Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.

Une exposition pas piquée des vers

Les amateurs d’uniformes militaires, de corps de police et d’armes à feu d’époque seront servis à souhait en visitant l’exposition présentée par Michel Morin, qui sera aménagée à l’intérieur du Centre communautaire de La Patrie, le 9 juin prochain.

L’exposition d’une vie, pour ainsi dire, se tiendra dans le cadre du Festi-Quad. Plus de 70 uniformes, dont une trentaine sur mannequins, seront en montre. Les visiteurs trouveront des uniformes d’armée de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale que ce soit allemand, japonais et canadien. « J’ai une copie d’uniforme allemand de blindé de la Deuxième Guerre mondiale. J’ai un uniforme allemand de l’infanterie. J’ai différentes époques après la guerre jusqu’à aujourd’hui. » M. Morin présentera également des uniformes de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie Royale du Canada, de 1964 jusqu’à présent. Il n’y a pas que les uniformes, M. Morin y présente également les chapeaux et casques de militaires, de forces de l’ordre et d’apparat. « J’ai des chapeaux de la police d’Angleterre, de Montréal, de Québec. J’ai des chapeaux blancs de parade et de la police de Sherbrooke. »

Armes
M. Morin complète sa collection en présentant divers modèles d’armes à feu d’époque comme les fusils à mèche, fusils communément appelés à pin, des fusils au silex et des armes de la Première et Deuxième Guerre mondiale. M. Morin ajoute qu’il profitera de l’occasion pour donner de l’information sur le registre des armes à feu du Québec.

Goût
L’exposant mentionne avoir eu la piqûre des armes à feu dès son jeune âge. « Mon grand-père m’a donné un fusil de l’époque de Louis Riel, un Snydar. J’avais 15 ans; ça m’a donné le goût. Les uniformes, j’ai toujours aimé ça. Jeune, je m’habillais souvent avec des vestes d’armée de l’aviation. J’enlevais les étiquettes. » M. Morin n’en est pas à sa première exposition. Il participe régulièrement à d’autres en groupe. Il a même remporté un prix lors d’une exposition à Montréal, précise-t-il. L’exposant aime échanger avec les gens, parler d’histoire. Il mentionne que ce sont « les jeunes de 10 à 25 ans qui capote là-dessus, qui posent des questions. J’aime parler avec eux. » L’exposition est gratuite, « une cruche est installée à l’arrière et les gens donnent ce qu’ils veulent. »

Patricia Blais travaille fort pour avoir une vie dite normale

En apparence, Patricia Blais est comme les autres. Cette jeune grand-maman d’une quarantaine d’années se bat quotidiennement avec sa maladie mentale pour avoir, comme les autres, une vie dite normale.

Aux prises avec de sérieux problèmes d’anxiété, elle a surmonté cet obstacle pour livrer, sous forme d’entrevue, un émouvant témoignage à l’occasion de la Semaine de la santé mentale.

Mme Blais est sur la bonne voie, mais rien n’est gagné. Son premier diagnostic de dépression est tombé à l’âge de 17 ans. Quelques années plus tard s’en sont suivi des dépressions à répétition, une tentative de suicide en 2006 et d’autres diagnostics pas plus rigolos. Parmi la kyrielle de diagnostics, on retrouve trouble d’anxiété généralisé, phobie sociale, trait de personnalité ambivalent, dépressions récurrentes, trouble panique, trouble obsessif compulsif. « J’ai travaillé sur plusieurs de ces diagnostics. Je travaille encore sur tout ça et quelques-uns de ces diagnostics ne me nuisent plus », mentionne Mme Blais.

Celle qui a grandi chez sa mamie et qui rendait visite à ses parents mentionne avoir vécu une enfance qu’elle estimait normale jusqu’au moment de se comparer avec ses amis. « Adolescente, j’ai vécu un traumatisme. Je ne veux pas en parler parce que je ressens encore de la colère, de la honte, de la culpabilité et du regret. J’arrive à le surmonter, je suis devant vous, je chemine. »

Mme Blais est partie vivre en logement, à l’âge de 18 ans, avec celui qui allait être le père de ses deux enfants. « Avec ma maladie mentale, je crois avoir causé de l’insécurité à mes deux filles. » Mme Blais s’est installée à Scotstown en 2011. Elle se trouve un travail chez Guitabec en plus d’être pompière volontaire. En 2013 survient le divorce, seule avec deux filles, les choses se mettent à déraper. « J’ai recommencé à être plus émotive, fatiguée, je recommençais à descendre la pente. Je suis retombée dans une dépression. Je suis revenue à East Angus et j’ai commencé à m’automutiler. J’ai commencé des troubles obsessifs. Ma fuite à moi c’est l’automutilation. J’appelle ça moi, changer le mal de place. Mes brûlures sur les cuisses ont été pour moi une façon pendant longtemps d’arrêter mes pensées. Lorsque j’ai une douleur physique, je focus sur la douleur et non sur le mental. Le fait de ne plus penser me fait un immense bien. Dernièrement, j’ai commencé à me gratter. Ce n’est pas quelque chose que j’ai choisi. »

Toutefois, Mme Blais est allée chercher de l’aide au fil des années. Psychiatre, psychologue, intervenante du CLSC et Virage Santé mentale ont contribué au cheminement de cette dernière. La conférencière mentionne éprouver une très faible estime d’elle-même, à un point qu’elle éprouvait un sentiment de honte à côtoyer les gens qu’elle aime, de crainte de ne pas être à la hauteur, de les décevoir. Il arrivait qu’elle fuyait les photos de famille, croyant ne pas être digne d’y figurer.

Même si ce n’est pas toujours facile d’accepter de l’aide, Mme Blais y arrive et constate les progrès. De Virage Santé mentale, elle mentionne « que c’est un endroit où on te tend la main, où on a droit à l’erreur et on ne te juge pas, en tout cas ça ne paraît pas », lance-t-elle en riant. Mme Blais y a même fait la rencontre de son nouveau copain de cœur parmi les usagers.

Elle avoue travailler fort, prendre sa médication et regarde l’avenir avec optimisme. « Dernièrement, j’ai fait quelque chose que je n’aurais pas cru possible. J’ai participé à un dîner spaghetti pour amasser des fonds pour un voyage scolaire et j’ai même parlé en avant pour des remerciements. J’ai été au Centre Bell voir un match de hockey avec mon chum. » Mme Blais a des plans d’avenir, ce qu’elle ne croyait pas possible. « Mes projets d’avenir, c’est d’être heureuse, avoir une vie simple, me bercer dehors dans le calme et avoir un travail à temps partiel. »

Le projet de quartier durable prend son envol

Annoncé l’année dernière, le projet de quartier durable à l’intérieur duquel on devait retrouver des maisons 100 % à l’énergie solaire et des résidences écoresponsables devrait devenir réalité cette année. Le maire de Weedon, Richard Tanguay, précise que des discussions avec le ministère des Transports concernant notamment des sorties de rues ont fait en sorte de retarder le projet de pratiquement un an.

« On a une entente avec le ministère des Transports pour le quartier durable. Il a fallu faire des modifications à nos plans et devis, concernant nos sorties de rues, faire des études de transports, ça nous a retardés de presque un an. Maintenant, on a une entente. On a commencé à faire du débroussaillage, le bois est coupé, le tirage des chemins est fait, les cadastres sont faits, les divisions de terrains sont faites; tout est prêt, on s’en va en appel d’offres. Là, c’est parti. On devrait voir apparaître une ou deux maisons modèles d’ici l’automne », précise-t-il.

