Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.

Des soirées d’horreur dans cinq municipalités

Les amateurs de frissons seront servis à souhait les 20, 26 et 27 octobre puisque des activités sont prévues dans les municipalités de Cookshire-Eaton, East Angus, Scotstown, La Patrie et Weedon.
À East Angus, la populaire Forêt hantée de Freddy Angus est de retour pour une 11e édition. Le parc des Deux Rivières se transforme pour l’occasion en un endroit peu fréquentable à l’intérieur duquel on retrouvera des fantômes, monstres de toutes sortes, farfadets et clowns pas toujours drôles. La Forêt hantée sera accessible au public le 20 octobre entre 18 h 30 et 21 h, beau temps mauvais temps. Encore cette année, les visiteurs devront passer par l’affreuse remorque d’épouvante pour accéder au site. Pour ceux qui traverseront sans encombre cette première épreuve, ils pourront se faire «tirer le portrait» dans un décor de circonstance. Le sinistre périple se poursuit avec le cimetière de l’horreur où la sorcière attend impatiemment les visiteurs. Lors du parcours, les participants pourront se détendre, si cela est possible, au rythme de la musique de l’Ensemble à vents du Haut-Saint-François. Pour ceux qui auront le courage de poursuivre, ils devront traverser l’autobus de l’horreur, puis franchir le parcours de citrouilles qui mènera directement à une station d’épouvante. La dernière épreuve sera la maison de tes pires cauchemars, juste avant d’aller faire un beau dodo. La soirée sera également agrémentée par le groupe Aliceson Cooper qui interprétera des pièces de l’artiste Alice Cooper dans une mise en scène que l’on promet effrayante.

Weedon
Le populaire labyrinthe d’Halloween revient à Weedon pour une quatrième édition. L’activité qui se déroulera le samedi 27 octobre au gymnase de l’école Notre-Dame-du-Sacré-Coeur est organisée par la Maison des jeunes «Vagabond» de Weedon, et «Chez nous» à Dudswell avec la collaboration d’Animation Jeunesse du Haut-Saint-François, la municipalité de Weedon, les pompiers et le camp Beauséjour ainsi que plusieurs bénévoles. Les organisateurs innovent cette année en ouvrant les portes une première fois pour les jeunes familles à compter de 15 h jusqu’à 17 h. Le labyrinthe sera à nouveau accessible de 18 h à 19 h. Pour les plus téméraires 12 ans et plus, ils pourront faire le parcours de 19 h jusqu’à 21 h. Plusieurs surprises attendent les participants et enfants. Une distribution de bonbons sera offerte également. L’activité est gratuite, mais on acceptera les contributions volontaires. Plus de 300 personnes ont parcouru le labyrinthe l’année dernière.

La Patrie
À La Patrie, l’organisation du Rock’n Blues présentera un spectacle au Resto-Bar de l’endroit, le vendredi 26 octobre. Deux groupes se produiront sur les planches soit Les Greenwoods and the Grass à compter de 21 h 30. Mais un peu plus tôt, ce sera le groupe gagnant du concours de bands de l’été dernier Gem & Lion, qui présenteront leur répertoire à compter de 19 h 30. Il y aura des prix de présence et des prix pour les plus beaux costumes. Le coût d’entrée est de 10 $ et les profits seront versés pour l’école de musique qui devrait voir le jour incessamment.

Scotstown
Du côté de Scotstown et Hampden, les jeunes et adultes pourront s’amuser pour la fête de l’Halloween qui se déroulera à l’Hôtel de Ville de Scotstown, le samedi 27 octobre. Plusieurs activités sont prévues pour l’occasion. Dès 15 h, les jeunes pourront faire la cueillette de bonbons avec un service de navette. Un petit arrêt au local des coccinelles permettra aux petits monstres de savourer une petite collation avec un chocolat chaud. Une diseuse de bonne aventure, un tireur de cartes et Aventure mystique mettront les gens en appétit pour le souper qui se déroulera à 17 h. Les enfants auront la chance de se dégourdir dans le cadre d’une danse prévue pour eux, 12 ans et moins. À 20 h, on procédera au tirage des divers concours de dessin, de décoration de citrouille et de maison ainsi que déguisement. Suivra un karaoké avec spectacle de magie par les enfants. Le tout se terminera par une super soirée karaoké. Les activités sont gratuites sauf pour le souper. Un coût modique sera demandé.

Cookshire-Eaton
Le Centre communautaire de Johnville s’animera le 27 octobre. Les enfants sont attendus de 13 h 30 à 16 h. Il y aura des jeux et prix de présence. Des collations, bonbons et breuvages seront servis. Le prix d’entrée est de 3 $ par enfant. Les adultes seront attendus en soirée à compter de 21 h 30. Un DJ fera les frais de la musique. Des prix en argent seront remis pour les plus beaux costumes.

Au secteur Cookshire, la salle Guy-Veilleux vibrera à nouveau au rythme de la musique. La formation Greenwoods and the Grass se produira sur les planches le 27 octobre à 20 h, présenté par Loisirs Cookshire Inc. Pour information 819 875-5681.

111e pèlerinage au Sanctuaire Saint-Gérard

La table est mise pour le 111e pèlerinage au Sanctuaire Saint-Gérard qui se déroulera du 11 au 14 octobre prochains sous le thème Saint-Gérard grand frère de sainte sœur Faustine.

Le lieu de culte, érigé en 1905 au secteur Saint-Gérard à Weedon, accueille les pèlerins depuis octobre 1907. Ils seront encore plusieurs, cette année, à se recueillir à l’intérieur de la petite église chaleureuse. Les activités se dérouleront sur quatre jours. Le pèlerinage s’amorcera le jeudi à compter de 19 h avec le chapelet médité, suivi de la prédication avec le prêtre Guy Giroux et d’une messe. Il en sera de même pour le vendredi. Les activités du samedi reprendront à compter de 13 h 30 avec les prières, adoration et Sacrement du pardon suivi d’une messe avec Onction des malades et distribution des pains bénits. Dès 19 h, les pèlerins pourront participer au chapelet médité suivi de la prédication et d’une messe. La soirée sera complétée par une procession aux flambeaux et distribution des pains bénits.

Le pèlerinage se complétera le dimanche à 10 h avec une messe et la distribution des pains bénits. L’activité se clôturera par un dîner spaghetti débutant à 11 h au Centre communautaire du secteur Saint-Gérard. Mentionnons qu’un prêtre sera disponible pour le sacrement du pardon avant chacune des messes. Il y aura également vénération de la relique de Saint-Gérard et bénédiction des objets de piété à la fin de chacune des messes.

L’église Saint-Louis-de-France parmi le circuit de la Balade des clochers

Les amants d’architecture, de pièces d’art à caractère religieux et d’histoire seront servis à souhait les 13 et 14 octobre prochain puisque l’archidiocèse de Sherbrooke tiendra un genre de porte ouverte en présentant au grand public sept églises pour lesquels il y aura des activités et visites guidées. L’église Saint-Louis-de-France à East Angus fait partie de cette première édition de la Balade des clochers.

L’activité, qui se déroulera simultanément pendant deux jours, est offerte gratuitement. Pour l’archidiocèse, il s’agit d’une belle occasion d’attirer et de ramener les gens dans les églises et ce peu importe leur religion. Ces temples de culte renferment de beaux trésors que ce soit sur le plan architectural, d’œuvres d’art à caractère religieux, de magnifiques vitraux et bien d’autres.

East Angus
Dès 9 h le matin, et ce jusqu’à 16 h, les personnes pourront visiter l’église Saint-Louis-de-France à East Angus. Construite entre 1921 et 1923, elle aura nécessité, à l’époque, un investissement de 303 000 $. La croix du bâtiment a été placée en direction des usines de papier afin d’assurer une protection aux travailleurs. L’église a été érigée selon les plans conçus par l’architecte Louis-Napoléon Audet qui est aussi à l’origine de la basilique-cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke. L’église Saint-Louis-de-France est une des rares sur le territoire de l’archidiocèse de Sherbrooke à posséder une crypte funéraire. Le lieu de culte conserve ainsi l’âme, mais aussi le corps de ses premiers pasteurs. Les autels et la chaire, de style gothique, ont été sculptés dans le bois de châtaignier, de même que les baldaquins et les flèches qui couronnent les statues du chœur. Les magnifiques vitraux occupent une place de choix sans oublier le chemin de croix, œuvre d’un artiste célèbre. Le curé de l’époque Rodrigue Plamondon a fait construire sur mesure, en 1927, un orgue par la réputée entreprise de Saint-Hyacinthe, Casavant Frères.

