Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.

La caisse songe à refiler le service du bureau de la SAAQ à la municipalité de Cookshire-Eaton

La décision de la Caisse Desjardins des Hauts-Boisés, de vérifier auprès de la municipalité de Cookshire-Eaton son intérêt à prendre la gestion du bureau de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), n’est pas passée inaperçue auprès des citoyens qui ont déjà soulevé des craintes de perdre ce service offert depuis plusieurs années.
Le président de l’institution financière, Jean-Claude Cassidy, et le directeur général par intérim, Jean-Marc Richer, ne cachent pas que l’institution financière aimerait bien refiler le service à un organisme sans but lucratif. Ils précisent néanmoins que faute de preneur, la caisse continuera à offrir le service.

En entrevue téléphonique, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, mentionne qu’il en a été question lors de la dernière séance régulière du conseil, mais qu’aucune décision n’avait été prise à cet effet. « Il n’y a pas de décision de prise. On va en reparler. Je pense que c’est un service essentiel pour la municipalité, mais il y a beaucoup de choses qu’il faudra peser. Il y a le local, l’employé, l’horaire. On va s’asseoir avec eux (la caisse) pour en discuter », complète Mme Lapointe.

La Caisse Desjardins des Haut-Boisés est mandataire du bureau pour la SAAQ depuis plusieurs années. L’entente avec la société d’État arrive à terme en janvier 2019 et elle doit être renouvelée en septembre prochain, d’expliquer M. Richer. Ce qui était attrayant avec un fort achalandage et volume d’opération, il y a quelques années, le semble beaucoup moins. Deux ressources de l’institution ont déjà été affectées pour offrir le service alors qu’on en compte une seule aujourd’hui pour 30 heures semaine. Une partie du service est accessible en ligne et par conséquent a l’effet de réduire l’achalandage et le volume de transactions au bureau local. « Ça s’en va en diminuant et on ne fera pas nos frais dans pas long », d’exprimer M. Richer.

Les représentants de l’institution financière étaient en attente d’une réponse de la municipalité au moment de la rencontre. Si la caisse devait faire cavalier seul, M. Cassidy réitère la volonté de conserver le service. « On va voir à se réorganiser. On va voir avec Desjardins, on peut-tu intégrer ça avec les services de caissière ? Desjardins va-t-il accepter ça ? On n’aura pas vraiment le choix de revoir la plage horaire », de mentionner le directeur général par intérim.

Les intervenants ont l’intention de se pencher rapidement sur les alternatives possibles. Présentement, une seule personne offre le service et on se demande comment faire pour le maintenir lorsque la ressource prendra deux semaines de vacances à l’été. « On ne veut pas fermer pendant deux semaines », expriment-ils. Selon MM. Cassidy et Richer, la caisse Desjardins des Hauts-Boisés serait une des rares caisses, sinon la seule, en région, à être mandataire d’un bureau de la SAAQ. Malgré les inconvénients que cela semble poser, les deux intervenants insistent pour dire qu’il n’est pas question de fermer le service et souhaitent renouveler l’entente, mais avec une formule différente. Ces derniers soulignent néanmoins que la SAAQ pourrait aussi convenir de ne pas renouveler l’entente si la façon de faire ne leur convenait pas.

Robert Roy

Valoris rencontre la ministre Anglade

La délégation de Valoris, le centre de valorisation des matières résiduelles, situé à Bury, n’est pas sortie de la rencontre, la semaine dernière, avec la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, avec des réponses précises ou un engagement ferme de sa part envers les trois requêtes présentées par le groupe. Toutefois, les intervenants reviennent avec le sentiment d’avoir été écouté et compris.

« On ne revient pas avec des engagements formels, mais on est convaincu d’avoir obtenu une bonne écoute. Je suis satisfait », de mentionner Robert Roy, président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François. Il ajoute que la rencontre avait trois objectifs : d’abord celui de faire reconnaître Valoris au même titre que le privé et les OBNL comme pôle d’innovation, la reconnaissance de Valoris comme centre de recherche ou un projet-pilote et faire partie d’une chaire de recherche.
Revenant sur l’accessibilité au fonds, M. Roy mentionne « je trouve inadmissible que Valoris ne puisse pas avoir droit aux mêmes subventions que les autres entreprises pouvaient avoir. Si on veut aller dans l’innovation, Valoris, vu qu’il n’est pas admissible, doit payer à 100 %. Quand on dit qu’on est unique au Québec, on devrait avoir accès à ces sommes-là. » Sans obtenir d’engagement de la part de Mme Anglade, M. Roy dit avoir noté une ouverture. « Elle va regarder de son côté comment on peut arrimer pour avoir une égalité, de rendre ça accessible à Valoris, mais avec des projets concrets. Elle a dit, présentez-nous un projet et on va voir. » M. Roy ajoute que divers projets sont sur la table et que les intervenants vont prendre le temps d’en présenter un, « mais nous, on a des devoirs à faire avant. »

M. Roy mentionne que Mme Anglade était déjà au fait de ce qu’était Valoris, mais les représentants ont pris le temps d’expliquer « c’est quoi Valoris, sa mission, ça a été basé sur quels critères, selon le nouveau décret sur les matières résiduelles. Nous avons bâti nos installations en fonction du décret, mais les principes ne sont pas respectés » avait déjà commenté le président de Valoris.

M. Roy rappelle que Valoris doit également être reconnu comme centre de recherche ou projet-pilote et être rattaché avec une chaire de recherche par exemple la polytechnique de Montréal. « Nous, on veut être une vitrine technologique. On a les équipements. Le but c’est de pouvoir faire avancer le détournement du site d’enfouissement. Nous, on n’est pas privé, un coup qu’on trouve la solution, on va la mettre accessible à tout le monde. »

La délégation locale était composée du président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, du maire de Sherbrooke, Steve Lussier, du directeur général de Valoris, Jean-François Sornin, et de Denis Gélinas, chargé de projet et ingénieur en environnement à la ville de Sherbrooke. Ont pris part à la rencontre, le ministre de la Famille et responsable de la région de l’Estrie, Luc Fortin, et le député de Mégantic, Ghislain Bolduc.

Bien qu’il n’ait obtenu aucun engagement ferme, M. Roy est satisfait de la rencontre et de l’écoute de Mme Anglade. « Au moins, on a réussi à se parler, ce qui n’était pas le cas avant. » Quant à savoir si l’avenir de Valoris pouvait s’annoncer prometteur, son président se montre prudent en mentionnant « on va aller une étape à la fois. »

Environnement
D’autre part, une autre rencontre est prévue, cette fois, avec la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, au cours des prochaines semaines. « Elle veut venir voir Valoris. On est à préparer la rencontre et on aura d’autres demandes qui seront différentes », d’exprimer M. Roy.

Robert Roy

Robert Roy songe à faire le saut en politique provinciale

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, songe sérieusement à faire le saut en politique provinciale sous la bannière du Parti libéral du Québec, dans le comté de Mégantic. Il pourrait succéder au député sortant, Ghislain Bolduc, qui a annoncé son retrait de la vie politique vendredi passé.

En entrevue téléphonique, M. Roy s’est montré prudent dans ses propos. « Oui, j’ai été approché par des gens. Oui, ça m’intéresse, je suis en réflexion sérieusement. Je veux prendre le temps d’en parler avec mon épouse et mes enfants, mais je ne veux pas brûler les étapes. Je veux voir les gens du parti. Peut-être qu’ils ne veulent pas de Robert Roy, faut voir les autres candidats. »

Celui qui a été élu préfet en novembre dernier ne cache pas que la politique provinciale l’a toujours intéressé, mais il se donne du temps de réflexion. Il ajoute que peu importe le palier qu’il choisira, sa principale motivation est de servir les gens. « Moi, je veux représenter les gens, c’est ça que je veux faire. » Mentionnons que M. Roy a été élu sans opposition au poste de préfet en novembre dernier.