Projet
Rappelons que le projet de quartier durable se divise en deux parties soit une pour des maisons solaires et l’autre pour des résidences écoresponsables. Les terrains s’y rattachant seront plus grands, soit de deux à trois acres, afin de permettre l’autosuffisance. Les propriétaires pourront posséder quelques poules, lapins et petits animaux ainsi qu’un champ. Un espace pour des jardins communautaires est prévu ainsi qu’une zone expérimentale agricole. Cet espace limité sera consacré notamment à des projets expérimentaux d’ordre écologique. On prévoit préserver un boisé à l’intérieur du parc et éventuellement aménager une piste cyclable donnant accès à divers endroits du village. Le projet global prévoit plus d’une trentaine de lots. Évidemment, la réalisation s’étalera sur plusieurs années.

L’arrivée de MYM Nutraceuticals à Weedon

L’arrivée de MYM Nutraceuticals à Weedon avec son projet de culture de cannabis médicinal en serres, évalué à plus de 200 M$, pouvant créer 400 emplois directs et 300 indirects, risque évidemment de changer le visage de la petite municipalité de 2 800 personnes. Mais s’agit-il d’une manne tombée du

ciel ou d’un cadeau empoisonné ? Le maire Richard Tanguay estime qu’il s’agit d’un cadeau inespéré pourvu qu’on soit en mesure de le gérer.
« C’est sûr que ça fait peur. Si on planifie correctement et on sait anticiper et gérer adéquatement et prendre des risques, parce qu’on n’aura pas le choix, pour moi, c’est la plus belle opportunité qu’on n’aura jamais dans le Haut-Saint-François ou pour une des municipalités du Haut-Saint-François. Mais il faut que l’on gère l’opportunité. Faut voir les coûts, faut être prêts à travailler pour les neutraliser, pis se donner les meilleurs outils possible. » M. Tanguay ajoute : « il faut que tout le territoire réalise que ça sera pas juste Weedon qui va en profiter, mais tout le Haut-Saint-François. »
Ce dernier assure que la municipalité prend ça au sérieux et qu’elle se donne les moyens de ses ambitions. « Il faut être prêt à travailler, prêt à investir, sinon on va prendre du retard. Actuellement, ce que ça a comme effet, comme retombées, ça stimule énormément le marché, commerces et services. Il y a plein d’entreprises qui commencent à voir les opportunités. On a des appels, on a du monde intéressé, ils veulent savoir ce qu’on fait, ce qui arrive avec telle affaire, avez-vous pensé installer telle chose. Des investisseurs ou entreprises de l’extérieur s’informent, mais rien de concret pour l’instant. Ils attendent de voir. » M. Tanguay mentionne que le jour où ça va débloquer, cela risque d’avoir un impact très important sur la communauté. « Si on est prêt, si on s’ajuste, si on travaille en conséquence pour répondre adéquatement aux demandes, on s’attend à une expansion à vitesse grand V. Pour une communauté comme la nôtre qui était en dévitalisation, il y a un an, on risque de faire un virage 180 assez rapide. »

Moyens
La municipalité a commencé à se donner les moyens. L’embauche d’un nouveau directeur général, Daniel Le Pape, urbaniste de formation, avec une grande expérience pour avoir travaillé dans des villes comme Montréal et autres, d’avoir occupé le poste de directeur général d’une MRC et œuvré au développement, jouera un rôle important dans la coordination des choses, estime M. Tanguay. À cela, la municipalité ajoute un agent de développement et demi à temps plein. La municipalité engage un agent de développement qui va remplacer Fabian Garcia. Ce dernier travaille maintenant pour MYM comme gestionnaire principal pour ce projet. D’autre part, la corporation municipale partagera avec le CLD du Haut-Saint-François une ressource additionnelle qui œuvrera aussi au développement. Ces ressources travailleront sur des dossiers commerciaux, industriels et municipaux d’exprimer le maire en ajoutant que cela resterait encore à être défini.

M. Tanguay mentionne que MYM Nutraceuticals a fait l’acquisition des deux bâtiments donc l’ancienne Résidence l’Anneau d’Or et la résidence située juste en face. Les édifices serviront pour accueillir les bureaux administratifs et l’autre servira à faire de l’expérimentation comme des tests d’isolation au chanvre, d’expliquer le maire.

Planification stratégique
Entretemps, la municipalité poursuit son développement, dit normal, en tenant compte de la planification stratégique présentée aux citoyens en juin de l’année dernière. Le maire mentionne que plusieurs projets sont en cours à divers degrés. « On a six secteurs d’activités, l’industriel, le commercial, l’agricole, l’immobilier, le tourisme, les loisirs et la qualité de vie. On a de 5 à 6 projets par secteur. » La municipalité n’est pas impliquée dans tous les projets, précise M. Tanguay, du fait que certains sont d’ordres privés. Mais pour les organismes qui sont porteurs de dossiers, la municipalité essaie d’apporter son appui.

Budget participatif
D’autre part, le maire rappelle que les citoyens doivent voter en faveur de l’un des projets déposés dans le cadre d’un budget participatif à l’intérieur duquel la municipalité octroie 10 000 $ pour sa réalisation. Le dépouillement du vote se fera lors d’une rencontre publique en juin prochain. « Ce sont des projets dans lesquels on essaie d’avoir des porteurs pour les livrer éventuellement. Je sais qu’il y a un projet de jardin communautaire, de marché public », d’exprimer le maire Tanguay. Rappelons que cette initiative a été instaurée l’année dernière.

Le projet de développement du parc multigénérationnel se poursuit

L’important projet de parc multigénérationnel situé au centre du village à Weedon, sur la rue des Érables où se trouvent notamment le terrain de balle, l’aréna, la piscine extérieure et le jeu d’eau, se poursuit. D’autres améliorations comme l’aménagement d’une surface pour y pratiquer du dek hockey ou une piste de BMX pourrait se concrétiser.

Évidemment, le tout est conditionnel à l’obtention de subventions, précise le maire de Weedon, Richard Tanguay. « Théoriquement, on a déposé des demandes de subventions pour faire un dek hockey à l’extérieur à côté de l’aréna. On a aussi une demande pour une piste de BMX. Si on a pas de subvention, on aimerait en faire un des deux. »

Parmi les choses qui sont en voie d’être réalisées, on note l’aménagement de l’agora consistant à disposer des monticules de terre pour en faire une descente naturelle. La glissade qui est amorcée devait se finaliser au cours des prochaines semaines. L’aménagement d’un étang derrière l’aréna est débuté et on devrait le compléter, entre autres, avec des fleurs. Rappelons que le site a été bonifié, en 2016, par le jeu d’eau. Le maire ajoute qu’un module de jeux est prévu pour le parc du secteur Saint-Gérard.

Richard Tanguay rappelle que le projet de parc multigénérationnel s’étale sur plusieurs années. « On y va avec l’argent qu’on a de disponible. C’est certain que si on avait un million $, ça accélérerait les choses. Mais faut y aller selon nos moyens et nos capacités », complète-t-il.

Outils de financement en économie sociale

Une vingtaine de représentants d’organismes sans but lucratif du Haut-Saint-François sont un peu demeurés sur leur appétit, lors de la récente rencontre d’information portant sur les produits financiers du Chantier de l’économie sociale. En quête de trucs quant à la recherche de subventions, on leur a plutôt parlé des divers outils de financement sous forme de prêts.
L’activité se déroulait dans le cadre de la tournée provinciale organisée par le Pôle de l’entrepreneuriat collectif de l’Estrie en collaboration avec le Réseau d’investissement social du Québec (RISQ), la Fiducie du Chantier de l’économie sociale, la Corporation de développement économique communautaire (CDÉC) de Sherbrooke, la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ) et le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François.

