signification. Globalement, le but est de mettre en évidence l’impact des standards de beauté et des pressions sociales subies par les femmes au quotidien.

« C’est comme une démarche personnelle et collective en même temps », s’enthousiasme Camille Marquis. « C’est le fun; il y a beaucoup d’angles à aller chercher », poursuit celle qui a étudié en arts visuels.

La photographe Kim Gaudreau s’occupera de capter le groupe de participantes au cours de la semaine du 12 février. « On voulait une photographe féministe et qui était capable de comprendre la démarche. Ça prend quelqu’un de sensible et d’ouverte », explique Virginie Bernier.
Le vernissage de Parfaites telles quelles se déroulera entre 17 et 20 h, le vendredi 8 mars prochain. Le Manège militaire de Bury est situé au 563, rue Principale. Des billets au cout de 5 $ en prévente sont disponibles au Centre des femmes et dans quatre autres points de vente de la région. Pour les connaitre ou pour voir les possibilités de covoiturage pour se rendre à l’événement le 8 mars, les intéressés sont invités à communiquer directement avec La Passerelle, en ligne ou par téléphone au 873-825-7060.

Deux octogénaires en or

Les réunions du Club de l’âge d’or de Bulwer ne seraient pas les mêmes sans l’implication de Keith et Margaret Vintinner. Alors que plusieurs regroupements locaux peinent à recruter des membres et des bénévoles, celui de Bulwer a vu ses rangs doubler au cours des dernières années. Le couple Vintinner fait aujourd’hui la différence dans la vie de quelque 90 ainés de la communauté anglophone de la région.

Keith Vintinner détaille ses fonctions de président du Bulwer Golden Age Club : prendre soin des ainés en s’ajustant à leurs besoins. C’est ainsi que, chaque deux semaines, le club se réunit au Centre des loisirs de Bulwer sur le chemin Jordan Hill, à Cookshire-Eaton. L’après-midi débute avec quelques jeux de cartes (crib, whist) ou des séances de boulingrin (pétanque intérieure). S’ensuit un repas préparé par Peggy et Leigh Grapes.

Celle qui est capitaine du club complète à son tour : « Je prends soin de mes petites vieilles », souligne en riant Margaret Vintinner, née Dupuis. Entre les rencontres, elle récolte les réservations des membres et s’occupe de la répartition des places les mardis de réunion. Lors du plus récent repas, Mme Vintinner avait accueilli 74 convives répartis sur 8 tables de 12 places.

Ensemble, le couple Vintinner égaye le quotidien parfois monotone de leurs semblables. Lorsqu’un membre ne peut assister à la rencontre bimensuelle à cause d’un souci de santé, le Club de l’âge d’or lui fait parvenir une carte. Ces petites attentions font toute la différence selon Mme Vintinner. « C’est toutes des petites affaires qui comptent pour pas grand-chose, mais pour eux, ah !… » Le club de Bulwer a aussi instauré la tradition des plaques, ou certificats honorifiques, lorsqu’un de ses membres atteint la barre des 90 ans.

Après avoir vécu et travaillé en Ontario pendant 20 ans, Keith Vintinner a rejoint le club à son retour à East Angus pour pouvoir jouer aux cartes et socialiser. Lorsqu’il en est devenu président en 2014, ils étaient 45 membres âgés de 65 et plus à se réunir régulièrement. Depuis, le cercle a grossi pour atteindre 90 personnes qui viennent des municipalités environnantes de Lennoxville, Bury et East Angus. Des comptes-rendus de chaque rencontre sont publiés dans les pages du journal The Record.

S’ils continuent ainsi, les jeunes octogénaires que sont Keith et Margaret Vintinner recevront à leur tour le certificat des membres honoraires de plus de 90 ans du Club de l’âge d’or de Bulwer. Pour l’instant, ils entameront au printemps leur 62e année de mariage, leurs noces d’ivoire.

Two Golden Octogenarians

The meetings of the Bulwer Golden Age Club would not be the same without the involvement of Keith and Margaret Vintinner. While many local groups struggle to recruit members and volunteers, the Bulwer group has seen its numbers double during the past few years. Today, the Vintinner couple makes a difference in the life of some 90 seniors in the English-speaking community of the region.

Keith Vintinner described his role as president of the Bulwer Golden Age Club as taking care of seniors by adapting to their needs. Thus it is that every two weeks the club meets at the Bulwer Community Centre on Jordan Hill Road in Cookshire-Eaton. The afternoon begins with several card games (crib, whist) or a session of carpet bowling. Then a meal is served, prepared by Peggy and Leigh Grapes.

She who captains the club continues, laughing: «I take care of my little old ladies,» said Margaret Vintinner, née Dupuis. Between the meetings, she collects the reservations of members and takes care of the seating plans for the Tuesday events. During the most recent meal, Mrs. Vintinner welcomed 74 participants, divided among eight tables of 12 places each.

Together, the Vintinner couple brightens up what is sometimes the daily monotony of their peers. When a member cannot attend the bi-monthly gathering because of a health concern, the Golden Age Club sends them a card. Such special touches make all the difference, according to Mrs. Vintinner. «It’s all these small gestures that count for very little, but for them, oh!…» The Bulwer Club also introduced the tradition of giving plaques or honorary certificates when one of its members reaches the age of 90.