Visite
Au cours des visites guidées, qui s’échelonneront sur deux jours, il sera possible d’entendre des prestations à l’orgue, de voir la crypte et de participer à la célébration d’un mariage et d’une messe. Mentionnons que les autres églises participant à la Balade des clochers sont : Immaculée-Conception de Sherbrooke, Saint-Georges à Saint-Georges-de-Windsor, Sainte-Élisabeth de North Hatley, Saints-Anges à Ham-Nord, Saint-Zénon de Piopolis et Sainte-Cécile à Sainte-Cécile de Whitton.

Tournoi de golf-bénéfice; Virage récolte 4 000 $

La 11e édition du tournoi de golf-bénéfice de Virage santé mentale a permis d’amasser 4 000 $ qui viendront supporter les nombreuses actions déployées par l’organisme, et ce pour tous les usagers du Haut-Saint-François.

Un total, 67 golfeurs ont foulé le parcours du Club de golf East Angus alors que 90 personnes ont pris part au souper. Encore cette année, Weedon Auto a participé à l’activité en offrant un véhicule dans le cadre du concours Trou d’un coup. Malheureusement, aucun golfeur n’a accompli cet exploit.

Visiblement satisfaite de la journée, Pauline Beaudry, directrice générale de l’organisme, mentionne « j’ai la fierté de dire qu’après 32 ans, tous les services sont encore gratuits ». L’organisme fait la promotion de la santé mentale, démystifie la maladie mentale, prévient les problèmes de santé mentale et offre du soutien aux personnes en besoin. Les objectifs sont de développer les habiletés des personnes afin de leur permettre de mieux gérer leur quotidien favorisant ainsi le maintien d’une bonne santé mentale, de prévenir l’émergence d’une foule de problèmes comme l’anxiété, la dépression, l’abus de substances, la délinquance, la violence et le suicide. Mme Beaudry précise que l’organisme a développé de nouveaux services au cours des années comme le plateau de travail, le milieu de jour, l’appartement supervisé et le soutien pour les entendeurs de voix.

Sylvain Dodier (PV) propose un laboratoire vert

Sylvain Dodier, candidat du Parti Vert (PV) du Québec, propose de faire de la circonscription de Mégantic un grand laboratoire vert de 5 266 km carrés, qui deviendra un modèle pour tout le Québec, et même au-delà.

Cette idée, que le candidat qualifie d’audacieuse et simple à la fois, est de « construire sur la démultiplication des projets et des forces déjà existants sur notre territoire. Le plus important pour moi dans cette campagne-là, c’est qu’on doit complètement bouleverser notre façon de faire et de vie. » Que ce soit au niveau de l’environnement, des entreprises, organismes, soins de santé et autres, M. Dodier souhaite englober le tout dans les six grands principes fondamentaux d’une approche verte. « On doit rapidement bouleverser notre façon de faire et ça au Québec, on l’a déjà fait avec la révolution tranquille. En dix ans, on a bouleversé tout ce qui se passait au Québec. Il faut changer les trucs et on est capable de le faire, on a toutes les ressources pour le faire et on a l’argent pour le faire. C’est une question de priorité où on décide de mettre l’argent. Je pense qu’on peut le faire dans Mégantic. » Se voulant rassurant, le candidat précise « là, je ne suis pas en plein délire. Il faut penser global pour agir local par exemple trois bureaux de comté, à Cookshire, Weedon et Mégantic. Mes bureaux de comté, je veux que ce soit des petites ruches citoyennes pour partager les ressources avec les organismes et les personnes qui ont un beau projet. »

« Le député est comme une espèce de catalyseur, une bougie pour mettre ensemble les idées », précise-t-il. Au chapitre environnemental, M. Dodier propose de faire de Valoris un centre de recyclage « avec toutes les fenêtres, toutes les grappes qui peuvent aller dans le circuit de l’économie circulaire. » Il ajoute que les petites industries, les petits travailleurs et producteurs agricoles doivent être appuyés dans leur démarche. Faisant référence au laboratoire vert, M. Dodier signale « ma shop verte, il y a des exemples qui existent déjà. Je pense qu’on doit construire tout ça à partir des trucs qui existent déjà. »

En rappelant l’ensemble de ses engagements, le candidat a profité de la rencontre pour dévoiler la plateforme culturelle du Parti Vert. Porte-parole dans ce domaine, M. Dodier a participé à la rédaction du document. La formation politique considère que l’art et la culture sont une ressource naturelle renouvelable. Le PV appuie la proposition de la Coalition La culture, le cœur du Québec afin que le budget de la culture passe de 1,1 % à 2 %. On précise que les créateurs doivent bénéficier d’un soutien accru et significatif. « La culture doit se déployer de manière raisonnée et équitable sur tout le territoire québécois sans tenir compte de la richesse financière du territoire concerné ». On souhaite également assurer la pérennité des arts et de la culture. La formation politique précise que ce secteur d’activité constitue un important pilier de l’économie et qu’elle entend lui donner la place qu’elle mérite. Le candidat du Parti Vert tenait sa première assemblée publique au Musée Eaton Corner. Le chef de la formation politique devait assister à la rencontre, mais a été retenu par d’autres engagements. Près de 25 personnes participaient à la rencontre.

Le préfet, Robert Roy, sollicitera un renouvellement de mandat.

Robert G. Roy (PLQ); propose deux priorités

Robert G. Roy, candidat du Parti libéral du Québec (PLQ), dans Mégantic, y va de deux priorités en marge de la présente campagne électorale soit l’environnement et la desserte internet. Il ajoute du même souffle qu’une troisième s’ajoutera au cours des prochains jours, mais préférait attendre le moment propice pour l’annoncer.

M. Roy affirme que l’environnement fait partie de sa vie au quotidien. Pour lui, il est important de préserver les cours d’eau, la protection des berges contre les algues envahissantes. Il faut travailler avec les gens à sensibiliser le milieu, explique-t-il. « Ça va être à moi de m’asseoir et de me regrouper surtout avec les personnes qui sont concernées comme des lacs, la forêt et l’agriculture. » Le candidat rappelle que le Plan économique du Québec dévoilé en mars dernier accorde aux organismes associés à la gestion intégrée de l’eau des sommes additionnelles totalisant 35 M$ sur cinq ans. M. Roy rappelle avoir été président du comité environnement et cours d’eau à la MRC du Haut-Saint-François ce qui lui procure une bonne connaissance des enjeux environnementaux des municipalités.

Le candidat admet que l’environnement c’est très large et dans cette optique, il ne peut passer sous silence le centre de valorisation des matières résiduelles à Bury, en mentionnant l’application de la règle des 3 RV (récupération, réemploi et réduction), qui s’adresse également aux municipalités. Le développement durable, le concept d’économie circulaire consistant à travailler un résidu, le transformer pour lui donner une seconde vie sont des avenues intéressantes, d’exprimer le candidat. La lutte contre la pollution lumineuse et la préservation du ciel étoilé s’inscrivent également parmi les préoccupations environnementales du représentant libéral.

Dans un autre ordre d’idée, M. Roy est conscient que la desserte actuelle d’internet haute vitesse sur le territoire et la couverture cellulaire constitue un frein au développement des entreprises, à l’attraction de nouveaux arrivants et du développement de l’économie en général. Il ajoute, entre autres, que cela constitue également un sérieux handicap pour les producteurs agricoles et forestiers. Le candidat convient que la nouvelle technologie et la réalité géographique du territoire peuvent demander un certain temps avant d’établir une desserte. Cependant, il s’engage d’ici 2020 à contribuer, avec les divers intervenants, à mettre en place un système qui permettra de régler la situation. M. Roy signale que son expérience à titre de vice-président du comité de gestion internet haute vitesse de la MRC du Haut-Saint-François ainsi que de président du comité de la fibre optique intermunicipale peut être utile dans la recherche de solutions. M. Roy mentionne ne pas pouvoir passer sous silence l’importance du secteur agroalimentaire. Il s’engage à multiplier les efforts pour favoriser l’achat local et aider les producteurs à distribuer leurs produits sur le territoire et même à l’extérieur. Il rappelle l’entente sectorielle de développement bioalimentaire avec les sept MRC de l’Estrie dont l’objectif est le soutien à la relève pour les entreprises agricoles et le développement de leur mise en marché.