L’objectif, explique Nathalie Villemure, analyste financier à la Fiducie du Chantier de l’économie sociale, est de faire connaître les outils financiers de l’organisme spécialement conçus pour les entreprises collectives du stade de l’idée jusqu’à la croissance. Le second volet est « de rencontrer, mettre un visage sur les logos d’organisation pour voir comment on peut travailler ensemble. Il est toujours intéressant de prendre le pouls, d’entendre le questionnement, ce que font les gens, les obstacles, ce qu’ils recherchent, ça nous alimente pour connaître les besoins et proposer des solutions. » Mme Villemure précise que ça fait partie du mandat de l’organisme de contacter les gens pour leur donner le soutien dont ils ont besoin. « Ça fait partie de notre rôle de faire en sorte que les gens se rencontrent. »
Kristalna Vincent, du RISQ, souligne que l’organisme ne fait pas d’accompagnement d’entreprise. « On est en appui aux entreprises. On n’est pas du tout du dernier recours. On est là pour toutes les phases de développement de l’idée, la validation de l’idée, de l’acquisition, l’expansion, la consolidation. L’objectif est d’expliquer les outils financiers pour que les gens puissent les utiliser concrètement dans leur projet. On ne va pas faire l’accompagnement, la recherche de subvention », précise-t-elle.
Parmi les outils présentés notamment par le RISQ, on note les prêts sous forme d’aide technique, au prédémarrage et la capitalisation. Quant à la Fiducie du Chantier de l’économie sociale, on retrouvait, toujours sous forme de prêt, le financement habitation communautaire, le financement immobilier pour soutenir les projets d’acquisition, de construction, de rénovation et autres. Le financement démarrage et expansion faisait également partie des produits présentés.

Les intervenantes sont conscientes de la petite déception des participants, mais soulignent être satisfaites d’avoir été en mesure de préciser que les outils financiers du chantier sont en complémentarité. « Notre message est passé, c’est d’être en complémentarité aux autres sources de financement. » Mme Villemeure mentionne qu’il reste encore de la sensibilisation à faire quant à cette forme d’aide.

La Ferme Gelé et Veilleux investit 2 M$

La Ferme Gelé et Veilleux à Cookshire-Eaton, spécialisée dans la production avicole avec poules en voilière, a confiance en l’avenir. Son propriétaire Mario Gelé vient d’investir plus de 2 M$ pour agrandir le bâtiment déjà existant d’une superficie de 36 000 pieds carrés sur deux étages, en plus d’y inclure l’équipement de pointe.

Les travaux complétés, la production regroupe quelque 27 000 poules produisant 8 748 000 œufs par année. Pour y arriver, elles mangeront pour 1 000 tonnes de moulée au cours de cette période. M. Gelé préparait ce projet depuis au moins cinq ans. Il a fait l’acquisition de quotas au cours des années. Sa nouvelle production est consacrée exclusivement pour la mayonnaise en raison d’une entente avec la compagnie Hellmann’s.

Construction
M. Gelé fait partie des innovateurs. Il est parmi les premiers à installer un système de soigneur, incluant la balance où tous les paramètres sont calibrés. Chaque soignage permet d’établir le nombre de grammes par poule, par jour, selon l’âge de la volaille. Un système d’abreuvoirs s’ajoute pour sustenter les poules. Quant au confort de ces dernières, elles ont droit à une ventilation contrôlée permettant le bon débit et éviter les courants d’air. Une attention particulière est aussi apportée à l’éclairage au Del. « C’est ce qui ressemble le plus au soleil », d’expliquer le propriétaire. L’éclairage est ajusté de sorte qu’il prend de 20 à 25 minutes le matin pour atteindre sa luminosité, un peu comme le lever du soleil. Il en est de même, à l’inverse, en fin de journée, simulant le coucher du soleil. Un échangeur d’air permet de récupérer la chaleur et chauffer l’air qui pénètre de l’extérieur permettant une économie d’énergie. Soucieux de développer des énergies propres, M. Gelé installera au cours des prochains mois des panneaux solaires pour réchauffer l’air ambiant.

Attentif du bien-être de ses volailles et de la qualité de leur production, Mario Gelé a instauré depuis quelques années deux sortes de moulée soit une spécifiquement pour la poule servie le matin et une autre le soir plus concentrée, de façon à améliorer la qualité de l’œuf. Mentionnons que la volaille fait son œuf la nuit.

M. Gelé fonctionne à l’ère numérique. Toute la nouvelle technologie de pointe permet au propriétaire de contrôler l’ensemble de sa production, d’avoir accès aux données et de voir grâce à l’aide de caméras ce qui se passe à l’intérieur des murs. Que ce soit sur son cellulaire ou à l’aide de son ordinateur portable, il peut vérifier, en temps réel, ce qui se passe dans son entreprise, peu importe où il se trouve dans le monde.

Salubrité
Les avancées technologiques sont importantes, mais la salubrité de la production demeure un aspect névralgique et non négociable. On applique les normes de bio sécurité. Pas n’importe qui entre à l’intérieur. Les entrées et sorties sont enregistrées. Les visiteurs autorisés sont accompagnés et doivent se prémunir de sarrau, bonnet, laver les mains et les pieds avant de les recouvrir de couvre-chaussures jetables. Bien entendu, tout nouvel équipement ou objet provenant de l’extérieur sera aseptisé avant de traverser les murs.

M. Gelé gère en fait deux entreprises sur deux sites différents. La Ferme Gelé et Veilleux qui produit des œufs pour la mayonnaise et Élevage et Grains Gelé inc. qui produit ce qu’on appelle communément des œufs de table soit pour les épiceries, restaurants, hôtels et autres sont distribués par le groupe Nutri. Au total, les deux entreprises comptent une production globale de 56 000 poules.

À tout cela s’ajoute l’élevage de poussins. « On fait notre propre élevage de poussins. On les reçoit à quelques heures de leur naissance pour en faire de futures pondeuses », d’exprimer Mario Gelé.

Œufs frais
Mentionnons qu’il est possible de se procurer des œufs frais de la Ferme Gelé et Veilleux, située au 900 chemin du Bassin, à Cookshire-Eaton. Un comptoir libre-service est accessible sept jours sur sept, de 7 h 30 à 17 h en semaine et de 7 h 30 à 16 h la fin de semaine. Les prix sont indiqués et les gens peuvent se procurer les œufs qu’ils désirent. Il suffit de déposer l’argent dans un récipient prévu à cet effet.

actualite

Grève probable des transporteurs scolaires

L’annonce indiquant que les conducteurs d’autobus scolaires tiendraient une journée de grève, ce mardi, a causé des mots de tête chez plusieurs parents puisque la Commission scolaire des Hauts-Cantons a convenu de maintenir les écoles ouvertes.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière du secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) faisait partie de ceux qui devaient manifester sur la colline parlementaire à Québec. Les chauffeurs d’autobus scolaires, dont le salaire moyen est de 20 000 $ par année, demandent une augmentation de 2 675 $ par chauffeur. « Les salaires, nous autres, on a juste ça. On n’a pas de règlement de régime de retraite, pas d’assurances collectives, pis les salaires varient à la grandeur de la province », d’exprimer Stephen Gauley, président du Secteur transport scolaire de la FEESP-CSN et président du syndicat local. « La moyenne est de 19 800 $. Ici (dans le Haut-Saint-François), le problème c’est au niveau des heures. On n’a pas d’heures garanties. On a 20,68 $ de l’heure, mais on n’a pas de gros circuits. » M. Gauley mentionne que seulement quatre circuits permettent d’obtenir un revenu supérieur à 20 000 $.

