Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
Gaston Michaud

Regrouper les capacités de chacun dans un partenariat

Antitechnocrate à s’en confesser, Gaston Michaud est convaincu que la solution au développement local « se trouve dans les communautés qui se prennent en charge. » C’est du moins l’essentiel du message livré lors d’une récente conférence tenue à la Place Auckland de Saint-Isidore-de-Clifton, à laquelle participaient une douzaine de personnes.

« Je suis très antitechnocrate, mentionne-t-il en entrevue. Faire du développement local, c’est pas évident. On est isolé par tous les pouvoirs. On est toujours aux mains des technocrates. Quand un technocrate intervient dans une communauté, t’es sûr qu’il y aura pas de communauté. Parce que lui, son premier rôle, c’est de montrer que les autres ne savent rien et que lui sait tout. Aussitôt qu’ils apparaissent, on est déphasé, on est pu bon à rien. On sait pu rien parce que juste lui le sait. L’avenir est foutu. Alors que quand tu rassembles tes forces dans le milieu, surtout dans des tâches relativement simples comme construire le marché, tu peux y arriver », d’exprimer d’un ton tranchant le conférencier.
M. Michaud s’inspire de la coopérative d’habitation pour personnes âgées de 75 ans et plus, La Brunante, à Racine, et à laquelle il a participé pour appuyer son propos. Les forces du milieu doivent être mises à profit, explique-t-il. « La Brunante est partie d’une réunion de caisse populaire. On faisait parler les membres sur quoi ils aimeraient que le conseil d’administration travaille. La population voulait une résidence pour personnes âgées, une maison qui appartiendrait à la population. La décision a été prise collectivement. On a créé une coopérative de solidarité avec des membres et des membres auxiliaires. On a amassé 150 000 $ pour une population de 1 000 personnes. On a eu notre 15 % que le gouvernement exigeait. Ça a pris six ans, mais on y est arrivé. Notre modèle existait pas nulle part au Québec. »

L’homme de 82 ans, qui a effectué une carrière de travailleur social, dispose d’une feuille de route impressionnante, s’échelonnant sur plus de 45 années d’expérience. L’expertise de l’invité est reconnue à l’échelle provinciale et plus. M. Michaud s’est vu attribuer en 2014 la Médaille du Lieutenant-gouverneur pour les aînés. D’ailleurs, il s’est inspiré de son vécu pour rédiger son livre La Lumière de la Terre, lancé il y a quelques années. M. Michaud ne dit pas qu’il a la solution au développement local, mais savoir reconnaître les forces du milieu et les mettre à contribution contribue au succès, laisse-t-il entendre. Il rappelle l’époque où il était vicaire pendant une dizaine d’années dans un quartier pauvre de Montréal. Souhaitant aider son milieu « je me sentais totalement impuissant. Je me suis dit, je suis pas capable d’aider quelqu’un si je suis pas capable de le connaître. J’ai rencontré les gens, j’ai discuté avec eux et j’ai découvert des ressources. Je ne voyais plus les gens comme des pitoyables, mais comme des capacités. Il faut toujours penser à faire le mieux avec ce qui existe autour. J’ai essayé de découvrir chez les individus, observer ce qui est bon et instructif. Découvrir ce qui est bon dans les gens et amener à les mettre en valeur. Il faut faire attention aux personnes et les respecter. Ensemble, on peut bâtir le monde », de lancer M. Michaud.

« Si on découvre les capacités d’un individu et qu’on lui dit : viens m’aider, il devient un partenaire. Quand on aborde les gens à partir de ce qu’ils peuvent offrir, ils refusent rarement. Le fait de créer de l’entraide, c’est extraordinaire. Ensemble, quand les gens travaillent fort 2 + 2 peut donner 6. Le déclic de l’entraide devient partenaire, c’est magique », d’exprimer le conférencier.
Pour M. Michaud, le mot charité est à proscrire pour le remplacer par le terme partenaire. À La Brunante, explique-t-il, chaque personne a des compétences et peut aider à sa façon. La prise en charge des résidants fait en sorte que le coût du loyer est demeuré stable depuis 15 ans. « La coopération est un antidote au vieillissement. Les gens sont actifs dans les bras, dans la tête. On fait une liste de tâches à faire et si quelqu’un ne peut pas, on la confie au concierge. Le fait d’être utile n’est pas un fardeau, mais une responsabilité valorisante », soutient-il.
M. Michaud mentionne que La Brunante est devenue un lieu de rencontre où on y retrouve une dynamique, des échanges et des rires. « Ça prend un lieu facilement accessible. Avec les échanges, se développe une intelligence collective. Si vous voulez de la coopération, faites des échanges. La coopération signifie l’organisation. Changer le monde n’est pas une utopie. Ça se fait par l’entraide. Dans ma vie, ce sont les gens que j’ai rencontrés qui m’ont apporté quelque chose. Il faut travailler avec tous les gens dans la communauté et remplacer le mot bénévolat par entraide. Un partenariat, ça change le monde », de compléter M. Michaud.

Brasserie 11 comtés ouvrira ses portes fin juin

La construction de la Brasserie 11 comtés à Cookshire-Eaton au coût de 3,5 M$ devrait être complétée début mai. Les équipements arriveront par la suite, contraignant les propriétaires à ouvrir les portes au grand public vers la fin de juin. C’est le souhait formulé par le président, Sébastien Authier.

« Le chantier se déroule bien, comme prévu. Ça sera terminé pour le 1er mai. Il restera que de petites choses à compléter. Avec l’entrepreneur, c’est numéro un. Toute l’équipe travaille dans le même sens. Les gens ont du fun et sont fiers du projet. » Rappelons qu’un imbroglio était intervenu quant au choix de l’entrepreneur. Finalement, c’est Construction Groupe Prévost de Cookshire-Eaton qui a obtenu le contrat. Le propriétaire, Dany Prévost, ne cache pas sa fierté d’avoir réalisé le projet. « Le peu de gros projets qu’il y a dans la municipalité, je suis content que quelqu’un de la place l’ait fait. » M. Prévost mentionne avoir porté une attention particulière pour faire appel aux sous-traitants du secteur. « Quand j’ai été à l’extérieur, c’est parce qu’il y avait pas les qualifications ici. » Au plus fort des travaux, 18 personnes travaillaient sur le chantier dont huit de Construction Groupe Prévost. L’entrepreneur général mentionne réaliser de deux à trois projets du genre par année, mais c’était la première brasserie qu’il construisait. « C’est pas compliqué, on suit les plans », lance-t-il.

Retard
Si la construction va bien et respecte le calendrier, il en est autrement quant à la livraison des équipements. « Il y a du retard dans les équipements de brassage, il a fallu trouver un plan B et C. Mais on va s’assurer de brasser de la bière sur place avec un équipement temporaire », d’exprimer M. Authier.

Ce contretemps offre malgré tout un avantage, celui d’expérimenter plusieurs sortes de bières. « On va s’amuser. Au départ, ça va nous permettre de tester toutes sortes d’affaires. Ça risque de nous amener un élément, qu’on dise wow, qu’on aurait pas eu autrement », d’exprimer M. Authier. Ce dernier mentionne que la brasserie sera en mesure de faire une dizaine de produits et plus au cours de la période estivale. « Ça va être le fun », lance-t-il avec enthousiasme.