Démantèlement de l’ancienne usine Cascades à East Angus au début de l’été

Ce n’est une surprise pour personne dans le secteur d’East Angus d’apprendre que la papetière Cascades démantèlera son ancienne usine de papier kraft, sise le long de la rivière Saint-François, en plein cœur de la municipalité. La véritable question était de savoir quand. Et ça sera l’été prochain. L’espace libre devrait être mis à la disposition des citoyens, souhaite la municipalité.

La démolition marquera la dernière page d’histoire de l’usine érigée en 1908 et qui aura procuré du travail à bon nombre de personnes pendant plus d’un siècle, soit jusqu’en 2014, moment de sa fermeture. Cascades s’était portée acquéreur du bâtiment en 1983. Toutefois, la décision de démanteler n’est pas celle de Cascades, de préciser le vice-président aux communications et affaires publiques de l’entreprise, Hugo D’Amours. « La décision a été prise par Graphic Packaging. » M. D’Amours mentionne que le site et le bâtiment appartiennent à Graphic Packaging. Une clause au contrat de vente stipule qu’en cas de démantèlement de l’usine, Cascades prendra en charge l’opération et les coûts s’y afférant.

M. D’Amours pèse ses mots et insiste sur le terme démantèlement. « Ça sera vraiment un démantèlement. On va faire ça progressivement vers la mi-juin et ça va se faire sur plusieurs semaines. Au début, les gens ne se rendront pas compte. » Une bonne partie de l’équipement est déjà démantelé, d’exprimer l’intervenant, il reste la tuyauterie, l’électricité et autres. Ce dernier précise que les représentants de Cascades se sont assis avec les gens de la municipalité pour discuter de la manière dont le démantèlement allait se faire. « Nous allons redonner la berge aux citoyens », d’exprimer M. D’Amours.

Bel héritage
« On leur a dit : laissez-nous un bel héritage. Cascades a une belle fierté. Elle va faire de la plantation d’arbres et du remblai. Ils sont soucieux de nos demandes. J’ai hâte de voir. Ils vont nous faire quelque chose de beau », d’exprimer la mairesse d’East Angus, Lyne Boulanger. Cette dernière aimerait que les citoyens puissent s’approprier les lieux comme dans un genre de parc où ils pourraient s’asseoir et contempler la rivière. « On veut donner une qualité de vie à nos citoyens. Ça serait un ajout. Ça s’inscrit dans notre vision pour les 20 prochaines années », de lancer la mairesse, en faisant référence au nouveau plan d’urbanisme, qui sera présenté les 17 et 18 avril prochains à la population.

Mme Boulanger est bien consciente que l’entreprise Graphic Packaging est propriétaire des lieux, mais y voit une ouverture. D’ailleurs, les autorités municipales prévoient rencontrer ultérieurement les représentants de cette dernière pour discuter d’un partenariat à développer.

Taxes
Le démantèlement de l’ancienne usine privera la municipalité d’un revenu annuel approximatif de 25 000 $ sous forme de taxes. Mme Boulanger mentionne que l’impact avait été prévu dans le présent budget. « Ça a été planifié et absorbé dans le budget. » Elle ajoute que le manque à gagner ne devrait pas être trop perceptible pour cette année du fait que plus de la moitié de l’année sera écoulée avant que l’usine disparaisse. C’est davantage dans la préparation du budget 2019 que le manque à gagner se fera sentir.

CJE HSF

Le CJE déménage dans l’ancienne clinique médicale de East Angus

Le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François déménage ses pénates. L’organisme se relocalisera à l’intérieur de l’ancienne Clinique médicale East Angus au centre commercial de l’endroit et y accueillera ses clients le 2 avril prochain.

Situé au 75, Angus Nord depuis sa création, il y a maintenant 19 ans, l’organisme traverse de l’autre côté de la rivière. Le conseil d’administration et la direction ont saisi l’opportunité que procurait la fin du bail pour évaluer les différentes options qui s’offraient à eux, explique-t-on. L’évolution des services au fil des années fait en sorte que l’organisme a besoin d’espace additionnel. « On a développé plus de projets au fil des années comme Opération cadeaux de Noël et MAP Haut-Saint-François qui impliquent des groupes de participants et plus d’espace », d’expliquer Sylvain Lessard, directeur général du CJE. À cela, pouvaient s’ajouter des formations et autres activités de groupe qui faisait en sorte de se retrouver à l’étroit, laisse-t-il entendre.
Le choix du local situé au centre commercial d’East Angus offre une belle visibilité, estime-t-on. On croit également que le volume de fréquentation pourrait attirer davantage de jeunes à bénéficier des services offerts. M. Lessard mentionne que l’organisme est en constante évolution et peut saisir des opportunités pour développer des projets ponctuels selon les besoins. Le CJE entamera son déménagement le 30 mars pour ouvrir ses portes le 3 avril. On profite du long congé de Pâques pour déménager. Les jeunes pourront accéder aux nouveaux espaces le 3 avril. M. Lessard et les membres du conseil d’administration remercient M. Luc Gosselin et la famille Gosselin pour leur générosité et leurs bons soins déployés au cours des années.

Rappelons que le CJE est un organisme sans but lucratif dont la mission est de soutenir et guider les jeunes adultes de 16 à 35 ans dans leurs démarches d’insertion socioprofessionnelle, en les accompagnant dans leur cheminement volontaire vers l’emploi, un retour aux études ou dans le démarrage d’une entreprise ou d’un projet.

L’art de bien préparer sa production horticole

Émilie Turcotte-Côté pratique l’horticulture biologique sur la ferme familiale à Bury, depuis à peine trois ans. La jeune femme, agronome de formation, s’est montrée stratégique dans la préparation de son projet de telle sorte que sa production est pratiquement toute vendue avant même de planter les premiers semis.

Mme Turcotte-Côté produit principalement quatre sortes de courges ; spaghetti, butternut, délicata et poivrée. Le gros vendeur, admet-elle, est la courge spaghetti. Mais la production ne se limite pas à ce légume, il y a aussi les fraises d’été et d’automne, les melons d’eau et de miel, les cantaloups, les pommes de terre et sa passion, les fleurs. L’appellation Les Jardins d’etc reflète bien l’esprit dans lequel œuvre cette productrice à temps partiel. Au départ, explique-t-elle « je ne savais pas exactement ce que j’allais faire ; le nom Les Jardins d’etc me donne de la latitude. »

Mme Turcotte-Côté s’est portée acquéreuse de la ferme familiale en 2015. « Chez nous, la ferme familiale c’est de mère en fille », lance-t-elle en souriant. Si Mme Turcotte-Côté ne savait pas quoi produire au départ, elle savait néanmoins comment s’y prendre pour choisir un ou des produits qui trouveraient preneurs. Notre productrice a contacté une coopérative américaine qui vend des produits biologiques Deep Root Organic Co-op, direction Whole Food USA pour vérifier qu’elles étaient leurs besoins. « Je me suis vraiment adaptée selon leur demande et c’était les courges, il n’en avait pas beaucoup. » La productrice entame la production de courges en 2016. À sa deuxième année de production, l’année dernière, Les Jardins d’etc ont vendu 600 boîtes de 40 livres l’unité pour un total de 24 000 livres soit 12 tonnes.

Émilie Turcotte-Côté applique la même approche pour l’ensemble de sa production fort variée. Bien que ça ne soit pas des contrats fermes, explique-t-elle, plusieurs ententes avec des producteurs et distributeurs sont établies. De fait, plusieurs produits des Jardins d’etc peuvent se retrouver dans les paniers biologiques offerts par des producteurs du Haut-Saint-François. « En horticulture, c’est la mise en marché qui est le nerf de la guerre. C’est important de bien se positionner. Les cultures que j’ai développées sont celles qui avaient une place », précise-t-elle.