Les esséniens veulent discuter avec Cookshire-Eaton

L’Église essénienne chrétienne, établie à Cookshire-Eaton, attend la décision du juge Patrick Théroux de la Cour du Québec, à savoir si elle peut en appeler de la décision du tribunal administratif du Québec, la forçant à détruire des bâtiments établis sur leurs terrains. En attendant, Me Julien Cabanac, représentant de l’église, entend demander à la Cour supérieure, si ce n’est déjà fait, de reprendre la contestation des règlements municipaux, suspendue en 2016.

Rappelons que le tribunal administratif du Québec (TAQ) avait confirmé, en janvier dernier, une ordonnance rendue en septembre 2016 par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), obligeant l’Église essénienne à démolir ou déménager tous les bâtiments résidentiels et accessoires voués au culte sur une partie de leur terre. Pierre-Antoine Marier, président de l’Église essénienne chrétienne mondiale, est d’avis que le tout pourrait se régler rapidement. Il suffit, dit-il, de rencontrer le conseil municipal de Cookshire-Eaton pour exposer leur position. Le hic, mentionne-t-il, est « que la Ville ne veut pas nous rencontrer. » M. Marier affirme que le juge Théroux « a dit à l’avocate de la Ville, le nœud du problème, c’est le règlement de la Ville. Faut qu’il soit changé. Je le sais, j’étais là », insiste-t-il. M. Marier prétend que «  l’avocate ne dit pas toute la vérité. L’avocate ne dit pas la bonne affaire. »

M. Marier souhaite amener la municipalité à modifier les lieux de culte permis dans le cadre du Règlement de zonage du Canton d’Eaton 371-2000 « qui ne conviennent pas aux besoins de notre église. Les spécificités de nos cultes nécessitent une proximité avec la nature. Or, le règlement de la ville ne permet pas l’établissement de lieux de culte publics en milieu naturel. Il en résulte que notre Église ne peut exercer son culte nulle part sur le territoire de la ville », peut-on lire dans une lettre adressée à la Ville de Cookshire-Eaton, le 12 mars dernier.

M. Marier soutient que « la CPTAQ dit que c’est recevable, sur réception d’une copie de projet de règlement adopté par le conseil de la municipalité locale de Cookshire et dont l’objet serait de rendre la demande conforme au règlement de zonage. Alors, si le règlement dit que nous on est conforme au règlement de zonage et qui font un règlement spécial pour que nous, on puisse faire notre culte, ici c’est fini, c’est bouclé. Il envoie ça à la CPTAQ et après ça, c’est la CPTAQ qui doit donner une réponse sur ce que la Ville a décidé. Lorsque ça vient des villes, c’est très rare que la CPTAQ dit non. C’est simple, là on dépense des centaines de milliers de dollars pour absolument rien. »

Ville

Du côté municipal, la mairesse de Cookshire-Eaton ne voit pas ça du même œil. Elle mentionne avoir rencontré dans son bureau, M. Marier, accompagnée de Suzette Kurtness, quelques jours après la séance du conseil municipal, tenue en mai dernier. « Il a présenté son dossier pour demander si la ville pouvait revenir sur sa décision. » Mme Lapointe, qui était membre de l’ancien conseil municipal, rappelle que « la Ville a tenté d’en arriver à des règlements avec le groupe, sans succès. Nous, on a essayé d’avoir des règlements, mais ils n’ont pas voulu. On peut pu rien faire, c’est du côté de la CPTAQ, c’est eux qui ont ça entre les mains. Quand c’est rendu là, c’est qu’on est rendu loin. Nous, on a essayé à la Ville, pis on a dit, on va mettre ça dans les mains de la CPTAQ. Là sont rendus en cour. Nous, la Ville, on attend la décision. »

Le directeur général de la municipalité, Martin Tremblay, mentionne que le cadastre est zoné vert, mais que « la CPTAQ a donné une autorisation pour faire un usage récréotouristique sur 20 hectares. Le problème, c’est que eux, c’est pas du récréotouristique, c’est des gens qui vivent là à l’année. Le récréotouristique, c’est plus de la location de chalet, de motel. Le hic, c’est l’usage qu’ils en font, c’est non conforme ni au zonage ni à la CPTAQ. C’est du culte et du résidentiel. »

Pour ce qui est des 80 hectares restants, M. Tremblay précise qu’aucune construction n’y est autorisée.M. Marier considère que les membres de l’église sont de bons citoyens corporatifs et que la communauté, notamment les commerçants, souffre de cette situation. « Faut dire que 80 % des revenus que nous faisons sont remis à la communauté surtout Cookshire. On faisait avant des investissements de près de 1 M$ ici, qu’on fait pu parce qu’on est bloqué. Il y a une maison qui n’est même pas finie là-bas. On peut pas y toucher, on ne peut pas rien faire, on est bloqué partout », complète-t-il.

Les résidents du CHSLD de Weedon vont aux vues

Comme on le disait à l’époque, les résidents du CHSLD à Weedon ont été aux vues. Accompagnés de leurs proches, ils étaient près d’une soixantaine à visionner le film La Bolduc.
Mélina Veilleux, éducatrice spécialisée avec l’aide de résidents ont préparé la salle pour la décoration et préparation des sacs à pop corn vintage. L’odeur de maïs soufflé enveloppait la salle de projection sans pour autant en distribuer aux participants pour des raisons évidentes. Ils étaient remplacés par des croustilles molles. « Le but, c’est de favoriser l’éveil à la vie. De mettre de la lumière dans les journées, mettre de la chaleur humaine. Les médecins soignent les patients, moi c’est le soin de l’âme. Je veux qu’ils prennent plaisir à vivre jusqu’à la fin », d’expliquer Mme Veilleux. L’intervenante n’en est pas à sa première activité originale. « J’ai des projets de fou », lance-t-elle, que ce soit des activités culinaires, de jardinage, de faire un parcours de chasse à travers les étages avec photos d’animal et même un animal gonflé. « Il n’y a rien d’impossible, il faut juste savoir l’adapter » précise-t-elle.

Albert G. Lafrenière et Dolores Henri, deux résidants, ont donné un coup de main à l’organisation de la soirée cinéma. Mme Henri s’est occupée entre autres de la décoration de la salle avec Mme Veilleux tandis que M. Lafrenière veillait à remplir les sacs vintage de croustilles molles. « Je fais ça tranquillement. Je monte ça avec amour. Ça me fait plaisir. Je suis bien, je suis chez moi ici », de mentionner l’homme originaire de Rouyn-Noranda. Mme Henri a également préparé un petit jeu-questionnaire portant sur le film juste avant la représentation. « J’essaie de participer autant que possible. J’aime ça, c’est le fun quand on est réunis. »

Un débat intéressant et courtois

Près d’une centaine de personnes ont assisté au récent débat organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, auquel participaient les cinq candidats des principales formations politiques qui se font la lutte dans le comté de Mégantic. Pas de grand gagnant, ni de K.O., si ce n’est que quelques coups portés au corps lancés par les participants lors de la rencontre qui aura duré près de 2 h 30 avec la période de questions. Le ton est demeuré poli et respectueux, laissant l’opportunité aux candidats de défendre leur position.

Parmi les participants, on retrouvait François Jacques de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Robert G. Roy du Parti libéral du Québec (PLQ), Gloriane Blais du Parti québécois (PQ), Sylvain Dodier, du Parti Vert du Québec (PVQ) et Andrée Larrivée de Québec solidaire (QS).

Chaque candidat devait répondre à cinq questions. À chacune d’entre elles, une période de cinq minutes était accordée permettant aux participants de débattre entre eux. Cette façon de faire a donné lieu à quelques échanges intéressants où les candidats essayaient de déstabiliser leurs adversaires. Celui du Parti libéral, Robert G. Roy, représentant le parti au pouvoir, a évidemment été la cible des candidats qui lui demandaient notamment d’expliquer les coupures du gouvernement dans différents secteurs que ce soit agricole, santé, éducation et autres. Le candidat caquiste a été également mis sur la sellette lorsqu’on lui a demandé d’expliquer la volonté de sa formation politique de réduire l’immigration alors qu’elle pourrait être une solution à la pénurie de main-d’œuvre.
Le thème qui a clairement mis en évidence la position de chaque formation politique concernait l’agriculture. On demandait si leur parti politique allait permettre l’augmentation des superficies en culture partout où l’on exerce de bonnes pratiques de conservation des sols ; du moins pour les régions dont la qualité de l’eau des sous-bassins versants est bonne comme en Estrie. M. Dodier s’est montré clair en affirmant un non catégorique soutenant qu’il y a déjà beaucoup d’espaces déboisés. « Plus on déboise, plus l’eau s’en va dans nos ruisseaux, nos rivières ». Pour Mme Larrivée, le règlement sur l’exploitation agricole est un moyen pour lutter contre la pollution. « Nous, on considère qu’il y a d’autres façons de faire et une des solutions, c’est l’agriculture biologique. Elle crée moins de pollution dans les bassins versants. » M. Jacques mentionne être en faveur d’augmenter les superficies en culture, « là où c’est possible et dans le respect des normes environnementales. » Robert G. Roy parle d’ouverture possible du moratoire sur la terre agricole et de les moderniser afin de permettre l’augmentation des superficies en culture. Mme Blais rappelle que sa formation mettra en place un projet visant à améliorer l’entretien des zones non productives tout en reconnaissant et en appuyant le travail des agriculteurs et des forestiers qui seront exemptés de taxes foncières pour ces zones.

