Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
Le préfet, Robert Roy, sollicitera un renouvellement de mandat.

Robert G. Roy (PLQ)

En ce début de campagne électorale, le candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Mégantic, Robert G. Roy, y va d’une priorité, celle de tout faire pour comprendre, analyser et défendre les dossiers s’ils valent la peine d’être défendus. « Je veux être ce que je suis, être près des gens, les écouter et les comprendre », d’exprimer le candidat.

« Je veux être près des gens. Je vais être un député de terrain pour les gens. Mentir aux gens, je ne suis pas capable. Quand ça ne fonctionnera pas, je ne leur dirai pas oui et je vais expliquer pourquoi ça ne fonctionnera pas. »

Préfet de la MRC du Haut-Saint-François, M. Roy dit bien connaître le territoire. Il grimace lorsqu’on parle de région défavorisée, il préfère parler de milieu qui se prend en main. « La région du Haut-Saint-François s’est dynamisée au fil des années et il y a tellement de beaux projets. Les 14 municipalités travaillent ensemble et font de belles choses. Le niveau des salaires a augmenté et la qualité des infrastructures aussi. » Il ajoute que les municipalités font des efforts pour faciliter l’accès à la propriété. Il mentionne également que l’apport des divers organismes contribue à faire une différence. Le candidat se fait réticent à parler du milieu, car il mentionne être le candidat pour tout le comté de Mégantic. Invité à se prononcer sur les problématiques du Haut-Saint-François, M. Roy se commet. Une des lacunes importantes à corriger s’inscrit au niveau de la desserte internet. « Le provincial peut interpeller le fédéral pour créer des programmes ensemble pour desservir les gens et à bon prix. J’ai vu plus de 60 systèmes de dessertes internet dans les milieux urbains et très peu s’adaptent au milieu rural. J’ai comme l’impression que ça va être les MRC qui vont devoir desservir les gens ou un organisme à but non lucratif. Mais il va falloir les financer à la bonne hauteur pour que ça ne coûte pas 3 500 $ ou 5 000 $ par porte pour desservir un client. Faut trouver la bonne façon pour desservir à coût raisonnable, c’est ça qui est important pour moi. »

Pour M. Roy, le Haut-Saint-François n’échappe pas à la pénurie de main-d’œuvre. « Il faut que ça devienne un enjeu national ». Beaucoup d’entrepre-neurs rencontrés sont à la recherche de main-d’œuvre, précise-t-il. « Il faut recruter des gens, faut s’attaquer à ça de façon majeure. Pour MYM, il y a déjà le transport collectif qui est mis en cause. Transport collectif du Haut-Saint-François est déjà là pour voyager des gens de Sherbrooke à Weedon. Il y a déjà une stratégie qui est faite pour pas que les employeurs près de MYM perdent leurs employés. Il y a le CLD avec la grappe industrielle qui regarde tout ça. » Faut regarder l’ensemble. Quand je vais chercher des immigrants, c’est correct, mais je vais les loger où, il faut nous-mêmes s’acclimater à ces gens-là et eux à nous. Il faut être capable de les accueillir. C’est quoi que j’ai à leur offrir après le travail. C’est extrêmement important. Il y a des programmes pour les accompagner et il va falloir regarder. La démarche globale intégrée aura un rôle à jouer sur l’intégration. Le plus difficile, c’est la rétention. »

Parmi les autres préoccupations du candidat s’inscrivent l’environnement, la qualité des familles, la santé et l’éducation. « L’éducation, c’est la base. Je suis une personne qui a déjà décroché. J’ai eu la chance de rencontrer de bons professeurs pour me dire décroche pas. Il faut insister sur l’importance de l’éducation et peut-être modifier nos façons de faire. » La persévérance est une notion importante qu’il faut mousser, d’insister M. Roy.

Plan de match
Le candidat mentionne être en campagne depuis mai dernier. Il parcourt les quatre coins du comté. S’il devait être élu député, M. Roy dit vouloir s’assurer d’une répartition équitable en fonction des projets. « Je veux que dans le comté, tout le monde retrouve sa juste part selon les programmes. » S’il devait être élu, le candidat soutient qu’il maintiendra deux bureaux soit un dans le Granit et l’autre dans le Haut-Saint-François.

Bonne année pour la SADC

La dernière année d’activité de la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François s’est avérée positive que ce soit sur le plan financier avec de l’aide, permettant de créer ou maintenir 96 emplois, au chapitre du développement local et du tourisme, sans négliger les nombreuses collaborations.

Une vingtaine de personnes participaient à l’assemblée générale annuelle tenue à la salle communautaire de Johnville, à Cookshire-Eaton. Le président de l’organisme et maire de Weedon, Richard Tanguay, mentionne que l’action de la SADC s’inscrit dans le cadre de la démarche globale intégrée (DGI), c’est-à-dire des actions pour améliorer la qualité de vie dans le Haut-Saint-François. « Le travail n’est pas encore terminé, mais la SADC s’est déjà grandement inspirée du travail de la DGI et compte bien continuer de se coller à la démarche pour renforcer les actions collectives. C’est une nouvelle façon de penser le développement à laquelle j’adhère totalement. Et ce n’est qu’un début, car la démarche doit continuer d’inspirer et de susciter l’engagement, dans toutes les sphères du développement », d’exprimer M. Tanguay.

L’intervention de la SADC est multiple et touche divers secteurs d’activités. Sur le plan financier, l’organisme a effectué 26 prêts pour un total de 875 000 $ contribuant à la réalisation de projets pour un investissement global de 2,5 MS. De l’aide financière accordée, 652 000 $ découlent du fonds régulier et 223 000 $ du fonds Stratégie jeunesse. La répartition des portefeuilles par secteur est de 13 % primaire, 30 % secondaire et 57 % tertiaire. Danielle Simard, directrice générale de l’organisme, qualifie la dernière année d’excellente. « On effectue en moyenne une douzaine de prêts par année et cette année, on en a plus d’une vingtaine », exprime-t-elle. Ajoutons que l’équipe intervient également à d’autres niveaux sur le plan du développement économique que ce soit entre autres en participant avec Place aux jeunes au Défi OSEntreprendre.

Développement local
L’organisme joue également un rôle au développement local, le volet touristique en est un dans lequel il a investi beaucoup d’énergie. La réalisation du Guide touristique, la carte des attraits du Haut-Saint-François, le lancement de l’infolettre et le site web pour le tourisme sans oublier le répertoire en ligne des attraits touristiques agroalimentaire du territoire. Séances d’information auprès des intervenants touristiques, participation avec la Cité-école Louis-Saint-Laurent que ce soit la remise du prix Entrepreneuriat, pour la consultation Ma voix compte, pour le concours de photos et la participation avec divers organismes à l’activité Espace de la diversité dans le Haut-Saint-François sont quelques-unes des nombreuses implications de la SADC dans le milieu.

La directrice générale a profité de l’occasion pour présenter le plan d’action 2018-2019. Les nombreuses interventions se regroupent dans cinq axes. D’abord, l’emploi et l’entrepreneuriat par lequel on vise à faire le développement du pouvoir d’attraction et de rétention du territoire, notamment en termes d’offre d’emploi et d’expertise afin de contrer l’exode des populations et d’attirer de nouveaux arrivants.

Le second axe, l’éducation, par lequel on souhaite contribuer au renforcement du niveau d’éducation de la main-d’œuvre locale en termes de scolarisation, de qualification et de compétences. Le troisième, la zone verte, vise à valoriser les communautés rurales. Le quatrième, santé, sécurité, offre de services, se traduira par l’optimisation d’une offre de services et ressources de proximité en adéquation avec les besoins de la population locale. Le cinquième axe se traduira par l’amélioration de la cohésion sociale.

Même si certains axes semblent s’éloigner de la mission de la SADC, Danielle Simard rappelle que « l’objectif est toujours le même, travailler à améliorer les conditions propices à la mise en place ou l’expansion des entreprises et faire la même chose pour le tourisme et l’agroalimentaire. On veut créer un climat propice en terme de développement local. » M. Tanguay ajoute « le lien est qu’on travaille en collaboration avec le CLD, les autres organismes pour que le milieu global et le monde municipal soient dans un milieu propice au développement des affaires. Si ça bouge ici et que tout le monde travaille ensemble, ça va attirer les gens d’affaires », estime le président de la SADC.