Fleurs
Passionnée des fleurs, Mme Turcotte-Côté a voulu partager cette passion en développant le concept d’abonnement floral. « Je suis passionnée des fleurs. Ma grand-mère a toujours eu de grands jardins de fleurs et ma mère aussi. » La productrice a trouvé un coin pour développer une quarantaine de variétés de fleurs qu’elle vend en abonnement floral. « J’ai pensé à faire des abonnements pour des entreprises. » Pendant huit semaines consécutives, de la mi-juillet à septembre, elle livre tous les lundis un bouquet de fleurs à l’entreprise qui aura payé son abonnement. « Je vais porter le bouquet de fleurs tout arrangé avec le vase et je reprends l’autre. » À sa première tentative, l’an dernier, la productrice a obtenu une quinzaine d’abonnements soit dans des pharmacies, des bureaux d’avocats, de notaires, principalement des professionnels. « J’ai vendu des fleurs à deux fleuristes », ajoute-t-elle. Cette année, Mme Turcotte-Côté aimerait augmenter le nombre d’abonnements et dénicher un point de chute pour la vente de ses fleurs biologiques. L’ensemble de la production des Jardins d’etc est certifié biologique. Les personnes désireuses d’obtenir un abonnement floral peuvent composer le 819 832-3090.

Aide
Comment cette jeune mère de famille arrive-t-elle à conjuguer son travail d’agronome avec celui de productrice horticole ? Mais avec de l’aide. De son propre avis, elle est chanceuse. Son entourage lui donne un coup de main ; conjoint, père, mère, sœur, beau-père, belle-mère, beau-frère et autres contribuent au succès de l’entreprise. Il y a même quatre élèves de Formation en insertion sociale (FIS) qui mettent la main à la pâte à raison d’un avant-midi semaine en mai-juin et septembre-octobre. Un employé à temps partiel, en saison, contribue également à la bonne marche des opérations.

Tout ce beau monde se partage les tâches que ce soit entre autres les semis, le désherbage, la récolte qui peut se faire quotidiennement ou aux deux jours selon le type de production et bien entendu la grande récolte de courges. À l’aube de sa troisième année de production, Émilie Turcotte-Côté estime que l’entreprise va bien. Présentement en congé de maternité, l’agricultrice ne cache pas qu’elle aimerait, un jour, pouvoir y consacrer tout son temps, mais pour l’instant elle se plait à faire son travail d’agronome.

Jean-Paul Gendron

La TGIRT Estrie veille à une utilisation harmonieuse de la forêt publique

À l’instar des 36 autres Tables locales de gestion intégrée des ressources et du territoire (TGIRT) au Québec, celle de l’Estrie a pour but d’assurer la prise en compte, dans la planification forestière, des intérêts et des préoccupations des personnes et organismes touchés par les activités d’aménagement forestier, ce qui n’est pas toujours évident.

En Estrie, 91 % des forêts sont privées 730 000 ha, pour 9 200 propriétaires. Or, 9 % de la superficie forestière soit 80 000 ha appartient à l’état donc public. « Compte tenu de l’accessibilité relative des forêts privées, les territoires forestiers publics sont très sollicités », de mentionner Jean-Paul Gendron, président de TGIRT Estrie. L’organisme doit donc coordonner et gérer « dans le meilleur intérêt des utilisateurs du territoire public, et surtout dans une optique de durabilité écosystémique, les visées de tout un chacun groupes et entreprises manifestant des prétentions d’usage de cette forêt publique certes très petite en superficie, mais riche de potentiels », d’ajouter M. Gendron.

Au-delà de la stricte récolte de bois, l’ensemble des usages, selon la loi, doit être coordonné par une table régionale mettant à contribution les porte-paroles des principaux organismes et structures régionales ainsi que les représentants du MFFP interpelés par la vocation de ce territoire. La TGIRT Estrie est une table de concertation régionale à laquelle siègent plus d’une douzaine de personnes incluant également des représentants des MRC du Granit, des Sources et du Haut-Saint-François, dont une représentante des Premières Nations Abénakis.

La coordination au sein de l’organisme se fait entre autres à partir de valeurs bien établies comme l’approvisionnement en matière ligneuse, la cohabitation harmonieuse des usagers, la production acéricole, le patrimoine paysager, les retombées régionales de la mise en valeur du territoire public, l’accès routier aux territoires publics, la biodiversité des milieux naturels, l’acquisition et l’intégration des connaissances.

« La concertation s’impose et chaque usager doit apprendre à partager le territoire en fonction des valeurs adoptées par l’ensemble. Foresterie durable, faune, activités de plein air, biodiversité, régime hydrique, paysages, accessibilité, droits ancestraux des Premières Nations sont autant de valeurs qui doivent animer la Table en fonction de la durabilité de l’écosystème et de son apport significatif aux dimensions économiques, sociales, culturelles et environnementales de l’Estrie », d’insister M. Gendron. Cela amène donc la TGIRT à composer avec les entreprises forestières, acériculteurs, chasseurs, randonneurs, écologistes, municipalités et la Sépaq qui se partagent un territoire fragmenté inégalement réparti dans la partie est de la région.

Le territoire public est donc fragmenté entre la Sépaq (parc Orford, parc du Mont-Mégantic, parc Frontenac), deux réserves écologiques (Samuel-Brisson et Gosford), la Forêt habitée Gosford (géré par la municipalité de Woburn), la Zec Louise-Gosford, la Zec Saint-Romain, des acériculteurs en location (1 200 000 entailles) et les parcs régionaux du Mont-Ham (MRC des Sources) et du Marécage des Scots (MRC du Haut-Saint-François). Les superficies accessibles aux forestiers pour la récolte de produits ligneux est de 37 500 ha couvrant surtout la zone frontalière de la MRC du Granit et quelques étendues dans les MRC voisines. La partie Louise (Zec Louise-Gosford), la Zec Saint-Romain et les deux parcs régionaux sont sujets à la récolte de bois par les bénéficiaires de garanties d’approvisionnement (BGA).

Soulignons que la possibilité forestière, donc de récolte, de l’UA 051-51 est établie par le Forestier en chef du Québec. Pour la période (2014-2017), sur une possibilité moyenne annuelle de 60 400 m3s, la récolte effective oscille autour de 74 % de ce volume, soit quelque 1 200 camions-remorques.

actualite

Débrayage des centres de la petite enfance (CPE) fixé pour le 16 mars

Les parents dont leurs enfants fréquentent les CPE Le Ballon Rouge à La Patrie et Fafouin à East Angus devront prévoir un plan B puisque le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie-CSN ont convenu d’une journée de grève, le 16 mars prochain.

C’est au terme de plusieurs journées de négociation, entre le syndicat et la partie patronale, que la rencontre du 21 février dernier s’est terminée « sur une bien mauvaise note ». La négociation tourne en rond, de mentionner Stéphanie Vachon, présidente du STTCPEE-CSN. « Nous avons tenté, tant bien que mal, de faire comprendre à l’APNCPE (Association patronale nationale des CPE), que la négociation traine en longueur et qu’il est inacceptable que des travailleuses soient sans contrat de travail depuis presque trois ans », s’indigne madame Vachon. « Nous croyons que nous avons épuisé notre capital de patience et nous sommes devant l’inévitable, c’est-à-dire l’exercice d’une journée de grève, laquelle est fixée au 16 mars prochain. Au risque de se répéter, nous sommes conscients des inconvénients qui incomberont aux parents, nous sommes cependant devant la rigidité de l’APNCPE et nous estimons que c’est le seul moyen d’être entendus et de négocier sur la base des conventions collectives existantes », ajoute la présidente du syndicat.

Parmi les 386 demandes, le syndicat prétend que l’APNCPE cherche à négocier à la baisse sur des sujets majeurs tels que les horaires de travail, la gestion participative, le choix de vacances, la gestion des pauses de travail, les choix que peuvent faire les équipes de travail locales, etc.

Le syndicat déplore aussi que l’APNCPE rejette l’entente de principe intervenue au national. Rappelons qu’en février 2016, l’APNCPE s’est retirée du processus de négociation nationale pour faire cavalier seul.