À la question en lien avec l’arrivée du producteur de cannabis médicinal MYM à Weedon et sur l’aide à apporter à la municipalité, les candidats ont tous manifesté une ouverture. Pour M. Jacques, il importe que le gouvernement mette à la disposition de la municipalité les moyens de réaliser ses ambitions, que ce soit la réfection de la route 257, l’aménagement de l’infrastructure du rang 2, l’accessibilité aux logements et l’accueil des immigrants. Pour Mme Larrivée, son parti politique va favoriser le développement de Weedon et des municipalités autour par les CPE gratuits, le transport collectif à prix abordable, un service internet efficace, la formation, l’éducation gratuite. Pour M. Roy, l’accompagnement de son gouvernement est déjà bien entamé. Il souligne que des rencontres ont eu lieu avec les hautes instances gouvernementales et que le Centre local de développement (CLD) est déjà en démarche avec des organismes. Mme Blais souligne qu’il y a que six producteurs de cannabis médicinal au Québec, comparativement à 47 en Ontario. Elle s’engage à aller chercher « pour le Haut-Saint-François notre part de profit dans cette industrie médicale. » M. Dodier est également en faveur d’aider la municipalité à accueillir MYM et entend s’assurer que cette compagnie qu’il qualifie de « riche » paie bien ses impôts.

L’arrivée d’entreprise comme MYM à Weedon et le manque de main-d’œuvre sur le territoire soulèvent la question de mobilité et de transport collectif. Mme Larrivée rappelle qu’il s’agit d’une priorité pour sa formation politique qui entend nationaliser le transport collectif en milieu urbain comme rural pour en arriver à une gratuité d’ici 10 ans. Le parti vise à mettre en place des incitatifs financiers pour favoriser du covoiturage. Pour M. Roy, le prix du Mérite municipal décroché dans la catégorie organisme à but non lucratif pour Transport de personnes HSF témoigne de son expertise et de son savoir-faire en matière de transport collectif. « Nous avons un très beau modèle et nous allons pouvoir l’utiliser pour répondre à cette nouvelle demande. » Mme Blais rappelle que « la réforme de la gouvernance environnementale du Parti québécois prévoit spécifiquement de l’appui au transport collectif, au covoiturage incluant des incitatifs financiers aux citoyens. » M. Dodier souligne l’importance de développer efficacement le transport collectif sur le territoire, mais cela doit « se faire avec les intervenants locaux, car ce sont eux qui savent quel circuit on doit développer. » Pour M. Jacques, la solution passe par un partenariat impliquant les entreprises et organismes du milieu à la recherche de solutions durables pour l’ensemble des usagers du territoire.
La pauvreté dans le Haut-Saint-François est malheureusement présente et les participants sont invités à préciser de quelle façon ils comptent intervenir pour en réduire les effets dévastateurs. M. Roy rappelle que le gouvernement a adopté son troisième plan de lutte à la pauvreté « permettant à plus de 100 000 personnes de sortir de la pauvreté de façon permanente. » En augmentant le salaire minimum, la loi sur l’aide au premier recours pour les jeunes et les différentes mesures d’aide pour les assistés sociaux facilitant un retour au travail et bien d’autres visent à aider les gens à se sortir de la pauvreté, estime-t-il. Mme Blais précise que sa formation politique augmentera le salaire minimum à 15 $ l’heure d’ici octobre 2022 tout en établissant un mécanisme d’évaluation complet du contenu de la mesure afin de s’assurer que ces effets positifs dépassent nettement les effets négatifs au sein de la société. Au cours de son mandat, précise-t-elle, le PQ augmentera de 200 M$ récurrents le financement de la mission d’organismes d’actions communautaires autonomes de l’ensemble des secteurs. La gratuité des CPE pour les familles ayant un revenu inférieur à 34 000 $, des soins à domicile adéquats pour les ainés font partie des préoccupations de sa formation politique pour contrer la pauvreté. M. Dodier souligne que son parti préconise « un revenu minimum garanti de 1 200 $ par mois avec 600 $ possible d’emploi. Sur le terrain, je propose de redonner 25 % de mon salaire aux organismes communautaires qui travaillent souvent avec les gens les plus pauvres et important de viser la parité salariale une fois pour toutes.  »

La meilleure façon de contrer la pauvreté pour M. Jacques, c’est d’offrir des ressources aux personnes qui ont de la difficulté à intégrer le marché du travail. Il cite en exemple, Intro-travail et Carrefour jeunesse-emploi. « Il faut que ces organismes puissent compter sur des budgets récurrents et prévoir sur du long terme et mettre en place des actions structurantes ; je veux m’occuper sur cet aspect du financement de ces organismes qui font un travail exemplaire. » Le candidat souligne l’importance de développer des modèles d’affaires comme Coup de pouce à Lac-Mégantic qui emploie des travailleurs avec des difficultés. Le candidat souligne également l’importance d’exclure les montants des pensions alimentaires des enfants pour aider les calculs de prestation d’aide sociale. Pour Mme Larrivée, un gouvernement solidaire va hausser les prestations d’aide sociale pour des personnes avec contraintes sévères à l’emploi. Il va également hausser à 12 000 $ annuellement les prestations pour les personnes sans contraintes et mettre en place un revenu minimum garanti pour couvrir les besoins de base. Québec solidaire, de mentionner la candidate, va hausser aussi le salaire minimum à 15 $ et va créer une assurance dentaire pour tout le monde. Il mettra également en place des CLSC ouverts 24 h, 7 jours par semaine.

L’éducation occupe toujours une place importante. Quelles mesures entendent mettre de l’avant les candidats pour améliorer la situation dans le Haut-Saint-François ? Mme Blais soutient que le Parti Québécois mettra de l’avant un grand chantier qui mènera au rendez-vous national de l’alphabétisation. « Nous adopterons un plan de travail sur 10 ans qui aura un objectif réaliste, mais ambitieux. » De son côté, M. Dodier soutient qu’il faut investir massivement en éducation en rappelant que sa formation politique préconise la gratuité du préscolaire jusqu’à l’université. Pour sa part, M. Jacques propose d’offrir des formations professionnelles correspondant aux besoins des régions et faire de même pour les formations collégiales. « Il faut mettre en place des partenariats entre les entreprises et les centres de formation. » Concernant l’analphabétisme, il souligne l’importance d’intéresser les jeunes à l’école et de maintenir les professionnels. Mme Larrivée rappelle une des mesures phares de sa formation politique qui est la gratuité à partir du CPE jusqu’au doctorat. Un réinvestissement en éducation, réduire le nombre d’élèves par classe, embaucher des enseignants, du personnel, pour soutenir les jeunes pour contrer le décrochage scolaire, soutenir les projets collectifs comme la Cité-école de la polyvalente Louis-Saint-Laurent font partie des actions à poser. M. Roy rappelle que son parti s’est engagé à soutenir les jeunes jusqu’à 18 ans pour la réussite éducative. Son parti entend également poursuivre le déploiement des classes de maternelle 4 ans temps plein dans les milieux défavorisés. De plus, il rappelle que les services éducatifs pour les enfants 4 ans seront gratuits autant pour la maternelle que pour les services de garde. On prévoit ajouter à l’enseignant une deuxième personne temps plein aux classes de niveau préscolaire et de première année pour accompagner les enfants. Le candidat souhaite valoriser le parcours d’apprentissage adapté et entend travailler à l’offre de formations professionnelles adaptées aux besoins du milieu.

Pierre Hébert

Doit-on voter quand même ?