After having lived and worked in Ontario for 20 years, Keith Vintinner joined the club upon his return to East Angus, in order to play cards and socialize. When he became president in 2014, 45 members aged 65 older were meeting regularly. Since then, the circle has grown to 90 persons, many of whom come from the neighbouring municipalities of Lennoxville, Bury and East Angus. Reports of each meeting are published in the pages of The Record.
If they continue on this path, the young octogenarians who are Keith and Margaret Vintinner will, in their turn, receive a certificate of honorary membership in the 90-plus league of the Bulwer Golden Age Club. For the moment, they are undertaking their 62nd year of marriage as of this spring, their ivory anniversary.

Producteurs de lait de l’Estrie, solides malgré tout

L’organisation des Producteurs de lait de l’Estrie effectuait un arrêt à Dudswell dans le cadre de leur tournée des secteurs 2019. La rencontre a réuni plus d’une vingtaine de producteurs de la région, comme Maude et Maxime Fontaine de la Ferme Fontabel à Weedon.

Les sujets abordés au cours de la journée allaient du programme de certification ProAction à l’aide à la relève et au démarrage d’entreprises agricoles, en passant par les nouvelles règles de qualité qui seront instaurées dans l’industrie au courant de l’année. La conseillère à l’UPA Estrie, Mariane Paré, accompagnait les présidents des syndicats laitiers du Haut-Saint-François et du Val-Saint-François–Sherbrooke, Marcel Blais et Douglas Morrison. ­

Des accords de libre-échange désavantageux
Outre l’information magistrale prévue à l’horaire, les représentants Blais et Morrison en ont également profité pour informer les membres, du travail fait en coulisses. Ceux-ci ont rencontré le ministre fédéral de l’Agriculture, Lawrence MacAulay, et le secrétaire parlementaire, Jean-Claude Poissant, à la mi-janvier. Leurs revendications portaient entre autres sur l’obtention des compensations promises par la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, suite à la conclusion de l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC).

Suite aux résolutions proposées par les membres et soumises au vote, les producteurs locaux ont pu y aller de questions et de commentaires sur l’industrie laitière. La nouvelle mouture du Guide alimentaire canadien n’a pas manqué d’être abordée. Marcel Blais ne pouvait prédire les changements dans les habitudes de consommation des gens.

Le retour du balancier
Pour renchérir, Douglas Morrison a présenté l’exemple du beurre. « Il y a 20-25 ans, on avait décidé de ne plus faire de publicité pour le beurre. On pensait que sa consommation ne reviendrait jamais. Mais depuis 4-5 ans, il y a un engouement pour les produits “gras”. Le monde mange moins, mais veut une alimentation savoureuse. » Un producteur est venu appuyer ses dires en constatant le retour des yogourts à plus forte teneur en matières grasses, après la mode des yogourts grecs et ceux à 0 %.

Le président du secteur Val-Saint-François–Sherbrooke avait tout de même une note positive en guise de conclusion. Particulièrement depuis la signature de l’AEUMC en octobre dernier, les consommateurs sont beaucoup plus conscientisés et appuient plus leurs producteurs qu’avant.
La rencontre qui s’est déroulée à la salle communautaire de Dudswell marquait le milieu de la tournée de l’association. Après avoir visité le Val-Saint-François et le Granit, les Producteurs de lait de l’Estrie se dirigeront vers les secteurs de Coaticook et des Sources durant la deuxième moitié de février.

May the Seed Festival Begin!

The sixth annual Seed Festival organized by the Sawyerville Community Garden is planned for Saturday, February 16, at the Notre-Dame-du-Saint-Rosaire Church. The event will bring together some 20 kiosks of seed producers, market gardeners and artisans, in addition to offering a dozen speakers. Several of the presentations will be in English or bilingual, an innovation this year.

“In Cookshire, 20% of the population is English-speaking, so it will be fun to have some presentations that can include this pool of participants. It’s something we worked hard to do this year,” mentioned Sammuel Tanguay, treasurer of the Community Garden. He is also a producer at the Les Maraichers de l’or vert Farm, and one of the bilingual speakers. His presentation will be about regenerative farms.

The other topics discussed during the day will range from pollinators to living soils, including cultivating nuts and mushrooms, and fermenting vegetables. Having taken place at the Ramana Hotel last year, the Seed Festival will extend throughout the basement as well as the ground floor of the Notre-Dame-du-Saint-Rosaire Church. “We try to improve the Seed Festival each year,” said Tanguay. “It’s becoming bigger and bigger.”

Among other presenters and participants, visitors will have an opportunity to talk with producers Daniel and Madeleine Labonté of the Jardins des Bocages in Cookshire-Eaton and Brian Creelman of Seeds for Food in Dudswell. They can also learn more about the Rameal Chipped Wood (RCW) technique from Louis Langlois.

Lunchtime will offer a variety of options cooked up by a team of volunteers. This year, greater place is being given to vegetarian and vegan dishes. “We are trying to attract as many people as possible by being inclusive, whether in the foods served or in the presentations,” said Sammuel Tanguay.

It’s a question of being ready for the arrival of springtime. The Sawyerville Community Garden invites everybody to the Seed Festival on February 16. It is possible to buy tickets or to ask questions by contacting the organization directly. The event takes place at the Sawyerville church situated at 4 Randboro Road in Cookshire-Eaton.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François