Producteurs
M. Authier confirme que l’objectif de l’entreprise est de faire affaire avec les producteurs du Haut-Saint-François. « On a beaucoup de contacts de fait. Les approches sont faites pour entamer les phases tests et relations d’affaires, mais pas de contrat de signé. » La brasserie compte utiliser entre autres des cerises griottes, des petits fruits, des céréales, blé, avoine, des herbes, du sirop d’érable, du miel et autres produits. Ce dernier ajoute que la brasserie pourrait aussi contribuer à la production de produits dérivés. Un promoteur aurait déjà pris contact dans le but de fabriquer du fromage à partir de la bière. M. Authier mentionne que la brasserie n’est pas une fin en soi, mais le début de quelque chose. D’ailleurs, il pourrait y avoir autre chose qui vienne se greffer à la brasserie, de laisser entendre l’homme d’affaires.

Mentionnons qu’une petite boutique sera aménagée à l’intérieur de la brasserie de telle sorte que les gens pourront faire remplir leur cruchon. Il sera également possible de consommer une bière sur place. Une terrasse devrait être aménagée au cours de l’été de façon à accueillir les familles. « On sent que le décompte est commencé », de compléter M. Authier.

Robert Roy

Robert Roy dépose sa candidature

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, a complété sa réflexion et déposé son bulletin de mise en candidature pour l’investiture du Parti libéral du Québec dans Mégantic.

Bien connu sur le territoire du Haut-Saint-François, M. Roy ne peut en prétendre autant du côté du Granit. « Oui, je connais le Granit. Dire que je le connais au bout de mes doigts, c’est faux. Je connais bien la préfet et la mairesse de Mégantic. » Robert Roy entrevoit l’investiture comme un défi. « Je suis un gars de défi. Je veux que les gens regardent le côté humain. » Il mentionne avoir choisi le Parti libéral parce que c’est celui qui correspond le plus à ses valeurs. Il précise que le saut en politique provinciale n’était pas dans son plan de carrière, mais le désir de servir a, semble-t-il, préséance. « J’avance parce que j’aime servir le monde. Je veux apporter une plus-value, être à l’écoute. » Celui qui a été maire et conseiller de la municipalité de East Angus avant d’être préfet est d’avis que son implication passée témoigne de son désir d’engagement. « J’ai été longtemps dans le monde municipal et je pense que j’ai prouvé que j’étais capable de bien faire et je vais être capable de prouver que je suis encore capable de bien faire. »

Quant aux sondages qui donnent un avantage à la Coalition Avenir Québec (CAQ), M. Roy y accorde peu d’importance. « Les sondages, c’est une chose; moi, je veux que les gens votent pour Robert Roy, pour qu’est-ce qui va être capable de leur apporter », complète-t-il.

De passage à La Voix

Loin d’être déçue de ne pas avoir été retenue aux chants de bataille dans le cadre de la populaire émission La Voix, diffusée sur les ondes de TVA, Rebecka Lussier parle d’une expérience « enrichissante et extraordinaire. »

« J’ai fait plein de belles rencontres et je suis contente d’être parmi ces gens talentueux. C’était agréable de travailler avec Éric Lapointe et Kevin Parent. Ils sont gentils. Ils nous laissent aller. Ils n’essaient pas de nous amener dans leur monde, c’est eux qui viennent dans notre univers. Dans les chants de bataille, ils m’ont vraiment écoutée pour l’arrangement musical », exprime avec enthousiasme la jeune femme du secteur Fontainebleau, à Weedon. Celle qui s’est bien tirée d’affaire mentionne « c’était un peu plus stressant les chants de bataille, être sur la scène avec les autres. C’était un peu déstabilisant. » Rebecka avait choisi d’interpréter Vivre avec celui qu’on aime (de Francine Raymond). Malheureusement son coach, Éric Lapointe, a convenu de poursuivre avec Alex Météore. Invitée à commenter son expérience, la jeune artiste de 24 ans a laissé tomber « j’ai vraiment réalisé mon rêve qui était de respirer le même air que Lara Fabian. » Visiblement émue, cette dernière est montée sur scène pour lui faire un câlin. Interrogée à savoir si son commentaire était prémédité : « J’y avais pas pensé, c’est sorti tout seul », d’exprimer Rebecka.

L’émission La Voix, c’est gros. « Oui, c’est une grosse machine, mais tu es tellement encadré que t’as pas l’impression que c’est gros. Il y a tout le temps quelqu’un pour nous accompagner si on a des craintes. » L’artiste qui bénéficie d’une certaine expérience des spectacles mentionne avoir énormément appris. « C’est une chose de faire des spectacles, mais chanter sur un plateau de télé, c’est vraiment différent. » Rebecka ajoute avoir également appris à se présenter et faire des entrevues. Évidemment, elle souhaite que son passage à La Voix la propulse vers de nouvelles opportunités. « C’est sûr que c’est un beau tremplin. Ça donne une visibilité incroyable. C’est certain que si je suis capable d’avoir des contacts, je vais en profiter. » En attendant, elle entend poursuivre son duo acoustique avec Olivier Dauphinais et sa participation au sein du groupe folklorique Les Bénifontains. « Éventuellement, j’aimerais faire un mini album, mais je vais faire ça tranquillement », complète la fierté de Fontainebleau.

Journée nationale du travail invisible

Reconnaissant qu’il y avait eu des améliorations, concernant la reconnaissance du travail invisible, mais pas suffisamment selon elle, Jacqueline Ponton, présidente de l’Entourlaine, invite les participants à ne pas baisser les bras et poursuivre les revendications.
Tel était son message d’introduction lors du récent dîner organisé avec l’Afeas de Cookshire-Eaton, marquant la Journée nationale du travail invisible.

Plus de 80 personnes participaient à la rencontre annuelle qui se déroulait à la salle des Chevaliers de Colomb à East Angus.
Mme Ponton rappelait que la 18e édition poursuivait toujours le même objectif soit de « créer une occasion de reconnaître l’importance du travail invisible pour la société et de sensibiliser nos gouvernements, à la valeur sociale et économique du travail invisible, c’est-à-dire non rémunéré. » Mme Ponton rappelle que le dernier congrès provincial de l’Afeas a permis d’adopter plusieurs propositions qui ont été transmises aux deux paliers de gouvernements pour demander la reconnaissance du travail invisible par des mesures fiscales et dans les lois du travail. « L’objectif ciblé par les membres de l’Afeas est d’assurer l’équité entre les personnes et de diminuer la pauvreté chez les femmes », d’exprimer Mme Ponton.

Plusieurs invités et dignitaires ont pris la parole au cours du dîner regroupant plus de 80 personnes. Christine Vanasse, présidente d’honneur et représentante du conseil régional de l’Afeas Estrie, souligne l’apport des 20 Afeas en région tout en rappelant le thème de la présente année Les femmes et l’argent. Jacqueline Belleau, attachée politique de Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, souligne l’apport des femmes qui ont contribué et contribuent à promouvoir l’équité et l’égalité entre les hommes et les femmes. Elle souligne que Mme Bibeau partage la vision des femmes et travaille fort à promouvoir ces valeurs par son implication sur la scène internationale.

Pour sa part, le député Ghislain Bolduc fait valoir les diverses réalisations du gouvernement québécois comme la hausse du salaire minimum, le récent projet de loi déposé et visant à « faciliter le travail du proche aidant. On va les reconnaître, on va leur permettre des congés additionnels pour permettre de sécuriser l’énergie et le travail qu’ils font. » Il y a d’autres formes de reconnaissance dans les aides financières du gouvernement, d’ajouter M. Bolduc. « On est en chemin pour vous donner de plus en plus de reconnaissance et on apprécie énormément le travail que vous faites », complète-t-il.