La présente campagne électorale ne fait pas exception des autres. Tour à tour, les chefs des différentes formations politiques y vont de promesses susceptibles de satisfaire à peu près tout le monde. Par surcroit, ce qui semblait inexistant il y a à peine quelques mois, l’argent, tombe du ciel sous forme de pluie diluvienne. La semaine dernière, les quatre partis confondus en étaient à plus de 45 G$ de promesses électorales. Je veux bien croire qu’avec le réchauffement de la planète nous subissons des changements climatiques extrêmes, mais à ce point, permettez-moi d’en douter.
L’expérience des campagnes passées devrait démontrer que nous ne sommes pas dupes. Si le quart des promesses, et je suis optimiste, devait se réaliser au cours des quatre prochaines années, déjà cela serait exceptionnel. Certains percevront dans mes propos un brin de cynisme, moi je dis réaliste.

Pourquoi, subitement, nos élus trouveraient-ils l’argent qui semblait inexistant ou non disponible, que ce soit pour répondre aux besoins des aînés en CHSLD ne serait-ce que pour les bains, l’aide à domicile, l’éducation, la desserte internet, l’agriculture, les garderies, l’environnement et bien d’autres ?

Malgré tout, il est réconfortant de constater que tout le monde a des solutions à proposer. Cela démontre que les prétendants au pouvoir sont en mode solution. Parmi le lot, il y a des propositions intéressantes émanant de toutes les formations politiques et qui méritent notre attention. Mais encore faut-il que les élus aient le courage de se donner les moyens de leurs ambitions.
Bien que les chefs occupent à peu près tout l’espace médiatique, dans leur ombrage se trouvent les candidats. Les médias régionaux comme le journal, Le Haut-Saint-François, tente de diriger les réflecteurs vers eux. Ces personnes qui sillonnent le comté depuis plusieurs semaines déjà ont des choses à dire et à faire valoir. Il est triste de constater qu’ils auront peu d’influence quand viendra le jour du vote. Les études tendent à démontrer que plus de 90 % des électeurs votent pour le chef ou le parti. Bien peu tiennent compte du candidat dans leur choix. Pourtant, le député a un rôle important à jouer. Dépendamment de son dynamisme, sa débrouillardise, de sa volonté à faire une différence, il peut apporter une contribution significative que son parti soit ou non au pouvoir.
Cette donnée mérite d’être prise en considération lorsque vous serez dans l’isoloir le 1er octobre prochain. Que l’on soit satisfait ou non du travail de nos élus, il importe d’aller voter. C’est un moment privilégié où le poids démocratique de la population prend tout son sens et demeure sans appel pour les quatre prochaines années. Alors, faites un choix judicieux.

Le président inquiet sur l’avenir de l’entité

Le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert, saute à pieds joints dans la présente campagne électorale pour manifester son inquiétude envers la volonté de la Coalition avenir Québec (CAQ) d’abolir ou du moins affaiblir, estime-t-il, les commissions scolaires.

« Pourquoi agir sur des structures alors qu’en 2016, 48 organismes, syndicats, associations sont venus dire à la commission parlementaire sur le projet de loi 86, ne touchez pas aux structures, travaillez sur la réussite des élèves. Le Parti libéral voulait faire exactement ce que la CAQ veut faire et ils ont fait marche arrière. Ils se sont rendu compte que c’était pas là qu’il fallait s’enligner. Le ministre a fait une tournée provinciale pour aller chercher des données et travailler sur la réussite scolaire et c’est ça qu’on a à faire. » Faisant référence à la volonté de la CAQ d’abolir les élections scolaires, M. Gilbert rétorque « c’est pas une économie de 13 M$ qui va faire que ça va aller mieux. On veut faire des conseils d’administration dans les écoles. Qui va arbitrer les conflits entre les écoles, qui diront moi je veux un orthopédagogue, l’autre en veut deux, qui va compléter les tâches ? Présentement, les conseils d’établissement sont très autonomes. On envoie les argents directement dans les écoles. » M. Gilbert estime que le modèle actuel fonctionne bien et croit que le fait de vouloir le changer sous prétexte que 3 % de la population au Québec participe aux élections scolaires n’est pas une bonne raison. Le président de la commission scolaire croit qu’il faudrait profiter de l’occasion pour trouver des façons visant à faciliter le vote chez les familles que ce soit électronique ou autres. « Moi, ce qui me tient le plus à cœur, c’est le commissaire qui est dans la municipalité, qui ramène c’est quoi les préoccupations, c’est lui qui participe aux soupers spaghetti, c’est lui qui aide à la mobilisation du milieu. Alors, pourquoi se priver d’hommes et de femmes ? »

Le candidat de la CAQ dans Mégantic, François Jacques, a fait valoir la position de sa formation politique à ce sujet lors du débat organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François. « On ne fait pas d’abolition de commission scolaire; on va changer le nom qui va s’appeler les Centres de service qui gardent les mêmes soutiens qui existent présentement. La seule chose qui va être changée, c’est les élections scolaires qui sont votées par 3 % de la population du Québec et représentent 20 M$ au gouvernement. Les structures vont être remplacées dans les écoles par des comités, les décisions vont se prendre à la base selon les besoins de chacune des écoles qui va être écoutée. Tout le monde va prendre les décisions à la commission scolaire au Centre de service pour le bien des étudiants de chacune des communautés », complète-t-il.

Six organismes se partagent 79 827 $

Six organismes du territoire et la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François se partagent un montant de 79 827 $, octroyé par Centraide Estrie.
C’est à l’occasion d’une récente rencontre que la directrice générale de Centraide Estrie, Marie-Hélène Wolfe, accompagnée du directeur sortant, Claude Forgues, que l’on a procédé à la remise des chèques. Les montants sont versés à des organismes communautaires qui viennent en aide à la population du Haut-Saint-François. On estime que plus de 10 000 personnes bénéficient des divers services. En raison d’une excellente campagne de souscription l’année dernière, les organismes reçoivent une aide globale majorée de 6 000 $.

Parmi ceux retenus, on retrouve le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François avec un montant de 14 622 $, les Cuisines collectives pour 13 153 $, le Centre des femmes La Passerelle du Haut-Saint-François avec 12 054 $, Virage Santé mentale du HSF pour une somme de 10 236 $, tandis que la Maison des jeunes Actimaje d’East Angus et Animation Jeunesse du Haut-Saint-François obtiennent respectivement 10 093 $. Pour sa part, la CDC reçoit 9 576 $ dans le cadre du programme Bâtisseurs communautaires. Cette dernière regroupe les organismes communautaires de la MRC et favorise le développement. La consolidation et la concertation leur permettent de participer activement au développement social et économique du milieu dans l’intérêt d’un mieux-être collectif basé sur la lutte à la pauvreté, la qualité de vie et la justice sociale.

Chaque représentant d’organisme a profité de l’occasion pour parler du type d’intervention qu’il faisait respectivement. Centraide Estrie a distribué 1 107 206 $ et soutenu financièrement 69 organismes répartis dans les 7 MRC de la région de l’Estrie.

Apprivoiser son stress

Le stress peut être la cause de bien des maux. Mais Sylvain Guimond, conférencier invité par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, a su, du moins le temps d’une soirée, diminuer ce qui pour certains est cause de bien des soucis.

C’est avec fougue, dynamisme, appuyé de présentations visuelles et de beaucoup d’humour que le conférencier et sa conjointe, Dre Johanne Lévesque, ont démystifié le stress dans le cadre d’une conférence ayant pour thème Apprivoiser les forces du stress.

Plus d’une soixantaine de personnes ont littéralement savouré l’intervention du professionnel qui a une feuille de route bien remplie. Docteur en psychologie du sport, éducateur physique, ostéopathe, M. Guimond a collaboré à de nombreux projets de recherche avec des sommités scientifiques mondiales. Il a eu l’occasion d’évaluer et de traiter plus de 1 000 athlètes d’élite tels que Mario Lemieux, Tiger Woods, le lanceur de baseball John Smoltz, le golfeur Greg Norman, etc. Le conférencier participe également à des émissions à caractère sportives que ce soit sur les ondes de RDS, TVA, Radio-Canada et autres.

Pour M. Guimond, le stress n’est ni positif ni négatif. Il y a trois grandes peurs dans la vie, celle de mourir, de souffrir et de parler en public parce qu’on a peur d’être jugé. Selon l’intervenant, la réussite dans la vie n’est pas une question de chance, mais bien de choix. L’échec et la réussite vont dans le même sens. Il n’y a pas de réussite sans échec, de préciser le conférencier.