Répartition équitable
Outre l’amélioration des conditions de travail, ce que les chauffeurs réclament, c’est la répartition d’une enveloppe de 26 750 000 $ distribuée, en deux versements annuels, à chacun des chauffeurs, ce qui représenterait approximativement un montant de 2 675 $ chacun. On compte 10 000 chauffeurs au Québec, ça serait équitable pour tout le monde, de mentionner M. Gauley. Ce dernier précise que cela se fait déjà en Ontario.
Les représentants syndicaux désirent rencontrer le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, le plus rapidement possible pour trouver un terrain d’entente. Si les choses n’évoluent pas au rythme souhaité, les chauffeurs ont voté une autre journée de grève dans la semaine du 28 mai.

Arrivée des bacs bruns à East Angus

L’implantation des bacs bruns à East Angus, pour la première collecte du 5 juin, semble être bien accueillie au sein de la population. Ils étaient plus d’une centaine de personnes à participer à la récente soirée d’information tenue à l’auditorium de la Cité-école Louis-Saint-Laurent. À l’exception d’une intervention défavorable, l’ensemble des questions portait sur la façon de faire.

En guise d’introduction, la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, mentionne que la distribution des bacs bruns se fera au cours des prochains jours afin d’être prêts pour le début des collectes tous les mardis à partir du 5 juin, et ce, jusqu’au 23 octobre. Les autres cueillettes auront lieu chaque mois à partir du 13 novembre jusqu’au début avril. La distribution se tiendra pour les maisons unifamiliales, les deux et trois logements. Pour les autres, ils devront en faire la demande auprès de l’hôtel de ville et on en leur remettra un. Lors de la distribution, on retrouvera à l’intérieur du bac brun un minibac appelé collecteur de cuisine ainsi qu’une boîte de sacs recyclables.

Mme Boulanger a clairement signifié que la municipalité n’avait pas le choix d’introduire les bacs bruns en raison de la réglementation du gouvernement qui oblige les municipalités à s’y conformer d’ici 2020. D’ailleurs, des mesures compensatoires sont prévues pour les municipalités qui le feront avant la date butoir. « Nous sommes à l’aube de 2020 ; on se doit d’être responsables. Nous avons des obligations avec le gouvernement. Il faut détourner l’ensemble des putrescibles d’ici 2020 en vertu de la politique québécoise de gestion des matières résiduelles. C’est une obligation que le gouvernement a mise en place. Nous devons enfouir le moins possible. Nous devons viser le zéro enfouissement. On a beaucoup à faire. On doit se sensibiliser, c’est une question d’environnement et d’argent », précise-t-elle.

Environnement/économie
L’acquisition des bacs (1 600) et minibacs s’élève à 92 304 $. Quant à la collecte, le coût est de 20 125 $ pour la période de juin à décembre (23 collectes). La municipalité prévoit retourner en appel d’offres pour 2019 alors qu’on prévoit 33 collectes pour l’année complète, ce qui pourrait représenter un montant approximatif de 28 000 $.
Toutefois, la municipalité compte réaliser des économies en détournant les ordures organiques du site d’enfouissement. On compte 1 515 ménages à East Angus produisant en moyenne 0,93 tonne d’ordures annuellement pour un total de 1 407 tonnes. On estime approximativement que 60 % de ce volume sont des matières organiques donc susceptibles d’aller dans le bac brun. Or, le détournement des matières putrescibles du site d’enfouissement vers celui de GSI Environnement, qui fabrique le compost, permettait des économies substantielles pour la municipalité. Pour 2018, dont la moitié de l’année sera pratiquement écoulée, on estime réaliser une économie de 20 000 $. Le montant sera évidemment supérieur pour une année complète.

Intervenants
Plusieurs intervenants, René Vachon de la MRC du Haut-Saint-François, Xavier Michel de GSI Environnement, David Fournier, directeur général à la Ville de East Angus, se sont fait un devoir d’expliquer divers aspects de la collecte et de répondre aux nombreuses questions de l’assistance. L’objectif de la rencontre était, entre autres, d’expliquer les raisons de tenir ce genre de collecte, informer sur la logistique de collecte, comment faire pour récupérer notamment les putrescibles et l’utilisation du bac en plus de donner de petits trucs pour éviter les odeurs et nuisances. D’ailleurs, un dépliant a été distribué, par la poste, à chaque résidence expliquant les grandes lignes sur la façon de composter, les matières acceptées et celles refusées. Il est également possible d’obtenir de l’information en consultant le site de la municipalité. Au terme de la soirée, la mairesse de East Angus était satisfaite de l’écoute et de la réceptivité des gens présents.

AGA du CLD

Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François a appuyé financièrement 23 projets au cours de l’année 2017 pour des investissements de 5,5 M$ permettant de créer et sauvegarder 95 emplois. À cela s’ajoute l’aide technique dans 86 dossiers. Mais au-delà des statistiques, le côté humain demeure important et les intervenants le mettent bien en évidence.

« Cette année, nous avons décidé d’organiser notre assemblée générale annuelle en valorisant les leaders de notre communauté qui travaillent, souvent bénévolement, à des projets de développement collectif », de lancer en guise d’introduction le président du CLD et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy.

Quelque 25 personnes présentes au Victoria Hall à Cookshire-Eaton ont eu droit à six témoignages dont trois concernaient des initiatives à l’intérieur du Plan d’action local pour l’économie et l’emploi (PALÉE) et autant pour le volet projet d’entreprise. Chaque intervenant était accompagné d’un membre de l’équipe du CLD l’ayant appuyé dans la démarche. Céline Blais, présidente de Coeur Villageois à Cookshire-Eaton, fait part des retombées actuelles et anticipées par l’application du concept. Gilles Denis ajoute que les initiatives sur le plan touristique, patrimonial et culturel avec des spectacles, entre autres, créent une synergie intéressante pour le milieu et les visiteurs.
Pour sa part, le président du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François, Henri Lemelin, a souligné l’apport des outils de développement mis de l’avant grâce au Plan de développement de la zone agricole et forestière (PDZA). Dans une autre sphère d’activité, Fabian Garcia de MYM Nutraceuticals, a présenté les grandes lignes du projet de culture de cannabis médicinal à Weedon, jumelé avec le développement du chanvre industriel.

En l’absence, motivée, des représentants d’Ébénisterie Wood You, de Westbury, Rémi Vachon, du CLD, a présenté la jeune entreprise, spécialisée Live Edge. Par ailleurs, Daniel Denis, de SOLIDel, à Weedon, secteur Saint-Gérard, a mis en lumière son entreprise spécialisée dans la conception d’éclairage solaire résidentiel, commercial, industriel et public. Dans un autre champ d’intervention, Sébastien Authier, président et copropriétaire de la Brasserie 11 comtés, a présenté le projet, qui souhaite-t-il, aura une image, une couleur et une saveur Haut-Saint-François.

Poumons
À tout cela viennent se greffer divers dossiers que les intervenants qualifient de poumons du Haut-Saint-François. À ce chapitre, on mentionne les efforts déployés pour sauver le Centre d’excellence en valorisation des matières résiduelles (CEVMR), élément central de la stratégie de création d’emplois autour de Valoris. S’ajoutent, le Chemin des Cantons notamment avec les shed, la Route des Sommets avec le positionnement de ciel étoilé. Le Massif du Mont-Mégantic avec le parc régional du marécage des Scots, le Coeur Villageois de Scotstown et le projet pour rendre le sommet du Mont-Mégantic plus attractif font partie des poumons. Le PDZA avec l’ajout d’un agent de maillage en plus d’être gestionnaire pour l’Estrie du Programme d’aide au développement forestier (PADF) et de l’Entente sectorielle de développement bioalimentaire constitue un atout pour le territoire. La poursuite des démarches quant au projet de piste cyclable du Québec Central et le développement de l’aéroport devraient contribuer à apporter de l’air frais aux poumons du Haut-Saint-François.

