Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.

Création de 98 ilots et un potentiel de 180 résidences

À moins d’un imprévu, le conseil des maires de la MRC du Haut-Saint-François devrait adopter, ce soir (mercredi) le projet de règlement modifiant le schéma d’aménagement et de développement de la MRC. L’exercice touchant l’article 59, concernant la construction résidentielle en zone agricole permettra l’ajout de 98 ilots dont 70 avec morcellement et 28 sans morcellement, pour un potentiel de 180 nouvelles constructions.

La MRC du Haut-Saint-François a été une des premières à adopter ce genre de réglementation en 2005 et avait besoin « d’être mise au goût du jour », d’exprimer le préfet, Robert Roy. D’ailleurs, les ajustements, explique Jérôme Simard, aménagiste à la MRC, ont pour effet d’ajouter de nouveaux ilots déstructurés. Une rencontre publique d’information à laquelle s’est présenté un seul citoyen, la semaine dernière, visait à expliquer la portée de la modification du schéma d’aménagement de la MRC pour intégrer les nouveaux paramètres de l’article 59 qui a été négocié avec la Commission de protection du territoire agricole du Québec et l’UPA.

5 éléments
M. Simard explique les cinq principaux éléments qui sont intégrés à l’intérieur de la nouvelle réglementation. Un des premiers, précise-t-il, était d’ajuster les limites de certains ilots de 2005 en fonction du nouveau cadastre pour éviter des discordances ou des incohérences. Cette mise à jour, pour ainsi dire, touche 14 ilots, de 2005, qui ont été réajustés en fonction des nouvelles limites du cadastre. Le deuxième élément, constituant le cœur des modifications est d’intégrer 98 nouveaux ilots déstructurés à l’intérieur du schéma d’aménagement. De ce nombre, 70 ilots sont avec morcellement permettant la construction potentielle de 135 résidences et 28 sans morcellement offrant une possibilité de 45 nouvelles résidences. D’autres éléments ont été intégrés, précise M. Simard et ça concerne la possibilité de déposer de nouvelles demandes à la commission (CPTAQ) pour déplacer par exemple la résidence sur le même lot, ce qui était impossible avant. On ajoute également la possibilité de permettre la conversion en usage résidentiel d’un terrain qui est utilisé à des fins commerciale, industrielle ou institutionnelle. À titre d’exemple, M. Simard mentionne que le propriétaire d’un commerce de débosselage sur un terrain pourrait le transformer en résidence. Il devra déposer une demande à la CPTAQ qui en jugera la pertinence. Autre élément qui s’ajoute pour certains ilots déstructurés avec morcellement afin de permettre l’accès au chemin d’une propriété de grande superficie. Il s’agit de conserver un accès au chemin d’une largeur de 15 mètres des propriétés qui ont plus de 60 mètres de profondeur et plus de 4 hectares de superficie. Cette nouvelle mesure qui a pour effet d’éviter l’enclavement de la partie arrière de l’ilot va s’appliquer aux nouveaux ilots et ceux de 2005. Dernier élément est d’intégrer une disposition particulière au schéma pour venir spécifier que les ilots déstructurés avec et sans morcellement ne créeront pas de contraintes supplémentaires pour l’agriculture au niveau du respect des distances séparatrices.

Adoption
Outre l’adoption de la nouvelle réglementation, les élus adopteront parallèlement un règlement de contrôle intérimaire comprenant les mêmes dispositions pour mettre en application immédiatement ces nouvelles normes afin que les municipalités puissent les appliquer du moment où ils vont entrer en vigueur. Le tout sera acheminé au MAMOT qui disposera de 60 jours pour se prononcer sur les deux règlements. Une fois qu’il aura donné le feu vert, les municipalités pourront commencer à appliquer la nouvelle réglementation et délivrer des permis de construction en conséquence sur leur territoire respectif. Si tout va bien, cela pourrait être fonctionnel vers la fin de février 2019.

La promotion des ilots disponibles sera l’affaire de chacune des municipalités du territoire et bien entendu des propriétaires d’ilots. À Weedon par exemple, le maire Richard Tanguay mentionne « avec les lots, on va les rendre accessibles. On va informer le monde. En partant avec notre inspecteur, quelqu’un qui cherche un terrain, ça sera de l’informer que tel lot est classé déstructuré et qui a un potentiel de développement en ajoutant une maison, c’est déjà un élément. Ensuite, d’informer les propriétaires eux-mêmes pour être sûr qu’ils ont bien compris que s’ils veulent se départir de leur lot, c’est un attrait pour eux. Ils savent que leur lot, il peut avoir une maison dessus donc c’est bien plus alléchant à vendre le terrain que d’être pris avec un terrain que tu ne peux rien faire ». À Weedon, on dénombre 6 ilots avec morcellement pour un potentiel de 8 constructions et deux ilots sans morcellement pour un potentiel de 3 constructions. M. Tanguay ajoute que la disponibilité des ilots avec des constructions potentielles pourrait également s’inscrire à l’intérieur de la démarche globale et intégrée du Haut-Saint-François.

Mentionnons que la mise en vigueur de l’article 59 en 2005 avait permis la création de 21 ilots avec morcellement sur l’ensemble du territoire. Depuis, on dénombre 54 constructions résidentielles incluant les grandes superficies dont 23 résidences se retrouvent à l’intérieur d’ilots déstructurés. Il reste donc encore un potentiel de 157 résidences. En ajoutant ce nombre aux 180 constructions potentielles, on se retrouve avec une possibilité de 337 nouvelles constructions sur le territoire.

Journées d’action contre la violence faite aux femmes

Le Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, en collaboration avec La Méridienne, maison d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, invite celles-ci à participer à deux activités qui se dérouleront les 4 et le 6 décembre dans le cadre des 12 Journées d’action contre la violence faite aux femmes prenant fin le 6 décembre, moment de la commémoration de la tuerie de la Polytechnique.

Les femmes sont invitées le 4 décembre prochain à une activité sous le thème Vos violences, nos répliques qui se déroulera à compter de 18 h au Centre des femmes du Haut-Saint-François, situé au 275, rue Principale Est, à Cookshire-Eaton. Les participantes feront une réflexion collective à partir de la brochure Votre antiféminisme, nos répliques ! Le document, explique Andrée Larrivée du Centre des femmes du Haut-Saint-François, traite des gestes, des paroles, des commentaires, des comportements faits envers les femmes. Elle ajoute que certains hommes rendent les femmes responsables de tous les problèmes au sein de la famille. « Ces commentaires peuvent se faire dans des soupers de famille, des groupes d’amis et on ne sait pas comment réagir. L’activité du 4 décembre va nous permettre de réfléchir collectivement à comment recevoir ces commentaires, comprendre pourquoi c’est difficile de réagir et comment on aimerait réagir. Donc, on va se pratiquer à réagir. La réflexion, explique-t-elle, va se faire à partir de la brochure, mais surtout à partir du vécu des femmes. On veut que ce soit quelque chose qui les rejoint dans leur quotidien », d’insister, Mme Larrivée.

Une seconde activité prévue le 6 décembre, au Centre des femmes et à la même heure marquera la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes en mémoire des 14 étudiantes de Polytechnique à Montréal. Elles ont été abattues pour la simple raison qu’elles aspiraient à des métiers traditionnellement masculins. À cette occasion, les femmes seront invitées à allumer simultanément une bougie. Mme Larrivée mentionne que ce geste va plus loin que le souvenir des victimes de la polytechnique, c’est un geste de solidarité envers toutes les femmes qui ont subi et subissent des violences. Les participantes seront invitées, si elle le désire, à faire des témoignages. Le tout se déroulera dans une ambiance intime et en toute confidentialité. Mme Larrivée invite les femmes qui ne pourront se joindre à la rencontre de participer au mouvement en allumant une bougie chez elle que ce soit seul, entre amies ou en famille. Mentionnons que ces activités sont gratuites et que toutes les femmes sont bienvenues.

La maison d’hébergement La Méridienne participe également au mouvement et fera la distribution, sur l’ensemble du territoire, de napperons portant sur la violence conjugale. Les personnes désireuses de joindre La Méridienne pour de l’information ou autre peuvent le faire en composant sans frais 1 888 699-3050 ou 819 877-3050. Par ailleurs, des rubans blancs sont toujours disponibles dans le cadre de la présente campagne de sensibilisation. Pour s’en procurer, il suffit de se présenter au Centre des femmes à Cookshire-Eaton ou composer le 873 825-7060.

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Ouverture de lits de surcapacité dans les CHSLD de l’est du territoire

Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS procède à l’ouverture de 32 lits de surcapacité dans neuf centres d’hébergement et de soins de longue durée dans la zone est de son territoire. Pour le Haut-Saint-François, cela signifie que 8 places dont 4 au Centre d’hébergement de Weedon et autant au Centre multiservices de santé et de services sociaux d’East Angus seront graduellement ouvertes selon les besoins.

L’initiative en cours, depuis le 9 novembre dernier, vise à répondre à la hausse de la demande d’hébergement, d’indiquer la direction du programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées (DPSAPA). « Nous en sommes venus à cette décision en raison du nombre d’usagers en attente d’hébergement dans les lits de courte durée de Sherbrooke. Cette ouverture de lits de surcapacité permettra à des personnes âgées de libérer des lits à l’hôpital et d’être admises en centre d’hébergement où les soins et services sont mieux adaptés à leurs besoins », d’exprimer Sylvie Quenneville, directrice adjointe à la DPSAPA.