Participation monstre à la fête de la Famille

À en juger par la participation de la population, la traditionnelle fête de la Famille à East Angus est attendue. Plusieurs centaines de personnes, parents, grands-parents et enfants ont littéralement envahi le site du bureau de poste et de la Vieille gare pour célébrer en famille et souligner l’arrivée de nouveau-nés.

Jeux gonflables, magicien, maquillage, jeux de société géants, mascottes et la participation d’organismes comme Moisson Haut-Saint-François et les Cuisines collectives du Haut-Saint-François, qui initiait les jeunes participants à fabriquer des boules d’énergie, contribuaient à faire de la fête un événement festif et amusant. La participation des pompiers et de la Sûreté du Québec du Haut-Saint-François avec la présentation d’un camion et d’un véhicule de patrouille a piqué la curiosité des jeunes et moins jeunes. Encore cette année, l’implication du Club Lions East Angus a permis la préparation et le service de 600 blés d’Inde. « On les a tous passés » d’exprimer tout sourire le président Gilles Robert. Une nouveauté qui a fait fureur, le petit train dans lequel les enfants pouvaient faire une randonnée. Une partie de la rue Saint-Jean était fermée à la circulation pour permettre un trajet en toute sécurité.

L’activité organisée par la municipalité avec la participation d’organismes et de généreux commanditaires permet d’offrir une fête agréable et gratuite ce qui est de plus en plus rare de nos jours. Les représentants municipaux ont profité de l’occasion pour rendre hommage aux jeunes familles et remettre un sac cadeau d’une valeur approximative de 300  $ pour les nouveau-nés de l’année 2017. Un total de 13 familles se sont vues remettre un sac cadeau à l’intérieur duquel on retrouvait une foule de certificats provenant de plusieurs marchands. Parmi les principaux contributeurs, on retrouvait la municipalité d’East Angus et la Caisse Desjardins du Nord du Haut-Saint-François qui donnaient respectivement des prix d’une valeur de 100 $. Pour avoir droit aux présents, il fallait s’inscrire auprès de la municipalité. La fête de la Famille était suivie par les populaires concerts de la Gare.

La municipalité d’East Angus consacre un budget variant entre 2 500 $ et 4 000 $ pour la fête de la Famille. Pour la mairesse, Lyne Boulanger, « c’est important de reconnaître les familles et les nouveau-nés; c’est la base des futurs citoyens. Moi, East Angus, c’est ma ville, ma vie et j’espère que ça sera pareil pour les nouvelles personnes. »

L’ancienne salle des Chevaliers de Colomb, un centre communautaire fonctionnel

Propriétaire de la salle des Chevaliers de Colomb depuis le 14 février, la municipalité de East Angus y a déjà effectué des améliorations pour rendre le nouveau centre communautaire plus fonctionnel et agréable. Toutefois, des travaux importants restent à faire. On évalue l’ampleur des investissements de l’ordre de 200 000 $. La municipalité a déjà déposé des demandes d’aides financières auprès de divers programmes sans succès. « Je trouve ça dommage qu’on n’obtienne pas d’aide. Nous aussi, on a perdu une usine avec Cascades. Je pensais qu’on aurait pu avoir de l’aide. On ne lâchera pas. On va faire d’autres demandes », d’insister la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger. Rappelons que les Chevaliers de Colomb conseil 2649 ont cédé le bâtiment pour la somme de 1 $. L’organisme bénéficiera gratuitement des espaces pendant une période de 20 ans.

Améliorations
Au niveau du bâtiment, le nouveau propriétaire a effectué un « grand ménage », d’exprimer la mairesse et rafraîchi les lieux en peinturant le local au sous-sol et au rez-de-chaussée. La municipalité a également effectué le réaménagement du sous-sol et changé le couvre-plancher au premier étage grâce à l’aide du programme Nouveaux Horizons (7 000 $) obtenu préalablement par les Chevaliers de Colomb.

Travaux
D’autres travaux sont prévus pour mettre la salle à niveau, mais la municipalité est dans l’attente d’aide financière pour aller de l’avant. Parmi ceux-ci, on prévoit réaménager les toilettes au sous-sol ainsi qu’au rez-de-chaussée. On désire également ajouter une toilette pour personnes handicapées. Sur la liste s’inscrivent la climatisation, le chauffage, le drain autour du bâtiment et la réfection de la rampe d’accès. Les intervenants souhaitent également agrandir et asphalter le stationnement. La mairesse insiste « nous avons une belle salle. » Toutefois, les améliorations se feront graduellement selon la capacité de payer de la municipalité, de laisser entendre Mme Boulanger.

Un tournoi monstre pour les Chevaliers de Colomb de East Angus

Avec 159 joueurs et plus de 175 personnes pour le souper, le récent tournoi de golf des Chevaliers de Colomb conseil 2649 de East Angus s’est avéré un des plus considérables de son histoire. Cela arrive à point, juste pour le 20e anniversaire de cette importante activité de financement.

« Cette année, on offrait le déjeuner gratuitement pour les joueurs. C’est le cadeau du 20e. On veut que les joueurs vivent un beau moment », d’exprimer Marc Rousseau, membre du comité organisateur. La présidente d’honneur et mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, était fière d’apporter sa contribution. « J’ai accepté par reconnaissance envers les Chevaliers pour nous avoir donné (à la ville) la salle. J’avais demandé beaucoup de joueurs pour le tournoi et du beau temps et on l’a eu », d’ajouter en riant Mme Boulanger. Rappelons que l’organisme a cédé son bâtiment à la municipalité pour la somme de 1 $. Il est prévu qu’il utilisera les espaces gratuitement pendant une période de 20 ans. La municipalité a entrepris des travaux de réfection à l’intérieur du bâtiment qui s’appelle désormais la Salle communautaire des Chevaliers.

Passion, work, family for MP and Minister Marie-Claude Bibeau

The life of an MP in Ottawa is not easy. Far from home during the week, a furtive return on weekends for further deputy duties: Little time is left for family. What is more, when one is Minister of International Development and makes 15 or so trips a year to various countries, even less time is left. With the aid of a team that she can count on, Marie-Claude Bibeau, Minister and Member of Parliament for Compton-Stanstead, succeeds somehow to save time for her family.
From the outset, Minister Bibeau concedes she has a hectic professional life, but one so very exciting. From the moment of her election as Member of Pariament and her nomination as Minister of International Development and the Francophonie, the life of the former director of the museum of nature and sciences in Sherbrooke was turned upside down. Following the recent ministerial reshuffle by the Prime Minister of Canada, Justin Trudeau, Minister Bibeau now heads International Development, but her work schedule has not necessarily slowed down.

Although enthusiastic, she admits that the work of an M.P. and Minister is not easy for loved ones, particularly young families. “I try to save one day a week for my family, to stay at home, but I also have reading to do. I am lucky. I have a son aged 19 who is studying in Ottawa, and a husband (former mayor of Sherbrooke, Bernard Sévigny) who understands politics. For my colleagues who have young children, it’s very hard. I would not have chosen this life with young children,” said Minister Bibeau. The deputy explained that the work schedule in the summer is different from the winter schedule. During the summer period, parliament takes a break for two and a half months. Even if, in theory, that allows the deputy to be more present in his or her riding, for Minister Bibeau it is an intense period of travel. At the moment of this interview, at the beginning of the summer, she was planning to take two weeks of vacation, “but I already have two events inserted into my vacation, and I will be travelling five weeks in various countries.”

Typically, one month of work in the autumn for the deputy translates into three weeks in parliament and one in the riding. «I come back to Sherbrooke approximately three weekends a month during the winter, and one long weekend, except when I am travelling.» A day of work begins at 5 a.m. with reading, followed by 12 hours at the office, from 8 a.m. to 8 p.m. «At home in the evening, there is, in principle, still reading to do.» When Minister Bibeau returns to her riding for the weekend, she leaves Ottawa about 3 p.m. «And then, I begin my weekly meeting with the team in Sherbrooke. Usually, I have arrived at Route 30 or at Bromont when I get off the phone.»

Among all her duties, Minister Bibeau stresses, it’s the work of M.P. before all. «The work of the deputy is underestimated. It’s accompanying the citizens. When citizens knock on the door of their deputy, it’s that it is often their last resort.» Another aspect of her work, she added, is to stay in contact with the community, the municipalities, organizations and businesses in order to understand their projects with the aim of obtaining financial support for them. «In terms of financial aid programs, we want to be sure that our region benefits as much as it can. I’ve observed that I can have a real influence on the other ministers when I go to the trouble of consulting our constituents and take the time to make good follow-ups and good reports. I’ve influenced the eligibility criteria for different programs,» noted the M.P.