Services aux entreprises
Outre les services techniques, le CLD apporte un appui financier à travers divers programmes ou fonds comme le Soutien au travail autonome (STA), Fonds Jeune entreprise (FJE), Fonds Émergence (FE), le Fonds local d’investissement et Fonds local de solidarité (FLI+FLS). Toutes ces mesures ont contribué à créer ou sauvegarder 26 emplois pour un investissement global incluant les entreprises à 512 M$.

Concours Gagne ton parcours

Tourisme Haut-Saint-François avec le mini Compostelle Parcours de marche au cœur de Mégantic et plusieurs partenaires mettent de l’avant un concours Gagne ton parcours qui permettra à deux marcheurs de découvrir gratuitement le territoire.

« Quel meilleur moyen pour découvrir un territoire que de le parcourir doucement, au rythme de ses pas », d’exprimer Isabelle Couture, directrice du développement local et des communications à la SADC et membre de Tourisme Haut-Saint-François. Le gagnant pourra être accompagné d’une personne de son choix. Le prix inclut quatre nuitées, les déjeuners, un souper, deux accès au Parc national du Mont-Mégantic et plusieurs cadeaux, dont un panier de produits locaux et une foule de surprises. Le trajet s’étalera sur 74 km et traversera les municipalités de Scotstown, Hampden, La Patrie et Notre-Dame-des-Bois. Parcours de marche offre au gagnant les inscriptions au parcours, le topoguide, la planification, le transport de bagages et le service de navette au besoin. Le prix est d’une valeur de 1 000 $.

« Pour nous, c’est l’occasion de permettre aux gens de nous découvrir. On ne peut pas les attirer avec un zoo, un parc d’attractions; notre intérêt vient justement de l’absence de ce type d’attrait. Nous, c’est le paysage, la nature, les rivières, les lacs. C’est ça qu’on a à vendre. Les gens peuvent le marcher et le vivre », précise Mme Couture. Pour la représentante de Tourisme Haut-Saint-François, le choix de ce secteur du territoire en partenariat avec Parcours de marche au cœur de Mégantic découle du fait que les parcours de marche sont un produit émergeant en pleine croissance. L’idée de lancer le concours sur Facebook est attribuable à une volonté d’utiliser les médias sociaux dans le but de montrer une couleur du territoire, l’accueil des gens et la quiétude des villages, d’exprimer Mme Couture. Les personnes désireuses de participer au concours doivent aller sur la page Tourisme Haut-Saint-François ou Parcours de marche au cœur de Mégantic. Le tirage s’effectuera le 7 juin.

Sociofinancement
L’organisme Parcours de marche au cœur de Mégantic a profité de l’occasion pour inviter les gens à participer à la présente campagne de sociofinancement avec la participation de La Ruche Estrie. L’objectif est d’amasser 5 000 $. « Grâce à 13 partenaires associés au Parcours de marche au cœur de Mégantic, de superbes forfaits d’hébergement dans des lieux tous plus enchanteurs les uns que les autres sont offerts à tous ceux désireux de soutenir notre projet », d’exprimer Daniel Montpetit, président de l’organisme à but non lucratif. Ce dernier précise que le montant du projet « servira exclusivement au développement et à l’amélioration des différents services offerts aux randonneurs, afin que la région de Mégantic s’inscrive comme l’une des plus accueillantes dans le domaine de marche longue randonnée sécuritaire et de qualité. » La campagne de sociofinancement est en cours jusqu’au 17 juin prochain et pour y participer il suffit d’aller sur la page La Ruche Estrie. Véronique Vigneault mentionne que l’intervention de son organisme que ce soit par l’aide technique ou autres augmente nettement les chances de réussite. « Ici, en Estrie on a un taux de réussite de 95 % », précise-t-elle.

Mentionnons qu’à sa deuxième saison, en 2017, Parcours de marche au cœur de Mégantic mini Compostelle a généré plus de 66 000 $ en retombées économiques dans la région, et ce grâce à 173 randonneurs. L’organisme offre deux parcours soit le chemin des 4 Monts de 74 km ou le chemin du Long lac de 41 km. Le tracé global représente 115 km. Gérald Ostiguy, propriétaire du B & B Le Bonheur à Scotstown, voit une différence. « C’est complètement différent. La première année, c’était bien, mais pas d’envergure. La deuxième année, ça a fait un bond, on a ouvert un salon de thé. L’an passé, on a ouvert une troisième chambre. » M. Ostiguy entrevoit la nouvelle saison de bon œil. Présents à la conférence de presse qui se déroulait au Petit Écossais dans le parc Walter-MacKenzie à Scotstown, le maire de la municipalité hôte Dominique Boisvert et de La Patrie Johanne Delage, ont souligné l’apport de cette initiative tout en manifestant leur appui.

Distribution gratuite de 200 plans de houblon

Soucieuse de faire connaître le houblon aux citoyens du Haut-Saint-François et désireux de tisser des liens avec la communauté et différents acteurs de l’agrotourisme régional, la Microbrasserie 11 comtés lance l’opération 11 comtés houblonnière.

L’initiative consiste à faire une distribution gratuite de 200 plans de houblon biologique aux citoyens qui se présenteront sur place, au 225, rue Pope (route 108), le samedi 26 mai, de 9 h à midi. Un maximum de trois plants sera remis par personne. Sébastien Authier, président et copropriétaire de la microbrasserie, mentionne qu’il s’agit d’un projet visant à rassembler la communauté, des gens passionnés par le houblon, le jardinage ou encore le brassage de bière à la maison. L’objectif est de faire connaître le houblon aux citoyens du territoire tout en tissant des liens entre la brasserie et les différents acteurs. Les propriétaires de la microbrasserie aimeraient que des plans de houblon se retrouvent bien en vue dans les endroits publics que ce soit devant les mairies, les jardins communautaires, site de l’Exposition agricole à Cookshire-Eaton et autres. « On souhaiterait développer un réseau d’amateurs de bière et de jardinage qui désire faire partie d’un projet rassembleur. On veut frapper l’imaginaire avec une bière de récolte 100 % HSF, exclusive et participative », de mentionner M. Authier.

D’ailleurs, les intervenants invitent la population à apporter leurs cocottes à la fin de la saison, « on va faire une bière de récolte. L’idée est de voir si on peut déclencher quelque chose, créer une communauté d’intérêts pour le fun de la chose », de compléter le président de la microbrasserie.

Le maire de Weedon posera sa candidature à la préfecture du Haut-Saint-François

Le maire de Weedon, Richard Tanguay, manifeste son intention de briguer la préfecture du Haut-Saint-François si le candidat du Parti libéral du Québec dans le comté de Mégantic et actuel préfet, Robert Roy, devait être élu lors de l’élection provinciale du 1er octobre prochain.