L’admission, précise-t-on, se fera de façon graduelle. « Nous vous assurons que cela sera fait dans le respect de chacun et que cette mesure se veut transitoire, mais pour une période indéterminée en fonction de l’évolution de la situation », ajoute Caroline Gadoury, coordonnatrice des services en milieu d’hébergement pour l’est du territoire à la DPSAPA. La main-d’œuvre sera ajustée dans les équipes en fonction des besoins, précise-t-on. « En distribuant les lits de surcapacité dans plusieurs CHSLD, nous atténuons la pression sur les équipes », de mentionner Mme Quenneville. On précise qu’il s’agit d’une décision de gestion visant à respecter la capacité des équipes de chaque installation à accueillir de nouveaux usagers tout en répondant à la hausse des besoins de la population. Dans le contexte actuel, la direction dit assurer une gestion responsable et sera très vigilante sur la santé des équipes, assure-t-elle. « Nous analyserons l’évolution de la situation et informerons les partenaires syndicaux, notamment des mesures prises pour éviter les heures supplémentaires obligatoires et l’épuisement de notre personnel. Pour traverser cette hausse de la demande d’hébergement, nous avons besoin que nos équipes soient mobilisées et en santé », de conclure Mme Quenneville.

Opération Nez rouge, en service cette fin de semaine

Avec la venue de la période des Fêtes et ses divers partys, arrive également le service de raccompagnement, Opération Nez rouge secteur Haut-Saint-François. Les utilisateurs pourront faire appel au service sur une période de 9 jours, répartis sur quatre fins de semaine, qui débutera ce vendredi 30 novembre.

Le service de raccompagnement sera opérationnel les 30 et 1er, 7-8, 14-15, 21-22 de même que lors du réveillon du 31 décembre. Les automobilistes ayant consommé de l’alcool pourront se prévaloir d’un chauffeur privé entre 20 h et 4 h du matin.

Richard Roberge, président de Nez rouge Haut-Saint-François, est fier de mentionner que le service n’est plus un bureau satellite rattaché à Sherbrooke. « Nous sommes un bureau central et on a accès à tous les logiciels. On a notre propre site internet. C’est officiel, on fait partie des 65 centrales au Québec », lance-t-il avec une fierté évidente. Cette année, le bureau sera situé à l’Hôtel de Ville d’East Angus. M. Roberge profite de l’occasion pour inviter les gens intéressés à faire partie du comité organisateur à le joindre. « On aurait besoin de 5 à 6 personnes pour le comité organisateur. » Le président mentionne que ces personnes veilleront à l’accueil des gens, installer des affiches, veiller à ce qu’il y ait quelque chose à manger pour les bénévoles et autres.
Fort du succès obtenu l’année dernière, M. Roberge anticipe une bonne saison. Plus d’une soixantaine de bénévoles formant 37 équipes ont effectué 197 raccompagnements, éclipsant le nombre de 99 obtenu en 2016. Les accompagnateurs ont parcouru 7 065 km de route pour transporter plus de 300 personnes, en toute sécurité, à leur domicile. L’exercice a permis d’amasser plus de 5 000 $ avec les commandites, de préciser le président. Cet argent a été remis à divers organismes du Haut-Saint-François comme la bibliothèque à Dudswell, les écoles des Trois-Cantons à Saint-Isidore-de-Clifton, du Parchemin à East Angus, les maisons des jeunes sur le territoire, La Relève du Haut-Saint-François, Moisson Haut-Saint-François et plusieurs autres.
Les personnes intéressées à former des équipes de raccompagnement peuvent le faire en ligne ou contacter M. Roberge en composant le 819 832-2938. Pour accéder au site, il suffit d’inscrire https:operationnezrouge.com/fr/qc/2005. Voir au haut de la page à gauche, il est inscrit Haut-Saint-François (Changer), Devenir bénévole. Cliquer sur devenir bénévole et les détails y sont inscrits. Il sera également possible de joindre la centrale du Haut-Saint-François en composant le 819 821-4646 pour l’Estrie #4. L’appel sera transféré.

Concert-bénéfice Noël à votre santé

Encore cette année, adultes et tout-petits seront gâtés par une fin de semaine toute en musique les 8 et 9 décembre prochains à l’église Trinity United de Cookshire-Eaton. Les adultes auront l’opportunité d’entendre le traditionnel concert-bénéfice classique Noël à votre santé tandis que les enfants auront la chance, le lendemain après-midi, de participer gratuitement au concert Chantons en famille.

Les deux spectacles mettront en vedette les artistes Mathieu Abel, ténor, Myriam Genest-Denis, flûte traversière et Julien LeBlanc au piano. Pour la représentation du samedi soir à 19 h 30, les mélomanes devront débourser un coût d’admission. Quant au spectacle de 15 h le dimanche, il est offert gratuitement par la clinique de santé de Cookshire. C’est la façon, pour les organisateurs de l’événement, de partager la magie de Noël avec les enfants.

Soirée VIP
Tout comme pour les années passées, le spectacle du samedi soir sera précédé d’une activité-bénéfice dont les profits serviront à supporter le projet d’aménagement d’une clinique sans rendez-vous pour tous au Centre de santé Cookshire. Le cocktail dînatoire au Château Pope se déroulera dans le cadre d’un 4 à 7 et offrira l’occasion d’échanger avec les divers intervenants. Une visite des lieux pour les personnes intéressées est également prévue. Des petites surprises comme un encan-bénéfice seront au programme de la soirée. Le coût du billet est de 120 $ incluant le spectacle. Toutefois, les personnes désireuses d’assister uniquement au spectacle peuvent le faire en se procurant un billet au coût de 25 $.

Concert
Les artistes donneront encore une fois le meilleur d’eux-mêmes pour faire vivre aux participants une expérience unique. Le talent de ces virtuoses vous fera passer par une gamme d’émotion des plus intéressantes. Le lendemain, dimanche, le trio aura préparé un menu différent pour les plus jeunes avec des chants de Noël traditionnels et populaires où tous pourront se joindre et chanter avec les artistes.

Mentionnons que les spectacles sont rendus possible grâce à la contribution de généreux commanditaires comme les municipalités de Cookshire-Eaton, East Angus, Énergir, IGA Cookshire-Eaton, Proxim et Tijaro entrepreneur général. Il est possible de se procurer des billets en composant le 819 875-5535 poste 106. Rappelons que la campagne de financement en cours vise un objectif de 250 000 $. Jusqu’à présent, plus de 43 000 $ sont amassés. Bien que la clinique de sans rendez-vous pour tous ne soit pas encore accessible, mentionnons que le GMF du HSF offre depuis octobre dernier des sans rendez-vous les samedi matin pour leurs patients seulement.

Jean-François Mercier et Paul Piché débarquent à Weedon

Fait assez inusité, deux spectacles s’ajoutent à la programmation déjà étoffée du Centre culturel de Weedon. Deux artistes dont l’humoriste, Jean-François Mercier «le gros cave» et le chanteur-compositeur-interprète, Paul Piché, débarqueront, en avril prochain, sur la scène au grand plaisir de leurs admirateurs.

Robert Scalabrini, directeur général du Centre culturel de Weedon, se frottait les mains de satisfaction lors de cette annonce. « C’est très rare qu’on ajoute deux spectacles. Il y a eu une opportunité et on l’a prise. C’est un très beau cadeau de Noël à faire », précise-t-il.
Paul Piché montera sur les planches en solo le 6 avril 2019. Cela représentera son 40e printemps de vie artistique. Pour sa part, Jean-François Mercier présentera son spectacle, en rodage, deux semaines plus tard, soit le 20 avril 2019. La vente de billets est déjà en cours auprès des membres et va très bien, précise M. Scalabrini, et ce, à un point tel qu’on songe à la possibilité d’ajouter des supplémentaires pour les deux spectacles. Pour Paul Piché, elle pourrait avoir lieu le 5 avril et le 19 pour Jean-François Mercier.

Les billets sont déjà en vente. Pour réservation, il suffit de composer le 819 560-8555, poste 4 ou par courriel culture@ccweedon.com.

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Foire nationale de l’emploi – Des retombées possibles

À l’instar de plusieurs MRC de l’Estrie, le Haut-Saint-François participait récemment à la Foire nationale de l’emploi, tenue à la Place Bonaventure, à Montréal. Le but était de faire la promotion du territoire et de la qualité de vie pour y attirer de nouveaux travailleurs. Évidemment, l’exercice n’entraîne pas à court terme une marée de travailleurs, mais a tout de même piqué la curiosité de certains dont une entreprise de placement.

M. Babah Babah, de Score service placement, spécialisé dans l’offre de service de main-d’œuvre temporaire ou permanente de travailleurs et travailleuses africains, était récemment de passage au CLD du Haut-Saint-François. Ce dernier voulait en savoir un peu plus sur la région et les besoins en main-d’œuvre. Daniel Bérubé, du CLD du Haut-Saint-François, parle de rencontre exploratoire. Son entreprise, explique-t-il, peut offrir des travailleurs dans diverses sphères d’activités. « Selon les besoins, on va pouvoir mettre nos entreprises d’ici en lien avec cette enttreprise là », d’ajouter l’intervenant.
Selon M. Bérubé, le promoteur aurait laissé entendre qu’une partie de travailleurs potentiels, les mauritaniens, notamment, sont davantage attirés par les grands espaces. D’ailleurs, plusieurs seraient établis dans la région de Montmagny suite à une expérience de travail.

Rappelons que la MRC du Haut-Saint-François s’est regroupée avec l’ensemble des MRC de l’Estrie pour attirer des travailleurs potentiels dans le cadre de la Foire nationale de l’emploi.

Travailleuse de rang – Une ressource nécessaire

Selon les experts, la moitié des producteurs agricoles vivent un fort niveau de détresse psychologique, comparativement 1 sur 5 dans la population québécoise en général. Pour contrer cette situation, l’UPA-Estrie avec différents partenaires a procédé à l’embauche d’une travailleuse de rang, Caroline Poulin.

En poste depuis quelques semaines et originaire de l’Estrie, Mme Poulin connait bien le milieu agricole. Détentrice d’un baccalauréat en travail social, elle a œuvré pendant 13 ans dans le réseau de la santé et des services sociaux en plus de posséder l’expérience du secteur communautaire. L’intervenante a travaillé sur l’ensemble du territoire estrien, dont celui du Haut-Saint-François. « J’ai couvert tout le territoire de l’Estrie à travers ma pratique durant les 13 dernières années, je connais bien le milieu », d’exprimer la travailleuse de rang.