Le stress, explique-t-il, est un niveau d’adrénaline qui sera source de motivation pour certains et de frein pour d’autres. La question est de savoir le gérer. « Face au stress, devenez votre meilleur ami. Vous allez l’encourager, le respecter. Faites la même chose avec vous-même. Faites une conversation interne, ça va vous changer. Lorsqu’on se parle, on peut s’en sortir. Lorsqu’on est anxieux, angoissé, il faut être capable d’en parler. » Une chose est importante, selon l’intervenant, c’est de prendre du temps pour célébrer nos bons coups. « Dans notre société, on ne prend pas le temps de célébrer. On a trop de projets. Si on ne se récompense pas, on passe à autre chose. Le burn-out, c’est le cerveau qui dit un jour, je travaille, tu ne me récompenses jamais, bien mange de la chnoute et un jour, on se retrouve en burn-out. Le burn-out vient d’un manque de respect de soi-même, des autres, de votre santé. On fait un burn-out parce qu’on ne se sent pas bien. Si on avait du plaisir à travailler, si on riait, on irait mieux. Soyez indulgent envers vous-même. » Montrer sa vulnérabilité, ses faiblesses, c’est de la confiance en soi. « Quand j’ai confiance en moi, je n’ai pas peur de dire mes faiblesses. La vulnérabilité, l’authenticité et la générosité sont trois éléments qui mèneront à la réussite », estime le conférencier.

Prenant le relais, Dre Lévesque mentionne qu’il est possible de maîtriser ses émotions. « Vous êtes en interaction avec votre cerveau. C’est vous qui lui dites quoi faire, mais il faut y mettre les efforts. Faut apprendre à doser ses neurotransmetteurs. Faut jouer avec votre état. » Mme Lévesque mentionne que des exercices de respiration matin et soir, marcher trois fois par semaine devrait aider. Lorsqu’on est anxieux, la méditation peut également aider. En conclusion, le conférencier ajoute qu’il est important de prendre le temps de savourer le bonheur, peu importe où il se trouve; cela contribuera également à diminuer le stress.

Le spectacle Clic Clap fait bouger les jeunes

Près de 350 jeunes des municipalités d’Ascot Corner, Cookshire-Eaton, Dudswell, East Angus et Weedon ont participé à l’atelier-spectacle Clic Clap, présenté au cours de l’été dans leur municipalité respective.

L’artiste Dominic Desrochers, virtuose de la percussion corporelle, a littéralement entraîné les jeunes dans un voyage dans le temps. Il leur a fait découvrir le monde par une démonstration et une participation aux gigues, turluttes, gumboot, tap dance et danse percussive actuelle. L’activité qui s’est déroulée du 25 au 27 juillet est le résultat d’un partenariat entre le Centre culturel de Weedon, les municipalités participantes et accompagnées par le Centre local de développement (CLD). Les spectacles ont été rendus possibles grâce à une subvention de 2 200 $ du ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ) et de l’injection de 2 500 $ par l’ensemble des municipalités concernées.

Caritas Estrie remet 22 344 $

Il n’y a pas que les parents qui attendent la rentrée scolaire. Les représentants d’organismes également puisqu’avec cette période coïncide la remise de chèques de Caritas Estrie. Cette année ne fait pas exception puisque ce dernier a remis un total de 22 344 $ permettant aux organismes du milieu de réaliser 26 projets.

Cette somme qui fait la différence pour plusieurs organisations provient du Fonds de lutte contre la pauvreté et l’injustice. Michel Boulanger et Bernard Roy, respectivement coordonnateur des campagnes de financement et président de Caritas Estrie, étaient de passage à Weedon et East Angus pour remettre les enveloppes. Un montant global de 15 657 $ a été distribué dans le district 35-E regroupant East Angus-Cookshire-La Patrie et permettant la réalisation de 17 projets. Les organismes bénéficiant de ce support financier sont les Conseils des Chevaliers de Colomb de Cookshire, East Angus et La Patrie, le Club Lions de Notre-Dame-des-Bois, Moisson Haut-Saint-François, Moisson Cookshire, la paroisse St-Joseph des Monts (Notre-Dame-des-Bois, Chartierville, Scotstown, La Patrie), la fabrique Notre-Dame de l’Unité de St-Malo, la paroisse St-François de Laval, l’école Notre-Dame-du-Paradis de Dudswell et les Cuisines collectives du Haut-Saint-François.
Pour le district 35-W, Weedon-Beaulac-Stratford, Caritas Estrie a remis 6 687 $ permettant la réalisation de neuf projets. Parmi les groupes soutenus, nous retrouvons le Conseil des Chevaliers de Colomb de Weedon, le Centre d’action bénévole et la Pastorale de Beaulac-Garthby, Dépannage St-Gérard, la paroisse Saint-André Bessette de Ham-Nord, la fabrique Saint-Jean-Paul II de Weedon et l’école Notre-Dame du Sacré-Cœur de Weedon.

Lors de la remise des enveloppes, les représentants d’organismes présents expliquaient à quoi vont servir les montants reçus. Mentionnons que les sommes distribuées proviennent des campagnes de financement comme la vente de pains dans le cadre de la campagne du Pain partagé et de la vente de bougies pour le Noël de la paix. Le président de Caritas Estrie insiste : les ventes effectuées par district reviennent entièrement dans le milieu. Ainsi, la charge de redistribuer les sommes prévues aux deux districts couvrant notamment le Haut-Saint-François est confiée à deux comités locaux composés de représentants de Caritas Estrie, de l’Archidiocèse de Sherbrooke et des Chevaliers de Colomb. Pour le district 35-E, le comité était formé de Michel Rodrigue de Marbleton, Robert Talbot de Cookshire-Eaton et de Mélissa Lessard d’East Angus. Quant au district 35-W, le comité était formé de Denis Lessard de Weedon, Paul-André Croteau de Stratford et d’Évangéline Forget de Weedon.

À l’échelle estrienne, Caritas Estrie a distribué 183 844 $. Ce montant est inférieur à celui de l’année dernière. Les responsables attribuent cette situation à la vente de bougies qui a moins bien fonctionné et à l’augmentation des coûts pour la campagne du pain partagé.

Transport de personnes HSF désire élargir son offre de service pour 2019

C’est dans le but d’informer et de sensibiliser les gens d’affaires que Transport de personnes HSF présentait récemment à la Vieille gare du papier à East Angus son offre de service. Thérèse Domingue, directrice générale de l’organisme sans but lucratif, profitait de l’occasion pour inviter les participants à collaborer dans la préparation d’une nouvelle offre de service susceptible de répondre aux besoins de transport de la main-d’œuvre au sein des entreprises sur le territoire, et ce pour 2019.

Plus d’une trentaine de personnes, représentants d’entreprises, d’organismes et des municipalités participaient à la rencontre. Mme Domingue précise que l’organisme qu’elle représente ne fait pas que du transport de personnes à mobilité réduite et transport collectif. Transport de personnes HSF, explique-t-elle, « est là pour créer, organiser, optimiser, mettre des circuits en place.  » À l’heure où la pénurie de main-d’œuvre frappe de plein fouet, l’organisme est conscient que le transport des travailleurs devient un enjeu important. Les intervenants ont déjà amorcé une réflexion sur la façon de remédier à la situation, mais pour aller plus loin ils ont besoin de la collaboration des entreprises. « Dans ce cadre-là, avec tout le travail qu’on a amorcé, là maintenant, il y a une obligation partagée de faire en sorte qu’on le fasse, mais avec plusieurs entreprises dans un même territoire. Ça ne peut pas se faire entreprise par entreprise. » Mme Domingue convient que l’arrivée de MYM à Weedon sera un employeur majeur, « mais on a des centaines, des centaines d’entreprises. On a des demandes pour les entreprises présentes. »

Pour développer un service, il faut faire en sorte que les entreprises acceptent de travailler ensemble et que les services seront partagés par leurs employés. « Il faut travailler ensemble pour répondre à un problème à venir et pour certains présents. » Mme Domingue invite donc les entreprises à lui faire parvenir les plages horaires et le lieu de résidence des employés. « Selon le lieu de résidence des employés, je suis capable d’arriver et dire on va partir de telle place ou telle place et pas nécessairement de l’axe 108 ou 112, ça peut être autre chose aussi. Avec ça, on est capable de définir des tracés, des horaires, des endroits d’embarquement. » La formule et le tracé sont ouverts. L’organisme n’entend pas se limiter à un type de service, ça peut être du transport collectif du genre autobus, du covoiturage naturel qui se fait déjà ou autres. Transport HSF offre déjà un service de covoiturage qui pourrait se jumeler à ce qui peut se faire déjà. Mme Domingue cite en exemple un employé qui utiliserait son automobile pour faire du covoiturage et se verrait une opportunité de faire des heures supplémentaires. Cette dernière pourrait refuser puisqu’elle assure le transport de collègues. Or, avec une entente avec Transport de personnes HSF, l’organisme pourrait prendre le relais en offrant du covoiturage pour le retour du travail. Différentes options sont sur la table et l’organisme entend les regarder avec les entreprises participantes.