« Si Robert est élu, probablement je vais solliciter un mandat à la préfecture », d’exprimer M. Tanguay. Le maire de Weedon occupe déjà le poste de préfet suppléant tandis que son homologue de Saint-Isidore-de-Clifton, Yann Vallières, remplit le poste d’adjoint au préfet suppléant. « On a de beaux dossiers, faut garder la continuité. L’équipe du trio, on a mis en place de belles choses intéressantes actuellement en termes d’orientations au niveau de la MRC, une dynamique intéressante. Je pense qu’il faut travailler à la continuité de ça absolument. Moi, c’est le développement, si on veut que la région se développe, faut que ça se fasse en collaboration ensemble. Si on regarde la 257, c’est parce qu’on est capable de travailler ensemble, pour un jour, avoir un débouché sur ce dossier-là et il y en a plein d’autres. »

À la question pour quoi quitter la mairie de Weedon alors que la municipalité est en pleine ébullition, M. Tanguay réplique : « je vais aider à un autre niveau, d’une autre façon. C’est pas la fin du dossier, c’est une collaboration à un autre niveau tout simplement. » Ce dernier admet que les défis sont intéressants à Weedon, « mais quant à avoir quelqu’un d’autre là-bas (MRC) », aussi bien que se soit quelqu’un de déjà impliqué, laisse-t-il entendre. Faisant référence à Weedon, M. Tanguay soutient « je crois qu’il est possible de trouver quelqu’un à l’interne qui va maintenir le cap du développement ici. »

Pour Richard Tanguay, la continuité à la MRC est importante. « Il y a des dossiers qu’on a commencé à travailler et on travaille fort depuis longtemps, je pense à la DGI, Démarche globale intégrée, la planification stratégique de la MRC et autres. »

Robert Roy confirmé candidat

« Aujourd’hui devant vous, je vous dis avec certitude que vous avez la bonne personne pour représenter le comté de Mégantic. » C’est en ces termes que Robert Roy s’est adressé à plus d’une centaine de personnes, le 6 mai dernier, lors de l’assemblée d’investiture du Parti libéral du Québec pour le comté de Mégantic, qui se déroulait au restaurant Le Moulin de Lac-Mégantic.

Seul candidat en lice pour l’investiture, M. Roy a amorcé sa carrière politique à titre de conseiller pour la municipalité de East Angus avant d’être maire et présentement préfet de la MRC du Haut-Saint-François. À titre de maire, il mentionne avoir travaillé à améliorer la qualité de vie des gens, d’avoir géré la décroissance en raison de la fermeture de l’usine Cascades et bien d’autres. Au poste de préfet, il précise avoir apporté une nouvelle synergie au sein de la table des maires pour mieux « travailler ensemble. » Fort de ses expériences, il estime avoir fait ses classes. « J’ai été maire, responsable d’une municipalité, et j’ai passé à 14 municipalités comme préfet. J’ai vu c’est quoi la différence. Je pense que ça m’a bien préparé pour faire le saut à 36 municipalités », d’exprimer M. Roy en faisant référence au nombre de municipalités dans le comté de Mégantic.

Le candidat mentionne avoir été approché une première fois par des gens de Mégantic. Toutefois, c’est l’appel du député de Sherbrooke et ministre de la Famille, Luc Fortin, qui l’a fait réfléchir sérieusement. « Au-delà du parti, je me demandais c’est quoi que je peux apporter. Ce que je veux, c’est rester Robert Roy. J’ai prévenu les instances que je suis hors standard. Moi, mon but premier, c’est aider les gens », insiste-t-il.

M. Roy mentionne vouloir faire une campagne à son image, c’est-à-dire en étant près des gens. « Je vais visiter les 36 municipalités. Les gens de mon entourage me disaient que depuis que je fais de la politique, j’ai toujours été une personne disponible, travaillante, à l’écoute de leur problématique, fonceuse et surtout par respect aux gens, la franchise, en d’autres mots. Parfois, ce qu’on nous demande est hors de notre champ de compétence et ça je crois qu’il faut être honnête envers les gens en leur disant la vérité et non leur dire pas de trouble, je vais le régler. »

Objectifs
Le candidat libéral fait part de grands objectifs comme celui de travailler à l’amélioration du système de santé, l’éducation, l’environnement et contrer la pénurie de main-d’œuvre en région. Toutefois, parmi les choses qui lui tienne à cœur, M. Roy mentionne la reconstruction et la relance de la Ville de Lac-Mégantic, la pérennisation de l’Observatoire du Mont-Mégantic, le dossier de Valoris, la route 257, l’entreprise MYM pour la culture de la marijuana à des fins médicinales à Weedon, la desserte de l’internet et cellulaire en région. L’infrastructure routière par le maintien des programmes existants ainsi que la forêt et l’agriculture sont des champs d’intervention dans lesquels entend s’impliquer M. Roy.

Appuis
M. Roy souligne la satisfaction de se sentir appuyé. La participation des députés Luc Fortin, Ghislain Bolduc et des candidats libéraux en région comme Annie Godbout, Guy Madore, Charles Poulin a été appréciée. Le candidat libéral dans Mégantic était particulièrement satisfait de la présence des ex-députées Johanne Gonthier et de Madeleine Bélanger. « Mme Bélanger a eu un impact sur moi, sur la façon de faire de la politique », d’exprimer celui qui est toujours préfet de la MRC du Haut-Saint-François.

Campagne
M. Roy est déjà en voie de compléter son équipe pour la prochaine campagne électorale. Il mentionne ne pas être inquiété quant aux divers sondages qui donnent une avance à la Coalition avenir Québec (CAQ) à l’échelle provinciale. Quant aux départs des députés libéraux, il n’y voit rien d’alarmant. « Le Parti libéral existe depuis 125 ans, il s’est toujours renouvelé et c’est ce qu’il fait. » Outre le parti, M. Roy précise, « moi, je veux que les gens votent pour Robert Roy. Pour ce que je peux leur apporter. Ils vont être loin d’être déçu », insiste-t-il.

Le Domaine de La Sapinière à East Angus n’est plus

Construit dans les années soixante à East Angus, la résidence pour personnes âgées le Domaine de La Sapinière est passée sous le pic des démolisseurs.

Rappelons que les résidants de ce bâtiment ont été déplacés, en novembre 2016, dans le nouveau Centre d’hébergement et de soins de longue durée CHSLD érigé au coût de 23 M$ à East Angus. La direction du CIUSSS de l’Estrie – CHUS a tenté de vendre l’ancien édifice, mais en vain. Le contrat de démolition au coût d’un peu plus de 300 000 $ a été confié, suite à un appel d’offres, à l’entrepreneur général Stéphane Nadeau, de Westbury.

Ce dernier et son équipe travaillent depuis plusieurs jours à démolir le bâtiment, mais en prenant bien soin de récupérer le maximum de choses possibles. « Tout est trié, le bois est séparé, le métal, les fils jusqu’aux languettes de tôles d’électricité. Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS a récupéré des panneaux électriques, des transformateurs. Le reste comme le béton, la brique, on a un site approprié pour ça avec l’environnement. Au dépotoir, y va en avoir, mais je te dirais les deux tiers de moins », d’expliquer M. Nadeau. Ce dernier laisse entendre que rien ne sera enfoui sur place. Tout sera enlevé et recouvert de sable une fois terminé.

 

actualite

Route 257, l’optimisme est de mise

Bien que le comité de la 257 n’ait encore aucun engagement ferme du gouvernement du Québec quant au projet de mise à niveau et de réfection de ce tronçon, certains indices comme des propos qui auraient été tenus par le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, André Fortin, sur les ondes de la radio 107,7 Fm Estrie, suscite les espoirs.

« J’en ai parlé avec le député (de Mégantic Ghislain Bolduc) et d’après moi et M. Bolduc, ça sent bon », d’exprimer la présidente du comité et mairesse de La Patrie, Johanne Delage. Cette dernière mentionne que le ministre aurait démontré un intérêt envers ce qu’elle qualifie de projet pilote. « Le comité de la 257 est un bel exemple de prise en main. Cinq municipalités rurales qui se mettent ensemble pour payer 10 % d’un projet de plus de 25 M$. Je n’ai jamais vu ça au Québec. C’est unique. C’est pour ça que c’est un projet pilote », d’exprimer Mme Delage.