International Development
While she is enthusiastic about her work as an M.P., the International Development portfolio fulfills her. «To be Minister of International Development, that was unexpected. I began my career in international development from the age of 20 to 30. I lived in Benin and in Morocco. The Prime Minister gave me the mandate of refocusing the international aid of Canada on the poorest, the most vulnerable and the most fragile, and carrying out a broad consultation to create a new international development policy. I had the privilege of starting over with a blank canvas, and completely re-designing the approach and the vision of Canada’s international aid. That’s something that is done only once in a generation.»

The Minister’s travels have taken her to diverse corners of the globe, and not necessarily in Club Med resorts. She told an anecdote that happened during her first trip in Irak. «I don’t know if the guys told me this to tease me, or if they were serious. But when I arrived at the airport, they put a bullet-proof vest on me, put me in a vehicle, and the first question they asked me was ‘What is your blood type?’ I had been well warned, no high heels. So I could be ready to run if necessary. They explain what to do in case. It’s a little intimidating, impressive, at first, but it was the first time. After that, you quickly forget. When I go into a refugee camp, I always have a bodygard at an arm’s length from me. The others, they mingle into the group, and I don’t see them any more. I forget completely, I have confidence in them.»

During her trips, Minister Bibeau saw and felt the misery, the poverty and the violence perpetrated particularly against women. «In the refugee camps, I had discussions in private with women. It’s hard, emotionally, because they tell me about tragedies.» Minister Bibeau said she heard testimonies by women who were victims of unspeakable violence. In certain countries, «rape is used as a weapon of war. The aim is to demolish a woman, whether she is three months old, or 82 years old. It’s to destroy a community by destroying the woman.»

«There are more positive aspects, countries that are poor, but where you feel there is governance, that the leaders are working for the well-being of their community. There is hope, you see progress.» Minister Bibeau not only visited the countries but, within the context of her vast consultation, she met with non-governmental organisations working with the United Nations, leaders of developing countries, and groups of women. «All this consultation has led to a feminist policy for international aid. It’s the human contact which gave the policy its full significance and which makes me advocate it with great conviction.»

Glamour
Minister Bibeau has also known more enchanting moments during her present mandate. She mentioned having met Queen Elizabeth II, and having participated in a state supper with Barak Obama. «There are a few glamorous moments, but they are exceptional moments.» Of all these encounters, the M.P. of Compton-Stanstead mentioned that the most remarkable thing is that «when you open your mouth, you become aware that when you talk, it’s Canada who is speaking. That’s impressive!»

Tap, tap. Someone knocks twice at the door. They signal politely and discreetly to the M.P. that the time alloted for the meeting had ended. Other engagements await her, and so she moves on.

Passion, travail, famille pour la députée ministre Marie-Claude Bibeau

La vie de député à Ottawa n’est pas une chose évidente, loin de son foyer la semaine, un retour furtif la fin de semaine à travers les obligations de député font en sorte qu’il reste peu de temps pour la famille. De surcroit, lorsqu’on est ministre du Développement international et qu’on fait une quinzaine de voyages par année dans divers pays, il reste encore moins de temps. Avec l’aide d’une équipe sur laquelle elle peut compter, Marie-Claude Bibeau, députée-ministre de Compton-Stanstead, réussit tant bien que mal à préserver du temps pour sa famille.

D’emblée, Mme Bibeau concède avoir une vie professionnelle trépidante, mais combien passionnante. La vie de l’ancienne directrice du Musée de la nature et des sciences à Sherbrooke a basculé à partir du moment de son élection comme députée et de sa nomination à l’époque de ministre du Développement international et de la Francophobnie. Suite au récent remaniement ministériel du premier ministre du Canada, Justin Trudeau, Mme Bibeau est maintenant titulaire du Développement international, mais son horaire de travail n’a pas diminué pour autant.

Passionnée, elle avoue que le travail de député et de ministre n’est pas évident pour les proches et particulièrement pour les jeunes familles. « J’essaie de préserver une journée par semaine pour ma famille pour rester à la maison, mais je fais aussi des lectures. Moi, je suis chanceuse, j’ai un fils de 19 ans qui étudie à Ottawa, un conjoint (ancien maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny) qui comprend ça la politique. Mes collègues qui ont de jeunes enfants, c’est très dur. Je n’aurais pas choisi cette vie-là avec de jeunes enfants », admet Mme Bibeau. La députée explique que l’horaire de travail est différent l’été comparativement l’hiver. Au cours de la période estivale, le parlement est arrêté pendant 2 mois et demi. Même si cela permet en théorie au député d’être plus présent dans son comté, pour Mme Bibeau, c’est une période intense pour les voyages. Au moment de l’entrevue, en début de la période estivale, elle prévoyait prendre deux semaines de vacances, « mais j’ai déjà deux événements rentrés dans mes vacances et je vais être en voyage cinq semaines dans divers pays. »

Un mois de travail type à l’automne pour la députée se traduit par trois semaines au parlement et une dans le comté. « Je reviens à Sherbrooke à peu près trois fins de semaine par mois l’hiver et un long week-end sauf quand je suis en voyage. » Une journée de travail commence à cinq heures le matin par des lectures, arrivées au bureau à huit heures et départ à vingt heures. « À la maison le soir, il y a en principe encore des lectures à faire. » Lorsque Mme Bibeau vient passer la fin de semaine dans le comté, elle quitte Ottawa ves 3 h l’après-midi. « Et là, je commence ma réunion hebdomadaire avec l’équipe de Sherbrooke. D’habitude, je suis rendue au DIX30 ou à Bromont quand je raccroche. »

Parmi toutes ses obligations, Mme Bibeau insiste, c’est le travail de député avant tout. « Le travail de député est sous-estimé, c’est l’accompagnement des citoyens. Lorsque les citoyens cognent à la porte de leur député, c’est que c’est souvent leur dernier recours. » Un autre aspect du travail, ajoute-t-elle, est de rester en contact avec la communauté, les municipalités, organismes, entreprises pour connaître les projets dans le but d’obtenir de l’aide au niveau du financement. « Au niveau des programmes de financement, on veut s’assurer que notre région touche le plus qu’elle peut. » D’autre part, Mme Bibeau est convaincue de pouvoir influencer les choses. « On s’aperçoit qu’on a une réelle influence sur les ministères quand on prend la peine de consulter notre monde, quand on prend la peine de faire les bons suivis et des bons rapports. On a influencé des critères d’éligibilité de différents programmes », d’insister la députée.

Développement international
Passionnée par son travail de député, la responsabilité du Développement international la comble. « Le ministère du Développement international, ça c’était inespéré. J’ai commencé ma carrière en développement international à l’âge de 20 ans à 30 ans. J’ai vécu au Bénin et au Maroc. Le premier ministre m’a donné pour mandat de recentrer l’aide internationale du Canada sur les plus pauvres, les plus vulnérables, les plus fragiles, de faire une grande consultation et une nouvelle politique du développement international. J’ai eu le privilège de repartir sur une feuille blanche et de redessiner complètement l’approche, la vision de l’aide internationale du Canada. Ça, on fait ça une fois par génération. »

Les voyages de la ministre l’ont amenée dans diverses parties du globe et pas nécessairement dans des clubs Med. Elle raconte une anecdote lors de son premier voyage en Irak. « Je ne sais pas si les gars m’ont dit ça pour me taquiner ou s’ils étaient sérieux. J’arrive à l’aéroport, ils me mettent la veste pare-balles, m’embarquent dans la voiture et la première question qu’ils me posent : c’est quoi ton groupe sanguin ? J’étais bien prévenue, pas de talons hauts. Fallait que je sois prête à courir si nécessaire. Ils t’expliquent quoi faire en cas. C’est un peu intimidant, impressionnant au début, mais c’était la première fois. Après ça, t’oublies rapidement. Quand je vais dans un camp de réfugiés, j’ai toujours un bodyguard à une distance de bras de moi. Les autres, ils se mêlent au groupe, je les vois plus. J’oublie complètement, j’ai confiance en eux.»
Au cours de ses voyages, Mme Bibeau a vu et palpé la misère, la pauvreté, la violence particulièrement faite envers les femmes. « Dans des camps de réfugiés, j’ai eu des discussions seule à seule avec des femmes; c’est dur émotionnellement parce qu’elles nous racontent des drames. » Mme Bibeau mentionne avoir entendu des témoignages de femmes victimes de violence innommable. Dans certains pays, « le viol est utilisé comme arme de guerre. C’est de démolir la femme, elle peut avoir trois mois ou 82 ans. C’est détruire une communauté en détruisant la femme. »