Mme Poulin sera intervenante psychosociale en milieu agricole. Son rôle consiste à faciliter la prise de conscience et l’identification des problématiques vécues par les agriculteurs et leur famille. Par son intervention, elle contribuera à réduire les risques d’apparition de problèmes tels que l’isolement, la dépression, la toxicomanie et la violence. Elle pourra également apporter un soutien particulier lors des étapes charnières de l’entrepreneuriat agricole, comme le démarrage, les grands changements vécus dans l’entreprise, la réflexion menant à un transfert de ferme ou à la fin de carrière de producteur agricole. « Le rôle du travailleur de rang, explique Mme Poulin, est d’aider le producteur à trouver les ressources dont il a besoin, que ce soit dans le réseau communautaire, dans le réseau public de la santé ou encore auprès de services privés. » Mme Poulin embrasse sa nouvelle carrière avec enthousiasme. « Moi, je suis une intervenante de terrain. J’aime ça sortir des bureaux, aller rencontrer les gens. Ça colle aussi beaucoup à mes valeurs personnelles de ce que je connais, dans ce que j’ai grandi. J’étais rendue là. J’avais envie d’un changement. »

La nouvelle travailleuse de rang reconnait que le premier défi sera de se faire connaitre des producteurs. « Pour ça, je vais participer aux différents comités qui peuvent avoir lieu, que ce soit les syndicats de l’UPA, que ce soit les GMF, les organisateurs communautaires dans les CLSC. Aussi, je prévois prendre ma voiture et aller me promener dans les rangs en campagne, aller me présenter aux producteurs, offrir mes services s’ils en ont besoin. Suite à ça, quand on aura des demandes, des appels, mon travail sera de me déplacer, de les rencontrer, de déterminer c’est quoi les besoins, ce que je peux faire pour aider et au besoin, les référer vers d’autres professionnels. » Mme Poulin ajoute que son type d’intervention sera individuel ou familial, dépendamment des problématiques. Quant à l’horaire de travail, la travailleuse de rang mentionne « en principe, c’est quatre jours semaine, mais je suis bien consciente que ça va aller selon l’horaire des producteurs. Je vais m’adapter. » Du même souffle, celle qui dépendra de l’organisme Au Cœur des familles agricoles (ACFA) mentionne qu’une ligne 24/7 est disponible pour les producteurs qui en sentiraient le besoin.

Haut-Saint-François
Les producteurs du Haut-Saint-François auront un accès gratuit au service. Heureux de cette nouvelle ressource, Henri Lemelin, président du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François, mentionne que la situation chez les producteurs d’ici « n’est pas pire qu’ailleurs. » Il ajoute que les producteurs à l’ensemble de l’Estrie traversent la même chose. « Nos producteurs vivent une insécurité au niveau économique. Depuis des années et des années, on dit que les quotas vont disparaitre. Le jeune quand il rencontre son banquier et qu’il lui demande : ça va tu durer ces gestions de l’offre là ? Pis là, on vient d’avoir la preuve que c’est pas si durable que ça. Avec tout ce qui se passe, les producteurs vivent un stress grandissant au niveau socio-économique. »
« Le problème qu’on a avec les producteurs, les productrices, c’est qu’ils sont isolés. Souvent, tu vas travailler en usine, tu vas ventiler en discutant avec un collègue de travail. Nous, sur le terrain, les voisins sont loin des fois. Les producteurs sont fiers, sont orgueilleux. Ils veulent pas trop en parler non plus. C’est pas facile de rentrer chez soi le soir et de ne pas penser aux problèmes du travail quand tu demeures dans le même environnement 24/24. L’isolement fait en sorte que ça devient de plus en plus important d’avoir quelqu’un sur le terrain », d’exprimer Lynne Martel-Bégin, productrice dans le Haut-Saint-François et vice-présidente de l’UPA-Estrie. Pour cette dernière et M. Lemelin, le fait que l’intervenante soit de l’extérieur et qualifiée, ça sera plus facile pour le producteur de se confier. « Le producteur qui va sentir un climat de confiance va se laisser aller », d’exprimer Mme Martel-Bégin tout en ajoutant avoir déjà rencontré un producteur en détresse alors qu’elle se sentait désarmée devant pareille situation.

« On cherchait le moyen pour qu’ici en Estrie, il y ait une travailleuse de rang. On s’est mis à la tâche avec les MRC, autres partenaires, pour trouver le financement pour les trois prochaines années », d’exprimer M. François Bourassa, président de l’UPA-Estrie. D’ailleurs, la récente activité-bénéfice Bières et fromages, tenue récemment au Centre de foires à Sherbrooke, a récolté plus de 25 000 $ permettant d’obtenir le financement nécessaire de 215 000 $ sur trois ans. Évidemment satisfait, M. Bourassa précise « dans un monde idéal, on devrait pas avoir besoin d’une travailleuse de rang. Moi, je souhaite que la situation économique soit bonne. »

La travailleuse de rang relève de l’organisme Au cœur des familles agricoles (ACFA) qui apporte la formation, l’administration et la gestion. L’OBNL, explique le directeur général, René Beauregard, existe depuis 2003. Il a pour objectif d’aider les agriculteurs. L’ACFA, ajoute-t-il, se positionne comme aide et référence en milieu agricole et fournit un soutien qui varie selon l’urgence de la demande. L’organisme vise à créer des conditions propices à une meilleure qualité de vie pour les agriculteurs. Il est axé sur la cellule familiale. Présentement, l’ACFA compte 5 travailleurs de rang sous son aile et travaille avec deux autres en partenariat.

M. Beauregard mentionne que plus de 60 % de la clientèle sont des hommes et 70 % des interventions sont menées auprès des producteurs laitiers. Selon ce dernier, les problèmes rencontrés sont multifactoriels, mais ceux d’ordre financier constituent la goutte qui fait ressortir tous les problèmes refoulés. « Le producteur, il va demander de l’aide quand il est rendu au bout. Rendu là, il faut lui donner toute l’aide possible », de conclure M. Beauregard.

Restaurant des Cantons à Weedon – Les propriétaires investissent 400 000 $

Satisfaits de la réponse et de la fidélité de sa clientèle, les propriétaires du Restaurant des Cantons situé sur la 2e Avenue à Weedon, Serge Roy et Johanne Lisée, ont tellement confiance en l’avenir qu’ils n’hésitent pas à investir 400 000 $ dans leur établissement, et ce, seulement deux ans après en avoir fait l’acquisition.

Ce qui devait être un petit projet de couple au départ, notamment pour le propriétaire du restaurant Le Dauphin à Sherbrooke, est en voie de prendre des proportions plus importantes. Les promoteurs ont complètement démoli l’ancien restaurant, conservant qu’une partie de plancher et la terrasse. Avec la nouvelle construction qui s’achève, l’établissement aura pratiquement doublé sa capacité d’accueil, passant de 40 à 80 places, plus une trentaine sur la terrasse. Le sympathique couple a confiance en sa clientèle et l’avenir de la municipalité. « En région ici, il y a quand même un bon bassin de population. Un bassin de 3 000 à Weedon, plus les petits villages autour. C’est un village qui est très touristique toutes les saisons. L’été, c’est les chalets, campings, motos, décapotables qui passent ici. Après ça, il y la chasse à l’automne et l’hiver la motoneige et les quadistes. Il n’y a pas de période pour dire où c’est vraiment plate. La route 112 passe ici et va encore passer ici pour des années. C’est une des raisons, la 112. Weedon, c’est une ville centre un petit peu. Les gens vont partir de Marbleton, de Lingwick pour faire des choses à Weedon. Il y a une belle dynamique ici. On regarde les commerces, il y a de belles entreprises, c’est dynamique », d’exprimer M. Roy sous le regard approbateur de sa conjointe, originaire de Weedon. Mme Lisée connait bien le restaurant pour avoir grandi devant.

M. Roy rappelle que l’acquisition du Restaurant des cantons est un projet de fin de carrière que sa femme et lui voulaient réaliser. Il précise qu’à Weedon « c’est elle la maître d’œuvre. Moi, je joue le second rôle. Quand on a acheté, on s’est dit on va voir ce qu’on fait, est-ce qu’on rénove, agrandi ou reste ça comme ça. Ça pas pris de temps, on s’est rendu compte que ça allait bien. On a pratiquement doublé le chiffre d’affaires la première année. » Pour y arriver, les propriétaires ont élargi les heures d’ouverture à sept jours semaine et aménagé une terrasse extérieure dès la première saison. Après ça, « on s’est dit on donne le coup, ça vaut la peine, il y a l’air d’avoir un bon marché. »

Philosophie
Pour les propriétaires, le restaurant n’est pas qu’une place d’affaires, au contraire, ça doit être un lieu de rendez-vous. « On est dans un village ; il faut avoir du plaisir avec ces gens-là. Ce qu’on veut, c’est que ce soit les employés, nous autres, les clients, on est là pour s’amuser. Il faut que ce soit agréable, convivial. C’est un lieu de rendez-vous. Les gens viennent prendre un café le matin, ça jase et reviennent le soir. Faut qu’ils soient comme chez eux. Pour l’employé, on veut qu’il s’informe de ses clients, savoir comment ça va, son nom. On veut créer un contact humain qu’on ne retrouve pas dans un gros restaurant. On aime que nos clients soient reconnus par nos serveuses. Les gens aiment ça. On veut que les gens se disent, on relaxe, on mange bien, c’est confortable et ça va être beau, on le souhaite, lancent-ils en riant. » Le couple désire que cette ambiance soit également ressentie par les nombreux clients de passage. M. Roy mentionne qu’il est étonnant de voir ce que la route 112 peut apporter comme clientèle. « Durant la dernière année, j’ai compté 14 nationalités différentes. Les clients qui débarquent à Montréal, c’est pas Montréal qu’ils veulent voir, c’est les petits villages, les petites routes. » À titre d’exemple, il mentionne des clients provenant de Toronto, de l’Allemagne, la France, l’Égypte, la Chine, la Belgique et autres.