« Il est bien facile de comprendre l’exaspération du syndicat, considérant que les conventions qui sont échues depuis mars 2015 sont des conventions collectives négociées depuis de nombreuses années, nous ne sommes pas ici à la négociation d’une première convention collective », s’insurger Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie-CSN (CCSNE-CSN). « Dans le cadre du renouvellement d’une convention collective, on tente de pallier les problématiques vécues en cours de convention, il est ainsi difficile de croire qu’il y en a eu 386 en cours de convention. De plus, il est aussi inacceptable qu’il y ait une différence de traitement d’un CPE à l’autre dans la région de l’Estrie », de compléter M. Beaudin.

Mme Vachon croit qu’il « est possible, avec un peu de bonne volonté, d’arriver à une entente, nous y sommes parvenus dans les 2/3 des CPE de l’Estrie où nos membres sont présents. Deux rencontres sont prévues les 13 et 15 mars prochains, il sera loisible à l’employeur de démontrer sa volonté d’en arriver à une entente de principe », conclut-elle.
Si les résultats des prochaines négociations ne sont pas significatifs aux yeux du syndicat, les deux CPE du Haut-Saint-François concernés et 11 autres répartis sur le territoire estrien exerceront leur droit de grève, le 16 mars.

Un dîner intergénérationnel réussi à Saint-Isidore-de-Clifton

Forts du succès obtenu à sa première initiative, l’année dernière, les élèves de 5e et de 6e année de l’école primaire des Trois-Cantons de Saint-Isidore-de-Clifton ont concocté un dîner intergénérationnel auquel ont participé plus de 140 personnes réunies au sous-sol de l’église.

L’initiative a permis d’amasser des fonds qui serviront à défrayer les coûts d’un échange scolaire avec des élèves de la Colombie-Britannique au printemps prochain. Les élèves avec l’aide de parents et des cuisines collectives ont préparé un menu trois services comprenant soupe, repas principal ragout de pattes et dessert.

En fait, les élèves ont été victimes de leur succès. « On l’avait fait l’année dernière dans le cadre du concours québécois d’entrepreneuriat qui s’appelle maintenant Ose entreprendre. Ça avait bien fonctionné, on avait eu une quarantaine de personnes. Cette année, les personnes, les grands-parents, les aînés ont demandé qu’on le refasse. Là, les jeunes étaient très motivés pour le faire. Cette année, ça a pris plus d’ampleur que prévu, ils (élèves) ont eu chaud cette semaine », d’exprimer l’enseignant responsable Dany Marcotte. Initialement prévu à la salle Auckland pouvant accueillir 80 à 100 personnes, les responsables ont été contraints de déplacer le dîner dans une salle plus grande, soit le sous-sol de l’église.

Le dîner est le fruit d’un travail s’échelonnant sur deux mois et s’inscrit à l’intérieur du cheminement académique, d’expliquer M. Marcotte. Le processus comprend l’élaboration du menu, déterminer la quantité, l’achat des ingrédients, la façon de faire, etc. Pour le choix du menu, les parents ont été consultés, de mentionner M. Marcotte. Dans le processus s’effectue la répartition des tâches, « les jeunes ont roulé les boulettes, on a fait cuire, une autre équipe s’est occupée du potage, une autre a fait le dessert avec des parents. Aujourd’hui, on a une équipe responsable du service, une autre du dessert et de l’accueil », de mentionner avec fierté l’enseignant.

Grands-parents
Pierrette et Richard Duhaime de Bury sont des grands-parents qui ne ratent aucune activité de leurs trois petits-fils à l’école des Trois-Cantons, en occurrence Miguel pour l’occasion. « Quand il y a des activités, on participe. Quand ils font des spectacles, on est là. Les jeunes vieillissent assez vite, on aime mieux prendre le temps. C’est eux nos vedettes », d’exprimer avec une fierté évidente la grand-maman. « Maintenant que le grand-père est à la retraite depuis octobre, on est deux à participer aux activités », ajoute-t-elle.

La responsable du groupe d’élèves, Lilou Vallières, a pris la parole pour remercier les participants qui ont fait de cette initiative un succès. « Ça va nous aider pour l’échange étudiant avec la Colombie-Britannique en avril et juin prochains. On fait aussi de la décoration de sacs pour du financement », ajoute-t-elle. En entrevue avec un petit groupe d’élèves, ces derniers mentionnaient leur grande satisfaction. « C’est le fun; on avait des affaires à faire. On a un peu couru. » Bien qu’ils ont aimé leur expérience, ils confessent « le plus plate, c’est de placer la salle. » Mentionnons que les élèves ont obtenu de l’aide financière de la Caisse Desjardins des Verts-Sommets, des Hauts-Boisés et de la municipalité.

Rappelons que les élèves de l’école des Trois-Cantons recevront la visite d’étudiants de la Colombie-Britannique en avril prochain et qu’ils rendront l’appareil en juin. L’enseignant croit que le dîner permettra de dégager un surplus variant entre 500 $ et 1 000 $.

Ambrose Kibos de Weedon lorgne vers le NPD Québec

Ambrose Kibos, conjoint de Dre Gabriella Kibos, domicilié à Weedon, songe à faire le saut en politique sous la bannière du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Québec et éventuellement briguer l’investiture pour le comté de Mégantic.

Le principal intéressé dit attendre la tenue du congrès du NPD Québec, prévu en avril prochain à Montréal, avant de prendre une décision finale. « Je ne sais pas encore si ça sera pour l’élection d’octobre ou l’autre », précise-t-il.

Dans l’hypothèse où le candidat devrait aller de l’avant pour la prochaine élection provinciale, tout serait à faire, à commencer par l’association du comté avec la tenue d’une investiture.

Le choix de ce véhicule politique pour M. Kibos repose sur l’équilibre. « C’est un parti d’équilibre entre les revenus et les dépenses. » Médecin de profession, M. Kibos mentionne que la santé, notamment la couverture de soins, le traitement des maladies et le coût des médicaments méritent une révision. Autre aspect, le fardeau fiscal imposé aux contribuables est beaucoup trop lourd aux yeux de celui qui aspire un jour occuper le poste de député.

Aide humanitaire en Haïti

Dixième visite annuelle à l’orphelinat de la congrégation des Petites Sœurs de Sainte-Thérèse en Haïti et les religieuses ainsi que les orphelines sont toujours heureuses de voir arriver Carmen Simard et sa petite délégation qui l’accompagne. Encore cette année, un projet a été réalisé, celui d’installer de la céramique dans les trois toilettes aménagées l’année dernière.

L’apport du groupe de trois femmes composé de Carmen Simard du secteur Johnville à Cookshire-Eaton, Hélène Brassard de Sherbrooke et Rachel Gaulin du secteur Bishopton à Dudswell, dépasse de beaucoup la réalisation d’un projet. Elles ont apporté, comme chaque année, du matériel scolaire et sanitaire, des livres, du linge, bijoux et bien d’autres. « Nos valises sont pleines quand on va en Haïti. Air Transat nous permet d’avoir 100 livres par valise et on en avait chacune deux bien pleines », d’exprimer Mme Simard.

La délégation locale est arrivée en Haïti avec 3 146 $ US en poches. Une partie de cette somme permettait aux travailleurs locaux d’acheter et installer la céramique alors que le reste servait à l’achat de nourriture, objets utiles comme des bols, médicaments et autres. « Avec ce qu’on a acheté, elles vont être bonnes pour trois à quatre mois », d’exprimer Mme Simard. Mentionnons que le montant provenait principalement de la Fraternité Haïti des Trois-Lacs, de Caritas Estrie et diverses activités de financement. Les élèves de l’école de Waterville ont également participé en donnant divers articles ainsi qu’une lettre personnalisée à laquelle les élèves de l’orphelinat ont répondu.