Projets pilotes
L’organisme a déjà amorcé un travail et souhaiterait compléter l’exercice de projection des circuits à la fin de la présente année. « En début 2019, on va s’asseoir avec les entreprises, là où il y a le plus grand noyau. On va les asseoir pis on va travailler ça.  » Mme Domingue aimerait bien être en mesure de lancer deux à trois projets pilotes avant le début de l’été 2019. « Cela permettrait de rassurer les utilisateurs et démontrer que ça marche », d’exprimer la directrice générale de Transport de personnes HSF.

Réactions
Les représentants et propriétaires d’entreprises ont manifesté leur intérêt à participer à la recherche et application de solution. Parmi leurs craintes, le délai de transport s’inscrivait en tête de liste. Un délai indu avait pour effet d’inciter un travailleur potentiel à refuser l’offre d’emploi, mentionnait-on. Steve Blanchette, propriétaire de Vêtements Cookshire, mentionne que sa participation à la rencontre avait pour but « de voir l’ouverture par rapport au transport collectif pour amener les gens de la ville, des grands centres, pour venir travailler dans nos entreprises parce qu’on a un besoin tout le tour de nous. C’est ça qu’on vient voir s’il y avait de malléabilité au niveau des horaires, des coûts. Je pense que ça s’installe la démarche. Selon nos prévisions, ça se passe bien déjà qu’on a des ouvertures à modifier certaines choses qui vont probablement nous aider à obtenir une clientèle qui provient de Sherbrooke, ça devrait fonctionner. » M. Blanchette mentionne que déjà plusieurs employés font beaucoup de covoiturage et proviennent d’un peu partout. Il cite en exemple les travailleurs provenant de Saint-Gérard, Scotstown, Sherbrooke, Rock Forest.
Au terme de la rencontre, Mme Domingue était satisfaite de l’intérêt manifesté par les participants, confirmant la nécessité de poursuivre la recherche de solution avec les entreprises.

Projet de fusion adopté à forte majorité

Les membres des Caisses Desjardins des Hauts-Boisés et du Nord du Haut-Saint-François ont adopté à la quasi-unanimité la proposition de fusion présentée par les conseils d’administration respectifs lors des récentes assemblées générales extraordinaires, qui se déroulaient simultanément à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton et la salle communautaire d’East Angus.

Une centaine de membres participaient à chacune des assemblées. À Cookshire-Eaton, seulement trois personnes se sont opposées au projet alors que tous les membres votant du côté d’East Angus ont appuyé la proposition. Peu de questions de part et d’autre ont été formulées. À Cookshire-Eaton, François Chabot, ancien directeur de la caisse, à l’époque, a livré un plaidoyer en faveur de la fusion. À East Angus, Serge Lemieux a interrogé les dirigeants sur l’éventuelle répartition géographique des membres du conseil d’administration. Pour l’instant, il s’agit de sept administrateurs provenant de chacune des caisses. Par la suite, les administrateurs porteront une attention particulière sur la représentativité géographique, d’exprimer le président de la Caisse du Nord du Haut-Saint-François, Rémi Vachon. L’autre question portait sur la tenue de la prochaine assemblée générale de la caisse qui se fera en 2019.

En introduction, les représentants des institutions financières ont repris les explications données lors des assemblées publiques d’informations, présentant les raisons et avantages de la fusion. Le journal en a fait rapport lors du texte publié dans le numéro du 22 août. La qualité et le développement de nouveaux services adaptés aux besoins grandissants des membres, la rétention du personnel, l’augmentation de l’actif à 575 M$ pour un volume d’affaires d’un peu plus d’un milliard $ et la possibilité d’investir davantage pour les projets dans la communauté font partie des avantages énumérés au cours de la soirée. Rappelons que le siège social sera situé au point de service à East Angus et que les autres demeurent en activité.

Ristourne
Quant aux partages des excédents pour 2018, chaque caisse retournera la totalité du montant autorisé à ses membres respectifs. De cette somme, les Hauts-Boisés en verseront 25 % au fonds d’aide au développement du milieu tandis que celle du Nord versera 30 %. Quant à la portion de 75 % et 70 % pour chaque institution, elles seront versées en parts égales en ristourne individuelle pour les produits d’épargne et de crédit. Enfin, outre l’adoption de la convention de fusion, les membres ont également approuvé le règlement de régie interne.

 

Satisfaction
Les présidents des institutions étaient évidemment heureux du résultat obtenu. « Je m’attendais à ce qu’on ait des questions, mais le monde était vraiment prêt pour le vote. J’ai été surpris. Aujourd’hui, ça évolue. Donc, si on veut conserver notre caisse dans le milieu, on n’a pas le choix. Il faut oublier le passé et regarder vers le futur. Je suis confiant. Ça va être bon pour les membres », d’exprimer le président de la Caisse des Hauts-Boisés, Jean-Claude Cassidy. « Le dernier vote au niveau du regroupement avec la caisse d’East Angus, Dudswell, Saint-Camille, Weedon, on n’avait pas eu cette unanimité-là. Je m’attendais qu’il y ait un peu de résistance. J’étais confiant pour ce soir, mais de voir que les membres ont décidé de nous donner leur appui de manière non équivoque, ça, c’est intéressant. On va s’atteler à souder le futur conseil d’administration », de mentionner Rémi Vachon, président de la Caisse du Nord du Haut-Saint-François. Mentionnons que la nouvelle institution financière Desjardins Caisse du Haut-Saint-François sera effective à compter du 1er janvier 2019.

Engagement de la réfection de la route 257

L’engagement du ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, André Fortin, à participer au projet pilote regroupant notamment les cinq municipalités du Haut-Saint-François, pour la réfection de la route 257, vient apaiser les craintes des élus. « On avait besoin d’un engagement écrit et on l’a eu. Avec l’engagement, ils sont obligés d’enclencher », de commenter Johanne Delage, mairesse de La Patrie et porte-parole du comité de la route 257, regroupant également les municipalités de Weedon, Lingwick, Scotstown et Hampden.

Les maires des municipalités concernées ont rencontré, récemment, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, qui expliquait entre autres la nature de l’engagement du ministre Fortin. Dans sa missive, le ministre précise « je confirme l’engagement pris lors de la vidéoconférence du 13 août dernier à participer à un projet pilote visant à accompagner les municipalités pour la réfection de la route 257. Considérant l’objectif d’appliquer une solution à l’échelle régionale, le ministre vous soutiendra dans l’élaboration de votre projet pour définir les problématiques sur l’ensemble de la route 257 et déterminer les solutions potentielles. D’ailleurs, afin d’enclencher les démarches rapidement, une rencontre administrative sera convoquée pour le mois de septembre. Bien que le projet pilote vise une solution régionale, la mise en œuvre des solutions sera modulée en fonction du niveau d’avancement des municipalités concernées. »

« Après l’analyse des problématiques, des besoins et des solutions envisageables, une aide financière additionnelle pourrait être accordée en considérant les particularités de vos communautés locales et les disponibilités budgétaires ». L’engagement du ministre est valable pour les sections de la route 257 dans les MRC du Haut-Saint-François et des Sources. Le député Bolduc est évidemment heureux d’avoir contribué avec les élus à mettre un point final sur ce dossier qui perdure depuis de nombreuses années.
Les élus sont fébriles à l’idée d’aller de l’avant. D’ailleurs, il a été convenu en séance régulière du conseil des maires que la MRC serait l’interlocuteur entre le MTQ et le comité de la 257. « Les petites municipalités, nous n’avons pas les ressources pour ça. La MRC a désigné une personne du CLD pour faire le lien. Nos DG et directeurs de voirie seront mis à contribution. Mais c’est toujours le comité de la 257 qui décide », d’insister Mme Delage.