« Il y a des facettes plus positives, des pays qui sont pauvres, mais on sent qu’il y a une gouvernance, que les dirigeants travaillent pour le bien de leur communauté. Il y a de l’espoir, tu vois les progrès. » Mme Bibeau ne fait pas que visiter les pays, elle rencontrait dans le cadre de sa vaste consultation les ONG avec les Nations Unies, les dirigeants des pays en développement et les groupes de femmes. « Toute cette consultation a amené à une politique d’aide internationale féministe. C’est le contact humain qui a donné tout son sens à la politique et qui fait que je la porte avec beaucoup de conviction. »

Glamour
Mme Bibeau a également connu des moments plus glamour au cours de son présent mandat. Elle mentionne avoir rencontré la reine Élisabeth II, avoir participé au souper d’état avec Barak Obama. « Ce sont quelques moments de princesse, mais des moments d’exception. » De toutes ces rencontres, la députée de Compton-Stanstead mentionne que le plus impressionnant est « lorsque tu ouvres la bouche et que tu prends conscience que lorsque tu parles, c’est le Canada qui parle, ça, c’est impressionnant. »

Toc, toc. On frappe à la porte, à deux reprises. On signale poliment et discrètement à la députée que le temps alloué à la rencontre est terminé. D’autres engagements l’attendent et voilà on passe à autre chose.

L’école St-Paul à Scotstown accueille ses nouveaux et anciens élèves

Bien que la rentrée des écoles de la Commission scolaire des Hauts-Cantons se déroulait la semaine dernière, l’école Saint-Paul à Scotstown a pris les devants en tenant une activité de la prérentrée, le 23 août dernier. Les nouveaux arrivants, pour ainsi dire, parents et élèves de Bury ainsi que ceux du secteur de Scotstown, ont participé à un souper hot-dog histoire d’échanger, découvrir l’école et faire connaissance avec le nouveau milieu scolaire.

Rappelons que le conseil des commissaires de la Commission scolaire des Hauts-Cantons avait entériné en janvier dernier le transfert d’une soixantaine d’élèves de Bury fréquentant l’école du Parchemin à East Angus vers Saint-Paul pour des raisons de surpopulation. Cette décision avait soulevé un mécontentement chez plusieurs parents qui avaient manifesté leurs craintes et désaccords.

Or, il semble que cela soit désormais du passé puisque les parents de Bury rencontrés sur place étaient ravis de l’accueil de l’équipe-école. Deux mamans de Bury, Nathalie et Annie Duhaime, n’avaient que des commentaires élogieux envers l’école et son équipe. Annie, qui représentait le groupe de parents, précise « moi, j’avais pas de crainte pour l’école comme tel. » Elle rappelle que « la crainte des parents concernait plus le voyagement au niveau des rendez-vous pour le service de garde; on avait peur d’être obligés de venir à l’école ici pour les chercher. L’école nous a tout le temps dit qu’ils feraient ce qu’ils pourraient pour nous accueillir et je trouve qu’ils font beaucoup. Vraiment, c’est bien. Je n’ai jamais vu une école qui fait un BBQ comme ça pour nous accueillir avant que l’école commence. » Pour Nathalie, elle mentionne n’avoir eu « aucune crainte à venir à l’école Saint-Paul. Je trouvais que c’était une bonne chose parce qu’ici, c’est un petit bassin, des plus petites classes, les professeurs vont être capables de répondre mieux aux besoins des enfants. Il va y avoir plus d’écoute, je pense, ici. » « East Angus s’était très agité; ici, ça va être une très bonne chose », de compléter les deux mères de famille dont trois enfants pour une et deux pour l’autre fréquentent Saint-Paul.

Direction
Avec l’arrivée des élèves de Bury, la population étudiante triple, passant de 25 à 80 élèves. La directrice de l’école Saint-Paul, Mme Christine Cragg, mentionne que l’activité permet aux anciens comme aux nouveaux élèves de se rencontrer ainsi que les nouvelles familles. « Ça permet aussi de venir rencontrer le personnel, d’enlever un peu d’insécurité et de stress avant la rentrée scolaire. Les enfants peuvent faire une visite de l’école, déposer leur matériel scolaire dans leur classe. C’est festif en même temps. On fait ça à la bonne franquette; tout le monde a contribué. L’école fournissait les hot-dog et les parents apportaient un petit quelque chose des fruits, crudités. Cela permet de belles rencontres entre parents, les élèves et le personnel », de préciser la directrice.

L’arrivée de nouveaux élèves fait en sorte que l’école passe de deux classes triples niveaux à cinq classes. On retrouve donc une maternelle et quatre classes doubles niveaux soit première et deuxième année, deuxième et troisième, troisième et quatrième ainsi que cinquième et sixième année. « On va avoir des gens qui vont travailler à temps partiel, des professionnels, psychologue, psychoéducatif et orthophoniste. On a une éducatrice 25 h avec nous à l’école, donc on a suffisamment de ressources même si on est un petit milieu. On a les ressources nécessaires pour supporter l’équipe-école et les enfants », précise Mme Cragg. L’école doublera son personnel passant de cinq à une dizaine. Tout le monde est très emballé, d’assurer la directrice. « Les personnes qui étaient ici s’étaient des personnes très optimistes, dynamiques, très impliquées dans le milieu. C’était des gens de projets et on est très chanceux : tous les gens qui se sont greffés à l’équipe ont la même philosophie. On va dans la même direction, on veut travailler avec la communauté; c’est très important que l’école soit ouverte surtout dans les petits milieux ruraux. Travailler ensemble, impliquer les gens de la communauté, les partenaires, nous, on voit ça de façon positive. » La directrice ajoute que les invitations pour l’activité se sont faites de façon personnalisée. « Chaque enseignant a téléphoné aux parents pour les inviter, leur expliquer ce qu’allait être le BBQ. Si on ne pouvait pas parler aux parents, on demandait confirmation. » D’ailleurs, bon nombre s’est déplacé pour l’activité.

Une année pleine d’enjeux pour la Commission scolaire des Hauts-Cantons

Comme chaque année, le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert, entame l’année 2018-2019 avec enthousiasme. Plusieurs enjeux figurent à l’agenda dont le Plan d’engagement vers la réussite (PEVR) sur lequel M. Gilbert fonde de grands espoirs.

D’emblée, le président de la commission scolaire se réjouit que les enveloppes budgétaires affectées aux écoles soient reconduites. Il s’agit d’un investissement global de 2,6 M$ sur deux ans, permettant d’augmenter les ressources enseignantes, professionnelles et de soutien. L’investissement a été effectué l’année dernière et les sommes de cette année permettent de maintenir les ressources, d’expliquer M. Gilbert.

« Le premier des grands enjeux est le Plan d’engagement vers la réussite (PEVR) », insiste le président. D’ailleurs, la commission scolaire devrait en faire le lancement vers octobre ou novembre. M. Gilbert rappelle avec fierté que le PEVR s’inscrit dans le cadre de la politique de réussite éducative du ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, et qu’elle est le résultat d’une vaste consultation menée auprès de l’ensemble du personnel, des commissaires, les équipes-écoles et la population par le biais d’un sondage. « On a fait nos devoirs pour aller chercher le pouls du milieu. Je suis content parce qu’on a sollicité l’ensemble des partenaires. Chacun devrait se reconnaître. »

Avec le PEVR, explique-t-il, « on voulait quelque chose qu’on est en mesure de bien comprendre, de bien s’approprier, travailler avec des documents qu’on se reconnaît, qu’on est capable d’actualiser dans différents milieux. » Le PEVR, mentionne M. Gilbert, contient plusieurs axes répondant aux souhaits du ministre comme de ramener le redoublement à 10 %. Pour la Commission scolaire des Hauts-Cantons, le redoublement s’élève à 19 %. Parmi les enjeux, on retrouve entre autres, la réussite globale de chaque élève, celle d’offrir une formation de qualité diversifiée tout en innovant par la technologie. Cela se transposera également aux autres niveaux. « On veut offrir une formation que ce soit professionnelle et adulte qui répondent aux besoins des clientèles de chaque milieu », insiste-t-il. Parmi les enjeux, on retrouve celui d’offrir un milieu de vie et d’apprentissage accueillant et sécuritaire.