Outre l’aspect matériel et monétaire, nos ambassadrices apportent une richesse qui demeure longtemps dans le cœur des orphelines et religieuses, soit de l’attention et de l’amour qu’elles donnent sans compter aux jeunes orphelines. Mme Gaulin admet avoir trouvé l’expérience éprouvante, mais fort enrichissante sur le plan personnel. « J’ai vraiment eu un choc culturel. Ç’a été dur sur mon moral de voir les gens dans la pauvreté dans les petits villages. On ne voit plus la vie de la même manière après. Ici, on a tout et c’est vite. Là-bas, c’est plus lent, c’est simple, c’est très touchant. Elles (orphelines) sont très affectueuses, elles forment une famille et elles s’entraident. J’ai passé beaucoup de temps avec elles. On a joué au bingo. Elles aimaient beaucoup écouter la musique dans mon téléphone. » Mme Gaulin qui parraine une orpheline a profité de l’occasion pour rencontrer sa filleule âgée de 6 ans. En plus de passer du temps de qualité avec les orphelines, Mmes Gaulin, Simard et Brassard ont fait les ongles de mains et de pieds aux personnes âgées.

Après quatre journées bien remplies à l’orphelinat, notre délégation a fait un saut de deux jours à Papaye, le noviciat des religieuses regroupant l’Université Sainte-Thérèse. Comme pour le premier arrêt, on a distribué divers articles aux élèves, mais surtout prendre des photos pour remettre aux parrains-marraines d’établir un contact avec leur filleule. Mentionnons que ces derniers défraient notamment les études de leur orpheline. En fait, 132 étudiantes incluant l’orphelinat et celle de Papaye sont parrainées par des personnes de l’Estrie. Quant à nos ambassadrices, elles parrainent déjà une filleule alors que Mme Brassard en compte deux.

Pleinement satisfaite, Mme Gaulin se promet de répéter l’expérience que ce soit à Haïti ou ailleurs, mais cette fois avec sa fille. « C’est vraiment spécial ce que j’ai vécu. Lorsque je donnais de l’argent à diverses causes, j’avais toujours peur de savoir : est-ce que l’argent se rend vraiment. Là, je sais que ça se rend. Je l’ai vu de mes yeux et je sais ce que les jeunes en font. » Mme Simard se fait un devoir de s’assurer que l’argent se rend à bon port et soit remis aux bonnes personnes. De son propre aveu, la dame du secteur Johnville mentionne que les projets peuvent sembler relativement modestes pris individuellement, mais ils font une grande différence pour la qualité de vie des orphelines. Au cours des dernières années, l’implication de Mme Simard accompagnée de diverses personnes, avec la générosité des gens et organismes, a contribué entre autres à faire une bibliothèque, la fenestration et la toiture de la salle à manger, refaire une partie du dortoir, rafraîchir la salle d’études et faire des tables de chevet. Pour l’an prochain, on songe à refaire des chaises de classes et aménager un passage cimenté reliant l’école à la résidence des religieuses. « C’est de voir tout ce qui a été fait qui est encourageant », d’exprimer Mme Simard qui n’a pas l’intention de s’arrêter. D’ailleurs, elle invite les personnes désireuses de s’impliquer sous une forme ou une autre à communiquer avec elle en composant le 819 837-2259. La délégation a profité de l’occasion pour rencontrer l’évêque de Hinche, Mgr Désinord Jean.

 

Brunch Weedon

Projet Weedon de la compagnie MYM Nutraceuticals invite les entrepreneurs locaux à un partenariat

Le projet Weedon de la compagnie canadienne MYM Nutraceuticals, incluant la culture de cannabis médicinal et le développement de chanvre à des fins industrielles, suscite évidemment l’intérêt auprès des entrepreneurs du territoire. Le consultant de la compagnie, Antonio Bramante, a profité du récent brunch de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François pour inviter les gens d’affaires à saisir l’opportunité et développer des partenariats.

Ils étaient près de 80 personnes réunies au Club de golf East Angus, dont une forte proportion d’entrepreneurs, à écouter attentivement l’invitation du consultant de l’entreprise. Les paroles de ce dernier n’étaient pas en l’air puisque les représentants de la compagnie étaient également sur place pour l’occasion.

M. Bramante était clair dans ses propos, « qu’est-ce que vous pouvez offrir avec votre réseau, votre expérience, vos compagnies. Comment vous pouvez profiter de ce projet-là ? Ça commence avec le cannabis médicinal, c’est sûr », mais il y a autre chose, dont le chanvre qu’entend développer l’entreprise, d’exprimer M. Bramante. Le conférencier a invité les producteurs potentiels à cultiver le chanvre. La compagnie pourrait acheter leur production dans la mesure qu’elle soit significative.

Déjà, des entreprises se sont pointées pour les deux volets que ce soit pour la marijuana médicinale ou le chanvre. « Nous avons une compagnie de transport qui nous a approchés, une compagnie de capsules pharmaceutiques, une autre pour la confection de vêtements. Si vous avez déjà un réseau de la business et qu’on peut incorporer le chanvre, venez nous voir », de lancer M. Bramante.

Son message a visiblement suscité l’intérêt des gens de la salle. Luc Fortin, directeur de Léo Désilets, maître herboriste, Façoteck, à Scotstown, confirme avoir déjà effectué des contacts avec MYM. « Ils ont démontré un intérêt », précise M. Fortin. L’entreprise de Scotstown dispose déjà d’une expertise dans la transformation de produits et l’encapsulage. « Si l’application médicinale peut être mise en capsule », on serait prêts à procéder, de laisser entendre M. Fortin. Il ajoute que le site de Scotstown pourrait intervenir sur deux volets, celui médicinal, mais également de la transformation que ce soit pour des crèmes, du sirop « c’est dans la continuité de ce qu’on fait. Notre chimiste peut travailler avec leur chimiste pour développer une formule si ce n’est pas déjà fait. » L’entreprise locale pourrait également faire de la transformation à partir d’une formule et mettre en tube, explique M. Fortin. Quoi qu’il en soit, les intervenants voient l’opportunité d’affaires et sont prêts à y donner suite.

Anthony Néron, entrepreneur en construction depuis 2009, spécialisé avec les produits de chanvre, faisait partie des spectateurs attentifs. Il ne cache pas son intérêt pour la construction des bâtiments. « On a développé des matériaux préfabriqués de bloc de chanvre. On est spécialisés dans l’isolation au chanvre. » M. Néron y voit une opportunité d’affaires. Diverses personnes dans la salle ont également effectué des interventions démontrant un intérêt pour la culture du chanvre.

Préfet
Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, mentionnait au terme de la rencontre « je suis heureux que la compagnie reconnaisse notre savoir-faire et qu’elle ait choisi notre région au lieu d’une autre. MYM Nutraceuticals peut compter sur notre appui inconditionnel. Les entrepreneurs devront s’ajuster. » Le préfet a rappelé que les organismes régionaux comme la SADC et CLD entre autres peuvent apporter une aide.

Maire
Le maire de Weedon, Richard Tanguay, est d’avis que le projet « va changer la dynamique de tout le territoire. » Conscient de la complexité de la démarche et des retombées, M. Tanguay mentionne « c’est gros, mais on va s’ajuster. »
Mentionnons que MYM Nutraceuticals occupe un bureau temporaire une demie-journée par semaine, le vendredi, à Weedon. M. Bramante souligne qu’un bureau permanent ouvrira d’ici un mois à Weedon et les gens pourront s’y présenter. L’entreprise attend toujours le feu vert de Santé Canada pour procéder, mais prévoit entamer la construction de la première serre au début de l’été prochain.

La voix

Rebecka Lussier de Fontainebleau retenue à l’émission La Voix

« Tant qu’il y en a un qui se revire, je vais être bien heureuse. » Tel était l’objectif, confie la jeune chanteuse du secteur Fontainebleau à Weedon, Rebecka Lussier, en marge de sa participation à la populaire émission La Voix. Or, la réalité a fait que ce n’est pas un, mais deux coachs Alex Nevsky et Éric Lapointe qui se sont retournés pour s’accaparer de l’artiste de 24 ans.