Lyne Boulanger mentionne sa fierté de représenter la première femme maire d’East Angus. Elle souligne également l’importante contribution bénévole des femmes et bénévoles de divers organismes qui contribuent à faire d’East Angus la ville qu’elle est aujourd’hui, « c’est grâce à vous tous qui travaillez dans l’ombre », précise-t-elle. Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, mentionne que le travail invisible le touche particulièrement du fait qu’il a perdu sa mère au cours de la dernière année. La richesse ne se mesure pas en termes d’argent, précise-t-il, mais plutôt en termes d’implication bénévole des gens du milieu « et le Haut-Saint-François est riche. »

France Lebrun, directrice générale du Centre d’action bénévole (CAB du Haut-Saint-François), mentionne que l’implication bénévole contribue à améliorer la qualité de vie de chacun.

Certificats
Les intervenants ont profité de l’occasion pour remettre des certificats de reconnaissance à quatre bénévoles dont Nicole Lisée impliquée dans la communauté d’East Angus, Diane Mathieu pour le secteur de Cookshire-Eaton ainsi que Lisette Ménard et André Nadeau pour East Angus. Mentionnons que le curé Daniel Gilbert a procédé à la bénédiction du repas.

actualite

Une femme de Cookshire-Eaton aurait fraudé pour plus de 2 M$

Lucie Chapdelaine-Talbot de Cookshire-Eaton aurait fraudé quelque 92 personnes pour plus de 2 M$. Le stratagème qui se serait prolongé sur une quinzaine d’années serait une fraude de type Ponzi.

Plusieurs victimes participaient à l’assemblée des créanciers qui se déroulait le 5 avril dernier à Sherbrooke. Mme Chapdelaine-Talbot qui a déclaré faillite était absente au moment de la rencontre. Bien que le dossier soit sous enquête, les personnes ont peu d’espoir de retrouver leur mise de fonds.

Mme Chapdelaine-Talbot qui travaillait depuis de nombreuses années à la Banque de Montréal, à Cookshire-Eaton, a été remerciée il y a quelques mois. Cette dernière aurait emprunté des montants variant de 5 000 $ à plus de 100 000 $ promettant des rendements intéressants. Toutefois, il appert que les agissements frauduleux de la dame n’auraient aucun lien avec son emploi. Le système Ponzi est un montage financier frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants. Le journal a tenté de rejoindre des présumées victimes qui ont préféré ne pas émettre de commentaires.

Journée Natalie Champigny

La Journée Natalie Champigny, dont l’objectif est de venir en aide aux élèves défavorisés de huit écoles du Haut-Saint-François, et ce avec la participation de la Fondation Christian Vachon, ne cesse de gagner en popularité. La huitième édition qui s’est déroulée en mars dernier a permis d’amasser 19 400 $. Le grand manitou de l’activité, Michel Champigny, frère de la regrettée Natalie, mise encore sur la générosité des gens pour atteindre le cap du 20 000 $.

« Je n’en reviens pas de la générosité du monde. La tristesse de son départ (Natalie) a apporté une richesse pour les jeunes de la MRC. La journée est rendu un outil pour les jeunes. On se rend compte que des gens sont gênés d’adhérer au service », mais M. Champigny invite les parents à le faire. Rappelons que la Journée Natalie Champigny a été lancée, il y a maintenant huit ans, à la mémoire de cette jeune femme d’ici, décédée d’un cancer en juin 2010, et qui enseignait à l’école Princess Elizabeth à Magog. Son frère Michel et toute sa bande d’amis, son fils Shawn qui prend de plus en plus de place dans l’organisation, font en sorte de perpétuer sa mémoire et surtout son désir de venir en aide aux jeunes élèves.

Journée
Près de 100 personnes ont foulé la terre de Michel Champigny le 3 mars pour échanger, manger de la tire, déguster du poisson fumé et faire des promenades en traîneaux tirés par des chevaux. Les participants avaient le loisir, selon leur bonne volonté, de faire un don pour la cause. Le souper tenu à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton suivait l’après-midi de plein air. Les organisateurs ont servi 175 repas pour l’occasion alors que le chansonnier Guy Poirier animait la soirée par son répertoire. La députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a effectué un passage au cours de la soirée. On a profité de l’occasion pour souligner l’apport de quelques bénévoles œuvrant au succès de cette magnifique journée. La contribution des généreux commanditaires soit près d’une centaine et de la population a permis d’atteindre le montant record de 19 400 $. C’est d’ailleurs avec une fierté évidente que M. Champigny mentionne que l’organisation a amassé au fil des années plus de 100 000 $ pour aider les élèves dans le besoin.

Plusieurs commerces et entreprises contribuent sous une forme ou une autre au succès. Par exemple, les IGA Cookshire et Couture situés à Cookshire-Eaton et East Angus ainsi que H. Poirier de Lambton contribuent pour le souper spaghetti qui est confectionné par Hélène Rodrigue. Pour sa part, Shirley Jacklyn et des membres de sa famille préparent les desserts. « Le souper nous coûte rien, je n’en reviens pas de la générosité du monde », insiste M. Champigny. Cette implication volontaire se propage auprès de plusieurs autres personnes qui s’impliquent que ce soit pour l’activité plein air et autres. Sur le plan financier, les Caisses Desjardins des Hauts-Boisés et du Nord du Haut-Saint-François contribuent pour 2 000 $, A & M International et ses employés appuient la cause avec un chèque de 2 089 $. Le Club Lions d’East Angus a également remis 600 $. Bien d’autres donateurs avec des montants de 20 $, 40 $, 100 $, 300 $, 400 $ et plus modestes contribuent à la Journée Natalie Champigny.

« Les gens savent que l’argent se rend pour les jeunes. L’organisation de la journée nous a coûté 600 $ pour amasser près de 20 000 $ », de mentionner avec fierté le frère de la regrettée Natalie. Rappelons que l’organisation remet l’argent à la Fondation Christian Vachon qui complète le manque à gagner des demandes d’aide financière. L’année dernière, 70 élèves ont bénéficié d’une aide globale de 28 675 $, répartis dans huit institutions du territoire. Il s’agit des écoles Elementary School de Cookshire et de Sawyerville, des Trois-Cantons à Saint-Isidore-de-Clifton, de Notre-Dame-de-Lorette à La Patrie, Pope Memorial à Bury, Saint-Camille à Cookshire, Saint-Paul à Scotstown et du Parchemin côté Collège et Couvent à East Angus. M. Champigny mentionne que des discussions sont en cours afin d’inclure les écoles Notre-Dame du Paradis de Dudswell et Notre-Dame-du-Sacré-Coeur de Weedon. «  Ça serait le fun; on aurait toutes les écoles de la MRC », d’exclamer M. Champigny.

Tirage
Mentionnons qu’un tirage était organisé pour la Journée Natalie Champigny. L’initiative a permis d’amasser 3 400 $. Un total de 25 prix ont été tirés au cours de la soirée. Le grand prix comprenant une paire de billets pour un match du Canadien de Montréal a été remporté par Raymond Carrier d’East Angus. Les personnes désireuses de faire des dons ou obtenir de plus amples informations peuvent communiquer avec Michel Champigny au 819 832-4948.

Une délégation de 5 pays s’arrête à Dudswell

Une délégation de huit hommes et autant de femmes leaders des organisations professionnelles agricoles partenaires de l’UPA Développement international (UPA DI) représentant cinq pays sont arrêtés chez André Charest, producteur d’agneaux, secteur Bishopton à Dudswell, histoire de constater comment il s’y prenait avec son troupeau de 250 têtes.