Projet
Interrogé à savoir si l’arrivée de l’entreprise MYM avait influencé leur prise de décision, M. Roy est catégorique « absolument pas. Quand on a acheté le restaurant, on savait pas que le projet existait. Qu’il soit là ou non, on faisait le projet pareil. » À la question, pourquoi investir 400 000 $ « On veut faire un endroit agréable et tant qu’à faire, on l’a pas fait à moitié. Donc, on a reconstruit de A à Z. On a gardé juste le sous-sol et la moitié de la fondation. Le reste tout est neuf. Je pense que la clientèle de Weedon et des environs mérite bien une place comme ça ici. On veut que les gens soient fiers de venir chez nous. On voulait faire quelque chose de beau », d’exprimer avec fierté M. Roy.

Le nouveau restaurant aura une salle à manger de 80 places permettant de recevoir des groupes. Évidemment, tout le mobilier sera changé. « On veut que ce soit confortable. On va avoir plusieurs banquettes, c’est très recherché. » Par ailleurs, la clientèle qui appréciait prendre leur café ou déjeuner au comptoir en échangeant avec les autres pourra continuer à le faire puisque les propriétaires aménageront un comptoir pouvant accueillir 11 personnes. Parmi les améliorations qui seront apportées, M. Roy admet que cela puisse sembler négligeable pour certains, mais un vestibule sera aménagé afin de permettre aux motoneigistes, entre autres, de déposer leur casque et effets. « Je fais de la motoneige et je sais ce que ça peut représenter », d’exprimer M. Roy. Quant au menu, il semble déjà très apprécié alors les propriétaires n’y feront aucune modification pour l’instant, peut-être plus tard. Mme Lisée souligne l’excellence et la variété du menu. « Une personne peut manger un filet de saumon et l’autre en face une poutine », précise-t-elle. Toutefois, une nouveauté s’ajoutera puisque les propriétaires songent à instaurer un service de livraison à court terme.

Phase II
Les propriétaires sont tout feu tout flamme puisqu’ils songent déjà à une phase II. Elle consiste à faire la construction d’une auberge de six à 12 chambres. Le bâtiment sera annexé au restaurant. Ils songent à offrir un lieu d’accueil pour les travailleurs temporaires qui viendront à Weedon ou notamment les quadistes et motoneigistes. « Ils pourront prendre leur douche et traverser au restaurant, en pied de bas » de lancer en riant M. Roy. Le projet, si tout va bien, pourrait s’amorcer à l’automne 2019.

Le couple nourrit de beaux projets à Weedon. Leur objectif est d’être utiles à la collectivité en offrant de nouveaux services de qualité ainsi qu’un endroit accueillant et chaleureux.

Internet haute vitesse – Branché partout peut-être d’ici 2023

Il en a été largement question au cours de la dernière campagne électorale, le branchement Internet haute vitesse (IHV) à l’ensemble du Québec, particulièrement en milieu rural, semble important aux yeux du gouvernement du Québec. Il en est de même pour celui du Canada.
Dans notre cour, l’OBNL Communication Haut-Saint-François avec la collaboration de la MRC travaille activement depuis plusieurs mois à élaborer une desserte en fibre optique pour l’ensemble du territoire. Le projet d’envergure pourrait nécessiter un investissement variant entre 20 et 30 M$. Le président de l’organisme et maire de Weedon, Richard Tanguay, admet « c’est très gros comme projet », mais ajoute du même souffle que c’est réalisable. « Oui, j’y crois. Il y a des régions qui y ont rêvé et sont en train de le mettre en place. Pourquoi on serait pas capable ? »

Pour y arriver, M. Tanguay compte sur les programmes de subventions existants et les prochains qui devraient être annoncés par les deux paliers de gouvernements. « L’objectif est d’aller chercher le maximum de subvention et que le reste du projet s’autofinance. » Le président de l’organisme croit qu’il est possible d’obtenir des subventions pouvant couvrir de 75 % à 80 % des couts. « Le gouvernement fédéral et le provincial devraient sortir de nouveaux appels de projets. » Pour le reste, M. Tanguay croit que l’OBNL pourrait contracter un emprunt qui s’autofinancera à partir des abonnements.

Projet
Danielle Jean, conseillère en communication et gestion de projets au CLD du HSF, mentionne que le but premier est de desservir les zones mal ou non desservies sur le territoire. Pour y arriver, l’organisme favoriserait « un projet de fibre optique connecté à la maison parce que c’est quelque chose qui va garantir que les gens vont avoir un service de qualité avec une bonne performance. » Le service de téléphonie fait également partie du décor, laisse-t-elle entendre.

Mme Jean admet que le branchement par fibre optique est l’option favorisée, mais pour déterminer s’il est possible de se l’offrir, l’organisme aura des devoirs à faire et des demandes de financement à déposer dans divers programmes.

Étapes
Il y a plusieurs étapes à franchir avant d’avoir la coupe aux lèvres. D’abord, explique Mme Jean, il faudra faire une étude préliminaire. Cette première étape sera confiée à une firme spécialisée. Présentement, l’ensemble du territoire est desservi de trois façons différentes, soit un réseau intermunicipal de fibres optiques, de quatre réseaux FTTH et de 22 tours de transmission wi-fi. La firme, retenue, devra dresser le portrait de la desserte actuelle, les forces, les faiblesses, les zones mal ou pas desservies. « C’est là qu’on va en profiter pour déterminer où la téléphonie cellulaire ne se rend pas », précise Mme Jean. À cela s’ajouteront les secteurs à desservir et un plan d’affaires. Lors de son évaluation, les professionnels auront à déterminer s’il est possible de mettre à profit le réseau de fibre intermunicipale. « On va demander si les brins disponibles sont capables de prendre le trafic qu’on va lui demander et si on peut le connecter. On a besoin d’avoir quelque chose capable de se connecter partout », d’ajouter Mme Jean. L’étude devra permettre également de déterminer le coût et « si c’est trop coûteux apporter la fibre, est-ce qu’on peut amener une technologie alternative ? L’étude préliminaire va nous dessiner ça plus clairement », exprime-t-elle.

Pour réaliser cette étude, l’organisme prévoit un montant de 125 000 $. Une demande d’aide financière de 100 000 $ est déjà déposée auprès du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) alors que les municipalités contribuent également à la hauteur de 25 000 $ par le biais du Fonds de développement local et régional (FDLR). Au moment d’écrire ces lignes, les intervenants attendaient une réponse du FARR. M. Tanguay se montre confiant d’obtenir une réponse positive et assure que le projet est prêt à aller de l’avant.

La seconde étape sera de réaliser une étude d’ingénierie préliminaire. Le consultant devra préparer les devis pour l’ingénierie détaillée et l’installation selon le scénario retenu. Mme Jean précise que le tout devra être conforme aux exigences des critères d’admissibilité des divers programmes de subventions fédéraux et provinciaux. Le montant de 125 000 $ devrait couvrir ces études préliminaires avec la préparation des cahiers de charge pour les subventions et l’appel d’intention en vue de conclure un partenariat avec des fournisseurs d’IHV pour les différents services et/ou pour l’entretien du réseau. Mentionnons que la Ville de East Angus est déjà desservie en IHV, elle ne fera donc pas partie de la desserte prévue.

M. Tanguay assure que l’organisme Communication Haut-Saint-François vise à implanter un service efficace à cout abordable pour les citoyens. Ce dernier souhaite que la réalisation du projet soit complétée à moyen terme, c’est-à-dire dans une fourchette de trois à cinq ans.

Un cinéaste dans le Haut !

Les choses changent avec le temps, elles évoluent, les perceptions se transforment, de part et d’autre, ce qui était inintéressant devient magnifique, ce qui était impensable, il y a à peine dix ans, devient un terreau d’opportunité.

C’est dans cet état d’esprit que s’inscrit le cheminement professionnel du cinéaste Sébastien Croteau. Après plusieurs années passées à Montréal, l’homme dans la trentaine, originaire de Weedon, revient en région pour y réaliser son rêve : partir sa maison de production cinéma et vidéo. Depuis mai dernier, Les Productions de L’inconnu dans le noir a pignon sur rue à Cookshire-Eaton.

De retour de la grande ville, Sébastien a redécouvert son lieu d’origine. Il avait comme oublié comment c’était beau en région, comment les choses pouvaient être plus simples, en plus de découvrir les opportunités d’affaires.

Sébastien admet que son projet mijotait dans sa tête depuis plusieurs années déjà. Le moment déclencheur, pour ainsi dire, c’est passé dans le Haut-Saint-François. En arrêt de travail, le cinéaste a répondu à l’invitation de son ami Michel Vézina. Il lui offrait de passer l’hiver chez lui Le Buvard, à Gould, pour tenir le fort pendant que le poète faisait un saut en France.

Cette période s’est avérée bénéfique pour notre cinéaste qui, dit-il, en a profité pour faire une rétrospective de sa vie professionnelle. C’est l’hiver dernier à Gould que la lumière fut. « Ça m’a apparu comme une évidence. Après avoir contribué au succès d’autres artistes en participant à divers projets, j’en suis arrivé à la conclusion. J’ai le goût de générer du succès pour moi. C’est le temps que je parte ma maison de production à moi. Ça fait des années que j’y pense. » Pour l’artiste, Les Productions de l’inconnu dans le noir définissent bien son métier soit « la personne derrière la caméra, derrière le spotlight, la personne qui observe », explique-t-il.

Le cinéaste est convaincu que son entreprise a un avenir dans le Haut-Saint-François. « Il y a à peine 10 ans, cela aurait été impensable. Maintenant, c’est possible. L’hiver passé, j’étais en train de finir mon court métrage à Gould. Ma monteuse était à Toronto, on se parlait tous les jours. Mon preneur de son était à Rimouski. C’est possible en région. Tout ce que ça prend, c’est une bonne connexion internet. Ça aurait pas été plus facile à Montréal. Ça serait la même chose. » Sébastien voit plusieurs avantages et d’opportunités à s’installer en région. D’abord, explique-t-il, « les coûts de production sont moins chers ici, la qualité de vie est meilleure. Il y a pas d’offre cinématographique dans le Haut-Saint-François et très peu en Estrie. » Pour l’artiste, il s’agit d’une opportunité. Convaincu, Sébastien ajoute que certains organismes comme la SODEC et Téléfilm Canada, entre autres, disposent d’enveloppes budgétaires pour les régions éloignées. « Donc, moins de gens dans les régions éloignées qui appliquent. Statistiquement, ça donne plus de chance d’obtenir du financement », précise-t-il.