Rebecka a choisi Éric Lapointe. « On sent que tu as du plaisir à chanter, on sent que c’est sincère, tu racontes une histoire, on se laisse emporter. T’es bonne, pis je te veux », d’exprimer le rocker québécois pour attirer la jeune artiste dans son écurie et ça a marché. Les raisons qui ont motivé ce choix pour Rebecka sont difficiles à définir, « je ne sais pas. J’avais un bon feeling », explique-t-elle. Au lendemain de la diffusion de sa performance, dont elle était satisfaite, Rebecka ne cachait pas qu’elle était très nerveuse. « J’étais nerveuse. Tu te faire dire oui ou non, c’est vraiment stressant. »
Rebecka chante depuis son plus jeune âge. Elle fait partie du groupe de musique traditionnelle Les Bellifontains et souhaite vivre de son art. L’artiste en était pas à sa première tentative de percer à La Voix. La troisième s’est avérée la bonne. Elle a tenté sa chance lors des deux premières éditions sans succès. « Ça été ma mère et mon ami Étienne qui m’ont dit: vas-y donc. J’y ai été la dernière journée d’audition. Ça me tentait, mais je m’accrochais pas à ça. Quand je suis entrée dans la salle, je me suis dit: là vous allez me prendre », mentionne-t-elle avec détermination.

Pour Rebecka, participer à l’émission La Voix « c’est une super vitrine. C’est comme une porte qui s’ouvre.  » Elle avoue que cette visibilité subite est un peu effrayante. « Ça fait peur, c’est tellement gros. Il y a 2,5 millions de personnes qui m’ont vue hier et je suis dans le fond d’un rang. » La jeune femme a déjà commencé à vivre l’effet La Voix. « Dix minutes après avoir passée, mon téléphone voulait exploser. J’ai été au Korvette à Weedon aujourd’hui pour m’acheter de petites choses et ça m’a pris 30 minutes. Tout le monde voulait me parler. Ça fait super plaisir », d’exprimer la jeune femme.
Rebecka avait choisi d’interpréter la chanson La liste de la chanteuse française Rose. « C’est une chanson que je chante depuis l’âge de 15 ans. Je pourrais la chanter à l’envers. C’était rassurant lorsqu’ils m’ont donné le feu vert pour la chanter. » La prochaine étape sera le Duel. Pour s’y préparer, Rebecka ajoute « je vais focuser sur mes choses à faire, me concentrer sur mes trucs pour arriver le plus sur la coche possible. »

Artiste de St-Malo
Krystel Mongeau de Saint-Malo, petite municipalité voisine du Haut-Saint-François, fait également partie des artistes retenues à La Voix. Choisie par la coach Lara Fabian, la jeune femme qui s’est fait connaître comme membre du spectacle Cow-Boys, de Willie à Dolly, présenté à Sherbrooke, entreprend l’aventure qui, souhaite-t-elle, l’amènera jusqu’au bout.

Expo Weedon

Société d’histoire de Weedon présente l’exposition Loisirs, Art et Culture

Fidèle à la tradition qu’elle a instaurée, la Société d’Histoire de Weedon présente en ce début d’année l’exposition annuelle de photos, cette fois sous le thème Loisirs, Art et Culture.

Pour pimenter le lancement qui s’est déroulé au début du mois à la Maison Laplante, on a procédé à la projection du film Soirée de stars, réalisé par Jacqueline Livernoche en 1989. L’événement qui mettait en vedette une foule d’intervenants locaux à travers une quinzaine de numéros visait, à l’époque, à amasser des fonds pour les loisirs. Plus d’une soixantaine de personnes s’étaient présentées pour se rappeler de bons souvenirs.
L’exposition de photos, installée dans la Galerie le Harfang, présente pas moins de 150 photographies. « On a voulu mettre en évidence les activités qui ont animé et donné une qualité de vie à la municipalité tout au long de l’histoire », d’exprimer Yves St-Pierre, président de l’organisme.

L’exposition met en évidence des activités qui se sont déroulées sur les territoires de Fontainebleau, Saint-Gérard et Weedon. Les photos relatent des parties de pêche, de chasse au chevreuil, des compétitions de dards, du tennis, du ski sans oublier les participations des municipalités de Weedon et Saint-Gérard à la populaire émission Soirée canadienne.

Au niveau des arts et de la culture, on y retrouve entre autres, le théâtre de la Vieille crèmerie, le Koliba des arts, la salle de danse Palardy, le cinéma théâtre Tardif, les soirées de danse, spectacles et bien d’autres. De quoi raviver de beaux souvenirs. Des textes accompagnent les photos. Une dizaine de personnes ont travaillé à la mise sur pied de l’exposition.

Marc

Caissons antiques et supports à bouteille de vin offerts par les élèves en FPT1

Les élèves de la classe de Formation préparatoire au travail (FPT1) de la Cité-école Louis-Saint-Laurent, à East Angus, et leur enseignant Marc Paillé, en tête, développent depuis un an deux projets en menuiserie, soit des caissons en bois antique et des supports à bouteille de vin. Fort de l’expérience acquise, on souhaite maintenant offrir ces produits au grand public.

Ce projet s’ajoute à celui de la boutique friperie en cours depuis quelques années. Depuis un an, les élèves font la conception et l’assemblage des caissons et supports à bouteille de vin. Les produits sont mis en vente et le simple bouche-à-oreille fait son œuvre. Le groupe a réalisé 500 $ de profits l’année dernière et souhaite doubler la mise pour celle en cours. Les sous amassés permettront aux élèves de s’offrir un voyage à la fin de l’année scolaire, d’expliquer M. Paillé.
Outre sa formation universitaire, l’enseignant possède un Diplôme d’études professionnelles (DEP) en charpenterie-menuiserie lui permettant de guider et superviser les étudiants. « Le projet se fait en collaboration avec BMR G. Doyon d’East Angus. Il nous fournit les palettes qu’il ne garde pas. On les défait et rebâtit nos produits vedettes. On veut donner une deuxième vie aux palettes », de mentionner M. Paillé. Le groupe utilise la matière première au maximum. Les retailles sont récupérées, mises en sac et vendues pour bois d’allumage.

« Ici, le but est de faire un stage interne pour les préparer à l’emploi », de préciser l’enseignant. Ce stage s’incorpore avec les matières régulières de mathématiques, français et autres que doivent assimiler les étudiants. Ce nouveau projet semble satisfaire les participants. « Oui, c’est plaisant de faire de la fabrication et avec l’argent, on se paye un voyage », d’exprimer les élèves. « Ça nous permet aussi de nous familiariser avec une job manuelle. On apprend à travailler et on découvre des trucs. » Alyson Letendre-Lacroix, une des deux filles du groupe, aime bien cet atelier autant que celui de la friperie, mentionne-t-elle.

Les produits sont en vente au coût de 25 $ pour le support à bouteille de vin, de 15 $ pour les caissons en bois antique. Il est également possible d’obtenir du bois d’allumage à moindre coût. Pour se procurer un des produits, il suffit d’appeler au secrétariat de la Cité-école Louis-Saint-Laurent en composant le 819 832-2471 et demandez Marc Paillé.

École

Plus de 1,1 M$ pour neuf projets de rénovation des écoles dans le HSF

La Commission scolaire des Hauts-Cantons et Eastern Townships bénéficieront de 4,8 M$ pour la réalisation de 30 projets de rénovation dans les écoles. Sur le territoire du Haut-Saint-François, cela se traduira par des travaux dans sept bâtiments pour la commission scolaire francophone et deux pour celle anglophone.

L’annonce en a été faite par le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, au nom de son collègue, le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sébastien Proulx.