Le passage de ces visiteurs du Burkina Faso, Sénégal, Bénin, Mali et Haïti s’inscrivait dans le cadre des activités du 25e anniversaire marquant le partenariat avec l’UPA DI. André Beaudoin, secrétaire général de l’UPA DI, organisme qui appartient à l’UPA, mentionne qu’il s’agit d’une mission de réflexion sur la coopération. « On veut voir qu’est-ce qu’on peut continuer de s’apporter de part et d’autre. Faire une réflexion sur la ferme familiale de demain. Depuis 25 ans, on fait toujours ce genre de rencontre, voir quel type d’entreprise on a à montrer, les différents types d’agriculture. On crée une réciprocité et un partenariat dans notre relation de coopération. Ils viennent constater pour qu’ensemble, on puisse apporter une meilleure contribution dans leur pays que ce soit au niveau technique ou des connaissances, des politiques, de la concurrence, comment on s’y prend au Québec pour aborder ces problèmes et comment on peut leur apporter des solutions. »

Le passage de la délégation chez M. Charest, ancien conseiller agricole au MAPAQ-Estrie, faisait partie de plusieurs visites et activités prévues au cours de la semaine. En plus de faire visiter sa ferme, M. Charest a abordé brièvement les difficultés de l’agriculture au Québec, la mondialisation, la difficulté de compétitionner avec tout ce qui vient d’ailleurs et de miser sur les particularités de l’élevage.

Une partie de la production de M. Charest est vouée au volet viande, mais « principalement mon objectif, c’est de produire des femelles que je vais vendre à d’autres producteurs, qui eux vont utiliser pour produire de la viande. Moi, j’utilise deux races. Je fais un croisement, une femelle hybride de deux races pures du Romanov croisé avec du Dorset et cette femelle-là, je la vends à des éleveurs d’agneaux commerciaux qui eux la prend et utilise une troisième race terminale pour faire de l’agneau de boucherie. » Mentionnons que les membres de la délégation ont visité la Ferme piscicole des Bobines à East Hereford, précédent celle de M. Charest.

Réactions
Gisèle Adogony, vice-présidente du Groupement des exploitants agricoles (GEA), au Bénin, s’est dite impressionnée de constater comment les producteurs s’y prenaient pour produire à grande échelle. Piscicultrice de profession, elle ajoute être convaincue d’œuvrer dans un secteur d’avenir. Nadjirou Sall, président du conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), au Sénégal, s’est dit impressionné par la notion d’agriculture familiale au Québec. Outre cet aspect, il mentionne être à la recherche de façons d’équilibrer l’offre et la demande dans son pays. La forme de mise en marché au Québec lui semble intéressante.

Soumabéré Dioma, secrétaire général de l’Union des sociétés coopératives pour la commercialisation des produits agricoles de la Boucle du Mouhoun (USCCPA/BM), au Burkina Faso, disait avoir hâte de voir comment on adapte la mise en marché collective, comment améliorer les revenus et de quelle façon sont menés les activités agricoles. « Ici, les fermes ont des défis au niveau de la mise en marché. Il y a une prise de conscience et on se donne les moyens pour obtenir des résultats importants. Je retourne dans mon pays réconforté avec des moyens d’aborder nos difficultés. Il y a des choses qui sont applicables. Il y a possibilité d’en adapter chez nous », de commenter M. Dioma.

Au cours de leur passage, la délégation a eu la chance de découvrir le charme d’une partie de sucre, de rencontrer les conseillers généraux de l’UPA pour échanger notamment sur l’agriculture familiale au Québec. Nos visiteurs ont également fait un arrêt au ministère des Affaires mondiales Canada en plus de rencontrer la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, députée de Stanstead.

La Belle Occasion Demers s’installe dans la salle de quilles à Sawyerville

Deux ans après sa fermeture, le bâtiment abritant la salle de quilles au secteur Sawyerville à Cookshire-Eaton revit, mais sous une autre vocation. La Belle Occasion Demers, propriété de Marco Demers, y aura désormais pignon sur rue en plein cœur du village.
C’est avec un pincement au cœur que les anciens propriétaires du bâtiment, Pierre «Pete» Lachance et sa conjointe, Lorraine Gagnon, ont confirmé la nouvelle. «  Ça faisait 45 ans que la salle de quilles était à Sawyerville. C’était l’ancienne salle de quilles de Cookshire qu’on a aménagée à Sawyerville. C’était une belle activité à Sawyerville », d’exprimer M. Lachance avec un brin de nostalgie partagée par sa conjointe.

Malheureusement, le contexte fait en sorte que les anciens propriétaires ont dû cesser les activités, faute de joueurs. M. Lachance mentionne avoir démantelé, au cours de la dernière année, les allées de quilles et la machinerie afin d’offrir un bel espace pour un éventuel entrepreneur. Son vœu s’est exaucé puisque Marco Demers, de Cookshire-Eaton, y établit son entreprise. Cette dernière se spécialise dans la restauration, la fabrication et la transformation de meubles. M. Demers achète également des surplus d’inventaires de matériel de bureau gouvernemental ainsi que des successions de particuliers.

L’homme d’affaires possède depuis une quinzaine d’années un magasin à Sherbrooke sous le vocable de Brocante Demers, en plus d’en disposer d’un autre à Montréal et un point de service à Coaticook. Le propriétaire souhaite se rapprocher de son domicile. Il a donc fermé son atelier du parc industriel à Sherbrooke pour s’installer à Sawyerville. « On loue des entrepôts à divers endroits, je vais regrouper le surplus de stock dans l’ancienne salle de quilles. Le magasin sera ouvert trois jours semaine du jeudi au samedi de 9 h à 17 h et de 9 h à 13 h le samedi. En bas, ça sera mon atelier. » L’espace disponible permettra d’offrir un vaste inventaire de meubles transformés, de bureaux, d’objets de décorations et des antiquités, d’exprimer M. Demers. Le magasin devrait ouvrir ses portes le samedi 28 avril.

Inauguration du centre communautaire de Johnville

Depuis quelques semaines, les organismes et citoyens du secteur Johnville, à Cookshire-Eaton, profitent des installations du nouveau centre communautaire situé sur le chemin Jordan Hill, juste à côté du terrain de balle.

Le bâtiment érigé au coût de 1,2 M$ fait la fierté de la municipalité, d’exprimer la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, au moment de l’inauguration. Plusieurs élus, dignitaires, représentants d’organismes et quelques membres de l’ancien conseil municipal, dont l’ex-maire Noël Landry, participaient à la cérémonie qui se déroulait en mars dernier.

« Il s’agit d’un projet à l’image d’une municipalité qui s’engage vers les solutions durables, écologiques, à la fois aux bénéfices concrets et immédiats de la population. C’est avec fierté que nous offrons à nos citoyens un lieu de rassemblement convivial, moderne, accessible et sécuritaire pour la tenue d’activités communautaires et récréatives. C’est une chance inouïe que de pouvoir mettre sur pied un projet de si grande ampleur », d’exprimer Mme Lapointe.

Bâtiment
Le bâtiment de deux étages occupe une superficie de 395 mètres carrés chacun. Le premier plancher comprend deux salles multifonctionnelles, l’une pouvant accueillir 96 personnes et l’autre répondant aux besoins de réunions de différents organismes du secteur. On y trouve également une cuisinette et un vestiaire pour les utilisateurs de la patinoire. Au deuxième étage, on retrouve une grande salle communautaire pouvant accueillir 224 personnes ainsi qu’une cuisine et un vestiaire.