Pour y arriver, explique M. Gilbert, les écoles primaires, secondaires ainsi que la formation professionnelle et des adultes « devront travailler sur un projet éducatif pour juin 2019. Chaque milieu doit se trouver un projet éducatif, un plan d’action mesurable et réalisable. Les équipes-écoles, la direction, les parents, tout le monde seront mis à contribution. Moi, je tiens à ce que tout le monde se l’approprie. Ça commence par le chauffeur d’autobus. C’est faisable, il faut juste que tout le monde se l’approprie. »

Participation
M. Gilbert lance un appel aux parents de participer aux diverses assemblées d’écoles, aux conseils d’établissement. « Les parents ont leur place. Je crois au travail de collaboration dans les écoles. Les parents sont là pour supporter les équipes-écoles, les directions. On a besoin de tout le monde. »

Formation professionnelle
À ce chapitre, le président mentionne que les intervenants travaillent, à la demande des maires et du préfet de la MRC du Haut-Saint-François à offrir un DEP (diplôme d’études professionnelles) en santé. « Nous avons la carte. Il faut regarder comment le faire en alternance avec les autres centres de Coaticook et Lac-Mégantic. » Si tout va bien, on pourrait l’offrir pour l’an prochain, de mentionner M. Gilbert.

Nouveautés
D’autre part, la commission scolaire pourrait offrir, dès cet automne, aux femmes monoparentales du Haut-Saint-François, un service de garderie à l’école. Il s’agit d’un nouveau service qui existe déjà du côté de Coaticook et Lac-Mégantic. Il s’adresse à celles qui souhaiteraient faire leurs études à l’éducation aux adultes. « C’est pour une formation spécifique qu’elles viennent compléter aux adultes pour atteindre le diplôme d’études secondaires. Le projet se travaille avec les CJE. Ça devrait être élaboré et mis en place pour cet automne », de compléter M. Gilbert.

Regroupement des deux caisses Desjardins du territoire

Le projet de regroupement des Caisses Desjardins du Nord du Haut-Saint-François et des Hauts-Boisés semble soulever peu de passion chez les membres. Est-ce que le beau temps de la saison estivale en est la cause ? Quoi qu’il en soit, quelque 70 personnes ont assisté à l’une des quatre assemblées d’information tenue le 14 août dernier, visant à expliquer le projet à East Angus, Cookshire-Eaton, Dudswell et Weedon. Le vote pour adopter la démarche en cours se tiendra le 28 août prochain lors d’assemblées extraordinaires pour les deux institutions financières.

Les présidents de chaque caisse, Rémi Vachon pour celle du Nord du Haut-Saint-François et Jean-Claude Cassidy pour les Hauts-Boisés, accompagnés de leur directeur général et d’un membre, ont présenté l’historique menant au projet de regroupement ainsi que les avantages pour les membres de la future Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.

Regroupement
Pour les intervenants respectifs, les avantages ne font aucun doute à commencer par le service aux membres. Selon les responsables, le regroupement permettra d’atteindre une masse critique favorisant entre autres le maintien et le développement du service offert. Le regroupement prévu pour le 1er janvier 2019 permettra à la future institution financière de compter sur près de 20 000 membres avec un actif de 575 M$ pour un volume d’affaires d’un milliard $. Cette situation permettra de se positionner avantageusement avec les autres caisses de la région, estime-t-on. « On va être en mesure d’offrir la même qualité de services que l’on retrouve dans les grands centres », de mentionner M. Vachon. La capacité financière de l’institution permettra d’investir au niveau de l’expertise des employés. De fait, on compte développer de nouveaux services adaptés aux besoins grandissant des membres en plus de tenir compte des nouvelles technologies. Avec un total de 69 employés et les développements à venir, on croit être en mesure d’éviter les bris de service et d’assurer la pérennité du personnel puisqu’il aura des opportunités de promotion au sein même de la caisse.

D’autre part, les intervenants sont d’avis que la caisse sera en mesure d’investir davantage pour des projets dans la collectivité. L’année dernière, les deux caisses ensemble ont injecté près de 180 000 $ via le fonds d’aide au développement du milieu. Le regroupement permettra de jumeler les réserves de ce fonds qui totaliseront quelque 322 000 $. « On va avoir les moyens d’investir et devenir un levier économique dans la région », de mentionner M. Vachon. On ajoute également que le regroupement permettra de réaliser des économies récurrentes d’environ 270 000 $ annuellement.

Siège social
Le siège social sera situé au point de service à East Angus. Ce choix est attribuable, explique-t-on, à une raison d’ordre économique. Il y aurait moins de folios à transférer provenant de la Caisse des Hauts-Boisés donc une économie substantielle. Le conseil d’administration sera composé de 14 personnes soit en parts égales provenant des deux institutions. Le conseil de surveillance de trois personnes en comptera deux de la Caisse du Nord du Haut-Saint-François et une des Hauts-Boisés. Les deux établissements demeurent en opération et on ne prévoit pas de mouvement de personnel à court terme. Si cela devait se produire, cela se fera sur une base volontaire selon les opportunités d’emplois, explique-t-on. Aucune suppression de poste n’est prévue, assure-t-on.

Questions
Les questions provenant de l’assistance étaient sensiblement similaires à savoir : est-ce qu’une caisse risque de fermer ? À cette question, on mentionne que cela n’est aucunement lié au projet de regroupement. Chaque point de service est évalué annuellement et la décision découle entre autres de l’achalandage et de l’utilisation des services. Les autres interrogations touchaient le fonctionnement, le transfert de folio, s’il y aura des suppressions de postes, la nature du service. À Cookshire-Eaton, M. Cassidy mentionne que le transfert de la gestion du bureau de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), dont la Caisse des Hauts-Boisés est présentement mandataire, suit toujours son cours auprès de la Ville de Cookshire-Eaton. Du côté de Weedon, les inquiétudes touchaient principalement la taille de la nouvelle caisse. On craignait que l’institution devienne trop grosse et que les membres perdent de l’emprise, un peu comme avec le CIUSS de l’Estrie – CHUS.

Les présidents des deux institutions financières manifestent leur confiance envers la future caisse qui permettra de servir encore mieux les membres en développant de nouveaux services en fonction de l’étape de vie où ils sont. Selon les projections de Desjardins, on croit qu’en 2021, la caisse devrait compter sur un actif de 630 M$ pour un volume d’affaire de 1,2 G$. Le surplus d’exploitation devrait atteindre 5 M$.

Début de campagne électorale le 23 août

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, l’a déjà annoncé, la campagne électorale se mettra en branle ce jeudi 23 août pour une durée de 39 jours, qui mènera au jour du scrutin le 1er octobre. Au moment d’aller sous presse, des coureurs se faisaient attendre sur la ligne de départ dans le comté de Mégantic, soit le candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ) et du Parti Québécois (PQ).

Pour l’instant, trois candidats ont déjà entamé leur campagne électorale, il s’agit de Robert G. Roy du Parti libéral du Québec (PLQ), d’Andrée Larrivée de Québec solidaire (QS) et Sylvain Dodier du Parti Vert du Québec (PVQ). La présente campagne dans Mégantic devrait opposer un minimum de cinq participants. Selon les informations obtenues, l’investiture pour désigner le candidat du PQ se ferait le 26 août prochain. Quant à la CAQ, il semblerait que François P. Jacques, vice-président du Complexe funéraire Jacques et fils, serait le candidat désigné. Rejoint au téléphone, ce dernier n’a pas confirmé ni nié la nouvelle. L’investiture devrait se dérouler au cours de la présente semaine. Durant la campagne électorale, les candidats auront la chance de présenter leur programme et leurs solutions aux diverses problématiques du comté et particulièrement du Haut-Saint-François. Comme par les campagnes précédentes, la Chambre de commerce du Haut-Saint-François est déjà à préparer un débat qui impliquera les divers candidats. La date, l’endroit et l’heure de la rencontre seront annoncés ultérieurement.
En consultant le tableau, vous constaterez les résultats de la dernière campagne électorale provinciale d’avril 2014. Rappelons que le député sortant, Ghislain Bolduc, a déjà annoncé son retrait de la vie politique au terme de son présent mandat.