Au total, c’est 928 829 $ qui seront versés dans sept écoles francophones situées dans le Haut-Saint-François. Le montant le plus important sera consacré à l’école des Trois-Cantons de Saint-Isidore-de-Clifton avec une somme de 410 000 $. Cette somme servira pour la chaufferie et les blocs sanitaires. Par ailleurs, 295 000  $ seront consacrés pour la Cité-école de la polyvalente Louis-Saint-Laurent pour la réfection des blocs sanitaires, des portes extérieures, des escaliers d’issues ou de leurs composantes et de la toiture. L’école du Parchemin, côté Couvent, à East Angus, bénéficiera de 125 000 $ pour réparer des murs extérieurs ou leurs composantes alors que celle du Parchemin, côté Collège, disposera de 23 829 $ pour la réfection de l’entrée d’eau extérieure, des égouts et du drain. Notre-Dame-du-Sacré-Coeur à Weedon aura à sa disposition 35 000 $ pour le système d’intercommunication alors que l’école Saint-Camille à Cookshire-Eaton aura sous la main 25 000 $ pour le vide sanitaire. Quand à Saint-Paul de Scotstown, elle profitera d’une aide de 15 000 $ pour les revêtements de plancher.

D’autre part, les écoles anglophones sur le territoire comme Pope Memorial à Bury disposera de 150 000 $ pour la réfection des blocs sanitaires. Quant à l’école Sawyerville à Cookshire-Eaton, elle bénéficiera de 57 513 $ pour le drainage des eaux de surface et d’un local.

« Par cette aide financière majeure, notre gouvernement démontre que l’éducation est au cœur de ses priorités et qu’il est à l’écoute de la population et du milieu scolaire. » Les élèves et le personnel des établissements scolaires de la région verront leur milieu de vie améliorer grâce à ces investissements, d’ajouter M. Bolduc. « Nous tenons à offrir un environnement qui favorise la réussite éducative du plus grand nombre et l’annonce représente un geste concret en ce sens. » Mentionnons que l’aide financière provient de l’enveloppe budgétaire de près de 740 M$ pour 2017-2018 répartie à travers le Québec.

Hockey mineur

Tournoi de hockey Atome Pee-Wee à East Angus

La dernière fin de semaine du tournoi de hockey Atome Pee-Wee, à East Angus, n’a pas été aussi prolifique pour les équipes locales que la précédente alors que les deux formations Sharks Pee-Wee A et C se sont inclinées en demie-finale dans leur catégorie respective. Toutefois, la participation du public est comparable à l’année dernière et cette activité de financement viendra garnir les coffres de l’Association du hockey mineur du Haut-Saint-François.

Comme plusieurs parents, Katherine Mailhot, présidente du tournoi, aurait aimé une finale avec les équipes locales, mais elle est tout de même satisfaite de l’édition 2018. « Ç’a été un bon tournoi. Je suis satisfaite, ç’a bien été vraiment. L’assistance est comparable à l’année dernière. Quand une équipe locale se rend en finale, c’est meilleur pour les recettes. L’an passé, on a eu un record de recettes. On a peut-être un peu moins, mais c’est la trésorière qui fera le bilan », mentionne Mme Mailhot.

Rappelons que les profits du tournoi sont remis à l’association et c’est en assemblée générale que les membres décident de l’affectation des sommes. L’an dernier, les profits ont permis de réaliser le projet de renouvellement de chandails de toutes les équipes incluant le nouveau logo.

Déplacement d’élèves à l’école de la Source-Vive à Ascot Corner

Les parents de l’école primaire de la Source-Vive à Ascot Corner bénéficient d’un sursis jusqu’au 19 juin prochain, pour savoir si le déplacement de quelque 50 élèves vers l’école Notre-Dame-des-Champs de Stoke sera effectif.

Le conseil des commissaires de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a voté à l’unanimité d’attendre cette date avant de procéder, en espérant que le gouvernement du Québec aura répondu favorablement à la demande d’agrandissement de l’école d’Ascot Corner.
Cette décision a été accueillie favorablement par les parents présents et la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse. Le président de la CSRS, Gilles Normand, est satisfait de la décision prise. « C’est le mieux qu’on pouvait faire, je crois dans les circonstances. Ça nous donne du temps. » Le comité de révision du territoire a été très à l’écoute, précise-t-il. « Ils ont fait leur évaluation avec les règles disponibles et vérifié plusieurs choses. »

Rappelons que la CSRS a déposé une demande d’agrandissement de l’école de la Source-Vive comprenant l’ajout de quatre classes parmi sa liste de priorités. Si Québec dit oui à la demande, les élèves ne seront pas déplacés pour la rentrée 2018. Par contre, une réponse négative ferait en sorte que la CSRS déplacerait une cinquantaine d’élèves de la Source-Vive vers l’école Notre-Dame-des-Champs de Stoke, tout en modifiant les territoires d’appartenance.

M. Normand admet qu’une telle décision est complexe sur le plan administratif. Il ajoute que cette situation exceptionnelle peut se faire du fait qu’il s’agit de deux écoles de périphérie. « On fera les inscriptions comme en double. On fera la répartition des ressources. L’école de Stoke va être prête comme si elle aurait 53 élèves de plus. » Dans l’hypothèse d’une réponse positive pour l’agrandissement de la Source-Vive, la CSRS prendra les mesures nécessaires pour bien accueillir les nouveaux élèves. On prévoit effectuer des travaux pour aménager un local additionnel comme l’avait suggéré le comité de parents. Des travaux seront également réalisés afin de réparer des éléments de la cour d’école et une attention particulière sera portée aux élèves affectés par la surpopulation de l’école.

Satisfaite de la décision et convaincue que le gouvernement du Québec donnera son aval à la demande d’agrandissement, Mme Bresse mentionne que la municipalité fournira le terrain pour la réalisation du projet. Pour sa part, Fanny Brunelle, porte-parole du comité de parents, a d’abord remercié les commissaires pour leur écoute. En entrevue, Mme Brunelle mentionnait ne pas être surprise de la décision. « Je pense que c’est une décision de gros bon sens. Je suis vraiment très heureuse, très satisfaite. Ils ont pris le temps d’écouter nos arguments, ils ont pris le temps de prendre en considération nos points de vue. » Mme Brunelle croit que la consultation publique tenue à l’école de la Source-Vive peut avoir fait une différence dans la prise de décision. Toutefois, le comité de parents avait bonifié cette rencontre d’un sondage mené auprès de parents et déposé un mémoire. Satisfaite, l’intervenante mentionne que la bataille n’est pas terminée pour autant. « On va talonner le député pour que l’agrandissement ait lieu. On arrêtera pas ça là, nos démarches on va les continuer pour que l’agrandissement soit fait. Parce que sans agrandissement, nos enfants vont aller à Stoke. »
Mentionnons que les élèves de la Source-Vive seront à l’étroit pour la prochaine année. Si le gouvernement donne le feu vert, les travaux d’agrandissement pourraient s’enclencher au cours de 2018 pour être prêts à la rentrée 2019.

Les municipalités prêtes à faire leur part pour la mise à niveau de la 257

Les cinq municipalités du Haut-Saint-François (Weedon, Lingwick, Scotstown, Hampden et La Patrie), membres du comité de la 257, abandonnent l’idée que le gouvernement du Québec reprenne à sa charge la route 257, mais réclament qu’il effectue la mise à niveau de l’ensemble de la route. Pour démontrer leur bonne foi, les municipalités sont prêtes à financer collectivement leur part jusqu’à concurrence de 10 % de la facture, qui pourrait s’élever à plus de 20 M$.

Conscients de la demande initiale, que le gouvernement reprenne à sa charge la route 257 aurait créé un précédent, les élus ont convenu de modifier la stratégie. D’ailleurs, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, avait laissé entendre lors d’une rencontre avec le comité que le gouvernement ne reprendrait pas de route. Par contre, le député Bolduc est disposé à faire les représentations nécessaires pour utiliser tous les programmes disponibles susceptibles d’assumer une forte partie des coûts.