Les représentants d’organismes présents avaient hâte d’utiliser les nouveaux locaux. « C’est une fierté pour nous d’avoir une nouvelle salle parce que c’est au cœur de Johnville, au cœur des rassemblements », d’exprimer Judy Duquette, trésorière des Loisirs Johnville. « J’ai bien hâte d’avoir un nouveau local », d’ajouter Robert Chaussé, entraîneur du Club de judo Johnville. « Pour les Lions, les organisations de tournois, les buffets, c’est merveilleux. La cuisine, l’aménagement en bas pour les Lions, c’est extraordinaire », précise Paul Ménard, président du Club Lions de Johnville.

Aide financière
Le gouvernement du Québec a contribué au projet avec une aide de 795 000 $ provenant du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités (PIQM) du ministère des Affaires municipales et Occupation du territoire. « Grâce à ce soutien financier, la ville de Cookshire-Eaton dispose d’un centre qui répond aux besoins de ses citoyens en matière de services communautaires », d’exprimer le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, par voie de communiqué de presse. Rappelons que le centre communautaire remplace l’ancien qui avait été construit en 1960 et qui n’était plus conforme aux normes en vigueur.

actualite

Pétition pour la 257

Le comité de la 257 regroupant les municipalités de Weedon, Lingwick, Scotstown, Hampden et La Patrie sollicitent les personnes n’ayant pas encore signé la pétition de le faire. « C’est maintenant la dernière chance pour la population d’exprimer son opinion sur le sujet »,  de préciser un communiqué de presse.

Rappelons que les municipalités se sont engagées financièrement à partager à parts égales les coûts reliés à la mise à niveau du tronçon jusqu’à concurrence de 10 % du coût total des travaux, qui pourraient s’élever à plus de 20 M$. Dans le communiqué de presse, on soutient que « l’engagement dans un projet-pilote impliquant la reconstruction durable de la 257 et son entretien subséquent offre une façon nouvelle d’assurer un réseau routier de qualité en région. On souhaite déposer les résultats de la pétition aux instances concernées dans le but d’obtenir un engagement du gouvernement du Québec.

Tous les citoyens sur le territoire sont invités à signer la pétition écrite ou électronique. Ces pétitions peuvent être signées dans la plupart des commerces et hôtels de ville du territoire et sur le site https://www.petitions24.net (Route 257: demande au gouvernement provincial pour une mise à niveau dans le Haut-Saint-François), avant la fin d’avril. Le comité invite également les principaux commerces, entreprises et employeurs de la région à prendre position avant cette date.

Les lames magiques du HSF

Un spectacle haut en couleur pour les lames magiques du HSF

C’est devant une salle comble que 36 participants, membres du Club de patinage artistique Les lames magiques du Haut-Saint-François, ont présenté le spectacle de fin de saison à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus, et ce, au grand plaisir de la foule enthousiasme.

C’est sous le thème Versus que les patineurs et patineuses âgés de 3 à 18 ans ont présenté pas moins de 27 numéros, soit 10 de groupes et 17 solos. Les spectateurs ont également eu droit à la participation spéciale de l’équipe de patinage synchronisé Cassiopée juvénile de Sherbrooke. Mentionnons que deux patineuses du club local soit Maude Robert et Victoria Lamontagne ont intégré l’équipe sherbrookoise cette année.
Les responsables du spectacle ont profité de l’occasion pour souligner l’apport d’une des fondatrices, décédée l’automne dernier, Madeleine Cathcart. Grande bénévole pendant une dizaine d’années, elle a légué en héritage la compétition Invitation Suzanne-Catchart en mémoire de sa fille décédée, en 1983.

Outre le développement des patineuses, le club du Haut-Saint-François s’implique auprès des jeunes hockeyeurs en donnant des formations techniques sur patin. Manuelle Bernier, coordonnatrice du spectacle et ses collaboratrices, étaient satisfaites de la participation du public, près de 300 personnes, et du déroulement des prestations. Rappelons que Les lames magiques présentent un spectacle aux deux ans. Les profits sont réinvestis dans le développement des membres du club.

Les citoyens de Scotstown et Hampden rêvent à leur avenir

Pas moins de 45 citoyens de Scotstown et Hampden ont fait l’exercice d’imaginer à quoi pourraient ressembler les deux municipalités dans 10, 20, 30 ans. Ils ont renforcé ce rêve en identifiant des souhaits et les actions susceptibles de les réaliser.

L’activité, tenue le 24 mars dernier à l’Hôtel de Ville de Scotstown, était organisée par la Société de développement Scotstown/Hampden avec la collaboration des deux municipalités et l’appui technique du CLD, de la SADC, du CJE, de la Commission scolaire des Hauts-Cantons et du CIUSSS de l’Estrie – CHUS.

L’attraction-rétention de la population, le dynamisme communautaire, l’emploi, conserver le cadre de vie naturel et renforcer le concept d’écocommunauté sont les principaux souhaits formulés au cours de la réflexion à laquelle ont participé des gens de tous âges y compris une dizaine de jeunes des deux municipalités, et ce au grand plaisir des organisateurs. La réflexion s’est effectuée en petit groupe avant de la partager à l’ensemble des participants. Chaque équipe, en deux phases, présentait d’abord les souhaits et par la suite les actions pour les réaliser. Améliorer le système routier et la télécommunication, mettre en valeur les services communs ainsi que les organismes, mettre sur pied un comité d’accueil, promouvoir les lieux et événements, établir une politique de bienvenue sont autant d’actions venues appuyer le souhait d’attraction-rétention. Mener à terme les projets existants, développer un ou des festivals, conserver et développer des lieux rassembleurs comme le Sain Café, le Resto du village, le Petit Écossais, préserver le patrimoine, mousser l’idée d’une école à vocation viennent bonifier le souhait de dynamisme communautaire. Stimuler l’emploi fait partie des souhaits mis de l’avant. On estime toutefois qu’en réalisant diverses actions déjà énoncées en y ajoutant d’autres comme accroître l’offre touristique, publiciser les programmes d’aide à l’établissement créeront un contexte propice au développement de commerces et entreprises locales tout en attirant des nouvelles de l’extérieur.

Aucun des participants n’a passé sous silence le cadre de vie naturel dont bénéficient les résidants et le concept d’écocommunauté. L’utilisation du parc Walter MacKenzie comme pôle d’attraction, créer de la location dans le parc que ce soit pour le camping, des petits chalets, mettre en valeur la cheminée et le barrage, souligner le passage des gens en apposant des cadenas sur le pont, unir les forces vives et faire des corvées s’inscrivent parmi les actions proposées.

Pour stimuler les participants, Chantal Ouellet, ex-mairesse de Scotstown, a témoigné que la persévérance faisait foi de tout. La création du parc national du Mont-Mégantic, le parc régional du marécage des Scots, la piste cyclable et le lien avec le parc Walter MacKenzie se sont échelonnés sur des décennies pour donner vie au concept «parc en parc». Au cours de la journée, Pierre Brosseau, président de la Contrée du Massif Mégantic, a témoigné de l’initiative regroupant six municipalités visant à se doter d’objectifs communs et de partager une identité commune que ce soit pour stimuler le développement touristique ou plus largement le secteur économique et autres. Éric Lengham, un nouveau arrivant depuis quelques semaines avec sa conjointe, mentionne que « Scotstown n’a rien à envier aux autres. C’est un lieu à l’échelle humaine, de cœur et accueillante. »

Suivi
L’exercice se voulait en quelque sorte un suivi ou une mise à jour de la dernière consultation réalisée en 2012. Un conseiller de chaque municipalité, Lisa Irving et Iain MacAulay, ont présenté un bilan des projets réalisés, abandonnés au cours des six dernières années et ceux à compléter. Pour ce qui est de la récente rencontre, les organisateurs prendront le temps de colliger tout ce qui a été proposé pour retenir trois souhaits. Les actions à poser pourront venir appuyer celles déjà en cours ou à être mis de l’avant par des comités, organismes ou les municipalités. Fiers et satisfaits de l’exercice, les maires de Scotstown, Dominique Boisvert, de Hampden, Bertrand Prévost, et Chantal Ouellet, représentante du comité de développement, n’ont pas l’intention d’en rester là. M. Boisvert est emballé par la dynamique et l’enthousiasme que l’exercice a créés, Mme Ouellet est satisfaite de la mise à jour tandis que M. Prévost souligne la belle collaboration et l’entraide mutuelle des gens et des municipalités concernées.