Conflit à Cookshire-Eaton

Les employés de la Ville de Cookshire-Eaton sont de retour au travail depuis un peu plus d’une semaine, et ce après avoir adopté à 86 % l’entente de principe intervenue avec l’employeur, le 9 août dernier. Les travailleurs ont donc repris le travail le 13 août après trois semaines de grève.

« Nous sommes heureux de voir que les travailleuses et les travailleurs sont parvenus à s’entendre avec la ville. Le conflit est maintenant réglé à leur satisfaction », d’exprimer le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CSN), Denis Beaudin.

Les travailleurs, précise-t-on, ont fait des gains intéressants sur le plan salarial en étant assurés d’obtenir un minimum de 13 % sur six ans. Ils ont aussi obtenu la possibilité de cumuler une banque de temps pour partir plus tôt à la retraite tout en profitant du taux horaire en vigueur à ce moment. « D’autres gains sont aussi à noter, comme la clause de non-ingérence des élu-es et la prime de 1 $ l’heure pour le déneigement de fin de semaine. Nous leur disons bravo de s’être tenus debout ! » conclut M. Beaudin.

Ville
La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, se dit heureuse du dénouement. « Tout le monde est content. On a fait nos devoirs des deux côtés. » Mme Lapointe qualifie le pacte de six ans se terminant en décembre 2023 de modéré. Elle considère correct le fait d’accorder une majoration salariale de 13 % sur six ans. Elle précise néanmoins que la ville n’a pas cédé sur la prime de départ et qu’elle n’y contribue pas. « Ce sont les employés qui ont l’opportunité de l’accumuler », précise-t-elle. La mairesse croit qu’il aurait été difficile d’éviter la grève étant donné le fossé qui séparait les parties, mais se réjouit de l’évolution des positions qui ont permis un règlement.

Putter Bernier

Classique Putter Bernier pour aider les jeunes

Avec la rentrée automnale s’inscrit la traditionnelle classique de golf Putter Bernier. L’événement qui se déroulera le 7 septembre prochain sur les allées du Club de golf East Angus offre l’opportunité aux amateurs de jouer avec des professionnels, tout en contribuant à la Fondation Sports et Loisirs de East Angus.
La pionnière et doyenne du comité organisateur, Lyne Bernier, est fière de mentionner que c’est plus de 5 500 $ qui ont été versés dans les coffres de la fondation l’année dernière. « Cette année, je souhaite obtenir plus de 6 000 $. » Bien qu’une partie des sous amassés aille pour les juniors au golf, la majorité sert à aider les jeunes démunis pour participer à des activités culturelles, sociales, pour des sorties scolaires, le hockey et le soccer entre autres.

Tournoi
Le comité organisateur aimerait atteindre l’objectif de 144 golfeurs, mais obtenir la participation de plus de 100 participants serait satisfaisant. La classique regroupe des professionnels et amateurs. Déjà, trois professionnels ont confirmé leur participation. Il s’agit de Guy Faucher, André Maltais et évidemment celui du club local, Yves Mandeville. Mme Bernier attend la confirmation d’autres professionnels. Les équipes Pro-Am composées d’un professionnel et trois amateurs pourraient remporter de deux à trois bourses. Les autres quatuors formés d’amateurs auront la chance de remporter trois bourses d’un maximum global de 1 200 $. Les dames sont également invitées à former des quatuors. Il y a une possibilité de bourse s’il y a plus de deux équipes.

Les personnes désireuses d’appuyer la cause et qui seraient absentes pour le golf pourront toujours participer au souper qui suivra la ronde. Pour réservation, les personnes ont jusqu’au 1er septembre. Ils peuvent contacter Lyne Bernier en composant le 819 832-4786 ou Claude Giroux au 819 566-6869. Pour réservation de voiturette, il suffit de composer le 819 832-3643.

Le comité organisateur est composé de Vincent Hérault, David Fournier, Claude Giroux et Lyne Bernier. Cette dernière tient à souligner la contribution d’une bénévole depuis plusieurs années et absente cette année pour des raisons de maladie soit Micheline C. Dion. « On a une pensée pour toi Micheline », d’exprimer Mme Bernier. La classique compte sur la participation de nombreux commanditaires dont trois majeurs soit Promutuel Assurance Centre- Sud, Conteneur Recycle Estrie ainsi que Richard et Pauline Boisvert.

Marius Blais récipiendaire du prix Henri-Paul-Gagnon

Retraité depuis plusieurs années, Marius Blais, producteur forestier de La Patrie, a laissé sa marque à l’échelle du Québec. Son implication et sa contribution sont toujours tangibles puisqu’on lui a remis le prix Henri-Paul-Gagnon, pour sa contribution exceptionnelle à la vie syndicale, dans le secteur de la forêt privée.
L’honneur lui a été remis par le président de la Fédération des producteurs de bois du Québec, Pierre-Maurice Gagnon, lors du 49e congrès de la FPFQ, qui se tenait récemment à Beaupré.

Reconnu comme un visionnaire et leader dans le milieu, M. Blais s’est trouvé à plusieurs reprises au cœur des décisions qui ont façonné des organisations que l’on retrouve aujourd’hui à l’œuvre dans la mise en valeur des forêts privées du Québec. Le récipiendaire n’en est pas à sa première distinction, mais celle-ci représente à ses yeux « la reconnaissance de toutes les job et responsabilités que j’ai prises pour les producteurs de bois principalement. »

Les implications sont nombreuses, mais cette vision du développement, de l’aménagement et de la mise en marché de la forêt privée remonte à l’adolescence de M. Blais. « L’aménagement forestier a commencé avec le club 4-H à 12-13 ans. C’est là qu’a commencé le désir d’aménager la forêt. » Ce dernier s’est appliqué à réaliser sa vision de la forêt. Il a participé à la création du Syndicat des producteurs de bois de l’Estrie en 1964-65, dont il a été président et administrateur de 1978 à 1995. Il s’est impliqué à la mise sur pied du plan conjoint en 1968, en plus d’être membre fondateur du premier groupement forestier en Estrie en 1974. « On était le cinquième au Québec. Il y en avait un dans la Beauce et trois dans le bas Saint-Laurent. Ç’a commencé dans le bas Saint-Laurent », explique M. Blais. Ce dernier a également participé à la création des Agences régionales de mise en valeur des forêts privées en 1995 comme président de la Fédération des producteurs de bois du Québec.

Notre producteur forestier de La Patrie a participé à de grands débats visant l’avenir des forêts privées, dont la commission Lortie en 1984, le premier comité portant sur les réglementations municipales sur l’abattage d’arbre en 1989, les premières discussions sur la certification forestière en 1995 et le Sommet sur la forêt privée du Québec en 1995. M. Blais l’admet volontiers ; il a dérangé au cours de sa carrière pour défendre les intérêts des producteurs de bois et obtenir une reconnaissance de cette sphère d’activité économique importante. Par la suite, dit-il, « j’ai toujours trouvé une raison de continuer à m’impliquer » jusqu’au moment de prendre sa retraite, il y a maintenant près de 20 ans.

Bien qu’il ne soit plus impliqué dans le mouvement, l’homme de 80 ans demeure encore actif et s’occupe de ses deux lots à bois. Tout récemment, il avait passé ses journées dans le bois avant de s’offrir des vacances au chalet avec sa conjointe. M. Blais a remporté plusieurs distinctions au cours de sa carrière que ce soit la médaille d’or au niveau régional de l’Ordre du mérite forestier en 1987, le prix Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec en 1996 et le prix RESAM en 2009. En 2011, une bourse au nom de M. Blais a été créée pour souligner le dynamisme, l’engagement, la motivation et la passion en aménagement forestier d’un étudiant en foresterie.

Une fin de mandat prometteuse pour le député Bolduc

À l’heure du bilan marquant la fin de son mandat et de sa vie politique, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, est confiant de pouvoir faire de belles annonces avant son départ concernant l’Observatoire du Mont-Mégantic et de la route 257. « Tant que ce n’est pas finalisé, on ne peut rien annoncer, mais les discussions finales sont en cours », d’exprimer le député.