Les membres du comité demandent dans un communiqué de presse au ministre des Transports, André Fortin, d’aller de l’avant avec la mise à niveau en raison de l’importance stratégique de la route 257 « pour le développement économique, démographique et touristique de la région est du Haut-Saint-François et du Granit. »

La présidente et porte-parole du comité, Johanne Delage, mairesse de La Patrie, souligne l’urgence d’intervenir. « Il faut se dépêcher. Les programmes sortent à la fin de mars. » Mme Delage mentionne que le comité mènera des actions rapides pour influencer le gouvernement. « Je veux mobiliser les gens du milieu, les citoyens, les entreprises. Il faut faire des sorties dans les médias. Par mon expérience en politique, si le milieu s’implique, ça a une plus-value. Avec des partenaires importants et le milieu, cela toujours un impact. Il faut être stratégique. On va prendre toutes les portes qui s’ouvrent. Il faudra peut-être rencontrer le ministre Luc Fortin. C’est le ministre responsable de l’Estrie et pour moi, l’Estrie, c’est pas juste Sherbrooke. »
Les maires membres de la 257 ont profité d’une récente rencontre à la MRC du Haut-Saint-François, avec le député de Chapleau, Marc Carrière, dans le cadre de sa tournée provinciale sur l’évolution des programmes d’aide financière à la voirie locale, pour lui signifier l’urgence de mettre à niveau la 257. Précisant que ce n’était pas dans son mandat, M. Carrière a assuré les maires qu’il en ferait mention au ministre responsable. Au terme de cette rencontre, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, semblait satisfait de l’ouverture des municipalités à s’impliquer financièrement et s’engageait à faire les représentations nécessaires. « Je vais organiser une rencontre avec le ministre à court terme pour essayer de voir qu’elles seraient les options qu’on pourrait mettre en place. L’objectif, c’est de l’amener ici rencontrer les gens », précise-t-il.
Les membres du comité de la route 257 doivent se rencontrer cette semaine et discuter des actions à poser. Mentionnons que la MRC du Haut-Saint-François appuie le comité dans ses démarches.

Le poète Sylvain Dodier de Saint-Isidore-de-Clifton Candidat du Parti Vert du Québec dans Mégantic

L’artiste et poète de Saint-Isidore-de-Clifton, Sylvain Dodier, briguera les suffrages sous la bannière du Parti Vert du Québec, dans Mégantic, en marge de l’élection provinciale du 1er octobre prochain.

Approché par le parti, M. Dodier mentionne qu’il s’agit du véhicule dont l’approche globale, sa sagesse écologique, le développement durable, la justice sociale et le respect de la diversité correspondent à ses valeurs personnelles. « C’est un jeune parti qui ne doit rien à personne », d’ajouter M. Dodier.

Le candidat veut faire de la politique différemment et y va déjà d’engagements qui sortent des sentiers battus. Il s’engage à verser 25 % de son salaire de député à des organismes à but non lucratif (OBNL) du comté. Il désire aussi faire chaque mois 10 h d’animation gratuite dans les garderies, écoles et organismes dédiés à la famille sur le thème Nature/Culture. Du même souffle, M. Dodier précise que ce temps consacré sera pris sur son horaire personnel et non sur celui du député. Il aimerait également organiser chaque mois une assemblée publique avec la population de la circonscription et de créer un site Internet du député favorisant la transparence d’action comme l’agenda public, comptes de dépenses, factures, etc.

Le candidat désire mettre en place des outils de consultation directe avec les citoyens et les élus municipaux. Il souhaite créer un comité intergénérationnel de sages regroupant des jeunes de 16 à 25 ans et d’aînés de 65 ans et plus pour conseiller le député. M. Dodier voudrait remettre quatre bourses d’études à des personnes de 16 ans et plus, qui osent dépasser les barrières de genre, de rôles et de milieux pour le lancer dans un audacieux défi.

Le candidat du Parti Vert ne songe pas à faire de la figuration dans la prochaine campagne électorale. Je vais mener une vraie campagne. « Les autres partis ont peut-être une longueur d’avance, mais dans l’optique où moi je m’engage avec les gens, j’ai bien confiance. » M. Dodier mentionne avoir toujours suivi la politique de près. L’appel du Parti Vert l’a convaincu de plonger. « Si un poète ne croit pas qu’il peut changer le monde, alors qui va changer le monde », lance-t-il.

coop habitation

Agrandissement de la Coopérative Le Moulin des Cèdres à Weedon

Si la soirée d’information sur le projet d’agrandissement de la Coopérative d’habitation Le Moulin des Cèdres phase 2 à Weedon, évalué à 2,5 M$, visait à mesurer l’intérêt des gens, les responsables peuvent dire mission accomplie. Près d’une centaine de personnes ont assisté à la réunion dont une quarantaine ont rempli des formulaires d’intention au terme de la rencontre, qui se tenait au Centre communautaire de la municipalité.

Un comité de neuf personnes travaille déjà sur le projet depuis huit mois. Nicole Bolduc, présidente de la Coopérative Le Moulin des Cèdres, mentionne que le projet est urgent pour garder les gens âgés à Weedon. L’initiative prévoit la construction d’un bâtiment de 20 logements, idéalement situé à proximité de la coopérative sur la 5e Avenue. Les logements 3 ½ et 4 ½ seront disponibles pour les personnes de 75 ans et plus autonomes ou avec une légère perte d’autonomie. On prévoit des services comme la cafétéria, un ascenseur, de l’animation et de la sécurité.

Érigée, il y a 25 ans, la coopérative actuelle de 12 logements prévue pour les personnes de 55 ans et plus est au maximum de sa capacité depuis longtemps. Présentement, huit des 12 logements sont occupés par des personnes de 75 ans et plus, de mentionner Mme Bolduc. « Un logement s’est libéré à l’automne et c’est parce que la dame ne pouvait plus faire à manger. Ç’a été le signal d’alarme », précise la présidente de la coopérative.

Soirée
La soirée d’information visait d’abord à mesurer l’intérêt du milieu, ce qui n’a fait aucun doute. Carole Ouellette, chargée de projets du groupe de ressources techniques Entraide Habitat Estrie, qui accompagne le groupe de promoteurs de la coopérative, a expliqué les différentes étapes devant conduire à la réalisation de la phase 2 prévue pour l’été 2020. « Normalement, les délais de réalisation sont de deux à trois ans. Ici, le comité est dynamique et veut prendre 1 ½, on verra », de mentionner Mme Ouellette.

L’intérêt des gens et le montage financier constituent la première étape à compléter. À ce chapitre, il est prévu normalement une subvention équivalente à 45 % du coût de réalisation provenant de la Société d’habitation du Québec. À cela s’ajoute une contribution du milieu variant de 15 % à 20 % et un emprunt hypothécaire de 35 %. Mme Ouellette mentionne que la participation du milieu peut prendre différentes formes. C’est-à-dire qu’elle doit comprendre un montant financier, mais peut y être inclue une participation de la municipalité comme raccordement de rue, don de terrain ou autre aspect pouvant être quantifié financièrement. L’intervenante mentionne qu’une levée de fonds auprès de la population, des entreprises, solliciter les députés sont des avenues possibles.
Le calendrier présenté par Mme Ouellette est d’abord de compléter le montage financier et déposer le projet ce printemps à la Société d’habitation du Québec. La préparation des soumissions est prévue pour l’automne prochain, celle des plans et appels d’offres serait au printemps 2019, alors que la préparation pour l’engagement définitif irait à l’automne 2019. La réalisation des travaux pourrait s’échelonner de janvier à juin 2020 pour accueillir les résidants à l’été. La chargée de projet mentionne que le délai pour l’obtention de réponse varie de 3 à 12 mois.

Questions
Parmi les questions, le choix des personnes pour occuper les logements arrive en tête de liste. Un comité devra définir la politique de sélection, d’expliquer Mme Ouellette. Toutefois, Mme Bolduc mentionne « probablement, les occupants de la coopérative auront une préférence, ce sont les instigateurs. » Le service de cafétéria, sécurité et coût des logements ont également fait l’objet de questions.
Les participants semblaient satisfaits de la soirée d’information et partagent l’opinion qu’il est urgent d’obtenir une phase 2 pour la coopérative. Pour sa part, Mme Bolduc était satisfaite de la participation des gens « je suis très contente. Ça dépasse nos espérances. »

©2026 Journal Le Haut-Saint-François