M. Prévost admet que la réalité des municipalités a bien changé au cours des dernières années. « Avant, les municipalités n’avaient pas vraiment besoin de l’autre. Maintenant, avec toutes les responsabilités qui sont pelletées par les gouvernements, on s’aperçoit qu’on ne peut pas vivre tout seul. Il faut penser régional. » L’ex-mairesse de Scotstown, Chantal Ouellet, mentionne que les deux municipalités travaillaient déjà sur des comités communs. M. Prévost admet également que l’ouverture d’esprit des conseillers facilite les choses. Ceux qui représentent le Scotstown et le Hampden de demain y sont allés d’un message clair. « Nous, les jeunes, on est là. On est discrets, mais il faut nous faire confiance; on est l’avenir », de lancer Alexandra Lauzon.

Grondair Aviation offre des vols nolisés

Depuis lundi, la compagnie aérienne Grondair Aviation offre au public et à la clientèle d’affaires des vols nolisés à partir de l’aéroport de Sherbrooke.
La compagnie aérienne basée à Saint-Frédéric de Beauce offre sur demande des vols à l’aide de ses appareils King Air 100 pouvant accueillir jusqu’à neuf passagers. Sur réservation 48 heures à l’avance, on viendra chercher les clients à l’aéroport de Sherbrooke pour les conduire à destination, attendre sur place et effectuer le retour, d’expliquer Enrico Lessard, propriétaire de l’entreprise. « On peut desservir New York, toute la Nouvelle-Angleterre, Windsor, Toronto, Manitoba, Québec, Maritimes. On a même eu une demande pour Atlanta en Géorgie. On est là pour s’adapter et dès qu’il y aura suffisamment de volume, il y aura un appareil sur place à Sherbrooke », précise M. Lessard. Au moment de l’entretien téléphonique, ce dernier soutenait avoir reçu plusieurs demandes de soumissions provenant d’entreprises de l’Estrie, mais n’avait pas de contrat ferme pour l’instant.

M. Lessard ajoute que l’avion peut être configurable selon la demande et peut se transformer en mode cargo et autres. Pour l’instant, il s’agit d’un service de taxi aérien, mais l’idée d’établir ultérieurement une ligne aérienne n’est pas exclue selon l’évolution de la demande, laisse-t-il entendre. Le propriétaire de Grondair Aviation mentionne avoir établi le contact avec le directeur général de l’aéroport de Sherbrooke, Jean-François Ouellet, en mai dernier, pour développer le projet au cours des mois qui ont suivi.

actualite

MYM passe à une autre étape

L’approbation du permis de construire, délivré par la municipalité de Weedon, permet à MYM Nutraceuticals Inc. d’amorcer la construction de serres de production de cannabis médicinal. À cela, l’entreprise annonce l’embauche du Dr Charith Adkar, au poste de directeur des affaires scientifiques.

Si tout va bien, on aimerait commencer d’ici la fin du printemps la phase 1 du projet, soit la construction de trois serres de 100 000 pi2 chacune pour une superficie totale de 300 000 pi2, permettant la culture de cannabis médicinal pouvant atteindre 30 000 kg annuellement. On prévoit également entamer la construction d’un bâtiment de 20 000 pieds carrés pour la transformation et la fabrication de produits à base de cannabis médicinal.

« Avec l’émission de ce permis, et l’élaboration des plans architecturaux et de sécurité déjà complétés, MYM a commencé la construction de son projet de Weedon », de mentionner par communiqué de presse Rob Gietl, PDG de MYM. « Cela constitue un jalon important pour MYM et répond à nos plans de construire les plus grandes serres au monde. Ce projet correspond à notre objectif de devenir un leader mondial dans la production de cannabis », ajoute-t-il.

Crédibilité
L’embauche du Dr Adkar à titre de directeur des affaires scientifiques apporte une crédibilité appréciable à l’entreprise MYM. Il détient un doctorat en biologie végétale et en production végétale de l’Université de Milan, en Italie, avec une spécialisation en pathologie végétale moléculaire. Dr Adkar a également effectué ses études postdoctorales à l’Université Hirosaki au Japon et l’Université de Sherbrooke. Le nouveau directeur scientifique est membre de plusieurs sociétés professionnelles internationales et nationales et sert de critique scientifique dans des revues de sciences biologiques à fort impact. Il gérera les opérations scientifiques de recherche et technologiques de MYM et travaillera principalement dans les installations de production de Laval et de Weedon.

Fort de l’arrivée de ce scientifique et du permis de construction, M. Gietl est d’avis que « les travaux de mise en œuvre de ce projet vont s’accélérer au cours des prochains mois et que nous nous adjoindrons de nouvelles ressources et de nouveaux consultants qui nous accompagneront dans cette nouvelle étape de réalisation de notre projet. » D’ailleurs, d’autres annonces seraient à prévoir au cours des prochaines semaines, laisse-t-on entendre.

MYM prévoit compléter le projet d’ici la fin de l’année 2020. À terme, on devrait compter une quinzaine de serres couvrant 1,5 million pi2 avec une capacité de production de 150 000 kg de cannabis annuellement pour des revenus d’environ 750  M$. Le projet prévoit un investissement de 200 M$ et devrait créer 400 emplois directs.

La CSHC sonde la population

La Commission scolaire des Hauts-Cantons mène un sondage auprès de la population, élèves, parents, partenaires, membres du personnel afin de recueillir les opinions dans le cadre de l’élaboration de son Plan d’engagement vers la réussite.

L’objectif est de dresser un portrait des forces, des besoins et des pistes d’amélioration qui lui permettront d’accomplir le mieux possible sa mission au cours des cinq prochaines années. Le Plan d’engagement vers la réussite déterminera les orientations qui seront privilégiées jusqu’en 2023, afin d’assurer la réussite des élèves jeunes et adultes. Le sondage est en cours jusqu’au 8 avril. À partir de la page d’accueil du site Internet de la CSHC www.cshc.qc.ca cliquez sur la pastille Sondage. L’exercice nécessite de 10 à 15 minutes selon le type de répondants. On y compte environ 70 questions. « L’opinion de tous compte, puisqu’elle est une importante source d’information, qui permettra à la CSHC de s’assurer que son futur Plan d’engagement vers la réussite correspondra aux réalités de son milieu et qu’il répondra adéquatement aux besoins de ses élèves. »
En complétant le sondage, les intervenants sont d’avis que cela contribuera à réaliser la mission de la commission scolaire. Notamment, d’organiser des services éducatifs de qualité, de veiller à la réussite des élèves en vue de l’atteinte d’un plus haut niveau de scolarisation et de qualification de la population. Les opinions obtenues serviront également à aider à promouvoir et valoriser l’éducation publique et contribuer au développement social, culturel et économique de la région. Mentionnons qu’un large processus de consultation a déjà été réalisé auprès des écoles, des équipes-écoles et autres.