Concernant la route 257, les discussions vont bon train, souligne-t-il. Une rencontre devait se dérouler avec le comité pour faire le point et s’assurer que tous comprennent la même chose, d’expliquer M. Bolduc. Si tout va bien, la mise à niveau de la route 257 de La Patrie, Hampden, Scotstown, Lingwick et Weedon pourrait se faire sur plusieurs années. « Il va probablement y avoir une grosse étude générale plus des études spécifiques selon les tronçons qui seront à faire. » Il faudra vérifier où sont les ponceaux, leur état, s’il y a un ou des ponts et leur qualité et les fonds du chemin qui peuvent varier d’un endroit à l’autre. Enfin, plusieurs considérations devront être prises en compte, d’expliquer M. Bolduc.

Ce dernier mentionne l’implication financière des cinq municipalités qui apporte une nouvelle dynamique et qui a permis de relancer le projet. D’ailleurs, la façon de faire proposée par les municipalités pourrait s’inscrire dans un projet pilote. Les astres semblent bien s’aligner pour la réalisation de ce dossier. Il en est de même concernant la pérennité de l’Observatoire du Mont-Mégantic. « Nous avons fait ce que nous avions à faire, il reste encore quelques ficelles à attacher », de compléter M. Bolduc.

actualite

Valoris « Un dossier compliqué » – Ghislain Bolduc

Si les dossiers de l’Observatoire du Mont-Mégantic et de la route 257 semblent sur la bonne voie, il en est autrement pour le centre de valorisation des matières résiduelles, Valoris, situé à Bury.
« Ce dossier est très compliqué. J’ai de la difficulté à comprendre d’où on vient et où est-ce qu’on veut aller. On a mis sur pied une usine d’extraction de déchets et on en produit de moins en moins. La matière première pour alimenter l’usine est très variable, alors comment on fait ? C’est ça qu’il faut trouver », de laisser entendre le député Bolduc.

Ce dernier ne rejette pas l’idée de venir en aide, mais s’interroge sur la façon de rentabiliser le tout. « Il y a deux variables, la recherche et le développement, je n’ai pas de problème avec ça, mais il faut que la variable opérationnelle soit là. Si ça fonctionne, on peut faire de la recherche et développement. La question est : qu’est-ce qu’on doit faire pour rendre l’usine opérationnelle ? »

La demande formulée par les représentants de Valoris, son président et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, pour obtenir la reconnaissance du volet recherche et développement ainsi qu’auprès de Recyc-Québec pour la partie extraite des déchets, ne semble pas poser problème aux yeux du député. C’est davantage le volet opérationnel et rentabilité qui l’inquiète. M. Bolduc admet que ce dossier ne sera pas réglé avant son départ. « Tout le ministère de l’Environnement et le MESI (ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation) les deux ministères sont au courant et les fonctionnaires vont rester là. Les dossiers sont bien accrochés », de préciser le député de Mégantic.

Rappelons que les représentants de Valoris ont demandé, entre autres, lors de la rencontre avec la ministre du MESI, Dominique Anglade, l’hiver dernier, la reconnaissance comme pôle d’innovation, comme centre de recherche ou un projet-pilote et faire partie d’une chaire de recherche.

Transport de personnes HSF décroche le prix du Mérite municipal 2018

Transport de personnes HSF s’est mérité une haute distinction à l’échelle provinciale en décrochant le prix du Mérite municipal 2018 dans la catégorie Organisme à but non lucratif. Les représentants de l’organisme ont reçu cette distinction à l’Assemblée nationale à Québec lors d’une cérémonie présidée par le député de Côte-du-Sud et whip adjoint du gouvernement, Norbert Morin.

Les Mérites, organisé par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire du Québec (MAMOT) vise à rendre hommage aux personnes et aux organismes, ainsi qu’aux municipalités, qui ont contribué de façon exceptionnelle au mieux-être et au développement de leur communauté.

Heureuse de cette distinction, Thérèse Domingue, directrice générale de l’organisme, ne cache pas son étonnement. « Je suis surprise, on est souvent mauvais juge de ce qu’on réussit collectivement et c’est un travail d’équipe. » Elle ajoute que le fait d’intégrer le transport adapté et collectif et de travailler à offrir des circuits accessibles à une clientèle universelle ont certainement contribué à obtenir pareille distinction.
Transport de personnes HSF est un guichet unique depuis juin 2016. Il est né de la fusion entre le Transport collectif du Haut-Saint-François et le Transport du Bonheur, organisme de transport adapté. Cette fusion a été initiée par la MRC en collaboration avec la ville de East Angus. Depuis, l’achalandage a connu une augmentation fulgurante de 632 %. Des résultats impressionnants qui se traduisent par plus de 18 000 déplacements en transport collectif pour un total de 28 159 en ajoutant ceux du transport adapté.

Projets
Évidemment fière du Mérite municipal, Mme Domingue n’a pas l’intention de s’arrêter là au contraire. « On aura toujours à développer et s’adapter. On ne doit jamais avoir le réflexe de dire on est pas si mal. » Dans cet esprit, Transport de personnes HSF travaille à développer le volet employabilité. « On aimerait développer des navettes pour le transport en entreprise. L’année dernière, on a fait un portrait des entreprises pour voir ce qu’on pouvait mettre en place, voir leurs demandes. La main-d’œuvre est un dossier prioritaire. On veut voir ce qu’on peut mettre en place, voir les horaires de travail avec d’autres entreprises, faire un réseautage avec d’autres services, jumeler avec d’autres entreprises de transport. On aimerait déposer une offre de service autant pour le milieu des affaires que pour les services de santé. »

Autre projet caressé par l’organisme de transport est d’offrir un service encore mieux adapté pour les personnes à mobilité réduite. «  On a entrepris une démarche à travers les municipalités parce qu’on veut mettre à jour les personnes qui ont des besoins avec un profil de mobilité réduite. On a déjà fait un répertoire, mais on a besoin de refaire l’exercice. » Les besoins pour ces personnes, d’ajouter Mme Domingue, ne sont pas juste en matière de santé. « Ces gens-là ont besoin d’une vie sociale, aller au cinéma, sortir, faire des activités » précise-t-elle.

Mérite
La directrice générale a l’intention d’utiliser le prestige et la crédibilité que procure le Mérite municipal pour développer de nouvelles opportunités d’affaires. « La crédibilité, ça peut faciliter les contacts et alliances avec l’extérieur », souligne-t-elle.

Rappelons que Transport de personnes HSF présente une offre de service qui propose du transport collectif et adapté avec et sans réservation en autobus et en taxi collectif, ainsi qu’un service de covoiturage. Nous retrouvons à travers la ligne verte, bleue et autre, des circuits qui traversent l’ensemble de la MRC du Haut-Saint-François que ce soit avec ou sans réservation. L’organisme compte présentement sur cinq véhicules, pour le transport collectif et bientôt un sixième permettant l’accès universel aux utilisateurs de la majorité des circuits.

Plaque
Lors de la remise du trophée, la MRC du Haut-Saint-François a également reçu une plaque pour son implication. Le préfet, Robert Roy, souligne l’apport du transporteur que ce soit pour les étudiants, les travailleurs et personnes à mobilité réduite. Il ajoute que cette ressource jouera un rôle important pour faciliter l’accessibilité à la main-d’œuvre. « Transport de personnes HSF, par son dynamisme et son engagement auprès de la population, offre des solutions concrètes et devient un précieux allié du développement du Haut-Saint-François, sans oublier qu’il contribue à la qualité de vie de ses gens », insiste M. Roy.

Brasserie 11 comtés ouvre ses portes ce jeudi

Depuis le temps qu’on en parle, c’est maintenant officiel. La Brasserie 11 comtés, située à l’entrée de Cookshire-Eaton, aux abords de la route 108, ouvrira ses portes au grand public, ce jeudi 5 juillet.
C’est avec fierté et émotion que Sébastien Authier, un des actionnaires de la microbrasserie en présence de ses collaborateurs, a annoncé l’ouverture prochaine de l’entreprise dans le cadre d’une récente conférence de presse. Tout le gratin politique participait à la rencontre, les députés de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, de Mégantic, Ghislain Bolduc, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, et le président de Cookshire-Innovation, Jean Tremblay.

Étant donné que les équipements pour brasser la bière se font attendre et devraient arriver au cours de l’été, on a procédé au lancement du plan B, « mais c’est quand même une victoire », d’exprimer M. Authier. En attendant, on fabriquera de la bière avec un équipement d’appoint.