La porte-parole du comité mentionne que les membres avec la personne-ressource tiendront une rencontre préparatoire avant celle prévue avec les fonctionnaires du MTQ, qui restait à être déterminée. « La priorité est de trouver une firme. Il est très important de faire une étude d’ingénierie, c’est ça qui va nous indiquer les coûts. Avec l’étude, on va savoir par où on commence. »

Mme Delage rappelle « le projet pilote, c’est les cinq municipalités du Haut-Saint-François. C’est nous autres qui avons décidé de mettre 10 % du coût des travaux. C’est unique et les cinq municipalités. on lâchera pas le morceau. » On évalue le projet à quelque 30 M$, ce qui pourrait représenter une mise de fonds de 600 000 $ par municipalité. Le député Bolduc mentionne que dans ce genre de dossier « il faut trouver le bon outil, être créatif. L’innovation, la créativité, c’est une bonne avenue. »

L’entreprise Palettes Perron détruite par le feu

Palettes Perron, le plus important employeur de Sawyerville, à Cookshire-Eaton, a été la proie des flammes. Le bâtiment et la machinerie, tout y est passé. Une perte totale affectant du coup une trentaine de travailleurs qui se retrouvent momentanément sans emploi.

Le journal a tenté de rejoindre le PDG, Hugo Brunelle, pour savoir ce qui arrivait avec l’avenir de l’entreprise, une semaine après le sinistre. Malheureusement, nous n’avions pas eu de retour soit par courriel ou téléphone au moment d’écrire ces lignes. Ce dernier avait manifesté dans les médias son désir de rebâtir l’entreprise le plus rapidement possible. Entre-temps, il souhaitait aviser les clients et regarder pour une relocalisation temporaire. Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François a pris contact avec M. Brunelle pour lui offrir son aide, d’exprimer Bernard Ricard, directeur adjoint de l’organisme régional.

Rappelons que l’incendie s’est déclaré dans la nuit du mercredi au jeudi 23 août. Il aurait pris naissance dans l’entrepôt. Le brasier s’est vite propagé emportant tout sur son passage. Heureusement, aucune personne n’a été blessée. Les pompiers de Sawyerville ont combattu les flammes avec l’aide de leurs collègues de Cookshire-Eaton, Johnville, Saint-Isidore-de-Clifton, Saint-Malo et Westbury.

Construite par les Perron, il y a une cinquantaine d’années, l’entreprise constituait le joyau industriel de Sawyerville.

Le succès perdure avec Alain Choquette

La participation du magicien Alain Choquette, comme maître de cérémonie, et de son collègue Nicolas Gignac, membre des FantastiX, au souper-bénéfice annuel de la Fondation Pauline Beaudry, a permis aux 104 convives réunis à la salle communautaire de Weedon, de passer une excellente soirée tout en savourant un succulent repas.

Toujours affable et généreux avec les gens, Alain Choquette s’est montré clair. « Cette année, c’est le dernier magicien que je présente parce que c’est le top. Je l’ai engagé pour me conseiller, Nicolas Gignac. » L’invité qui présentait, bénévolement, un spectacle de près d’une heure a su surprendre et émerveiller la foule avec plusieurs numéros impliquant des gens de la salle. Le magicien s’est montré généreux de son temps en offrant la possibilité aux gens de prendre des photos avec son serpent, au terme de la soirée.

Toujours en quête d’apporter quelque chose de plus à la fondation, Alain Choquette, qui avait présenté son spectacle l’automne dernier au Centre culturel à Weedon, promet de récidiver. « Je prépare avec Nicolas mon nouveau spectacle qui sera présenté le 8 février à Sherbrooke. Si tout va bien, le 7 février 2019, je le présenterai au Centre culturel à Weedon. » Tout comme l’automne dernier, Alain Choquette s’engage a verser la vente des billets à la Fondation Pauline Beaudry.

Présidente d’honneur
Angèle Doyon, directrice générale à la Coopérative La Patrie et présidente d’honneur pour l’occasion, souligne le magnifique travail de Pauline Beaudry et de son équipe. « Quand j’ai accepté la présidence d’honneur, j’ai été voir le CV de Pauline et j’ai vu que c’était une grande dame. Je suis venue accompagnée de gens, des bénévoles. Pour être épanoui comme Pauline, il faut servir sa communauté », de compléter Mme Doyon. Le député de Mégantic, Ghislain Bolduc et Jacqueline Belleau, attachée politique de Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, participaient à la soirée. Mme Belleau a souligné l’apport de la Fondation et le travail infatigable de Mme Beaudry. « Vous êtes une femme de cœur. Vous êtes l’ange gardien qui nous accompagne constamment », en ajoutant que Mme Beaudry détenait le titre de Mérite estrien pour son dévouement.

Fondation
Rappelons que la fondation vient en aide aux personnes démunies du Haut-Saint-François. Un total de 17 137 $ a été distribué en 2017 que ce soit sous forme de bons d’achat à l’épicerie, pour les taxes scolaires, l’électricité, la rentrée scolaire, le compte de téléphone, l’achat de médicaments, le transport adapté et bien d’autres.

Sylvain Dodier (PV)

Le candidat du Parti Vert du Québec dans Mégantic, Sylvain Dodier, n’a pas l’intention de faire de la figuration dans la présente campagne électorale. « Je vais là pour gagner. J’ai des appuis partout, j’ai une grosse équipe de bénévoles, des gens qui viennent de tous les partis politiques qui ont envie de changement. » Avec son équipe, le candidat mentionne « je veux prendre soin de notre monde. »

Conscient que le comté est d’allégeance libérale depuis 38 ans, M. Dodier croit que ses chances peuvent être bonnes, et ce malgré le vent populaire en faveur de la Coalition Avenir Québec. Le candidat croit que son engagement peut faire la différence. « Moi, ce que je peux faire, je m’engage à le faire et je peux le livrer, peu importe le parti politique au pouvoir. » Celui qui dit vouloir faire de la politique différemment rappelle son engagement à verser 25 % de sa rémunération de député aux organismes à but non lucratif (OBNL). Il désire également consacrer 10 heures de bénévolat par mois dans diverses garderies, écoles, organismes du comté dédiés à la famille sur la thématique nature/culture. Il ajoute que cette période sera prise sur son temps personnel et non sur celui de député. Il s’engage à organiser chaque mois une assemblée publique avec la population de la circonscription. M. Dodier souhaite aussi créer un comité intergénérationnel regroupant des jeunes de 16 à 25 ans et de 65 ans et plus pour conseiller le député.

« Je trouve ça important de créer un site internet du député, c’est pour moi la notion de transparence avoir l’agenda public, les comptes de dépenses, les factures et que le site du député soit un espace de référence pour la population. Dans ce sens-là, moi, je veux trois bureaux de député. Je veux que le bureau de député devienne des petites ruches citoyennes. Je ne veux pas que le député soit tout seul dans son bureau. Je veux qu’il y ait d’autre monde qui soit avec lui. Œuvrer avec des organismes régionaux qui n’ont pas d’antennes locales, y a rien qui empêche le député de les inviter dans son bureau, que son bureau serve de mini incubateur à des idées, pas juste des incubateurs d’entreprises. »

Développement
Pour le candidat du Parti Vert, le développement pratiquement sous toutes ses formes que ce soit manufacturier, touristique, commercial, agroalimentaire doit passer par le service de proximité. « C’est important de développer et soutenir la proximité dans le secteur rural. » L’intervenant mentionne que l’économie est déjà en voie de changement avec l’éclosion de petits producteurs agricoles, commerces et autres. Selon M. Dodier, ce n’est pas l’argent qui manque pour venir en aide aux diverses entreprises. Il suffit de le réorienter et d’assumer ces choix politiques. À l’image de sa formation politique, le candidat accorde une grande importance à l’environnement et soutient que Valoris en fait partie. « C’est génial, il ne faut pas fermer Valoris, l’avenir passe par là. Il faut l’appuyer pour développer une économie circulaire et créer un recyclage de qualité.

Toujours au chapitre du développement, le candidat est d’avis que la création d’une société d’État qui offrirait le service internet serait un atout pour les secteurs ruraux. Quant au transport en commun en milieu rural, il importe de faire des choix politiques qui favoriseront la mobilité des gens sur le territoire rural, de soutenir M. Dodier. Ce dernier croit également au bienfait de l’immigration. « On a besoin des immigrants. Ils ne volent pas nos jobs. On manque entre 2 000 et 3 000 emplois annuellement en Estrie.

M. Dodier est d’avis que la MRC du Haut-Saint-François est en pleine mutation, qu’elle affiche un dynamisme et une effervescence intéressante. Il note également un changement dans l’économie avec la multiplication de petites entreprises notamment dans le domaine agroalimentaire. Avec sa façon de faire de la politique, M. Dodier croit être en mesure de faire une différence dans le comté de Mégantic.

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