Déterminé, l’artiste a réussi à bien vendre son projet auprès des organismes susceptibles de l’aider à le réaliser. « Ici, on m’a écouté, on m’a appuyé. J’ai suivi la formation Lancement d’entreprise. J’ai eu l’aide du CLD et CLE pour un STA et un prêt de la SADC et du CLD. Je dois mentionner Gilles Denis, c’est lui qui m’a écrit pour me dire de venir ici. Il m’a mentoré. Je suis l’artiste en résidence pour l’année à la Maison de la culture John-Henry-Pope. J’ai accès à un local pour l’année gratuitement. C’est un genre de soutien important dans un démarrage. »

Production
Sébastien vient de produire un court documentaire pour le Centre des arts et de la scène Jean Besré de Sherbrooke, à l’occasion de leur 10e anniversaire. « Je suis en train de terminer un court métrage et j’espère le compléter en novembre. J’ai aussi fait des microdocumentaires corporatifs et des vidéos que j’appelle microdocumentaires. Je suis sur une création avec le Petit Théâtre de Sherbrooke. La première du spectacle est prévue en 2023. » Notre cinéaste travaille aussi avec le Théâtre du Double Signe sur une production intitulée Stalone qui sera présentée en février prochain.

Quant à son véritable objectif, il est clair. « Je veux d’abord et avant tout réaliser des films. Je suis un cinéaste. Je pense à une idée et tu portes un projet du début à la fin. Que ce soit l’étape de l’écriture, du financement, tournage, montage. Le but est de faire une boîte de production qui a du financement pour produire et faire des films à projeter en salle. » Sébastien ne se met aucune barrière, au contraire. « Avec ma boîte, j’aimerais attirer d’autres talents, d’autres réalisateurs, attirer des productions à venir dans le Haut-Saint-François. Je voudrais être un genre de régie du cinéma du Haut-Saint-François. Il y a un paquet de gens qui écrivent des films qui se passent en région. Ici, on a les ressources, du paysage en masse, du patrimoine et ça coûte moins cher. On peut les accueillir. Ç’a été fait ailleurs. Il y a plein de boîtes de production à l’extérieur de Montréal; pourquoi pas le Haut-Saint-François. »
Mine de rien, Sébastien a parcouru du chemin depuis l’âge de 8 ans où il empruntait la caméra VHS de son père pour filmer diverses scènes. Ou du moment qu’il assistait à toutes les représentations du Cochon Souriant à Gould pour finalement faire partie de la troupe. Il a également participé à la Course du Haut-Saint-François. Sa passion l’a conduit à l’Institut national d’images et de son à Montréal, ce qui lui a valu de remporter un concours lui donnant accès à un stage documentaire en Belgique. Sébastien a développé divers projets qui l’ont amené à faire des tournages en France, Italie et Haïti. Il a également collaboré avec le réalisateur Martin Laroche pour le long métrage Manège humain. L’expertise de notre artiste local est reconnue puisqu’il a fait des vidéos avec le célèbre auteur Dany Laferrière. Tout ça pour dire que Sébastien Croteau est loin d’être dénué d’expérience et qu’il entend s’en servir pour lui, pour les autres et pour le Haut-Saint-François.

Assermentation du parlement au secondaire

C’est entouré de plusieurs élus municipaux, maires et conseillers, du président et directeur général de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, du directeur de l’école et du représentant de la députée ministre Marie-Claude Bibeau que les 14 ministres du parlement au secondaire de la Cité-école Louis Saint-Laurent ont prêté serment.

L’activité annuelle d’assermentation, à laquelle sont invités les élus des municipalités, député et commission scolaire, est devenue un incontournable au fil des années. Les invités soulignent et appuient l’importance pour les jeunes de s’impliquer dans l’appareil politique. Le parlement au secondaire constitue une belle école de l’institution démocratique et permet aux élèves de réaliser des projets concrets.

Émilie Trudel, étudiante au 5e secondaire et première ministre, a ouvert le diner auquel participait tout ce beau monde en soulignant la chance qu’avaient les étudiants de pouvoir échanger avec les élus et d’en apprendre un peu plus sur la chose politique. Pierre Grégoire, représentant de Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international, soulignait le choix des élèves à vivre « une expérience formatrice hors du commun qui fera de vous des ambassadeurs auprès de votre communauté scolaire. Dans le cadre de vos fonctions, vous aurez à vous prononcer par vote et surtout vous serez appelé à être à l’écoute de vos collègues de classe. » Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, ajoute « on va là pour servir et non se servir. Je veux que vous compreniez bien qu’il faut aller en politique pour les bonnes raisons. » M. Roy rappelle que ce soit au sein du parlement, des élèves ou de la direction de l’école, la notion de respect est essentielle. Le président de la commission scolaire, Yves Gilbert, fait un parallèle entre les membres du conseil des commissaires et du parlement au secondaire du fait qu’ils soient tous élus démocratiquement. « Au conseil des commissaires, on est les représentants de l’éducation. On traite les grands enjeux de l’éducation pour faire en sorte que dans les écoles, vous ayez tous et toutes les ressources nécessaires pour bien vous accomplir. Vous êtes chanceux dans le HSF, vous avez un préfet et des maires qui vous accompagnent. La communauté s’implique, qui fait que cette école est devenue une belle école. L’initiation à la démocratie pour moi, c’est fondamental. Vous avez eu le guts, le courage de vous présenter, pour moi, c’est important. On est fier au conseil des commissaires. »

Le directeur de la cité-école, André Lachapelle, se plait à dire du parlement au secondaire que « c’est le poumon, le cœur, la tête de la cité-école avec des valeurs citoyennes en partenariat avec les municipalités. L’implication des élèves, c’est important pour l’école, vous allez devenir des citoyens extraordinaires. » En politique municipale depuis 2001, et maintenant mairesse de East Angus, Lyne Boulanger rappelle aux jeunes que sa motivation de départ est toujours présente aujourd’hui. « Moi, je me suis dit : je suis capable de faire changer des choses. Je veux que les choses changent, mais d’abord faut s’impliquer. » Mme Boulanger ajoute néanmoins « que c’est ensemble qu’on peut contribuer, faire changer les choses. » Pour la mairesse, c’est important d’être un bon ambassadeur et d’être fier de ce qu’on représente. « Pour moi, ma ville East Angus, c’est ma fierté. Pour vous, c’est important votre fierté de représenter votre polyvalente.  » Le maire de Bury, Walter Dougherty, souligne l’implication des membres du parlement au secondaire et les invite à poursuivre tout en rappelant que le conseil municipal a besoin de jeune relève. Le maire de Weedon, Richard Tanguay, encourage les participants à persévérer. « C’est une belle expérience que vous vivez. Parfois, vous allez avoir l’impression que c’est ennuyant et pénible, mais plus tard, vous allez apprécier ce que vous avez vécu à l’école. Vous allez voir que c’est une expérience qui est très enrichissante. » M. Tanguay mentionne avoir vécu une expérience similaire en s’impliquant dans divers organismes plus jeunes. « Ça m’a suivi le reste de ma vie. Aujourd’hui, si je suis là, c’est probablement à cause de ces implications-là qui m’ont donné une façon de voir les choses, de m’affirmer et une façon de persévérer. Je vous encourage à travailler ensemble et ne lâchez pas. »

Au cours de la rencontre, les élèves ont eu la chance de participer en équipe avec les élus à un petit quiz, histoire d’échanger sur les tâches et fonctions d’un élu et voir où ils se voyaient dans 15 ans.
Le parlement au secondaire compte 13 ministres, dont la première ministre. De ce nombre, on compte 7 nouveaux élus. Ces parlementaires représentent les élèves du 1er au 5e secondaire. Certains élus ont des titres comme celui de secrétaire général, ministre de l’Environnement et de la Solidarité, du Sport, des Activités culturelles, des Communications ainsi que de la Santé et du Bien-être. Étudiant en 2e secondaire, Louka Labrecque est membre du parlement après avoir été défait à sa première tentative l’année dernière. Loin d’être abattu par cette épreuve, le jeune homme a persévéré et prend sa place au sein du groupe. Le jeune ministre mentionne ne pas être impressionné par les plus vieux et apprécie le bel esprit qui règne dans le groupe d’élèves. Il a l’intention de jouer un rôle actif au sein du parlement.
Malgré son âge, la première ministre est une doyenne au sein du parlement au secondaire puisqu’elle en est à sa troisième année. La motivation qui l’anime est de pouvoir changer des choses. « J’ai des expériences que j’aurais jamais vécues en n’étant pas au parlement. » Pour elle, le poste de premier ministre semble la suite logique des choses. « Je suis comme une Germaine, lance-t-elle en riant, j’aime beaucoup organiser les autres. Quand le poste de premier ministre a ouvert, j’ai tout de suite accepté le poste, je pouvais plus représenter les élèves. » La première ministre entend laisser un rôle à jouer à chaque membre du parlement. « Je suis à la troisième année et c’est la première fois que je vois une gang aussi le fun. On est bien organisé. On est une chaîne et chaque maillon est important. On peut avoir du fun en faisant de belles choses », de conclure la première ministre Émilie Trudel.

La saison du quad hivernal approche; on prépare les sentiers

L’hiver approche à grands pas et les clubs Quads notamment celui du Haut-Saint-François, du Mont-Mégantic pour le secteur La Patrie et autres qui chevauchent le territoire comme Sherbrooke-Ascot Corner, pour Ascot Corner, et Estrie-Sud du côté de Johnville, préparent la nouvelle saison qui débutera, selon la température et les secteurs, de la fin novembre à la mi-décembre.