La présidente du comité n’entend pas lever le pied de l’accélérateur. « On veut une rencontre avec M. Fortin et M. Bolduc, c’est primordial. » Mme Delage ajoute que le comité souhaite déposer le plus rapidement possible les résultats de la pétition menée au cours des dernières semaines. Refusant d’en dévoiler la teneur, elle se limite à dire « c’est super, c’est très bien très intéressant. Les gens m’appelaient pour avoir la pétition, pour la déposer dans les commerces. »

Mme Delage rappelle que la 257 « c’est majeur, c’est du développement économique pour nous. » Elle se dit consciente que les élections approchent à grands pas. « On va bouger, il ne reste plus beaucoup de temps d’ici juin, après il ne se passera plus rien. » La présidente estime que la porte est ouverte. « On a un bon pied dans la porte, il reste à mettre l’autre pied. » Rappelons que le comité de la route 257 regroupe les municipalités de La Patrie, Hampden, Scotstown, Lingwick et Weedon.

Bénévolat et fierté honorés à la Cité-école

Plus d’une centaine d’étudiants de la Cité-école Louis-Saint-Laurent se sont vu remettre un certificat pour leur implication bénévole au sein de l’école et pour diverses causes alors que 13 parmi eux ont reçu une fiche descriptive marquant leur implication au sein de leur communauté dans le cadre du projet Fierté d’être du Haut-Saint-François.

Le Centre d’Action bénévole (CAB) et la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François ont profité de la récente Semaine de l’action bénévole ayant pour thème Je bénévole, tu bénévoles, conjuguons notre bénévolat pour souligner l’apport des jeunes.

France Lebrun, directrice générale du CAB, mentionne que « le bénévolat ne se fait pas juste seul, mais aussi en gang. Quand on le fait ensemble, ça nous amène à mieux se connaître. On apprend à travailler ensemble, en équipe. Pouvoir aider, apprendre à défendre une cause être au cœur de l’action on contribue à quelque chose.  » Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, précise « Vous êtes la richesse de notre territoire. Vous êtes notre relève. »

Le directeur de la Cité-école, André Lachapelle, a procédé à la remise des certificats auprès des élèves qui se sont impliqués dans une foule de choses que ce soit le parlement au secondaire, la collecte de sang, le voyage humanitaire au Guatémala, le projet d’aménagement de la bibliothèque, les cuistots, et bien d’autres.

Fierté
Pour Danielle Simard, directrice générale de la SADC, il est tout à fait naturel que l’organisme pose un tel geste. « Ça fait très longtemps que la SADC a dans ses gênes, dans son ADN, de promouvoir la fierté, la relève. Nous soulignons les réalisations faites dans votre milieu au cours de la dernière année. »

Mme Simard a remis 17 fiches à autant d’élèves représentant leur municipalité membre de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Un ou parfois deux élèves sont en vedette. Un bref descriptif présente l’étudiant, ses ambitions, la nature de son implication que ce soit à l’école ou au sein de sa municipalité. Le choix des bâtisseurs n’est pas pris à la légère et fait l’objet d’une démarche rigoureuse. Des candidatures avaient au préalable été soumises par des enseignants, par l’organisatrice communautaire de la Cité-école, Renée-Claude Leroux, et par la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton pour les étudiants de son secteur. Une fois sélectionnés, les élèves ont eu à remplir un questionnaire d’entrevue qui a servi à faire un portrait d’eux.

Les fiches seront présentées lors des remises annuelles de bourses effectuées dans les municipalités. Les représentants pour la municipalité de Bury sont Meave Lapointe et Alexandra Boutin, pour Cookshire-Eaton Alicia Bazinet Gallant et Samuel Veilleux, pour Dudswell Marie Blouin et Louis-Philippe Lamoureux, East Angus Clément Bouthot et Gabriel Martin Gariépy, La Patrie Thallia Bourgeois, Lingwick Alexandre Morin, Newport Marie-Eve Castonguay et Billie Byrns, Saint-Isidore-de-Clifton, Alexandra Perron, Scotstown, Léonie Giroux Lapointe, Weedon Sabryna Ménard, Westbury Mary-Pier Lehoux et Chartierville Lucas Boiteux-Bridard.

 

Robert Roy

Robert Roy candidat libéral dans Mégantic

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François et ancien maire de East Angus, Robert Roy, sera candidat du Parti libéral du Québec dans Mégantic, en prévision des élections provinciales du 1er octobre. Seul candidat en lice, M. Roy tiendra son assemblée d’investiture le 6 mai prochain, à 13 h 30, au restaurant Le Moulin de Lac-Mégantic.

Évidemment heureux, M. Roy se dit surpris d’être seul dans la course. « Je crois que les gens ont confiance en ce que j’ai fait dans le passé. Mon expérience municipale et de préfecture m’aidera à être d’autant plus efficace lorsque viendra le temps de défendre mes concitoyens à l’Assemblée nationale. Cela fait déjà 18 ans que je m’implique politiquement, car je crois réellement que les actions entreprises peuvent changer les choses. Je suis un homme de terrain, proche des gens, souhaitant toujours mener à terme mes dossiers. » M. Roy se dit prêt à parcourir les 36 municipalités réparties sur le territoire de quatre MRC ainsi que deux régions administratives afin d’être à l’écoute des concitoyens.

Rappelons que le député actuel, Ghislain Bolduc, a annoncé son retrait de la vie politique au terme du présent mandat.

Besoin d’aide financière accrue pour le Centre de femmes du HSF

Une délégation de femmes, représentant le Centre de femmes du Haut-Saint-François, a rencontré la semaine dernière, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc. Elles lui ont demandé la reconnaissance de l’expertise de l’organisme et d’intervenir auprès du gouvernement du Québec pour améliorer le financement de cette ressource, qu’elles jugent sous-financée, afin de répondre adéquatement aux nombreux besoins des femmes.

En guise d’introduction, les femmes ont déposé sur la table du député un carton sur lequel était dessiné un cœur avec plusieurs remarques inscrites par celles ayant participé à la rencontre, tenue à Weedon, dans le cadre de la Journée internationale des femmes. À partir des commentaires inscrits et de la campagne de dénonciation Moi aussi, on demandait au député ce que le gouvernement comptait faire concrètement pour venir en aide aux femmes victimes de violence, entre autres. Mais le débat a rapidement dévié sur l’épineuse question du financement accordé aux organismes et de la reconnaissance envers elles.
« Nous, dans le Haut-Saint-François, on a beau vouloir aider les femmes, mais on a que trois travailleuses et elles sont à bout de souffle. Par manque de financement, on n’a pas les moyens d’engager une ou deux autres travailleuses qui pourraient être une aide supplémentaire pour les femmes là, leur donner des outils pour qu’elles puissent avancer dans leur vie », d’exprimer la présidente de l’organisme, Mélissa Lessard. Selon Andrée Larrivée, travailleuse au Centre de femmes, 114 dossiers ont été traités au cours de l’année 2017-2018 en matière de harcèlement, de violence conjugale, d’agressions sexuelles et autres. Ces statistiques ne tiennent pas compte des nombreux accompagnements que ce soit à la cour, chez le médecin ou de discussion de situation avec les femmes ou les rencontres de groupes. « Il existe une politique de reconnaissance au Québec, mais l’argent ne suit pas » d’exprimer Mme Larrivée. « Ça fait quatre ans que les organismes sortent dans la rue, dénoncent et demandent un rehaussement de leur financement ; on n’en a pas de rehaussement. Les organismes devraient se voir accorder du financement compte tenu de leur mission. On devrait avoir le respect de notre autonomie parce que c’est nous qui voyons sur le terrain, les problématiques et où on doit intervenir », précise la travailleuse. Les intervenantes mentionnent ne pas avoir d’aide supplémentaire pour aider les femmes. Elles mentionnent n’avoir reçu aucun argent de l’aide supplémentaire de 19,5 M$ annoncée notamment par la ministre déléguée de la Santé et des Services publics, Lucie Charlebois. Elles ajoutent que le gouvernement doit porter une attention particulière pour aider financièrement les femmes. Les intervenantes soutiennent qu’il est impossible pour une mère monoparentale de trois enfants d’arriver financièrement lorsqu’elle travaille au salaire minimum.