Au terme du sondage, les intervenants dresseront un bilan qui servira à compléter le Plan d’engagement qui devra être déposé pour le 1er juillet prochain. Toutes les commissions scolaires du Québec doivent se conformer à cette nouvelle directive inscrite dans la loi 105 : Loi modifiant la Loi sur l’instruction publique et imposée par le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx.

Les efforts déployés par la CSHC pour réduire le taux de décrochage scolaire au cours des dix dernières années ont permis de le réduire de 10 % pour atteindre 13,3 % en 2015-2016.

Le Comité Les Amis de la culture à Lingwick prépare une dégustation de scotch

Les membres du comité Les Amis de la culture du Canton de Lingwick préparent le 5e anniversaire de l’organisme. La première d’une série de trois activités qui se prolongera jusqu’en 2019 est la dégustation de scotch du 20 avril, à la salle de l’édifice municipal à Lingwick.

Le président du comité André Hince et Céline Gagné, mairesse de Lingwick, sont fiers de cette première activité à laquelle on attend une cinquantaine de personnes. Depuis maintenant cinq ans, le comité organise et participe à une foule d’activités au sein de la municipalité que ce soit le Marché de la petite école et bien d’autres. Le regroupement compte sur une cinquantaine de personnes bénévoles prêtes à s’impliquer selon les activités, d’expliquer son président.
Pour l’année marquant le cinquième anniversaire, le comité prévoit deux dégustations de scotch, une première dans quelques jours, une autre avec une formule différente plus élargie à l’automne et le populaire souper du chasseur qui pourrait se dérouler quelque part à la fin de l’été 2019.

Les activités proposées diffèrent quelque peu des précédentes, laisse entendre M. Hince, mais elles seront fort appréciées des participants, assure-t-il. « La culture, c’est très large et les activités, ce n’est pas juste en termes de volume de participation, mais aussi en qualité », d’exprimer le président. La soirée du 20 avril promet. L’animateur et réputé connaisseur, Stéphane Patrick Dubuc fera découvrir les odeurs, les saveurs, les gouts et origine du scotch à travers la dégustation, mais également en présentant des photos des différentes régions et façons de faire de chacun. L’invité circulera à travers les tables tout en favorisant l’échange avec les participants. « Le tout se veut très convivial », d’exprimer M. Hince.

Le comité Les Amis de la culture réalise généralement deux activités annuellement et elles sont variées. « On s’est donné les moyens qui permettent d’offrir à la communauté des activités à prix abordable », d’ajouter le président. Bien que l’objectif soit de permettre à la communauté de se retrouver et d’échanger, il est à la fois plus vaste. « C’est de favoriser l’échange, se faire connaître. On veut faire connaître qui on est et ce qu’on fait. Les gens de l’extérieur peuvent voir qu’il se vit des choses intéressantes chez nous et que ça développe le sentiment d’appartenance », d’expliquer Mme Gagné. D’ailleurs, les activités sont ouvertes à tout le monde qui souhaite y participer.
Pour obtenir davantage d’informations sur la dégustation de scotch, il est possible de communiquer avec André Hince au 819 877-3883, Annie Rancourt 819 993-3351, Chantal Cloutier 819 570-5661 et Céline Gagné 819 877-2300.

L’auteur et maire de Scotstown Dominique Boisvert met en veilleuse la rédaction de livres

Dominique Boisvert, maire de Scotstown depuis novembre dernier, met en veilleuse sa carrière d’écrivain, le temps de se consacrer pleinement à ses nouvelles fonctions d’élu. Mais comme pour tourner la page, il a effectué un dernier « lancement de livres pour un bon bout de temps », laisse-t-il entendre.

Elles étaient une trentaine de personnes de tous azimuts réunis au Resto du village à Scotstown pour souligner le lancement des deux derniers livres de l’auteur, Nonviolence : une arme urgente et efficace et En quoi je crois. Ces ouvrages ont paru en novembre dernier à Montréal, mais l’auteur voulait les partager avec les gens d’ici. « Même si j’ai vécu 50 ans à Montréal, mon lieu d’ancrage, c’est Scotstown. C’est ma façon de dire que j’appartenais à la communauté d’ici. » L’autre raison, ajoute M. Boisvert, était de contribuer modestement à la vie culturelle dans le Haut-Saint-François. Et troisièmement, saisir l’occasion pour rassembler les gens. « Il faut que les gens puissent se rassembler et trouvent le goût de faire des choses ensemble », d’exprimer M. Boisvert.

Essayiste
Se définissant davantage comme un essayiste, Dominique Boisvert dit consacrer beaucoup de temps à la réflexion sur divers sujets. Le fruit de cet exercice jumelé à son expérience de vie lui permet d’apporter un éclairage nouveau sur divers sujets. « Je cherche à vulgariser des questions générales compliquées qui n’intéressent peut-être pas tout le monde parce qu’elles font peur. Le bonheur peut être accessible plus facilement que ce qu’on croit. Les habitudes ne sont pas nécessairement les meilleures. Le fil conducteur est de prendre conscience que les choses peuvent être autrement avec une bonne volonté et de l’audace. » Selon l’auteur, le dernier livre intitulé Nonviolence : une arme urgente et efficace montre que la nonviolence bien comprise est une richesse beaucoup plus profonde que les seuls moyens de luttes sociales qui s’abstiennent d’utiliser la violence et qu’elle progresse dans le monde contrairement à l’image qu’en donnent les médias. L’autre livre lancé simultanément En quoi je crois est un essai d’autobiographie spirituelle. Il explique comment le catholicisme des générations précédentes a nourri et influencé l’engagement social varié de l’auteur et comment cet engagement multiforme a influencé et modifié la foi chrétienne de ce dernier. Les autres livres, La « pauvreté » vous rendra libres !, Québec, tu négliges un trésor !, ROMPRE !, Le cri des « indignés », et L’ABC de la simplicité volontaire s’auront pousser les lecteurs à la réflexion.

Échec
De l’avis de M. Boisvert, son arrivée à Scotstown en 2014 se traduit par un échec. « Je venais m’installer à Scotstown avec ma compagne Céline. Mon intention était claire : devenir un bon voisin et un bon citoyen dans mon nouveau milieu, mais n’y prendre aucune responsabilité. Même pas m’impliquer dans les débats ni prendre la parole : ce fut un lamentable échec ! Depuis mon arrivée ici, en plus de nombreuses lettres aux journaux, j’ai publié quatre nouveaux livres, dont deux en novembre. »

Cette fois, M. Boisvert entend bien tenir parole et ne pas rédiger de livre du moins pour la durée de son mandat comme maire. Cela ne signifie pas pour autant qu’il s’abstiendra d’écrire. Ça serait mal connaître l’individu que de croire qu’il gardera un silence absolu. Il continuera à faire part de ses réflexions, ses remarques et autres sur son site Web et à travers sa chronique dans le journal local.

Projet de regroupement dans l’air pour la Caisses du Nord du HSF et des Hauts-Boisés

Les directions des Caisses du Nord du Haut-Saint-François et des Hauts-Boisés étudient la possibilité d’effectuer un regroupement qui pourrait se faire d’ici la fin de la présente année.