Charles Lachance, président du Club Quad du Haut-Saint-François, mentionne que les équipes de bénévoles des divers secteurs desservis comme Weedon, Bishopton-Dudswell et East Angus sont à pied d’œuvre pour préparer les sentiers, afin qu’ils soient sécuritaires. On y installe également la signalisation. C’est pas moins de 60 km de sentiers que les bénévoles doivent entretenir au cours de la saison, explique-t-il. M. Lachance mentionne que la perte de sentiers du côté de Bishopton-Dudswell au cours de l’été dernier n’a aucun impact pour la saison hivernale puisque ce ne sont pas les mêmes. À l’aube de la nouvelle saison, il invite les personnes intéressées à joindre les 347 autres membres à le faire et profiter de la prévente en cours jusqu’au 4 novembre. Du côté du Club quad du Mont-Mégantic, ce sont quelque 150 membres qui parcourront les 54 km serpentants les territoires de Hampden, La Patrie, Chartierville, Saint-Mathias-de-Bonneterre et Saint-Isidore-de-Clifton. Mentionnons que du côté du Club Sherbrooke-Ascot Corner, il n’y aura pas de changement au cours de la prochaine saison et il sera possible de traverser le pont d’une rive à l’autre de la rivière Saint-François. Selon le président du Club Quad du Haut-Saint-François, on compte plus de 1 000 km de sentiers balisés en Estrie et quelque 2 800 membres. Enfin, M. Lachance tient à remercier les propriétaires qui permettent un droit de passage sur leur terre.

Valoris augmente encore ses coûts

Valoris s’y prend en avance, plusieurs semaines avant que les municipalités préparent leurs prévisions budgétaires de la prochaine année pour leur annoncer une augmentation de ses coûts. À partir de janvier 2019, le montant de la tonne métrique, sans les redevances, passera de 107 $ à 133 $ en hausse de 26 $. Cela représente une facture approximative de 200 000 $ pour le Haut-Saint-François, qui est propriétaire en parts égales avec la Ville de Sherbrooke, qui elle, devra assumer une facture de 1 M$.

La dernière majoration de 45 $ remonte en juillet 2017. Avec celle annoncée, on compte 71 $ d’augmentation en un an et demi. D’emblée, le président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, soutient que l’organisme n’avait d’autre alternative que de procéder à une hausse. « On a tout regardé, tout a été décortiqué. Si on ne fait pas ça, c’est repousser le problème, pis on veut pu. »

M. Roy attribue la majoration à plusieurs facteurs. Le premier, précise-t-il, « est de fermer les prêts qui étaient à fermer. » Cette partie représente 12 $ du 26 $ d’augmentation. La direction de Valoris songe également à repartir les lignes, lorsque le litige en cours avec le fournisseur d’équipements sera réglé. « Quand on va être prêts, il faudra du monde, un électromécanicien, un ingénieur. » On prévoit également embaucher une ressource en communication, ce qui représente approximativement 5 $ de la tonne métrique, de mentionner M. Roy. À cela s’ajoute 2 $ pour l’indexation au coût de la vie alors que le reste servira à supporter d’autres frais.

Retombées
M. Roy n’est pas en mesure de préciser quel sera l’impact de la hausse sur le compte de taxes des contribuables. Cet aspect, précise-t-il, est propre à chaque municipalité selon le tonnage qu’elle dirige au site d’enfouissement. À titre d’exemple et en se basant sur les chiffres de 2015, le président de Valoris mentionne que la facture pour la municipalité de East Angus, reliée à la nouvelle hausse, pourrait s’élever approximativement à 32 000 $. Toutefois, il s’empresse à mettre un bémol en soulignant que les efforts déployés, par cette dernière, comme l’introduction des bacs bruns et l’écocentre mobile contribuent à diminuer son tonnage au site d’enfouissement ce qui allait certainement réduire la facture. Par contre, il pourrait en être autrement pour les municipalités qui ne font aucun effort de réduction de leur tonnage, laisse-t-il entendre.

Reconnaissance
Par ailleurs, M. Roy entend bien poursuivre les efforts déployés pour obtenir la reconnaissance demandée au gouvernement du Québec. Le nouveau député de Mégantic, François Jacques, sera mis à contribution. « On s’est parlé le soir des élections. On (Valoris) veut avoir une rencontre avec François et les députés du caucus de l’Estrie pour leur expliquer c’est quoi Valoris. On va poursuivre nos démarches au niveau gouvernemental auprès des fonctionnaires du MESI (ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation) pour savoir si on est reconnus. » Cette reconnaissance tant souhaitée apporterait des sommes substantielles à Valoris.
Interrogé à savoir si les contribuables doivent s’attendre à d’autres augmentations substantielles, M. Roy lance : « Je n’ai jamais fait de promesse. Personne ne veut que ça augmente, on est tous des payeurs de taxes autour de la table. Notre but premier est qu’il n’y ait pas d’autres augmentations au-delà du coût de la vie. »

Piste cyclable Sherbrooke-Saint-Joseph-de-Coleraine

Le comité de suivi de la Piste cyclable de la Saint-François, reliant Sherbrooke à Saint-Joseph-de-Coleraine, en passant par le Haut-Saint-François et dont Richard Tanguay, maire de Weedon, en est le président, rencontrera, ce vendredi, la direction du ferroviaire du MTMDET pour demander le retrait du tronçon Saint-Joseph-de-Coleraine/Sherbrooke du moratoire. « Le projet est toujours sur les rails », d’affirmer avec conviction M. Tanguay.

Rappelons que le ministère des Transports du Québec (MTQ) vient d’imposer un moratoire sur les travaux effectués sur les voies ferrées au Québec, et ce jusqu’à la mi-mars. Cette décision vise les chemins de fer désaffectés le temps d’évaluer toutes les possibilités de transport ferroviaire existantes au Québec. Plus près de nous, il semblerait qu’une demande aurait été faite par des entreprises en Chaudière-Appalaches pour la remise en fonction d’un tronçon du rail entre Thetford Mines et Vallée-Jonction. Un moratoire sur la signature des baux et du démantèlement du rail serait imminent sur l’ensemble de l’emprise du rail de l’ancien Québec Central entre Sherbrooke et Vallée-Jonction.

M. Tanguay semble confiant de convaincre les intervenants de surseoir au moratoire du moins pour le tronçon Thetford Mines-Sherbrooke. « On a bon espoir que lorsqu’ils vont prendre connaissance de l’information, qu’ils vont se rendre compte que ce n’est pas viable. » Le président du comité de suivi aura également en poche des résolutions des municipalités participantes (Saint-Joseph-de-Coleraine, la Paroisse de Disraeli, les villes de Disraeli, Beaulac-Garthby, Weedon, Dudswell, East Angus, Westbury et Ascot Corner) soulignant leur intérêt et l’importance du projet. Les résolutions comprendront également la demande de retrait du moratoire sur la section du rail entre Sherbrooke et Saint-Joseph-de-Coleraine.

M. Tanguay soutient que le projet de piste cyclable de 94 km avance à grands pas et que des énergies importantes ont déjà été investies depuis quatre ans. On soulignera que des sections importantes du rail sont manquantes ou très instables entre Thetford Mines et Saint-Joseph-de-Coleraine. Le comité travaille présentement à la création d’un parc régional pour confirmer la gouvernance du projet. Des baux ont été signés ou sur le point de l’être alors que des sections ont déjà été démantelées notamment plus de 2,5 km à Disraeli. Des appels d’offres sont également en cours pour le démantèlement et que les délais de validité des offres ne permettent pas d’attendre jusqu’en mars 2019 pour octroyer les contrats. En outre, on soulignera que l’état général du rail et des infrastructures est médiocre. M. Tanguay souligne que « des études ont été réalisées pour la relance du rail dans cette section dans le passé et il n’y a pas d’intérêt des entreprises le long de la voie. La somme de plus de 300 millions $ a été avancée à l’époque pour la remise aux normes du rail, et ce, avant que le rail ne tombe dans la mine », du côté de Black Lake.

Projet
L’hiver dernier, les municipalités ont octroyé un budget permettant l’entretien futur de la piste cyclable, le marketing et l’embauche d’un chargé de projet. Embauché en mai dernier, Guillaume Simard travaille à faire avancer le projet. Ce dernier s’active présentement à la création d’un parc régional permettant de mettre sur pied une gouvernance permanente du projet. La prochaine étape sera de déterminer le type de véhicule qui veillera aux opérations quotidiennes comme un OBNL ou autres. La création de l’entité juridique n’empêche pas le projet de progresser, de laisser entendre M. Simard. Déjà, on a déposé une demande d’aide financière auprès du Fonds d’appui du développement aux régions pour un premier tronçon et on en prépare d’autres pour divers programmes d’aide financière. Le projet variant entre 19 et 24 M$ devrait se réaliser d’ici cinq ans, souhaite-t-on. Toutefois, cela dépendra des divers programmes disponibles, ajoute-t-on. M. Simard travaille également à élaborer une campagne de financement qui sollicitera les entreprises du milieu par le biais d’un plan de commandite. On souhaiterait obtenir une mise de fonds de 2 M$ provenant du milieu. Mentionnons que la MRC du Haut-Saint-François pilote le projet, mais avec la participation des municipalités impliquées de la MRC des Appalaches.

Défi OSEntreprendre, un concours formateur

C’est pour célébrer l’entrepreneuriat sur le territoire que la SADC et Place aux jeunes dans le Haut-Saint-François ont uni leurs efforts, dans le cadre d’un 5 à 7, pour souligner l’esprit d’entrepreneurship et procéder, par la même occasion, au lancement de la 21e édition du concours Défi OSEntreprendre.