Député
Le député Bolduc manifeste une ouverture aux doléances des femmes, mais se montre prudent à la fois. Tout en évitant de parler de crédit additionnel, M. Bolduc s’engage à s’assurer que les montants prévus pour venir en aide se rendent bien à destination. « Je suis très sensible et d’accord à vous aider. J’entends très bien le cri du cœur. Il faut trouver une façon et un moyen que l’argent aille à la bonne place. Je veux m’assurer que l’argent doit aller où il doit aller et que ça fasse vraiment ce que ça doit faire. Je vais transmettre le message à la bonne place et aux bonnes personnes. » Quant à l’exemple de la mère de famille, le député demande un budget typique. « Je vais remettre moi-même au ministre les chiffres des femmes de mon comté et comparer. Je vais vous aider à transmettre l’information et c’est mieux quand je la livre en main propre », d’exprimer M. Bolduc. Interrogé à savoir qui sont les bonnes personnes, M. Bolduc parle du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de la ministre déléguée de la Santé et des Services publics, Lucie Charlebois, ainsi que du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais. M. Bolduc entend établir la traçabilité des sommes dévolues pour s’assurer qu’elles arrivent à destination.
Au terme de la rencontre, les membres de la délégation se montraient peu optimistes quant aux résultats anticipés. « Je pense que M. Bolduc a pris connaissance de la problématique aujourd’hui, c’est dommage parce ça fait longtemps qu’on lui dit », d’exprimer Mme Larrivée. « J’ai l’impression qu’on tourne en rond et que c’est trop peu, trop tard », d’ajouter Marilyn Ouellet, travailleuse au Centre de femmes du HSF.

La Chambre de commerce du HSF a le vent dans les voiles

À sa première année à titre de présidente de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François et première femme à occuper ce poste, Gaétane Plamondon estime qu’avec l’arrivée de nouveaux membres et les activités dynamiques, l’organisme a le vent dans les voiles.

Voilà la lecture qu’elle en a faite lors de la récente assemblée générale annuelle qui se tenait à la Vieille gare du papier à East Angus et à laquelle participaient 25 personnes. « Pour moi, la première année en a été une d’adaptation. J’ai essayé de faire à ma façon. » Alors qu’elle amorce sa seconde année, il semble évident que la présidente est bien en selle et maîtrise la situation. Fait marquant du dernier exercice, mentionne Mme Plamondon, est la venue de nouveaux membres d’un peu partout sur le territoire, mais plusieurs de Weedon. Rappelons que la chambre de ce secteur a cessé ses activités, il y a deux ans, et que plusieurs commerçants et gens d’affaires joignent les rangs de l’organisme qui se veut régional. « Les nouveaux venus voient la chambre de commerce comme pouvant être présente pour leur entreprise. On offre des conférences intéressantes et on essaie de trouver des centres d’intérêt pour elles. » La présidente souhaite que l’organisme puisse attirer d’autres membres au cours de la présente année. « De nouveaux membres apportent de nouvelles idées », ajoute-t-elle.

La chambre prévoit poursuivre sur sa lancée au cours des prochains mois en maintenant les activités qui ont bien fonctionné et possiblement en ajouter de nouvelles. De ce nombre, le brunch des élus présenté en début de chaque année constitue un moment fort pour l’organisme. À cette occasion, les maires des municipalités sont invités à présenter un survol des diverses réalisations et des projets à venir. Cet événement est fort apprécié du public, près d’une centaine de personnes y assistent annuellement. Évidemment, le traditionnel tournoi de golf se déroulera en juin. Les conférences sur divers sujets, les visites industrielles et sa participation au sein de différents comités ainsi que le maintien de partenariats avec les acteurs locaux et régionaux comme la Commission scolaire des Hauts-Cantons, le Centre local d’emploi, le Carrefour jeunesse-emploi et autres organismes de développement dont le CLD et SADC sont toujours maintenus.

Parmi les nouveautés, Mme Plamondon est fière de la participation de la Chambre de commerce de concert avec le CLD et le journal régional Le Haut-Saint-François à un projet Inspiration d’ici. L’initiative vise à présenter, dans le journal, en version papier et web (capsule) le cheminement des entrepreneurs du territoire qui travaillent à développer leur entreprise. « On veut intéresser les gens à faire partie de notre organisme en leur démontrant qu’on est une chambre qui bouge », de compléter Mme Plamondon.

Golf East Angus

Un nouveau look chaleureux pour le bâtiment du Club de golf East Angus

Une cinquantaine de personnes ont constaté de visu, dans le cadre d’un 5 à 7, le nouveau look du bâtiment du Club de golf East Angus. Aménagé au goût du jour, l’endroit se veut accueillant et chaleureux.

Le propriétaire, Richard Boisvert, accompagné de sa conjointe Pauline Mercier, et du duo les frères Yves et Dany Beaudoin, responsables de la restauration, étaient visiblement fiers d’accueillir les invités et de présenter les améliorations. À ce chapitre, l’accueil est pour le moins percutant avec l’aménagement d’un vaste bar pouvant accueillir plusieurs personnes. Outre cet aspect, les amateurs de bonne chère pourront découvrir un service de restauration complètement revampé. Salle de réfrigération, équipements neufs dont un four à pizza font en sorte de rendre heureux Yves Beaudoin, directeur de la restauration, et son frère Dany, chef cuisinier. D’ailleurs, la population a déjà eu un aperçu en savourant quelques brunchs. « On va servir des déjeuners, dîners et soupers sept jours sur sept », d’exprimer tout sourire Yves Beaudoin. « On va faire des pizzas maison, les gens pourront même venir les chercher sur place. On a des nouveautés avec les fruits de mer, crevettes, fish and chips, filets de doré et de sole. On va offrir un menu plus haut de gamme. On va offrir le service de traiteur sur place pour des funérailles, des partys des fêtes, la fête des Mères et autres. On peut accueillir 180 personnes. Désormais, on sera ouvert à l’année. À partir d’octobre, on va servir des brunchs à tous les dimanches. Le sentier de 4×4 et de ski-doo passe juste à côté », de lancer avec enthousiasme le directeur de la restauration. Pour ce faire, le propriétaire a été contraint d’isoler l’ancienne section du bâtiment qui ne l’était pas. Il a également investi dans un nouveau recouvrement de plancher en plus de rafraîchir l’endroit.

D’autres investissements sont à venir au niveau de l’équipement d’entretien de terrain, mentionne le propriétaire. Maintenant domicilié à Magog, cet ancien résidant d’East Angus n’entend pas lésiner pour mettre le Club de golf East Angus à niveau. « Présentement, j’ai investi plus de 700 000 $ incluant l’acquisition de 50 nouveaux cart et ce n’est pas fini. Je vais mettre le club à point et après on verra. Ce que je souhaite, c’est que les gens soient heureux de jouer à Angus », d’insister Boisvert. Il en va de même pour Yves Beaudoin « ce que j’aimerais, c’est que les gens viennent nous retrouver dans une ambiance conviviale. Je souhaite que les gens viennent s’amuser, prendre un verre et une bonne bouffe. Je veux que les gens se sentent comme chez eux en faisant pas de vaisselle. »

Rappelons que Richard Boisvert a fait l’acquisition, l’hiver dernier, des installations du Club de golf East Angus pour défaut de paiement. Ce dernier se portait donc acquéreur de la balance du prêt et des dettes résiduelles de la coopérative qui gérait les opérations. Précisons que la Ville de East Angus est propriétaire du terrain.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François