Les présidents respectifs Jean-Claude Cassidy pour les Hauts-Boisés et Rémi Vachon pour la Caisse du Nord du Haut-Saint-François confirment l’intention de regroupement, qui sera présenté aux membres lors de leur prochaine assemblée générale annuelle. Tous deux mentionnent que le projet en est à ses débuts. Une seule rencontre s’est déroulée jusqu’à présent. De part et d’autre, on a signifié son intérêt et ses attentes respectifs, d’exprimer M. Vachon. « On regarde la faisabilité », précise M. Cassidy. Un comité de regroupement de trois membres de chaque caisse incluant les présidents a été formé. D’autres rencontres sont prévues au cours des prochains mois, dont une en avril.

Les présidents mentionnent que l’objectif est d’assurer le meilleur service possible aux membres. Selon eux, un regroupement permettrait d’éviter des bris de services notamment lorsqu’une personne sera absente et même la possibilité d’offrir des services spécialisés. MM. Cassidy et Vachon tiennent à rassurer leurs membres en précisant qu’une assemblée générale extraordinaire serait tenue si le projet devait s’avérer concluant. On pourrait donc se retrouver avec une seule caisse Desjardins et plusieurs succursales pour l’ensemble du Haut-Saint-François. Ils insistent pour dire qu’il n’est pas question de suppressions de postes, mais bien d’offrir le meilleur service aux membres.

Comité de la route 257

Les cinq municipalités du Haut-Saint-François membres du Comité de la route 257 sont passées de la parole aux actes. Ils ont tous adopté, lors de leur dernière séance municipale, une résolution s’engageant à partager à parts égales les coûts reliés à la mise à niveau du tronçon jusqu’à concurrence de 10 % du coût total des travaux qui pourrait s’élever à plus de 20 M$. Forts de leur implication financière, les élus demandent une rencontre avec le ministre des Transports de la mobilité durable et de l’électrification des transports, André Fortin, dans le but d’obtenir un engagement de sa part.

Le comité regroupant les municipalités de La Patrie, Hampden, Scotstown, Lingwick et Weedon avait fait part de cette volonté de s’impliquer financièrement en février dernier. Ils viennent de la concrétiser. « C’est un moment historique », s’exclame la présidente du Comité de la route 257, et mairesse de La Patrie, Johanne Delage. « Imaginez ce que cette mise de fonds représente pour des petites municipalités comme les nôtres. Pourtant, nous avons bien fait nos calculs et cet engagement ferme et solidaire peut être soutenu par nos contribuables, et ce, même si notre région est en situation de dévitalisation. Car une nouvelle route 257 est une condition essentielle pour renverser la vapeur. »

Rappelons que le comité avait abandonné l’approche véhiculée pendant plusieurs années à l’effet que le gouvernement reprenne à sa charge la route 257. Conscients du précédent que cela risquait de créer, les membres ont changé de stratégie considérant que la nouvelle approche avait de bien meilleures chances de réussir. Cette dernière propose que les municipalités contribuent à la mise à niveau du tronçon avec le gouvernement. Toutefois, l’entretien de la route, une fois les travaux complétés, serait assumé par les municipalités.

Fort de cet engagement, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, croit possible de convaincre son gouvernement de s’engager également. Pour le député, l’implication conjointe des municipalités pour l’entretien, une fois la mise à niveau complétée, constitue un modèle de gestion innovante.

Rencontre
Le comité souhaite obtenir un engagement du gouvernement avant la période électorale. On estime que l’implication des municipalités constitue un modèle de concertation innovateur dont le gouvernement pourrait se servir comme projet pilote à la foi porteur et structurant. « On essaie d’avoir une rencontre avec M. Fortin. C’est urgent ! On veut une rencontre pour hier. Les cinq municipalités, on est prêts à monter au parlement », d’exprimer avec détermination Mme Delage.

Pétitions
En attendant, les membres du comité ne sont pas à rien faire. Ils mettent en circulation dans leur municipalité respective des pétitions et font circuler des lettres d’appui auprès des commerçants, gens d’affaires et autres. « La chambre de commerce et la commission scolaire vont être approchées. On va faire une pétition électronique sur le site du parlement. Après ça, on va faire des sorties dans les médias. Je vous le dis, on va jouer large », insiste avec conviction la présidente du Comité de la route 257. Le comité entend profiter de la prochaine campagne électorale pour inviter les candidats des divers partis politiques à prendre position en faveur du projet. Mme Delage souligne que les neuf autres municipalités du territoire et la MRC du Haut-Saint-François les appuient. D’ailleurs, celle-ci met les ressources nécessaires pour faire valoir le dossier.

Selon le comité, la mise à niveau de la route 257 est plus importante que jamais, compte tenu du développement touristique du parc national du Mont-Mégantic et du parc régional Marécage des Scots, sans oublier le démarrage prochain du mégaprojet de culture de cannabis thérapeutique à Weedon.

Le député Bolduc se retire de la vie politique

C’est avec émotion que le député de Mégantic à l’Assemblée nationale, Ghislain Bolduc, annonçait en conférence de presse, vendredi passé, qu’il ne sollicitera pas de renouvellement de mandat en vue de l’élection provinciale du 1er octobre prochain.

M. Bolduc mentionne avoir entamé sa réflexion depuis quelques mois. Il rappelle que la vie politique est très «demandant». « Ce rythme effréné a forcé une mise en veilleuse de mes activités professionnelles et personnelles, ce que j’acceptais de faire au moment de m’investir dans les mandats précédents. Mais je dois me rendre à l’évidence que des impacts très considérables ont été subis dans ma famille et que mes projets sont arrêtés depuis quelques années. Maintenant, je vais dédier ces belles années de ma vie vers les priorités que je voulais exécuter. » M. Bolduc admet que la soif d’apprendre et de contribuer l’aura emporté dans une spirale de travail qu’il avait sous-évalué.

Le député précise néanmoins qu’il reste en poste jusqu’à la fin de la présente législature et aimerait bien d’ici là, clore certains dossiers. La route 257, l’agrandissement de l’école de La Source-Vive à Ascot Corner et Valoris figurent sur la liste de M. Bolduc. De sa plus grande satisfaction, il mentionne celle d’avoir appris à connaître les gens du comté tout en rappelant que le territoire est grand avec 36 municipalités et des milliers de personnes. À l’opposé, sa plus grande déception sera de ne pas avoir été suffisamment influent lors de la tragédie de Lac-Mégantic. Ce dernier rappelle qu’il était au début de sa carrière politique. « Si j’avais eu plus d’expérience, et on était dans l’opposition, les choses auraient pu être différentes », laisse-t-il entendre.

M. Bolduc a fait son entrée à l’Assemblée nationale pour la première fois à l’élection provinciale de septembre 2012 pour être réélu en 2014. Au cours de cette période, il sera porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune, de parcs et de transport des matières dangereuses, adjoint parlementaire du ministre responsable de la région de l’Estrie (volet Mégantic) et plus récemment adjoint parlementaire du ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, où il aura été responsable du comité d’étude du dossier Uber. De son passage en politique, le député de Mégantic souhaite que les gens se souviennent de lui comme une personne ayant été à l’écoute et pouvant avoir contribué à améliorer la qualité de vie des gens. Il a profité de l’occasion pour remercier la population de leur confiance ainsi que tous ses collaborateurs, membres du personnel depuis ses six années comme député.

Si M. Bolduc assure que la flamme, l’intensité et l’énergie sont toujours là, le facteur temporel aura pesé lourd dans la balance. Quant à l’avenir, « je projette d’avoir une vie paisible, réaliser mes projets, m’occuper de ma terre à bois, ma cabane à sucre et de prendre le temps de regarder mes arbres pousser. »

©2026 Journal Le Haut-Saint-François