Ils étaient une quarantaine de personnes, entrepreneurs, promoteurs et professionnels à participer à la rencontre qui se déroulait à la microbrasserie 11 comtés à Cookshire-Eaton. La responsable locale du Défi OSEntreprendre, Audrey Beloin, conseillère aux entreprises à la SADC du Haut-Saint-François, rappelle que le concours constitue un grand mouvement s’étalant à l’échelle locale, régionale et nationale. La mission, explique-t-elle « est le désir d’entreprendre et contribuer à bâtir un Québec fier, innovant, engagé et prospère ! » Avec son volet entrepreneuriat étudiant qui s’étend chez les jeunes du primaire jusqu’à l’université, celui de la Création d’entreprises qui appuie les nouveaux entrepreneurs et son volet Réussite inc., le Défi OSEntreprendre rejoint plus de 40 000 participants annuellement au Québec.

Le concours, explique Mme Beloin, invite tous les nouveaux entrepreneurs de 18 ans et plus de tous les secteurs, n’ayant pas eu de vente avant le 1er avril 2018 à déposer leur projet d’affaires au plus tard le 11 mars 2019. Pour participer au concours, les entrepreneurs doivent déposer leur plan d’affaires sur le site OSEntreprendre. À sa quatrième année à titre de responsable locale, Mme Beloin stipule, « ce qui me motive le plus est de faire rayonner les initiatives entrepreneuriales. C’est pour cette raison que le 5 à 7 permet de réseauter et d’introduire les nouveaux entrepreneurs dans la communauté entrepreneuriale. C’est en bâtissant un réseau tout ensemble que nous pouvons faire avancer le milieu. » Elle ajoute que de participer au Défi OSEntreprendre apporte « une expérience formatrice pour les participants. Ils apprennent à faire valoir leur projet, ils se bâtissent un argumentaire de vente. »

Mentionnons que trois projets ont été déposés l’année dernière. Il s’agit de la Boulangerie Des Pains et des Roses dans la catégorie commerce. D’ailleurs, cette entreprise en démarrage, située à Weedon, a remporté le prix Coup de Cœur au niveau régional. Parmi les autres participants locaux, on retrouve, Dom le Charcutier dans la catégorie bioalimentaire et Annie Boivin, analyste bureautique dans la catégorie Service aux entreprises. Quant à l’entreprise locale Ferme d’ORée dans la catégorie Réussite inc., elle a accédé directement au palier régional.
Participante l’année dernière, Nathalie Sallanon, propriétaire de la boulangerie artisanale Des Pains et des Roses, est satisfaite de son expérience. « La première chose, explique-t-elle, était de rencontrer des gens, établir des contacts. Je me suis inscrit à la formation Lancement d’entreprise. J’ai rencontré d’autres entrepreneurs qui avaient des projets et j’ai développé des partenariats avec eux. Ça m’a apporté surtout des contacts. »
Cette année, Mme Beloin vise une dizaine d’inscriptions. Pour y arriver, on offrira notamment un pitch de vente aux gens qui déposeront leur candidature. On souhaite également innover en offrant des bourses variant entre 150 $ et 300 $ qui seront remises aux participants.

Place aux jeunes
Olivier Jean, agent de migration de Place aux jeunes du Haut-Saint-François, a profité de l’occasion pour présenter les six jeunes adultes qui étaient de passage sur le territoire, histoire de découvrir notre coin de pays et ses opportunités d’affaires. Il rappelle que l’objectif est d’offrir un support aux jeunes de 18-35 ans qui ont le goût de venir travailler et s’établir dans le Haut-Saint-François. Plusieurs activités et rencontres étaient prévues au cours de cette fin de semaine exploratoire des participants.

Un couple de Drummondville, Kévin Brière et Maude Girard, songe à s’établir dans le Haut-Saint-François au printemps prochain. « Mon beau-père a une terre, une érablière à Dudswell, pis nous, on s’est acheté un terrain à Dudswell à proximité de la rivière Saint-François; on veut s’établir. On a pour projet de se partir un jardin maraîcher biologique. » Un couple d’origine colombienne, Mary-Luz Diaz et Eduard Duran, domicilié à Montréal, songe à quitter la grande ville pour la campagne. « On visite des régions, voir comment ça marche ici, peut-être si on aime beaucoup et trouve de l’emploi, on pourrait déménager. » Mme Diaz est économiste et fait de la consultation alors que M. Duran est dessinateur mécanique. Tous deux aimeraient trouver un emploi dans leur domaine. « Quitter Montréal, c’est une décision de vie », de mentionner le couple.

Une course qui rapporte 8 370 $

Il est indéniable que la course de canards au profit de la banque alimentaire Moisson Haut-Saint-François est devenue un incontournable. La vente record de 2 114 canards, à sa quatrième édition, a littéralement éclipsé celle de l’année dernière qui était de 1 450. Les profits amassés pour cette activité de 8 370 $ serviront à poursuivre la mission qui est d’intervenir auprès des gens démunis.
Katia Palardy, directrice générale de l’organisme, attribue ce succès aux efforts des bénévoles et au fait que l’activité commence à être connue. « On a mis plus de cœur, plus d’énergie; on est plus connu et les gens attendaient la course », explique-t-elle. Malgré un temps frais, plus de 70 personnes ont participé à la descente des canards qui se déroulait le dimanche 23 septembre au parc du Vieux Moulin à Weedon. Les enfants se sont amusés également sur les jeux gonflables tout en savourant des hot-dogs et des friandises.

Prix
Les 32 premiers canards franchissant la ligne d’arrivée ont procuré de magnifiques prix à leur propriétaire. Le premier d’une valeur de 999 $ a été remporté par Marilyn Ouellet, copropriétaire de la Ferme du Coq à l’Âne. Par un geste de générosité, elle a remis la moitié des gains soit 499 $ à l’organisme. Déjà, Mme Palardy dit songer à la cinquième édition qui promet qu’il y aura de belles surprises.

D’autre part, il semble que les efforts de Moisson Haut-Saint-François soient reconnus puisqu’il vient de recevoir une aide financière de 15 000 $ provenant du fonds AgriEsprit de Financement agricole Canada. Cette somme s’ajoutera aux 25 000 $ déjà reçus de la Caisse du Nord du Haut-Saint-François, pour réaliser le projet de mise en mouvement des bénéficiaires de l’organisme sur une période de 12 mois.

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Un salon des ainés à Dudswell

La Table de concertation des personnes ainées du Haut-Saint-François avec des collaborateurs présentera le 25 octobre prochain, de 10 h à 16 h, un Salon des ainés qui se déroulera au Centre communautaire de Dudswell, à Marbleton.

L’activité se déroulera dans le cadre de la Journée internationale des ainés ayant pour thème Partenaires pour un mieux-vivre. L’objectif de l’activité est de permettre aux ainés et à leur famille de mieux connaitre les différents services mis en place pour leur rendre la vie plus active, sécuritaire, divertissante, saine et agréable. Quelque 25 exposants seront sur place, présentant un large éventail de services, d’accessoires et autres. On y abordera différents sujets comme l’alimentation, les services communautaires, la détente, les soins, équipements, l’entretien à domicile, les finances, le bien-être, les soins de beauté, etc. Évidemment, le thème de la santé sera abordé. Divers intervenants du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Estrie – Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke seront sur place pour discuter avec les visiteurs. Un petit coin détente sera aménagé de façon à permettre à ceux-ci de s’asseoir et échanger. Le coût d’entrée est de 5 $ et plusieurs prix de présence seront offerts pour l’occasion.
Mentionnons que la Table de concertation des personnes ainées du Haut-Saint-François est composée d’ainés issus des 14 municipalités du territoire, d’organismes communautaires locaux et régionaux. Tous coopèrent dans l’atteinte d’objectifs communs afin d’améliorer la qualité de vie des ainés. Les actions sont orientées vers la recherche de solutions pour la mise en place de diverses mesures visant à mieux s’adapter au vieillissement de la population. Cela touche plusieurs secteurs que ce soit pour appliquer les meilleures pratiques pour la santé, pour évaluer la qualité et l’accessibilité des soins et des services, ajuster l’offre de loisir, l’environnement, la sécurité et bien d’autres.

Dudswell et Bénifontaine en France, un jumelage qui persiste après 25 ans

En 1993, les citoyens de Marbleton et ceux du village de Bénifontaine, petite commune de 470 personnes, située au nord de la France, entreprenaient un jumelage impliquant des visites de part et d’autre. Sans savoir où mènerait cette expérience, des liens d’amitié et un respect mutuel se sont développés au fil des années. Voilà que 25 ans plus tard, les échanges se poursuivent et quelques participants de la première heure font partie du groupe qui s’est arrêté à Dudswell, pour souligner le 25e anniversaire d’une amitié sincère et qui perdure.

La municipalité de Dudswell, qui regroupe aujourd’hui le secteur Marbleton, a tenu une réunion civique afin de souligner, pour ainsi dire, ces noces d’argent. La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, a prononcé le mot de bienvenue tout en brossant un tableau de la municipalité. Les maires de Dudswell, au cours de cette période de jumelage, étaient invités pour l’occasion. Celui de Marbleton à l’époque, Raymond Breton, a pris la parole en compagnie de Lorraine Lemelin, soulignant les premiers moments de l’aventure. S’en est suivi les ex-maires de Dudswell, Marc Latulippe et Claude Corriveau qui ont souligné l’enrichissement culturel des échanges. On a également mentionné l’apport d’André Lessard et sa conjointe Évelyne Breton-Lessard, couple pivot dans l’organisation des échanges. Ce dernier a rappelé quelques anecdotes et sa première rencontre avec le maire de Bénifontaine de l’époque.