Pour la première fin de semaine, l’entreprise a obtenu un permis de réunion ce qui lui permettra de servir des bières du Boquébière, dont les actionnaires sont propriétaires. Dans les prochains jours, on espère obtenir le permis de brasseur, ce qui permettra de produire la bière avec les installations d’appoint et la servir au grand public. Étant donné la faible capacité de production, on estime que le grand public ne pourra pas, pour l’instant, remplir des cruchons de bière. La situation devrait se corriger aussitôt qu’arriveront les équipements tant attendus. Mais les consommateurs ne seront pas en reste puisqu’ils auront tout de même un choix de huit bières sur place. L’horaire n’était pas encore arrêté au moment de la conférence de presse, on songeait ouvrir au public du jeudi au dimanche de 11 h à 22 h, mais ça reste à confirmer.

Avantage
Les installations d’appoint ont tout de même un avantage, d’exprimer le chef brasseur, Mathieu Garceau-Tremblay. « Les équipements plus petits me permettent de faire de la recherche et développement en même temps au courant de l’été. Ça va me permettre de tester des fruits, des herbes de la région, tous les ingrédients que je n’ai pas encore eu le temps de tester. C’est des choses qu’on ne peut pas faire dans de gros équipements. » Le chef brasseur entend profiter de la saison chaude pour suivre la rotation des produits saisonniers comme les fruits, les plantes, les fleurs, des griottes, des bleuets, des fraises. « Je vais faire le tour des producteurs du coin pour choisir le bon moment pour faire des bières avec le fruit de saison. Je vais tester pour avoir une bonne idée, l’été prochain, pour savoir de quelle façon on pourra produire en grande quantité ces bières-là. À terme (lorsque les équipements seront arrivés), on va brasser cinq bières plus permanentes et une dizaine en rotation. On distribuera des bières partout au Québec et les gens pourront apporter leurs bouteilles et cruchons », d’exprimer M. Garceau-Tremblay.

Retombées
La réalisation du projet a nécessité un investissement de plus de 3,5 M$ et génère déjà des retombées économiques. « On n’est pas Bombardier, on n’annonce pas la création de 400 emplois, mais à Cookshire, c’est un projet qui aura de l’impact dans les années à venir. On n’est pas encore parti et déjà il y a un entrepreneur local qui se joint à nous, le Jardinier déchaîné. Personne ne peut savoir où ça va nous mener, mais la roue du développement local est en marche. »

En fait, le restaurant le Cuisinier déchaîné s’est installé juste à côté de la brasserie et servira des repas aux visiteurs. Un abri et des tables y sont aménagés à l’extérieur. D’ailleurs, les invités à la conférence de presse ont eu le loisir de déguster un repas à cette occasion. Les nombreux dignitaires ont tous souligné l’apport significatif qu’apportera la Brasserie 11 comtés au niveau touristique.

Map-O-Saint-François Lègue un banc public

Huit participants au projet de croissance de soi Map-O-Saint-François ont fait un don à la Ville de East Angus, en aménageant un banc public situé à proximité de l’arrêt d’autobus de Transport du Haut-Saint-François, juste devant le bureau de poste sur la rue Saint-Jean-Baptiste.

Au préalable, les jeunes avaient présenté aux membres du conseil municipal un projet de parc canin. Les élus ont pris le projet en considération et en feront l’étude dans le cadre des prévisions budgétaires de 2019. D’ici là, les participants souhaitaient laisser quelque chose de tangible. Avec la participation de Mathieu Drouin, propriétaire d’Ébénisterie Wood You, ils ont choisi l’essence du bois, sablé, vernis, en fait, ils ont participé à toutes les étapes de confection du banc public sauf la manipulation des appareils électriques. La municipalité a préparé l’emplacement avec du béton. L’inauguration de cette nouvelle infrastructure s’est effectuée avec les participants en compagnie de plusieurs élus, représentants de la municipalité de East Angus et intervenants du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François.

Projet
Intervenante au CJE, Judith Olsen explique qu’il s’agit d’une démarche de croissance de soi s’étalant sur quatre mois à raison de trois avant-midi par semaine. Participante à la démarche, Caroline Beauregard mentionne que l’objectif est d’identifier un projet dont la communauté a besoin, obligeant les participants à exploiter leurs forces tout en découvrant leurs aptitudes. « On voulait faire quelque chose qui va rester », de mentionner les jeunes. D’ailleurs, leurs noms sont inscrits sur le banc.

Le concert classique, une douce façon de contribuer à la Fondation des CLSC et CHSLD du HSF

De façon indéfectible, année après année, le concert classique dont les profits sont versés à la Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François attire sont lot de mélomanes. Ils étaient encore plus de 80 adeptes réunis dans la pittoresque église Trinity United à Cookshire-Eaton, à savourer la prestation des artistes Mariane Patenaude, pianiste, Jean-Luc Côté, hautboïste et Myriam Genest-Denis, flûtiste.

L’ambiance feutrée que procure le bâtiment avec sa grande qualité acoustique crée un cadre tout à fait particulier. L’atmosphère est propice à l’échange et les musiciens en font bon usage expliquant, entre autres, l’origine des pièces, dans quel esprit et l’objectif pour lesquelles les auteurs leur ont donné vie. Pour les néophytes, cela permet de mieux saisir les nuances musicales et les apprécier à juste titre.

Encore une fois, la famille Genest-Denis avec le patriarche, Gilles Denis, et de nombreux commanditaires font en sorte que cet événement particulier se produit annuellement. La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, souligne la fierté pour sa localité d’avoir un spectacle d’une telle envergure. Conscient de l’importance de la culture sous toutes ses formes, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, s’est commis. « On fait de la culture dans nos municipalités, mais pas régionale. On pense que la culture n’a pas de retombées, c’est faux. Je vais regarder avec mon équipe, le maire de Saint-Isidore, Yann Vallières, et de Weedon, Richard Tanguay, comment incorporer la culture dans le Haut-Saint-François. »

Le concert-bénéfice est l’une des activités qui permettent à la fondation de recueillir des sous. Au cours des 14 dernières années, l’organisme a retourné à la communauté plus de 256 000 $ pour la réalisation de divers projets. Parmi ceux-ci, nous retrouvons notamment, l’aménagement d’un salon des familles aux CHSLD d’East Angus et de Weedon, l’acquisition d’équipements de qualité et sécuritaires et l’aménagement de deux parcs extérieurs pour la clientèle du CHSLD d’East Angus et de Weedon. L’achat d’une chaise d’aisance et de douche pour la clientèle ayant des troubles posturaux importants en CHSLD s’ajoute à la liste. La fondation a également procédé à l’achat d’un matelas de type curatif favorisant le processus de guérison de plaies ainsi que le traitement de la douleur et d’un bladder scan permettant de mesurer le résidu d’urine dans la vessie. Le président de l’organisme sans but lucratif, Michel Besner, a profité de l’occasion pour remercier, la famille Genest-Denis, les généreux commanditaires et la population pour leur générosité qui contribue à faire une différence.

Newport rend hommage à René Tétreault pour ses 34 années de service

Au terme de la dernière séance régulière du 4 juin, les membres du conseil municipal de Newport ont profité de l’occasion pour souligner les 34 années de vie politique de l’ex-conseiller, René Tétreault, en lui remettant une montre sur laquelle sont inscrits les dates de service et le nom de la municipalité.

Très surpris, M. Tétreault avait peu de mots pour exprimer sa gratitude. « Je suis très surpris et très content. Ç’a été un plaisir toutes ces années. Je crois qu’avec les conseils, on a réussi à faire de quoi de bien. » M. Tétreault a mis un terme à la vie politique en effectuant son dernier mandat qui a pris fin en novembre 2017. Retiré du monde municipal, il avoue y penser à l’occasion. « J’y pense de temps en temps, mais je calcule que c’était le temps de me retirer. » René Tétreault a commencé sa carrière de conseiller municipal en 1979 pour se retirer en novembre dernier. Au cours de ces années, il aura connu un intermède de quatre ans lors de la fusion Newport et Cookshire. Il sera réélu lors de la défusion quatre ans plus tard.

Le maire de Newport, Lionel Roy, a partagé 21 années de vie politique avec M. Tétreault que ce soit à titre de conseiller et de maire. Il souligne du principal intéressé sa grande ponctualité. « Il était toujours présent et défendait bien son coin. » Précisant que les élus sont rémunérés, M. Roy laisse entendre que les nombreuses heures consacrées par M. Tétreault correspondaient pratiquement à du bénévolat.

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