Le maire actuel de cette commune, Jacques Jakuboszczak et membre du premier voyage au Québec, y est allé d’un vibrant hommage rempli d’émotions, particulièrement au moment de remercier les Canadiens pour leur implication lors de la Première Guerre mondiale de 1914-1918. Bénifontaine était, à l’époque, en pleine zone de guerre. Sur une note plus légère, M. Jakuboszczak lance « ici, on prend un coup et on parle après. Chez nous, c’est l’inverse, on parle et on prend un coup. » Il a tenu à souligner l’accueil chaleureux, qui dit-il, est propre au Québec.
Alexandre Leroux, adjoint délégué au jumelage pour la commune de Bénifontaine, a participé à tous les voyages. « Au départ, on voulait amener les gens au Québec à un coût modeste; après, ça a évolué, on est allé aux chutes Niagara, à Toronto, dans les provinces maritimes. Cette année, nous sommes revenus au point de départ et nous sommes au Québec. Ce que je retiens de ces échanges, c’est le contact humain. On connaît les traditions, on est bien reçu et on espère avoir fait de même chez nous. On espère qu’on vous a montré que les Français n’étaient pas tous des maudits Français », lance-t-il à la blague.

Murielle Carette-Rodrigue et Jacinthe Audet-Bolduc sont des participantes de la première heure. Toutes deux soulignent la grande amitié qui s’est développée au fil des années et la découverte de leur façon de vivre, ce qui les touche et est important pour eux. « Quand ils ont parlé de la guerre, eux ils ont connu ça; nous, on était loin de ça. Ç’a été de découvrir que les gens sont repartis à zéro. C’est des gens chaleureux. Ils ont été très touchés par la guerre. Ils nous ont fait découvrir des choses qu’on ne connaissait pas. Pour eux, c’est très important tout ce qui est musée de guerre, ce qui touche à la guerre. Ils sont reconnaissants envers les Canadiens, Québécois. Ils nous remercient comme si on était leur sauveur. » Quant aux échanges, les familles alternaient d’une à l’autre. Pour Mme Carette-Rodrigue, les quatre dernières fois, explique-t-elle, « c’était avec la même famille. On est devenus de vrais amis, on se parle régulièrement hors échange. Chaque mois, on a des nouvelles de l’un et l’autre. Je l’ai même reçue en hiver hors échange, c’est des amis », de compléter Mme Carette-Rodrigue.

Mentionnons que les municipalités ont procédé à l’échange de présents. La commune de Bénifontaine a remis une plaque marquant le 25e anniversaire à la municipalité de Dudswell tandis que cette dernière remettait une œuvre d’art du sculpteur Léger Robert, à l’intérieur de laquelle on y retrouve deux horloges marquant l’heure en temps réel de chacune des municipalités jumelées. Les maires se sont également remis respectivement un présent.
Par ailleurs, la mairesse de Dudswell a procédé au dévoilement d’une plaque marquant les 25 années d’échanges avec la commune de Bénifontaine. Cette pièce sera installée devant l’hôtel de ville.

La Ferme Côté et Fils investit 3 millions $

La Ferme Côté et Fils à Cookshire-Eaton est résolument tournée vers l’avenir et pour l’affronter avec succès elle a investi quelque 3 millions $. Nouvelle étable, nouveaux équipements de pointe, acquisition de quotas, l’entreprise entreprend un important virage technologique qui lui permettra de bien se positionner pour la suite des choses.

Un peu plus de deux mois après que les bêtes soient installées dans leur nouvel habitat, les copropriétaires Gérald et Germain Côté ainsi que son fils Guillaume commencent déjà à voir et sentir les résultats. « Ça dégage trois heures par jour. Ça nous donne du temps pour faire autre chose », d’exprimer les frères Côté. Mais ce qu’ils semblent déjà apprécier est le temps que ça libère surtout pour le souper. Maintenant, ils peuvent prendre le temps de souper en famille à une heure décente, ce qui n’était pas possible avant. « On soupe et on va faire un tour après pour voir si tout est correct. Ça se fait automatiquement », de mentionner les copropriétaires, sourire aux lèvres.

Si les frères Côté et Guillaume profitent des avantages de l’investissement, faut dire qu’ils ne l’ont pas volé. Les journées ont été longues, les fins de semaine à peu près inexistantes le temps de compléter le projet. Ce rêve, réalisé, est le fruit d’une minutieuse réflexion. « Ça fait quatre ans qu’on y pensait. On en a été visité des fermes. On a commencé le projet le 22 juin 2017 et les bêtes sont entrées le 20 juin 2018 », d’exprimer Germain Côté.

Projet
La nouvelle étable a presque triplé de superficie comparativement à l’ancienne qui sera démolie au cours des prochaines semaines. Le nouveau bâtiment, hautement fonctionnel, est passé de 36 x 245 pieds à 116 x 282 pieds. Présentement, on compte 85 vaches, 70 taures (la relève) et une dizaine de veaux. Toutefois, on prévoit augmenter en raison d’acquisition de nouveaux quotas. On pourra accueillir 106 vaches pour la traite.

Le nouveau bâtiment respecte toutes les normes en la matière. Soucieux du confort des bêtes, les copropriétaires ont choisi d’installer une ventilation transversale sur la largeur. « C’est de ventiler sur le sens des vaches », d’expliquer M. Côté. D’un côté, l’étable est munie de toile qui monte et descend selon la température et de l’autre ce sont des ventilateurs qui aspirent l’air. On en compte 21 longeant le mur. « Avec l’été chaud qu’on a eu, on a vu une différence. Les vaches ont eu moins chaud », d’exprimer un des copropriétaires. Comparativement à l’ancienne étable, les bêtes ne sont pas attachées ou entravées, elles sont libres de mouvement ce qui les rend plus calmes. Ajoutant à leur confort, elles peuvent se reposer sur une litière composée de chaux et de paille. À cela, se sont ajouté deux robots de traite. Les vaches peuvent aller librement se faire traire, plusieurs fois par jour, sans aucune contrainte. Toujours pour le bien-être des animaux, un robot de type Juno circule toutes les heures dans les allées afin de pousser le mélange alimentaire à la portée des bêtes puisqu’elles se nourrissent en tout temps. Dans un souci d’augmenter l’efficacité et de bien adapter l’alimentation, les copropriétaires se sont dotés d’un mélangeur qui ajuste le dosage des ingrédients afin de procurer une alimentation selon le besoin des bêtes. Enfin, deux raclettes, une dans chaque allée, circulent régulièrement visant également le confort des vaches. Parmi les nouvelles constructions, mentionnons un silo de 20 pieds de diamètre et 100 pieds de hauteur.

Adaptation
Tout ça est bien beau, mais avant de bénéficier des avantages des nouvelles installations et de la technologie cela a nécessité une période d’adaptation autant pour les Côtés que pour les bêtes. « L’adaptation ça été long. Ça a pris un gros deux mois. Ça a été long pour habituer les bêtes à passer la tête dans les carcans pour manger. Il fallait les prendre par le cou, les attirer avec de l’ensilage pour qu’elles passent la tête. Ça a pris une à deux semaines. Pour les robots de traite, pour certaines, ça a été assez rapide, d’autres ça a pris deux à trois mois », d’exprimer les producteurs. Ils ajoutent que ça n’a pas été simple de les sortir des logettes à l’intérieur desquelles elles étaient dans l’ancienne étable. « Elles ne s’étaient pas habituées à reculer et être libres », précisent-ils. Pour Guillaume, le plus jeune, c’est lui qui a hérité d’apprivoiser tout l’appareillage automatique. « Que ce soit les panneaux de ventilation, l’ensilage ou autres, tout est sur écran tactile, il a fallu que j’apprenne tout ça », d’exprimer le jeune homme.
Malgré une période intense d’adaptation, les Côté sont heureux et satisfaits de leur investissement. Déjà, ils voient les retombées et avantages que cela leur procure. Les nouvelles installations devraient favoriser une production accrue des bêtes. Présentement, les vaches donnent en moyenne 28 kilos de lait par jour. Les copropriétaires sont confiants d’atteindre l’objectif de 35 kilos quotidiennement.

Un tournoi de golf record de 11 015 $

Le tournoi-bénéfice organisé par le Pub Central dont les profits sont versés à la Journée Natalie Champigny a littéralement doublé sa récolte, comparativement à l’année dernière, en amassant 11 015 $ en regard de 6 015 $.

Un total de 152 golfeurs ont foulé le parcours du Club de golf East Angus. Cependant, la différence au chapitre des recettes est attribuable à la vente de billets. Michel Champigny, membre du comité organisateur et frère de la regrettée Natalie Champigny, mentionne que la vente de billets a récolté à elle seule 6 070 $. Le tirage du grand prix a été remporté par Donald Gilbert. Il comportait un voyage de six jours pour deux personnes à Los Angeles incluant une paire de billets pour un match de hockey opposant les Kings de Los Angeles aux Oilers d’Edmonton. En plus, le président des Kings, Luc Robitaille, accueillera les gagnants pour un souper précédent le match. Ce prix a été rendu possible grâce, entre autres, à la participation de Michel Voyer, ancien coéquipier junior de Michel Champigny, résidant à Los Angeles et proche de l’organisation des Kings.

La journée de golf s’est amorcée le matin avec le déjeuner au Pub Central suivi du souper en fin de journée. Le propriétaire, Marc Dion, entouré d’une équipe de bénévoles, est évidemment heureux du succès obtenu. Le club de golf et la municipalité de East Angus sans oublier les nombreux commanditaires ont contribué au succès de l’événement. Quatre anciens joueurs de ligue nationale, les gardiens de but Mario Lessard, des Kings de Los Angeles, Stéphane Fiset, de l’Avalanche du Colorado ainsi que Normand Léveillé des Bruins et Alain Côté des Canadiens de Montréal ont participé au tournoi-bénéfice.

Satisfaits du succès, les organisateurs songent déjà à la prochaine édition. Afin d’éviter une congestion sur le parcours de golf, on songe à réduire le nombre de participants à 144 golfeurs. On souhaite également ajouter d’autres prix. Rappelons que les sommes recueillies sont remises à la Fondation Christian Vachon qui les retourne par la suite dans le milieu via la Journée Natalie Champigny. M. Champigny mentionne que c’est pas moins de 34 000 $ qui seront répartis dans une dizaine d’écoles francophone et anglophone du Haut-Saint-François. Plus de 70 élèves du primaire ont bénéficié d’une aide financière l’année dernière que ce soit pour les collations, repas, vêtements, fournitures scolaires et participé à des activités.

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